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APPELS A LA DEMISSION DE BORIS JOHNSON

AU ROYAUME- UNI

Boris Johnson aborde très mal l’année 2022. Il est déjà rattrapé par les scandales. Sortira t-il indemne de ce « partygate » ? Visé par des appels à la démission au sein même de sa majorité, le Premier ministre bataille pour son maintien à la tête du gouvernement britannique après son mea culpa pour sa présence à une fête à Downing Street en plein confinement en 2020.

Un scandale la veille des funérailles du prince Philip

La situation s'est encore compliquée jeudi 13 janvier, après des révélations du Telegraph faisant état d'une autre fête à Downing Street, toujours en plein confinement, mais cette fois à la veille des funérailles du prince Philip, l'époux de la reine Elizabeth, alors que le pays était en deuil national.

Déjà accablé par une série d'autres scandales, le dirigeant conservateur âgé de 57 ans avait présenté ses excuses mercredi au Parlement pour avoir participé à une fête le 20 mai 2020 dans les jardins de sa résidence officielle, affirmant avoir alors pensé qu'il s'agissait d'une réunion de travail.

L'événement, pour lequel une invitation avait été envoyée par son secrétaire à une centaine de personnes avec la suggestion d'amener leurs bouteilles, s'est déroulé pendant une période traumatisante pour les Britanniques. En pleine première vague de Covid-19, seules deux personnes étaient autorisées à se retrouver, à l'extérieur, et nombre de Britanniques n'ont pas pu dire adieu à leurs proches mourants.

Une accumulation de ratés et de scandales

Les deux derniers mois de 2021 ont été calamiteux pour ce politique atypique, jovial et gaffeur, auquel le grand public semblait jusqu’alors tout pardonner, y compris sa gestion aléatoire de la crise sanitaire (avec 150 000 décès liés au Covid-19). Le premier ministre a enchaîné les faux pas en décidant des hausses d’impôts impopulaires, en tentant de sauver un ami député pris en flagrant délit de lobbying ou en refusant de reconnaître l’existence de fêtes à Downing Street en violation apparente des règles sanitaires. La sanction électorale a été immédiate : mi-décembre, le Parti conservateur a essuyé un échec cuisant lors d’élections partielles dans un de ses fiefs. Et le Parti travailliste est désormais en tête dans les sondages.

Les travaillistes en tête dans les sondages

Face à ce nouveau scandale, les partis de l'opposition, les travaillistes en tête qui l'ont accusé de mensonge, ont réclamé immédiatement sa démission. Accusant Boris Johnson de « mentir comme un arracheur de dents », le chef de l’opposition travailliste Keir Starmer a jugé la défense du Premier ministre « tellement ridicule » qu’elle en est « insultante » pour les Britanniques. « Aura-t-il maintenant la décence de démissionner ? » a-t-il lancé. Les indépendantistes écossais du SNP et les libéraux-démocrates ont également demandé son départ. Si les membres de son gouvernement lui ont dans leur majorité apporté leur soutien, sur Twitter ou dans les médias la colère gronde de plus en plus fort au sein de son propre parti au pouvoir.

Porté par sa victoire aux élections générales de fin 2019, Boris Johnson a perdu la confiance de ses troupes : les élus conservateurs, qui jusqu’alors fermaient les yeux sur ses défauts – l’opportunisme, le peu d’attention aux détails, le rapport élastique à la vérité –, doutent désormais de sa capacité à mener le parti à une quatrième victoire d’affilée en 2024.

Enquête interne

C'est ainsi que Rishi Sunak a mis huit heures à se ranger derrière lui, via un tweet dans lequel il insiste sur son propre engagement pour l'emploi au Royaume-Uni. « Le Premier ministre a bien fait de présenter ses excuses et je soutiens sa demande de faire preuve de patience » en attendant les résultats de l'enquête interne menée par la haute fonctionnaire Sue Gray, a-t-il sobrement déclaré.

Attendues au milieu la semaine prochaine, les conclusions de cette enquête interne s'annoncent désormais déterminantes pour le destin de Boris Johnson.

Vers un vote de défiance ?

Raillée pour la ligne qu'elle suit consistant à ne pas enquêter a posteriori en matière de violation des règles anti-Covid, la police de Londres a annoncé jeudi soir qu'elle réexaminerait sa façon de voir les choses si l'enquête interne mettait en évidence de potentielles infractions pénales.

Signe des fissures qui lézardent l'unité du parti au pouvoir, la révolte gronde aussi chez les conservateurs écossais, qui jugent sa position intenable, et des députés tories à Westminster. On spécule déjà sur les remplaçants possibles, comme le ministre des Finances, Rishi Sunak, ou la patronne du Foreign Office, Liz Truss. On évoque un possible vote de défiance interne au parti, si 54 députés conservateurs au moins le demandent par lettre. Comme Roger Gale, pour qui Boris Johnson est un « mort-vivant », certains élus se sont ouvertement dits favorables à un vote de défiance au sein du Parti conservateur afin de le pousser vers la sortie.

« La position du Premier ministre est intenable et je pense qu'on ne doit pas laisser les conclusions d'une fonctionnaire déterminer son avenir », a acquiescé un autre député, William Wragg, le vice-président du puissant Comité 1922, responsable de l'organisation parlementaire de la formation. « Il revient au Parti conservateur, si ce n'est au Premier ministre lui-même, de prendre cette décision », a-t-il ajouté sur la BBC.

Deux ans après sa victoire électorale historique avec la promesse de réaliser le Brexit, la popularité de BoJo est en chute et les sondages sont cruels. L'un d'eux, réalisé par YouGov pour le Times avant ses excuses, donne au Labour une large avance de dix points, une première en près d'une décennie. Selon plusieurs études, une majorité de Britanniques estime qu'il devrait démissionner, et le Parti travailliste, à la peine jusqu'ici, est passé de plusieurs points devant le Parti conservateur.

Selon le chroniqueur politique Robin Pettitt,Robin Pettitt « le parti conservateur a toujours été très impitoyable lorsqu'il s'agit de se débarrasser de dirigeants qui ne fonctionnaient pas.»




Alize Marion pour DayNewsWorld
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POURPARLERS SUR L'UKRAINE ET LA SECURITE RUSSE

LES RAISONS DE LA RUSSIE DE SE SENTIR MENACEE PAR L'OTAN

Sur fond de tensions aiguës autour de l’Ukraine, Russes et Américains ont entamé lundi 10 janvier 2022 des pourparlers tendus à l'issue très incertaine, abordant aussi bien le risque d'une invasion russe de l'Ukraine que l'architecture sécuritaire européenne que Moscou veut redessiner en faisant reculer l'Otan.

Cette réunion a débuté à 08H55 (07H55 GMT) à la représentation diplomatique américaine de Genève, en Suisse, en présence des vice-ministres des Affaires étrangères des deux pays, Wendy Sherman et Sergueï Riabkov, avant des discussions le 12 janvier entre l'état-major de l’Otan, réuni à Bruxelles, et celui des forces militaires russes. Le lendemain, Russes et Occidentaux se reverront dans le cadre de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) tandis que les ministres de la Défense de l’UE seront en séminaire à Brest.

La Russie de Vladimir Poutine exige publiquement des Occidentaux qu’ils renoncent à leur expansionnisme militaire en Europe de l’Est. Plusieurs rencontres au sommet sont prévues cette semaine entre les deux camps. L’enjeu n'étant, rien de moins, que de redessiner les rapports de forces entre Russes, Européens et Américains en Europe.

En massant 100 000 hommes à sa frontière avec l’Ukraine, la Russie de Vladimir Poutine a en effet décidé de frapper un grand coup pour stopper l’avancée inexorable de l’Otan vers ses frontières depuis 30 ans.

La Russie attend des Occidentaux des réponses aux exigences formulées le 17 décembre. Ces propositions de traité interdiraient aux États-Unis d'établir des bases militaires dans tous les pays d'ex-URSS non-membres de l'Otan et même de « développer une coopération militaire bilatérale » avec ces États. Une remise en cause l'ordre international né de la fin de la guerre froide...

Stopper l'élargissement de l'Otan

Encore plus important aux yeux de Moscou, tous les membres de l'Alliance atlantique s'engageraient à ne jamais plus élargir l'Otan et à ne mener aucune « activité militaire sur le territoire de l'Ukraine et dans d'autres pays d'Europe de l'Est, du Caucase du Sud et d'Asie centrale ».

Avec ces demandes faites publiquement, ce qui est inhabituel dans le monde feutré de la diplomatie, la Russie dit haut et fort que sa sécurité est menacée par 30 ans d’élargissements successifs de l’Otan, la puissante alliance militaire entre américains et européens née de la guerre froide et de la confrontation avec l’URSS. Moscou fait de l’adhésion éventuelle de l’Ukraine une ligne rouge à ne pas franchir et exige des Occidentaux qu’ils renoncent à soutenir militairement les forces ukrainiennes qui, depuis 2014, affrontent les séparatistes pro-russes du Donbass, dans l’est du pays

En effet, après la chute de l’URSS en 1991, les Occidentaux n’ont pas tardé à élargir leur influence militaire au-delà du rideau de fer. En 1999, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque rejoignent l’Otan. Suivies en 2004 par la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. Depuis, l'Albanie, la Croatie, le Monténégro, et enfin la République de Macédoine du Nord, en 2020, sont également devenues membres de l’Alliance et bénéficient de sa protection en cas de conflit avec un pays tiers.


L'élargissement de l'Otan vers l'Est de l'Europe, 1991-2020

En un peu plus de 20 ans, la Russie a assisté à l’entrée dans l’Otan de 14 pays qui, à divers degrés, ont été dans sa sphère d’influence pendant des décennies. Pendant ces années, Moscou a également assisté, impuissante, à l’intervention militaire décidée par les Occidentaux au Kosovo en 1999. Pour les Russes, ce fut une rupture stratégique majeure.

Dans les années qui suivirent ce conflit, la Russie est progressivement sortie de l’état de faiblesse économique et militaire dans lequel la chute de l’URSS l’avait plongée et a entrepris de stopper ce qu’elle perçoit comme un expansionnisme insupportable. En 2008 d’abord, avec son intervention militaire en Géorgie pour soutenir les séparatistes pro-russes d’Ossétie du Sud et d'Abkhazie, après l’offensive militaire du gouvernement pro-occidental de Tbilissi qui tenta, par la force, de reprendre le contrôle de territoires qui échappaient à son contrôle.

La Russie n’accepte pas d’être rejetée aux marges du continent

Puis, de façon beaucoup plus spectaculaire en Ukraine, avec l'annexion, en 2014, de la péninsule de Crimée, qui fait suite à la victoire de la Révolution de Maïdan, pro-UE, à Kiev et la destitution du président pro-russe Viktor Ianoukovitch. Depuis ce coup de force, très populaire auprès des Russes, le Kremlin a montré sa puissance de frappe diplomatique et militaire bien au-delà des pays voisins en intervenant en Syrie, en Libye, en Centrafrique et plus récemment au Mali.

« La crise de 2014 en Ukraine est bien un tournant dans les relations russo-occidentales. Beaucoup pensaient, en Occident comme en Russie, qu’à long terme, une convergence était inévitable entre l’Union européenne en cours d’élargissement et la Russie. Cela est révolu. Aujourd’hui, la Russie se voit comme un pôle indépendant sur la scène internationale, qui n’a pas vocation à rejoindre un ensemble occidental élargi », note Arnaud Dubien, directeur de l’observatoire franco-russe à Moscou.

Animée par cette ambition, la Russie veut ainsi obtenir, lors des rencontres qui vont se succéder cette semaine, un engagement net des Occidentaux concernant les demandes d’adhésion à l’Otan formulées par l’Ukraine, la Géorgie, et dans une moindre mesure par la Bosnie-Herzégovine. « Les Russes exigent aujourd’hui que l’on referme la porte » conclut le chercheur.

Une position qu’ils vont marteler obstinément alors que deux pays neutres depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Suède et la Finlande, ont affirmé, en décembre, qu'ils solliciteraient une adhésion à l’Otan si les soldats russes envahissaient l’Ukraine.

Le sort de l’Ukraine en jeu

Au-delà des élargissements successifs de l’Otan qui contrarient Moscou, c’est surtout le sort de l’Ukraine qui sera en jeu lors des rendez-vous diplomatiques de ces prochains jours.

Les Ukrainiens ont majoritairement un désir d’Occident. La démocratie et une certaine prospérité n’y apparaissent pas utopiques. Mais la géopolitique et le droit d’aînesse de l’ancien maître s’y opposeraient, selon François Brousseau, chroniqueur d’affaires internationales à Ici Radio-Canada.

En effet, la France et l’Allemagne ne sont pas favorables à l’entrée de l’Ukraine au sein de l’Otan qui pourrait entraîner un conflit ouvert avec Moscou. Washington, malgré ses assurances répétées qu’il « répondra énergiquement » à une invasion russe, ne souhaite sans doute pas plus que les Européens être entraîné dans une guerre en Ukraine.

« Si les Russes obtiennent des garanties sur une modération de la coopération militaire bilatérale entre Washington et Kiev, les choses peuvent se calmer. Je ne pense pas que les Russes attendent réellement des garanties écrites sur le non-élargissement de l’Otan, c'est impossible mais plutôt un stop à l'Otan en Ukraine », estime le directeur de l’observatoire franco-russe à Moscou.





Alize Marion pour DayNewsWorld


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RUSSIE/KAZAKSTAN

L'OTSC CONTREPOIDS DE L'OTAN

Pour faire face aux émeutes et aux manifestations qui secouent le Kazakhstan depuis le début de la semaine, un contingent de troupes russes (notamment des parachutistes) et de cinq anciennes républiques soviétiques demeurées dans son « pré-carré » - la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan- est arrivé jeudi 6 janvier 2022 dans le pays comme « une force collective de maintien de la paix » pour « une durée de temps limitée afin de stabiliser et normaliser la situation dans ce pays », qui a été provoquée par « une ingérence extérieure ».

Une version minimaliste du défunt pacte de Varsovie

Fondée en 2002, quelques mois après le début de l'intervention internationale en Afghanistan, cette alliance militaire s’est dotée en 2019 d'une force d'intervention rapide de 20 000 hommes et d’une force de maintien de la paix de 3 600 membres reconnue par l’ONU. L'organisation eurasiatique dispose de troupes basées au Tadjikistan et au Kirghizstan.

Pensée comme « une forme de contrepoids de la Russie face à l'Alliance atlantique », où Moscou et son armée moderne disposent d'un fort ascendant militaire sur leurs alliés, l’OTSC se veut la « garante de la stabilité en Asie centrale » observe David Teurtrie.




Alize Marion pour DayNewsWorld
 


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UKRAINE LES EXIGENCES DE LA RUSSIE

FACE A L'OTAN

Les chefs d’État et de gouvernement des 27 pays membres de l’Union européenne réunis à Bruxelles, le 16 décembre, ont prévenu la Russie que « tout agression supplémentaire contre l’Ukraine aurait en réponse de lourdes conséquences et un coût important, dons des mesures restrictives coordonnés avec des partenaires » [à savoir le Royaume-Uni et les États-Unis, ndlr]. Cependant, aucun détail n’a été donné sur les sanctions susceptibles d’être décidées le cas échéant.

Tensions aux frontières de l'Ukraine

Pour le moment, il a été décidé de reconduire, pour six mois de plus, les sanctions économiques imposées à la Russie en 2014 pour l’annexion de la Crimée. Cela étant, les membres de l’UE auront sans doute des difficultés à se mettre d’accord sur de nouvelles sanctions à l’égard de la Russie. Par exemple, si le gazoduc Nord Stream 2, qui doit acheminer du gaz russe en Europe et dont la mise en service est imminente, peut être une « pièce du grand puzzle » pour Mateusz Morawiecki, le Premier ministre polonais, le chancelier Scholz se montre plus « ambigu » à son sujet. « C’est un projet privé », a-t-il dit.

En attendant, la tension reste vive près des frontières de l’Ukraine, où d’importants mouvements de troupes russes ont été observés ces dernières semaines. La Russie mobilise 100.000 hommes à la frontière ukrainienne.D’où la crainte d’une éventuelle action militaire de Moscou contre Kiev… et les menaces de nouvelles sanctions brandies par l’UE, l’Otan et les États-Unis.

Les exigence du Kremlin

À Moscou, on explique ces mouvements de troupes par le renforcement des forces ukrainiennes aux abords du Donbass, région du sud-ouest de l’Ukraine en partie contrôlée par des séparatistes pro-russes, ainsi que par l’activité militaire de l’Otan près des frontières de la Russie.

Pour le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan serait un casus belli. De même que celle de la Géorgie. Aussi, la Russie veut obtenir de l’Alliance atlantique des « garanties juridiques » sur sa sécurité. Tel est, en tous cas, le message que font passer les autorités russes avec plus d’insistance qu’à l’accoutumé depuis quelques semaines.

Et, ce 17 décembre, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a présenté deux projets d’accord concernant l’Otan et les États-Unis.

Ainsi, ces deux textes, respectivement appelés « traité entre les Etats-Unis et la Fédération de Russie sur les garanties de sécurité » et « accord sur les mesures pour assurer la sécurité de la Fédération de Russie et des Etats membres » de l’OTAN, prévoient notamment d’interdire tout nouvel élargissement de l’Alliance atlantique ainsi que l’établissement de bases militaires américaines dans les pays de l’ancien espace soviétique.

Dans le détail, Moscou demande à Washington de pas établir d’emprises militaires dans les pays ayant appartenu à l’Union soviétique et de ne « pas utiliser leurs infrastructures pour toute activité militaire ou de développer une coopération militaire bilatérale », comme c’est par exemple actuellement le cas avec l’Ukraine et la Géorgie.

S’agissant des membres de l’Otan, la Russie leur demande de prendre l’engagement de ne plus mener d’activité militaire « sur le territoire de l’Ukraine et dans d’autres pays d’Europe de l’Est, du Caucase du Sud et d’Asie centrale »…

En outre, elle souhaite aussi qu’aucun renforcement militaire ne soit effectué en dehors des pays qui formaient l’Alliance en mai 1997 , avant donc l’élargissement de l’Alliance à la Pologne et aux pays Baltes. L’Otan s’engagerait à ne se livrer «à aucune activité militaire sur le territoire de l’Ukraine, de l’Europe de l’Est, du Caucase, ou de l’Asie centrale». Sauf cas exceptionnel et avec son accord. Une telle mesure concernerait donc la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l’Albanie, la Croatie, le Montenegro et la Macédoine du Nord.

Et Moscou propose de « ne pas déployer de missiles intermédiaires et à courte portée là où ils peuvent toucher le territoire de l’autre camp ».

« Absence totale de confiance » mutuelle

« Il est essentiel que les garanties de sécurité pour la Russie soient couchées sur le papier et aient force de droit », a déclaré le vice-ministre des affaires étrangères, Sergueï Riabkov, présentant à la presse les documents, qui avaient été remis cette semaine à une haute responsable de la diplomatie américaine. Il a également proposé l’ouverture des négociations « dès demain, au sens propre du terme, samedi 18 décembre » afin d’éviter une escalade des tensions en Europe et a dit que Moscou avait proposé aux Américains qu’elles aient lieu à Genève

Selon M. Riabkov, ces propositions sont le moyen de rétablir une coopération russo-occidentale en l’« absence totale de confiance » mutuelle et compte tenu de la politique « agressive » de l’OTAN « dans le voisinage de la Russie ». Le responsable a jugé qu’il s’agissait de « relancer la relation à partir d’une page blanche ».

Seulement, les États-Unis ne semblent pas disposés à discuter sur de telles bases…

Ainsi, la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a d’ores et déjà écarté tout « compromis » sur « le fait que tous les pays ont le droit de décider de leur propre avenir et de leur politique étrangère sans être soumis à une influence extérieure ».

En outre, elle a expliqué qu’il n’y aurait « pas de discussions sur la sécurité européenne sans [les] alliés et partenaires européens » de Washington.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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REVOLTE AU SEIN DU PARTI CONSERVATEUR

 D'UN BORIS JOHNSON AFFAIBLI PAR LES SCANDALES ET LA FLAMBEE DU VARIANT OMICRON

L’esprit de Noël n’y est pas du tout pour Boris Johnson. C'est un vent de révolte inédit qui souffle dans les rangs conservateurs contre Boris Johnson, avec la fronde la plus hardie depuis son accession au pouvoir en 2019. Près d'une centaine de députés tories ont défié son autorité mardi 14 décembre au soir et voté contre ses dernières mesures visant à endiguer le «raz-de-marée Omicron» au Royaume-Uni, l'un des pays d'Europe les plus touchés par la pandémie de Covid avec presque 146.500 morts, allant jusqu'à perturber le championnat d'Angleterre de football.

Fronde au sein de son propre parti

Une claque qui confirme la dangereuse zone de turbulences politiques dans laquelle est entré Boris Johnson, une série de bévues et de scandales minant son autorité et sa légitimité.

Son «plan B» face à la flambée du variant Omicron a certes, été adopté par le Parlement mais grâce au soutien de l'opposition travailliste, et ce alors que les conseillers scientifiques du gouvernement prévoient jusqu'à 300.000 ou 400.000 contaminations quotidiennes dans les jours qui viennent. Mais 99 de ses députés ont voté contre certaines dispositions jugées «discriminatoires» ou «liberticides», comme celle instituant un passe sanitaire pour les grands événements et les boîtes de nuit.

Mais cette révolte ne pouvait pas tomber plus mal pour Boris Johnson.

Une accumulation de ratés et de scandales

Depuis quelque temps, il accumule les ratés qui alimentent les doutes sur sa compétence et son leadership. En pleine résurgence du Covid, le «partygate» - ces révélations sur des fêtes de Noël tenues à Downing Street et dans des ministères l'an dernier - scandalise l'opinion. Une vidéo ayant fuité et montrant des collaborateurs de Boris Johnson plaisantant sur cette « Christmas party » a ajouté de l'huile sur le feu. BoJo est accusé de désinvolture et de légèreté. Et, plus grave, d'avoir menti en niant toutes ces fêtes déplacées en plein confinement.

Cette série de révélations s'ajoutent aussi à des accusations de corruption, qui pourraient au final entraîner au sein du Parti conservateur un vote de défiance contre Boris Johnson.

Le Premier ministre a en effet été rappelé à l'ordre au sujet de la coûteuse rénovation de son logement à Downing Street. La Commission électorale a imposé à son parti une amende de 16.250 livres (19.000 euros) pour ne pas avoir déclaré le montant total du don privé perçu pour financer ces travaux. S'ajoutent aussi des questions concernant les luxueuses vacances à l'étranger du Premier ministre, des liaisons dangereuses de son gouvernement avec les milieux d'affaires, ou encore des accusations de copinage liées à l'attribution de sièges à la Chambre des Lords (non élue) à de généreux donateurs du Parti conservateur.

Deux ans après sa victoire électorale historique avec la promesse de réaliser le Brexit, la popularité de BoJo est en chute et les sondages sont cruels. Selon plusieurs études, une majorité de Britanniques estime qu'il devrait démissionner, et le Parti travailliste, à la peine jusqu'ici, est passé de plusieurs points devant le Parti conservateur.

« Impitoyable »

Jusqu'à présent, Boris Johnson arrivait à contenir les révoltes dans ses rangs et à imposer son autorité, comme récemment quand il a fallu voter l'augmentation controversée des impôts pour financer le système de santé public. Mais aujourd'hui, de plus en plus de députés tories n'hésitent pas à le défier, et les couloirs bruissent de rumeurs d'une possible chute. On spécule déjà sur les remplaçants possibles, comme le ministre des Finances, Rishi Sunak, ou la patronne du Foreign Office, Liz Truss. On évoque un possible vote de défiance interne au parti, si 54 députés conservateurs au moins le demandent par lettre. «Il est désormais en danger, a déclaré le député conservateur Geoffrey Clifton-Brown sur Sky News. Et il doit le réaliser parce que s'il ne le réalise pas, alors il courra un danger encore beaucoup plus grand... Je le soutiens toujours, mais il doit changer.»

Selon le chroniqueur politique Robin Pettitt, le bagou de Boris Johnson - ancien journaliste et maire de Londres connu pour son style non-conventionnel - pourrait lui permettre de surmonter un ou deux de ces scandales.

Mais si l'accumulation se poursuit, a ajouté Robin Pettitt « le parti conservateur a toujours été très impitoyable lorsqu'il s'agit de se débarrasser de dirigeants qui ne fonctionnaient pas.»




Alize Braxton pour DayNewsWorld
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ALLEMAGNE OLAF SCHOLZ ELU CHANCELIER POUR « OSER PLUS DE PROGRES »

Deux mois et demi après les élections en Allemagne, le social-démocrate Olaf Scholz a été élu, mercredi 8 décembre, au poste de chancelier par le Bundestag. A 63 ans, et la tête d’une coalition inédite composée du Parti social-démocrate (SPD), des Verts et des libéraux du FDP, il succède à Angela Merkel.

Son élection comme neuvième chancelier de l’Allemagne d’après-guerre ne faisait aucun doute :

sa formation, le Parti social-démocrate (SPD), arrivée en tête aux législatives, dispose d’une confortable majorité (206 sièges), avec ses deux nouveaux partenaires de coalition, les Verts (118 sièges) et les libéraux du FDP (92). Il lui fallait 369 voix pour être élu.

Féministe convaincu, Olaf Scholz prendra les rênes d’un gouvernement composé pour la première fois d’autant d’hommes que de femmes. Trois d’entre elles seront à la tête de ministères-clés : les affaires étrangères pour l’écologiste Annalena Baerbock, la défense et l’intérieur pour les deux sociales-démocrates Christine Lambrecht et Nancy Faeser.

Désormais aux manettes, ce nouveau gouvernement a devant lui un travail colossal. Son mot d’ordre « oser plus de progrès » n’est rien d’autre que la promesse de remettre l’Allemagne en mouvement.

Bien que marquées par une prospérité économique éclatante, les « années Merkel » l’auront aussi été par un manque d’ambition réformatrice dont le pays paie aujourd’hui le prix avec ses infrastructures vieillissantes, son administration peu performante et une transition numérique qui a pris un retard considérable.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

THE WOKISM OF THE EUROPEAN COMMISSION

 CAUSES A POLEMIC

In order for its members to communicate in a “more inclusive” way, the European Commission published various recommendations in October 2021, in particular that of avoiding the use of words such as “Christmas”, “ladies and gentlemen” or even the first name “Marie”. ". Faced with the controversy, this document was withdrawn this Tuesday, November 30, 2021.

According to the European Equality Commissioner, Helena Dalli, this document “aimed to achieve an important objective:

illustrate the diversity of European culture and highlight the inclusive nature of the European Commission towards all walks of life and all convictions of European citizens. ”

This guide recommended in particular to abandon the formula "Christmas period" in favor of "holiday period", stressing that many Europeans, not being Christians, do not celebrate Christmas.

The Commission also invited its members to abandon the expression “Ladies and Gentlemen” in favor of “dear colleagues”, so as not to presume the gender of those present and not to offend people who are neither male nor female.

As Figaro reports, the Commission document also stated: "In the stories, do not choose first names typical of a religion", citing as an example "Maria and John" which could be replaced by "Malika and Julio".

What cause an uproar !!

Recommendations which have not failed to react to the political and media sphere.

"In the name of inclusiveness, the European Commission is going so far as to cancel Christmas", the Italian daily Il Giornale (right) indignant Sunday.

In France, the candidate of the National Assembly for the presidential election, Marine Le Pen, also tweeted: "The European Commission wants to ban the words" Christmas "or even" Ladies and Gentlemen "because it considers them" discriminatory ".

These technocrats show their true face: that of the enemy of our identities, our roots, our traditions, ”she says.




Garett Skyport for DayNewsWorld

MAGDALENA ANDERSSON FINALLY

PRIME MINISTER OF SWEDEN

This time is therefore the right one. After an incredible election-resignation in the space of seven hours last week, Swedish Social Democrat leader Magdalena Andersson was re-elected prime minister on Monday November 29 by Parliament and will be able to officially become the first woman to hold this post in the country.

A high level swimmer

Born January 23, 1967 in the city of Uppsala, Magdalena Andersson first had a career in high performance sport. She won the national swimming title in Sweden. In 1992, she graduated with a master's degree in economics from Stockholm University before joining the prestigious Harvard University in 1995. From 1996, she began to hold various positions in the political world. First political advisor to the Swedish Prime Minister, she became director of planning in 1998. She worked with various ministries, in particular that of Finance, of which she took the head in 2014. At the time, she was already the first woman. who was entrusted with this portfolio.

Magdalena Andersson was elected by MEPs with 173 votes against, 101 votes for and 75 abstentions. In Sweden, a government is approved as long as an absolute majority of 175 deputies does not vote its censure. The 54-year-old economist succeeds the resigning Prime Minister Stefan Löfven. Barring an improbable new surprise, the election closes the soap opera of the transition of social democratic power caused by the departure of the latter, who had passed the hand at the beginning of the month after seven years in power and less than a year of legislative elections. September 2022. The presentation of his government to King Carl XVI Gustaf, which officially marks his assumption of office, is expected on Tuesday.

During an astounding day of parliamentarism last Wednesday, Magdalena Andersson was first elected prime minister, then outvoted on her budget by the right-wing opposition and finally forced to resign after the surprise departure of environmentalists from the government.

A "historical situation"

As a result of this departure from the Green Party, the 54-year-old economist and former high-level swimmer will lead an entirely social-democratic government. “She will now be at the head of a one-party government. So, no more surprises. No more crisis, at least for now, ”said Anders Sannerstedt, professor of political science at Lund University, for whom the episode was“ a historic situation ”.

Although used to the complexities of its parliamentarism and faced since 2018 with extremely complicated power struggles in the Riksdag, the Nordic country had never experienced such a scenario. The president of the chamber responsible for piloting the transition process, Andreas Norlén, had expressed his “regrets” at the image given to the Swedish people.

One year before the legislative elections

The succession to the head of Sweden takes place less than a year from the legislative elections of September 2022, which promise to be tight. Mrs Andersson will have to manage to convince the voters by then. With some 25% in the polls, the Social Democratic Party retains its rank as the leading political formation in Sweden, but is close to its historic lows. He will have to counter his great rival, the conservative Moderates party, in a new configuration. The latter has moved closer to the far right Swedish Democrats and is now ready to govern with his support in Parliament.

The appointment of Magdalena Andersson as Prime Minister marks an important milestone for Sweden, considered for decades one of the most progressive countries in Europe in terms of gender relations, but which had yet to have woman in the highest political office, unlike all the other Nordic countries.



Andrew Preston for DayNewsWorld

GREEN SPD COALITION AGREEMENT

AND LIBERALS IN GERMANY

After Angela Merkel, a new political era begins in Germany. The Social Democrats, the Greens and the Liberals unveiled, Wednesday, November 24, 2021 in the afternoon, their government agreement to form the coalition that will come to power, almost two months after the legislative elections, marked by a debacle history for the conservative camp of the Chancellor.

The SPD is preparing to take power in an unprecedented alliance with environmentalists and the liberal FDP party. The three formations distributed the ministerial portfolios: the Greens get foreign affairs and the climate, while the very important and prestigious morocco finance goes to the liberals.

The document does not give a name, but FDP chairman Christian Lindner, a champion of budget austerity, is considered a favorite to take on the post of chief financial officer. The doors of the Chancellery are now wide open for the Social Democrat Olaf Scholz, 63, who is expected to be made chancellor in early December by the Bundestag. Germany will then turn the page on the Merkel years, which has only been managing current affairs for a month.

Negotiated for several weeks, the coalition contract, dubbed “Daring for more progress - alliance for freedom, justice and sustainability”, plans to return “in 2023” to the rules of budgetary austerity, including the constitutional debt brake. . After a year 2022 still marked by the pandemic, "from 2023 we will limit debt to what the constitutional brake allows", according to the contract, which however provides for "unprecedented" budgetary resources to meet climate objectives. Among these: the anticipated exit from coal in 2030 “ideally”, against 2038 previously. "This requires the massive development of renewable energies", notes the agreement,and involves "the construction of modern gas-fired power stations in order to meet the growing needs for electricity and energy in the coming years at competitive prices".

The coalition also wants to legalize cannabis, the sale of which in “authorized stores” will be reserved for “adults”. "This will allow quality control, prevent the transmission of contaminated substances and guarantee the protection of young people," said the government contract, specifying that "the social impact of the law" would be assessed after four years.

The agreement was finalized after vigorous negotiations. Time was running out, as the Covid-19 pandemic has never been so virulent. Sign of growing nervousness in the face of the outbreak of contaminations, Angela Merkel had received Tuesday evening at the chancellery the leaders of the parties of the future coalition called "traffic light". On Wednesday, the outgoing Minister of the Economy announced that the country will extend its aid to businesses until April 2022.

For the first time in sixteen years, the SPD, which came first in the legislative elections with 25.7% of the vote, will once again lead the government of the main European economy.




Britney Delsey for DayNewsWorld

COVID RECONFINATION AND COMPULSORY VACCINATION IN AUSTRIA

The measure to contain the considerable number of new cases of contamination in Austria marks its most radical step. Alexander Schallenberg, the Austrian chancellor, indeed announced, this Friday, November 19, the entry into force from Monday of a general confinement of the whole country for twenty days. He also indicated that a vaccination obligation would be introduced from February 1, 2022.

After having decided to confine unvaccinated people and then announced the containment of two regions, this general containment is a first in Europe since the spring. We must "look reality in the face", declared the conservative chancellor at a press conference in Tyrol, after discussions with all the regional governors.

“Despite months of persuasion, we have not been able to convince enough people to get vaccinated,” he said, lamenting the current overload of intensive care units. “Sustainably increasing the vaccination rate is the only way out of this vicious circle,” said Schallenberg, deeming it to be the “exit ticket” from the pandemic.

Austria recorded 15,000 new contaminations on Thursday alone.

"The dynamics of contaminations is not tenable", explained Thursday Wilfried Haslauer, governor (ÖVP, Österreichische Volkspartei, People's Party, Christian conservative) of the Land of Salzburg, where the seven-day incidence rate exceeded 1,700 cases for 100,000 inhabitants.

Almost 66% of the population fully vaccinated

Admittedly, under the pressure of the measures and the epidemic, the number of vaccinated has increased slightly in recent days, with 65.6% of the entire population having received two doses, which is lower than the European average ( 67%) and far from countries like Spain (79%) or France (75%). Mr. Schallenberg had called this rate "shamefully low" when he mentioned the plan to contain unvaccinated people.

But the current epidemic leap cannot be explained only by the low vaccination coverage. About 40% of symptomatic people positive for the coronavirus in the past four weeks had received two doses of the vaccine. Intensive care beds, however, remain almost entirely occupied by unvaccinated people. With nearly 500 patients in intensive care throughout its territory, Austria is still far from the situation observed in neighboring countries, all hit hard by this fourth wave.

Wave of contaminations in Europe

If Austria is the first to restore strict containment in a Europe where the Covid pandemic is racing, several countries - including Belgium, Sweden, Germany and Greece - have announced a tightening of health restrictions in the latter days . In Berlin, the health situation is so serious that Austrian-style confinement, including for vaccinated people, is not ruled out, Health Minister Jens Spahn said on Friday. “We are now in a situation […] where we cannot exclude anything,” he lamented.

In France, where the fifth wave begins, the government has so far ruled out any reconfinement of the population. But voices are rising to tighten the screw a little more, with in particular an increased use of teleworking. This Friday, in an interview with "La Voix du Nord", Emmanuel Macron calls for a strengthening of the vaccination policy. It also leaves the door open to a generalization of the booster dose. On this subject, the Head of State said to await "the opinion of the health authorities".

The start of a fifth wave raises only "moderate concern" from the European Center for Disease Control (ECDC). In its latest risk assessment, published on Friday, the European disease agency, however, notes a clear epidemic deterioration within the European Union.

An evolution "currently characterized by a rapid and significant increase in cases and a low but slowly rising death rate", according to the Stockholm-based agency.




Carl Delsey for DayNewsWorld

WHO IS THE AUTHOR OF THE TERRORIST ACT

IN THE EXPLOSION OF A TAXI IN GREAT BRITAIN

The perpetrator of what police described as a "terrorist act" has been identified as 32-year-old Emad Al Swealmeen. Investigators believe he was carrying the homemade explosive device, but his motives remain to be determined.

"We're getting better hour by hour, but it will probably take some time, maybe several weeks, before we are sure we know what happened," police said.

A refugee from the Middle East

According to British media, Emad Al Swealmeen is a refugee from the Middle East who came from Syria or Iraq, converted to Christianity. According to The Sun newspaper, which claims that Al-Swealmeen was Jordanian, the counterterrorism police believe that the repeated refusals of his asylum application and his psychological problems may have prompted him to act. 'a taxi on Sunday, November 14, in front of a women's hospital in Liverpool (in the north of England), was described as a "terrorist incident" by the anti-terrorism police in charge of the investigation, Monday.

At a press conference, Russ Jackson, in charge of the region's counterterrorism police, claimed that the homemade bomb that exploded in the taxi, setting it on fire, had been "fabricated" and brought into the vehicle by the police. passenger.

Four men, aged 20 to 29, arrested on Sunday and Monday, were arrested as part of the investigation and released after their hearings, British police announced on Tuesday, who identified the alleged perpetrator, killed by the blast .

The United Kingdom has raised the level of the terrorist threat, from "important" to "serious", announced on television the British Home Secretary, Priti Patel on Monday, stressing that the facts of Liverpool represent the second act considered a terrorist after the murder of MP David Amess a month ago. This threat level means that the risk of attack is considered “highly probable”.

The driver described as a "hero"

The explosion, which left one dead and one injured, came on Sunday morning as the UK commemorated the victims of wars on Remembrance Day. It happened just before 11 a.m., as the nation silently prayed and hundreds of soldiers, veterans and members of the public gathered a few hundred yards from Liverpool Cathedral for a tribute.

According to The Daily Mail, the driver spotted that his passenger looked "suspicious" and locked him in the taxi, before escaping. He was injured in the explosion and the passenger, who was not formally identified, died, police said. "The threat of terrorism has not disappeared."

The taxi driver has been called a "hero" by politicians and tabloids, who have claimed he saved deaths. Prime Minister Boris Johnson said on Monday during a visit to a London medical center: 'This is an ongoing investigation, so I cannot comment on the details or say exactly what type of incident it is (…), but it seems that the taxi driver in question behaved with incredible presence of mind and bravery. "

Later in the day, the Prime Minister warned that "the British people will never be intimidated by terrorism".

"We will never give in to those who want to divide us by foolish acts , " added Mr Johnson.




Alize Marion for DayNewsWorld

BELARUS-POLAND

TOWARDS A SOLUTION TO THE CRISIS BY REPATRIATING MIGRANTS

Could the migration crisis at the border between Belarus and the European Union finally find a solution ?

Difficult to answer the question, no journalist being able to access the area.

According to images released by the Polish army and border guards, a crowd of migrants gathered on Monday November 15, 2021 at a closed border crossing between Poland and Belarus and according to the Polish Deputy Interior Minister , “thousands of migrants” are at this crossing point.

For its part, Minsk promises efforts to repatriate migrants as the European Union meets Monday in Brussels to adopt punitive measures against the country it accuses of having orchestrated migratory tensions.

Belarus is "actively" working to bring home migrants camping on the border with the European Union, Belarusian President Alexander Lukashenko said Monday, November 15, 2021, while maintaining that the latter, who are camping on the border with the European Union. Poland in increasingly precarious conditions, did not wish to leave.

"We are prepared, as we always have, to put them all on planes that bring them home," he said, according to the Belta state agency. Active work is underway to convince these people, but no one wants to return, ”he assured this Monday, November 15, 2021.

In any case, following pressure from European diplomats, on "a decision by the competent authorities of the United Arab Emirates", the Belarusian airline company Belavia announced on Sunday that Syrians, Iraqis, Afghans and Yemenis have now been banned from flying since Dubai to Belarus. Turkey has also banned Iraqis, Syrians and Yemenis from visiting Belarus. The private Syrian company Cham Wings Airlines has also stopped its flights to Minsk.

For its part, the Iraqi government announced the organization on Thursday of a first repatriation flight for Iraqi migrants stranded on the border between Belarus and Poland "on a voluntary basis".

Flight to Iraq

Iraq will repatriate Thursday (November 18) at least 200 of its nationals stranded at the border, said a spokesman for the Iraqi embassy in Moscow on Tuesday (November 16), including women and children, who contacted the diplomatic mission Iraqi woman in Moscow.

On the ground, many migrants, who have often gone into debt to pay for the trip, say they are determined to stay, despite limited access to food and basic necessities. The Belarusian Red Cross said it delivered three tons of aid on Tuesday (November 16th).

Faced with the European crisis opened by these migratory tensions on the eastern border of Europe, the latter must show solidarity with Poland and do everything possible to resolve the crisis. Indeed, if according to Lithuanian Foreign Minister Gabrielius Landsbergis, “Russia is using this crisis to test and weaken our European Union, other countries such as those in the Middle and Near East also have their eyes fixed on Europe.

Migration is a great weapon against us. ", he added...

It is up to Europe to defend its borders with more determination than it does today !!! And not to let your immigration be imposed !!



Alyson Braxton for DayNewsWorld

MIGRATION CRISIS AT THE GATES OF EUROPE INSTRUMENTALIZED BY BELARUS

Hundreds of migrants massed near Kuznica - in western Belarus - trying to enter Europe and pushed back by Polish soldiers. These images broadcast by Warsaw have been looping on social networks since Monday. They constitute the umpteenth episode in the long series of provocations in which Belarusian President Alexander Lukashenko has embarked, from the hijacking of a Ryanair flight to Minsk to arrest an opponent last May to the use of migrants to pressure on the Europeans who are increasing the sanctions against the Belarusian regime.

A migration crisis instrumentalised by Belarus

Since last summer, Lithuania, Poland and Latvia have seen mounting pressure. The migrants would be flown to Minsk from the countries of origin and then escorted to the gates of the EU. The Europeans accuse the Belarusian dictator of having fueled a vast migratory crisis on the Polish-Belarusian border by issuing visas to refugees and sending them there. He would thus take revenge on the European sanctions adopted against his country to denounce its policy of repression of the opposition since the presidential election of 2020. Thus, the Belarusian dictator would use migrants for political ends. And by opening a migratory corridor passing through Poland, Lukashenko is targeting the heart of Europe.

“Sealing the Polish border is in our national interest. But today, it is the stability and the security of the whole EU which is at stake, has, in this direction, assured, Tuesday, the Polish Prime Minister, Mateusz Morawiecki, on Twitter. This is the reason why the Polish and European authorities speak of a "hybrid attack" from Belarus.

Since then, migratory pressure on the Polish and Lithuanian borders has continued to grow.

According to the European Commission, nearly 8,000 people have already crossed Belarusian borders to reach Lithuania, Poland and Lithuania.

Monday evening, the Polish authorities assured that between 3,000 and 4,000 migrants were currently in this border area, on the Belarusian side, and that fifteen thousand of them would still be scattered across the country. These are mainly Iraqi Kurds and Syrians, seeking to flee their country which is sinking into civil war.

To cope with the influx of these migrants from Belarus, Poland sent around 15,000 troops to the border, built a razor-sharp barbed wire fence there, and enforced a state of emergency, banning journalists and journalists. NGOs to access it. Few of the images and unofficial information come out of this border territory, 400 kilometers long.

Tuesday, November 9, Polish Prime Minister Mateusz Morawiecki clearly accused Russian President Vladimir Poutine, Minsk's main ally, of being the “sponsor” of this wave of migration. Accusations described as "irresponsible and unacceptable" by the Kremlin. On Wednesday, Morawiecki went further, accusing Belarus of "state terrorism".

For her part, German Chancellor Angela Merkel asked Vladimir Poutine, during a telephone interview, "to act" against "the unacceptable and inhuman instrumentalisation" of migrants by the Lukashenko regime.

The instrumentalization of migrants

"To scare Europe by using migrants as hostages is a new form of international diplomatic pressure", analyzes Catherine Wihtol de Wenden. Indeed, if this is the first time that Belarus has acted in this way, it is not the first country to do so. In February 2020, Turkish President Recep Tayyip Erdogan left his country's borders open to put pressure on Brussels. More recently, in May 2021, Morocco was accused of blackmailing Spain by smuggling its nationals into the enclave of Ceuta. But Europe does not give in to this kind of blackmail.

Firm and united reaction from Europe

The European Union suspended, on Tuesday, provisions aimed at facilitating the issuance of visas for officials of the Belarusian regime. A measure that “will not affect” “ordinary” Belarusian citizens, the EU Council said.

“We strongly condemn and reject the further instrumentalization of migration by the Belarusian regime. It is unacceptable that Belarus is playing with the lives of human beings for political ends, ”said Slovenian Interior Minister Ales Hojs, whose country holds the rotating EU presidency.

In addition, Brussels announced Tuesday to monitor twenty countries, including Russia, for their possible role in the transport of migrants to Belarus. The other target countries are South Africa, Algeria, Azerbaijan, Côte d'Ivoire, India, Iran, Kazakhstan, Libya, Morocco, Nigeria, Uzbekistan, Qatar, Senegal, Somalia, Sri Lanka, Syria, Tunisia, Venezuela, Yemen. The EU is particularly interested in the frequency of flights organized from these countries and their occupancy rate.

European Commission President Ursula von der Leyen called on member states to approve new sanctions against Belarusian authorities and consider measures against airlines that bring migrants to Belarus.

The new sanctions are to be discussed at a meeting of EU foreign ministers on November 15.



Alyson Braxton for DayNewsWorld

THE UNITED KINGDOM FIRST COUNTRY TO USE

THE MERCK LABORATORY ANTI-COVID PILL

The first anti-Covid tablets are arriving on the market, the United Kingdom on Thursday became the first country to authorize molnupiravir, a treatment from the American laboratory Merck considered a crucial tool in the fight against the pandemic.

As Europe experiences a massive wave of contaminations, these pills which can be taken with a simple glass of water, being evaluated in the European Union, bring considerable hope to relieve hospital wards during the winter .

“This is a historic day for our country as the UK is now the first country in the world to approve an antiviral that can be taken at home against Covid-19,” said Health Minister Sajid Javid, in a statement. "It will be a game-changer for the most vulnerable and the immunocompromised, who will soon be able to receive the revolutionary treatment."

Marketed under the name Lagevrio, molnupiravir has been cleared by the UK Medicines Agency, MHRA, for use in people with mild to moderate Covid who have at least one risk factor for developing severe disease ( obesity, over 60, diabetes, heart disease).

Health authorities recommend that it be taken "as soon as possible after a positive test," said the Ministry of Health. Antivirals like molnupiravir work by decreasing the ability of a virus to replicate, thereby slowing down the disease. Their application can be twofold:

both to allow people already affected not to suffer from severe symptoms, but also to those who have been in close contact not to develop the disease. Administered to patients within days of a positive test, the treatment halves the risk of hospitalization, according to a clinical trial conducted by Merck, also called MSD outside the United States.

Pressure on hospitals

The British government, faced with Covid-19 contamination rates among the highest in the world, announced on October 20 that it had ordered 480,000 treatments of molnupiravir. He also signed a contract for 250,000 treatments of Ritonavir, another antiviral from the American laboratory Pfizer already used against HIV, whose effectiveness against the coronavirus is the subject of clinical trials.

These treatments are intended for patients deemed to be the most at risk, in order to reduce the pressure on hospitals which is increasing in the United Kingdom, which deplores more than 140,000 deaths.

The country records a thousand hospitalizations per day and more than 9,000 patients are currently hospitalized with Covid-19. Even if it remains far from the peaks of the last waves, it raises fears of a difficult situation this winter.

Approved, molnupiravir represents a major advance in making it possible to reduce severe forms of the disease quite easily. This type of treatment has been sought since the start of the pandemic. Merck's announcement of clinical trial results in early October was hailed as a major step towards this goal.

But experts have warned that this treatment is not a silver bullet and should complement vaccines, not replace them.




Boby Dean for DayNewsWorld

POST-BREXIT FISHING THE BURNED TOWEL

BETWEEN FRANCE AND GREAT BRITAIN

The fire has been smoldering for weeks: among the areas of friction since the Brexit between Paris and London, that of fishing remains deep, although it concerns only a relatively small number of players.

The post-Brexit agreement provides that European fishermen can continue to work in certain British waters, provided they can prove that they were fishing there before. However, ten months after the United Kingdom left the European Union, part of the seafaring professionals are still waiting to obtain their pass for the British 6-12 mile strip, these waters full of fish in which fishermen from Boulogne-sur-Mer make about 60% of their catch.

Disagreement on the number of licenses granted

The French and the British are in fact arguing over the nature and extent of the supporting documents to be provided, and over the number of licenses already granted.

Regarding first of all the supporting documents to prove prior fishing in the famous 6-12 mile band, the sticking point is the question of proof. While the French fishermen have sent the British a set of data, the latter consider that the elements are not sufficient for some boats.

As regards then the number of licenses already granted: while Great Britain assures that fishing licenses had been granted to 98% of European boats which had requested them, the French Minister of the Sea of ​​Annick Girardin retorts that the figure is false 2021. "The figure is false," replied Annick Girardin Thursday, October 29, 2021. "All those who do not have a license, they are French, apart from one or two Belgians. Clearly the missing 10% is the French, ”she was even surprised. Nearly 450 French fishermen have applied for permits, but London has only granted 210. According to the French government,these “missing licenses” concern in particular fishermen from the Hauts-de-France region or who regularly go fishing off the Channel Islands of Jersey and Guernsey.

For the Minister of the Sea, Annick Girardin, it is neither more nor less “bad will” on the part of our neighbors across the Channel.

Retaliatory measures against the British

This is why, after having threatened the United Kingdom for a long time, France has advanced its calendar with "a tightening of controls in the Channel" targeting London and the Channel Islands. Thus, on the night of Wednesday 27 to Thursday 28 October, the threats became concrete: the Ministry of the Sea announced the verbalization of two “English ships” which were fishing in the bay of the Seine. One of the vessels fined was not on the license lists granted to the United Kingdom by the European Commission and France. He was diverted to Le Havre by the gendarmerie. The other was fined for obstructing control after refusing to comply with the request to board the maritime gendarmes.

Moreover, if no progress is made by the beginning of November, Paris will implement at the beginning of November "targeted measures" targeting in particular fishing vessels and British imports. As of Tuesday, November 2, British fishing vessels will in fact be prohibited from disembarking in ports on the Channel-North Sea coast. A strengthening of sanitary and customs controls on lorries to and from the United Kingdom was also announced. Likewise, systematic safety checks will be carried out on British ships sailing in French waters. A first step insists the ministry. “A second series of measures is being prepared. In this context, France does not rule out reviewing the energy supply provided to the United Kingdom. ".

" Eye for eye, tooth for tooth " ?

It must be said that the Johnson government holds the Macron government in part responsible for the divorce treaty, deemed inadequate by the British, and the post-Brexit trade agreement, which they find frustrating. France has been the toughest in the interminable negotiations leading to the United Kingdom's exit from the European Union.

“She mistakenly thought that the UK was going to become a sort of deregulated Singapore-on-Thames. It also wanted to capture market share in the City or in the automotive sector, ”judges Charles Grant, director of the Center for European Reform in the World.




Joanne Courbet for DayNewsWorld

ISIS GERMAN SENTENCED TO TEN YEARS IN CRIMINAL RECLUSION FOR THE MURDER OF

HER FIVE-YEAR SLAVE YAZIDIE

A 30-year-old German woman who left to join Daesh was sentenced to ten years in prison. She was on trial in Munich, Germany, for letting her 5-year-old Yazidi slave die of thirst in full sunlight.

This trial is historic since it is one of the first to judge the crimes committed against the Yazidis. The young woman, 24 years old at the time of the facts, faced life imprisonment. She was charged with murder and a war crime for possessing Yazidi slaves and contributing to the death of one of them.

The community of Yazidis, a non-Muslim Kurdish-speaking minority present in Iraq, was, in 2014, reduced to slavery by the jihadist forces of Daesh. The men were either killed or forced to join the ranks of their persecutors. Women were enslaved and / or forcibly married to combatants.

The young slave tied to a window

The accused, Jennifer Wenisch, originally from Lower Saxony, had left Germany for Iraq. She served there in the morality police in Fallujah and Mosul. It was during the summer of 2015 that the accused and her husband, Taha Al-Jumailly, tried in Frankfurt, acquired the 5-year-old child and his mother. Both were to serve as slaves to the couple of combatants. After numerous mistreatments, the little girl was "punished" by the husband of the accused for having urinated on a mattress, then tied up, by temperatures around 50 ° C. , to a window outside the house. The girl died of thirst while her mother, Nora T., was forced to remain in the service of the couple until the latter's arrest in January 2016, in Ankara.

The child's mother, a refugee in Germany, has become a key witness in the trial of her former tormentors and her daughter's murderers. Jennifer Wenisch was therefore judged for her passivity in the face of the agony of the young slave. A passivity that she justified by the “fear” that her husband “pushes her or locks her up”.

Confessions to an FBI Informant

Jennifer Wenisch was arrested by Turkish security services in January 2016 in Ankara and then extradited to Germany. But she was not taken into custody until June 2018, after being arrested while trying to reach with her two-year-old daughter the territories that Daesh still controlled in Syria. It was during this attempt that she told her driver about her life in Iraq. The latter was actually an FBI informant who drove her in a car equipped with microphones. The prosecution used these tapes to indict him.

I rakiens non-Arab and non-Muslim, many Yazidis took refuge in Germany, particularly in the southwest of the country, where women and children, victims of repeated rape, were supported and cared for..




Alyson Braxton for DayNewsWorld

COVID-19 AN UNEMBERED WEEK IN RUSSIA

TO STOP THE OUTBREAK OF THE EPIDEMIC

VLadimir Putin ordered, Wednesday, October 20, a week of leave from October 30 to November 7 to try to control the deadly wave of Covid-19 in Russia. The week of October 30 to November 7 coincides with the Russian school holidays and only November 1, 2 and 3 were open, due to weekends and public holidays. The Russian president has also given the regions the option of starting earlier or extending the week off if the epidemic situation warrants it.

The Russian president has several times decreed periods of paid vacation to curb the epidemic. Announced for a short period, these nonworking periods have sometimes been extended to long weeks. Vladimir Putin has always preferred this measure rather than confining the population, an unpopular restriction which also risks slowing down the fragile economic recovery.

"Please be responsible"

Russia, which is already the most bereaved country in Europe, on Wednesday recorded a new record of daily deaths from Covid-19, with 1,028 deaths in twenty-four hours, as well as 34,073 new infections, according to official figures . More than 230,000 people have died from Covid-19, according to the government's record.

The president also implored the Russians, very recalcitrant, to be vaccinated. “Please be responsible,” he said. There are only two ways to get out of this period: either by falling ill or by getting vaccinated. "He thus considered that the low vaccination rate in Russia was" dangerous ". Less than a third of some 144 million Russians are fully vaccinated, according to the specialist site Gogov.

Vladimir Poutine also called for speeding up screening and strengthening measures to isolate contact cases.




Jenny Chase for DayNewsWorld

MURDER OF BRITISH DEPUTY DAVIS AMESS

BY AN ISLAMIST

THE FAMILY CALLS TO "LET THE HATE DOWN"

The family of British MP David Amess, stabbed to death on October 15, 2021, in an act described as terrorist by the police, said they were “devastated” by the tragedy but called on Sunday to “put aside the hatred”.

Hours after Tory MP David Amess was stabbed to death in Leigh-on-Sea (Essex), UK police finally called the murder a terrorist act.

"The first elements of the investigation revealed a potential motivation linked to Islamist extremism," said a statement overnight from Friday to Saturday. The perpetrator, arrested immediately after the incident, is 25 years old and of Somali origin.

His family settled in Amess constituency in the 1990s.

A premeditated murder

The assassination would have been prepared since the young man had made an appointment with David Amess, who was on duty in a Methodist church on Friday. He would have patiently waited his turn before inflicting 17 stab wounds.

On Saturday, the men from the counterterrorism leadership carried out searches in two houses in the London area.

The police and security services believe that this British national of Somali origin, named Ali Harbi Ali, and arrested at the scene of the crime - acted alone and was "self-radicalized".

This one could have been inspired by Al-Shabab (the Islamists linked to Al-Qaeda in Somalia), although it had been directed a few years earlier towards the Prevent program aimed at people at risk of radicalization and based on the volunteering. According to British media, however, the alleged murderer was allegedly lacking in attendance and was never considered a "subject of interest" for the national security agency. The attacker's father, Harbi Ali Kullane, a former adviser to the Somali Prime Minister, confirmed that his son was in detention and said he was "traumatized". Investigators have until Friday, October 22 to interview the suspect, while they have taken him into custody under the terrorism law.

David Amess "one of the nicest people in politics"

Born in the eastern suburbs of London in 1952 to a humble background, David Amess studied economics and politics. He then worked as a teacher and then a recruitment consultant before entering politics. Big smile and fine graying hair, he was first elected to Parliament in 1983.

A member of Prime Minister Boris Johnson's Conservative Party, David Amess was a strong supporter of Brexit. But his favorite topic in Parliament was animal welfare. He was one of the few Conservative MPs in favor of banning fox hunting. Very religious and of Catholic faith, David Amess was also strongly opposed to abortion. He was also in favor of reinstating the death penalty.

Married and father of five children, he was “devoted to his family”, according to his colleagues, and in particular to his wife Julia who worked alongside him as an assistant. He was "one of the nicest and kindest people in politics," said Boris Johnson who praised the MP's "exceptional" record "in helping the most vulnerable"

The safety of elected officials in question

David Amess is the second MP killed in five years. In June 2016, a week before the referendum, Jo Cox, a 41-year-old Labor MP, was assassinated in Birstall (Yorkshire) by a far-right activist who accused her of being pro-European Union. These two dramas question the security arrangements surrounding deputies, in particular when they are in contact with the public in their constituencies. Already in 2010, a Labor MP Stephen Timms was stabbed by a radicalized student.

And ten years earlier, Liberal Democrat Nigel Jones had been wounded and his aide killed by a disturbed man wielding a sword. Many elected officials have said they have been the subject of death threats in the context of Brexit which has deeply divided the country. Threats and insults that also weigh on parliamentary assistants. Jade Botterill, who worked for Labor MP Yvette Cooper between 2013 and 2019, said the insults and threats gave her nightmares and caused her to quit her post.

After the murder of Jo Cox, the budget allocated to the security of elected officials jumped from € 200,000 to € 5 million. MPs were able to install "alert buttons", "secure doors and emergency call devices, in their offices and at their homes. But this did not prevent the murder of David Amess.

"We cannot allow ourselves to be intimidated by an individual," Interior Minister Priti Patel told Leigh-on-Sea on Saturday, stressing the importance for deputies to "continue to exercise their elected functions". But some parliamentarians prefer to adapt their interactions with the public for security reasons.

The concern is fueled by police figures which show an increase in acts of delinquency against parliamentarians.

In 2019, Scotland Yard had cited a surge of 126% between 2017 and 2018 and a rise of 90% in the first four months of 2019.




Alize Marion for DayNewsWorld

FIVE DEAD IN TERRORIST ARC ATTACK IN NORWAY

Armed with a bow and arrows, a man killed five people and wounded two others on Wednesday 13 October. The killing took place in Kongsberg, a small town of about 25,000 inhabitants about 80 kilometers west of Oslo. Terrorist motivation is not excluded for the time being.

Five dead and two people injured

"These events are shaking us," said Prime Minister Erna Solberg, whose last day in office was. She will give up her post on Thursday to Labor Jonas Gahr Støre, winner of the September 13 legislative elections.

The two injured were hospitalized in critical care units but, according to Øyvind Aas, there is no indication that their lives are in danger. One of them was an off-duty policeman who was in a supermarket, one of the multiple locations where the attack occurred. “I can unfortunately confirm that there are five people dead,” said local police official Øyvind Aas during a press briefing. The victims are four women and a man between the ages of 50 and 70.

A man arrested

Norwegian police have arrested a 37-year-old Dane on suspicion of the perpetrator of a bow and arrow attack. The suspect, arrested shortly after the incident, is a 37-year-old Danish citizen residing in Kongsberg, Norwegian police said in a statement released on the night of Wednesday to Thursday, October 14. "This is about a convert to Islam," Norwegian police official Ole Bredrup Saeverud said at a press briefing in Tønsberg on Thursday. “There have been fears related to radicalization previously,” he added, adding that these fears dated back to 2020 and before, and that they had given rise to police monitoring.

The terrorist act is taking shape

The archery attack at this stage looks like a "terrorist act", said the Norwegian security services (PST) on Thursday, thus helping to consolidate the trail of Islamist terrorism. "The events in Kongsberg have the appearance of a terrorist act at this stage, but the investigation (...) will shed more light on what motivated them," then said the PST in a statement at midday . The PST has left unchanged its level of threat of attack in the country, considered "moderate".

Police now armed

Residents were called to stay at home as large police forces and multiple ambulances were deployed. Police and medical helicopters as well as a team of deminers were also dispatched. The Norwegian Police Directorate has decided that officers, who are usually unarmed, will carry weapons on a temporary basis across the country.

In the past, Norway, a traditionally peaceful nation, has been the target of far-right attacks. On July 22, 2011, Anders Behring Breivik killed 77 people by detonating a bomb near the seat of government in Oslo, killing eight, before opening fire on a Labor Youth rally on the island of Utøya, causing 69 other victims. In August 2019, Philip Manshaus also shot in a mosque near Oslo, before being overpowered by worshipers, without causing serious injuries. He had previously racially shot his adoptive Asian half-sister.

Several plans for Islamist attacks have also been foiled.




Boby Dean for DayNewsWorld
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POURQUOI LA PRIMAUTE DU DROIT EUROPEEN SUR LE DROIT NATIONAL EST-ELLE REMISE EN CAUSE PAR LA POLOGNE ?

Les querelles autour de la primauté du droit européen ont au minimum cinquante ans et celle qui a toujours mené la charge à ce propos c’est la Cour Constitutionnelle allemande. On trouve des arrêts des années 1970, où la Cour Constitutionnelle allemande alerte sur la théorie de la primauté du droit européen. Pas plus tard que l’année dernière, la Cour constitutionnelle allemande avait d'ailleurs provoqué stupéfaction et consternation en interdisant à la Banque centrale allemande de participer à des programmes de la Banque centrale européenne (BCE), sauf à remplir certaines conditions. Les juges de Karlsruhe avaient, ce faisant, explicitement affirmé leur supériorité sur ceux de la CJUE – et donc, de fait, la supériorité de la Loi fondamentale allemande. La polémique avait alors fait grand bruit.

Il y a quelques jours c'est le Tribunal constitutionnel de Pologne à Varsovie qui a estimé que « les organes de l’UE fonctionnent en dehors des compétences qui leur sont confiées dans les traités ». Elle a alerté que l’Europe ne respectait plus son périmètre de compétences. Il y a une bataille légitime sur les compétences de l’Union européenne et sur le principe d’attribution des compétences.

Jeudi 7 octobre, le Tribunal constitutionnel polonais a ainsi rendu un arrêt perçu comme remettant en cause un des fondements de l’Union européenne (UE) : la primauté du droit européen sur les droits nationaux. Alors que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) multiplie les arrêts défavorables à Varsovie, la plus haute instance juridique polonaise a statué que l’interprétation que fait la CJUE des traités européens est, sur certains points, incompatible avec la Constitution polonaise.

Contre l'ingérence européennes dans les compétences nationales

Explicitant l’arrêt, le président de l’instance judiciaire suprême a reproché aux «organes de l’UE (de) fonctionner en dehors des compétences qui leur sont confiées dans les traités» ; si elle acceptait cet empiétement, la Pologne «ne pourrait fonctionner comme un Etat souverain et démocratique».

Le constat est, sur le plan politique, mais également sur le plan juridique, incontestable. Car la supériorité du droit européen sur les droits nationaux n’a jamais été inscrite dans les traités. Elle a été pour la première fois explicitement affirmée par un jugement de la Cour de justice des Communautés européennes (ancêtre de la CJUE) en date de 1964, dans le dossier connu sous le nom de «Costa contre Enel», soit huit ans après l’entrée en vigueur du Traité de Rome. Certains arrêts de la Cour de justice de l’UE et des États, comme l’arrêt Nicolo en France, admettent la suprématie du droit européen sur le droit national. Mais une ambiguïté demeure : les textes européens affirment que c’est la Constitution européenne qui prévaut. Mais les textes nationaux ne disent pas cela. Et la Pologne dit même désormais le contraire.

Le gouvernement polonais rappelle que les traités définissent précisément les compétences qui relèvent exclusivement de l’UE, celles qui sont partagées avec les Etats membres, et celles que conservent complètement ces derniers. L’organisation du système judiciaire national, affirme Varsovie, est en dehors des prérogatives communautaires. «La Pologne – selon sa Constitution – respecte les normes et lois de l’UE dans la mesure où ces dernières ont été établies dans les domaines explicitement et expressément prévus par les traités», a précisé un porte-parole.

L’UE ne peut rien sans la coopération juridique des États

De plus Cour de justice européenne n’a pas la capacité d’appliquer le droit européen sans la collaboration des juridictions nationales. L’UE n’a pas de police : son droit ne s’applique que par l’intermédiaire du droit national. Si ce dernier refuse, le droit européen est démuni.

Une réforme judiciaire au centre du conflit

Depuis 2016, les relations entre les institutions européennes et le gouvernement polonais n'ont cessé de se dégrader. Au centre du conflit cette fois : une réforme judiciaire hautement controversée qui prévoit notamment la mise en place d'un nouveau système disciplinaire pour les juges. Portée par la majorité nationale-conservatrice du PiS (Droit et Justice), elle est la cible de critiques de la part de Bruxelles, qui dénonce une atteinte à l'indépendance de la justice.

Mais les griefs bruxellois s’étendent par ailleurs à d’autres domaines, comme le pluralisme de la presse, ou les lois jugées discriminatoires envers la «communauté» homosexuelle.«Outre la question judiciaire, les sujets de crispation sont en réalité nombreux », nuance Pawel Zerka, qui liste : « les droits LGBT, le droit à l'avortement, la question de la liberté de la presse ou encore du réchauffement climatique… » En 2020, la Pologne avait ainsi, par exemple, instauré des « zones sans idéologie LGBT ». En réponse, l'UE avait gelé certains fonds qui lui étaient destinés.

La Pologne doit-elle se soumettre en toute matière aux juges suprêmes de l’Union européenne – telle était donc la question soumise au Tribunal constitutionnel du pays. L’affaire est tellement sensible que cette instance a par trois fois différé sa décision. L’arrêt n’en est pas moins net.

Varsovie envoie donc, par le biais de sa plus haute instance juridique, un message clair : les ingérences de Bruxelles dans ce processus de réforme ne seront pas reconnues. Pour de nombreux observateurs, cette décision politique ouvre une brèche dans le système législatif européen.

Une réponse virulente de Bruxelles

C’est pourquoi Bruxelles a immédiatement répondu avec véhémence. La Commission européenne a ainsi averti qu'elle utiliserait « tous les outils » à sa disposition pour faire respecter la primauté du droit européen. Menaçant, l’exécutif européen martèle qu’il «n’hésitera pas utiliser ses pouvoirs pour assurer l’application uniforme de la loi de l’UE».

« Mais les sanctions sont déjà là », note Pawel Zerka. « L'Union européenne n'a toujours pas versé à la Pologne les fonds liés à son plan de relance. Pourtant, le pays devait en être l'un des principaux bénéficiaires. Et il est complètement assumé que cela a à voir avec cette problématique ». Au total, 58 milliards d'euros, soit 10 % du PIB de la Pologne, sont actuellement bloqués par la Commission européenne.

Sur le plan politique, il est par contre impossible d'exclure un État membre. En revanche, la Pologne pourrait perdre de son influence dans les différents organismes. Le pays est déjà sous le coup de sanctions via l'Article 7 du traité sur l'UE. Celui-ci vise à punir un État membre qui ne respecterait pas ses valeurs fondatrices. « Au dernier stade des sanctions, l'UE peut décider la suspension des droits de vote de la Pologne au Conseil de l'UE, et donc à l'exclure, de facto, d'une grande partie des décisions. Il paraît peu probable qu'on en arrive là mais cela reste une hypothèse », détaille Pawel Zerka.

Vers un Polexit ?

Cette décision du Tribunal constitutionnel de Pologne ouvrerait-elle, comme les pro-européens en brandissent la menace, la voie à une sortie de l’Union européenne, un «Polexit» après le Brexit, en quelque sorte ? On n’en est pas là, d’autant que l’homme fort du pays, le vice-premier ministre et chef du parti au pouvoir, Jaroslaw Kaczynski, a tenu à réaffirmer qu’il n’était pas question de quitter l’UE .De même que le chef du gouvernement conservateur nationaliste polonais, Mateusz Morawiecki : « l'entrée de la Pologne et des pays d'Europe centrale dans l'UE est l'un des faits marquants de ces dernières décennies. Pour nous, mais aussi pour l'UE elle-même », a-t-il ainsi déclaré.

« La place de la Pologne est et sera dans la famille européenne des nations », a-t-il ajouté.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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ALLEMAGNE UNE EX-SECRETAIRE D' UN CAMP

 DE CONCENTRATION  DEVRAIT ETRE JUGE POUR «COMPLICITE DE MEURTRE DANS PLUS DE 10 000 CAS »

L'ancienne secrétaire d'un camp de concentration aujourd'hui âgée de 96 ans et qui avait pris la fuite avant l'ouverture de son procès a été «retrouvée», a annoncé jeudi 30 septembre la porte-parole du tribunal d'Itzehoe, Frederike Milhoffer.

«Je peux dire que l'accusée a été retrouvée (...)

Un médecin va établir sa capacité à être placée en détention et la Cour déterminera si le mandat d'arrêt peut être exécuté ou si elle est épargnée», a-t-elle précisé lors d'un point-presse.

Le président de la Cour a demandé «un peu de patience» alors que l'ouverture du procès ce jeudi semblait compromise.

Ce procès devant une Cour de Itzehoe, dans le nord de l'Allemagne- s'il s'ouvre- sera suivi par celui, une semaine plus tard, d'un centenaire, un ancien gardien du camp nazi de Sachsenhausen, près de Berlin.

Jamais encore l'Allemagne, qui a longtemps montré peu d'empressement à retrouver ses criminels de guerre, n'avait jugé d'anciens nazis aussi âgés. L'affaire est en outre examinée à la veille du 75e anniversaire de la condamnation à mort par pendaison par le tribunal de Nuremberg de 12 des principaux dirigeants du Troisième Reich.

« Elle a tapé à la machine les ordres d'exécution »

Agée à l'époque des faits de 18 à 19 ans, la nonagénaire Irmgard Furchner, qui vit dans une résidence pour personnes âgées près de Hambourg, doit être jugée par une Cour spéciale pour jeunes pour « complicité de meurtre dans plus de 10.000 cas », selon le Parquet.

L'accusation lui reproche d'avoir participé au meurtre de détenus dans le camp de concentration de Stutthof, dans la Pologne actuelle, où elle travaillait comme dactylographe et secrétaire du commandant du camp, Paul Werner Hoppe, entre juin 1943 et avril 1945. Dans ce camp proche de la ville de Gdansk où périrent 65.000 personnes, « des détenus juifs, des partisans polonais et des prisonniers de guerre soviétiques » ont été systématiquement assassinés, selon le Parquet.

Selon l'avocat Christoph Rückel, qui représente depuis des années des survivants de la Shoah, « elle a tenu l'ensemble de la correspondance du commandant du camp ». « Elle a aussi tapé à la machine les ordres d'exécution et de déportation et apposé ses initiales », a-t-il assuré sur la chaîne régionale publique NDR.

A l'issue d'une longue procédure, la justice avait estimé en février que la nonagénaire était apte à comparaître malgré son grand âge. Mais les auditions, prévues pour s'étaler jusqu'en juin 2022, devraient se limiter à quelques heures par journée d'audience.

La jurisprudence John Demjanjuk

Malgré les années qui passent, d'autres procès pourraient suivre. Huit dossiers impliquant d'anciens employés des camps de Buchenwald et Ravensbrück notamment, sont actuellement examinés par différents parquets allemands. Et ce, grâce à la jurisprudence John Demjanjuk : cet ancien gardien du camp de Sobibor en 1943 a été condamné en 2011 à cinq ans de prison ferme.

Ce qui permet désormais de poursuivre pour complicité de dizaines de milliers d'assassinats n'importe quel auxiliaire d'un camp de concentration, du garde au comptable.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld
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COMPRENDRE LA CRISE DU CARBURANT

AU ROYAUME-UNI

"Désolé, hors service ". La pancarte a été apposée sur bon nombre de pompes à essence ces derniers jours outre-Manche, essentiellement à Londres et dans sa région. BP a fait savoir que près d’un tiers de ses stations essence étaient à sec dimanche 26 septembre au Royaume-Uni pour ce qui concerne les deux principales variétés de carburant .« Avec la forte demande constatée ces deux derniers jours, nous estimons qu’environ 30 % des sites de ce réseau n’ont plus ni l’un ni l’autre des principaux types de carburant »​, a indiqué le géant pétrolier BP qui opère 1 200 sites en Grande-Bretagne, dans un communiqué.

Panique des automobilistes

La crise a démarré en milieu de semaine dernière après qu’un rapport confidentiel de BP au gouvernement a fuité, décrivant quelques dizaines de stations-service qui fermaient par manque de carburant. Cela a rapidement suscité des achats de panique à travers le pays. La ruée des consommateurs paniqués vers les pompes a obligé le gouvernement britannique à suspendre les règles de concurrence.

« Il y a énormément de carburant »

Le ministre des Transports Grant Schapps avait un peu plus tôt lancé un appel au calme, en affirmant que les pénuries étaient provoquées par la réaction panique des consommateurs et que le problème finirait par se résoudre de lui-même.

« Il y a énormément de carburant, il n’y a pas de pénurie de carburant dans le pays »​, a-t-il martelé sur Sky News. « Il faut donc que les gens se comportent normalement, qu’ils remplissent le réservoir de leur voiture comme ils le feraient en temps normal, et ainsi il n’y aura pas de queues et pas de rupture d’approvisionnement dans les stations-service » , a assuré le ministre.

Brexit et crise sanitaire

La faille ne vient donc pas de la production des biens, mais plutôt de la main-d’œuvre pour les acheminer et les distribuer (100 000 routiers manqueraient). Deux facteurs principaux sont mis en avant : le Brexit et la crise sanitaire. Le ministre des Transport Grant Schapps a fait valoir que le manque de routiers était lié au Covid-19 qui a empêché la formation et le passage de permis de nouveaux professionnels. Mais s'ajoute aussi le brexit : la sortie effective du Royaume-Uni de la zone euro, le 1er janvier dernier, interdit à un Européen d’aller travailler outre-Manche sans permis de travail. De quoi en décourager plus d’un. Dans le même temps, la pandémie de Covid-19 et les confinements qu’elle a imposés ont incité des travailleurs étrangers à rentrer dans leur pays d’origine.

Le Royaume-Uni a demandé, lundi 27 septembre, aux militaires de se tenir prêts. « Un nombre limité de chauffeurs de camions-citernes militaires doivent être prêts à intervenir et déployés si nécessaire pour stabiliser l’approvisionnement », a déclaré dans la soirée le ministère de l’énergie dans un communiqué.

De premières mesures ont déjà été prises samedi 25 septembre2021. Plus de 10 000 visas provisoires jusqu’en décembre pourraient être accordés… à l’encontre de la volonté du Royaume-Uni de ne plus dépendre de la main-d’œuvre étrangère.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
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ALLEMAGNE UN GAGNANT AUX ELECTIONS

 DEUX PRETENDANTS A LA CHANCELLERIE

L'après-Merkel reste incertain en Allemagne après les élections fédérales marquant la fin de 16 années de pouvoir de la chancelière allemande. Le parti social-démocrate (SPD) d'Olaf Scholz a légèrement devancé les chrétiens-démocrates (CDU-CSU) d'Armin Laschet, famille politique d'Angela Merkel, obtenant 25,7% des voix contre 24,1% pour les conservateurs, d'après des résultats provisoires annoncés lundi 27 septembre.

Un gagnant mais deux prétendants

«Scholz bat Laschet mais il est encore loin d'être chancelier», titrait lundi 27 septembre le quotidien populaire Bild. Après consultation de leurs comités exécutifs respectifs, les deux prétendants au fauteuil laissé vacant par Angela Merkel vont entamer dès lundi matin, et séparément, des tractations avec les écologistes (Grünen) - arrivés en troisième position avec 14,8% des suffrages- et le parti de droite libéral FDP ( 11,4%). L'AfD recueillant 10,3% des suffrages et le parti de gauche Die Linke, arrivé sixième, 4,9%, ces deux partis sont désormais hors-jeu dans la bataille qui s'ouvre.

Le parti social-démocrate, par la voix de son secrétaire général, a revendiqué rapidement la formation du prochain gouvernement. « Je suis très heureux. Les Allemands ont décidé de nous donner un bon score, c'est un énorme succès », a réagi Olaf Scholz dimanche soir. « Ce dont je suis certain, c'est que nombre de nos concitoyens ont voté pour nous car ils veulent une alternance, car ils veulent que le chancelier du pays soit Olaf Scholz. »

Du côté de la CDU, Armin Laschet a évoqué des résultats qui « ne nous satisfont pas », tout en refusant de s'incliner face à son rival social-démocrate. «Nous ferons tout ce que nous pouvons pour construire un gouvernement dirigé par l'Union» . « Nous avons reçu un mandat clair de nos électeurs : une voix à notre parti, c'est une voix claire contre un gouvernement de gauche. .

Quel gouvernement remplacera la « grande coalition » liant depuis mars 2018 la CDU d'Angela Merkel et le SPD ? « La partie de poker commence », résume le magazine Der Spiegel à l'issue des élections fédérales allemandes.

Quelle coalition pour gouverner le pays à l'avenir ?

Dans un scrutin marqué par l'émiettement des suffrages, chacun des deux camps a en effet besoin de trouver deux autres formations pour former une coalition majoritaire à la chambre des députés, une première depuis les années 1950 . Une alliance entre trois formations politiques se profile donc, ni la CDU ni le SPD ne pouvant obtenir une majorité avec un seul autre parti.

«Des faiseurs de rois » incontournables

Arrivés troisièmes, les écologistes vont peser dans la formation du prochain gouvernement. « Nous avons un mandat clair pour l'avenir de notre pays », a défendu la candidate des Verts à l'issue des résultats. Leur place dans la prochaine coalition semble acquise, comme cela avait été le cas entre 1998 et 2005, sous Gerhard Schröder.

La quatrième force politique du pays, les libéraux-démocrates du FDP, joueront également un rôle-clé dans ces négociations pour la succession d'Angela Merkel. Le leader du parti, Christian Lindner, a déclaré qu'il serait « souhaitable » pour le FDP et les écologistes « de discuter d'abord entre eux », avant de décider de s'allier avec les sociaux-démocrates ou les conservateurs.

Olaf Scholz pourrait opter pour la formation d'un gouvernement avec les Verts et les libéraux-démocrates du FDP. Une coalition plus marquée à gauche, rassemblant le SPD, les écologistes et Die Linke est moins probable, car elle ne permettrait pas d'obtenir une majorité.

Une alliance entre la CDU, les Verts et les libéraux-démocrates du FDP n'est pas non plus à exclure. Lors de son discours dimanche soir, Armin Laschet a d'ailleurs évoqué la lutte contre le réchauffement climatique, comme un appel du pied au camp écologiste d'Annalena Baerbock.

La compétition qui se profile entre Olaf Scholz et Armin Laschet risque de plonger la première économie européenne dans une longue période d'immobilisme et de négociations entre partis...même si tous deux souhaitent que les négociations aboutissent « avant Noël ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld
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LES TROIS CANDIDATS EN TETE POUR SUCCEDER

A LA CHANCELIERE ALLEMANDE ANGELA MERKEL

Dimanche 26 septembre 2021, les Allemands sont appelés aux urnes à l’occasion des élections législatives, qui visent à élire les députés. Au terme de ce scrutin, un nouveau gouvernement fédéral devra se constituer avec à sa tête un nouveau chancelier.

Mais le suspense est de taille : trois personnalités, Armin Laschet (CDU), Olaf Scholz(SPD) et Annalena Baerbock, se disputent le poste très convoité de la Chancellerie.

Armin Laschet, le successeur naturel de Merkel

Lui qui avait activement soutenu en 2015 l’accueil de réfugiés dans son fief de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (État-région qu’il dirige depuis quatre ans), se présente comme l’héritier de la chancelière.

Issu du même parti qu'Angela Merkel, le parti chrétien-démocrate (CDU), Armin Laschet fut d'ailleurs pendant de longs mois le favori de cette élection. Ainsi, les premiers sondages donnaient la CDU devant les sociaux-démocrates (SPD) et les écologistes. Mais après sa désignation comme candidat officiel du parti en avril dernier, la campagne de l’actuel président de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie est devenue plus laborieuse.

Et pour cause: parmi les frasques du candidat conservateur de 60 ans, les Allemands retiennent surtout ses éclats de rire lors d’une visite officielle en Rhénanie, en hommage aux victimes des inondations meurtrières de cet été.

Aujourd’hui, les intentions de vote donnent Armin Laschet à seulement 20%, qui serait le score le plus bas pour le parti depuis 1949. Il mise cependant sur un revirement de dernière minute, alors que 38 % des Allemands n’ont pas encore fixé le candidat de leur choix.

Contrairement à ses opposants sociaux-démocrates et Verts, Armin Laschet promet de ne pas augmenter les impôts. Il met en avant le thème de la numérisation du pays, dans laquelle l'Allemagne est en retard, ou encore la sécurité.

Pour mordre sur les thèmes traditionnels de la gauche, le candidat propose aussi un certain nombre de mesures au profit des plus pauvres et des familles. Notamment le relèvement de la rémunération des mini-jobs de 450 à 500 euros, l'augmentation des allocations familiales ou encore une déduction fiscale de 6.000 euros de frais de garde d'enfants.

Sur l'Europe, thème traditionnel de la droite allemande, Armin Laschet insiste beaucoup sur l'Otan et la relation transatlantique , là où la classe politique française insiste davantage sur la souveraineté européenne, idée reprise par les candidats de gauche allemands. Il se prononce toutefois pour « une politique étrangère et de sécurité européenne viable ».

Olaf Scholz, le vice-chancelier donné favori

Avec environ 25 % d’intentions de vote à moins d’une semaine du scrutin, Olaf Scholz, candidat du SPD (sociaux-démocrates), fait la course en tête après avoir longtemps tenu la place de dauphin. Mais rien n’est joué pour autant : les derniers sondages ne montrent plus de progression d’Olaf Scholz, et des affaires fiscales embarrassent sa campagne.

Le ministre des finances, également vice-chancelier du dernier gouvernement d’Angela Merkel parvient à capter une partie de l’électorat conservateur de la chancelière.

Classé à la droite du SPD, le natif de Basse-Saxe s’était attiré  cependant les foudres de l’aile gauche et de la base électorale du parti lors de sa nomination au sein de la « grande coalition » avec la CDU-CSU. Successeur de Wolfgang Schäuble (CDU, conservateur) au poste de grand argentier, il avait en effet poursuivi sans trembler la réduction de la dette publique et des dépenses budgétaires.

C'est pourquoi, s’il a été désigné candidat du SPD, les militants ne sont pas tendres avec le sociaux-démocrate, lui reprochant d’être trop à droite. Ce qui lui vaut d’ailleurs d’être nommé « Vati » (« papa ») par la presse allemande, en référence à « Mutti » (« maman »), le surnom légendaire d’Angela Merkel.

Mais le ministre des Finances a su prendre de la hauteur dans la campagne, s’érigeant en candidat capable de faire face aux crises économiques. Après les inondations de juillet dans l'ouest du pays, Olaf Scholz a par exemple promis de dépenser autant qu’il faudrait pour les victimes et les dégâts causés par cette catastrophe qui ont fait au moins 183 morts.

De plus le sociaux-démocrate de 63 ans est loin d’être un novice en politique. Maire de Hambourg de 2011 à 2018 après avoir marché aux côtés de l’ancien chancelier Gerhard Schröder, il milite depuis son plus jeune âge au sein du SPD, dont il a pris la direction en août 2020.

Olaf Scholz et le SPD ont axé leur programme sur la société du « respect ».

Ils proposent un certain nombre de réformes sociales , comme un salaire minimum de 12 euros brut par heure - contre 9,50 euros actuellement -, un revenu minimum pour chaque enfant calculé en fonction du revenu des parents, un impôt sur la fortune et un encadrement des loyers.

Sur l'Europe,Olaf Scholz se déclare favorable à faire de la zone euro une « union fiscale, économique et sociale ». Il propose de doter l'Europe de fonds propres grâce à la mise en place d'impôts européens : taux carbone aux frontières , taxe Gafam. Le programme du SPD soutient également la mise en place d'un salaire minimum européen et plaide pour renforcer l'intégration en matière de santé.

Annalena Baerbock, la première candidate écolo

Un temps favorite, Annalena Baerbock, 40 ans, apparaît aujourd'hui très clairement comme une outsider face au duel entre Olaf Scholz et Armin Laschet. Elle est actuellement créditée d'environ 15 % des voix, 10 points derrière le favori.

Elle sera toutefois, avec son parti, un allié incontournable pour l'un comme pour l'autre, et devrait donc devenir la faiseuse de roi. Cette ancienne championne de trampoline est vantée pour son pragmatisme, qualité souvent attribuée à Angela Merkel.

Devenue députée en 2013, cette juriste de formation a pris la coprésidence du parti cinq ans plus tard. Elle fait partie de l’aile dite « réaliste » du parti, plus centriste et en faveur d’une économie de marché reverdie. Aussi Annalena Baerbock veut-elle sortir l'Allemagne du charbon avant 2030, plutôt que d'ici à 2038, la date fixée actuellement.

Elle entend aussi augmenter de 16 centimes par litre le prix de l'essence et investir 50 milliards d'euros chaque année dans la transition « socioécologique ».

Les Verts sont également favorables à un salaire minimum de 12 euros. Ils souhaitent des investissements dans la santé ou encore un plafonnement des loyers au niveau national. Sur le plan de l'éducation, ils veulent renforcer l'intervention de l'Etat fédéral dans cette compétence régionale.

Sur l'Europe, Annalena Baerbock est sans doute, des trois candidats en mesure de devenir chancelier, la plus ouvertement proeuropéenne. Elle est en effet favorable à une union sociale et fiscale, et est prête à transformer le fonds de relance en un fonds perpétuel pour l'investissement européen. Elle milite également pour doter l'UE de recettes propres, avec des impôts européens. Elle propose de renforcer la politique commune de défense de l'Union européenne pour renforcer la souveraineté du continent , un thème cher à l'actuel gouvernement français.

La jeune Annelena Baerbock représente les Verts, qui s'annoncent être le groupe clef lors des négociations en vue de la formation du nouveau gouvernement. Sans compter les libéraux, voire Die Linke, qui pourraient servir de force d'appoint.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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LA CRISE DES SOUS-MARINS OU L'INTERET NATIONAL AVANT TOUT

Certes la France est furieuse de la décision de l'Australie de se retirer d'un contrat de 90 milliards de dollars australiens (56 milliards d'euros) pour l'achat de sous-marins français en faveur de navires américains à propulsion nucléaire.

Elle a rappelé ses ambassadeurs à Canberra et Washington et accusé ses alliés de « mentir » sur leurs projets. Mais la réponse australienne n'a pas tardé et s'est voulue directe.

Canberra été « franche, ouverte et honnête » avec la France au sujet de ses préoccupations concernant un accord massif d'achat de sous-marins français avant de déchirer le contrat, a déclaré ce dimanche 19 septembre 2021 Peter Dutton, le ministre de Défense australien sur Sky News Australia dimanche.

La « nécessité pour l'Australie d'agir dans son intérêt national »

Peter Dutton a déclaré qu'il avait personnellement exprimé ces préoccupations à son homologue française, Florence Parly, et a souligné la « nécessité pour l'Australie d'agir dans son intérêt national ».

« Et compte tenu de l'évolution des circonstances dans la région Indo-Pacifique, pas seulement maintenant mais dans les années à venir, nous devions prendre une décision qui était dans notre intérêt national et c'est exactement ce que nous avons fait », a-t-il ajouté. Il y a en effet, en Australie, un consensus croissant sur le fait que le pays doit faire davantage pour dissuader les actions chinoises dans la région.

Aussi cet intérêt national consiste-t-il selon les Australiens à acquérir les sous-marins à propulsion nucléaire américains. L'avantage de ces sous-marins nucléaires est qu'ils n'ont pas besoin de remonter à la surface et peuvent rester immergés, donc furtifs, plus longtemps et qu'ils peuvent parcourir de longues distance et patrouiller jusqu 'en mer de Chine.

Contrairement aux sous-marins à propulsion conventionnelle (diesel-électrique) français qui doivent faire surface régulièrement, s'exposant alors à la détection et disposant donc d'une portée furtive bien moindre.

Par ailleurs grâce à l'alliance AUKUS, l'Australie sera bien mieux intégrée aux forces américaines et britanniques et renforcera son pouvoir de dissuasion face à Pékin.

Et Joe Biden, dans la continuité de la politique de son prédécesseur Donald Trump, a montré qu'il se souciait bien plus de la zone indo-pacifique  que de la vieille Europe qui doit enfin se prendre en main pour sa défense !




Garett Skyport pour DayNewsWorld

SUBMARINES AUSTRALIA CANCELED

"THE CONTRACT OF THE CENTURY" WITH FRANCE

FOR THE BENEFIT OF AMERICANS

The Australia has announced the termination of the contract signed in 2019 with France for the delivery of conventional submarines, to the anger of Paris. "This is not a change of heart, it is a change need, ”said Australian Prime Minister Scott Morrison to justify his decision to cancel the contract signed with Naval Group in 2019.

France, which sees a contract of 90 billion Australian dollars (56 billion euros) escape its shipbuilding industry, immediately castigated a "regrettable decision" and "contrary to the letter and the spirit of the cooperation which prevailed between France and Australia, ”according to a joint statement from the Ministries of Defense and Foreign Affairs.

"A blow in the back", according to Jean-Yves Le Drian, Minister of Foreign Affairs

This breach of contract is considered "a stab" from Australia but also coming from Joe Biden for the French arms industry. We remember the combat aircraft contract with Switzerland, which in one day decided to sign for F-35s instead of Rafales. Especially since the negotiations on technology transfers had been bitter with Cambera who had even renegotiated points such as the 60% value sharing for Australia and jobs with 2,800 positions in Adelaide and 500 in Cherbourg, including 300 Australians. came to settle in France with their families ...

Tension with China in the Indo Pacific region.

Behind the scenes, the Biden administration was preparing with Great Britain and Australia a pact named Aukus against a backdrop of tension with China in the Indo Pacific region. And as early as last June, Australia hinted that it could have a "plan B".

Unveiled on Wednesday, this agreement provides for collaboration between the three countries in the field of defense. "Aukus' first major initiative will be to deliver a fleet of nuclear-powered submarines to Australia," Australian Prime Minister Scott Morrison, appearing on video conference, as well as his British counterpart Boris Johnson said at the conference. an event chaired by Joe Biden at the White House. The eight atomic-powered submarines expected by the Australian Navy will be capable of long-range patrol, as far as the South China Sea, or off Taiwan. For Australia, the choice to acquire nuclear power is a strategic breakthrough, as much as for its suppliers who agree to a transfer of technology.sensitive. In principle, nuclear attack submarines are not exported products.

Marginalized Europe

“The American choice which leads to the removal of an ally and a European partner like France from a structuring partnership with Australia, at a time when we are facing unprecedented challenges in the Indo-Pacific region (...) marks an absence consistency that France can only observe and regret, ”noted the Ministry of Foreign Affairs.

“The new pact between the United States, Australia and the United Kingdom to counter China signals the advent of a logic of blocs in Asia-Pacific, and marginalizes Europe and France in the key region of 21st century. », Writes Sébastien Falletti in Le Figaro.




Alize Marion for DayNewsWorld

COVID-19 THE GOVERNMENT OF BORIS JOHNSON WAIVER OF THE VACCINE PASSPORT

The British government announced on September 12 that it had abandoned its plan to introduce a vaccine passport to access nightclubs and other busy places in England, deeming it superfluous due to the success of the vaccination campaign against the Covid. 19.

"I never liked the idea of ​​telling people to show their papers ... to do what is just a routine activity," said British Secretary of State for Health Sajid Javid, on the BBC.

"We have seen it as it should be, and while we wish to keep it in reserve as a potential option, I am happy to say that we are not going to add it with our vaccine passport project," he said. added.

This turnaround comes as the executive repeated this week its intention to introduce a vaccination certificate at the end of September to enter stadiums or nightclubs, attracting strong criticism from the nightlife sector and from members of the conservative majority. like opposition.

Sajid Javid estimated that such a measure was ultimately not necessary, despite a number of positive daily cases (around 40,000 in recent days), given a high rate of vaccination in the United Kingdom. In fact, nearly 81% of the population over 16 received two doses. With each constituent nation of Great Britain remaining competent for anti-Covid restrictions, Scotland has decided to introduce, as of October 1, a vaccination certificate to access nightclubs and certain events, in order to slow down the increase in cases attributed to the start of the school year.

Prime Minister Boris Johnson must detail, in the coming days, his battle plan in the fight against the coronavirus for the winter period. According to the British press, mass vaccination should remain the main focus, with the deployment of a booster program, and a decision on the possible administration of vaccines to young people aged 12 to 15 years.

Sajid Javid also announced his intention to remove “as soon as possible” the obligation for doubly vaccinated travelers from certain countries to undergo a PCR test no later than two days after their arrival in England.




Carl Delsey for DayNewsWorld

FACING AWESOME FIRES IN

THE MEDITERRANEAN COUNTRIES

THE EUROPEAN UNION IS MOBILIZING

For several days, some countries around the Mediterranean, in particular Greece, Italy and Turkey, have been hit by major fires. "We are facing the worst heat wave since 1987," Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis explained in particular on Monday. on this exceptional heat wave. "It is clear that the temperature at the surface of the ground in Turkey and Cyprus has again exceeded 50 ° C", noted Tuesday the European Space Agency (ESA) in a statement.

Fanned by the lack of water and the hot weather, many fires have broken out in Turkey, where forests, agricultural land and inhabited areas are ravaged by flames, these are the worst fires in a decade.

In total, more than 180 fires have broken out in recent days across the country killing at least eight people and leading to the evacuation of hundreds of tourists and residents, in particular from the tourist towns of Antalya, Bodrum. and Marmaris.

Thursday, a violent fire approached dangerously a thermal power station storing thousands of tons of coal, not far from the city of Milas.

In Greece, hit for a week by the worst heatwave in three decades, firefighters were fighting several fires on Wednesday, including a major fire north of Athens, where 300 people had to be evacuated on Tuesday evening. Greek firefighters continued Thursday to fight two worrying fires in Olympia to protect the archaeological site.

Firefighters said Thursday they had to manage 92 forest fires in the last 24 hours in Greece, out of the 118 counted Wednesday evening by the Deputy Minister of Civil Protection, Nikos Hardalias. A monastery and a dozen villages were surrounded by flames Wednesday afternoon on the island of Evia, 200 km from Athens, and the fire seemed to be out of control according to firefighters.

In Albania, a man was killed Tuesday in a forest fire in the region of Gjirokastrale (south), where hundreds of firefighters and soldiers were fighting dozens of fires.

Sending planes, helicopters and firefighters

Faced with these numerous fires, the European Commission announced Wednesday, August 4, the dispatch of planes, helicopters and firefighters to Italy, Greece, Albania and North Macedonia to help these countries fight against the fires.

Two Canadair type planes, from France, are sent to the affected areas in Italy, details the European executive in a press release. Two firefighting planes from Cyprus are providing support to Greece, in addition to a firefighting team tasked with supporting operations on the ground, it said.

Two helicopters to support operations in Albania will also be sent from the Czech Republic and the Netherlands, and Slovenia is sending a team of 45 firefighters to North Macedonia.

This aid is mobilized within the framework of the EU Civil Protection Mechanism and the Commission covers at least 75% of the costs related to transport.

“We are working around the clock to send aid as fires rage in Europe,” commented EU Crisis Management Commissioner Janez Lenarcic, thanking the contributing countries.

“EU Civil Protection ensures that our existing firefighting tools are used to their full potential. This is an excellent example of the EU's solidarity in times of need ”, he also welcomed..




Britney Delsey for DayNewsWorld

CYBER WARFARE

THE PEGASUS THESE SPY SOFTWARE

MAKE LEGIONS

The organizations Forbidden Stories and Amnesty International obtained a list of 50,000 phone numbers, selected by NSO clients since 2016 for potential surveillance, and shared it with a consortium of 17 media outlets that revealed its existence on Sunday. On Tuesday, July 20, 2021, this consortium of 17 media revealed that several international political figures were among its potential targets.

This scandal questions the way in which leaders protect themselves from cyberattacks.

President Macron is said to be one of 50,000 phone numbers monitored by Israeli software Pegasus. Information denied by the Israeli cybersecurity giant NSO.

French President Emmanuel Macron, King Mohammed VI of Morocco and Pakistani Prime Minister Imran Khan are on Pegasus' list of potential targets, as are more than 180 journalists around the world who have allegedly been spied on by different states having gained access to the software from NSO.

A senior official at Israeli cybersecurity giant NSO, however, argued on Wednesday July 21 that French President Emmanuel Macron had not been targeted by his controversial Pegasus software. Chaïm Gelfand indeed declared to the I24 news channel, based in Tel Aviv: "I can tell you with certainty that President Macron was not a target [...] There are certain cases that have come to light, that bother us ”.

The NSO group based in Herzliya, a green city north of Tel Aviv, said it was the victim of a "vicious and slanderous" campaign, and announced in a statement that it "was no longer going to answer questions from the media. On the Pegasus case. “NSO is a technology company. We do not operate the systems, nor have access to the data of our customers, but they are nevertheless obliged to provide us this information in the event of investigations ”, added the group saying that the fact that a name appears on the 50,000 list "does not necessarily mean that he was the target of Pegasus."

NSO denies outright

NSO Group had cert 're constantly affirm it has no access to customer data. However, NSO very quickly obtained information from its Moroccan client leading it to assert that these three people had not been targeted. He did not specify what data he obtained and how he made sure that this data was genuine.

And NSO also denied that François de Rugy was targeted, even though computer traces collected by Amnesty International's analysis no doubt show that a phase prior to an attack by Pegasus was launched against his phone. These traces also show that it is Pegasus' client within the security services.


The countries accused of using Pegasus also deny outright.

The countries accused of using Pegasus have also all dismissed the accusations. In a statement released on Monday, Morocco denounced "false" information that the kingdom's security services "infiltrated the phones of several public figures.national and foreign nationals and officials of international organizations through computer software ”. Even denial on the part of Hungary: "The director general [of the secret services] informed me that no cooperation has been established with the Israeli intelligence services", reacted Monday the Hungarian Minister of Foreign Affairs in conference of hurry. Mexico, accused of having spied on 25 journalists, assured through the voice of its president, Andrés Manuel López Obrador, that "no one is being spied on, freedoms are guaranteed".

Exploitation of security vulnerabilities by "Pegasus"

The Pegasus software uses a device security vulnerability to take control of the phone for a short period of time to install spyware remotely. The latter can come from hardware, for example an electronic chip, or software via the iOS or Android operating systems. NSO customers, usually states, don't have to look for the loopholes themselves, they just need the target's phone number and Pegasus takes care of the hacking and data exfiltration. For each target targeted, the customer pays a license to NSO of a few tens of thousands of euros.

An elite tool, a cat and mouse game to unmask him

Pegasus is indeed an elite tool capable of taking full control of a mobile phone and extracting any data: e-mails, directory, location, documents, photographs…, including messages exchanged by through encrypted messaging. It can, moreover, and always in a completely stealth way, activate the microphone and the camera.

This elite tool infects a very small number of users (compared to other types of spyware). The traces it leaves are therefore very rare, especially since they are left on operating systems (iOS, Android) that are difficult to analyze because they are very “closed”. Finally, Pegasus is designed precisely to escape any form of detection and to adapt constantly; it is therefore a game of the cat and the mouse to understand and study it.

A booming sector in Israel

Faced with these well-founded accusations of cyberespionage, it seems, the office of Naftali Bennett, did not communicate. A former defense minister who made his fortune in high technology before entering politics, the latter defended this booming sector in Israel on Wednesday without commenting on the NSO file. "For every $ 100 invested in cyber defense around the world, $ 41 is invested in Israeli firms," ​​he said, attributing the local prosperity of the sector to elite army units that serve as incubator for local start-ups.

The State of Israel implicated ?

“Software developed by Israeli firms like NSO's Pegasus clearly implicates the State of Israel. Even if the Israeli authorities only played an indirect role, they cannot escape their responsibility, ” Reporters Without Borders said in a statement. "We call on (Israeli) Prime Minister Naftali Bennett to immediately impose a moratorium on exports of surveillance technologies until a protective regulatory framework has been established," said Christophe Deloire, his secretary general.

Faced with this cyber espionage scandal, the NGO Reporters Without Borders called for a moratorium on its sales.

A moratorium on Pegasus sales ?

The press freedom organization Reporters Without Borders (RSF) on Wednesday (July 21) called on the Israeli government to immediately impose a moratorium on the sale of this spyware. Not allowing to protect computer systems, but to infiltrate them, Pegasus is considered an offensive cybersecurity product and must therefore obtain the green light from the Israeli Ministry of Defense to be sold to third countries, just like a armed.

UN calls for new rules

UN High Commissioner for Human Rights Michelle Bachelet said on Monday that the revelations "confirm the urgent need to better regulate the sale, transfer and use" of these surveillance technologies "and 'ensure strict control and authorization'. "Without a regulatory framework that respects human rights, there is simply too much risk that these tools will be misused to intimidate critics and silence those who challenge," she added.


But let's not be NATIVE!
 
These good-natured diplomatic reactions cannot, however, make us forget that when it comes to cyber espionage, researchers will always have a head start over States. And this Pégasus software, which has been in service for several years now, is just the tree that hides the forest. In a world of cyber warfare where states spy on each other, there will always be security loopholes to exploit ...



Alize Marion for DayNewsWorld

ANGELA MERKEL ON THE SITE OF THE KILLING FLOODS IN GERMANY

The Vice-Chancellor and Minister of Finance of the Federal Republic, Olaf Scholz, has announced emergency aid for the victims. German Chancellor Angela Merkel came to see, Sunday, July 18, the devastated landscapes left by what she called the floods "of the century" in Western Europe, which killed at least 183 people in Germany and Germany. Belgium, a record that grows heavier every day with many people missing.

Ms Merkel arrived at around 1 p.m. in Rhineland-Palatinate, in the southwest of the country, one of the worst-affected regions, where 110 people have died out of a total of 156 in the country. Looking grave, the Chancellor began to take stock of the disaster that hit the village of Schuld, not far from Bonn, where the Ahr river destroyed part of the town, according to images broadcast on television. It is a surreal and ghostly situation, I would almost say that the German language is struggling to find the words to describe the devastation that has been caused ”, the German Chancellor told a press conference, after having surveyed the disaster-stricken village of Adenau. She promised that "the federal government and the regions will act together to gradually restore order" in the devastated areas.

"Adding up all the events that we see in Germany and the force with which they occur, all of this suggests (...) that it has to do with climate change," she told residents of Adenau. We must hurry, We must go faster in the fight against climate change. "

Several billion euros for reconstruction

The Vice-Chancellor and Minister of Finance of the Federal Republic, Olaf Scholz, announced the adoption, as early as next week in the Council of Ministers, of emergency aid for the victims. It should amount to at least 300 million euros, the Social Democratic minister told the newspaper Bild am Sonntag, also promising to set up a vast reconstruction program of several billion euros. The European Union has also assured its support in the face of these bad weather, which also affected the Netherlands, Luxembourg and Switzerland.

Some roads are gutted, bridges are smashed, and cities are buried under rubble. "It's a real disaster, I'm upset," said Angela Merkel, visiting the United States when the torrential rains in the middle of the week suddenly caused flooding described by witnesses as "tidal waves" , “tsunamis”.

A political turn two months before the elections

The floods in Germany took a political turn just over two months before the general elections, after which Angela Merkel will step down.

Each candidate competes in fact for proposals to strengthen the fight against global warming, the cause for many experts of flooding. Leader of the conservative CDU party and favorite in the polls, Armin Laschet called for, like the entire political class, to "step up the pace" in the fight against climate change. But Armin Laschet made a misstep on Saturday detrimental to his image: he was filmed laughing during a tribute from the Head of State to the victims of the floods. “Laschet laughs while the country suffers,” writes Bild.

The images went viral, with national outrage forcing him to apologize for his "inappropriate" behavior. The controversy has grown even more important as Mr. Laschet is also the leader of North Rhine-Westphalia, one of the two regions most affected by the floods.




Kelly Donaldson for DayNewsWorld

TRAGEDY IN GERMANY

MORE THAN 100 DEAD IN FLOODS

HUNDREDS OF WANTED PEOPLE

The number of deaths is rising in Germany. At least 81 have died in the bad weather that hit the country hard. This toll jumped, after the announcement on Friday of 50 deaths, against 28 the day before in the only region of Rhineland-Palatinate, in the west of the country, one of the most affected by the floods.

As if the earth had been gutted, and sucked everything in tons of mud. A spectacular landslide, following the severe weather, washed away houses in a town near Cologne on Friday morning. Several people have died and others are missing, local authorities said.

In the municipality of Erftstadt-Blessem, “the houses were largely washed away and some collapsed. Several people are missing, ”according to a tweet from the Cologne community of municipalities.

In addition, hundreds of people remain missing in the west of the country. "I fear that we do not see the full extent of the disaster in the next few days," Chancellor Angela Merkel warned Thursday evening from Washington, where she is visiting.

"We must fear the worst"

In Rhineland-Palatinate alone, the authorities said Thursday evening they still had no news of 1,300 people in the worst hit canton, that of Bad Neuenahr-Ahrweiler. However, a spokesperson quoted by Bild put this figure on the account of disruptions to the telephone network which prevents many residents from being able to be reached. Concretely, "we are still counting on 40, 50 or 60 missing persons and when you have people who have not given any sign of life for so long (...) we must fear the worst", declared his Minister of the Interior. Roger Lewentz on SWR TV.

Help is trying to evacuate the victims, many of whom have taken refuge on the roofs of houses. But many accesses are blocked, complicating operations. Authorities called on residents to stay at home if possible and "take refuge on the upper floors if necessary". The German army will deploy 300 soldiers in the two most affected Länder to participate in the rescue operations.

In the municipality of Schuld, south of Bonn, which was devastated by the flooding of a river (which also washed away six houses), the police report dozens of missing persons. Residents have been asked to send police videos and photos that could provide clues about their missing loved ones. In the town of Mayen, in In the town of Mayen, in Rhineland-Palatinate, the streets were completely flooded.

At least 9 dead in Belgium, Liège partly evacuated

Belgium, where bad weather left 9 dead and 4 missing according to information from the authorities reported by the Belga agency, also suffered significant damage, as did Luxembourg and the Netherlands. the authorities of Liège (200,000 inhabitants) had asked residents of the Meuse to evacuate their homes. The towns of Theux, Pepinster and Spa, located near Verviers, were also affected. "Bad weather" plan launched in Luxembourg

For its part, Luxembourg has launched the “bad weather” plan. Many homes are flooded across the country, and their residents have been evacuated, authorities said.

In the Netherlands, the province of Limburg, bordered by Germany and Belgium, also deplored significant damage. Rising waters threaten to isolate the small town of Valkenburg, west of Maastricht. Several axes, including a very busy motorway, have been closed due to the risk of flooding from rivers and streams.

"It's a catastrophe, a tragedy"

"It's a disaster, a tragedy," Angela Merkel reacted from Washington, where she began an official visit on Thursday. The Chancellor promised that the State "would do everything" to help the victims.

"We have never seen such a disaster, it's really devastating," lamented the Minister-President of Rhineland-Palatinate, Malu Dreyer. Armin Laschet, leader of North Rhine-Westphalia and favorite for succeed Chancellor Angela Merkel in the fall, hastily canceled a meeting of her party in Bavaria, in the south of the country, to monitor the situation in her state, the most populous in Germany. "The situation is alarming", declared to the daily Bild M. Laschet, who visited, wearing rubber boots, flooded localities.

The leader of the Greens in the Bundestag, Katrin Göring-Eckardt, said to see in this drama "the effects of the climatic catastrophe". These bad weather are a "call to realism": "It is already there, it is already there with us", she regretted, calling for an "urgent change".

The Minister of Finance, Olaf Scholz, Social Democratic candidate for the chancellery, also went on the spot to estimate the damage as well as the aid to be brought to the population. Two and a half months before the elections, the environmental candidate, Annalena Baerbock, intends to interrupt her vacation. These bad weather occur in the midst of the electoral campaign and when the climate issue plays a central role.

These floods are reminiscent of others, which occurred in the summer of 2002, and which the then Chancellor, Gerhard Schröder, had been able to face, before being re-elected against the Conservatives.




Kelly Donaldson for DayNewsWorld

THE EUROPEAN HEALTH PASS

The European health certificate comes into force Thursday to facilitate travel and relaunch tourism within the European Union this summer, however, under the threat of new disruptions linked to the Delta variant.

How does it work ?

“The European Covid digital certificate”, the official name of this health pass, is free and must be recognized in the 27 EU countries, plus Switzerland, Liechtenstein, Iceland and Norway.

According to the Commission, all member states should be able to issue or accept them on Thursday, with the exception of Ireland, which, affected by cyber attacks, could take a little delay.

On the evening of Wednesday 1 July 2021, 21 EU countries had already logged in to the system's common portal and the other six were technically ready.

This “pass” applies to three situations: it certifies that a person has been vaccinated against Covid-19, that they have passed a negative test, or that they are immune after contracting the disease.

It is up to the destination country to decide whether to accept the tests. It is up to the destination country to decide whether it accepts rapid antigenic tests in addition to PCRs. The EU recommends accepting both and harmonizing their period of validity (no more than 72 hours before arrival for PCRs and no more than 48 hours for antigens).

To prove that they have been immunized after infection, a person must provide a positive PCR test proving their infection. The validity period of this positive test is set at a maximum of 180 days, but states can decide to reduce it. Serological tests are not yet considered reliable enough to attest to this immunity.

What duration ?

This regulation is valid for twelve months.

A period of "gradual application" is planned, with a grace period until August 12 for countries that are not ready by July 1 to issue certificates according to the European model. During this period, the other states must accept national documents on condition that they contain the data required at European level.

The vaccines accepted ?

Countries are required to accept on their soil travelers vaccinated with the four products authorized at European level: those of Pfizer / BioNTech, Moderna, AstraZeneca and Johnson & Johnson.

Member States may - but are not obliged - also to admit people vaccinated with serums authorized in certain EU countries (such as the Russian Sputnik used in Hungary), or with products approved by the WHO ( like Chinese Sinopharm).

More than quarantine ?

The certificate is supposed to exempt its holder from an additional test or quarantine on arrival, but it is still possible for a Member State to introduce restrictions if the situation of the country or region of origin of the traveler is deteriorated. In this case the State must inform the Commission and the other countries if possible 48 hours before the introduction of these restrictions.

The Delta variant has already led Germany to add Portugal - where this variant has become predominant - to its list of countries at risk, which prohibits practically all arrivals from this state.

Travelers can consult the “Re-open EU” site which lists the conditions applicable in the various European countries.

The main organizations in the aviation sector deplored on Tuesday the mosaic of "disparate" national health certificate implementation strategies ", listing ten application solutions across the EU, at the risk of" significant malfunctions "and long queues for travelers at airports.

Digital or paper medium ?

The certificate contains a QR code and a digital signature attesting to its authenticity, which can be read by all EU countries. It can be presented to the authorities responsible for controlling it in digital form on a smartphone, or printed on paper.

It is up to the Member States to decide whether they integrate this certificate into their national tracing application, or whether they use a separate application.

What about personal data ?

The text provides that the certificate must contain only "strictly necessary" personal data, in compliance with European regulations (GDPR).

These data are not exchanged between countries, only the key allowing to verify the authenticity of the certificate needing to be transmitted. The possession of such data by the country of destination or transit is prohibited.

What use ?

European regulations concern free movement, but Member States can decide to use this European certificate for other purposes (concerts, festivals, etc.) within the framework of their national law.

What about third countries ?

The EU is in discussions with a number of third countries, including the United Kingdom and the United States, for mutual recognition and interoperability of documents.

In addition, Member States have the possibility of accepting any proof of vaccination of travelers from third countries, with a vaccine recognized by the EU or approved by the WHO.

The Twenty-Seven can also, but this is not an obligation, issue European health certificates on a case-by-case basis to travelers attesting to a vaccination administered in a third country.



Jaimie Potts for DayNewsWorld

AFTER ISRAEL THE DELTA VARIANT

WORRIES EUROPE

Previously referred to as the Indian variant, it is considered more contagious than the Alpha variant detected in the UK, and has already become predominant in some parts of the world. It is in particular in the Portuguese capital and its great suburbs, where it represents more than 60% of the new cases detected, indicated Sunday the National Institute of Health (Insa). But also in England where the lifting of the last restrictions was postponed for four weeks, until July 19, in the face of a rise in infections caused by the Delta variant. Is such a situation inevitable in France ?

"A sword of Damocles"

The epidemic is not over, recently warned epidemiologist Martin Blachier on LCI. According to him, "what happens this summer is absolutely not what will happen in the fall". And he's not the only one to think so. Epidemiologist Pascal Crépey abounds: "We must not think we are totally out of the woods, because the virus is still there, and the Delta variant could have some surprises in store for us".

Currently listed in 85 countries, the Delta variant is of growing concern in Europe. Better known under the name of "Indian" variant, in reference to the country in which it was discovered, the latter would be 40 to 60% more contagious than the British variant, today called alpha and which is already itself much more contagious than the historical strain of Sar-CoV-2. To understand the Delta variant, two examples of countries are interesting: the United Kingdom and Israel.

The United Kingdom and Israel confronted with the Delta variant

Currently, across the Channel, 90% of new contaminations come from the Indian variant. To understand the Delta variant, two country examples are interesting: the United Kingdom and Israel. Gabriel Attal warned the day before yesterday, the British were "a few weeks ago to a few hundred cases", they are now around 11,000 new infections per day, while 63% of their population is first-vaccinated, and 46% have received a full vaccination schedule. English Prime Minister Boris Johnson has therefore postponed for four weeks the deconfinement of the country, initially scheduled for June 21. Israel too, yet exemplary in terms of vaccination, is affected by the variant and observes cases of contamination. 40% of new cases are people vaccinated, "which means that the variant is very contagious",Gabi Barbash, former director general of the Israeli Ministry of Health, said Monday evening. With 60% of the population vaccinated, Israel has yet to achieve collective immunity and has been at a glass ceiling since mid-March. It is the life-size laboratory for vaccination against the coronavirus. Israel has now immunized its population with Pfizer, according to the latest data seen Thursday, June 24.after the last data consulted this Thursday, June 24.after the last data consulted this Thursday, June 24.

The interest is therefore to observe what will unfold in these two countries, which have reached an advanced stage of vaccination with two different strategies.

Where is it located in France ?

For the moment in France, it would be the cause of 9 to 10% of new contaminations in France, and 70% in the Landes department. We see some isolated clusters appear in France, like last week in a college in Essonne.

Should we be worried about a possible epidemic resumption ?

All scientists say, we are currently in a frantic race between vaccination and variants. The goal is to vaccinate as many people as possible, in order to achieve collective immunity -80% of the vaccinated population, the only way to effectively fight against these variants. Currently, 32 million French people have received an injection of vaccine, and 17 million a complete vaccination schedule.

The vaccine prevents severe forms

The health authorities are indeed noting a very slight epidemic resumption. And among these contaminations, "40% of new cases are vaccinated people", as Professor Gabi Barbash, former director general of the Israeli Ministry of Health, actually noted in local media.

If the figure is authentic, however, it does not prove the ineffectiveness of vaccines against the coronavirus. To understand why, it is important to remember the initial objective of the vaccination. What is sought as a priority is to prevent serious forms, hospitalizations and deaths.

And in fact, hospitalizations have been steadily declining, in all age groups, since mid-January. Ditto for deaths. For more than two months, there have been hardly any victims of the disease.



Jenny Chase for DayNewsWorld

CORONAVIRUS THE DELTA VARIANT AT 90% OF NEW CASES AT THE END OF AUGUST IN EUROPE

The epidemic is resuming in several countries confronted with the Delta variant. In France, the health situation is improving day by day and the last restrictions are gradually being lifted.

European Center for Disease Prevention and Control (ECDC) models predict that the Delta variant, initially detected in India, will account for 70% of new infections in the EU by early August and 90% by end August, indicates the center in a note.

Three new countries, Russia, Namibia and Seychelles, have been placed on the "red list" of countries whose travelers must observe a mandatory quarantine on arrival in France to fight against the circulation of variants of the coronavirus, announced government spokesman Gabriel Attal on Wednesday

.Red List Countries

"I am announcing to you that the Defense Council decided this morning to add three countries to the red list, Namibia, Seychelles and Russia, which are therefore joining the red list," said Mr. Attal afterwards. of the Council of Ministers.

"We have set up a red list for countries which are particularly at risk of variant disease and which limits coming to France almost exclusively to French citizens, with compelling reasons and a mandatory quarantine in place on arrival, which makes the object of an intransigent control by the police, ”recalled the spokesperson.

The so-called “red” countries are countries where the circulation of the virus is considered active and where variants of concern are present. The first mandatory quarantines were put in place from April 24 for India, Brazil, Argentina, Chile, South Africa, before being extended to seven other countries on May 8, then to Colombia, Bahrain, Costa Rica and Uruguay on May 14.

To date, 21 countries are now on this red list, according to France Diplomatie.




Carl Delsey for DayNewsWorld

AIRCRAFT HIJACKED EU IMPOSES UNIQUE ECONOMIC SANCTIONS THE LOUKACHENKO REGIME

The sanction fell. The Europeans decided, this Monday, June 21 during a meeting in Luxembourg, to cut off important sources of income for the Belarusian regime to sanction the diversion of a flight of the company Ryanair, going from Vilnius to Athens, in order to arrest dissident journalist Roman Protassevich and his Russian friend, Sofia Sapega. This event was "the trigger", confirmed a European diplomat. "The EU sanctions an act of air piracy", according to Luxembourg's head of diplomacy, Jean Asselborn. The decision was approved "unanimously" at a meeting of the twenty-seven foreign ministers.

A rare measure, notes the international press .

It is not every day that the member countries of the European Union vote in unison. On Monday, in Luxembourg, the Foreign Ministers of the Twenty-Seven unanimously decided to hit the Belarusian regime of Alexander Lukashenko in the portfolio.

Key sectors of the Belarusian economy , such as potash, tobacco and even refined petroleum products, are targeted. These sanctions include "financial services and insurance, an embargo on petrochemicals, potash and tobacco deliveries," according to L'Écho. Any new bank lending to the state, central bank and majority state-owned banks and entities will also be banned, and these rarely used economic sanctions are expected to be ratified at the June 24-25 European Council.

Seventy-eight personalities, eight entities and seven economic sectors targeted: the European Union (EU) wanted to heavily sanction the Belarusian regime, Monday, June 21 in Luxembourg. The EU will also strengthen its arms embargo to include weapons for hunting and sport, and ban the sale of dual-use goods and surveillance equipment

The meeting foreign ministers therefore approved measures which contrast with the hesitant ones which have struck the leader Alexander Lukashenko for more than twenty years. So far, these decisions, for the most part, marked a disapproval of the brutality of his regime and the repression he was organizing, but did not really affect him or those around him.

It is therefore a real "rain of sanctions" which fell "on the dictator Lukashenko", headlines the Belgian daily Le Soir. The Europeans in particular froze the assets of seven companies run by relatives of Alexander Lukashenko and placed on the EU's blacklist a son of the president, Dmitri, and the wife of his eldest Viktor, Lilia Lukashenko. "These are measures that will massively affect Belarus and state revenues and therefore the funds on which Lukashenko and his regime depend", underlined German Minister Heiko Maas.

Washington imposes financial sanctions

Shortly after the European announcements, the United States, Canada and Britain also announced sanctions against Belarusian officials. Washington is targeting a spokeswoman for Alexander Lukashenko, the head of its intelligence services, the speaker of the upper house of the parliament in Minsk and, in total, 155 personalities hit by visa restrictions. These measures target, among others, close advisers to President Alexander Lukashenko and key officials in the Ministries of the Interior and Information. The UK has also announced new sanctions against Belarusian regime officials and an oil-exporting company BNK.

"Nobody expected us to go this far," said diplomat Jean Asselborn. "The regime must be aware that the EU has levers and that it is ready for other sanctions", he warned., at the end of May. With the economic sanctions, EU leaders hope to bend the regime. Some want to go further and fight the feeling of impunity of the Belarusian president.

"I personally hope that one day Lukashenko will be held accountable in front of an international tribunal, because he does horrible things", commented the diplomat.


Garett Skyport for DayNewsWorld

UNITED NATO LEADERS

FACED WITH CHINA'S SYSTEMIC CHALLENGE ?

Malmenés during the presidency of Donald Trump who called NATO " to obsolete," members of the European Treaty Organization of the North Atlantic (NATO) have regained their valuable ally and wanted to give an impression of unity and common front.

As soon as he arrived, the American president set the tone for the meeting: the search for appeasement after four years of tears. "I want all of Europe to know that the United States is there," he said, stressing that NATO is "of crucial importance" for America.

NATO leaders thus expressed on June 14, 2021 their desire to strengthen their defense "in the face of all threats, wherever they come from", in a press release published at the end of the summit which brought them together in Brussels.

The press release refers in particular to the concerns of the Atlantic Alliance with regard to a country which is developing its nuclear arsenal at high speed and cooperating militarily with Russia, indicating that China now represents a

"Systemic challenge" for the world order and security of the Atlantic Alliance.

“China's stated ambitions and determined behavior represent systemic challenges to the rules-based international order and in areas of importance to the security of the Alliance,” the allies said.

An eye on China's ambitions

"China is rapidly increasing its nuclear arsenal, equipping itself with a larger number of warheads and sophisticated vectors to establish a nuclear triad," said the statement made Monday in Brussels.

"It also cooperates militarily with Russia, in particular by participating in Russian exercises in the Euro-Atlantic area".

The Atlantic Alliance notably warned that it would react to the diversification of the nuclear arsenal and said that it considered that "China's growing influence and international policies may present challenges, to which" it had to respond.

"Russia and China seek to divide us, but our alliance is solid," even welcomed US President Joe Biden at a press conference.

China's entry into Europe was at the heart of the summit discussions. The Allies, however, want to maintain a "constructive dialogue" with Beijing "when possible" and call on China to "respect its international commitments and act responsibly in the space, cyber and maritime sectors, in accordance with its role as a major power ".

Exaggeration of "the theory of the Chinese threat"

Words that were criticized immediately by Beijing in a statement released after the summit. The Chinese embassy to the EU has indeed accused NATO of showing a “cold war mentality” and of seeking to “artificially create confrontations”. According to her, NATO exaggerates "the theory of the Chinese threat". The expression of systemic challenge "slanders the peaceful development" of the country, which has 20 times fewer nuclear warheads than the members of NATO.

On Monday, the Secretary General of NATO, the Norwegian Jens Stoltenberg, then sought to soften the scope of the summit's final declaration. "China is not our adversary, our enemy," he said. "But we have to face the challenges posed by China for our security."

If the European leaders did not want to disturb the very positive atmosphere of the reunion with an American partner who had returned to good intentions towards them, they undoubtedly had some reservations: and among the sticking points is of course the China, which the United States would like to see identified as the new common enemy.

Sticking points with the United States

China an economic and strategic partner of Europe

Certain Europeans have indeed been reluctant to consider China as an adversary. On Monday, German Chancellor Angela Merkel was indeed cautious, urging not to give up a "balanced" position with regard to Beijing.

During his final press conference, Emmanuel Macron called on NATO not to turn away from its essential missions, not to “confuse the objectives”, not to “skew” the relationship with China.

Last week he stressed, ironically, that China was not, a priori, within the radius of action of an Alliance called to defend European territory.

"NATO is an organization which concerns the North Atlantic, China has little to do with the North Atlantic", insisted President Emmanuel Macron during his press conference.

“It is very important not to disperse ourselves and not to bias the relationship with China. It is much broader than the military subject: it is economic, it is strategic, ”he added.

While China was not mentioned three years ago in the summit's communiques, it is now clearly presented as a rival with its new Silk Roads, a competitor, even an adversary. But it is also a first-class trading partner for Europe.



Joanne Courbet for DayNewsWorld

THE EUROPEAN UNION'S RECOVERY PLAN

CAN START ITS COMMON DEBT PROCESS

The European Union (EU) will be able to start in June the historic process of issuing common debt to finance its recovery plan intended to overcome the economic consequences of the Covid-19 pandemic, announced Monday, May 31, in the evening, the European Council in a press release.

The European body, which represents the Member States, announced that it had "formally received the approval notifications from all the 27, which allows the Commission to borrow on behalf of the EU on the markets of capital ”. The recovery plan, dubbed “Next Generation EU”, “starts tomorrow [Tuesday, June 1, 2021]! The European Union is now in a position to obtain the necessary funding, ”said Portuguese Prime Minister Antonio Costa, whose country has held the rotating presidency of the Council of the EU since January.

France will receive 40 billion euros

In total, 672 billion euros in grants and loans will be granted to EU member countries, as part of a global recovery plan of 750 billion euros called "Next Generation EU". This plan is financed by a joint recourse to the loan, unprecedented, which embodies European solidarity in the face of the Covid-19 crisis. Spain and Italy should be the main beneficiaries with nearly 70 billion euros each, ahead of France with nearly 40 billion euros.

"Concretely, the Commission is launching the debt issuance process on June 1 by bringing together major international and European banks, and the issuance of securities will take place this month", for his part, declared the secretary of French state in charge of European affairs, Clément Beaune, in an interview with Les Echos. The amount of the first issue of European debt will be "around 10 billion euros", he said, assuring that "the appetite of the market should be very important and very favorable interest rates".

Spain and Italy, the main beneficiaries

The parliaments of Austria and Poland approved the common debt mechanism on Thursday, allowing its ratification process to be concluded. The implementation of the plan, concluded in July 2020 after difficult negotiations, has often been criticized for its slowness. The first payments are scheduled for next July. These will be pre-financing representing 13% of the total grants. The disbursements will be spread over several years.

EU countries began to submit their national investment plans associated with structural reforms in Brussels at the end of April, in order to solicit funding. Twenty-two states out of twenty-seven have already submitted their draft to the Commission, which has two months to examine and approve them. The European Council, which represents the member states, will then have a month to give the green light. Spain and Italy should be the main beneficiaries with nearly 70 billion euros each, ahead of France (nearly 40 billion).

The money should be used to finance the thermal renovation of buildings, railway projects, charging stations for electric vehicles, high-speed telecommunications networks or even data storage infrastructures.




Britney Delsey for DayNewsWorld

VAST SPYING OF THE UNITED STATES IN EUROPE

How far do Americans go when it comes to intelligence ?

Obviously, where they want, if we are to believe a recent survey carried out by Danish journalists for the Danish public television channel Danmarks Radio (DR), the conclusions of which were reported to us by Le Monde on Sunday, May 30.

The accusations are all the more serious this time because they also concern a country of the European Union. From 2012 to 2014, the United States spied on politicians in Europe, including German Chancellor Angela Merkel, with the help of Danish intelligence services, European media reported Sunday.

The DR thus indicated that the American National Security Agency (NSA) had connected to Danish telecommunications cables to spy on officials in Germany, Sweden, Norway and France. An access that the American agency had thanks to agreements with Operation "Dunhammer". The US agency would have been able to access text messages, phone calls and Internet traffic, including searches, chats and messaging services.

During and after the Snowden affair

This spy case, if it is confirmed, occurred during and after the Snowden affair, in 2013. NSA employee turned whistleblower, Edward Snowden then revealed the existence of a surveillance system global communications and internet campaign targeting Germans in particular and the Chancellor's cell phone in particular. In addition, in November 2020, DR previously reported that the United States used Danish cables to spy on Danish and European defense industries from 2012 to 2015.

However, it has not been established that Denmark knew that the United States was using its surveillance system to spy on its neighbors.

The sources questioned by the journalists put forward the hypothesis of an involuntary and naive collaboration of the Danish services via the partnership of access to the surveillance systems.



Alize Marion for DayNewsWorld

THE OPPONENT ROMAN PROTASSEVITCH

"CONSTRAINT TO CONFIRM"

IN BELARUS

Arrested in Minsk after the hijacking of an airliner by the authorities, Belarusian dissident Roman Protassevich claimed to collaborate with investigators in a video broadcast on public television. For the opposition, there is no doubt that his remarks were recorded under duress.

In this video posted on Monday, May 24, Belarusian activist Roman Protassevich, arrested when a Ryanair flight was forced to land in Minsk, claims to be in good health and admits to having played a role in the organization of protests in Minsk last year.

"The staff behave with me in a completely adequate way and by respecting the law, I continue to collaborate with the investigators and made confessions concerning the organization of massive disturbances", affirms Roman Protassevich in this video in which he s 'expressed seated at a table, facing the camera. He appears there in a dark sweatshirt, tired, waving his crossed hands, while a pack of cigarettes and a box of matches are placed on the table. In the recording, undated, the activist says he is in the House of stop N ° 1, located in the center of Minsk. But the room where he is filmed gives no indication of his whereabouts.

A staging according to the opposition

His allies immediately denounced a staging, believing that his statements had been made under duress. The opposition media claim that Roman Protassevich has traces on his face, which they believe suggests possible ill-treatment.

“This is what Roman looks like under physical and moral duress. I call for the immediate release of Roman and all political prisoners, ”said Svetlana Tsikhanouskaya, one of the Belarusian opposition leaders, speaking on Twitter in English. Appearing on several Telegram messaging conversations, Roman Protassevich says he is in a detention center for people awaiting trial and denies having heart problems as mentioned by some sources on social networks.

In power since 1994, Alexander Lukashenko, 66, has faced unprecedented mistrust with protests following his contested re-election last summer.

Around 35,000 people have been arrested since the start of the protest movement. Alexander Lukashenko refutes any electoral fraud and accuses Western countries of being behind the demonstrations.

26-year-old opposition journalist Roman Protassevich and his partner Sofia Sapéga were on board a Ryanair Boeing from Athens to Vilnius. The latter was baffled on Sunday in Minsk after a bomb threat which turned out to be false. They were arrested at the airport.

Placed on the list of individuals involved in terrorist activities

Western countries and the opposition strongly denounced this incident, accusing Minsk of "piracy" or even state "terrorism" to arrest an activist.

Living in exile in Lithuania, Roman Protassevich is being prosecuted in Belarus for "organizing massive disturbances", a crime punishable by 15 years in prison. The Belarusian security services (KGB), inherited from the Soviet period, also placed him on a list of "individuals involved in terrorist activities".

According to the opposition, the young man faces the death penalty in Belarus, the last country to apply it in Europe.



Alize Marion for DayNewsWorld

BELIORUSSIA MAKES A BOEING RUN

TO ARREST AN OPPONENT

Belarus sent a fighter to intercept a Ryanair airliner coming from Athens and going to Vilnius (Lithuania) on board which was Roman Protassevich, opposition activist and former editor of the media Nexta. As soon as he arrived, he was arrested by the security services of the Alexander Lukashenko regime.

It all started on Sunday with the alert of a "potential threat to safety on board" the Boeing 737 of the Irish company Ryanair. The information is transmitted by Belarusian air traffic controllers to the crew of the plane connecting Athens to Vilnius, the respective capitals of Greece and Lithuania.

It is almost one o'clock. The Boeing flies over Belarusian territory and prepares to cross the Lithuanian border when President Alexander Lukashenko, according to his press service, decides to send a Mig-29 fighter to intercept the commercial plane and force it to land in Minsk 26-year-old Roman Protassevich is the former editor-in-chief of opposition media Nexta.

Activist, journalist and photographer, exiled in Lithuania since 2019, he started working for Nexta at the end of 2019, before leaving in October 2020 to join Golovnogo Mozga, another Belarusian news outlet. Since November 2020, his name has appeared on the list, drawn up by the Belarusian security services (KGB), of "individuals involved in terrorist activities".

Relentless crackdown on local opposition

Belarusian strongman Alexander Lukashenko won a sixth term in elections in August. The ballot, deemed fraudulent, was widely criticized by the international community and the opposition. The authorities responded to the large protests with a brutal crackdown that resulted in the arrest of thousands of people, the imprisonment or forced exile of opposition leaders.

The EU summit which opens on Monday evening will discuss "possible sanctions" against the country.



Alize Marion for DayNewsWorld

THE DRAMA OF CEUTA'S MINOR MIGRANTS

The photograph of a baby in striped pajamas being pulled out of the water at the last minute by a Spanish Civil Guard diver grabbed national headlines. In another video, a mother gives a Red Cross volunteer her infant across the border fence. Because among the 8,000 migrants who crossed the Spanish-Moroccan border on May 17 and 18, there are between 2,000 and 3,000 minors, according to the Spanish executive. If the adults were quickly returned to the border, the youngest find themselves stuck in migratory limbo, neither welcomed nor deported.

A few days after the massive arrival of at least 8,000 migrants from neighboring Morocco, the small Spanish enclave of Ceuta says it is unable to provide on its own the help needed by the hundreds of children and adolescents still present, many of whom roam the streets...

Difficult, for an 18km2 enclave like Ceuta, to cope with such a human avalanche. Some 750 young people were urgently taken care of by the authorities in a military hangar in Tarajal, in the south, where NGOs denounce summary reception conditions. 250 others were transferred to a reception center. As for the majority of the remaining minors, they wander around Ceuta aimlessly. “We slept on the street, in a wooded area and also in an abandoned house. It was so cold at night ”, confide two teenagers

Government officials had estimated that among the migrants who arrived, around 1,500 were under the age of 18, but Ms. Deu assured that the municipality could not confirm this figure. In addition, there is the difficulty, in this type of situation, of determining the exact age of young migrants. Almost all have no money and do not speak a word of Spanish. Some came alone, while others crossed the border with friends or older brothers. Almost all are boys, adolescents or young people in their twenties. Sometimes desperation wins out. A young migrant, whose age is not known, tried on Friday to hang himself with a metal cable on the promenade in Ceuta. He was resuscitated extremely narrowly by the police,alerted by a passer-by.

"We can't do it"

The authorities of this small town of 84,000 inhabitants admitted that they were overwhelmed by the situation and called on the 17 regions of the country to show solidarity.

"We can't do it, there are too many children," said another member of the local government, Carlos Rontomé Romero, during the week. “We are the border, we are the dyke, but our capacities are limited. We are a small town of 19 km2 ”, it is very difficult“ to absorb all these people ”, he declared in an interview with Spanish national radio.

The government called for help from the other autonomous provinces, calling on them to take care of at least 250 unaccompanied young people who were in Ceuta before the migration crisis. "Young people whose legal, educational and health situation has been taken care of and regularized by the local autonomous government," said Minister of Social Rights, Ione Belarra, who met with the Spanish Territorial Council on Friday, according to La Razon. Several autonomous regions, such as Madrid, Andalusia and Murcia have expressed their reservations. Since then, 200 unaccompanied minors who were already accommodated in Ceuta have been distributed in various regions of Spain in order to make room for the new arrivals.

Wanted and panicked parents

Many of these young people say that their parents do not know where they are. "My mother must be very worried now, because I was the only one who brought money to allow the family to eat," says Omar Luriaghri, who says he is 16 years old. He can't even call her because she doesn't have a phone. His dream, he says, is “to work here as a sweeper”.

The city's priority is to find the parents. She therefore opened a "hotline" Thursday, which received "more than 4,400 calls" in 24 hours, said Ms. Deu. “Our teams are working tirelessly to find the families and ensure the immediate return of the child, because that is what parents and children want,” she said. "Many cry and want to go home since their arrival."

But things are not so simple, because the law prohibits a minor being returned to the country from which he comes without having his situation assessed carefully. "Returning children is not legal and cannot be tolerated", warns Ricardo Ibarra, head of an association which brings together NGOs in the field of the defense of children's rights. He says he fears that some young people will be turned away without benefiting from the protections provided by law.

Because the case of each minor must be examined individually to determine "if it is preferable to send him back or that he remains in Spain", specified the lawyer Albert Pares Casanova.

It is the Spanish government "who ultimately decides whether they should leave or can stay," he added.

A spokesperson for the Spanish Ministry of the Interior assured that all returns of migrants were carried out in accordance with the procedures provided for by law. But he also said he did not have details on the ages of those returned to Morocco.



Andrew Preston for DayNewsWorld

FACING THE INFLOW OF MIGRANTS IN CEUTA

SPAIN STRIKING A FIST

The Spanish government has banged its fist on the table.

While more than 8,000 migrants from Morocco have arrived in Ceuta since Monday, Madrid summoned the Moroccan ambassador on Tuesday to express his "dissatisfaction".

"I reminded him that border control has been and must remain the shared responsibility of Spain and Morocco," Foreign Minister Arancha Gonzalez Laya told reporters.

In Rabat, the Moroccan Foreign Ministry announced the immediate recall "for consultation" of its ambassador.

Faced with the gravity of the situation, Spain's Prime Minister, Socialist Pedro Sanchez, traveled this afternoon to Ceuta, where he was greeted by boos from a few dozen residents, according to images uploaded by the local newspaper. He then had to go to Melilla, the other Spanish enclave located on the Mediterranean coast of Morocco.

Earlier, the head of the Spanish government described as "serious crisis for Spain and also for Europe" the record wave of migrants who arrived in the last 24 hours in Ceuta. "We will restore order in (the) city and at our borders as quickly as possible," Pedro Sanchez promised.

More than 8,000 migrants have entered Ceuta illegally since Monday, Spanish authorities said, and 4,000 have already been returned to Morocco. Pedro Sanchez assured that all adult migrants who entered illegally would be deported, "under the agreements signed with Morocco for years". "Morocco is a friendly country of Spain and must remain so," insisted the socialist leader.

The European Parliament is sounding the alarm

MEPs held a plenary session on Tuesday, May 18, on the rescue at sea of ​​migrants who flock to the European Union on makeshift boats. Above all, the debate underlined the deep divisions between EU countries and political families.

On the one hand, the most right-wing parties who are calling for a complete Australian-style border closure. On the other, the left, which demands real solidarity with asylum seekers and a European mission dedicated to rescue at sea. “667 dead, that's the number of people who perished this year in the Mediterranean. How many more debates do we have to demand from the European Parliament? », Denounces Saskia Bricmont, Belgian environmentalist deputy.

The European Commissioner for Home Affairs called on Morocco to prevent further tragedies and to prevent migrants from trying to reach Ceuta.

Before MEPs, Ylva Johansson stressed that the recurring dramas of migrant shipwrecks are one of the priorities of her proposal for an asylum and migration pact.

But for the French centrist MP Fabienne Keller, the EU could start by using the tools already available: “The countries of first entry cannot manage the large arrivals of migrants through the Mediterranean on their own. I first call on the States to re-establish the Malta declaration to relieve the countries of first entry ”.

The situation in Ceuta and Melilla is unusual, not to say abnormal. These Spanish enclaves on Moroccan territory are entry points into the European Union. And as they benefit from favorable taxation, trade with Morocco, called smuggling on the Moroccan side, had developed considerably.

The Moroccan population around Ceuta and Mellila has increased tenfold over the past 20 years, but the brutal end of this traffic a year ago by the Moroccan authorities has plunged the region into crisis.

The Covid-19 pandemic was grafted onto this, which could explain the despair of the thousands of Moroccans who reached the enclave of Ceuta by sea.



Simon Freeman for DayNewsWorld

THE ECOLOGIST ANNALENA BAERBOCK

ON THE ROAD TO THE GERMAN CHANCELLERY

Plebiscited in the polls, the Greens are on the heels of the conservatives who have torn apart the succession of Angela Merkel. The co-president of the Greens, Annalena Baerbock, who has stood out in recent years within the environmental party, was indeed appointed Monday as leader for the parliamentary elections in September.

This determined ecologist is now taking up her most daring challenge by carrying the hopes of the Greens to access the chancellery. At only 40 years old, it is she and not Robert Habeck, her charismatic partner at the head of the party, long favorite, who will be the leader of the Grünen for the legislative elections of September 26.

For her political family, environmentalists, Annalena Baerbock represents the hope of accessing the chancellery in Germany . "Democracy needs change, and I want to be the candidate for renewal when others are the candidates for the status quo," Annalena Baerbock said Monday from Berlin.

But who is Annalena Baerbock?

"Out of nowhere" but on the way to the Chancellery

When he speaks of Annalena Baerbock, Joschka Fischer, former German Minister for Foreign Affairs (1998-2005) and tutelary figure of the Greens, indicates that, for him, she "almost came out of nowhere".

Aged 40, she has been a member of the Bundestag for almost eight years, elected in a constituency in Brandenburg. She took her party card in 2005, the year when environmentalists, minority government partners of the Social Democrats, left power. It is also the year that Angela Merkel enters the chancellery, the first woman in German history. Without ministerial experience, even at the regional level, Annalena Baerbock nevertheless knew how to make herself indispensable within the party, even taking the reins alongside the charismatic Robert Habeck.

The latter has long been considered a favorite for the Chancellery, until his partner made his ambitions known, just before Christmas. During their joint re-election at the head of the Greens in 2019, she had already beaten him with a score of 97.1% against 90.4%. The best result ever recorded by an environmental leader. “Annalena, these are the roots of our tree. Some of Robert's flowers would fade quickly without her, ”says Claudia Roth, vice-president of the Bundestag, a great figure in this long-turbulent formation and now largely in the ranks.

An elected and a committed woman

As a green MP, Annalena Baerbock campaigns for “climate-friendly prosperity”. Sensitive to the situation in Syria, she also financially sponsored a Syrian refugee who has since been able to obtain a visa to stay in Germany.

An atypical profile

Annalena Baerbock's atypical profile can sometimes prove to be a strength. A lawyer specializing in international law, she is particularly known for her rigor and her application in the treatment of her cases. She worked in particular on the exit of coal in the Brandenburg region and on the financing of NATO.

Originally from Lower Saxony, in the north-west of the country, the forty-something intended for journalism, before changing projects after an internship with an environmental MEP.

A former top athlete

The young woman with dark brown hair and athletic body was a triple bronze medal at the German championships in the discipline. Also a footballer, this former high-level athlete who campaigns for "climate-friendly prosperity" sees similarities with politics. Before becoming famous in politics, Annalena Baerbock did the same on a trampoline. In a documentary broadcast by the public channel NDR, the elected official also brings the practice of the trampoline closer to that of politics.

According to her, "you have to be really courageous" in these two areas, since "with each new figure that we learn, we don't know if we are going to land on the head or on the feet".




Joanne Courbet for DayNewsWorld

THE ESTATE OF ANGELA MERKEL IS DETAILED WITH THE DESIGNATION FOR THE LEGISLATIVES

FROM ARMIN LARSCHET TO CDU-CSU

The succession of Angela Merkel promised not to be easy. After 16 years in power, the ever popular German Chancellor leaves behind a Christian Democratic Party (CDU / CSU) full of doubts.

The strong support given on Monday by the party leadership to Armin Laschet's candidacy for the September 26 legislative elections could indicate that the party has overcome its internal questioning. The CDU validates the candidacy of Armin Laschet to run for the succession of Angela Merkel

Challenged by the popular M arkus Söder, the chairman of the Christian Democrat party has finally been largely invested in waging a legislative battle that is more uncertain than ever.

A week of fratricidal duel at the CDU-CSU

After a week of fratricidal duel between the two men, - a rare occurrence within this disciplined formation -, the executive committee of the Christian Democratic Party CDU, decided, after six hours of virtual meeting and at the end of an internal vote for the candidacy of its president against that of the popular Bavarian leader Markus Söder. The support of CDU officials is clear: 77.5% of them voted in favor of Armin Laschet against 22.5% for Markus Söder. Natural candidate of the CDU of which he took the head in January, Armin Laschet, supporter of continuity with the centrist cap of Angela Merkel, had seen his nomination contested by Mr. Söder, head of the Bavarian “brother party” CSU.

Silent, Angela Merkel is considered partly responsible for the discord that she leaves in her camp at the end of her 16-year "reign", after having eliminated for years her internal competitors and prevented the emergence of a succession natural.

A clash that can leave traces: the CDU comes out weakened

The CDU recently recorded its worst electoral scores in Baden-Württemberg and Rhineland-Palatinate, the homeland of Helmut Kohl. It is only credited with 26-28% of the voting intentions, against 35% in February. She is caught up in corruption cases related to the purchase of anti-covid masks.

Certainly Laschet was able to boast of a positive balance sheet at the head of the Land of North Rhine-Westphalia, the most populous in Germany. He also embodies, like Merkel, a centrism appreciated across the Rhine and stability, a virtue that the Germans revere. But he may be close to Merkel, his popularity is in free fall. In addition, the leader's war was raging within the Christian Democrats. Not long ago, Markus Söder, president of CSU, the sister party, was also a candidate. And this with the massive support of the CSU, which had so far never succeeded in electing a chancellor.

Such a clash between CDU and CSU has rarely occurred since the alliance between these two "sister parties" was sealed after the war. This snatch victory of Mr. Laschet, 60 years old and leader of the most populous region of Germany, North Rhine-Westphalia, is likely to leave traces. "Whoever wins will not leave in position. by force. Söder or Laschet will know that they are starting an electoral campaign with only the support of half of their base, ”the Handelsblatt daily commented on Monday. "Whoever wins between Laschet and Söder, it will be very difficult to bring together the divided troops against a very disciplined Green party," warned the Süddeutsche Zeitung.

The rise of the Greens

However, faced with the Greens, who are on the rise (nearly 23% of voting intentions) and who also nominated their candidate on April 19, there is, however, an urgent need to decide. The Greens are indeed, for the first time, the main opponents of the conservatives, which they are following in the polls leading up to the elections.

In contrast to the display of divisions on the right, environmentalists offered Monday an image of unity and renewal by designating a forty-year-old lawyer, Annalena Baerbock, to embark on the conquest of the chancellery.



Joanne Courbet for DayNewsWorld

COVID CONCERNS AROUND THE BRAZILIAN VARIANT

Suspension of flights with Brazil

After 48 hours of controversy, alerts from doctors and critics of the opposition, Paris has finally decided: France is suspending "until further notice" all flights with Brazil. The other European countries with direct connections with Brazil have for the most part restricted these flights, with exceptions (residents, family reasons or certain professions) on condition of respecting a quarantine, as in Italy, Spain and the Netherlands. More stringent, Portugal has suspended flights from Brazil since the end of January and occasionally organized repatriation flights for Brazilian nationals.

The Brazilian variant on the side of our borders

Why ?

This Latin American country, the second most bereaved country in the world because of the coronavirus pandemic, is going through a new dramatic wave. With a change in size: 52% of intensive care patients are now under 40 years old.

The fault, among other things, to a variant, said Brazilian. Now in the majority, it is wreaking havoc in neighboring countries and distressing the whole world.

In Manaus, Brazil, the Covid-19 epidemic has sharply worsened due to the appearance of this new, more virulent variant which has many disturbing mutations. Today, this variant already seems to be spreading beyond the borders of the South American giant, in Ontario and British Columbia and even next to our borders. This variant already represents 7% of positive cases in the Netherlands and this is increasing by 60% per week.

It is not easy to follow the multiplication of variants, more or less known, widespread and dangerous ... The World Health Organization therefore proposes a classification. The Variant Of Concert (understand worrying) are currently three in number (in addition to the initial strain): Voc 1 for the British, Voc 2 for the South African and Voc 3 for the Brazilian. But we find this same Brazilian variant under another name: P1. A second variant, dubbed P2, has also emerged in this country. On the other hand, it is part of the Variant of interest (VOI), therefore less present in the world.

How much more dangerous is it?

If we still know very little about this P2, the information coming to us from Brazil on the P1 is scary. Santé Publique France has published an analysis of the risks associated with the emergence of variants:

this P1 would be between 40% and 120% more contagious than the initial 2020 strain of the coronavirus. Is it more deadly? For the moment, there is no impact described on the severity of the disease. He is in any case responsible for a real massacre in Brazil.

But Benjamin Davido, infectious disease specialist at the Raymond-Poincaré hospital in Garches (AP-HP), warns against hasty catastrophic forecasts. Because there are still a lot of unanswered questions about this variant.

But the situation in Brazil does not compare to that of France:

the political decisions were indeed not the same, Jair Bolsonaro, the Brazilian president, notorious antivaccine, denying the gravity of the disease and refusing to confine the country for months. In addition, the vaccine distributed in Brazil is CoronaVac, produced by the Chinese company Sinovac, whose effectiveness is estimated to be around 50%. While France has bet on the vaccines Pfizer (95% efficiency), Moderna (94%) and AstraZeneca (70%).

With 4,000 dead in 24 hours, crowded hospitals and cemeteries where people are buried even at night, the images of the country serve as a foil. But the infectious disease specialist also qualifies the vision of a “cataclysmic epidemic for young people. There are waiting lists in hospitals. The average age in intensive care, between 40 and 50 years, is explained, because when you have 500 patients on the waiting list, we prioritize the youngest. Sorting between patients is what they experience. "

Is it already present in France?

Yes, P1 was detected in February 2021. But its distribution remains very limited. According to the latest epidemiological update from Public Health France, published on April 8, suspicions of variant V2 (South African) or V3 (Brazilian variant) had remained stable at 4.2% of contaminations in the country.

We are very far from 20% of contaminations in Portugal, percentage published by Le Parisien. “Like bacterial competition, there is competition between variants,” explains Benjamin Davido. The British variant is one step ahead and seems to protect us against other variants. "

What about P2? Public Health France, to date, 22 cases have been detected in mainland France, and 72 in Guyana.

Are vaccines effective against the Brazilian variant?

Reinfections after natural immunity question the effectiveness of vaccines. Scientists speak of "immune escape": "While we know that vaccination works very well on the English mutant, we see a loss of protection with the Brazilian and South African variants", explains the virologist in Le Parisien. Bruno Lina, member of the scientific council. These two strains carry the same mutation, E484K, suspected of reducing the immunity acquired by a past infection (with therefore an increased possibility of reinfection) or by vaccines.

Few data are still available on the Brazilian variant, but several in vitro studies on the South African demonstrate this risk. This is what prompted the Haute Autorité de santé to recommend “the exclusive use of messenger RNA vaccines” (Pfizer-BioNTech and Moderna), considered more effective, in Guyana, Mayotte and Reunion, where these variants accounted for 85%, 83% and 65% of new cases last week, according to Public Health France

But solutions do exist. “The head of Pfizer assures us that in six weeks, the laboratory can make an update to counter a variant. », Argues the infectious disease specialist Davido.



Abby Shelcore for DayNewsWorld

THE JOHNSON & JOHNSON VACCINE AUTHORIZED BY THE EUROPEAN UNION ARRIVES IN FRANCE

From Monday, April 12, France will be able to count on the Janssen vaccine, the European subsidiary of the US group Johnson & Johnson: a first delivery of "200 000 doses" arrives "with a lead of week" in France. “We are expanding vaccination,” said Olivier Véran. Its specificity ?
 
A single injection is sufficient to protect against Covid-19. Open to all people over 55 as of Monday, like the AstraZeneca vaccine, it should help boost the French vaccination campaign.

Despite this good start in France, concerns have emerged in the United States about future deliveries of Johnson & Johnson's vaccine against Covid-19.

Indeed, they will fall sharply next week in the United States following an incident in a production plant. In Europe, Johnson & Johnson will be able to count on other laboratories which will be responsible for its formulation and bottling. This is the case of Sanofi in France. The active substance, which makes the vaccine effective, will come from the Leiden site in the Netherlands.

Fourth vaccines authorized

A fter the European Union on Thursday March 11, France and the World Health Organization (WHO) have, in turn, approved the single-dose Covid-19 vaccine from the American pharmaceutical giant Johnson & Johnson.

The single-dose Janssen vaccine from the American group Johnson & Johnson is authorized in Europe on March 11.

In a press release, the European Medicines Agency, which began its analysis on February 16, announces " the granting of a conditional marketing authorization for the Covid-19 Janssen vaccine in order to prevent Covid-19 in people from 18 years old

It is the fourth vaccine authorized in Europe, after those of Pfizer, Moderna and AstraZeneca, but the first vaccine to be used in a single dose.

Only one injection required

The Janssen vaccine has several logistical advantages. The main novelty is that it only requires one injection, unlike the vaccines from Pfizer-BioNTech, Moderna or AstraZeneca, which are administered in two doses spaced several weeks apart.

In addition, this new vaccine can be stored for three months at standard refrigerator temperatures, which facilitates its distribution to doctors or pharmacists in particular.

The Janssen COVID-19 vaccine is a viral vector vaccine. To make it, the scientists used an adenovirus (called adenovirus type 26 or Ad26), responsible for winter colds in humans, whose DNA they modified so that this virus, benign when injected into the body. man, leads to the production of the famous Spike protein, specific for sars-CoV-2.

It does not cause disease but causes the immune system to learn to respond defensively, producing an immune response against Sars-CoV-2.

85% effectiveness on severe forms

The effectiveness of the Janssen vaccine has been tested in clinical trials on approximately 40,000 people aged 18 or older in several countries, including the United States, Mexico, Brazil and South Africa. About half received the vaccine, the other half received a placebo, and the two groups were compared.

The vaccine has been shown to be 85% effective in preventing severe forms of Covid-19, which is crucial because it is what prevents hospitalizations and deaths. No vaccinated person died from Covid-19 during the trials, compared to seven deaths in the placebo group.

The vaccine was also 66% effective in preventing moderate to severe forms of the disease. A rate that brings together different realities between countries: from 72% in the United States, it rose to 64% in South Africa, where a variant (B.1.351) was already ultramarine at the time of the clinical trial, according to the reports. data analyzed by the US Medicines Agency.

The most common side effects seen in clinical trials were pain at the injection site, headache, fatigue, and muscle pain.

“Each new safe and effective tool against Covid-19 is one more step towards controlling the pandemic,” commented WHO Director General Tedros Adhanom Ghebreyesus.




Abby Shelcore for DayNewsWorld

A MEMORIAL OF HEARTS

FOR COVID-19 IN LONDON

There will be as many hearts on this memorial along the Thames as there have been Covid-19 victims in the UK over 126,000.

A massive and impressive tribute to the victims of the epidemic.

An association of families of Covid-19 victims has decided to create a memorial on dozens of meters of gray wall along the Thames, in the center of London.

Fran, a red marker on her right hand and a black mask on her face, traces the outlines of a heart. One more.

“We started to draw hearts, mostly red, of different sizes and covered the wall,” she explains.

Since Monday, Fran has come every day. Hours of travel, since she doesn't live in London

Regardless, she honors the memory of her husband, who died last October, three weeks after their marriage:

“It's really important that the people who died are not forgotten.

Placing this memorial in central London makes it visible to everyone. "

Remind elected officials of their responsibilities

Hearts visible in particular by parliamentarians. They are on the other side of the Thames, just opposite. Impossible for them to miss this fresco.




Alize Marion for DayNewsWorld

FIGHT AGAINST RADICAL ISLAM

THE MILLI GORUS ASSOCIATION AND THE MOSQUE

FROM STRASBOURG

The Turkish organization Milli Görüs, which plans to build the largest mosque in France in Strasbourg, is at the heart of a lively controversy.

An organization "which fights against the values ​​of the Republic".

While a decision must soon be rendered by the municipality of Strasbourg on the financing of the largest mosque in France, the government, through its spokesperson Gabriel Attal, strongly criticized the Turkish-influenced organization Milli Görüs, initiator of the project, judging that it was not intended "to have activities" in France.

The official budget for this project, named Eyyub Sultan after an Islamic shrine in the city of Istanbul, is 25 million euros. On March 22, 2021, the municipality voted an agreement in principle for the financing of 10% of this sum. This decision won the mayor of Europe ecology the Greens (EELV) of Strasbourg, Jeanne Barseghian, the wrath of the Minister of the Interior, Gerald Darmanin, who accuses him of financing a "foreign interference", from Turkey, on the French soil.

Milli Görüs, a tool of Turkish power?

The federation of associations originating in Turkey Milli Görüs is far from being an occult pharmacy. Founded in 1969 by former Turkish Prime Minister (1996-1997) Necmettin Erbakan, Europe's oldest Islamic federation, headquartered in Cologne, Germany, has more than 500 places of worship internationally. In France, it manages 70 mosques out of some 2,600 present on the territory, and brings together tens of thousands of faithful. She sits on the French Council for Muslim Worship (CFCM); its president, Fatih Sarikir, is its secretary general. " It's aquite powerful movement which controls 25% to 30% of mosques frequented by Turks in France and enjoys a solid local anchoring ”, explains Samim Akgönül, historian and director of the Turkish studies department at the University of Strasbourg.

Launched more than ten years ago on the basis of private funding, the work of the Strasbourg mosque was interrupted in 2019 for lack of funds. Another place of worship project initiated by Milli Görüs is currently under study in Mulhouse.

On her website, Milli Görüs claims to be "a key player in the life of Muslims in France". Far from seeing it as a neutral image, the Minister of the Interior, Gerald Darmanin, accuses him of practicing "political Islam" pointing to an attempt by the "Turkish government to interfere in French and especially religious stories" .

"Milli Görüs is certainly a Sunni, conservative organization," said Samim Akgönül.

"The ruling party in Turkey, the AKP, came from Milli Görüs, but this link has been broken for several years", analyzes historian Samim Akgönül. “Today, the confederation of associations is not affiliated with the Turkish state. However, they can find themselves on certain common values ​​such as nationalism and conservative religious ideas, such as the wearing of the veil and the opposition to marriage for all. "

A state of crisis between France and Turkey

This suspicion of the French government vis-à-vis the Turkish power comes against a backdrop of strong tensions between Emmanuel Macron and his counterpart in Ankara, Recep Tayyip Erdogan. The President of Turkey has been particularly critical of the French measures undertaken to combat radical Islam. In failure in his economic and social policy, Erdogan tries to enhance his legitimacy by wanting to become the new world leader of Islam and of the territorial reconquest ...

Numerous international conflicts

The state of crisis between the two countries of France and Turkey took root several years ago, in particular thanks to the Libyan crisis or to comments on “NATO's brain death”.

In addition, in June 2020, a major fact worsened relations between the two countries. Indeed an incident took place between a Turkish frigate and a French ship, the first having threatened the second while trying to approach a cargo ship flying the Tanzanian flag. The latter was suspected of delivering military equipment to Libya despite the embargo in force. Minister Florence Parly strongly denounced this aggressive gesture, and France suspended its participation in Mediterranean operations.

Another event came soon after adding fuel to the fire: the intrusion of Turkish ships in search of hydrocarbon deposits in Mediterranean waters claimed by Cyprus and Greece. Very quickly, Emmanuel Macron went to the front. This allowed him to "present France - and himself - as the defender of Europe's borders and sovereignty in the face of the growing assertion, if not the aggressiveness of Turkey," explains the political scientist.

In addition to the situation in the eastern Mediterranean, it is on the Libyan front that Paris and Turkey continue to oppose. The Turkish-backed forces in Idlib from the start are indeed Islamist groups. Thus the jihadists of Daesh are responsible for fighting against the Kurds.

Also Recep Tayyip Erdogan does not hesitate to call into question the ceasefire agreement of October 23, 2020, obtained with a hard fight in Geneva. ...

Since the start of the school year, the detente seems to be moving a little further away, particularly with regard to the conflict in Nagorny Karabach, between Azerbaijan and Armenia.

Emmanuel Macron thus notably affirmed that “jihadists” had been sent from Syria to Karabach in support of Azerbaijan, which Recep Tayyip Erdoğan defended himself. The power of Erdogan indeed depends on Turkish ultra-nationalists who have some geopolitical obsessions.

Finally, if the previous points of attachment have mainly focused on the diplomatic field and international issues, it is rather on that of French domestic policy that Franco-Turkish tension has recently increased a notch.

The bill on separatism and "Turkish entryism"

Emmanuel Macron's speech in early October on the separatism bill aroused Ankara's ire, seen as a “provocation” by Recep Tayyip Erdoğan. This is partly explained according to Jean Marcou by the desire of the Turkish president to address his compatriots abroad, but also to register his position internationally. “It is also due to the positioning that Turkey wants to adopt in the Muslim world where it is currently opposed to Saudi Arabia and the Emirates, and therefore this desire for leadership and defense.

I believe that there is both the defense of Turks abroad and possibly the defense of Muslims (...) it is a subject that has always been very, very sensitive for Turkey. Insofar as the law on separatism could have consequences for the Turkish community, even for Turkish Muslims, Erdogan is indeed intervening, ”he analyzes.

Added to this is the lack of condolence on the part of Turkey after the death of Samuel Paty in the Conflans-Sainte-Honorine attack.

Turkey, although a non-Arab country, would it be "the puppet of the Muslim Brotherhood - from which Erdogan comes - and which shares with the Salafists an imperialist project on a planetary scale".

A large Turkish community in Europe

Erdogan's Turkey would use its diaspora first in Germany, which does not dare to oppose it head-on, and now in France to extend Islam in Europe and thus attack the values ​​of French secularism!

No less than 150,000 Turks live in the Grand Est, mainly in Alsace and Strasbourg. Mosques (including the Meinau mosque welcoming 2,500 faithful), and “Islamic-Turkish” schools are more and more numerous and there is even a “faculty” of theology within the University of Strasbourg. In addition, the projects of such schools are multiplying throughout France.

Should we not then speak of Turkish entryism "where Turkish nationalism combined with rigorous Islam leads to transforming the school into a factory of future enemies of the Republic", according to the editorial by Michel Taube in International Opinion.

Erdogan mobilizes Islamists against France

So what is Turkish President Recep Tayyip Erdogan playing?

“I think Recep Tayyip Erdogan plays her both sultan and caliph. His strategy is to seek out the enemy outside and vilify him in an extraordinarily violent way to stir up a wave of nationalism in his country. », Concludes Michel Taube.

The European Union must also be lucidly concerned about this "Turkish entryism" which continues to grow in Europe. Turkey is playing a troubled game with Europeans.

Milli Görüs refuses the “Charter of the principles of Islam in France”.

In November 2020, Interior Minister Gérard Darmanin disbanded the Turkish extremist group, the Gray Wolves, following a series of violent actions targeting the Armenian community. Marine Le Pen then stepped up to the plate by accusing Gérald Darmanin of making a “crackdown” and affirming that the real threat came from Milli Görüs, much more structured on French territory.

Two months later, in January 2020, the French Council for Muslim Worship (CFCM) published, at the request of the government, the “Charter of the principles of Islam in France”. This text, which aims to fight against radical Islamism, explicitly rejects political Islam as well as speeches defending foreign regimes in places of worship.

Three federations of the French Council of Muslim Worship (CFCM), Three federations of the French Council of Muslim Worship (CFCM), including Milli Görüs, then refused to sign it as it stood, judging that certain passages "are likely to weaken the links of confidence between the Muslims of France and the Nation ”.

A declaration of war according to the French Minister of the Interior, who affirms that there is "nothing to" negotiate "" and warns that the State would multiply the controls targeting these associations.



Garett Skyport for DayNewsWorld
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ASTRAZENECA DANS LA TOURMENTE

29 MILLIONS DE DOSES DECOUVERTES EN ITALIE

Alors que l’Union européenne accuse AstraZeneca de ne pas respecter les approvisionnements promis, un énorme stock a été découvert en Italie. C'est là, à quelques kilomètres de Rome qu'un stock de 29 millions de doses a été découvert, ont révélé mercredi les médias locaux. Les 29 millions de doses trouvées près de Rome seraient suffisantes pour vacciner 14,5 millions de personnes.Des doses dont la destination finale demeure une énigme…

Selon le quotidien La Stampa, le butin est stocké dans l'usine de Catalent Inc., sur la petite commune D'Agnani. Un lieu stratégique, puisque le laboratoire britannico-suédois AstraZeneca y fait embouteiller sa substance active. Cette étape du « fill and finish » terminée, les doses doivent être dispersées, selon le laboratoire, entre deux clients : 16 millions pour le marché européen, 13 millions pour Covax, le programme de l'OMS pour les pays à « faible revenu », a précisé l’entreprise.

Un niveau élevé de défiance

Cet épisode a provoqué un éventail de réactions qui illustrent le niveau élevé de défiance régnant dans l’UE à l’égard d’AstraZeneca, alors que le laboratoire anglo-suédois a revu à la baisse le nombre de vaccins à destination du bloc communautaire d’ici fin juin - 100 millions de doses contre 300 millions prévues dans le contrat conclu avec Bruxelles.

L’Europe ne doit pas être le dindon de la farce de la vaccination

Peter Liese, député européen issu du même parti que la chancelière allemande Angela Merkel, a dit avoir été sans voix après avoir appris la découverte de ces lots de vaccins. Il a appelé AstraZeneca à clarifier la situation. S’exprimant devant le Parlement italien après le communiqué d’AstraZeneca, Mario Draghi a déclaré que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen lui avait dit samedi que certains lots stockés à l’usine de Catalent devaient être inspectés car faisant défaut à des livraisons attendues par l’UE . La Commission européenne a refusé de s’exprimer sur les doses trouvées en Italie.

« La question de l'interdiction de ces exportations se posera »

L’UE a précisé mercredi les règles de contrôle des exportations de vaccins produits sur son sol instaurées en janvier, définissant une autorisation plus claire de blocage des exportations vers des pays disposant d’une couverture vaccinale plus élevée et/ou n’exportant pas leurs propres doses, comme la Grande-Bretagne.

Problème : du côté des autorités, des doutes ont été émis concernant la réalité de ces expéditions. La destination des doses italiennes « doit encore être clarifiée », a fait savoir aux Échos l'Élysée, précisant que « si ces doses étaient destinées à la réexportation, la question de l'interdiction de ces exportations se posera ».

En clair : l'approvisionnement du Royaume-Uni, c'est fini. C'est ce que Gabriel Attal a martelé ce mercredi, à la sortie du Conseil des ministres, estimant qu'AstraZeneca a tenu en « quasi-intégralité » ses engagements « avec la Grande-Bretagne mais pas avec l'Union européenne ». Et le porte-parole du gouvernement de dénoncer « une situation totalement inacceptable ».

Avance du voisin anglais

Force est de constater que le voisin anglais a pris de l'avance sur ses anciens partenaires. L'UE a exporté quelque 10 millions de doses, tous vaccins confondus, vers le Royaume-Uni entre le 1er février et mi-mars. Mais à l'inverse, elle n'a reçu aucune dose produite sur le sol britannique - alors que le contrat signé par AstraZeneca prévoyait la livraison de doses produites dans deux usines au Royaume-Uni.

Preuve que la gestion de sa production par AstraZeneca interpelle l'UE, les stocks d'Agnani ont été retrouvés dans le cadre d'une inspection de la « task force » mise sur pied par Thierry Breton. Le commissaire européen s'est en effet fixé un objectif : connaître les quantités de doses réellement produites par AstraZeneca sur le continent. Et ce afin, peut-être, de comprendre les retards auxquels font face les membres de l'UE.

Le compte n'y est pas : l'an dernier, le laboratoire avait promis à l'UE jusqu'à 360 millions de doses à la mi-2021. La semaine dernière, il a concédé qu'il n'en livrerait que 100 millions….




Britney Delsey pour DayNewsWorld
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LONDRES AUGMENTERA SON ARSENAL NUCLEAIRE

Le Premier ministre Boris Johnson annoncera mardi que le Royaume-Uni relèvera de « plus de 40% » le plafond des ogives nucléaires qu'il est autorisé à stocker, ont révélé lundi soir deux médias britanniques.

Downing street a annoncé dans un communiqué que Boris Johnson délivrerait mardi devant le Parlement les conclusions d'un rapport sur la défense, la sécurité et la politique étrangère du pays, qui déterminera la ligne du gouvernement pour la décennie à venir.

D'après le Guardian et le Sun, qui ont pu consulter ce document d'une centaine de pages, le gouvernement prévoit de relever à 260 le nombre maximal d'ogives que le pays est autorisé à stocker, après s'être précédemment engagé à réduire son stock à 180 ogives d'ici le milieu des années 2020.

Selon les médias britanniques, Downing street invoque une « panoplie croissante de menaces technologiques et doctrinales » pour justifier ce changement de cap, inédit depuis la Guerre froide.

Le rapport met en effet en garde contre la « possibilité réaliste » qu'un groupe terroriste « réussisse à lancer une attaque CBRN [chimique, biologique, radiologique ou nucléaire] d'ici 2030 », mais aussi contre la « menace active » et le « challenge systémique » que représentent respectivement la Russie et la Chine. Une dissuasion nucléaire minimale, crédible et indépendante, affectée à la défense de l'OTAN, reste essentielle pour garantir notre sécurité », explique le rapport.

Une nouvelle course à l'armement nucléaire

Ce revirement intervient alors que Londres cherche à se repositionner après le Brexit comme une puissance incontournable sur la scène internationale, selon le concept de «Global Britain».




Bob Dean pour DayNewsWorld
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 SERIEUX REVERS LORS DE SCRUTINS REGIONAUX POUR LA CDU D'ANGELA MERKEL

La CDU a enregistré deux sévères revers électoraux dimanche à l'occasion des scrutins régionaux du Bade Wurtemberg et de Rhénanie Palatinat, deux Länder frontaliers de la Belgique, du Luxembourg et de la France.

Pires scores de son histoire

Dans le Bade-Wurtemberg, région qu’elle a dirigée de 1953 à 2011 avant d’en céder la présidence aux Verts, la CDU obtient 24,1 % des voix, soit 2,9 points de moins qu’en 2016, selon des résultats non encore définitifs, lundi matin. En Rhénanie-Palatinat, fief de l’ancien chancelier conservateur Helmut Kohl (1982-1998), elle recueille 27,7 % des suffrages, soit une baisse de 4,1 points.

Ces revers peuvent s’expliquer par la popularité des ministres-présidents sortants, non-membres des conservateurs, mais aussi par des scandales internes qui ont agité le parti d’Angela Merkel ces dernières semaines. En effet différentes affaires ont secoué le parti conservateur ces derniers jours. La semaine passée, deux de ses députés, le Bavarois Georg Nüsslein (CSU) et l'élu du Bade-Wurtemberg, Nikolas Löbel (CDU), ont démissionné de leurs partis respectifs, soupçonnés d'avoir joué les intermédiaires rémunérés lors de contrats passés entre les autorités et des fabricants de masques.

Mauvaise communication

Plébiscitée au début de la crise du sanitaire, la CDU paie de surcroît aujourd'hui les récentes erreurs de gestion commises par le ministre de la Santé, Jens Spahn. La communication publique autour de l'épidémie se révèle calamiteuse. Les autorités viennent d'assouplir les contraintes sanitaires au moment où, selon l'institut Robert Koch, le pays doit se préparer à une troisième vague.

Un sérieux avertissement pour le parti d’Angela Merkel à six mois seulement des législatives du 26 septembre, qui doivent déboucher sur l’élection d’un nouveau chancelier à la tête de l’Allemagne




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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LA SUISSE VOTE POUR L'INTERDICTION DE LA BURQA

Les Suisses ont voté dimanche 7 mars 2021 à une courte majorité en faveur de l'interdiction de se dissimuler le visage dans les lieux publics. Le texte, qui vise femmes qui portent la burqa ou le niqab dans le pays, a obtenu 51,21% des voix et une majorité de cantons, selon les résultats officiels publiés par le gouvernement fédéral.

Le texte n'évoque ni la burqa, ni le niqab, ni le voile intégral. Mais les affiches de campagne ne laissaient pas de doute sur sur l’objet du référendum.

« Stopper l'islamisme radical » pouvait-on lire sur les posters qui montraient des femmes voilées de noir. Après des années de débat, en votant contre le port du voile intégral dans l’espace public, la Suisse rejoint la France, l’Autriche, la Bulgarie, la Belgique et le Danemark. Il sera donc désormais interdit de se couvrir complètement le visage en public -ce qui vaut aussi pour des manifestants cagoulés- mais des exceptions sont prévues, par exemple pour les lieux de culte.

Un projet proposé par la droite populiste

Initialement proposée par le parti populiste de droite UDC, l'initiative a été soutenue par des féministes et une partie des électeurs de la gauche laïque. Seuls quatre cantons ont dit non : Genève, les Grisons, Bâle-Ville et Appenzell Rhodes-Extérieures .Le gouvernement fédéral et le parlement s’opposaient à cette mesure

Selon les opposants, le port du voile intégral n’est pas un sujet en Suisse, où on n’estime qu’à quelques dizaines les femmes ainsi vêtues, en général des converties. Ce sont surtout des riches touristes que l’on voit ainsi vêtues fréquenter les boutiques chics de Genève ou Zürich.

Ce résultat, « c’est un immense soulagement », a dit, à l’agence ATS, Mohamed Hamdaoui, député au Grand conseil bernois et fondateur de la campagne « A visage découvert ». « Ce vote est révélateur d’une prise de conscience », selon ce membre du PS, qui se revendique musulman laïque. C’était « l’occasion de dire stop à l’islamisme » et pas « aux musulmans, qui ont évidemment toute leur place dans ce pays », a-t-il souligné.

Selon les chiffres de l’Office des statistiques de 2019, environ 5,5 % de la population suisse est musulmane, essentiellement avec des racines en ex-Yougoslavie, où cette tradition vestimentaire est absente.

En 2009, les Suisses avaient déjà voté l’interdiction de la construction de minarets sur les mosquées, provoquant la colère dans les pays musulmans et l’approbation des partis nationalistes européens.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld
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UNE SEMAINE DE VIOLENTS HEURTS EN ESPAGNE APRES L'INCARCERATION DU RAPPEUR HASEL

Le mouvement de protestation contre l’incarcération du rappeur catalan Pablo Hasél ne faiblit pas. Depuis mardi 16 février 2021, des affrontements ont eu lieu dans tout le pays.

Près d’une centaine de personnes ont été arrêtées depuis mardi et de nombreuses autres blessées, dont des policiers et une jeune fille qui a perdu un œil à Barcelone, probablement à la suite d’un tir de balle en caoutchouc de la police.

Le rappeur Hasél – de son vrai nom Pablo Rivadulla Duro, 32 ans, connu pour ses propos provocateurs à l'encontre des pouvoirs en place, tout particulièrement la monarchie a en effet été incarcéré mardi 16 février, après qu'un tribunal de Lérida (sa ville natale, en Catalogne) l'a condamné à neuf mois de prison ferme pour « apologie du terrorisme » et « calomnies contre la monarchie ».

Vendredi, une autre condamnation a été confirmée contre lui par un autre tribunal pour « obstruction à la justice » et « menaces » à un témoin dans un procès.

Les manifestants barcelonais ont une nouvelle fois samedi soir défié la police déployée en masse dans les rues de Barcelone pour tenter de prévenir les violences.

Les heurts ont débuté quand plusieurs milliers de manifestants se sont mis en marche pour le quartier général de la police.

Des altercations violentes se sont produites entre des manifestants majoritairement jeunes et de gauche proches de Podemos ou de mouvements anticapitalistes et anarchistes  et les forces de l'ordre. « À bas l'État fasciste et la monarchie ! », « Pour la pleine liberté d'expression ! » sont quelques-uns des slogans que l'on pouvait lire et entendre au sein de ces marches.

A Madrid, 400 personnes environ se sont rassemblés dans le centre-ville, sous forte protection policière, pour scander des slogans tels que « libérez Pablo Hasel ! » et taper des mains en cadence. Des rassemblements de quelques centaines de personnes ont eu lieu également en début de soirée à Malaga, Cordoue et Séville (sud), selon les médias locaux.

Les échauffourées autour de cette affaire ont provoqué un profond fossé entre les socialistes au pouvoir et leur allié de coalition Podemos, parti de gauche radical . Si le chef du gouvernement, Pedro Sánchez, a condamné sans appel les violences : « Dans une démocratie pleine comme l'Espagne, la violence est inadmissible. », les dirigeants de Podemos ont apporté leur soutien aux manifestants. Ainsi le chef de file de Podemos, Pablo Iglesias s'est rangé du côté des manifestants contestant précisément « la qualité démocratique » de son pays et fustigeant les « abus policiers ».

Avec ces manifestations « le climat social en Espagne risque de se détériorer, alimenté par les frustrations liées à la pandémie et par l'entrée en scène des extrémistes de droite de Vox, appelant à la chute du gouvernement de Pedro Sánchez "complice des terroristes gauchistes de la rue" », selon François Musseau du Point




Alyson Braxton pour DayNewsWorld
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MARIO DRAGHI LE SAUVEUR DE L'ITALIE

Mario Draghi a prêté serment, samedi 13 février 2021, devant le président de la République italienne, prenant officiellement ses fonctions à la tête d'un gouvernement d'union nationale.« Je jure d'être loyal à la République », a-t-il déclaré lors de la cérémonie d'investiture, retransmise en direct par la télévision depuis le palais présidentiel.

Né à Rome le 3 septembre 1947, marié et père de deux enfants, Mario Draghi est diplômé en économie et titulaire d'un doctorat du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT).Professeur d'économie dans plusieurs universités italiennes, il a représenté son pays à la Banque mondiale de 1984 à 1990, avant de devenir en 1991 directeur général du Trésor italien, un poste qu'il occupera 10 ans sous neuf gouvernements, de gauche comme de droite.

Écouté et respecté, l'ancien patron de la BCE avait été appelé mardi 2 février au chevet de l'Italie, son pays natal englué dans une crise politique et économique. Il a été chargé par le président italien, Sergio Mattarella, de former un gouvernement. La quasi-totalité des grands partis politiques de la péninsule avaient apporté leur soutien ces derniers jours à l'ancien président de la Banque centrale européenne (BCE).

Un gouvernement d'union nationale.

Le nouveau gouvernement réunit des représentants de l'ensemble du paysage politique italien et des technocrates, illustrant sa volonté de rassembler autour d'un gouvernement élargi soutenu par un large spectre, du centre gauche à la droite dure.

Mario Draghi a en effet mené des entretiens tous azimuts avec les partis politiques représentés au Parlement, qui lui ont permis de former un attelage hétéroclite allant du Parti démocrate (PD, centre gauche) à la Ligue d'extrême droite de Matteo Salvini en passant par le parti de droite Forza Italia de Silvio Berlusconi. Jeudi, in extremis, l'inclassable Mouvement 5 Étoiles (M5S), anti-système jusqu'à son arrivée au pouvoir, avait donné lui aussi son feu vert .

L'ex-sauveur de l'euro a d'ores et déjà réussi l'exploit de réunir sur son nom l'ensemble des forces politiques, hormi le parti post-fasciste, Fratelli d'Italia (Frères d'Italie), de Giorgia MeloniL

Composition du gouvernement

Au poste-clé de l'économie, il a nommé Daniele Franco, spécialiste des finances publiques, une personnalité assez consensuelle. M. Franco, 67 ans, considéré comme l'un des meilleurs experts des finances publiques de la péninsule, a fait l'essentiel de sa carrière au sein de la Banque d'Italie, dont M. Draghi était gouverneur, jusqu'à en devenir le numéro deux début 2020. Pour obtenir le soutien de La Ligue d'extrême droite de Matteo Salvini, Mario Draghi a proposé de prendre dans son équipe, Giancarlo Giorgetti, au poste de ministre de l'Industrie. Il a crée un « super-ministère » de la Transition écologique, qui sera dirigé par une personnalité scientifique, Roberto Cingolani

Mario Draghi a cependant joué la continuité sur plusieurs postes importants : il a ainsi confirmé Luigi Di Maio, haut responsable du Mouvement populiste 5 Etoiles (M5S), au poste de ministre des Affaires étrangères, la technocrate Luciana Lamorgese au poste de ministre de l'Intérieur et Roberto Speranza, du petit parti de gauche LEU, au poste de ministre de la Santé.De plus le nouveau chef du gouvernement a également habilement mêlé technocrates et responsables politiques, choisissant des personnalité compétentes dans tous les partis lui ayant offert leur soutien, sans faire appel cependant aux leaders.

Mario Draghi, surnommé « Super Mario » pour son rôle dans la crise de la dette de la zone euro en 2012, demandera la confiance du Parlement en début de semaine.


Chantiers sanitaire et économique

Les difficultés ne font cependant que commencer pour cet Italien affable de 73 ans réputé pour sa discrétion, son sérieux et sa détermination.

Il lui faudra en effet se mettre à l'ouvrage, avec notamment le chantier du redressement de l'économie, durement affectée par la crise liée au coronavirus. En 2020, le PIB italien a chuté de près de 9% .La troisième économie de la zone compte beaucoup sur la manne de plus de 200 milliards d'euros de fonds européens, conditionnée à la présentation à Bruxelles d'ici à fin avril d'un plan détaillé de dépenses.

Mais la priorité sera aussi et surtout de contenir l'épidémie, qui a fait près de 100 000 morts en Italie. D'après les spécialistes, l'urgence, c'est d'accélérer la campagne de vaccination. affectée comme dans les autres pays européens par des lenteurs d'approvisionnement. Seulement 1,2 million d'Italiens sur 60 millions ont été vaccinés.

Même s'il bénéficie pour l'instant de son aura de « sauveur de la nation », cet homme formé chez les jésuites, dont l'arrivée a réjoui les marchés financiers, devra faire preuve de beaucoup d'habileté pour rester en selle sur le long terme.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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COVID-19 LA HONGRIE PREMIER PAYS EUROPEEN

A UTILISER LE VACCIN RUSSE SPOUTNIK V

«Aujourd'hui, nous commençons à vacciner avec le vaccin Spoutnik V, cela se passe dans les stations de vaccination désignées» par les autorités, a déclaré Cecilia Muller lors d'un point de presse quotidien.

La Hongrie avait déjà été le premier membre de l'UE à approuver Spoutnik V le mois dernier, en commandant deux millions de doses à livrer sur trois mois, soit assez pour vacciner un million de personnes.

Relativement peu coûteux, plus facile à conserver et à transporter que d’autres, le vaccin russe affiche des performances insolentes contre le Covid-19.

Le mois dernier, le gouvernement hongrois a également été le premier chez les 27 à approuver le vaccin Sinopharm fabriqué en Chine et a déclaré avoir commandé cinq millions de doses.

«Si la Hongrie ommence à utiliser le vaccin Sinopharm chinois dans un avenir proche, plus de 2,5 millions de personnes pourront être vaccinées d'ici Pâques», a déclaré Orban à la radio vendredi.

Souvent en conflit avec la Commission européenne, notamment au sujet du droit d'asile Budapest n' a eu de cesse de critiquer le processus de validation et d'achat des vaccins par Bruxelles, trop lent selon le premier ministre Viktor Orban.

«Chaque jour que nous passerions à attendre Bruxelles, nous perdrions cent vies hongroises», a-t-il déclaré.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld
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COVID PLUS DE 10 MILLIONS DE VACCINES

AU ROYAUME-UNI

Alors qu'en France à peine un peu plus de 1,6 million de personnes ont été (partiellement) vaccinées, c'est peu dire que de l'autre côté de la Manche, les autorités sanitaires ont pris une longueur d'avance.

Le cap des 10 millions de personnes ayant déjà reçu une première dose a été dépassé mercredi par le Royaume-Uni.

Plus précisément, 10.490.487 premières doses avaient été administrées jeudi depuis le début de la campagne de vaccination lancée le 8 décembre. Cela représente 15,7 % de la population en moins de deux mois.

Il faut dire que le rythme de la campagne s'est fait au pas de charge - jusqu'à 600.000 doses injectées par jour. Le nombre de personnes ayant reçu les deux doses requises s'élève en revanche seulement à 501.957 (0,8 % de la population).90 % des plus de 75 ans vaccinés

Se félicitant de cette évolution, Boris Johnson a souligné que près de 90 % des personnes de plus de 75 ans avaient reçu une dose, ainsi que tous les résidents (volontaires) des maisons de retraite.

Le gouvernement s'est fixé pour objectif d'administrer une première dose à tous les plus de 70 ans, au personnel et aux résidents des maisons de retraite, aux soignants ainsi qu'aux personnesliniquement vulnérables d'ici à la mi-février, soit 15 millions de personnes représentant seulement 21 % de la population mais 88 % des décès.

Un pari en passe de réussir.




Jenny Chase pour DayNewsWorld
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ITALIE: EN QUETE D'UNE NOUVELLE MAJORITE

LE PREMIER MINISTRE DEMISSIONNE

Le Président du conseil italien, Giuseppe Conte, a tenté un pari politique, ce mardi, en choisissant la démission collective de son gouvernement avec l'ambition d'en former un troisième autour d'une troisième majorité différente.

Conte essaye de constituer une troisième majorité

Le président du Conseil italien est parvenu la semaine dernière à obtenir la confiance de la Chambre des députés et du Sénat, au prix de l'abstention des élus du petit parti centriste de Matteo Renzi, Italia Viva et du ralliement de quelques indépendants. Mais le départ d'Italia Viva de la coalition gouvernementale a largement fragilisé sa situation et il n'a pas été capable, malgré ses efforts, d'attirer à lui des sénateurs centristes et indépendants afin de combler le vide.

Giuseppe Conte espère désormais obtenir un mandat du président Sergio Matterella pour tenter de former un nouveau gouvernement, le troisième depuis 2018, et mettre en œuvre un plan de plus de 200 milliards d’euros censé relancer le moteur de la troisième économie de la zone euro, refroidi par la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 85 000 morts dans le pays.

Le président Sergio Mattarella entame ce mercredi après-midi une série de consultations rapides avec les partis politiques en vue de trouver une issue à la crise, a annoncé la présidence de la République. S'il estime que Giuseppe Conte peut obtenir le soutien nécessaire pour mettre en place une nouvelle coalition, le président attendra probablement quelques jours pour lui permettre de finaliser un accord et composer un nouveau cabinet.

Si Giuseppe Conte échoue à trouver de nouveaux alliés, le président devra proposer un autre candidat capable de former une coalition viable.

En cas d'échec, Sergio Mattarella pourrait convoquer de nouvelles élections législatives, deux ans avant la date prévue, bien que selon les analystes politiques, il s'agisse du scénario le moins probable.




Andrew Preston pour DayNewsWorld
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DES MANIFESTATIONS ANTI-CONFINEMENT

 DANS PLUSIEURS PAYS D'EUROPE

« Je pense que si on va sur ce chemin, nous nous dirigeons vers une guerre civile », a déclaré dimanche le maire d’Eindhoven aux Pays-Bas, John Jorritsma, devant les caméras de télévision.



La pandémie a fait plus de 2,12 millions de morts dans le monde depuis la fin décembre 2019. Les Etats-Unis sont de loin le pays comptant officiellement le plus de morts (417 441), suivis par le Brésil (216 445), l’Inde (153 339), le Mexique (149 084) et le Royaume-Uni (97 329).

Quant à la vaccination, elle progresse de manière inégale et lentement. Au moins 61,7 millions de doses de vaccins ont été administrées dans le monde. Si 64 pays ou territoires ont entamé leur campagne de vaccination, treize d’entre eux concentrent plus de 90 % des doses injectées.

Les autorités se voient donc dans l'obligation de soumettre la population à des mesures de confinement pour limiter la propagation du virus, mesures de moins en moins bien acceptées cependant.

En effet depuis ce week-end, les manifestants anti-confinement commencent à donner de plus en plus de la voix dans plusieurs pays d’Europe, notamment en Espagne, mais aussi au Danemark et aux Pays-Bas où heurts et pillages ont éclaté en marge des cortèges.

Incidents dans plusieurs villes des Pays-Bas

Des incidents ont été signalés dans le pays notamment à Amsterdam, Eindhoven, La Haye, Breda, Arnhem, Tilbourg, Enschede, Appeldoorn, Venlo et Ruremond depuis l’annonce du couvre-feu, instauré dans le pays depuis samedi, le premier couvre-feu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les Néerlandais n’ont désormais plus le droit de sortir entre 21 h et 4 h 30, et ce au moins jusqu’au 9 février. Tout contrevenant encourt une amende de 95 €.

Certaines dérogations sont possibles, notamment pour les personnes revenant de funérailles ou celles devant travailler pendant le couvre-feu, à condition qu’elles présentent une attestation de déplacement. Le Premier ministre Mark Rutte avait déclaré mercredi que la décision d’instaurer un couvre-feu avait été confortée par la propagation du variant britannique du coronavirus.Les anti-confinements ont immédiatement donné de la voix dans ce pays où la population n’avait encore jamais eu à justifier ses déplacements depuis le début de la crise sanitaire.

Un canon à eau et des chiens policiers ont été déployés sur le Museumplein, une place du centre d’Amsterdam, pour disperser des centaines de manifestants, selon la télévision publique NOS.

Au moins 100 personnes ont été arrêtées en marge du rassemblement, a affirmé dimanche dans un communiqué la mairie d’Amsterdam, qui estime le nombre de manifestants présents dimanche dans la capitale à environ 1 500.

À La Haye, dans le quartier du Schilderswijk, plusieurs incendies ont été signalés et un agent de police a été filmé en train de prendre la fuite face à un groupe de personnes rassemblées, selon la télévision publique NOS. À Eindhoven, dans le sud du pays, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser une foule de plusieurs centaines de personnes, selon la télévision régionale Omroep Brabant.

Un centre de dépistage du Covid-19 a également été incendié samedi soir dans le village d’Urk, dans le nord du pays, alors que le couvre-feu national imposé par le gouvernement entrait en vigueur, ont indiqué les autorités locales. « L’incendie dans un centre de dépistage d’Urk dépasse toutes les limites », a déclaré dimanche le ministre de la Santé Hugo de Jonge.

Arrestations également au Danemark

La colère monte également au Danemark où la police a annoncé l’arrestation de trois personnes suspectées d’avoir incendié un mannequin à l’effigie de la Première ministre danoise lors d’une manifestation anti-restrictions marquée par de nouveaux incidents samedi soir à Copenhague.« Il est complètement inacceptable d’exprimer des menaces aussi sérieuses dans une démocratie, et je suis donc satisfaite que l’enquête ait déjà permis de procéder à des arrestations », a déclaré la directrice de la police de Copenhague, Anne Tønnes, dans un communiqué. Plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées samedi en début de soirée avant de défiler avec des flambeaux dans la capitale danoise aux cris de « Liberté pour le Danemark, nous en avons eu assez ! » contre les mesures anti-coronavirus prises par l’exécutif.

Baptisé « Men in Black Danemark », ce groupe actif sur Facebook organise des manifestations depuis plus d’un mois contre la « coercition » et la « dictature » du semi-confinement anti-Covid en place au Danemark. Malgré une tonalité radicale de manifestants vêtus de noir, l’essentiel du défilé s’est déroulé dans le calme, avec un important encadrement de police. Mais des tensions sont apparues lors de la dispersion de la manifestation, avec notamment des jets de bouteilles sur les forces de l’ordre . Commerces non essentiels, bars, restaurants et écoles sont notamment fermés en ce moment au Danemark et le gouvernement a prolongé les restrictions jusqu’au 7 février.

Manifestations en Espagne

Des milliers de personnes avaient aussi manifesté samedi à Madrid, dénonçant la « tromperie » d’un virus qui, selon certains manifestants, « n’existe pas ». Aux cris de « Liberté ! » et dans une ambiance hostile à la presse, des milliers de personnes ont défilé de la gare d’Atocha à la Plaza Colon.De nombreux manifestants ne portaient pas de masques, malgré l’obligation légale de le porter en permanence sur la voie publique et au milieu de la troisième vague, qui a fait plus de 400 morts par jour cette semaine. Pour tenter d’enrayer la pandémie, le gouvernement a décrété un couvre-feu nocturne et la restriction de la mobilité entre les régions. Dans celle de Madrid, les hôtels doivent, désormais, fermer à 21 heures.

Depuis quelques semaines, la gronde des anti-confinements enfle également dans certains pays de l'est. Le week-end dernier, quelques milliers de personnes ont également manifesté à Prague contre les mesures de restriction mises en place pour freiner la propagation du virus.

Fin octobre 2020, les Italiens avaient fait entendre leurs mécontentements. Des milliers de personnes avaient manifesté, plus ou moins violemment, du nord au sud du pays contre le couvre-feu.

Les autorités italiennes avaient redouter une bombe sociale après le dernier décret, particulièrement restrictif, mis en place pour éviter le retour du cauchemar du printemps dernier.






Alize Marion pour DayNewsWorld
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SUITE A LA VIDEO CHOC DU PALAIS DE POUTINE

 LES  APPELS A MANIFESTER POUR LA LIBERATION D'ALEXEI NAVALNY SE MULTIPLIENT

Avant de quitter Berlin, dimanche, et d'être aussitôt interpellé à son arrivée à l'aéroport Cheremetyevo de Moscou, Alexeï Navalny avait réservé à Vladimir Poutine une petite surprise : une vidéo choc dans laquelle l'opposant russe Alexeï Navalny dévoile une enquête sur le palais de 17 000 m2 de Vladimir Poutine, dénonçant ses financements obscurs.

Le faste du «palais de Poutine»

Le présumé « Palais de Poutine »se situe non loin de la ville de Guélendjik au bord de la mer Noire. Cette immense propriété de 7 000 hectares – soit « 39 fois la taille de Monaco » – de style « palazzo » comporte les infrastructures les plus luxueuses. On y recense une piscine, un spa, une salle de massage, un sauna et hammams, et même une « aqua-discothèque ». Mais également un casino, des vignobles, une cave de dégustation, d’une enceinte de hockey sur glace, un théâtre avec une vaste scène, ainsi que d’un strip club. Le tout aurait été construit pour la somme de 1,12 milliard d’euros. Selon Alexeï Navalny , le complexe a été financé par des proches du président russe, tels qu’Igor Setchine, PDG du géant pétrolier Rosneft, et l’homme d’affaires Guennadi Timtchenko.« C'est un Etat au sein de la Russie. Et, dans cet Etat, il n'y a qu'un tsar inamovible. Poutine, obsédé par les richesses et le luxe », selon cette vidéo

Cette vidéo en forme de représailles à l'arrestation de l'opposant n° 1 du Kremlin a été vue plus de 65 millions de fois sur YouTube. Le Kremlin a rejeté les allégations et qualifié d'« escrocs » les équipes d'Alexeï Navalny derrière la vidéo. Sa revanche et

Des appels à manifester pour la libération d'Alexeï Navalny.

L'équipe d'Alexeï Navalny a appelé ses partisans à « descendre dans la rue » samedi dans 65 villes de Russie pour exiger la libération de l'opposant, détenu depuis son retour dimanche dans son pays. Des appels à manifester alimentés par le record d'audience de l' enquête accusant Vladimir Poutine de corruption.

Les mises en garde musclées des autorités

Mais vendredi 22 février 2021, la police de Moscou a annoncé que « toutes les tentatives d'organiser un événement public non autorisé et toute action provocatrice seront considérées comme une menace à l'ordre public et seront réprimées sans délai ». Le Parquet a annoncé des mesures en vue de « limiter l'accès aux informations illégales » diffusées en ligne et constituant des « appels à participer à des actions illégales de masse ». Pour sa part, le ministère de l'Intérieur a dit être prêt à « protéger l'ordre public » et a promis de poursuivre les auteurs d'appels à manifester sur internet.

De plus jeudi et vendredi ce sont des proches de Navalny qui ont été interpellés, dont des représentants de son mouvement dans plusieurs régions (dans l’Oural, en Sibérie et en Extrême-Orient)., Sa porte-parole, Kira Iarmych, a été condamnée à neuf jours de détention tandis que la juriste Lioubov Sobol, autre figure de l’opposition, arrêtée jeudi, a finalement été relâchée.

Mais, de sa prison, Alexeï Navalny a fait passer le message aux opposants : « N'ayez pas peur… »




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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RECONFINEMENT TOTAL EN ANGLETERRE

Retour à la case confinement. Comme en mars dernier, l’Angleterre retourne à la case « national lockdown ». Confronté à la propagation alarmante du nouveau variant du coronavirus et au risque de submersion du système de santé, le premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé lundi 4 janvier au soir le reconfinement de l’Angleterre jusqu’à la mi-février. « Le nouveau variant se diffuse, a constaté le Premier ministre. Il est entre 50 et 70 % plus contagieux que le coronavirus selon nos scientifiques ».

Les écoles fermées dès mardi

« Nous avons besoin de faire plus », a-t-il déclaré, allusion aux mesures déjà en vigueur en Angleterre, annonçant dans la foulée un « national lockdown ». Ce nouveau confinement, aussi strict que celui mis en place au printemps dernier, prévoit la fermeture des écoles dès mardi 5 décembre et doit durer si les conditions le permettent, jusqu’à la mi-février, a-t-il annoncé dans son allocution télévisée.

Dans les hôpitaux anglais, le nombre de patients atteints par le virus, près de 27 000, a « augmenté de près d’un tiers » en une semaine et dépasse de 40 % le plus haut du pic de la première vague, a-t-il souligné. « Il est clair que nous devons faire plus » pour « prendre le contrôle » du nouveau variant. « Nous devons ainsi entrer dans un confinement national qui soit assez fort pour maîtriser ce variant ».

Si le Parlement doit débattre mercredi de ces mesures, Boris Johnson a appelé la population à suivre les règles immédiatement. Le confinement doit entrer en vigueur dès mercredi à minuit et une minute.

Si les conditions sont réunies, le confinement sera levé à la mi-février, échéance à laquelle, espère Boris Johnson, tous les plus de 70 ans seront vaccinés grâce à l’accélération de la campagne lancée le 8 décembre -plus d’un million de personnes vaccinés à ce jour-et désormais menée avec deux vaccins, celui de Pfizer/BioNTech et celui d’AstraZeneca/Oxford.

L’Ecosse avait d’ores et déjà annoncé un confinement total dès lundi soir pour tout le mois de janvier, comprenant la fermeture des écoles. « A partir de minuit et pour tout janvier, vous serez légalement tenus de rester à la maison », a annoncé la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, invoquant un « coup dur » dû au nouveau « variant du virus qui se propage rapidement ».

Les provinces d’Irlande du Nord et du Pays de Galles ont instauré juste après Noël leur troisième confinement.

Le Royaume-Uni est très touché par le coronavirus et son variant. 58 784 nouveaux cas ont été détectés dans le pays entre dimanche 3 et lundi 4 janvier, a annoncé le gouvernement britannique . 383 834 personnes ont été testées positives ces sept derniers jours.

Avec plus de 75 000 morts, le Royaume-Uni est l’un des pays d’Europe les plus absolument endeuillés par le Covid-19, et la tendance s’est aggravée ces dernières semaines.




Boby Dean pour DayNewsWorld
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BREXIT: L'ECOSSE PRO-EUROPEENNE

VEUT SON INDEPENDANCE

Au moment où le Royaume-Uni a officiellement quitté le marché commun et l'union douanière, bon nombre d' Ecossais souhaitent que ce divorce soit le déclic pour leur indépendance.

Et pour cause : 62% d' entre-eux s'étaient prononcés contre la sortie de l'Union européenne lors du référendum du 23 juin 2016.

Pour l'indépendance

Aussi la Première ministre écossaise, indépendantiste, Nicola Sturgeon a-elle dit samedi 2 janvier 2021 espérer que l'Ecosse gagne son indépendance et puisse « rejoindre » l’Union européenne, soulignant que le Brexit s’était fait contre la volonté des Ecossais.

« Nous subissons maintenant un Brexit dur contre notre volonté, au pire moment possible, au milieu d’une pandémie et d’une récession économique », a déploré Nicola Sturgeon sur le site Internet de son parti indépendantiste, le SNP, deux jours après la sortie du Royaume-Uni du marché unique et de l’union douanière.

« Aucun accord ne pourra jamais compenser ce que le Brexit nous enlève (...) Il est temps de tracer notre propre avenir en tant que nation européenne indépendante », a encore déclaré Nicola Sturgeon lors d'une allocution jeudi 31 décembre 2020.

Pour les indépendantistes, Londres a trahi la confiance des Ecossais, ignorant la promesse faite en 2014 de respecter leurs droits comme citoyens européens s’ils demeuraient au sein du Royaume-Uni.

Le député indépendantiste Ian Blackford, principal représentant du SNP à Westminster, n'a pas manqué de le rappeler jeudi, alors que les députés votaient pour valider l'accord sur les relations post-Brexit. « Forcer notre nation à quitter l'Union européenne signifie perdre une part précieuse de qui nous sommes », a-t-il plaidé, avant de voter contre le texte, qu'il a qualifié d' « acte de vandalisme économique impardonnable  ».

Le combat pour un référendum

La Première ministre écossaise a exprimé sa détermination à organiser un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, après celui perdu par son camp en 2014, lorsque 55 % des Écossais avaient dit « non » à l’indépendance. Mais la décision d’organiser un tel référendum revient au Premier ministre britannique Boris qui a exclu à plusieurs reprises l'idée de permettre à l'Ecosse d'organiser un nouveau scrutin. Si Nicola Sturgeon fait valoir que le Brexit a changé la donne, le locataire du 10 Downing Street rappelle que les Ecossais ont rejeté l'indépendance il y a seulement six ans.

Néanmoins, une large victoire du SNP lors des élections locales de mai prochain renforcerait la pression sur Londres pour accepter une nouvelle consultation. Selon le dernier sondage mené par l’institut Savanta ComRes pour le journal The Scotsman, mi-décembre, 58 % des Ecossais soutiennent désormais une rupture avec le Royaume-Uni, du jamais vu. Reste une hypothèse, celle de voir les Ecossais organiser un référendum sans l'aval de Londres, à la manière des Catalans en 2017. La crise constitutionnelle pourrait alors bien être inévitable.

« En tant que membre indépendant de l’Union européenne, l’Ecosse serait un partenaire et pourrait construire des ponts – pas seulement un pont vers la construction d’une économie plus forte et une société plus juste, mais aussi un pont pour faciliter les relations entre l’UE et le Royaume-Uni », a avancé Nicola Sturgeon.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld
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SI BORIS JOHNSON SORT VICTORIEUX AVEC L'ACCORD SUR LE BREXIT IL DOIT MAINTENANT

 FAIRE FACE A DE NOMBREUX DEFIS

Après dix mois de négociations harassantes, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont conclu in extremis jeudi 24 décembre un accord historique sur leur future relation commerciale, qui leur permettra d’éviter in extremis un « no deal » dévastateur pour leurs économies en fin d’année.

« Cet accord protégera les intérêts européens et cet accord est aussi, je le crois, dans l’intérêt du Royaume-Uni », s’est félicitée la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse. « Il posera les fondations solides d’un nouveau départ avec un ami de longue date », a-t-elle ajouté.

Les négociations se trouvaient dans l' impasse sur la pêche, ultime point d’achoppement des discussions.

Malgré son faible poids économique, le secteur revêt une importance politique et sociale pour plusieurs États membres, dont la France, les Pays-Bas, le Danemark ou l’Irlande alors que les Britanniques, qui reprennent le contrôle de leurs eaux, en avaient fait le symbole de leur souveraineté retrouvée après le divorce. .

En jeu : le partage des quelque 650 millions d’euros de produits pêchés chaque année par l’UE dans les eaux britanniques et sur la durée de la période d’adaptation pour les pêcheurs européens. L’accord prévoit notamment une période de transition jusqu’en juin 2026, à l’issue de laquelle les pêcheurs européens auront progressivement renoncé à 25% de leurs prises.

Accès au marché européen

Avec cet accord, l’UE offre à son ancien État membre un accès inédit sans droit de douane ni quota à son immense marché de 450 millions de consommateurs mais devra se soumettre à des conditions strictes : les entreprises d’outre-Manche devront respecter un certain nombre de règles évolutives au fil du temps en matière d’environnement, de droit du travail et de fiscalité pour éviter tout dumping. Des garanties existent aussi en matière d’aides d’État.

Victoire pour Johnson

L’accord constitue une victoire pour Boris Johnson à un moment où sa popularité a été mise à mal par une gestion erratique de la pandémie de Covid-19 (quelque 70 000 morts au Royaume-Uni).

Dans un message vidéo, le Premier ministre britannique Boris Johnson a en effet brandi devant le sapin du 10, Downing Street les centaines de pages de l’accord présenté comme un «petit cadeau». «Voici un accord pour apporter certitude aux entreprises et aux voyageurs et à tous les investisseurs dans notre pays à partir du 1er janvier», s’est félicité le dirigeant, triomphant dans les urnes il y a un an sur la promesse de «réaliser le Brexit».

Le Royaume-Uni face aux défis du Brexit

Maintenant que Boris Johnson a rempli sa promesse de réaliser le Brexit, son défi est d’en faire un succès; Le Royaume-Uni se trouve en effet vendredi dorénavant face aux défis que présente sa nouvelle vie, affranchi des règles de l’Union européenne avec la sortie du Royaume-Uni du marché unique le 31 décembre à minuit après un demi-siècle d’intégration européenne.

Défi économique tout d'abord. Certes les Britanniques retrouvent la liberté de signer accords des commerciaux tous azimuts mais « Il convient de négocier pays par pays pour avoir une politique commercial propre au Royaume-Uni, ce qui va prendre du temps », estime Alan Winters, économiste. Des accords ont déjà été passés avec des pays d’Asie, de la Méditerranée et d’Europe. La relation avec les États-Unis depuis l’élection de Joe Biden pose également question. Ce dernier avait qualifié Boris Johnson de « clone du président Trump » en décembre 2019.

Défi politique ensuite . Boris Johnson doit gérer les velléités indépendantistes de l'Ecosse qui avait voter contre le Brexit- la Première ministre Nicola Sturgeon n'a-telle pas souhaité « tracer l’avenir du pays en tant que nation européenne »?- ou encore le cas de la réunification irlandaise.

Au Parlement britannique, le texte sera discuté mercredi par les députés. Mais son adoption fait peu de doutes vu la majorité dont dispose le gouvernement et le soutien apporté par l’opposition travailliste.

Côté européen, Bruxelles va lancer lundi la procédure pour la signature et la mise en oeuvre de l’accord. Il devra être validé par les États membres, un processus qui devrait prendre plusieurs jours, puis validé a posteriori par le Parlement européen début 2021.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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EMPOISONNEMENT D'ALEXEI NAVALNY CONFIRME

PAR L'HOPITAL DE BERLIN

Les médecins berlinois qui ont soigné Alexeï Navalny ont rendu publics, mercredi 23 décembre 2020, les détails cliniques de son empoisonnement au Novitchok.

L’opposant russe se félicite sur Twitter et Facebook de la publication de cette « preuve » médicale que réclamait Moscou depuis des mois.

« Un empoisonnement grave avec un inhibiteur de la cholinestérase a été diagnostiqué à [l’hôpital de] la Charité », expliquent les scientifiques dans cet article de quatre pages paru dans la revue

The Lancet, qui retrace pour la première fois les symptômes déclenchés par l’agent neurotoxique du groupe Novitchok mis au point par l’URSS dans les années 1980.

La vérification de l’implication d’un agent Novitchok (…) n’a été réalisée que plusieurs jours après avoir établi le diagnostic d’empoisonnement (…) et n’a pas affecté les décisions thérapeutiques », précisent les auteurs.

Selon l’article, publié avec le consentement de M. Navalny, l’opposant russe est, après l’apparition de ses premiers symptômes, tombé dans le coma, son rythme cardiaque a fortement ralenti et la température de son corps est tombée jusqu’à 33,5 degrés.

« Son bon état de santé avant l’empoisonnement a probablement favorisé son rétablissement », expliquent les scientifiques, contredisant les conclusions des médecins russes qui ont un temps mis en cause l’hygiène de vie et l’état de santé générale de M. Navalny.




Carl Delsey pour DayNewsWorld
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FEU VERT POUR LE VACCIN PFIZER-BIONTECH

 EN EUROPE

Ce lundi 21 décembre 2020 après-midi, l'Agence européenne des médicaments (AEM) a accordé son feu vert au vaccin Pfizer-BioNTech, le même qu'outre Atlantique et outre- Manche.

Le régulateur européen a avancé sa décision de huit jours, cédant à la pression de plusieurs pays de l'Union européenne , dont l'Allemagne, pour une autorisation rapide. L'avis positif de l'AEM doit désormais se traduire en autorisation de mise sur le marché de l'UE, ce que fera la Commission européenne, « au plus vite » et peut-être dès ce soir a tweeté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.L'Agence a délivré une autorisation provisoire d'un an.

La surveillance d'éventuels effets secondaires trop conséquents, que les examens n'ont pas révélés jusqu'ici, se poursuivra tout au long des campagnes de vaccination. Accusé par les uns d'avoir été trop lent et par les autres d'accorder son feu vert sous pression, le régulateur européen défend son approche. « Il s'agit d'un succès historique et scientifique », a affirmé Emer Cooke, directrice exécutive de l'EMA assurant que « les éléments scientifiques montrent que les bénéfices du vaccin sont plus grands que les risques ».

L'AEM poursuit son travail d'examen des vaccins d'autres laboratoires. Elle doit se prononcer le 6 janvier sur le vaccin de l'américain Moderna, puis le 12 janvier sur celui du britannique AstraZeneca.

300 millions de doses

L'Union européenne avait précommandé 300 millions de doses du vaccin, qui nécessite deux injections par personne. Elle s'est engagée à verser à l'américain Pfizer et à son partenaire allemand BioNTech 15,50 euros par dose, selon des informations qui ont fuité. C'est un tarif nettement inférieur à celui obtenu par les Etats-Unis (19,50 euros, pour 100 millions de doses) et qui confirme l'intérêt pour les 27 d'avoir uni leurs forces pour négocier et commander.Les doses vont être réparties entre les Etats membres selon des clés de population - 45 millions de doses sont prévues pour la France.

Les Etats membres sont à présent dans les starting-blocks pour entamer les campagnes de vaccination ces prochains jours. L'Allemagne, l'Autriche ou l'Italie ont annoncé vouloir se lancer dès ce dimanche 27 decembre 2020.

La France vise le même timing.La première phase de vaccination devrait durer en France jusqu’à la fin du mois de février. La vaccination y sera d'abord réservée aux résidents des Ehpad puis étendue progressivement aux plus de 75 ans, aux plus de 65 ans et au personnel de santé. Les autres Etats européens ont dans l'ensemble aussi opté pour vacciner en priorité les publics les plus menacés.

Rassurer l'opinion

L'Europe est mise au défi de rassurer l'opinion alors qu'une trop forte défiance face aux campagnes de vaccination à venir mettrait à mal leur efficacité. Emer Cooke, la directrice de l'EMA, a estimé le 10 décembre devant le Parlement européen « qu'il faut comprendre les doutes », a fortiori dans un contexte de forte « désinformation », et faire en réponse œuvre de pédagogie et de transparence . L'EMA promet notamment de publier l'ensemble des données à sa disposition, y compris les plans de gestion du risque des fabricants de vaccins, d'habitude tenus secrets.

La nouvelle souche détectée en Angleterre ne semble pas perturber le processus. Les responsables de l'Agence européenne du médicament précisent qu'à ce stade, rien ne prouve que le vaccin soit inefficace sur le virus muté.




Andrew Preston pour DayNewsWorld
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NOUVELLE VARIANTE DU CORONAVIRUS

 TRES CONTAGIEUSE AU ROYAUME-UNI

Le gouvernement du conservateur Boris Johnson a annoncé samedi soir le reconfinement de Londres, du sud-est de l’Angleterre et d’une partie de l’Est, contraignant plus de 16 millions d’habitants à rester chez eux et à renoncer aux retrouvailles de Noël.

Les commerces non essentiels ont fermé et tous les déplacements en dehors de ces zones, placées sous le niveau d’alerte le plus élevé, que ce soit pour aller ailleurs au Royaume-Uni ou à l’étranger, sont interdits. Les pubs, restaurants et musées y étaient déjà fermés depuis mercredi.

La Belgique et les Pays-Bas suspendent les vols.

Le gouvernement tente de juguler une envolée des contaminations attribuée à une nouvelle souche du coronavirus, qui se transmet « bien plus facilement », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. L’inquiétude grandit en Europe après cette annonce.

En réaction, la Belgique et les Pays-Bas ont décidé de suspendre les vols en provenance et vers le Royaume-Uni, tandis que la France envisage une mesure similaire.

Une nouvelle souche "hors de contrôle" apparue dès septembre

Le conseiller scientifique du gouvernement britannique, Patrick Valance, a apporté des précisions sur cette nouvelle souche. « La nouvelle variante du virus contient des mutations dans des zones du virus connues pour jouer sur la manière dont celui-ci s’attache aux cellules et rentre dedans. Trois types de preuves montrent la même chose : ce virus muté a une transmissibilité plus élevée, il se propage plus vite. » Selon lui, cette nouvelle version serait apparue dès septembre, à Londres ou dans le Kent, au sud-est de l'Angleterre.

Lors de la semaine du 9 décembre, plus de 60% des cas comptabilisées dans la région comportaient cette mutation. « Cela indique que cette nouvelle version non seulement se propage plus vite mais devient la version dominante. Est-ce-que cette mutation change la maladie ? Pour l’instant, la réponse semble être non », a poursuivi le médecin.

Rien n'indique encore que ce virus muté est plus mortel, qu'il cause une forme plus sévère de la maladie ou qu'il réduit l'efficacité des vaccins, a souligné Boris Johnson. Dimanche, son ministre de la Santé, Matt Hancock, a expliqué que cette nouvelle souche était devenue « hors de contrôle ». « Nous devions reprendre le contrôle, et la seule manière de le faire, est de restreindre les contacts sociaux », a-t-il déclaré.

« Ce sera très difficile de la garder sous contrôle jusqu’à ce qu’un vaccin soit déployé », a-t-il ajouté.




Andrew Preston pour DayNewsWorld
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IMPLICATION DU FSB DANS L'EMPOISONNEMENT

D' ALEXEI NAVALNY

Une cellule d'experts en armes chimiques des services spéciaux russes serait à l'origine de l'empoisonnement d'Alexeï Navalny…

C'est ce qu'affirme le site d'investigation Bellingcat, qui ajoute que ces hommes suivaient l'opposant russe dans la plupart de ses voyages depuis 2017, l'année où il avait annoncé vouloir se présenter à la présidentielle.

D'après le média en ligne, trois de ces hommes, dont les noms et les photos sont révélés, l'ont suivi dans 37 de ses voyages, et ils se trouvaient dans les parages lors de son empoisonnement présumé en août dernier, en Sibérie, par un agent neurotoxique.

En détracteur du président russe, toujours convalescent en Allemagne, aurait été empoisonné dans une chambre d'hôtel, à Tomsk. Des traces d'une substance de type Novitchock auraient été retrouvées sur des bouteilles d'eau proposées à l'hôtel et emportées par son entourage. Alexeï Navalny avait finalement été transféré et pris en charge en Allemagne.« Je sais qui a voulu me tuer.

Je sais où ils vivent, où ils travaillent. Je connais leurs vraies identités, leurs pseudonymes. J’ai leurs photos », a déclaré Alexeï Navalny dans une vidéo reprenant l’enquête du site Bellingcat et du média indépendant russe The Insider avec Der Spiegel, El Pais et CNN.

« C’est l’histoire d’un groupe secret d’assassins du FSB [service fédéral de sécurité, successeur du KGB] qui comprend des médecins et des chimistes, explique celui dont Vladimir Poutine ne prononce jamais le nom.

Une opération d’une telle ampleur ne peut être organisée par personne d’autre que le chef du FSB. Mais il n’aurait jamais osé le faire sans ordre de Poutine. »

Bellingcat avait déjà révélé que le GRU, les services secrets russes, étaient responsables de l’empoisonnement de Sergueï et Ioulia Skripal en 2018 au Royaume-Uni, une tentative d’assassinat qui a provoqué la mort d’un citoyen britannique.

En Russie, le Kremlin a refusé l'ouverture d'une enquête criminelle, la jugeant infondée.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
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EMMANUEL MACRON POSITIF AU COVID-19

Le président de la République a été diagnostiqué positif au Covid-19, a annoncé l'Elysée jeudi 17 décembre 2020.

« Ce diagnostic a été établi suite à un test RT-PCR réalisé dès l'apparition de premiers symptômes », précise l'Elysée dans un communiqué.

« Conformément aux consignes sanitaires en vigueur applicables à tous, le président de la République s'isolera pendant sept jours », ajoute la présidence. « Il continuera de travailler et d'assurer ses activités à distance.

L’information secoue aussitôt le sommet de l’Etat. Le Premier ministre, Jean Castex, cas contact d'Emmanuel Macron après un dîner à l'Elysée mercredi soir, « se place à l'isolement, bien qu'il ne présente aucun symptôme de la maladie », a indiqué Matignon avant de préciser qu'il avait subi un test PCR dont le résultat est négatif.

Olivier Véran, ministre de la Santé, présente à sa place jeudi matin la stratégie de vaccination contre le Covid-19 au Sénat.

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a également annoncé qu'il s'isolait, après avoir participé au même dîner. Le ministre des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, s'est également mis en quarantaine, après avoir croisé le président à plusieurs reprises cette semaine.

De son côté, le cabinet de l'épouse du chef de l'Etat fait savoir que « Brigitte Macron est cas contact mais ne présente aucun symptôme. »

Le président de la République a également croisé plusieurs dirigeants étrangers au cours des derniers jours.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé s'être également isolé, tout comme le chef du gouvernement portugais Antonio Costa ou le président du Conseil européen Charles Michel, qui avait rencontré le chef de l'Etat français lundi.

Cette annonce bouleverse quelque peu l'agenda présidentiel. L'Elysée a confirmé l'annulation du déplacement qu'Emmanuel Macron devait effectuer au Liban mardi 22 et mercredi 23 décembre 2020.

En revanche, il devrait bien présider le Conseil présidentiel pour le développement prévu ce jeudi à l'Elysée et devrait participer par visioconférence à une table ronde de la Conférence nationale humanitaire qui se tiendra au quai d'Orsay. Emmanuel Macron poursuit pour l'instant ses activités.

Si les symptômes du Covid-19 devaient l'en empêcher ou le conduire à l'hôpital, la Constitution prévoit la continuité du pouvoir, en établissant un nouvel organigramme :

en cas d’empêchement du chef de l’Etat, c’est le président du Sénat qui assure l’intérim.c'est le président du Sénat qui exercerait alors les fonctions du président de la République.




Jenny Chase pour DayNewsWorld
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BREXIT VERS L'INEXORABLE NO-DEAL

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se retrouvent ce mercredi 9 décembre 2020 à Bruxelles pour tenter de débloquer les négociations post-Brexit, un rendez-vous qui semble être une dernière chance de parvenir à un accord.

Cette rencontre au sommet intervient à trois semaines de la rupture définitive entre Londres et l’Union européenne après des mois de pourparlers sans progrès sur les sujets qui fâchent et la menace accrue d’un échec aux lourdes conséquences économiques.

Merkel reste positive, mais le pessimisme règne côté européen

Angela Merkel a estimé mercredi qu'il y avait « encore une chance de parvenir à un accord » sur le Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Un éventuel accord « doit préserver l'intégrité du marché intérieur » de l'UE, a mis en garde devant la chambre basse du parlement la chancelière allemande, dont le pays préside jusqu'à la fin de l'année le Conseil de l'UE.

Les deux camps ont affiché des positions très fermes à la veille de la réunion sur leurs éventuelles concessions. L’UE ne sacrifiera « jamais (son) avenir » pour conclure un accord post-Brexit au prix de concessions qui fragiliseraient son marché unique, a prévenu le négociateur européen Michel Barnier. « Nos amis doivent comprendre que le Royaume-Uni a quitté l’UE pour pouvoir exercer un contrôle démocratique. Nous en sommes encore loin », a averti Boris Johnson.

En Irlande, le chef du gouvernement, Michael Martin a confié être pessimiste, jugeant que la situation était « très grave ».

Des points de crispation demeurent.

La rencontre des deux responsables politiques, qui commencera par un dîner, a pour objectif de voir si les blocages les plus importants peuvent être levés et éviter un no deal mais « pas de ficeler de manière définitive la négociation », a souligné Bruxelles. « Elle s’apparente à un rendez-vous de la dernière chance pour voir si les lignes rouges des deux camps peuvent encore bouger », estime Eric Maurice, de la Fondation Schuman.

Britanniques et Européens achoppent toujours sur les trois mêmes sujets depuis mars : l’accès européen aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et les garanties exigées par l’UE à Londres en matière de concurrence en échange d’un accès sans droits de douanes ni quotas au marché du continent.

Malgré l’impasse sur leur relation future à partir du 1er janvier, Londres et Bruxelles ont malgré tout réussi à s’entendre mardi sur l’application du traité encadrant le divorce intervenu le 31 janvier 2020.

Une réunion à Bruxelles a permis d’arriver à un « accord de principe » sur les dispositions douanières spécifiques à l’Irlande du Nord, censées éviter le retour d’une frontière avec la République d’Irlande.

Le gouvernement britannique va retirer les articles d’un projet de loi controversé qui visaient à les contourner mais violaient de son propre aveu le droit international, au nom de la nécessité d’assurer la continuité des échanges entre Irlande du Nord et Grande-Bretagne.

L’UE avait lancé une procédure d’infraction contre Londres et le Parlement européen avait menacé de ne pas ratifier l’éventuel futur accord.Si les négociations commerciales continuent de s'enliser, ce geste s'apparente à une concession du Royaume-Uni.

Avec sa loi controversée qui, de son propre aveu, violait les règles du droit international, Londres entendait avoir le pouvoir de prendre unilatéralement des décisions commerciales dans sa province d'Irlande du Nord, pouvoirs censés être partagés avec les Européens selon l'accord de Brexit. Il enfreignait ainsi des dispositions clés du traité conclu l'an dernier, qui vise à éviter le retour d'une frontière sur l'île d'Irlande, conformément à l'accord de paix de 1998 qui a mis fin à trois décennies de violences dans la

La nouvelle a soulagé l’Irlande, en première ligne du choc qui s’annonce le 31 décembre prochain à la fin de la période de transition quand le Royaume-Uni va sortir du marché unique et de l’union douanière. Dublin a exprimé l’espoir que « l’élan va se poursuivre dans les négociations » en cours.

Veille d’un sommet européen

La rencontre de Bruxelles se déroulera à la veille d’un sommet des Vingt-Sept et quel que soit son résultat, le Brexit sera l’un des sujets chauds de la réunion.

Les États membres espèrent un accord mais pas « à n’importe quel prix » et la France a averti qu’elle n’hésiterait pas à y mettre son veto si ses pêcheurs étaient sacrifiés.

En cas d’échec, les échanges entre Londres et l’UE se feront dès le 1er janvier selon les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane ou de quotas, au risque d’un nouveau choc pour des économies déjà fragilisées par le coronavirus.

S’il est conclu, l’accord commercial - de plus de 700 pages - devra encore être ratifié par les Parlements britannique et européen avant d’entrer en vigueur le 1er janvier.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

HUNGARY AND POLAND BLOCKED

THE EUROPEAN RECOVERY PLAN

Poland and Hungary vetoes the budget and the European recovery plan because of the clause on "Rule of Law"

Under the influence of the Hungarian Viktor Orban and Jaroslaw Kaczynski, the strong man of Warsaw, the ambassadors of Hungary and Poland have executed the veto threats brandished for months ....

Monday, November 16, 2020, Hungary and Poland blocked the European recovery plan of 750 billion euros, as well as the multiannual budget (2021-2027) of 1,074 billion euros that it must come to supplement.

"It is a serious crisis that is opening up", comments a diplomat, while, after the first wave of Covid-19, the pandemic has resumed its progression, and that, everywhere in Europe, economies are reconfining themselves and sinking. new.

A conditionality mechanism: No rule of law, no funds

The sticking point lies in the mechanism on the “rule of law”, which the EU intended to acquire for the first time. This mechanism (broken down into eight articles) would make it possible to make the payment of European funds conditional on compliance with a certain number of principles arising from the treaties, including the independence of the judiciary, the refusal of arbitrariness, the obstruction of investigations for corruption,, media independence etc.

While an ambiguous version of the rule of law suited Budapest and Warsaw well, a more precise version contradicts the "illiberal" and nationalist policies of Orban and Kaczyński.

"Political blackmail" and "radical limitation of sovereignty" ?

This criterion "is only a pretext, a beautiful word which sounds good to the ear, but it is about an institutional, political enslavement, of a radical limitation of the sovereignty", denounced earlier in the day the Polish Minister of Justice, Zbigniew Ziobro, who belongs to the hard wing of the government.

For Budapest as for Warsaw, this mechanism badly conceals a "political blackmail" against two regimes which, in the name of a certain interpretation of Christian values, confront the liberal and Western doctrine of human values ​​resulting from Article 2 of the Treaty of the United Nations. 'EU.

Dissent within the EU rekindled

Originally the Netherlands, Sweden, Denmark, Austria and even Chancellor Merkel did not want to hear about a stimulus plan based on a common loan and it is the same group of small rich countries. of the North (led by the Netherlands) who want to make subsidies conditional on the rule of law.

The Poles and Hungarians, very dependent on European funds, will be subjected to all kinds of economic pressure to encourage them to calm things down.

For the President of the Commission, Ursula von der Leyen, it is above all a question of preserving the common good: the post-Covid economic recovery that the so-called Next Generation EU plan is supposed to support.

The idea of ​​a united Europe both economically and in the field of values ​​has not yet been born !!




Alyson Braxton for DayNewsWorld

VACCINE AGAINST COVID-19 EARLY JANUAR

The European Medicines Agency plans to give its favorable opinion in the coming weeks to a first vaccine against Covid-19 for distribution. The director of the organization, Guido Rasi, said so in an interview with the Italian newspaper Il Sole 24 Ore published on Saturday, November 14, 2020.

"If the data is solid, we can give the green light to the first vaccine by the end of the year and start distribution from January," said Guido Rasi, director of the European Medicines Agency at Il Sole 24 Ore

The European Medicines Agency is counting on “6 or 7” different vaccines available in 2021, his boss believes. The institution received Friday "the first clinical data from Pfizer for its vaccine," he said. The organization also "received preclinical data from AstraZeneca, those from animal tests which are already being evaluated." She also had "several discussions with Moderna".

Vaccinate "more than half" of the European population

By putting a vaccine on the market in January, its first effects on the spread of the virus "will be visible in five to six months, mainly next summer", explains the director of the European Medicines Agency.

“It is obvious that it will not be possible to vaccinate everyone, underlines Guido Rasi, but we will start with the most exposed categories, such as the elderly and health workers, which will begin to block the bridges of transmission ”.

The head of the European Medicines Agency judges that it is necessary to vaccinate "more than half" of the European population to "be able to witness a decline in the pandemic", which will require "at least 500 million doses in Europe" .

To vaccinate everyone, " it will take at least a year ", assesses Guido Rasi, and " if all goes well at the end of 2021, we will have sufficient immunization ".




Jenny Chase for DayNewsWorld

LIVING WITH COVID-19 OVER THE LONG TIME

Jean Castex is working on "rules" for the country until the arrival of a vaccine against the coronavirus. We will have to "live with the virus over the long term": Prime Minister Jean Castex is working on "rules "For the country until the arrival of a vaccine against the coronavirus, he told our colleagues from the World this Saturday, November 14, 2020.

"As long as we do not have a vaccine, we must give perspectives on the rules of the game," said the head of government, who presented the strategy on Thursday until the end of 2020 but is also working on the period beyond, possibly until 'in the summer.

"One thing is certain: festive and family gatherings in party rooms will not be able to resume for a long time. Likewise, the bars and restaurants which are also part of the places of strong contamination will not be able to reopen on December 1, unlike toy stores, for example, ”he explains.

On Thursday, the Prime Minister deemed it possible, if the slight downward trend in coronavirus cases is confirmed, to take relief measures from December 1 "strictly limited to shops", and on the basis of a protocol reinforced.

"Our fight against the epidemic is collective" (Emmanuel Macron)

In a tweet posted this Saturday, November 14, 2020, Emmanuel Macron estimated that "our fight against the epidemic is collective and the coming days will be decisive".

The Head of State recalls in this message the gestures to "save lives", "in class, at the office, at home".

“Wear a mask, wash your hands regularly, keep a distance of at least one meter, regularly ventilate closed spaces, download TousAntiCovid on your smartphone. In the coming months, "teleworking will have to continue, on the basis of a balance to be found in companies to avoid all or nothing," adds the Prime Minister.

"My fear is that the French are not getting vaccinated enough"

On Monday, the American laboratories Pfizer and German BioNTech affirmed that their vaccine candidate was "90% effective" against Covid-19, according to the large-scale phase 3 trial underway, the last step before an application for approval, sparking a wave of hope in the world.

But the French government remains on its guard. “The prospect of a vaccine is approaching. There is the Pfizer project, but also many others in the testing phase . You have to prepare while remaining cautious, ”Judge Jean Castex, who claims to have“ already secured the orders ”.

"My fear is that the French are not getting vaccinated enough", he emphasizes.

According to an Ipsos poll published in September, France is among the countries where the intention to use the vaccine is the lowest. They would thus only be 59% to be vaccinated against Covid-19 in France, against 74% globally




Boby Dean for DayNewsWorld
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THE EUROPEAN UNION

AGAINST ANTI-LGBT DISCRIMINATION

The European Commission will propose mutual recognition between Member States of parental rights of same-sex couples.The European Commission on Thursday presented a plan to fight discrimination and hatred against LGBT people and strengthen rights homoparental couples, faced with "worrying trends" in Europe, especially in Poland.

“We are seeing progress in some Member States. For example, many have legally recognized same-sex couples, ”Commission Vice-President Vera Jourova said at a press conference. “But we are also seeing worrying trends,” she continued, citing areas declared to be “free of LGBT ideology” (lesbians, gays, bisexuals, transgender) in some Polish cities and attacks on protesters.

The Commission will propose mutual recognition between Member States of the parental rights of same-sex couples. She indicated that 21 Member States recognized some form of same-sex union, and only a part of them recognized the possibility of adopting a child for such couples. European legislation for mutual recognition of parental rights would however require the unanimity of the Member States.

Force Member States to crack down

The European executive also wants to toughen up the fight against anti-LGBT speeches and crimes or offenses, by proposing that they be specifically provided for in the treaties. Such inclusion could then lead to an obligation for Member States to punish these infringements.

European Equality Commissioner Helena Dalli has also condemned “conversion therapy” which aims to change the sexual orientation of LGBT people. “No one needs to be corrected. Conversion practices must stop, ”she said during the presentation of this, the first European initiative of this type.

According to a 2019 survey by the European Union Agency for Fundamental Rights, discrimination based on sexual orientation and gender identity has increased in the EU:

43% of LGBT people say they feel discriminated against, compared to 37% in 2012.



Jenny Chase for DayNewsWorld

COVID

PFIZER ANNOUNCES 90% EFFECTIVE VACCINE

Pfizer and Biontech have just carried out a first interim analysis of their phase 3 trial on a vaccine against the new coronavirus, the last before an application for approval.

In the current state of research, the vaccine is "90% effective", the two laboratories say Monday.

This “vaccine efficacy” was measured by comparing the number of participants infected with the new coronavirus in the group that received the vaccine and in the group receiving placebo, “seven days after the second dose” and 28 days after the first, have- they explained in a joint statement.

“More than eight months after the start of the worst pandemic in more than a century, we believe that this step represents a significant step forward for the world in our battle against Covid-19,” said the Chairman and CEO of Pfizer, Albert Bourla, in a statement.

“The first set of results from our Phase 3 Covid-19 vaccine trial provides initial evidence of our vaccine's ability to prevent Covid-19,” he adds.




Carl Delsey for DayNewsWorld

AUSTRIA

TERRORIST ATTACK IN VIENNA CLAIM BY DAECH

A "major" police operation leading to 14 arrests was carried out after the attack in the Austrian capital. The death toll is heavy: four people were killed, and several were injured, an assailant was

shot according to a final report Tuesday morning .

Attack claimed by Daesh

According to the Minister of the Interior, the latter is a "sympathizer" of the terrorist group Islamic State. Attacker Kujtim Fejzulai

killed last night was 20 years old, holder of Austrian nationality, of North Macedonian origin.

He was sentenced to prison in 2019 for trying to go to Syria to join Daesh, said the Minister of the Interior, quoted by the Kurier newspaper.

The Islamic State group has just claimed responsibility for the terrorist attack in Vienna, via its propaganda agency Amaq.

The IS press release blames the deadly shootings near a synagogue and the opera house on a "caliphate soldier".

In a separate text, accompanied by a photo of the armed assailant, the propaganda agency refers to "a gun attack carried out yesterday (Monday) by an Islamic State fighter in the city of Vienna".

The Facts

D es shots were exchanged, this Monday, November 2, 2020 evening in Vienna, Austria, said police and local media. At least one dead and several injured, including a police officer, have been reported by the police

Shots were exchanged near a synagogue in Vienna, Austria, on Monday evening, police said.

The shooting, still ongoing, is akin to a terrorist attack, perpetrated by several assailants, said the Austrian Ministry of the Interior.

The shots took place in a street where the main synagogue in the Austrian capital is located, near Schwedenplatz, around 8 p.m.

Four dead and several injured

Four dead and several injured, including a police officer, were reported by the police. One of the attackers "would have died, another on the run," said the Interior Ministry. Six crime scenes were counted by the Vienna police on Twitter.

One of the perpetrators was shot dead, local police said. Another was arrested after an exchange of gunfire, and research is continuing to determine if there are other shooters, the Austrian news agency said. According to the same source, a police officer was also seriously injured. In all, around 15 people were taken to hospital

A major police operation

A major police operation was deployed in the center, the police said on Twitter. Police asked people to stay in their homes, away from public places and public transport, and not to share photos and videos.

Two men who knew the striker arrested in Switzerland

The investigation took on an international dimension with the arrest in Zurich of two young Swiss who knew Kujtim Fejzulai. “Police investigations have identified Swiss nationals between the ages of 18 and 24. The two men were arrested in Winterthur on Tuesday afternoon in coordination with the Austrian authorities, ”Zurich cantonal police said in a statement.

"A disgusting terrorist attack"

Austrian Chancellor Sebastian Kurz condemned on Twitter "a disgusting terrorist attack". "We will never be intimidated by terrorism and we will fight these attacks with all our means," he wrote on Twitter.

The reasons for this shooting are, for the moment, not known. "At this stage, it is not possible to say if the synagogue was targeted," reacted on Twitter Oskar Deutsch, president of the Jewish Community of Vienna (IKG).

On Saturday, the Austrian government announced the establishment of a night curfew and the closure of cafes, bars and restaurants except for take-out. The new restrictive measures were to come into force from midnight on Monday evening. The Viennese therefore took advantage of a last evening of "freedom" in the relatively busy center of the capital.

Three days of national mourning

The country has declared three days of national mourning. On Tuesday, flags were half-masted on public buildings across the country and a minute's silence observed at noon as church bells rang. The head of government, President Alexander Van der Bellen and other senior officials participated in a ceremony in honor of the victims.

TOWARDS A EUROPEAN "PATRIOT ACT" ?

Evoking like the French president a European response, the head of the Italian diplomacy Luigi Di Maio proposed Tuesday in a message published on Facebook a European “Patriot Act”, like the American anti-terrorism law.

“Today we are all children of the same European people”, assures the Italian Minister of Foreign Affairs. “The security of one state is the security of all others. I will discuss this in the coming days with my counterparts. Let us remain united against all forms of terrorism and fanaticism ”, he concluded.

Chancellor demands coordinated European response

Faced with the irruption in the daily life of the Viennese of the jihadist threat which had until then spared the country, the Austrian Chancellor Sebastian Kurz mounted on Tuesday evening the political and diplomatic offensive. "The EU must focus much more in the future on the problem of political Islam", an "ideology" which represents a "danger" for the "European way of life", said the Austrian chancellor in an interview in the German daily newspaper Die Welt.

"I am already in contact with Emmanuel Macron and many other heads of government on this issue, so that we can coordinate more closely within the EU", explained Sebastian Kurz.

This attack, which took place in a tense climate in Europe and after a black series of attacks in France, sparked an influx of solidarity reactions, from US President Donald Trump to his Russian counterpart Vladimir Poutin through all the leaders. Europeans, from Ursula von der Leyen to Emmanuel Macron or Angela Merkel.



Alyson Braxton for DayNewsWorld

DOES TURKEY DARE TO THREATEN EUROPE ?

A few days before the start of the school year, while a tribute to Samuel Paty, beheaded by an Islamist, must be paid, the president of the French council of the Muslim faith (CFCM) Mohammed Moussaoui, seems to backpedal on the application of the right of expression in France. According to Mohammed Moussaoui, the freedom to caricature (Mahomet, NDLR) must be measured according to the context in which it is exercised in order not to offend. He also believes that these drawings should not be shown at school.

“To preserve public order, we sometimes have to give up certain rights.” He calls for restraint. “The will to deliberately offend the feelings (of Muslims, Editor's note) does not have to be in a country where fraternity is part of the triptych.

We must take into account the context in which this right (the freedom to caricature, Editor's note) is exercised. It is not a question of making the extremists happy, but of respecting the duty of brotherhood, ”he explains on RMC. He seems to follow in this many other Muslim countries who would like to dictate their will to Emmanuel Macron. And especially Turkey, which would like to be the champion of Islamism.

In response, the French weekly published Tuesday, October 27, 2020 in the evening on social networks the "front page" of its latest issue, on which is spread a caricature of Mr. Erdogan in underwear, a can in hand, which lifts the dress of a veiled woman, crying:

“Ouuuh! The Prophet ! », Comments the Head of State on this headline:

"Erdogan, in the private sector, he is very funny".

This unflattering portrayal of the Turkish leader aroused Ankara's ire.

The mental health of President Macron

So Turkish President Erdogan once again did not hesitate to question the "sanity" of the French president . He criticized, Saturday 24 and Sunday 25 October, with virulence, the attitude of the French president towards the Moslems, after the attack of Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

"All that can be said of a head of state who treats millions of members of different religious communities in this way is: go for mental health examinations first," the leader said. Turkish, in a televised speech.

Erdogan even appealed Monday October 26, 2020 to the EU

"European officials must say 'stop' to the hate campaign which is led by Macron," said Recep Tayyip Erdogan in a virulent speech in Ankara.

For the Turkish leader, "a lynching campaign similar to that against the Jews of Europe before the Second World War is being waged against the Muslims." The Turkish president also called on Monday his compatriots to stop '' buy French products. This outrageous and unacceptable language from a leader only exacerbates tensions.

"Outrage and insult are not a method," thundered the Élysée

Fortunately Berlin and Rome strongly condemned the remarks of the Turkish president.

The German Chancellor sharply criticized Recep Tayyip Erdogan's speech on Emmanuel Macron's mental health. "These are defamatory statements which are absolutely unacceptable", particularly in the context of the "appalling murder of French professor Samuel Paty by an Islamic fanatic", said Steffen Seibert, spokesman for the German Chancellor. "The remarks addressed by President Erdogan to President Macron are unacceptable," Giuseppe Conte wrote in French on his Twitter account, Monday October 26, 2020 afternoon.

“Personal abuse does not help the positive agenda that the EU wants to pursue with Turkey, but on the contrary pushes solutions away. Full solidarity with President Emmanuel Macron ”, added the head of the Italian government.

It is because Recep Tayyib Erdogan has launched a strategy of tension with France for some time now.

(see the chronicle of Hakim El Karoui "Erdogan and the strategy of tension") and this is not the first time that he insults President Emmanuel Macron.- "Outrage and insult are not a method “Thundered with reason the Elysee.

In a rare and strong diplomatic gesture, Emmanuel Macron recalled Saturday, October 24 his ambassador to Turkey to protest against the "unacceptable remarks", but also against "the outrage and rudeness" of the Turkish president, who questioned his " Mental Health ".

Turkey a country in economic crisis

Erdogan does not stop bulging his chest and giving voice against the West while Turkey is economically bad: hyper-inflation, express devaluation of the pound, difficulties in balancing the balance of payments, doubts of international investors on the quality of the country's economic governance as a result of President Erdogan's repeated interventionism with the central bank not to raise interest rates are the country's current data. In failure in his economic and social policy, Erdogan tries to enhance his legitimacy by wanting to become the new world leader of Islam and of territorial reconquest ...

Many conflicts at the international level

The state of crisis between the two countries that are France and Turkey took root several years ago, in particular thanks to the Libyan crisis or to comments on "NATO's brain death".

In addition, in June a major fact worsened relations between the two countries. Indeed an incident took place between a Turkish frigate and a French ship, the first having threatened the second while trying to approach a cargo ship flying the Tanzanian flag. The latter was suspected of delivering military equipment to Libya despite the embargo in force. Minister Florence Parly strongly denounced this aggressive gesture, and France suspended its participation in operations in the Mediterranean.

Another event came soon after adding fuel to the fire: the intrusion of Turkish ships in search of hydrocarbon deposits in Mediterranean waters claimed by Cyprus and Greece. Very quickly, Emmanuel Macron went to the front. This enabled him to "present France - and himself - as the defender of Europe's borders and sovereignty in the face of the growing assertion, if not the aggressiveness of Turkey," explains political scientist Bruno Tertrais in the World Politics Review. The crisis in Greek waters has turned into an exchange of threats from the part. Recep Tayyip Erdoğan,

Besides the situation in the eastern Mediterranean, it is on the Libyan front that Paris and Turkey continue to oppose. “Let me be clear, the forces supported by Turkey in Idlib from the start are Islamist groups. Already, during the Turkish intervention in Rojava a few months ago, it was Islamist groups that were fighting. Turkey denies it, but it has supported jihadists and has also conducted negotiations with Daesh. Today, the masks have fallen. It is no secret that jihadist networks were transiting from Turkey to Syria, ”analyzes researcher Myriam Benraad, a recognized specialist in the Middle East, and interviewed by Sputnik. Thus the jihadists of Daesh are responsible for fighting against the Kurds.

Also Recep Tayyip Erdogan does not hesitate to call into question the ceasefire agreement of October 23, 2020, obtained with a hard fight in Geneva. To journalists in Istanbul about the agreement signed on October 23 in Geneva, Turkey, a key player in this dossier; is skeptical. "Today's ceasefire agreement was not concluded at the highest level but at a lower level," said Turkish President Recep Tayyip Erdogan ...

Karabach and the jihadist militias.

Since the start of the school year, the detente seems to be moving a little further away, particularly in view of the conflict in Nagorny Karabach, between Azerbaijan and Armenia.

Emmanuel Macron thus notably affirmed that "jihadists" had been sent from Syria to Karabach in support of Azerbaijan, which Recep Tayyip Erdoğan defended himself. Erdogan's power indeed depends on Turkish ultra-nationalists who have some geopolitical obsessions.


Finally, if the previous points of attachment have mainly focused on diplomatic terrain and international issues, it is rather on that of French domestic policy that Franco-Turkish tension has recently increased a notch.

The bill on separatism and "Turkish entry"

Emmanuel Macron's speech in early October on the separatism bill aroused Ankara's ire, seen as a “provocation” by Recep Tayyip Erdoğan. According to Jean Marcou, this is partly explained by the Turkish president's desire to address his compatriots abroad, but also to register his position internationally. “It is also due to the positioning that Turkey wants to adopt in the Muslim world where it is currently opposed to Saudi Arabia and the Emirates, and therefore this desire for leadership and defense.

I believe that there is both the defense of Turks abroad and possibly the defense of Muslims (...) it is a subject that has always been very, very sensitive for Turkey. Insofar as the law on separatism could have consequences for the Turkish community, even for Turkish Muslims, Erdogan is indeed intervening, ”he analyzes.

Added to this is the absence of condolence from Turkey after the death of Samuel Paty in the Conflans-Sainte-Honorine attack.

Turkey, although a non-Arab country, is "the puppet of the Muslim Brotherhood - from which Erdogan comes - and which shares with the Salafists an imperialist project on a planetary scale".

Erdogan's Turkey uses its diaspora first in Germany, which does not dare to oppose it head-on, and now in France to extend Islam in Europe and thus attack the values ​​of French secularism!

No less than 150,000 Turks live in the Grand Est, mainly in Alsace and Strasbourg. Mosques (including the Meinau mosque welcoming 2,500 worshipers), and “Islamic-Turkish” schools are more and more numerous and there is even a “faculty” of theology within the University of Strasbourg. In addition, the projects of such schools are multiplying throughout France.

Should we not then speak of Turkish entryism "where Turkish nationalism combined with rigorous Islam leads to transforming the school into the factory of future enemies of the Republic", according to the editorial by Michel Taube in International Opinion.

Erdogan mobilizes Islamists against France

So what is Turkish President Recep Tayyip Erdogan playing?

I think Recep Tayyip Erdogan plays her both sultan and caliph. His strategy is to seek out the external enemy and vilify him in an extraordinarily violent way to stir up a wave of nationalism in his country. », Concludes Michel Taube.

The European Union has already been worried recently about a "risk of a major international military confrontation" in Syria and says it is considering "all the necessary measures to protect its security interests", and it must also be concerned with lucidity of this "Turkish entryism" which continues to grow in Europe.

Turkey is playing a troubled game towards the Europeans who could however take retaliatory measures against this country.

Religious demands are also a way for Erdogan to enhance his legitimacy with a fringe of the conservative population and to create a diversion from his domestic politics.



Garett Skyport for DayNewsWorld

STRENGTHENING OF MEASURES IN

A EUROPE HARDLY HIT BY

THE SECOND WAVE OF CORONAVIRUS

The second wave of the coronavirus epidemic is hitting the European continent hard, leading to contamination records in several countries, which have announced a tightening of restrictions. Spain must thus declare, Sunday, October 25, a new state of alert, paving the way for the establishment of a curfew in several regions. Italy also announced several strong measures on Sunday, including the closure of cinemas and theaters.

Figures according to the screening policy of each country.

Across the European continent, the number of contaminations detected is approaching 8.7 million and more than 261,000 people have died from this disease. Including some 10,000 in Germany, a country so far relatively spared but now hit hard by the epidemic rebound.

Worldwide, the pandemic has killed at least 1,151,077 people since the end of December, according to a report established from official sources collected from the competent national authorities and information from the World Health Organization. The United States has the heaviest tolls with 224,906 deaths bringing the total number of cases since the start of the pandemic to nearly 8.5 million in the country. The number of contaminations experienced Saturday, November 25, 2020 a record for the second consecutive day, with 88,973 new cases (79,963 the day before).

The number of deaths over 24 hours has remained broadly stable since the beginning of the autumn, with between 700 and 800 deaths. In the Americas, Colombia (30,000 dead) became the eighth country to officially cross the threshold of one million people declared positive, after the United States, India, Brazil, Russia, Argentina, Spain and France. The number of confirmed cases, however, strongly depends on the screening policy practiced in each country.

Italy will adopt new restrictions, including the closure of cinemas and theaters, after the publication of record figures of new contaminations, announced the services of the Prime Minister, Giuseppe Conte. Cinemas, theaters, gyms and swimming pools will have to close, while bars and restaurants will have to stop serving after 6 p.m., according to these measures, adopted despite public protests that have erupted in recent days, especially in Rome.

Three regions have already adopted a curfew in recent days: those of Rome (Lazio), Milan (Lombardy) and Naples (Campania). At least two other regions, Piedmont and Sicily, will follow suit this week. On the night of Saturday to Sunday, dozens of far-right demonstrators protesting against the curfew clashed with riot police in the historic center of the capital

State of alert in Spain

Mr. Sanchez had prepared the ground on Friday by assuring that the situation was "serious", that "the coming weeks and months" would be hard, very hard and that he was "ready to adopt all the necessary measures" to slow down the epidemic. Two days earlier, Spain had become the first country in the European Union and the sixth in the world to exceed one million cases of Covid-19, the head of government even revealing on Friday that the real number of people infected with the coronavirus in Spain was actually over 3 million.

The number of deaths is close to 35,000. The government of Pedro Sanchez must thus declare Sunday morning a new state of alert, authorizing the restrictions, the second in the country after that proclaimed in March, and which lasted until June . On Saturday evening, at least nine Spanish regions had asked the central government to declare a state of alert, knowing that some geographic areas have already taken the lead with local restrictions, such as Madrid, Castile and Leon (north), the region of Valencia (east) and the city of Granada (south).

Tightening of national measures in Brussels

In Belgium, the Brussels authorities have decided to advance the curfew imposed in the country to 10 p.m., and have ordered shops to close at 8 p.m. as well as a ban on cultural and sports activities from Monday. This new turn of the screw goes beyond the decisions taken on Friday by the government for the whole of the kingdom and follows the measures announced by the authorities of Wallonia, particularly affected by the pandemic.

Eastern Europe also hit hard

Several eastern countries, where the situation is deteriorating, imposed new measures on Saturday, such as Poland, whose entire territory is now in the "red zone", synonymous with many restrictions. In neighboring Slovakia, a nighttime curfew came into effect on Saturday - it will be maintained until November 1. And in the Czech Republic, another neighboring country, where the rate of contamination and death is the worst in Europe over the last two weeks, partial containment is already in place until November 3, 2020.

Partial containment has also been applied since Saturday in Slovenia, whose Foreign Minister Anze Logar has tested positive, after completing a tour in the Baltic countries. His three counterparts in these states, who had met him, as well as the Belarusian opposition leader, Svetlana Tsikhanovskaya, placed themselves in quarantine on Saturday. Two other politicians from Eastern Europe have announced their infection, Polish President Andrzej Duda and Kiev mayor former boxer Vitali Klitschko.

President Donald Trump, in the midst of an election campaign, has promised the imminent arrival of a vaccine, which he wants free.

His Democratic opponent Joe Biden also promised on Friday that the vaccine would be "free for everyone" if he won the presidential election on November 3, 2020.



Boby Dean for DayNewsWorld

RECONFINING MEASURES IN THE WORLD BUT SWEDEN AS A COUNTER-EXAMPLE

In the hope of "celebrating Christmas properly", Ireland and Wales this week become the first territories to reconfine their populations in Europe, hit by the second wave and forced to increase restrictions to counter Covid-19 . "If we unite our efforts for the next six weeks, we will have the opportunity to celebrate Christmas properly," said Irish Prime Minister Micheal Martin. Wales (3 million inhabitants) will be subjected from 6 p.m. Friday to a two-week confinement, the hardest measure introduced in the United Kingdom since the first wave of Covid-19 in the spring.

For his part, Prime Minister Boris Johnson had announced in September a battery of new restrictions concerning England. Like Ireland and Wales, Belgium could set up a new containment as early as next week "if the trend does not reverse by then ”, according to a spokesperson for the Belgian health authorities on October 21.

In Spain, since October 2, 2020, Madrid has been officially partially reconfigured, thus becoming the first European capital to be reconfigured. From now on, the inhabitants of Madrid and its suburbs are prohibited from leaving the city except to go to work, to go to the doctor or take the children to school. The Navarre region will be partially cordoned off from October 22, like more and more Spanish cities, like Burgos, which is added to the list.

Three municipalities in northern Portugal have been reconfigured since October 23 and travel throughout the country will be limited to All Saints' Day.

Containment is not to be followed in Sweden, according to the Health Agency

But faced with this 2nd wave of Covid-19, Sweden persists in its strategy, and even relaxes the constraints. Indeed, while the second wave of coronavirus destabilizes the rest of Europe, the Nordic authorities fully assume the very particular strategy they have followed since the start of the pandemic and even go so far as to relax the few restrictions put in place , including for the elderly, the most at risk. However, as elsewhere, the number of cases per day has continued to increase since mid-September, with 1,614 new infections having been recorded on 22 October.

But according to Johan Carlson, director of the Swedish Public Health Agency, lockdowns, curfews and other restrictions "are not the way forward." One argument prevails: It is about creating a situation where one can live his life in a fairly normal way given the restrictions.

This week, however, authorities were forced to take firmer action to try to extinguish, or at least reduce, the large epidemic focus that is spreading in the university town of Uppsala, located in about 70 kilometers from Stockholm.




Boby Dean for DayNewsWorld

BREXIT DEAL OR NO DEAL ?

Are the negotiations between London and Brussels definitely over ?

During a press briefing, Emmanuel Macron announced that the Twenty-Seven were giving themselves two more weeks to find a post-Brexit agreement with the United Kingdom. "We have allowed the negotiators to continue the talks for the next two weeks," said the French President, adding that "Britain needs an agreement more than the European Union. "

For his part, Boris Johnson's spokesperson considers that Brussels' position de facto signs the end of the negotiations. "There is no place for negotiations if the EU does not change its position," he said.the afternoon of Friday, October 16, 2020 . The EU effectively ended the talks yesterday. There is no point in discussing if the EU does not fundamentally change its position. "

At a European summit started the day before, the EU said that London was at the origin of the deadlock in negotiations on their future relationship from January 1, saying that it was up to Boris Johnson to make For his part, David Frost, Britain's main negotiator, said he was disappointed and surprised by the EU's attitude. “Also surprised by the idea that in order to reach an agreement all future initiatives have to come from the UK. It is an unusual approach in the conduct of a negotiation ”, he reacted on Twitter.

Deal or no deal?

The United Kingdom and the EU officially divorced on January 31 but entered a period of transition, time to find common ground on their future relations, especially trade.

After December 31, for lack of agreement, it will be a “dry” divorce, the “leap into the void” feared in particular by business circles with the prospect of reinstatement of customs duties and regulatory differences. of a fundamental change in approach, we are moving towards the Australian-style solution and we must do so with great confidence, ”Boris Johnson warned, Thursday October 15, 2020, with reference to the absence of a free agreement -exchange between the EU and Australia

But according to British media citing sources close to the negotiations, David Frost, Boris Johnson's chief negotiator, believes a deal is still possible and that two more weeks of talks could lead to a breakthrough as a compromise on fishing seems to emerge.

The fact remains that the Europeans are united and do not want to give in on points which seem fundamental to them. The Twenty-Seven, whose combined economies weigh in at some $ 18.4 trillion (€ 15.7 trillion) against just € 3 trillion (€ 2.6 trillion) for the UK, continue to believe a deal is possible, to condition, however, that Boris Johnson does his part.

Blocking points

The negotiations made it possible to bring together points of view on themes such as the social protection of citizens or transport but they still stumble on three main subjects: fishing rights, a key issue for France, governance issues - and including dispute settlement mechanisms - and ensuring a level playing field in terms of competition.

Firstly, the establishment of a level playing field which will allow the United Kingdom access to a market of 450 million consumers. It is essentially a question of respecting environmental and social standards.

The issue of fisheries is also essential for several Member States, including France. “In no case can our fishermen be the sacrifices of this Brexit. (...) Preserving our fishermen's access to British waters (...) is an important point of this discussion for us, ”French President Emmanuel Macron said on Thursday when he arrived in Brussels. The mandate of the European negotiator Michel Barnier is to preserve reciprocal access to European and British waters even if more Europeans fish in British waters than the reverse. The stake is the maintenance of fishing activities for the French, the Irish, the Dutch, the Belgians and the Spaniards and more marginally the Germans.

Finally, we need clear rules and a mechanism to settle disputes. The goal is to have a balanced relationship that is economically and politically sustainable.

Boris Johnson has repeatedly declared that he is in favor of a deal, but believes that the UK is capable of turning a “no deal” into a success.

“It was the wind off our coasts that blew through the sails of Drake, Raleigh and Nelson, and propelled this country to its commercial greatness. », Bojo had declared in domestic politics.

Boris Johnson seems to give credit to the words of Angela Merkel, who sees in Brexit the risk of a commercial competitor to the gates of the EU .. .

Michel Barnier, the main European negotiator, announced that he would meet with David Frost on Friday and that he would visit London over the weekend. He said he was ready to negotiate "until the last possible day".

Wouldn't a “no deal” risk causing vast chaos by totally disrupting trade relations between the United Kingdom, the European Union and the rest of the world, at a time when a “second wave” of the epidemic of coronavirus threatens the fragile recovery of the global economy ?



Joanne Courbet for DayNewsWorld
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BORIS JOHNSON SUR LA SELLETTE CONVOQUE

LA GRANDEUR DU ROYAUME-UNI

POUR RECONSTRUIRE EN MIEUX APRES LE COVID-19

Depuis son retour aux affaires, le 27 avril, tous les clignotants sont au rouge pour Boris Johnson au point d'occulter son triomphe électoral du 12 décembre 2019...

C'est pourquoi le premier ministre britannique Boris Johnson a tenté de profiter du congrès de son parti pour réaffirmer son autorité. Il a beau avoir mené son parti à une victoire historique lors des élections générales de décembre 2019 et disposer d’une très large majorité à la Chambre des communes, sa gestion brouillonne de la pandémie de Covid-19 et son style de gouvernement sont en effet ouvertement critiqués.

Boris Johnson lui -même a eu le Covid

Le Premier ministre britannique affirme que les rumeurs à son sujet sur le coronavirus font partie d'une « propagande séditieuse ». Âgé de 56 ans et en surpoids, Boris Johnson avait passé trois nuits en soins intensifs en avril après avoir été contaminé par le nouveau coronavirus. Depuis, les interrogations sur les répercussions de la maladie sur sa santé sont récurrentes au Royaume-Uni .

Boris Johnson a perdu 12 kgs

« BoJo », comme il est parfois surnommé, a certes reconnu avoir été durement touché par la maladie en raison d’un « problème sous-jacent très commun: j’étais trop gros ». Disant avoir depuis perdu près de 12 kilos, il a assuré qu’il continuerait « ce régime, parce qu’il faut chercher le héros qui est en vous ».

Mais « Bojo » se défend d'avoir perdu son « mojo ».

« J’ai lu beaucoup de bêtises récemment sur comment le fait d’avoir moi-même été malade du Covid m’avait d’une certaine manière enlevé mon mojo », mélange de chance, confiance en soi et charisme ayant caractérisé son ascension, a déclaré le Premier ministre, connu pour sa verve et son tempérament bouillonnant, lors du discours de clôture au congrès annuel de son parti, qu’il dirige depuis l’été 2019.

« Des bêtises pour empêcher le Brexit »

« Ce sont, bien sûr, des balivernes évidentes, le genre de propagande séditieuse que l’on attendrait de gens qui ne veulent pas que ce gouvernement réussisse, qui voulaient nous empêcher de réaliser le Brexit et tous les autres engagements de notre programme », a-t-il ajouté lors de cette allocution prononcée en ligne, coronavirus oblige.

Baisse de popularité même au sein des Tories

Désormais, une frange des « Tories » lui reproche même son attitude à l’égard de l’Union Européenne. À tel point que ses adversaires commencent à évoquer son remplacement par le ministre des Finances, le jeune Rishi Sunak.

Même dans son propre camp, la tendance est à la défiance, voire à la rébellion. Alors que le soutien à la politique sanitaire du Premier ministre « s’est nettement dégradé au sein des membres du parti » selon une enquête réalisée par le site ConservativeHome, le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a appelé samedi les Conservateurs à l’unité.

« L’une des leçons que les Conservateurs tirent du coronavirus est que nous sommes plus grands quand nous travaillons ensemble que pris chacun individuellement », a-t-il déclaré lors du Congrès qui se déroule cette année uniquement en ligne en raison de la pandémie.

Dans un court discours, il a vanté les mérites de Boris Johnson sur le Brexit, l’environnement ou les droits humains. « C’est le Premier ministre qui a eu le courage moral d’imposer des sanctions » aux Russes, « c’est le Premier ministre qui va réunir le monde entier l’année prochaine à Glasgow »pour la COP26, a-t-il énuméré.

Selon une enquête réalisée par le site ConservativeHome, les membres du parti soutiennent de moins en moins les mesures de confinement contraint que Johnson impose localement. « Cette baisse de confiance fait écho à celle observée dans les sondages auprès du grand public et reflète la baisse de popularité du Premier ministre lui-même », a estimé Paul Goodman, rédacteur en chef de ConservativeHome.

Reconstruire le Royaume-Unis « en mieux »

Boris Johnson, même confronté à une crise de confiance dans son propre camp conservateur, ne s'en laisse pas conter et s’engage à reconstruire le Royaume-Uni « en mieux » après la pandémie

Car Boris Johnson continue d'avoir foi en sa vision

« La crise du coronavirus est un catalyseur du changement », a assuré Boris Johnson mardi, annonçant une « révolution verte » aux conservateurs et un pays qui deviendrait à l’horizon 2030 « l’Arabie saoudite de l’énergie éolienne ». Les jours précédents, il avait multiplié les apparitions casque de chantier sur la tête, cultivant une image de bâtisseur et de porteur de bonnes nouvelles, répétant le nouveau slogan de Downing Street, « Build back better » – « reconstruisons mieux », en français.

Le dirigeant promet une révolution énergétique verte, une réforme du système de protection sociale ou encore un accès facilité à la propriété.

En apparence saine avant la crise sanitaire, avec le quasi plein emploi, l’économie britannique souffrait en fait de « problèmes sous-jacents chroniques » que le dirigeant s’est engagé à résoudre, comme des infrastructures de transport « inadéquates », une pénurie de compétences ou le manque de logements abordables. « Nous ne pouvons désormais définir la mission de ce pays comme simplement rétablir la normalité, ce n’est pas assez », a-t-il martelé.

Le Premier ministre a promis mardi que « d'ici à 10 ans, l'éolien offshore alimentera en énergie chaque foyer » britannique. Pour s'assurer que la prochaine génération d'éoliennes est bien « Made in UK », l'Etat va investir dans les ports et les usines du pays.Boris Johnson n'a pas eu peur de convoquer l'histoire britannique et ses grands héros, mardi, pour annoncer à l'occasion de la conférence annuelle du parti conservateur un ambitieux plan de développement de l'énergie éolienne au Royaume-Uni.

« C'est le vent au large de nos côtes qui a soufflé dans les voiles de Drake, Raleigh et Nelson, et a propulsé ce pays vers sa grandeur commerciale. »

Boris Johnson semble donner du crédit aux propos d’Angela Merkel qui voit dans le Brexit le risque d’un concurrent commercial aux portes de l’UE...

« La stratégie du « Global Britain » n’est-elle pas assise sur l’idée que le RU avec ses points forts – la finance, le commerce, les services, la langue, le droit – pourrait devenir à terme une plaque tournante des échanges internationaux, à l’inverse d’une stratégie de repli sur soi ? », s'interroge Stéphane Madaule, économiste du développement.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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LA PSYCHOSE DE LA PANDEMIE DE LA COVID-19 ENTRETENUE EN EUROPE

La pandémie provoquée par le nouveau coronavirus a contaminé officiellement plus de cinq millions de personnes en Europe, depuis l'apparition des premiers cas en décembre.

Au total 227 130 sont mortes du Covid-19 sur le continent européen.

Psychose de la pandémie ?

France

Dans son point hebdomadaire jeudi 24 septembre, Santé publique France fait état d'une « augmentation exponentielle des admissions en réanimation ».

599 personnes y ont été hospitalisées la semaine du 14 au 20 septembre, soit 40% de plus que la semaine précédente.

Cette même semaine, l'institut note une augmentation des principaux chiffres : nombre de cas, passages aux urgences, nouvelles hospitalisations et décès à l'hôpital ou en Ehpad.

Il y a eu 66.671 nouveaux cas confirmés la semaine dernière (+8%), 6.514 passages aux urgences (+21%), 3.657 hospitalisations (+34%) et 332 décès (+25%).

Santé publique France note par ailleurs une « hausse de la circulation du SARS-CoV-2 chez les 65 ans et plus ».

Autre point clé, le service public de santé estime que « l'augmentation des nombres de cas confirmés » est certainement sous-estimée, en raison de la « saturation des capacités diagnostiques ». Il évoque aussi une « probable sous-estimation du nombre de clusters » (foyers de contamination).

« On est toujours dans une phase ascendante de l'épidémie, quasiment tous les indicateurs sont en hausse », souligne vendredi Sophie Vaux, épidémiologiste à l'agence sanitaire. Ce qui a permis au gouvernement de Macron d'agiter le chiffon rouge :

Face à une remontée du taux d'incidence du virus dans la métropole d'Aix-Marseille, dans le sud-est de la France, et en Guadeloupe, dans les Antilles françaises, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé mercredi des mesures très strictes dans ces deux régions, désormais placées en « zone d'alerte maximale »

La fronde des territoires contre Paris

Cela entraîne la fermeture totale des bars et des restaurants à partir de samedi. Les autres « établissements recevant du public » vont aussi être fermés, sauf ceux qui ont un « protocole sanitaire strict », comme les théâtres, les musées ou les cinémas.

Ces mesures ont suscité l'incompréhension et la colère chez de nombreux élus et responsables économiques et dresse les territoires les uns contre les autres ,et contre Paris.

Le président de la région, Renaud Muselier, a dénoncé une « punition collective extrêmement dure pour l'économie de nos territoires'. La maire de Marseille, Michèle Rubirola, a exprimé sur Twitter son « étonnement » et sa « colère ». « La violence des annonces » d'Olivier Véran « n'est pas acceptable », a déclaré son premier adjoint, Benoît Payan.

Les restaurateurs de la métropole Aix-marseille ont obtenu un délai de 24h supplémentaires et fermeront leurs portes dimanche soir pour deux semaines. Une décision qui a du mal à satisfaire les professionnels. Le ministre de la Santé Olivier Véran a une nouvelle fois justifié ce vendredi la décision du gouvernement lors d'une visite à l'hôpital de la Timone. Mais il a été la cible de toutes les critiques, et certains se disent même prêts à braver l'interdiction d'ouvrir

Outre Marseille et la Guadeloupe, onze autre métropoles, dont Paris, ont été placées en « zone d'alerte renforcée », ce qui implique notamment la fermeture des bars à partir de 22 heures et la limitation des ventes d'alcool.

Les rassemblements vont également être limités à 1 000 personnes, contre 5 000 actuellement. Cette mesure devrait concerner le tournoi de tennis de Roland-Garros, qui commence dimanche, avec quatre mois de retard, et avait déjà prévu de réduire sa jauge à 5 000 spectateurs.

Etudes épidémiologistes et comportements humains

Grâce à une modélisation, des chercheurs révèlent que la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 pourrait s'étendre jusqu'en janvier 2021 en Europe. En France, elle pourrait avoir lieu début octobre, autrement dit la semaine prochaine. Cependant, « il n’est pas possible de prédire l’ampleur de cette deuxième vague", explique le CNRS, avant d'ajouter que « les simulations effectuées soulignent l’importance des comportements humains pour ralentir la pandémie »

.Allemagne

Considérée comme un modèle dans sa gestion de la pandémie de Covid-19 en Europe, l'Allemagne est elle aussi sur le qui-vive face à une résurgence des nouvelles infections ces dernières semaines.

La Bavière est particulièrement touchée, et le Land a décidé de durcir ses restrictions à Munich, où le port du masque dans une partie du centre ville sera obligatoire à partir de jeudi.

Par ailleurs, l'Allemagne a étendu mercredi sa liste de régions à risque dans onze pays européens y compris la France.

Italie

En Italie, le port du masque sera désormais obligatoire 24 heures sur 24 dans le centre historique de Gênes, le grand port du nord-ouest, ont annoncé mercredi les autorités locales.

Royaume-Uni

Dans le pays le plus lourdement touché du continent européen, les nouvelles restrictions annoncées il y a deux jours par le Premier ministre Boris Johnson entrent en vigueur jeudi : les pubs et les restaurants, dans lesquels seul le service à table sera autorisé, fermeront dès 22 heures en Angleterre, et le télétravail sera à nouveau encouragé.

En pleine résurgence de l'épidémie, le gouvernement britannique lance jeudi en Angleterre et au Pays de Galles son application de traçage des cas de nouveau coronavirus, quatre mois après la date initialement prévue.

Espagne

En Espagne, près d'un million d'habitants de la capitale Madrid et de sa périphérie ont interdiction depuis lundi de quitter leur quartier, sauf pour des raisons bien précises comme aller travailler ou étudier.

Finlande

En Finlande, un programme pilote a débuté mercredi. Les passagers qui arrivent à l'aéroport d'Helsinki peuvent, sur la base du volontariat, se faire renifler par des chiens détecteurs de Covid-19.Le test se fait via une lingette passée sur le cou des passagers puis présentée à un chien.

La seconde vague pourrait s'étendre jusqu'en janvier 2021 en Europe mais aucune modélisation n'est cependant capable de prévoir l’intensité de cette deuxième vague, ni son taux de mortalité.




Andrew Preston pour DayNewsWorld
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UNE ENIEME REFORME 

 SUR LA POLITIQUE DE L'ASILE ET DE LA MIGRATION

VOULUE PAR BRUXELLES

Une semaine avant que la Commission européenne présente sa proposition de réforme de la politique de l’asile et de la migration le 23 septembre, sa présidente, Ursula von der Leyen a plaidé en faveur d’un « système européen de gouvernance de la migration » lors de son discours sur l’état de l’Union devant les députés européens mercredi 16 septembre.

Le règlement de Dublin décrié en période de crise

La crise migratoire de 2015 a montré les limites du dispositif, la fragilité du système, les dissensions entre États et la faillite de la solidarité entre Etats-membres.

Le règlement de Dublin, plusieurs fois amendé depuis 1990, confie en effet la responsabilité des demandes d’asile aux pays d’entrée des migrants dans l’Union européenne. Avec un double objectif : éviter, d’un côté, que les demandeurs d’asile soient renvoyés d’un pays à l’autre et empêcher, de l’autre, qu’une même personne abuse du système en présentant des demandes d’asile dans plusieurs États.Il s’agissait d’un premier pas instaurant des règles communes de coordination en matière d’asile avec l’idée, conformément aux accords de Maastricht, que les États délégueraient peu à peu leur souveraineté dans ce domaine au profit d’une politique européenne.

Mais lorsque plus d’un million de Syriens et d’Afghans fuyant leur pays sont arrivés en Europe en 2015, cette gestion, qui se voulait rationnelle, a montré qu’elle fonctionnait mal en temps de crise, en faisant porter une responsabilité disproportionnée aux pays d’entrée dans l’UE que sont notamment la Grèce et l'Italie.

Des projets de réformes avortés

« Je peux annoncer que nous allons abolir le règlement de Dublin et le remplacer par un nouveau système européen de gouvernance de la migration (…). Il y aura un nouveau mécanisme fort de solidarité », a-t-elle dit, une semaine avant la présentation par la Commission d’une réforme très attendue de la politique migratoire dans l’UE. Il y aura des structures communes pour l’asile et le retour. Et il y aura un nouveau mécanisme fort de solidarité », a encore précisé. la cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen, alors que les pays qui sont en première ligne d’arrivée des migrants (Grèce, Malte, Italie notamment) se plaignent de devoir faire face à une charge disproportionnée

Mais depuis lors, tous les projets de réforme, qui supposent l’unanimité des États membres, se sont heurtés à l’individualisme des États et ont échoué. Ainsi en mars 2016, la Commission avait proposé de faire du modeste Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) une vraie agence européenne de l’asile chargée du statut des réfugiés pour tous les États membres, avec un recours possible auprès d’une cour d’appel européenne.

Même les mesures ponctuelles âprement négociées au cas par cas n’ont pas été respectées par les États membres. Sur les 100 000 relocalisations prévues depuis l’Italie et la Grèce de 2015 à 2017, à peine 35 000 l’avaient été.

Une réforme peut-elle voir le jour aujourd’hui ?

Une semaine après l'incendie volontaire par des migrants eux-mêmes du camp de réfugiés de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, la chef de l’exécutif européen a demandé à tous les Etats membres de l’UE d’« intensifier leurs efforts » sur la question migratoire, ajoutant que l’ensemble de Europe « doit faire sa part ».« Les images du camp de Moria nous rappellent douloureusement que l’Europe doit agir dans l’unité (…). Si nous intensifions nos efforts, nous attendons de tous les Etats membres qu’ils intensifient eux aussi leurs efforts. La migration constitue un défi européen et c’est l’ensemble de l’Europe qui doit faire sa part », a-t-elle insisté.

Pour ne pas faire imploser l’UE, l’opposition aux migrants ayant fortement nourri l’euroscepticisme, Bruxelles va devoir trouvé une porte de sortie opérationnelle.

Mais en tout état de cause avec l'accord de tous les Etats-membres.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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A QUI PROFITE L'AFFAIRE NAVALNY ?

SES PREMIERES PAROLES

Son état de santé s’est nettement amélioré : une semaine après avoir été sorti du coma artificiel dans lequel il avait été plongé , l’opposant russe Alexeï Navalny a diffusé, mardi 15 septembre 2020, sur Instagram une photo accompagnée d’un message. Assis sur son lit d’hôpital, les yeux ouverts, en compagnie de sa famille, il écrit :

« Je ne sais encore presque rien faire, mais hier [lundi] j’ai pu respirer par moi-même toute une journée.

Ça m’a beaucoup plu, c’est un procédé étonnant et sous-estimé par beaucoup. Je le recommande. Vous me manquez. »

C’est sa première publication sur son compte – qui totalise 1,7 million d’abonnés – depuis son empoisonnement à la fin d’août. Alexeï Navalny a été victime d’un malaise le 20 août à bord d’un avion entre la Sibérie et Moscou après avoir bu du thé à l’aéroport. Hospitalisé dans un premier temps à Omsk, en Sibérie, il a été transféré le 22 août 2020 en Allemagne.

Des interrogations en Russie

Un laboratoire militaire allemand a conclu le 3 septembre à l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, âgé de 44 ans, par un agent neurotoxique de type Novitchok, conçu à des fins militaires à l’époque soviétique, ce que Moscou conteste. Interrogé ce mardi 15 septembre 2020 à ce sujet, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a réaffirmé que la Russie était prête à faire la lumière sur cette affaire mais qu’elle avait besoin pour cela d’avoir accès à des informations détenues par l’Allemagne. Moscou refuse par ailleurs d’ouvrir une enquête criminelle sur l’affaire car les médecins russes affirment n’avoir identifié aucune substance toxique dans l’organisme de M. Navalny lorsqu’il a été hospitalisé en Sibérie.

La Russie affirme aussi n’avoir aucun stock de Novitchok. Ces stocks « ont été détruits en accord avec le protocole et les règlements de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques » (OIAC), a déclaré le chef du renseignement extérieur Sergueï Narychkine, selon les agences de presse russes. Il a souligné avoir « beaucoup de questions pour la partie allemande » car « quand Alexeï Navalny a quitté le territoire russe, il n’y avait pas de substance toxique dans son corps ».

« La mention du novitchok par les officiels allemands le 2 septembre amène fatalement à faire un parallèle avec l’affaire Skripal à Londres. Comme les Britanniques en 2018, les Allemands ont fait savoir qu’ils ne pouvaient transmettre les résultats des analyses aux Russes, malgré une demande officielle des autorités russes.

En revanche, comme en 2018, l’affaire a pu être portée devant l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et prendre une dimension internationale, sortant d’un cadre bilatéral, germano-russe en l’occurrence. », souligne la spécialiste Héléna Perroud dans son billet du 14 septembre 2020 (Geopragma).

Un chimiste militaire, Mirzayanov, qui avait fait défection après 25 ans d’ancienneté à l'usine d’armes chimiques située à Nukus, en Ouzbékistan où était fabriqué le fameux poison, aurait parlé du novitchok aux Américains... Et à Héléna Perroud de conclure « On peut dès lors se demander si le novitchok reste bien une spécialité strictement russe. Curieux que « de hauts responsables russes », s’ils avaient employé ce poison, l’aient sciemment laissé partir en Allemagne pour s’y faire soigner. ». Concernant l’état de santé du patient, leporte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui ne prononce jamais le nom de l’opposant, a dit, d’après les agences russes, que « tout le monde » serait « content » s’il se remettait.

Elections régionales du 13 septembre 2020

Toujours est-il qu'il faut replacer l'affaire dans son contexte immédiat. Pour les élections régionales du 13 septembre 2020, mobilisant 40 millions d’électeurs, appelés à voter pour élire des gouverneurs et des parlements régionaux, Navalny et ses partisans ont initié la campagne du « vote intelligent », pour faire barrage aux candidats du parti au pouvoir, Russie Unie. Ce premier message de l’opposant russe paraît au lendemain d’une victoire électorale symbolique à Tomsk, en Sibérie occidentale, où deux des partisans de M. Navalny sont entrés au conseil municipal, une première. D’autres ont été élus dans la troisième ville du pays, Novossibirsk, également en Sibérie occidentale. Notons également qu' à la veille de son malaise Alexei Navalni venait de réaliser des enquêtes filmées d’une trentaine de minutes chacune sur les « élites » politiques de Sibérie. Les deux premières, l’une sur Novosibirsk – « Qui a pris le contrôle de la capitale de la Sibérie et comment la libérer ? » – l’autre sur Tomsk – « Tomsk aux mains de la mafia des députés ». Les élections ont cependant mis les candidats du parti au pouvoir majoritairement vainqueurs.

Retour en Russie

Interrogée quant à un retour de M. Navalny en Russie une fois rétabli, sa porte-parole a répondu qu’« il n’avait jamais été question d’autre chose ». « Je comprends pourquoi on se pose la question, mais je trouve néanmoins étrange qu’on puisse penser » qu’il choisisse l’exil, a-t-elle commenté sur Twitter

A qui profite l’affaire Navalny ?

« Sur la scène internationale cette affaire risque d’affaiblir pour un temps la position russe, au moment où le pays est engagé sur divers fronts, de la promotion de son vaccin à la Biélorussie en passant par « l’Orient compliqué ». Elle renforce tous ceux qui ne veulent pas, sur le continent européen, d’un axe fort Paris-Berlin-Moscou.

Et très concrètement elle semble profiter, dans un premier temps, aux Etats-Unis. » qui cherchent notamment à récupérer le marché européen du gaz avec pour cible l'arrêt du gazoduc russe Nord Stream 2 reliant l'Allemagne.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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ESCALADE DES TENSIONS ENTRE LA GRECE

 ET LA TURQUIE ET LA FRANCE

Dans un discours télévisé, le président turc Erdogan s'en est pris à Emmanuel Macron lui recommandant de « ne pas chercher querelle à la Turquie ».

Paris avait soutenu la Grèce demandant un arrêt de la politique de confrontation d'Ankara (Turquie). C'est une nouvelle étape dans le bras de fer entre la Turquie et la Grèce avec Paris au premier rang. : Athènes veut acheter 18 avions Rafale à la France. Le pays se dotera aussi de quatre nouvelles frégates et 15 000 militaires supplémentaires. C'est le Premier ministre qui l'a officialisé à la télévision samedi 12 septembre. Une déclaration qui va encore faire monter la tension entre les deux pays.

« M. Macron, vous n’avez pas fini d’avoir des ennuis avec moi. »

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a averti samedi 12 septembre son homologue français, Emmanuel Macron.« Ne cherchez pas querelle au peuple turc, ne cherchez pas querelle à la Turquie », a lancé M. Erdogan lors d’un discours télévisé, à Istanbul, en référence aux sévères critiques émises par le président français envers Ankara dans le cadre du conflit entre la Turquie et la Grèce à propos de la prospection pétrolière en Méditerranée. Il y a deux jours, Emmanuel Macron s'est montré très sévère avec le président turc. « Le gouvernement du président Erdogan a aujourd'hui des comportements inadmissibles », a-t-il assuré.

Depuis plusieurs semaines, un navire turc prospecte en effet en Méditerranée à la recherche de gisements de gaz. La Grèce accuse la Turquie d'effectuer ces recherches dans une zone qui lui appartient. La France soutient la Grèce. Elle a d'ailleurs déployé temporairement deux chasseurs Rafale et deux bâtiments de la marine nationale en Méditerranée orientale sur fond de tensions entre la Grèce et la Turquie autour de l’exploitation gazière, a annoncé jeudi 13 août 2020 le ministère français des armées.

Cette possible vente d'avions de la France à la Grèce risque d'accentuer la crise entre Paris et Ankara. Le président Erdogan a assuré au président français : "Monsieur Macron, vous n'avez pas fini d'avoir des ennuis avec moi. (...) Ne vous querellez pas avec le peuple turc", a-t-il menacé.


Veiller « au respect du droit international »

Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir le renforcement temporaire de la présence militaire française dans cette zone et appelé la Grèce et la Turquie, toutes deux membres de l’OTAN, à se concerter davantage pour apaiser les tensions.

Le 23 juillet, le chef de l’Etat avait vivement fustigé les « violations » des souverainetés grecque et chypriote par la Turquie concernant l’exploration des ressources gazières en mer.« [La] présence militaire [française] a pour but de renforcer l’appréciation autonome de la situation et d’affirmer l’attachement de la France à la libre circulation, à la sécurité de la navigation maritime en Méditerranée et au respect du droit international », a précisé pour sa part le ministère des armées.

Athènes accuse Ankara de violer son territoire en effectuant des recherches énergétiques au sud de l’île grecque de 

Karpathos (Meis, en turc), mais la Turquie refuse d’admettre que ce petit territoire situé près de ses côtes limite son champ d’action. « Revendiquer une souveraineté maritime en se servant de l’île de Karpathos, située à deux kilomètres des côtes turques et 580 kilomètres de la Grèce métropolitaine, ne peut s’expliquer rationnellement », a ajouté M. Erdogan devant les responsables de son parti.

En réponse à cette « provocation », la Grèce a déployé des unités de la marine et de l'armée de l'air dans le secteur. Une escalade des tensions qui s'envenime d'autant plus que la France, soutenant la « souveraineté » grecque et voulant « faire respecter le droit international », a fermement condamné les agissements turcs et a renforcé mercredi sa présence militaire en Méditerranée.

Stratégie politique

La découverte ces dernières années de vastes gisements gaziers en Méditerranée orientale a aiguisé l’appétit des pays riverains et renforcé les tensions entre la Turquie et la Grèce, Ankara souhaitant notamment s’imposer dans la ruée vers les hydrocarbures et s’affirmer comme première puissance en Méditerranée orientale.

La situation s'est détériorée lundi 10 août après le déploiement d'un navire turc de recherche sismique, escorté par des bâtiments militaires, au sud-est de la mer Égée, riche en gisements. La marine grecque est également présente dans la zone pour « surveiller » les activités turques, d'après Athènes. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a assuré mercredi que la Grèce ne chercherait pas à aggraver la tension, tout en prévenant « qu'aucune provocation ne resterait sans réponse ».

Pour le spécialiste des mutations stratégiques en Méditerranée et au Moyen-Orient Jean Marcou, il faut en réalité voir au-delà du simple besoin en hydrocarbures : il est surtout question de stratégie. "La Turquie a toujours été tenue en dehors de ce grand jeu gazier, explique Jean Marcou. C'est à la fois l'un des pays avec le plus grand littoral, mais aussi celui qui a le plus de mal à accéder au contrôle des espaces maritimes, notamment à cause de Chypre et des îles grecques." 

Depuis 1974, l'armée turque occupe la partie nord de l'île. Dès lors, "la Turquie part du postulat que puisqu'il y a un Etat turc à Chypre, elle n'a pas besoin de négocier pour explorer ses eaux territoriales", explique Joëlle Dalègre, spécialiste de la Grèce contemporaine et de ses relations avec la Turquie.

De plus, les autres pays riverains de l'est de la Méditerranée essaient eux aussi de s'approprier des espaces maritimes, attirés par de potentielles découvertes de gisements. Face à l'alliance entre la Grèce, Chypre, Israël et l'Egypte, la Turquie se sent exclue. Elle veut montrer qu'on ne pourra pas se passer d'elle dans la zone.

Confronté dans son pays à une sévère crise économique, le président turc tente de s’illustrer sur la scène internationale et d’étendre son influence hors des frontières turques, en Syrie, en Libye, en Méditerranée.

Adepte du rapport de force, le «Reis» testerait les limites de ses adversaires. Il ne négocie que lorsque celles-ci sont atteintes, comme avec la Russie après une dramatique escalade militaire en février dernier à Idlib en Syrie, ou avec les Etats-Unis à l’automne 2019 après que Donald Trump avait menacé d’«oblitérer l’économie turque», selon le journaliste Jérémie Berlioux.

L'intervention en Libye, les offensives en Syrie, et donc l'exploration gazière : Ankara veut asseoir sa puissance et devenir incontournable en Méditerranée orientale.

Les excursions turques dans les eaux grecques sont d'autant plus symboliques que les navires portent chacun le surnom de grands sultans ottomans.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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PROFONDE CRISE EN BIELORUSSIE

Le président de la Bielorussie Alexandre Loukachenko ne lâche rien, malgré un mois de contestation massive et le dernier rebondissement en date, l'arrestation de l'opposante Maria Kolesnikova.

Après l'élection, qu'Alexandre Loukachenko a clamé avoir remportée avec 80% des voix, des manifestations ont éclaté dans tout le pays pour être violemment réprimées. Le lundi 10 au soir, lendemain du vote, c'est le candidate Svetlana Tikhanovskaïa qui disparaît après avoir été retenue des heures au siège de la commission électorale pour se retrouver en exil forcée en Lituanie..Et c'est une suite d'enlèvements, d'exils forcés, d'intimidations qui s'ensuit pour les opposants au président Alexandre Loukachenko depuis un mois

Pourtant, dans une interview récente donnée à plusieurs médias publics russes, Alexandre Loukachenko a bien voulu reconnaître qu' « il était assis sur le fauteuil présidentiel depuis un peu trop longtemps » (26 ans !)  mais il estime être le seul en mesure de protéger les Biélorusses, il a plaidé pour obtenir le soutien de la Russie.

Un avertissement et des exils forcés

Il a même lancé ce qui résonne comme un avertissement : « Tout cela est très douloureux et même tragique pour moi, mais cela ne signifie pas que je renonce. Parce que je regarde tout cela avec philosophie, un jour il (Dieu) m'appellera là-haut. Mais maintenant, je dois protéger ce qui a été construit de nos mains, protéger les personnes qui l'ont construit, et elles sont une majorité écrasante. Si la Bielorussie tombe, le prochain sera la Russie » et il a ajouté « Si Loukachenko s'écroule, tout le système s'écroulera, suivi de tout le Bielorussie »


Un régime à l'agonie

En parallèle, l'opposante Maria Kolesnikova, a été arrêtée, officiellement pour violation des règles de franchissement de frontière. Enlevée lundi matin à Minsk, Maria Kolesnikova a été emmenée de force à la frontière entre le Bielorussie et l'Ukraine, mardi à l'aube, tout comme deux de ses collaborateurs du conseil de transition de l'opposition, mais séparément. Ses deux collaborateurs, Anton Rodnenkov et Ivan Kravtsov ont confirmé cette version après avoir rejoint la capitale ukrainienne: Maria Kolesnikova est l'une des trois femmes à avoir pris la tête de l'opposition pendant la campagne présidentielle. Elle est la seule restée au pays malgré les menaces, les intimidations et ce qui ressemble à une tentative d'exil forcée.

Multiplication des arrestations, citations à comparaître, ou peines de prison à l'encontre des opposants : le tour de vis des autorités bielorusses ne semble guère avoir de prise sur l'intensité du mouvement.

Exilée en Lituanie, la leader de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa dit ne pas avoir de nouvelles « de Maria Kolesnikova depuis plus de 24 heures » et affirme qu' »elle a été kidnappée » .

Puis d'ajouter : « Nous allons continuer à nous battre, nous sommes en train de gagner notre combat. Nos manifestations, nos grèves sont en train de produire leur effet. Ce régime est à l'agonie et le fait qu'ils kidnappent des gens montre qu'ils ont peur et qu'ils ne savent plus quoi faire »




Alyson Braxton pour DayNewsWorld
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LE VACCIN RUSSE SPOUTNIK V

 UN REMEDE CONTRE LE CORONAVIRUS

L'hebdomadaire britannique « The Lancet », référence mondiale de la recherche scientifique en médecine, a publié les résultats de deux essais pour le vaccin russe anti-Covid-19, menés en juin-juillet de cette année et impliquant 76 participants, qui ont montré que 100% des participants développaient des anticorps contre le nouveau coronavirus et que ceux-ci ne présentaient pas d'effets secondaires graves. Les premiers essais suggèrent que le vaccin Spoutnik V déclencherait une protection contre le coronavirus à plus long terme que celle des anticorps.

Le vaccin russe anti-COVID-19 « Spoutnik V » a produit une réponse immunitaire chez tous les participants lors des premiers essais cliniques, selon les résultats publiés vendredi par la revue médicale américaines The Lancet.

Les résultats des deux essais, menés en juin-juillet de cette année et impliquant 76 participants, ont en effet montré que 100% des participants développaient des anticorps contre le nouveau coronavirus et que ceux-ci ne présentaient pas d'effets secondaires graves, d'après The Lancet.

« Des essais de grande ampleur sur une période plus longue, comprenant une comparaison avec un placebo, et une supervision supplémentaire sont nécessaires afin d'assurer la sûreté et l'efficacité à long terme du vaccin », a ajouté la revue.

Lancement d'un essai clinique de grande ampleur

La Russie a accordé une autorisation réglementaire pour le premier vaccin anti-COVID-19 dès le mois août, devenant le premier pays à le faire.

Certains experts occidentaux ont néanmoins mis en garde contre l'utilisation du vaccin tant que tous les tests, approuvés au niveau international, et toutes les mesures réglementaires n'auront pas été menées à bien avec le lancement, la semaine dernière, d'un essai clinique de stade avancé de 40.000 personnes.

The Lancet a ajouté que les premiers essais suggèrent que le vaccin Spoutnik V déclenche une réponse de certaines cellules du système immunitaire, les lymphocytes T.

Celles-ci pourraient offrir une protection à plus long terme que les anticorps contre le coronavirus.




Boby Dean pour DayNewsWorld
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ALEXEI NAVALNY EMPOISONNE

PAR DU NOVITCHOK

C'est désormais officiel : l'opposant russe Alexeï Navalny, 44 ans, a été empoisonné par un agent neurotoxique. Le gouvernement allemand affirme détenir « la preuve sans équivoque » de l'utilisation de ce produit, semblable au Novitchok dont a été victime l'ex-espion Sergueï Skripal, près de Londres, en mars 2018.

Alexeï Navalny, l'ennemi numéro un de Poutine, dont les autorités ne prononcent jamais le nom, a perdu conscience le 20 août à bord d'un vol entre Tomsk et Moscou après avoir bu un thé à l'aéroport. Il est soigné depuis en Allemagne.

L’opposant russe a été « victime d’un crime » destiné à le « réduire au silence », a dénoncé la chancelière allemande, Angela Merkel, ajoutant que « de très graves questions se posent à présent, auxquelles seul le gouvernement russe peut et doit répondre ».

Laboratoire de l'armée allemande

Le gouvernement allemand est désormais affirmatif : le principal opposant au Kremlin Alexeï Navalny a bien été empoisonné par un agent neurotoxique. Des tests toxicologiques réalisés par un laboratoire de l’armée allemande ont apporté des « preuves sans équivoque » d’empoisonnement par un produit de la famille du Novitchok, a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, dans un communiqué mercredi 2 septembre.

Redouté pour ses enquêtes consacrées à la corruption des élites et diffusées sur YouTube, Navalny compte de nombreux ennemis. Parmi eux, Evgueni Prigojine, à la tête d'une usine à trolls et d'une compagnie de mercenaires. Ce dernier a promis de « le ruiner, sauf s'il rend l'âme ».

Berlin demande des comptes à Moscou

Se disant « choqué », Berlin demande à la Russie des éclaircissements « urgents ». « Le ministère des affaires étrangères informera l’ambassadeur russe des résultats de l’enquête », prévient le gouvernement. L’Allemagne va en outre tenir informés « ses partenaires de l’Union européenne et de l’OTAN des résultats de l’enquête », poursuit-il. « Elle discutera d’une réponse commune appropriée avec ses partenaires à la lumière de la déclaration russe. »

« Seul l’Etat (FSB, GRU) a pu avoir recours au Novitchok. C’est au-delà de tout doute raisonnable », a estimé sur Twitter Ivan Jdanov, le directeur du Fonds contre la corruption d’Alexeï Navalny, citant les acronymes des services spéciaux russes. Il a par la suite relevé qu’il s’agissait d’une « substance toxique militaire ». « Cela montre clairement qu’une attaque d’une telle ampleur a pu être organisée par l’Etat », a ajouté le responsable de l’organisation anticorruption, spécialisée dans les enquêtes sur l’élite politique russe et l’entourage de Vladimir Poutine.

« Choisir du Novitchok pour empoisonner Navalny, en 2020, revient à laisser un autographe sur la scène du crime », a commenté Leonid Volkov, le plus proche lieutenant d’Alexeï Navalny, mercredi, sur Twitter.

La Russie prête à coopérer ?

La Russie se dit prête à coopérer« Nous sommes prêts et sommes intéressés à coopérer entièrement et à échanger des informations sur ce sujet avec l’Allemagne », a assuré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l’agence de presse publique RIA Novosti.

Un scientifique russe, régulièrement présenté par la presse russe comme ayant participé à l’élaboration du Novitchok à l’époque soviétique, a pour sa part exclu que M. Navalny ait pu être empoisonné par cette substance, qui l’aurait tué.

« Autrement, il serait en train de se reposer au cimetière, voilà tout », a lâché Leonid Rink, selon l’agence publique RIA Novosti.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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DES TESTS SUR L'HOMME DU VACCIN

CONTRE LE COVID-19 DE SANOFI ET GSK

Le laboratoire français Sanofi a lancé, jeudi 3 septembre, l’essai clinique sur l’homme pour le candidat-vaccin contre le Covid-19 qu’il développe avec le britannique GSK, à la suite d’essais précliniques « prometteurs ».

Le lancement de ces essais cliniques de phases 1 et 2 est « une étape importante et un pas de plus vers le développement d’un vaccin potentiel pour nous aider à vaincre le Covid-19 », a affirmé Thomas Triomphe, vice-président exécutif de Sanofi Pasteur, cité dans un communiqué.

Le candidat-vaccin, développé par Sanofi en partenariat avec GSK, repose sur une technologie à base de protéine recombinante que Sanofi a employée pour produire un de ces vaccins contre la grippe saisonnière et sur un adjuvant développé par GSK. « Les études précliniques révèlent un profil de sécurité et d’immunogénicité prometteur », selon le communiqué.

Un essai randomisé

Les laboratoires vont recruter 440 participants en bonne santé pour conduire cet essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, qui permettra d’évaluer la tolérance et la réponse immunitaire du candidat-vaccin.« Nous attendons avec impatience les données de cette étude qui, si elles sont positives, nous permettront de passer en phase 3 [la dernière avant une éventuelle mise sur le marché] d’ici à la fin de l’année », précise dans le communiqué Roger Connor, président de GSK Global Vaccines.

Un milliard de doses en 2021

Les deux entreprises espèrent pouvoir présenter une demande d’homologation dans le courant du premier semestre de 2021, et ont augmenté leurs capacités de production « pour pouvoir assurer la fabrication d’un milliard de doses en 2021 ». « Sanofi et GSK s’engagent à mettre ce vaccin à la disposition de tous », assurent les laboratoires dans le communiqué.

Plusieurs pays ont d’ores et déjà réservé des doses du candidat-vaccin – 60 millions de doses sont notamment promises au gouvernement britannique, la Commission européenne en a réservé 300 millions, et les Etats-Unis 100 millions avec une option jusqu’à 500 millions de doses supplémentaires à plus long terme.

Le dispositif Covax

Selon le communiqué, « les deux partenaires prévoient également de mettre une portion significative de leur production totale 2021-2022 à la disposition de Covax ». Le dispositif Covax, destiné à acheter et à distribuer équitablement deux milliards de doses en 2021, a été monté à l’initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et de l’organisation Gavi, l’Alliance du vaccin.

Ailleurs dans le monde, d’autres candidats-vaccins sont à des stades plus avancés, notamment celui du laboratoire américain Pfizer et la jeune biotech Moderna, dont le candidat-vaccin est en « phase 3 » des essais cliniques sur humains, la dernière avant une commercialisation.

Sanofi développe parallèlement un deuxième candidat-vaccin à acide ribonucléique (ARN) messager en partenariat avec Translate Bio.




Boby Dean pour DayNewsWorld
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CORONAVIRUS: MANIFESTATIONS ANTIMASQUES

 A BERLIN ET PARIS

« Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. » (Hannah Arendt)


La « fête de la liberté et de la paix », qui a rassemblé 18 000 personnes, « libres penseurs », militants antivaccin ou encore sympathisants d’extrême droite, constituait le deuxième du genre en un mois.La police berlinoise a interrompu samedi 29 août la manifestation d’opposants au port du masque et aux mesures de restrictions contre la pandémie de Covid-19, faute de respect des gestes barrière par les quelque 18 000 participants.

« La distanciation minimum n’est pas respectée (…) malgré les demandes répétées » des forces de l’ordre, a déclaré la police, « c’est pourquoi il n’y a pas d’autre possibilité que de dissoudre le rassemblement ».

A peine entamée, la marche partie vers 11 heures de l’emblématique porte de Brandebourg avait dû faire halte sur l’injonction de la police .

« Fête de la liberté et de la paix »

Intitulé « fête de la liberté et de la paix », l’événement, qui rassemble « libres penseurs », militants antivaccin, conspirationnistes ou encore sympathisants d’extrême droite, constituait le second du genre en un mois et inquiète les autorités.La foule y est très mélangée, de toutes classes d’âge, y compris des familles avec de très jeunes enfants en bas âge. Les drapeaux de la paix arc-en-ciel et de l’Allemagne se côtoient, les manifestants ont aussi à plusieurs reprises crié « Merkel doit partir ! », le mot d’ordre du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne.

La municipalité de la capitale allemande avait d’abord interdit mercredi la manifestation pour « raison de santé publique » : l’impossibilité à ses yeux de faire respecter les distances d’au moins 1,50 mètre entre manifestants. Mais le tribunal administratif, saisi en référé par les organisateurs, leur a finalement donné raison vendredi.

L’initiateur de la manifestation, Michael Ballweg, un entrepreneur en informatique sans étiquette politique à la tête du mouvement Penseurs non-conformistes-711 apparu à Stuttgart, a décrit la tentative d’interdiction comme une « attaque contre la Constitution » allemande défendant le droit d’expression.

La « dictature » des mesures anticorona

Ses partisans s’insurgent contre la « dictature » des mesures autour du nouveau coronavirus ressenties comme une entrave à leur liberté. Ils exigent la chute du gouvernement d’Angela Merkel et de nouvelles élections en octobre 2020, soit un an avant la date prévue.

Plusieurs figures d’extrême droite avaient appelé à rejoindre la manifestation et s’étaient félicitées qu’elle puisse se tenir.

Plusieurs organisations de gauche ont quant à elles appelé à des contre-manifestations. Samedi, « il sera important que nous montrions qu’il ne peut y avoir de tolérance pour les racistes, les antisémites, les extrémistes de droite et les nazis », a asséné Anne Helm, dirigeante de la section berlinoise du parti de gauche radicale Die Linke.

Ce rassemblement intervient dans un contexte de grogne croissante dans l’opinion allemande à l’égard des restrictions liées à la pandémie. Et ce, même si l’Allemagne a plutôt mieux résisté que ses voisins, et que les restrictions pour lutter contre le nouveau coronavirus n’ont jamais été aussi strictes qu’en France ou en Italie par exemple.

Une reprise de la pandémie

Comme de nombreux pays européens, l’Allemagne est également confrontée ces dernières semaines à une reprise de la pandémie, avec en moyenne quelque 1 500 nouveaux cas déclarés chaque jour. Samedi, l’institut de veille sanitaire RKI a fait état de 1 479 nouvelles infections en vingt-quatre heures.La chancelière Angela Merkel a déclaré vendredi s’attendre à une évolution de la pandémie « encore plus difficile » dans les prochains mois.

Une première en France

Alors que près de 18 000 personnes ont manifesté à Berlin, entre 200 et 300 personnes se sont rassemblés au même moment à Paris pour protester contre le port du masque obligatoire aux cris de « liberté, liberté ! ». Une première en France.

Réunis à partir de 13h00 place de la Nation, ils ont notamment accusé le gouvernement de « manipuler les gens par la peur » et d’imposer le masque dans plusieurs grandes villes « sans aucune justification scientifique ».

À Paris, les manifestants ont rapidement été encerclés par plusieurs dizaines de policiers. Au total, 123 manifestants ont été verbalisés et une personne a été interpellée pour outrage et rébellion, selon la préfecture de police.

Des manifestants brandissent des pancartes proclamant « Stop au mensonge et à la corruption » ou « L’État profond ne passera pas ».

Un rassemblement aux multiples revendications

« Le masque, c’est la porte d’entrée vers la dictature mondiale. » : « On utilise le masque comme symbole de la muselière, c’est un test de soumission du peuple. Depuis des mois, on voit que les politiques en profitent pour faire passer des lois liberticides. » La jeune femme est l’une des animatrices du groupe Facebook « Nous sommes la deuxième vague », qui a relayé l’appel au rassemblement des « anti-masques », samedi 29 août à Paris.

Ceux qui refusent la 5G et les vaccins « forcés » côtoient ainsi ceux de quelques « faucheurs volontaires » ; des masques Anonymous frôlent un fourre-tout complotiste dénonçant le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros et les « Big Pharma ».Tous se retrouvent cependant aux mêmes cris de « liberté, liberté ».

Un jeune homme déploie une banderole sur la tribune, laissant apparaître une citation de la philosophe Hannah Arendt, tellement actuelle qu’elle se retrouve brandie par tous les camps :

« Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez. »




Garett Skyport pour DayNewsWorld


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L'OPPOSANT RUSSE NAVALNY

PROBABLEMENT EMPOISONNE, SELON BERLIN

L’opposant politique russe a été transféré samedi à Berlin, après un malaise dans un avion et une première hospitalisation jeudi à Omsk. Il est toujours dans le coma.Le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, a annoncé, lundi 24 août, que Berlin jugeait « assez probable », l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny.

« Il s’agit d’un patient qui, de manière assez probable, a été victime d’une attaque au poison », a-t-il déclaré à la presse « Le soupçon ne porte pas sur le fait que M. Navalny se soit empoisonné lui-même mais que quelqu’un a empoisonné M. Navalny et le gouvernement allemand prend ce soupçon très au sérieux », a fait valoir le gouvernement allemand.

 L’hôpital où il est soigné a lui aussi indiqué qu’il présentait « des traces d’empoisonnement » et que des séquelles du système nerveux à long terme n’étaient « pas exclues ».

L’opposant de 44 ans a été placé en réanimation à l’hôpital des urgences d’Omsk (Sibérie), jeudi dernier après s’être senti mal dans un avion. Son entourage avait immédiatement dénoncé un « empoisonnement intentionnel ». L’hôpital russe où a été admis l’opposant jeudi a donné son feu vert vendredi à son transport vers l’Allemagne, affirmant que son état était « stable », après s’y être initialement opposé.L’opposant est actuellement traité à l’hôpital de la Charité, l’un des plus réputés en Europe

Le refus initial de transférer Alexeï Navalny à l’étranger a été dénoncé par ses alliés comme une « décision politique » qui « menaçait la vie » de l’opposant. Son épouse, Ioulia Navalnaïa, avait, elle, dit ne « pas faire confiance » à cet hôpital public. Elle avait affirmé avoir été empêchée de voir son mari dans un premier temps, puis de parler aux médecins allemands.

Certains partisans de l’adversaire numéro un de Vladimir Poutine soupçonnent que le transfert a été retardé afin que le poison qu’il aurait ingéré devienne plus difficile à détecter.  Les médecins russes disent n’avoir subi « aucune pression ».




Alize Marion pour DayNewsWorld
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ALEXEI NAVALNY AURAIT-IL ETE EMPOISONNE ?

L’opposant russe Alexeï Navalny a été hospitalisé en urgence, jeudi 20 août 2020 au matin, et se trouvait dans un état grave dans un hôpital de la ville d’Omsk, en Sibérie. Le médecin-chef de cet hôpital a confirmé que M. Navalny se trouvait dans un état sérieux. Inconscient, il a été placé sous respirateur artificiel.

Selon sa porte-parole, Kira Iarmich, il serait ensuite tombé dans le coma.Vladimir Poutine, est hospitalisé « en soins intensifs », a annoncé sa porte-parole sur Twitter, jeudi 20 août.

« Nous supposons qu’Alexeï a été empoisonné avec quelque chose de mélangé dans son thé.

C’est la seule chose qu’il a bue depuis le matin [à l’aéroport de Tomsk]. Les médecins disent que la toxine a été absorbée plus rapidement par le liquide chaud », écrit cette dernière.

L'an dernier, l'opposant Alexeï Navalny avait déjà fait état de soupçons d'empoisonnement à son encontre, démentis par un médecin, alors qu'il se trouvait en détention.

L'avocat de 44 ans, dont les publications anti-corruption sont abondamment partagées sur les réseaux sociaux, a déjà souffert d'attaques physiques dans le passé. Il avait notamment été aspergé dans les yeux par un produit désinfectant à la sortie de son bureau en 2017. Sa candidature à l'élection présidentielle de 2018 avait été rejetée en raison d'une précédente condamnation.

Navalny a par ailleurs purgé de nombreuses peines de prison ces dernières années pour avoir organisé des manifestations, au point que la Cour européenne des droits de l’homme condamne ses placements en détention de 2012 et 2014, qu’elle a jugés politiquement motivés.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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ALLEMAGNE UN PROBABLE ATTENTAT ISLAMISTE

Selon l'état actuel de l'enquête, « il s'agit d'attaques ciblées notamment contre des conducteurs de motos et les déclarations du suspect après les faits laissent penser à une motivation religieuse et islamiste » mais « il existe également des indices d'une instabilité psychologique », a expliqué le parquet dans un communiqué. Selon plusieurs médias, l'auteur des faits est un Irakien de 30 ans qui a hurlé « Allah Akbar » en sortant de son véhicule, après avoir percuté plusieurs voitures et motos sur l'autoroute urbaine vers 18H30 locales (16H30 GMT).

« Que personne ne s'approche, sinon vous allez tous mourir ! », a-t-il aussi crié selon des témoins cités par le quotidien Bild, en menaçant de détenir un engin explosif. Il a été interpellé par les forces de l'ordre arrivées en nombre sur place. La police a alors interrompu la circulation sur cette autoroute très fréquentée pendant plusieurs heures, provoquant des bouchons monstres, afin de vérifier le contenu de boîtes suspectes laissées par l'homme dans son véhicule.

Camion-bélier

L'une des boîtes a été ouverte à distance par précaution avec un appareil de projection d'eau à très haute pression. Mais rien de suspect n'a été immédiatement trouvé.

Les autorités allemandes sont sur le qui-vive concernant la menace islamiste pesant sur le pays, particulièrement depuis un attentat au camion-bélier revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) qui avait fait 12 morts en décembre 2016 à Berlin. Cette attaque jihadiste est la plus meurtrière jamais commise sur le sol allemand. Depuis cette date, les autorités allemandes ont déjoué une dizaine de tentatives d'attentats de ce type, dont deux en novembre 2019, selon la police.

Parmi ces tentatives en particulier, la police avait déjoué en juin 2018 un attentat à la "bombe biologique", suite à l'arrestation d'un Tunisien suspecté d'être lié à l'organisation Etat islamique. L'homme de 29 ans arrivé en Allemagne en 2015 a été condamné en mars de cette année à dix ans de prison pour cet acte et sa compagne à huit ans de réclusion.

Depuis 2013, le nombre d'islamistes considérés comme dangereux se trouvant en Allemagne a été multiplié par cinq pour s'établir actuellement à 680. Celui des salafistes est lui évalué à environ 11.000, soit deux fois plus qu'en 2013.

La chancelière allemande Angela Merkel a été souvent accusée, notamment par l'extrême droite, d'avoir contribué à ces attentats en ayant ouvert généreusement les frontières de son pays à des centaines de milliers de réfugiés et migrants en 2015.




Boby Dean pour DayNewsWorld
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6000 ARRESTATIONS ET 2 MORTS DANS LES MANIFESTATIONS CONTRE LOUKACHENKO

 EN BIELORUSSIE

Trois jours après la réélection à la présidence du dirigeant autoritaire Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis vingt-six ans, les manifestations se poursuivent en Biélorussie. Plus de mille personnes ont été arrêtées par la police dans la nuit de mardi à mercredi et 51 blessées, a déclaré le ministère de l’intérieur, mercredi 12 août 2020.

Au troisième jour d’une contestation post-électorale violemment réprimée, les autorités affirment avoir affaire à des casseurs et à des provocateurs pilotés depuis l’étranger.

Un autre manifestant a trouvé la mort, ont-elles annoncé alors que deux manifestants sont morts depuis le début, dimanche, de ce mouvement de protestation

La police biélorusse a par ailleurs fait savoir qu’elle avait tiré à balles réelles sur des manifestants « agressifs », armés de bâtons en métal, qui protestaient mardi à Brest, dans le sud du pays, faisant, selon le bilan officiel, un blessé. Depuis dimanche soir, la police use de grenades sonores et de balles en caoutchouc pour disperser les protestataires, faisant plus de 250 blessés en trois jours. Chaîne humaine

Mercredi, à la mi-journée, des dizaines de femmes, vêtues de blanc et tenant des fleurs, ont formé une chaîne humaine dans le centre de Minsk pour dénoncer les violences policières. « L’amour ne s’impose pas par la force », était-il écrit sur une banderole.

Des médias antigouvernementaux ont signalé des actions similaires dans d’autres villes, sans que la police intervienne. Sur les réseaux sociaux, des appels à manifester mercredi soir circulaient.

Des centaines de personnes étaient aussi rassemblées devant un centre de détention de Minsk pour tenter d’avoir des nouvelles de proches probablement arrêtés. Quelque 6 000 personnes ont été arrêtées depuis dimanche, sans que l’on sache combien sont encore détenues.

Des événements choquants

« Pars, avant qu’il ne soit trop tard, avant que tu n’aies plongé les gens dans un terrible abîme, dans le gouffre d’une guerre civile ! Pars ! », a lancé la Prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch, s’adressant mercredi au président, dans une interview pour Radio Free Europe.

Au cours d’une discussion téléphonique, mercredi, avec le président russe, Vladimir Poutine, Emmanuel Macron a « fait part de sa très grande préoccupation sur la situation en Biélorussie et la violence opposée aux citoyens lors des élections ». « Il a souligné la nécessité de retrouver la voie du dialogue », a précisé l’Elysée.

« Les gens ont le droit de s’exprimer et d’exprimer leur désaccord, a fortiori dans le contexte d’élections, quand les libertés démocratiques devraient être maintenues, et non supprimées », a, pour sa part, déclaré la haute-commissaire de l’Organisation des nations unies (ONU) aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. Elle a ainsi condamné la répression des manifestations et réclamé la libération des personnes arrêtées.

En déplacement à Prague, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, avait plus tôt dans la journée soutenu les manifestants. « Nous voulons que le peuple biélorusse jouisse des libertés qu’il réclame, qu’il pense être dans son meilleur intérêt », a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre tchèque, Andrej Babis .

Les ministres des affaires étrangères des Etats membres de l’UE doivent se réunir vendredi, et Bruxelles a menacé de prendre des sanctions contre Minsk en raison des fraudes électorales et de la dureté de la répression.

Svetlana Tsikhanovskaïa réfugié en Lituanie

Une grande figure de la révolte biélorusse reste absente de ces manifestations. La principale opposante d’Alexandre Loukachenko Svetlana Tsikhanovskaïa, qui avait galvanisé les foules lors de la campagne présidentielle, a dû fuir et s’est réfugiée en Lituanie. Dans un message diffusé sur les réseaux progouvernement, elle a appelé à cesser le combat, ce qui fait dire aux observateurs locaux qu’elle a subi des menaces.

Dimanche, Alexandre Loukachenko a remporté un sixième mandat, avec 80,08 % des voix. Svetlana Tsikhanovskaïa n’a, elle, obtenu que 9,9 % des voix. Loukachenko, 65 ans, n’a jamais laissé d’opposition s’ancrer.

Un plan de médiation présenté

La Lettonie, la Lituanie et la Pologne, voisins de la Biélorussie, ont quant à eux présenté mercredi « un plan en trois points qui pourrait devenir un prélude à la médiation des présidents de la région pour résoudre la crise politique » en Biélorussie, a déclaré à la presse Gitanas Nauseda, le président lituanien.

Dans le cadre de ce plan, le président Alexandre Loukachenko devrait créer un « conseil national » réunissant des représentants du gouvernement et de la société civile, sous peine de sanctions de l'UE, libérer les manifestants détenus et « mettre un terme à l'usage de la force contre ses citoyens », a-t-il indiqué.

« Le président letton et le président polonais voient tous les deux favorablement cette initiative et accepteraient de servir de médiateur avec moi pour désamorcer cette situation », a-t-il ajouté.




Jennie Chase pour DayNewsWorld
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LA FIN DU  DERNIER DICTATEUR D'EUROPE

EN BIELORUSSIE ?

Au pouvoir depuis 1994, le président biélorusse Alexandre Loukachenko brigue ce dimanche 9 août 2020 un nouveau mandat. Mais Svetlana Tikhanovskaya, une jeune opposante inattendue, a mobilisé les foules malgré la répression.et pourrait créer la surprise

Le scrutin de dimanche, qui s'est ouvert à 8 h locales (5 h GMT) et doit se dérouler jusqu'à 20 h (17 h GMT), a été précédé d'un vote anticipé depuis mardi, qui a enregistré une participation de 41,7 % selon les autorités.

Le pouvoir biélorusse a redoublé d'efforts pour enrayer l'essor de Svetlana Tikhanovskaïa, arrêtant samedi la cheffe de son QG de campagne, interpellant brièvement le même jour une autre alliée de premier plan de l'opposante et dénonçant depuis fin juillet un complot d'opposants et mercenaires russes pour mettre le pays à feu et à sang.

Mais Svetlana Tikhanovskaïa, enseignante d'anglais de formation, âgée de 37 ans, a tenu bon, bien qu'elle ait « peur tous les jours », a-t-elle confié vendredi. « Merci de votre soutien et de votre confiance (...) réveillons-nous dans un nouveau pays », a-t-elle encore lancé à ses partisans dans une vidéo postée samedi, condamnant les arrestations des derniers jours et appelant à la vigilance face aux fraudes.

Amnesty International note qu'à l'approche de la présidentielle de 2020, « les droits humains sont attaqués de toute part » dans ce pays où la peine de mort est toujours en vigueur.

Trois femmes pour tenir tête à Alexandre Loukachenko

Avant l'émergence surprise de Svetlana Tikhanovskaïa, Alexandre Loukachenko, un ex-directeur de sovkhoze de 65 ans, a éliminé ses principaux concurrents au printemps et au début de l'été : deux d'entre eux sont incarcérés, un troisième s'est exilé. Trois autres candidats sont en lice, mais aucun n'a su mobiliser.,

Svetlana Tikhanovskaïa , la « Jeanne d'Arc biélorusse », comme elle est parfois surnommée, se présente, elle, comme une « femme ordinaire, une mère et une épouse » qui a remplacé au pied levé son mari, Sergueï Tikhanovski, un blogueur incarcéré en mai alors qu'il faisait campagne.Le régime n'a pas pardonné à ce vidéoblogueur ses critiques incendiaires contre le pouvoir. Ni, surtout, le fait qu'il cartonne avec sa chaîne YouTube auprès de la classe pauvre, travailleuse, qui passait jusque-là pour acquise à Loukachenko. Mais le pouvoir a néanmoins agréé la candidature de son épouse, sans doute jugée moins dangereuse. Qualifiée de « pauvre nana » par Alexandre Loukachenko, elle a su mobiliser alors même que la Biélorussie n'a jamais pu voir émerger d'opposition unie et structurée.

Pour cela, elle s'est alliée à deux autres femmes qui représentent, elles aussi, un proche emprisonné ou proscrit.

Maria Kolesnikova est l'ex-directrice de campagne de l'ancien banquier Viktor Babaryko, autre candidat à la présidentielle mis sous les verrous, pour des accusations de fraude et de blanchiment d'argent.

Veronika Tsepkalo, elle, est l'épouse d'un troisième détracteur du régime qui s'est exilé cet été avec leurs enfants à Moscou, en Russie. Les trois femmes, qui ont réussi à fédérer l'opposition à Alexandre Loukachenko, sont soutenues par des figures prestigieuses comme la prix Nobel de littérature 2015 Svetlana Alexievitch, elle-même biélorusse. Mais leur campagne n'est pas sans danger : Svetlana Tikhanovskaïa affirme avoir reçu des menaces qui l'ont conduite à exiler à l'étranger sa fille de 5 ans et son fils de 10 ans, dans un endroit tenu secret.

En cas de victoire, elle a promis l'organisation, dans six mois, d'une élection présidentielle libre et transparente, le retour, via un référendum, à la constitution de 1994, qui prévoyait des réels contrepouvoirs à celui du président [ainsi que la limitation du nombre des mandats], et la libération des prisonniers politiques.

Minsk a accusé Moscou de tentative de déstabilisation

Le vote de dimanche se déroule aussi dans une atmosphère de défiance envers Moscou, dont Alexandre Loukachenko est à la fois le plus proche et le plus turbulent allié.

Jamais en 26 ans les tensions n'ont été si concrètes : pour Alexandre Loukachenko, les « marionnettistes » du Kremlin ont l'intention de faire de la Biélorussie un vassal.

Fin juillet, 33 Russes, des mercenaires présumés de l'opaque groupe militaire privé Wagner, réputé proche du pouvoir russe, ont été arrêtés, accusés de préparer un « massacre » à Minsk. Alexandre Loukachenko les accuse d'avoir voulu le renverser, mais la Russie dément. Selon Moscou, les Russes arrêtés étaient en simple transit et ne sont « coupables de rien ». D'après la justice ukrainienne, la plupart de ces mercenaires auraient participé, aux côtés des séparatistes russes, à la guerre du Donbass, dans l'est de l'Ukraine (voisine de la Biélorussie).

Moscou a rejeté ces allégations, dénonçant un « spectacle » électoral

« Alexandre Loukachenko pousse l'idée un peu complotiste de l'ingérence russe pour récupérer la main sur la campagne présidentielle », s'alarme Olga Belova, spécialiste de la Biélorussie.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

FORMER KING OF SPAIN JUAN CARLOS SUPCONNE OF CORRUPTION GOES INTO EXILE

No details were made concerning the country where the former king, who had abdicated in 2014 against a background of scandals, will settle.

While allegedly suspected of corruption and under investigation by the Supreme Court, the former King of Spain Juan Carlos announced his decision to leave the country in a letter to his son, Sovereign Felipe VI, made public by the royal house on Monday August 3, 2020.

No details were made concerning the country or the place in which he will settle.

"Guided now by the conviction to render the best service to the Spaniards, to their institutions, and to you as king, I inform you of my considered decision to exile myself, at this time, outside of Spain. ", Wrote the former sovereign, considering having to make this decision against a background of" public repercussions of certain episodes of [his] past private life ".

He thus makes sure not to make the task more difficult for his son, he adds. In a press release from the royal household, his son lets it be known that he accepts his decision and thanks him.

This is not, however, an attempt to escape justice in his country, said the lawyer for the former monarch, Javier Sánchez-Junco Mans, specifying that Juan Carlos "intends to make available to cooperate in the investigation ”.

"Desert train"

At the beginning of June, the Spanish Supreme Court announced the opening of an investigation to shed light on a possible commission paid to Juan Carlos on the occasion of the contract to build a “desert train” between Medina and Mecca. A contract awarded by Saudi Arabia to a Spanish consortium for 7 billion euros, in 2011.

The file was opened in September 2018 following the publication in the press of recordings where the former mistress of Juan Carlos, Corinna zu Sayn-Wittgenstein, spoke about this commission.

By virtue of the immunity he enjoys, only the Supreme Court can seek to determine the responsibility of the former monarch, but only for acts committed after his abdication. Juan Carlos I left power in June 2014 in favor of his son Felipe, when the end of his reign was marred by various scandals, in particular suspicions about his close relations with the Saudi royal family.

Juan Carlos, now 82, was until the turn of the century a strong symbol of Spanish unity, appreciated for ensuring the peaceful restoration of democracy after the death of dictator Francisco Franco in 1975.




Paul Emison for DayNewsWorld
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VERS DES RECONFINEMENTS LOCALISES

 EN FRANCE

« On n’a pas encore gagné la guerre » contre le nouveau coronavirus. Dans un entretien accordé au quotidien le Parisien, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a fait part de son inquiétude et appelé à la prudence, ainsi qu’au respect des gestes barrière, face à la nouvelle hausse des cas de contamination.

L’éventualité d’une reconfinement partiel ou de fermeture de certains bars et établissements nocturnes est ainsi à l’étude.

Le ministre de la Santé a par ailleurs indiqué que tous les tests nasaux PCR (Réaction en Chaîne par Polymérase, N.D.L.R.) seraient désormais intégralement remboursés, qu’ils soient prescrits ou non par un médecin. Olivier Véran a signé un arrêté en ce sens, publié samedi au Journal officiel.

L’arrêté, précise le ministre, « permet dès aujourd’hui à n’importe qui de bénéficier d’un test PCR entièrement remboursé, sans avoir besoin d’une ordonnance et sans avoir à se justifier de la démarche ou présenter des symptômes ».

Le seuil du millier de nouvelles infections par jour a été dépassé jeudi et vendredi, retrouvant un niveau comparable à celui de la fin du confinement en mai dernier. « On ne peut pas parler d’une deuxième vague mais une chose est sûre on voit, depuis quelques jours, le nombre de cas positifs remonter nettement alors qu’il baissait depuis treize semaines », constate Olivier Véran dans son interview au Parisien.

Une recrudescence des cas chez les jeunes

Le ministre de la Santé explique notamment cette hausse par une recrudescence de cas chez les jeunes. « Lors des campagnes de dépistage massif », on remarque « que les patients sont jeunes, plus jeunes que lors de la précédente vague. Le taux d'asymptomatiques est, lui, extrêmement élevé », dit le ministre.

« C'est le cas particulièrement en Ile-de-France où l'on voit arriver des jeunes qui ont été infectés sans qu'on sache comment », poursuit Olivier Véran.

« Sans doute que les personnes vulnérables et âgées ont conservé un niveau de prudence élevé alors que les jeunes, eux, font moins attention. C’est ce que l’on constate notamment lors de rassemblements festifs et surtout familiaux à l’origine de clusters », poursuit Olivier Véran.

« De plus, on a fortement augmenté le nombre de tests réalisés. Après le 11 mai on en faisait un peu plus de 200 000 par semaine, désormais, je suis en mesure de vous dire qu’on approche des 500 000 tests par semaine avec un taux de positifs de l’ordre de 1 à 1,5 % », ajoute-t-il.

Castex : « éviter le reconfinement général »

De son côté, le Premier ministre a aussi mis en avant l’idée d’un reconfinement, mais souhaite avant tout limiter les effets d’une telle mesure. « Ce qu’il faut éviter par-dessus tout, c’est le reconfinement général », une mesure qui serait « catastrophique » au niveau économique et social, a déclaré le Premier ministre Jean Castex samedi au quotidien Nice Matin, au sujet de l’épidémie de Covid-19.

« Nous savons maintenant ce que cela produit : une telle mesure brise la progression de l’épidémie, certes, mais au niveau économique et social, c’est catastrophique, y compris pour la santé psychologique de certains de nos concitoyens », a insisté le chef du gouvernement, dans un entretien publié par le quotidien régional sur son site.

« La priorité, c’est encore et toujours la prévention », insiste Jean Castex, en niant que ce terme de reconfinement soit « un mot tabou » et en rassurant sur la propagation du virus.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld
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UN PLAN DE RELANCE EUROPEEN DE 750 MILLIARDS OBTENU AU FORCEPS

"Jour historique pour l’Europe ! ", s’est exclamé Emmanuel Macron sur Twitter.

Après cinq jours et plusieurs dizaines d’heures de négociations, le sommet européen de Bruxelles a finalement accouché d’un accord.

Malgré l’opposition initiale des pays dits « frugaux » que sont les Pays-Bas, l'Autriche, la Suède et le Danemark, les 27 pays membres de l’UE ont validé un plan de relance portant sur un emprunt commun de 750 milliards d’euros pour soutenir la récession historique liée à l’épidémie de coronavirus.

Dans le détail, 390 milliards d’euros de subventions seront allouées aux Etats les plus frappés par la pandémie. Pour ce faire, la Commission européenne va s’endetter au nom de tous les pays membres, qui devront rembourser.

Outre cette somme, 360 milliards d’euros seront disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur.

Ce plan de relance profite avant tout aux pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne, considérés comme trop laxistes en matière de budget par les pays « frugaux ».

Nommés ainsi pour leur attachement à l'état des finances publiques et leur réticence à trop aider d'autres pays (souvent du sud) qu'ils accusent d'être des « cigales » et de n'avoir rien fait pour éponger leur déficit,ces pays du Nord souhaitaient limiter le plus maximum cette partie des « dons ».

C'est pourquoi le président du Conseil européen Charles Michel a dû revoir sa proposition initiale et leur fournir des gages, notamment en révisant à la baisse les 500 milliards de subventions prévues au départ.

« Quand l’Allemagne et la France se mettent ensemble, elles ne peuvent pas tout, mais si elles ne se mettent pas ensemble rien n’est possible. Nous avons réussi à franchir ensemble beaucoup d’étapes pour l’unité européenne », s'est félicité Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel.

En s'accordant pour octroyer des subventions aux pays les plus touchés par la crise du Covid-19, sur la base d'un emprunt commun aux 27, l'accord fait ainsi basculer l'Europe dans une forme de solidarité budgétaire, un pas vers une forme de fédéralisme.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
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DES SUJETS DE DESACCORDS

 SUR LE PLAN DE RELANCE EUROPEENNE

Les pays de l'Union européenne sont réunis pour tenter de sauver le plan de relance face à la crise économique causée par la pandémie de Covid-19. Mais, dimanche matin, les Vingt-Sept étaient en désaccord.

Les discussions se heurtent en effet à l'opposition du camp des « frugaux », c'est-à-dire les pays partisans d'une stricte orthodoxie budgétaire : les Pays-Bas, l'Autriche, le Danemark et la Suède, qui ont ensuite été rejoints par la Finlande. Angela Merkel n’a pas écarté, dimanche, le risque d’un échec dans les négociations sur un plan de relance post-coronavirus massif, sur lequel les pays « frugaux » sont très réservés « Il y a beaucoup de bonne volonté (...) mais il est aussi possible qu'aucun résultat ne soit obtenu aujourd'hui », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

« Je ne peux toujours pas dire si une solution sera trouvée », a déclaré Mme Merkel, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne (UE).

Des fonds contre des réformes

Sur la table des négociations, un fonds constitué par une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros pour relancer l’économie européenne, adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027) de 1 074 milliards d’euros. L’unanimité des 27 Etats membres étant requise, un compromis est particulièrement difficile .

.Une des options sur la table est de modifier la répartition entre prêts et subventions en augmentant la part des premiers à 300 milliards d’euros (contre 250 dans la proposition initiale) sans réduire la part des subventions directement destinées aux Etats pour soutenir leurs plans de relance. Les « frugaux » préfèrent nettement les prêts aux subventions. Mais Paris et Berlin refusent des subventions inférieures à 400 milliards.