Scandale Suite

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Madagascar "Le Scandale Suite"

Le régime Ratsiraka a été marqué par la Malagasysation de l’enseignement. Magnifique théorie prônant le retour aux valeurs et à l’identité Malagasy dans l’éducation qui s’est avérée un formidable moyen d’écarter le peuple de tout accès aux hautes fonctions qui devenaient alors réservées aux enfants de la nomenklatura qui eux étaient éduquée dans les écoles françaises ou à l’étranger

Quarante ans plus tard, on aurait pu être en droit d’espérer pour les enfants de Madagascar un avenir plus radieux… C’est sans compter la dégringolade du pays durant les quatre années de la transition qui ont vu le taux de pauvreté atteindre un niveau record de 92%. Comment dans ces conditions garantir l’éducation pour tous et donc assurer l’avenir économique de la nation ?

Retournons donc sur les bancs de l’école, cette école, rêve de tant d’enfants Malagasy dont l’éducation a été sacrifiée à l’autel de la cupidité d’un très petit nombre et commençons par un cours d’alphabet :

A comme Air Madagascar

Il n’est un secret pour personne que la compagnie aérienne nationale traverse depuis plusieurs années de graves turbulences. Ce qui en revanche est moins dit est que le candidat « vaovao », Hery de son prénom est depuis mi-2011 Président du Conseil d’Administration d’Air Madagascar, poste qu’il cumulait avec celui de Ministre des Finances et du Budget des gouvernements successifs et qu’il occupe encore en plus de celui de candidat du « renouveau pas nouveau » aux présidentielles.

Notons qu’en 2010, si Air Madagascar faisait encore un bénéfice de 10 milliards d’ariary, dès 2011, elle enregistrait une perte de 94 milliards d’ariary et en 2012 encore des pertes catastrophiques dépassant les 50 milliards d’ariary. Dans la même période, un nouveau directoire complet à la botte absolue du PCA a été aux commandes et des contrats divers ont été passés avec différentes compagnies italiennes, portugaises puis Air France, sans très grande transparence… Pas mal pour un PCA « champion des finances », expert comptable et auditeur de son état !

Le gouffre Air Madagascar prend peut-être toute sa perspective lorsqu’on sait que l’homme d’affaire Mamy Ravatomanga, proche de Andry Rajoelina et farouche soutien de Hery Rajaonarimampianina lorgne sur la compagnie nationale qu’il souhaite racheter à l’ariary symbolique. Un fleurons national de plus, bradé au détriment d’une nation qu’on appauvri tous les jours un peu plus…

B comme Brinks

On apprenait fin septembre-début octobre 2013 la « disparition » de deux fourgons de la BRINKS avec leur contenu évalué à plus de 230 milliards d’ariary en billets neufs. Disparition est un mot relativement impossible dans le jargon des transporteurs de fonds, les véhicules étant suivi en permanence par balise géolocalisée…

L’affaire prend une perspective intéressante lorsqu’on apprend que les actionnaires principaux de la franchise BRINKS à Madagascar ne sont autres qu’Ylias Akbaraly et Mamy Ravatomanga (encore lui), piliers de la campagne de Hery « vaovao ».

On apprend même par un document qui nous a été discrètement remis que l’ordre de « réquisition » des fonds disparus émane de Hery Rajaonarimampianina himself ! Pour financer la campagne de qui ? Ben sa campagne bien-sûr !

Dans cette configuration, on commence à comprend l’inexplicable : pourquoi ni la BRINKS, ni l’Etat Malagasy n’ont porté plainte dans la disparition de cet argent qui appartient au peuple Malagasy et détourné de la plus vile des manières par cette association de malfaiteurs !

Des comptes seront certainement à rendre lorsqu’au moment opportun, le document signé de la main du désormais candidat vaovao pas nouveau fera surface…

B comme BNI

La BNI est la plus importante banque de Madagascar dans laquelle l’Etat « était » actionnaire à un peu plus de 30%. Bagatelle semble dire notre Président-DJ qui s’offusque des questions légitimes posées par des citoyens Malagasy quant au fait que ce fleuron de l’économie national a été bradé dans des circonstances aussi scandaleuses que rocambolesques à un consortium majoritairement mauricien mais ne comprenant aucune banque de référence internationale. L’Etat selon lui devrait uniquement se contenter de son rôle de « Facilitateur » dans une transaction entre privés…Des privés dont le groupe CIEL envers lequel, des dires mêmes de l’entourage de M. Rajoelina, A part que là, il s’agit d’un patrimoine colossal du peuple Malagasy que l’on brade encore !

Les choses s’éclairent lorsqu’on apprend que la lettre du 20 juin 2013 portant entête de la Direction Générale du Trésor et donnant instruction d’autoriser la vente en faveur du groupe CIEL (Bank One) auquel M. Rajoelina est fortement redevable selon les dires mêmes de son entourage et First Immo est signée de manière totalement illégale de la main du Ministre des Finances et du Budget d’alors… Hery Rajaonarimampianina.

B comme Bois de rose

Les 4 ans de transition que le pays subit ont vu des fortunes colossales se faire dans une bien trop grande indifférence qui confine à l’omerta ! L’origine de cette richesse ? Eh bien encore un patrimoine Malagasy que l’on arrache au pays et que l’on brade : le bois de rose !

Ce vol à très grande échelle constitue une destruction ciblée des dernières forêts primaires Malagasy qui s’effectue en toute impunité jusqu’au cœur des aires protégées.

Face au silence coupable qui règne, il est à se demander s’il n’est pas plus aisé de citer les politiciens non coupables que ceux impliqués. Des listes très claires circulent pourtant et les 5 candidats aux prochaines présidentielles qui sont impliqués refusent obstinément de déclarer l’origine de leurs fonds de campagnes faramineux et de démontrer leur probité et leur intégrité dans ce dossier, alors même qu’ils s’apprêtent à prendre les rênes de l’Etat.

Alors MM. Camille Vital, auteur de la note de service 218-PM-SP.09 autorisant l’exportation du bois de rose, Monja Roindefo, Hajo Randriainarivelo, Roland Ratsiraka et Nelson William, quand allez-vous enfin vous expliquer ?

New York Paul Emison pour DayNewsWorld