NOUVELLE TENDANCE AMOUREUSE

OU LES AMOURS MULTIPLES

Ils font de plus en plus parler d’eux, bousculant les conventions et la vision romantique de l’amour. Ils ne sot ni échangistes ni libertins mais ils revendiquent la possibilité d’aimer plusieurs personnes à la fois.Ce sont les polyamoureux. Cette façon d’appréhender le couple ne se définit pas non plus comme « le trouble »  comme certains trios amoureux. Non les polyamoureux ont plusieurs partenaires en même temps mais sans devenir polygames

Mais comment font-ils ?

Quelle différence avec la polygamie ?

Il s’agit bien de couples parfois polygames avec cette nuance qu’aimer plusieurs personnes à la fois n’est pas le privilège de l’homme. Avec un contrat tacite chacun accepte les relations de l’autre. Le plus souvent, il existe un couple pivot sur lequel viennent se greffer d’autres histoires. Alors, ensemble, on décide de rencontrer l’autre ou non, de l’autoriser à venir chez soi, etc. Tout ce petit monde ne vit pas sous le même toit, et même ne se côtoie pas ! Chaque membre du couple se laisse seulement la possibilité d’aimer quelqu’un d’autre. sportive, on est loin de l'amour fusionnel du couple à deux. Avoir plusie

Ou même on partage les plaisirs. Avec l'un on veut un enfant, avec l'autre on partage sa passion sportive, on est loin de l'amour fusionnel du couple à deux. Avoir plusieurs amoureux(ses) éviterait ainsi au couple la frustration.urs amoureux(ses) éviterait ainsi au couple la frustration.

Encore marginal à l’époque du pacte de « polyfidélité » de Sartre et de Beauvoir, l’amour « ouvert » ne serait pas l’apanage des milieux artistico-bobos. On voit s’ouvrir en France des cafés « polys », des sites, des ateliers, des conférences, qui soutiennent les amours plurielles. Ce phénomène qui résulte d’un mouvement général en faveur de la liberté individuelle prônée par notre société mais qui coincide également avec un besoin et un sentiment de sécurité . Beaucoup sont des enfants du divorce tentés d’inventer une nouvelle façon d’aimer. »

Le polyamour s’expliquerait aussi avec l’émergence de nouveaux modes de vie comme le travail géographiquement éloigné, l'habitat séparé,la médiatisation des coparents...fini la vie de façon fusionnelle

Un rempart à la frustration, vraiment ?

Pour certains psychiatre il s'agit plutôt d'une fuite en avant, et surtout d'une l’instrumentalisation car « à chercher à assouvir telle passion avec l’un, telle avec l’autre, et éviter ainsi d’être confronté à la frustration ou au vide, on risque de passer à côté de toutes les relations, prévient le psychiatre Bernard Geberowicz*. Dans cette configuration, la charge d’investissement psychique et affective de chacun est réduite, sans compter que cette conception un peu utilitariste de ses partenaires peut s’apparenter à de l’instrumentalisation. » . Les polyamoureux évitent certes le risque de la fusion, mais perdent aussi en intensité

Mais selon une étude américaine** (** Etude menée en 2012 sur 4 000 polyamoureux pour Loving More), il y aurait bien plus de femmes disposées à être des polyamoureuses que d’hommes (49,5 % contre 35,4 %).

Une question de tempérament mais aussi de culture dominante , les hommes seraient plus vite rattrapés par les travers de la rivalité…

Emily Jackson pour DayNewsWorld