207 MORTS ET 450 BLESSES DANS DES ATTENTATS

AU SRI LANKA

Huit explosions se sont produites dans cette île prisée des touristes étrangers, six, très rapprochées, dans la matinée, et deux plusieurs heures après. Dans la ville de Colombo, trois hôtels de luxe et une église ont été frappés. À Negombo, au nord de Colombo, l’église Saint-Sébastien a subi une attaque. Une autre église, à Batticaloa, a aussi été ciblée.

En début d’après-midi, deux déflagrations sont survenues dans les banlieues de Dehiwala (faisant au moins deux morts) et Orugodawatta. Cette dernière explosion a eu lieu alors que les policiers menaient des perquisitions au cours desquelles sept suspects ont été arrêtés.

Selon les autorités, au moins 207 personnes ont été tuées dans les explosions et 450 blessés. Un bilan qui pourrait s'alourdir. Au moins 35 étrangers figurent parmi les morts .

Au moins deux explosions seraient le fait de kamikazes, selon des témoins, mais le porte-parole de la police, Ruwan Gunasekera, a dit ne pas être en mesure de confirmer si cette vague d'attentats étaient des attaques suicides.

Selon CNN Inde, l'un des terroristes à la base des attaques qui ont frappé quatre hôtels et trois églises et fait 185 morts a été identifié. Son nom : Zahran Hashim. Il serait l'un des kamikazes qui aurait également tenté de mener une autre attaque terroriste plus tôt dans le mois.

Le chef de la police nationale, Pujuth Jayasundara, avait alerté ses services il y a dix jours en indiquant qu'un mouvement islamiste appelé NTJ (National Thowheeth Jama'ath) projetait « des attentats suicides contre des églises importantes et la Haute commission indienne". Le NTJ s'était fait connaître l'an passé en lien avec des actes de vandalisme commis contre des statues bouddhistes

Le Sri Lanka est une île de l'océan Indien, mosaïque ethnico-religieuse meurtrie par plus de trente ans de conflit mené par des séparatistes tamouls.

En octobre dernier, le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a promu numéro deux de l'armée de terre, un général accusé par l'ONU de crimes de guerre contre les séparatistes tamouls, suscitant l'indignation des organisations de défense des droits de l'homme, et provoquant une grave crise politique qui a mis du temps à s'apaiser.

« J'appelle tous les Sri-Lankais à rester unis et fort en ces temps tragiques », a tweeté le Premier ministre sri-lankais Ranil Wickremesinghe ajoutant que le gouvernement allait prendre des « mesures immédiates pour contenir la situation ».

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a rappelé « le caractère sacré de tous les lieux de culte. Il espère que les auteurs de ces actes seront rapidement traduits en justice ».

L'ile du Sri Lanka est un pays à majorité bouddhiste, et les catholiques sont estimés à 1,2 million sur une population totale de 21 millions d'habitants.

Les catholiques sont perçus comme une force unificatrice car on en trouve chez les Tamouls comme chez la majorité cinghalaise.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LE PRESIDENT SORTANT JOKO WIDODO

REMPORTE LES ELECTIONS EN INDONESIE

La troisième démocratie au monde a appelé aux urnes, mercredi17 avril , 192 millions d'électeurs pour déterminer qui, de Joko Widodo ou de Prabowo Subianto dirigera l'archipel pour les cinq ans à venir.

Le président Joko Widodo, qui incarne l’Indonésie de la tolérance et de la diversité dans un archipel menacé par la montée en puissance de l'islamisme, a vraisemblablement remporté la présidentielle avec près de 55 % des suffrages.

Son rival Prabowo Subianto, un ex-militaire soutenu par les islamo-conservateurs, conteste les résultats. Le taux de participation s’élèverait à 80 %.

Joko Widodo doit son succès tout d'abord son succès à une grande partie des musulmans libéraux et aux minorités ethniques et religieuses, notamment chrétiennes, bouddhistes et hindoues, dans un pays à 87 % musulman.

D 'autre part ses programmes en matière de protection sociale et de lutte contre la pauvreté lui ont permis de conserver le soutien des classes les plus défavorisées dans un pays où la moitié des 260 millions d'habitants vit avec moins de deux dollars par jour.

Même si certains électeurs, notamment dans les milieux libéraux des grandes villes, lui reprochent d’être l’homme du compromis permanent, en choisissant par exemple comme colistier vice-président un ouléma conservateur, il n'en demeure pas moins que Joko Widodo incarne l’Indonésie moderniste.

L’Indonésie pourrait devenir la quatrième économie mondiale d’ici un quart de siècle.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

MARCHE DU MARECHAL HAFTAR SUR TRIPOLI

AU MOINS 121 MORTS ET 600 BLESSES

EN LYBIE

En Libye, le maréchal Haftar marche sur Tripoli où siège le gouvernement d'union nationale du Premier ministre Fayez Al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale. Ses forces aériennes ont  mené leur 1er de raid sur la banlieue de la  capitale Tripoli dimanche 4 avril. Les deux camps mènent depuis quotidiennement des raids aériens  s’accusant mutuellement de viser des civils en plus des combats au sol.

La situation s'aggrave donc de jour en jour. La situation y est aujourd'hui presque aussi chaotique qu'après la mort du « guide » Mouammar Kadhafi. Cela dans une région aux enjeux pétroliers considérables.

Le bureau de l'organisation en Libye, qui ne précise pas le nombre des victimes civiles, a condamné par ailleurs sur son compte Twitter « les attaques répétées contre le personnel soignant » et les ambulances à Tripoli.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU a fait état de son côté de 13.500 personnes déplacées par les combats, dont 900 ont été hébergées dans des centres d'accueil.

Des combats violents opposent depuis le 4 avril en banlieue sud de Tripoli les forces du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, aux hommes du maréchal Haftar.

Dimanche dernier, de violents combats avaient déjà opposé près de Tripoli les forces paramilitaires du maréchal Haftar aux troupes du du gouvernement d’« union nationale » (GNA), et l’ l’Armée nationale libyenne (ANL) a affirmé avoir mené son premier raid aérien en banlieue même de la capitale. Dans le camp adverse, le GNA, par la voix de son porte-parole, le colonel Mohamad Gnounou, a annoncé le début d’une « contre-offensive » généralisée – nommée « Volcan de la colère » –, pour « purger toutes les villes libyennes » des « forces illégitimes », en référence au camp Haftar.

 

En lançant ses hommes à la conquête de Tripoli, le maréchal Khalifa Haftar a pris par surprise ses rivaux et la communauté internationale. Tripoli n'a pas tardé à réagir et a annoncé une « contre-offensive » généralisée contre les pro-Haftar, alors que les bases d'un rapprochement avaient été posées

Après s'être emparé cet hiver des champs pétroliers d'Al-Charara dans le sud-ouest du pays et d'Al-Fil dans le sud, le maréchal Haftar contrôle déjà plus d'un tiers de la production globale libyenne et les principaux terminaux de la partie orientale, le fameux « croissant pétrolier », la principale plateforme d'exportation de l'or noir vers l’étranger.

Reste l'Ouest de la Libye et Tripoli, où siège le gouvernement d'union nationale (GNA) du Premier ministre Fayez Al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale.

Protégé par les milices de Tripoli, ce dernier a appelé à l'aide cette semaine les autres milices révolutionnaires de Misrata et de Zintan pour rétablir un semblant d'équilibre.

La Libye est en effet scindée depuis 2014 après la chute de Kadhafi en plusieurs entités, dont les deux principales sont, à l’origine, la région de la Tripolitaine à l’ouest et celle de la Cyrénaïque à l’est.

Pourquoi cette division du pays après la chute de Kadhafi ?

Cette division surgit dans le chaos politique né de la chute du colonel Kadhafi en 2011. La première assemblée élue fut en 2012 le Congrès général national (CGN).

En 2014, le CGN, composé majoritairement d’islamistes plutôt modérés, prévoit de former une nouvelle assemblée et organise de nouvelles élections.

Mais certains membres du CGN, non réélus, décident de maintenir leur autorité à Tripoli, forçant la nouvelle «chambre des représentants» à s’installer à Tobrouk. Ainsi naît le parlement de Tobrouk, alors reconnu par la communauté internationale.

Cette rivalité entre la Tripolitaine et la Cyrénaïque marque le début de la «seconde guerre civile libyenne». Les accords de Skhirat (Maroc) sont signés en décembre 2015 par des représentants des deux autorités rivales qui se mettent d’accord sur le principe de former un gouvernement d’union nationale.

Mais lorsque ce gouvernement est constitué en janvier 2016, avec à sa tête le tripolitain Fayez al-Sarraj, le parlement de Tobrouk refuse de lui accorder sa confiance. Le gouvernement d’union nationale porte dès lors très mal son nom, puisque son autorité n’est pas reconnue en Cyrénaïque. Il est en revanche appuyé par les Nations unies et les principaux États occidentaux.

Depuis, Tobrouk a pris le pas sur Tripoli  ! Marche sur Tripoli du maréchal Haftar.

Or de l’Est libyen, dont il est l’homme fort, le maréchal Khalifa Haftar a ordonné jeudi 4 avril à ses troupes d’avancer en direction de la capitale, Tripoli, siège de ses rivaux du gouvernement d’« union nationale » (GNA). Des déclarations qui font planer le risque d’un embrasement violent dans ce pays déjà fractionné. L’homme fort de l’Est libyen peut d’ailleurs compter sur le soutien du Caire, mais aussi des Émirats arabes Unis, de l’Arabie saoudite et de la Russie.

La Libye va-t-elle alors à nouveau se trouver entraînée dans une escalade militaire périlleuse ?

Efforts diplomatiques sans succès

Toute la semaine, les grandes nations concernées ont essayé en vain de dissuader Haftar de marcher sur Tripoli. Jeudi, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, les Émirats arabes unis et l'Italie ont appelé à renoncer aux « attitudes militaristes [et aux] menaces d'actions unilatérales [qui] ne peuvent que plonger à nouveau la Libye dans le chaos ».

Vendredi, c'était au tour du G7 des ministres des Affaires étrangères sous présidence française à Saint-Malo d'ajouter la pression de l'Allemagne, du Japon, du Canada et de l'Union européenne. Vendredi soir, le Conseil de sécurité de l'ONU, où siègent la Russie et la Chine, appelait « les forces de l'ANL à interrompre tous les mouvements militaires » vers Tripoli.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, alors présent en Libye a appelé au calme et à la retenue. Il n’existe « pas de solution militaire » . «Il n’existe pas de solution militaire en Libye. La solution doit être politique», a-t-il réaffirmé.

 

« Seul le dialogue interlibyen peut résoudre les problèmes libyens. » , a mis en garde Antonio Guterres.

L’opération annoncée par l’Armée nationale libyenne de Khalifa Haftar intervient à quelques jours de la tenue d’une conférence nationale sous l’égide de l’ONU, prévue mi-avril à Ghadamès (sud-ouest) et destinée à dresser une feuille de route avec notamment en ligne de mire la tenue de nouvelles élections.

D'autant que le moindre soubresaut militaire dans la région entraîne des fluctuations des cours du pétrole au niveau international. Une autre raison qui pousse la communauté internationale à préférer une situation stable...

Une médiation entre les deux pouvoirs va-t-elle pouvoir être organisée mi-avril à Ghadamès ? Dans ce cadre, Sarraj et Haftar s’étaient encore rencontrés le mois dernier à Abou Dhabi pour des pourparlers ...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

VENEZUELA

VERS UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE ?

Le bras de fer entre Nicolas MADURO , le Président Vénézuélien, assuré du soutien de la Chine et de la Turquie et Juan GUAIDO , principal opposant autoproclamé, avec le soutien des Occidentaux , USA en tête, dure depuis maintenant près de 3 mois.

Début mars 2019, une panne d’électricité géante a plongé le pays dans le chaos, alors même que le Venezuela est la première réserve pétrolière de la planète (297 milliards de barils), l’une des raisons du trop plein de convoitises.

Mais le Venezuela a aussi d’importantes réserves aurifères. En décembre 2018, Caracas a donné le feu vert à la Russie pour commencer à extraire l’or du pays.

Coïncidence ?
Des sources autorisées indiquent
que ce serait cette  décision du gouvernement Maduro qui aurait conduit les Etats Unis, le Canada, le Brésil et d’autres encore, comme la France à reconnaitre dans la précipitation, Guaido comme Président officiel du Venezuela, au risque de provoquer une guerre civile dans le pays.

Trop occupés dans la précédente décennie, par les affaires du Moyen Orient, de la Syrie, de l’Iran, de la Libye, les Etats Unis avaient baissé la garde au niveau du continent américain, renonçant ainsi implicitement à l’application de la Doctrine de James Monroe dictée en 1823.

La doctrine de Monroe a caractérisé  la géopolitique étrangère des USA pendant tout le XIXème et le XXème siècle.

Qualifiée de doctrine , mais constituée en fait d’un ensemble de principes définis par le Président américain James Monroe à l’occasion de son message au congrès de décembre 1923, la Doctrine de Monroe interdit toute intervention dans les affaires américaines sur l’ensemble du continent américain, de l’Alaska à la Terre de Feu.

La doctrine de Monroe a été complétée en 1904, par « le corollaire de Roosevelt » qui a justifié depuis, l’interventionnisme US sur le continent américain.

C’est cette doctrine de Monroe qui a justifié toutes les ripostes US sur les zones « menacées, considérées comme son arrière-cour ».

L’affaire de la Baie des Cochons/Cuba (1961) , brillamment gérée par le Président John Fitzgerald Kennedy, a été l’une de ces ripostes.

Comme chacun sait, l’histoire bégaie !

Car ce qui se passe en ce moment au Venezuela commence à ressembler furieusement aux événements survenus en pleine Guerre Froide dans la Baie des Cochons de CUBA.

Le 24 mars 2019, une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel ont été débarqués au Venezuela par les Russes.  Un chef cosaque a même avancé qu’il disposait de 400 paramilitaires pour cette opération. Poutine avaient pourtant mis en garde avant d’en arriver là  !

Certes, l’opposition vénézuélienne a immédiatement minimisé l’affaire, prétendant qu’il ne s’agissait que d’une tentative d’intimidation.

Il n’en est rien semble-t-il, au vu de la tournure qu’a pris cet incident depuis.

Démentie par le porte- parole du Kremlin dans un premier temps, l’escalade  militaire n’a en effet pas cessé de monter depuis.

Car la Russie aurait beaucoup à perdre en cas de changement de régime à Caracas.

Deuxième investisseur étranger , la Russie souhaite depuis longtemps renforcer ses liens militaires avec le Venezuela, avec l’intention de disposer à terme d’une base militaire sur l’Ile de l’Orchila, située à 2400 km des cotes de la Floride dans la mer des Caraïbes : une menace stratégique sans précédent pour les Etats Unis….

En décembre 2018, le journal américain «The Drive » a publié des images satellites de l’ile vénézuélienne qui révèlent que des changements ont déjà eu lieu sur l’ile. Par exemple, l’apparition d’une piste d’atterrissage pour des opérations menées avec des bombardiers russes TU-160, capables de transporter des missiles de croisière à tête nucléaire.

Par ailleurs, des exercices conjoints entre la Russie et le Venezuela ont déjà eu lieu, conformément au droit international en suivant les consignes d’utilisation de l’espace aérien : les appareils russes étaient accompagnés de chasseurs norvégiens F-16 ?? Une garantie ??

Pas sûr ! lorsque l’on sait que la Norvège qui vient d’accueillir l’important exercice Trident Junctuer organisé par l’OTAN s’inquiète de plus en plus de l’imprévisibilité de son voisin (200 km de frontière commune) , lequel renforce jour après jour ses capacités militaires dans l’Arctique.

La base militaire de l’ile de l’Orcha devrait à terme permettre aux bombardiers TU-160 russes de ne pas retourner systématiquement en Russie , les ravitaillements pouvant dès lors se faire en vol .

La riposte américaine est montée d’un cran.

L’US Air Force est déjà en train d’effectuer  «son intégration du théâtre de l’entrainement au vol » à partir de la station de la RAF de Londres, ceci dans le but « d’utiliser cette base comme lieu avancé d’opération pour les bombardiers B-52 ».

Simultanément, l’US Air Force a lancé ses bombardiers dans le Pacifique, à partir de la base d’Andersen de l’ile de Guam, ce qui a conduit en réaction à la préparation de deux avions de combat Sukoï SU-27, pour l’interception de bombardiers B-52.

Reprenant très opportunément  les principes de la théorie de Monroe, John Bolton, conseiller à la Sécurité à la Maison Blanche vient de rappeler que tout acte de provocation au Venezuela serait désormais considéré « comme une menace » à la Paix et à la Sécurité Internationale.

De son coté, Donald Trump a déclaré sans ambages que la Russie devait sortir du Venezuela, rapidement …sous peine d’en payer le prix…

Comme on le voit, les tambours de guerre battent de plus en plus fort, ceci notamment depuis que les Etats Unis comme la Russie se sont lancés dans le retrait de leur participation au traité des INF,  signé en 1987 par Gorbatchev et Reagan, suite à la crise des euromissiles,  dans le but de lutter contre la prolifération des armes nucléaires.

La Chine vient d’appeler au calme ; mais on sait dans quelle partie de bras de fer le Président Chinois Xi Jinping  est engagée avec Donald Trump  et on sait aussi  qu’elle ne laissera pas les Etats- Unis agresser l’Iran.

Et l’Europe dans tout ça ?

Dans l’état où se trouve actuellement le débat européen, l’Europe qui protège n’est semble t il qu’un doux rêve, la France, qui est le seul Etat européen à disposer de l’arme nucléaire (à l’exception de la Grande- Bretagne , qui va certainement basculer dans le Brexit) étant engluée dans un débat sans fin, irréaliste provoqué par les erreurs successives graves d’Emmanuel Macron  depuis son accession à l’Elysée.

En Novembre 2017, le Secrétaire Général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, avait appelé, à l’occasion d’une rencontre avec des ministres de l’OTAN  les pays européens à  planifier leurs infrastructures civiles vers les besoins de l’armée . En claquant des talons, l’UE  a promis solennellement de remettre en état ses réseaux de transport y compris ferroviaires pour supporter des transports rapides de blindés et de matériel lourd de type blindés, déléguant les rôles clés aux gouvernements nationaux et au secteur privé (sociétés autoroutières ?).

Vu l’état d’entretien du réseau routier français et des finances publiques de la France … le rendez- vous ne semble pas assuré !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

AFFAIRE CARLOS GHOSN SON HISTOIRE SECRETE

Carlos Ghosn intrigue depuis des années, tant les contrastes entre sa vie publique exhibée abondamment et sa personnalité profonde, sont incroyablement différentes.

Seul contre tous ?

"Une petite équipe d'intrigants" contre un homme combatif qui se dit "innocent", citoyen français qui émet des doutes sur la justice japonaise. Les avocats veulent un procès équitable.

Un acharnement... Un engrenage infernal que subit le capitaine d'industrie qu'est avant tout Carlos Ghosn que  fier d'avoir été à la tête de l'Alliance.

Carlos Ghosn est le maitre de la discrétion, mais aussi de l’expression de toutes les extravagances publiques ou susceptibles d’être connues du public.

Les oscillations du personnage, entre ombre et lumière sont très certainement à l’origine de son ascension fulgurante mais aussi des problèmes graves qu’il rencontre en ce moment au Japon, où il est incarcéré dans une prison au confort rudimentaire et spartiate, le contraire de l’environnement opulent et précieux qu’il avait connu précédemment.

Les saillies du personnage ne sont pas, de notre point de vue, les seules raisons des attaques de ses adversaires. Elles ne justifient pas non plus les conditions d’incarcération terribles qui lui sont infligées.

Ces conditions sordides d’incarcération ont d’ailleurs conduit son épouse (sa seconde épouse) à saisir une ONG, Humain Rights Watch pour dénoncer, sur un courrier de 9 pages son traitement inhumain.

La cellule de Carlos Ghosn est éclairée jour et nuit ; le prisonnier qui n’a pas d’accès à son traitement médical quotidien rencontre d’énormes difficultés pour obtenir la visite de ses avocats ; chaque jour des enquêteurs l’interrogent pour obtenir des aveux, une confession « dont le texte aurait été préalablement écrit ».

Dans son cachot nippon, Carlos Ghosn a le temps de réfléchir au surnom dont il a été affublé : « Cost Killer » !. Après avoir tué abondamment lors des multiples restructurations d’entreprises auxquelles il a procédé à partir des années 1990, restructurations expéditives et implacables, il est aujourd’hui « tué ».

Pourquoi en est on arrivé là ? Quelles explications donner à l’incroyable descente aux enfers du PDG de Renault Nissan Mitsubishi ?

Carlos Ghosn Bichara (c’est son nom complet) est né au Brésil, mais a grandi au Liban au sein d’une famille chrétienne maronite. De santé fragile mais brillant, sa mère l’inscrit chez les Pères Jésuites au Collège Notre Dame de Jamhour, dans la banlieue de Beyrouth. A 16 ans, il s’installe à Paris pour poursuivre ses études supérieures et passe par Polytechnique et les Mines dont il sort avec un diplôme d’ingénieur.

A sa sortie, il est embauché par le grand fabricant européen de pneus, Michelin, où il reste 18 ans. Pendant cette période il teste et met au point les méthodes de management qui feront son succès ultérieurement  en redressant la situation, difficile à l’époque, de Michelin en Amérique du Sud puis à partir de 1989 en organisant l’absorption d’Uniroyal Goodrich en Amérique du Nord.

Carlos Ghosn intègre Renault en 1996 en tant que Directeur Général Adjoint où il remet de l’ordre dans les opérations de rapprochement avec Volvo. Aux termes des accords négociés, Volvo fait l’acquisition de Renault Truck et Renault entre parallèlement dans le capital de Volvo à hauteur de 20 %.

C’est à partir de 1999 que Carlos Ghosn commence à gérer la participation de Renault avec Nissan à la suite de quoi il prend le poste de PDG.

A cette époque, Nissan est en grande difficulté financière, symbolisant à elle seule la crise financière de l’économie japonaise. Le plan de redressement réussit, ce qui lui permet de prendre le poste de Président du Conseil d’Administration de Renault-Nissan après le départ de Louis Schweitzer.

Carlos Ghosn continue pour autant à surveiller le développement de Nissan qui va augmenter sensiblement ses volumes de ventes, pour atteindre un niveau jamais vu jusqu’ici. Le management interne de Renault est repris par les Japonais qui progressivement muselle le groupe automobile français, permettant ainsi à Nissan (en 2016), aidé par Carlos Ghosn de reprendre Mitsubishi, sans l’aval de Renault, à son nez et à sa barbe. A partir d’octobre 2016, Nissan obtient de fait le contrôle du groupe Mitsubishi par l’acquisition de 34% des parts sociales de Mitsubishi Motors.

C’est aussi à partir de cette date que commence selon nous, les difficultés de Carlos Ghosn,   qui après 12 ans de management dur, se trouve  à la tête d’un groupe qui pèse de 120 000 salariés, 38 unités de fabrication et produit 14 millions de voitures  chaque année, ceci dans un contexte où l’industrie automobile est en pleine mutation. Pour faire face à cette mutation Carlos Ghosn a d’ailleurs lancé en janvier 2018, un fonds Capital Risque destiné à investir 1 milliard de dollars dans des starts up pour développer la voiture électrique. L’entité est baptisée Alliance ; Renault détient 40% des parts, Nissan 40% également et Mitsubishi 20%.

Pour quelles raisons donc on est arrivé là ?

1. Pour des raisons visibles et connues de tous :

-      Les méthodes intraitables qu’il a utilisées pendant sa carrière

-      Son rapport avec l’argent et le pouvoir : Carlos Ghosn a un train de vie de chef d’Etat et se comporte comme un chef d’Etat, même s’il recherche la discrétion en ne communiquant pas sur le sujet

-      En  matière de montages financiers

2. Pour des raisons plus obscures dont il peut être tenu pour responsable, pour certaines, mais pour victime, pour d’autres.

L’ascension fulgurante de Carlos Ghosn l’a exposé. Pourtant le grand patron est d’un tempérament méfiant et craintif. Carlos Ghosn a une peur bleue d’être assassiné comme l’ancien patron de Renault, Georges Besse , tombé sous les balles d’Action Directe en 1986.

Cette réaction est peut être justifiée, car en arrivant au Japon pour redresser Nissan ,Carlos Ghosn reçoit des menaces de mort. Le Japon  est un pays très calme en apparence mais la mafia japonaise qui contrôle les assemblées des grandes sociétés n’hésite pas à manier le couteau (voir l’assassinat du maire de Nagasaki en public) en tant que de besoin. Aussi, la sécurité de Carlos Ghosn prend à partir de son arrivée chez Renault puis  progressivement  l’apparence d’un roman noir ; on voit se développer chez le groupe une culture du renseignement, bien rodée, grâce à l’intervention d’un ancien de la DGSE  (Rémi Pagnie) et d’un ancien militaire passé par le renseignement (Dominique Gevey).

C’est à ce carrefour que se croisent les intérêts des multiples acteurs en présence chez Renault-Nissan-Mitsubishi, dont les représentants de l’APE (l’Agence des Participations de l’Etat). A la tête de l’APE on trouve un certain Alexis Kholer, dont la nomination avait pourtant été écartée par Arnault Montebourg, alors Ministre de l’Economie et des Finances, remplacé après sa démission « furibonde » par un certain Emmanuel Macron. Alexis Kholer est un énarque (comme Emmanuel Macron), de tendance rocardienne (comme  Emmanuel Macron) qui a côtoyé Edouard Philippe au Club « Opinion ».

Alexis Köhler est un homme de l’actuel Président de la République, qui après avoir été le directeur adjoint « d’Emmanuel » lorsque celui-ci était encore Ministre des Finances, est devenu à partir du  14 mai 2017, Secrétaire Général de l’Elysée. Alexis Köhler est un homme austère, taiseux qui a toute la confiance d’Emmanuel Macron (il a participé activement à la campagne présidentielle d’En Marche) mais sur qui aussi, plane des soupçons de conflits d’intérêts dans l’affaire MSC  (la mère d’Alexis Kohler est la cousine germaine de Rafaela Aponte, cofondatrice avec son mari du 2ème groupe mondial de transport maritime et de croisière).

Par conséquent, on comprend mieux après cette démonstration, pourquoi Emmanuel Macron n’a pas bougé le petit doigt pour défendre Carlos Ghosn depuis le 20 novembre 2018, date à laquelle il a été incarcéré; pire, l’Etat français vient très récemment de lâcher le Président de Renault Nissan Mitsubishi.

Le 16 janvier 2019, plusieurs représentants du gouvernement français étaient à Tokyo. Parmi eux, Martin Vial , le directeur de l’Agence des Participations de l’Etat et Emmanuel Maulin, Directeur de Cabinet de Bruno Le Maire. Des seconds couteaux, en fait ! Pour faire quoi et décider de quoi ?

Mais on comprend encore mieux l’affaire Carlos Ghosn si l’on reprend, comme on vient de le faire, l’histoire de l’alliance du groupe Renault Nissan et ce depuis 2012.  A cette date François Hollande est devenu Président de la République et Emmanuel Macron, dans la foulée est devenu Secrétaire Général Adjoint de l’Elysée. C’est François Hollande, conseillé très probablement par Emmanuel Macron qui a donné l’ordre à Carlos Ghosn de prendre un contrôle maximum de Nissan et même d’organiser la fusion des deux groupes. Nissan qui est opposé à toute fusion parvient à neutraliser les ambitions françaises,  mais est obligé, après le raid, de constater que Renault est devenu détenteur de 44% de son capital.

La défiance japonaise monte a due concurrence et s’amplifie, et le bras de fer avec l’Etat français commence ! Il ne s’arrêtera plus ! Et c’est Carlos Ghosn qui va en faire les frais !

Car selon nous, les accusations de fraudes fiscales et d’abus de biens sociaux ne sont qu’un prétexte. D’ailleurs les informations sur les revenus non déclarés émanant d’une filiale de Nissan basée au Pays Bas n’ont toujours pas été confirmées. Ces accusations ont seulement permis d’apprendre que Carlos Ghosn s’était domicilié fiscalement au Pays Bas , alors qu’il avait sollicité, sur les conseils de Louis Schweitzer , et obtenu en 1996 la nationalité française ?

Des sources asiatiques affirment que « l’affaire Carlos Ghosn » serait  dirigée contre l’actuel Ministre des Finances japonais, Taro Aso dont la fille est mariée à Alexandre de Rothschild. Il est reproché à Aso d’avoir vendu des droits sur la gestion de l’eau à Veolia détenue majoritairement par le clan Rothschild français.

D’autres sources  venant notamment du Pentagone indiquent que l’arrestation de Carlos Ghosn aurait des origines militaires à rechercher du coté de Mitsubishi Motors, qui avant l’alliance avec Renault-Nissan faisait partie de Mitsubishi Heavy Industries, le plus important fabricant militaire du Japon. A ce titre Mitsubishi détient des secrets militaires gardés jusqu’ici jalousement par le gouvernement japonais mais aussi par les Commandants de la 7ème flotte américaine. L’arrestation de Carlos Ghosn et sa déchéance auraient été organisée par ces derniers pour empêcher la France d’accéder à des technologies militaires par le biais de Mitsubishi.

Carlos Ghosn est également en train de payer le coup de force d’Emmanuel Macron de 2015, lorsque le poids en capital de Renault au sein de l’alliance Renault Nissan est monté jusqu’à 44%.

Carlos Ghosn est encore en train de payer et de faire le bouc émissaire de la bataille qui fait rage dans le monde occidental suite à l’élection de Donald Trump qui cherche à évincer la mafia oligarchique financière internationale qui tenait jusqu’à présent le complexe militaro-industriel protégé auparavant par le clan Clinton/Obama.

A la lueur de ces explications on voit que ce n’est pas Carlos Ghosn qui est directement visé. C’est en fait Emmanuel Macron, ancien gérant de chez Rotshchild, artisan depuis 2012 des rapprochements Renault Nissan Mitsubishi, qui est visé.

Et la France et les Français, de plus en plus gilets jaunes, ne pèsent pas grand-chose dans ce cyclone géopolitique ?

Et pendant ce temps , selon l’Agence de l’Associeted Press , un cargo transportant 3500 voitures Nissan brûle entre le Japon et Honolulu. Les 21 membres de l’équipage  ont quitté le navire ; mais il y a eu un mort.  Soit c’est le hasard soit c’est autre chose ??

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LE MEURTRE DE JAMAL KHAGGOSHI

OU LE PRIX DU SANG

Jamal Khashoggi, un intellectuel critique du régime saoudien, qui résidait aux États-Unis, a été tué et démembré le 2 octobre 2019 par un commando de quinze agents saoudiens venus de Ryad dans le consulat de son pays à Istanbul. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Un assassinat qui a provoqué une onde de choc qui a fortement déstabilisé le pouvoir saoudien.

L'Arabie saoudite a longtemps nié être commanditaire du meurtre avant de concéder qu' une opération avait été menée par des éléments «hors de contrôle» et qui aurait dégénéré .

Si le procès de onze suspects s'est ouvert en début d'année devant la justice saoudienne, le procureur général a déjà requis la peine de mort contre cinq d'entre eux.

Si le Sénat américain considère le prince héritier Mohammed ben Salman («MBS») comme « responsable » du crime, ce dernier a été dédouaner par son pays...

Outre le procès contre les barbouzes du commando, le roi Salmane, père de MBS a autorisé fin 2018 , dans le cadre de la reconnaissance qu'une «grande injustice a été commise» et la tentative de «réparer un tort», des versements aux enfants de feu Jamal Kagghoshi, selon le Washington Post.

Une pratique qui fait partie des traditions et de culture saoudienne..

Les négociations auraient été menées par Khalid ben Salman, frère de MBS et ambassadeur d'Arabie saoudite aux États-Unis.

Les quatre enfants du journaliste saoudien assassiné à Istanbul le 2 octobre 2018 ont tous reçu des maisons de valeur et perçoivent chaque mois d'importantes sommes des autorités saoudiennes, selon le Washington Post.

Les procès des suspects du meurtre, sur lequel plane encore des zones d'ombre quant à l’implication du puissant « MBS », s’achèveront dans quelques mois.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'HOMOSEXUALITE PASSIBLE DE LA PEINE DE MORT DANS LE SULTANAT DE BRUNEI ET L'APPEL AU BOYCOTT DE GEORGE CLOONEY

Le Brunei va bientôt faire entrer en vigueur un nouveau Code pénal rendant l’homosexualité passible de la peine de mort.

Brunei sera bientôt le seul pays d’Asie du sud-est à sanctionner par la peine de mort l’homosexualité et les relations sexuelles hors mariage.

Le petit sultanat de 420 000 habitants situé sur l’île de Bornéo interdisait déjà l’homosexualité mais le nouveau Code pénal, inspiré de la charia, la loi islamique va en faire un crime.

La nouvelle législation de ce riche petit Etat pétrolier d’Asie du Sud-Est prévoit également l’amputation d’une main ou d’un pied pour un vol.

Le nouveau code pénal s’appliquerait à tous les musulmans du pays, soit 70% de la population environ.

Brunei avait annoncé en 2014 l’introduction progressive de la charia, malgré l’opposition des défenseurs des droits de l’homme.

Ainsi le sultan Hassanal Bolkiah a déjà interdit la vente d’alcool.

Manquer la prière du vendredi et avoir des enfants hors mariage sont également interdits.

Un document du bureau du procureur général daté du 29 décembre 2018 prévoit l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions le 3 avril.

Dans une tribune publiée sur le site Deadline, George Clooney appelle à boycotter neuf palaces à travers le monde, dont le Plaza Athénée et le Meurice à Paris, le Beverly Hills à Rome, en passant par Londres ou Milan.

L’acteur fait référence aux propriétaires de ces palaces, un fonds d’investissement détenu par le sultanat de Brunei.

De nombreuses ONG ont également dénoncé cette atteinte aux droits de l’Homme, dont Amnesty International qui appelle la communauté internationale à « condamner de toute urgence la décision du Brunei de mettre en pratique ces sanctions cruelles ».

Boby Dean pour DayNewsWorld

JUAN GUIDO REVOQUE DE SON POSTE DE PRESIDENT DU PARLEMENT ET DECLARE INELIGIBLE

Juan Guaido s’est autoproclamé président par intérim du pays le 23 janvier et a été reconnu comme tel par une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis.

Deux mois plus tard, le Venezuela reste confronté à la plus grave crise de son histoire avec une économie au ralenti, une monnaie dévaluée et des pénuries.

Le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido, également chef de file de l'opposition, a été révoqué jeudi de son poste et ne pourra pas exercer de fonction élective durant 15 ans pour corruption présumée, ont annoncé les autorités vénézuéliennes.

Le Contrôleur général de la République Elvis Amoroso, chargé de veiller à la transparence de l'administration au Venezuela, a décidé « d'interdire l'exercice de toute fonction élective au citoyen (Juan Guaido) pour la durée maximum prévue par la loi », a-t-il déclaré à la télévision d'Etat lors d'une conférence de presse tenue jeudi à Caracas.

Selon Elvis Amoroso, Juan Guaido ne justifie pas, dans ses déclarations de patrimoine, certaines dépenses réalisées au Venezuela et à l'étranger avec des fonds provenant d'autres pays. « Il a réalisé plus de 91 voyages hors du territoire pour un coût supérieur aux 310 millions de bolivars (quelque 94 000 dollars au taux actuel), sans justifier l'origine de ces fonds », a expliqué le Contrôleur.

L'ancien candidat à la présidentielle de 2013 Henrique Capriles avait été sanctionné de la même manière et déclaré inéligible. Conséquense: il n'avait pas pu  se présenter par la suite en 2018.

La rivalité entre les deux « présidents » s'aiguisent : Maduro et son gouvernement ont accusé Juan Guaido et son bras droit, le député Roberto Marrero, arrêté le 21 mars par les services de renseignements, de fomenter des opérations terroristes avec l’argent de l’Etat bloqué par les sanctions américaines.

Alyson Braxton pour Daynewsworld

UN ANCIEN AGENT DE LA DGSE

TUE PAR BALLE EN FRANCE

Daniel Forestier ancien agent de la DGSE a été retrouvé mort sur un parking de la commune de Ballaison, non loin du Lac Léman le  21 mars 2019.

Retrouvé en fin de journée Daniel Forestier, 58 ans, assassiné par balles, présentait alors cinq impacts de balle dont un au niveau du cœur et un autre dans la tête.

Le mode opératoire atteste de l’intervention de tueurs professionnels.

Le parquet de Thonon-les-Bains estime lui aussi qu’il s’agit d’un règlement de comptes réalisé par des professionnels.

Une enquête a donc été ouverte pour “assassinat en bande organisée” et “association de malfaiteurs”.

Daniel Forestier avait été mis en examen en septembre dernier pour “participation à une association de malfaiteurs” et “détention d’explosifs” et placé sous contrôle judiciaire.

Cet ancien de la DGSE était soupçonné d’avoir projeté l’assassinat de l’opposant congolais Ferdinand Mbaou, qui réside dans le Val-d’Oise.

Pour l’avocat de Daniel Forestier, Cédric Huissoud, la mise en cause de son client dans le dossier concernant l’opposant congolais était injustifiée.

“Mon client avait toujours contesté ces accusations rocambolesques, qui ne reposent que sur un témoignage anonyme”,

Pour l’heure, même si aucun lien n’a été établi entre sa mort et ce projet d’assassinat, l'affaire semble entendue d'avance !

Maitre Cédric Huissoud avait engagé dès septembre un recours devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon,  l'innocence de son client lui paraissant évident.

D'ailleurs sa demande pour faire annuler la mise en examen de son client, qui était sous contrôle judiciaire était tout droit dans une logique de défense d'un innocent.

“Cette affaire est étrange et bizarre depuis le départ. Les faits pour lesquels les deux anciens agents ont été mis en examen sont farouchement contestés”, a réagi de son côté Marie-Alix Canu-Bernard, l’avocate de Bruno Susini, également inculpé dans cette affaire.

Pour Marie-Alix Canu-Bernard avocate, les deux ex-agents étaient “très inquiets pour leur sécurité” et avaient déposé des plaintes pour “violation du secret de l’instruction”.

Des photos de la maison de Forestier avaient notamment été diffusées sur les réseaux sociaux après leur mise en examen.

Daniel Forestier, marié et père de deux enfants, était établi à Lucinges (Haute-Savoie) après 14 ans passés au sein de la DGSE.

C'était un homme qui était avant tout un père de famille et un époux apprécié de tous.

Il avait une vie saine et paisible, et n'était pas connu de la justice au-delà de la mise en examen de septembre.

Il était également conseiller municipal jusqu’à septembre dernier et avait publié à compte d’auteur plusieurs romans aux titres évocateurs tels que

“Barbouze de la République” ou “Requiem pour un Savoyard”.

De son côté, le parquet de Lyon ne va pas au delà de la confirmation de l'ouverture d'une enquête par la Jirs.

Le mode opératoire et les nombreuses zones d'ombre qui entourent l'assassinat de Daniel Forestier nourrit bien des spéculations,

Règlement de comptes ?

Élimination d'un témoin gênant ??

Enterrement de première classe de la vérité ???

"On a du mal à croire que ce meurtre soit sans lien avec sa mise en cause dans l'affaire Mbaou" !

L'espérance de vie des agents de terrain de la DGSE semble bien plus faible que la moyenne de la population Française !!

Une affaire à suivre....... !!!

Alize Marion pour DayNewsWorld

POUR UN MULTILATERALISME EUROPEEN RENOVE FACE A XI JIPING

« Dans le contexte actuel, l’attachement au multilatéralisme est la meilleure façon de promouvoir la coopération internationale face à la multiplication des risques et des défis communs, et de préserver la paix et la prospérité dans le monde », peut-on lire dans la déclaration franco-chinoise.

Un mini sommet à quatre s'est déroulé ce mardi 26 mars dans le grand salon de l’Elysée. Xi Jinping, le président chinois, était entouré de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et du président français aux côtés de la chancelière Angela Merkel. Il s'agissait pour les trois Européens de réaffirmer face à Xi Jinping leur attachement viscéral au multilatéralisme, se démarquant ainsi de Donald Trump, chantre de la guerre commerciale.

« Ce que nous voulons bâtir ensemble, c’est un cadre multilatéral rénové, plus juste, plus équilibré », a plaidé le président français dans son allocution, affirmant que « la coopération rapporte plus que la confrontation, et nous avons plus à gagner à l’ouverture qu’à la fermeture ».

Face à la politique économique conquérante de la Chine les pays européens sont divisés. Ainsi certains pays européens tels que l'Italie et certains pays des Balkans ont accepté les investissements chinois , dans le cadre du programme d’infrastructures des « nouvelles routes de la soie ». Mais de nombreux autres s’inquiètent d'un manque de réciprocité des échanges et investissements.

Cette rencontre inédite visait donc à afficher un front commun des Européens face à une Chine de plus en plus conquérante.

« Nous respectons la Chine (…) et nous attendons naturellement de nos grands partenaires qu’ils respectent eux aussi l’unité de l’Union européenne », a rappelé Emmanuel Macron.

Les « nouvelles routes de la soie » sont « un projet très important » et « nous, Européens, nous voulons jouer un rôle mais cela doit conduire à de la réciprocité et nous avons un peu de mal à la trouver », a renchéri la chancelière allemande Angela Merkel. A Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, de rajouter : « Je voudrais (…) que les entreprises européennes trouvent le même degré d’ouverture que les entreprises chinoises en Europe. Totale », a-t-il insisté.

Le président chinois s'est dit favorable au « multilatéralisme rénové » et à « la compétition positive ».

« Certes il y a des points de désaccord, de la compétition mais c’est de la compétition positive (…). Nous sommes en train d’avancer ensemble. Il ne faut pas que la méfiance fasse qu’on ne cesse de regarder constamment en arrière », a jugé, de son côté, Xi Jinping.

Les dirigeants ont également pointé la nécessité de « moderniser » » l’Organisation mondiale du commerce (OMC), arbitre des échanges internationaux à l’utilité contestée par la Maison Blanche ainsi que d'agir contre le réchauffement climatique. « Serons-nous capables de le faire évoluer et de le réformer, ou ce système construit dans l’après-guerre va-t-il se calcifier, devenir toujours plus rigide et finir aux poubelles de l’histoire ? », a averti la chancelière allemande.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

L'ERREUR DE LA DICTATURE A ETE DE TORTURER SANS TUER

SELON LE PRESIDENT BOLSONARO AU BRESIL

Le président du Brésil Jair Bolsonaro a ordonné, lundi 25 mars, que soit commémoré le 55e anniversaire du coup d'Etat du 31 mars 1964. Coup d'Etat qui avait installé une dictature militaire de 21 ans.

« Notre président a ordonné au ministère de la Défense d'organiser les commémorations qui se doivent liées au 31 mars 1964 », a déclaré à la presse Otávio Régo Barros au palais présidentiel de Planalto.

Jair Bolsonaro, ex-capitaine chez les parachutistes et au gouvernement composé pour moitié de militaires, n'a jamais caché sa nostalgie de l'époque de la dictature. Interrogé sur ce que recouvraient ces célébrations, le porte-parole a répondu :

«Ce que les commandants choisiront dans leurs garnisons, et dans le contexte dans lequel elles doivent être réalisées.»

« Le président ne considère pas le 31 mars 1964 comme un coup d'Etat militaire », a précisé le porte-parole. « Il considère que la société rassemblée, sentant le danger que le pays était en train de vivre », a réussi ce jour-là en unissant « des civils et des militaires, à récupérer le pays et le remettre en marche ».

Sans cela, « aujourd'hui nous aurions ici un type de gouvernement qui ne serait bon pour personne », a-t-il ajouté.

Le militariste Bolsonaro a acquis une partie de sa popularité grâce à son goût immodéré pour l'autorité, multipliant les déclarations polémiques. En juin 2016, il avait affirmé à la radio Jovem Pan :

« l'erreur de la dictature a été de torturer sans tuer ».

Lors de la séance de la Chambre des députés où a été votée en avril 2016 la destitution de la présidente Dilma Rousseff (ex-guérillera torturée par les militaires), Bolsonaro avait dédié son vote au colonel qui était le chef du renseignement sous la dictature, accusé d'au moins six assassinats sous la torture.

« A la mémoire du colonel Carlos Alberto Brilhante Ustra, la terreur de Rousseff (...), je vote oui! ». En 2011, Dilma Rousseff avait interdit à l'armée quelque commémoration que ce soit de la dictature.

Selon la Commission nationale de la vérité, il y eut durant la dictature brésilienne pas moins de 434 assassinats et des centaines de détentions arbitraires et de tortures d'opposants.

A la suite de l'éviction du président Joao Goulart en 1964, cinq généraux se sont succédé jusqu'en 1985 à la tête de la junte avec un parti officiel (Arena) et une opposition muselé (MDB).

Le régime a connu un durcissement en 1968 avec l'interdiction des manifestations, la censure et le jugement des prisonniers politiques par des tribunaux militaires.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

DEMISSION DU CARDINAL CHILIEN EZZATI

Le pape a accepté la démission du cardinal Ezzati, accusé d’avoir dissimulé des actes de pédophilie.

Tout comme pour le cardinal Barbarin, des poursuites ont aussi été engagées contre le cardinal Ezzati, pour son silence sur des actes commis depuis les années 1980.

Si la démission du cardinal français a été refusée - au nom de la présomption d’innocence en début de semaine par le pape, celle du cardinal chilien a été validée au cours du week-end.

Le pape François a en effet accepté la démission du cardinal chilien Riccardo Ezzati, a annoncé samedi 23 mars le Vatican, cinq jours après avoir dit non à la demande du cardinal Barbarin.

L’archevêque de Santiago avait, de son côté, présenté cette démission en mai 2018, comme l’ensemble des évêques chiliens, à la suite d’une série de scandales d’agressions sexuelles à l’encontre de mineurs.

Mgr Ezzati, le plus haut dignitaire de l’Eglise catholique dans le pays, avait gardé le silence et était notamment soupçonné d’avoir couvert deux prêtres accusé d’avoir abusé de mineurs.

Il avait également couvert M. Karadima, ancien formateur charismatique de prêtres, qui avait été reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d’avoir commis des actes pédophiles dans les années 1980 et 1990. Il a été contraint de se retirer pour une vie de pénitence.

Le Chili est l’un des pays les plus gravement touchés par le scandale des agressions sexuelles commises par des membres du clergé et de leur gestion par les autorités ecclésiastiques.

En mai 2018 le pape avait convoqué tous les évêques chiliens au Vatican pour trois journées d’introspection, à l’issue desquelles tous les évêques avaient remis leur démission. Depuis, le pape argentin avait accepté sept de ces démissions.

En octobre, François avait accepté, avec réticence, la démission du cardinal américain Donald Wuerl, archevêque de Washington, soupçonné par un jury populaire d’avoir étouffé un vaste scandale d’agressions sexuelles en Pennsylvanie...

Le jugement du pape François ne peut pas résister à la lame de fond soulevée par les scandales de pédophilie au sein de l’Eglise.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

47 MORTS ET 90 BLESSES DANS UNE VIOLENTE EXPLOSION D' UNE USINE CHIMIQUE EN CHINE

Une violente explosion s'est produite jeudi 21 mars dans une usine chimique à Yancheng, dans la province chinoise du Jiangsu. Au moins 47 morts et 90 personnes grièvement blessées

La déflagration s'est produite vers 14H50 heure locale (06H50 GMT) dans l'entreprise Tianjiayi Chemical, située dans la ville de Yancheng, dans la province du Jiangsu, a affirmé la municipalité sur le réseau social Weibo.

« Après l'explosion, les services de sécurité publique, de lutte anti-incendie et du personnel médical ont été dépêchés sur place pour les opérations de secours », a déclaré la municipalité.

« Les habitants du secteur se sont par ailleurs spontanément organisés afin de conduire les blessés à l'hôpital », a-t-elle précisé.

Des vidéos ont été publiées sur internet par plusieurs médias chinois: elles montrent une énorme boule de feu de plusieurs dizaines de mètres de haut, ainsi qu'une épaisse colonne de fumée grise s'échappant d'un site industriel. La télévision d'Etat CCTV a diffusé des images montrant les vitres d'habitations environnantes pulvérisées par le souffle de la déflagration.

L’explosion a soufflé de nombreux bâtiments autour du site, à 300 kilomètres au nord de Shanghai. Une partie des victimes étaient des ouvriers ; ils ont été tués par l’effondrement de leur usine.

La puissance de l’explosion est telle qu’elle a provoqué un petit tremblement de terre, de magnitude 2,2 sur l’échelle de Richter, d’après l’administration de sismologie nationale chinoise. De nombreuses images ont été partagées en ligne

Des manquements à la sécurité

L’usine de Tianjiayi Chemical produisait des composés chimiques de base, dont l’anisole, hautement inflammable.

Plusieurs personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête de police en cours, ont indiqué les autorités.

L’entreprise avait été rappelée à l’ordre en février 2018 pour treize manquements aux règles de sécurité par l’administration d’Etat pour la supervision de la sécurité. Les manquements concernaient l’insuffisance de qualification à la sécurité des cadres de l’usine, l’absence de patrouilles d’inspections, et plusieurs problèmes techniques inquiétants, comme l’absence de certaines valves de sécurité et des fuites nombreuses. Le rapport décrit aussi d’importants problèmes structurels : « Il n’y a pas de dispositif d’urgence d’évacuation des fuites sur le site de chargement et de déchargement du benzène et du méthanol. »

L’explosion de cuves de produits inflammables est la plus meurtrière survenue au cours de ces dernières années, mais les accidents industriels sont toujours nombreux en Chine.

En effet la sécurité des sites industriels en Chine reste largement insuffisante, comme le rappellent les accidents tragiques qui s’y produisent régulièrement, généralement dans le secteur industriel.

En novembre, une fuite de gaz dans une usine chimique avait provoqué une explosion qui a fait 23 morts, à Zhangjiakou (nord), une ville-hôte des JO d'hiver 2022 située à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Pékin.

En juillet, une autre explosion dans une usine chimique a fait 19 morts et 12 blessés dans la province du Sichuan (sud-ouest). L'entreprise avait illégalement engagé des travaux sans passer de tests de sécurité, selon les autorités.

En 2016, une déflagration dans la canalisation d'une centrale électrique avait tué au moins 21 personnes dans le centre du pays.

Mais un des plus graves accidents industriels est celui survenu en 2015 à Tianjin (nord): une gigantesque explosion dans un entrepôt de produits chimiques avait fait au moins 165 morts dans cette grande ville portuaire, à quelque 120 kilomètres de Pékin.Le site industriel stockait quelque 700 tonnes de cyanure de sodium hautement toxique, parmi des milliers de tonnes d'autres composants chimiques dangereux.

A Yangcheng, à cause de la pollution de l'air, les riverains ont fui leur maison par crainte d’être exposés à des produits chimiques.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

AU MOINS 49 MORTS DANS UNE ATTAQUE TERRORISTE CONTRE DEUX MOSQUEES EN NOUVELLE ZELANDE

Au moins 49 personnes ont été tuées et une vingtaine blessées à Christchurch, dans un acte terroriste par un homme présenté comme un « extrémiste de droite » qui a filmé son attaque. Il a été arrêté.

Au moins quarante-neuf personnes ont été tuées et vingt autres blessées, vendredi 15 mars, lors d’une attaque terroriste contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, selon un bilan officiel.

« Il est clair qu’on ne peut décrire cela que comme une attaque terroriste, a déclaré la première ministre, Jacinda Ardern. Pour ce que nous en savons, [l’attaque] semble avoir été bien planifiée. »

La reine Elizabeth II a assuré être « profondément attristée par l'attaque effroyable » perpétrée dans ce royaume du Commonwealth.

L’attaque, méthodiquement menée contre les deux mosquées, s'est déroulée à l’heure de la prière du vendredi. Au moment de la fusillade, la mosquée Al-Noor, sur Deans Avenue, dans le centre de la ville, était remplie de fidèles. Quarante et une personnes y ont été tuées, tandis que sept autres ont succombé dans une deuxième attaque perpétrée à la mosquée de Linwood, à cinq kilomètres de là, dans la banlieue de Christchurch.

Un suspect d’une vingtaine d’années a été arrêté, inculpé pour meurtres. Il doit comparaître devant un tribunal dès samedi matin, a annoncé le commissaire Mike Bush, lors d’une conférence de presse Il n'a cependant pas donné l'identité du terroriste.

Le suspect s’est lui-même présenté comme un Australien de 28 ans dans un « manifeste » publié sur Twitter. Le document de 73 pages est intitulé « Le Grand Remplacement », titre emprunté à une une théorie d’extrême droite, selon laquelle les « peuples européens » seraient « remplacés » par des populations non européennes immigrées.

On ne connaît pas le nombre exact de terroristes , mais le commissaire Bush a déclaré que trois autres personnes avaient été arrêtées en possession d’armes. Il s'agit de deux hommes et une femme, inscrits sur aucun fichier de surveillance, selon la police.Si plus aucun suspect identifié n’est recherché,« il serait faux cependant de partir du principe que personne d’autre n’est impliqué », a prévenu le commissaire Bush.

La Nouvelle-Zélande relève son niveau d'alerte à la sécurité. En ce jour de prière, la police demande aux musulmans d'éviter les mosquées partout en Nouvelle-Zélande. La municipalité de Christchurch, une ville de 340 000 habitants, a ouvert une ligne téléphonique d’urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là.

La Nouvelle-Zélande connaît l'une de ses journées « les plus sombres » après ces attentats « sans précédent », a estimé la Première ministre.

L’attentat contre deux mosquées vendredi en Nouvelle-Zélande est de très loin la pire attaque contre des Musulmans dans un pays occidental. Il rappelle, si la piste d’extrême-droite est confirmée, le massacre commis par le néo-nazi Anders Breivik en Norvège en 2011.

« De nombreux réfugiés et migrants se trouvent parmi les morts et les blessés », selon un porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Genève.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

VERS UNE SORTIE DE CRISE PACIFIQUE

DE MOINS EN MOINS PROBABLE AU VENEZUELA

Au Venezuela, le bras de fer continue entre le président en titre Nicolas Maduro et son opposant, le président par interim autoproclamé Juan Guaido. La situation devient de plus en plus critique depuis que le pays est frappé par une gigantesque panne d’électricité. Le pays s'enfonce dans une crise profonde.

Depuis ce jeudi 7 mars, le pays est plongé dans le noir, l'activité économique est à l'arrêt et les établissements sont de santé paralysés si bien qu'en moins de 48 heures, quinze personnes souffrant de maladies rénales sont mortes faute de dialyse. La population qui manque de tout est à bout.

Le gouvernement, de plus en plus isolé sur la scène internationale, dénonce des « attaques cybernétiques » des Etats-Unis visant à déstabiliser le pays tandis que l'opposition attribue cette panne à une mauvaise gestion gouvernementale, dans un pays habitué aux coupures de courant bien que jamais de cette ampleur.

Quelle sera l'issue de cette crise ? Qui du président Nicolas Maduro ou de son rival Juan Guaido va remporter la lutte pour le pouvoir ?

Juan Guaido et la transition pacifique ?

Nicolas Maduro ne dispose plus que de 14% d'opinions positives, selon l'institut d'enquête Datanalisis. Les conditions actuelles sont telles qu'une grande partie de la population voit en Juan Guaido une solution pacifique et démocratique. Mais y parviendra-t-il ?

Certes l'opposant a acquis une telle renommée que les autorités n'ont pas pu se permettre de l'arrêter à son retour alors qu'il avait violé la semaine dernière une interdiction de sortie du territoire.

Juan Guaido tentait alors de faire entrer dans le pays des tonnes d'aides humanitaires offertes principalement par les Etats-Unis et bloquées par les forces armées à la frontière colombienne. Mais M. Maduro et son armée ont tenu bon - le chef de l'Etat y voyait une tentative déguisée d'intervention militaire extérieure.

A la suite de cet échec, le parlementaire a aussitôt promis d'intensifier la mobilisation populaire et l'isolement diplomatique du gouvernement Maduro.

« J'annonce une tournée populaire et l'isolement diplomatique du gouvernement Maduro. » « J'annonce une tournée, ma tournée et celle de tous les députés (à travers le pays) pour vous faire venir à Caracas de manière définitive », a-t-il lancé le 9 mars devant des milliers de partisans descendus dans les rues de la capitale.

« Après la fin de cette tournée (...) nous annoncerons la date où tous ensemble nous marcherons sur Caracas », a-t-il ajouté. Il a promis une marche sur la capitale. Il s'est même dit prêt aussi à soutenir la grève des syndicats du secteur public.

A l'armée revient le rôle d'arbitre...

Cette pression accrue a en effet pour seul objectif d'amener le haut commandement de l'armée à lâcher Maduro et, à terme, à faire tomber le régime, ouvrant la voie à une transition pacifique et à des élections. Selon Datanalisis, Nicolas Maduro ne dispose plus que de 14% d'opinions positives, mais il peut toujours compter sur la loyauté de l'armée.

Si 700 militaires et policiers ont déjà rejoint Juan Guaido ces dernières semaines et fait défection en passant les frontières avec le Brésil et la Colombie, aucun officier de haut rang n'est passé de son côté. Or le Venezuela compte environ 365.000 militaires et policiers. Pour convaincre, il faudrait une négociation octroyant « des garanties spécifiques » aux officiers impliqués dans la corruption et les violations des droits de l'homme.

Dans ces conditions,  la transition prendrait plus de temps mais cela accroîtrait la probabilité qu'elle soit non-violente , selon le spécialiste Michael Shifter.

Par contre « Le scénario d'une intervention militaire conduite par les Etats-Unis paraît chaque jour moins probable mais ne peut pas être écarté en fonction de l'évolution de la situation », prévient cet analyste.

Les sanctions américaines - dont l'embargo sur le pétrole - aggravent encore les difficultés de la vie quotidienne de la population. Avant de provoquer éventuellement la chute du gouvernement, elles risquent, « tôt ou tard, d'abîmer l'image de Guaido », prévient Luis Vicente Leon, analyste vénézuélien et directeur de l'institut Datanalisis. M. Maduro parie en un sens sur le « désamour » de M. Guaido qui pourrait survenir à la longue, selon le politologue Luis Salamanca, .

Plus le temps passe et plus une transition démocratique et pacifique pour sortir le pays de la crise semble s'éloigner.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

RECONSTRUCTION D'UN SITE DE LANCEMENT

DE FUSEES EN COREE DU NORD ?

Les services de renseignements sud-coréens et deux centres d'études américains ont constaté un regain d'activité sur le site de Sohae, en sommeil depuis 2018. Certains craignent que cela n'annonce de prochains tests de missiles balistiques intercontinentaux.

Kim Jong-un, après l'échec du sommet de Hanoi, aurait-il réactivé l'un des sites de lancement de fusées du pays ?.

C'est ce que laisse entendre le Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS), basé à Washington, qui affirme qu'un regain d'activité a été constaté sur le site de Sohae à Tongchang-ri deux jours seulement après la fin du sommet de Hanoï.

« Cette installation était en sommeil depuis août 2018, ce qui indique que les activités actuelles sont délibérées et ont un but », indique le CSIS. Cette activité pourrait « illustrer une détermination face au rejet américain » de la demande nord-coréenne d’allègement des sanctions qui pèsent sur le régime, affirme le CSIS. Sans avancer d'explications, il rappelle que le site a, par le passé, été utilisé pour des lancements de satellites qui utilisent « la technologie ICBM , interdite par les résolutions du Conseil de sécurité ».

Mais pourquoi les Nord-coréens s'activent-ils à nouveau à Sohae ? Les avis des experts divergent.

Cité par la chaîne NBC, Victor Cha, l'un des experts du CSIS, estime que l'activité observée est « cohérente avec la préparation d'un test, même si les images ne montrent pas qu'un missile a été positionné sur la rampe de lancement ». Pour autant, il estime que Pyongyang prépare celle-ci pour un autre tir.

C'est aller un peu vite en besogne, explique, de son côté, Joel Wit, directeur de 38 North , lui aussi basé à Washington. Le site 38 North, fait également état de travaux en cours sur le site de Sohae, sur la base d’images satellites. Les images montrent qu’ont été remises en place des structures mobiles sur rail ayant par le passé servi au transfert des fusées vers le pas de tir, dit-il. Joel Wit estime que les indices observés ne signifient pas nécessairement « la préparation d’un test d’ICBM » (missile balistique intercontinental). Il y aurait même un problème de timing.

Mais surtout, rappelle-t-il, Pyongyang « n'a jamais testé un ICBM à partir du site de Sohae ».

Le président sud-coréen Moon Jae-in avait annoncé en septembre à l’issue d’un sommet à Pyongyang avec M. Kim que la Corée du Nord avait accepté de « fermer de façon permanente » son site de test de moteurs de missiles de Sohae ainsi qu’un pas de tir.

Officiellement Sohae, sur la côte nord-ouest de la Corée du Nord, sert à placer des satellites en orbite mais les réacteurs peuvent aisément être adaptés aux missiles balistiques. La communauté internationale accuse le programme spatial nord-coréen d'être le paravent de ses programmes d'armements.

La Corée du Nord a réalisé en 2006 son premier essai nucléaire. En 2017, elle a affirmé pouvoir monter une charge nucléaire sur un missile intercontinental capable d’atteindre la Côte est des Etats-Unis.

Pyongyang est-il déterminé à abandonner ou non ses programmes balistique et nucléaire ?

Britney Delsey pour DayNewsWorld

AFFAIRE CARLOS GHOSN

UNE LIBERATION SOUS CAUTION

Le tribunal de Tokyo a annoncé, mardi 5 mars, qu'il acceptait la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn. L'ancien PDG de l'alliance entre les constructeurs automobiles Renault et Nissan, inculpé pour fraudes fiscales et abus de confiance, est incarcéré au Japon depuis trois mois. Il s'agit d'une surprise qui pourrait permettre à Carlos Ghosn de sortir de prison dès ce mardi.

Les deux premières demande de libération sous cautions avaient été rejetées. Cette décision intervient au lendemain d'une conférence de presse du nouvel avocat de Carlos Ghosn, le très médiatique Junichiro Hironaka, surnommé « l'innocenteur ».

Le montant de la caution a été fixé à un milliard de yens, soit environ 8 millions d'euros. S'il est libéré, Carlos Ghosn aura pour obligation de résider au Japon et sera interdit de quitter le pays même pour un bref séjour.

Des caméras de surveillance devront être installées à l'entrée de sa résidence, précise l'agence de presse japonaise Kyodo News (en anglais)

Le tribunal a estimé que le risque de fuite ou d'altération de preuves est faible, a précisé la chaîne publique NHK.

Le parquet de Tokyo fait cependant appel de la décision de libérer sous caution Carlos Ghosn . Il pourrait aussi arrêter de nouveau Carlos Ghosn, comme il l’a fait le 10 décembre. Ce jour-là, les procureurs l’avaient appréhendé pour de nouvelles charges.

Carlos Ghosn avait été arrêté le 19 novembre à son arrivée à Tokyo et placé dans le centre de détention de Kosuge, à Tokyo. Depuis le 10 décembre, M. Ghosn est mis en examen pour avoir minoré ses déclarations de revenus dans les déclarations aux autorités boursières entre 2010 et 2015. Il l’a été, de nouveau, le 11 janvier pour des faits similaires entre 2015 et 2018, et pour abus de confiance aggravé. Selon les procureurs, l’ancien patron aurait imputé, en 2008, à Nissan des pertes réalisées sur ses placements personnels

Aucun aveu

Toujours est-il que la décision du tribunal est exceptionnelle dans le contexte judiciaire japonais. En effet les juges refusent presque systématiquement les demandes de libération sous caution pour les personnes mises en examen n’étant pas passées aux aveux. Ils redoutent des destructions de preuves et la fuite du suspect. Or M. Ghosn n’a jamais avoué et a rejeté les accusations portées contre lui.

Pour les « rassurer », M. Hironaka a choisi de déposer une demande de libération assortie de « propositions de mesures assurant que les activités [de M. Ghosn] soient surveillées de près une fois libéré ».

« Nous avons proposé un dispositif qui rend impossible une évasion ou la suppression d’informations », a insisté mardi son conseil Hironaka surnommé aussi "le Rasoir".

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

RETOUR RISQUE POUR JUAN GUAIDO

PRESIDENT PAR INTERIM AU VENEZUELA

L'opposant Juan Guaido a annoncé son retour à Caracas pour lundi après une tournée en Amérique du Sud.

Il a également appelé ses partisans à manifester et a mis en garde le régime de Nicolas Maduro contre la tentation de « l'enlever » à son arrivée.

Juan Guaido qui a annoncé son retour à Caracas lundi, après une tournée en Colombie, au Brésil, au Paraguay, en Argentine et en Equateur, a mis en garde le régime de Nicolas Maduro contre la tentation de « l'enlever » à son arrivée.

« Essayer de m'enlever serait sans aucun doute une des dernières erreurs qu'il commettrait » .

Ayant bravé l'interdiction de sortie de territoire, le chef de l’opposition, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, a annoncé son retour, lundi 4 mars à Caracas.

Il a déclaré au côté de son épouse Fabiana, devant un drapeau vénézuélien qu'il rentrait au Vénézuela.

« J’annonce mon retour au pays. J’appelle le peuple vénézuélien à se rassembler dans tout le pays demain à 11 heures », écrit Juan Guaido.

Il demande à ses partisans de suivre « avec attention les comptes vérifiés » sur les réseaux sociaux pour s’informer des lieux de rassemblement.

« Demain nous avons un défi historique » à relever :

« Nous retournons au pays, à nos fonctions. Et bien sûr qu’il y a un risque », a-t-il déclaré.

« Les forces armées doivent assumer leurs responsabilités historiques », a-t-il poursuivi en évoquant les centaines – « 700 » selon lui – membres des forces de l’ordre qui ont fait défection depuis le 23 février pour « se ranger du côté de la Constitution ».

Juan Guaido avait quitté clandestinement le Venezuela il y a une dizaine de jours pour gagner la Colombie afin d’assister à un méga concert à la frontière et tenter de faire entrer des cargaisons d’aide humanitaire dans le pays – sans succès. Appliquer

Il avait pour cela bravé une interdiction de quitter le territoire national.

Le président Maduro a fait savoir, de son côté, qu’en tant que chef du Parlement, son rival  devait  « respecter la loi » et que, s’il rentrait au pays, il devrait « rendre des comptes à la justice ».

En effet M. Guaido fait l’objet d’une enquête pour « usurpation » de pouvoir étant à ce titre interdit de sortie du territoire.

Le président Nicolas Maduro, confronté au retour de Juan Guido, se trouve face à un défi :

Doit-il l' arrêter ou le laisser entrer sans encombre ?

Le gouvernement américain a prévenu que, s’il arrivait quelque chose à M. Guaido, « il y aurait des conséquences ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ECHEC A HANOI

ENTRE DONALD TRUMP ET KIM JON-UN

Le sommet de Hanoï, au Vietnam entre Donald Trump et Kim Jong-Un s'est trouvé écourté ce jeudi 28 février , Washington et Pyongyang n'ayant trouvé « aucun accord » sur l'épineux dossier de la dénucléarisation de la Corée du Nord. Du coup une conférence de presse où le président américain a expliqué les raisons de ce semi-échec a eu lieu.

Il l’a expliqué en assurant que son interlocuteur avait buté sur l’exigence de la levée des sanctions sans précédent adoptées à la suite de la multiplication des essais nord-coréens, et dont il avait fait une priorité.

« C’était à propos des sanctions », a dit le président américain. « En gros, ils voulaient que les sanctions soient entièrement levées, et nous ne pouvions pas le faire. Ils étaient disposés à désigner [pour démantèlement] une grande partie des zones [sites nucléaires] que nous voulions, mais nous ne pouvions pas abandonner toutes les sanctions pour cela. » « Nous avions quelques options, mais à ce moment-là, nous avons décidé de ne jouer aucune de ces options », a déclaré M. Trump. Il a ajouté : « Parfois, il faut quitter [les négociations], et c’était une de ces fois. »

En revanche, il a assuré que Pyongyang ne reprendra pas ses essais nucléaires. Le dirigeant nord-coréen lui a « promis hier soir (mercredi) qu'il n'allait pas tester de nouvelles fusées et de nouvelles armes nucléaires.  » « J'aurais aimé aller plus loin », a ajouté Donald Trump, expliquant qu'il ne s'est « pas engagé » sur un autre sommet.

Le président américain a fait également miroiter à Kim Jon-Un un spectaculaire développement économique si la Corée du Nord acceptait enfin de renoncer à son arsenal nucléaire, sans contrepartie. En effet la Corée du Nord en raison de sa situation géographique entre la Russie, la Chine et la Corée du Sud possède « un énorme potentiel »économique.

Donald Trump a cependant assuré que le blocage constaté jeudi ne menaçait en rien ses excellentes relations avec Kim Jong-un, qu’il a quitté en restant selon lui en bons termes.

La porte-parole du président, Sarah Sanders, a assuré que les contacts n’étaient pas rompus, que le sommet avait donné l’occasion de rencontres « très bonnes et constructives » et que les deux équipes avaient prévu de se retrouver « dans le futur »Kim Jong-Un. « Nous verrons si cela se produit ».

Ne voulant pas perdre tout le bénéfice de la dynamique diplomatique lancée, Donald Trump a cependant caressé le leader nord-coréen dans le sens du poil. Passés en quelques mois des insultes personnelles et menaces apocalyptiques à des déclarations « d'amour », le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois salué sa bonne entente avec celui qu'il qualifie du terme « ami ».

« Nous nous aimons juste l'un l'autre. Il y a une chaleur entre nous et j'espère que ça restera, je pense que ça va aller », a-t-il assuré.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AFFRONTEMENT ENTRE L'INDE ET LE PAKISTAN

AU CACHEMIRE

Plusieurs opérations militaires ont eu lieu à la frontière indo-pakistanaise, dans la région du Cachemire, depuis le mardi 26 février. Le Cachemire, cette région disputée par l'Inde et le Pakistan depuis 1947, est une nouvelle fois le théâtre de violentes tensions entre les deux puissances voisines.

Mardi, l'armée indienne a mené un raid contre un camp d'entraînement du groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, disant y avoir tué « un très grand nombre » de combattants. Islamabad avait alors dénoncé une « agression intempestive » et promettant d'y répondre « à l'heure et à l'endroit de son choix ».

Islamabad réagit, mercredi 27 février, en annonçant avoir abattu deux avions militaires indiens qui survolaient son espace aérien.

« L'armée de l'air a abattu deux avions indiens dans l'espace aérien pakistanais », a affirmé un porte-parole de l'armée sur Twitter. Un des avions est tombé au Cachemire indien et l'autre au Cachemire pakistanais, selon le général Asif Ghafoor. « Un pilote indien a été arrêté à terre par les militaires », a-t-il ajouté.

L'Inde a affirmé, de son côté, avoir abattu un avion pakistanais. « Un avion de chasse de l'armée de l'air du Pakistan a été abattu par un Mig-21 Bison de l'armée de l'air d'Inde », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères indien. « Dans cet affrontement, nous avons malheureusement perdu un Mig-21. Le pilote est disparu au combat. Le Pakistan clame qu'il le détient », a-t-il ajouté.

Le Pakistan va fermer son espace aérien « jusqu'à nouvel ordre », a indiqué mercredi l'Autorité de l'aviation civile.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a appelé les deux pays à éviter une escalade à tout prix.

Dans leurs déclarations officielles, l'Inde et le Pakistan ont chacun affirmé ne pas vouloir d'escalade.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

L'IRAN POURRAIT SE CONFRONTER

AUX OCCIDENTAUX

La démission du chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a stupéfié les Iraniens et serait une grande perte pour le gouvernement modéré de Hassan Rohani. Le ministre des Affaires étrangères a en effet annoncé sa décision tard lundi soir sur sa page Instagram, le jour même où le président syrien Bachar el-Assad effectuait une visite surprise dans le pays.

« Je présente mes excuses de ne plus être capable de continuer à mon poste et pour tous mes manquements dans l’exercice de mes fonctions », a-t-il écrit.

Selon plusieurs sites d’information proches du Ministère des affaires étrangères, il n’avait pas été informé de la visite du président Assad alors que le général Ghassem Souleimani, chef de la force Qods (l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures, notamment en Syrie), était quant à lui bien présent.

Des «divergences» au cours des derniers mois entre M. Zarif et certains membres du gouvernement ainsi qu' avec le président Rohani lui-même auraient été évoquées.

Contribuant à entretenir le mystère, Hassan Rohani s’est contenté mardi matin de remercier M. Zarif pour sa «résistance face aux pressions» américaines lors d’une intervention télévisée, sans dire s’il acceptait ou non la démission de son ministre.

Cible des ultraconservateurs

Mohammad Javad Zarif était depuis plusieurs mois la cible d’attaques de la part des ultraconservateurs qui lui reprochaient la manière dont il avait négocié l’accord nucléaire et le manque de retombées économiques, en particulier après le retour des sanctions américaines. Depuis, la quasi-totalité des sociétés étrangères ont quitté le pays et les relations financières et bancaires avec le reste du monde sont pratiquement bloquées

L’attitude des pays européens a été également fustigé en Iran. Mohammad Javad Zarif lui-même a critiqué l’Europe pour son manque de volonté de «résister» face aux États-Unis.Téhéran a été déçu par un mécanisme financier européen, mis en place en janvier, qui doit permettre de maintenir un semblant de relations commerciales avec le pays.

Lutte contre le blanchiment

De plus le groupe Gafi (groupe d’action financier), soutenu par les Européens, exige de l’Iran l’adhésion à deux accords internationaux sur la lutte contre le blanchiment d’argent (CFT) et la lutte contre le crime organisé (convention de Palerme). Or M. Zarif n’a pas réussi à convaincre les membres du Conseil de discernement du régime, une haute instance d’arbitrage politique dominée par les conservateurs, d’accepter.

Organisme crée en 1989 pour assainir le système financier international, le Gafi a donné vendredi à l’Iran jusqu’à juin pour adhérer à ces accords. En cas de non- adhésion, le groupe pourrait placer le pays sur sa liste noire, ce qui compliquera considérablement les relations bancaires et financières du pays avec le reste du monde, a prévenu M. Zarif.

Mais certains hauts responsables iraniens rejettent cette adhésion, arguant que des organes du pouvoir iranien, notamment les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime, le Ministère de la défense ou encore la télévision d’État sont sur la liste des sanctions européennes et américaines et que, en cas d’adhésion, les banques du pays ne pourront plus travailler avec ces organes. Sans compter des groupes comme le Hezbollah libanais ou les mouvements islamistes palestiniens aidés par l’Iran qui les considèrent comme des mouvements de «résistance» alors qu’ils sont qualifiés de «terroristes» par certains pays occidentaux.

L’Iran penche désormais à l’Est, vers la Russie et la Chine, sans plus chercher l’équilibre avec l’Occident, un principe directeur inscrit dans la Constitution de 1979. La priorité est désormais de contrer la pression américaine.

Le départ de M. Zarif pourrait marquer un changement de la politique de l’Iran vis-à-vis de l’accord nucléaire.

M. Zarif devrait laisser la place à un « dur », alors que le risque s’accroît d’une escalade militaire dans les zones d’influence communes de Téhéran et des Etats-Unis, en Irak et en Afghanistan.

Un changement de cap qui pourrait mener à nouveau le pays vers une période de confrontation avec les Occidentaux.

Alize Marion pour DayNewsWorld

L'INACTION DU PAPE FRANCOIS

CONTRE LA PEDOPHILIE ?

Au terme de quatre jours de travaux pour lutter contre la pédophile dans l’Eglise, le Vatican a déçu.

Le pape, qui a clôt le sommet mondial, s'est contenté d'un discours convenu.

«Nous sommes […] devant un problème universel et transversal qui malheureusement existe presque partout», a-t-il déclaré, semblant minimiser la responsabilité propre de l’Eglise

De fait, François a consacré un très long développement aux statistiques disponibles sur les abus sexuels perpétrés dans le monde dans toutes les sphères de la société, notamment dans les familles, les écoles et les milieux sportifs. Et reprenant le thème qu’il utilise très fréquemment du combat du bien et du mal dans le monde, le pape François a considéré que la pédophilie était l’œuvre de Satan.

Si pour lui, il est temps d'écouter « l'écho du cri silencieux des petits » qui se sont retrouvés devant « des bourreaux » aux « cœurs anesthésiés par l'hypocrisie et le pouvoir », le souverain pontife s'est cependant limité à demander un renforcement des consignes que les conférences épiscopales mondiales sont appelées à mettre en place.

Déjà minée par de nombreuses affaires d'abus dissimulés, la crédibilité de l'Eglise catholique a pris un coup supplémentaire, semble-t-il. Pour beaucoup de «survivants» (un terme qui est employé dans le monde anglo-saxon) en effet, l’institution catholique ne sait pas montrée à la hauteur des enjeux. Le chef de l'Eglise n'aurait pas envoyé lui-même le signal de la tolérance zéro.

C'est à l’archevêque australien Mark Benedict Coleridge que reviennent les paroles très fortes tant attendues. «Nous avons parfois considéré les victimes et les survivants comme des ennemis», a-t-il souligné dans l’homélie qu’il a prononcée pendant la messe de clôture du sommet. «Nous ferons tout ce que nous pouvons pour amener la justice et la guérison aux survivants d’abus. […] Nous demanderons des comptes à ceux qui ont dissimulé les abus», a-t-il également plaidé devant l’assemblée.

« En écoutant les survivants, nous avons entendu le Christ crier dans les ténèbres », a déclaré Mgr Mark Coleridge appelant son Eglise à une «révolution copernicienne».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

RETROUVAILLES A HANOI SOMMET

TRUMP-KIM JONG-UN A LA HAUTEUR DES ENJEUX

Donald Trump et Kim Jong-un ont commencé, mercredi au Vietnam, leur second sommet en prônant la « réussite ».

Lors de leur première rencontre à Singapour le 12 juin 2018, ils s’étaient déjà fixé quatre objectifs, à savoir :

1° Le réchauffement des relations intercoréennes

2° Une paix durable

3° La « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne »

4° Le retour des restes de soldats américains tombés lors de la guerre de Corée (1950-1953) présents sur le territoire nord-coréen.

Les deux dirigeants s’étaient engagés à y œuvrer « pleinement et rapidement ». Ce qui semble se faire même s'il ne faut pas compter sur une dénucléarisation de la Corée du Nord avant de longues années.

Le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo avait fixé à la fin du mandat en cours de Donald Trump, en janvier 2021, le terme de la dénucléarisation de la Corée du Nord mais le processus, dans le meilleur des cas, s’étendra sur une décennie selon les experts de ce dossier. En effet même si le régime de Pyongyang est disposé à autoriser des inspections de sites liés à son programme nucléaire selon Mike Pompeo, ces dernières n'ont pas encore été organisées.

Or lors de ce deuxième sommet Kim Jong-un doit prouver à son peuple qu'il tiendra sa promesse de « bien-être quotidien amélioré », qui dépend de la levée des sanctions économiques. La Corée du Nord va peut-être accepter la demande américaine d' inspection sur ses installations nucléaires et balistiques dont elle n'a jusqu'ici pas voulu véritablement donner la liste...En parallèle, les sanctions pourraient être partiellement levées, éventuellement de façon temporaire". Un pas de plus vers « une déclaration de paix ». Bien loin des invectives et des menaces mutuelles de destruction totale précédentes.

Si le sommet de Singapour n’a donc pas encore enclenché une dynamique à la hauteur des attentes, force est de constater que le régime nord-coréen n’a procédé depuis juin à aucun essai nucléaire et balistique qui remettrait immédiatement en cause les objectifs établis.

Donald Trump, qualifiant d’« ami » Kim Jong-Un , fait le pari de la confiance en homologue.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CONFERENCE AU VATICAN SUR LA PEDOPHILIE

Le pape François a eu le courage d'affronter un des plus grands scandales de L'Eglise : la pédophilie. Le pape semble bien décidé à faire bouger les choses. La preuve en est que, pour la première fois dans la longue histoire de l'Église catholique, un cardinal a été rendu à la vie laïque pour des motifs d'abus sexuels. Un communiqué du Vatican, publié le 16 février, indique avoir pris la décision historique de défroquer l’ex-cardinal de Washington Theodore McCarrick, accusé d’attouchement sur un adolescent.

Le pape a tenu à expliciter que ces trois jours et demi de réflexion qui s'ouvraient devaient aboutir à des « mesures concrètes et efficaces ».

« Le poids de la responsabilité pastorale et ecclésiale pèse sur notre rencontre, nous obligeant à discuter ensemble, de manière synodale, sincère et approfondie sur la façon de faire face à ce mal qui afflige l’Église et l’humanité », insistait jeudi matin François.

« Le Saint Peuple de Dieu nous regarde ».

« Le poids de la responsabilité pèse sur notre rencontre », a insisté pour sa part Mgr Charles Scicluna qui a détaillé patiemment les obligations des évêques face aux abus sexuels. Mgr Charles Scicluna a notamment insisté sur l’accueil des victimes, concédant que « dans notre système, le rôle de la victime (…) est assez limité » et préconisant, pour combler cette « lacune », de tenir la victime informée des avancées de la procédure.

Des témoignages poignants et troublants.

Des témoignages poignants ont été entendus ce jeudi 21 février par les évêques rassemblés pour la rencontre sur la protection des mineurs.

Une jeune Africaine , restée anonyme pour sa sécurité, a livré son témoignage dramatique en décrivant le calvaire qu'elle a vécu.

« Depuis l’âge de 15 ans, j’entretenais des relations sexuelles avec un prêtre. Cela a duré treize ans de suite. J’ai été enceinte trois fois, il m’a fait avorter trois fois. Tout simplement parce qu’il ne voulait pas de préservatif ni de méthode contraceptive. Au début, j’avais tellement confiance en lui, je ne savais pas qu’il pouvait abuser de moi. J’avais peur de lui. Et à chaque fois que je refusais d’avoir des relations avec lui, il me frappait. Il me battait. ».

L’Incendie du Borgo de Raphaël ou l'urgence d'agir.

Les 190 participants ont pris conscience de l’urgence des décisions à prendre. D'ailleurs le livret de prière distribué à chacun arborait en première page L’Incendie du Borgo de Raphaël.

Le cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille (Philippines), a rappelé combien les victimes devaient être le premier souci des pasteurs rassemblés dans la salle. « Comment pouvons-nous affirmer notre foi dans le Christ alors que nous fermons les yeux sur les blessures des personnes abusées ? », s’est-il interrogé. Les évêques se sont montrés bouleversés par les abus, mais aussi par le fonctionnement de l’Église.

« Les blessures du Christ portent la mémoire de la souffrance des innocents, mais elles portent aussi la mémoire de notre faiblesse et de notre péché », a lancé le cardinal philippin Tagle au bord des larmes.

« Se confronter à la souffrance des victimes ».

« Nous devons abandonner toute hésitation, et nous rapprocher des blessures des victimes sans crainte d’être blessés nous-mêmes », a poursuivi le cardinal Tagle, signifiant clairement aux évêques que leur propre souffrance sera inévitable. Il y va de la survie même de l’Église, a-t-il fait valoir, reprenant à son compte les propos du théologien cubain Roberto Goizueta : « La négation des blessures et de la mort mène à la mort des autres et à notre propre mort. »

Les évêques ne doivent pas « sous-estimer la nécessité de se confronter à la souffrance des victimes » car « c’est aussi là que l’on rencontre Jésus sur la croix », a poursuivi de son côté Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte et secrétaire adjoint de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le souci de transparence.

Les organisateurs ont choisi, par souci de transparence, de diffuser l’ensemble des interventions. Seuls les débats entre évêques demeureront à huis clos. Il a aussi souligné la plus grande transparence dont avait besoin l’Église. « La communauté doit savoir qu’elle a le droit et le devoir de dénoncer tout comportement sexuel inadapté », a-t-il rappelé, plaidant pour qu’une « culture de la révélation ne soit pas seulement promue par des mots mais encouragée par des actes ».

Que cette rencontre aboutisse à des « mesures concrètes et efficaces » pour « soigner les graves blessures que le scandale de la pédophilie a causées aux petits comme aux croyants ». Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

BATAILLE AUTOUR DE L'AIDE HUMANITAIRE

AU VENEZUELA

Alors qu'une grande partie des Vénézuéliens manque de tout, le bras de fer entre l'armée vénézuélienne, fidèle au président Maduro, et le président autoproclamé Juan Guaido se poursuit.

Les militaires sont déterminée à empêcher l'entrée de milliers d'opposants emmenés par Juan Guaido pour apporter de l'aide humanitaire dans le pays. Ils affirment défendre «l'intégrité territoriale» du Venezuela.

En effet , à l'appel de Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, quelque 700.000 volontaires, selon l'opposition, ont l'intention de se rendre à bord d'autocars le 23 février aux postes-frontières. Objectif affiché : prendre livraison de l'aide humanitaire envoyée par les États-Unis et le Brésil.

Samedi, le Brésil va également mettre à disposition de l'aide humanitaire à Boa Vista et Pacaraima (nord) «en coopération avec les États-Unis». Plusieurs dizaines de tonnes de vivres et de médicaments envoyées par les États-Unis sont stockées à Cucuta où les présidents colombien Ivan Duque et chilien Sebastian Piñera ont prévu de se rendre vendredi pour afficher leur soutien à l'opération. Des aliments et médicaments seront disponibles pour être collectés «par le gouvernement (autoproclamé) de Juan Guaido, par des camions vénézuéliens conduits par des Vénézuéliens», a précisé le porte-parole de la présidence brésilienne, Otavio Régo Barros.

Blocus militaire.

«Les présidents à la botte des Yankees comme ceux de Colombie et du Chili, qui encouragent la provocation et la violence contre le Venezuela, sont en train d'appeler à prendre d'assaut la frontière du Venezuela samedi prochain», a réagi Nicolas Maduro.

Mais les frontières resteront fermées, a averti le ministre de la Défense. «L'armée restera déployée et en alerte le long des frontières pour empêcher toute violation de l'intégrité du territoire», a averti le ministre de la Défense, Vladimir Padrino , à la tête d'une armée qui a réaffirmé mardi sa «loyauté sans faille» envers Nicolas Maduro. Et ce malgré le tweet envoyé par Juan Guaido mardi à chacun des chefs militaires des régions frontalières: «Le 23 février, vous devez choisir entre servir Maduro et servir la Patrie», leur a-t-il écrit. Malgré l'appel du président américain à l’armée vénézuélienne de rallier Juan Guaido et de laisser entrer l’aide humanitaire.« Vous ne trouverez pas de port sûr, pas d’échappatoire et pas d’issue. Vous allez tout perdre », a-t-il déclaré le 18 février devant la communauté vénézuélienne et cubaine de Miami.

« Les yeux de monde entier sont braqués sur vous aujourd’hui », a averti Donald Trump.

De son côté, Nicolas Maduro a annoncé l'acheminement mercredi de 300 tonnes de médicaments achetés à la Russie, alliée de Caracas, en plus des 933 tonnes achetées récemment à la Chine, la Russie et Cuba.

Vendredi, un concert avec des artistes internationaux aura lieu à Cúcuta, organisé par le milliardaire britannique Richard Branson afin de recueillir des dons. Le pouvoir chaviste a répliqué en annonçant l’organisation au même moment, du côté vénézuélien, d’un autre concert « pour dénoncer l’agression brutale à laquelle on tente de soumettre le peuple vénézuélien ». Qualifiant Juan Guaido de «clown qui dit être président par intérim», Nicolas Maduro l'a mis au défi de «convoquer des élections» pour «renverser la situation avec le vote du peuple».

Préférant « une transition pacifique », Donald Trump a néanmoins répété que « toutes les options » étaient sur la table pour faire partir Maduro et mettre fin à la crise humanitaire qui a poussé à l’exil plus de 2,3 millions de personnes, selon l’ONU.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

INJONCTION DE DONALD TRUMP AUX ALLIES EUROPEENS DE RAPATRIER LEURS DJIHADISTES

OU LE DESENGAGEMENT AMERICAIN

AU MOYEN-ORIENT

Alors qu'approche la fin du califat, Donald Trump a exhorté samedi soir ses alliés européens à « reprendre » des centaines de combattants du groupe État islamique (EI) capturés en Syrie et de les traduire en justice.

« Les États-Unis demandent au Royaume-Uni, à la France, à l’Allemagne et aux autres alliés européens de reprendre plus de 800 combattants de l’EI que nous avons capturés en Syrie et de les traduire en justice », a-t-il écrit sur Twitter.

Le président américain qui fait pression sur l'Europe menace même de libérer les quelque 800 combattants prisonniers en Syrie gérés par les États-Unis.

« Le califat est sur le point de tomber. L’alternative n’est pas bonne, car nous serons obligés de les relâcher […] », poursuit-il.

Pour le président américain les combattants de l’État Islamique doivent retourner dans leur pays respectifs pour y être jugés et ne plus constituer une menace sur le sol syrien, alors que les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde en lutte contre l’EI, sont proches de la victoire contre les djihadistes retranchés dans leur réduit de Baghouz.

Autoproclamé en 2014 sur une zone, vaste comme la Grande-Bretagne, à cheval sur l'Irak et la Syrie, le califat de l'Etat islamique n'est plus aujourd'hui en effet qu'un lambeau de territoire d'un kilomètre carré dans l'est syrien.

L'Irak et la Syrie ont besoin de sanctuariser leur territoire sans s'encombrer de ces personnes dangereuses.

Mais le sort de ces djihadistes et de leurs familles est un véritable problème pour les gouvernements européens, peu enclins à rapatrier des individus qui ont prêté allégeance à un groupe ayant juré la destruction de leurs pays d’origine.

Or la politique de désengagement militaire au Moyen-Orient est clairement assumée par Donald Trump comme le montre l'annonce faite en janvier du retrait des troupes américaines de Syrie. Une décision d'ailleurs mal accueillie par ses alliés, puisqu'elle a été annoncée unilatéralement, sans concertation.

Mais la fin du califat permet à Donald Trump de justifier le retrait des troupes américaines.

Un retrait américain pourrait mettre les Kurdes dans une situation délicate face à la Turquie et les djihadistes emprisonnés pourraient se retrouver libérés dans la nature, sans contrôle...

Alize Marion pour DayNewsWorld

CHAOS ET AFFRONTEMENT EN HAITI

LE PRESIDENT S'ADRESSE A LA POPULATION

Après une semaine de violences, le président haïtien Jovenel Moïse s’est exprimé dans une allocution diffusée, jeudi, à la télévision d’État. Washington a annoncé jeudi soir le rappel de ses diplomates non essentiels et de leurs familles basés en Haïti

Le président haïtien Jovenel Moïse est sorti jeudi soir de son silence, après une semaine de manifestations violentes réclamant sa démission.

Au moins sept personnes ont été tuées depuis le début du mouvement le 7 février pour protester contre l’absence d’amélioration des conditions de vie dont est rendu responsable le président Jovenel Moïse.

« Je ne laisserai pas le pays aux mains des gangs armés et des trafiquants de drogue », a déclaré le chef de l’État, s’exprimant en créole au lendemain d’affrontements violents entre forces de l’ordre et manifestants dans le centre-ville de Port-au-Prince.

La colère populaire s'est cristallisé autour de la personne de Jovenel Moïse au pouvoir depuis deux ans.

En effet la publication fin janvier d’un rapport de la Cour supérieure des comptes sur la gestion de deux milliards de dollars du fonds Petrocaribe, un programme d’aide offert à Haïti par le Venezuela depuis 2008, a mis en exergue la gestion calamiteuse et les possibles détournements de fonds dont aurait bénéficiait une entreprise dirigée à l’époque par Jovenel Moïse.

Le président a appelé ses opposants au dialogue pour trouver une issue à la crise .

«  J’ai demandé au Premier ministre de venir les expliquer et les appliquer rapidement pour soulager notre misère » , a-t-il déclaré .

Washington a annoncé jeudi soir le rappel de ses diplomates non essentiels et de leurs familles basés en Haïti et a exhorté les Américains à ne pas se rendre en Haiti.


Jenny Chase pour DayNewsWorld

39 MORTS DANS UN ATTENTAT-SUICIDE

AU CACHEMIRE INDIEN

Au moins 39 membres des forces indiennes au Cachemire indien ont été tués jeudi dans un attentat contre un convoi près de Srinagar, le plus meurtrier depuis 2002, a annoncé la police.

Cet attentat-suicide, revendiqué par un groupe islamiste, visait un convoi de 78 véhicules transportant quelque 2.500 membres de la Central Reserve Police Force (CRPF), une force paramilitaire. Une camionnette bourrée d'explosifs a explosé près du convoi de bus.

L'attaque terroriste la plus meurtrière au Cachemire depuis  20 ans.

Une insurrection séparatiste meurtrière déstabilise le Cachemire indien depuis 1989. L'Inde accuse le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée, ce qu'Islamabad a toujours démenti.

Le Cachemire est revendiqué aussi bien par l'Inde que le Pakistan depuis la fin de la colonisation britannique en 1947. Les forces indiennes dans la partie sous contrôle de New Delhi sont estimées au total à quelque 500.000 hommes.

Le Premier ministre indien Narendra Modi a dénoncé une « attaque odieuse ». « Le sacrifice de nos braves membres des forces de sécurité ne sera pas vain », a-t-il ajouté sur Twitter.

Le ministère indien des affaires étrangères a mis en cause le Pakistan dans un communiqué : « Cet acte ignoble et haineux a été commis par Jaish-e-Mohammed, une organisation terroriste basée au Pakistan et soutenue par lui », l'attentat ayant été revendiqué par le groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, basé au Pakistan.

« L'Inde a la ferme intention de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver sa sécurité nationale », a-t-il averti. « Nous exigeons du Pakistan qu'il cesse de soutenir les terroristes et les groupes terroristes qui opèrent depuis son territoire ».

Et le gouvernement indien a donc pris des mesures contre son voisin et ennemi.

La première sanction contre le Pakistan est d'ordre économique. New Delhi vient de retirer à Islamabad son statut de « nation la plus favorisée » qui offrait depuis 23 ans au Pakistan des allègements de droits de douane.

Sur le plan diplomatique, New Dehli s'efforce d’isoler Islamabad. Mais la Chine, plus grand allié du Pakistan, vient déjà de refuser de voter pour inclure le chef du groupe Jaish-e-Mohammed sur la liste des terroristes de l’ONU. Si cette organisation islamiste pakistanaise, qui a revendiqué le carnage est déjà sur cette liste noire, son chef, Masood Azhar, vit cependant librement au Pakistan.

A trois mois des élections législatives, New Delhi pourrait donc envisager une réponse militaire. Il y a deux ans, lors d’une attaque similaire, le Premier ministre avait ordonné une offensive commando surprise pour détruire des camps terroristes situés de l’autre côté de la frontière.

Une réponse qui n'entraîne cependant pas les deux frères ennemis dans une guerre nucléaire.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

TROIS TORTIONNAIRES SYRIENS PRESUMES

ARRETES

C’est un événement sans précédent depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011.

Trois anciens officiers des services de sécurité de Bachar al-Assad, sont soupçonnés d’avoir participé aux actes de torture pratiqués dans les prisons syriennes.

Ils sont soupçonnés d'avoir commis des « actes de torture et des crimes contre l'humanité », entre 2011 et 2012.

Deux anciens membres des services de renseignements syrien ont été arrêtés en Allemagne, a indiqué le parquet fédéral de Karlsruhe.

Un troisième homme a également été interpellé en France, dans la région parisienne. Ils avaient tous les trois le statut de réfugié depuis 2013.

Ces arrestations sont l’aboutissement d’une enquête préliminaire ouverte conjointement au début de l’année 2018 par les justices allemande et française.

Les enquêteurs des deux pays ont créé une équipe commune sur les crimes du régime d’Al-Assad documentés dans le rapport César.

Ce dernier est le pseudonyme d’un ancien photographe de la police militaire syrienne, exfiltré en 2013 avec les clichés effroyables de dizaines de milliers de corps torturés jusqu’à la mort dans les prisons du régime syrien entre 2011 et 2013.

Pour arriver à ces arrestations, les enquêteurs se sont appuyés sur des témoignages de victimes réfugiées en Europe.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l’homme, au moins 60 000 personnes sont mortes depuis le début de la guerre en 2011, sous la torture ou en raison des terribles conditions de détention dans les prisons du régime.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

CONFERENCE CONTROVERSEE SUR LA SECURITE

AU MOYEN-ORIENT

Ce mercredi 13 février s'ouvre une conférence sur la sécurité au Moyen-Orient à Varsovie, en Pologne, à l'initiative des Etats-Unis. Officiellement pour promouvoir la paix et la sécurité au Moyen-Orient.

Le sommet baptisé selon l'intitulé officiel «conférence ministérielle pour la promotion de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient», débattra de la cybersécurité, du « terrorisme et de l'extrémisme, du développement et de la prolifération des missiles, du commerce et de la sécurité maritimes et des menaces posées par les groupes de substitution dans la région», peut-on notamment lire dans le communiqué de la Maison-Blanche.

Si le programme des discussions paraît largement concerner la sécurité au Moyen-Orient, certains pays et observateurs cependant y voient avant tout une réunion anti-Iran.

L'Iran sera en effet au cœur des échanges mercredi et jeudi afin de s'assurer que le pays «n'ait pas d'influence déstabilisatrice», selon les propres termes du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, le 11 janvier. D'après un haut représentant de l'administration américaine d'ailleurs, la conférence sera l'occasion de discuter de « l'influence de l'Iran au Moyen-Orient, les moyens de contribuer à mettre l'Iran sur de meilleurs rails et repousser collectivement certaines de ses activités déstabilisatrices dans la région ».

C'est que les relations entre Téhéran et Washington sont glaciales depuis la décision américaine de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien (PAGC, pour plan d'action global) et de rétablir des sanctions économiques à l'égard des entreprises de la puissance chiite.

La tension a franchi un nouveau cap ces derniers jours, avec la célébration des quarante ans de la révolution islamique en Iran et l'organisation par les États-Unis de la conférence sur le Moyen-Orient en Pologne les 13 et 14 février. Les deux événements ont donné lieu entre les deux pays «ennemis», qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, à de violentes passe-d'armes et des menaces plus ou moins voilées.

Les pays du Golfe et ses alliés ainsi qu' Israël , partisans d'une ligne dure contre Téhéran, ont répondu présents à la conférence. 

L'Arabie saoudite, Bahreïn, Israël, le Yémen, la Jordanie, le Koweït, le Maroc, Oman et les Émirats arabes unis ont confirmé que leurs délégations seraient dirigées par des ministres tandis que l 'Egypte et la Tunisie envoient des vice-ministres. Benyamin Nétanyahou, quant à lui, place la lutte contre l'Iran «en tête d'agenda, a-t-il déclaré au cours d'une réunion avec son cabinet dimanche.

«Comment continuer à l'empêcher de s'implanter en Syrie, comment déjouer ses agressions dans la région et, surtout, comment empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires», a énuméré le premier ministre israélien.

En revanche une majorité des pays européens rejette la ligne dure de Washington contre Téhéran et y participent à minima.

Ainsi la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini ne participera pas à la conférence organisée à Varsovie annonçant avoir d'autres engagements. L'Allemagne a fait le choix d'envoyer un haut fonctionnaire en lieu et place d'Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères.

La France devrait l'imiter. Seule puissance européenne à envoyer son ministre des Affaires étrangères : le Royaume-Uni. Jeremy Hunt a tout de même souligné que le but de sa participation était d'aborder la crise humanitaire déclenchée par l'offensive de l'Arabie saoudite au Yémen.

La Russie et l'Autorité Palestinienne ont également décliné l'invitation. Le premier estime la réunion trop centrée sur «un pays», tandis que la Palestine estime que les Etats-Unis ne peuvent plus servir de principal intermédiaire dans le processus de paix israélo-palestinien, notamment depuis la décision de Donald Trump de transférer l'ambassade américaine d'Israël à Jérusalem.

Les États-Unis entendent donc à cette occasion accentuer la pression sur l'Iran et contenir l'influence de Téhéran au Moyen-Orient malgré les inquiétudes de plusieurs pays de l'Union européenne

En mai dernier, Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord international de 2015 qui encadrait les activités nucléaires de Téhéran et rétabli des sanctions contre l'Iran alors même que les autres signataires de l'accord de Vienne - Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne - en restent parties prenantes. Depuis, la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie a provoqué de nouvelles inquiétudes parmi les alliés européens des États-Unis.

De son côté le président iranien Hassan Rohani est le même jour, à Moscou avec les présidents russe et turc, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, pour des discussions sur la situation syrienne.

Une stratégie américaine « dangereuse » ?

Alize Marion pour DayNewsWorld

OURS POLAIRES AGRESSIFS EN RUSSIE

Attention ours méchants. L'archipel de Nouvelle-Zemble, dans le nord-est de la Russie, a décrété samedi l’état d’urgence face à l'« invasion » de dizaines d’ours polaires agressifs.

Des dizaines d’ours polaires affamés s’invitent de plus en plus souvent en ville, attaquant les gens dans la rue et faisant intrusion dans les immeubles d’habitation.

Ces animaux sont affectés par le réchauffement climatique et la fonte des glaces.

Une cinquantaine d’ours polaires rendent régulièrement visite à Belouchia Gouba, le plus grand village de l’archipel où est basée une garnison militaire russe.

Ils sont reconnus comme espèce en danger et la chasse des ours polaires est interdite en Russie.

Pour l’heure, les autorités cherchent à chasser les ours polaires des immeubles d’habitation à l’aide de véhicules de patrouille et de chiens. Mais en vain.

L’agence fédérale russe chargée de la surveillance de l’environnement refuse d’autoriser l’abattage des animaux les plus agressifs.

Elle a décidé d’envoyer sur l’archipel une commission pour faire une évaluation de la situation.

Boby Dean pour DayNewsWorld

INONDATIONS EN AUSTRALIE DES CROCODILES

DANS LES RUES

De telles précipitations, « ce n'est pas un événement qui survient tous les 20 ans, c'est un événement qui survient tous les 100 ans ».

La déclaration de la Première ministre du Queensland, Annastacia Palaszczuk, samedi, témoigne de la violence des précipitations qui se sont abattus sur le nord de l'Australie ces derniers jours.

Le nord -est de l'immense île-continent est habitué en cette saison aux pluies de mousson mais pas d'une telle violence. Cette partie de l'Australie est sous des trombes d'eau.

L'armée a été déployée dans certaines zones de l'Etat du Queensland, lundi 4 février, pour évacuer la population menacée par des crues exceptionnelles. Les autorités ont été contraintes dimanche d'ouvrir les vannes contre les inondations pour libérer des torrents d'eau.

La ville côtière de Townsville est particulièrement touchée si bien que nombre de voitures étaient sous l'eau et de nombreux habitants privés de courant. Et que des crocodiles ont été aperçu dans des rues inondées

« Si l'idée de vous retrouver face à face avec un crocodile ne suffit pas à vous en dissuader, avant d'aller jouer dans l'eau, vous devez toujours avoir à l'esprit que vous pourriez être en train de patauger au milieu des excréments de votre voisin », a prévenu la police du Queensland dans un communiqué.

Le Bureau australien de la météorologie a mis en garde dimanche contre de nouvelles pluies et le risque de tornades et de vents violents dans les jours à venir.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

NAYIB BUKELE PRESIDENT DU SALVADOR

Le conservateur Nayib Bukele sera le 6e président depuis la fin de la guerre civile en 1992. Il hérite, comme ses prédécesseurs, d’un pays dominé par les gangs. Nayib Bukele, 37 ans, l’enfant terrible de la politique salvadorienne, a remporté dimanche 3 février, dès le premier tour avec plus de 53 % des voix, l’élection à la présidence du plus petit, mais plus densément peuplé, pays d’Amérique centrale.

« Nous pouvons annoncer maintenant de manière tout à fait certaine que nous avons gagné la présidence de la République du Salvador », a déclaré l’ancien maire de San Salvador devant ses partisans.

Le mandat présidentiel de cinq ans est non renouvelable, et la majorité parlementaire est détenue par le parti de droite Arena, au moins jusqu’aux prochaines élections législatives en 2021.Un peu plus de 5,2 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour un scrutin qui s’est déroulé dans le calme et dans l’ambiance de fête

Ses deux principaux adversaires Carlos Calleja, du parti de droite Alliance républicaine nationale (Arena), et Hugo Martinez, du parti Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN, ex-guérilla) ont reconnu sa victoire. du candidat du parti conservateur Grande alliance pour l’unité (Gana).

Le sixième président salvadorien depuis la fin, en 1992, de la guerre civile qui avait ensanglanté le pays pendant une douzaine d’années, s’est donné pour mission de rompre avec la double malédiction de la violence des gangs criminels et de la misère. Nayib Bukele cultive sa proximité avec la frange la plus jeune de l’électorat.

Son premier défi à relever est celui de la violence des bandes criminelles, responsables de la quasi-totalité des 3 340 meurtres qui ont ensanglanté l’année dernière le Salvador.

Avec un taux de 51 homicides pour 100 000 habitants, c’est l’un des pays les plus violents du monde en dehors des zones de guerre. Quelque 54 000 membres des deux « maras » (gangs) toujours en activité (17 000 sont derrière les barreaux) font régner la terreur au Salvador en se livrant au racket, au trafic de drogue et aux assassinats. De droite ou de gauche les différents gouvernements n'ont pas réussi à en venir à bout des  bandes criminelles.

Cette violence endémique et la misère poussent chaque année des milliers de Salvadoriens à fuir leur pays. Ils ont été ainsi plus de 3 000 à prendre la route en « caravane » vers le rêve américain en octobre et novembre 2018, au grand dam du président Donald Trump.

L’économie désormais dollarisée marque le pas et 30,3 % des 6,6 millions de Salvadoriens vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LE PAPE FRANCOIS AUX EMIRATS UNIS POUR UN DIALOGUE INTERRELIGIEUX

« Nous espérons que la visite apostolique du pape François constituera un pas important sur le chemin du dialogue entre musulmans et chrétiens et contribuera à la compréhension réciproque et à la paix au Proche-Orient », a déclaré Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique aux Émirats, à Oman et au Yémen.

Le pape François est arrivé dimanche 3 février au soir à Abu Dhabi pour y rester jusqu’au mardi 5 février.. C'est la première fois qu'un pape se rend dans un pays musulman du Golfe. .

Les Emirats arabes abrite 10% de catholiques qui peuvent vivre leur foi. « Le pape parlera à un peuple de migrants », souligne Alessandro Gisotti, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.

S'ils jouissent d'une relative liberté religieuse, ils sont tenus cependant à une grande discrétion, l'islam étant religion d'Etat.

Pour le Vatican, la visite du pape est placée sous le signe du dialogue interreligieux, dans un pays de tradition musulmane malikite et non wahhabite, où les fondamentalistes ne sont pas tolérés.

En 2014, trente personnes appartenant à une branche des Frères musulmans ont été emprisonnées. Mais les chrétiens, tous étrangers et immigrés, employés dans le bâtiment, l’hôtellerie ou comme domestiques, ne bénéficiant d'aucun statut juridique, sont maltraités et mal payés.

 

L'enjeu, pour l'Eglise catholique, est donc d'obtenir, à terme, un statut juridique de «citoyen» pour les habitants chrétiens des pays musulmans tandis qu'il s'agit pour les musulmans de montrer le visage d'un islam tolérant.

Ce voyage s'inscrit de fait dans le cadre de l'année de la «Tolérance» décrétée en 2019 par les Emirats Arabes Unis

Une messe en plein air sera célébrée au stade Zayed . Le pape circulera en papamobile dans le stade, mais aussi dehors, signe important dans un pays où les manifestations extérieures du culte chrétien sont peu tolérées.

Avec 130 000 fidèles attendus, on l’annonce comme le plus grand rassemblement jamais organisé dans le pays. Puis le pape François participera  lundi,avec 700 autres responsables religieux de toutes confessions, à une «conférence mondiale sur la fraternité humaine» organisée par le «Conseil Musulman des Sages» présidé par son ami, le cheikh Ahmed Al Tayeb, recteur et grand iman du Caire (Egypte)

La participation des Émirats à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite contre le Yémen pourrait également être abordée. « Je suis avec grande préoccupation la crise humanitaire au Yémen. La population est épuisée par le long conflit et de très nombreux enfants souffrent de la faim.

Le cri de ces enfants et de leurs parents monte devant Dieu », a-t-il lancé. Une heure avant de s'envoler pour Abou Dhabi, le pape a pressé les parties impliquées dans le conflit au Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, de « favoriser de manière urgente le respect des accords » pour une trêve à Hodeida (ouest), essentielle à l'acheminement de l'aide internationale.

Le pape argentin a également posté un message sur Twitter, affirmant se rendre aux Emirats « comme un frère pour écrire ensemble une page de dialogue et parcourir ensemble les chemins de paix. Priez pour moi! ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

INQUIETANTE CRISE POLITIQUE AU VENEZUELA

Plus d'une semaine après l'autoproclamation du président du Parlement, Juan Guaido, comme « président par intérim », la crise persiste au Venezuela aggravant le risque de troubles civils.

Alors que le président élu, Nicolas Maduro, a proposé des élections législatives anticipées pour sortir de la crise, Juan Guido ,lui, appelle à une nouvelle élection présidentielle, estimant la précédente irrégulière.

Mercredi, des milliers de Vénézuéliens ont manifesté à l'appel de Juan Guido pour convaincre l'armée de rejoindre l'opposition tandis que le dirigeant chaviste qui supervisait des manœuvres militaires à Caracas, a exhorté l'armée à l'unité face aux appels à la rébellion des Etats-Unis et du président autoproclamé.

«Vous voulez que gouverne une marionnette des ‘gringos' au Venezuela?», a lancé M.Maduro ensuite dans un meeting face à des jeunes Vénézuéliens.

Face au duel entre les deux présidents la communauté internationale se montre divisée.

La communauté internationale divisée

L’opposant Juan Guido est en effet soutenu par les Etats-Unis, les premiers à l'avoir reconnu comme président par intérim. Les deux hommes, qui se sont entretenus par téléphone avant la mobilisation de mercredi, se sont mis « d’accord pour rester en contact régulier afin de soutenir le retour vers la stabilité du Venezuela ». « Le combat pour la liberté a commencé ! », a tweeté, dans la foulée, le locataire de la Maison Blanche. Treize autres pays, menés par les États-Unis, reconnaissent également officiellement Guaido.

Emboîtant le pas, notamment, aux Etats-Unis, les députés du Parlement européen ont voté jeudi 31 janvier une résolution reconnaissant l'opposant vénézuélien Juan Guaido «président par intérim légitime» de son pays et appelant tous les pays de l'UE à faire de même.

Les eurodéputés ont également apporté leur «soutien entier à l'égard [du] programme» du président de l'Assemblée nationale et président par intérim autoproclamé, Juan Guaido.

De son côté Nicolas Maduro, fort du soutien de l'armée, est soutenu et reconnu par une écrasante majorité des 193 États membres de l'ONU, notamment la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité, qui dénoncent une ingérence américaine.

L'asphyxie de l'économie vénézuélienne

Alors que le Venezuela , autrefois le plus riche d'Amérique latine, a sombré économiquement et que ses habitants souffrent de graves pénuries d'aliments et de médicaments, les Etats-Unis accentuent leur pressions économiques en sanctionnant le groupe pétrolier PDVSA, source de 96% des revenus de l'État vénézuélien( gel des avoirs à l'étranger et interdiction de tout commerce avec des entités). Dans le même temps, les États-Unis ont donné à Juan Guaido le contrôle des comptes bancaires du Venezuela sur le sol américain.

De plus la Banque d'Angleterre en possession d'une partie des réserves vénézuéliennes en or, a refusé de restituer 1,05 milliard d'euros de lingots à Caracas tandis que, selon des rumeurs, un avion russe, arrivé à vide à Caracas, devrait repartir du pays, probablement vers la Russie, avec 20 tonnes d'or, soit 730 millions d'euros et 20% des fonds en or détenus par le Venezuela...

Alors que les neuf jours de mobilisations se sont déjà soldés par une quarantaine de morts et plus de 850 arrestations , selon les chiffres de l’Organisation des Nations unies, que des journalistes étrangers ont été arrêtés, de nouvelles manifestations des deux camps politiques sont prévues samedi.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA CONFIANCE DES FRANÇAIS

DANS LA PRESSE EST EN BERNE

Après plusieurs agressions de journalistes et « une escalade de la haine » lors de certains épisodes des manifestations des Gilets Jaunes, toutes dénoncées par l’ONG-Reporters Sans Frontière, le journal La Croix a fait procéder à un sondage suivi d’une étude évaluant la confiance des Français dans la Presse.

Les résultats sont alarmants ! La crédibilité accordée par les Français aux différents supports de presse et la perception qu’ils ont de l’indépendance des journalistes sont au plus bas.

A la question : « Les journalistes sont ils indépendants » la réponse a été non, au motif que la pression ressentie des partis et du pouvoir politique est pour 69% des Français très forte.

La Presse et les journalistes se placeraient  trop souvent dans le sens du vent faisant en sorte que l’on ne sait pas «  si c’est la girouette qui tourne ou si c’est le vent qui la fait tourner » (Edgard Faure)

Les Français ont aussi répondu non à 62% pour les pressions venant du monde de l’argent.

A la question : « En général, à propos des nouvelles…est-ce que de votre point de vue, vous dites : les choses se sont passées comme le raconte la TV », ils sont 62% à répondre non, soit une hausse spectaculaire de 10 points en un an.

Les 8/24 ans ont encore moins confiance dans la TV ; ils sont 64% à déclarer qu’ils n’ont pas confiance en elle.

Parmi les médias, la radio semble s’en sortir un peu mieux : 50% des gens lui font encore confiance mais le baromètre a plongé de 6 points en un an.

La presse écrite perd à nouveau 8 points sur les 6% de personnes qui lisent les journaux papier ; 44% ne lui font pas confiance. La Presse écrite qui est pourtant toujours considérée comme la part noble du métier est moribonde.

Internet et les réseaux sociaux sont les seuls médias qui restent stables, avec 25% seulement de gens qui leur font confiance.

S’agissant de la couverture du mouvement des Gilets Jaunes, 32% seulement des Français pensent que le mouvement a bien été traité, étant précisé par ailleurs que 54% estiment que la façon dont la Presse en parle ne permet pas de le comprendre.

Cette étude, issue du 32ème Baromètre de Confiance des Français dans les Médias, réalisée par Kantar, confirme que les journalistes sont de moins en moins crédibles et que de ce fait la liberté d’informer et par suite  le droit à « la bonne » information sont de plus en plus illusoires.

Le public des lecteurs souhaite néanmoins très majoritairement voir l’émergence d’une Presse neutre et non partisane, qui de surcroit « ne soit pas de gauche ». Selon ce public, plus les journalistes mentent, plus ils désinforment, plus les gens sont irrités et plus ils vont chercher sur Internet pour s’informer avec de la matière « brute », non analysée estime Patrick Grunberg, Journaliste chez Dreuz.info.

Triste constat qui nécessite néanmoins quelques « ré informations salutaires » ne serait-ce que pour réhabiliter les médias qui font encore, contre vents et marées , bien leur travail ; mais qui aussi se font, malheureusement et très fréquemment pointer du doigt pour la seule raison qu’ils ne se seraient pas assez agenouillés devant tous les pouvoirs mais surtout devant l’efficacité redoutable des réseaux sociaux et notamment  Facebook.

Sur ce dernier point, le constat est le même aussi bien aux Etats- Unis, qu’en Europe ou en France.

Avec les GAFA le paysage médiatique est en train de muter à une vitesse considérable, créant aussi, par suite et en raison de leur nature , une menace toxique pour la démocratie « manipulée par le soft power, l’argent et l’écosystème de l’entre soi » de ces géants de l’Internet.

Les conséquences estimées à terme sont inquiétantes, la dépendance des médias aux actionnaires-industriels-milliardaires contribuant chaque jour un peu plus à la mise en place d’une information uniformisée  (au niveau mondial) sur un format qui a crée la soumission au total numérique, au rythme imposé (journalier/hebdomadaire/mensuel) et pour finir à l’organisation des rédactions victimes de leur asservissement au dictat financier mis en place par  leurs « vrais employeurs ».

Les petits médias sont les plus touchés. Pire même, ils risquent d’être balayés du paysage médiatique.

Le retour de manivelle n’a pas tardé. Dose après dose la Presse papier mais aussi la Presse audiovisuel ont commencé à payer (c’est ce que confirme l’étude de Kantar) les effets pernicieux de la stratégie de ces  géants qui depuis quelques années a mis à dure épreuve l’agilité et la compétence des petites et moyennes rédactions.

Tout a commencé véritablement en octobre 2016, lorsque Facebook a sifflé la fin de la partie en faisant savoir que désormais, pour l’avenir, les fils de l’actualité ne seraient plus gratuits. Pour donner néanmoins encore envie  aux médias de continuer à « s’alimenter à travers eux », mais surtout pour convaincre ceux qui bénéficiaient alors d’une solide réputation, envie de contribuer au format Facebook, Mark Zukerberg , soutenu par d’alléchants algorithmes a proposé un deal aux plus grands médias qu’il souhaitait enrôler.

Pour cela, il a fait un chèque de 50 millions de dollars, répartis en 140 contrats (une goutte d’eau par rapport aux recettes trimestrielles de Facebook/environ 15 milliards de dollars en 2018). Des millions de dollars et d’euros ont ainsi été distribués aux médias  et à certains médias hexagonaux. Même le mythique « Le Monde » ne s’est pas donné les moyens de résister. Diverses sources indiquent que le journal percevrait entre 200 et 300 000 € par mois, sur des périodes de 6 mois en rémunération de son partenariat

En dépit de  cela, un grand nombre de médias, qui se sont engagés dans la spirale du système ont admis (de gré ou de force)  depuis quelques temps qu’ils ont tout intérêt à entretenir « de bonnes relations avec leur mécène » aggravant par voie de conséquence immédiate leur dépendance financière.

Du coté de Facebook on assume ces contributions financières, qu’ils nomment astucieusement « compensations ».  Mais, la " média partnership team », consciente de ses faiblesses éthiques et de la dépendance financière de ses protégés n’a  pas hésité, pour faire baisser encore un peu plus leur méfiance et les reliquats de volonté d’indépendance, à les inciter à raisonner en termes d’opportunités ( ?), pour faire totalement oublier les règles morales fondamentales du journalisme.

Bien que certains journalistes à l’exemple de Michel Szadkowski (Rédaction Le Monde) continuent d’expliquer qu’ils n’ont fait aucune concession d’éditorial, force est de constater que cela n’a pas suffit pour rassurer les lecteurs, de plus en plus critiques.

Les lecteurs-consommateurs qui sont en effet devenus de plus en plus perspicaces ont compris comment fonctionne depuis plusieurs années le système. Les résultats du 32ème et dernier baromètre de la Presse de Kantar en est la preuve. Saturés par des contenus orchestrés et bourrés d’erreurs « dites techniques » ils ont commencé à se détourner de l’information en général, même s’ils sont toujours accroc à l’actualité.

Face à ce système l’opinion des lecteurs a évolué tout naturellement comme a évolué le consentement à l’impôt, symétriquement. Trop d’impôts, tue l’impôt ! Trop d’information manipulée, tue l’information ! La colère et l’indignation sont montées d’un cran supplémentaire avec les Gilets Jaunes et c’est devenu la « cata » en termes d’image pour la Presse et les médias.

Les conflits et leurs manifestations violentes sont devenus  inévitables : Insultes, confiscations de matériel, viols, coups de matraque, tabassages, agressions multiples, menaces de mort… la mobilisation des Gilets Jaunes a mis en évidence, sur le terrain de l’information, le fort désamour qui existe aujourd’hui entre journalistes et citoyens, ceci au nom de la liberté d’expression et de penser. C’est hallucinant dans un pays comme la France !

Pourtant la liberté de la Presse et le suffrage universel (démocratique) sont indissociables et attenter à l’un c’est attenter à l’autre et porter atteinte à l’indépendance de l’information. Mais on a touché présentement  le nœud gordien en ces domaines !

Pour notre part, nous souhaitons reprendre le slogan de Reporters sans Frontières « les citoyens ont le droits de manifester, les journalistes celui d’informer ». Le respect intégral du fonctionnement de ce couple démocratique est pour nous une recherche quotidienne absolue.

Daynewsworld est indépendant. Il poursuivra sur cette ligne la diffusion de ses informations, sans s’interdire des analyses qui pourraient parfois ne pas être totalement conformes à la bien pensance générale. La pensée unique n’est pas un carcan pour nous !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LA CHRETIENNE ASIA BIBI ENFIN LIBRE

DE QUITTER LE PAKISTAN

Enfin la chrétienne Asia Bibi va pouvoir quitter le Pakistan après une longue saga judiciaire. Asia Bibi, ouvrière agricole chrétienne, avait été condamnée à mort en 2010 pour blasphème à la suite d’une dispute avec des villageoises musulmanes au sujet d’un verre d’eau. Ce qui avait suscité une vague d'indignation dans le monde.

La Cour suprême avait fini par prononcer le 31 octobre 2018 l'acquittement d'Asia Bibi.

Mais après l’acquittement d’Asia Bibi, des milliers d’islamistes avaient bloqué trois jours durant les principaux axes du pays pour exiger sa pendaison. Ces rassemblements avaient poussé le gouvernement du Premier ministre Imran Khan à signer un accord controversé avec eux, au grand dam des Pakistanais.

L'exécutif s'était engagé à lancer une procédure visant à interdire à Asia Bibi de quitter le territoire et à ne pas bloquer la requête en révision du jugement d'acquittement par la Cour Suprême.

« Ce recours est rejeté », a déclaré le juge Asif Saeed Khosa à l’issue de l'audience devant la plus haute instance judiciaire pakistanaise.

La Cour suprême s’est donc opposée ce mardi à l’ouverture d’une procédure en appel contre l’acquittement d'Asia Bibi. Cette décision ouvre la voie au départ de la chrétienne d'un pays musulman très conservateur.

Les défenseurs des droits de l’homme voient en Asia Bibi un symbole des dérives de la loi réprimant le blasphème au Pakistan, souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels

Une quarantaine de personnes condamnées pour blasphème se trouvent actuellement dans le couloir de la mort au Pakistan, selon une estimation de la Commission internationale pour la liberté religieuse des États-Unis datant de 2018.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DEUX PRESIDENTS A LA TETE DU VENEZUELA

Le président du Parlement, tenu par l'opposition, Juan Guaido, s'est autoproclamé mercredi «président par intérim» du pays d'Amérique latine. Les États-Unis et leurs alliés l'ont reconnu, mais le président Nicolas Maduro, ainsi que d'autres pays, dénoncent un coup d'État organisé par Washington.

Une succession d'événements politiques

Les événements se sont précipités dans ce pays miné par l'hyperinflation, les pénuries alimentaires, dépendant de sa rente pétrolière et soumis à de lourdes sanctions.

Nicolas Maduro, poids lourd du régime chaviste, a été réélu en mai 2018 avec 68%.

Le président élu a prêté serment le 10 janvier 2019 pour ce nouveau mandat. Mais l'opposition a contesté le scrutin, dénonçant des irrégularités et des pressions sur les électeurs si bien que l'Assemblée nationale, avec à sa tête Juan Guaido, a déclaré illégitime ce nouveau mandat dès le 5 janvier.

Et mercredi 23 janvier le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido s'est autoproclamé «président» par intérim.

«Je jure d'assumer formellement les compétences de l'exécutif national comme président en exercice du Venezuela pour parvenir (...) à un gouvernement de transition et obtenir des élections libres», a lancé mercredi Juan Guaido devant des dizaines de milliers de partisans réunis à Caracas .

C'est la crise politique la plus aiguë de l'histoire récente du Venezula. Cette situation politique inédite provoque des heurts violents entre opposants et partisans du régime de Nicolas Maduro,

Juan Guaido, président autoproclamé, soutenu par les États-Unis et ses alliés dans la région.

Après l'auto-proclamation du président du parlement vénézuélien de nombreux pays l'ont reconnu comme président par intérim du Venezuela. Ainsi Donald Trump a immédiatement annoncé dans un communiqué qu'il reconnaissait officiellement Juan Guaido comme «président par intérim du Venezuela».

« Aujourd’hui, je reconnais officiellement le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, comme président par intérim du Venezuela », a-t-il indiqué. Jugeant que l’Assemblée nationale était « la seule branche légitime du gouvernement », M. Trump rappelle que cette dernière a déclaré le président Nicolas Maduro « illégitime ».

« Le peuple du Venezuela a courageusement parlé contre Maduro et son régime et exigé la liberté et l’Etat de droit. Je continuerai à utiliser toute la puissance économique et diplomatique des Etats-Unis pour faire pression en faveur du rétablissement de la démocratie vénézuélienne. » , a affirmé le locataire d la Maison Blanche.

Le Canada, la Colombie et le Brésil, alliés de Washington dans la région, ont emboîté le pas, ainsi que l'Argentine, le Chili, le Paraguay et le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro.

Nicolas Maduros, président élu, soutenu notamment par la Chine et la Russie

De son côté, le pouvoir chaviste a dénoncé «une tentative de coup d'État fasciste» fomenté depuis les États-Unis.

A l'intérieur, le président Maduro peut compter sur le soutien de l'armée vénézuélienne.

« Nous, soldats de la patrie, nous n'acceptons pas un président imposé à l'ombre d'intérêts obscurs ni autoproclamé en marge de la loi.

L'armée défend notre Constitution et est garante de la souveraineté nationale", a écrit le ministre de la Défense sur Twitter.

A l'extérieur la Chine et la Russie, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, lui ont apporté leur soutien.

«Une ingérence étrangère destructrice, en particulier dans la situation actuelle extrêmement tendue, est inacceptable (...)

C'est une voie directe vers l'arbitraire et le bain de sang » a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

Cuba, dirigé par le président Miguel Díaz-Canel , le Mexique du président de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador la Bolivie du socialiste Evo Morales ont également apporté leur soutien au président chaviste.

En cette date historique qui commémore les 61 ans de la chute de la dictature de Marcos Perez Jimenez, le 23 janvier 1958, opposants et partisans du président socialiste souhaitent compter leurs forces. Des heurts violents ont éclaté provoquant sept morts.

Donald Trump a assuré que «toutes les options» étaient sur la table si Nicolas Maduro recourrait à la force contre les manifestations d'opposants .

Alize Marion pour DayNewsWorld

FORUM DE DAVOS 2019

Le Président des Français, Emmanuel Macron, a choisi la date d’aujourd’hui, lundi 21 janvier 2019 pour réunir le gratin de la finance et de l’industrie mondiale à Versailles.

Versailles ! 21 janvier ! Emmanuel Macron a-t-il vu que ces deux mots avaient fait trembler la France il y a un peu plus de 200 ans ?

Le 21 janvier est la date anniversaire de la décapitation de Louis XVI, le dernier roi ayant vécu à Versailles ?

Officiellement cette réception a pour but de présenter l’attractivité de la France. Les services de la Présidence ont parlé de nécessité de « faire de la pédagogie sur les réformes économiques menées depuis 18 mois et celles qui restent à faire » !

Le communiqué est atterrant de naïveté ou de franchise cynique. Les Gilets Jaunes vont certainement apprécier ( ?) cette franchise et affirmer une fois de plus que le « Grand Débat » n’est que poudre aux yeux et « enfumage »  car l’exécutif veut visiblement poursuivre le cap de façon déterminée.

Parmi ces patrons qui devraient venir faire glisser leurs pas sur les parquets de Versailles, sont attendus : les dirigeants de Microsoft, de Mittal, de Général Electric (qui grâce à Emmanuel Macron, alors Ministre des Finances a « dérobé» Alsthom à la France), Snapchat, Procter § Gamble mais aussi Aliko Dangote, la 1ère fortune africaine qui se trouve à la tête du conglomérat éponyme nigérian.

Officieusement ces grands patrons sont en route pour Davos, ce village devenu célèbre, des Grisons suisses où va se tenir le 38ème forum mondial. En fait, ils ont été « interceptés » par Emmanuel Macron, car celui-ci ne peut pas y aller, empêché, qu’il  est par la colère des Gilets Jaunes et le démarrage du Grand Débat national.

Pourtant, il aurait certainement aimé aller au Forum de Davos en cette année 2019, pour faire le beau comme à son habitude dans des endroits plus élégants que d’obscurs gymnases de province.

Il aurait au demeurant été intéressant d’entendre Emmanuel Macron pérorer sur le thème qui a été choisi : « la moralisation de la mondialisation ».

Waaouhhh ! Quelle question géniale ! Comment doit -elle être analysée sachant que la mondialisation n’a semble-t- il pas adopté des voies très morales  au sens social du terme, pour prospérer jusqu’à présent.

Une « re-moralisation » aurait été pourtant bienvenue plus tôt, en France comme ailleurs dans le monde pour qu’il y ait moins de chômage, moins d’immigration et moins de pauvreté. L’explosion des Gilets Jaunes le démontre s’il en était besoin.

Mais Davos a toujours été un gigantesque cocktail, une université d’hiver pour très riches VIP, un meeting et un brainstorming en entre soi  où la morale a rarement eu sa place.

Mais peu importe, sûr de lui, Klaus Schwab, le fondateur de Davos  qui a fait cette année le constat que le monde « entrait dans une période de profonde instabilité provoquée par des disruptions technologiques et des réalignements  de forces géoéconomiques et géopolitiques » a jugé que dorénavant « la quatrième révolution industrielle en cours devait être centrée sur l’être humain, de façon inclusive et durable ».

Aussi, après avoir été le centre d’un bon business, le Forum de Davos pourrait-il devenir un évènement où l’on y brasse des idées philosophiques et économiques fortes.

Pour cette année, ces idées ne seront cependant pas partagées par :

Carlos Ghosn : en taule

Emmanuel Macron : saucissonné par les Gilets Jaunes

Theresa May : empêtrée dans le Brexit

Donald Trump : en guerre contre le Congrès et en plein shutdown

Michel Temer : accusé de corruption et de blanchiment d’argent, remplacé par Jair Bolsonaro qui va tenir la vedette cette année.

Et pourtant, l’économie mondiale serait, selon de nombreux économistes, au seuil d’une nouvelle crise, menacée par le spectre d’une augmentation des taux d’intérêts, d’une flambée des prix du pétrole et des matières premières dont certaines se font de plus en plus rares.

Vestifinance  vient de détailler les indicateurs à la base de ces prédictions dans une étude qui démontre que la baisse (trop rapide)  constatée de la masse monétaire pourrait conduire à une sévère impulsion à la baisse de la croissance économique mondiale.

Aussi, dans le contexte de financiarisation de l’économie et de mutation des relations entre l’Etat et l’Economie, il se pourrait malgré tout que Davos débouche sur des propositions de reprise en mains du pouvoir politique sur l’économie , ceci alors même que le discours contre le libre échange est en train de gagner du terrain par le biais de la montée des populismes.

Davos 2019 pourrait il introduire des propositions inclinant vers un autre paradigme  économique, plus favorable au grand nombre et moins pour quelques uns ?

Les banquiers centraux indépendants pourraient faire les frais de ce renversement de tendance et être obligés de céder du terrain, « challengés » solidement qu’ils seront dans le futur par les médias emmenées par les opinions publiques, et, contraints par les règles nouvelles qui leurs seront imposées.

Naturellement, il ne faut pas crier victoire trop vite ! Il faudra encore du temps pour amorcer ces revirements, mais il faudra suivre attentivement les conclusions des travaux de Davos 2019 pour savoir qui seront les gagnants et les perdants à l’avenir.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

66 MORTS ET 71 BLESSES DANS L'INCENDIE

D'UN OLEODUC AU MEXIQUE

Au moins 66 personnes ont été tuées et 71 blessées par brûlures, dans l’incendie d’un oléoduc qui présentait une fuite où des habitants venaient voler du carburant, dans l’est du Mexique, ont annoncé vendredi les autorités, en pleine offensive du gouvernement mexicain contre les vols de carburant.

L’incendie s’est produit dans la localité de Tlahuelilpan dans l'Etat de Hidalgo, à environ 100 km au nord de Mexico. Quelques heures auparavant la fuite de l'oléoduc avait attiré des dizaines d’habitants de cette localité venus récupérer du carburant munis de seaux et jerrycans.

« Je déplore beaucoup la grave situation dont souffre Tlahuelilpan à cause de l'explosion d'un oléoduc », a réagi sur Twitter le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador. « J'appelle tout le gouvernement à venir en aide aux gens sur place », a-t-il ajouté.

Des unités de lutte contre les incendies ainsi que des ambulances de la compagnie pétrolière étatique Pemex ont été dépêchées sur les lieux pour secourir les victimes, a précisé le gouverneur de l’Etat de Hidalgo où se trouve Tlahuelilpan, Omar Fayad.

Prélèvement clandestin et manque à gagner de 3 milliards de dollars.

« On sait que c'était un prélèvement clandestin et que les autorités compétentes s'en occupaient déjà », a indiqué le gouverneur de l'Etat de Hidalgo. Plus de 10 000 siphonnages ont été enregistrés cette même année sur les canalisations de la compagnie pétrolière Pemex, selon des chiffres officiels. Un délit qui a causé une perte de quelque 3 milliards de dollars (2,64 milliards d'euros) en 2017 et 2018 à l'Etat mexicain, selon des chiffres officiels.

C'est pourquoi le gouvernement du nouveau président Andrés Manuel Lopez Obrador met en œuvre une stratégie nationale contre le vol de carburant.

En effet certains gangs criminels ou de simples familles pratiquent ces prélèvements illégaux pour les revendre ensuite au marché noir, notamment dans l'Etat de Puebla (centre), épicentre du phénomène connu sous le nom de « Huachicol ». Autour de cette pratique illégale s'est même développée une culture locale avec chansons populaires et figures religieuses portant un bidon et un tuyau en plastique. Des stations-service officielles distribuent même du carburant volé.

Le gouvernement, prenant le taureau par les cornes, a fermé plusieurs oléoducs acheminant le carburant pour stopper ces vols. Cette stratégie a provoqué une pénurie de carburant dans une dizaine d'Etats du pays, dont la capitale.

Le président André Manuel Lopez Obrador, qui a pris ses fonctions le 1er décembre, a exhorté les Mexicains à faire preuve de patience devant cette situation chaotique.

Selon les autorités, les gangs bénéficient de complicités au sein de l'entreprise nationale si bien que l'ancien chef de la sécurité de société fait actuellement l'objet d'une enquête pour vol de carburant.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ATTENTAT MEURTRIER EN COLOMBIE

AU MOINS 21 MORTS ET 68 BLESSES

21 morts et 68 blessés. C'est le bilan d'un attentat à la voiture piégée perpétré dans le sud de Bogota (Colombie), jeudi 17 janvier. L'école de la police nationale a été visée à l'issue d'une cérémonie de promotion de jeunes officiers.

Cette attaque est la plus meurtrière depuis 2003 dans la capitale de ce pays qui peine à sortir de plus d'un demi-siècle guerre interne fratricide.

Le chef de l'Etat Ivan Duque a décrété un deuil national de trois jours tout en qualifiant l'acte « misérable acte terroriste » .

L'auteur de l'attaque a été identifié comme José Aldemar Rojas Rodriguez.

Il est entré à 9h30, heure locale, dans l'enceinte de l'Ecole des officiers Général Francisco de Paula Santander, au volant d'une camionnette grise chargée de 80 kilos de pentolite, un puissant explosif, selon le procureur général colombien.José Aldemar Rojas Rodriguez ferait partie de l'Armée de libération nationale (ELN), l 'un des derniers groupes armés en Colombie vivant de narco-trafic, depuis la paix signée avec l'ex-rébellion Farc en 2016.

Plusieurs attentats en Colombie

Récemment Bogota avait été le théâtre de deux attentats meurtriers : l'un en juin 2017 dans un centre commercial, avec trois morts attribué un groupuscule de gauche, le Mouvement révolutionnaire du peuple (MRP), l'autre en janvier 2018 contre la police, revendiqué par l'Armée de libération nationale (ELN).

Arrivé le président colombien Ivan Duque a durci la lutte contre le trafic de drogue ainsi que sa politique envers l'ELN.

« Cet acte terroriste démentiel ne restera pas impuni », a assuré le président de droite Ivan Duque arrivé au pouvoir en août, qui a durci la lutte contre le trafic de drogue et la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN). Dénonçant

« une attaque contre toute la société », il a appelé « les Colombiens à s'unir contre les violents ».

L'attentat a été unanimement condamné, en particulier par le bureau de l'ONU en Colombie, les États-Unis, le Venezuela voisin et les Farc qui ont exprimé leur solidarité avec les victimes.

L'ELN avec quelque 1800 membres serait la dernière guérilla du pays depuis le désarmement et la transformation en parti politique des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à la suite de l'accord signé en 2016 avec le précédent gouvernement.

Duque exige de l'ELN la libération des otages détenus , dont le nombre est évalué à 17, tout comme la fin de ses activités criminelles avant une reprise des négociations, entamées en 2017 mais suspendues depuis août. Pour les rebelles les conditions posées sont «  unilatérales et inacceptables ».

Bien que l'intensité du conflit ait diminué depuis l'accord avec les Farc, la Colombie reste affectée par une guerre fratricide qui a fait plus de huit millions de victimes entre morts, disparus et déplacés.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

AU SOUDAN LA RUE DEFIE LE PRESIDENT BECHIR

Voilà plus de trois semaines que le Soudan est secoué par des manifestations doublées d’une violente répression des autorités. Les marches ont commencé pour protester contre l'augmentation du prix du pain avant de se transformer en vague anti-gouvernementale. Le président El-Béchir, au pouvoir depuis 1989 après un coup d'Etat étant tout particulièrement contesté.

Vingt-deux personnes sont mortes depuis le début du mouvement, selon un bilan officiel. Des ONG internationales parlent d'au moins 40 morts. La Grande-Bretagne, la Norvège, les Etats-Unis et le Canada ont exhorté mardi le Soudan à enquêter sur la mort des protestataires, se disant « consternés par l’usage de balles réelles contre les manifestants ».

Contesté dans son pays, le président soudanais continue cependant de bénéficier du soutien de pays alliés, préoccupés par la stabilité d'une région déjà déchirée par les conflits.

Pays d’Afrique orientale de 1 886 068 km², le Soudan est frontalier de l’Erythrée et de l’Ethiopie à l’est, du Sud Soudan, de la Centrafrique et du Tchad à l’ouest, de la Libye et de l’Egypte au nord. Tous ces pays frontaliers ne verraient pas d'un bon œil le basculement du pays dans une instabilité qui pourrait être contagieuse.

« Toutes les parties dans la région (Moyen-Orient) sont à couteaux tirés mais s'accordent d'une certaine façon sur Béchir", estime Abdelwahab al-Affendi, universitaire au Doha Institute for Graduate Studies. Prônant la continuité dans ce pays arabe d'Afrique du Nord, « elles pensent que toute alternative pourrait ne pas leur être favorable ».

Ainsi le président Béchir bénéficie du soutien de ses alliés régionaux comme l'Egypte, l'Arabie saoudite et le Qatar.

« L'Egypte soutient totalement la sécurité et la stabilité du Soudan, qui sont fondamentales pour sa sécurité nationale », a déclaré la semaine dernière le président al-Sissi à un proche conseiller du président soudanais reçu au Caire.

Le Soudan cherche d'autres partenaires. Omar Béchir s'est rendu à Damas pour y rencontrer son homologue syrien Bachar al-Assad à Damas, l'idée étant de se rapprocher de la Russie, allié indéfectible du régime syrien et puissance incontournable au Moyen-Orient.D'autres puissances comme la Chine ont investi des milliards de dollars au Soudan ces dernières décennies

Les Etats-Unis et l'Union européenne qui ne soutiennent pas le régime de Béchir, recherché par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour des accusations de crimes de guerre et de génocide au Darfour (ouest), ont également tout intérêt à ce que le pays é ne bascule pas dans l'instabilité au risque de voir une nouvelle vague de migration vers l'Europe, selon cette source.

La situation stratégique du Soudan, dans la Corne de l'Afrique, est une aubaine pour M. Béchir, renchérit Amal-Taweel, analyste au Centre Al-Ahram pour les études politiques et stratégiques, au Caire.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LE LAC DE TITICACA N’A PLUS

SA SPLENDEUR D’ANTAN

Le Lac de Titicaca est exposé à un grave problème, car il est le réceptacle de tous les polluants qui sont produits dans ses alentours, surtout du coté de l’Altiplano.

C’est par ce cri d’alarme que Juan Jose Ocola, responsable de l’autorité binationale (Bolivie/Pérou) qui gère l’environnement vient d’alerter la communauté internationale, car quelques 1,6 millions de personnes vivent dans cette région où se trouvent les villes de Puno et Juliaca coté Pérou et El Alto , coté Bolivie.

Le Lac de Titicaca s’étend sur 8300 km2 (la superficie de la Corse environ) à cheval entre le Pérou et la Bolivie. Situé à près de 4000 m de d’altitude, il est considéré comme la plus grande réserve d’eau douce de l’Amérique du Sud. C’est l’une des merveilles du Monde. Mais cette merveille a été en quelques années complètement contaminée.

Les raisons de cette pollution galopante sont multiples. Elle est causée tout d’abord par les déchets abandonnés par les quelques 750 000 touristes qui fréquentent annuellement cette région de l’Amérique du Sud.

Le Lac de Titicaca attire, car il fait rêver avec ses eaux bleues d’azur et le romantisme qu’inspirent les civilisations précolombiennes sur lesquelles on apprend chaque jour plus de détails grâce aux nombreuses et récentes découvertes archéologiques.

Mais les touristes ne sont pas les seuls responsables. Ajoutés aux gestes inciviques des touristes, il y a les rejets toxiques produits par les villes alentours. Toutes les eaux usées des quartiers résidentiels et des industries finissent dans le lac sans être traitées.

Les polluants favorisent le développement d’une algue verte nocive pour la biodiversité dont les animaux, dont les poissons en particulier indispensables aux pécheurs qui en dépendent économiquement.

Les animaux domestiques sont également concernés dont notamment les vaches et les moutons, (mais le bétail en général) qui meurent de diarrhées après avoir mangé la « tortora » une herbe du bord du lac.

Les conséquences sur la santé des hommes sont dramatiques. On constate aux alentours du lac une mortalité infantile importante et des problèmes de santé en proportion élevée.

Le Pérou et la Bolivie ont prévu d’investir 500 millions de dollars pour construire plusieurs stations de traitement des eaux usées ; 400 millions de dollars par le Pérou tandis que la Bolivie a décidé simultanément d’affecter 77 millions de dollars.

En attendant, se sont les habitants ou plutôt les habitantes qui,à mains nues ou quasiment nues (elles sont quand même équipées de gants en latex, mais elles ne portent pas de masque ?) ramassent périodiquement plastiques, papiers, bouteilles jetables, couches de bébés, médicaments et tous types de détritus.

Les plus actives appartiennent à l’ethnie Aymaras. En costume local, sous le soleil brûlant elles ramassent les déchets qu’elles entassent dans des sacs poubelle bleu ciel biodégradable. Leurs jupes multicolores et leurs chapeaux melon noirs en feutre se détachent sur le paysage d’un site somptueux ou l’ethnie aymaras vit depuis des siècles.

Certaines de ces indigènes ont même été formées à la mesure du PH du lac !

Jour après jour, le lac étouffe sous la pollution. Dans le labyrinthe végétal de la tortora qui l’a envahi (la tortora ressemble à un roseau, c’est la plante emblématique du lac) il est devenu presque impossible à un bateau à moteur de naviguer, le niveau de l’eau ayant de surcroit baissé de près de 70 cm au cours de ces dernières décennies.

L’odeur qui règne et qui vient de l’hydrogène sulfuré, libéré par la décomposition des sédiments charriés par les eaux est irrespirable.

Il détruit lui aussi l’écosystème car il est chargé de neurotoxiques et prive la faune et la flore d’oxygène.

Il y a urgence à agir ; le premier acte, long et difficile doit passer par l’identification des constructions d’infrastructures à réaliser.

La Banque Interaméricaine de développement (BID) a déjà prêté 77 millions de dollars. L’Union Européenne vient d’accorder 8 millions de subventions. La France, en très mauvais état financièrement s’est engagée à prêter 115 millions de dollars.

Il va falloir faire vite car le Nord de l’Altiplano, très peuplé, est le seul secteur  vivable de la région, le Sud étant couvert par le désert Lipez.

Les risques d’exode et de migrations écologiques menacent.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

L'OPPOSANT FELIX TSHISEKEDI

CINQUIEME PRESIDENT EN RDC ?

C'est le candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi, qui a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle historique à un tour en République démocratique du Congo par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

« Ayant obtenu 7.051.013 suffrages valablement exprimés, soit 38,57 %, est proclamé provisoirement élu président de la République démocratique du Congo M. Tshisekedi Tshilombo Félix », a déclaré son président, Corneille Nangaa.

A 55 ans, Félix Tshisekedi, « provisoirement élu », s’apprête à devenir le cinquième président du plus grand pays d’Afrique subsaharienne.

Un opposant à la tête du géant d’Afrique centrale, frontalier de neuf pays, riche en ressources naturelles, premier producteur et exportateur mondial de cobalt .

Pour la première fois de son histoire, la République démocratique du Congo (RDC) connaît une alternance politique par les urnes avec la victoire d'un opposant après les deux élections de Joseph Kabila en 2006 et 2011.

Félix Tshisekedi arrive donc en tête de la présidentielle du 30 décembre devant Martin Fayulu (34,8%), candidat de la coalition d'opposition Lamuka et le candidat de la coalition au pouvoir FCC Emmanuel Ramazani Shadary (23,8%). Au total 21 candidats étaient en lice.

Mais des doutes ont été émis quant à la conformité des résultats.  Ainsi son adversaire Martin Fayulu, qui est arrivé en deuxième position, a pour sa part assuré que « ces résultats n'ont rien à voir avec la vérité des urnes » y voyant « un véritable putsch électoral ».

Pour l'Eglise les résultats provisoires de l'élection « ne correspondent pas » non plus aux données collectées par les observateurs de l’Église catholique en République démocratique du Congo, a déclaré jeudi la conférence épiscopale.

Le ministère des Affaires étrangères français a de son côté jugé les résultats « non conformes ».

La coalition au pouvoir soutenant le candidat Emmanuel Ramazani Shadary n'a par contre pas contesté les résultats : « Nous sommes déçus par le mauvais score qui nous est attribué, mais nous prenons acte de la proclamation. »

Mais le résultat annoncé peut encore faire l'objet de recours devant la Cour constitutionnelle.

Les résultats définitifs doivent être publiés par la Cour constitutionnelle d'ici le 15 janvier, selon l'actuel calendrier électoral qui a pris trois jours de retard. La prestation de serment du nouveau président élu pour un mandat de cinq ans est prévue le 18 janvier.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

QUAND LE PARLEMENT VENEZUELIEN CONTESTE

LA LEGITIMITE DU NOUVEAU MANDAT

Le Parlement vénézuélien, acquis à l'opposition, a déclaré samedi illégitime le nouveau mandat du président Nicolas Maduro qui doit débuter le 10 janvier tout en s'engageant à encourager un « gouvernement de transition » et des « élections libres ».

« Nous réaffirmons le caractère illégitime de Nicolas Maduro (...). A partir du 10 janvier il usurpera la Présidence et cette Assemblée nationale est en conséquence la seule représentation légitime du peuple », a déclaré le président de l'Assemblée, Juan Guaido, à peine élu. Les principaux partis d'opposition avaient boycotté le scrutin marqué par une forte abstention.

« On ne devient pas président en s’accaparant la présidence de la République, a dénoncé le député Luis Florido. L’élection du 20 mai dernier n’a été ni juste, ni libre, ni représentative. Des partis n’ont pas pu participer. La communauté internationale n’a pas pu superviser le processus. »

Le chaviste Nicolas Maduro, 56 ans, a été réélu le 20 mai pour un nouveau mandat de six ans- avec pour soutien l'armée- à l'issue d'une élection contestée. Il est accusé par ses détracteurs de mener une gestion économique erratique et d'être un « dictateur » accaparant tous les pouvoirs.

Le Venezuela, qui possède les plus grandes réserves de pétrole du monde, est plongé dans une profonde crise économique et se trouve sous le coup de sanctions financières des Etats-Unis. Les difficultés économiques ont poussé à l'exil quelque 2,3 millions de personnes depuis 2015 (7,5% d'une population de 30,6 millions).

Une portée toute symbolique

Le vote des députés n'a cependant qu'une portée symbolique. Depuis 2016 le Parlement a été vidé de ses pouvoirs. La Cour suprême, réputée proche de l'exécutif, a déclaré nulles toutes les décisions adoptées par le Parlement. L'assemblée parlementaire vénézuélienne avait échoué, en janvier 2017, à obtenir le départ anticipé du chef de l'Etat socialiste pour « manquement aux devoirs » de sa fonction.

L'opposition a cependant prévu d'autres actions – qu'elle n'a pas détaillées - pour forcer Nicolas Maduro à quitter le pouvoir. Les députés vénézuéliens comptent également sur la pression internationale pour engager une transition.

Même décision des pays du groupe de Lima exception faite du Mexique

Vendredi 4 janvier, à l’issue d’une réunion, 12 pays d’Amérique latine et le Canada, membres du groupe de Lima, ont signé une déclaration destinée à coordonner des mesures à l’encontre du pouvoir de Caracas, indiquant qu’ils ne reconnaîtraient pas le deuxième mandat du président vénézuélien.

Seul le Mexique, dirigé par le président de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador, n’a pas signé. De plus le porte-parole du département d'Etat américain, Robert Palladino, a exprimé samedi son « soutien » au parlement, le qualifiant de dernière et « unique institution légitime et élue démocratiquement » au Venezuela.

Pour les autorités chávistes et Nicolas Maduro, les déclarations comme celle du Groupe de Lima visent à provoquer un coup d’Etat encouragé par les Etats-Unis.

Rien ne semble atteindre le président. Le numéro deux du pouvoir chaviste, Diosdado Cabell a affirmé samedi que Maduro serait assermenté devant la Cour suprême et que le parlement « manque de légitimité ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

VERS UNE REUNIFICATION INELUCTABLE ENTRE TAIWAN ET LA CHINE MEME PAR LA FORCE?

Le chef d’État chinois Xi Jinping a affirmé lors de son discours mercredi 2 janvier vouloir faire tout ce qui est possible pour une « réunification pacifique » de la Chine continentale à Taïwan qu’elle considère comme sa province, avant d’ajouter ceci : « Nous n'exclurons pas l'usage de la force et garderons toutes les options nécessaires » pour mener à bien cette réunification « inéluctable ».

Pour récupérer Taiwan, Xi Jinping n'écarte donc pas le «recours à la force» en cas de proclamation formelle d'indépendance à Taipei ou d'intervention extérieure – notamment de la part des Etats-Unis, principal appui militaire de l'île....

Et d'ajouter : «La Chine doit être réunifiée et elle le sera. L’indépendance de Taïwan est une entorse à l’histoire et ne pourra conduire qu’à une impasse […] et à un profond désastre», a prévenu Xi Jinping.

De son côté, la présidente taïwanaise Tsaï Ing-wena déclaré que l'île n'accepterait pas un accord politique basé sur «un pays, deux systèmes» avec la Chine selon le modèle hongkongais . Elle n'a pas hésité à défier la Chine communiste en réponse à la menace de Xi Jinping. «Comme présidente de la République de Chine [nom officiel de Taïwan, ndlr], j’appelle la Chine à prendre courageusement des mesures en faveur de la démocratie afin de comprendre la population de Taïwan», a-t-elle tweeté.

Taïwan, île de 23 millions d'habitants située entre Shanghaï et l’archipel des Philippines, est de facto indépendante depuis 1949, date à laquelle le gouvernement nationaliste de la République de Chine s'y est installé après sa défaite face aux communistes, qui fondaient la République populaire de Chine (RPC).

Depuis, il y a de fait deux Chines.

L'île chinoise, devenue au fil des années, un pays à part entière, est néanmoins toujours considérée par Pékin comme une province rebelle. Et le pouvoir chinois revendique d'autant plus la souveraineté sur Taïwan que sa présidente Tsaï Ing-wen, élue en 2016, refuse de reconnaître le « principe de la Chine unique » et que certains membres de la formation indépendantiste, le Parti démocrate progressiste(PDP), incarnée par la présidente Tsai Ing-wen, plaident pour l'indépendance formelle de l'île...

Le gouvernement en place à Taipei voit certes le nombre de ses alliés sur la scène internationale diminuer sous la pression de Pékin, qui mène une politique d'étouffement, il peut cependant compter sur le renforcement de ses liens avec des puissances comme le Japon et surtout les États-Unis.

«Tant que le gouvernement chinois ne traite pas son peuple avec bienveillance, ne peut garantir les droits de l’homme et qu'il ne laisse pas son peuple voter, alors les Taïwanais verront avec suspicion les intentions de la Chine», a averti le ministre taïwanais des Affaires étrangères.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

TSUNAMI INDONESIEN UN LOURD BILAN

DE 429 MORTS ET PRES DE 1500 BLESSES

La vague, provoquée par l'éruption du volcan Anak Krakatoa, a emporté sur son passage plusieurs centaines de bâtiments sur les côtes méridionales de Sumatra, et l'extrémité occidentale de Java.

Le bilan du tsunami qui a frappé soudainement samedi soir les rives du détroit de la Sonde,continue de s'alourdir s'élevant ce mercredi à 429 morts, 1 485 blessés et 154 disparus.

Des milliers de personnes ont également été déplacées du fait de la catastrophe.

Gênés par des pluies diluviennes, les secours indonésiens peinent à récupérer des habitants pris au piège sur des îles perdues et à atteindre les villages les plus reculés. Des centaines d'Indonésiens sont secourus par hélicoptère ou par bateau et conduits dans des centres d'urgence.

« Les fortes pluies ont provoqué la crue d'une rivière et il y a des inondations dans plusieurs endroits », a déclaré Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes, sur Twitter. « Cela nuit aux efforts pour évacuer les gens et aider les survivants ».

Les autorités ont demandé aux habitants de rester loin des côtes car le volcan Anak Krakatoa, « l'enfant » du légendaire Krakatoa, continue de gronder dans le détroit de la Sonde

D'après les experts, l'éruption modérée de l'Anak Krakatoa a provoqué un effondrement sous-marin d'une partie du volcan, et le déplacement de vastes quantités d'eau.

L'Anak s'était formé aux alentours de 1928 dans la cuvette laissée derrière lui par le Krakatoa, dont l'éruption catastrophique avait fait 36.000 morts en 1883.

Crise sanitaire -

Les secouristes qui s’efforcent d'apporter de l'aide aux régions dévastées par le tsunami, ont mis en garde contre le manque d'eau potable et de médicaments et donc les risques de crise sanitaire. « On a moins de médicaments que d'habitude.es autorités ont dépêché des hélicoptères pour larguer des vivres sur des villages isolés des côtes ravagées de l'ouest de Java et du sud de Sumatra.

C'est la troisième grave catastrophe naturelle qui frappe l'Indonésie sur ces six derniers mois, après une série de violents séismes sur l'île de Lombok en juillet et août, puis un tsunami à Palu, sur l'île des Célèbes faisant  2.200 morts et des milliers de disparus en septembre.

En 2004, au lendemain de Noël, un tsunami avait fait 220.000 morts dans les pays riverains de l'océan Indien, dont 168.000 Indonésiens, l'un des désastres les plus meurtriers de l'Histoire.

L'Indonésie, qui compte 127 volcans actifs, est située sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique et d'éruptions volcaniques.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

MEURTRIER TSUNAMI EN INDONESIE

Un tsunami a déferlé samedi 22 décembre sur les côtes de l'île de Java et Sumatra en Indonésie, suite à une éruption volcanique. Selon un dernier bilan toujours provisoire, 222 morts plus de 800 blessés et de nombreux disparus sont à déplorer.Le porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes souligne que « ce nombre devrait encore augmenter ».

La vague a eu lieu après l'éruption du volcan Anak Krakatoa qui signifie « l'enfant » de Krakatoa en indonésien. Fruit de l'activité du Krakatoa, l'Anak Krakatoa est sorti des eaux vers 1928. Depuis sa naissance, ce volcan est dans un « état semi-perpétuel d'activité éruptive », et grossit au fil d'éruptions qui surviennent tous les deux ou trois ans, indique le volcanologue Ray Cas de l'université Monash, en Australie.

Samedi soir, l'Anak Krakatoa était en éruption. Selon le Centre de la volcanologie et de la gestion des risques géologiques indonésien, l'Anak Krakatoa montrait des signes d'activité renforcée depuis une semaine. Une éruption survenue peu avant 16 heures samedi a duré environ 13 minutes, envoyant à des centaines de mètres dans le ciel un épais panache de cendres. Cette activité serait à l'origine du drame. Les autorités indonésienne estiment que le tsunami a été déclenché par une marée anormalement élevée en raison de la pleine Lune conjuguée à un glissement de terrain sous-marin provoqué par l'éruption de l'Anak.

Un mur d'eau a submergé le littoral , emportant sur son passage des centaines de bâtiments et d'habitations. La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a estimé que ces « puissantes vagues » avaient atteint entre 30 et 90 centimètres de haut.

Dans un premier temps, les autorités indonésiennes ont déclaré que la vague n'était pas un tsunami, mais une marée montante appelant alors la population à ne pas paniquer. « C'était une erreur, nous sommes désolés », a écrit sur Twitter Sutopo Purwo Nugroho, du Conseil national pour la gestion des catastrophes indonésien.

Les tsunamis déclenchés par les éruptions volcaniques, qui provoquent un déplacement d'eau, sont relativement rares. A la différence des vagues consécutives à des séismes, la proximité du volcan avec la côte a donné très peu de temps aux autorités pour réagir, selon le professeur David Rothery de l'Open University (Royaume-uni).

L'Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui s'est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique et d'éruptions volcaniques.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

ACCORD DE LA COP 24 EN DEMI-TEINTE

La COP24 s'est achevée samedi à Katowice, en Pologne, après 13 jours de discussions tendues entre les représentants de 196 pays.

Si le sommet a réussi à rendre opérationnel l’accord de Paris de 2015,  il ne s'est aucunement engagé à agir plus et plus vite contre le réchauffement climatique malgré l'urgence décrite dans le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) remis en octobre.

Ce dernier appelait les pays à diviser par deux leurs émissions d’ici à 2030.

L’accord de la 24e Conférence Climat de l’ONU, appelée COP24, s'est donc borné à adopter une notice -– le rulebook -– qui définit les règles d’application de l’Accord de Paris approuvé en 2015 et qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour maintenir le réchauffement de la planète sous 2 °C, voire 1,5 °C, par rapport à la fin du XIXe siècle.

Les règles d’application précisent notamment comment compter les émissions, et ce à partir de 2024, et quoi compter, en suivant les directives du Giec. Un bilan mondial des efforts est prévu tous les cinq ans à partir de 2023.

Un suivi des engagements de réduction de gaz à effets de serre a également été mis en place. Si plus de 160 pays ont déposé des engagements depuis 2015, les autres sont tenus de le faire d’ici 2020, date à partir de laquelle ces engagements nationaux devront être mis à jour tous les cinq ans.

Une avancée a été observée pour le financement des politiques climatiques concernant les pays en voie de développement. Les pays du Nord ont promis une augmentation de leur aide climat jusqu'à 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pendant que l'Allemagne ainsi que la Banque mondiale ont annoncé de nouvelles contributions au Fonds vert, l’aide destinée aux pays pauvres du Sud.

.« Mais il est clair qu'il faudra aller au-delà et faire davantage d'annonces concrètes pour convaincre les pays en développement qu'ils seront soutenus dans leurs efforts pour la transition bas carbone », souligne David Levaï, de l'Institut des relations internationales. (Iddri).

Par contre les règles des mécanismes d'échange de quotas d'émissions carbone qui devaient empêcher que des réductions ne soient comptées deux fois, ont été repoussées à plus tard, le Brésil en tête de la contestation. « Cette conférence a été retardée par le Brésil alors qu'elle aurait dû l'être par les petites îles ! C'est tragique ».

Mais comme le soulignait, fataliste, Frank Bainimarama, le Premier ministre fidjien et président de la COP23, son île de moins d'un million d'habitants ne peut « pas menacer ou forcer qui que ce soit à faire ce que l'on veut ». Les petites îles sont menacées de submersion avec la fonte des pôles et la montée du niveau de la mer...

Les Etats-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite et le Koweït ont, de leur côté, refusé que les conclusions du Giec – visant à sonner l’alarme sur le réchauffement climatique — ne soient inscrites comme « accueillies favorablement » dans l’accord.

La communauté internationale a donc accouché d'un accord a minima décevant. Les Etats « ont fait des progrès, mais ce que nous avons vu en Pologne c’est un manque fondamental de compréhension de la crise actuelle », a estimé Manuel Pulgar-Vidal, du WWF.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

PRIX NOBEL NADIA MURAD ET DENIS MUKWEGE

OU LEUR COMBATS CONTRE

LES VIOLENCES  FAITES AUX FEMMES

Le gynécologue congolais et sa co-récipiendaire la Yazidie Nadia Murad, reçoivent officiellement leur prix Nobel de la Paix ce lundi 10 décembre lors d'une cérémonie à l'Hôtel de Ville d'Oslo (Norvège).

Un prix conjoint cette année pour récompenser leur combat contre les violences faites aux femmes en général et leur lutte contre le viol en tant qu' « arme de guerre » plus précisément. Ce prix Nobel 2018 récompense deux fortes personnalités qui refusent de se taire.

Le gynécologue de 63 ans Mukwege Mukengere, reconnu comme l'un des spécialistes mondiaux du traitement des fistules, il a reçu un doctorat honoris causa de l'Université d'Umeå (Suède), en octobre 2010. Au cours de la même année, il avait reçu la médaille Wallenberg de l'Université du Michigan (Etats-Unis).

Il est « le sauveur qui a consacré sa vie à la défense de ces victimes », avait déclaré la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, lors de l'annonce le 5 octobre.

Cet homme, à la carrure imposante, soigne depuis deux décennies les victimes de violences sexuelles dans l'hôpital de Panzi qu'il a fondé à Bukavu, dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), une région en perpétuels conflits armés. Son hôpital a traité plus de 50.000 victimes de violences sexuelles , femmes, enfants et même bébés, un chiffre qui ne représente que « le sommet de l'iceberg » a-il assuré dans une conférence de presse avec sa récipiendaire dimanche.

Conscient que seul un long travail sur les mentalités contribuera à arrêter les violences faite aux femmes, Denis Mukwege appelle à « changer la masculinité » pour en faire un vecteur de la promotion de l'égalité femmes-hommes.« La violence qu'on voit dans les conflits armés est le prolongement des violences que l'on voit dans des sociétés pacifiées », fait-il valoir. Un travail de fond et de longue haleine même dans les pays développés en matière de parité. En France, rappelle-t-il, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon

Nadia Murad a elle-même été victime de l’Etat islamique. Cette jeune femme25 ans , membre de la communauté Yézidi, minorité dans la minorité kurde en Irak, a été enlevée en 2014 . Vendue comme esclave sexuelle, elle a été ensuite mariée plusieurs fois à des soldats islamistes. Son calvaire dure trois mois avant de pouvoir s'enfuir. Si 4.300 Yazidies se seraient échappées ou auraient été rachetées à l'EI, 2.500 seraient encore « disparues », selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH).

Ayant réussi à s'évader, la jeune femme -dont la mère et six frères ont été tués- se bat aujourd'hui pour que les persécutions des siens soient reconnues comme génocide. « Je pense personnellement que, pour que les morts et les persécutions s'arrêtent et pour que la justice passe, il faut que le groupe Etat islamique soit traîné devant les tribunaux.

Mais jusqu'à présent aucun membre de cette organisation n'a été jugé, donc nous n'avons toujours pas le sentiment que justice nous a été rendue.

Tant que les membres de l'Etat Islamique ne seront pas jugés, dans quelques années, ils réapparaîtront sous un autre nom peut-être, prêts à refaire la même chose » a souligné la jeune femme.

Pour les deux lauréats, ce prix n’est que la suite d’un combat mais surtout pas une fin en soi. En s’appuyant chacun sur des exemples dans leur pays, Denis Mukwege et Nadia Murad ont dénoncé dimanche lors de leur conférence de presse commune l’indifférence de la communauté internationale et cette impunité qui perdure.

« Aucun membre de l'État islamique n'a été traduit en justice. Ils ne sont plus en Irak mais nous voyons que les viols se poursuivent en tant qu'arme de guerre », a déploré Nadia Murad. « Il faut vraiment que justice soit faite à un moment ou un autre ».

Ce que Nadia Murad constate dans son pays l’Irak, depuis 2014, le docteur Mukwege le dénonce depuis presque vingt ans au Congo.

Tous deux espèrent que ce prix contribuera à lever l'impunité des auteurs de violences sexuelles.

Le prix consiste en une médaille d'or, un diplôme et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises ( environ 1 million de dollars soit 872.000 euros).

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

LEGISLATIVES ANTICIPEES EN ARMENIE

PROVOQUEES PAR LE PREMIER MINISTRE

SORTANT NIKOL PACHINIAN

Les Arméniens votent dimanche aux élections législatives anticipées provoquées par le Premier ministre réformateur espérant l'obtention de la majorité pour renforcer son pouvoir.

Les bureaux de vote, ouverts depuis 08h00 locales (04h00 GMT), fermeront à 20h00 (16h00 GMT).

Nikol Pachinian , ancien journaliste de 43 ans, est arrivé à la tête de ce petit pays du Caucase après plusieurs semaines de manifestations pacifiques contre le gouvernement alors au pouvoir depuis plus de dix ans.

Mais M. Pachinian,, ne contrôle pas le Parlement, encore largement acquis au Parti républicain de l'ex-président Serge Sarkissian. Désigné Premier ministre en mai Nikol Pachinian a donc démissionné le 16 octobre afin de provoquer la dissolution du Parlement et la tenue de ce scrutin anticipé. Le vote a été fixé au 9 décembre alors que les prochaines élections législatives n'étaient jusqu'ici prévues qu'en 2022.

Cet ancien rédacteur en chef d'un journal d'opposition a promis la tenue des meilleures élections dans qui soient dans cette ex-république soviétique du Caucase minée par la corruption. Les sondages créditent le bloc conduit par Pachinian d'une majorité confortable en sièges. En octobre Hayk Marutian, 41 ans, un acteur populaire de séries télévisées engagé lui aussi dans les manifestations massives du printemps, a conquis la mairie d’Erevan, la capitale, haut la main avec plus de 80 % des voix en faveur du parti Contrat civil, de M. Pachinian.

« Un processus révolutionnaire inachevé, une incertitude politique entravent le développement économique de l'Arménie », a assuré Nikol Pachinian, qui garde le poste du Premier ministre par intérim, lors d'un rassemblement de ses partisans la semaine dernière.

Depuis son arrivée pouvoir,rompant avec l'ancienne classe politique, il a fait de la lutte contre la corruption de l'armée ou des douanes jusqu'aux écoles une priorité et prône une « révolution économique » dans un pays où quelque 30 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté

Côté politique étrangère, le leader de la « révolution de velours » arménienne veut un renforcement de l'alliance stratégique avec la Russie tout en intensifiant sa coopération avec les Etats-Unis et l'Union européenne.

Neuf partis et deux alliances sont en lice lors de ces élections. Selon la législation arménienne, un parti a besoin de recueillir au moins 5 % des voix des électeurs pour pouvoir siéger au Parlement, alors qu'un bloc électoral doit franchir la barre de 7 %. Les premiers résultats sont attendus lundi matin.

« Pachinian, c’est un peu tout à la fois, journaliste, Che Guevara, premier ministre et Ghandi, mais sa légitimité est très forte », estime Alexandre Iskandarian, du Caucasus Institute

Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE PACTE MONDIAL SUR

LES MIGRATIONS SURES ORDONNEES

ET REGULIERES VAUT-IL DROIT A L'IMMIGRATION

Les 10 et 11 décembre, les Etats membres de l’ONU sont invités à signer un « pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », adopté en juillet par tous les Etats, à l'exception notable des Etats-Unis.

Ce texte est l’aboutissement d’un processus ouvert par la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants du 19 décembre 2016, votée à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations unies.

Plusieurs pays déjà ont annoncé qu'ils gelaient ou reportaient leur décision. Ainsi de certains pays de l'Est comme la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la République tchèque, la Slovaquie, en passant par la Suisse, l'Australie, Israël.

En Belgique la crise au sein du gouvernement belge autour du pacte de l’ONU sur les migrations s’est aggravée mardi, le Premier ministre décidant d’en appeler au Parlement pour contourner le «blocage» des nationalistes flamands de la N-VA.

Les nationalistes flamands estiment que des juges belges pourraient s'appuyer sur le texte onusien pour remettre en cause la politique migratoire du gouvernement et leur volonté d' « interdire l'immigration illégale ». En Allemagne plusieurs organisations de l'extrême-droite allemande, dont Pegida, ont défilé samedi dans les rues de Berlin, gilets jaunes sur le dos, pour dénoncer le « Pacte de Marrakech ».

En France, les Républicains et Le Rassemblement national s'opposent également à la signature de ce texte qu'ils accusent de vouloir encourager l'immigration clandestine. Pour le Républicain Eric Ciotti signer le Pacte mondial sur les migrations revient à ouvrir « une boîte de Pandore qui instaurera un appel d'air mondial et une forme de droit à l'immigration ».

Lundi Marine Le Pen a livré un réquisitoire violent contre ce pacte, dans lequel elle y voit la préparation d'une «  nouvelle étape dans la submersion organisée de notre pays ». La députée du Nord-Pas-de Calais se joindra samedi à un meeting à Bruxelles organisé par le chef du parti flamand d'extrême droite Vlaams Belang, Tom Van Grieken. Au souverainiste Dupont-Aignant de réclamer un référendum sur le sujet.

De nombreux « gilets jaunes » dénoncent également le texte de l'ONU sur les réseaux sociaux craignant « le grand remplacement » avec « des migrants arrivant par milliers ». Pour Marine Le Pen le sujet « n'était pas si éloigné de la révolte populaire » des « gilets jaunes ».

Le pacte de Marrakech peut-il entraîner davantage d'immigration ?

Ce pacte se veut porteur d'une série de valeurs, par ailleurs déjà formulées dans la Constitution française ou encore la déclaration des Droits de l'Homme. Il pose le constat d'un phénomène migratoire devenu inéluctable et énumère une série de principes aptes à en faire un phénomène positif, c'est-à-dire à « créer des conditions favorables qui permettent à tous les migrants d'enrichir nos sociétés grâce à leurs capacités humaines, économiques et sociales ». Le texte n'a aucune valeur juridique, aucune valeur contraignante.

De plus la souveraineté de chaque Etat en matière d'immigration est bien réaffirmée : « Le pacte mondial réaffirme le droit souverain des Etats de définir leurs politiques migratoires nationales et leur droit de gérer les migrations relevant de leur compétence, dans le respect du droit international. ». Le droit des Etats « à opérer la distinction entre migrations régulières et irrégulières » est également rappelé.

Le pacte de l’ONU, le premier du genre sur ce sujet, se borne à recenser des principes et une vingtaine de propositions pour aider les pays à faire face aux migrations.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DEMANDE DE L'EXTRADITION DES SUSPECTS SAOUDIENS DANS LE MEURTRE DE JAMAL KHAGGOSHI PAR LE PRESIDENT ERDOGAN

Mohammed ben Salmane, soupçonné d'avoir commandité le meurtre de Jamal Khashoggi, était l'un des protagonistes les plus attendus de la rencontre du G 20 à Buenos Aires des chefs d'Etat ou de gouvernement des vingt premières puissances mondiales pour un éclaircissement sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Selon Recep Tayyip Erdogan, Mohammed ben Salman aurait donné « une explication difficilement croyable » aux dirigeants du G20 sur le rôle de Riyad dans l'assassinat Jamal Khashoggi.

Si plusieurs pays, dont le Canada, les États-Unis, la France et l'Allemagne, ont pris des sanctions financières contre des Saoudiens

« soupçonnés d'être responsables ou complices » dans cette affaire, seul le Premier ministre canadien Justin Trudeau aurait abordé le sujet pendant la réunion des dirigeants.

Le président turc Erdogan a réclamé samedi 1er décembre 2018 en marge du G20 l'extradition des suspects saoudiens dans le meurtre du journaliste critique de Ryad Jamal Khashoggi à Istanbul. .

Pour l'heure, le procureur général saoudien a inculpé 11 personnes - sur un total de 21 suspects - et requis la peine de mort contre cinq d'entre elles.

Pour Recep Tayyip Erdogan il est hors de question de faire confiance à la justice saoudienne, lui qui soutient que l'ordre de tuer le journaliste et opposant émanait

« des plus hauts niveaux » du royaume, tout en écartant la responsabilité du roi Salmane.

L'Arabie Saoudite ferait obstacle à l'enquête en refusant de coopérer avec les enquêteurs turcs dans leur quête d'informations au sujet de ce meurtre.

Un rapport secret de l'agence de renseignement CIA cité par le le Wall Street Journal aurait intercepté 11 messages envoyés par Mohammad ben Salman à son plus proche conseiller, Saoud al-Qathani, avant et après la mort de Jamal Khashoggi.

Saoud al-Qathani, qui supervisait les 15 hommes envoyés en Turquie pour tuer le journaliste, a ensuite été limogé.

Pour l'heure le contenu n'a pas été dévoilé mais une autre communication a été interceptée datant d'août 2017 dans laquelle le prince héritier aurait alors indiqué à ses conseillers que si les efforts visant à convaincre Jamal Khashoggi de rentrer au royaume restaient vains, « ils pourraient l'attirer en dehors d'Arabie saoudite et s'arranger avec lui ».

Pour le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo il ne figurerait dans ce rapport aucune preuve directe mettant en cause le prince héritier.

Allié du Qatar dans le conflit qui l'oppose à l'Arabie saoudite, aux Émirats Arabes Unis et à l'Égypte, le président Recep Tayyip Erdogan compte reprendre la main dans les luttes de pouvoir régionales.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE G20 OU UN ACCORD DE FACADE

Le G20 a finalement réussi à accoucher au forceps d'un communiqué final de 30 pages qui, selon un responsable européen, ne traduit « aucune avancée spectaculaire [mais] aucun recul préoccupant non plus », une «déclaration des dirigeants du G20» sur un «consensus pour un développement équitable et durable», adoptée samedi à Buenos Aires.

Si les diplomates sont parvenus à échafauder un texte de consensus, le communiqué ménage cependant les positions de chacun.

Ainsi l'ensemble des dirigeants se sont accordés sur « la réforme nécessaire de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) » tout en reconnaissant la « contribution du système de commerce international» à la croissance et la création d'emplois comme demandée par l'Union européenne. L'UE, les États-Unis et la Chine ont également reconnu la nécessité que l'OMC garant d'un «ordre international fondé sur des règles» s' adapte à l'économie du XXIe siècle. Mais en échange les Européens ont abandonné le terme de « protectionnisme » dans le communiqué à la demande de Donald Trump. Pour les diplomates européens il s'agissait avant tout de réaffirmer la nécessité de règles internationales dans les relations commerciales face au protectionnisme prôné par Donald Trump.

En ce qui concerne le climat, c'est le statu quo qui a été préservé. Les États-Unis restent hors jeu réitérant leur décision de s'être retiré de l'accord de Paris tandis que les signataires de l'accord de Paris restent engagés dans la lutte contre le réchauffement et se retrouveront à la nouvelle conférence de l'ONU sur le climat (COP24) qui commence cette semaine à Katowice en Pologne.

Le président américain Donald Trump, en marge de la grand-messe du G 20, a rencontré lors d’un dîner de travail son homologue chinois, Xi Jinping. Cette rencontre bilatérale leur a permis de trouver un accord pour ne pas appliquer de nouveaux droits de douane après le 1er janvier. En effet Washington, dans sa guerre commerciale contre Pékin, prévoyait d'augmenter de 10% à 25% les droits de douanes sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises - la moitié du total - à partir du 1er janvier. A l’issue de la rencontre, les Etats-Unis ont annoncé qu’ils renonçaient à ce nouveau volet de taxes. En échange la Chine s'est engagée à ouvrir davantage son marché intérieur aux produits américains, notamment agricoles et énergétiques, pour réduire l'énorme déséquilibre commercial entre les deux pays.

Elle accepte également de discuter sur le respect de la protection de la propriété intellectuelle ou encore les transferts forcés de technologie pour les entreprises étrangères installées en Chine. Donald Trump a salué une « réunion incroyable et productive ouvrant des possibilités illimitées pour la Chine et les Etats-Unis », tandis que Wang Yi, le ministre du Commerce, a parlé d'un résultat « gagnant-gagnant » de cette réunion.

Mais la Maison Blanche a prévenu: les deux pays doivent, dans un délai de 90 jours, s'entendre sur des « changements structurels » dans leurs relations commerciales, sinon « les droits de douane de 10% seront portés à 25% », a averti dans un communiqué la présidence américaine.

Si Pékin et Washington ont réussi à dialoguer, il n'en a pas été de même avec Moscou. Donald Trump avait en effet annulé les entretiens bilatéraux prévus samedi avec Vladimir Poutine mettant en avant les nouvelles tensions entre Moscou et Kiev dans le détroit de Kertch. Le président russe a certes regretté que le président américain ait annulé leur rendez-vous prévu en marge du G20 jugeant « vraiment nécessaire » d'avoir une « vraie rencontre avec Donald Trump ».

« Les questions que nous devons discuter sont très importantes. Ce sont avant tout les questions de la stabilité stratégique et puis ce sont les questions [liées au problème] de la non-prolifération des armes de destruction massive », a-t-il ajouté

Par contre le maître du Kremlin s'est montré menaçant brandissant un ultimatum lors de sa conférence de presse de clôture, samedi.« La guerre va continuer » dans l’est de l’Ukraine contrôlé par des séparatistes pro-russes tant que les autorités ukrainiennes actuelles « resteront au pouvoir », a-t-il prévenu. « Les autorités actuelles ukrainiennes n'ont pas intérêt à régler le conflit, surtout par des moyens pacifiques. Tant qu'elles resteront au pouvoir, la guerre va continuer. C'est toujours plus facile de justifier ses échecs économiques par la guerre », a ainsi annoncé le président russe. Quid des accords de Minsk ? Les Européens lui avaient pourtant demandé d'apaiser les tensions nées de l'arraisonnement dimanche de navires ukrainiens par la marine militaire russe.

A coup sûr l'unilatéralisme de Donald Trump a conduit à l'adoption d'un consensus minimal traduisant des rapports de force exacerbés.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UN G20 DE TOUS LES DANGERS

Le G20 s'est ouvert vendredi 30 novembre à Buenos Aires, en Argentine dans un climat de tensions multiples. Il réunit comme tous les ans les chefs d'Etat et de gouvernement des vingt premières puissances, les19 Etats et l'Union européenne, pesant 85% du produit intérieur brut mondial.

Disputes commerciales, lutte contre le réchauffement climatique et crise russo-ukrainienne devraient devraient être débattues dans un monde de plus en plus fracturé où chaque pays a tendance à se replier sur lui-même. On est loin de l'union sacrée affichée en novembre 2008 où le communiqué final vantait alors le multilatéralisme pour apporter la prospérité au monde secoué par la crise financière.

Le multilatéralisme mis à mal par Donald Trump

En effet dix ans plus tard, le multilatéralisme est en effet mis à mal par Donald Trump et sa politique «America First», les Etats-Unis s'étant retiré de l'accord sur le programme nucléaire iranien et l’accord de Paris sur le climat signé à l’issue de la conférence COP 21, le 29 janvier 2016. Les Etats-Unis, dans un protectionnisme exacerbé , dénoncent également l'Organisation mondiale du commerce (OMC), privilégiant les alliances bilatérales. Ainsi aux termes de négociations bilatérales séparées, le Mexique et le Canada viennent de conclure avec les Etats-Unis un accord de libre-échange devant succéder à l’Alena.

Sur le front de la guerre commerciale entre Pékin et Washington, qui menace l'économie mondiale, Donald Trump a réitéré sa menace de taxer l'intégralité des marchandises chinoises importées aux Etats-Unis. Le 19 novembre, à Port-Moresby en Papouasie-Nouvelle Guinée, le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) s'est soldé par un échec avec l'absence de communiqué final après des échanges houleux entre les représentants américains et chinois.

Guerre commerciale sino-américaine

Samedi Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping se rencontrent lors d'un dîner pour tenter d’enrayer un conflit commercial potentiellement catastrophique pour l’économie mondiale. « Le risque est celui d'un tête-à-tête entre la Chine et les Etats-Unis et d'une guerre commerciale destructrice pour tous » , a averti le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron. Le président français alerte aussi sur le risque d'un « délitement de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) ».

Occasion manquée avec l'homme fort du Kremlin

Prenant tout le monde de court, le locataire de la Maison Blanche a annulé jeudi une réunion bilatérale avec Vladimir Poutine. Celle-ci devait se tenir en marge de la réunion du G20 et aborder la question de la crise ukrainienne, qui a récemment connu un regain de tension en mer d'Azov. Donald Trump fait référence à l'escalade de tensions entre Kiev et Moscou depuis le 25 novembre, date à laquelle les gardes-côtes russes ont arraisonné trois navires de guerre ukrainiens en mer Noire, non loin de la péninsule de Crimée.

«En partant du fait que les navires et les marins n'ont pas été retournés par la Russie à l'Ukraine, j'ai décidé qu'il serait mieux pour toutes les parties concernées d'annuler ma rencontre préalablement prévue en Argentine avec le président Vladimir Poutine. J'ai hâte [de participer] à un nouveau sommet constructif dès que cette situation sera résolue !», a tweeté le président américain. Annulation de la rencontre bilatérale avec l'homme fort du Kremlin officiellement liée à la crise ukrainienne mais également motivée pour raison de politique intérieure, à savoir l'enquête, toujours plus menaçante, sur l’ingérence russe lors de campagne présidentielle trumpienne.

Une Europe fragilisée

Les dirigeants européens affrontent ce sommet désunis et pour certains fragilisés dans leur propre pays. Le président français Emmanuel Macron fait face à un fort mouvement de contestation sociale lié aux taxes sur le carburant et la question du pouvoir d’achat tandis que la chancelière allemande Angela Merkel a subi de sérieux revers électoraux lors des législatives .Se voyant contestée à l'intérieur de son propre parti, la CDU-CSU, elle a annoncé fin octobre qu’elle ne se représenterait pas à la présidence de son parti. L'Italie, représentée pour la première fois au G20 par Guiseppe Conte, a vu non seulement son budget rejeté par la Commission européenne mais également sa politique anti-migratoire critiquée. Notons enfin la fragilité politique du Premier ministre britannique Theresa May dont l'avenir tient à l 'adoption ou non par la Chambre des communes de l'accord du Brexit qu'elle a négocié avec l’Union européenne.

La confrontation entre l'Ukraine et la Russie, réactivée par l'arraisonnement au large de la Crimée de trois navires militaires ukrainiens dimanche, menace d'avoir des répercussions sur la cohésion de l'Europe. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s’est dit « sûr » que les sanctions de l’Union européenne contre la Russie seraient reconduites en décembre. « Une pratique vicieuse du recours aux sanctions unilatérales illégales et aux mesures protectionnistes se répand », a déploré de son côté le président russe. La crise en Ukraine sera un test de la solidarité des Européens risquant d’être relégués aux seconds rôles lors de ce sommet.

Les propositions pour faire avancer la lutte contre le réchauffement climatique, que la France entend défendre à Buenos Aires, avant l’ouverture le 2 décembre la grande conférence climatique COP24 en Pologne , risquent également de ne pas faire aboutir.

Quelle attitude vis -à-vis de Mohammed Ben Salmane?

Depuis le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, et alors que la guerre fait toujours rage au Yémen, quelle attitude adopter à l'égard de Mohammed Ben Salmane ?

Bien qu’innocenté par la justice du Royaume, laquelle a condamné à mort cinq exécutants, les soutiens au dirigeant arabe se ne font pas l'unanimité.

Le président américain semble privilégier la realpolitik plaidant pour des prix bas du pétrole sur les marchés mondiaux.

Ce dernier compte pour cela sur l’action de l’Arabie saoudite qui a, au contraire, fin 2016 négocié avec la Russie une réduction de sa production pour que les cours du brut remontent.

Emmanuel Macron, lui, a annoncé qu'il rencontrera bien le prince héritier en marge de ce G20. De leur côté les autorités argentines craignent des violences dans un pays miné par une longue crise économique si bien que le gouvernement a déployé plus de 20 000 membres des forces de l’ordre

Ce sommet promet donc d'être tendu. Peu de chance pour les dirigeants d'aboutir à une déclaration commune à l'issue de la rencontre.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

IMPORTANTES ELECTIONS

POUR L'AVENIR DE TAIWAN

Les électeurs taïwanais se rendent aux urnes, ce samedi, pour des élections locales à valeur de test pour la présidente Tsai Ing-wen, aujourd’hui en difficulté. Mais les citoyens se prononcent également, par référendum, sur des questions sensibles qui courroucent Pékin. Le nom officiel de l’île aux Jeux Olympiques est notamment en question. Ce référendum soulève l’ire du régime chinois contre la petite île rebelle qui tente de sauver son identité et son système démocratique dirigé depuis deux ans par les indépendantistes.

Tsai Ing-wen élue en 2016 à une écrasante majorité est la présidente honnie par Pékin pour son refus du principe d'une «Chine unique» . Séparés depuis la fin de la guerre civile en 1949, entre communistes établis à Pékin et nationalistes du Kuomintang (KMT) réfugiés à Taïpei, les deux États ont toujours refusé de reconnaître leur légitimité réciproque.

Mais le régime chinois considère l'île de facto indépendante comme partie de son territoire susceptible d'être annexée.

Or Tsai Ing-wen est confrontée à de nombreuses difficultés du fait de réformes impopulaires, comme la baisse des pensions de retraite et la stagnation des salaires. Les sondages prédisent donc un recul de sa formation, le Parti démocrate progressiste (DPP),

La bataille pour la mairie de Kaohsiung, grande ville portuaire du sud, cristallise à cet égard les enjeux. Han Kuo-yu, candidat du parti prochinois, serait en passe de remporter la municipalité, sur fond de mécontentement populaire.

Un retour du Kuomintang (KMT), après 20 ans d'absence, serait un coup dur pour l'exécutif taïwanais.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

MORT D'UN AMERICAIN TUE PAR LA TRIBU

DES SENTINELLES

John Chau voulait voir la tribu des Sentinelles, la plus isolée de la planète. Dès qu’il a posé le pied sur leur île, il a reçu une volée de flèches.

Le 16 novembre, John Chau, un globe-trotteur américain de 27 ans, venant d’Alabama, a été encerclé et tué à peine arrivé. Il avait payé des pêcheurs pour le transporter jusqu’à ce lieu, situé au large, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Port Blair, mais il avait fini le trajet seul en canoë.

La tribu des Sentinelles

Les Sentinelles sont un peuple chasseur-cueilleur vivant en autarcie , coupé du monde extérieur, sur l’île de North Sentinel, dans les îles Andaman, un archipel dans l’océan Indien rattaché à l’Inde. Elle serait la tribu la plus isolée de la planète qui compterait une quarantaine de personne. Elle descendrait des premières populations humaines à être parties d’Afrique et vivrait aux Andaman depuis soixante mille ans. Ce peuple est également connu pour s’attaquer à quiconque pose le pied sur sa petite île de la mer d’Andaman. En 2006, deux pêcheurs indiens dont le bateau avait dérivé pendant leur sommeil jusqu’au rivage de North Sentinel avaient été tués.

L’Etat indien interdit désormais depuis 2010 d’approcher à moins de cinq kilomètres.

A la fois aventurier et missionnaire

Les photos des comptes Facebook et Instagram de John Chau font de lui un jeune homme, féru de voyages. Certains médias indiens avancent même que c’était un missionnaire. « Les gens ont cru que c’était un missionnaire, car il a parlé de sa foi. (…) Mais ce n’en était pas un au sens strict. C’était un aventurier », a déclaré Dependra Pathak, le chef de la police des îles Andaman.

Dans un communiqué publié sur le compte Instagram de cet aventurier la famille dit sa tristesse et détaille : « Il aimait Dieu, la vie, aider les nécessiteux, et n’avait rien d’autre que de l’amour pour les Sentinelles. ». « Il était notre fils, frère, oncle et ami bien aimé. Pour d’autres, il était un missionnaire chrétien ». Dans la presse sont reproduits des extraits du journal intime du défunt dans les jours précédant sa mort. Les écrits du jeune homme révèlent qu’il avait préparé ce projet de longue et dans le secret, « au nom de Dieu ».

« Mon nom est John, je vous aime et Jésus vous aime »

La veille de sa mort, il a approché à deux reprises les Sentinelles. Il est parvenu à donner des cadeaux à l’un d’eux, dont le visage était couvert d'« une poudre jaunâtre ». Il leur aurait même entonné des chants de louanges. « Je leur ai crié Mon nom est John, je vous aime et Jésus vous aime », peut-on lire dans son journal. Mais un enfant lui a décoché une flèche qui s’est coincée dans sa Biblesi bien que le jeune homme a pris la fuite.

« Vous pensez peut-être que je suis fou de faire tout ça mais je pense que ça vaut la peine d’apporter Jésus à ces gens », a-t-il écrit à sa famille, dans une ultime lettre rédigée le matin de sa mort. « Ce n’est pas en vain - les vies éternelles de cette tribu sont à portée de main et j’ai hâte de les voir adorer Dieu dans leur propre langage. »

«J’y retourne»

« JE NE VEUX PAS MOURIR ! », a-t-il encore noté en lettres capitales, visiblement sous le choc. « Je pourrais rentrer aux États-Unis car rester ici semble signifier une mort certaine. » « J’y retourne (sur l’île). Je vais prier pour que tout se passe bien », indiquent ses dernières lignes, datées de 06h20 du matin, le 16 novembre.

Dans son communiqué la famille appelle également les autorités à ne pas s’en prendre aux Sentinelles : « Nous pardonnons les responsables de sa mort (…) Il s’est aventuré (sur l’île) de son propre chef. »

La police a ouvert une enquête. Mais comment rapatrier le corps de l'Américain sans provoquer un choc de civilisation rompant en effet l’isolement volontaire des Sentinelles ?

Vivant coupée du reste de l’humanité, cette peuplade n’aurait notamment pas un système immunitaire adapté aux agents infectieux apportés par des intrus.

Dans un communiqué, l’ONG de protection des tribus autochtones Survival International a d'ailleurs dénoncé « une tragédie qui n’aurait jamais dû se produire » tout en s'inquiétant des risques sanitaires sur cette tribu. « Il n’est pas impossible que les Sentinelles viennent d’être contaminées par des agents infectieux mortels [apportés par le voyageur américain] contre lesquels ils n’ont pas d’immunité, avec le potentiel d’éradiquer toute la tribu », s’est alarmée l’organisation.

Les autorités indiennes s’assurent dorénavant de la bonne santé des Sentinelles en observant la rive à partir d’un bateau, ancré à distance de l’île.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

AFFAIRE KASHOGGI OU LE PRINCE HERITIER SAOUDIEN MBS MIS HORS DE CAUSE

Le parquet saoudien a requis jeudi la peine de mort contre cinq responsables du royaume accusés dans le meurtre de Jamal Khashoggi. D’après le porte-parole du parquet, le journaliste a été tué le 2 octobre après avoir été drogué au consulat de son pays à Istanbul, où il a été démembré par cinq responsables saoudiens. Les restes de l'éditorialiste - 59 ans au moment des faits - ont ensuite été remis à un agent à l'extérieur du consulat, a-t-il ajouté.

Ce jeudi, le procureur général saoudien a aussi mis totalement hors de cause Mohamed ben Salmane dans l’assassinat du journaliste.

Le puissant prince, surnommé « MBS », n'avait aucune connaissance du dossier, a dit le porte-parole du procureur général, en réponse à une question d'un journaliste. Le chef-adjoint des services saoudiens, le général Ahmed al-Assiri, a ordonné de ramener de gré ou de force Khashoggi. Mais le chef de l'équipe de « négociateurs » dépêché sur place a donné l'ordre de le tuer, a-t-il ajouté.

Ryad demande par ailleurs à Ankara de signer un accord «spécial» de coopération sur l'enquête, est-il précisé.

Côté turc, le ton était au préalable monté, avec des déclarations du président Recep Tayyip Erdogan affirmant avoir communiqué aux Américains des enregistrements supposément réalisés au consulat le jour de la mort de Jamal Khashoggi.

«Ils ont écouté les conversations qui ont eu lieu ici. Ils savent», avait assuré le président turc lors d'une conférence de presse télévisée. M. Erdogan avait soutenu dans une tribune que l'ordre d'assassiner le journaliste saoudien une tribune, que l'ordre d'assassiner le journaliste saoudien émanait «des plus hauts niveaux du gouvernement».

Si le président turc avait écarté la responsabilité du roi Salmane, il n'avait pas absous, en revanche, son fils, le prince Mohammed, régulièrement mis en cause par des responsables et des médias turcs. Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a ajouté qu'il n'avait «pas été satisfait» par certaines explications avancées jeudi par la justice saoudienne tout en appelant à «révéler les vrais commanditaires» de l'opération.

Cette affaire a certes considérablement terni l'image de la monarchie saoudienne conservatrice engagée jusque-là - à l'initiative du prince héritier - dans une stratégie de modernisation et d'ouverture, via l'annonce de mesures de libéralisation économiques et sociétales.

Elle a certes aussi affaibli la diplomatie saoudienne, Ryad étant sur la défensive notamment au Yémen.

Mais «Il ne faut pas que cette affaire soit refermée de cette manière», a déclaré M. Cavusoglu.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

ATTENTAT A MELBOURNE PAR L'ETAT ISLAMIQUE AUSTRALIE

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué l'attaque au couteau aujourd'hui à Melbourne en Australie qui a fait un mort et deux blessés, selon l'agence de propagande Amaq de l'organisation djihadiste.

« L'auteur de l'opération (...) à Melbourne (...) était un combattant de l'Etat islamique et a mené l'opération en réponse à des appels à cibler des ressortissants des pays membres de la coalition  internationale antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis », a indiqué Amaq.

La police avait annoncé traiter l'affaire comme une attaque terroriste.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

INTERPOL SOUS PRESSION CHINOISE

APRES LA DISPARITION DE MENG HONGWEI

Jürgen Stock, secrétaire général d'Interpol, s'est exprimé devant la presse jeudi 8 novembre à propos de la disparition de son ex-président, le Chinois Meng Hongwei, lors d'un voyage en Chine fin septembre.

Accusé de corruption par la Chine, il avait envoyé un court courrier notifiant sa démission. L'organisation a fini par «accepter» cette démission de l'aveu même de Jürgen Stock: «Si ce pays nous dit: ‘Nous avons ouvert des enquêtes, elles sont en cours, et le président démissionne' (...) alors nous devons l'accepter».

On a enfin une idée de la façon dont l'organisation gère cette affaire épineuse.

Retour sur les faits.

L'organisation internationale basée à Lyon avait finalement annoncé la démission de son président.

Pékin avait indiqué que le désormais ex-président de 64 ans, soupçonné d'avoir « violé la loi », faisait l'objet d'une enquête en Chine. M. Meng « a accepté des pots-de-vin et est soupçonné d'avoir violé la loi », avait rapporté dans un communiqué le ministère de la Sécurité publique, sans fournir de précisions sur ces accusations.

Ce communiqué avait été présenté comme un compte-rendu d'une réunion organisée dans la cellule du Parti communiste chinois (PCC) du ministère de la Sécurité publique (police).

Le texte ne précisait pas si les accusations imputées à M. Meng relevaient de ses fonctions ministérielles ou bien de celles qu'il exerçait à Interpol.

C'est Grace Meng, l'épouse du président d'Interpol depuis novembre 2016, qui avait signalé la disparition « inquiétante » de son mari à la police française, après plusieurs jours sans nouvelles. D'autant plus inquiétante qu'elle avait reçu le dernier message de son époux le 25 septembre,lors de son arrivée en Chine. Et le contenu de ce message : un simple émoticône représentant un couteau. Nul doute pour l'épouse Grace Meng qu'il s'agissait de la preuve que son mari était « en danger »

L'inquiétante disparition de M. Meng.

Une campagne anticorruption sévit en Chine dont les enquêtes multiples ont déjà permis de condamner plus de 100 000 officiels. Ces dernières ont été l’arme de la consolidation du pouvoir du président Xi Jinping. La lutte anticorruption de Xi Jinping ne semble connaître aucune limite. Après la star Fan Bingbing, le tour de l'ex-président d'Interpol d'en faire les frais …

Face à cette situation, Interpol avait demandé des explications à la Chine. « Interpol a demandé aux autorités chinoises une clarification à propos du président Meng Hongwei et attend une réponse officielle concernant son état », avait ainsi fait savoir le secrétariat général de l'organisation internationale.

La gestion de l'affaire ou le silence d'Interpol ?

En guise de clarification des documents internes à Interpol, dont Le Monde a pris connaissance, viennent éclairer la manière dont l’organisation internationale gère la « disparition » de son président, Meng Hongwei, depuis un mois.

Courant octobre, Interpol a en effet pris connaissance de la lettre de démission de son président, transmise par les autorités chinoises par l’intermédiaire de son bureau à Pékin. Intitulé « Lettre de démission » et daté du 5 octobre, le courrier dactylographié ne fait que deux lignes. « Soupçonné d’avoir enfreint la loi, je démissionne volontairement de mon poste de président d’Interpol », peut-on lire sur le document . Mais ne figure sur ledit document que le nom de Meng Hongwei dactylographié, sans signature manuscrite. Etrange ?

Mais l'organisation n'a trouvé bon ni de demander des explications aux autorités chinoise ni de suspecter quoi que ce soit. L’organisation policière internationale n’a reçu de Pékin que des informations limitées sur le sort de Meng Hongwei ...

Soumise à une forte pression de la Chine, il semble que l’organisation de coopération policière s'est refusée à prendre des positions qui pourraient contrarier les autorités chinoises. Pékin s'est montré en effet soucieux de la communication de l'organisation policière mondiale sur ce dossier. « Il est aimablement demandé à Interpol de continuer à se coordonner avec les autorités chinoises en matière de communication sur ce sujet et d'indiquer en amont à la partie chinoise toute information ou commentaire qui pourraient être rendus publics par l'organisation ou 'un de ses représentants », a écrit le ministère chinois de la sécurité publique, alors que le pays transmettait le courrier de démission attribué à M. Meng.

Le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock, a pour la première fois pris la parole sur le sujet jeudi 8 novembre: il s'est contenté d' affirmer qu’il s’agissait d’une « affaire interne à la Chine ». Il a estimé qu’il n’avait « aucune raison » de suspecter que la lettre de démission de Meng Hongwei puisse être « fausse ou écrite sous la contrainte ». Il a rappelé également qu’Interpol n’est « pas un organe d’enquête » et que sa mission « n’est pas de gouverner les Etats membres ».

Une Chine mastodonte économique et politique incontournable

Meng Hongwei était le premier citoyen de Chine continentale à prendre la tête d’une grande organisation internationale.

M. Meng, par ailleurs vice-ministre de l’intérieur d’un pays connu pour l’emprisonnement sans procès équitable de ses dissidents et des membres de minorités jugées « problématiques », ou de ses officiels corrompus ou victimes des luttes de factions, serait-il à son tour victime d'une purge politique qui semble s'être accélérée depuis l'arrivée de Xi Jinping au pouvoir, en 2012 ?

Signe avant-coureur de ses difficultés: Meng Hongwei avait été démis en avril de ses fonctions au sein du comité du Parti chargé de superviser le ministère de la sécurité publique, après la nomination, à l’automne 2017, d’un nouveau ministre, Zhao Kezhi, ultraloyal à M. Xi Jinping.

Moins de deux ans plus tôt, en novembre 2016, l’élection d’un officiel chinois à la tête de l’organisation chargée de la coopération des polices de 192 Etats avait été accueillie avec le plus grand scepticisme par les organisations de défense des droits fondamentaux, telles qu’Amnesty International.

La disparition de ce cacique de 64 ans, tombé à son tour dans les filets de la féroce campagne anticorruption de Xi, obéit à une une ironie mordante : alors que Meng avait été nommé pour pourchasser les criminels internationaux, il se retrouve lui-même pourchassé...

Pékin ne se prive plus d' affirmer sa souveraineté impérieuse, se jouant des frontières. « Cette affaire relève de la justice. Cette affaire concerne la communauté internationale. Cette affaire concerne le peuple de mon pays », avait lancé l'épouse de l'ex-patron d'Interpol, Grace Meng

Mais hélas! Cette affaire porte au grand jour une réalité implacable aux organisations internationales qui accueillent un nombre croissant d'officiels chinois. Ces derniers demeurent avant tout des membres du parti, à qui Xi demande de nouveau des comptes.

La communauté internationale fait face à une Chine qui ne fait plus grand cas des critiques occidentales et s'affirme en tant que mastodonte économique et politique incontournable.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

LE MARTYRE DE LA CHRETIENNE  ASIA BIBI

AU PAKISTAN

Le cas d'Asia Bibi a un retentissement international en devenant un symbole de la défense des droits des minorités

La Cour suprême du Pakistan a acquitté en appel la chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème en 2010, selon un verdict rendu mercredi 31 octobre. « Elle a été acquittée de toutes les accusations », a déclaré le juge Mian Saqib Nisar lors de l’énoncé du verdict .

Condamnée à mort pour un verre d'eau

Chrétienne du Pendjab, Asia Bibi, ouvrière agricole, le 14 juin 2009 dans le village d’Ittan Wali, elle but de l’eau dans un puits supposé réservé aux musulmans. Les femmes musulmanes l’accusant d’avoir sali l’eau, cette mère leur répondit et ce qui lui valut l'accusation de « blasphème », un acte passible de la peine de mort au Pakistan.

Aussitôt jetée en prison, Asia Bibi a été jugée en novembre 2010 et condamnée à la peine capitale par pendaison. Elle avait fait appel de cette décision.

La Cour suprême pakistanaise déboute la condamnation à mort

Lors de l’examen de son recours, début octobre, les juges de la Cour suprême avaient semblé s’interroger sur le bien-fondé de l’accusation. « Je ne vois aucune remarque désobligeante envers le Coran dans le rapport d’enquête », avait observé le juge Saqib Nisar, tandis qu’un second juge, Asif Saeed Khan Khosa, relevait, de son côté, plusieurs points de non-respect des procédures.

La Cour suprême du Pakistan a acquitté en appel la chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème en 2010, selon un verdict rendu mercredi 31 octobre. « Elle a été acquittée de toutes les accusations », a déclaré le juge Mian Saqib Nisar lors de l’énoncé du verdict, ajoutant qu’elle allait être libérée « immédiatement ». Un des juges a cité le Coran selon lequel « la tolérance est le principe de base de l'islam », rappelant que la religion condamne l'injustice et l'oppression.

Malgré son acquittement, cette mère de famille accusée de blasphème contre le prophète Mahomet reste en prison.

L'ire des fondamentalistes musulmans

En effet au Pakistan, l'histoire de cette chrétienne divise fortement l'opinion et des manifestations des fondamentalistes musulmans ont débuté mercredi après l'annonce de l'acquittement d'Asia Bibi.

Le blasphème est un sujet extrêmement sensible dans ce pays très conservateur où l'islam est religion d'Etat. La loi prévoit jusqu'à la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d'offense à l'islam.

Cette décision a provoqué l'ire des milieux religieux fondamentalistes qui fous de rage après cette décision ont paralysé le pays pendant trois jour menaçant les juges qui ont statué « Les musulmans pakistanais prendront les mesures adéquates face aux juges (…) et les conduiront à une fin horrible », avaient fait déjà savoir des responsables du Tehreek-e-Labaik Yah Rasool Allah Pakistan (TLY), un groupe religieux extrémiste devenu parti politique, qui fait de la punition du blasphème sa raison d’être.Des affrontements ont éclaté entre protestataires et police locale. La sécurité a dû être renforcée dans Les lieux de culte chrétiens ont vu leur sécurité renforcée. Un véritable psychodrame national si bien qu' Asia Bibi s’est retrouvée contrainte de rester emprisonnée, en dépit de son acquittement.

Le gouvernement cède aux islamistes

Après trois journées de manifestations parfois violentes dans le pays, le gouvernement a cédé aux revendications des islamistes : il a interdit à Asia Bibi de quitter le pays et accepté de ne pas bloquer une requête en révision du jugement d’acquittement initiée par un religieux. La requête a été déposée le 1er novembre auprès des autorités compétentes à Lahore. L’avocat d’Asia Bibi a été contraint de fuir le Pakistan, craignant pour sa vie.

Le 4 novembre, la Commission des droits de l'Homme pakistanaise s'est dite « consternée » par l' « incapacité du gouvernement à protéger l'État et le caractère sacré de la loi », qualifiant l'accord signé avec les islamistes de « mascarade » après le jugement « historique » de la Cour suprême.

La famille d'Asia Bibi, menacée de mort, demande l’asile en Angleterre, aux Etats-Unis ou au Canada pour fuir la violence de ces extrémistes. Le mari d’Asia Bibi dans un message vidéo souhaite que toute la famille de la chrétienne puisse quitter le pays. « Si Asia Bibi quitte le pays, chaque membre de sa famille, chaque personne associée à elle sera tuée », s’est inquiété le président de l’association des chrétiens pakistanais de Grande-Bretagne qui aide Asia Bibi et sa famille depuis des années.

Six jours après son acquittement par la Cour suprême pakistanaise, le sort d’Asia Bibi reste encore incertain. La chrétienne , symbole de la défense des droits des minorités religieuses, est toujours en prison malgré son acquittement.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

PROCES HORS-NORME

DU BARON DE LA DROGUE MEXICAIN EL CHAPO

C’est un procès hors du commun qui s’ouvre ce lundi à New York : celui de Joachim Guzman . Extradé aux États-Unis le 19 janvier 2017, le Mexicain de 61 ans a dirigé pendant 25 ans l'un des cartels les plus puissants au monde.

Une sorte d’épilogue judiciaire pour ce grand spécialiste de l’évasion qui ont alimenté sa légende et lui ont valu une notoriété internationale,.

En 2016 a lieu la dernière arrestation de ce sexagénaire à l’ego démesuré dans une villa à Los Mochis, sur la côte pacifique, dans son fief de Sinaloa . Extradé vers les Etats-Unis le 19 janvier 2017 dans une prison de Manhattan, «El Chapo» n'est plus que l'ombre de lui-même: isolé dans sa cellule 23 heures sur 24, après deux évasions au Mexique, seuls ses avocats et ses jumelles de sept ans peuvent lui rendre visite. Même sa femme Emma Coronel, une reine de beauté de 32 ans sa cadette, est interdite de visite.

Voilà le baron de la drogue le plus puissant au monde qui lors des audiences préparatoires à son procès, ne pouvait parler qu'à ses avocats. Dans ses rares déclarations publiques, il n'a fait que se plaindre. «Je souffre tous les jours de maux de tête. Je vomis presque quotidiennement. Deux molaires qu'on ne m'a pas soignées me font beaucoup quotidiennement. Deux molaires qu'on ne m'a pas soignées me font beaucoup souffrir», écrivait-il en février dans une lettre au juge chargé de son dossier, Brian Cogan. «Je vis un calvaire 24 heures sur 24.»

Celui appelé aussi «Le Courtaud», un surnom dû à sa petite taille, environ 1,67 m, est jugé pour avoir dirigé pendant 25 ans le plus puissant cartel de drogue au monde. Les procureurs assurent aussi pouvoir démontrer qu'il a commandité au moins 37 assassinats. Ils affirment aussi avoir une montagne de preuves de sa culpabilité aux onze inculpations, quelque 300.000 pages de documents, 117.000 enregistrements audio et quantité de photos et vidéos. Beaucoup de documents restent confidentiels tout comme la liste des anciens associés, employés ou rivaux de Joaquin Guzman appelés à témoigner. Certains bénéficient de la protection du gouvernement américain, sous de nouvelles identités. D’autres sont détenus dans des prisons spéciales pour empêcher toutes représailles.

Le cartel de Sinaloa dirigé par Joaquin Guzman a expédié aux Etats-Unis plus de 154 tonnes de cocaïne ainsi que d’énormes quantités d’héroïne, de méthamphétamines et de marijuana, pour une valeur estimée à 14 milliards de dollars. A en croire les procureurs américains, « El Chapo » est le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar, mort en 1993. S’il est condamné, il risque la prison à perpétuité.

La chute est rude pour celui qui dirigea 25 ans durant l'un des cartels les plus puissants de la planète, ancien héros de la culture narco et des «narcocorridos», ces ballades mexicaines qui racontent les chefs de cartels.

Né le 4 avril 1957 dans une famille pauvre d'un village des montagnes de Sinaloa, au nord-ouest du Mexique, Joaquin Guzman travaille dès l'enfance en vendant oranges, bonbons et boissons.

Comme il le raconte à l'acteur Sean Penn lors d'un entretien en octobre 2015 censé rester secret mais qui contribuera à son arrestation, il se met, adolescent, à cultiver marijuana et pavot, faute d'alternatives. «La seule façon d'avoir de l'argent, d'acheter de la nourriture, de survivre, était de faire pousser le pavot à opium, la marijuana, alors à cet âge, j'ai commencé à en cultiver et à en vendre», confiera-t-il à l'acteur américain.

Le chef du cartel de Guadalajara Miguel Angel Felix Gallardo, surnommé «le parrain» des cartels mexicains modernes le recrute. Après l'arrestation de Gallardo en 1989, Guzman fonde avec trois associés le cartel de Sinaloa, en quelques années devenant un empire aux ramifications européennes et asiatiques. «Je fournis plus d'héroïne, de méthamphétamine, cocaïne et marijuana que n'importe qui dans le monde. J'ai des flottes de sous-marins, d'avions, de camions et de bateaux», se vantait-il dans l'interview à Sean Penn, publiée dans le magazine Rolling Stone.

Sa fortune le place sur la liste du magazine Forbes des hommes les plus riches du monde, avant d'en sortir en 2013 en raison des dépenses nécessaires à sa protection.

Au moins deux de ses fils sont accusés par les autorités américaines de jouer un rôle «important» dans son cartel. Un autre fils, Edgar, a été abattu en 2008.

Robin des Bois aidant les pauvres et ridiculisant les puissants, El Chapo a aussi mené une lutte ultra-violente contre ses rivaux, une guerre entre cartels qui ravage aujourd'hui encore le Mexique.

La sélection du jury doit commencer dès ce lundi, à huis clos, une mesure réservée aux criminels les plus dangereux.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

COURRIER DES LECTEURS

LETTRE OUVERTE A TOUS LES JOURNALISTES

Le terrorisme a pris une tournure inquiétante avec l'assassinat horrible du journaliste Jamal Khashoggi. Apparemment, le but de ce meurtre était d'envoyer un message à tous les journalistes voués à la critique réfléchie du gouvernement. Par conséquent, quelle serait la réponse journalistique la plus appropriée à une telle censure flagrante ?

Est-ce continuer à faire des reportages en toute conscience et à risquer une mort brutale? Ou est-ce que nous devons nous éloigner de tout reportage controversé et nier la vérité à ceux qui ont besoin de l'entendre?

Il existe encore une troisième réponse, qui ne comporte aucun risque pour ceux qui la signalent. Cette réponse serait de faire connaître un moyen peu connu de mettre fin à la guerre et au terrorisme une fois pour toutes: Invincible Defense Technology (IDT) .

Au fil du temps, les forces armées ont cherché à atteindre l’invincibilité en appliquant des technologies de pointe. L'histoire montre qu'ils ont jusqu'à présent échoué. Les adversaires conçoivent inévitablement des méthodes pour contrer tout système d’offensive ou de défense. Cependant, il existe une solution scientifique et militaire testée sur le terrain qui découle des dernières découvertes dans les théories de la physique, des neurosciences et des sciences sociales du champ unifié - non pas d'approches utilisant des armes, ni du domaine de la politique.

Technologie de défense invincible: une approche non religieuse, humaine et bénéfique

Les composantes pratiques de l'IDT sont la méditation transcendantale (TM) non religieuse et les programmes plus avancés de TM-Sidhi. Lorsque de grands groupes d’experts pratiquent ensemble ces programmes, un puissant effet de cohérence et de paix se produit sur le terrain et se répercute sur la population environnante. Cet effet a été démontré par de nombreuses recherches scientifiques qui ont confirmé à maintes reprises une diminution mesurable du nombre de morts, de terrorisme et de crimes de guerre.

Des études ont également montré, par exemple, une réduction des hostilités verbales et des actes d'hostilité, un nombre accru d'événements de coopération et d'autres améliorations de la qualité de la vie telles que la réduction des accidents, des hospitalisations et de la mortalité infantile. Ce sont tous des signes tangibles de réduction du stress sociétal. En raison de cette recherche, l’organisation à but non lucratif Global Union of Scientists for Peace (GUSP) préconise cette approche simple et économique pour réduire le stress social (voir: https://www.gusp.org/global-peace-summit).

Les forces de sécurité sud-américaines réduisent les tensions sociales collectives avec Invincible Defense Technology

De grands groupes d’experts IDT atténuent le stress collectif.

Créer la prospérité, la croissance économique et la paix pour tous

Dans les régions du monde fortement stressées, la constitution de grands groupes d’experts pratiquant le TID a entraîné une prospérité et une croissance économique accrues, notamment une diminution de «l’indice de la misère», indicateur du stress socio-économique, et une augmentation significative de la croissance concurrentielle. Ces changements positifs dans les tendances sociales se sont produits parallèlement à la mise en œuvre des approches de TID. Cet effet de cohérence a été documenté à l'échelle mondiale dans une étude publiée dans le Journal of Offender Rehabilitation.

Lorsque de grandes assemblées d’experts civils IDT se sont réunies entre 1983 et 1985, le nombre de victimes du terrorisme a diminué de 72%, le conflit international de 32% et la violence dans son ensemble a été réduite dans les pays sans ingérence de la part d’autres gouvernements (des résumés de cette recherche sont disponibles à l’adresse suivante: https://davidleffler.com/2011/sapratableii). En raison de ces changements positifs, les armées d'Amérique du Sud et d'Afrique testent maintenant activement cette approche sur le terrain. Ils ont déjà mis en place IDT Wings of the Military pour réduire le crime, réprimer la violence, créer de la prospérité, empêcher la montée des ennemis et créer les conditions d’une paix durable.

La technologie de défense invincible est rentable

À peu près au prix de quelques avions de combat modernes, toute armée pourrait constituer un groupe de 15 000 guerriers formés à cette approche IDT avancée. Cette escadre préventive de l'armée pratiquerait les programmes de TID deux fois par jour en grands groupes, ce qui désamorcerait les tensions sociales non seulement dans leur pays, mais aussi dans le monde entier.

Des études indiquent qu’une fois ce programme opérationnel, les conditions sociales dans leur pays et dans d’autres pays du monde entier s’amélioreront immédiatement. La conscience collective de toutes les populations augmentera sous l'influence d'une plus grande harmonie et de la paix. Les populations et leurs dirigeants bénéficieront de meilleures solutions pour améliorer leurs propres conditions de vie. Ceux qui se sont livrés à la violence ne le feront plus. Des études ont montré à maintes reprises que cette méthode fonctionne - et le restera tant que le groupe créateur de la paix sera maintenu.

La mise en œuvre

Le moyen le plus rapide et le plus efficace de mettre en œuvre cette solution consisterait pour les chefs d’État à donner l' ordre à leurs armées de déployer cette nouvelle méthode

Une fois mise en œuvre avec succès, une transition de phase sociale commencerait immédiatement, dans laquelle le stress sociétal élevé qui alimente la criminalité, la pauvreté, le terrorisme et la guerre dans le monde serait atténué. En dissipant grandement ces problèmes autrefois insolubles au niveau national et mondial, ces chefs d’État seraient ainsi célébrés comme de grands humanitaires et des exemples de leadership mondial.

Compte tenu des nombreuses approches précédemment essayées par les dirigeants mondiaux qui n'ont pas fonctionné, y compris de nombreuses actions inhumaines, il est certainement utile d'essayer cette approche bienveillante.

Elle est simple, peu coûteuse et a fait ses preuves. Tous les pays, grands ou petits, pourraient devenir le leader mondial de cette technologie de pointe basée sur le cerveau. Avec IDT, leur pays deviendrait invincible, ils créeraient une paix durable dans le monde entier et leurs forces militaires seraient mondialement respectées et admirées.

Il est temps que les journalistes défendent quelque chose de nouveau et de prouvé

Les journalistes ont la responsabilité de faire connaître la vérité aux gens; dans leur position unique, ils ont également la capacité de mobiliser les médias pour créer un monde meilleur pour tous. Voici une occasion de vous assurer que Jamal Khashoggi et tous les autres qui ont défendu la vérité ne sont pas morts en vain.

À propos des auteurs:

Arlene J. Schar est l'adjointe exécutive du Centre pour les sciences militaires avancées (CAMS). Son mari, le docteur David Leffler, a été associé du groupe de gestion Proteus au Center for Strategic Leadership du US Army War College. Il est actuellement directeur général du CAMS (http://www.StrongMilitary.org).

Courrier des Lecteurs par Arlene J. Schar et Dr. David R. Leffler DayNewsWorld

PEINE DE MORT ET BLASPHEME AU PAKISTAN

OU L'ACQUITTEMENT D' ASIA BIBI

Le cas d'Asia Bibi avait eu un retentissement international .

La Cour suprême du Pakistan a acquitté en appel la chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème en 2010, selon un verdict rendu mercredi 31 octobre. « Elle a été acquittée de toutes les accusations », a déclaré le juge Mian Saqib Nisar lors de l’énoncé du verdict, ajoutant qu’elle allait être libérée « immédiatement ».En pratique, la libération d'Asia Bibi pourrait prendre plusieurs jours en raison de procédures bureaucratiques, a indiqué l'avocat.

Pour un verre d 'eau la peine de mort !!

Chrétienne du Pendjab, Asia Bibi, ouvrière agricole, le 14 juin 2009 dans le village d’Ittan Wali, elle but de l’eau dans un puits supposé réservé aux musulmans. Les femmes musulmanes l’accusant d’avoir sali l’eau, cette mère leur répondit et ce qui lui valut l'accusation de « blasphème », un acte passible de la peine de mort au Pakistan.

Aussitôt jetée en prison, Asia Bibi a été jugée en novembre 2010 et condamnée à la peine capitale par pendaison. Elle avait fait appel de cette décision.

Lors de l’examen de son recours, début octobre, les juges de la Cour suprême avaient semblé s’interroger sur le bien-fondé de l’accusation. « Je ne vois aucune remarque désobligeante envers le Coran dans le rapport d’enquête », avait observé le juge Saqib Nisar, tandis qu’un second juge, Asif Saeed Khan Khosa, relevait, de son côté, plusieurs points de non-respect des procédures.

Au Pakistan, l'histoire de cette chrétienne divise fortement l'opinion et des manifestations ont débuté mercredi, après l'annonce de l'acquittement d'Asia Bibi.

La colère des fondamentalistes musulmans

Le blasphème est un sujet extrêmement sensible dans ce pays très conservateur où l'islam est religion d'Etat. La loi prévoit jusqu'à la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d'offense à l'islam.

Cette décision a provoqué la colère des milieux religieux fondamentalistes qui ont appelé à manifesté et ont menacé les juges qui ont statué « Les musulmans pakistanais prendront les mesures adéquates face aux juges (…) et les conduiront à une fin horrible », avaient fait déjà savoir des responsables du Tehreek-e-Labaik Yah Rasool Allah Pakistan (TLY), un groupe religieux extrémiste devenu parti politique, qui fait de la punition du blasphème sa raison d’être.

« Les adorateurs du Prophète ne reculeront face à aucun sacrifice », avaient-ils lancé.

Un ancien gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, qui avait pris la défense d'Asia Bibi, avait été abattu en plein cœur d'Islamabad en 2011 par son propre garde du corps.

Un exil forcé

En cas de libération, « Asia ne peut pas rester (au Pakistan) avec la loi » sur le blasphème, avait estimé début octobre son mari Ashiq Masih, accueilli à Londres par l'ONG catholique Aide à l'Église en détresse (AED). La famille de cette femme chrétienne ne pouvait plus mener une vie normale. « Pour nous, la vie au Pakistan est très difficile, nous ne sortons pas de chez nous, nous sommes très prudents », avait souligné sa fille Esham.

De plus, selon les défenseurs des droits de l'Homme, la loi réprimant le blasphème au Pakistan serait souvent détournée et instrumentalisée pour régler des conflits personnels : Asia Bibi en était un symbole.

En dépit de la volonté affichée du Pakistan de lutter contre les violences liées aux accusations de blasphème, ce phénomène solidement enraciné dans la société pakistanaise perdure.


Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

L'EXTREME-DROITE A GAGNE LES ELECTIONS

AU BRESIL

Le « tournant à gauche » de l’Amérique latine a bel et bien vécu. Après l’élection de Sebastian Pinera au Chili, de Mauricio Macri en Argentine ou d’Ivan Duque en Colombie, c'est au tour de Jair Bolsonaro d'obtenir une victoire écrasante à l'élection au Brésil avec une très large majorité (55,1 % des voix) devant le candidat de gauche Fernando Haddad (45 %). Jair Bolsonaro prendra ses fonctions le 1er janvier 2019 dans un Brésil extrêmement polarisé à l’issue d’une campagne tendue .

Dans un pays miné par une violence record, le marasme économique, une corruption endémique et une crise de confiance aiguë dans la classe politique, Jair Bolsonaro a réussi à s’imposer. Avec ses orientations radicales d' ultraconservateur sur les mœurs et de néolibéral sur le front économique, Bolsonaro est le produit de la crise économique.

A 63 ans, Jair Bolsonaro est, de loin, le chef d’Etat de droite élu le plus extrémiste de l’histoire récente d’Amérique latine. Il va succéder, pour quatre ans, au conservateur Michel Temer, qui se retire sur un taux d’impopularité historique après avoir mené une politique d'austérité « Je viens de féliciter le président élu Jair Bolsonaro, j’ai pu percevoir son enthousiasme, non seulement quand il m’a parlé, mais aussi lorsqu’il a fait ses déclarations en faveur de l’unité du pays, de la pacification du pays, de l’harmonie du pays », a déclaré M. Temer depuis sa résidence officielle à Brasilia.

« Nous allons changer ensemble le destin du Brésil », a déclaré dimanche soir le président élu , Jair Bolsonaro, dans son premier discours, sur Facebook, après l’annonce de sa victoire « Nous ne pouvons plus continuer à flirter avec le socialisme, le communisme, le populisme de gauche », a-t-il ajouté.

Il a promis également aux Brésiliens que son gouvernement « défendra la Constitution, la démocratie, la liberté », dans son discours télévisé alors qu'en campagne électorale son Brésil devait être selon lui, nettoyé et purifié des « délinquants » et des « rouges ». L’ancien capitaine a souhaité dimanche après sa victoire un Brésil qui soit « une grande Nation, pour nous tous »,alors qu'en campagne électoral il avait dit vouloir gouverner « pour la majorité, pas pour la minorité ».Exit les Noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT, mais aussi les militants de gauche, les Indiens, les membres du mouvement paysan des sans-terre (MST) et d’ONG...

Jair Bolsonaro a promis de ramener l'ordre profitant de l'effondrement des partis traditionnels, minés par la corruption et l'exaspération des Brésiliens.

Mais toute sa capacité à gouverner dépendra désormais de la manière dont il s’y prendra pour rassembler autour de lui une majorité solide au Parlement. En cas de minorité, il présidera par décret...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

DES SANCTIONS AMERICAINES POUR L'AFFAIRE KHAHOGGI

« Khashoggi a été victime d’un assassinat barbare. Cette barbarie ne peut pas être oubliée. » a déclaré le président Erdogan ce mardi 23 octobre devant le Parlement.

« Ces sanctions ne seront pas le dernier mot des Etats-Unis sur ce dossier », a averti Mike Pompeo.

Les Etats-Unis ont engagé, mardi 23 octobre, la révocation des visas des Saoudiens impliqués dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi au sein du consulat du royaume à Istanbul, en Turquie.

L’annulation de ces autorisations de séjour est la première décision concrète annoncée par Washington à l’encontre de son allié de longue date. Elle vise 21 personnes, qui se voient révoquer leur visa ou deviennent inéligibles à de futurs visas, a précisé Heather Nauert, la porte-parole du département d’Etat. « Ces sanctions ne seront pas le dernier mot des Etats-Unis sur ce dossier », a averti Mike Pompeo.

Le meurtre et sa dissimulation sont « un fiasco total », a-t-il ajouté.

Du côté de la Maison Blanche on a pris soin de souligner combien Riyad était un « excellent allié » de Washington depuis des décennies, et a rappelé que le royaume sunnite était « l’un des principaux investisseurs aux Etats-Unis ».

Le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat de son pays à Istanbul a été « sauvagement planifié », a affirmé lundi 22 octobre, un haut responsable turc, ajoutant que « des efforts conséquents » avaient été déployés pour le dissimuler.

« Nous sommes face à une situation qui a été sauvagement planifiée et des efforts conséquents ont été déployés pour dissimuler » ce meurtre, a déclaré lors d’une conférence de presse à Ankara Omer Celik, le porte-parole du parti au pouvoir en Turquie (AKP).C’est un crime extrêmement complexe », a ajouté le porte-parole.

« J’espère que tous les éléments seront mis au jour et que les responsables seront punis, de sorte que ce genre de choses ne traversera plus jamais l’esprit de quiconque », a-t-il poursuivi.

Ainsi les enquêteurs turcs sont à la recherche du corps de Khashoggi et ont notamment fouillé ces derniers jours la forêt de Belgrade, située non loin de Sultangazi.

De plus la presse turque soupçonne l’implication du prince héritier saoudien : d'après le quotidien Yeni Safak, proche du pouvoir, un membre du commando ayant tué Khashoggi avait appelé à plusieurs reprises le directeur du bureau du prince héritier, Bader Al-Asaker après le meurtre du journaliste.

« Au moins l'un de ces appels a été effectué depuis le bureau du consul général », a ajouté le journal. La chaîne américaine CNN a pour sa part diffusé des images de vidéosurveillance montrant, selon un responsable turc, un des agents saoudiens qui quittait le consulat par une porte arrière vêtu des vêtements dont était habillé Khashoggi à son arrivée, ainsi qu'une barbe factice.

Il s'agirait, selon le responsable turc, d'une « tentative de dissimulation » visant à faire croire que Khashoggi avait bel et bien quitté le bâtiment comme l'avait affirmé Ryad après la disparition du chroniqueur du Washington Post.

Enfin des enquêteurs turcs ont par ailleurs découvert ce lundi 22 octobre, un véhicule portant une plaque d'immatriculation diplomatique saoudienne abandonné dans un parking au nord d'Istanbul : Une berline noire portant la plaque d'immatriculation diplomatique «34 CC 1736».

Ces nouvelles déclarations surviennent à la veille de révélations promises par le président turc Recep Tayyip Erdogan au sujet de cette affaire qui ternit sans conteste l’image du prince héritier du trône d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane.

La Turquie a assuré lundi que « rien ne resterait secret » dans l'enquête.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LE PONT LE PLUS LONG DU MONDE ENTRE

HONG KONG ET LA CHINE CONTINENTALE

NE FAIT PAS L'UNANIMITE

Xi Jinping, président de la Chine, a inauguré mardi le pont maritime le plus long du monde. Celui-ci permet de relier Hong Kong, Macao et la Chine continentale.

« Je déclare officiellement ouvert le pont Hong Kong-Zhuhai-Macao » Le président chinois Xi Jinping a inauguré ce mardi une gigantesque infrastructure longue de 55 kilomètres permettant de relier l'île hongkongaise de Lantau, l'ancien comptoir portugais de Macao et la ville de Zhuhai. Elle est composée d’un pont autoroutier placé au-dessus des eaux du Delta de la Rivière des Perles ainsi que d’un tunnel sous-marin. Une autoroute longue de 55 kilomètres sur la mer à 2x3 voies, présentée comme « le pont maritime le plus long du monde », va relier la Chine continentale à Macao et Hong Kong.

La Chine espère doper son commerce grâce à ce nouvel axe de liaison.Ce pont devrait permettre de donner un coup de fouet aux échanges commerciaux et de réduire le temps de trajet entre l’un des plus grands centres financiers de la planète et le Las Vegas asiatique. Trajet Macao - Hong Kong en une demi-heure seulement.

Mais ce pont ne fait pas l’unanimité.

En effet certaines voix hongkongaises dénoncent la volonté de Pékin d’asseoir son hégémonie sur l’ancienne colonie britannique autonome à l’aune du principe « Un pays, deux systèmes » qui avait accompagné sa rétrocession en 1997. Ce pont est vu comme un pont « impérialiste », la gare où sévissent des agents de sécurité de Chine continentale ayant notamment été dénoncé par Hong Kong. Et pour cause, c'est la première fois depuis 1997 que Pékin applique ses lois sur un bout du territoire semi-autonome.

« Le pont relie Hong Kong à la Chine un peu comme un cordon ombilical », déclarait en mai dernier à CNN Claudia Mo, membre du Conseil législatif de Hong Kong et militant pro-démocratie.

De plus la construction de cet édifice d’envergure, commencé en 2009,a notamment été émaillé de poursuites pour corruption, d’une explosion des coûts et de morts : 10 ouvriers auraient perdu la vie, d’après l’Association chinoise de défense des droits des accidentés du travail. Le pont Hong Kong- Zhuhai-Macaoa a aussi été très critiqué par les associations de défense de l’environnement. Les dauphins blancs de Chine ont presque totalement disparu dans les eaux hongkongaises, seulement 47 dauphins ont été repérés entre avril 2017 et mars 2018 selon un rapport gouvernemental .

Une énième manœuvre de Pékin pour accroître son influence sur Hong Kong ?

Entre-temps, un autre projet de pont reliant les deux rives de la Rivière aux Perles plus au nord a été mis en route entre Shenzhen et Zhongshan .

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

L'AFFAIRE KHAHOGGI OU UN APPEL DE MBS AU JOURNALISTE JUSTE AVANT SON EXECUTION ?

L'Arabie saoudite a fini par reconnaître samedi que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi avait été tué à l'intérieur du consulat saoudien à Istanbul ce que Ryad niait jusqu 'à ce jour. L'Arabie saoudite avait jusqu'alors déclaré que le journaliste était ressorti du consulat saoudien à Istanbul peu après y être entré. Mais la nouvelle version de Ryad, qui évoque « une rixe », ne convainc pas la communauté internationale.

Fin du déni saoudien.

Le procureur général saoudien Cheikh al-Mojeb a publié un communiqué sur le déroulement des faits : « Les discussions qui ont eu lieu entre lui et les personnes qui l'ont reçu au consulat saoudien à Istanbul ont débouché sur une bagarre et sur une rixe à coups de poing avec le citoyen Jamal Khashoggi, ce qui a conduit à sa mort, que son âme repose en paix. »

Le directeur d'un centre de réflexion pro-saoudien, considéré comme proche du royaume, a donné une autre version de la cause du décès. « Khashoggi est mort d'un étranglement au cours d'une altercation physique, pas d'une rixe à coups de poings », a déclaré cet expert, Ali Shihabi, disant s'appuyer sur une source saoudienne haut placée.

Dix-huit ressortissants saoudiens ont été arrêtés pour le moment et l'enquête se poursuit indique un communiqué diffusé par la presse officielle saoudienne. Selon un représentant saoudien, samedi, aucun ordre d'enlèvement ni d'assassinat n'avait été donné par le Royaume, précisant que le prince héritier Mohamed ben Salman ne savait pas qu'une opération spécifique serait menée au consulat saoudien d'Istanbul.

De nouvelles révélations ce lundi.

Or selon le quotidien turc Yeni Safak, qui révèle ces nouvelles informations ce lundi 22 octobre, MBS aurait eu un échange téléphonique avec Jamal Khahoggi au sein du consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul, où le journaliste a été kidnappé par une quinzaine d'hommes dès son arrivée.Ces geôliers lui auraient passé Mohammed Ben Salmane au téléphone, et celui-ci aurait tenté de le convaincre de rentrer à Riyad. Mais Jamal Khashoggi, installé aux Etats-Unis, aurait refusé, craignant d'être arrêté et exécuté dès son retour en Arabie Saoudite. C'est à ce moment-là que ses bourreaux l'auraient tué.

La monarchie saoudienne elle-même ne nie pas le coup de téléphone, la dernière version officielle des autorités étant que le commando était chargé de kidnapper le journaliste pour le convaincre de revenir au pays, mais qu'il devait le relâcher en cas de refus.

Cette explication peut-elle encore convaincre au vu du matériel de torture dont disposait ledit commando ?

Des demandes de clarification de la part des Occidentaux et des sanctions.

Le secrétaire général de l'ONU s'est dit « profondément troublé par la confirmation de la mort de Jamal Khashoggi », selon un communiqué des Nations unies, et « souligne la nécessité d'une enquête rapide, approfondie et transparente sur les circonstances du décès ».

Même si le ministre des affaires étrangères du royaume, Adel Al-Jubeir, a ainsi qualifié dimanche 21 octobre la mort du journaliste d’« erreur monumentale » et fait tout pour minimiser les faits, de son côté, le président américain tient à avoir toute la lumière sur cet assassinat après tant de mensonges.

Donald Trump évoque désormais des « mensonges » de Ryad. « Il y a manifestement eu tromperie et mensonges », a-t-il déclaré samedi soir dans un entretien au Washington Post, journal auquel collaborait le journaliste exilé aux Etats-Unis depuis 2017 après être tombé en disgrâce auprès du pouvoir saoudien. « Leurs histoires partent dans tous les sens », a ajouté le locataire de la Maison Blanche.

La France a souligné dimanche, avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, le « besoin urgent de clarification » sur les faits. Berlin hausse le ton : la chancelière allemande, Angela Merkel, réclame que soient interrompues les livraisons d’armes à Ryad.

Enfin, par la voix de son premier ministre, le Canada n’exclut pas de pouvoir annuler un important contrat de vente d’armes à l’Arabie saoudite. Justin Trudeau, qui intervenait dans une émission diffusée dimanche soir, mais enregistrée jeudi, a souligné que son pays entendait « toujours défendre les droits de l’homme, y compris avec l’Arabie saoudite ».La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland avait souligné samedi que les explications saoudiennes sur les circonstances de la mort du journaliste n'étaient « pas crédibles » et a réclamé une enquête approfondie.

Rappelons d'ailleurs que les relations entre le Canada et le royaume saoudien sontdes plus tendues . Ryad avait en effet annoncé en août l'expulsion de l'ambassadeur du Canada, rappelé le sien et gelé tout nouveau commerce ou investissement avec le Canada, après la dénonciation par Ottawa de l'arrestation de militants saoudiens des droits de l'Homme.

 

Après le meurtre probable du journaliste saoudien en Turquie, les Occidentaux ne peuvent plus fermer les yeux sur la nature du régime wahhabite et de son prince héritier MBS .

Des sanctions?  Avec quel risque quand on sait que les Saoudiens financent maintenant la moitié du budget du G5 Sahel, censé renforcer la lutte antidjihadiste dans cette région clé pour l'Europe?

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

ANNONCE DE WASHINGTON DE SON RETRAIT

D'UN ACCORD NUCLEAIRE AVEC MOSCOU

Décidément les Etats-Unis de Donald Trump bousculent les relations internationales et la stabilité mondiale . Le traité pour les forces nucléaires à portée intermédiaire (dit « traité FNI ») avait été signé en 1987 par les dirigeants américain et soviétique de l’époque, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. Dans le détail, ce texte, devenu multilatéral après l’éclatement de l’Union soviétique (URSS), « oblige les deux Etats à détruire tous leurs missiles balistiques et de croisière, lancés à partir du sol ayant une portée comprise entre 500 et 1 000 kilomètres et ceux dont la portée est comprise entre 1 000 et 5 500 kilomètres », comme le résument aujourd’hui les Nations unies (ONU).

« La Russie n’a pas respecté le traité. Nous allons donc mettre fin à l’accord et développer ces armes », a annoncé le président des Etats-Unis « Nous n’allons pas les laisser violer l’accord nucléaire et fabriquer des armes alors que nous n’y sommes pas autorisés », a-t-il martelé. L’administration Trump se plaint du déploiement par Moscou du système de missiles 9M729, dont la portée, selon Washington, dépasse les 500 kilomètres, ce qui constitue une violation du traité FNI.

Selon le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, la Russie a mis au point un missile, le Novator 9M729, comparable aux missiles russes mer-sol à courte portée mais capable de frapper une cible distante de 500 à 5.500 km, ce qu'interdit le traité INF. Ce traité, en abolissant l'usage de toute une série de missiles d'une portée variant de 500 à 5.500 km, avait mis un terme à la crise déclenchée dans les années 1980 par le déploiement des SS-20 soviétiques à têtes nucléaires ciblant les capitales occidentales.

Moscou accuse, a son tour, Washington d'avoir sapé le Traité INF.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a déclaré que ce retrait, s'il était confirmé, serait une initiative très dangereuse de la part de Washington. Pour Sergueï Riabkov, l'administration américaine se sert du traité INF pour exercer un chantage envers Moscou et met en péril la sécurité internationale.. « Cela serait un pas très dangereux qui, j’en suis sûr, ne sera pas compris par la communauté internationale et va même s’attirer de sérieuses condamnations », a estimé Sergueï Riabkov à l’agence d’Etat russe TASS.

Ce retrait est motivé par le « rêve » des Américains de dominer seuls le monde, a rapidement réagi une source au ministère russe des affaires étrangères, en accusant Washington d’avoir « délibérément » sapé cet accord au fil des ans. La Maison Blanche « se rapprochait de cette étape depuis plusieurs années en détruisant délibérément et pas à pas la base de cet accord », a poursuivi cette source, citée par les trois principales agences de presse russes.

« Cette décision entre dans le cadre de la politique américaine de retrait des accords internationaux légaux qui lui donnent autant de responsabilité qu’à ses partenaires et fragilise donc l’idée de sa propre exception. »

Le retrait américain « est le deuxième plus gros coup porté contre tout le système de stabilité mondiale », a affirmé un sénateur russe, Alexeï Pouchkov, le premier étant le retrait, en 2001, du traité ABM sur les missiles antibalistiques. « Et encore une fois, ce sont les Etats-Unis qui prennent l’initiative de dissoudre l’accord », a-t-il poursuivi sur Twitter.

« C'est une façon de présenter à la Russie un ultimatum », a estimé le vice-ministre des Affaires étrangères. « Nous rejetons ces méthodes, qui deviennent de plus en plus fréquentes dans la politique américaine vis-à-vis de la Russie. Nous n'accepterons évidemment pas de tels ultimatums ou de tels chantages ».

John Bolton l’intransigeant

Donald Trump a fait cette annonce alors même que son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, s’apprêtait à se rendre à Moscou samedi pour « poursuivre » le dialogue controversé entamé en juillet entre le président des Etats-Unis et son homologue russe Vladimir Poutine. Le conseiller, connu pour ses positions fermes, avait notamment prévu d’y rencontrer à partir de lundi le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le secrétaire du Conseil de sécurité, Nikolaï Patrouchev.

Selon le Guardian, c'est le boute-feu John Bolton lui-même qui fait pression sur le président américain pour un retrait du traité INF. C'est aussi lui qui bloque toute négociation pour une extension du traité New Start sur les missiles stratégiques, qui arrive à expiration en 2021 et que Moscou cherche à prolonger.

Alors que le président des Etats-Unis avait promis, avant son élection de renouer de meilleures relations avec la Russie, celles-ci sont de plus en plus tendues entre Washington et Moscou, sur fond d’accusations d’ingérence russe dans les élections outre-Atlantique. Vendredi, une Russe a été inculpée par la justice américaine pour ingérence dans les élections parlementaires américaines du 6 novembre. Des soupçons de collusion avec le Kremlin pèsent également sur son équipe de campagne depuis 2016. Le Kremlin, de son côté, a accusé la Maison Blanche d’avoir « fabriqué » ces accusations pour imposer de nouvelles sanctions à la Russie.

En juillet, Donald Trump s’était montré extrêmement conciliant à l’égard de Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse commune à Helsinki, après leur premier sommet bilatéral en Finlande.

Le 11 novembre, les deux présidents se retrouveront à Paris pour les commémorations de la fin de la première guerre mondiale.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LES CONSEQUENCES DE L' ASSASSINAT

DE KAMAL KHAHOGGI

Des détails sordides de la disparition de Jamal Khashoggi.

Deux semaines après la disparition de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien critique du pouvoir, la lumière commence à être faite sur le déroulé des événements macabres.

Disparu depuis le 2 octobre dernier après s’être rendu au consulat saoudien d’Istanbul en Turquie, le journaliste y aurait en réalité été torturé et assassiné, selon un quotidien turc.

Des responsables turcs ont accusé Ryad d’avoir fait assassiner le journaliste par une équipe spécialement envoyée sur place. Certains médias, dont le Washington Post, pour lequel écrivait Jamal Khashoggi, avaient auparavant rapporté l’existence d’enregistrements audio et vidéo prouvant que le journaliste avait été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré.

Un médecin légiste, identifié comme Salah al-Tubaigy et qui faisait partie de la quinzaine de Saoudiens dépêchés par Ryad à Istanbul ce jour-là selon plusieurs médias, a ensuite commencé à découper le corps de Jamal Khashoggi encore vivant, d’après la source de Middle East Eye.

En quoi Jamal Khahoggi était-il dérangeant pour MBS ?

Jamal Khashoggi était dérangeant : plus qu'un journaliste Jamal Khashoggi a surtout été un très proche conseiller de l'un des princes éliminés par MBS dans sa course au pouvoir : Tourki al-Fayçal, qui a été pendant 22 ans patron des services de renseignements saoudiens. Il a été également un proche d'Al-Walid ben Talal, le richissime prince qui a été emprisonné au Ritz Carlton (lorsque des dizaines de princes et d'hommes d'affaires saoudiens ont été retenus pour corruption en 2017). Ce journaliste connaissait les rouages du pouvoir.

De plus exilé car tombé en disgrâce à la cour, il prenait le contrepoint de MBS, en particulier de sa vision idyllique de l'Arabe saoudite d'avant les années 1970. Il critiquait de plus en plus ouvertement les méthodes de MBS. S'il applaudissait les réformes annoncées par le prince héritier, il jugeait par contre ses méthodes indignes. Pour lui, ce n'était pas ainsi que l'Arabie saoudite pouvait évoluer. Dans ses écrits, il dénonçait les emprisonnements massifs et la brutalité du prince.

La réaction ambiguê des Etats-Unis.

Pourtant sur les images de sa rencontre avec le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, mardi 16 octobre, dans un palais de Riyad, Mohammed Ben Salman apparaît souriant et détendu alors que le prince héritier saoudien joue son avenir politique dans l’ouragan médiatique soulevé par la disparition du journaliste Jamal Khashoggi.

En effet l'opération ne pouvait avoir que ce dernier comme donneur d'ordre.

C'est uniquement sous la pression internationale réclamant «une enquête crédible et transparente », que le royaume a consenti à mener des investigations complètes.

Les dirigeants saoudiens « ont promis de demander des comptes à chacune des personnes dont leur enquête aura montré qu’elle doit rendre des comptes » , a déclaré le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, envoyé à Ryad pour désamorcer le dossier.

Selon CNN, l’Arabie saoudite envisage même de reconnaître que Jamal Khashoggi est mort lors d’un interrogatoire qui aurait mal tourné au consulat à Istanbul. Et pour le Wall Street Journal, cela permettrait à la famille royale de « se dédouaner d’une implication directe » dans l’éventuel décès de Jamal Khashoggi.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a indiqué mardi avoir parlé au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane qui lui a promis une enquête « complète » sur la disparition du journaliste saoudien

Donald Trump, un grand allié de l’Arabie saoudite, a lundi pour la première fois estimé possible l’implication de Ryad dans la disparition de Jamal Khashoggi. Il a averti qu'il il y aura «un châtiment sévère » si Ryad est responsable. Ce qui a déclenché l’ire du royaume. « Nous rejetons entièrement toute menace ou tentative d’affaiblir (le royaume), que ce soit via des menaces d’imposer des sanctions économiques ou l’usage de pression politique », a indiqué un haut responsable saoudien non identifié, cité par l’agence de presse saoudienne SPA.

Réponse de Donald Trump qui veut ménager le prince : « Le roi (d’Arabie saoudite) a fermement nié avoir connaissance de quoi que ce soit (…) Je ne veux pas spéculer à sa place mais il m’a semblé que, peut-être, cela pourrait être le fait d’éléments incontrôlables. Qui sait ? » a-t-il insinué.

Le royaume pourrait- il toutefois compter sur le soutien du président américain?

Donald Trump a souligné mercredi que les Etats-Unis avaient besoin de l’Arabie saoudite dans la lutte contre le terrorisme, insistant par ailleurs  sur l’importance pour l’économie américaine des contrats d’armement conclus avec Ryad. Souhaite-t-il prendre ses distances avec le royaume sunnite, allié de longue date des Etats-Unis ? « Non, je ne le souhaite pas et, franchement, nous avons un énorme contrat (d’armement) de 110 milliards », a-t-il répondu. « Des sénateurs viennent me voir et me disent que nous ne devrions pas prendre ce contrat. Mais à qui allons-nous faire du mal ? Cela représente 500.000 emplois », a-t-il affirmé.

Même dans les rangs du Parti républicain américain on s'insurge contre les méthodes du prince héritier surnommé « MBS ». « Ce type est un engin de démolition, s’est écrié le sénateur Lindsey Graham, dans une interview à la chaîne conservatrice Fox News. Rien ne se passe en Arabie saoudite sans qu’il en soit informé. C’est un individu toxique. Il ne peut pas devenir un dirigeant sur la scène mondiale. »

Une enquête de l'ONU demandée.

Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters Sans Frontières et le Comité de protection des journalistes ont appelé la Turquie à demander une enquête de l'ONU sur l'affaire Khashoggi. «L'implication des Nations unies est la meilleure garantie contre une volonté de blanchir l'Arabie saoudite ou contre les tentatives d'autres gouvernements de passer sous silence le problème afin de préserver des relations commerciales lucratives avec Riyad», a déclaré Robert Mahoney, directeur exécutif adjoint du Comité de protection des journalistes, dans un communiqué.

Quelles conséquences cette affaire peut-elle avoir pour l’Arabie saoudite ?

Cette disparition au retentissement planétaire pourrait avoir un impact significatif sur le programme de réformes, surtout économiques, mises en avant par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Dimanche, la Bourse de Ryad a dévissé de plus de 7 %, sa plus grave baisse en trois ans, avant de terminer la séance à -3,5 %.

Les défections en cascade enregistrées par le « Davos saoudien », un sommet économique prévu du 23 au 25 octobre à Riyad, constituent un désaveu supplémentaire à l’égard de MBS. Le PDG de BlackRock, le plus grand gestionnaire de portefeuilles du monde, la présidente Christine Lagarde du Fonds monétaire international (FMI), ou le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, Bill Ford, le président exécutif de Ford, Richard Branson, milliardaire britannique fondateur du groupe Virgin, Ariana Huffington, patronne de « Thrive Global », ou encore plusieurs groupes de médias (CNN, Bloomberg, The Economist, The New York Times, CNBC ou encore le Financial Times…) ont annulé leur venue à la grande conférence économique organisée à Ryad le « Future Investment Initiative » servant de vitrine aux réformes économiques lancées par le prince héritier.

Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor, a annoncé jeudi qu'il ne se rendrait pas à la conférence économique organisée à Ryad, pour bien marquer l'attitude tendue de Washington face à Ryad.

Et les conséquences économiques de ce scandale pourraient être lourdes pour le royaume...mais également pour "MBS".

Le prince héritier fragilisé dans son propre pays ?

Le prince héritier Mohamed Ben Salmane, homme fort du régime de Riyad, pourrait aussi se trouver fragilisé dans son propre pays. Selon Le Figaro, un comité des sages de la famille royale est réuni depuis plusieurs jours à Riyad, dans la plus grande discrétion. Cette instance serait chargée de régler les problèmes de succession au sein de la famille Saoud. Or « MBS » étant visé par les protestations véhémentes des chancelleries que suscite le scandale, la famille royale envisagerait de nommer un vice-prince héritier pour seconder Mohammed Ben Salmane.

Une forme de désaveu royal à l'égard de ce jeune prince ?

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

AFFAIRE KHAHOGGI OU

COMMENT MINIMISER LES FAITS

Des médias américains rapportaient lundi soir que l'Arabie saoudite envisageait de reconnaître la mort du journaliste de 59 ans lors d'un interrogatoire au consulat.

Selon CNN, qui cite deux sources anonymes, Ryad serait en train de préparer un rapport tentant de minimiser son implication dans la disparition. Selon une de ces sources, le rapport conclurait que l'opération a été menée «sans autorisation ni transparence» et que «les personnes impliquées seront tenues pour responsables».

Selon le quotidien turc Yeni Safak, un enregistrement sonore prouverait que le journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, a été torturé puis « décapité » dans le consulat de son pays à Istanbul (Turquie), a affirmé le journal, ce mercredi.

Le quotidien turc, qui a annoncé avoir eu accès à des enregistrements sonores, donne des précisions sur l'enfer qu 'aurait vécu Jamal Khashoggi ; torturé lors d’un interrogatoire ses doigts auraient été coupés par des agents saoudiens. Il aurait ensuite été « décapité »,selon le journal progouvernemental, qui ne précise pas comment il a eu accès à ces enregistrements.

D’autres médias, comme le Washington Post pour lequel écrivait le journaliste critique saoudien, avaient également rapporté l’existence d’enregistrements audio et vidéo prouvant que l’éditorialiste avait été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant d’être démembré.

Toujours selon le quotidien turc, Yeni Safak, on entendrait la voix du consul saoudien, Mohammad Al-Otaibi « Faites ça dehors, vous allez m’attirer des problèmes », aurait déclaré le consul. Ce à quoi un individu non identifié lui répond : « si tu veux vivre quand tu reviens en Arabie saoudite, tais-toi ». Mohammad al-Otaibi a quitté Istanbul ce mardi.

À ces informations s'ajoutent celles du Washington Post , qui estime pour sa part que onze des quinze suspects ont des liens avec les services de sécurité saoudiens.

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, qui a été dépêché à Riyad mardi par Donald Trump pour en savoir plus sur cette affaire, s'est entretenu avec plusieurs dirigeants saoudiens. Selon lui, ils «ont promis de demander des comptes à chacune des personnes dont leur enquête aura montré qu'elle doit rendre des comptes», a déclaré Mike Pompeo aux journalistes.. À la question de savoir si cet engagement était valable même pour une personne, membre de la famille royale saoudienne, le chef de la diplomatie américaine a répondu: «Ils n'ont fait aucune exception concernant ceux à qui ils demanderaient des comptes». a insisté Pompeo.

«Ils comprennent l'importance de ce problème, ils sont déterminés à aller jusqu'au bout» a insisté Pompeo.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LA MACEDOINE VA-T-ELLE CHANGER DE NOM ?

Les parlementaires macédoniens ont entamé lundi l'examen de la ratification ou non de l'accord avec la Grèce. Pour rebaptiser le pays

La Macédoine pourrait se nommer «République de Macédoine du nord».

Mais la bataille s'annonce difficile pour le Premier ministre social-démocrate Zoran Zaev, qui avait conclu cet accord en juin avec son homologue grec Alexis Tsipras: soutenue par les partis de la minorité albanaise (20 à 25% des 2,1 millions d'habitants), sa coalition ne dispose pas de la majorité des deux-tiers requise pour amender la Constitution. Il lui faut convaincre une dizaine de députés de l'opposition de droite (VMRO-DPMNE).

Depuis l'indépendance de son petit voisin en 1991, la Grèce juge que le nom de «Macédoine» ne peut s'appliquer qu'à sa province septentrionale autour de Thessalonique. Elle met son veto à l'intégration du petit pays balkanique à l'Otan et bloque les négociations d'adhésion à l'Union européenne.

Le référendum du 30 septembre, que le gouvernement macédonien a voulu consultatif, n'a pas offert une forte légitimité politique à Zoran Zaev pour attirer des députés d'opposition qu'il voudrait convaincre de ne pas mettre end'opposition qu'il voudrait convaincre de ne pas mettre en péril l'arrimage à l'ouest de ce pays pauvre et enclavé des Balkans.

Le «oui» l'a emporté à plus de 90% parmi les votants, mais le taux de participation n'a été que de 37% environ, très loin des 50% requis par la Constitution macédonienne pour que le résultat d'un référendum soit valide.

L'abstention a été nourrie par des listes obsolètes, une forte diaspora mais aussi le boycott observé par une grande partie de l'opposition.

Au Parlement, «il n'y aura pas de majorité des deux tiers, ne l'espérez pas!», a prévenu un responsable du VMRO-DPMNE, Trajko Veljanovski. Un autre cadre du parti, Ilija Dimovski, est plus prudent: «On verra ce qui se passera, mais les députés du VMRO-DPMNE, ou la plupart d'entre eux, ne soutiendront pas l'accord».

Les amendements à la Constitution prévoient le changement de nom, mais aussi l'affirmation du respect de l'intégrité territoriale des voisins, et la précision que le soutien apporté aux Macédoniens à l'étranger est «culturel, économique et social» et non politique.

En cas d'échec, Zoran Zaev a annoncé la convocation immédiate d'élections législatives anticipées.

Le temps presse: tout devait être théoriquement bouclé fin 2018. La perspective d'élections en Grèce en 2019 est une hypothèque supplémentaire, tant elles s'annoncent délicates pour Alexis Tsipras, artisan de l'accord avec Zoran Zaev.

En cas d'échec, la Macédoine se trouverait poussée à l'isolement. Dès juillet, Alexis Tsipras avait prévenu que faute de révision constitutionnelle, «l'invitation de l'Otan est annulée et les négociations avec l'UE ne bougent pas». Cette «chance ne se répètera pas», a prévenu Zoran Zaev, appelant l'opposition à «prendre ses responsabilités».

«Il n'y a pas de plan B», a répété le 8 octobre en Serbie le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg: «Le seul moyen de devenir membre de l'Otan pour le pays est de se mettre d'accord avec la Grèce sur la question du nom».

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

APRES L'AFFAIRE KHAHOGGI

MOHAMMED BEN SALMANE LE DICTATEUR ?

La disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie, a terni considérablement l'image de Mohammed ben Salmane (MBS), le prince héritier saoudien.

Et pour cause.

Lui qui voulait passer pour le modernisateur d'une société longtemps sclérosée n'aurait pas hésité à faire disparaître Jamal Khahoggi , journaliste saoudien tombé en disgrâce à la cour et exilé aux Etats-Unis .

Cette sordide affaire dont on ne connaîtra peut-être jamais toute la vérité, n'est que la suite d'une longue listes de dérive de MBS .

Il est vrai que MBS a mis en place certaines réformes, comme l'autorisation de conduire accordée aux femmes, la création d'entreprise pour ces femmes sans l'autorisation d'un tuteur, l'ouverture de salles de cinéma, la présentation d'un journal télévisé par une femme . Des réformes symboliques qui ont été saluées par l'Occident.

Pourquoi engager de telles réformes des plus symboliques?

C’était pour préparer son plan Vision 2030 qui tend à diversifier l'économie d'un pays accusant un déficit budgétaire.

Face à la perspective de la fin du tout pétrole, l’Arabie saoudite s'est en effet engagée dans une grande réorientation de son économie, dans une vaste diversification pour ne plus dépendre que de l'or noir. Ce pays n'hésite pas à vouloir s'emparer des technologies le plus innovantes pour investir à coup de milliards de dollars dans des projets pharaoniques. La mégapole Neom: tout y sera moderne et innovant selon le projet présenté sur le site Discoverneom.com.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane Al Saoud compte faire construire au bord de la Mer rouge au nord-ouest du pays dans une zone pour le moment désertique.

« Seuls les rêveurs sont les bienvenus », avait proclamé le prince héritier d'Arabie saoudite en dévoilant son projet pharaonique .Un projet de pas moins de 500 milliards de dollars..

Mais voilà que l'affaire Khahoggi pourrait révéler l'ampleur de la supercherie de MBS.

« Les rêveurs » sont obligés de descendre sur terre.

Il y a un an, le 26 octobre 2017, au « Davos du désert »,MBS s était présenté comme l'homme par qui le changement devait passer pour moderniser et ouvrir son pays et des investisseurs internationaux qui y avaient cru prêts à participer au plan Vision 2030 et également à financer ce projet pharaonique de Neom. MBS les avait tous convaincus.

Un an après, avec l'affaire Jamal Khashoggi, les investisseurs sont circonspects, plutôt frileux. MBS, considéré comme un despote, ambitieux, impétueux, présente aujourd'hui un visage qui n'est pas du tout apprécié par les investisseurs. Le milliardaire britannique Richard Branson ne vient-il pas de geler plusieurs projets dans le royaume. Des partenaires tels que le Financial Times, le New York Times et The Economist ont retiré leur soutien à la deuxième édition du sommet « Future Investment Initiative » qui doit se dérouler du 23 au 25 octobre à Ryad. La déconvenue semble rude pour les Occidentaux.

Et pourtant aux experts de dénoncer les nombreuses dérives du prince héritier.

Depuis un an et demi, depuis qu'il a été adoubé par son père prince héritier, à la place de Mohammed ben Nayef, il a en effet commis de nombreuses erreurs.

En septembre 2017, il y a des intellectuels, des religieux modérés et également des militants des droits de l'homme qui sont jetés en prison. C'est à ce moment-là que Jamal Khashoggi décide de s'exiler aux Etats-Unis.

Puis il y a le cas du président libanais Hariri retenu de force en Arabie Saoudite ce qui constitue une sérieuse entrave à la souveraineté du Liban.

Puis le 18 mai dernier, il y a eu l'arrestation de treize militants des droits de l'Homme, dont des femmes militantes au droit de conduire et de l'abolition du tutorat.

C'est cette vague d'arrestations qui a porté un coup d'arrêt à la politique de réformes initiée par MBS. Son vrai visage est apparu, celui d'aucuns qualifient de « dictateur ».

Et puis il y a la guerre au Yémen provoquée par le jeune prince en mars 2015. Trois ans et demi et 10 000 morts la pire catastrophe humanitaire au monde en ce début du XXIe siècle .

Selon Clarence Rodriguez, les investisseurs deviennent "frileux" pour soutenir le développement du pays.

En attendant que l'enquête sur la mort du journaliste Khahoggi avance et que chacun prenne ses responsabilités, l'Arabie saoudite de Mohamed Ben Salmane, qui joue la carte de la modernité à l'international, n'a clairement pas arrangé son image avec cette affaire. L'exécution de Jamal Khashoggi en a refroidi plus d'un.

Celui qui voulait passer pour un réformateur, un modernisateur d'une société longtemps sclérosée par des principes religieux, culturels traditionnels séculaires a déconstruit lui-même son image préfabriquée par des sociétés de communication et de lobbying.

MBS a révélé son vrai visage aux Occidentaux parfois volontairement naïfs...

Donald Trump a promis un « châtiment sévère » en cas de preuve de la responsabilité de l'Arabie saoudite.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

AFFAIRE KHAHOGGI: VERS UNE AVANCEE DIPLOMATIQUE POUR MAQUILLER LES FAITS ?

Selon CNN et le New York Times, qui citent des sources non identifiées, Ryad s'apprête à reconnaître que le journaliste et opposant saoudien a été tué lors d'un interrogatoire qui a mal tourné.

Les sources de la chaîne d’information américaine précise que la déclaration est toujours en rédaction .

L’une des sources précise que l’annonce est toujours en cours de rédaction et qu’elle peut encore être modifiée, ajoute CNN. La seconde source explique que l’opération a été menée sans les autorisations nécessaires et que les personnes impliquées seront tenues pour responsables.

Ankara et Washington

Même s'il dit attendre le résultat de l'enquête avant de se prononcer, le président turc souhaite voir rapidement l'émergence d'un «point de vue raisonnable». Il n'hésite d'ailleurs pas à faire pression sur Riyad. «Cet incident s'est déroulé dans notre pays. Nous ne pouvons pas rester silencieux», a déclaré Recep Tayiip Erdogan après avoir mis demander aux Saoudiens de «prouver» que Jamal Khashoggi avait bien quitté le consulat.

Un enregistrement sonore montrerait que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été tué au consulat de son pays à Istanbul. La police turque a par ailleurs perquisitionné le bâtiment de la représentation saoudienne et prévoit de fouiller la résidence du consul. Recep Tayyip Erdogan a annoncé que l'enquête s'orientait vers des substances toxiques.

Les deux pays entretiennent des relations tendues depuis juin 2017, alors que la Turquie s'est rangée du côté du Qatar dans le conflit de ce dernier avec ses voisins du Golfe.

De son côté, Donald Trump a promis un «sévère châtiment» si la responsabilité saoudienne venait à être confirmée sans toutefois préciser quelle sanction pourrait être imposée. Le président américain a déjà fait savoir par ailleurs qu'il ne remettrait pasen cause les relations militaires entre son pays et l'Arabie saoudite, leur plus grand client en matière de ventes d'armes. «Je ne veux pas spéculer à la place du roi (d'Arabie saoudite, NDLR) mais il m'a semblé que, peut-être, cela pourrait être le fait d'éléments incontrôlables. Qui sait?», a expliqué lundi le président des États-Unis.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, s'est entretenu pendant 20 minutes avec le roi Salman ce mardi à Riyad. Il a également rencontré le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane, considéré comme l'homme fort du royaume.

Ce dernier a déclaré que Ryad et Washington étaient «des alliés forts et anciens» avant d'ajouter: «Nous faisons face aux défis ensemble, que ce soit dans le passé, aujourd'hui ou demain.»

Ryad

Le royaume wahhabite dément la thèse de l'assassinat. Riyad a accepté de participer à l'enquête en. Envoyant une délégation saoudienne vendredi en Turquie et ouvrant lundi une enquête interne «sur la base des informations recueillies par l'équipe conjointe», a annoncé un membre de son administration.

L'Arabie saoudite a toutefois prévenu qu'elle riposterait en cas de sanction économique liée à l'affaire Khahoggi.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

TAYLOR SWIFT UNE BOMBE POLITIQUE

Kanye West,Michael Moore…, les déclarations publiques de stars se multiplient pour soutenir les candidats aux élections de mi-mandat et inciter les Américains à aller voter.

La chanteuse Taylor Swift est sortie de son silence mais a étonné plus d'un Américain! Elle a officialisé sur son compte Instagram son soutien au candidat démocrate Phil Bredesen  dans son Etat, le Tennessee.

Et Taylor Swift appelle ses fans à aller voter le 6 novembre : « Sortez de chez vous et allez voter ».

La prise de position de l'artiste, jusque-là très discrète sur ses opinions politiques, a fait l'effet d'une bombe dans l'Etat du Tennessee, où plus de 13 000 personnes se sont inscrites en 72 heures, contre à peine 3 000 le mois dernier comme dans l'ensemble du pays.

« J'ai été jusqu'ici réticente à exprimer mes opinions politiques (...) mais je pense autrement désormais », explique Taylor Swift, forte de 112 millions d'abonnés sur Instagram, dans un long post.

La jeune femme défend la lutte contre les discriminations liées au genre et à l'orientation sexuelle.

Elle y dénonce un racisme « systémique ».

Deux jours plus tard, l'interprète des tubes Bad Blood et I Knew You Were Trouble renchérit, cette fois sur le plateau des America Music Awards, à Los Angeles (Californie).

Recevant le prix d'artiste de l'année entre les mains, Taylor Swift  adresse sa récompense « au peuple, qui a voté pour tous ces prix ». « Et vous savez pour quoi d'autre voter ?

Pour les élections de mi-mandat, le 6 novembre prochain !, » clame la jeune artiste de 28 ans «  Sortez de chez vous et allez voter – je vous aime »

Mais les républicains, eux, ne jubilent pas et sont pris de court si bien que le comité sénatorial républicain s'est empressé de diffuser un communiqué de presse particulièrement critique à son sujet.

« Au cas où vous ne le sauriez pas, la pop star multimillionnaire Taylor Swift est descendue de sa tour d'ivoire pour dire aux habitants du Tennessee, qui travaillent dur, de voter pour Phil Bredesen », dénonce le comité, tout en critiquant ouvertement le candidat démocrate.

Même Donald Trump est monté au créneau. « Je suis sûr que Taylor Swift ne sait rien d'elle [Marsha Blackburn]. Disons que, désormais, j'aime moins la musique de Taylor », a taclé le président américain mardi, après avoir été interrogé sur le sujet.

Et des plus déçus ceux qui se revendiquent comme nationalistes blancs car elle passait pour l'enfant chérie de « l'alt-right » avec sa musique marquée de country adulée car elle est blanche et issue d'un milieu conservateur du sud du pays.

Une façon de tourner le dos aux suprématistes et d'affirmer ses propres opinions politiques.

Avec son engagement dans le mouvement #MeToo et sa prise de position pour un contrôle accentué des armes à feu, soutenant la campagne « March For Our Lives »- après Parkland- Taylor Swift a gagné en présence sur la scène politique.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

L'ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE A-T-ELLE PERDU SON AME

Les sommets de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont leurs passages obligés, dont la célébration de la grande famille qui, sur les cinq continents, a « cette langue en partage », selon la formule consacrée. Quelque 40 chefs d’Etat et de gouvernement et représentants des 84 membres de l’OIF sont venus dans la capitale arménienne pour le 17e sommet de la Francophonie.

Chacun y est allé de la défense de la langue française comme outil de réconciliation entre les peuples. « C’est une famille aux dimensions de la planète », a rappelé le chef de l’Etat français Cette langue qui « nous unit, dit-il, chacun la parle avec ses accents et ses tournures particulières ».

La Francophonie, au fil de ces quelque 50 ans, a renforcé ou élargi ses missions affirmant comme une Francophonie politique et diplomatique. « C’est sous votre impulsion que nous nous sommes dotés de textes normatifs et de références exigeantes sur la pratique de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, ainsi que sur la prévention des conflits et la sécurité humain » a insisté Michaëlle Jean.

"La bataille des dames"

Mais le vrai sujet dans toutes les têtes, c’est bel et bien le duel pour le secrétariat général de l’organisation, la « bataille des dames » qui défraie cette année la chronique, et qui devrait déboucher sur une victoire de Mme Mushikiwabo. En filigrane en effet la désignation probable de la Rwandaise Louise Mushikiwabo au secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie, en remplacement de la Canadienne Michaëlle Jean, qui ne sera pas reconduite, lâchée à la dernière minute par Ottawa et le Québec, pour « se rallier au consensus », a confirmé le porte-parole de la ministre de la Francophonie Mélanie Joly.

Or pour certains la candidature de Louise Mushikiwabo ne se justifie pas dans le cadre d’une francophonie rassembleuse.

En effet cette candidature, suscitée par la France puis reprise par le Rwanda avant d’être soutenue par l’Union africaine, laisse pensif au regard du passif historique entre les deux pays. De plus Kigali a, depuis la rentrée 2010, fait de l’anglais la seule langue d’enseignement public, en remplacement du français pour l’année suivante, tout en restant membre de l’OIF,  rejoindre le Commonwealth, devenant ainsi la toute première nation de tradition francophone à rejoindre les Etats issus de l’ancien empire colonial britannique. Enfin des observateurs s’inquiètent du fait que le président Paul Kagame a été réélu à la tête de son pays avec 98 % des voix en 2017, après une révision de la Constitution qui lui permet potentiellement de rester au pouvoir jusqu’en 2034. Cet état de choses s'avère préoccupant,r les présidents africains semblant de plus en plus nombreux à vouloir suivre cet exemple.(en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo (RDC), au Burundi, au Burkina Faso, au Congo-Brazzaville, au Cameroun et au Tchad, entre autres)

Pour quelles missions?

En fait se pose la question de la mission de l'OIF. La Francophonie a-t-elle encore le français en partage ? Et à quoi sert son institution, l’Organisation internationale de la francophonie ?

Si « la francophonie doit être le lieu du ressaisissement contemporain », Emmanuel Macron souhaite une révision de la Charte de la Francophonie, pour notamment se pencher sur les modalités d’adhésion à l’OIF. « Faut-il se contenter de prendre quelques engagements en matière de respect des droits de l’homme [pour rejoindre l’OIF] ? », s’est-il demandé, faisant référence à la candidature, retirée au dernier moment, de l’Arabie saoudite.

Des propos qui semblent cependant entrer en contradiction directe avec la candidature, soutenue par Paris, de la cheffe de la diplomatie rwandaise à la tête de l’institution, le Rwanda figurant au 159e rang (sur 180 pays) du classement 2017 de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)

Si la langue française doit être « la langue de la création » pour une francophonie dont la priorité doit être la reconquête de la jeunesse (notamment africaine selon Macron  )ne faut-il pas recentrer la francophonie sur les véritables enjeux de la langue française ? Avec une fonction du secrétariat général de l’OIF moins politique, plus technique, ciblée sur les défis de l’enseignement du français ?

« Mais qu’à cela ne tienne, la messe est dite : au terme du huis clos de vendredi, la Rwandaise sera bien sacrée nouvelle reine de la Francophonie, n’en déplaise à Mme Jean et des ONG de défense des droits. »

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LA TROUBLANTE DISPARITION DU JOURNALISTE JAMAL KHASHOGGI

« Les enregistrements montrent qu'une équipe de sécurité saoudienne a détenu Jamal Khashoggi dans le consulat, avant de le tuer et de démembrer son corps », écrit le Washington Post.

Le journaliste saoudien dissident Khashoggi a disparu le 2 octobre au consulat saoudien d'Istanbul. Le même jour, quinze membres de l’appareil de sécurité saoudien ont fait un aller-retour dans la ville...La Turquie accuse les autorités saoudiennes de l'avoir enlevé ou assassiné au sein de sa représentation diplomatique. Riyad dément.

Plus d’une semaine après la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi la thèse de son enlèvement, voire de son assassinat sur ordre de Riyad, ne cesse de gagner en crédibilité.

De nouveaux indices créditant la thèse de la disparition forcée ou de l'assassinat

De nouveaux éléments créditant la thèse de la disparition forcée ou de l'assassinat du journaliste saoudien à Istanbul par des agents de son pays ont été révélés par les médias turcs, ce mercredi, alors que sa fiancée demande l'aide de Donald Trump.

Des images de vidéosurveillance montrant en effet notamment l'entrée au consulat saoudien d'Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi et de l'équipe soupçonnée d'être responsable de sa disparition ont été diffusées sur les chaînes turques. Sur les images, Jamal Khashoggi apparaît entrant dans le consulat à 13h14. Un van noir est visible, garé à proximité. D'autres images montrent un van entrer dans le consulat puis en ressortir et se rendre à 15h08, selon la chaîne 24 TV, à la résidence du consul toute proche.

Le New York Times apporte même une information selon laquelle l'équipe saoudienne aurait apporté en Turquie une scie pour démembrer Jamal Khashoggi. «C'était comme Pulp Fiction», a déclaré au quotidien américain un responsable turc.

Selon le rédacteur en chef du quotidien turc Aksam, Murat Kelkitlioglu, s'exprimant sur 24 TV lors de la présentation des images, il est «certain» que Jamal Khashoggi est transporté dans ce van, mort ou vivant. Le Saoudien s'était exilé en 2017 aux États-Unis, après être tombé en disgrâce à la cour du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane . Le Washington Post, de son côté, a affirmé, citant une source informée, que les services de renseignement américains avaient intercepté avant la disparition de Jamal Khashoggi des communications entre responsables saoudiens évoquant son enlèvement.

Intervention de la Maison Blanche

Donald Trump a réclamé tout la lumière sur cette affaire. «Nous sommes très déçus de voir ce qui se passe. Nous n'aimons pas ça» et «nous voulons savoir ce qu'il se passe là-bas» Le président des États-Unis a déclaré s'être entretenu «au plus haut niveau» avec les Saoudiens, et ce «plus d'une fois», au sujet de Jamal Khashoggi. , a-t-il assuré. La Maison Blanche a précisé que deux des plus proches conseillers du président, son gendre Jared Kushner et le responsable du conseil de sécurité nationale John Bolton, avaient parlé mardi au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, avant un nouvel appel du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo pour «réitérer» les demandes de Washington: «des détails» sur la disparition et «la transparence du gouvernement saoudien concernant l'enquête».

En parallèle, des sénateurs américains, républicains et démocrates, ont activé une loi qui oblige Donald Trump à rendre des conclusions sur ces faits au Congrès américain d'ici 120 jours.

S'il établit qu'un ressortissant étranger s'est rendu coupable d'une exécution sommaire, de torture ou d'autres atteintes aux droits de Jamal Khashoggi, alors Washington pourra imposer des sanctions contre cette ou ces personnes.

"Léquipe de l'assassinat"

L’enquête menée par la police turque, dont la presse locale et anglo-saxonne se sont fait l’écho, a permis d’identifier les quinze membres de l’équipe qui, selon Ankara, a débarqué de Riyad pour tendre un guet-apens à M. Khashoggi.

De nouveaux éléments ont été révélés concernant les 15 hommes venant d'Arabie Saoudite : ils ont quitté l'hôtel dans la matinée pour se rendre au consulat puis sont repartis dans la soirée. Le quotidien turc progouvernemental Sabah avait déjà révélé mardi que deux avions privés étaient arrivés d'Arabie saoudite à Istanbul ce jour-là et que les personnes à leur bord avaient des chambres réservées dans des hôtels proches du consulat mais qu'ils n'y avaient pas passé la nuit.

Mercredi, le même journal a publié les noms, l'âge et les photographies de quinze hommes présentés comme l'«équipe d'assassinat» dépêchée par Riyad. Parmi eux des officiers des forces spéciales et de l’armée de l’air saoudiennes, des membres supposés de la sécurité rapprochée de Mohammed Ben Salman. Le nom de l'une de ces personnes, Salah Muhammed Al-Tubaigy, correspond à celui d'un médecin légiste, chef de service au sein du ministère de l’intérieur saoudien.

La fiancée du journaliste a demandé mardi dans le Washington Post l'aide du président américain Donald Trump pour «faire la lumière» sur cette affaire. «J'implore le président Trump et la première dame Melania Trump d'aider à faire la lumière sur la disparition de Jamal», a écrit Hatice Cengiz.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a pressé Riyad, jeudi 11 octobre, de révéler les images de surveillance de l’intérieur du consulat saoudien prouvant que Jamal Khashoggi en était bien sorti, avertissant que la Turquie ne « pouvait rester silencieuse ».

« Si un moustique sort (du consulat), leurs systèmes de caméras vont l'intercepter » ( Recep Tayyip Erdogan)

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

MYSTERE AUTOUR DE LA DISPARITION

DE MENG HONGWEI

ACCUSE DE CORRUPTION EN CHINE

Porté disparu depuis plus de dix jours, Interpol a annoncé ce dimanche soir la démission « avec effet immédiat » de son président depuis novembre 2016, Meng Hongwei, tandis que Pékin a annoncé l'ouverture d'une enquête à son sujet en Chine, après des soupçons de corruption.

M. Meng « a accepté des pots-de-vin et est soupçonné d'avoir violé la loi », a rapporté dans un communiqué le ministère de la Sécurité publique, sans fournir de précisions sur ces accusations.

Ce communiqué est présenté comme un compte-rendu d'une réunion organisée lundi dans la cellule du Parti communiste chinois (PCC) du ministère de la Sécurité publique (police).

Le texte ne précise pas si les accusations imputées à M. Meng relèvent de ses fonctions ministérielles ou bien de celles qu'il exerçait à Interpol. Il n'est pas non plus précisé s'il a ou non été placé en détention.

Le mystère autour de la disparition depuis une dizaine de jours du président d'Interpol, dont l'organisation internationale basée à Lyon a finalement annoncé la démission ce dimanche soir.

Plus tôt dans la journée, Pékin avait indiqué que le désormais ex-président de 64 ans, soupçonné d'avoir « violé la loi », faisait l'objet d'une enquête en Chine.

C'est Grace Meng, l'épouse du président d'Interpol depuis novembre 2016, qui avait signalé la disparition « inquiétante » de son mari à la police française jeudi dernier, après plusieurs jours sans nouvelles. D'autant plus inquiétante qu'elle avait reçu le dernier message de son époux le 25 septembre,lors de son arrivée en Chine. Et le contenu de ce message : un simple émoticône représentant un couteau.

Elle a été placée depuis sous protection policière. Nul doute pour l'épouse Grace Meng qu'il s'agissait de la preuve que son mari était « en danger ». Meng Hongwei serait-il alors victime de la purge politique en Chine ?

Selon un quotidien de Hong Kong, Meng Hongwei serait détenu par les autorités chinoises, qui l'auraient arrêté dès son atterrissage en Chine, fin septembre.

Face à cette situation, Interpol a demandé des explications à la Chine. « Interpol a demandé aux autorités chinoises une clarification à propos du président Meng Hongwei et attend une réponse officielle concernant son état », a ainsi fait savoir le secrétariat général de l'organisation internationale. Mais il a reçu pour seule réponse que le désormais ex-président faisait l'objet d'une enquête.

Moins de deux ans plus tôt, en novembre 2016, l’élection d’un officiel chinois à la tête de l’organisation chargée de la coopération des polices de 192 Etats avait été accueillie avec le plus grand scepticisme par les organisations de défense des droits fondamentaux, telles qu’Amnesty International.

Meng Hongwei, était le premier citoyen de Chine continentale à prendre la tête d’une grande organisation internationale.

M. Meng, par ailleurs vice-ministre de l’intérieur d’un pays connu pour l’emprisonnement sans procès équitable de ses dissidents et des membres de minorités jugées « problématiques », ou de ses officiels corrompus ou victimes des luttes de factions, serait-il à son tour victime d'une purge politique qui semble s'être accélérée depuis l'arrivée de Xi Jinping au pouvoir, en 2012.

Un signe avant-coureur de ses difficultés: Meng Hongwei avait été démis en avril de ses fonctions au sein du comité du Parti chargé de superviser le ministère de la sécurité publique, après la nomination, à l’automne 2017, d’un nouveau ministre, Zhao Kezhi, ultraloyal à M. Xi Jinping.

Une disparition d'un membre de la diaspora chinoise à élucider. « Cette affaire relève de la justice. Elle concerne la communauté internationale. Elle concerne le peuple de mon pays », a déclaré Grace Meng.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

L'EXTREME DROITE DE BOLSONARO EN TETE

AU PREMIER TOUR DES PRESIDENTIELLES

OU UNE CRISE DE LA DEMOCRATIE AU BRESIL

C'est le candidat Jair Bolsonaro de l’extrême droite qui se trouve largement en tête au premier tour de la présidentielle avec 46,06 % des voix. Jair Bolsonaro a affirmé, dans la foulée des résultats, être « certain » qu’il aurait été élu s'il n'y avait pas eu des « problèmes avec les urnes électroniques ».

« Je suis certain que si ça n’avait pas eu lieu, nous aurions eu dès ce soir le nom du président de la République », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Mais la bataille reste incertaine. Mais le candidat d'extrême-droite, malgré son triomphe, devra affronter lors du second tour le 28 octobre Fernando Haddad (29,24 %) du Parti des Travailleurs(PT), n'ayant pas réussi le coup de force d’une élection dès le premier tour.

Jair Bolsonaro a capitalisé dans les urnes sur la colère des Brésiliens contre la corruption de la classe politique et l’insécurité.

Il a notamment promis d’assouplir la législation sur le contrôle des armes à feu afin que ses concitoyens puissent s’armer contre les criminels. Il a lui-même été victime d'une blessure à l’arme blanche en septembre. A l'inverse le PT est, lui, impliqué dans un vaste scandale de corruption qui a conduit Lula en prison et amené à la destitution Dilma Rousseff pour avoir maquillé les comptes publics.

La droite brésilienne, le PSDB de Geraldo Alckmin ou le candidat du président sortant, Henrique Mereilles, connaissent une vraie désaffection.

Ancien officier âgé de 63 ans Bolsonaro a donc réussi à convaincre de nombreux Brésiliens de voter pour lui grâce à ses positions très dures contre l’insécurité à sa carrière dans l'armée exempte de toute accusation de corruption.

Il incarne également une vision conservatrice de la famille, du droit des minorités et de religion ainsi qu’un libéralisme économique qui a séduit bon nombre de Brésiliens.

Sur son compte Facebook, il a annoncé, dans la soirée qu’il allait « unir le peuple », qu’« unis, les Brésiliens deviendront une grande nation » et que « personne n’avait le potentiel qu’ils avaient ».

Pourtant une grande partie de l’électorat refuse de lui accorder son vote en raison de propos homophobes ou misogynes qui ont conduit des femmes à descendre dans la rue. Nombre de Brésiliens s’inquiètent aussi de l’impact sur la démocratie d'une telle élection.

Tout n'est pas gagné pour le candidat d'extrême-droite face à Fernando Haddad, ancien ministre de l’éducation , qui n’a cependant pas réussi à créer le front républicain contre Bolsonaro à ce premier tour. Les électeurs du centre seront l’objet de toutes les convoitises.

Le candidat de centre gauche, Ciro Gomes et l'écologiste Marina Silva se sont déjà rangés du côté du PT. Le centre droit, convoité par les deux camps, n'a pas encore pris position...

Quoiqu’il en soit le Brésil a rarement été aussi divisé lors d'une élection, durant laquelle les 147 millions d’électeurs devaient aussi désigner les députés de la chambre basse du Congrès et renouveler les deux tiers des 81 sièges du Sénat.

Mais tous les Brésiliens ont exprimé l'espoir que ce scrutin apporte le « changement » dans un pays rongé par une crise économique et politique aiguë, une violence endémique et d'innombrables scandales de corruption.

Le duel du 28 octobre s’annonce particulièrement imprévisible et témoigne «d'une crise démocratique très profonde » selon Christophe Ventura, chercheur à l'IRIS. .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

INQUIETANTE DISPARITION DU PRESIDENT CHINOIS D'INTERPOL POUR CORRUPTION

Une enquête pour disparition inquiétante a été ouverte concernant Hongwei Meng, le président chinois d'Interpol, dont le siège se trouve à Lyon. Ce dernier n'a plus donné signe de vie depuis qu'il a quitté la France pour la Chine, fin septembre.

La famille de Meng Hongwei n'a plus de nouvelles de lui depuis son départ vers la Chine le 29 septembre.

Son épouse inquiète, installée à Lyon avec leurs enfants, a signalé sa disparition aux autorités françaises et a été entendue par la police judiciaire. Selon une source proche du dossier, Hongwei Meng « n'a pas disparu en France »

Après avoir exercé en Chine comme vice-ministre de la Sécurité publique, Hongwei Meng, poids lourd du Parti communiste chinois, a été élu en novembre 2016 à la tête d’Interpol pour un mandat de 4 ans.

Interpol (ou l'Organisation internationale de police criminelle, OIPC) est une organisation internationale créée le 7 septembre 1923 dans le but de promouvoir la coopération policière internationale.

Cette première nomination d'un Chinois à ce poste avait été critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme, la Chine menant alors une intense campagne de rapatriement d'escrocs et de fraudeurs présumés, parfois accusée de servir ses intérêts politiques. La Chine a longtemps utilisé Interpol « pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l'étranger », s'était inquiété notamment Amnesty International.

Or actuellement c'est Hongwei Meng qui il se trouverait « sous enquête » dans son pays, soupçonné par la justice d’avoir favorisé une entreprise dans le cadre de l’obtention d’un marché de cybersécurité. Depuis six ans environ, le gouvernement chinois est engagé dans une vaste campagne « anticorruption » qui a servi de prétexte à la mise à l’écart de dignitaires politiques ou administratifs, de magnats de l’immobilier et même d’une star de cinéma. Quelle que soit la réalité des charges contre le patron d’Interpol, sa " disparition" , tourne au bras de fer diplomatique. Depuis son siège à Lyon (Rhône), l’organisation a exigé ce samedi une « clarification » sur le sort de ce haut dignitaire. Dans un communiqué posté sur Twitter, le secrétaire général d’Interpol, dit attendre « une réponse officielle des autorités chinoises » pour répondre « aux inquiétudes ».

Dans sa conduite des affaires, Meng Hongwei semblait incarner avec zèle la ligne du parti communiste...

Les policiers mènent un travail de téléphonie et d’audition dans l’entourage professionnel du patron d’Interpol. Deux choses sont avérées: Meng Hongwei a bien quitté la France le 20 septembre dernier et le haut-dignitaire chinois a bien atterri dans son pays en provenance de Stockholm.

L'organisation s' était défendue de pouvoir servir des intérêts politiques en rappelant que le président d'Interpol n'intervenait pas dans le quotidien opérationnel, tâche dévolue à son secrétaire général - poste occupé actuellement par l'Allemand Jürgen Stock - et en soulignant que l'article 3 de ses statuts lui interdisait toute ingérence en matière politique..

Et l'élection de ce haut-dignitaire chinois à la tête d’Interpol en 2016 participait du rayonnement de la Chine à l’étranger.

La Chine traverse la plus longue campagne anticorruption depuis Mao déguisant une campagne d’élimination des adversaires politiques.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

UN GOUVERNEMENT NATIONALISTE

ET ANTI-IMMIGRATION AU QUEBEC

François Legault devient Premier ministre désigné de la province du Québec. C'est un tournant politique majeur pour « la Belle Province », après 15 ans de gouvernement libéral quasi ininterrompu.

Pour la première fois, un parti nationaliste non indépendantiste a été porté au pouvoir lundi : la Coalition Avenir Québec (CAQ) . La CAQ, formation créée en 2011 par François Legault, disposera de la majorité absolue à l’Assemblée nationale québécoise, avec 74 députés sur 125 selon des résultats préliminaires.

« Aujourd’hui, on a marqué l’histoire ; aujourd’hui, il y a beaucoup de Québécois qui ont mis de côté un débat qui nous a divisés pendant 50 ans », a lancé, triomphal, François Legault, Premier ministre désigné de la province, à propos de la question de l’appartenance ou non du Québec au Canada.

Multimillionnaire, comptable de formation, le premier ministre désigné a fait fortune après avoir créé en 1986 la compagnie aérienne Air Transat ce qui lui vaut parfois la comparaison avec Donald Trump.

Il a promis « un esprit de rassemblement, pour gouverner pour tous les Québécois »,

et a dit vouloir « travailler pour un Québec fort au sein du Canada ».

Pour ce faire il prône le « changement », notamment la fermeté sur l’immigration, dont il veut réduire les seuils dès 2019 de plus de 20 % pour mieux intégrer les nouveaux arrivants, et une meilleure gestion des finances publiques.

La question indépendantiste a en revanche été exclue des débats. Ancien ministre indépendantiste, François Legault assure aujourd’hui ne plus vouloir se séparer d’Ottawa.

Entre prospérité économique et quasi-plein emploi, la campagne électorale n'a certes guère passionné les 8,4 millions d'habitants de la Belle Province, avec une participation de 67%, contre 71% en 2014 et 74% en 2012.

Mais son résultat constitue un nouveau coup dur pour les Libéraux, la famille politique du Premier ministre fédéral Justin Trudeau,qui en juin avaient déjà perdu l’Ontario, province la plus riche et la plus peuplée, au profit d’une autre formation conservatrice.

Le Canada organise des élections législatives dans un an. Le scrutin s'annonce incertain pour Justin Trudeau, dans un contexte de montée du nationalisme.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

PRIX NOBEL DE MEDECINE

JAMES ALLISON ET TASUKU HONJO

Les lauréats du Nobel de médecine 2018, James Allison et Tasuku Honjo, ont révolutionné l’approche pour traiter les tumeurs : ils ont trouvé le moyen d’activer et de stimuler la réponse du système immunitaire.

Le prix Nobel de médecine 2018 est attribué à James P. Allison et Tasuku Honjoe prix Nobel de « physiologie ou médecine » .

Il a été remis ce lundi 1er octobre 2018 à James P. Allison ,70 ans, professeur d'immunologie au Centre du cancer de l'Université du Texas, et le Japonais Tasuku Honjo, 76 ans, professeur à l'Université de Kyoto pour leurs travaux sur l'immunothérapie.

Les deux hommes ont trouvé le moyen d’activer le système immunitaire de l’organisme pour l’aider à éliminer lui-même des tumeurs .

Les lymphocytes T sont les cellules responsables de la réponse immunitaire de l’organisme. Or dans le cas de la plupart des tumeurs, les lymphocytes T n’arrivent pas à percevoir les cellules cancéreuses comme une menace, et n’essaient donc pas de les détruire.

James Allison a découvert qu' un récepteur sur les lymphocytes T, appelé CTLA4, agissait comme un frein sur leur fonctionnement. Avec un anticorps spécifique ciblant ce récepteur, un anti-CTLA4, Allison a prouvé qu’il pouvait guérir des mélanomes, puis pour bien d’autres types de tumeurs par la suite.

De son côté, Tasuku Honjo a découvert une protéine, PD1pouvant elle aussi agir comme un frein pour empêcher les lymphocytes T d’agir. Le chercheur japonais a lui aussi trouvé un moyen d’inhiber PD1, permettant aux cellules du système immunitaires de s’attaquer efficacement à des mélanomes, puis à de nombreuses autres tumeurs.

Cette technique a recours à des lymphocytes T activés ou des anticorps (anti-PD1 par exemple) qui déclenchent le réveil du système immunitaire du patient.

Cette technique offre aux malades un espoir nouveau .

Chacun de leur côté, les deux scientifiques se sont évertués à « lâcher les freins » et « appuyer sur les bonnes pédales d'accélération » du système immunitaire de façon à lui permettre de « neutraliser des micro-organismes étrangers », a précisé le jury Nobel. L'efficacité de l'immunothérapie a été démontrée dans de multiples cancers dès 2015 . P. Allison , tout comme Tasuku Honjo, avait déjà reçu en 2014 le prix Tang, présenté comme la version asiatique des Nobel. A la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie pour lutter contre le cancer se joint l'immunothérapie .

« Allison et Honjo ont montré comment différentes stratégies d'inhibition des freins du système immunitaire pouvaient être utilisées dans le traitement du cancer » a déclaré l'Académie.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

L'IRAN BOMBARDE DES POSITIONS DE DAECH

EN SYRIE

Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé lundi matin avoir tiré des missiles balistiques sur un « quartier général » de « terroristes » en Syrie en représailles à l’attentat d’Ahvaz, le 22 septembre dernier, où un commando de terroristes a abattu 24 personnes.

Selon l’agence de presse iranienne Fars, proche des conservateurs, deux types de missiles ont été utilisés : des Zolfaghar (portée : 750 km) et des Qiam (800 km).

« Le quartier général des responsables du crime terroriste d’Ahvaz a été attaqué il y a quelques minutes à l’est de l’Euphrate par plusieurs missiles balistiques tirés par la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution », écrivent sur leur site Internet les Pasdarans, armée d’élite de la République islamique.

« Selon les premières informations, de nombreux terroristes takfiris et les chefs responsables du crime terroriste d’Ahvaz ont été tués ou blessés dans cette attaque », ajoutent-ils. Le terme « takfiri, dérivant du mot arabe « takfir » (anathème, est utilisé par les autorités iraniennes pour désigner les djihadistes sunnites. .

Le 22 septembre, 24 personnes avaient été abattues par un commando de cinq personnes ayant ouvert le feu à l’arme automatique sur un défilé militaire à Ahvaz, ville du sud-ouest de l’Iran. Selon l’EI, les cinq membres du commando étaient Iraniens, dont quatre originaires d’Ahvaz.

L’attentat a été revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI), contre lequel l’Iran est engagé en Syrie au côté des autorités de Damas.

Le jour de l’attaque, le président iranien Hassan Rohani avait promis une réponse « terrible » à cet attentat pendant que les Gardiens de la révolution annonçaient une « vengeance inoubliable ».

C’est l’ayatollah Ali Khamenei qui, le 24 septembre, avait dénoncé les auteurs de l’attentat d’Ahvaz comme des groupes djihadistes opérant « en Syrie et en Irak ». Le guide suprême iranien les avait alors accusés d’avoir été « financés par les Saoudiens et les Emirats arabes unis ». Accusations démenties par Ryad et Abou Dhabi.

Les Gardiens de la révolution interviennent en Syrie en tant que « conseillers militaires » des forces loyales au président syrien.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

CHAOS EN INDONESIE APRES LE TSUNAMI

PLUS DE 840 MORTS ET 48 700 DEPLACES

Le président de la République indonésienne, Joko Widodo, s’est rendu à Palu dimanche en fin d’après-midi exhortant les sauveteurs à « travailler jour et nuit » pour trouver des survivants.

Sur le terrain, les équipes de recherche mènent une course contre la montre pour sortir des survivants des décombres.

Des sauveteurs tentaient lundi de retrouver des survivants dans les restes de l'hôtel Roa Roa, où près de 60 personnes pourraient avoir été ensevelies. Pour l'instant, deux personnes ont été sauvées sur ce site, selon une source officielle.

L'armée est en cours de déploiement pour aider aux recherches de survivants.

Des avions chargés de matériel et de nourriture ont pu atterrir à l'aéroport de Palu, mais de nombreuses pistes sont inutilisables et les ONG connaissent des difficultés d'acheminement..

Face à l'ampleur de la catastrophe le gouvernement indonésien vient officiellement, lundi, de faire appel à l’aide internationale.

L’Union européenne a annoncé l’octroi d’une enveloppe d’un million et demi d’euros.

Le bilan des victimes risque peut-être également de s’alourdir, car personne n’avait encore pu, lundi en fin de matinée, accéder à la ville côtière de Donggala, située à l’embouchure de la rivière Palu Donggala est la capitale d’une municipalité de près de 300 000 habitants.

Alors que le bilan des victimes ne fait que s'alourdir, des voix commencent à s'élever pour dénoncer des dysfonctionnements la force de la vague ayant surpris de nombreux habitants et observateurs. La polémique bat son plein sur place.

En cause, l'institut météorologique et de géophysique indonésien, le BMKG, qui aurait lancé une alerte au tsunami pour la lever 34 minutes plus tard. Une polémique vaine pour de nombreux chercheurs.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

MISE EN GARDE D'ANGELA MERKEL

A DONALD TRUMP SUR L'ONU

Angela Merkel met en garde Donald Trump contre la tentation de «détruire» l'ONU.

« L’actuel président américain dit que le multilatéralisme n’est pas la réponse aux problèmes, et croit qu’il n’y a que des situations avec un seul gagnant, contrairement à moi », a déclaré la chancelière allemande…

Ce dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel a mis en garde le président américain Donald Trump contre la tentation de « détruire » le multilatéralisme, et notamment les Nations unies rappelant le contexte historique dans lequels elles sont nées :

« Les Nations unies ont été fondées sur les décombres de la Seconde guerre mondiale, et évidemment, c’est loin d’être parfait », a déclaré Mme Merkel lors d’un meeting de campagne pour les élections législatives régionales en Bavière.

L’Organisation des Nations unies (ONU), qui entre officiellement en vigueur le 24 octobre 1945, est en effet une organisation internationale regroupant 193 États.

Les objectifs premiers de l'organisation sont le maintien de la paix et la sécurité internationales.

Pour les accomplir, elle promeut la protection des droits de l'homme, la fourniture de l'aide humanitaire, le développement durable et la garantie du droit international.

« Détruire quelque chose sans avoir développé autre chose de nouveau est extrêmement dangereux et peut détruire l’ordre actuel qui garantit la paix, plus vite que nous ne le pensons », a averti la chancelière en martelant que le multilatéralisme était la voie à suivre.

Or, a-t-elle souligné, « l’actuel président américain dit que le multilatéralisme n’est pas la réponse aux problèmes, et croit qu’il n’y a que des situations avec un seul gagnant, contrairement à moi ».« Cela remet en question les systèmes multilatéraux (…), la capacité des Nations unies à fonctionner », a-t-elle estimé.

Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Donald Trump a fait mardi l’éloge de la « souveraineté » en dénonçant « l’idéologie du mondialisme ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LES FEMMES UNIES CONTRE BOLSONARO

CANDIDAT D'EXREME-DROITE AU BRESIL

« Dans l’histoire récente du pays sud-américain, on ne trouve pas la trace d’une mobilisation aussi importante liée aux femmes », indique Ligia Fabris Campos, professeure de droit à la Fondation Getulio Vargas.

Ce samedi, dans les rues du Brésil des milliers de femmes sont venues manifester contre le candidat d'extrême droite à la présidentielle Jair Bolsonaro. Au cri de «Non, pas lui!», les Brésiliennes ont descendues dans les rues des grandes villes brésiliennes, samedi, pour exprimer leur opposition à Jair Bolsonaro, député d’extrême droite.

Les plus grandes manifestations se sont déroulées dans les métropoles de Rio de Janeiro, Sao Paulo et Brasilia. Au total 62 villes ont été touchées par ce mouvement à huit jours du premier tour.

Le candidat à la présidentielle du 7 octobre prochain n’a eu de cesse tout au long de sa campagne de multiplier les invectives misogynes.

C'est au cri de « Non, pas lui ! », que des dizaines de milliers de Brésiliennes entendaient marquer leur farouche opposition au candidat d’extrême droite à la présidentielle Jair Bolsonaro, pourtant favori dans les sondages.

Jair Bolsonaro, député de 63 ans, caracole en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle du 7 octobre. Il est sorti samedi matin de l’hôpital où il avait été admis début septembre, après avoir été poignardé lors d’un bain de foule, a annoncé l’établissement.

L’ancien capitaine de l’armée est réputé misogyne, homophobe et raciste. Il a déclaré sans ambages à une députée qu’elle ne « méritait pas » qu’il la viole, déploré également la longueur des congés maternité. Le général Hamilton Mourao, vice-président sur sa liste, a déclaré que les familles monoparentales sans figure paternelle étaient des « fabriques à individus non intégrés qui ont tendance à grossir les rangs des narcotrafiquants ».

A peine sorti Jair Bolsonaro a lancé une nouvelle polémique en menaçant de ne pas reconnaître le résultat des élections s’il n’était pas élu. « De ce que je vois dans la rue, je n’accepte (rai) pas un résultat aux élections qui soit différent de mon élection », a-t-il déclaré vendredi à la chaîne Bandeirantes.

«Un candidat qui fait une déclaration comme celle-ci dit clairement au pays qu'il a l'intention de mener un coup d'État contre notre démocratie», a estimé le candidat de centre gauche Ciro Gomes, troisième dans les sondages du 1er tour.

Bolsonaro « montre à nouveau qu’il n’est pas prêt pour la démocratie, il veut maintenir le pays divisé », a déclaré le candidat de centre droit Geraldo Alckmin, quatrième dans les sondages.

Les femmes représentent 52% de l'électorat brésilien et environ 50 % d’entre elles assurent qu’elles ne voteraient jamais pour lui. Elles ont lancé l'offensive début septembre avec un groupe sur Facebook baptisé « Les femmes unies contre Bolsonaro » qui a engendré une mobilisation massive sur les réseaux sociaux, au Brésil et à l’étranger.

La chanteuse américaine Madonna a apporté son soutien sur Instagram à #EleNao (Pas lui), le mot-clé de ce mouvement en portugais.

Des manifestations étaient également organisées par des collectifs de femmes samedi dans plusieurs pays : Etats-Unis, Canada, France, Espagne, Royaume-Uni, Pays-Bas ou Argentine.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

IDYLLE ENTRE DONALD TRUMP ET KIM JONG UN

OU VERS UNE DENUCLEARISATION ?

Lors d'un meeting, le président américain Donald Trump a assuré que Kim Jong Un et lui étaient « tombés amoureux », saluant les « magnifiques lettres » que lui avait écrites son homologue nord-coréen.

« Nous sommes tombés amoureux - enfin pas concrètement, OK ?" ». S'adressant samedi à ses partisans lors d'un meeting à Wheeling, en Virginie occidentale, Donald Trump a voulu marquer le nouveau réchauffement avec le président nord-coréen, qu'il veut amener à abandonner l'arme nucléaire.

« Et puis nous sommes tombés amoureux - enfin pas concrètement, OK ?

Il m'a écrit de belles lettres, ce sont de magnifiques lettres.

Nous sommes tombés amoureux », a expliqué le président américain à sespartisans.

Une singulière façon d'amadouer le leader coréen.

« Le président Kim a vraiment été très ouvert et, honnêtement, il a été formidable ».

Lundi dernier, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York , le locataire de la Maison Blanche ne tarissait pas d'éloge envers son homologue coréen.

« Le président Kim a vraiment été très ouvert et, honnêtement, il a été formidable», avait-il déjà affirmé alors qu'il avait menacé un an plus tôt de « détruire totalement le pays »"

Les deux dirigeants se sont rencontrés pour la première fois en juin à Singapour et un deuxième sommet est désormais envisagé.

Donald Trump a également affiché son optimisme sur l'issue des négociations en cours.

Pourtant nombre d’analystes pointent l’absence d’avancées concrètes sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

L'ILE DE CELEBES EN INDONESIE FRAPPEE

PAR UN TSUNAMI APRES DEUX SEISMES

832 MORTS ET DES CENTAINES DE BLESSES


Ce vendredi, deux séismes, dont un mesuré à 7,5 sur l'échelle de Richter, ont frappé vendredi l'île des Célèbes, en Indonésie, indique l'institut américain de géologie USGS.

Un tsunami a ensuite déferlé sur l'archipel peu de temps après les deux secousses.

« C'est un véritable tsunami qui a frappé Palu », une ville située à près de 80 km de l'épicentre du séisme, a expliqué le responsable du centre pour les tremblements de terre et tsunamis à l'agence indonésienne de géophysique Rahmat Triyono sur la chaîne de télévision Kompas.

Le bilan du violent séisme et du tsunami qui ont frappé l'archipel des Célèbes vendredi est désormais de 832 morts. Mais il risque encore de s'alourdir dans les prochaines heures. Ce dimanche, les secours tentent de découvrir d'éventuels survivants dans les ruines de la ville de Palu (350.000 habitants), la plus touchée par la catastrophe.

La zone touchée est « plus vaste que prévu». C'est ce qu'on annoncé les autorités dimanche après avoir revu le bilan en forte hausse. La ville de Palu n'est en effet pas la seule zone sinistrée. Les autorités et les ONG s'inquiètent notamment de la situation dans la région de Donggala plus au nord, qui reste très incertaine. Au total, la zone touchée par le cataclysme est peuplée de 600.000 habitants. Le vice-président indonésien Jusuf Kalla a dit craindre que le bilan n'atteigne « un ou plusieurs milliers », s'appuyant sur les catastrophes précédentes .

Sur place, les secours sont toujours à pied d’œuvre pour tenter de venir en aide aux habitants prisonniers des décombres.

Rodolphe Avener, commandant à la Sécurité civile, rappelle que la priorité lors d'un pareil drame est évidemment de « retrouver les victimes dans les débris et amas ». Même après 48 heures, la probabilité de trouver des survivants est bien réelle, affirme-t-il

Le nouveau séisme, d'une profondeur de 10 kilomètres, est d'une magnitude plus importante que la série de violents tremblements de terre qui ont fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés cet été sur l'île de Lombok, voisine de Bali.

L'Indonésie est un archipel de 17 000 îles et îlots qui s'est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne).

L'archipel se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

VERS DEUX ETATS ISRAEL ET PALESTINE

Le président américain Donald Trump a dit mercredi pour la première fois sa préférence pour une solution à deux Etats afin de mettre fin au conflit israélo-palestinien.

Donald Trump promet de présenter son plan de paix « équilibré » d’ici quatre mois. Pour la première fois aussi il a donné un calendrier précis.« Dans les deux, trois ou quatre mois », a assuré Donald Trump, qui rêve d’aboutir à « l’accord ultime » entre Israéliens et Palestiniens là où tous ses prédécesseurs ont échoué.

« Je pense que les deux Etats vont voir le jour », a-t-il même ajouté un peu plus tard devant la presse. Même si c’est « un peu plus difficile », « cela marche mieux parce que chacun gouverne de son côté », a-t-il expliqué.

Il s’agit d’un tournant dans la politique officielle de l’administration Trump qui ne s'était pas encore prononcée clairement sur ce sujet épineux. « Si les Israéliens et les Palestiniens veulent un Etat, c’est OK pour moi. S’ils veulent deux Etats, c’est OK pour moi », a-t-il assuré. « Je suis un facilitateur »

Donald Trump n'a cependant pas précisé si cette solution à deux États sera proposée dans le plan de paix concocté depuis de longs mois dans le plus grand secret par une petite équipe menée par son gendre et conseiller Jared Kushner.

Pour Donald Trump il ne fait aucun doute également que les Palestiniens, qui ont gelé tout contact avec l’administration américaine depuis qu’elle a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël fin 2017, reviendraient à la table des négociations.

Pourtant une myriade de mesures spectaculaires avait été prises par Donald Trump contre les Palestiniens depuis que ces derniers lui avaient retiré son rôle de médiateur dans le processus de paix israélo-palestinien comme le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem et la reconnaissance de la ville comme capitale d'Israël, la suppression des fonds d'aide alloués aux réfugiés palestiniens, l’UNRWA, dont les Etats-Unis étaient le premier contributeur, la fermeture des bureaux de la mission palestinienne à Washington...

Après ce tournant dans la ligne officielle américaine ce mercredi, Hossam Zomlot, chef de la mission diplomatique palestinienne à Washington, n'en a pas moins rejeté les propos du président: « Leurs propos (des Américains, ndlr) vont à l'encontre de leurs actes, et leurs actes détruisent clairement toute possibilité d'une solution à deux Etats », a-t-il affirmé.

« Nous ne renoncerons pas au contrôle sécuritaire à l’ouest du Jourdain », y compris en Cisjordanie, a pour sa part répondu Benjamin Netanyahou devant des journalistes.

Le président américain, faisant fi du contexte tendu, s’est montré obstinément confiant. « Je crois que nous allons aboutir à un accord », a-t-il dit.

Il a ajouté qu’Israël devrait faire quelque chose de positif pour les Palestiniens. « Je pense que beaucoup de progrès ont été faits. Je pense qu’Israël veut faire quelque chose et aussi que les Palestiniens veulent vraiment faire quelque chose. » -

.« Je pense vraiment que quelque chose va se passer. C’est mon rêve d’y parvenir avant la fin de mon premier mandat » a-t-il lancé lors d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

EMMANUEL MACRON CHAMPION DE LA TERRE

A L'INTERNATIONAL

« Champion de la Terre » et grand ambassadeur des Nations unies pour préparer le sommet pour le climat de septembre 2019 . « Titre honorifique le plus élevé de l'ONU en matière d'environnement », il vient, selon les mots de l'organisation, « récompenser des figures remarquables des secteurs publics, privés et de la société civile, dont les actions ont eu un impact positif sur l'environnement ».

Ces deux titres témoignent à eux seuls de la haute estime en laquelle est tenu le président français, à l’international, sur les questions environnementales.

Une légitimité acquise grâce, entre autres, au One Planet Summit. an après avoir organisé la première édition du "One Planet Summit", Emmanuel Macron s'est vu voir décerner le titre de "champion of the Earth" ce mercredi 26 septembre.

Avec le titre de  « grand ambassadeur » Emmanuel Macron aura deux missions en particulier :poursuivre la dynamique des "One planet summits" et faire une restitution sur la finance verte. Autrement dit tous les investissements qui favorisent la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique.

Emmanuel Macron n'a-t-il pas montré ses poings quand Donald Trump a quitté l'Accord climat en prononçant le « Make our planet great again » ?

La France a ainsi joué un rôle important dans la création de l’Alliance solaire internationale en mai dernier. Elle vise une meilleure exploitation de l’énergie solaire et une baisse du recours aux énergies fossiles dans les 121 pays membres, parmi les plus ensoleillés au monde. Même chose pour l’ Initiative africaine pour les énergies renouvelables (AREI) qui vise l’installation d’une capacité énergétique renouvelable à grande échelle sur le continent africain d’ici 2020.

Certes le président français a organisé, il y a un an, le premier sommet du climat à réunir des chefs d'État et des grandes entreprises qui se sont engagées pour moins polluer .

Mais les résultats sont-ils à la hauteur des ambitions en France ?

La France ne donne en tout cas pas l'exemple. L'objectif par exemple de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 % d’ici 2030 par rapport à ceux de 1990 n'a pas été tenu.

Après des baisses régulières depuis 2005,les émissions sont reparties à la hausse entre 2016 et 2017 et la France a dépassé son budget carbone de 6,7 % l’an dernier, selon l’ observatoire Climat-Energie, publié mi-septembre par le RAC et le Cler-Réseau pour la transition énergétique.

Bon nombre de Français ont un regard critique sur sa politique environnementale. Les succès inattendus des marches pour le climat, organisées le 8 septembre dernier en réaction à la démission de Nicolas Hulot l’ont rappelé.

A Paris, 18.500 personnes sont descendues dans la rue pour demander que le gouvernement « agisse enfin sérieusement contre le dérèglement climatique » et mette fin aux contradictions entre les ambitions affichées et les actes.

« Par sa diplomatie active sur les enjeux climatiques et sa capacité à faire le lien entre les pays, Emmanuel Macron a gagné une certaine légitimité sur la scène internationale », reconnaît Pierre Cannet, responsable des programmes climat, énergie et villes durables à WWF France.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

L'ONU SOUS LE SIGNE DE LA DEFIANCE

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a voulu voir dans l’affluence de chefs d’Etats cette année « la preuve éloquente de la confiance de la communauté internationale dans les Nations unies », et a rappelé que « par ces temps de fragmentation et de polarisation, le monde a besoin de cette assemblée pour montrer la valeur de la coopération internationale ».

Mais de nombreux diplomates s’interrogent ouvertement sur l’avenir d’une action diplomatique efficace et collective .

En effet jamais le système multilatéral mis sur pied après la seconde guerre mondiale, et dont l’ONU est le cœur, n’a été autant en crise marquée par la montée des nationalismes et des populismes en Europe et les blocages sur les dossiers syrien et yéménite.

De plus deux poids lourds de la scène internationale, le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue chinois, Xi Jinping ont en outre décidé de boycotté ce rendez-vous internationale diplomatique, de même que le premier ministre indien, Narendra Modi.  Les Etats-Unis, quant à eux, n’ont cessé de montrer leur défiance à l’égard du multilatéralisme. En quelques mois, Washington a annoncé se retirer de l’accord de Paris sur le climat, de l’accord sur le nucléaire iranien, du pacte mondial sur la migration.

C’est plutôt la méthode Trump qui a gagné du terrain. « Indéniablement, la diplomatie vit une crise et ce constat est toujours plus évident depuis un an », reconnaissait , dans un long entretien au Monde, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Si Donald Trump l'an dernier n’excluait pas la possibilité de « détruire totalement » la Corée du Nord si elle continuait de menacer la paix du monde, cette année la donne a changé. Kim Jon Un est devenu un homme fréquentable et même ouvert. La rencontre au mois de juin entre les deux présidents était une première. Elle a permis d’installer une détente inédite, une seconde rencontre est d’ailleurs en préparation..

Mais sur l’Iran le président américain Donald Trump s'est montré intraitable. Il a appelé mardi à New York tous les pays de la planète à isoler le régime iranien, dénonçant la « dictature corrompue » au pouvoir selon lui à Téhéran.

Trump a fait de Téhéran l’ennemi numéro 1 de son administration, et exerce, mois après mois, une pression maximale. L’administration américaine souhaite un traité avec l’Iran englobant nucléaire et missiles balistiques.

La question iranienne résume, à elle seule, bien des crises du multilatéralisme. L’Iran, c’est le dossier nucléaire. C’est aussi un dossier régional, avec une présence en Syrie qui pose problème et une confrontation régionale avec l’Arabie Saoudite et ses affiliés. C’est enfin un enjeu de repositionnement pour la puissance russe, représentée cette semaine à New York par le ministre des affaires étrangères, et non par Poutine.

L’ONU semblerait-elle plus que jamais être un instrument obsolète au regard des nouveaux rapports de force ?

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

INQUIETUDE D'ISRAEL FACE A LA RUSSIE

A PROPOS DE LA SYRIE

Moscou exprime son irritation contre l’Etat hébreu, une semaine après que l’un de ses avions de reconnaissance a été abattu dans la région de Lattaquié par l'armée syrienne.

Le 17 septembre en effet un appareil russe de reconnaissance électronique de type IL-20 avait disparu des radars au moment où quatre avions de chasse F-16 israéliens effectuaient un raid dans la région de Lattaquié.

Le ministère de la défense russe avait mis en cause l’attitude des avions israéliens, qui se seraient dissimulés sous l’Iliouchine. L’armée israélienne, elle, a souligné le rôle décisif de la multitude de missiles sol-air déclenchés par Damas, alors que les avions de chasse n’étaient plus dans la zone. En somme, l’amateurisme de l’armée syrienne aurait entraîné le drame.

Selon le compte rendu du Kremlin, la Russie considère dorénavant que « la raison principale de la tragédie », au cours de laquelle 15 passagers ont péri, est le comportement des forces aériennes israéliennes.

Ainsi, selon le porte-parole de la Défense russe Igor Konachenkov, les F-16 israéliens, en passe de réaliser une attaque sur la province syrienne de Lattaquié, se sont cachés derrière l'avion de reconnaissance russe afin d'éviter un missile de la défense anti-aérienne syrienne.

Données à l'appui, le responsable russe a affirmé que le missile syrien, qui visait à la base un F-16 israélien, avait brutalement changé de trajectoire avant de toucher le Il-20. l'avion russe, qui comptait 15 militaires à bord, a été abattu par un tir malheureux de la défense anti-aérienne syrienne, Igor Konachenkov avait affirmé le 23 septembre que «la responsabilité dans la tragédie [...] incomb[ait] entièrement à l'Armée de l'air israélienne». L'Etat hébreu rejette pour sa part cette version.

Au téléphone avec Netanyahou, Poutine rejette la version israélienne

Pour les Russes en effet , pas question d’incriminer l’allié et hôte syrien.

La Russie a, en conséquence, annoncé son intention de renforcer la défense antiaérienne de l'armée syrienne avec ses batteries S-300 ainsi que de brouiller certaines communications sur la Méditerranée.

« Nous sommes convaincus que la réalisation de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats », a déclaré le ministre de la Défense Sergueï Choïgou lors d'une déclaration diffusée à la télévision.

Des systèmes de défense antiaériens S-300 seront livrés dans les deux semaines à l’armée syrienne. Leur fourniture avait été gelée en 2013 à la demande de l’Etat hébreu. Il était déjà question en avril de débloquer ce dossier. C'est chose faite.

Le ministre a ajouté que les postes de commandement de l’armée syrienne seraient désormais équipés de systèmes de contrôle permettant d’identifier sur-le-champ tout appareil russe.

Le président russe Vladimir Poutine en a informé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou lors d’un appel téléphonique dimanche.

Le dirigeant russe a par ailleurs souligné que la décision de Moscou de renforcer la défense antiaérienne de son allié syrien était «adéquate au vu de la situation et [visait] avant tout à éviter toute menace potentielle pour la vie des militaires russes».

De son côté, Benjamin Netanyahou a fait valoir que la responsabilité de l'incident incombait, selon lui, avant tout à l'armée syrienne qui avait abattu l'appareil. Le Premier ministre israélien s'est en outre inquiété du transfert d'armes sophistiquées en Syrie.

Jérusalem et Washington ont mis en garde lundi soir la Russie contre son intention déclarée de fournir aux militaires syriens des missiles sophistiqués avancés, affirmant que cette décision déstabiliserait davantage la région et augmenterait des tensions déjà élevées.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

ATTENTAT REVENDIQUE PAR LE GROUPE ISLAMIQUE CONTRE UNE PARADE MILITAIRE EN IRAN

Une attaque a visé, ce samedi matin vers 9 h, un défilé militaire dans la ville d’Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran. Le dernier bilan fait état de vingt-neuf morts et une soixantaine de blessés. Des femmes et des enfants figurent parmi les victimes. « Trois des quatre terroristes ont été tués sur place; le quatrième, blessé, est mort à l'hôpital », a déclaré le général Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iraniennes.

Ce défilé militaire marque la Journée nationale des forces armées et commémore le début de la guerre contre l’Irak (1980-1988) à Ahvaz, capitale de la province du Khouzestan, ainsi que la résistance de la « défense sacrée » iranienne lors de cette « guerre imposée », selon la phraséologie officielle. L'Irak avait envahi l'Iran.

Le Khouzestan, à population majoritairement arabe, a été une des régions iraniennes les plus touchées par les combats pendant la guerre Iran-Irak. En effet Saddam Hussein pensait que ses soldats y seraient accueillis en libérateurs par la population arabe, mais celle-ci se montra dans l’ensemble fidèle à l’Iran.

Deux organisations ont revendiqué l'attaque.

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l'attaque samedi en fin de matinée, via son organe de propagande Amaq. «Des combattants de l'Etat islamique ont attaqué un rassemblement des forces iraniennes dans la ville de Ahvaz», selon Amaq. L'Iran est une cible récurrente de l'EI, puissance chiite qui soutient les milices combattues en Irak par l'organisation sunnite.

L'attentat a aussi été revendiqué auprès de l'agence Reuters par un groupuscule arabe, la Résistance nationale d'Ahvaz, présentée par un porte-parole comme une alliance de mouvements arabes hostiles au gouvernement iranien

Téhéran a tout de suite pointé du doigt son voisin saoudien et les Etats-Unis.

Le ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait directement mis en cause non pas l’EI, mais les Etats-Unis, écrivant sur Twitter :

« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz [...] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques. » . «L'Iran réagira rapidement et fermement pour défendre des vies iraniennes», avait-il ajouté. .

Ramezan Sharif, porte-parole des gardiens de la révolution, avait été plus précis quant aux auteurs de l’attaque, accusant un groupe séparatiste arabe dans des propos rapportés par l’ISNA :

« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement Al-Ahvazieh. Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées. »

Ce mouvement séparatiste est d’autant plus fort que les habitants de la province du Khouzestan, majoritairement arabes dans un pays perse, se disent parfois « abandonnés » par le pouvoir central. Ces dernières années, les tempêtes de poussière et la pollution atmosphérique, à cause notamment des activités des raffineries de pétrole dans la région, ont donné lieu à des mouvements de contestation civile.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif, a également affirmé que l'assaut avait été mené par "des terroristes recrutés, formés, armés et payés par un régime étranger".

Ce n'est pas la première attaque que subit l'Iran, théâtre ces dernières années de plusieurs attentats, visant notamment les Gardiens de la Révolution.

Le 20 juillet 2018, au moins 10 membres des Gardiens de la révolution ont été tués dans une attaque menée par des insurgés contre l’une de leurs bases dans le village de Dari, situé dans le district de Marivan, dans le nord-ouest du Kurdistan iranien.

Le 7 juin 2017, des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran, faisant 17 morts et des dizaines de blessés, les premières attaques revendiquées par le groupe État islamique (EI) en Iran. Les Gardiens de la Révolution avaient alors dénoncé l'« implication » de l’Arabie saoudite et des États-Unis dans les attentats.

L’Iran est régulièrement accusé par l’Arabie saoudite et son allié américain de vouloir déstabiliser la région. Et Washington menace régulièrement de s’en prendre à Téhéran.

« Nous ne réduirons jamais nos capacités défensives […] nous les augmenterons jour après jour », a déclaré le président iranien Rohani en présidant un défilé militaire à Téhéran. « Le fait que vous soyez en colère contre nos missiles montre que ce sont nos armes les plus efficaces », a-t-il ajouté .

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

MORT DU PRESIDENT VIETNAMIEN TRAN DAI QUANG

Le président vietnamien Tran Dai Quang, figure du camp conservateur au sein du régime communiste, est décédé vendredi à l'âge de 61 ans.

Le dirigeant de 61 ans est décédé au milieu de la matinée.

Il était à la tête du Vietnam depuis 2016. « Le président Tran Dai est mort à l'hôpital militaire » dans la matinée, selon un bulletin de l'agence officielle VNA, Vietnam News Agency. Atteint d'une grave maladie il continuait cependant à exercer ses fonctions officielles, malgré sa fatigue visible et son amaigrissement.

Son rôle honorifique l'a conduit à assumer celui d'hôte du président américain Donald Trump et du chinois Xi Jinping notamment lors du sommet de l'APEC accueilli par le Vietnam en novembre dernier.

Il faisait partie du duo de conservateurs placés à la tête du régime en 2016, avec le Premier ministre Nguyen Xuan Phuc.

Au-delà de cette fonction il était l'un des hommes clefs du régime, au sein du puissant Bureau politique du Parti communiste du Viêt Nam (PCV), véritable centre du pouvoir ,qui nomme le président. Le véritable numéro un du régime reste de fait le secrétaire général du parti communiste, Nguyen Phu Trong.

La mort du président ne déstabilise donc pas le régime communiste, au pouvoir depuis des décennies, qui a eu le temps de se préparer à son décès.

Cet ancien ministre de la Sécurité publique, portefeuille clef de ce régime autoritaire, aura néanmoins marqué son mandat par la répression qu'il a mené contre toute voix discordante dans le pays où des dizaines de prisonniers politiques, blogueurs ou journalistes, sont détenus. Il s'était notamment illustré entre 2012 et 2015 par l'arrestation de 2.700 personnes pour atteinte à la sécurité publique.

Son élection avait confirmé la domination politique des conservateurs, après un congrès du PC en janvier 2016 marqué par de vives luttes entre conservateurs et réformateurs.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LA COLOMBIE LEADER

DE LA PRODUCTION DE COCAINE

La Colombie reste le premier producteur de cocaïne du monde. Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les plantations illicites de coca ont même augmentées en Colombie de 17% en 2017.

La Colombie enregistre une hausse record de ses cultures de feuille de coca et de son potentiel de fabrication de cette drogue. Les Etats-Unis en sont le premier consommateur de la planète. Le pays devance le Pérou (43.900 ha) et la Bolivie (24.500) avec 171.000 hectares en 2017.

Quant à la capacité de production de cocaïne, elle a augmenté de 31% s'élevant à 1.379 tonnes, soit une valeur marchande estimée à 2,7 milliards de dollars, des chiffres inédits depuis 2001.

Les plants sont devenus également plus productifs. En 2016, la superficie totale de coca, dont la feuille est la matière première de la cocaïne, atteignait 146.000 ha avec une capacité de production de drogue de 1.053 tonnes comparées aux 866 tonnes d'auparavant. En cause non seulement l'augmentation de cultures, mais également leur productivité grâce à des variétés plus résistantes aux maladies.

Face à cette recrudescence l'ONUDC a exprimé sa « profonde préoccupation quant au capital issu de l'économie des drogues », qui affecte les efforts de la Colombie pour construire la paix après plus d'un demi-siècle de guerre tout en menaçant la stabilité de l'Etat. En effet le trafic de drogue a été longtemps la principale source de financement de la guérilla des Farc (la plus vieille guérilla d'Amérique latine), après la chute de l'Union soviétique qui avait coupé les financements des «pays frères ».

Le président Juan Manuel Santos, le prédécesseur d'Ivan Duque, avait choisi, dans le cadre des accords de paix avec les Farc, l'éradication volontaire ainsi que l'aide à la substitution. Il avait, par contre, interdit les aspersions de glyphosate par hélicoptère provoquant d'importants dommages sur la santé des paysans.

Cette stratégie a été remise en cause par le président colombien Ivan Duque, au pouvoir depuis le 7 août. Il s'est engagé à supprimer, au cours de ses quatre années de mandat, au moins 140.000 ha de narco-plantations.

Alors que le président Donald Trump prépare une visite en Colombie en décembre, le gouvernement d'Ivan Duque envisage de reprendre les aspersions aériennes de glyphosate par des drones.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LA COREE DU NORD SANS MISSILES BALISTIQUES

MAIS AVEC GERARD DEPARDIEU

 

La Corée du Nord célèbre son 70e anniversaire avec une parade militaire géante le jour où le pays commémore la fondation en 1948 de la République populaire démocratique de Corée. Le 9 septembre est en effet le jour où le pays commémore la fondation en 1948 de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), son nom officiel.

Cet État communiste naissait alors de la partition de la péninsule par Washington et Moscou, trois ans auparavant, lors des derniers jours de la Seconde Guerre mondiale

La Corée du Nord a organisé dimanche un défilé militaire pour célébrer son 70e anniversaire tout en s'abstenant de montrer les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM).

Des transports de troupes blindés, des lance-roquettes multiples et les chars ont suivi, survolés par des biplans formant le chiffre "70".

Des chasseurs expulsant des fumées rouges, blanches et bleues - les couleurs du drapeau nord-coréen - sont passés au dessus de la tour du Juche, monument à la gloire de la philosophie politique nord-coréenne.

Seuls ont été exposés des missiles de courte portée et des chars d'assaut .

Le Kumsong-3, missile de croisière antinavire et le Pongae-5, un engin sol-air ont fait partie du défilé. Aucun Hwasong-14 et 15, missiles capables d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis.

Lors de ces festivités, sous l’œil de Kim Jong, les Nord-Coréens n'ont donc pas fait montre des dernières inventions militaires dans le but selon les expert de « minimiser la nature militaire» de l'événement, «Il n'y a pas eu d'ICBM, d'IRBM (missiles de portée intermédiaire) dont la présence n'aurait pas été très heureuse dans cette ambiance qui veut que la Corée du Nord se soit engagée dans l'ultime dénucléarisation. Je pense que cela sera bien perçu», a commenté Chad O'Carroll, directeur du Korea Risk Group. Immédiatement après le défilé militaire, des milliers de civils ont défilé, accompagnés de chars dépeignant des thèmes économiques et des appels à la réunification de la péninsule.

Pékin , protecteur et partenaire commercial de la Corée du Nord, est représenté par un responsable de haut rang, signe de la volonté de détente de Pyongyang après des années de froid dues aux essais de missiles et d'armes nucléaires nord-coréens. Kim Jong Un a d'ailleurs rencontré le président chinois Xi Jinping trois fois en Chine depuis janvier. Ainsi le dirigeant nord-coréen a témoigné de son amitié avec la Chine, levant la main de l'émissaire du président Xi Jinping au moment où ils saluaient la foule après la parade.

Une manière également de ménager les efforts diplomatiques en cours, après la rencontre en juin à Singapour entre le président américain Donald Trump et Kim Kong Un, lequel tiendra son troisième sommet avec le président sud-coréen Moon Jae-in à Pyongyang mi-septembre.

Ces festivités ont également eu lieu sous l’œil du comédien français Gérard Depardieu, présent dans les tribunes des dignitaires locaux et étrangers.

Signe de détente sur la péninsule, semble-t-il.
Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

DES MORTS A BASSORAH SUR FOND DE

CRISE SOCIALE ET POLITIQUE EN IRAK

L'Irak  est secoué par un mouvement social anti-corruption dans la province de Bassorah, la région pétrolière du sud.

Dans la nuit à Bassorah, d'imposants nuages d'épaisse fumée noire et de hautes flammes s'élevaient du siège du gouvernorat, de la résidence du gouverneur provincial, ainsi que des sièges de partis politiques et groupes armés. Des manifestants ont mis le feu au consulat iranien à Bassora . Quatre roquettes se sont abattues samedi matin dans l'enceinte de l'aéroport local, selon l'agence Kurdistan24. Plus tard dans la journée, les manifestants avaient investi un champ de pétrole au nord de Bassorah, exploité par le groupe russe Lukoil.

Des milliers de manifestants étaient de nouveau dans la rue . « Une personne a été tuée et 35 blessées, donc 24 civils et 11 membres des fo

rces de l'ordre », selon un communiqué lapidaire du ministère de la Santé... De plus trois obus se sont abattus tôt vendredi 6 septembre sur la Zone verte où siègent les autorités à Bagdad, alors qu'un couvre-feu était imposé à Bassorah, capitale de la province pétrolière du sud.

L'attaque au mortier sur le secteur ultra-sécurisé de Bagdad, un incident rare et dont les auteurs ne sont pas identifiés, n'a fait « ni victime ni dégât », selon le commandement des opérations dans la capitale irakienne.

Ces troubles sociaux qui ont commencé dès le 8 juillet dans la province de Bassorah, la plus riche en hydrocarbures du pays s'expliquent par l'incurie et la corruption de la classe politique. En effet dans cette région riche en hydrocarbure le manque d'infrastructures, d'eau, d'électricité et d emplois est criant. Les manifestants s'en étaient déjà pris aux partis et groupes armés. Ce mouvement, qui avait gagné l'ensemble du sud du pays et Bagdad, s'était ensuite essoufflé, le gouvernement annonçant le déblocage d'un plan d'urgence de plusieurs milliards de dollars.

Mais la contestation est repartie, vendredi dernier, avant de dégénérer ces derniers jours en violences meurtrières tandis que les défenseurs des droits de l'Homme mettent en cause les forces de l'ordre. Grande ville pétrolière d'une population de 2,7 millions d'habitants, Bassora est en proie depuis ce mardi 4 septembre à des manifestations sur fond de crise sociale et sanitaire inédite. Ce mouvement a été relancé par une crise sanitaire qui a conduit plus de 30 000 personnes à l'hôpital pour des intoxications à l'eau polluée à Bassorah.

D'après le dernier bilan, une douzaine de personnes ont trouvé la mort dans ces contestations populaires. Et vingt-trois morts depuis juillet.

De plus cette contestation populaire qui a conduit à l'incendie du consulat d'Iran se fait sur fond de tensions entre communautés. Téhéran tente depuis les législatives de mai de peser sur la formation du futur gouvernement irakien. Le bloc pro-Iran au Parlement, emmené par une liste d'anciens combattants anti-jihadistes revendique la majorité des députés nécessaire à former le cabinet.

L'attaque contre la représentation diplomatique du grand voisin iranien, puissance agissante chiite en Irak marque un tournant dans le soulèvement que connaît la région depuis juillet.

Le Premier ministre sortant Haider al-Abadi, allié au populiste chiite Moqtada Sadr, se veut le héraut de l'indépendance politique de Bagdad face à Washington et Téhéran, aussi.

Ce 8 septembre, à l'appel de Moqtada Sadr, Haider al-Abadi se présentera avec plusieurs de ses ministres devant le Parlement pour évoquer le mouvement social à Bassora .

Déchiré par des années de violences depuis l'invasion américaine de 2003, l'Irak se remet d'une guerre contre Daesh.

Malgré d'importantes recettes pétrolières – 7,7 milliards de dollars en août –, le pays connaît un fort chômage et des pénuries d'eau et d'électricité.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE DERNIER BASTION TERRORISTE IDLEB EN SYRIE

OU LE SOMMET CRUCIAL A TEHERAN

Les présidents de l'Iran, de la Russie et de la Turquie se retrouvent en sommet vendredi à Téhéran pour décider du sort de la province d'Idleb, ultime grand bastion rebelle et djihadiste de Syrie où la communauté internationale redoute un désastre humanitaire imminent.

Idleb est le dernier bastion où ont été envoyés des dizaines de milliers de rebelles et de civils évacués d'autres bastions de l'opposition repris par les forces loyalistes à travers le pays.

La Russie a asséné jeudi qu'elle « tue et tuera les terroristes », que cela soit à Idlib, dernier bastion échappant aux forces gouvernementales, ou ailleurs en Syrie.  « Nous avons tué, nous tuons et nous tuerons les terroristes (...) Et peu importe qu'ils se trouvent à Alep, à Idlib ou en d'autres points de la Syrie », a déclaré Maria Zakharova, citée par les agences russes. « Il en va de notre sécurité », a-t-elle ajouté.

« Des cibles de l'organisation terroriste » ont été déjà bombardées comme Jabhat al-Nosra dans la province rebelle syrienne d'Idlib, comme l'a déclaré hier le porte-parole du ministère de la Défense Igor Konachenkov. Un sommet doit réunir demain à Téhéran les chefs d'Etat iranien, russe et turc, dont les pays parrainent les belligérants en Syrie.« La situation à Idleb sera l'un des sujets principaux de discussions » du sommet de Téhéran, a déclaré le porte-parole du Kremlin, « nous savons que les forces syriennes s'apprêtent à régler ce problème ».

Washington de son côté affirme avoir des preuves que le régime d'Assad prépare des armes chimiques avant d'attaquer d'Idlib affirmant jeudi soir avoir « de nombreuses preuves » selon lesquelles le gouvernement syrien préparait des armes chimiques en vue d'une attaque contre la province rebelle d'Idlib.

C'est pourquoi une nouvelle mise en garde a été faite par Jim Jeffrey, conseiller spécial sur la Syrie du secrétaire d'Etat américain (ndlr : ministre des Affaires étrangères) Mike Pompeo. « Toute offensive serait considérée comme une escalade irresponsable », a-t-il averti.

La communauté internationale s'inquiète d'une nouvelle offensive sanglante menée par le pouvoir syrien.

Les Etats-Unis ont mis en garde à plusieurs reprises ces derniers mois le pouvoir syrien contre l'utilisation d'armes chimiques, en menaçant de frappes aériennes en représailles, comme cela avait été le cas en avril dernier après une présumée attaque chimique contre la localité rebelle de Douma.

La rencontre entre Rohani, Poutine et Erdogan pourrait déterminer l'ampleur et le calendrier de l'offensive contre la province du nord-ouest de la Syrie.

Elle doit avoir lieu dans l'après-midi quelques heures seulement avant une autre réunion sur la situation à Idleb, convoquée par les Etats-Unis au Conseil de sécurité de l'ONU.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

ATTAQUE DU CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE

JAIR BOLSONARO LORS D'UN MEETING

AU BRESIL

Jeudi 6 septembre,vers 15 H (18h GMT),Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle brésilienne, a été poignardé en plein abdomen.

Il était alors en campagne pour la présidentielle, porté par la foule dans la ville de Juiz de Fora, une localité de 70.000 habitants dans l'État du Minais Gerais (sud-est), à trois heures de route de Rio de Janeiro.

Il a été transporté à l'hôpital où il a subi une intervention chirurgicale. Le député d'extrême droite a été opéré d'urgence pour une « lésion à l'abdomen », mais ses jours ne sont pas en danger. Selon les médecins, il devrait rester hospitalisé pendant au moins une semaine.

Des images télévisées ont montré le candidat, juché sur les épaules de sympathisants, recevant un coup violent sous le thorax et s'effondrer en arrière avec une grimace de douleur, avant d'être évacué.

Le profil de l'agresseur

Son agresseur, un homme de 40 ans, serait un ancien militant du parti de gauche PSOL. Une foule importante a crié « Tu vas mourir » en direction de l'assaillant et l'a attrapé et brutalisé, avant qu'il ne soit amené dans un commissariat de la police fédérale. L'auteur de l'attaque, a été immédiatement arrêté, il portait un couteau enveloppé dans un tissu.

Le suspect a par la suite clamé avoir agi «pour raisons personnelles» et «sur l'ordre de Dieu», selon un rapport préliminaire de la police militaire.

Dans des déclarations à TV Globo, l'avocat de l'agresseur, Pedro Augusto Lima Possa, a déclaré que celui-ci l'avait assuré avoir agi «pour des motifs religieux, de type politique et également en raison des préjugés que montre Bolsonaro à chaque fois qu'il parle de race, de religion et des femmes».

Bolsonaro est actuellement en tête de la course pour la présidence avec 22 % des intentions de vote en partie grâce à l’interdiction de candidature de Lula, l’ex-président incarcéré pour corruption.

Qui est le candidat Jair Bolsonaro? "Le Trump tropical"

Député du parti social libéral depuis vingt-sept ans, Jair Bolsonaro est un personnage controversé qui a vanté publiquement les mérites de la junte militaire au Brésil.

Figure de l’extrême droite brésilienne, le député est également connu pour ses saillies sexistes et homophobes.

Fin août, il avait accusé le gouvernement de promouvoir l’homosexualité dans les écoles parce qu'avait été distribué dans une école un kit, dont aurait fait partie Le Guide du zizi sexuel, du dessinateur suisse Zep.

Il a aussi déclaré à maintes reprises que la police devrait être autorisée à ouvrir le feu sans limite sur les trafiquants de drogue et autres criminels.

S'il n'est fidèle à aucune formation politique, ses valeurs sont restées inchangées. Le député a toujours revendiqué son aversion profonde pour la gauche. Bien que toute sa famille soit dans la politique, l'ex-capitaine de l'armée se présente surtout comme « un candidat hors du système politique brésilien » séduisant un certain nombre de Brésiliens, déçus par les scandales de corruption successifs qui ont éclaboussé le Parti des travailleurs (PT) d'Inacio Lula da Silva.

L'agression dont Jair Bolsonaro a été victime a suscité de vives condamnations de la part du reste de la classe politique.

Depuis plusieurs mois, la campagne présidentielle brésilienne se durcit dans un climat tendu et d'intolérance.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

DEPENALISATION DE L'HOMOSEXUALITE  EN INDE

L’homosexualité reste à l’heure actuelle criminalisée dans 71 pays de la planète, selon un décompte de l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes.

Les juges de la Cour suprême de Delhi ont jugé illégal un vieil article du code pénal sur le « sexe contre nature ». Au centre d’une bataille judiciaire à multiples rebondissements entamée il y a près de vingt ans, l’article 377 du Code pénal prohibait tout « rapport charnel contre l’ordre de la nature ».

La plus haute instance judiciaire de ce pays d’Asie du Sud de 1,25 milliard d’habitants a jugé illégal un vieil article du Code pénal condamnant les relations sexuelles entre personnes de même sexe. « La loi était devenue une arme de harcèlement contre la communauté LGBT », a déclaré le président de la Cour suprême Dipak Misra.

Autorisée en 2009 seulement, puis à nouveau interdite en 2013, l’homosexualité a été dépénalisée en Inde jeudi 6 septembre, une décision historique pour la deuxième nation la plus peuplée de la planète. Les juges de la Cour suprême de Delhi ont jugé illégal l’article 377 du code pénal, datant de l’ère coloniale britannique, condamnant les relations sexuelles entre personnes de même sexe, qualifiées de « sexe contre nature ». Un panel de cinq juges de la Cour suprême avait entendu en juillet les arguments de plaignants homosexuels, parmi lesquels plusieurs célébrités, qui soutenaient que cet article est contraire à la Constitution indienne.

Dans le pays, gouverné depuis mai 2014 par les nationalistes hindous, très conservateurs quant aux sujets de société, le sujet reste extrêmement sensible. Le gouvernement de Narendra Modi avait préféré ne pas prendre position sur la question et laisser la dépénalisation de l’homosexualité à l’appréciation de la justice.

Certes il existe une scène homosexuelle discrète dans les grandes villes d’Inde, comme Delhi ou Bombay, mais les rapports sexuels entre hommes ou entre femmes restent toujours très mal vus dans cette société profondément conservatrice. De nombreux Indiens, notamment dans les zones rurales, où réside 70 % de la population, considèrent l’homosexualité comme une maladie mentale. Certains la mettent même sur un pied d’égalité avec la zoophilie.

Selon le code pénal indien datant de l'ère coloniale britannique, l’article 377, désormais caduque, l’homosexualité était sur le papier passible de prison à vie. Dans les faits, toutefois, les poursuites judiciaires pour relation sexuelle entre personnes de même sexe devenaient rarissimes. Ces quatre dernières années, les associations de défense des homosexuels n’ont pas relevé de cas d’emprisonnement au titre de l’article 377, mais elles ont sans ­relâche dénoncé la pression exercée sur les homosexuels, en particulier par la police.

La dépénalisation ordonnée jeudi par cette même Cour suprême était largement escomptée par les observateurs.

La jurisprudence établie ces dernières années penchait en effet en sa faveur, avec notamment la reconnaissance d’un troisième genre pour les transgenres et la sanctuarisation du droit à la vie privée.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

 

DIX-HUIT MORTS, VINGT-SIX DISPARUS

ET UNE QUARANTAINE DE BLESSES

DANS UN FORT SEISME A HOKKAIDO AU JAPON

Le tremblement de terre s’est produit en pleine nuit dans l’île la plus au nord de l’archipel, deux jours à peine après le passage d’un typhon dévastateur dans la région d’Osaka.

C'est un séisme de magnitude 6.7 qui a frappé l'île japonaise d'Hokkaido, déjà dévastée par le cyclone Jebi plus tôt, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Selon les pompiers cités par l'agence Kyodo, sept habitations se sont effondrées sur l'île et des opérations sont en cours pour secourir d'éventuelles victimes piégées sous les décombres.

Le tremblement de terre a eu lieu à 62 km au sud-est de la capitale régionale, Sapporo.

Ce glissement de terrain dans la commune d’Atsumi est visible dans des images aériennes de la chaîne publique NHK.

Le Premier ministre, Shinzo Abe, a déclaré à la presse que son gouvernement avait mis en place un centre de commandement pour coordonner les secours et le sauvetage.

Le nord du Japon est balayé par le violent typhon Jebi, qui a déjà fait 11 morts et plus de 340 blessés et de nombreux dégâts matériels laissant derrière lui maisons détruites, poteaux à terre, arbres arrachés, véhicules accidentés...

L'aéroport Kix, situé en mer sur une île artificielle au large d'Osaka, est inondé et fermé, avec 3.000 passagers et plusieurs centaines d'employés bloqués à l'intérieur. En effet le pont qui relie les installations à la terre ferme a été heurté par un pétrolier.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

LE PAPE FRANCOIS POUR LE DIMANCHE

MAIS CONTRE LA SOCIETE DU DIVERTISSEMENT

Lors de sa catéchèse sur le repos dominical, mercredi 5 septembre, le pape François a insisté sur le sens de cette journée comme « moment de la contemplation et de la louange ».« L’homme ne s’est jamais autant reposé qu’aujourd’hui, mais (il) n’a jamais connu autant de vide qu’aujourd’hui ! », s’est exclamé le pape François devant les 13 000 pèlerins rassemblés sur la place Saint-Pierre.

Le pape François a défendu le repos dominical tout en critiquant la société de « divertissement ».

Le dimanche permet de « faire la paix avec la vie », a déclaré le pape François devant des milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre au Vatican .

« Et la vraie paix ne consiste pas à changer sa propre histoire mais à l'accueillir et à la valoriser », a encore expliqué Jorge Bergoglio.

Trouver le « vrai repos »

Pour le pape, il est certes important de se reposer, mais encore faut-il distinguer le « vrai repos » du « faux repos » dans une société qui prône le divertissement ou l'évasion.

Or notre société se transformerait en « un grand parc d'attraction », vide de sens.

Le pape a aussi fustigé la société de loisirs. « L'industrie des loisirs est très florissante et la publicité dessine le monde idéal comme un grand parc d'attractions », a expliqué le souverain pontife.

De plus, « le concept de vie qui domine aujourd'hui ne repose plus sur l'activité mais sur l'évasion (...) et cette mentalité conduit à l'insatisfaction d'une vie anesthésiée par le divertissement, qui n'est pas le repos », a-t-il encore averti.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

11 MORTS DES CENTAINES DE BLESSES AU JAPON

LE PLUS VIOLENT TYPHON DEPUIS 25 ANS

FRAPPE LE JAPON

La catastrophe a fait au moins 11 morts et plus de 600 blessés.

Le plus violent typhon depuis vingt-cinq ans, Jebi, a frappé l’Archipel nippon mardi 4 septembre à la mi-journée, avec des vents pouvant atteindre 220 km/heure.

Le cyclone Jebi, le 21e de la saison en Asie, a touché la préfecture de Tokushima sur l’île de Shikoku,, dans le sud-ouest de l'archipel, a annoncé l’agence nationale de météorologie. Cette dépression (950 hectopascals) est accompagnée de vents très violents, pouvant atteindre en rafales près de 220 km/heure par endroits, dans un très large périmètre.

.Jebi poursuit en outre sa course plutôt rapidement dans la direction nord-nord-est à 45 km/heure. Il est attendu dans la partie ouest de l’île principale, Honshu.

Les autorités redoutent également des pluies diluviennes et des coulées de boue . Les populations habitant des zones inondables ou susceptibles d’être victimes de coulées de boue doivent donc suivre les éventuelles consignes d’évacuation, ont prévenu ces dernières. Le Premier ministre, Shinzo Abe, a annulé un déplacement dans l'ouest et convoqué une réunion de crise au cours de laquelle il a demandé aux populations de « prendre des dispositions pour se protéger ».

Quelque 300 000 personnes ont été priées de rejoindre des refuges. Au moins 50 000 foyers sont privés d’électricité. Les compagnies aériennes ont, par précaution, annulé plus de 650 vols.De nombreuses liaisons ferroviaires ont été suspendues.

L’activité économique se voit également perturbée. Les grands magasins de la région d’Osaka ont fermer exceptionnellement ce mardi pendant que des entreprises des zones affectées ont demandé à leurs salariés de rester chez eux. Les établissements scolaires ont également fermés.

L’archipel, en été, est la cible régulière de typhons mais Jebi pourrait provoquer d’importants dégâts dans l’ouest du Japon, déjà dévasté début juillet par des inondations et glissements de terrains qui ont fait 220 morts.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

QUE RESTE-T-IL DES SIGNES D'OUVERTURE

DU PRINCE SAOUDIEN MOHAMMED BEN SALMAME

« En dix mois, Ben Salmane est passé du statut de prince héritier réformateur à celui d’autocrate, Sur place, les gens ont peur et ne savent plus où il veut emmener le royaume. » pointe Clarence Rodriguez. «Les gens ont peur et ne savent plus où il veut emmener le royaume»,continue-t-elle.

Que reste-t-il des signes d’ouverture affichés par Mohammed Ben Salmane il y a quelques mois?

Dans ce royaume ultra-conservateur, les décapitations s’accélèrent et des militants des droits de l’homme sont jetés en prison.

Sale temps pour les Droits de l’homme - et de la femme - en Arabie Saoudite. Le royaume wahhabite n’a certes jamais eu la réputation d’être la terre bénie de la démocratie.

Mais depuis le début de l’année le régime dirigé d’une main de fer par Mohammed Ben Salmane - désigné prince héritier en juin 2017 - a imprimé un tournant de plus en plus autoritaire sur sa population. Selon les ONG internationales, 48 décapitations auraient été exécutées de janvier à avril 2018 et 58 personnes se trouveraient a actuellement dans le couloir de la mort.

Arrêtées dans la même vague, des féministes saoudiennes sont également détenues depuis plus de cent jours.

Mais depuis ces derniers mois, le prince Ben Salmane a envoyé des signes pour le moins contradictoires.

Après avoir prêché un islam éclairé et la modernisation du royaume (en accordant notamment le droit de conduire aux femmes et en ouvrant des salles de cinéma), après avoir aussi fait les yeux doux aux investisseurs du monde entier, le jeune prince a aussi montré un visage assez effrayant.

Brutal, il n’a pas hésité à emprisonner récemment un de ses plus proches conseillers économiques jugé responsable du coup d’arrêt de la cotation en bourse du géant Saudi Aramco victime de l’effondrement des cours du pétrole depuis 2014.

Mohammed Ben Salmane est aussi resté sourd aux appels à la clémence venus du monde entier vis-à-vis du jeune blogueur Raif Badawi, emprisonné depuis 2015 et régulièrement fouetté.

« En dix mois, Ben Salmane est passé du statut de prince héritier réformateur à celui d’autocrate, Sur place, les gens ont peur et ne savent plus où il veut emmener le royaume. » pointe Clarence Rodriguez.

Après avoir mené une purge contre une partie de la famille royale et quantité d’hommes d’affaires, l’homme fort de Riyad, embourbé dans une guerre de plus en plus meurtrière au Yemen, apparaît lancé dans une inquiétante fuite en avant.

A la mort du roi, son père le roi Salman a propulsé le vice-prince héritier Mohammed Ben Salmane, , alors illustre inconnu, en plus de ministre de la Défense, ministre de l’Economie et des Finances. MBS est également un des patrons d’Aramco.

Ce dernier concentre donc tous les pouvoir en ses mains...En juin, il est devenu le prince héritier en titre en destituant son cousin, qui était le monsieur sécurité. Dans le même temps, il a œuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment à une vague d’arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels.

Il se présente comme le nouvel homme fort du royaume qui va régner, peut-être pour une cinquantaine d’années, sur la destinée de ce pays

Sur décision de la commission anticorruption dirigée par le prince Mohammed Ben Salmane, 32ans, onze princes et des dizaines de ministres, anciens et actuels, ont été arrêtés, le 4 novembre 2018, en Arabie saoudite .Parmi les personnes arrêtées figurerait le prince et milliardaire Al-Walid Ben Talal, .Ces arrestations étaient une manière de tuer dans l’œuf les contestations internes.

Parallèlement, les puissants chefs de la garde nationale saoudienne et de la marine ont également été limogés. Miteb Bin Abdullah, fils de l’ancien roi, a notamment été écarté de la garde nationale, un important rouage sécuritaire du royaume chargé de la protection des sites stratégiques du pays, dont les champs pétroliers.

L’agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que le but de la commission était de « préserver l’argent public, punir les personnes corrompues et ceux qui profitent de leur position ». Le conseil des religieux a rapidement réagi sur son compte Twitter en affirmant que la lutte contre la corruption était « aussi importante que le combat contre le terrorisme »

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, le prince héritier semble donc chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salman, âgé de 81 ans.

Le prince héritier, MBS, veut préparer de plus son pays à une mutation économique..

Depuis trois ans en effet, l’Arabie Saoudite traverse en effet une crise économique sans précédent à cause de la chute du baril de pétrole.Le chômage atteint 35 à 40% dans le pays.La société ne peut plus être sous perfusion de l’Etat : tout le monde doit travailler. Le roi Salmane a dû prendre des mesures drastiques comme couper les subventions pour l’eau et pour l’électricité

En avril 2016, MBS a mis en place le plan «Vision 2030» pour que l’Arabie ne soit plus dépendante du tout-pétrole.

En août, les autorités saoudiennes avaient déjà annoncé le lancement d'un projet touristique d'envergure consistant à transformer une cinquantaine d'îles de la mer Rouge en stations balnéaires de luxe.

Auteur d'un vaste plan de transformation de l'économie saoudienne destiné à réduire la dépendance du royaume au pétrole, le prince Mohammed est venu au forum de Ryad présenter un méga-projet.Il porte sur la création d'une gigantesque zone de développement économique, appelée NEOM et d'une superficie de 26 500 km2, avec des investissements projetés à plus de 500 milliards de dollars (425 milliards d'euros) .Cette nouvelle zone économique, à peine plus petite que la Belgique, sera établie au nord-ouest de l'Arabie saoudite, sur les bords de la mer Rouge. Appuyé également par des investisseurs étrangers, NEOM concernera des secteurs aussi divers que l'énergie, l'eau, la biotechnologie, l'alimentation, le numérique, les médias et les divertissements, selon le communiqué.

Une Arabie modérée

Si « toutes les conditions sont réunies pour assurer le succès de ce projet et, en premier lieu, la volonté du peuple saoudien », selon le prince héritier, ce dernier avait promis une Arabie « modérée », en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de djihadistes à travers le monde.

« Nous ne ferons que retourner à un islam modéré, tolérant et ouvert sur le monde et toutes les autres religions », avait-t-il déclaré lors d'une conférence économique internationale. « Nous n'allons pas passer 30 ans de plus de notre vie à nous accommoder d'idées extrémistes et nous allons les détruire maintenant », avait assuré le jeune prince, suscitant les applaudissements nourris des participants à ce forum qui a attiré 2.500 décideurs du monde entier

Et en plus de l’économie, cette mutation de l'Arabie saoudite doit passer par des réformes sociétales.

D’où l’autorisation de conduire des femmes à partir de 2018, l’accès aux stades, la nomination d’une femme à la tête de la fédération nationale de sports.

MBS a pris pas mal de décisions qui remuent la classe conservatrice. Le droit des femmes semble évoluer lentement : reste l’abolition du tutorat. Les femmes ne sont pas autonomes, elles sont obligées de dépendre d’un tuteur –un mari, un père, un frère, un fils…En permettant aux femmes d’avoir plus de droits, il veut les avoir de son côté, c’est la même chose pour les jeunes, avec la création des salles de cinéma, l'ouverture des lieux de divertissement.

Mais parallèlement une dérive inquiétante saisit le royaume dirigé par MBS qui voulait montrer un profil modéré devant les Occidentaux. On s'interroge !

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

PEDOPHILIE ET PSYCHIATRIE POUR LE PAPE

Ces propos ne sont pas vraiment étonnants. Le grand public a une vision un peu biaisée du pape François depuis son élection en 2013. On oppose Benoît XVI, qui serait le pape de la restauration, à François, qui serait le pape de la modernité. Mais tout n'est pas aussi simple En effet deux niveaux de lecture pour les papes :

1° le doctrinal, qui correspond à leur vision de l'Église et de ses préceptes ;

2° le pastoral, qui a trait à la place de l'Église dans la société et à sa capacité à transmettre l'évangile ; Or faute d'avoir compris la différence entre ces deux niveaux d'expression, particulièrement en France, on a mal perçu le pape François.

Pourquoi a-t-on tendance à voir en François un pape moderne, voire progressiste ?

Les papes ont deux façons d'exprimer leur vision de la société. Jean-Paul II et Benoît XVI adoptaient souvent un ton injonctif et rappelaient avec force la morale chrétienne. François a une stratégie plus progressiste, il s'adresse à chacun en fonction de son niveau moral. Concrètement, c'est son discours qui consistent à accueillir tout le monde au sein de l'Église, y compris ceux qui présentent des défaillances par rapport à la morale catholique. Sur le sujet de l'homosexualité, cela s'est traduit par sa phrase prononcée en 2013 : « Si une personne est gay et qu'elle cherche le Seigneur avec avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?

François considère que l'Église a vocation à faire revenir, avec souplesse, les personnes qui ne sont pas dans le 'droit chemin'. C'est une pastorale de l'écoute, chacun doit être considéré en fonction de son niveau moral. En ce sens, l'homosexualité n'est pas forcément un pêché, elle peut aussi, selon le pape, relever d'un manque d'information ou d'un environnement 'néfaste'. Idem pour l'avortement : si une femme avorte, il faut envisager le fait qu'elle ne pouvait, dans certains cas, pas élever dignement l'enfant.

Le pape François n'est finalement pas aussi progressiste qu'on pourrait le penser ?

, Le pape François est en réalité dans la continuité de ses prédécesseurs. Il condamne le relativisme et le subjectivisme, deux théories qui mettent en avant le rôle de l'individu dans son propre destin. Pour lui, chacun est subordonné à un ordre imposé, qui nous dépasse tous, et doit se soumettre à des préceptes moraux extérieurs, en l’occurrence son propre destin. Pour lui, chacun est subordonné à un ordre imposé, qui nous dépasse tous, et doit se soumettre à des préceptes moraux extérieurs, en l’occurrence ceux que dicte l'Église. François estime, à ce titre, que l'homosexualité est un désordre objectif, une tendance qui va à rebours de l'ordre moral. D'où sa référence au recours à la psychiatrie : la médecine permettrait de corriger ce désordre.

Comment expliquer ce double discours ?

Ce n'en est pas réellement un. Ces petits mots, lâchés régulièrement par le pape (les fioretti, que François a emprunté à son modèle, Saint François d'Assise), sont un outil de communication. Ils traduisent avec des mots simples des principes moraux formulés dans des textes de façon plus formelle. Parfois cela va à l'encontre des traditionalistes (le 'Qui suis-je pour les juger ?' par exemple), parfois cela va dans leur sens, comme c'est le cas avec sa dernière sortie dans l'avion. Mais les deux ne sont pas contradictoires, ce sont simplement deux facettes de la vision qu'a François de la société. In fine, on ne peut pas comprendre ce pontificat sans distinguer le pastoral et le doctrinal.

Le Vatican corrige la déclaration du pape. Le Vatican Homosexualité et psychiatrie : « Les propos du pape François ne sont pas étonnants »

Comment expliquer ce double discours ?

. Ces petits mots, lâchés régulièrement par le pape (les fioretti, que François a emprunté à son modèle, Saint François d'Assise), sont un outil de communication. Ils traduisent avec des mots

Ces petits mots, lâchés régulièrement par le pape (les fioretti, que François a emprunté à son modèle, Saint François d'Assise), sont un outil de communication. Ils traduisent avec des mots simples des principes moraux formulés dans des textes de façon plus formelle.

In fine, on ne peut pas comprendre ce pontificat sans distinguer le pastoral et le doctrinal. le Vatican a retiré lundi la référence à la "psychiatrie" dans la déclaration faite la veille par le pape François, interrogé sur l'homosexualité. Le mot "psychiatrie" a été retiré du verbatim par le service de presse du Vatican, "pour ne pas altérer la pensée du pape", a expliqué une porte-parole du Vatican. "Quand le pape se réfère à la 'psychiatrie', il est clair qu'il le fait comme un exemple qui rentre dans les différentes choses qui peuvent être faites", a-t-on expliqué de même source. prises de parole.

Alors qu'il se montrait jusqu'alors plutôt moderne dans ses prises de parole sur l'homosexualité, le pape François a pris un virage brutal. Dans la nuit de dimanche à lundi, interrogé par un journaliste dans son avion, le souverain pontife a estimé que "quand [l'homosexualité] se manifeste dès l'enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie". Une phrase qui a choqué les associations de défense des droits LGBT et écorné l'image de pape "moderne" de François.

Pourtant, ces propos ne sont pas une surprise pour Philippe Portier, directeur du Groupe sociétés, religions, laïcités au CNRS. Selon ce spécialiste, le pape François ne fait que répéter, avec des mots simples, la vision de la société qu'il couche dans les textes officiels.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

PEINE DE MORT POUR CINQ MILITANTES

DES DROITS DE L'HOMME EN ARABIE SAOUDITE

« Toute exécution est effroyable, mais demander la peine de mort pour des militantes comme Israa al Ghomgham, qui ne sont même pas accusées de comportement violent, est monstrueux », a déclaré mercredi Sarah Leah Whitson, directrice de HRW au Moyen-Orient.

Que se passe-t-il en Arabie Saoudite ?

Cinq militantes des droits de l'homme détenues en Arabie saoudite encourent la peine de mort.

La monarchie absolue conduit une répression sans concession contre les dissidents.

La peine de mort a été requise contre cinq militantes des droits de l'homme en Arabie saoudite, ont annoncé Human Rights Watch (HRW) et plusieurs groupes de défense. Figure parmi les détenues Israa al Ghomgham, militante musulmane chiite de premier plan : elle a rassemblé des informations sur les manifestations de masse qui ont eu lieu dans la province Orientale à partir de 2011. Elle a été arrêtée chez elle en décembre 2015 avec son mari.

Serait-elle la première femme à être condamnée à la peine capitale pour son activité relative aux droits de l'homme.De quoi est-elle accusée ? Elle est accusée non seulement d'incitation à manifester mais également de soutien moral à des émeutiers. ALQST, un groupe saoudien de défense des droits de l'homme basé à Londres, a rapporté la décision concernant Israa al Ghomgham au début de la semaine.

Le maître mot contre les dissidents : répression

Et pourtant l'Arabie saoudite a voulu montrer un visage plus libéral ces derniers mois avec le prince héritier Mohamed ben Salman (MBS). Elle a adopté des réformes sociales et économiques de grande envergure, semble-t-il

Mais cette monarchie absolue sunnite interdit toujours les manifestations publiques et les partis politiques. Ses réformes sont accompagnées d'une répression sans concession contre les dissidents.

Des dizaines de religieux, d'intellectuels et de militants ont été arrêtés cette année. Même des femmes qui avaient fait campagne pour le droit de conduire. Or, récemment a été accordé aux femmes le droit de passer leur permis de conduire !

« Toute exécution est effroyable, mais demander la peine de mort pour des militantes comme Israa al Ghomgham, qui ne sont même pas accusées de comportement violent, est monstrueux », a déclaré mercredi Sarah Leah Whitson, directrice de HRW au Moyen-Orient.

L'Arabie Saoudite demeure un pays musulman ultra conservateur malgré ses quelques tentatives d'ouverture pour aborder sa reconversion économique à venir.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

PLUS D'UN MILLION DE DEPLACES EN INDE

PAR LA MOUSSON

Des opérations massives ont eu lieu au Kerala, situé à l'extrême sud-ouest du sous-continent, pour venir en aide à des milliers de personnes piégées par les inondations qui ont fait plus de 400 morts dans cet Etat du sud de l'Inde. Des dizaines d'hélicoptères et des centaines de bateaux ont été mobilisées.

Le chef du gouvernement local, Pinarayi Vijayan, avait déclaré sur Twitter que le Kerala était confronté aux « pires inondations en un siècle ».Le bilan s'élève à au moins 400 morts en dix jours

Face à ce qu'il a qualifié de crise « extrêmement grave », des opérations ont été lancées avec le concours de centaines de militaires, de plus de 30 hélicoptères de l'armée et de 320 embarcations pour porter assistance aux 6.000 personnes encore prises au piège par la montée des eaux, tandis que des milliers d'autres ont déjà été secourues.

D'après les autorités, 310.000 sans-abri au total ont trouvé refuge dans 2.000 camps installés pour les accueillir.

« Nous déployons davantage de bateaux ainsi que l'armée pour intensifier les opérations de secours », a déclaré un responsable du gouvernement du Kerala,

Des hélicoptères ont été engagés pour larguer des stocks d'eau potable et de nourriture sur des zones isolées, et des trains chargés d'eau potable ont aussi été envoyés vers le Kerala.

Le Kerala se trouve réputé pour ses plages bordées de palmiers et ses plantations de théiers, plus d'un million de touristes l'année dernière s'y sont rendus , selon des statistiques officielles. Très prisé des touristes, cet Etat subit néanmoins chaque année des pluies abondantes au moment de la mousson mais plus abondantes cette année.

La panne des réseaux locaux de communications complique la capacité à entrer en contact avec les populations des zones les plus touchées, qui requièrent potentiellement une aide d'urgence.

Plus de 10.000 kilomètres de routes ont été endommagés ou détruits, a annoncé le gouvernement local, ordonnant d'ouvrir les vannes dans 34 barrages et réservoirs où l'eau a atteint un niveau jugé dangereux.

L'aéroport international de Kochi, la principale ville du Kerala, est fermé jusqu'au 26 août au moins.

Des inondations se sont aussi produites dans d'autres Etats, dont le Karnataka, juste au nord du Kerala, et le Madhya Pradesh, dans le centre de l'Inde.

Selon le ministère indien de l'Intérieur, 868 personnes sont mortes dans sept Etats indiens dont le Kerala depuis le début de la mousson.

La solidarité s'organise pour venir en aide à la population sinistrée.

Dans l'État du Kerala,la plus grave mousson depuis un siècle a provoqué de gigantesques inondations et poussé plus d'un million de personnes à fuir les zones sinistrées.

Mardi 21 août près de 3000 centre d'accueil de réfugiés étaient ouverts mais des milliers de personnes restent toujours prisonniers dans leurs habitations. Les dégâts seront, à n'en pas douter, dans des proportions aussi conséquentes. Si la décrue progressive des eaux est rendue possible par l'affaiblissement de la pluie de mousson, les destructions dans cette région luxuriante apparaissent progressivement.

Ce sont plus de 50.000 habitations qui auraient été détruites, des dizaines de milliers d'animaux d'élevage morts, 40.000 hectares de culture détruits, 100.000 kilomètres de route endommagés. Des chiffres qui restent très provisoires.

Face à cette situation le Kerala réclame de l'aide.

Le gouvernement local, dirigé par les communistes depuis 50 ans, évalue pour le moment la facture à 2,6 milliards d'euros. Le premier ministre indien, Narenda Modi, a débloqué 62 millions d'euros ce week-end en plus des 12 millions déjà prévus, là où le gouvernement en réclamait 250 millions en urgence.

Si l'Inde a souvent refusé l'aide internationale, par fierté, elle a accepté celle des Émirats arabes unis (UAE), où vit l'une des plus fortes diasporas d'Indiens du sud (2 millions, soit 27% de la population) s'élevant ce mardi à 87 millions d'euros. Un geste justifié par le vice-président du pays par le fait que les Keralais avaient joué un rôle majeur dans le développement des UAE

La solidarité vient aussi de l'intérieur du pays: certains députés ont décidé de donner un mois de salaire. L'Église (qui possède un certain poids dans cet état composé à 20% de chrétiens) a ouvert les portes de ses structures. Les célébrités de Bollywood ont relayé de nombreux appels sur les réseaux sociaux, à l'image d'Amitabh Bachchan, superstar en Inde. Devant l'ampleur de la catastrophe naturelle, les autorités n'ont pas hésité de lancer des appels à l'aide.

D'autant qu'un autre danger se profile : alors que le niveau de l'eau baisse, les maladies risquent de trouver un terrain favorable pour frapper dans un second temps la population kéralaise.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

VENEZUELA EN CRISE OU LA MULTIPLICATION

PAR 34 DU SALAIRE MINIMUM

Sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ du président Maduro, d'après les sondages, une profonde crise économique et sociale attisant la colère populaire dans un pays, frappé par de graves pénuries d'aliments et de médicaments et une criminalité hors contrôle.

Le pays dépend uniquement de sa manne pétrolière

En 2001, la manne pétrolière faisait du Venezuela la nation la plus riche d’Amérique latine mais ce pays pétrolier ruiné par la chute des cours du brut.Car si Hugo Chavez élu en 1999, a pu lancer de grands chantiers sociaux, la construction de dispensaires, l’accès aux soins pour tous, des programmes d’aide aux maternités et contre l’analphabétisme, il n'a construit aucun grands chantiers industriels.

Le pays est dépendant de ses exportations pétrolières à 95 % pour ses ressources en devises ; le cours chute, et il est au bord de la faillite. Plus question d’importations. Alors, dans cet Etat qui ne produit rien, on manque bientôt de tout.

Le pays est donc à cours de devises. Devant les distributeurs de billets, les files d’attente se mesurent en dizaines de mètres. Pourtant, les retraits ne peuvent dépasser 10 000 bolivars : autant dire rien dans un pays où un simple café en coûte 3 500 et un litre de lait 1 500, soit sept fois le montant d’un plein d’essence

Un rapport de l’Observatoire vénézuélien estime que le pays est devenu le second Etat le plus violent au monde après le Salvador. Caracas, la capitale, décroche même le titre de ville la plus dangereuse ! L’an dernier, 28 479 personnes ont été assassinées, pour 30 millions d’habitants !

La santé est le secteur qui souffre le plus. Rapport du 11 mai : en 2016, la mortalité infantile a augmenté de 30 %, celle des femmes enceintes ou mortes au cours de leur accouchement de plus de 65 %. Manque de prévention, problèmes respiratoires, malnutrition.

Dans les cliniques publiques, face à la hausse des demandes, des « journées de stérilisation » ont été lancées. Pour pouvoir se faire ligaturer les trompes, il faut justifier de faibles revenus et avoir au minimum deux enfants .

Les maladie ressurgissent à l'état endémique. Le paludisme, qui avait été éradiqué, réapparaît et progresse au rythme de 76 % cette année : 240 613 personnes contaminées dans 13 Etats sur 24.

Et la réapparition de maladies disparues comme la tuberculose, la diphtérie, le tétanos. Dans les hôpitaux publics, le matériel ne fonctionne plus. On manque d’antibiotiques, d’insuline, de chimiothérapie, d’antirétroviraux.

Les diabétiques, les cancéreux, les malades du SIDA, tous sont condamnés.

En quatre ans, le salaire des médecins a été amputé des trois quarts. Beaucoup de ses confrères partent à l’étranger. L’an dernier, 13 000 ont quitté le Venezuela pour la Colombie, l’Equateur ou le Chili.

C'est pourquoi le président vénézuélien Nicolas Maduro, qui cherche par tous les moyens à rester en poste, a annoncé vendredi 17 août la multiplication par 34 du salaire minimum, sans préciser la date d'entrée en vigueur de cette hausse. Cette annonce s'inscrit dans son programme de relance économique sachant que le revenu minimum, qui ne suffit pas à acheter un kilo de viande, s'est effondré en raison d'une hyperinflation galopante qui pourrait atteindre 1.000.000% cette année, selon le Fonds monétaire international.

Le revenu minimum devrait passer de 5,2 à 180 millions de bolivars soit environ 24 euros.

Le chef de l'Etat socialiste a précisé que le salaire serait « indexé » à la valeur du petro. Ains iavec la cryptomonnaie vénézuélienne, le gouvernement entend contourner le manque de liquidités et les sanctions financières de Etats-Unis.

« J'ai fixé le salaire minimum, les pensions de retraite et la base des salaires sur la base du petro moyen, 1800 bolivars , a déclaré Nicolas Maduro dans une allocution radio-télévisée « la nouvelle monnaie, baptisée le « bolivar souverain », qui entre en vigueur lundi avec cinq zéros en moins que l'actuelle ».

Chaque petro, selon le président, équivaut à environ 60 dollars, sur la base du prix du baril de pétrole vénézuélien.

Au cours de l'actuel bolivar, le revenu minimum passera de 5,2 millions à 180 millions (environ 28 dollars, ou 24 euros). Cet ajustement de 3.464% qui n'est jamais que le cinquième de l'année.

Nicolas Maduro s'est également engagé à ce que son gouvernement appliqueun programme strict de « discipline fiscale ». Il a annoncé que l'Etat assumerait pendant 90 jours le « différentiel »"de l'augmentation du salaire minimum pour toutes « les petites et moyennes industries », sans en préciser les modalités.

Près de vingt ans après l’élection de Chavez, son successeur Nicolas Maduro a mené le riche Etat pétrolier à la ruine et voudrait en finir avec la démocratie.

Britney Delsey pour DayNewsWorld


LE PRIX NOBEL DE LA PAIX

KOFI ANNAN EST MORT


Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU, est décédé des suite d'une maladie.

Il avait reçu en 2001 le prix Nobel de la Paix. Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'Onu, est décédé, a annoncé ce samedi 18 août sur Twitter le bureau des Nations Unies chargé des migrations.

Dans un communiqué, sa fondation a précisé que l'ancien représentant des Nations Unies était décédé à l'âge de 80 ans des suites « d'une courte maladie », entouré de sa femme et de ses trois enfants.

« Aujourd'hui nous pleurons la perte d'un grand homme, un leader et un visionnaire", a écrit le bureau de l'Onu. En décembre 2001, Kofi Annan et l'Onu avaient reçu le prix Nobel de la Paix « pour leurs efforts en faveur d'un monde mieux organisé et plus pacifique »

Né au Ghana le 8 avril 1938, Kofi Annan a tout d'abord travaillé au sein de l'Organisation Mondiale de la Santé en 1962 pour ensuite évolué au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. Puis il est nommé au siège de l'Onu à New York, où il sera nommé sous-secrétaire puis secrétaire général en janvier 1997. Il occupera ce poste jusqu'en 2006, avant de céder la place au sud-coréen Ban Ki-Moon.

« Il a continué à œuvrer sans relâche pour la paix mondiale, au sein de la fondation Kofi Annan et comme représentant du groupe "The Elders", le groupe fondé par Nelson Mandela » pour promouvoir la paix dans le monde, précise le communiqué.

Antonio Guterres, actuel secrétaire général de l'Onu, a salué son prédécesseur comme « une force qui guidait vers le bien ».

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Boby Dean pour DayNewsWorld

UNE POSSIBLE CANDIDATURE POUR LE PRISONNIER LULA A LA PRESIDENTIELLE AU BRESIL

A un mois et demi des élections (premier tour le 7 octobre) l’ancien président Lula da Silva, l condamné pour « corruption passive » et « blanchiment d’argent » dans une affaire en lien avec le scandale dit “Lava-Jato” (Lavage express) qui a éclaboussé tous les partis politique. Près de 3,5 milliards d’euros ont été détournés. Tous les partis brésiliens sont impliqués, mais en premier lieu ceux au pouvoir au cours des deux dernières décennies, soit le PT (parti de Lula da Silva et de sa dauphine l’ex-présidente Dilma

et ses alliés, notamment le plus grand parti brésilien le PMDB (actuel MDB), de l’actuel président Michel Temer, également objet de poursuites dans un scandale lié à l’affaire).

Il s'agit du démantèlement du plus vaste réseau de pots-de-vin de toute l’histoire de l’Amérique du Sud.

L'ex-président et fondateur du parti de gauche le PT purge sa peine à Curitiba (plus de 12 ans d’emprisonnement) et veut être candidat à l’élection présidentielle comme il le rappelle dans sa tribune dans le New York Times, publiée mardi 14 août. L'ex-président déchu Lula da Silva, en prison depuis le mois d'avril, veut se présenter au prochaines élections, en octobre.« C’est la démocratie que l’on assassine ». Voilà en substance la défense de l’ancien président Lula da Silva, 72 ans, qui veut briguer un troisième mandat lors des prochaines élections

Chef historique du Parti des travailleurs, Luiz Inacio Lula da Silva, qui a été deux fois chef de l’Etat (2003-2010), reste l’immense favori des sondages (30% d’intentions de votes) . Son parti a déposé sa candidature mercredi .

Un comité d’experts estime que la candidature de l’ancien président ne pourra être annulée qu’une fois tous ses appels examinés. Un avis qui, techniquement, devrait s’imposer au Brésil. Le comité des droits de l’homme de l’ONU, statuant sur une demande urgente déposée par les avocats de Lula le 27 juillet, a tranché vendredi 17 août : celui-ci doit, selon les experts, être autorisé à participer à l’élection présidentielle d’octobre, tant que tous ses appels en justice n’auront pas été examinés.

Dans une courte déclaration, le comité « demande au Brésil de prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à Lula (…) d’exercer ses droits politiques depuis sa prison, comme candidat à l’élection présidentielle » d’octobre. Lula est également autorisé à faire campagne depuis sa prison et à utiliser les médias.

Ce comité, un organe de surveillance du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, est chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et au protocole facultatif qui y est associé. Comme le Brésil a ratifié ces deux textes, il est techniquement obligé de respecter les décisions du comité.

Le Comité des droits de l'homme de l'ONU demande au Brésil d'autoriser l'ancien président Lula à participer à l'élection présidentielle.

Mais il très probable que sa candidature déposée mercredi soit invalidée, car une loi au Brésil stipule l'inéligibilité de toute personne ayant été condamnée en appel...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DRAME EN INDE

PLUS DE 320 MORTS DANS LES INONDATIONS

AU KERALA

Des opérations massives sont en cours au Kerala pour venir en aide à des milliers de personnes piégées par les inondations qui ont fait plus de 320 morts dans cet Etat du sud de l'Inde. Des dizaines d'hélicoptères et des centaines de bateaux sont mobilisées.

Les autorités du Kerala ont averti vendredi la population de l'arrivée prévue de nouvelles pluies torrentielles samedi et dimanche.

Le chef du gouvernement local, Pinarayi Vijayan, a déclaré sur Twitter que le Kerala était confronté aux « pires inondations en un siècle ».Le bilan s'élève à au moins 324 morts en dix jours

Face à ce qu'il a qualifié de crise « extrêmement grave », des opérations ont été lancées avec le concours de centaines de militaires, de plus de 30 hélicoptères de l'armée et de 320 embarcations pour porter assistance aux 6.000 personnes encore prises au piège par la montée des eaux, tandis que des milliers d'autres ont déjà été secourues.

D'après les autorités, 310.000 sans-abri au total ont trouvé refuge dans 2.000 camps installés pour les accueillir.

« Nous déployons davantage de bateaux ainsi que l'armée pour intensifier les opérations de secours », a déclaré un responsable du gouvernement du Kerala, P.H. Kurian qui a à cœur de renforcer les dispositifs de secours.

Des hélicoptères ont été engagés pour larguer des stocks d'eau potable et de nourriture sur des zones isolées, et des trains chargés d'eau potable ont aussi été envoyés vers le Kerala.

Le Premier ministre indien Narendra Modi était arrivé vendredi soir au Kerala pour survoler entre autre samedi les zones les plus sinistrées.

Le Kerala se trouve réputé pour ses plages bordées de palmiers et ses plantations de théiers, plus d'un million de touristes l'année dernière s'y sont rendus , selon des statistiques officielles. Très prisé des touristes, cet Etat subit néanmoins chaque année des pluies abondantes au moment de la mousson mais plus abondantes cette année.

Vendredi une nouvelle mise en garde a été faite pour les 33 millions d'habitants de l'Etat: « Tous les districts à l'exception de celui de Kasargod sont en alerte rouge. Les pluies torrentielles pourraient affecter ces 13 districts. Tout le monde doit faire très attention » a divulgué le chef de gouvernement local.

Dans le même temps, de nombreux habitants ont adressé des appels à l'aide sur les réseaux sociaux.

La panne des réseaux locaux de communications complique la capacité à entrer en contact avec les populations des zones les plus touchées, qui requièrent potentiellement une aide d'urgence.

Plus de 10.000 kilomètres de routes ont été endommagés ou détruits, a annoncé le gouvernement local, ordonnant d'ouvrir les vannes dans 34 barrages et réservoirs où l'eau a atteint un niveau jugé dangereux.

L'aéroport international de Kochi, la principale ville du Kerala, est fermé jusqu'au 26 août au moins.

Des inondations se sont aussi produites dans d'autres Etats, dont le Karnataka, juste au nord du Kerala, et le Madhya Pradesh, dans le centre de l'Inde.

Selon le ministère indien de l'Intérieur, 868 personnes sont mortes dans sept Etats indiens dont le Kerala depuis le début de la mousson.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

NOUVELLE BATAILLE MODERNISTE OU L'EGALITE DANS L'HERITAGE EN TUNISIE

GEBéji Caïd Essebsi, Président de la Tunisie, a demandé au Parlement de se saisir d’un projet de loi réformant le droit successoral : le conflit entre modernistes et islamistes va à nouveau sévir même si la Tunisie apparaît depuis Bouguiba comme un pays réformiste.

Et c'est pour lutter une fois de plus contre « l’obscurantisme » que lundi 13 août en fin d’après-midi défilaient des manifestants scandant des slogans « Stop the war on women » pour demander « l’égalité » dans l’héritage.

En effet quelques heures plus tôt le chef de l’Etat Béji Caïd Essebsi avait officialisé sa position personnelle sur le sujet : la Tunisie doit entrer dans l’âge de l’égalité entre hommes et femmes en matière d’héritage. Lors d’un discours solennel prononcé à l’occasion de la Journée de la femme en Tunisie, il a plaidé pour cette réforme. Cette dernière n'étant défendue jusque-là que par les féministes tunisiennes... « C’est une grande première dans le monde arabe », s’est félicité Cherif Khadidja, une des figures du féminisme en Tunisie.

A l’Assemblée des représentants du peuple (ARP, le Parlement tunisien) d'agir pour inscrire cette égalité dans les faits en passant par un projet de loi.

Le droit successoral actuel venant des préceptes coraniques ne permet en effet à la femme de n’hériter que de la moitié de la part de l’homme à même degré de parenté alors que la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), mise en place fin 2017 par le chef de l’Etat, avait préconisé l'établissement de l’égalité de principe entre hommes et femmes en ce qui concerne le patrimoine familial. Assorti cependant d'une réserve: que le testateur, en cas de désaccord avec cette nouvelle règle, puisse appliquer le droit successoral actuel à travers une déclaration faite de son vivant devant un notaire. Une bonne formule de compromis pour le président Essebsi entre modernistes et islamistes.

En 2013, le conflit avait déjà été extrêmement aigu avant l’adoption à la quasi-unanimité de la Constitution de 2014 et, un an plus tard, la formation d’un gouvernement de coalition entre Nidaa Tounès, le parti du président, et le mouvement islamiste Ennahda.

Et actuellement Ennahda, encouragé par sa victoire aux élections municipales du printemps, devient moins conciliant à l’égard du chef de l’Etat et de son parti.

« Il existe une tradition, qu’il faut respecter, assure Naoufel Jammali, membre du bureau politique d’Ennahda. La chambouler de manière brutale n’est pas judicieux. »

Dans la Constitution de 2014, obtenu à l'arrachée, la loi fondamentale dispose que « l’islam est la religion » de la Tunisie mais dans un « Etat civil basé sur la citoyenneté »

La controverse cristallisée sur l’égalité dans l’héritage est une telle avancée , lourde de conséquences aussi bien sociétale qu'économique, que le chef de l’Etat aura fort maille à partir à imposer contre le camp islamo-conservateur.

Cependant Béji Caïd Essebsi , âgé de 91 ans, n' aimerait-il pas entrer dans l’histoire comme un réformateur, dans le sillage du le « père de la nation », Habib Bourguiba – notamment les droits des femmes, inscrits dans le code du statut personnel de 1956

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

STOP A LA DEBACLE DE LA LIVRE TURQUE

La banque centrale de Turquie a annoncé lundi une série de mesures pour tenter de soutenir sa monnaie qui s'effondre sur fond de tensions avec les Etats-Unis et de défiance envers le président Recep Tayyip Erdogan.

« Nos institutions prendront les mesures nécessaires à compter de lundi pour soulager les marchés », a déclaré Berat Albayrak, le gendre du président Erdogan à la tête d'un super-ministère des Finances, dans une interview au grand quotidien Hurriyet. « Nous avons préparé un plan d'action pour nos banques et les petites et moyennes entreprises, les secteurs les plus affectés par les fluctuations monétaires actuelles »

Des annonces qui surviennent après que la livre turque, qui a perdu cette année plus de 40 % de sa valeur face au dollar et à l’euro, s’est effondrée vendredi en dévissant de 16%. Un vent de panique a soufflé sur les marchés du monde entier. La Bourse de Tokyo a ainsi fini en forte baisse lundi (- 1,98 %).

Dix milliards de livres

Dans les premières heures lundi, en Asie, la livre turque a connu une nouvelle chute historique franchissant pour la première fois la barre des 7 livres contre un billet vert s’échangeant à 6,65 pour un dollar à 06H30 GMT. La banque centrale turque a procédé à la révision des taux de réserves obligatoires pour les banques pour éviter tout problème de liquidité, et a dit fournir au système financier quelque 10 milliards de livres, 6 milliards de dollars et l’équivalent de 3 milliards en or de liquidités .  La banque centrale turque a révisé les taux de réserves obligatoires pour les banques, dans le but d'éviter tout problème de liquidité.

Mais pour le despote turc, cet effondrement de la livre sans précédent vient uniquement des Etats-Unis qui complotent contre son pays.

De fortes dissensions entre les Etats-Unis et la Turquie

1° La décision du président Donald Trump, annoncée dans un tweet vendredi, de doubler les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium turcs attise également les tensions entre les deux pays. Erdogan dénonce un « complot politique » américain et affirme qu’Ankara chercherait « de nouveaux marchés et alliés ».

« Nous affrontons de nouveau un complot politique en sous-main. Avec l’aide de Dieu, nous surmonterons cela », a lancé dimanche le chef de l’Etat turc

2° Les Etats-Unis demandent la libération immédiate du pasteur Brunson qui risque jusqu’à trente-cinq ans de prison pour « espionnage » et « terrorisme ». La Turquie plaide, quant à elle, pour l’extradition de Fethullah Gülen, prédicateur turc établi depuis près de vingt ans sur le sol américain et soupçonné par Ankara d’être l’architecte du putsch manqué de juillet 2016.

3° Ankara reproche aussi à Washington le soutien apporté en Syrie aux Unités de protection du peuple kurde (YPG). Pour Erdogan cette milice s'apparente à une émanation du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), classé « terroriste » par la Turquie mais aussi par les Etats-Unis.

Des représailles de la part de la Turquie

Si Washington est prêt à sacrifier ses relations avec Ankara, la Turquie réagira « en passant à de nouveaux marchés, de nouveaux partenariats et de nouveaux alliés, aux dépens de celui qui a lancé une guerre économique contre le monde entier, y compris notre pays », a-t-il d'ailleurs menacé. « Certains ferment les portes et d'autres en ouvrent de nouvelles », a ajouté le dirigeant, qui a renforcé ces dernières années ses liens avec des pays d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie et se tourne aussi vers la Russie.

Il a en outre laissé entendre que c’était l’ensemble de l’alliance entre la Turquie – devenue membre de l’Otan en 1952 avec le soutien de Washington – et les Etats-Unis qui était en jeu. Les Etats-Unis disposent d’une importante base à Incirlik, dans le sud du pays, actuellement utilisée comme centre des opérations contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). « Nous ne pouvons que dire 'good bye' à quiconque décide de sacrifier son partenariat stratégique et une alliance d'un demi-siècle avec un pays de 81 millions d'habitants pour sauvegarder ses relations avec des groupes terroristes », a tonné Recep Erdogan.

« Vous osez sacrifier la Turquie et ses 81 millions d'habitants pour un pasteur lié à des groupes terroristes? » a martelé Erdogan à propos des tensions causées par le procès du pasteur Brunson.

Reste que le despote turc Recep Tayyip Erdogan, qui concentre tous les pouvoirs en ses mains sauf un officiellement, est confronté à sa pire crise économique depuis son arrivée au pouvoir.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

TRAGEDIE MEURTRIERE SEISME EN INDONESIE FAISANT UNE CENTAINE DE MORTS ET DE BLESSES SUR L'ILE DE LOMBOK


Un tremblement de terre s'est déclenché à 10 km de profondeur, a annoncé l'Institut américain de géophysique (USGS).

Un important tremblement de terre a secoué l'île très touristique de Lombok, dans le sud de l'Indonésie, dimanche 5 août, a annoncé l'Institut américain de géophysique (USGS).

Au moins 91 personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées dans ce séisme de magnitude 6,9, selon les autorités locales.

La plupart des personnes décédées se trouvaient dans la zone montagneuse située dans le nord de Lombok, loin des principaux sites touristiques du sud et de l'ouest de l'île.

La secousse, qui a endommagé des milliers de bâtiments, d'après un porte-parole de l'agence indonésienne de gestion des catastrophes, a également été ressenti sur l'île voisine de Bali.

Une alerte au tsunami, rapidement levée, a suscité la panique chez les habitants qui se sont précipités pour trouver un lieu sûr.

L'indonésie connait de nombreux séismes.
Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

CRISE OUVERTE ENTRE LE CANADA ET L'ARABIE SAOUDITE OU LA REACTION DE JUSTIN TRUDEAU

Le premier ministre canadien a réagi pour la première fois, ce mercredi 8 août, à l’annonce, en début de semaine, de l’expulsion pour « ingérence » de l’ambassadeur du Canada à Ryad.

« Les Canadiens attendent de notre gouvernement qu’il parle fermement, clairement et poliment de la nécessité de respecter les droits humains, au pays et dans le monde, c’est ce que nous allons continuer à faire », a souligné Justin Trudeau, interrogé ce mercredi lors d’un point presse. Il ne compte absolument pas présenter des excuses à Ryad ajoutant de façon plus nuancée que son pays ne veut cependant pas « avoir de mauvaises relations avec l’Arabie saoudite, a-t-il immédiatement ajouté. C’est un pays qui a quand même une certaine importance dans le monde et qui fait des progrès au niveau des droits humains mais nous allons quand même continuer de souligner les difficultés quand elles existent et partout dans le monde ».

Le pouvoir saoudien ,quant à lui, campe sur ses positions.

Le Canada a fait « une grosse erreur ».

Justin Trudeau réagissait pour la première fois à l’annonce lundi de l’expulsion pour « ingérence » de l’ambassadeur canadien à Ryad. Le royaume saoudien a aussi rappelé son ambassadeur tout en gelant tout nouveau commerce ou investissement avec ce pays après la dénonciation par l’ambassade du Canada de l’arrestation de militants saoudiens des droits de l’Homme.

Ce mercredi, le Premier ministre a ajouté que « les discussions avec l’Arabie saoudite se poursuivaient ». La cheffe de la diplomatie canadienne Chrystia Freeland se serait notamment entretenue avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir mardi, selon lui.

Mais plus tôt dans la journée, M. al-Jubeir a rejeté toute possibilité de médiation estimant que le Canada avait fait « une grosse erreur ». « Une erreur devrait être corrigée. Le Canada sait ce qu’il a à faire », avait-il ajouté. Le chef de la diplomatie saoudienne a affirmé que son pays envisageait « des mesures supplémentaires » contre le Canada.

La crise diplomatique entre les deux pays risque de s’envenimer.

Il ne fait pas bon de rappeler quelque vérité au royaume des Saoudiens


Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

MANIFESTATION CONTRE LES CAMERAS VOYEURISTES EN COREE DU SUD

« Les toilettes pour femmes dans ce pays sont infestées de caméras espions ! », ont scandé en chœur les manifestantes rassemblées samedi sur la place Gwanghwamun.

Une manifestation de masse a eu lieu comme chaque mois sur la place Gwanghwamun, les, théâtre habituel des manifestation à Séoul pour dénoncer les caméras-espions qui filment les femmes dans les lieux publics et sont ensuite diffusées sur Internet.

Ce ne sont pas moins de 70000 femmes masquées par crainte de subir des représailles ou d'être harcelées sur internet qui ont défilé. Soit 10 000 de plus que la précédente édition.

Le rassemblement du 4 août a rassemblé dix mille personnes de plus qu’en juillet :

une nouvelle manifestation pour exiger du gouvernement sud-coréen la répression de la « pornographie par caméra-espion », sous une canicule exceptionnelle dépassant les 37 degrés.

Ces rassemblements organisés depuis mai n’ont cessé de gagner en ampleur, devenant les plus importantes manifestations de femmes en Corée du Sud, où la déferlante du mouvement #MeToo a libéré la colère autant que la parole.

Le nombre de signalements à la police impliquant des caméras espions est passé de 1 100 en 2010 à 6 500 l’an passé.

Les manifestantes dénoncent un phénomène grandissant baptisé « molka » :

des vidéos de femmes tournées à leur insu dans les toilettes, à l’école, dans les trains, les vestiaires… omniprésentes.

Certes chaque jour ou presque, on apprend par la presse l’arrestation d’hommes pris en train de filmer secrètement des femmes dans leur intimité.

Professeurs, médecins, pasteurs, responsables gouvernementaux, policiers et même juges se transforment en voyeurs.

Mais ils n' écopent généralement que d’amendes ou de peines de prison avec sursis. Les manifestantes , elles, réclament des peines plus sévères et surtout la fermeture des sites diffusant les vidéos.

Elles ont appelé le gouvernement à « réprimer ces crimes » agitant pour certaines des banderoles proclamant « nous ne pouvons plus vivre comme ça » ou « Corée du Sud, pays des caméras-espions ».

Le mois dernier, un homme de 43 ans a été arrêté :

il avait filmé secrètement pendant quatre ans des clients de motels de Séoul. Il prenait une chambre et la truffait de minicaméras, jusque dans les enceintes des téléviseurs.

La police a récupéré en perquisition plus de 20 000 caméras.

Un défilé de chapeaux, lunettes de soleil et masques chirurgicaux, par crainte de subir des représailles ou d’être harcelées sur internet s'est insurgé à propos de ces pratiques voyeuristes qui atteignent la vie intime des femmes.

« La police réagit rarement quand des femmes victimes lui demandent l’arrestation d’auteurs d’infractions », dénonce Seo Seung-hui, de l’ONG Korea Cyber Sexual Violence .

A la police de réagir en sortant de sa léthargie.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LA CALIFORNIE RAVAGEE PAR L'INCENDIE CARR

Le gigantesque incendie Carr a, en quelques jours, déjà fait six morts et détruit des dizaines de milliers d’hectares de végétation dans le nord de la Californie. Il va entraîner l’évacuation de 40 000 personnes supplémentaires.

« Carr » est en effet l’un des 17 incendies ravageant actuellement la Californie, où plus de 80 000 hectares de forêt sont déjà en fumée ces derniers jours, a indiqué le service des parcs nationaux pendant une conférence de presse. Pas moins de 1,7 million d’hectares ont déjà brûlé depuis le début de l’année soit plus que la moyenne de la décennie écoulée (1,5 million).

Les incendies qui continuent de s’étendre au sud-est de la Californie, depuis lundi dernier, ont déjà fait six morts et ont imposé l’évacuation de milliers de personnes. Neuf personnes sont toujours portées disparues mais sept autres n’ont toujours pas donné signe de vie. Le shérif du comté de Shasta, Tom Bosenko, qui a appelé les habitants à obéir sans délai aux ordres d’évacuation a indiqué lors d'une conférence de presse à Redding, la ville la plus menacée par le brasier, que la sixième victime retrouvée dans une maison détruite par les flammes, n’avait pas écouté les consignes d’évacuation.17 incendies ravagent actuellement la Californie.

Avec une sécheresse et une température approchant 40°C et attisé par le vent violent, le feu demeure incontrôlable, ont prévenu les pompiers de Californie, qui ont reçu des renforts de tout le pays.

« On n’a pas un instant de répit », a souligné un de leurs chefs, Chris Anthony, en décrivant un brasier au comportement « imprévisible » et qui a déjà coûté la vie à deux pompiers.

Lors de la conférence de presse organisée dimanche après-midi à Redding, les services d’urgence ont toutefois fait état de progrès dans la lutte contre les incendie.

On ne connaît toujours pas l'origine des incendies.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

IRAN ET ETATS-UNIS

LES MANIFESTATIONS DES IRANIENS

CONTRE LA CORRUPTION DE LEUR  GOUVERNEMENT.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans différentes villes du pays, comme Téhéran, Ispahan ou Karaj, pour une cinquième soirée consécutive pour protester contre l’inflation provoquée par la chute du rial. L’agence de presse Fars fait état de protestations pacifiques dans « cinq à six villes » depuis mardi contre les coupures d’eau, la hausse des prix et le chômage.Et les sanctions américaines qui doivent être rétablies mardi 7 août vont aggraver l'inflation. En effet les Iraniens, usés par une crise économique endémique qui attise la colère contre le système politique, craignent une aggravation de la situation marquée par la chute de la monnaie iranienne, le rial, qui a déjà perdu environ deux tiers de sa valeur en six mois.

Après avoir longtemps menacé de retirer les Etats-Unis de l’accord conclu en juillet 2015 sur le programme nucléaire de la république islamique, Donald Trump a, en effet, confirmé sa décision au mois de mai.

Entre Donald Trump et l’Iran, l’arme du pétrole

Cet accord prévoyait un allégement des sanctions en échange d’un contrôle de la politique atomique iranienne. Les Etats-Unis ont justifié leur revirement, affirmant que l’Iran constitue une menace pour la sécurité au Moyen-Orient, et ont demandé aux autres pays de cesser leurs importations de pétrole iranien sous peine de sanctions financières. Les exportations de brut iranien pourraient chuter des deux tiers d’ici à la fin de l’année en raison des sanctions américaines qui vont placer les marchés pétroliers sous une forte pression. Le rétablissement des sanctions américaines concernera l’achat de dollars par l’Iran, son commerce de l’or et des métaux précieux, ainsi que les échanges de métaux, le charbon et les logiciels informatiques liés à l’industrie. C'est tout un pan de l 'économie qui est menacée.

Sanctions économiques efficaces mais justifiées?

Les sanctions économiques seraient efficaces sur ce pays de 80 millions d’habitants : le rial, la devise iranienne, s’est déprécié de moitié cette année. Le manque de devises a conduit, selon le Financial Times, les Iraniens à se ruer sur l’or, les voitures et l’immobilier pour protéger leur épargne, tandis que M. Rohani a limogé fin juillet le gouverneur de la banque centrale pour sa mauvaise gestion de la crise. Les entreprises européennes, en dépit de leurs protestations, se retrouvent forcées de choisir entre commercer avec Téhéran ou avec les Etats-Unis : le choix est rapidement fait.

L’économie iranienne se touve doc déstabilisée par le retour des sanctions américaines.

Le président Rohani de plus en plus critiqué pour sa gestion économique si bien que des dizaines de protestataires auraient scandé « mort au dictateur », en référence au guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei. Une présence policière massive et des routes bloquées auraient été observé à Karaj, située à l’ouest de Téhéran.

Manifestations contre la corruption du gouvernement

Les manifestations débutent souvent par des slogans contre le coût de la vie et la corruption financière présumée avant de se transformer en rassemblements antigouvernementaux.

Le site d’information conservateur Qom News a publié une vidéo d’une manifestation à Machhad après la prière de vendredi, au cours de laquelle un dignitaire religieux accuse des responsables politiques de « ne pas se soucier des problèmes du peuple ».

A Eshtehard, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Téhéran, « environ 500 manifestants ont attaqué une école religieuse, tentant de briser ses portes et de brûler des objets », a déclaré Hojateslam Hindiani, le directeur de l'école vendredi soir ,rapporté samedi par l’agence Fars, proche des conservateurs.. Ils « sont arrivés avec des pierres et brisé toutes les fenêtres de la salle de prière, en scandant des slogans contre le régime », avant d’être dispersés par la police antiémeute, a-t-il ajouté, en faisant état d’arrestations.

Une attaque que les conservateurs, opposés à la politique de conciliation du président Rohani, ont souligné.

Les images des protestations suggèrent tout de même que ces manifestations n’ont pas l’ampleur des troubles de décembre et janvier, quand au moins 25 personnes avaient été tuées dans des protestations qui avaient agité des dizaines de villes.

Cette stratégie de la « pression maximale », pour reprendre une expression du secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, a-t-elle été menée suffisamment loin pour tendre la main ? La rebuffade iranienne en fait douter.

L’Iran n’est pas la Corée du Nord

Rohani, promoteur de l’accord nucléaire Vienne, est sous la pression du Guide suprême, Ali Khamenei, de l’armée et des gardiens de la révolution, beaucoup plus durs que lui. Il n’a pas la force politique pour engager un rapprochement spectaculaire avec Washington. Mike Pompeo avait présenté douze exigences majeures au pouvoir iranien (fin de tout enrichissement nucléaire, retrait de ses milices de Syrie, fin du soutien au Hamas et au Hezbollah…) pour un nouvel accord. « Nous sommes lucides sur la nature de ce régime, mais nos yeux sont ouverts sur ce qui est possible, avait déclaré le secrétaire d’Etat. Si quiconque, en particulier les dirigeants iraniens, doute de la sincérité ou de la vision du président, qu’il regarde notre diplomatie avec la Corée du Nord. »Mike Pompeo l’a reconnu en creux, estimant que trouver un modéré au sein du régime était aussi difficile qu’apercevoir une licorne...

Reste également à à savoir si le dirigeant russe Vladimir Poutine peut avoir une influence, le locataire de la Maison Blanche assurant avoir parlé du sujet avec l’homme fort du Kremlin...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

MOHAHMED VI  ET SON DISCOURS DE LA FETE DU TRONE OU LA MISE EN GARDE

BIENVEILLANTE A SON PEUPLE

« Rien n'est acquis sans l'unité, la solidarité et la stabilité du pays, sans la foi dans la communauté de destin qui nous unit dans la joie comme dans la peine, sans un patriotisme sincère et un civisme responsable » souligne le roi du Maroc

Dans son discours de la Fête du trône prononcé d'Al Hoceïma, le roi Mohahmed VI du Maroc a prononcé son discours en posant un diagnostic et proposant des solutions à des maux qu'il a présentés au Maroc tout entier.

Un discours sous forme de message . Dimanche soir, lors de sa traditionnelle allocution télévisée à l'occasion de la Fête du trône, Mohammed VI a bien choisi la thématique de ce discours prononcé pour marquer la 19e année de son intronisation, à savoir « la question sociale ». En effet l'allocution prononcée à Al Hoceïma, au cœur du Rif, rappelle le mouvement de contestation sociale Hirak qui a fortement secoué la région en 2016 et 2017 et qui continue à tenir en haleine l'ensemble du pays.

Le contexte actuel est d'ailleurs particulièrement compliqué la condamnation de plusieurs activistes du mouvement en juin, à la stupeur générale- nationale comme internationale- ayant atteint des peines allant jusqu'à vingt ans de prison.

Le souverain a voulu faire passer un message essentiel, celui de l'apaisement mais également de la fermeté.

Les premières contestations du Hirak ont lieu en septembre 2016, où plusieurs Rifains se sont rassemblés pour manifester contre l'état des routes, notamment à Beni Hadifa avec Nasser Zefzafi comme figure de proue. Le 6 février 2017, des milliers de jeunes manifestants à Al Hoceïma en mémoire de la mort du nationaliste rifain Abdelkrim al-Khattabi se sont à nouveau rassemblés : au cours de violents affrontements, une trentaine de policiers des forces anti-émeutes ont été blessés selon la version officielle, le nombre de victimes du côté manifestant n'est pas révélé.

Considéré comme le principal dirigeant contestataire, Nasser Zefzafi est poursuivi par les autorités sous l'accusation d'avoir interrompu le prêche d'un imam, le vendredi 26 mai. Les manifestations, où le drapeau berbère voisine avec celui de la république du Rif, s'intensifient pendant la nuit suivante. Au cours du week-end, une vingtaine d'arrestations sont effectuées contre les manifestants accusés par l’état marocain d'avoir blessé les forces de sécurité, dégradé la voie publique et atteint à la souveraineté marocaine sur la région du Rif , alimentant en retour les protestations contre la répression Nasser Zefzafi est arrêté le lundi 29 mai et écope d'une lourde peine.

Pour lui, « Rien n'est acquis sans l'unité, la solidarité et la stabilité du pays, sans la foi dans la communauté de destin qui nous unit dans la joie comme dans la peine, sans un patriotisme sincère et un civisme responsable ». Sans jamais nommer les militants du Hirak qualifiés de« négativistes, marchands d'illusions et nihilistes » pour ne pas les mettre en valeur, ilMohamed VI fustige leurs agissements à plusieurs reprises en exhortant l'importance du « patriotisme » et de « l'unité » du pays.

Mais le roi du Maroc a montré également qu'il était à l'écoute de son peuple.

Malgré les « réalisations accomplies par le Maroc et les acquis engrangés en faveur des Marocains », qui constituent « un véritable motif de satisfaction et de fierté », le souverain a reconnu qu'il avait « le sentiment que quelque chose continue à nous faire défaut en matière sociale », a-t-il déploré qui a indiqué que la santé et l'éducation retiendront désormais « toute [son] attention ».

Le souverain appelle son gouvernement à prendre « des mesures d'urgence » en la matière.

Le Maroc se place en effet à la 69e place (sur 190 pays) du classement Doing Business 2018, publié par la Banque mondiale . Il est marqué par de criantes inégalités sociales et territoriales, sur fond de chômage élevé parmi les jeunes. En 2017, le pays a été classé 123e sur 188, au titre de l'indice de développement humain (IDH).

Santé et éducation

C'est pourquoi le discours royal a ainsi abordé la question sociale, pilier des revendications des manifestants du Rif.

Les programmes de protection sociale déjà existants et lancés par différents partis politiques « empiètent les uns sur les autres, pèchent par manque de cohérence et ne parviennent pas à cibler les catégories effectivement éligibles ». Un système qui engendre, d'après lui, « des inégalités criantes ». « Il est insensé que plus de cent programmes de soutien et de protection sociale de différents formats et se voyant affecter des dizaines de milliards de dirhams soient éparpillés entre plusieurs départements ministériels et de multiples intervenants publics », a-t-il déploré. IL demande donc la rationalisation des aides Il a ainsi appelé – toujours afin de faciliter l’investissement – à fixer « à un mois le délai maximal accordé à certaines administrations pour répondre aux demandes qui leur sont adressées dans le domaine de l’investissement ».

Le souverain s’est également montré critique envers l'organisation de l'aide médicale « Il est insensé que plus de cent programmes de soutien et de protection sociale […] soient éparpillés entre plusieurs départements ministériels et de multiples intervenants publics. […] Ces programmes empiètent les uns sur les autres… »

Le monarque a notamment appelé à « redresser les anomalies qui entachent l’exécution du programme de couverture médicale Ramed ». Le 19 juillet, l’Observatoire national du développement humain rendait un rapport sur ce régime d’assistance médicale, six ans après sa généralisation. Plusieurs faiblesses y sont relevées. Morceau choisi : « Le ciblage du Ramed n’assimile malheureusement pas les plus pauvres. »

Autre défi celui de l'éducation pour l'élaboration de « programmes d'appui à la scolarisation » et la « lutte contre la déperdition scolaire ».

La solution préconisée par le roi : une restructuration globale et profonde des programmes existants, couplée à l'accélération de la mise en place d'un « système national d'enregistrement des familles qui pourront bénéficier des programmes d'appui social » appelé le registre social unique (RSU), un « système national d'enregistrement des familles qui pourront bénéficier des programmes d'appui social ». « Les ménages habilités à jouir des prestations de ce régime seront déterminés selon de rigoureux critères objectifs et grâce aux nouvelles technologies. »

En développant Tayssir, un programme d'aide financière à l'enseignement préscolaire, au transport, aux cantines et aux internats.on pourra« alléger les charges supportées par les familles et les soutenir pour que leurs enfants puissent poursuivre leurs études et mener à terme leur formation ».

Une économie sociale et inclusive

Au-delà de ces axes fixés par le souverain chérifien, ces projets ne pourront être menés à terme que grâce au dynamisme d'une économie qui soit gage de développement local, a-t-il souligné ; D'où des annonces visant l'investissement et la création d'emploi « La forme suprême de protection sociale est celle qui passe par la création d'emplois productifs et garants de dignité », a-t-il signifié. Sur ce volet, et toujours en guise de réponse au contexte régional tendu, Mohammed VI afait trois propositions : l'adoption, avant la fin du mois d'octobre, de la charte de déconcentration administrative ainsi que la mise en place de la charte de l'investissement, deux projets destinés à décentraliser l'économie.

Autant de points que les Marocains auront écoute avec attention attendant dans un contexte encore tendu une réponse à la hauteur de la complexité de l'existence du mouvement Hirak.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

23 MORTS ET 107 BLESSES

DANS UN ATTENTAT A KABOUL

Une forte explosion s’est produite ce dimanche 22 juillet à Kaboul en Afghanistan au passage du général Abdul Rashid Dostum, chef de guerre redouté du nord de l’Afghanistan et premier vice-président, qui a regagné son pays après un an d’exil, et a été accueilli en héros. L’attentat a fait 23 morts et 107 blessés.

Le général Abdul Rashid Dostum a été accueilli par un attentat suicide dès l’aéroport. Le kamikaze s’est fait exposer au milieu d’une foule dense qui attendait l’homme fort de Jowzjan de retour d’un an d’exil en Turquie, à la sortie de l’aéroport international de Kaboul . Le convoi de voitures du général Dostum venait de passer et en est sorti sans dommage.

L’explosion est due à un kamikaze et a provoqué la mort d'au moins 23 personnes et blessés 107 tres selon un bilan encore provisoire du ministère de l’Intérieur. « Ce bilan pourrait encore évoluer », a précisé

Neuf membres des forces de sécurité ont également été fauchés par l’explosion de forte puissance , a ajouté ce lundi le porte-parole du ministère Najib Danish.,

Accusé de viol sur un rival fin 2016, Dostum avait quitté le pays en mai 2017 voulant échapper à la justice de son pays. Il avait fait capturer son rival Ahmad Ishchi, un ancien gouverneur sexagénaire, et l'avait fait torturer et sodomiser avec un fusil d’assaut AK-47. Une enquête a été ouverte en janvier 2017 par la justice afghane sous pression des Occidentaux concernant ces faits. D'autres exactions à son actif avaient été dénoncées comme la mort de 2000 talibans enfermés dans des conteneurs.

Le général Dostum doit reprendre ses fonctions de vice-président malgré l’enquête à son encontre. Une délégation d’officiels afghans et des dizaines de partisans, principalement des membres de la communauté ouzbèke l'ont accueilli en héros à sa descente de l’avion spécialement affrété par le gouvernement afghan pour le ramener d’Ankara.

En costume de ville, chemise blanche et cravate rouge, entouré de sa garde personnelle le général, vice-président, d'ethnie ouzbèke, âgé d’une soixantaine d’années, a aussitôt gagné ses bureaux.

Le président Ashraf Ghani qui avait dû se résoudre à cette enquête après l’indignation de responsables des États-Unis, de l’Union européenne et du Canada se voit embarrassé par ce retour . Dostum est le deuxième chef de guerre afghan à regagner la capitale avec les honneurs.

En mai 2017, c'est Gulbuddin Hekmatyar, surnommé par la presse « le boucher de Kaboul » pour l’avoir massacrée par des bombardements sans merci dans les années 90, qui était rentré après 20 ans d’exil au terme d’un accord avec le gouvernement lui garantissant l’impunité.

Ashraf Ghani Dostum est le président d’un pouvoir aux équilibres délicats. En effet, le gouvernement afghan se trouve fragilisé au nord avec la poussée du groupe État islamique (EI) dans la province de Jawzjan, le fief de Dostum, et celle des talibans dans la province de Faryab. De plus des troubles civils ont récemment éclaté, faisant plusieurs morts, après l’arrestation début juillet d’un proche de Dostum.

Depuis la Turquie, le général Dostum avait dénoncé l’arrestation de son allié et prévenu que la défense du nord « risquait de s’effondrer » face aux talibans et au groupe État islamique.

À l’approche des élections législatives d’octobre et présidentielle prévues en 2019, Ashraf Ghani a besoin de ramener un minimum de stabilité dans son pays. Cependant ses offres de paix aux talibans sont restées jusqu’à présent infructueuses.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

UN CONVOI HUMANITAIRE CONJOINT DE LA FRANCE ET DE LA RUSSIE POSE QUESTION

La France et la Russie ont envoyé conjointement un convoi humanitaire vers la Syrie dans la nuit de vendredi à samedi.

C'est une grande première qui a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. La France et la Russie ont en effet effectué une opération humanitaire conjointe vers la Syrie, à destination d'une enclave rebelle reprise par le régime en avril. De nombreux civils y ont été blessés lors de bombardements de la part du régime de Bachar al-Assad.

La France et la Russie ont effectué dans la nuit de vendredi à samedi une opération humanitaire conjointe vers la Syrie, à destination d’une enclave rebelle reprise par le régime en avril, une première dans le conflit qui ravage le pays depuis 2011

.Une première depuis le début du conflit

Un gros-porteur Antonov 124 de l’armée russe, chargé de 50 tonnes de matériel médical et biens de première nécessité fournis par la France, a rallié la base russe de Hmeinim, dans l'ouest de la Syrie, depuis l'aéroport de Châteauroux (centre de la France), selon le ministère russe de la Défense

Cette opération humanitaire conjointe est une première en Syrie entre la Russie. Elle a changé la donne en volant militairement au secours du président Bachar al-Assad en 2015, et un pays occidental.

L'accent a été mis samedi par les deux présidents sur les « aspects humanitaires dans le règlement du conflit syrien, y compris la mise en œuvre de l'initiative franco-russe », lors d'une conversation téléphonique, selon un compte rendu du Kremlin. L'aide, destinée à la Ghouta orientale, près de Damas, doit être distribuée par le Croissant Rouge syrien sous la supervision du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) des Nations unies a-t-on souligné vendredi au Quai d’Orsay.

« Dans le cadre de la résolution 2401 du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce projet a pour objectif de permettre un meilleur accès de l’aide aux populations civiles », a mentionné la présidence française dans un communiqué conjoint franco-russe.

Obtention de « garanties » de la Russie par la France

La France a obtenu des « garanties » de la Russie que le régime ne ferait pas obstruction à l’acheminement, comme il le fait régulièrement avec les convois de l'ONU, et que toute « récupération politique » et tout « détournement » du matériel seraient évités, selon Paris.

« Les Russes sont intervenus de manière très décisive pour que les autorisations soient délivrées » et que l’aide soit acheminée « dans des délais décents », a-t-on relevé au ministère français des Affaires étrangères.

En quelques heures, équipements médicaux, tentes, kits de cuisine et couvertures - certaines palettes portant la mention « Centre de crise » du ministère français des Affaires étrangères – ont en effet été embarqués dans la soute du cargo.

L'aide, fournie par la France, s'élève à 400.000 euros, la Russie ayant assuré le transport, a précisé le Quai d'Orsay. Il s'agit de matériel médical (antiobiotiques, matériel de réanimation, perfusions, compresses..) pour 500 blessés lourds et 15 000 blessés légers de la Ghouta orientale. Cette région a été pilonnée par régime en mars-avril avant de capituler au bout de cinq ans de siège.

Après Alep, Homs et la Ghouta, Bachar al-Assad poursuit sa reconquête sur le terrain face aux rebelles et jihadistes avec l’aide de la Russie, mais également des forces de l’Iran et du Hezbollah libanais.

Une aide humanitaire controversée

François Heisbourg, président de l’IISS (International Institute for Strategic Studies) de Londres, estime que la France « prend acte avec cette opération du fait que Bachar et la Russie ont gagné militairement » ce que refuse la France en arguant qu'il n’existe « pas de bons et mauvais Syriens ».

Paris se défend de son côté de valider d’une quelconque manière une « pax russa » en Syrie. « Ce n’est pas un coup politique, c’est une opération humanitaire », insiste-t-on au Quai d’Orsay.

« En matière humanitaire, nous n’avons jamais décidé qui étaient les bons Syriens, qui étaient les mauvais Syriens », renchérit-on au Quai.

Le programme d’urgence de 50 millions d’euros annoncé par Emmanuel Macron en avril s’adresse à toute la Syrie, fait-on savoir.

« Nos exigences à l’égard de la Russie et notre vision de la solution politique ne changent pas », mais « si nous voulons une solution politique, il faut des mesures de confiance », ajoute-t-on.

L’octroi d’une aide française dans des zones sous contrôle du régime pose question puisqu'elle doit être dispensée « partout sur le territoire syrien sans exception, où le droit international humanitaire doit être pleinement respecté », réplique un communiqué commun.

« On ne peut être contre l'assistance humanitaire mais la France, en travaillant avec la Russie et le Croissant Rouge Syrien, prend des risques considérables », a twitté Michel Duclos, ex-ambassadeur de France en Syrie. « Quels mécanismes garantissent que cette aide ne sera pas détournée ou exploitée politiquement par Assad? », s'est demandé avec justesse le diplomate, conseiller spécial de l'Institut Montaigne à Paris.

Si le président Macron tente depuis des mois d’impliquer les Occidentaux dans la recherche d’une solution politique sous l’égide de l'ONU, il n'en demeure pas moins que le processus patine.

Bachar al-Assad est en effet d’autant moins enclin à négocier qu’il avance militairement sur le terrain.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

ISRAEL « L'ETAT-NATION DU PEUPLE JUIF »

Le Parlement a adopté une loi définissant le pays comme «l'État-nation du peuple juif». La mesure la plus controversée du projet de loi adopté ce jeudi par le Parlement israélien, créer de nouvelles localités exclusivement réservées aux Juifs, a cependant été amendée après une vague de critiques.

La loi sur « l’Etat-nation » adoptée à la Knesset

«C'est un moment décisif dans l'histoire de l'État d'Israël, qui inscrit dans le marbre notre langue, notre hymne et notre drapeau».

Après l'adoption par le Parlement d'un projet de loi définissant Israël comme «l'État-nation du peuple juif», le premier ministre Benjamin Nétanyahou s'est publiquement réjoui du résultat de ce vote.. « C’est un moment décisif dans les annales du sionisme et de l’histoire de l’Etat d’Israël », s’est félicité le premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Ce texte, adopté par 62 voix contre 55 et deux abstentions, établit notamment que l'hébreu devient la seule langue officielle d'Israël, l'hébreu et l'arabe étant jusqu'à présent toutes deux considérées comme des langues quasi officielles, utilisées dans tous les documents étatiques. La loi, symboliquement promulguée juste après le 70e anniversaire de la naissance de l’Etat d’Israël, donne à l’arabe dorénavant un « statut spécial » qui autorise la poursuite de son utilisation dans l’administration.

La loi comporte un certain nombre d’articles qui ne suscitent pas de polémique puisqu'elle ne fait que reprendre des formulations ou des faits établis. Elle accorde aux juifs le droit à l’autodétermination dans l’Etat d’Israël, « foyer national du peuple juif ». Elle rappelle les symboles nationaux : l’hymne (Hatikvah), le drapeau, l’emblème d’Etat qu’est la menorah à sept branches avec les branches d’olivier, ou encore le calendrier hébraïque. Elle fixe les jours de fêtes d’Etat, comme celle de l’indépendance ou la journée du souvenir en mémoire des disparus pendant les guerres ou lors de l’Holocauste.

Pas de nouvelles localités réservées aux juifs

Dans sa précédente version, le projet de loi évoquait la possibilité de créer des localités exclusivement réservées aux Juifs, ce qui en excluait les citoyens arabes israéliens qui constituent près de 20% de la population totale israélienne. Ce qui n'avait pas manqué de provoquer une vague de critiques, notamment du président Reuven Rivlin, du procureur général Avishai Mandelblit et de la délégation de l'UE en Israël en raison de son caractère jugé discriminatoire.

Le texte amendé et voté jeudi affirme que «l'État considère que le développement des implantations juives relève de l'intérêt national et que l'État prendra les mesures pour encourager, faire avancer et servir cet intérêt». Cette nouvelle formule, plus vague, a toutefois été dénoncée par l'opposition, notamment par le député arabe Ayman Odeh, qui a brandi durant le débat un drapeau noir à la tribune pour marquer «la mort de notre démocratie».

« Nous continuerons à garantir le respect des droits civiques dans la démocratie israélienne, mais la majorité a aussi des droits et la majorité décide. Une majorité absolue veut garantir le caractère juif de notre Etat pour les générations à venir », avait récemment justifié le premier ministre.

Une inégalité entre citoyens ancrée dans la loi

L’inégalité entre citoyens  est fustigée par ses critiques mais un  seul député du Likoud, Benny Begin, s’est abstenu au moment du vote. « Un patriotisme qui n’est pas associé aux droits de l’homme dégénère en nationalisme », a-t-il averti. Le leadeur travailliste à la Knesset, Isaac Herzog, a pris la parole devant les députés pour s’émouvoir du déséquilibre que le texte introduisait entre citoyens juifs et non juifs :

« Nous sommes très attristés du fait que le principe d’égalité, qui a représenté un acquis inestimable dans la défense de la bonne réputation d’Israël, a disparu de cette loi. »

Les députés de la Knesset ont donné la force d’une Loi fondamentale — le plus haut degré possible, en l’absence de Constitution — à un texte définissant Israël comme le « foyer national du peuple juif » et précisant ses attributs.

Aux magistrats de la Cour suprême à présent d’interpréter, au cas par cas, dans les affaires de discrimination collectives ou individuelles...

Il faut savoir que le texte entre dans la catégorie des lois fondamentales qui font office de constitution en Israël.

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

BILAN RAPIDE DU SOMMET D’HELSINSKI

Pendant qu’Emmanuel Macron faisait la Fête à l’Elysée avec les footballeurs, pendant que l’on festoyait et on dinait dans les Palais de France alors que les gueux attendaient les miettes dans la rue, s’achevait le Sommet d’Helsinki  de 2018, un sommet organisant une nouvelle rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine.  La rencontre a eu lieu au Palais Présidentiel d’Helsinki, une imposante demeure construite au début du XIXème, pour servir de résidence officielle aux  tsars de Russie. Le symbole est fort !

A peine achevée, la rencontre a suscité une levée de bouclier aux Etats Unis, venant non seulement des Démocrates mais aussi des Républicains « avides de vérités » sur la prétendue ingérence russe lors les élections de 2016.

C’est John Brennan qui, le premier, s’est manifesté dans un tweet. Directeur de la CIA sous Obama, John Brennan a tweeté que les propos de Donald Trump faisant le bilan de ses échanges avec Vladimir Poutine et écartant toute responsabilité d’ingérence russe, relevaient de la trahison. Rien de moins !

Au-delà de son tweet, John Brennan a demandé les démissions du Secrétaire d’Etat de Donald Trump, Mike Pompéo, de son conseiller à la sécurité John Bolton et de son chef de Cabinet, John Kelly.

L’intervention de Brennan n’a pas manqué de sel, pour les plus avertis, qui ont rappelé qu’en 1976, le jeune Brennan , qui n’avait que 21 ans avait voté (et soutenu) Gus Hall, l’inoxydable candidat du Parti Communiste, filiale du PC soviétique.

Mais, une partie de la droite s’est aussi alliée à l’anti-trumpisme ambiant, dénonçant à son tour « le tropisme russe » et donc antinational, selon elle, du Président.

En effet, même Mc Caïn, tenant au demeurant de la tendance globaliste chez les Républicains et qui auparavant déversait des louanges sur Donald Trump,   a qualifié la conférence d’Helsinki, « d’une des pires prestations, de mémoire d’homme pour une président américain, aucun président ne s’étant par le passé couché de façon aussi abjecte devant un tyran ». Depuis Mc Caïn accable Trump de toute sorte de qualificatifs dépréciatifs tels que « naif », « égotique », « fantaisiste »ou « attiré par les autocrates ».

Même Fox News a critiqué le Président, qui, selon elle « serait allé trop loin ».

Selon toutes ces chapelles, démocrates ou républicaines, Donald Trump aurait fait l’unanimité contre lui après sa rencontre avec Poutine.

Pourtant, d’autres commentaires, en contre pied, se sont aussi faits jours, pour prendre la défense de Donald Trump. Ces voix plus rares mais intéressantes  à entendre, elles aussi, estiment que les relations américano-russes avaient désormais été mises sur un rail favorable après le sommet d’Helsinki.  Et pour celles-ci Donald Trump n’aurait pas dû tant surprendre ! Il avait prévenu pendant sa campagne électorale.

Donald Trump est allé à Helsinki pour faire la Paix avec Poutine, très probablement à un bon moment et pour démontrer, après son étape à l’Otan/Bruxelles que toutes les résurgences  de guerre froide basées sur rien étaient désormais inutiles. Et de ce point de vue, il est possible que le coup d’éclat de Donald Trump à Helsinki, puisse aider puissamment l’américain moyen, qui a voté Donald Trump, à y voir plus clair pour explorer à nouveau  le slogan « América First ».

A la demande du Président, le Pentagone est en train d’analyser le cout et l’impact d’un retrait ou d’un transfert à grande échelle des troupes américaines stationnées en Allemagne (35 000 soldats actifs), inutiles  en l’absence de menaces d’attaques frontales venant de la Russie ou de l’Est de l’Europe .Donald Trump  aurait même déclaré que : « Il n’y a pas de menaces militaires conventionnelles, sauf à poursuivre une montée en régime de provocations inutiles, l’Allemagne et l’Europe restant en toutes hypothèses protégées par le bouclier nucléaire de l’Alliance Atlantique ».

Selon Donald Trump," l’Allemagne et l’Europe peuvent donc dans ces conditions fort bien assurer dans l’avenir leur propre défense en consacrant une part plus importante de leurs budgets au financement de celle-ci, soulageant ipso facto le budget militaire américain ".

Il est bien évident que ce projet dont l’objectif final qui est de ramener la Défense Nationale américaine à des préoccupations nationales, ne peut  satisfaire ni l’OTAN ni l’Europe, vent debout contre le projet de Donald Trump. Elle ne satisfait pas non plus le complexe militaro-industriel.

L’OTAN et ses 4000 bureaucrates, soucieux de préserver leur confortable sinécure,  se fondent  sur l’idée qu’il leur nécessaire de continuer à vivre et à se déployer pour assurer « la Pax Romana Américaine », même hors zone de conflit.

L’Europe, qui en l’absence d’une politique de défense commune, n’a jamais consacré les budgets nécessaires pour assurer sa propre défense.

Il y avait donc beaucoup dans la balance d’Helsinki  pour les tenants de l’establishment  et du parti de la guerre (représentés par Hillary Clinton lors des dernières élections présidentielles, laquelle n’a toujours pas digéré sa défaite) terrifiés par la menace qui pèse sur leur avenir et leur survie.

C’est à ce carrefour que  devraient se rejoindre les partisans " d’ American First " lassés de financer des conflits armés qui s’ouvrent ici ou là et ne concernent pas directement les Etats- Unis, lassés du cout des morts inutiles qui depuis plusieurs décennies frappent un nombre de plus en plus important de familles américaines, lassés du fardeau fiscal qui leur est imposé pour que les US fassent le gendarme du monde, ceci alors même que chaque citoyen américain lutte chaque jour pour faire face à la crise et assurer son mode de vie.

Bien sûr, de là à dire que Donald Trump serait un génie de la géopolitique … il y a un pas !

Surtout que  face aux attaques qui ont resurgi au retour de Donald Trump  à Washington, ce dernier n’a pas trouvé mieux que de revenir sur ses déclarations  concernant l’ingérence russe , une attitude embarrassante pour ses soutiens. Mais, il le dit ; il se serait en fait mal exprimé et emmêlé dans les négations. ??

Déconcertante attitude aussi dès lors que l’on commence à savoir que les enquêtes menées par l’Inspection Générale de la Justice et du procureur Huber, auraient déjà conduit à la rédaction de plus de 40 000 actes d’accusation devant les tribunaux fédéraux. ; soit 40 000 accusations présumées et 40 000 scellés qui ont déjà forcé à  démissionner de nombreux fonctionnaires impliqués dans l’affaire du Russo-gate et retirés ainsi de leur position d’influence.

Mais, le  spectacle qu’est Donald Trump, épris de fantaisies militaristes, qui gaspille son temps en tweets et qui fanfaronne de façon égoïste, pourrait avoir stoppé cette orientation favorable, tant les critiques qui se sont élevées sur une possible soumission à Poutine, sont devenues de  plus en plus tapageuses masquant malheureusement le fait que Donald Trump a mis le doigt sur des problèmes essentiels.

On regrette !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

DONALD TRUMP A SUGGERE A THERESA MAY

AU SUJET  DU BREXIT D’ATTAQUER

L’UNION EUROPEENNE EN JUSTICE


La Première ministre britannique Theresa May a révélé dimanche que le président américain lui suggérait de poursuivre l'Union Européenne en justice pour mener à bien son Brexit dans les meilleures conditions pour le Royaume Uni.

Cependant Theresa May a indiquer a Donald Trump qu'elle préfère la négociation à la confrontation.

La visite de Donald Trump, a été mouvementée, mais elle s'est achevée ce week-end dans le calme et la bonne ambiance

Theresa May a répété sa volonté de trouver "le meilleur accord possible" avec l'UE d'ici la sortie prévue, le 29 mars 2019.

Le gouvernement britannique a publié jeudi son "Livre Blanc" détaillant ses propositions sur la future relation entre l'UE et le Royaume-Uni après le Brexit, et son souhait de maintenir des relations étroites avec le bloc des 27, au grand dam des partisans d'un Brexit sans concession.

Le Brexit devrait cependant bien faire réfléchir l’Union Européenne sur son fonctionnement sachant que de nombreux bruits de couloir font l’écho d’une toujours possible sortie d’autres d’ membres de cette Union bien mal construite et dysfonctionnante si souvent

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

SARA NETANYAHOU INCULPEE POUR FRAUDE

L’affaire couve depuis un an.

Depuis la fin du printemps 2017, la police israélienne  laissait planer la menace d’une  inculpation, sur ce qui, dès l’origine, et malgré les protestations du couple Netanyahou,  avait déjà été qualifiée « de grave affaire de corruption présumée ».

Réputée pour ses frasques et ses lubies, Sara Netanyahou, l’épouse du Premier Ministre israélien a dû répondre récemment de l’accusation de détournement de fonds publics.

Primitivement, l’affaire ne portait que sur 24 000 shekels (environ 5000 €). Le larcin qualifié de « Bottelgate » concernait le recyclage de bouteilles achetées et consommées par le bureau du Premier Ministre et dont Sara Netanyahou se serait personnellement octroyé le remboursement de la  consigne reçue en échange des bouteilles vides, alors que l’argent aurait dû atterrir dans les caisses de l’Etat.

« Bibi » (Benjamin) Netanyahou avait naturellement, via son compte facebook, immédiatement crié au complot, tout en conviant la Presse à laisser sa famille tranquille.

Peine perdue ! Car au fil des années, l’épouse de « Bibi » est devenue la femme la plus détestée d’Israël,en qui les citoyens voient une réplique autoritaire d’Hillary Clinton. Et ce n’est pas peu dire !

Sara Netanyahou, 57 ans cette année s’est en effet illustrée, depuis l’ascension de son mari, par son  goût des postes de pouvoir et sa conduite inqualifiable provoquée par les grandes quantités d’alcool qu’elle avale journellement depuis longtemps.

Très embarrassé, le procureur général de l’époque, Yehude Weinstein, avait hésité à lancer une enquête judiciaire qu’il a dû finalement décidé d’ouvrir sous fond de bataille politique, laquelle fait rage entre le Likoud et le Parti Travailliste.

L’enquête a depuis un an, avancé.

Pour calmer le jeu, le procureur général avait été informé que l’épouse du Premier Ministre rembourserait l’Etat si une enquête sur l’utilisation abusive des deniers de l’Etat était abandonnée.

Mais l’affaire de la fraude s’est amplifiée …et l’enquête a avancé.

Il n’est plus question aujourd’hui de consignes de bouteilles, mais de centaines de frais de repas de restaurants privés, commandés par la Résidence du Premier Ministre, alors que celle-ci disposait d’un cuisinier officiel.

La défense de Sara Netanyahou, qui assurait à l’époque qu’elle n’avait pas contourné délibérément les difficultés liées à l’absence d’une chef, se sont effondrées.  La fraude s’est vue aggravée d’un abus de confiance et Sara Netanyahou a été inculpée le 21 juin 2018 et mise en examen.

C’est le directeur de la Justice Israélienne qui en a donné l’information officielle par un communiqué.

Bien sûr, Sara Netanyahou dément ces accusations.

Mais depuis quelques semaines Benjamin Netanyahou est lui aussi visé directement par cette affaire et deux autres enquêtes pour corruption. Il est soupçonné d’avoir reçu pour un million de shekels (240 000 €) de cadeaux de luxe de la part de riches personnalités en échange de faveur.

Pour l’instant il refuse de démissionner, invoquant « une chasse aux sorcières »

Mais ce n’est pas la première fois que lui et sa famille sont confrontés à des démêlées judiciaires. Faute de preuves à l’époque, (1996/1999 et 2000) la justice avait finalement renoncé aux inculpés.

La Justice aura-t-elle raison de Benjamin Netanyahou, dont l’image s’est considérablement ternie suite à ces dernières révélations?

La chute du Premier Ministre semble selon certains observateurs, inéluctable…même si la Justice fonctionne lentement et si les intéressés clament leur innocence alors que les preuves sont accablantes.

Benjamin Netanyahou ne dispose plus aujourd’hui en effet  que d’une poignée de soutiens.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

SOUAD ABDERRAHIM PREMIERE FEMME ISLAMISTE MAIRE DE TUNIS

« J’offre cette victoire à toutes les femmes de mon pays, à toute la jeunesse et à la Tunisie », a lancé Souad Abderrahim, le 3 juillet après sa victoire.

C'est la première fois qu'une femme accède à la tête de Tunis pour cinq ans. Premier maire élu démocratiquement Souad Abderrahim, tête de liste du parti islamo-conservateur Ennahda , est élue avec 26 voix contre 22 pour son principal adversaire, Kamel Idir, ancien responsable local sous le régime de Ben Ali.. Souad Abderrahim, 53 ans, devient ainsi la première femme à remporter la fonction de «Cheikh El Médina», titre masculin traditionnel donné au maire de Tunis.

Comme Souad Abderrahim, de nombreuses femmes viennent d'accéder au pouvoir local à la faveur d'une loi très stricte sur la parité.

Selon l'Instance indépendante électorale (Isie), 47% des élus sont des femmes, dont 573 sont têtes de listes (29,5% du total).

Non voilée, elle ne ressemble en rien aux membres classiques du parti.

Avec aujourd'hui un look «à l'occidentale», elle a 53 ans, mariée et mère de deux enfants, et gérante d'une entreprise pharmaceutique qu'elle devra quitter en vertu de la loi..

Néanmoins elle reste une figure politique controversée.

En effet après la Révolution de 2011 la pharmacienne décide de revenir en politique militant alors pour le parti islamo-conservateur Ennahdha. Idéologiquement proche des Frères musulmans depuis sa création dans les années 1980, Ennahdha s'est transformé mi-2016 en parti «civil à référent islamique», abandonnant un islam politique pour un islam «démocrate».

En octobre, figure de proue du parti, elle est élue pour un mandat de députée à la première Assemblée constituante de Tunis (équivalent du Parlement), qu'elle exerce jusqu'en 2014.

Mais alors candidate, elle suscite l'indignation des défenseurs des droits de l'homme.

En effet lors d'un interview sur la radio Monte Carlo Doualiya, elle affirme que les libertés individuelles doivent être «encadrées par les coutumes, les traditions et le respect des bonnes mœurs» et n'hésite pas à s'en prendre aux mères célibataires, «une infamie, une plaie pour la société tunisienne», qui ne «devraient pas aspirer à un cadre légal qui protège leurs droits», selon la future députée.

De quoi inquiéter l'opposition même si Souad Abderrahim revendique des idées libérales...

Les opposants de Souad Abderrahim voient en elle une vitrine pour le parti islamiste qui cherche à se dédiaboliser. Ennahda a beau marteler qu'il dissocie le religieux du politique, pour ses adversaires tout ceci n'est que pure stratégie.

Mais son élection reste cependant un symbole fort en Tunisie.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

VICTOIRE SANS SURPRISE DU CANDIDAT DE GAUCHE « AMLO » A LA PREDIDENTIELLE MEXICAINE

Les deux adversaires d'Andrés Manuel Lopez Obrador ont reconnu leur défaite. L’ex-maire de Mexico Andrés Manuel Lopez Obrador (AMLO) a obtenu, selon une estimation officielle, entre 53 % et 53,8 % des suffrages après deux candidatures malheureuses aux présidentielles précédentes. Il devance et le conservateur Ricardo Anaya Cortes, crédité d'entre 22,1% et 22,8% des voix, et José Antonio Meade, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir, crédité d'entre 15,7% et 16,3% des voix. C'est une victoire historique pour la gauche au terme d'une campagne marquée par la violence. Rien d'étonnant puisque les sondages le créditaient de plus de 20 points d’avance sur les candidats des partis traditionnels. Le candidat de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador a emporté la présidentielle au Mexique, dimanche 1er juillet première estimation officielle promettant « des changements profonds » et « sans dictature ».

A 64 ans, il a l'intention de capitaliser sur l’exaspération générale d'une société gangrenée par la drogue et la corruption. Se présentant comme le candidat antisystème , il entend chasser « la mafia du pouvoir » après le mandat de l’impopulaire Enrique Pena Nieto..

AMLO a promis un « gouvernement austère, sans luxe ni privilèges », allant jusqu'à la réduction de 50 % les salaires des hauts fonctionnaires, dont le sien, et la transformation en centre culturel de la résidence présidentielle de Los Pinos., « hantée » selon lui par les turpitudes des précédents présidents.

" Il y a beaucoup à faire pour le bien à la fois des Etats-Unis et du Mexique !", a tweeté M. Trump alors que les relations entre les deux pays se sont tendues du fait des politiques commerciale et migratoire de l’administration américaine.Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a lui aussi félicité le nouveau président du Mexique, « un proche ami ». « Nous sommes unis par des objectifs communs. (…) Nous entretenons une relation commerciale mutuellement profitable qui fait l’envie du reste du monde. Nos efforts communs visant à mettre à jour l’accord de libre-échange nord-américain pour le XXIe siècle en sont la preuve », a tweeté M. Trudeau.

En plus du mandat présidentiel, les 89 millions d’électeurs mexicains renouvelaient plus de 18 000 mandats, dont les sièges de 500 députés et de 128 sénateurs.

Le vétéran de gauche, âgé de 64 ans, obtient un succès historique au niveau national, mais également régional et local puisqu'il emporte au moins six postes de gouverneurs sur les neuf en jeu, avec son parti, le Mouvement de régénération nationale (Morena). Morena s'imposerait dans les Etats de Veracruz, Morelos, Puebla, Chiapas, Tabasco ainsi qu'à Mexico. Dans trois autres Etats, les résultats étaient plus serrés et ne permettaient pas d’annoncer un vainqueur, selon les instituts de sondage. .Pour la première fois, une femme, Claudia Sheinbaum, scientifique de 56 ans et fidèle de "AMLO", a été élue à la tête de la mégapole mexicaine de plus de 20 millions d'habitants obtienant entre 47,5 % et 55,5 % des voix, loin devant les candidats des partis traditionnels, et mettant ainsi un terme à vingt ans de domination du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche) à Mexico Gonzalez, du Parti des travailleurs (PT, opposition), a été abattue près de son domicile, dans l’Etat

Mais ce jour de vote a aussi été marqué par la mort de deux militants, tués par balle. Flora Resendiz Gonzalez, du Parti des travailleurs (PT, opposition), a été abattue près de son domicile, dans l’Etat

du Michoacan (Ouest) tandis que Fernando Herrera Silva, du Parti institutionnel révolutionnaire (PR du Michoacan (Ouest) tandis que Fernando Herrera Silva, du Parti institutionnel révolutionnaire (PRI), le parti au pouvoir, a été tué à Acolihuia, dans l’Etat de Puebla (Centre). « Nous exigeons que l’Etat garantisse la sécurité du processus électoral », a indiqué le PRI dans un communiqué. AMLO se retrouve donc à la tête du plus grand pays hispanophone du monde et de la deuxième économie latino-américaine. C'est la première fois que le Mexique sera dirigé par un parti se réclamant de la gauche. Le programme de Morena pour diriger le pays n'a pas été détaillé pendant la campagne mais les priorités s'imposent d'elles-mêmes: la lutte contre la corruption, les violences et les inégalités sociales. Ses partisans ont rappelé sa gestion raisonnable quand il était maire de Mexico. Reste tout de même les inquiétudes sur son alliance contre nature avec un parti évangéliste, Encuentro Social, qui va disposer d'un poids au Congrès et au Sénat sans commune mesure avec sa représentativité réelle.

L'un des grands défis qui attend AMLO reste les relations tendues avec son voisin du Nord: les États-Unis. Le président états-unien Donald Trump a félicité le nouveau président mexicain et s'est dit «prêt à travailler» avec lui.
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ELECTIONS GENERALES AU MEXIQUE DANS UN CLIMAT DE VIOLENCE


Le candidat de gauche Andres Manuel López est crédité d’au moins 51 % d’intentions de vote, soit 20 % de plus que son plus proche rival. Ricardo Anaya, promu par une coalition de centre-droit formée par l'Action nationale (PAN), la Révolution démocratique (PRD) et Movimiento Ciudadano. Compte tenu du système électoral mexicain à un seul tour, si les sondages sont avérés, ce score lui assure d’être élu.

L'élection présidentielle mexicaine est entrée hier dans sa dernière phase avec la clôture de la campagne des principaux candidats.  Andrés Manuel López Obrador, âgé de 64 ans, a quitté les sympathisants avec la promesse de promouvoir une «transformation» du pays, tout en  précisant cependant qu'elle se passerait dans le calme.

Ces élections cruciales se déroulent en effet dans un climat de violence inouie

La guerre lancée en 2006 par le gouvernement de Felipe Calderon contre les cartels a fragmenté ces groupes criminels en cellules délictueuses plus petites et souvent très violentes si bien que ces dernières n’hésitent pas à se débarrasser des hommes politiques qu’elles n’arrivent pas à contrôler.

. Cent trente-trois politiciens ont été tués depuis le début du processus électoral en septembre dont 28 se présentaient en tant que pré-candidats et 20  en tant que candidats selon le cabinet de consultants Etellekt.

Les élections de dimanche sont les plus importantes de l'histoire du Mexique puisque plus de 18 000 postes seront renouvelés, y compris les sièges du Congrès bicaméral.

"Nous sommes sur le point de réaliser une transformation sans effusion de sang. Le principal problème au Mexique est la corruption. C'est la cause principale de l'inégalité économique, à cause de la corruption qui a déclenché l'insécurité ", a déclaré le leader du Mouvement national de régénération (Morena), sous les applaudissements des 80 000 spectateurs du stade.

« Fini la mafia au pouvoir ! », martèle à chacun de ses discours Andres Manuel Lopez Obrador , grand favori de l’élection présidentielle du 1er juillet au Mexique. Le candidat de gauche a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Ses partisans voient en lui un homme providentiel dans un pays miné par les inégalités et la criminalité.

Dans une ambiance festive, au son de la cumbia et de la vallenato, le  vétéran de gauche n'avait qu'un leitmotiv à la bouche: "le changement" . AMLO, comme le surnomme les Mexicains,  avec une coalition composée du Parti des Travailleurs de gauche (PT) et de l'évangéliste de droite a séduit son électorat par sa personnalité : celle d'un homme autrefois jugé radical et autoritaire, qui s'est adouci avec l'expérience

L'homme du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) au pouvoir, José Antonio Meade, apparaît troisième à une grande distance. Il dispose de la machinerie huilée d'un parti qui a presque 90 ans et 77 ans au pouvoir. Mais la mauvaise image du gouvernement d'Enrique Peña Nieto est un fardeau qui réduit ses votes.

Jusqu'à présent, ce qui définit le débat est, sans aucun doute, la corruption. López Obrador s'oppose à ce qu'il appelle l'alliance impie d'hommes d'affaires et de politiciens corrompus qui a saigné le Mexique et promet de détruire cette relation dans une transformation historique nationale, tout comme le président Benito Juárez a défait le contrôle de l'économie nationale par l'Église catholique.

Une victoire d'AMLO promet de changer complètement la scène politique mexicaine, qui s'articule depuis 1988 autour de trois formations: le PRI, le PAN, en tant qu'opposition principale du centre droit, et le Parti de la Révolution Démocratique (PRD).

Ce n'est pas par hasard que López Obrador obtient le soutien de la majorité à ce moment-là. La politique économique orientée vers le marché a atteint une croissance économique de seulement 1,3% par an.

L'avantage de Lopez Obrador dans les sondages est si large que la question est de savoir si son parti MORENA peut remporter la majorité au Congrès ce qui lui laisserait  alors les mains libres.

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

HYPERPRESIDENTIALISATION D' ERDOGAN OU LA FIN DE LA DEMOCRATIE EN TURQUIE

« La Turquie, avec un taux de participation de près de 90%, a donné une leçon de démocratie au monde entier » s'est félicité Recep Tayyip Erdogan, dimanche 24 juin, au soir des élections générales en Turquie.

Plus de 56 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour la présidentielle mais aussi pour les législatives. M. Erdogan, briguait un nouveau mandat après quinze ans de règne sans partage.

Ce double scrutin marque le passage en Turquie d’un système parlementaire à un régime hyperprésidentiel souhaité par le « raïs » et validé lors d’un référendum en 2017 après une tentative de putsch en 2016 .

D’après l’agence de presse étatique Anatolie, M. Erdogan a obtenu 52,5 % des voix  tandis que l'alliance dominée par l’AKP (AKP, islamo-conservateur), menait avec 53,61 % dans le volet législatif du scrutin. Son principal concurrent, le social-démocrate Muharrem Ince, arrive en deuxième position de la présidentielle avec 30,7 % voix . L'alliance anti-Erdogan formée de plusieurs partis d’opposition pour le volet législatif du scrutin obtient quant à lui 34 % de voix.

Le peuple turc a dit : « Continuons avec le président Erdogan », s’est félicité le porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag sur Twitter.

Le leader du parti Républicain du peuple (CHP), principale composante de l'opposition turque, n'a fait aucun commentaire concernant le résultats dimanche soir, convoquant une conférence de presse pour lundi à la mi-journée à Ankara.

L’opposition, qui avait envoyé des représentants dans la plupart des 180 000 bureaux de vote, conteste ses chiffres dénonçant des tentatives de fraude.

Le CHP a par ailleurs dénoncé des bourrage d’urnes dans un bureau à Suruç, localité située près de la frontière syrienne si bien que le procureur public de Sanliurfa, dont dépend Suruç, a annoncé l'ouverture d'une enquête sur ces accusations et l'interpellation de quatre personnes.


Le " Rais" concentre désormais le pouvoir exécutif grâce à la révision constitutionnelle supprimant notamment le poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident. Le Président peut même promulguer des décrets dans les domaines relevant de la large sphère de ses compétences exécutives.

Le président pourra nommer lui-même les ministres et désigner un ou plusieurs vice-présidents. De plus de nouveaux pouvoirs dans le domaine judiciaire lui seront attribués avec la possibilité de choisir six des treize membres du Haut conseil des juges et procureurs (HSYK), chargé de nommer et destituer le personnel du système judiciaire. En cas de "soulèvement contre la patrie" ou d'"actions violentes qui mettent la nation (...) en danger de se diviser" l'instauration de l'état d'urgence sera autorisé. Vers la fin de la démocratie...

Ces élections marquent le passage du système parlementaire en vigueur à un régime présidentiel où le chef de l’Etat concentre la totalité du pouvoir exécutif.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

LE SULTAN ERDOGAN SUR LA SELLETTE DIMANCHE

Recep Tayyip Erdogan remportera-t-il la présidentielle ? C'est le scénario que l'actuel chef de l'État souhaitait lorsqu'il a convoqué les élections un an et demi avant la date prévue, espérant non seulement prendre l'opposition au dépourvu, mais également devancer la crise économique qui se profile.

Des élection présidentielle et législatives se tiennent ce dimanche en Turquie, alors que l'homme fort du pays Recep Tayyip Erdogan n'a ni la certitude d'être élu Président , ni celle de maintenir la majorité de son parti, l'AKP, au Parlement. En effet l'opposition, bien que fermement muselée, a réussi à s'imposer L'indétrônable président turc a dû affronter dans cette campagne expresse une union inattendue des partis d'opposition et un concurrent, Muharrem Ince, capable de rivaliser avec lui. Mais si l'opposition l'emportait, encore faudrait-il qu'elle parvienne à s'entendre.

Parmi les cinq candidats qui lui font face, Muharrem Ince, député du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate et laïc, le parti créé par le fondateur de la République Mustafa Kemal Atatürk) aurait réuni jeudi près de 2,5 millions selon les organisateurs lors d'un rassemblement électoral à Izmir. Il est crédité de plus de 30% de voix dans les sondages.

Lors de son premier discours enthousiaste, il a promis d’être un «président impartial», au service des «80 millions » de Turcs : un pied de nez directement adressé à son adversaire principal, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan qui est accusé par des détracteurs d'avoir polarisé la société turque au cours de ces dernières années.

Critiquant la dérive autoritaire du président, ce vétéran charismatique du CHP s’est engagé, s’il venait à battre le «Reis», à réinstaurer au plus vite le régime parlementaire ainsi qu’à lever l’état d’urgence, en place depuis bientôt deux ans. Il a réaffirmé qu'il se débarrasserait du palais présidentiel aux proportions pharaoniques qu' Erdogan s'est fait construire à Ankara

Si aucun candidat ne remporte plus de 50% des voix dès le premier tour de la présidentielle, un second tour se tiendra le 8 juillet.

Pour emporter la victoire, Muharrem Ince doit impérativement obtenir les voix des électeurs conservateurs déçus de l’AKP, inquiets notamment de la crise économique qui menace le pays. C'est pourquoi cet ex-professeur de physique et chimie ne met pas en avant la défense de la laïcité. Aussi le candidat ne manque-t-il pas une occasion pour rappeler le souvenir de sa famille conservatrice, de sa mère voilée.

En outre dans l’hypothèse d’un duel face à Recep Tayyip Erdogan, Muharrem Ince sait qu’il pourra compter sur un report important des électeurs kurdes dont les sympathisants du HDP, le parti de la gauche prokurde. En effet en 2016, il avait ouvertement critiqué le choix de Kilicdaroglu de soutenir la levée de l'immunité parlementaire qui avait ouvert la voie à plusieurs procès contre des élus prokurdes accusés de liens avec le «terrorisme» et refusé de voter en mai 2016 – contrairement à la consigne de son parti – la levée de l’immunité parlementaire, qui a conduit à l’arrestation de plusieurs députés du HDP, dont le coprésident Selahattin Demirtas (aujourd’hui candidat à la présidentielle depuis sa cellule).

L'enjeu de ces élections est considérable car le vainqueur sera doté de pouvoirs renforcés après une révision constitutionnelle, adoptée par référendum en avril 2017. Une réforme exigée par Recep Tayyip Erdogan, moins d'un an après que ce dernier a échappé à une tentative de putsch menée par des militaires en juillet 2016. Grâce à résultat Recep Tayyip Erdogan a accompli une révision constitutionnelle supprimant notamment le poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident qui concentrerait, entre ses mains, de vastes prérogatives.Le Président disposera de l'essentiel du pouvoir exécutif pouvant même promulguer des décrets dans les domaines relevant de la large sphère de ses compétences exécutives.

Le président pourra nommer lui-même les ministres et désigner un ou plusieurs vice-présidents. De plus de nouveaux pouvoirs dans le domaine judiciaire lui seront attribués avec la possibilité de choisir six des treize membres du Haut conseil des juges et procureurs (HSYK), chargé de nommer et destituer le personnel du système judiciaire. En cas de "soulèvement contre la patrie" ou d'"actions violentes qui mettent la nation (...) en danger de se diviser" l'instauration de l'état d'urgence sera autorisé. Après les élections, le système parlementaire turc se transformera en présidence exécutive.

D'où l'importance de ces doubles élections dimanche.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LES TURCS VONT-ILS DIRE STOP ! ou  GO !

AU PRESIDENT ERDOGAN CE DIMANCHE 24 JUIN 2018

Pendant des mois, le Président turc Recep Tayyip Erdogan avait rappelé son attachement à l’organisation de scrutins électoraux aux dates prévues. En mai dernier cependant, et en l’espace de 24 h on a assisté à un revirement à 180°.

Sous la pression de son allié Devlet Bahceli, leader du parti d’extrême droite, le Président turc a en effet décidé d’appeler les électeurs aux urnes pour le 24 juin 201, ceci à 16 mois de la fin de son mandat.

Selon le Président Erdogan lui-même, le climat politique intérieur et extérieur, tout comme la situation économique de pays justifieraient ces élections anticipées, avec au surplus, comme ambition à peine cachée, d’obtenir un pouvoir renforcé en cas de victoire.

A cette situation se sont ajoutés les derniers développements en Syrie.

L’enjeu est important pour le Président sortant qui cherche à faire officialiser définitivement la réforme présidentielle qui lui donnerait les plein pouvoirs, obtenue à l’arrachée à l’issue du référendum d’avril 2017, mais restant à confirmer.

L’élection de ce dimanche 24 juin 2018 sera double : les électeurs devront designer le futur Président de la République ; ils devront aussi le même jour désigner, à la proportionnelle, leurs parlementaires.

Recep Tayyip Erdogan va donc affronter demain un scrutin qui au fil des mois s’est avéré de plus en plus incertain, car de nombreux facteurs jouent aujourd’hui en sa défaveur.

Certes, selon ce que prédit l’institut de sondage Kondo (enquête publiée jeudi 21 juin 2018) le Chef de l’Etat pourrait faire plus de 50% dès le 1er tour ! Mais d’autres pronostiquent qu’il ne pourrait pas les faire dès le premier tour, imposant au « Reis » un second tour humiliant.

Mais d’autres scenarii encore plus sombres s’ébauchent : Erdogan pourrait perdre, face à une opposition triomphante emmenée par Muharrem Ince, un laïc de centre gauche (héritier du Kémalisme) peu connu il y a quelques semaines mais qui avec sa voix de crooner enflamme les foules.

Muharrem Ince est un ancien professeur de physique-chimie, actuellement député de Yalova (dans le Nord Ouest de la Turquie). Muharrem Ince est entre en lice au début du mois de mai seulement, à l’issue d’élections internes au sein de son parti des Républicains CHP.

Depuis il a sillonne le pays, sautant d’un meeting à un autre. Il fait trembler Erdogan qui malgré ses discours en faveur d’une «  Turquie visionnaire menée par un puissant leader » ne parvient pas, mois après mois, à contrer ce nouveau leader « qui ambitionne, lui, une Turquie pour 80 millions de turcs qu'ils soient kurdes, sunnites ou encore alevis » et qui au surplus fait rêver.

Et du rêve, la Turquie en a bien besoins aujourd’hui !

L’économie, qui a fléchie est arrivée à un point critique :
les ménages qui ont longtemps profité du crédit facile sont très endettés.
Plusieurs indicateurs économiques sont dans le rouge
L’inflation s’est installée
160 000 fonctionnaires sont sans travail
Etc…

S’ajoutent aux problèmes économiques les purges qui ont suivi le coup d’Etat manqué de 2016 et  qui touchent directement ou indirectement de nombreuses familles.

Il faut compléter ce tableau sombre avec le problème syrien et l’immigration syrienne qu’une partie de plus en plus importante de la population ne supporte plus, appelant à des expulsions massives.

Le même jour, on le rappelle, auront lieux des élections législatives dont l’issue est tout aussi incertaine.

Un parlement  hostile à Erdogan pourrait en effet conduire ce denier, s’il était élu à la présidence, à accepter une cohabitation...presque assurément difficile.

Du jamais vu depuis 15 ans, au sein d’un pouvoir qui année après année a glissé vers un autoritarisme paranoïaque  de plus en plus meurtrier.

A J-1, les jeux ne sont pas faits. Mais le maigre score du " rais" au référendum de 2017, ne laisse rien augurer de bon dans un pays où les réseaux sociaux qui lui ont sauvé la vie en 2016, misent aujourd’hui sur un second tour qui pourrait être déshonorant.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

LA POLICE ALLEMANDE DEJOUE

UN ATTENTAT A LA RICINE

Alors que le débat fait rage en Europe sur les problèmes de l’immigration, un nouvel attentat vient d’être déjoué en Allemagne le 20 juin 2018.

C’est sur signalement initial de la CIA, qui avait mis sous surveillance un individu que la police allemande, qui avait pris le relais dès le mois de mai, a pu organiser l’arrestation du terroriste.

Ce dernier avait en effet été repéré sur Internet où il avait commencé, par correspondance,  à faire des achats considérés rapidement comme suspects à savoir 1000 graines de ricin et un moulin à café.

L’homme identifié comme Sief Allah H, âgé de 29 ans avait été ensuite formellement soupçonné, dès jeudi dernier 14 juin, comme ayant l’intention de fabriquer une bombe « biologique » (ou chimique).

La révélation de l’affaire a été faite par le Chef de la police Judiciaire Allemande, Holger Münch, après une perquisition du domicile du terroriste, d’origine tunisienne.

A la suite de cette perquisition la police a en été effet convaincue que l’homme avait commencé à produire de la ricine dans le but de fabriquer une bombe chimique.

La ricine est un poison violent, 6000 fois plus puissant que le cyanure. Elle est extraite des graines du ricin, un arbuste largement répandu dans le monde et facile à cultiver.

La substance agit en cas d’ingestion, d’inhalation ou d’injection.

Il n’existe pas à ce jour d’antidote produit à grande échelle. L’Inserm a néanmoins développé récemment un aérosol permettant de déposer quelques gouttes d’antidote au fond des poumons. Mais cet aérosol qui ne permet pas l’utilisation sur un grand nombre de victimes, reste problématique. Des recherches sont parallèlement en cours pour obtenir un vaccin.

Le lieu et la date de l’attentat demeurent pour l’instant inconnus, tout comme l’existence de complicités.

Au demeurant les enquêteurs ont d’ores et déjà découvert des éléments permettant d’affirmer qu’il existe des liens entre ce tunisien de 29 ans et l’Etat Islamique.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

IMPORTANTE SAISIE DE 300 000 COMPRIMES DE CAPTAGON DANS LES GRIFFES DE DAECH

Une saisie record de captagon appartenant à l’organisation terroriste État islamique, a été effectuée par une milice au sud-est de la Syrie fin mai.

Elle a eu lieu au niveau de la ligne de « déconfliction », longue de 55 km qui coupe cette région du sud-est syrien en deux zones, l’une sous contrôle des forces soutenues par les États-Unis, l’autre aux mains des forces pro-régime.

La milice syrienne Maghawir al-Thawra (alliée de la coalition) a réalisé cette saisie record, le 31 mai, dans le cadre d'opérations contre l'EI. La valeur de la saisie est estimée à 1,4 million de dollars.

« La saisie et la destruction de drogues […] réduisent davantage les capacités de Daech à financer et à mener ses opérations », a indiqué la coalition dans un communiqué.

Le captagon est une amphétamine tirée d’un ancien médicament psychotrope, fabriqué au Liban et probablement aussi en Syrie et en Irak,  à destination de l’Arabie saoudite, selon un rapport diffusé en juillet dernier par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

Des combattants de l'Etat islamiste et des terroristes en consommeraient également...

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

EN COLOMBIE VICTOIRE DE LA DROITE  CONSERVATRICE AVEC

LA NOUVEAU PRESIDENT IVAN DUQUE

Ivan Duque, fer de lance de la droite conservatrice, a remporté, dimanche 17 juin, avec 54 % des suffrages au deuxième tour l'élection présidentielle en Colombie. Notons cependant que le candidat de la gauche Gustavo Petro, ancien maire de Bogota et ex-guérillero du M-19 dissout, avec près de 42% de voix obtient un score historique dans ce pays où la gauche a toujours été très minoritaire dans les urnes.

Ivan Duque, candidat du Centre Démocratique (CD), à la tête d’une large coalition pour le second tour - des mouvements les plus conservateurs du pays aux évangéliques- va devoir relever de nombreux défis.

Une élection présidentielle cruciale pour la paix.

Farouchement opposé à l’accord avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) signé par son prédécesseur Juan Manuel Santos, Ivan Duque a promis de modifier ce texte, qu'il juge trop laxiste envers les ex-chefs guérilleros. « Cette paix dont nous avons rêvé, qui demande des rectifications, aura des corrections pour que les victimes soient au centre du processus, pour garantir vérité, justice et réparation », a-t-il déclaré après l’annonce de sa victoire. « Il est nécessaire que le bon sens s’impose; ce que le pays demande c’est une paix intégrale, qui nous mène vers la réconciliation attendue. (...) Contourner cet objectif ne peut être un programme de gouvernement », a répondu la Force alternative révolutionnaire commune (la FARC, le parti politique issu des FARC) dans un communiqué.

Les bénéfices des accords de paix signés en 2017 sont pourtant déjà largement mesurables. L’accord avec les FARC a permis le désarmement de 7 000 rebelles après cinquante-deux ans de conflit même s'il reste encore des dissidents , l'Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla du pays. En 2017, il y a eu 180 enlèvements à comparer aux 3000 qu'a connu le pays en 2001. Ivan Duque va-t-il prendre le risque de rompre la paix signée par son prédécesseur, prix Nobel de la paix, avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), aujourd’hui en grande partie démobilisées ?

Tourner définitivement la page d'une guerre fratricide, qui a fait au moins huit millions de victimes entre morts, disparus et déplacés, sera une tâche délicate pour ce juriste de formation qui prendra ses fonctions le 7 août.

Quatrième économie d'Amérique latine mais premier producteur mondial de cocaïne.

Ivan Duque fait également de la lutte contre la corruption une de ses priorités. Ce pays de 49 millions d'habitants est aussi le premier producteur mondial de cocaïne qui connaît une hausse des plantations illicites. Les superficies consacrées aux plantes psychotropes ont quadruplées depuis 2012 selon l'Agence américaine anti-narcotiques (DEA). La Colombie, alliée des Etats-Unis, s'est d'ailleurs attirée les foudres de Donald Trump pour la cocaïne exportée si bien que Ivan Duque propose de réactiver les aspersions aériennes d'herbicide. Il va sans dire que cette initiative ne pourra qu'engendrer de fortes tensions avec les cultivateurs et avec les narcotrafiquants.

Des tensions également avec le Venezuela

Bogota a ouvert un front avec son voisin vénézuélien. Ivan Duque a toujours montré de la distance envers Nicolás Maduro le président du Venezuela. Le président élu veut mener la pression internationale contre la « dictature » dirigée par un « génocidaire ». Bien qu'il n'ait pas détaillé son programme diplomatique, il a menacé de dénoncer Nicolás Maduro devant la Cour pénale internationale (CPI), avec d'autres pays, et de forcer une « transition » vers la démocratie avec l'aide de l'Organisation des Etats américains (OEA).

Le nombre de Vénézuéliens fuyant leur pays en direction précisément de la Colombie qui partage une frontière de 2.200 kilomètres constitue, à lui seul, un vrai problème d'autant que l'économie colombienne est en berne avec seulement 1,8%.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

TROIS MORTS ET PLUS DE TROIS CENTS BLESSES DANS UN PUISSANT TREMBLEMENT DE TERRE AU JAPON

L'ouest du Japon, ce lundi matin, a subi un puissant tremblement de terre tuant trois personnes dont une fillette de neuf ans et faisant plus de 300 blessés dans les régions d'Osaka, Hyogo , Kyoto, à une heure de forte affluence. Ce fort séisme a privé d'électricité plus de 170.000 foyers et temporairement mis à l'arrêt plusieurs lignes de train dont des trains à grande vitesse Shinkansen.

Mais il n'a pas provoqué de mouvement de panique. Les chaînes de télévision montraient des passagers descendant dans le calme sur les voies, à l'aide d'échelles apposées par le personnel du réseau ferroviaire. Alors que l'Autorité de régulation nucléaire a indiqué n'avoir rien détecté d'anormal dans les centrales de la région, plusieurs groupes dont les constructeurs d'automobiles Honda et Daihatsu ont suspendu leur production pour procéder à des vérifications.

Ce tremblement de terre, de magnitude 5,3 selon l'institut américain USGS, s'est produit à une profondeur de 15,4 kilomètres. L'Agence météorologique japonaise a quant à elle évalué la profondeur à 13 km et la magnitude à 6,1, revoyant ses précédentes évaluations. L'intensité a été mesurée à «six moins» sur l'échelle sismique nippone, utilisée pour évaluer les effets en surface d'un tremblement de terre. Cette dernière s'étend du degré un (tremblement à peine perceptible) au degré sept (les meubles volent dans la pièce et des maisons s'effondrent). Au degré «six moins», il est difficile de tenir debout.

Cet épisode a ravivé pour certains le traumatisme du séisme de Kobe avec près de 6.500 morts en janvier 1995, pour d'autres celui du 11 mars 2011 dans le nord-est du pays, suivi d'un terrible tsunami faisant 18.000 morts et disparus et provoquant l' accident de la centrale nucléaire de Fukushima.

Le Japon se situe sur la Ceinture de feu du Pacifique, une vaste zone qui concentre la plupart des tremblements de terre et des éruptions volcaniques de la planète.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

ACQUARIUS L'INSUPPORTABLE LECON DE MORALE D'EMMANUEL MACRON

L’Aquarius est un bateau de sauvetage de grand gabarit qui depuis février 2016 patrouille au large des eaux libyennes pour récupérer les canots de migrants qui ne pourraient pas atteindre les cotes italiennes. Il vient d'accoster à Valence en Espagne.

Le dernier voyage de l’Aquarius a suscité de nombreuses polémiques et une crise diplomatique entre l’Italie et la France.

Cela mérite que soit rappelé que ce sont les navires militaires italiens, qui en première intervention, ont sauvé les migrants qui sont à son bord en ce moment et ceci sur décision du gouvernement de Rome.

Mais, autre temps, autres mœurs, depuis le 5 juin 2018, l’Italie a changé de gouvernement et c’est Matteo Salvini, patron de la Ligue du Nord majoritaire, devenu  nouveau Premier Ministre, qui mène la danse sur le sujet de l’immigration depuis sa nomination.

Car tout comme Emmanuel Macron, lui aussi, veut appliquer le programme qu’il a présenté pendant sa campagne électorale ; et ce programme c’est «  Stop Migrants ! » Et lui aussi, comme Emmanuel Macron, il dit ce qu’il fait et il fait ce qu’il dit !

Et c’est ainsi que l’Aquarius s’est vu fermé l’accès aux ports italiens puis dans la foulée à ceux de Malte. Il devrait accoster dimanche 17 juin 2018, dans le port de Valence (Espagne) ceci alors même que les conditions météorologiques qui règnent depuis quelques heures sur la Méditerranée l’ont conduit à changer de cap et à longer  les côtes de la Corse (françaises) à moins de 10 km. .

S’en est suivi dans la confrontation des deux chefs d’Etat, escarmouches verbales et passe- d’armes multiples, l’un reprochant à l’autre, et vis- versa, son manque d’humanité (ou d’humanisme) ceci au risque de créer, une grave crise de confiance européenne à quelques mois des élections.

Emmanuel Macron a commencé, en reprochant à Matteo Salvini « sa part de cynisme et d’irresponsabilité », Matteo Salvini répondant « qu’il n’avait aucune leçon » à recevoir.

On est donc passé très vite on le voit, d’une affaire politique tournant autour de l’immigration sur le continent européen à partir du Nord de l’Afrique, à une affaire de morale, ce qui n’a pas manqué de surprendre.

Ce constat a fait que s’agissant de la morale on a voulu essayé de démêler le vrai du faux, car on était dès lors entré sur le terrain difficile de l’exemplarité, ou se mêlent « subtilement cachés, événements révélateurs et contradictions ».

Et nous sommes donc allés sur le terrain de « l’intelligibilité de la morale » dans cette affaire de l’Aquarius sachant qu’on s’est déjà rendu compte qu’il est d’usage, chez Emmanuel Macron « de dire la morale aux autres, d’exiger une conduite morale des autres sans être lui même moral ».

Pour ce faire, on a exploré deux points : les règles de droit maritime qui s’appliquent à la situation et le statut de l’Aquarius, et l’on n’a pas été déçu :

Les règles de droit maritime : Emmanuel Macron a effet commencé la querelle sur ce point. Le droit maritime international oblige en effet les pays dont les côtes sont les plus proches à accueillir les bateaux en détresse et leurs passagers. C’est l’urgence qui ouvre par principe ce droit de l’accueil, urgence qu’il faut naturellement démontrer.

Mais règles du droit maritime international ont glissé progressivement depuis quelques années  vers un droit maritime européen et sur ce point, il faut tenir compte d’une décision de 2008 de la Haute Cour de Justice européenne  qui a  rappelé que ce glissement de l’international vers l’européen au plan du transport maritime, devait, au préalable, conduire à vérifier que la Communauté Européenne  était effectivement bien liées, par convention, aux règles internationales concernées  et qu’il y a compatibilité entre elles.

A partir de  là, on est entré sur le terrain difficile du  contrôle de la légalité des directives européennes avec les conventions internationales, contrôle qui est d’autant plus difficile à mettre en œuvre qu’il y a derrière un lobby maritime très puissant, qui souhaiterait le plus souvent des règles adaptées au cas par cas.

Mais chacun  sait qu’Emmanuel Macron ambitionne une haute stature européenne et que par voie de conséquence chacun de ses actes est inspirés par ce désir.

Aussi, et par ailleurs, on s’est étonné que dans sa harangue à l’adresse du gouvernement italien, il soit  resté très vague notamment il ce qui concerne l’applicabilité du droit maritime européen, se contentant de propos généraux, imprécis mais surtout…. moraux relatifs à la solidarité en mer et au droit de l’accueil des réfugiés, lesquels ,dans le cas de figure de l’Aquarius , restent encore à démontrer parfaitement

.Il y a en effet sur cette question de nombreuses zones d’ombre qu’il faudra éclaircir dans l’avenir ?

Nous manquons encore d’éléments sur ce point, pour le faire, comme  par exemple en le problème des règles de territorialités des eaux libyennes qui empêcheraient de refouler les migrants vers le(les) pays d’où ils viennent ?

Le Président de la République française devra se mettre au travail rapidement, car les élections européennes de 2019,  c’est demain !

Le statut de l’Aquarius : L’Aquarius est un bateau affrété par SOS Méditerranée, une ONGI qui achemine les migrants vers le Nord ( ?) et qui a reçu pour cela le soutien de l’ancien maire de Lampedusa, totalement acquis à la cause des migrants et a reçu le Prix Houphouët Boigny de l’UNESCO.

SOS Méditerranée est une association financée par 16 députés de gauche et par Jean François RIAL. Jean François RIAL est le PDG de Voyageurs du Monde, une entreprise qui se dit citoyenne et engagée dans le tourisme responsable employant 650 salariés. Il est également membre de Human Rights Watch, une organisation qui déclare militer pour la liberté de la Presse. Jean François RIAL a activement soutenu la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron.

Cet ensemble  (SOS Méditerranée + Voyage du Monde) est géré par la compagnie maritime Jasmund Shipping , le tout étant placé sous la responsabilité de Francis Vallat, Président pour la France de SOS Méditerranée.

Mais ce même Francis Vallat apparait dans l’organigramme de la Lloyd’s Bank, une institution financière dans laquelle la famille Rothschild détient des parts. La Lloyd’s Bank détient en outre, depuis 2015, une partie de la Banco Sabadell espagnole, qui est le 5ème Groupe bancaire espagnol.

C’est toujours le même Francis Vallat qui apparait chez Intertanka où se retrouve le gratin mondial du transport maritime et d’armateurs pétroliers (et nous rappelons qu’il y a beaucoup de pétrole en Libye…)

On retrouve aussi le nom de Francis Vallat chez European Network of Maritim Cluste’rs, association d’armateurs qui a une armada de lobbyistes à Bruxelles.

Vous en voulez encore de l’information ??

Francis Vallat a été Vice Président de l’Agence Européenne de Sécurité Maritime. (Un bon moyen pour s’arranger avec les normes de sécurité ?)

Avec une telle carte de visite, il n’y a rien d’étonnant à le retrouver dans les allées du pouvoir pour conseiller, dans le sens de l’intérêt des copains ou des siens propres.

Vous aurez donc compris à la lecture de ce qui précède que cette histoire d’Aquarius est une affaire de gros sous, entre copains de multinationales chargés d’inonder l’Europe de pauvres bougres , épuisés et déracinés qui viennent pour semer l’anarchie chez nous et qui ne sont pas personae grata en Libye où la disparition d’ Kadhafi qui a laissé l’Etat libyen en miette permet le partage d’un pétrole abondant sans bourse liée ou peu déliée.

Toutes ces structures bancaires et financières font sans vergogne du business sur la misère humaine.

C’est donc à ce carrefour que l’on retrouve …la morale d’Emmanuel Macron !

Une  morale qui donne bonne conscience et qui jette un voile sur les réalités de la misère humaine, celle des migrants ou des populations des pays qui accueillent.

Et l’affaire de l’Aquarius a donc ainsi « révélé la confusion extrême qui existe aujourd’hui entre notions de morale et de politique » selon ce que vient de confier au Figaro Chantal Delsol (Philosophe) dans un excellent  article titré «L’Aquarius : Emmanuel Macron et l’Italie : un cas exemplaire de moralisme frénétique ».

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

LES WAGS DE LA COUPE DU MONDE


L
a Coupe du Monde du football 2018 a ouvert ses portes en Russie.
Avec la victoire contre l'Arabie Saoudite 5 buts contre zéro le pays va pouvoir mettre un air de fête dans le coeur des compatriotes qui accueillent cette événement.

Les joueurs les matchs vont nous faire vibrer.
Mais nous allons pouvoir aussi apercevoir les WAGS qui seront dans les tribunes plus jolies les une que les autres !
.
Qui sont les WAGS ?
Ce sont vous savez les brunes les blondes les Wifes And Girlfriend des joueurs qui sont venues soutenir le chéri dans les tribunes. Il n'y en a pas une qui est grosse elles sont tous le style de mannequin.
Aucune qui est mannequin chez Léonidas.

Dans les tribunes on va pouvoir apercevoir une belle blonde Érika Choperena la femme d'Antoine Griezmann, la jolie Pilar Rubio la compagne de Sergio Ramos qui est actrice et journaliste en Espagne, évidemment la chanteuse Shakira que tout le monde connait et qui partage la vie de Gérard Piqué, reconnaitre Pamela Anderson  en couple avec Adil Rami.
On y retrouve aussi les fameux Anges De Victoria Secret comme Izabel Goulart qui est avec Kevin Trapp ,Bruna Marquezine avec Neymar un des joueurs le mieux payé au monde. En France ce sont souvent les anciennes Miss qui ont la cote auprès des footballeurs Rachel Legrain-Trapani qui est avec Benjamin Pavard, Florian Thauvin avec Charlotte Pirroni.

Toutes sont des vraies poupées: Antonella Roccuzzo qui est avec Lionel Messi, Marine Lloris l'épouse Hugo Lloris, Jocelyn Burgardt l'amie de Cavani, Georgina Rodriguez chérie de Christiano Ronaldo.
Regardez même Angel di Mario qui n'est pas très beau a une déesse à ses côtés Jorgelina Cardoso.

Il faut croire que femme de footballeur rime avec une taille 34 voire 36 chevelure longue, corps parfait... Mais qu'est-ce qu'ils ont de plus ces footballeurs pour attirer les plus jolies filles de la planète. Un ballon entre leurs jambes et des millions !
Cela va être un vrai défilé de belle filles.
Mia Kennedy pour DayNewsWorld

 

REAPPARITION PUBLIQUE DE MOHAMED BEN SALMAN POUR L'OUVERTURE DE LA COUPE DU MONDE 2018

Le coup d’envoi de la coupe du monde en Russie a été l’occasion, pour Mohammed ben Salman (MBS), de faire sa première apparition publique depuis près de deux mois. Malgré la lourde défaite de la sélection saoudienne (5-0), Mohammed ben Salmane semble avoir gardé le sourire. Il faut dire qu'hier soir mercredi 14 juin le lancement la Coupe du Monde de football commençait par le match d’ouverture, où la Sbornaya (l’équipe nationale russe) affrontait les Faucons (l’équipe saoudienne).

Au-delà d'un événement sportif on est en présence d'enjeux politiques.

En effet la présence remarquée de Mohammed ben Salman aux côtés du président russe vient confirmer non seulement une inflexion géopolitique mais permet également de transmettre plusieurs messages.

Adversaires géostratégiques au Moyen-Orient depuis des décennies, Riyad a revu son antagonisme historique avec Moscou. Affaiblis économiquement et politiquement, puis face à ses fiascos dans la région et surtout, au rôle de plus en plus incontournable de la Russie (notamment en Syrie), les Saoudiens ont été forcés d’aller à Canossa. Le roi Salmane, le père de Mohammed ben Salmane s’est rendu en Russie à l’automne 2017. Moscou et Riyad se sont également mis d’accord sur les cours du pétrole pour les faire remonter et enfin, en Syrie, les Saoudiens aident dorénavant les Russes à trouver une solution politique .

La présence de MBS, qui s'était volatilisé après une attaque du palais présidentiel en avril, montre tout d'abord qu’il est toujours vivant et en bonne santé. A ses opposants internes comme externes, en s’affichant avec Poutine, il signifie qu’il n’est pas exclusivement le « jouet » de Washington et qu’en cas de besoin , il pourrait compter sur le soutien et la puissance russe.

L’attaque contre MBS démontre l’extrême fragilité du pouvoir en Arabie saoudite, pays à l’Etat défaillant, divisé par les logiques tribales, religieuses, les luttes de pouvoirs entre branches de la famille royale (Sudairis/Saoud) et tiraillé entre une opposition modernistes, des fanatiques religieux et des opposants islamistes radicaux.

Dans ce climat de pré-guerre civile consécutif à une succession, Mohamed Ben Salmane, le moderniste, s’est caché depuis le 22 avril et continue à jouer à cache-cache.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOTE HISTORIQUE EN FAVEUR DE L'AVORTEMENT

EN ARGENTINE

C'est un vote historique dans ce pays très marqué par l'Eglise catholique, d'où est originaire le pape François. Les évêques se sont mobilisés pour tenter de convaincre les parlementaires de ne pas voter la loi, allant même jusqu’à les menacer d’excommunication. Mais en vain.

Les députés argentins ont voté ce jeudi , en première lecture, pour la légalisation et dépénalisation de l'avortement au terme de plus de 22 heures de débats passionnés Le projet de loi légalisant l'avortement a été approuvée à une courte majorité de 129 voix contre 125 et une abstention . « C'est le temps du droit des femmes », a célébré la députée de Proposition républicaine (PRO, membre de la coalition gouvernementale Cambiemos) Silvia Lospennato.

Le projet de loi autorise l’IVG sur demande de la femme pendant les quatorze premières semaines de grossesse. Au-delà de ce terme, l’avortement ne reste possible qu' en cas de viol, de danger pour la santé de la femme enceinte ou de malformation du fœtus rendant impossible la vie extra-utérine. Le code pénal de 1921 (alors que les femmes n’avaient pas encore le droit de vote) établissait déjà des exceptions dans ces trois situations, mais celles-ci étaient rarement appliquées par crainte de représailles judiciaires ou par conviction idéologique, si bien que les femmes avortaient clandestinement. Une étude commandée en 2005 par le ministère de la santé pointait le fait que près de 500 000 femmes avortent pourtant tous les ans au risque d'en perdre la vie. Le recours à l’avortement était en effet passible de quatre ans de prison depuis plus d’un siècle.

Ces derniers mois une forte mobilisation s'était levée ce que d’aucuns ont appelé « une marée verte », du côté de la jeunesse surtout. Foulard vert au cou, au poignet ou attaché à leur sac à dos, des dizaines de milliers d’adolescentes ont pris d'assaut non seulement les rues et mais aussi les réseaux sociaux, sous le mot-dièse #LasPibasYaEligieron (« les filles ont déjà choisi »). Le mois dernier, la légalisation de l’avortement en Irlande – un autre pays à forte tradition catholique – avait donné encore plus d’espoir aux militantes argentines.

Ce projet de loi rédigé par « la Campagne nationale pour le droit à l’avortement légal, sans risque et gratuit » avait déjà été soumis six fois au Parlement depuis 2007, mais en vain.

Malgré Cristina Kirchner, féministe affirmée , qui a gouverné le pays de 2007 à 2015, le projet n'était jamais parvenu dans l’hémicycle. De nombreuses autres lois progressistes comme l’éducation sexuelle intégrale (2006), le mariage pour tous (2010), l’identité de genre (2012) ou la PMA pour toutes (2013) avaient pourtant été approuvées.

Le projet de loi doit encore être approuvé par le sénat, réputé plus conservateur, pour que l'avortement soit légalisé. Les débats au Sénat devraient avoir lieu en septembre. Le président Mauricio Macri a promis que si la loi était finalement votée, il ne poserait pas son veto.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LE JAPON SOLLICITERAIT UNE RENCONTRE

AVEC KIM-JONG UN POUR SES PROPRES ENJEUX

Certes le mardi 12 juin, à la suite du sommet historique entre Washington et Pyongyang, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré à la presse japonaise: « Je salue la conclusion de l’accord entre Washington et Pyongyang, qui pourrait être un pas vers une résolution du problème posé par les Nord-Coréens [à la communauté internationale]. »

Cependant le Japon est le seul allié à ne pas se réjouir réellement du processus de paix entre Pyongyang et Trump.

Pourquoi ?

Les Japonais ont deux revendications majeures vis-à-vis de la Corée du Nord : la dénucléarisation d'une part et le dossier des Japonais kidnappés par des agents secrets nord-coréens entre les années 1970 et 1980 d'autre part.

L’annonce de la fin des manœuvres militaires conjointes avec la Corée du Sud par Donald Trump lors de la conférence de Singapour inquiète Tokyo. En effet le problème que posent la Corée du Nord et sa stratégie de chantage concerne directement la Corée du Sud, mais surtout le Japon. Pour prouver leur capacité nucléaire les militaires nord-coréens ont lancé plusieurs missiles dans le pacifique en passant au-dessus du Japon. Or le Japon reste en perpétuelle rivalité avec la Chine, si bien que l'Empire du Milieu, alliée indéfectible de Pyongyang, peut toujours agiter en sous-main la menace nord coréenne.De plus en raison de la Constitution imposée par les Etats-Unis, le Japon ne détient pas officiellement d'armée mais dispose d'une force d'autodéfense. L'île du Levant a toujours compté sur le parapluie américain avec le stationnement de 53 000 militaires américains répartis sur quatre bases américaines sur son territoire. C'est pourquoi le retrait de la présence américaine ainsi envisagé inquiète au plus haut point les gouvernements coréen et surtout japonais, qui se sont dits surpris par cette annonce apparemment non-concertée. Le porte-parole de Shinzo Abe a d’ores et déjà déclaré qu’il attendait que son allié américain « clarifie » ses propos.

Le Japon est par ailleurs très inquiet sur le sort des dizaines de kidnappés japonais qui sont encore en Corée, même si le Premier ministre Abe a remercié son allié d’avoir abordé la question lors de l’entrevue. Mais Tokyo voyait en l’événement une possible voie vers le règlement du dossier des rapts des Japonais par des agents nord-coréens entre les années 1970 et 1980. Les victimes et leurs familles ont dit éprouver des sentiments mitigés. « La rencontre n’a porté aucun fruit pour l’instant. C’est vraiment décevant. Je souhaite que le Premier ministre fasse des efforts pour un sommet entre Tokyo et Pyongyang », a déclaré dans un communiqué Hitomi Soga, enlevée en 1978 et revenue au Japon en 2002, selon le Sankei Shimbun. Or il n'en est rien. Le problème des personnes enlevées au Japon dans les années 1970 et 1980 pour former en Corée du Nord des espions à la culture et à la langue japonaises mine les relations entre les deux pays.

Désormais, le Japon doit s’adresser directement à Pyongyang.

Devant la presse, le premier ministre Abe a manifesté sa volonté d’ouvrir des négociations directes avec le dirigeant nord-coréen pour avoir une réponse sur les Japonais enlevés.

«Si un sommet Japon-Corée du Nord a lieu, il est extrêmement important qu'il conduise à une résolution des questions de programme nucléaire, des missiles et par dessus tout, de celle des enlèvements», a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga.

Steve Harrison pour DayNewsWorld

 

LA RENCONTRE ENTRE DONALD TRUMP ET KIM-JON UN OU UN JEU DE DUPES

On a vu des poignées de main et une bonne entente affichée entre les deux dirigeants. A Singapour, mardi 12 juin, Donald Trump et Kim Jong-un ont en effet signé devant les caméras du monde entier un document commun pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Mais que doit-on en réalité retenir de cette mise en scène ?

Remarquons qu' aucun calendrier n’a pour le moment été précisé.

Et pour cause. Ce que les diplomates appellent le "DIVC", c'est-à- dire le désarmement irréversible, complet et vérifié du régime communiste prendra des années et Donald Trump avance à petit pas comme un homme d'affaire.

La Corée du Nord devrait donc renoncer aux armes nucléaires pouvant désormais atteindre les Etas-Unis. C 'est maintenant à Mike Pompeo que revient le travail de négociation censé débuter dès la semaine prochaine.

En échange le locataire de la Maison Blanche a annoncé qu’il mettrait fin aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud . Cette concession de taille vis-à-vis de Pyongyang a d'ailleurs pris de court Séoul. Pour autant Donald Trump n'a pas levé les sanctions économiques qui asphyxie le pays. C'est du donnant-donnant. Mais que peut-on retenir de cette rencontre ?

1° Le dictateur obtient une formidable victoire symbolique là où son grand-père, Kim Il-sung, puis son père avait échoué. Il a consolidé son autorité et obtenu une légitimation de sa dynastie en négociant avec la plus grande puissance de la planète.

2° Le Président états-unien, quant à lui, montre aux Américains qu'il a mené à bien une négociation là où ses prédécesseurs avaient échoué.

Derrière cette mise en scène se cachaient pour chacun des protagonistes des enjeux de politique intérieure.

Mais il est loin d'être certain que la Corée du Nord engage une dénucléarisation totale et cette dernière ne pourrait que s'inscrire dans un processus d'une quinzaine d'années. De plus grâce à ses scientifiques Pyongyang garde son savoir-faire.

Le grand perdant de cette rencontre est sûrement la Corée du Sud avec l'abandon des exercices militaires conjoints alors que cette dernière compte sur la protection américaine dans le domaine militaire tout comme le Japon d'ailleurs.

Pas étonnant que, dans un contexte géopolitique instable, le Premier ministre Shinzo Abe, réélu, ambitionne de reconstitutionnaliser les Forces d’autodéfense japonaises...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ENCORE DES INTERROGATIONS A DEUX JOURS DU SOMMET ENTRE DONALD TRUMP ET KIM-JONG UN

Les deux dirigeants arrivent à Singapour ce dimanche soit deux jours avant le jour J .Le ministre singapourien des Affaires étrangères Vivian Balakrishnan a tweeté une photo du dirigeant nord-coréen, dont les apparitions en dehors de son pays reclus sont rarissimes, à sa descente d'avion. Mardi 12 juin partir de 9 heures aura donc lieu à Singapour la rencontre très attendue entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Lors de ce sommet, le tout premier de l’histoire des États-Unis et de la Corée du Nord, les deux hommes discuteront dénucléarisation et fin officielle de la guerre de Corée.

Mais c'est l'arsenal nucléaire nord-coréen, qui a valu à Pyongyang une impressionnante série de sanctions de l'ONU au fil des ans, qui sera au cœur de toutes les discussions. Washington réclame une dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » de la Corée du Nord. Pyongyang s'est déclaré favorable à une dénucléarisation de la péninsule, mais cette formule reste  très vague.

Et il semble difficile d'envisager que Kim-Jon Un renonce d'un coup à l’arme nucléaire assurant pour lui la sécurité de son pays, même avec la promesse de fortes contreparties économiques.

Toujours est-il que la détente amorcée en janvier fascine les Nord-Coréens.

La classe moyenne qui se développe en Corée du Nord rêve d'ouverture et demande davantage d'investissements venus de l'étranger . Kim Jong-un ne peut rester sourd à cette demande.

Le président américain Donald Trump a d’ailleurs fait miroiter au régime investissements et essor économique .

Possible résultat concret et immédiat évoqué par Washington : un accord de principe pour mettre fin à la guerre de Corée. La guerre de 1950-1953 avait en effet été conclue avec un armistice et non par un traité de paix : Nord et Sud sont donc techniquement toujours en guerre. Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, qui a rencontré deux fois le leader nord-coréen à Pyongyang, a fait part de son espoir. « À bord d'Air Force One, en route pour le sommet de Singapour. Un avenir meilleur est possible pour la Corée du Nord », a-t-il tweeté.

Mais après le revirement spectaculaire de Donald Trump au G7 au Canada, nombre d'analystes s'interrogent sur sa stratégie diplomatique et sa capacité à mener de négociations internationales de haut-vol, a fortiori avec un ennemi de longue date.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

PRET DE 50 MILLIARDS DE DOLLARS

ACCORDE PAR LE FMI A L'ARGENTINE

Pour consolider son économie fragile, l’Argentine et le Fonds monétaire international (FMI) ont trouvé un accord jeudi pour un programme de financement de trois ans, dans le but d’éviter une nouvelle crise financière. Le FMI lui a accordé un prêt de 50 milliards de dollars, en échange duquel elle s’est engagée à de profondes réformes pour limiter les dépenses de l’Etat.

« Nous avons fait appel au FMI à titre préventif, pour éviter une crise », a déclaré jeudi 7 juin le ministre argentin de l’économie Nicolas Dujovne lors d’une conférence de presse à Buenos Aires. « Nous sommes engagés dans la construction d’un pays normal. C’est un soutien à notre programme, avec comme objectif que l’économie croisse, que l’inflation et la pauvreté diminuent », a poursuivi le ministre argentin.

L'accord conclu prévoit que l'Argentine réduise son déficit à 1,3 % du PIB en 2019, contre 2,2 % auparavant, a annoncé le bureau de la présidence dans un communiqué.

L'objectif affiché est le renflouement des caisses de l'Etat,l 'attirance à nouveau des investisseurs, et la baisse de l'inflation. Aujourd'hui, redonner confiance aux marchés est la priorité.

Nicolas Dujovne, ministre argentin du Trésor : « Cette aide est onze fois supérieure au montant de notre quota au FMI, et cela montre le soutien dont bénéficie l'Argentine auprès de la Communauté internationale. C'est une très bonne nouvelle, cette intégration de notre pays avec un soutien de cette ampleur ».

La situation de l'Argentine, troisième économie d'Amérique latine, n'est pas catastrophique, mais le pays sud-américain a besoin de renforcer ses réserves, stabiliser le marché des changes et créer un meilleur climat économique pour attirer les investissements. L'inflation annuelle dépasse les 20% depuis 10 ans. Le ministre argentin a précisé que l'Argentine s'était fixé comme objectif une inflation de 17% pour 2019, 13% pour 2020 et 9% pour 2021.

Après la crise du peso d'avril/mai, au cours de laquelle la monnaie argentine s'est dépréciée de près de 20%, Mauricio Macri a fixé comme priorité la baisse du déficit budgétaire. Le déficit budgétaire est passé de 6 à 3,9% du PIB en deux ans de gestion de M. Macri, arrivé au pouvoir fin 2015. Cette politique de rigueur, c'est un mauvais moment à passer pour la population, avertit l'économiste Daniel Marx, ancien secrétaire aux Finances, mais le pays « en tirera les bénéfices ensuite ».

L'accord avec le FMI intervient dans un contexte de tensions entre le gouvernement et les syndicats. L'inflation est repartie de plus belle en 2018, plus de 10% depuis le début de l'année, et gouvernement freine les augmentations de salaire.

Un peu plus tôt, le ministre de l'Economie a rencontré au palais présidentiel les syndicats, qui menacent de convoquer une grève générale, se plaignant que les hausses de salaires ne compensent pas l'inflation.

Steve Harrison pour DayNewsWorld

 

QUI VA DONC PAYER LA NOTE DE KIM JONG-UN

POUR LE SOMMET ?

Le sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong-un approche à grand pas mais une question ne s'avère toujours pas réglée à ce jour.

On connaît le goût du luxe du dirigeant nord-coréen qui avec sa délégation descendra dans un hôtel de luxe.

A la note de l'hébergement vient s'ajouter celle du déplacement. Comment Kim Jong-un et son entourage rallieront-ils Singapour ?

Si Donald Trump peut compter sur Air Force, l'Iliouchine-62 du régime nord-coréen, un appareil de fabrication soviétique vieillissant, n'aura pas la capacité de voler jusqu'à Singapour.

Et s'il souhaite faire jeu égal avec Air Force One, un Boeing 747 lui conviendra fort bien Mais le prix de la location s'élève à 17 501 dollars de l'heure chez Fly.com

Mais qui est prêt à payer facture ? .

Peu habituée à payer la douloureuse, la Corée du Nord devrait cette fois laisser Séoul ou Singapour régler l'addition probablement faramineuse de sa participation, mardi, au sommet avec Donald Trump.

La Corée du Nord, visée par de nombreux trains de sanctions, n'aura vraisemblablement rien à payer.

La cité-Etat se coupe en quatre pour accueillir le face-à-face historique entre le leader nord-coréen Kim Jong-un et le président américain dans un hôtel de luxe de l'île de Sentosa.

Le week-end dernier, le ministre singapourien de la Défense Ng Eng Hen s'est proposé à prendre en charge certaines des notes de frais nord-coréennes, afin de prendre sa part à cette «réunion historique».

A l'exception de l'offre du ministre singapourien, les gouvernements étrangers n'ont montré aucun empressement à prendre en charge les frais de mission de M. Kim.

Ni les Etats-Unis ni la Corée du Sud compte endosser la facture.Prix Nobel de la Paix 2017, l'organisation Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), a proposé lundi de mettre la main au portefeuille, en puisant dans la somme reçue avec la prestigieuse distinction.

Le site de voyage HotelPlanner.com proposerait de payer le gîte et le couvert du leader nord-coréen.

Mais après les sommes colossales englouties dans l'arme nucléaire , c'est tout de même un comble que leader nord-coréen ne paie pas ses nuitées.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

DE MONSANTO A BAYER

L'UNION EUROPEENE LANCE UNE ENQUETE

LES SUITES DU RACHAT

L’achat de l’américain Monsanto est l’acquisition la plus chère payée par le Groupe Allemand.

En effet, en septembre 2016, Bayer et Monsanto avaient annoncé leur accord pour fusionner. Les sommes annoncées avaient affolées le cartel chimique mondiaL : l’accord devait porter sur un montant de 66 milliards de dollars (59 milliards d’euros), le tout effectué en numéraire, et en échange d’actions.

Cet accord faisait suite à de longues et difficiles négociations, Monsanto, pourtant épinglé par plusieurs tribunaux quant à la dangerosité du Roundup, ayant jugé pendant plusieurs mois l’offre faite par Bayer insuffisante.

Cet accord a néanmoins crée, dès ses prémices, un « fort doute » de la part de quelques uns des acteurs (les plus prudents) concernés, inquiets d’une réaction possible des autorités de contrôle de la concurrence et de lutte antitrust, défavorables à  ce rapprochement

D’ailleurs et dans le but de prévenir toute entrave de cette nature qui viendrait à ce faire jour, Bayer s’était engagé  au moment de la signature de l’accord définitif, à payer 2 milliards de dollars à Monsanto, en dédommagement, pour le cas ou l’accord capoterait.

Cette clause de sauvegarde pourrait  en effet, être mise en application si l’enquête que vient d’ouvrir l’exécutif européen pour étudier les conséquences pour le  marché européen de ce mariage confirmait les soupçons de position de monopole du groupe.

Bruxelles n’avait pas ailleurs caché ses craintes en ce sens dès l’annonce de la fusion, déclarant dès la mi septembre 2016, " qu’elle chercherait à s’assurer que les agriculteurs et les consommateurs ne devraient pas être les otages d’un système ou ils n’auraient plus le choix entre diverses sortes de semences, coincés entre un seul producteur de pesticide et un seul producteur de semences,  en raison d’un process de fabrication combiné et indissoluble."

Des craintes.. !!!. à l’intention !!!... puis aux actes ! Le pas a été franchi ces derniers jours avec l’annonce par l’exécutif européen du lancement d’une enquête.

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir qu’elles seront les pistes de l’enquête et quels seront les résultats de celle- ci ?

On peut néanmoins d’ores et déjà exprimer quelques doutes quant aux intentions réelles de la Commission Européenne et à la philosophie économique qu’elle  entend mettre en œuvre. En effet une vague de concentrations a déjà eu lieu en Europe dans le domaine de l’agrochimie, concentrations qui ont été autorisées par Bruxelles.

Fin Mars 2016 Bruxelles avait autorisé la fusion des géants américains DOW et DUPONT qui a donné naissance à DowDupont, un mastodonte pesant 130 milliards d’Euros en Bourse.

Courant avril, l’Europe a validé le rachat du Suisse Syngenta par le géant chinois ChemChina, la plus grosse acquisition jamais lancé par  un groupe chinois à l’étranger.

Cette vague de concentration dans l’agrochimie serait provoquée par la baisse des marges consécutives à des prix agricoles trop faibles ???

Mais cette vague de concentration suscite parallèlement de nombreuses inquiétudes de la part  des défenseurs de l’environnement, lesquels ont appelé fin juillet 2017, la Commissaire Européenne à la concurrence, Margarèthe Vestager à bloquer le rachat de Monsanto par Bayer.

Au travers des actions des ONG engagées dans la protection de l’environnent et de la diversité, se trouve posé simultanément le problème de la protection de la santé des consommateurs et de celle des agriculteurs : « une entreprise monstre qui contrôle notre nourriture est une mauvaise idée, pour les agriculteurs et pour les citoyens, partout dans le monde »...

Partout dans le monde s’organisent, de fait, depuis quelques années des manifestations et des marches contre les multinationales de l’agrochimie, organisées par des citoyens inquiets des dangers causés par l’agriculture intensive et industrielle.

Les opposants ne manquent pas d’imagination  pour faire valoir leur point de vue, n’ont- ils pas en effet organisé en juillet  2016 un « procès virtuel sur place publique pour faire condamner Monsanto, pour « écocide ».. !!

Toute cette publicité dévastatrice ne facilite pas la tâche du PDG Werner BAUMAIN du groupe allemand qui avait fait de l’alliance avec le semencier américain son projet personnel (Werner Baumam a été le premier dirigeant allemand à rendre visite à Donald TRUMP en janvier 2017, après l’élection de ce dernier).

L’image du groupe allemand est au demeurant aujourd’hui sérieusement écorné par les scandales de Monsanto, (procès en série) et les  Monsanto Papers, série de documents internes (récemment rendus publics) révélant que depuis 1999, le potentiel mutagène et cancérogène de la molécule phytosanitaire du glyphosate , principe actif du Round Up, était déjà connu.

Cette dernière information concernant le lancement d’une enquête de l’UE sur la fusion Monsanto-Bayer, place aujourd’hui tout le monde sous haute tension, même si les actionnaires...

se montrent encore confiants et optimistes ... Méthode Coué ? Oui ou non ?? !!

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DEMISSION DU PREMIER MINSTRE JORDANIEN

SOUS FOND DE CONTESTATION SOCIALE

« La Jordanie est aujourd'hui à la croisée des chemins: soit elle parvient à sortir de la crise et à offrir une vie digne à ses citoyens, soit, Dieu nous en préserve, elle va vers l'inconnu », a déclaré le roi Abdallah II .

De nombreuses manifestations contre un projet de réforme fiscale et la hausse des prix ont eu raison du Premier ministre jordanien Hani Mulqi qui a été contraint de démissionner ce lundi 4 après l'échec des négociations avec les syndicats.

Convoqué par le roi Abdallah II de Jordanie, Hani Mulqi, à la tête du gouvernement depuis mai 2016, a remis sa démission que le roi a acceptée. Ce dernier a désigné dans la foulée le ministre de l'Éducation, Omar al-Razzaz pour former un nouveau gouvernement.

Pas sûr que les Jordaniens, qui demandait la démission du premier ministre aux cris «Le peuple jordanien ne s'agenouillera pas» ne s'en laissent compter par ce changement puisque le jour de grève nationale ce mercredi est maintenu.

Depuis plusieurs jours, ce royaume de 10 millions d'habitants connaît un mouvement de protestation populaire inédit depuis 2011 contre un projet de loi prévoyant l'élargissement de l'impôt sur les revenus, et la hausse des prix.

En effet dès le mois de janvier, les Jordaniens ont vu les prix de plusieurs produits de première nécessité s'envoler, notamment celui du pain. Le tarif du carburant a lui aussi augmenté à cinq reprises depuis le début de l'année, et les factures d'électricité ont connu une hausse de 55% depuis le mois de février. Selon des chiffres officiels, 18,5% de la population jordanienne se trouve au chômage tandis que 20% sont à la limite du seuil de pauvreté. En outre les problèmes économiques du pays sont amplifiés par l'accueil de centaines de milliers de réfugiés syriens.

Or sous la pression du FMI (Fonds monétaire international), le gouvernement jordanien a présenté un projet de loi prévoyant une hausse d'au moins 5% des impôts pour les particuliers et impose désormais les personnes ayant un salaire annuel de 8000 dinars (9700 euros environ). Les impôts des entreprises doivent eux augmenter de 20 à 40%.

Si en 2016 le FMI a approuvé un prêt de 723 millions de dollars (617 millions d'euros) sur trois ans à la Jordanie, très endettée, il a en contrepartie imposé au royaume la mise en place de réformes structurelles pour réduire progressivement sa dette publique à 77% du Produit intérieur brut (PIB) d'ici 2021, contre 94% en 2015.

L'État doit «garder son indépendance et ne pas se plier aux exigences du FMI», a martelé le président de la principale fédération syndicale, Ali al-Abbous.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

LE CHARISMATIQUE MUHARREM INCE DEVIENT UNE MENACE POUR ERDOGAN EN TURQUIE

En annonçant la tenue d'élections présidentielle et législatives un an et demi avant la date initialement fixée, Recep Tayyip Erdogan, avait pris de court ses opposants. Mais en dépit d'un manque de temps et de moyens - le tout dans un climat d'état d'urgence, peu propice à l'exercice de la démocratie – le combatif chef du CHP a fait un percée inattendue,crédité de 30% de voix dans les sondages.

À trois semaines du double scrutin présidentiel et législatif, Muharrem Ince s'est arrêté ce week-end à Istanbul, une étape obligatoire dans son marathon électoral.

Et pour ce premier dimanche de juin, le candidat du Parti Républicain du Peuple (CHP, centre gauche), la première force d’opposition à Recep Tayyip Erdogan, a prévu pas moins de cinq rassemblements dans des quartiers tenus par l’AKP, le parti islamo-conservateur du président turc.

La foule a fait montre d'un engouement inespéré pour ce candidat de 54 ans qui a été pendant seize ans le député de la petite province de Yalova (région de la mer de Marmara).

Lors de son premier discours enthousiaste, il a promis d’être un «président impartial», au service des «80 millions" de Turcs : un pied de nez directement adressé à son adversaire principal, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan qui est accusé par des détracteurs d'avoir polarisé la société turque au cours de ces dernières années.

Ce vétéran charismatique du CHP s’est engagé, s’il venait à battre le «Reis», à réinstaurer au plus vite le régime parlementaire ainsi qu’à lever l’état d’urgence, en place depuis bientôt deux ans. Il a réaffirmé qu'il se débarrasserait du palais présidentiel aux proportions pharaoniques qu' Erdogan s'est fait construire à Ankara, la capitale turque en lançant à Eyüp, ce dimanche, quelques tacles bien sentis à l’égard du chef de l’État. «Je ne vivrai pas dans le palais d’Erdogan avec ses 1000 pièces», a-t-il martelé .

Pour emporter la victoire, Muharrem Ince doit impérativement obtenir les voix des électeurs conservateurs déçus de l’AKP, inquiets notamment de la crise économique qui menace le pays. C'est pourquoi cet ex-professeur de physique et chimie ne met pas en avant la défense de la laïcité. Aussi le candidat ne manque-t-il pas une occasion pour rappeler le souvenir de sa famille conservatrice, de sa mère voilée.

En outre dans l’hypothèse d’un duel face à Recep Tayyip Erdogan, Muharrem Ince sait qu’il pourra compter sur un report important des électeurs kurdes dont les sympathisants du HDP, le parti de la gauche prokurde. En effet en 2016, il avait ouvertement critiqué le choix de Kilicdaroglu de soutenir la levée de l'immunité parlementaire qui avait ouvert la voie à plusieurs procès contre des élus prokurdes accusés de liens avec le «terrorisme» et refusé de voter en mai 2016 – contrairement à la consigne de son parti – la levée de l’immunité parlementaire, qui a conduit à l’arrestation de plusieurs députés du HDP, dont le coprésident Selahattin Demirtas (aujourd’hui candidat à la présidentielle depuis sa cellule).

Une stratégie et une proximité qui semblent payer, à en croire les récents sondages avec des intentions de vote autour de 30% . La route du second tour lui est ouverte.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

PROCES DE MELINA BOUGHEDIR EN IRAK

SUR FOND DE POLEMIQUE

A l'automne 2015, Mélina Boughedir quitte la France avec son mari et ses trois enfants. En passant par la Turquie, puis la Syrie, la famille arrive en Irak, à Mossoul, capitale autoproclamée de Daesh en Irak. Condamné en France pour son appartenance au groupuscule islamiste Forsane Alizza, son mari rejoint les rangs de Daesh.

Capturée le 8 juillet 2017 à Mossoul lors de bataille contre l’organisation Etat islamique par les forces irakiennes, avec ses quatre enfants mineurs, Mélina Boughedir avait été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale sur le territoire irakien par la cour pénale de Bagdad, le 19 février.

Aucune accusation pour terrorisme n’avait été retenue par le juge d’instruction. Ayant purgé sa peine en détention préventive, Mme Boughedir devait être expulsée vers la France.

Mais lors de l’examen de l’appel, automatique en Irak, fin mars, le Conseil suprême des juges a requalifié les charges pesant sur la Française en y ajoutant l’accusation d’appartenance à l’Etat islamique.

Ce dimanche 3 juin commence, devant la cour criminelle de Bagdad, le procès en appel de la Française Mélina Boughedir. Elle risque la peine de mort pour terrorisme.

Mélina Boughedir , 27ans, nie tout en bloc et assure avoir suivi son mari sous sa pression et avoir été mère au foyer. Elle aura seulement quelques minutes pour parler.. Pour ses avocats français on est loin d'un procès équitable. Personne, jusqu'ici, n'a réussi à la rencontrer en détention, pas même son avocat irakien.

« Les règles sont vraiment strictes pour les prisonniers terroristes, surtout les étrangers, confirme maître Nasserdine Madloud Abed. La seule fois où j'ai vu Mélina c'était au tribunal, quelques minutes. On sent que la pression est immense sur son dossier. Entre le gouvernement français qui suit cela à distance et les avocats français à coté de moi, je sens la pression peser sur mes épaules », ajoute l'avocat.

Lors d'une première audience, Mélina Boughedir a juré qu'elle n'avait fait que suivre son mari et qu'elle n'était qu'une simple femme au foyer à Mossoul.

Mais son dossier ne plaide pas en sa faveur. Sur une photo on y voit la Française, tout sourire, faire le "V" de la victoire dans un blindé, alors qu'elle vient d'être arrêtée en pleine bataille de Mossoul. Des soldats racontent qu'elle psalmodiait des messages de soutien à Daesh.

.Officiellement, la France n'a pas à se mêler de ces procès. Mais moins de 48 heures avant l'ouverture du procès, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a qualifié Mélina Boughedir de terroriste combattante. « Madame Boughedir est une combattante. Quand on va à Mossoul en 2016, c’est pour combattre et donc elle est jugée sur les lieux de ses exactions. C’est la logique normale. Elle a combattu contre les unités irakiennes, elle est jugée en Irak », a déclaré, jeudi, M. Le Drian sur la chaîne d’information LCI. « Nous n’avons pas vocation à nous mêler des jugements », mais « nous condamnons totalement la peine de mort » et « nous souhaitons qu’elle ne soit pas appliquée en Irak », a-t-il ajouté, rappelant la ligne française habituelle lorsqu’un ressortissant français est mêlé à des affaires judiciaires à l’étranger.

Alertés par l’écho donné aux propos du ministre français dans la presse irakienne samedi, Mes Bourdon, Pradel et Brengarth estiment dans leur lettre que la position de M. Le Drian « ne peut être qu’interprétée (…) comme une pression inacceptable sur la justice irakienne et comme l’illustration si besoin était de [sa] volonté à tout prix, et au sacrifice des principes fondamentaux, que [leur] cliente ne revienne pas en France ». Les déclarations du ministre contreviennent même, selon eux, aux principes fondamentaux que sont la présomption d’innocence, la séparation des pouvoirs, les droits de la défense et le principe de non-ingérence dans les affaires d’un Etat étranger.

Mais les autorités françaises ont, à plusieurs reprises, estimé que les djihadistes français capturés en Syrie et en Irak devaient être jugés par les autorités locales et purger leur peine sur place.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

MENACE D'UNE ACTION MILITAIRE SAOUDIENNE

SUR LE QATAR S'IL SE DOTE DE S-400

La tension entre le Qatar, d’un côté, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, de l’autre, n’est pas prête de retomber plus d’une année après la rupture de leurs relations diplomatique et économique entraînant une hostilité et une méfiance réciproque.

Selon les informations du  Monde , Riyad demande à Paris de faire pression sur le Qatar afin de l’empêcher d’acquérir le système de défense antiaérien russe S-400 allant jusqu'à déclaré dans une lettre envoyée à la Présidence française que Riyad se dit prêt à mener une « action militaire » contre le Qatar si ce dernier l'acquiert.

Si un tel accord venait à être conclu, «le Royaume serait prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer ce système de défense, y compris l'action militaire», prévient le courrier adressée au président. Le souverain saoudien s’inquiéterait des conséquences qu’une installation des S-400 sur le territoire qatari aurait sur la sécurité de l’espace aérien saoudien ,estimant plus globalement qu'une telle l'acquisition par le Qatar mettrait en péril la «sécurité nationale» de ses voisins du Golfe persique. Riyad est cependant également en lice pour obtenir ces batteries sol-air...

En janvier dernier l’ambassadeur du Qatar à Moscou, Fahad Bin Mohamed Al-Attiyah, avait estimé que les deux pays avaient déjà bien avancé dans les négociations concernant l'achat du sophistiqué système de défense S-400, considéré comme l’un des plus performants au monde. Fahad bin Mohammed Al-Attiyah avait même souligné qu'un accord de coopération militaire, signé en octobre 2017 lors de la visite du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou à Doha, avait ouvert la voie à une coopération entre la Russie et le Qatar «dans le domaine de la défense, y compris les livraisons de matériel, la formation des soldats et des officiers, l'entretien des armes et la coopération des services spéciaux».

Ce rapprochement était intervenu après la décision quelques mois plus tôt de l'Arabie saoudite, de l'Egypte, du Bahreïn, et des Emirats arabes unis de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutien et de financement des groupes islamistes radicaux et de leur manque de prise de distance avec l'Iran. Ces pays ont ensuite imposé un boycott commercial au Qatar, qui rejette toutes ces accusations et affirme que ces pays cherchent à obtenir un changement de régime à Doha.

Afin de briser son isolement, le Qatar a multiplié les contacts diplomatiques et les accords commerciaux, militaires ou technologiques à l'international.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

UKRAINE : UNE FAKENEWS DERANGEANTE

 

La mort annoncée du reporter russe Arkadi Babtchenko mardi 29 a été abondamment relayée dans la presse internationale. Mais coup de théâtre, mercredi 30 mai : le journaliste russe Arkadi Babtchenko, que l'on croyait mort après une tentative d’assassinat, est réapparu devant les caméras, révélant ainsi avoir participé à la mise en scène de son assassinat. La raison officielle ?

L'explication donnée par le responsable des services secrets ukrainiens et le procureur consistait à déjouer un attentat commandité contre le journaliste. Pour les responsables ukrainiens il s'agissait en simulant l'assassinat de tendre un piège au commanditaire. Grâce à cette opération le donneur d’ordre intermédiaire, un Ukrainien agissant pour le compte des services russes a pu être appréhendé... Faut-il croire aujourd’hui cette version ? La crédibilité des autorités policières et judiciaires ukrainiennes ne se voit-elle pas à présent sérieusement compromise ?

Selon nombre de médias une ligne rouge a été franchie tandis que la presse internationale s’interroge sur l’utilisation d’une « fake news » pour faire la lumière sur la vérité.

Tout d'abord cette mise en scène semblerait donner du grain à moudre aux fanatiques des théories du complot. De plus la presse classique s'est laissé piégée par de fausses informations alors qu'elle met toute son énergie et son savoir-faire à faire la lumière sur la vérité.

Le journaliste russe d’investigation Andrei Soldatov, cité par la BBC émet de sérieux doutes sur la méthode employée allant jusqu'à estimer qu’une « ligne a été franchie » : « Babtchenko est un journaliste, pas un policier et notre boulot repose sur la confiance, quoi que Trump et Poutine disent des “fake news”. »

Au quotidien belge Le Soir de s'interroger sur le bien-fondé de cette mise en scène: « En utilisant de manière imprudente l’arme des fake news contre la Russie, la stratégie ukrainienne pourrait s’avérer contre-productive. Car les crimes commandités depuis la Russie sont bel et bien réels. »

Rappelons la mort par balles dans le centre de la capitale ukrainienne en mars 2017 de Denis Voronenkov, ancien député russe réfugié à Kiev. N'oublions pas non plus celle du directeur du site d’information Oukraïnska Pravda, Pavel Cheremet, dans l’explosion de sa voiture .

Cet incident ne conforte-t-il pas aussi le Kremlin dans sa stratégie du mensonge ? Moscou riposte en multipliant les fausses versions dans les différents épisodes qui l’ont opposé aux démocraties ces dernières années  comme l'envoi des forces russes dans le Donbass, le vol MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine (298 morts),ou encore l’affaire Skripal...

Au Moscow Times de faire référence au « pouvoir sombre » de Moscou. « Est-ce que le régime de Poutine assassine ses ennemis par choix politique, est-ce simplement pour créer une atmosphère pessimiste de violence, ou est-il désormais un bouc-émissaire bien pratique ? », se demande Mark Galeotti, chercheur à l’institut des relations internationales de Prague . « La réponse, bien entendu, est les trois. » , tranche-t-il.

Le New York Times, tout comme le Comité pour la protection des journalistes, somment les autorités ukrainiennes d'expliquer pourquoi elles ont considéré comme nécessaire de compromettre « l'intégrité journalistique ».

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

RENCONTRE ENTRE LA COREE DU NORD

ET LES ETAT-UNIS

Le bras droit de Kim Jong-un, le général Kim Yong-chol, est le plus haut responsable nord-coréen à fouler le sol américain depuis 18 ans. Il est arrivé , mercredi 30 mai à New York, pour rencontrer le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo.

Il s'agit de mettre sur pied le fameux sommet du 12 juin, entre le dirigeant nord-coréen et le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 12 juin à Singapour.

« Bon dîner de travail avec Kim Yong-chol à New York ce soir. Steak, maïs et fromage au menu », a tweeté le chef de la diplomatie américaine.

Les deux responsables vont essayer de déterminer dans une série d'entretien ce jeudi si les deux pays ennemis sont bien en mesure de fixer un ordre du jour partagé pour le sommet prévu le12 juin à Singapour.

N'oublions pas qu'il y a seulement une semaine de Donald Trump avait écrit une lettre à Kim Jong-un, dans laquelle il annulait leur tête-à-tête inédit en critiquant « l’hostilité » de Pyongyang ! A ce revirement spectaculaire regain d’optimisme tout aussi spectaculaire ces derniers jours.

Mais « il faut que la dénucléarisation » de la Corée du Nord « soit sur la table et au cœur de la rencontre », a toutefois prévenu la porte-parole de la présidence américaine Sarah Sanders.

Mike Pompeo et Kim Yong-chol, coriace négociateur, vont donc devoir tenter de concilier des attentes a priori inconciliables. En effet Washington réclame une « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible », et n’entend lâcher du lest sur les sanctions internationales qu’une fois que le processus sera achevé ou au moins très avancé. Pyongyang a de son côté accepté de parler d’une dénucléarisation mais refuse qu’elle soit unilatérale... les Nord-Coréens ayant jusqu’ici présenté leur arsenal atomique comme une garantie pour la survie du régime.

« Nous devons les convaincre qu’au contraire leur programme nucléaire renforce leur insécurité », a expliqué mercredi soir un haut responsable américain, confirmant que Washington est prêt à fournir des « garanties » pour leur sécurité.

Un autre signe marque l'intensification des activités diplomatiques : les médias nord-coréens ont annoncé, jeudi, l’arrivée du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, à Pyongyang. Il s’agit de la première visite en Corée du Nord de M. Lavrov depuis 2009.

Gageons que les deux négociateurs puissent remettre définitivement sur les rails le sommet historique entre le dirigeant nord-coréen et Donald Trump.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LA COLOMBIE AU MILIEU DU GUET

Un petit séisme vient de secouer le paysage politique en Colombie ce dimanche, pays où la droite règne depuis toujours.

En juin prochain, en effet, le second tour de l'élection présidentielle verra Ivan Duque, champion de la droite dure, affronter Gustavo Petro, ancien maire de Bogota et ex-militant de la rébellion dissoute du M-19.

Aucun candidat à l'élection présidentielle colombienne n'est parvenu à réunir plus de 50% des voix au premier tour organisé ce dimanche 27 mai.

Le champion de la droite dure, opposée à l'accord de paix avec l'ex-guérilla Farc, est certes arrivé en tête mais il devra affronter au second tour le candidat d'une gauche anti-système.

Ivan Duque a obtenu 39,14% des voix lors du premier tour de la présidentielle. Gustavo Petro (25,08%) et Sergio Fajardo (23,73%) obtiennent des scores historiques pour la gauche en Colombie. Il est suivi par Gustavo Petro (25,08%), German Vargas Lleras (7,28%), Humberto de la Calle (2,06%), Jorge Antonio Trujillo (0,39%)..

Un second tour aura donc lieu le 17 juin prochain.

Le score d'Ivan Duque constitue certes d'abord une victoire pour les opposants aux accords de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et à leur leader. Ivan Duque refuse l'idée que des anciens responsables de la guérilla puissent se présenter à une élection: «Les criminels contre l'humanité ne peuvent être élus tant qu'ils n'ont pas payé pour les dommages aux victimes, qu'ils n'ont pas dit toute la vérité et qu'ils n'ont pas accompli leurs condamnations.» tout en estimant que «La justice spéciale est une source d'impunité. C'est une insulte inacceptable aux victimes.»

Mais les Colombiens n'ont pas hésité à voter pour des partis progressistes.

Une des avancées politiques les plus marquantes des accords de paix avec les FARC, c'est l'arrivée de la gauche- n’étant plus marquée par le stigmate de la lutte armée- au second tour. «La gauche ne pouvait pas obtenir de votes massifs, analyse Cesar Rodriguez de l'ONG Dejusticia. Une fois écarté ce stigmate, le champ politique s'ouvre et cela donne la possibilité que la gauche légale et pacifique ait une chance de briguer la présidentielle.».

Gustavo Petro, ex-membre de la guérilla M-19 dissoute en 1990, est à la fois ouvertement promoteur des accords de paix et partisan d'une vaste réforme fiscale, d'une large redistribution des terres et d'un changement de modèle économique. «Je ne veux pas appauvrir les riches, je veux enrichir les pauvres», disait-il pendant sa campagne. Avec 4.850.000 voix, il est le candidat de gauche à avoir obtenu le plus de voix à une présidentielle, le précédent record de Carlos Gaviria en 2006 se limitant à 2,6 millions de voix. Sergio Fajardo, lui aussi à gauche, a obtenu 4,4 millions de voix.

Ce scrutin est capital pour la consolidation de la paix au sein d’un pays meurtri par près d’un demi-siècle de guerres fratricides, conclu par un accord de paix historique signé en 2016 avec l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Le maintien de cet accord est l’un des enjeux principaux de cette élection, le favori, Ivan Duque, y étant opposé alors que Gustavo Petro défend bec et ongles cet accord, qu’il estime indispensable pour la construction de la paix en Colombie.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

RENCONTRE SURPRISE

DES DEUX DIRIGEANTS COREENS

Ce samedi, le président sud-coréen Moon Jae-in a rencontré Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen, pour discuter d'un possible sommet entre ce dernier et Donald Trump. Une réunion surprise de deux heures au village Panmunjom, où les deux dirigeants avaient déjà discuté lors de leur rencontre le 27 avril.

Après avoir annulé le sommet prévu avec Kim Jong-un, Donald Trump a fait état de «discussions productives», et annoncé que la rencontre pourrait finalement toujours avoir lieu le 12 juin. Les dirigeants de deux Corées se sont quant à eux revus ce samedi pour discuter.

Au lendemain de leur rencontre, Moon Jae-in a dit espérer que le sommet prévu entre le dirigeant nord-coréen et Donald Trump aurait lieu en juin comme prévu, a rapporté l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Kim Jong-un aurait également exprimé «son intention de mettre fin à une ère de confrontation grâce au succès du sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis, confrontation grâce au succès du sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis, tout comme de coopérer pour la paix et la prospérité».

«Nous progressons très bien sur le sommet avec la Corée du Nord», a fini par annoncer le président américain samedi. «Ça progresse parfaitement. Nous envisageons donc le 12 juin à Singapour. Ça n'a pas changé, nous verrons donc ce qui se passe.»

Cette déclaration intervient quelques jours après que Donald Trump a décidé d'annuler le sommet du 12 juin, reprochant au dirigeant nord-coréen son «hostilité». Vendredi, il avait déjà commencé à faire marche arrière, en affirmant avoir «des discussions très productives» avec la Corée du Nord.

A la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, de déclarer aux journalistes ce samedi que Donald Trump ne voulait pas d'une réunion qui soit «juste un coup politique» avec la Corée du Nord. «Il veut obtenir quelque chose qui soit une solution réelle et durable et, si elle est prête à le faire, nous sommes certainement prêts à avoir ces conversations.»

Donald Trump avait annulé, jeudi, le sommet prévu à Singapour le 12 juin avec Kim Jong-un. Mais moins de 24 heures plus tard, il avait à nouveau affiché son optimisme, évoquant le possible maintien du sommet après « des discussions très productives avec la Corée du Nord pour que le sommet ait lieu »

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

LE CHAOS MENACE LE BRESIL

Face à une grève des routiers qui paralyse tout le pays depuis le début de la semaine, le gouvernement brésilien a haussé le ton vendredi en mobilisant l'armée pour lever les centaines de barrages dans le pays.

« Nous avons accepté les douze revendications prioritaires des routiers, qui se sont engagés à mettre fin aux barrages immédiatement. Mais malheureusement une minorité radicale a continué de bloquer les routes », a regretté Michel Temer.

Les routiers brésiliens sont en grève depuis le début de la semaine. La mairie de Sao Paulo a décrété l'état d'urgence.  Le président brésilien Michel Temer a ordonné, vendredi 25 mai, la mobilisation des forces de sécurité fédérales pour lever les barrages routiers qui paralysent le Brésil depuis le début de la semaine .

La mairie de Sao Paulo, capitale économique, tout comme la capitale Brasilia , ont décrété l'état d'urgence, une mesure extrême permettant notamment de réquisitionner du combustible.

« Nous n'allons par permettre que la population n'ait pas accès à des produits de première nécessité (...), que les hôpitaux n'aient pas les médicaments nécessaires pour sauver des vies », a expliqué dans une allocution au ton solennel.

Le ministre de la Défense brésilien a lancé un avertissement, peu après. L'armée « agira de façon rapide, coordonnée et énergique (...) pour libérer la circulation dans des zones critiques », a-t-il déclaré.

Une économie à l'arrêt, des vols annulés

En dépit de concessions du pouvoir cette grève, lancée en protestation contre la hausse des prix du diesel, a été maintenue et met à l'épreuve le gouvernement de centre droit du président Michel Temer.

Pour l'Association brésilienne des Camionneurs (Abcam), syndicat qui représente 700 000 chauffeurs routiers, « l'idée est de maintenir la grève, les barrages routiers ».

Les barrages routiers bloquent économie du pays et prennent le pays en otage.

Les problèmes d'approvisionnement majeurs ont affecté l'ensemble de l'économie, dans cet immense pays qui n'a quasiment pas de réseau ferroviaire et où 60% du transport de marchandises s'effectue par la route.

À l'aéroport de la capitale Brasilia, plus de 30 vols ont été annulés, dont deux internationaux, les réserves de kérosène étant épuisées.

Chaînes de montage à l'arrêt

Selon la société gestionnaire Infraero, dix autres aéroports du pays sont également à sec, y compris celui de Recife (nord-est).

Les exportations du pays sont en passe d'être fortement affectées, et l'industrie automobile, qui emploie 132.000 personnes, est déjà totalement à l'arrêt. Les exportations de ce grand pays producteur de viande et de produits agricoles étaient menacées.

Les prix des légumes et des fruits ont augmenté en raison de problèmes d'approvisionnement, parfois jusqu'à 400 % en quelques jours.

Si le mouvement dure, les conséquences économiques risquent d'être catastrophiques pour un pays qui a du mal à se remettre sur pied après la récession historique de 2015 /2016..

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

LES RAISONS CACHEES DE L'ANNULATION DU SOMMET

AVEC KIM JONG-UN DU POINT DE VUE AMERICAIN

Le président américain a annulé unilatéralement jeudi le sommet prévu le 12 juin 2018 à Singapour avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, dénonçant « la colère » et « l'hostilité » du régime de Pyongyang. La rencontre ne pourrait-elle pas été juste retardée pour permettre à Donald Trump de soigner sa côte de popularité ?

Par une lettre adressée à Kim Jong-Un, Donald Trump a informé le monde de sa décision ce qui n'a pas manqué de surprendre .

Pourtant depuis le mois d'avril des signes annonciateurs s’amoncelaient

Du côté américain la soudaine intervention de la Chine dans ce dossier n’a pas été comprise. Pour quelles raisons le président chinois Xi a-til rencontré deux fois Kim Jong-un en un mois, alors qu’il avait toujours refusé de le faire au cours des trois années précédentes ?

Côté coréen (du Nord), Kim Jong-un a laissé éclater sa colère lorsque des manœuvres militaires étaient organisées conjointement avec la Corée du Sud et a affirmé que la dénucléarisation ne signifiait pas forcément l’abandon total de l’arme nucléaire.

Mais plus concrètement l’enjeu est d'une autre ampleur.

Moon Jae-in a fait le premier pas, et sa rencontre avec Kim Jong-un appartient déjà à l’Histoire, tout comme le nom du village de Panmunjom dans la Zone démilitarisée (DMZ) séparant les deux Corées, qui a accueilli fin avril le sommet intercoréen.

Nul doute que le ton est donc différent de ce que l’on a connu par le passé.

Mais rien n’a été cédé par Donald Trump : la demande de dénucléarisation a été maintenue avec fermeté, les manœuvres militaires conjointes n’ont pas été suspendues, et il n’a jamais été question non plus de rapatrier les 28 500 soldats américains qui stationnent dans la péninsule : la présence des Forces américaines en Corée (USFK) est un sujet qui relève exclusivement de l’alliance entre la Corée du Sud et les États-Unis.

De son côté Kim Jong-un n'a jamais accepté la dénucléarisation totale de l’arme nucléaire.

Et n'oublions pas le poids des évangélistes très actifs au sein des protestants américains. Or, ces derniers pèsent lourdement dans le débat politique actuel, grâce au soutien que leur groupe a apporté à Donald Trump en 2016. Donald Trump exige, comme l’ont fait tous ses prédécesseurs, qu’il y ait une discussion sur les droits de l’homme en Corée

Et pour Kim Jong-un cette question n'est pas à l'ordre du jour ? Peu importe ! Elle finira par le devenir.

Donald Trump a tout son temps pour que les équipes présidentielles affinent leurs dossiers sur une aussi importante question que celle de la pacification de la péninsule asiatique. Fort de son « art de la négociation » il avait promis la protection à Kim Jong-un mais avec ce recul il l’oblige désormais à réagir, tout en lui rappelant que la discussion n’était que suspendue ...

Et si le sommet pouvait juste avoir été retardé de cinq mois, afin de se tenir finalement à quelques jours de l’élection de mi-mandat, en novembre 2018 ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ATTENTAT A TORONTO

Deux hommes ont fait exploser une bombe jeudi dans un restaurant de la ville de Mississauga, non loin de Toronto au Canada, faisant 15 blessés avant de prendre la fuite, ont annoncé les autorités. Trois se trouvent dans un état grave.

L'explosion a eu lieu aux alentours de 22h30 (heure locale) dans un restaurant indien, le Bombay Bhel. Quinze personnes ont été hospitalisées, trois ont été grièvement blessés. Ils ont été transportés à l'hôpital Sunnybrook de Toronto. L'attentat, n'a pour l'heure, pas été revendiqué .

La police lance un appel à témoins .

Elle a publié sur Twitter une photo montrant les deux suspects, portant des sweats à capuche foncés, entrant dans le restaurant , l'une des personnes semble porter un objet à la main.

Le premier est un homme de corpulence normale, âgé d'environ 25 ans. Il porte un jean bleu foncé et un sweat à capuche, avec une casquette de baseball. Son visage est recouvert d'un tissu noir. Le second suspect est un homme mince, portant un jean "fatigué", une veste à capuche rabattue sur la tête, lui aussi. Un tee-shirt gris ainsi que des chaussures de skate. Lui aussi a le visage camouflé par un tissu sombre.

La police n'a pas encore établi les causes de l'explosion, qui s'est produite vers 22h30 heure locale dans un restaurant indien de la ville, le Bombay Bhel.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

DONALD TRUMP DECIDE L'ANNULATION DU SOMMET

DE SINGAPOUR AVEC KIM JONG-UN

Donald Trump par un courrier fait part de l’annulation du sommet.

Une lettre qu’il a directement adressée au dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un.

« Cher monsieur le président, dit Donald Trump, nous apprécions votre temps, votre patience, tous les efforts que vous avez déployés dans nos récentes négociations. J’attendais avec impatience de vous rencontrer.

Malheureusement, à cause de l’immense colère et de l’hostilité manifeste qui transparait dans votre plus récente déclaration, je trouve que cette rencontre prévue de longue date est inappropriée pour le moment.

En conséquence, je vous remercie de considérer que par ce courrier, pour le bien des deux parties et au détriment du monde, le sommet de Singapour n’aura pas lieu. »

Donald Trump emploie un ton cérémonieux, et plein de déférence mais plein de fermeté.

Cependant Donald Trump ne manque pas avec soin de laisser la porte ouverte à une rencontre plus tardive.

Cette option,  il l' avait évoqué ces derniers jours en envisageant un sommet peut-être reporté.

Donald Trump conclut :

« J’avais le sentiment que nous étions en train de construire un merveilleux dialogue, et finalement seul ce dialogue compte. Si vous changez d’avis concernant ce sommet de la plus haute importance, n’hésitez pas à m’appeler ou à m’écrire. Le monde, et la Corée du Nord en particulier, a perdu une belle occasion pour la paix et la prospérité du monde. Cette occasion ratée est réellement un triste moment de l’histoire. »

Le sommet du 12 juin annoncé comme qui ce voulait comme une rencontre historique à Singapour n’aura donc pas lieu !

Le courrier adressé à Kim Jong-un à Pyongyang par la Maison Blanche a été  lu par le secrétaire d'Etat Mike Pompeo devant la commission des affaires étrangères du sénat.

Gageons que cela ne soit qu’un simple report, la paix et l’équilibre mérite tous les efforts de chaque partie!!!

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

DEMANTELEMENT DU SITE D'ESSAIS NUCLEAIRES NORD-COREENS

La Corée du Nord a démantelé son site d'essais nucléaires, ont rapporté jeudi des médias invités à assister à l'opération savamment orchestrée, présentée par le régime comme un geste de bonne volonté avant un sommet potentiel avec les États-Unis.

Pyongyang avait fait part de son projet de démanteler «complètement» son site de Punggye-ri, dans le nord-est, et quelques journalistes étrangers avaient été invités à observer l'opération.

Une série d'explosions est survenue tout au long de la journée, dont trois dans les tunnels d'entrée menant à la structure souterraine. Des casernements voisins et d'autres structures ont été rasés dans les explosions.

Le site, entouré de sommets escarpés, est creusé profondément sous une montagne granitique de 2000 m d'altitude dans le Hamqyong du Nord, province du nord-est frontalière de la Chine.unggye-ri a été le théâtre des six essais nucléaires menés par Pyongyang, dont le dernier en date à eu lieu en septembre. Ce test, le plus puissant à ce jour, aurait concerné une bombe à hydrogène.

Les spécialistes sont divisés sur le fait de savoir si le site sera vraiment rendu inutilisable.

Certains expliquent que l'endroit n'est plus utile après les six essais nord-coréens, et des experts déclarent que le site peut être reconstruit rapidement en cas de besoin.

D'autres font remarquer que le Nord a accepté de le détruire sans condition préalable ou demander quelque chose en échange à Washington, ce qui témoigne selon eux que le régime est sérieux dans sa volonté de changement.

Le président américain Donald Trump doit rencontrer le 12 juin à Singapour le leader nord-coréen Kim Jong-un pour des discussions devant permettre d'avancer vers un règlement de l'épineux dossier du nucléaire nord-coréen.

Mais l'euphorie née de la remarquable détente apparue sur la péninsule depuis le début de l'année et de la perspective de cette poignée de main historique a laissé place au doute ces derniers jours, Washington et Pyongyang renouant avec la rhétorique menaçante et évoquant la possibilité que la réunion n'ait pas lieu.

La dernière banderille a été plantée jeudi par la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Cheo Son Hui, qui a fustigé les propos tenus lundi par Mike Pence, lequel avait affirmé que «ce serait une grave erreur pour Kim Jong-un de penser qu'il pourrait se jouer de Donald Trump».

Le vice-président américain avait également déclaré que la Corée du Nord pourrait finir comme la Libye de Mouammar Kadhafi, tué lors du soulèvement de son pays après avoir renoncé à l'arme atomique, «si Kim Jong-un ne passe pas un accord» avec Washington sur la dénucléarisation.

Des émissaires américains se sont rendus cette semaine à Singapour et ils devraient y rencontrer des responsables nord-coréens pour discuter des tenants et aboutissants de la rencontre.

Mais à mesure que la date approche, le fossé entre les attentes des deux parties devient de plus en plus apparent alors qu'elles mènent toutes deux une campagne de relations publiques pour faire valoir leur point de vue.

Washington exige une «dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible» de la part du Nord.

Pyongyang a déclaré qu'il ne renoncerait jamais à son arsenal nucléaire tant qu'il ne se sentirait pas en sécurité face à ce qu'il voit comme l'agression américaine.

Quelques journalistes venus de Chine, des États-Unis, de Grande-Bretagne, de Russie et de Corée du Sud avaient été conviés à assister au démantèlement du site d'essais.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

CRISE AU NICARAGUA

Le dialogue est totalement suspendu alors que le gouvernement a réprimé les manifestations au Nicaragua . En l'absence de consensus, la Conférence épiscopale a suspendu sa médiation entre le parti au pouvoir et l'opposition. 10 blessés dans des affrontements sont à déplorer..

La Conférence épiscopale nicaraguayenne (CEN) a suspendu les négociations visant à mettre un terme à la crise politique après que le gouvernement et l'opposition ont échoué à parvenir à des accords pour progresser dans la discussion. Il s'agissait de faire avancer les élections pour une issue à la crise politique et sociale.

«Reconstruire la démocratie»

Déclenchée par des étudiants contestant une réforme des retraites qui augmentait les cotisations et réduisait le montant des pensions, la vague de colère s’est rapidement propagée à l’ensemble de la population.

En toile de fond, un mécontentent général face aux dures conditions de vie et à la confiscation du pouvoir par Daniel Ortega, déjà à la tête du pays de 1979 à 1990 et revenu en 2007. Le président Ortega et son épouse et vice-présidente Rosario Murillo ont été élus en novembre 2016 pour un mandat de cinq ans se terminant en janvier 2022.

Après plusieurs jours de mobilisations, heurts avec la police, pillages et incendies, les rues semblaient avoir retrouvé leur calme. Mais certains habitants redoutent encore un regain de tension.

Depuis le début des manifestations contre le gouvernement le 18 avril, 76 personnes ont été tuées, 868 blessées et 438 arrêtées, selon la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH).

Le ministre des Affaires étrangères, Denis Moncada, a fait valoir ce jeudi que les questions à l'ordre du jour visent à «changer le gouvernement du Nicaragua en dehors de la Constitution, du système juridique et de la violation de la Constitution et des lois». Il a en outre déclaré que l'ordre du jour devrait être de résoudre le blocus des itinéraires qui affectent la population et l'économie.

« Étant donné qu'aujourd'hui il n'y a pas de consensus entre les parties, nous regrettons d'être forcés à suspendre la session plénière du dialogue national », a déclaré la hiérarchie de l'Eglise dans un communiqué après huit heures de réunions infructueuses à Managua. Le projet d'ordre du jour des évêques dans la quatrième session du dialogue envisageait de débattre d'une réforme partielle de la Constitution et de la loi électorale « afin de faire avancer les élections présidentielles, municipales, législatives et régionales dès que possible ».

Les évêques ont déclaré dans l'agenda que l'appel à des élections libres et transparentes devrait inclure l'observation internationale de l'OEA, de l'Union européenne et du Centre Carter, entre autres, indique le document.

Les religieux, qui agissent comme médiateurs dans les pourparlers, ont proposé la création d'une commission mixte de six personnes, trois pour chaque parti permettant de reprendre le dialogue, tout en rappelant que « la paix et la vie en dépendent de nombreux Nicaraguayens ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

TRUMP ACCUSE LA CIA D'INFILTRATION

DE SON EQUIPE DE CAMPAGNE

Donald Trump contre attaque face à  :

« la chasse aux sorcières !».

Depuis des mois, le camp républicain tente d’affaiblir Robert Mueller en dénonçant une politisation des enquêteurs.

Il demande aussi la fin rapide des investigations. En ligne de mire, les élections de la mi-mandat,

Le président américain a relancé lundi ses attaques contre l’enquête russe du procureur spécial Robert Mueller en accusant la CIA de l’ère Obama d’avoir voulu commettre un « assassinat politique » en infiltrant son équipe de campagne.

« C’était un assassinat politique, pas une enquête du renseignement », a tweeté lundi Donald Trump, reprenant les accusations d’un commentateur de Fox News, Dan Bongino.

Ce dernier accusait directement John Brennan, patron de la CIA sous l’administration Obama et fervent opposant à Donald Trump, d’être à l’origine de l’enquête russe ouverte à l’été 2016 par les services de contre-espionnage de la police fédérale (FBI).

Donald Trump accuse tout simplement le FBI d’avoir infiltré à des fins politiques son équipe de campagne, lors de la présidentielle de 2016. Le département de la justice américain a accepté d’enquêter, à la demande du président. Il est vrai que la semaine dernière, la presse américaine révélait qu'un informateur de la CIA, basé au Royaume-Uni, avait rencontré des membres de l'équipe du candidat Trump. Ce dernier travaillait dans le cadre de cette enquête russe.

« Si quelqu’un a infiltré ou surveillé des participants à une campagne électorale pour de mauvais objectifs, nous devons le savoir et répondre de la bonne façon », a répondu dans un communiqué le ministre-adjoint de la Justice, Rod Rosenstein.

Cette contre-enquête, qui sera menée par l’inspecteur général du ministère, devra notamment « déterminer s’il y a eu des irrégularités ou une motivation politique dans l’enquête [des services du renseignement] du FBI sur les personnes suspectées de s’être impliquées avec des agents russes qui ont interféré dans l’élection », a précisé Sarah Isgur Flores, porte-parole du ministère, dans un communiqué distinct.

Le vice-président Mike Pence a ajouté sa voix, déclarant lundi soir sur Fox News : « Il est temps que le procureur spécial termine et je pense que c’est probablement un avis largement partagé par les gens à travers les Etats-Unis ».

Si le procureur Mueller souhaite conclure son enquête d’ici le 1er septembre pour ne pas interférer avec le scrutin de mi-mandat, le procureur spécial doit interroger le président à la mi-juillet. M. Trump s’est dit prêt à répondre aux questions des enquêteurs.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LE NOUVEAU PRESIDENT DU CONSEIL ITALIEN PROPOSE SE NOMME GUISEPPE CONTE


Matteo Salvini et Luigi Di Maio, les leaders de la Ligue du Nord et du Mouvement 5 étoiles, ont enfin choisir le nouveau président du Conseil.

Après avoir rédigé un programme commun résolument anti-européen, les deux hommes présentent ce lundi au président italien, Sergio Mattarella, le nom de la personnalité retenue pour devenir président du Conseil (Premier ministre).

Giuseppe Conte (54 ans), un juriste qui enseigne le droit privé à Florence et à Rome, a été proposé.

Ce quasi inconnu a étudié dans plusieurs prestigieuses universités étrangères (Yale, Cambridge, La Sorbonne) .

Spécialiste de la justice administrative il avait été présenté avant les élections du 4 mars par le M5S comme possible ministre chargé de « débureaucratiser » la fonction publique.

« Nous avons indiqué le nom de Giuseppe Conte au président de la République. Un nom qui peut faire avancer le contrat de gouvernement.

Et je suis particulièrement fier de ce choix », a écrit M. Di Maio sur le blog du M5S.

« Nous espérons que personne ne mettra de veto sur un choix qui représente la volonté de la majorité des Italiens » Matteo Salvini

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LES DOUZE COMMANDEMENTS DES ETATS-UNIS

POUR UN NOUVEL ACCORD NUCLEAIRE IRANIEN

Les États-Unis ont menacé l'Iran de sanctions « sans précédent » si Téhéran ne se soumettait pas à leurs conditions draconiennes pour conclure un « nouvel accord », après le retrait américain du texte de 2015 sur le nucléaire iranien.

« L'Iran n'aura plus jamais carte blanche pour dominer le Moyen-Orient », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo en présentant la « nouvelle stratégie » des États-Unis.

Le « non » américain à l'accord conclu il y a trois ans par les grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) avec le régime de Téhéran pour l'empêcher de se doter de la bombe atomique a suscité la colère des Européens d'autant que cette décision induit le rétablissement total des sanctions américaines, avec un effet collatéral sur les entreprises européennes présentes en Iran .

Le secrétaire d'État américain a réclamé le « soutien » des alliés des États-Unis à sa stratégie, et, tout en reconnaissant les difficultés des entreprises européennes.

L'ex-directeur de la CIA, connu pour sa ligne dure, a assuré que les États-Unis allaient exercer une « pression financière sans précédent sur le régime iranien », avec « les sanctions les plus fortes de l'Histoire ». Téhéran est la bête noire de Washington de par ses alliances avec le régime de Bachar al-Assad en Syrie, le mouvement islamiste Hezbollah au Liban et le soutien des rebelles Houthis dans le conflit au Yémen.

Quelles sont les douze conditions drastiques de Mike Pompeo ?

L'Iran doit , selon l'énumération de Mike Pompeo:

1° Sur le volet nucléaire, les demandes américaines vont bien au-delà de l'accord de 2015, que Washington n'entend pas « renégocier ».

2° Cesser tout enrichissement d'uranium

3° Fermer son réacteur à eau chaude

4° Donner aux inspecteurs internationaux accès sans condition à tous les sites du pays.

5° Mettre fin à la prolifération de missiles balistiques

6° Mettre fin aux tirs

7° Mettre fin développement de missiles à capacité nucléaire.

8° Se retirer de Syrie ;

9° Cesser de s'ingérer dans les conflits de la région (Yémen),

10° Cesser de soutenir les groupes « terroristes » (Hezbollah, Jihad islamique paslestinien, talibans afghans et Al-Qaïda),

11° Cesser de s'ingérer dans les affaires de ses voisins, comme en Irak ou au Liban.

12° Cesser d' en menacer d'autres, comme Israël ou l'Arabie saoudite.

« En échange de changements majeurs en Iran, les États-Unis sont prêts » à lever, à terme, leurs sanctions. Mais aussi à « rétablir l'ensemble des relations diplomatiques et commerciales avec l'Iran » et à « soutenir » l'économie iranienne. Cela n'interviendra qu'après des « évolutions concrètes, prouvées et sur la durée ».

Mike Pompeo a tout de même concédé que ces douze conditions « pouvaient sembler irréalistes », tout en plaidant qu'il s'agissait de demandes « basiques »...

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

REELECTION DU PRESIDENT NICOLAS MADURO AU VENEZUELA CONTESTEE PAR L'OPPOSITION

Nicolas Maduro, successeur en 2013 du « Commandant suprême de la révolution bolivarienne » Hugo Chavez, remporte une présidentielle contestée par l'opposition.

Nicolas Maduro, depuis son palais de Miraflores, a déclaré « Sur vingt-quatre élections, c’est notre vingt-deuxième victoire en dix-neuf ans, depuis l’arrivée de Chavez au pouvoir, affirme le président.

« C’est le mouvement d’un peuple révolutionnaire. C’est une grande victoire. Et je veux remercier les forces armées et tous les volontaires des bureaux de vote et des points rouges.  Ne critiquez pas les gens humbles qui accompagnent notre mouvement. Ce fut une élection impeccable. »

Le président socialiste sortant remporte 67,7 % des voix contre 21,2 % à son principal adversaire Henri Falcon, qui a rejeté le processus électoral, a annoncé la présidente du Conseil national électoral (CNE) Tibisay Lucena, faisant état d’une « tendance irréversible ». Il a été réélu pour sept ans. Le taux de participation, d'environ 46%, est cependant le plus faible de l'histoire du pays.

« Nous ne reconnaissons pas ce processus électoral, pour nous, il n’y a pas eu d’élection. Une nouvelle élection doit être organisée au Venezuela », a déclaré Henri Falcon,le chaviste dissident de 56 ans, lors d’une conférence de presse . Il a appelé à « de nouvelles élections en décembre », date traditionnelle de la présidentielle au Venezuela alors que le pouvoir avait cette année convoqué une élection anticipée. Un troisième candidat, le pasteur évangélique Javier Bertucci, s’est joint à cette demande.

Il a accusé le gouvernement d’avoir fait pression sur les électeurs.

Des « points rouges », ces tentes étaient installés PSUV, le parti au pouvoir. Après avoir voté, les électeurs sont venus dans l’espoir de recevoir la récompense promise par le président. « Partout on donnait un bon d’une valeur de 10 millions de bolivars [environ 8 euros au cours du marché noir] à chaque électeur. C’est une félonie électorale !

C’est jouer avec la faim et la misère des pauvres. De plus, c’est géré à partir d’une plate-forme gouvernementale. C’est une double félonie ! »

Outre l’opposition vénézuélienne, les Etats-Unis, l’Union européenne et le groupe de Lima, une alliance de 14 pays d’Amérique et des Caraïbes, rejettent ce scrutin.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

AU VENEZUELA UNE PRESIDENTIELLE

QUE BOYCOTTE L'OPPOSITION

L’actuel président vénézuélien, Nicolas Maduro, part favori pour l’élection présidentielle de dimanche, initialement prévue pour décembre 2017 et reportée à deux reprises.

Le pouvoir a jugulé dans le sang plusieurs vagues de manifestations et l'armée et la justice, aux mains des chavistes, serrent les rangs.

Un peu plus de 20 millions de Vénézuéliens sont appelés à élire, dimanche 20 mai, leur président parmi trois candidats. L’opposition à Nicolas Maduro boycottant l'issue des élection laisse donc peu de doutes sur les résultats du scrutin.

Face au président socialiste sortant du PSUV, Nicolas Maduro, successeur d’Hugo Chavez depuis sa mort en 2013 se présente Henri Falcon, du parti Avanzada Progresista (Avancée progressiste) . Il occupe la seconde place dans les intentions de vote. Il compte sur une forte participation des opposants au président sortant pour l’emporter. Cet avocat, gouverneur de l’Etat de Lara de 2008 à 2017 a rompu avec le chavisme prôné par Nicolas Maduro. Il se présente malgré le boycott de l'opposition car selon lui « les boycotts électoraux ne résolvent rien. Les forces d’opposition qui abandonnent les compétitions électorales ne font que […] permettre aux dirigeants en place de consolider leur pouvoir », écrit-il dans une tribune du New York Times.

Troisième candidat : Javier Bertucci, homme d’affaires et pasteur évangélique, qui a peu de chances de l'emporter

Or la principale force d’opposition la coalition de la Table de l’unité démocratique (MUD) boycotte le scrutin .

Pour elle, le gouvernement ne lui a pas donné de garanties suffisantes quant à l’organisation du scrutin.

En effet pour neutraliser la Table de l'union démocratique (Mud), large coalition de l'opposition victorieuse aux législatives de 2015, Maduro a procédé de la façon suivante :

1° Il a instauré une Assemblée constituante parallèle et avancé les élections prévues en décembre.

2° Il a fait disqualifié ses principaux rivaux Henrique Capriles, l’adversaire du président sortant lors des précédentes élections privé de tout mandat politique pour cause d’« irrégularités administratives » et Leopoldo Lopes, condamné à 14 ans de prison puis assigné à résidence en 2017et privé de ses droits civiques.

3° Il a également refusé à la MUD la présence d’observateurs internationaux « indépendants », la désignation d’un conseil national électoral « équilibré », un égal accès aux médias.

L'élection présidentielle vénézuélienne se tient donc dans un contexte de fortes pressions internationales, particulièrement en provenance de Washington.

La pression internationale contre Nicolas Maduro s'est en effet subitement accrue en août dernier, après une vague de manifestations marquée par des violences, à cause de la grave crise économique que traverse le pays.

Sous Maduro, le PIB par habitant a fondu de moitié, le salaire minimum mensuel équivaut à deux kilos de viande, selon Ricardo Hausman, ex-ministre de la Planification et professeur d'économie à Harvard. « Peu de pays ont connu un effondrement de cette ampleur », souligne-t-il.

Les Etats-Unis, l’Union européenne, le Canada, le Japon et certains pays d’Amérique latine ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne reconnaissaient pas l’élection. Dans un communiqué datant du 14 mai, les représentants de dix pays d’Amérique latine, membres du groupe de Lima, accompagnés de l’Espagne et des Etats-Unis, ont demandé une nouvelle fois la suspension des élections du 20 mai.

Les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre le numéro deux du pouvoir vénézuélien, Diosdado Cabello. Les Etats-Unis accusent ce haut responsable de corruption et de trafic de drogue, tout en soulignant dans un communiqué sa détermination à «mettre un coup d'arrêt à ceux qui trahissent la confiance du peuple vénézuélien». Des sanctions visant selon eux à «soutenir les efforts du peuple vénézuélien à restaurer leur démocratie».

Début 2018, l'Union européenne a adopté des sanctions contre Caracas, qui visaient des proches du président vénézuélien, dont déjà Diosdado Cabello.

«Si le monde veut nous infliger des sanctions, nous allons organiser des élections [...] Des pouvoirs impériaux et sans légitimité ont déclenché une campagne systématique de haine contre le Venezuela», notait alors Diosdado Cabello.

C'est dans ce contexte que Nicolas Maduro a annoncé fin janvier la tenue d'élections anticipées, qui pourrait, selon lui, légitimer son pouvoir au yeux du monde.








Joanne Courbet pour DayNewsWorld


DES REFORMES COSMETIQUES EN ARABIE SAOUDITE OU L'ARRESTATION DE SEPT MILITANTS DES DROITS DES FEMMES

Le royaume a arrêté sept défenseurs des droits des femmes, mardi 15 mai. C'est Human Rights Watch (HRW) qui le révèle et le dénonce, samedi. Selon l'ONG, la raison de ces arrestations n'est pas claire. Ces arrestations interviennent alors que l'Arabie saoudite s'apprête à vi