GARE AUX SELFIES QUI TUENT CINQ FOIS PLUS QUE

LES REQUINS

Une triste nouvelle pour les fans de selfies: selon le «Journal of Family Medecine and Primary Care», étude indienne, au moins 259 personnes sont mortes d'octobre 2011 à novembre 2017, en prenant des selfies dans le monde contre à peine 50 tuées par des requins.

Et ce sont les jeunes hommes qui se distinguent dans ce palmarès, n'hésitant pas à prendre des conduites à risque: noyades, accidents de transport, chutes, feu ou armes.

En janvier, la mort de la «randonneuse en bikini» taïwanaise Gigi Wu, a choqué  ses «followers».

Elle s'est écrasée au fond d'un ravin, après avoir gravi plus de 100 sommets pour y faire des selfies en deux-pièces.

L'Inde, avec ses 800 millions de téléphones portables, détient tristement le record mondial en cumulant plus de la moitié des décès (159), devant la Russie, les Etats-Unis et le Pakistan.

Un résultat apparemment imputable au goût national pour le selfie de groupe et à la jeunesse de la population.

Face à cette déferlante de selfies mortels, voilà que différents pays se sont mis à prendre des dispositions.

Ainsi l'Inde vient d'instaurer des «zones sans selfies»; il en existe 16 dans la seule ville de Bombay.

En Russie un guide de «selfies sans danger» avertissant: «un selfie cool peut vous coûter la vie» a été publié par la police.

A Vienne pour éduquer à l'art une campagne de détox a été initiée.

Ainsi, au Belvédère, le visiteur découvre à côté du ô combien célèbre tableau « Le baiser », de Gustav Klimt, une reproduction recouverte d'un hashtag rouge géant.

Signification : «regarde le tableau au lieu de te prendre en photo avec lui» !

Sandra Stac pour DayNewsWorld

DRAMAGRAPHIES DE MICHEL LAGARDE

LA NOUVELLE EXPOSITION DE

LA GALERIE VRAIS REVES

Dramagraphies

Michel LAGARDE est un artiste, décorateur, scénographe, dessinateur et comédien qui s’est par la suite improvisé
photographe.

C’est en enrichissant ses dessins par la photo qu’il en arrive à la photographie.

Loin d’abandonner le dessin, certaines de ses photos se présentent comme des tableaux qu’il modifie grâce à l’utilisation d’un pinceau Photoshop.

Il s’agit d’un artiste polymorphe puisqu’il s’inspire à la fois des polars, des bandes dessinées, des gravures du XIXème
siècle et de la peinture flamande.

C’est dans cette perspective qu’il met en scène une réinterprétation du tableau « L’escamoteur » de Bosch :
" Parler de mon travail est un exercice difficile pour moi, disons que ce projet est né du fait que j'ai pratiqué différentes formes artistiques et que j'avais envie de les réunir.

Le théâtre comme acteur et décorateur, la peinture, la photographie et un plaisir à raconter des "histoires". Recomposer des images où toutes ces formes d'art seraient présentes, mais avant tout présenter un instantané d'images intérieures accumulées depuis l'enfance ".

A travers ses « Dramagraphies » LAGARDE ne recherche aucunement à reproduire la réalité, bien au contraire il
vise à « recréer une réalité » autre.
Son univers est profondément marqué par le théâtre puisque ses autoportraits sont des mises en scène à part entière dont il est à la fois le réalisateur mais aussi les multiples personnages.
Loin d’être autobiographiques ses scénettes apparaissent comme des compositions uniques et autonomes faites à partir de maquettes, d’objets singuliers, de costumes, et de décors divers et farfelus.

Lorsqu’on lui demande si c’est lui même qu’il met en scène il répond :
« Ce n’est pas vraiment moi que je mets en scène dans les
Dramagraphies, ce sont plutôt des rôles que j’interprète comme acteur(…) certes les images ‘’sortent’’ de ma tête mais je ne raconte pas ma vie, je m’amuse à l’interpréter sans me soucier de mon image physique, j’aurais plutôt tendance à la déformer.

J’aime la caricature car elle oblige au parti pris. »
Son oeuvre reflète donc un souci d’interprétation, de distanciation et de mise en scène du réel qu’il transfigure.
Quelques repères bibliographiques

Michel Lagarde est né le 6 avril 1954 à Cadouin (Dordogne).
Depuis son enfance il peint et dessine.
En 1974, il travaille au sein d’une compagnie de théâtre où il réalise ses premiers décors et interprète
ses premiers rôles. On lui donne son premier appareil photographique et il réalise quelques
séries, puis abandonne pour se consacrer uniquement à la pratique théâtrale.
En 1987, il quitte la troupe et se consacre uniquement à la scénographie et aux décors. Il crée de
nombreuses scénographies et décors pour le spectacle vivant, l’événementiel, les défilés de mode,
le théâtre et l’opéra.
En 2002, il revient à la photographie avec la série « Dramagraphies, autoportraits photographiques » toujours
en cours aujourd’hui. Cette série rassemble toutes les disciplines artistiques pratiquées jusqu’alors.
Aujourd’hui Michel Lagarde vit à la campagne au sud de Paris où il continue son travail photographique
avec la série « Dramagraphies » et crée des scénographies et décors pour les
metteurs en scène dont il apprécie le travail.
Il travaille essentiellement grâce au photomontage numérique.
Concernant la prise d’images, il utilise un appareil sur pied, qu’il met en marche grâce au déclencheur et qui lui permet de multiplier les prises de vue.
Le temps de prise de vue est incertain et invite souvent à l’improvisation.
Le rendu des images est aléatoire et c’est sûrement ça qui fait leur  charme.
A la croisée entre narration, cinéma, théâtre et photographie les « Dramagraphies » tissent un lien entre différentes formes d’art et appellent à l’interdisciplinarité.
« Viens voir le(s) comédien(s)
Voir le(s) musicien(s)
Voir le(s) magicien(s)
Qui arrivent »

Une bien belle exposition surprenante, fulgurante pleine de Oh !! de Ah !! alors vite courrez la voir !!

Galerie Vrais Rêves
Exposition : Du 9 Mai > 22 Juin 2019
Vernissage : Samedi 4 Mai à partir de 17h en présence de l’artiste
Ouverture : Du mercredi au samedi de 15 à 19 h ou sur RDV, sauf Jours fériés
Visite commentée, Le Samedi 25 Mai à 17h
Sandra Stac pour DayNewsWorld

BOULEVERSANTE PHOTO  DE L'ANNEE

AU WORLD PRESS PHOTO

UNE FILLETTE HONDURIENNE EN PLEURS

« Je pense qu’un sujet comme celui-là, les questions d’immigration, trouve un écho au-delà des Etats-Unis, dans le monde entier », a estimé le photographe John Moore ».

C'est le le cliché bouleversant d’une petite fille hondurienne en larmes, le regard tourné vers sa mère fouillée par un agent à la frontière américaine, qui a remporté jeudi le prix de la photo de l’année du prestigieux World Press Photo.

Un image terrible capturée en juin 2018 par John Moore, photographe de Getty :

elle montre Sandra Sanchez et sa fille Yanela alors qu’elles sont appréhendées par des officiers après avoir traversé illégalement la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Et l'on sait le sort qui était réservé à ses migrants: la séparation des enfants mineurs de leurs parents.

Et c'est ce que dénonce précisément la photo intitulée « Crying Girl on the Border »

.

En effet alors que John Moore photographiait les agents des services frontaliers dans la nuit du 12 juin, au cœur de la vallée du Rio Grande, ces derniers ’ont arrêté un groupe de personnes qui tentaient de traverser la frontière. « Je pouvais voir la peur sur leurs visages, dans leurs yeux », a confié le photographe.

Puis le gagnant apris la photo quand Sandra Sanchez a posé la fillette au sol pour être fouillée. L’enfant s’est mise à pleurer. « J’ai mis un genou à terre et j’avais très peu de temps avant que cet instant ne soit fini », a raconté le photographe de 51 ans, qui couvre la frontière entre les États-Unis et le Mexique depuis une dizaine d’années.

Une telle violence que l'indignation s'est élevée dans les rangs des démocrates comme des républicains .

Un tel scandale que Melania Trump est montée au créneau.

Une telle aberration que Donald Trump a dû faire marche arrière.

Ce cliché qui fait le tour du monde illustre « une violence d’un autre type, qui est psychologique », ont estimé les juges.

« Je voulais raconter une autre histoire », a-t-il expliqué lors de la cérémonie à Amsterdam.

« C’était pour moi une possibilité de montrer une image de l’humanité qui souvent n’apparaît que dans des statistiques ».


Liste des gagnants de World Press Photo 2019

Gagnant - Photo de l'année : «Crying Girl on the Border», John Moore, Getty Images

Gagnant - Section Actualité : « The Disapperance of Jamal Kashoggi », Chris McGrath, Getty Images

Gagnant - Section Environnement : « Akashinga – the Brave Ones », Brent Stirton, Getty Images

Gagnant - Section Nature : « Harvesting Frogs’ Legs », Bence Máté.

Gagnant - Photoreportage de l'année : « The Migrant Caravan », Pieter Ten Hoopen, Agence Vu/Civilian Act

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DEGRADATION DE LA TOMBE

DU PHOTOGRAHE MAN RAY

C’est ici que reposent Simone Veil, Serge Gainsbourg, Charles Baudelaire ou encore Jim Morrison

C’est également là, au cimetière du Montparnasse, que repose le photographe du Paris des années folles, Man Ray, décédé en 1976.

Un photographe de l'AFP a constaté mercredi que la tombe du photographe américain a été dégradé, la stèle arrachée, le portrait de l’artiste brisé posé sur la tombe.

Peintre, dessinateur et réalisateur, il est principalement connu pour son travail de photographe et des œuvres surréalistes comme « Le Violon d’Ingres », avec les ouïes de l’instrument dessinées sur le dos du modèle, la chanteuse Kiki de Montparnasse.

Elle pose également dans « Noire et Blanche » avec un masque africain.

La Pinacothèque avait consacré une rétrospective au photographe américain Man Ray avec près de 250 œuvres dont

« Noire et Blanche ».

Man Ray a commencé sa carrière à New York avant de s'installer à Paris et de se rapprocher du mouvement dada puis des surréalistes.

C'est dans la ville lumière des années folles qu'il perfectionna son art de 1921 à 1940, où il photographie, peint et dessine dans son studio du quartier du Montparnasse.

Il photographiera Jean Cocteau, l’écrivain James Joyce ou encore Berenice Abbot.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

INTERVALLES EXPOSITION MICHAEL MICHLMAYR

A LA GALERIE VRAIS REVES

La Galerie Vrais Rêves ouvre ses portes sur une nouvelle exposition du 13/03/2019 au 27/04/2019.

Le vernissage aura lieu le samedi 09/03/2019  à partir de 17h a la Galerie Vrais Rêves 6 Rue Dumenge, 69004 Lyon France.


Dans cette exposition appelée INTERVALLES, le photographe Michael Michlmayr expose quelques travaux plus anciens, qui se positionnaient déjà nettement à la frontière entre image statique (photo) et image mobile (film).

Depuis quelques années, grâce à l’amélioration de la qualité optique des caméras on assiste, dans son travail, à une inversion des protocoles de création.

Auparavant la photographie alimentait la vidéo, alors que désormais c’est la vidéo elle-même qui constitue l’essence de Sa photographie.

INTERVALLES

Dans le travail de Michael Michlmayr se confrontent différentes structures de réalité qui modifient profondément notre perception du temps et de l'espace à travers les images.

Dans sa série « Travaux en cours- Espaces temps » (Time Spaces) il traite avant tout de l’espace urbain, des scénarios du quotidien et des actions qui s’y déroulent.

Dans ce but il peut photographier, d’un point de vue unique et fixe, des gens sur une place, sur un escalier roulant « Escalator III, 2011 » ou des voitures circulant dans une rue « Circulation, 2018 ». Les différentes scènes photographiées sont ensuite assemblées sur ordinateur pour former, en finalité un seul tableau, La photographie.

La juxtaposition de différents lieux et différents espace-temps au sein d'une même image crée un effet de simultanéité.

Mais si on prend le temps, on découvre que des gens et des choses surgissent de manière répétée dans des attitudes ou positions différentes.

Les photographies de ces scènes urbaines apparemment authentiques se révèlent alors être des situations fictives – des scènes sur lesquelles le temps et l’espace deviennent insaisissables. De même, les photographies de structures architecturales sont des assemblages, des constructions virtuelles.

Il peut également, par l’association de multiples images individuelles d’une fenêtre, créer un étage afin de pouvoir construire un nouveau bâtiment, qui n’existe pas dans la réalité…
Dans son exposition actuelle, appelée INTERVALLES, il expose quelques travaux plus anciens, qui se positionnent encore plus nettement à la frontière entre image statique (photo) et image mobile (film). Depuis quelques années, grâce à l’amélioration de la qualité optique des caméras on assiste à une inversion des protocoles de création. Auparavant la photographie alimentait la vidéo, le film, alors que désormais c’est la vidéo elle-même qui constitue l’essence de sa photographie.
Parmi ses créations, une photographie de la série « court métrages » de 2018, dans laquelle Michlmayr explore à nouveau le passage de personnages sur un escalier roulant. Ces derniers apparaissent dans Escalator VII mais de façon un peu plus floue (en mouvement) que dans la photographie initiale. 25 images natives / sec d’une séquence vidéo ont ici été assemblées dans une seule photographie à partir d’une vidéo d’une longueur de quelques secondes.

La photographie ainsi obtenue « le fantôme du passé » montre en condensé, quatre secondes pendant lesquelles les ruines d’un bunker de la Seconde guerre mondiale sur la côte française disparaissent sous l’eau et réapparaissent au gré des vagues. A chaque stade de l’inondation le mouvement du flux et du reflux est visible sur la photographie finale.

Quelques repères bibliographiques

Né en 1965 à Vienne en Autriche, Michael Michlmayr avait trouvé très tôt son intérêt à la photographie d’art et également au cinéma. L’idée de la séquence photographique l’a donc très vite interpellé car elle seule pouvait être porteuse de cette temporalité relative.

Sa photographie est en fait très proche du film, peut-être à la frontière entre la photographie et le cinéma. « Je vois quelques-unes de mes images comme des petits films fixes, comme un court métrage sans interruption. » Michael Michlmayr.

Il a appris les techniques photographiques et artistiques en assistant et travaillant avec des photographes professionnels et d’autres artistes.Des bourses pour résidence à Paris, Londres et Rome. Michael Michlmayr est présent dans les collections privées et publiques en France et à l'étranger.

Représenté en France par la Galerie Vrais Rêves à Lyon depuis 1999.Il vit et travaille à Vienne (Autriche).

Expositions et et participations sélectionnées :

Galerie Vrais Reves à Lyon / PhotAix

France / Künstlerhaus Vienne / Studio Marangoni, Florence, Italie / Foto-Fever

Bruxelles, Belgique / Festival de la photographie de Novosibirsk, Russie / Fotogalerie

Vienne / MASC Found. Vienne / Bienale Fotonoviembre Teneriffa, Espagne /

Denkraum Vienne / Kunstlerhaus Dortmund, Allemagne / etc.

Repères bibliographiques :

1991 BILDER N° 66, Catalogue d’exposition Fotogalerie Wien , Vienne , 1992

CAMERA AUSTRIA N° 40 / 1994 / APEX 2/94 / 1996 View-Finder, Catalogue /

Catalogue Prix Römerquelle / BILDER N° 123, Catalogue d’exposition Fotogalerie

Wien, Vienne/ Essaye sur Finestra Wienerzeitung / 1997 Finestra Catalogue / 1999

BILDER N° 156, Catalogue d’exposition Fotogalerie Wien , Vienne/ 2000 BILDER N°

171, Catalogue d’exposition Fotogalerie Wien, Vienne / 2002 BILDER N° 182,

Catalogue d’exposition Fotogalerie Wien, Vienne/ 2004 Bloc Notes, Lyon, France /

2005 Wienerzeitung Essaye / 2006 BILDER 211, Catalogue d’exposition Fotogalerie

Wien, Vienne / 2008 Catalogue Bildlich gesprochen Institut Culturel Hongrois de

Vienne / Catalogue d’exposition Space shuttle I / Catalogue du Mois de la Photo

Vienne / 2009 Catalogue de la X Biennale pour la Photographie, Teneriffe, Espagne

/ 2009 Catalogue d’exposition Scenario I / 2010 Bibliotheque Magazine, Paris,

France / 2011 BILDER N° 251, Catalogue d’exposition Fotogalerie Wien, Vienne /

2011 BILDER N° 255, Catalogue Fotogalerie d’exposition Wien, Vienne/ 2012

Catalogue du Mois de la Photo Vienne / 2012 Catalogue d’exposition Me, Myself

and Them Künstlerhaus Wien, Vienne / 2012 Catalogue “Fotofever Brussels”, Foire

Bruxelles, Belgique / 2013 Catalogue d’exposition The Red Mag3 Vienne/ 2013

Catalogue d’exposition How Long Is Now, Fotoraum Wien, Vienne / 2014 Twentyfive

Catalogue de l’exposition d’anniversaire de FLUSS / Catalogue d’exposition Mitten

Drin Nö Art / Catalogue Pairs Catalogue d’exposition, Hofmobiliendepot Wien,

Vienne / Catalogue d’exposition Das Glück liegt auf der Strasse Catalogue

d’exposition, Neuötting, Allemagne / 2015 Catalogue Passé Composé Catalogue

d’exposition Galerie Vrais Rêves, Lyon, F / 2017 Light – Lumière Catalogue annuel

Fotogalerie Wien, Vienne

Ainsi est née l’image finale, frappante par sa qualité esthétique et graphique grâce à L’abstraction du motif et à la compression de l’espace– temps. A noter que l’image reste cependant toujours lisible de la gauche vers la droite.

Fondamentalement, les travaux de Michael Michlmayr traitent du rapport entre le temps et l’espace. Très souvent, il entre également une composante supplémentaire, la lumière naturelle ou artificielle.

Pour le projet « le soleil devant ma fenêtre », il a photographié avec une durée d’exposition longue de 12 heures, pendant 36 jours, le paysage devant sa fenêtre et a enregistré le trajet du soleil avec ses changements de position, d’intensité et de qualité de lumière.

Alors que le photographe et l’appareil photographique demeuraient au même endroit dans l’atelier, le monde extérieur était en constant mouvement.

Dans la photo « 36 Jours référence #1 » qui montre la superposition des trajets de la lumière du soleil, on montre la compression du déroulement du temps pendant ces 36 jours. Dans « Calendrier #1 » le calendrier de ces 36 jours est visible.

Michael Michlmayr revient ainsi, dans cette exposition, à ce qui l’anime depuis le début des années 2000, la notion de « séquence photographique » si chère à Duane Michals.

D’après un texte de Petra Noll-Hammerstie et traduction de Carine Foeller.

Encore une bien belle exposition à ne pas manquer dont la Galerie Vrais Rêves a le secret !
Alors vite vite !
A découvrir !! 
Sans modération !!!


Galerie Vrais Rêves : Ouverte du 13/03 au 27/04/2019 du mercredi au samedi de 15H00 à 19H00
Vernissage : Samedi 09/09/2019  à partir de 17H00
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CALLIPHORA DE  YSEL FOURNET

La Galerie Vrais Rêves présente en ce moment

”CALLIPHORA” de Ysel FOURNET

Expo du 12 Janvier > 3 mars 2019

• Vernissage : samedi 12 janvier à partir de 17h

• Ouverture : du mercredi au samedi de 15 à 19 h ou sur RDV sauf Jours fériés

• Visite commentée, le samedi 09 février à 17h

Né dans les Pyrénées, au sein d’une communauté hippie, il a tout de suite baigné, dans le partage, le «dénuement» choisi ou plutôt la relation vraie avec la nature et ses semblables. Rapidement Ysel FOURNET se penche sur les limites de l’existence.

Vieillesse, maladie, handicap, pauvreté... deviennent ses terrains de jeu. Allant au plus simple, dans un premier temps,

Il  prend pour modèle son Grand père et allie avec malice son interrogation sur la vieillesse et son envie de mieux connaître son aïeul.

Sa quête des limites le pousse vers l’AP-HP (Assistance publique Hôpitaux de Paris) où il découvre à travers ses photos la chaleur des corps

et la froideur des actes techniques des blocs opératoires. Le monde du handicap frappe bientôt à sa porte grâce à une Commande des Papillons

blancs. Ses photographies s’enrichissent alors avec la douleur, la joie, les références scientifiques et l’écriture qui se  superposent.

Si le dénuement qu’il a vécu lors de son enfance est resté comme un ADN dans sa façon de vivre, la rencontre avec la pauvreté au cours de ses voyages en Afrique a été, pour lui, la découverte d’une autre limite de la vie et de la société.

Depuis Ysel vagabonde entre le témoignage, le reportage, le portrait et la mise en scène, mariant avec subtilité le beau et

le prégnant.

Deux années d’étude à l’école des GOBELINS lui seront des plus utiles pour dompter la lumière et mettre en pratique les techniques numériques les plus modernes.

Aujourd’hui, nourri de ses travaux antérieurs, Ysel franchit une nouvelle étape en alliant l’art photographique à l’art plastique. En effet loin du reportage, de l‘aspect documentaire Ysel enrichit son travail avec des surimpressions et des matières en liaison avec le support choisi.

Le papier disparaît le métal arrive dans sa série nommée « CALLIPHORA ». (.../...) Mais d’où vient ce mot “CALLIPHORA” ? voilà la première

question qui nous brûle les lèvres. Ysel précise qu’il s’agit d’une mouche, cette mouche bleue qui a pour vocation de décomposer les matières organiques, CALLIPHORA «qui porte la beauté».

Et comme un boomerang, tout l’univers de cette collection nous rappelle la vie, la mort et plus encore le passage.

Chaque photo nous dit  que nous ne sommes que des vagabonds sur cette terre.

De l’enfance à la vieillesse on ne ferait que survivre à soi même pour qu’en toute fin, dans un mouvement éternel, ce qui est mort est irrémédiablement transformé en vivant. «Calliphora» tout est dit.

Chaque instant de notre existence est ainsi balayé par le photographe.

De la procréation, à la fin de vie les oeuvres nous bousculent jusque dans leurs titres. Nidicus, Passage, Homo ergaster, Démentia, Sinus ou encore Chronos, Acide Aminé » nous raconte le long chemin de la vie qui va vers la vie.

La science est au coeur de cette production rappelant, le message soigneusement martelé que l’être humain est, comme toute matière organique, bien au delà du spirituel, éternel par sa constitution et grâce à cette fameuse mouche bleue.

D’après entretien avec Xavier Beaufils 12/2018

La technique

Ysel nous invite dans son atelier. Pas de chambre noire, ni de gants blancs, rien d’étonnant nous sommes quasiment chez un carrossier. En effet le matériau de base est ici la tôle ondulée. Il faut donc l’aplanir, la frapper pour obtenir une plaque utilisable.

Pour les grands modèles les plaques sont rivetées afin de les rendre solidaires. Ensuite «il suffit» d’enlever la rouille, brosser, mettre de l’antirouille, peindre en blanc, sublimer le tout.

Trois cuissons à 160° seront nécessaires. On pourra enfin passer au transfert de la photo sur une presse à chaud puis ajouter au final un vernis anti UV, anti choc.

Chaque oeuvre est unique par son rendu et par les aléas (aberrations) de ces nombreuses manipulations. Bien sûr tout le travail de création du photographe s’est fait en amont.

Ses deux années d’étude à l’école des GOBELINS lui sont des plus utiles pour dompter la lumière et mettre en pratique les techniques numériques les plus modernes.

Quelques repères

Ysel, né en 1977 dans une communauté hippie du sud de la France, étudie la  photographie à l’école des Gobelins à  Paris.

Après avoir sillonné la France dans son camion, il travaille actuellement à Louisfert, sa terre d’adoption qu’est la Bretagne.

Photographe de reportage puis photographe plasticien, il pratique aussi la peinture, la sculpture et le théâtre.

Son univers: surréaliste, bouleversant, perturbant, peut-être même dérangeant, ce qui est sûr c’est qu’il ne laisse pas  indifférent.

[repères bibliographiques]

«C’est plus fort que moi, dans ma tête c’est un enfant», 2009, édition A.P.E.I.

Les Papillons Blancs Ouest 44.

[repères artistiques]

- «Les enfants du Mali», Festival des trois continents, passage Pommeray,

Nantes, 2005.

- «Reportage sur l’Express, le train entre Dakar et Bamako», regards croisés en

gares de Nantes, 2015.

Une bien belle exposition comme d'habitude à la Galerie Vrais Rêves alors foncez la voir !!
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UN NU DE LAURA SMET


On a l'habitude d' une Laura Smet pudique quand il s'agit de mettre son corps en avant.

Surprise cependant pour les fans de la fille de Johnny Hallyday et Nathalie Baye.

Elle partage un cliché d'elle nue vendredi 9 novembre sur Instagram.

Mais c'est dans une pose sublimée par la photographe Sylvia Gamot qu'elle a accepté de poser en tenue d'Eve.

Une sensualité toute particulière se dégage de cette photo.

On sait que Laura Smet après son court métrage Thomas reprend le tournage d'un film en tant qu'actrice.

Exposition du 1er au 30 novembre à la Galerie Catherine Houard 6e arrondissement de Paris.


Kate White pour DayNewsWorld

 

TOUT SUR L'EXPOSITION DE PHILIPPE CALANDRE

Je suis de près, depuis que j’ai découvert ce lieu, les expositions proposées par la galerie lyonnaise « Vrais Rêves », dédiée à la photographie depuis 1980, lieu dont le patronyme est le titre d'un livre de Duane Michals édité par Chêne en 1977.

La ligne artistique de cette galerie semble se situer plutôt vers la création , le détournement, l’ambiguïté en parfaite adéquation avec son patronyme porteur d’une ligne artistique spécifique de la photographie.

Alors que l'on met très souvent la photographie dite documentaire en avant dans les medias, on peut se demander si elle ne revient pas à l'un de ses premiers statuts celui de capter, d'enregistrer objectivement une réalité.

Hippolyte Bayard  né en 1801 qui  réalisa la première mise en scène photographique, « La noyade » réalisée en 1840, s'en était lui-même détaché, et doit aujourd'hui se retourner dans sa tombe...

A Vrais Rêves, actuellement un artiste photographe Philippe Calandre présente des images de la série « In perceptivo ».

Pour lui l'intérêt n'est pas dans l'objectivité mais plutôt dans dans la créativité, dans l'imaginaire.

La preuve, Philippe Calandre évoque la découverte par la NASA d'une exoterre baptisée Kepler 452b, située à 1400 année-lumière de nous.

Il y situe ses dernières compositions architecturales.

Celles-ci formant des utopies : des non lieux, des nulle-part au sens premier du terme. Et pourtant ces chimères procèdent à partir de fragments prélevés au réel par ses soins...

Comme le dit si subtilement Jean-Pierre Chambon, je cite «(...) Après avoir longtemps parcouru le globe en photographe, Philippe Calandre a décidé d’organiser désormais de grands voyages immobiles vers les terres ou les cités inconnues que révéleront ses irréprochables photomontages.

Puisant ses matériaux de construction dans le stock d’images qu’il a accumulé au cours de ses pérégrinations et reportages, il élabore de très savantes combinaisons où les hybridations fonctionnent à merveille.

Comme le héros des Villes invisibles d’Italo Calvino, qui spécule sur « des villes trop vraisemblables pour être vraies », il cherche à faire advenir une réalité augmentée par l’imaginaire.

Sa fascination pour les architectures industrielles, dont l’esthétique découle de la nécessité pratique et de l’impératif économique, l’a conduit à concevoir d’étranges complexes usiniers.

Hérissés de silos et de cheminées crachotant leurs fumées, parcourus de tuyauteries et d’escaliers inextricables, greffés de passerelles métalliques surplombant des paysages de déserts, ses sites possèdent la beauté des enfers. »

Exposition à découvrir jusqu'au 10 novembre, du mercredi au samedi de 15 à 19h ou lors de l'une des visites commentées, celle en présence de l'artiste, le 29 septembre à 17h.

Au cours de cette rencontre Frédérique Lomba, pianiste, amie de la galerie et du photographe, nous proposera sa lecture musicale de l'exposition de Philippe CALANDRE

Galerie Vrais Rêves 6 rue Dumenge 69004 Lyon. Voir aussi le site www.vraisreves.com.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

NATHALIE ZOA AKA

UNE PHOTOGRAPHE DE GRAND TALENT A DECOUVRIR

A la rencontre de Nathalie ZOA aka JAINPHOTOGRAPHIE une jeune photographe d'architecture qui de par son style de photos original nous transporte dans son univers urbain et déconcertant.

Attention car ce que vous pensiez voir n'est peut-être pas ce que vous devez voir !

Paul "Comment l'orientation de votre pratique vers le domaine spécifique qu'est la photographie d'architecture s'est-elle produite ?"

Jainphotographie – Lors de mes rencontres avec les photographes d'Instagram en 2015, je me suis fortement intéressée à la photographie d'architecture que je pratiquais déjà à l'époque lors de mes nombreux voyages.

Le hasard a aussi fait que j'ai côtoyé des photographes spécialisés dans l'architecture lors de ces rencontres, avec lesquels j'ai appris de nombreuses techniques et découvert des lieux urbains que j'ai alors photographiés.

J'ai commencé à m'intéresser à l'architecture et surtout penser à un concept un plus original que de simples prises de vue que je trouvais trop classiques :

l'envie de créer quelque chose de nouveau m'a alors inspirée à faire ces montages à partir de mes photos d'architectures.

Paul  –"Comment définiriez-vous votre approche personnelle de la photographie d'architecture ?"

Jainphotographie – La photographie d'architecture, telle que je la pratique, est traitée de manière très personnelle car à travers les détails d'architecture que je vais photographier, je vais pouvoir exprimer et représenter quelque chose de complètement différent.

Selon moi, c'est le médium le plus adapté à la créativité que j'aime explorer et partager.

Elle demeure le moyen de représentation le plus simple pour un concept bien plus complexe.

L'enjeu principal est d'arriver à partager une idée originale à travers un collage de photographies d'architectures très pointues. Les images en elles mêmes représentent des heures de travail et un montage (cf. photo 1) peu demander des semaines entières de travail.

En général, je m'efforce de montrer les photos de la manière la plus juste possible en termes de restitution des angles et des proportions, aucun travail de retouche n'est effectué quant aux formes initiales de la photo.

J'essaie de ne pas déformer la photo d'origine mais je tente plutôt de l'esthétiser par le rognage et la rotation des images.

Je suis également très attentive à l'histoire des bâtiments que je vais prendre en photo et/ou du pays dans lequel je suis, de cette manière je m'inspire de leurs histoires pour créer des montages qui ont toujours un message à faire passer plus qu'un simple collage de photo

(exemple : REMAKE : LA BATAILLE DE WATERLOO qui est un montage mettant en scène de bâtiments anglais en forme de vaisseaux spatiaux contre des bâtiments français en forme de vaisseaux spatiaux).

Paul –"Quelles sont vos réalisations et vos ambitions internationales ?"

Jainphotographie – Je commence tout juste à exposer et partager mon travail, d'ailleurs je participe à l'Urban Week à la Défense en partenariat avec Urban Trace et vous pouvez m'y retrouver jusqu'au dimanche 23 septembre dans le centre commercial les 4 temps.

Mon but est de continuer à évoluer dans ma pratique et de photographier encore plus de bâtiments dans le monde entier.

Le fait de photographier dans des endroits encore inconnus me permet d'avoir, un regard différent, d'apporter un point de vue et de créer des montages encore plus originaux.

Paul  – "Où pouvons-nous voir votre travail ?"

Jainphotographie – Je suis très active sur mon Instagram et Facebook (Jainphotographie) mais j'ai aussi mon site web : www.jainphotographie.com

Nathalie ZOA AKA JAINPHOTOGRAPHIE une Photographe a Suivre ........

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

EXPOSITION PHILIPPE CALANDRE

A LA GALERIE VRAIS REVES

Exposition à la Galerie Vrais Rêves Lyon du photographe Phillipe Calandre
"In perceptivo" du  8/09/ au 10/11/2018

Le Vernissage aura lieu le samedi 8 Septembre 2018 à partir de 18H30 à  la Galerie Vrais Rêves au 6 Rue Dumenge a Lyon point de départ de cette exposition.
L'exposition  sera ensuite ouverte du Mercredi au Samedi de 15H a 19H.
Une visite commentée aura lieu le Samedi 29 Septembre 2018 à 17H00.
Voila encore une bien belle exposition dont  Vrais Rêves a le secret à ne pas manquer sous aucun prétexte surtout si vous aimez la photo.
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

BETTINA RHEIMS HORS- NORME

Rendez vous à la Maison européenne de cet ancien hall en friche admirer sous l 'objectif de Bettina Rheims les 180 grands tirages de la femme dans tous ses états.

Vous en resterez déroutés et bouche bée devant ce jeu de miroir constant.

Car ce qui passionne cet artiste hors norme, ce n’est pas tant la plastique que le trouble et le mystère :

Bettina Rheims a fait des femmes son sujet photographique central depuis quatre décennies tout en questionnant les genres .

«  Khôl coulant, pupille voilée, abandon des corps, les femmes de Bettina Rheims sont dans un entre-deux. » . «  Après l’amour ou après une rupture les femmes ne sont jamais aussi belles que lorsqu’elles sont un peu défaites », glisse Bettina Rheims.

Les plus grandes célébrités se sont soumises à son objectif. Madonna, Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Marianne Faithfull, Kylie Minogue, Barbara et d'autres encore apparaissent davantage dans leur chair que dans leur plastique.

L’aura troublante entoure Charlotte Rampling d'un voile de mystère.

De même l'érotisme félin de Madonna. La reine du pop , confie en 1994 une séance photo à Bettina Rheims dans le style de « Chambre close », sa série phare et fondatrice, dans des chambres d’hôtels miteux...

La star désire ce décor reconstitué à New York pour une séance d'une nuit entière .

Le spectateur se sent troublé face à sa beauté platine et féline de la « Ciccone »se frottant au mur, le visage enfoui dans son angle.

Les références des femmes à la toilette de maîtres du XXI°se glisse dans son esprit de voyeur.

Car « Bettina porte un regard de femme sur les femmes, et cela change tout.  Lorsqu’elle déshabille, dénude, elle obtient de ses modèles une intimité », résume Jean-Luc Monterosso.

Elle varie ses expériences. En 2005 "Héroïnes" apparaît davantage comme un travail qui se veut avant tout un hommage à la sculpture.

La photographe collabore alors avec le créateur Jean Colonna pour habiller les femmes de vêtements originaux.

D' icônes contemporaines toutes de robes anciennes vêtues émanent alors une beauté décalée

.Mais tout au long de sa carrière, elle poursuit le questionnement sur les représentations du genre et de l'androgynie comme en témoigne la série "Gender Studies"de 2012 devancé déjà par la série Modern Lovers des années fin 80 et du sida.

L'originalité de 2012 émane du dispositif liant image et son (par Frédéric Sanchez) dans la re présentation  de 27 portraits sonores de jeunes hommes et jeunes femmes.

Alors la puissance de l'intime sort renforcé par le témoignage sonore de chaque portrait et explose dans l'espace de l’exposition.

D'autres variations surprenantes vous interpelleront dans l'organisation spatiale et non chronologique de cette exposition sur trois étages.

La mise en parallèle de musiciens idoles des années 80 et celles de femmes détenues dans les prisons d'aujourd'hui par exemple..

Déroutant aussi ses clichés de femmes félines, crues, provocatrices parfois, confrontés à des égéries drapées dans leur aura.

Vous aurez compris. La photographe Bettina Rheims ne cesse de questionner et de magnifier la femme et la féminité.

Un rendez-vous à ne pas manquer.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld