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SABOTAGE DES GAZODUCS NORD STREAM 1 ET 2

OU L'AUTRE GUERRE

Les autorités danoises et suédoises ont indiqué ce mardi 27 septembre que les gazoducs Nord Stream 1 et 2 - qui relient la Russie à l'Europe via l'Allemagne - avaient été victimes de plusieurs fuites. Des bouillonnements étaient visibles à la surface de la mer, dont un d'un diamètre de 1 000 mètres environ, selon un communiqué de l'armée danoise.

Nord Stream 1 est touché par deux fuites, selon l'Autorité maritime suédoise, l'une dans la zone économique exclusive suédoise, l'autre dans la zone économique danoise, au nord-est de l'île de Bornholm. Le Danemark a découvert pour sa part lundi une fuite sur Nord Stream 2, qui est parallèle au 1.

Selon le centre de recherche géologique allemand GFZ, deux secousses sismiques ont été enregistrées lundi, l'une peu après 2 heures du matin, l'autre à 17h00. L'institut a toutefois refusé d'établir un lien formel avec les fuites décelées sur les gazoducs. La police suédoise a toutefois annoncé mardi l'ouverture d'une enquête préliminaire pour « sabotage », a dit un porte-parole.

Objets de bras de fer géopolitiques ces derniers mois, les deux pipelines exploités par un consortium dépendant du géant russe Gazprom ne sont plus opérationnels à cause des conséquences de la guerre en Ukraine. Mais ils étaient remplis de gaz.

Un sabotage complexe

La cause accidentelle de ces explosions a été rapidement écartée car non plausible. Les trois explosions d'une puissance équivalente à 6 tonnes de TNT se sont produites dans les eaux internationales à quelques minutes d'intervalles sur les deux gazoducs à une profondeurs de 70 à 100 mètres. Pour la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, « il s'agit d'actes délibérés. On ne parle pas d'un accident ».

La thèse du « sabotage » est donc hautement privilégiée pour expliquer les fuites spectaculaires des gazoducs Nord Stream, une opération certes complexe mais nullement hors de portée d’une armée compétente. Et elles sont nombreuses dans la zone. Mais la méthode utilisée reste inconnue comme l’auteur présumé, objet de multiples conjectures.

Les trois fuites identifiées depuis lundi qui se situent en mer Baltique, au large de l’île danoise de Bornholm, entre le sud de la Suède et la Pologne, appartiennent pourtant à une zone hautement surveillée depuis des décennies. « La mer Baltique est confinée et peu profonde et chaque mouvement ou presque est traqué et observé par les États du littoral et leurs navires », relève Julian Pawlak, de l’université Helmut Schmidt de Hambourg.

De plus l’opération nécessite d’intervenir par 70 mètres de fond. « C’est du lourd. Abîmer deux gazoducs au fond de la mer est un évènement important, donc un acteur étatique est probable », note Lion Hirth, professeur à la Hertie School de Berlin, écartant implicitement l’acte terroriste ou crapuleux. Mais une armée compétente sait le faire. « Navires et sous-marins sont capables d’y déployer des plongeurs de combat en cachette » et autres véhicules sous-marins guidés à distance.

Mais rien n’est impossible pour une armée rompue à l’art des opérations clandestines.

Qui sont les responsables ?

Reste à savoir qui aurait pu saboter ces installations et qui aurait intérêt à couper ces gazoducs. Personne n'a en effet revendiqué les explosions. Pour Ulrich Bounat, analyste géopolitique et spécialiste d'Europe centrale et orientale, peu de pays ont la capacité de commettre ces actes. Et les regards se tournent vers Moscou.

De son côté, le Kremlin réfute sa responsabilité et s'est dit « extrêmement préoccupé », estimant qu'il ne fallait exclure « aucune » hypothèse, dont celle d'un sabotage, sans donner plus de détails sur son origine. La Russie va d'ailleurs demander une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU au sujet des fuites détectées sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2, après avoir sommé Joe Biden de dire si les États-Unis étaient à l’origine de ce « sabotage », a annoncé mercredi la diplomatie russe.

« La Russie a l’intention de convoquer une réunion officielle du Conseil de sécurité de l’ONU dans le cadre des provocations concernant les gazoducs Nord Stream 1 et 2 », a affirmé sur Telegram la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

De son côté, le conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, dénonce lui « une attaque terroriste planifié » par Moscou, sans toutefois avancer de preuves. Washington est réservé, les Américains se refusant à « confirmer » un acte de sabotage.

Reste à savoir qui a la paternité de l’opération. Certains pays ont intérêt à ce que le “pipe” ne puisse plus jamais fonctionner. Les adversaires de Nord Stream 2 sont nombreux depuis des années, États-Unis en tête. Le 7 février dernier, peu avant l’invasion russe en Ukraine, le président américain Joe Biden avait évoqué la possibilité d’y « mettre fin ».

Interrogé sur la méthode employée pour une infrastructure sous contrôle de son allié allemand, il avait répondu : « je vous le promets, nous serons capables de le faire ». La vidéo circule abondamment depuis 24 heures sur les réseaux sociaux.

Ce mardi 27 septebre, par ailleurs, Pologne, Norvège et Danemark ont inauguré un gazoduc stratégique qui permettra aux Polonais et Européens d’être moins dépendants des livraisons de Moscou. « L’époque de la domination russe dans le domaine du gaz prend fin », a déclaré le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki lors de son inauguration.

La réponse prudente de l'Europe

Si l'Europe estime qu'il ne peut s'agir que d'un acte délibéré, elle reste cependant prudente sur son origine et son auteur. L'Union européenne a mis en garde ce mercredi contre toute attaque contre ses infrastructures énergétiques dans une déclaration publiée par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

« Toute perturbation délibérée des infrastructures énergétiques européennes est totalement inacceptable et fera l'objet d'une réponse vigoureuse et unie », affirme Josep Borrell, s'exprimant au nom des 27 Etats membres de l'UE.

Car les conséquences pour l'Europe sont bien réelles. Les deux gazoducs n'étaient certes pas fonctionnels mais les explosions réduisent à néant la possibilité d'une négociation pour livrer du gaz en Europe cet hiver. Selon le Danemark, il faudra déjà « une ou deux semaines » avant de pouvoir inspecter les gazoducs endommagés.En attendant, alors même que les gazoducs Nord Stream ne fournissaient pas, l’Europe n’a jamais autant acheté de gaz russe. Depuis le début de l’année, les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) livré par bateaux par la Russie ont augmenté de 13%, selon les données le Groupement international des importateurs de GNL (GIIGNL). Elles s’élèvent déjà à 11 millions de tonnes à fin août. Elles devraient largement dépasser le niveau des importations de GNL Russe sur 2021 qui étaient de 13 millions de tonnes.Ce gaz provient du champ gazier de Yamal, opéré par le Français TotalEnergies, et son partenaire russe Novatek.

Aujourd’hui, la Russie pèse environ 12% des approvisionnements de GNL en Europe. Ce gaz arrive en Europe par les terminaux méthaniers aux Pays-Bas, en Belgique, en France et en Espagne.

On a cependant deux certitudes à ce stade : d’abord, l’événement est lié à la guerre à l’Ukraine. « Le commandement maritime de l’OTAN et les navires alliés envisagent et se préparent à des activités hybrides, incluant le sabotage d’infrastructures critiques, en marge de l’objectif principal de la défense collective », assure Julian Pawlak.

Ensuite, cela créé une instabilité supplémentaire sur l’économie européenne. « C’est un violent rappel de la vulnérabilité de notre infrastructure énergétique », estime Lion Hirth.

Quels qu’ils soient, ceux qui ont attaqué Nord Stream font aussi comprendre qu’ils pourraient frapper d’autres infrastructures énergétiques desservant une Europe assoiffée de gaz et pétrole.




Britney Delsey pour DayNewsWorld


LEGISLATIVE IN ITALY GIORGIA MELONI

MAKES THE BLOC OF RIGHTS TRIUMPH

Giorgia Meloni, leader of Italy's Fratelli d'Italia (Brothers of Italy) party, is set to become the first woman to preside over Italy's Council of Ministers, following the triumph of the right-wing alliance in the legislative elections held Sunday in Italy.

The right-wing alliance formed by Fratelli d'Italia (FdI), Matteo Salvini's League and Silvio Berlusconi's Forza Italia should indeed benefit from a solid majority in the Italian Parliament.

Preliminary election results give the IDF the lead, with nearly 26% of the vote. In previous legislative elections, the party only won 4.3% of the vote. Matteo Salvini's League won around 9% of the vote, up from more than 17% four years ago, and Silvio Berlusconi's Forza Italia won around 8% of the vote. The centre-left Democratic Party won 19% of the vote, the 5 Star Movement won 16% of the vote and the centrist group “Action” was credited with just over 7% of the vote.

“We have to remember that we are still at the beginning. From tomorrow we will have to prove our worth,” Giorgia Meloni told her party faithful early Monday morning. Roman, aged 45, Giorgia Meloni has compared himself to the British Tories, and has focused his campaign on the fight against immigration and on lowering taxes.

In a speech delivered after the announcement of the results, Giorgia Meloni adopted a conciliatory tone. "If we are called to govern this country, we will do so for all Italians, with the desire to unite the people and focus on what brings us together rather than what divides us," she said. . “The time has come to be responsible. »

The next Italian government will indeed have its work cut out for it. The deadline to meet before December 31 is tight. In addition to the meetings taking place within the framework of the European Council, whoever will chair the Italian Council following Sunday's legislative elections will take part in the next G20 summit in Bali on November 15 and 16.

Giorgia Meloni and her allies will, however, have to deal with a difficult political situation, whether it be soaring energy costs, public debt, the risk of recession or the fallout from the conflict in Ukraine.

The victory of the right-wing coalition in Italy: "a political recomposition which, beyond the Italian case, crosses all Western democracies, as we have seen recently in Sweden as well", notes Alexandre Devecchio in Figaro.




Andrew Preston for DayNewsWorld

LEGISLATIVE IN ITALY THE WINNING BET

BY GIORGIA MELONI

LEADER OF THE RADICAL RIGHT

This Friday marks the last day of campaigning in Italy before the early general elections to be held on Sunday. Indeed Sunday, 50 million Italians are called to the polls for early elections. After the fall of the Draghi government in July, they will elect 400 deputies and 200 senators. The result of this vote must lead to the new President of the Italian Council. And this president of the Council could well be a president, for the first time in the history of the country. Giorgia Meloni and her Fratelli d'Italia party are leading in the polls, with 25% of the vote.

This year, Giorgia Meloni seems on the way to winning her bet to improve her score throughout the Peninsula. In Veneto, a region in the northeast of the Peninsula among the richest in the country and stronghold of the League, this upheaval is very visible. According to a poll by the Demos institute, published on September 10, Brothers of Italy is credited with 30.5% of the vote, against 14.4% for the League. A result that was unimaginable a few years ago (in 2018, FDI won 4% of the vote), especially since the League, which runs most of the large and small towns in the region, had reached 49% in the European elections in 2019.

His coalition with Matteo Salvini's Lega and Silvio Berlusconi's Forza Italia even reached 45% of voting intentions, which would make it the majority coalition in Parliament. The right-wing coalition could thus win between 45% and 55% of the seats in parliament.

Such a result on election day would allow Giorgia Meloni to claim the post of prime minister and set the course for the coalition, with in particular the liberal right of former head of government Silvio Berlusconi.

From the middle class, Giorgia Meloni is not a beginner in politics. She began at age 15 in the post-fascist MSI movement. At 29, she became the youngest elected member of Parliament, then in 2006, the youngest minister in the country's history, under Silvio Berlusconi. : His credo: Family, religion and homeland. She presents herself fervently from the desks of her meetings: “I am Giorgia, I am a woman, I am a mother, I am Italian, I am a Christian! ". The candidate of the Fratelli d'Italia party intends to restore patriotism, with an ultra-conservative, anti-system and anti-immigration speech.

At the height of the crisis caused by the conflict between Russia and Ukraine, Italy would be, after Sweden, the second member of the EU to have a coalition government between the right and the extreme right.




Andrew Preston for DayNewsWorld

THE QUEEN'S LAST VOYAGE ELIZABETH II

Gathered in mourning behind the coffin of Elizabeth II, the British royal family joined hundreds of foreign dignitaries at Westminster Abbey in London on Monday for a farewell with great pomp to the sovereign, at the height of its worldwide popularity.

The British are saying their last goodbyes to the Queen this morning, with a perfectly choreographed funeral.

The lying in state ended at 6:30 a.m. local time after four days and nights of interrupted visitation.

At 10:35 a.m., Royal Guards carried Elizabeth II's coffin outside Westminster Hall, and placed it on a Royal Navy gun carriage, hauled by 142 sailors, a tradition dating back to the funeral of Queen Victoria in 1901. The same carriage had been used for the funerals of Edward VII in 1910, George V in 1936, George VI in 1952 and Winston Churchill in 1965 and Lord Mountbatten in 1979.

In a perfectly oiled military ballet, against a backdrop of sad bagpipes, the procession then headed for Westminster Abbey, where the Queen was married in 1947 and was crowned in 1953.

Then the coffin, again carried by the guards, entered the abbey, followed by King Charles, Prince Andrew, Princess Anne, Prince Edward and Princes William and Harry, under the solemn gaze of 2,000 guests from prestige, including US President Joe Biden, French President Emmanuel Macron, and Canadian Prime Minister Justin Trudeau, accompanied by Sophie Grégoire, to name a few.

The ceremony, led by Dean of Westminster David Doyle, broke for a national minute of silence, where the unusually united Kingdom seemed to come to a sudden standstill. Last tribute of a people to its sovereign for 70 years. Last farewell to a bygone era.

The ceremony then resumed, to take the coffin to Wellington Arch in London, from where the late Queen will be taken to her final resting place, Windsor Castle, where she will rest. ultimately, starting tonight.

The queen will be buried in the evening and will rest alongside her husband and his predecessors.

Completed in the 16th century, the chapel has served as the final resting place of the kings of England since George III in 1820.



Andrew Preston for DayNewsWorld

RIGHT BLOCK VICTORY

AND FAR-RIGHT IN SWEDEN

It is a historic turning point in the history of Sweden. The alliance of the three right-wing parties with the far-right party won the legislative elections in a particularly close vote. According to the latest partial results communicated by the electoral commission, the right-wing coalition is on the way to obtaining 176 seats and the left-wing coalition 173 seats in Parliament.

Jimmie Akesson seems to be getting his revenge, after seventeen years at the head of the far-right party. The Democrats of Sweden party (given at 20.7%) could be the first party on the right thanks to insecurity.

These results reflect the immigration policy adopted in the mid-1970s by the Social Democrats under Olof Palme consisting in welcoming political refugees from all over the world (Chileans, Iranians, Kurds, Somalis, Eritreans, Syrians...) which culminated in 2014-2015 with the reception of 163,000 refugees - an absolute record in Europe in proportion to the population.

Swedish Prime Minister Magdalena Andersson announced yesterday, Wednesday September 14, her resignation in the face of the victory of the alliance of the right and the extreme right which won the legislative elections by a short margin.

She said she hoped that the country could get a new government as soon as possible to face the challenges ahead, including a possible energy crisis this winter. The left had been in power for 8 years.

The conservative Ulf Kristersson, leader of the Moderates party, one of the four formations of the right-wing bloc which also brings together the Christian Democrats, the Liberals and the far-right Sweden Democrats party, is his camp's candidate for the post of Prime Minister.

"I will now focus on forming a new government that can deliver results, a government for all Swedes and all citizens," he said.




Carl Delsey for DayNewsWorld

WILL CHARLES III BE A GOOD KING ?

A page turns for Charles. Charles III, born November 14, 1948 at Buckingham Palace, became King of the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland as well as fourteen other sovereign states, called Commonwealth realms, and their territories and dependencies. As monarch of the United Kingdom, he is ex officio supreme governor of the Church of England and by tradition head of the Commonwealth, an intergovernmental organization of fifty-six states.

Eldest son of Queen Elizabeth II and Prince Philip, Duke of Edinburgh, he was Prince of Wales from 1958 to 2022, a title traditionally bestowed on the reigning monarch's eldest son or grandson. He is the Prince of Wales who has retained this title the longest. On April 9, 2021, on the death of his father, he became Duke of Edinburgh.

Continuity of the monarchy

At 73, the successor to Elizabeth II is aware of the need to ensure continuity with the royal tradition embodied by his mother.

“I was raised with a deep respect for devotion to others and for the precious traditions, freedoms and responsibilities that flow from our unique history and our parliamentary system of government,” he said on Friday. By promising to serve his country "with loyalty, respect and love", he hinted at the emergence of a new royal lexicon, even a new relationship between the Windsors and the people.

King Charles III had a lifetime to prepare for this function. He has also gradually begun to supplement the Queen in her duties, replacing her in particular for official trips abroad, and to accompany her to her traditional speech at the opening of the parliamentary session. Her responsibilities increased further as Elizabeth II showed herself to be increasingly weakened after the death of Prince Philip. In May 2022, it is he who thus delivers the speech from the throne in Parliament, a solemn appointment that his mother has only missed three times in 70 years of reign.

Between evolutions and continuity of the monarchy

However, the new monarch intends to continue to defend the values ​​he has cultivated and put into practice for half a century.

Queen Elizabeth II was also not mistaken, she who had paid him a moving and very remarkable tribute on the occasion of the 70th birthday of the Prince of Wales, in 2018. 

The sovereign had greeted in Charles "a man accomplished, passionate and creative, not least thanks to the support of his wife Camilla." "I admire no one as much as he does for his energy, ambition and enthusiasm," said Malcolm Ross, Prince of Wales, to Sally Bedell Smith, author of a biography of Elizabeth II (The Life of a Modern Monarch, Ecuador editions, in bookstores tomorrow).

The ecological commitment

A fan of polo, hunting and watercolours, Prince Charles also developed a passion for botany and organic farming. “In the 1980s, he was perceived as a nature lover, which was not a compliment at the time,” recalls Anna Whitelock, historian specializing in the monarchy.

Prince Charles has set up an all-organic garden and farm at his Highgrove estate in Gloucestershire, West England. He also launched the Duchy Originals range of organic food and beverages, marketed by high-end supermarkets Waitrose. 2019). An avid gardener, Charles revealed in a 1986 interview that he talks to plants.

Ecology is "perhaps the subject that will define the reign" of Charles III, believes the professor at the City, University of London. It is indeed a long-standing commitment of the monarch, who creates a foundation for the protection of tropical forests, calls for greener investments at the opening of the World Economic Forum in Davos, promotes sustainable urban planning and publishes his annual carbon footprint since 2007. At the COP26 climate summit in Glasgow in November 2021, he urged politicians to redouble their efforts in the fight against global warming.

Charities

In addition to the environment, Charles III invested himself in an intense charitable activity: he chairs or supports more than 400 organizations, including the Prince's Trust, which has helped nearly a million disadvantaged young people. King Charles III will certainly no longer be able to devote himself as much to the Prince's Trust, the charitable organization he created in 1976 with his severance pay from the Royal Navy to help disadvantaged young people.

It is to William, now first in the order of succession to the throne, and to his wife, Catherine, that it is up to take up the torch of his social works, indicated the ex-prince of Wales. “Charles tried to show […] that he was also a monarch in the making, dignified and humane”, advances the journalist Tina Brown in her book The Palace Papers.

Interference in political affairs

Close to the 14th Dalai Lama, Prince Charles has also always displayed his convictions by never visiting China, not attending the opening ceremony of the Beijing Olympics24 and not taking part in official dinners during Jiang's visits. Zemin in 1999, Hu Jintao in 2005 and Xi Jinping in 201525,26.

Moreover, he did not hesitate either to interfere in the political affairs of the country. Thus in May 2015, a series of letters addressed by Prince Charles to various members of the Blair government between 2004 and 2005 were made public by the Cabinet Office after a long legal battle initiated by a journalist from the Guardian.

In these twenty-seven letters, nicknamed "the letters of the black spider" ("black spider memos") by the daily, the heir to the throne shows an insistent interest in subjects as diverse as the war in Iraq , the promotion of alternative medicine or the fight against illegal toothfish fishing.

Over the course of this life spent waiting to become king, "he fought to forge an identity as Prince of Wales", notes the New York Times.

However, will Charles III continue to express his opinions openly, breaking with the reserve expected of the monarch of the United Kingdom crown ?

"I'm not that stupid", he slipped to the BBC in 2018, saying he was "supporter of a monarchy a little behind".

In May, a month before his mother's 70th anniversary celebrations, only 32% of people polled by YouGov thought the Prince of Wales would make a good king, down from 60% six months earlier. After decades spent in his mother's shadow, Charles can finally exist on his own. His first speech was well received by the British.

It remains for the new sovereign to find the point of balance between respect for royal tradition and modernization of the institution.




Garett Skyport for DayNewsWorld

UNDERSTANDING THE UKRAINIAN COUNTERATTACKS

Ukraine announced new military successes on Monday, saying it had reached the border and recaptured the equivalent of seven times the area of ​​Kiev in a month from the Russian army . According to British intelligence, a prestigious Russian army unit was seriously degraded in the Kharkiv counter-offensive. The 1st Guards Tank Army of Russia - designated to protect Moscow in case of attack and conduct counterattacks against NATO countries - took part in the chaotic retreat from Kharkiv Oblast.

According to Volodymyr Zelensky, since the beginning of September, Ukrainian soldiers "have already liberated 6,000 km2 of Ukrainian territory in the east and south, and we continue to advance". Ukraine has already claimed throughout the weekend new military successes against the Russian army in the eastern and southern parts of its territory, with Moscow acknowledging that it has lost ground.

US Secretary of State Antony Blinken, however, believes that it is "too early" to anticipate the outcome of this counter-offensive. On the ground, the Russians are also bombing certain reconquered areas. “It is too early to say exactly where all this will lead us,” he declared during a press conference in Mexico City. "We are in the early days (of the counter-offensive) so I think it wouldn't be good to predict exactly where this is going to take us." "The Russians maintain very significant forces in Ukraine, as well as equipment and ammunition,” observed the Secretary of State.

Despite the tactical successes they seem to promise, how to explain the Ukrainian victories, wonders Cyrille Bret, teacher at Sciences Po, who gives his geopolitical analysis in The Conversation FR. Above all, does this counter-attack portend a complete reconquest of the 20% of Ukrainian territory occupied by Russia?

It is above all for President Zelensky to seize the opportunity of the "diplomatic return", says Cyrille Bret in his partially reproduced article.

While avoiding the erosion of his popular support at home, he had to take the initiative. to demonstrate its determination abroad with tangible military results before the 77th session of the United Nations General Assembly, which will take place from September 20 to 26, 2022. Ukraine wants to present itself there not only as a victim of the Russia but also as a sovereign state capable of ensuring its security, provided it receives the necessary international support. Indeed, he explains, Ukraine depends very largely on external funding (World Bank, IMF, European Union, United States) to continue to function.

It is therefore a question of gaining recognition of its determination to recover its territorial integrity in the temple of nation-states, the UN..

Peace or Victory ?

If these counter-offensives show the determination of the Ukrainians to save their State, to defend their territory and to preserve their sovereignty, they remain no less circumscribed in space and in their results.

They therefore acutely raise the question of the strategic purpose pursued by Ukraine.

In many political forums, official representatives of Ukraine claim that their goal is complete victory against Russia.

And they consider any compromise of armistice and peace as a real "betrayal" of the Ukrainian national idea.

In other words, their strategic objective is to reconquer not only the areas taken by the Russians since February 24, 2022 but also the secessionist regions (self-proclaimed Republics of Lugansk and Donetsk) and the annexed areas (Crimea) since 2014.

Are these objectives militarily and economically realistic ?

Is Ukraine capable of carrying out a large-scale counter-offensive to retake the fifth of its territory currently occupied by troops from the Russian Federation ?

If it is within its rights under international standards, should Ukraine resolutely engage in a necessarily very long conflict to reconstitute its territory ?

Consequently, should the supporters of Ukraine also assume this objective of “victory” ?

This is the position that several influential voices defend in the United States.

Should Ukraine instead seek a sufficiently favorable military balance of power to then engage in negotiations ?

Should it therefore multiply the counter-offensives in order to then lead an exhausted Russia to the negotiating table ?

And should Ukraine's supporters support it in this strategy as France and Germany envisage mezza voce ?  


If the tactical successes currently observed are confirmed and multiplied, the Ukrainian authorities will be faced with a real dilemma: complete victory in the very long term or unsatisfactory peace in the shorter term, concludes the geopolitician.



Andrew Preston for DayNewsWorld

RUSSIAN HYDROCARBONS A WEAPON

AGAINST EUROPE THREATENED BY SHORTAGES ?

Last week, the G7 countries indicated that they wanted to “urgently” implement a cap on the price of Russian oil, encouraging a “broad coalition” of countries to participate, in retaliation for the offensive in Ukraine.

On Wednesday, Vladimir Putin wanted to be clear: Russia will no longer deliver oil or gas to countries that cap the prices of hydrocarbons sold by Moscow. Capping the prices of Russian hydrocarbons would be "an absolutely stupid decision", "a stupidity", launched Vladimir Putin during an economic forum in Vladivostok (Russian Far East).

“If European countries want to give up their competitive advantages, it is up to them to decide,” he warned. But “we will deliver nothing at all if it is contrary to our interests, in this case economic. Neither gas, nor oil, nor coal (...). Nothing,” he added, his tone firm. “We will not provide anything outside the framework of the contracts” signed with the importing countries, Mr. Putin again affirmed in front of several Russian and Asian economic leaders, lambasting “those who try to dictate their own will to us.

European countries face the threat of the boomerang

It is in this context of arm wrestling that Russia announced last week the closure of the valves of the Nord Stream gas pipeline, which serves Germany and several European countries, citing technical reasons. According to the Russian giant Gazprom, this prolonged interruption is due to the need to repair a gas pipeline turbine.

This decision reinforced the fears of European countries of a total cut off of Russian gas to the continent at the approach of winter and against a background of galloping inflation of energy prices. In a statement, Gazprom said on Wednesday that "European Union countries have reduced Russian gas deliveries to their market by 48% since the start of the year, and by 49% if we add Great Britain". .

According to the Russian president, EU countries, faced with soaring energy prices, "have several solutions: either subsidize (these) high prices, (...) or reduce consumption". “From an economic point of view, it is correct. But from a social point of view, it is dangerous. It can cause an explosion,” he warned. “It is better to respect contractual obligations, civilized rules,” argued the Russian leader. “It is impossible to harm 'objective' economic laws. Otherwise it will come back to you like a boomerang.”

Strengthening Russian-Asian relations

Now undesirable for the West since the launch of its intervention in Ukraine on February 24, Moscow has accelerated a shift towards Asia in recent months in the hope of finding new markets and suppliers there, to replace those lost due to American and European sanctions.

It is in this context that Mr. Putin participated Wednesday in an economic forum of strategic importance for Russia in Vladivostok (Far East), in the presence of several senior Asian officials.

Isolating Russia is "impossible" despite the "sanctions fever" of the West, its President Vladimir Putin said on Wednesday, welcoming the "growing role" of Asia to which Moscow is turning more and more. Beijing, for its part, is also going through a diplomatic crisis with the United States, especially since the visit to Taiwan in August by the speaker of the American House of Representatives, Nancy Pelosi.

Wishing to bring about a close rapprochement, both on the economic and security levels, Vladimir Putin met the head of the Standing Committee of the National People's Congress, Li Zhanshu, the third highest Chinese official.

Thus the Russian gas giant Gazprom, a state-owned company, will henceforth be paid by China for its contracts in rubles and yuan, instead of the dollar.

In parallel with the Vladivostok forum, Moscow has also conducted large-scale military exercises in the Russian Far East in recent days, in the presence of soldiers from several allied countries, including China. Faced with "the technological, financial and economic aggression of the West", the Russian president said he was delighted with the "little by little distance" of the Russian economy from the dollar, the euro and the pound.

Trying to portray Russia as part of a united front against the West, Putin said sanctions targeting Moscow were a threat to the global economy. The pandemic “has been replaced by new global challenges, which threaten the whole world. I mean the sanctions fever of the West,” he said. "The absolute majority of Asia-Pacific states do not accept the destructive logic of sanctions," Putin said.

Despite sanctions, Russia has pocketed 158 billion euros from oil and gas sales since the start of the war in Ukraine...

"Irreversible changes have occurred throughout the system of international relations", he noted, denouncing "the stubborn refusal of Western elites to see the facts".




Joanne Courbet for DayNewsWorld

LIZ TRUSS SUCCEEDS BORIS JOHNSON

Liz Truss was appointed, this Monday, September 5, 2022, to take over from Boris Johnson, by the approximately 160,000 members of the Conservative party. And as a result, the Tories having an absolute majority in the House of Commons, she becomes at 47, the third woman to hold the post of Prime Minister in the history of the United Kingdom, after a campaign of several weeks against Rishi. Sunak. She will be officially named Prime Minister at a ceremony with Elizabeth II on Tuesday. The new Downing Street tenant will take office in an explosive economic and social context, in the midst of the cost of living crisis in the United Kingdom.

The new Maggie

Elizabeth Truss presents herself as the new Margaret Thatcher, still very popular among the Tories. Like her, Liz Truss is a great supporter of free trade and is very firm against Russia. She's even said she's ready to press the nuclear button if there's a threat. 'she often dresses in the same way as the one who was the first female head of government between 1979 and 1990 and the resemblance is sometimes striking.

It is located ideologically, to the right of the conservative party, favorable to a system with low taxes in a state with little intervention.

A rich but sometimes opportunistic political career

Born July 26, 1975 into a very left-leaning family, this Oxford graduate was first active in the centrist Liberal-Democrat party before joining the Conservatives, for whom she became MP in 2010, for the constituency of South West Norfolk ( east of England).

Before being minister under Boris Johnson, Liz Truss had already participated in previous governments. She served under David Cameron, before Brexit, then under Theresa May.

In 2014, four years after being elected MP for the constituency of South West Norfolk, Liz Truss became, at 38, the youngest female member of the cabinet in the United Kingdom. The elected Conservative was appointed Secretary of State for the Environment, Food and Rural Affairs, then Secretary of State for Justice in July 2016, under the authority of Prime Minister Theresa May. Chief Secretary of the Treasury in 2017, she became Secretary of State for International Trade in 2019, then, two months later, Minister for Women and Equality. Liz Truss climbs a further step in September 2021, when she is appointed head of the Secretary of State for Foreign Affairs, Commonwealth and Development.

However, she also experienced defeats and setbacks: she almost lost the legislative nomination due to an extramarital affair and was demoted by Theresa May after a difficult passage in Justice.

She could also have paid for her vote against Brexit in 2016 ... But she became one of its most fervent supporters, negotiating and touting new free trade agreements at the Department for International Trade. Appointed in 2021 at the head of British diplomacy, she is intransigent against the European Union on Northern Ireland, and embodies with Boris Johnson the firmness against Russia after the invasion of Ukraine.

The economic crisis in sight

The campaign was to turn the page on "partygate", repeated scandals which revealed the organization of parties by Boris Johnson and his teams during the confinements linked to Covid-19. But it has been shaken up by the energy and purchasing power crisis. Inflation exceeded 10% in July and could reach 18% in January 2023.

Social discontent has continued to mount since June and even more so since Boris Johnson has taken over the interim at the head of the country from afar during the summer. The unions have launched strikes to demand higher wages in many sectors: public transport, the postal service, the ports...

The former Minister of Foreign Affairs will have to face the crisis affecting the country. A high-risk mission when only 35% of Britons think she would make a good Prime Minister, according to a poll published by Inews. Despite galloping inflation and the many social movements linked to the issue of wages, the new head of government promised during her campaign “to lower taxes and not distribute subsidies”. About the energy crisis that is shaking the country, Liz Truss remained vague, promising an announcement during the first week, without giving further details.

A high-risk mission for the new head of government...




Emily Jackson for DayNewsWorld

THE FUNERAL OF MIKHAIL GORBACHEV

WITHOUT VLADIMIR PUTIN

The Kremlin has officially announced that Vladimir Putin will not attend Mikhail Gorbachev's funeral.

"We know that the main ceremony will be on September 3, 2022, as well as the funeral, but the president's schedule will not allow him to be there," Dmitry Peskov told reporters, adding that Vladimir Putin had already gone to the Moscow hospital where Mikhail Gorbtachev died to "place flowers near his coffin".

In a very measured message of condolence, the Russian president had evoked the memory of a man who had "a great influence on the history of the world" and "guided our country through a period of complex and dramatic changes and great challenges”.

Gorbachev adored by Westerners

By contrast, Western officials paid heavy tribute to the 1990 Nobel Peace Prize winner for sharply reducing East-West confrontation. He died on Tuesday August 3 at the age of 91 following a "long and serious illness", announced the Central Clinical Hospital (TSKB) in Moscow, where he was being treated. Mikhail Gorbachev, last leader of the USSR, died on Tuesday August 30 at the age of 91. Whoever received the Nobel Peace Prize ended the Soviet Union and the Cold War.

On December 25, 1991, Mikhail Gorbachev signed his resignation, but also the death certificate of the USSR. The Soviet era is closing. Arriving at the head of the Communist Party in 1985, he embarked on the path of reform. Perestroika, "glasnost"... Mikhail Gorbachev wants to liberalize the economy and society. It is a door that opens for the peoples of the Soviet bloc, eager for freedom. When the East Germans stormed the Berlin Wall in 1989, Gorbachev refused to send the tanks. The communist bloc is collapsing.

Mikhail Gorbachev is then adored by Western leaders, such as Ronald Reagan, François Mitterrand and Margaret Thatcher, who will say: “With him, we can do business. In 1987, he even appeared all smiles at the White House and signed the first nuclear disarmament agreement between East and West. He will then receive the Nobel Peace Prize.

An ambivalent figure in Russia

In Russia, on the other hand, since the disappearance of the USSR in 1991, he remained an ambivalent figure. If he is the one who gave freedom of expression a chance to emerge, he was for many responsible for the break-up of a superpower and the terrible years of economic shock that followed, experienced as a humiliation.

The years that followed the dissolution of the USSR remain a trauma for many Russians, plunged into dazzling poverty, confronted with political chaos and a bloody war in Chechnya. With the coming to power in 2000 of Vladimir Putin, who said he considered the disappearance of the USSR as the "greatest geopolitical catastrophe" of the 20th century, the state brought society into line while ensuring the return of power Russian on the international scene.

For Mikhail Gorbachev, relations have always been complex with the new masters of the Kremlin, whether it was the first Russian president Boris Yeltsin (1991-1999), his sworn enemy, or Vladimir Putin, whom he criticized while seeing in him a chance for stable development of Russia.

Mikhail Gorbachev was the last living leader of the Cold War era, a period whose echoes have been particularly felt since the offensive of current Russian President Vladimir Putin in Ukraine, launched on February 24.

Before his death, Mikhail Gorbachev had not spoken publicly about this conflict in Europe since the Second World War, decried in the West as a resurgence of Russian imperialism.




Jenny Chase for DayNewsWorld

RUSSIA/UKRAINE THE ISSUES AROUND THE ZAPORIJIA NUCLEAR POWER PLANT

Tension remains maximum around the Zaporijia nuclear power plant, the most powerful in Europe in 2022, located in southern Ukraine and occupied by the Russian army since March. In recent weeks, bombings have been falling not far from the nuclear power plant, raising fears of a new Chernobyl, the largest civilian nuclear accident. It is the target of bombardments of which both Ukraine and Russia accuse each other.

While Moscow has rejected requests for the demilitarization of this strategic area, the two countries mutually accused each other on Thursday of preparing to carry out a "provocation" this Friday, August 19, 2022. On both sides, we accuse each other of encouraging the escalation, right during the visit of the Secretary General of the UN, Antonio Guterres, scheduled for the same day in Ukraine, in the port of Odessa in particular. Still, neither Moscow nor kyiv have provided any concrete evidence to support their mutual accusations...

Faced with the danger, Vladimir Poutine and Emmanuel Macron however spoke by telephone this Friday. The Russian leader "stressed that the systematic bombardment (...) of the territory of the Zaporizhia nuclear power plant creates a danger of large-scale disaster which could lead to the radioactive contamination of vast territories", the Kremlin said in a statement . MM. Macron and Putin also called for the organization "as soon as possible" of a visit to the plant by the International Atomic Energy Agency (IAEA), according to the same source. This was confirmed by the Elysée, shortly after, indicating that Vladimir Putin had accepted that the IAEA mission “pass through Ukraine”. He declared during this interview that he agreed to "review the requirement" that it go through Russia. "He accepted that she (go there) respecting Ukrainian sovereignty and therefore passing through Ukraine, under government control," added the French presidency.

Earlier, it was the UN Secretary General who sounded the alarm. "We must tell it like it is: any potential damage to Zaporijjia would be suicide," said Antonio Guterres, calling once again to "demilitarize" the plant.

“Zaporizhi is neither Chernobyl nor Fukushima”

The Zaporizhia nuclear power plant, which is located on the territory of the city of Enerhodar, 56 km south-west of Zaporizhia, however, has nothing to do with power plants like Chernobyl or Fukushima.

Indeed, the Zaporizhia power plant is more like French constructions, being covered by an envelope which serves as a shield. “The containment enclosure is made of reinforced concrete and is almost a meter thick”, explains Emmanuelle Galichet, doctor in nuclear physics and lecturer at the National Conservatory of Arts and Crafts (Cnam). As for the reactor core, it is enclosed in a vessel, itself protected by a reactor pit. And on the surface, a very robust slab limits breakage from falling heavy objects. This observation is also shared by Defense & International Security experts, for whom the plant's materials limit the risks of a terrible explosion. “The turbine building is constructed of concrete, with metal structures (walls/roof).

"It is not certain that the reactor building can be affected, nor that essential organs capable of releasing radioactivity (steam generators, primary loops, primary and auxiliary pumps) within it are", they conclude, confirming the words of the CNAM researcher: "Zaporijie is neither Chernobyl nor Fukushima: the containment structures differ".

But above all, many experts point out that both Russians and Ukrainians would have everything to lose by bombing the plant. “The Russians and Ukrainians are aware of the risk they pose to their population above all”. "More or less massive rejections are likely to pose a problem for the Russians themselves", also explains the specialists of the magazine Defense & International Security.

Would these mutual accusations then rather be part of a strategy of fear that plays on the anxiety of nuclear risks, exacerbated by nuclear disasters like that of Chernobyl ?




Alize Marion for DayNewsWorld

UK FIRST TELEVISION DUEL

BETWEEN LIZ TRUSS AND RISHI SUNAK

It was a tense televised debate, Monday evening July 25 in London, between the two finalists vying for the presidency of the Conservative Party and therefore the post of Prime Minister. Foreign Minister Liz Truss and former Chancellor of the Exchequer Rishi Sunak clashed in a heated dialogue around mainly economic issues.

At the center of the quarrels indeed, taxes and their very different fiscal policies.

Liz Truss said she wanted to cut taxes: “Everyone understands that Covid-19 is a once in a century event and by trying to bail out we are hurting our economy, we end up by causing a recession, and we are putting people out of work, at the expense of taxpayers who work hard and see their taxes go up contrary to what we promised in our manifesto…”

For Rishi Sunak, there is "nothing conservative" in the approach of Liz Truss and her economic policy would lead to interest rates of 7%. For her part, she retorts that the strategy of the former chancellor could lead the country to recession and also wishes to draw up an immediate economic growth plan, and impose a temporary moratorium on the tax on green energy.

Opposite strategy for Rishi Sunak who, on the contrary, wants to increase taxes and have reserves to deal with inflation.

The deplorable state of the national healthcare system and Brexit were barely mentioned, but a new debate is scheduled for next week.

If Mr. Johnson's foreign minister had a difficult start in the campaign – she narrowly climbed into the leading duo – her positioning on the right of the party is starting to pay off. According to a YouGov poll published on July 21, 62% of party members polled preferred Liz Truss, compared to 38% saying they would choose Mr Sunak. According to a poll conducted by Opinium after the debate, 38% of those questioned (conservative voters or not) found Liz Truss the most convincing, 39% preferred her colleague.

The two contenders for the succession of Boris Johnson will be decided by a vote, from August 1 and until September 2, of the 160,000 members of the Conservative Party. The name of the new British Prime Minister will be announced on September 5.




Joanne Courbet for DayNewsWorld

AGREEMENT BETWEEN RUSSIA AND UKRAINE

FOR THE RESUME OF CEREAL EXPORTS

The outcome still seemed uncertain in the middle of the week. Ukraine and Russia, under the aegis of Turkey and the UN, have finally come to an agreement on the conditions for exporting Ukrainian cereals to the Black Sea, blocked in the ports. An agreement was signed this Friday, July 22, 2022 in Istanbul. Described as "very important" by the Kremlin, it was obtained after two months of discussions between the two camps. kyiv and Moscow signed two identical but separate texts - at the request of Ukraine, which refused to initial any document with Russia and had thus made it known that it would only sign this text with the UN and Turkey.

A control center in Istanbul

The inspection of the ships carrying the grain was a requirement of Moscow, which wanted to make sure that they would not simultaneously deliver weapons to Ukraine. A control and coordination center must therefore be established in Istanbul, with representatives of all the parties: a Ukrainian, a Russian, a Turk and a representative of the UN.

The inspections will not take place at sea as envisaged for a time for practical reasons, but in one of the Turkish ports. Conducted by representatives of the four parties, they will take place at the departure and arrival of ships. In addition to inspections, the experts will also be responsible for scheduling ship rotations in the Black Sea. Three or four weeks are still needed to finalize the details and make this center operational.

Safe shipping lanes

Russians and Ukrainians undertake to respect shipping lanes through the Black Sea free of any military activity. On the other hand, the negotiators gave up on clearing the Black Sea of ​​mines, mainly laid by kyiv to protect its coasts, for lack of time. “Clearing mines would have taken too long,” justified the UN, which specified that “Ukrainian pilots” would clear the way for cargo ships in territorial waters. Separately, Ukraine has suggested that these exports start from three ports - Odessa, Pivdenny and Chornomorsk - and hopes to be able to increase their number in the future.

20 to 25 million tonnes of cereals released

The agreement would be signed for four months and automatically renewed. If 20 to 25 million tonnes of cereals are currently overdue in the silos of Ukrainian ports, and at the rate of 8 million tonnes evacuated per month, this period of four months should be enough to sell off the stocks. The invasion of Ukraine by Russia - two countries which notably provide 30% of world wheat exports - has led to a surge in grain and oil prices as well as shortages on world markets.

This rise in prices has worsened the situation of countries already facing a food crisis, particularly in the Horn of Africa (Kenya, Ethiopia, Somalia, Djibouti) which is experiencing its worst drought in 40 years.

Famines also threaten other countries very dependent on cereals from Ukraine or Russia, such as Pakistan, which imports more than 80% of wheat from Ukraine, Lebanon more than 60% of its wheat, while Tunisia, Algeria and Libya are more than 40% wheat from Ukraine. The African Union (AU) also "welcomed" this Saturday, July 23, 2022 the agreement signed between Russia and Ukraine to unblock grain exports, a "welcome development" for the continent which faces at increased risk of starvation.

A reward for Russian products

A memorandum of understanding must accompany this agreement, signed by the United Nations and Russia, guaranteeing that Western sanctions against Moscow will not concern cereals and fertilizers, directly or indirectly.

This was a requirement from Russia, which made it a sine qua non for the signing of the agreement.

A failed deal?

Less than 24 hours after the signing of these agreements, Ukrainian territory was struck by the Russian army. If a dozen missiles were sent to the center of Ukraine, it was the Russian strikes which targeted the port of Odessa, a strategic point for the resumption of Ukrainian grain exports, which caused a strong reaction on Saturday.

By firing cruise missiles at the port of Odessa, the Russian president "spit in the face of UN Secretary General Antonio Guterres and Turkish President Recep (Tayyip) Erdogan, who have made enormous efforts to achieve this agreement,” Foreign Ministry spokesman Oleg Nikolenko said.

A little later this Saturday, UN Secretary General Antonio Guterres declared "unequivocally condemning the strikes reported today in the Ukrainian port of Odessa" while the head of diplomacy of the European Union, Josep Borrell, also castigated Moscow's behavior.

"Hitting a crucial grain export target one day after the signing of the Istanbul Accords is particularly reprehensible and once again demonstrates Russia's utter disregard for international law and commitments," he said. wrote on Twitter.




Alize Marion for DayNewsWorld

MARIO DRAGHI'S RESIGNATION LEAVES ITALY

IN UNCERTAINTY


Three government parties on Wednesday refused to trust Italian Prime Minister Mario Draghi in a vote in the Senate, forcing him out of power. Also, far from the bravado style of Boris Johnson taking leave of his parliamentary colleagues on a line from Terminator: “Hasta la vista, baby. “, Italian Prime Minister Mario Draghi, 74, handed in his resignation to President Mattarella on Thursday morning almost on tiptoe. “Sometimes central bankers also use their hearts. he had however conceded, visibly moved, thanking the parliamentarians who cheered him on. In a statement read by his spokesperson, President Mattarella "took note", adding that the Draghi government would remain in place for the time being to expedite current affairs.

The “Super Mario” savior

In February 2021, the country saw in "Super Mario" a savior: the former boss of the European Central Bank agreed to play the tightrope walker by forming a government from the center-left to the far-right to deal with the urgency: to tackle the formidable debt (150% of national wealth) which earned Rome the wrath of the EU.

But for some time now the crisis has been brewing within this unlikely alliance.

On July 14, the populist Movement 5 Stars (M5S), which belonged to the government coalition, decided not to vote on a key text submitted to the Senate and experienced as a "vote of confidence" by the government. The party, itself deeply divided by a recent split and at half mast in the polls, felt that its priorities (establishment of a minimum wage and tax incentives for the energy renovation of homes) were not taken into account.

Arrived at the head of the executive in February 2021 to get Italy out of the health and economic crisis, Mario Draghi in turn felt that his government of national unity, ranging from the left to the far right, had been rendered obsolete by the gesture of the M5S. He had therefore presented his resignation the same day to President Sergio Mattarella … who had refused it. The centre-left (which fears that early elections will favor the right), a thousand mayors as well as several European officials (who see in him the white knight of budgetary orthodoxy) then urged the Prime Minister to remain in office .

For five days, Mario Draghi had been waiting for a “significant political gesture” to allow himself the possibility of changing his mind. He wanted confirmation that he was supported by a very large majority, ranging from right to left. And expected a formal commitment from the parties to continue the action launched 17 months ago. Apart from the Democratic Party (PD) and the centrists, unfailing allies of Draghi, neither the League and its ally Forza Italia nor the M5S had discovered their cards on Wednesday morning.

Wednesday's crazy day

Mario Draghi finally said he was ready to continue his mission if his coalition managed to unite to avoid early elections. “The only solution, if we still want to stay together, is to rebuild this pact from its foundations, with courage, altruism and credibility,” he declared before the Senate. "It's what the Italians demand," he added, with polls saying that two-thirds of his compatriots want "Super Mario" to remain at the helm. But he delivered yesterday, Wednesday July 20, 2022, an uncompromising speech in the Senate.

Indeed Mario Draghi, who appeared in the Senate to explain the reasons for his resignation, presented last Thursday and refused by the President of the Republic, chose to speak very frankly.

The President of the Italian Council did not hesitate to attack the behavior of the parties which led to disunity. “Unfortunately, for yearsmonths, at the citizens' request for cohesion, the political forces have opposed a growing desire for division, "he said. "The reforms of the Superior Council of the Judiciary, the cadastre and the beach concessions have shown a progressive fraying of the majority on the modernization of the country". So many measures that have seriously undermined the M5S and the League. He also denounces their “attempts to weaken the government's support for Ukraine, to weaken our opposition to President Putin's project”. Finally, he recalls the demands of the League, whose “calls for the continuation of indebtedness have multiplied at the very time when the need to ensure the sustainability of the debt was the strongest”. And points to the inconsistencies of the M5S: "It does not

Sparing no one, except the Democratic Party, which has never questioned its confidence, it announces the color: it intends to carry out all the reforms, including the most unpopular, such as the questioning of seaside concessions or the liberalization of taxis, against which the League has been fighting for several months.

Mario Draghi concludes: “Italy does not need cosmetic confidence, which disappears in the face of inconvenient measures. It needs a new pact of trust, sincere and concrete, like the one that has allowed us to change the country for the better so far,” he said.

National unity is over

The Senate gave him its confidence but three crucial allies dropped him: the 5 Star Movement, Forza Italia and the League decided to abstain in the vote of confidence after the speech of the former president of the Central Bank European Union (ECB). His message of unity went unheard. In question, officially: the M5S did not obtain satisfaction on its demands, and Forza Italia and the League refuse to remain in a government alongside the M5S, which "broke the pact of confidence" which sealed government unity after having boycotted the July 14 vote.

The "day of judgment", as defined by former Prime Minister Matteo Renzi, therefore ends Wednesday evening with the end of the government of Mario Draghi. National unity is over.

The government falls but the problems remain. Italy, ultra-dependent on Russian gas (43% of its imports) is taking the brunt of the war in Ukraine. Its inflation is racing (8%)...

The ball is now in the court of the President of the Italian Republic, Sergio Mattarella. He will probably decide to dissolve the Chambers. Early general elections could be organized on 2nd October next.

A political crisis that weighs down the euro zone and sends a message of disunity to Russia. "Moscow is delighted to see Draghi's head served on a platter to Putin", warns the head of Italian diplomacy, Luigi Di Maio.



Joanne Courbet for DayNewsWorld

The “Super Mario” savior

In February 2021, the country saw in "Super Mario" a savior: the former boss of the European Central Bank agreed to play the tightrope walker by forming a government from the center-left to the far-right to deal with the urgency: to tackle the formidable debt (150% of national wealth) which earned Rome the wrath of the EU.

But for some time now the crisis has been brewing within this unlikely alliance.

On July 14, the populist Movement 5 Stars (M5S), which belonged to the government coalition, decided not to vote on a key text submitted to the Senate and experienced as a "vote of confidence" by the government. The party, itself deeply divided by a recent split and at half mast in the polls, felt that its priorities (establishment of a minimum wage and tax incentives for the energy renovation of homes) were not taken into account.

 Arrived at the head of the executive in February 2021 to get Italy out of the health and economic crisis, Mario Draghi in turn felt that his government of national unity, ranging from the left to the far right, had been rendered obsolete by the gesture of the M5S. He had therefore presented his resignation the same day to President Sergio Mattarella … who had refused it. The centre-left (which fears that early elections will favor the right), a thousand mayors as well as several European officials (who see in him the white knight of budgetary orthodoxy) then urged the Prime Minister to remain in office .

For five days, Mario Draghi had been waiting for a “significant political gesture” to allow himself the possibility of changing his mind. He wanted confirmation that he was supported by a very large majority, ranging from right to left. And expected a formal commitment from the parties to continue the action launched 17 months ago. Apart from the Democratic Party (PD) and the centrists, unfailing allies of Draghi, neither the League and its ally Forza Italia nor the M5S had discovered their cards on Wednesday morning.

Wednesday's crazy day

Mario Draghi finally said he was ready to continue his mission if his coalition managed to unite to avoid early elections. “The only solution, if we still want to stay together, is to rebuild this pact from its foundations, with courage, altruism and credibility,” he declared before the Senate. "It's what the Italians demand," he added, with polls saying that two-thirds of his compatriots want "Super Mario" to remain at the helm. But he delivered yesterday, Wednesday July 20, 2022, an uncompromising speech in the Senate.

Indeed Mario Draghi, who appeared in the Senate to explain the reasons for his resignation, presented last Thursday and refused by the President of the Republic, chose to speak very frankly.

The President of the Italian Council did not hesitate to attack the behavior of the parties which led to disunity. “Unfortunately, for yearsmonths, at the citizens' request for cohesion, the political forces have opposed a growing desire for division, "he said. "The reforms of the Superior Council of the Judiciary, the cadastre and the beach concessions have shown a progressive fraying of the majority on the modernization of the country". So many measures that have seriously undermined the M5S and the League. He also denounces their “attempts to weaken the government's support for Ukraine, to weaken our opposition to President Putin's project”. Finally, he recalls the demands of the League, whose “calls for the continuation of indebtedness have multiplied at the very time when the need to ensure the sustainability of the debt was the strongest”. And points to the inconsistencies of the M5S: "It does not

Sparing no one, except the Democratic Party, which has never questioned its confidence, it announces the color: it intends to carry out all the reforms, including the most unpopular, such as the questioning of seaside concessions or the liberalization of taxis, against which the League has been fighting for several months.

Mario Draghi concludes: “Italy does not need cosmetic confidence, which disappears in the face of inconvenient measures. It needs a new pact of trust, sincere and concrete, like the one that has allowed us to change the country for the better so far,” he said.

National unity is over

The Senate gave him its confidence but three crucial allies dropped him: the 5 Star Movement, Forza Italia and the League decided to abstain in the vote of confidence after the speech of the former president of the Central Bank European Union (ECB). His message of unity went unheard. In question, officially: the M5S did not obtain satisfaction on its demands, and Forza Italia and the League refuse to remain in a government alongside the M5S, which "broke the pact of confidence" which sealed government unity after having boycotted the July 14 vote.

The "day of judgment", as defined by former Prime Minister Matteo Renzi, therefore ends Wednesday evening with the end of the government of Mario Draghi. National unity is over.

The government falls but the problems remain. Italy, ultra-dependent on Russian gas (43% of its imports) is taking the brunt of the war in Ukraine. Its inflation is racing (8%)...

 The ball is now in the court of the President of the Italian Republic, Sergio Mattarella. He will probably decide to dissolve the Chambers. Early general elections could be organized on 2nd October next.

A political crisis that weighs down the euro zone and sends a message of disunity to Russia. "Moscow is delighted to see Draghi's head served on a platter to Putin", warns the head of Italian diplomacy, Luigi Di Maio

KREMLIN THREATS TO LONG RANGE WEAPONS DELIVERIES TO UKRAINE

Moscow ups the ante again by threatening to spread the conflict beyond the Donbass if long-range weapons like the Himars are supplied to Ukraine.

“We cannot allow Ukraine to have weapons that will directly threaten our territory,” Sergei Lavrov said.

Russian Foreign Minister Sergei Lavrov said on Wednesday that Russia's territorial goals in Ukraine are no longer limited to the eastern region of Donbass, according to Russian news agency RIA Novosti. Russia is no longer targeting "only the people's republics of Donetsk and Lugansk", the two self-proclaimed separatist republics of Donbass, but also "the regions of Kherson and Zaporizhya and a series of other territories, and this process continues, steadily" .

He justified the change as "different geography" compared to the situation on the ground at the end of March, when Moscow said it wanted to focus on the east after failing to seize kyiv.

Reprisals against Westerners

The head of Russian diplomacy clarified that the objectives of what Moscow describes as a “special military operation” could be further revised upwards if the West supplied long-range weapons to Ukraine.

“Because we cannot allow the part of Ukraine that Zelensky will control or whoever replaces him to have weapons that will directly threaten our territory and the territory of the republics that have declared their independence”

This threat to conquer new Ukrainian territories is indeed a response and a threat to kyiv and the West, whose cannon deliveries are changing the balance of power on the battlefield.

The twelve HIMARS batteries delivered by Washington, by striking in depth the Russian ammunition depots contributed to stopping the Russian offensive, in the east, after the fall of the twin cities of Severodonetsk and Lyssytchansk.

They can fire high-precision missiles up to 80 km, twice the range of other batteries deployed on the battlefield, and move immediately after firing, avoiding any retaliation. Washington will announce in the coming days new military aid to kyiv, probably in the form of ATACMS missiles, with a range of 300 km.

Vladimir Putin had already demanded in January-February that kyiv undertake never to join NATO and that Western forces can no longer be deployed on the territory of the fourteen Eastern countries that joined the Atlantic Alliance following the disappearance of the Soviet bloc...


Alize Marion for DayNewsWorld

TOWARDS SOLUTIONS TO THE SHORTAGE OF GAS IN EUROPE AND PARTICULARLY IN FRANCE

Since the outbreak of the war in Ukraine and the reductions in Russian gas deliveries, the EU has been seeking to diversify its supplies in order to quickly free itself from its great dependence on Russian gas. Since gas is used both as it is and for the production of electricity, a shortage would create a very complex situation for consumers in France.

Before the war in Ukraine, Russia covered about 40% of European gas consumption. This figure fell to nearly 20% for France, a lower share, but far from negligible. Although our country is not the most dependent on Russian gas, it must still develop viable supply routes to compensate for the future shortfall. A shortage would indeed have serious consequences for households, as well as for French businesses and industries.

Electricity production, already weakened by the shutdown of twelve nuclear reactors due to a corrosion defect and by the drought which reduces the filling of hydroelectric dams, must also be closely monitored: the shutdown of imports of Russian gas would come on top of these short-term difficulties.

Gas stocks being filled

First of all, it is necessary to diversify its sources of supply, to develop its self-sufficiency over a given period and, of course, to ensure that gas stocks are optimally filled. Thierry Trouvou, CEO of GRTgaz, explained on Franceinfo on May 24, 2022: “The challenge of the summer is to fill the storages correctly”.

Today, French stocks are 63.6% full. Although the strong upward momentum is usual at the start of the summer, this figure is significantly higher than in 2021 at the same period (49.73%). This speaks to the focus on the goal of filling gas stocks in this time of energy uncertainty.

If the European Union has filled exactly 58.92% of its reserves, strong disparities between the States remain. Thus, Germany is at about the same level as France with 61.85% occupancy, as is Italy (59.85%). Portugal and Poland are well ahead, with almost full reserves (100% and 97.46% respectively). On the other hand, the situation is more difficult for Austria (45.58% occupancy) and Bulgaria (35.27%), among others.

“CRE, in coordination with the government, is working on adapting the regulation of storage operators to meet the challenges of this new context. (...) The good level of storage subscription for the winter of 2022-2023, the limited dependence on Russian gas and access to supplies of Norwegian gas and liquefied natural gas, allow France to approach more serenely than many of its neighbors the storage filling campaign which is beginning". Another source of supply has just been added for storage. Visiting Baku on Monday July 18, Ursula von der Leyen announced an agreement with Azerbaijan to double European gas imports from the former Soviet republic “within a few years”.

For the short term, the new law on purchasing power organizes France's energy sovereignty The law on purchasing power will be examined by the National Assembly from July 18, 2022. It provides in particular for a section on France's energy independence, which it intends to articulate around four axes: the requisition of gas-fired power stations, the forced filling of storage, derogations to speed up the installation of the LNG terminal in Le Havre and the restart of the coal-fired power station of Saint-Avold.

Added to this is a gas shedding plan which has been put in place by the French government in particular. Indeed, decree 2022-85 of April 8, 2022, on gas shedding, published in the official journal, aims to authorize targeted gas supply cuts at given sites and for a limited period.

Load shedding thus makes it possible to avoid any black-out during peak hours, while favoring supply in essential places such as schools, hospitals or even nursing homes. “For the site, load shedding consists of carrying out a significant reduction in consumption in less than 2 hours. It is a regulatory obligation that applies to all customers approached by GRDF under the texts in force”, indicates GRDF. It only concerns very large gas consumers, ie those who consume more than 5 GWh per year (whether they are connected to the GRTgaz, Téréga or GRDF transmission networks).

The load shedding measures will be applied as a priority to gas-intensive industries such as tile works, steelworks, papermakers, chemists and several tertiary companies.

For the longer term, three other options are being considered :

Importing liquefied natural gas (LNG) in larger quantities: Engie and the American Nextdecade have already signed a contract for 1.75 million tonnes of LNG delivered to France between 2026 and 2041. This solution, however, requires the creation of LNG terminals adapted to accommodate and regasify LNG. A LNG terminal ship project in the port of Le Havre, in collaboration with Engie and TotalEnergies, is under development. The problem is that LNG comes from a process that has a strong impact on the environment, which makes it an unsustainable and non-ecological solution;

Increasing the share of renewable energies in the French and European energy mix: the REPowerEU plan thus plans to inject 113 billion euros to massively deploy renewable energies, and in particular solar energy, in the EU. For example, all public and commercial buildings over 250 m2 and new residential buildings will need to have rooftop solar panels. On the other hand, the delays in obtaining installation permits for solar and wind infrastructures will be reduced;

The energy sobriety approach: gestures to reduce consumption from all consumers, individuals, professionals, industrialists and state bodies, is an immediate solution to reduce the risk of running out of gas during the winter. "The best energy remains that which we do not consume", affirmed the leaders of TotalEnergies (Patrick Pouyanné), EDF (Jean-Bernard Levy) and Engie (Catherine MacGregor) in an unpublished joint forum published in the Journal from Sunday June 26, 2022.

The three energy companies thus call for "awareness and collective and individual action so that each of us - each consumer, each company - changes its behavior and immediately limits its consumption of energy, electricity, gas and petroleum products". 

For some, the EU must take advantage of this crisis to accelerate the energy transition...




Sandra Stac for DayNewsWorld

UNITED KINGDOM

THE BATTLE FOR THE SUCCESSION OF

BORIS JOHNSON IS LAUNCHED

Prime Minister Boris Johnson had no choice but to resign, Thursday, July 7, 2022, from the head of the Conservative Party, entangled in a series of scandals. He has not yet left Downing Street, specifying that he will remain in power until his successor is appointed. The spokesman for Mr. Johnson has indeed ruled out that the Deputy Prime Minister, Dominic Raab, will act as interim.

“The Prime Minister acts in accordance with the convention. He remains prime minister until a new party leader is in place and the work of government will continue during that time,” he said.

Details of the procedure to succeed him will be announced on Monday by the 1922 Committee, a Conservative parliamentary group. The designation of the new leader of the tories, who will become prime minister – the party having the majority in the House of Commons – must take place before the annual convention of the party, on October 2, in Birmingham.

Battle for succession

However, the battle for his succession at the head of the party has already begun.

Cited among the favorites to succeed Boris Johnson at the head of the Conservative Party, British Defense Minister Ben Wallace has announced that he will not enter the race. “After careful consideration and discussion with my colleagues and my family, I have made the decision not to enter the race for the leadership of the Conservative Party,” he wrote on Twitter, explaining that he wanted to concentrate on its current task and "ensure the security of the country".

Of the four other candidates who have so far formalized their candidacy - former Equality Minister Kemi Badenock, MP Tom Tugendhat, Attorney General Suella Braverman and Rishi Sunak - only the latter, the resigning Finance Minister, stands out. of heavy weight. Rishi Sunak was one of the very first to position himself for his succession at the head of the Conservative Party, and therefore at the head of the government.

“I am running to be the next leader of the Conservative Party and your Prime Minister. Let's restore confidence, rebuild the economy and bring the country together,” he said on Twitter. “My values ​​are non-negotiable, patriotism, justice and hard work,” he added in a video where he notably underlines the importance of his family. Since his declaration of candidacy on Friday evening, Rishi Sunak is the one who has garnered the most support from MPs.

His ideology is close to hard conservatism: in favor of a large reduction in taxes, the role of the state, public spending and for a stricter approach to immigration. The Rishi brand is also a deputy always dressed to the nines, tailored suits and slicked back hair… Arguments that resonate with activists who place him for the moment (and by a small majority) in the lead in the polls.

However, the richest member of the House of Commons enters the campaign with a few pans. He will have to assume his support for Boris Johnson despite Partygate. He himself was fined for having participated in a party in Downing Street. And his wife, Akshata Murthy, daughter of an Indian billionaire, also cast doubt on the couple's finances after it was revealed a few months ago that she was not domiciled for tax purposes in the UK.

Daughter of the founder of Infosys, a highly rated technology giant in India and the United States, she owns just under 1% of the company, which last year allowed her to receive almost 14 million euros in dividends. She kept her Indian nationality and remains officially domiciled in India. A situation that Rishi Sunak has never hidden from the government or the Treasury, and which is not illegal.

Akshata Murthy has since said she would change her tax residency so as not to penalize her husband.




Joanne Courbet for DayNewsWorld

DESPITE SERIAL RESIGNATIONS IN HIS GOVERNMENT BORIS JOHNSON HOLDS ON

IN HIS POST OF PRIME MINISTER

Boris Johnson has suffered for two days an avalanche of resignations within his government which weakens his authority, already damaged by a succession of scandals. After the resounding departures Tuesday July 5, 2022 of the Ministers of Health Sajid Javid and Finance, Rishi Sunak, several other members of the British government slammed the door, Wednesday July 6, bringing to twenty the total number of resignations this year.

Call for the resignation of Boris Johnson

The Secretary of State in charge of children and the family, Will Quince, judged that he had "no choice", after having repeated "in good faith" in the media elements provided by the services of the Prime Minister "which turned out to be inaccurate". The assistant to the Secretary of State for Transport, Laura Trott, resigned, judging that confidence was "lost". Finally, the Minister responsible for school standards, Robin Walker, explained that his decision stemmed from his regret that the Conservative Party had “been diverted from its primary mission because of permanent questions about its leadership team”.

Five other members of government - Minister of State for Regional Growth and Local Government Kemi Badenoch, Parliamentary Under-Secretary of State for Upgrading, Housing and Communities Neil O'Brien, Deputy -Parliamentary Secretary of State for Learning and Skills Alex Burghart, Parliamentary Under-Secretary of State for Business and Industry Lee Rowley and Minister of State for Media and Data Julia Lopez – announced their resignation on Wednesday afternoon in a joint press release; they thank Boris Johnson for his action, but call on him to resign “for the good of the party and the country”. “We must ask that, for the good of the party and the country, you step down”, they told him writing.

"The Colossal Mandate"

But ignoring calls to leave, Boris Johnson instead claimed the “colossal mandate” given to him by voters in 2019 gave him a duty to “carry on”. "A prime minister's job in difficult circumstances, when you have been given a colossal mandate, is to keep moving forward," he said. In front of the deputies, he notably defended the action of his government, praising tax cuts.

Opposition Labor leader Keir Starmer blasted a "pathetic spectacle", while Scottish National Party (SNP) leader in the House of Commons, Ian Blackford, demanded a snap election.

But Boris Johnson also excludes any attempt to organize early elections. "I really don't believe that anyone in this country wants politicians to engage in elections now," he told the heads of parliamentary committees. “I believe that we must continue to serve our constituents, and take care of the issues that matter to them,” he added.

A Prime Minister rejected by the population

After the scandals that overwhelmed his mandate, Boris Johnson is however in the sights of the British. According to a YouGov poll carried out after the resignations of Sajid Javid and Rishi Sunak, 69% want the departure of the man who allowed them to leave the European Union. More than half (54%) of Conservative voters in 2019 think the Prime Minister should step down. The economic context is, moreover, particularly delicate, with inflation at its highest for forty years, at 9.1% in May over twelve months. After a historic strike by railway workers at the end of June, the unions have already called for a “summer of discontent” and several professions – lawyers, health workers, teachers – have called for social movements.

Could "BoJo" be at a point of no return ?




Joanne Courbet for DayNewsWorld

A DEADLY SHOOTING IN DENMARK

Several people were hit by gunfire yesterday, July 3, 2022, in a large shopping center in Copenhagen, the capital of Denmark. The police reported, in the middle of the evening, "several deaths" as well as many injuries.

"We do not yet know for sure how many are injured or dead, but it is very serious", declared, shortly before 7:30 p.m., the mayor of Copenhagen, Sophie Haestorp Andersen, on Twitter.

The management of the city's main hospital, the Rigshospitalet, told Reuters that the establishment had received "a small group of patients" for treatment and that additional staff, including surgeons and nurses, had been called in to help. .

According to national television DR, three people were hospitalized, but this assessment does not include possible support on the spot.

“One person has been arrested in connection with the shooting,” police said on Twitter earlier this evening. He is a young Dane aged 22. In a press conference, Copenhagen Police Chief Inspector Søren Thomassen explained that the police were alerted shortly after 5.30 p.m. and that heavy reinforcements were then dispatched to the area around the mall, in the Amager district, located between the city center and the airport of the capital.

When the first shots were heard, more than a hundred people rushed outside the shopping mall, according to witnesses quoted by Danish media.

Last night, the police said they could not rule out the fact that it was a terrorist attack.




Jenny Chase for DayNewsWorld

ESSENTIAL REFORMS TO MAKE

 FOR UKRAINE CANDIDATE TO THE EUROPEAN UNION

The member countries of the European Union decided on Thursday, June 23, 2022 to grant the status of candidate for EU membership to Ukraine, accompanied by Moldova. Since the beginning of the Russian invasion, Kiev has not has ceaselessly pleaded this cause with the Twenty-Seven. This historic decision is highly symbolic. This new candidate status indeed sends a message to Russia, which refuses that Ukraine can have a European path and acknowledges the sovereignty of Ukraine and the recognition of this sovereignty by the EU.
The status of candidate country thus opens the way to a possible integration of Ukraine into the Union and makes it possible to begin discussions. But the road to integration is still long and could take "decades", put Emmanuel Macron into perspective during the press conference at the end of the European summit on Friday afternoon. Ukraine will indeed have to make changes, political, environmental, economic, in order to correspond to the standards of membership of EU countries. Many challenges therefore await the country in this matter.

There are indeed stages in the process of applying for membership of the Union. The very first stage, which consists of saying that the Member States of the Union have recognized Ukraine as a candidate after the drawing up of a report by the European Commission, has just been crossed. The European Union will then have to decide unanimously on the concrete launch of the accession process, with negotiations between the EU and Ukraine. However, one of the conditions for the opening of any accession negotiations is the return to peace and the reconstruction of the country, a country at war being unable to negotiate its entry into the Union.

In order to qualify for entry into the European Union, Ukraine must also rise to European standards so that many reforms will have to be set in motion, Ukraine being far from fulfilling the criteria for membership of the European Union. 'European Union.

To do this, Ukraine must adapt its legislation and modes of governance to those of the EU. The country is affected by an endemic corruption phenomenon (in 2021, Ukraine obtained a score of 32/100 in the corruption perception index established by the German anti-corruption NGO, Transparency International Editor's note). It is a country where oligarchs rule the economy. The independence of justice is a fiction. All these points are the priority projects of the reform. Moreover, before being able to enter the EU, Ukraine was largely destroyed by the action of the Russian army. will have to be rebuilt.

Once all the negotiations have been completed, the entry of Ukraine will have to be validated one last time by all the member countries of the EU. For EU enlargement, the decision-making rule is that of unanimity. Countries like Poland or the Baltic countries will be very accommodating with Ukraine because they consider that, geopolitically, Ukraine's entry into the EU is a priority factor for stability.

But other countries, like France, the Netherlands or Spain will not want an ill-prepared Ukraine. The path may therefore be long.



Joanne Courbet for DayNewsWorld

ESSENTIAL REFORMS TO MAKE

 FOR UKRAINE CANDIDATE TO THE EUROPEAN UNION

WAR IN UKRAINE

ARM WARRIOR AROUND KALININGRAD RUSSIAN ENCLAVE IN THE HEART OF EUROPE

Lithuania has blocked the transit of Russian products affected by European sanctions intended for the enclave of Kaliningrad, attracting direct threats from Moscow. This crisis has great potential for escalation.

The Kaliningrad enclave

After the Second World War, the USSR received compensation from Germany for the city of Königsberg, renamed Kaliningrad, with a 70-kilometre corridor named Suwalki to connect it to Belarus, then within the Soviet Union. This small territory of 15,000 kilometers and a million inhabitants is a piece of the Russian Federation, over-armed, wedged between Poland and Lithuania. It is supplied via the corridor named Suwalki straddling the borders of Poland and Lithuania, both members of the European Union and NATO.

However, Lithuania has decided to apply the European sanctions concerning approximately half of the Russian products destined for Kaliningrad. Moscow has called for the immediate lifting of this ban considered "illegal". Indeed, the implementation of this transit was one of the conditions imposed on Lithuania when it joined the EU in 2024.

“A blockade” according to Moscow

Since Monday, June 20, 2022, Russia has therefore reacted with threatening words: if transit is not restored in full, Moscow said, “then Russia reserves the right to act to defend its national interests”. The Russian authorities are promising an appropriate reaction to what Moscow now considers a blockade of the Russian enclave of Kaliningrad, while Vilnius has started to apply European sanctions which affect the transit of certain goods transported by train through Lithuanian territory between mainland Russia and the enclave. European retaliatory measures mainly concern coal, metals and construction materials, and will be extended in July to cement and alcohol. Kaliningrad Governor Anton Alikhanov

Russian Chargé d'Affaires in Lithuania Sergey Ryabokon said the transit ban was no longer just a matter of applying sanctions: "This is a blockade, a partial blockade shipments that they implement in this way against our region. » . Words that weigh heavily, because its implementation could be likened to an act of war, Moscow being able to see in this action an additional commitment on the part of NATO.

If Russia decides to retaliate, or even forcibly restore transit from Kaliningrad to Belarus and then to Russia, there is a considerable risk of escalation. The risk is all the greater as Kaliningrad is one of the most militarized places in the world. Including Iskander ballistic missiles, and nuclear weapons. It is also the headquarters of the Russian Baltic Fleet.

The birthplace of the philosopher Kant is becoming a fixation abscess of the Russia-West confrontation..




Joanne Courbet for DayNewsWorld

THE FUTURE OF BORIS JOHNSON AT STAKE

BY A MOTION OF DEFIANCE FROM HIS PARTY

After the respite of the four holidays of the jubilee of Elizabeth II, the rights of politics resume their course.

British Prime Minister Boris Johnson, weakened by months of Downing Street holiday scandals during lockdowns, will face a vote of no confidence from Conservative Party MPs on Monday night.

"The threshold of 15% of parliamentarians requesting a vote of confidence from the leader of the Conservative Party has been exceeded," said Graham Brady, chairman of the 1922 committee in charge of internal organizational matters, in a press release. It took 54 letters from MPs to trigger this vote.

The ballot will be held between 6 p.m. and 8 p.m. (local time) (between 7 p.m. and 9 p.m.) and the result announced in stride.

“The Prime Minister welcomes the opportunity to present his case to MPs and will remind them that there is no more formidable political force than when they are united and focused on the issues that matter to voters . »

“(The vote) tonight offers an opportunity to end months of speculation and allow the government to draw a line and move on by responding to the priorities of the people”, reacted the spokesperson for Boris Johnson in a statement.

If the Prime Minister receives the confidence of less than 50% of his troops, he will lose the leadership of his party, which will have to choose a new Prime Minister.

If he wins, no other vote of no confidence can be organized for a year, even if Graham Brady affirms that it would be "technically possible" to change this internal rule of the Conservative party.

A drop in popularity with electoral consequences

Far from putting an end to the scandal that has plagued the Conservative government for six months, the publication last week of an administrative report detailing the extent of violations of anti-Covid rules in Downing Street has prompted new calls for the resignation. Boris Johnson, himself subject to a fine (unheard of for a Prime Minister in office), then said that he assumed "full responsibility for everything that happened" but felt he had to "continue" his work.

The scandal, along with soaring prices that are causing a historic drop in household purchasing power, has already caused its popularity to plummet, leading to heavy setbacks for the Conservatives in local elections in early May. He was maintained by highlighting in particular the context of the war in Ukraine, but also for lack of an obvious successor in the ranks of the Conservatives, in power for 12 years in the United Kingdom.

If the Prime Minister is defeated by a motion of no confidence, an internal election will be held within the party to appoint a new leader. If he survives there, he cannot be dislodged for a year.

Two partial legislative elections are scheduled for June 23, the next date likely to relaunch the revolt against the head of government.


Joanne Courbet for DayNewsWorld

WILL THE RUSSIAN APPETITE GO TO TRANSNITRIA ?

The war in Ukraine does not fail to worry the neighboring countries and, first of all, the small Moldavia (2.6 million inhabitants), which today plays an essential role in the reception of refugees from South Ukraine.

The situation of this former Soviet republic, independent since 1991 and neutral since 1994, wedged between a Romania that is a member of NATO and a Ukraine at war, is all the more precarious in that it has had to deal almost, since its independence, with a pro-Russian separatist territory located in its eastern part, Transnistria.

This last entity, where some 470,000 people reside, hosts around 1,500 Russian soldiers, present as part of a peacekeeping mission, as well as large stocks of armaments inherited from the USSR.

If the clashes between Transnistrians and Moldavians have not resumed since July 1992, and if the two parties coexist in a relatively serene way, maintaining in particular quite extensive commercial exchanges, the situation in Ukraine, and possible Russian appetites for Transnistria could in the short term weaken this balance.

From the conflict of 1992 to today

Without going into too detailed a chronology, let us briefly recall that, after the First World War, Bessarabia, whose territory more or less corresponds to present-day Moldova (minus Transnistria), and which had belonged for a century to the empire of the tsars, is integrated into Romania. The territory of present-day Transnistria remains in the hands of the USSR. In 1924, the latter established an administrative entity there called Autonomous Soviet Socialist Moldavian Republic (RASSM), which was incorporated into the Ukrainian Soviet Socialist Republic.

In 1940, the USSR occupied and annexed Bessarabia, which it hastened to merge with the RASSM to create a “Soviet Socialist Republic of Moldavia”.

The Moldavian SSR will remain for fifty years within the USSR, as an equal of the fourteen other Republics (Russia, Ukraine, Belarus, the three Baltic republics, the three Caucasian republics and the five Central Asian republics) and will therefore become independent in 1991, when the USSR collapses.

At that time, the union of Transnistria and Bessarabia was already cracked. For some years now, feeling the USSR wavering, Bessarabia has seriously considered joining Romania. Transnistria, with close ties to Moscow, decided to secede in 1990, but the Soviet center rejected this option. It is therefore together, as the State of Moldova, that Bessarabia and Transnistria gained independence in 1991. Transnistria immediately proclaimed its independence from Moldova, which led to a violent conflict soon after. From March 1992 until the ceasefire of July 21, 1992, the 14th Russian Army, which had come to support the Transistrian separatists, and the Moldovan forces engaged in violent clashes, which killed more than 2,000 people.

A frozen conflict

Since then, the conflict has not known any new episodes and is said to be "frozen", an expression which can moreover be advantageously replaced by the epithet "unresolved", Transnistria being de facto independent, but recognized by no State, not even Russia, which nevertheless largely supports it. It was to find a diplomatic and political solution to this status quo that Moldova adopted the status of a neutral country when it adopted its Constitution in 1994.

Over the past 28 years, the country's various political tendencies that have succeeded each other in power, whether they have been classified as pro-Russian (like Igor Dodon, president from 2016 to 2020) or pro-European, like the current president Maïa Sandu, all wanted to keep this status. It implies Moldova's non-adherence to a military alliance such as NATO, but also demands the departure from Transnistria of Russian troops present since 1992. This departure is regularly demanded by the Moldovan authorities in international forums. Again recently, Maïa Sandu reiterated this requirement, receiving a dismissal from the spokesperson for the Russian Ministry of Foreign Affairs, Maria Zakharova.

Since the end of hostilities in 1992, a negotiation format has taken place, including Russia, Ukraine, the OSCE, as well as Moldova and Transnistria, in order to find the way to a political settlement through some form autonomy of Transnistria within a reintegrated Moldova.

Alas, Russia, if it never recognized the independence of Transnistria, did not help in a decisive way to settle the conflict either. It had proposed its own solution in 2003 through the Kozak memorandum (named after the Russian negotiator Dmitry Kozak, born in Ukraine and now deputy head of the Russian presidential administration in charge of relations with Ukraine), but this attempt was not successful. While discussions have continued since then, there has not been a high-level meeting since the fall of 2019.

The fact remains that – at least until Russia's invasion of Ukraine on February 24 – this conflict probably appeared to be the one with the best chance of being resolved of all conflicts. post-soviet frosts. After three decades without confrontation, a modus vivendi has emerged between the two parties, with tensions limited and expressed in interpersonal terms, while economic pragmatism has pushed for relatively close relations. Thus, the Sheriff Tiraspol football club (Tiraspol is the “capital” of Transnistria), which distinguished itself during its participation in the Champions League this year, plays in the Moldavian championship. Proof that a space of coexistence between Moldovans and Transnistrians is possible, at least on sports grounds!

First, is Moldova moving closer to open conflict with Russia? For the time being, the authorities in Chisinau are mainly focused on welcoming Ukrainian refugees and on the energy issue, considering that the extension of the war to their territory is unlikely. Several observers, such as the Romanian Mircea Geoana, deputy secretary general of NATO, or the American ambassador to Moldova, Kent Logsdon, share this opinion. It is true that Moldova is less important for Moscow than Ukraine.

On a military level, the development of the region depends directly on the fate reserved for the port of Odessa, a city in southern Ukraine located some 60 kilometers only from Moldova. Indeed, if Mariupol makes it possible to close off the Sea of ​​Azov, the port of Odessa allows Russia to control the whole of the Ukrainian coastline, cutting Ukrainian territory off from access to the sea. In this case, one can estimate that the number of refugees would still grow in Moldova, when it has already seen 360,000 people pass through since the start of the war.

This objective of controlling the coastline certainly explains the extent of the attacks against Mykolaev, a town bitterly disputed between Russians and Ukrainians. It is only after the eventual fall of Mykolaev and Odessa that Russia can afford a corridor towards Transnistria; it is not certain, at the same time, that Transnistria can play a decisive role in the Russian offensive in the region, given the low number of men available.

The war in Ukraine has also prompted several countries to move towards the European Union. Thus, like Ukraine before it, and at the same time as Georgia, Moldova applied for membership of the European Union. If the "fast track" demanded by these three countries does not exist in practice, these requests have at least had the merit of drawing the attention of European capitals to the fate of these countries, as well as to their request for membership.

Although Georgia and Moldova have taken a stand in favor of respect for the territorial integrity and sovereignty of Ukraine, these two countries have not, on the other hand, endorsed the policy of sanctions adopted by the EU. The Moldovan Minister of Foreign Affairs, Nicu Popescu, indeed conceded that it would be difficult to adopt the sanctions without suffering insurmountable reprisals. It should be noted that in 2014, Moldova did not support the sanctions imposed on Russia after the annexation of Crimea.

Tensions further rekindled by a Council of Europe resolution

Finally, on the diplomatic level, Russia's departure from the Council of Europe had a direct impact on Moldova. Indeed, the Parliamentary Assembly of the Council of Europe (PACE) passed a resolution in which Transnistria was described as a Russian occupation zone.

This interpretation naturally aroused disputes in Tiraspol. Authorities in Transdniestria called the document "detached from reality" and "extremely dangerous", as well as in Moscow where the resolution is considered to ignore the realities on the ground. Moldovan Foreign Minister Nicu Popescu contented himself with recalling that this resolution reflected “the political opinion of parliamentarians from member countries of the Council of Europe”. At the same time, Popescu stressed that Chisinau will continue to seek solutions for the reintegration of the country and insist on the withdrawal of Russian troops from the territory of Moldova.

In conclusion, while concerns about a resumption of conflict are at their highest for three decades, Moldova is currently relying on its status as a neutral state to avoid being drawn into the war in turn.

But the caution of the Chisinau authorities will probably not weigh heavily if Vladimir Putin manages to seize Odessa and decide that Transnistria will be the next stage of his war...

Florent Parmentier

Secretary General of CEVIPOF. Teacher at Sciences Po. Research associate at the HEC Paris Center for Geopolitics, Sciences Po. Article published in TheConversation..




Simon Freeman for DayNewsWorld

A PACK OF NEW EU SANCTIONS

AGAINST RUSSIA

At the end of a European summit in Brussels, Emmanuel Macron detailed, Tuesday, May 31, 2O22, the sanctions taken by the European Union against Moscow after its offensive in Ukraine.

1° Reduce EU imports of Russian oil by 90% by the end of the year. The agreement provides for a temporary exemption to transport Russian oil by pipeline in order to lift Hungary's veto.

2° Extend the blacklist to eighty Russian oligarchs.

3° Prohibit three television channels.

4° Exclude Russian banks from the Swift international system, including Sberbank

For the Head of State, “this sixth package [of sanctions against Russia] is historic. Exemption measures have been decided for very dependent States (…) and which do not have access to the sea, in a very specific framework with a time limit of eighteen to twenty-four months”. “We are sanctioning Russia and we are helping Ukraine because there is a war on our continent decided by Russia against a people, against democracy. Our objective is always the same: to stop the war without participating. »

Emmanuel Macron also announced that he had proposed to Vladimir Putin the vote of a resolution at the UN to lift the Russian blockade of the port of Odessa in order to allow the export of Ukrainian cereals which are blocked there. "I proposed, in the discussion we had with Olaf Scholz [the German Chancellor] last Saturday, to President Putin that we take the initiative of a resolution at the United Nations to give a very clear framework to this operation" , he declared after a European summit in Brussels.

Emmanuel Macron also reacted to the death of Frédéric Leclerc-Imhoff, a French journalist killed by shrapnel in the Donbass, while he was in a humanitarian convoy.

He “condemned in the strongest terms” the “unacceptable” remarks by Russian officials questioning the young man's status as a journalist.


Boby Dean for DayNewsWorld

THE ISSUES OF MEMBERSHIP IN NATO

FROM FINLAND AND SWEDEN

After nearly decades spent on the sidelines of military alliances, Finland announced on Sunday, May 15, its candidacy for NATO, and Sweden could follow. Both countries are worried about what their big neighbor Russia might do after the invasion of Ukraine that began in February.

For decades, most Swedes and Finns remained committed to their long policy of military non-alignment. But the invasion of Ukraine on February 24 marked a major turning point, especially for Finland, which shares a border of nearly 1,300 kilometers with Russia.

While support for joining NATO has hovered around 20 to 30% for 20 years, the latest polls now suggest that more than 70% of Finns and 50% of Swedes support membership. In both countries, many parties have been or are changing their position on the issue. In the Finnish Parliament, a river majority of at least 85% in favor of membership is emerging. In Sweden, the Social Democratic Party, historically opposed to joining NATO, decides this Sunday, with a green light paving the way for a candidacy of the country.

So that's the end of the doctrine of non-alignment. The reversal of opinion is all the more astonishing as the previous crises had never affected their placidity: neither the annexation of Crimea by Russia in 2014 nor the Donbass conflict for eight years.

“Finlandization”, forced neutrality

A historic reversal for this country of 5.5 million inhabitants, a member of the European Union since 1995 and so far braced on its neutrality negotiated with the USSR in the aftermath of the Second World War. The Finnish swing opens up a disastrous prospect for Russia. Vladimir Putin's regime will see NATO get closer, with 1,340 kilometers of additional common border, twice as much as today.

Ceded by Sweden to Russia in 1809, Finland proclaimed its independence from Moscow on the occasion of the Bolshevik Revolution of 1917. Invaded by the Soviet Union in 1939, the country resisted valiantly during the three-month war of Winter. After the resumption of the conflict in 1941, Finland was forced into an armistice after three years of fighting. At the end of a "friendship" treaty signed in 1948 under pressure from Moscow, the Finnish leaders agreed to remain outside Western military cooperation in a form of forced neutrality, which has remained in history under the name of “Finlandization”.

The country escapes the rank of satellite state of the USSR, but remains under the eye of Moscow with regard to its foreign and military policy.

After the fall of the Soviet Union, Finland joined the European Union (1995) and NATO's Partnership for Peace, but remained officially non-aligned militarily.

Sweden, for its part, maintained for nearly two centuries an official policy of neutrality inherited from the end of the Napoleonic wars, in particular during the two world wars. If it participated in military missions in Afghanistan or more recently in Mali, it does not t has not been at war since an 1814 conflict with Norway. In the 1990s, its neutrality policy was amended to military non-alignment 'aiming to allow' neutrality in the event of war.

While remaining outside NATO, the two countries have forged ever closer ties with the Alliance, which now considers them to be the two closest non-member states. The two countries have thus taken part in missions led by NATO in the Balkans, in Afghanistan and in Iraq, as well as in numerous joint exercises.

Significant resources devoted to the army

During the Cold War, Sweden and Finland devoted significant resources (4 to 5% of their GDP) to their armies, a consequence of their absence of military allies.

With the disappearance of the Soviet threat, both reduced their appropriations, but Finland maintained a massive use of military service and reservists.

With its 5.5 million inhabitants, Finland can thus count on a wartime army of 280,000 combat-capable soldiers, plus 600,000 other reservists, an exceptional force for a European nation. The professional army, however, has only 13,000 soldiers, although it trains 22,000 conscripts each year.

Sweden, for its part, has divested further, reducing its military budget from 2.6% of GDP in 1990 to 1.2% in 2020. But the country began to reverse the trend after the annexation of Crimea by Russia. in 2014. Compulsory military service, abolished in 2010, was partially reintroduced in 2017. Currently, the Swedish army has some 50,000 soldiers, half of whom are reservists. Both countries have announced major military investments since the start of the war in Ukraine.

Disruption of the fragile balance in the Arctic

This region is a potential gold mine – in terms of energy resources and maritime routes – often governed by multiple bilateral agreements between the various states with interests there: Canada, Finland, Denmark, United States, Iceland, Norway , Sweden and Russia. These eight countries generally manage to get along, united by their common Arctic coastline, with agreements on maritime law, environmental balance and security needs.

But there are signs that the Russian invasion of Ukraine is already disrupting these fragile relations. Russia shares the Arctic coastline with five NATO member states, Finland and Sweden – all of which support Ukraine militarily and financially.

“A fifth ocean at the top of the world”

In the Arctic, political and economic concerns are conditioned by the unique climate of this region and its rapid evolution. Over the past 30 years, the thickest ice has lost 95% of its area. At the current rate of evolution of greenhouse gas emissions, there could be no summer ice in place by 2040. The dramatic melting of the ice is changing the political and economic landscape of the region. “We are witnessing the appearance of a fifth ocean at the top of the world,” warns Katarzyna Zysk, professor at the Norwegian Institute for Defense Studies. “And when that ocean is there, it will be used for economic and military purposes. »

The melting ice is also changing the military strategy of Russia – which owns 53% of the Arctic coastline. “It's an incredibly large area. Russia's borders used to be protected by ice, but now it is disappearing, making it more vulnerable to potential attacks,” says Katarzyna Zysk.

This is one of the reasons why Moscow has strengthened its military presence in the Far North in recent years. The Kremlin has created an Arctic Navy (“the Northern Fleet”) based on the Kola Peninsula – close to Finland and Norway. According to Katarzyna Zysk, this is where Russia has its largest share of strategic submarines and other important non-nuclear capabilities.

The current war in Ukraine has raised the stakes even further. If Sweden and Finland join NATO – which they are seriously considering – all the states that share the Arctic, except Russia, will be part of the Atlantic Alliance. This could cause tensions with Russia.

“The concern remains not to annoy the Russian bear further. In our debate on NATO, we must be clear about the need not to host foreign military bases and nuclear missiles,” insists former Finnish Foreign Minister Erkki Tuomioja.

The post-Putin period also worries him: “We must not humiliate Russia as Germany was humiliated after the First World War. »

Russia has already made known that if Sweden and Finland joined NATO, it would deploy nuclear weapons and hypersonic missiles in the Baltic region.


Alize Marion for DayNewsWorld

BEIGED COMMANDER IN MARIOUPOL SEEKS HELP FROM ELON MUSK

A Ukrainian commander among the fighters besieged by Russian forces at the Azovstal factory in Mariupol on Wednesday appealed for help directly to US billionaire Elon Musk to intervene to save them.

“People say you come from another planet to teach people to believe in the impossible. […] In the place where I live, it is almost impossible to survive”, tweeted Sergey Volyna, commander of the 36th Marine Brigade of Mariupol.

“Help us to leave Azovstal for a third country. If not you, who else ?

Give me a lead, ”he continued, indicating that he created an account on Twitter specifically to directly challenge the richest man in the world who is trying to buy the social network for 44 billion dollars.

The serviceman asked "every person on planet Earth" to help ensure that Elon Musk is aware of his appeal.

kyiv said this week that more than a thousand soldiers, many of them injured, were still in the bowels of the steelworks which house a sprawling underground maze dating back to the Soviet era.

It is the only pocket of resistance in the strategic port city of Mariupol, now controlled by the Russians.




Emily Jackson for DayNewsWorld

A MAY 9 SPEECH BY VLADIMIR PUTIN

WITHOUT SURPRISE

In the conflict in Ukraine, the date of May 9 was expected and feared. On the Russian side, it is a day of celebration of the end of the Second World War, with a military parade and a speech by Russian President Vladimir Putin. But for several days, it was feared that the head of the Kremlin would make serious announcements, leading to an escalation of the current war in Ukraine.

The Russian president, however, made a shorter speech than usual, with the usual propaganda justifying Russian intervention in Ukraine, but he did not mention a potential nuclear attack, did not talk about war or extension of the conflict, and even called for avoiding world war.

A “classic” speech with no real surprises

He recalled the fact that Russia had no choice, that the homeland had to be defended, that pro-Russian separatists and Russian troops were fighting on their land..."Despite all international differences, Russia has always been in favor of setting up an indivisible security system. Last December, we offered to sign new agreements offering security guarantees. Russia acted honestly but to no avail. They didn't want to listen to us.

In reality, our partners had very different plans. We see it: they openly prepared a mission in the Donbass, against our historic Crimean lands. In kyiv, the acquisition of nuclear weapons was mentioned. An unacceptable threat was brewing in the immediate vicinity of our borders. The clash with neo-Nazis and Western-backed Banderists was inevitable. We have seen hundreds of military advisers bring advanced NATO weapons to them. »

If the possibility of a nuclear attack has not been raised, Vladimir Putin has shown that he wants to continue this war, evoking "an absolutely unacceptable threat" which "is forming, directly on our borders", and renewing his accusations of Nazism at the against Ukraine.

On February 24, during his speech announcing the invasion of Ukraine, he had however been much more virulent, threatening for example "those who would try to interfere with us" with an "immediate" response from Russia, with " consequences you have never experienced before”. This time, he mainly addressed the Russian people, announcing aid for the families of soldiers killed at the front, and declaring that it was necessary "to do everything so that this global war [in reference with the Second World War, Editor's note] not happen again”.

Observers expecting strong statements, did the Kremlin not want to play on this expectation?

Vladimir Putin likes to blow hot and cold: less offensive on May 9, 2022, he remains no less determined.

“After the collapse of the USSR, the United States claimed exclusivity, humiliating the whole world. “, he continued.




Alize Marion for DayNewsWorld

COMMEMORATION OF THE VICTORY OF MAY 8, 1945

The commemoration of the victory of May 8, 1945 over Nazi Germany was held in Paris, on the eve of the traditional Russian military parade in Moscow, a potential show of force this year, in the context of the invasion of Ukraine by Russia.

The French president, invested the day before for a new mandate, celebrated, Sunday, May 8, in Paris, the 77th anniversary of the victory of May 8, 1945 of the Allies over Nazi Germany, a special ceremony in the context of the war in Ukraine and on the eve of the traditional Russian military parade in Moscow.

This commemoration opens an international sequence for the Head of State, who will participate the same day, from 5 p.m., in a videoconference of the members of the G7 "relating to the situation in Ukraine", before going to Strasbourg on Monday to Europe Day and, in the process, to Berlin to meet Chancellor Olaf Scholz. Mmanuel Macron arrived by car to lay a wreath in front of the statue of General de Gaulle at the bottom of the Avenue des Champs-Elysées in 11:00.

A cornflower in his buttonhole, the Head of State exchanged a few words with the general's grandson, before getting back into his car to reach the Arc de Triomphe, accompanied by the large mixed escort of the Republican Guard, greeted by passers-by. It was the first time since 2019 that the public was allowed to attend this ceremony, after two years of restrictions linked to the Covid-19 epidemic. Place de l'Etoile, Mr. Macron found the Prime Minister, Jean Castex, and the ministers of the armies and veterans, Florence Parly and Geneviève Darrieusecq. He honored the flag, before reviewing the troops. Then he laid a wreath of flowers on the tomb of the Unknown Soldier and rekindled the flame.

Asked about the very particular context of this ceremony, the Minister of Culture, Roselyne Bachelot, told the journalists present that it was a “moment which takes on a very considerable significance” with the war in Ukraine. "We thought the war was gone from Europe," she added.

Read also Article reserved for our subscribers In the midst of war in Ukraine, Emmanuel Macron clings to "European sovereignty"

“Today we commemorate the end of the Second World War in Europe and the victory of the Allied fighters over Nazi Germany.

We do not forget the soldiers from all over the former USSR, including Ukrainians and Russians, who contributed to this victory, ”wrote the Minister of Foreign Affairs, Jean-Yves Le Drian, on Twitter.




Alize Marion for DayNewsWorld

RUSSIA LAUNCHES MILITARY AID PROVIDED

BY WESTERNS TO UKRAINE

Western military aid and intelligence to Ukraine prevents Russia from “quickly” completing its offensive on its neighbor, the Kremlin said on Thursday, nevertheless ensuring that all its objectives will be met .

Russian presidential spokesman Dmitry Peskov further assured the press that the corridors

“The United States, the United Kingdom, NATO as a whole constantly share intelligence data with the Ukrainian Armed Forces. Combined with the supply of weapons […], these actions do not allow the operation to be completed quickly, ”Dmitri Peskov told the press, reacting to a publication published on Wednesday in the New York Times.

According to this newspaper, citing anonymous sources within the American services, the information provided by the United States to the Ukrainian army made it possible to target several Russian generals near the front.

These Western actions “are however not able to prevent” that the objectives of the Russian offensive in Ukraine are fulfilled, underlined the spokesman of the Kremlin.

He also assured that the Russian army respected the ceasefire it had announced the day before for Thursday in order to allow the evacuation of civilian refugees at the Azovstal factory site.

"The corridors are working there today," said Mr. Peskov, denying statements from Kyiv that fighting between Russian and Ukrainian forces was underway for control of this steel plant.

"The Ukrainian side and especially (the fighters) who have taken refuge on the site of the factory are known to fabricate a lot of lies", he assured.

According to the Kremlin, no assault is underway in Azovstal, Vladimir Putin having ordered to besiege the site to make the Ukrainian units give in, cut off from the world.

This resistance as well as civilians are concentrated in the vast network of underground galleries of the steelworks which are difficult to storm or destroy by bombardment.




Carl Delsey for DayNewsWorld

DOES THE DELIVERY OF OFFENSIVE WEAPONS TO UKRAINE LEAD TO A RISK OF "COBELLIGERANCE"

 FOR WESTERN PEOPLE ?

Washington brought together Tuesday, April 26, 2022, in Germany, 40 countries to accelerate deliveries of military equipment to Ukraine. The United States says it is ready to "move heaven and earth" to make Ukraine win against Russia. At the risk of falling into co-belligerence ?

On Tuesday, 40 countries allied with Ukraine gathered at the American base in Ramstein, Germany, on Washington's initiative to speed up deliveries of military equipment. Unheard of in Europe. To deal with the Russian invasion launched on February 24, more than twenty countries are helping Ukraine by sending humanitarian aid, but also military equipment, whether defensive (helmets, vests bulletproof) or offensive. Weakening Russia is now a goal. Biden's objective is no longer in doubt: Ukraine must win the war but is it at the risk of co-belligerence ?

Military support was intended to be discreet at the start so as not to be considered as a co-belligerent country against Russia, but also so as not to be dispossessed of the necessary armaments if the conflict is settled. Now, many countries, including France, Germany or the Netherlands, have announced the shipment of heavy weapons such as tanks or howitzers.

According to Mike Jacobson, a civilian artillery specialist, the West wants to allow the Ukrainians to respond to the long-range Russian bombardments, which aim to push back the bulk of the Ukrainian forces and then send tanks and soldiers to occupy the ground. Ukraine also received fighter jets and spare parts to strengthen its air force, Pentagon spokesman John Kirby said before retracting.

Small non-exhaustive inventory

Similar announcements have been cascading in recent days. Without going through a Prévert-style inventory, let us detail some military aid made public - others may remain secret -.

US President Joe Biden thus announced this Thursday new military aid of 800 million dollars, including 72 howitzers and theirvehicles, 144,000 shells and 121 Phoenix Ghost killer drones, bringing aid to Ukraine to more than 4 billion USD since the beginning of his mandate. On April 13, he had already announced aid including armored vehicles, artillery (18 howitzers) and helicopters. Previously Washington had provided or promised 1,400 Stinger anti-aircraft systems, 5,000 Javelin anti-tank missiles, 7,000 anti-tank weapons of another model, several hundred Switchblade kamikaze drones, 7,000 assault rifles, 50 million bullets and various ammunition, rockets laser-guided systems, Puma drones, anti-artillery and anti-drone radars, light armored vehicles and secure communication systems.

Slovakia, which contributed military equipment worth around 62.5 million euros (fuel, ammunition, surface-to-air missiles, anti-tank missiles) and provided an S-300 air defense system, is negotiating currently with Ukraine the possibility of sending Zuzana Howitzer howitzers.

The Netherlands, they promised at the end of February the delivery of 200 Stinger missiles. During the Ramstein meeting, they announced the dispatch of a "limited number" of armored howitzers of the Panzerhaubitze 2000 type to kyiv. They have the ability to eliminate enemy targets 50 kilometers away in all weather conditions. In mid-April, the German Minister of Defence, Christine Lambrecht, announced that the supply capacities for equipment drawn from the Bundeswehr's reserves had reached their limit. The sector will now go directly through manufacturers. The Rheinmetall group, constructor of the Leopard tank among others, informed Handelsblatt that it is preparing to deliver around fifty armored vehicles to the Ukrainian army. According to its leader, Armin Papperger, the first of

If France remains discreet on the type of weapons, it has nevertheless delivered more than 100 million euros of military equipment. "We still deliver substantial equipment, from Milan to Caesar through several types of armaments" , revealed Emmanuel Macron, adding “I think we have to continue on this path. With always a red line, which is not to enter into co-belligerence”.

A shift in Western military aid to Ukraine

According to Elie Tenenbaum, director of the Center for Security Studies at the French Institute of International Relations, we are witnessing a real “turning point in the war” . This is indeed a second phase of delivery of weapons, and this time offensive. The first, just after February 24, concerned so-called “defensive” weapons, that is to say that they are used to counter an enemy attack, even if their effects can be lethal. Since then, we have reached a certain plateau with the requests made by Ukraine for more offensive or versatile means (combat planes for example).

At the risk of falling into co-belligerence ?

A new word has appeared. It is that of “co-belligerent”. Have Western states, Europeans and Americans already, de facto, gone to war alongside Ukraine? The retreat of the United States at the time of sending Polish Mig-29 fighter planes to the conflict zone shows enough the embarrassment of the Western camp. "We don't want an open war between Russia and NATO", repeated Jens Stoltenberg, a secretary general of the Alliance placed between a rock and a hard place: increasingly desperate Ukrainian calls for help , on the one hand, and constant Russian threats, on the other.

Especially since Joe Biden also announced yesterday, Thursday April 27, that he was going to ask the American Congress to grant aid of 33 billion dollars to Ukraine, including 20 billion in military equipment, while specifying that the United States "does not attack" Russia but "helps Ukraine to defend itself against Russian aggression".

The risk of real escalation is indeed always present, the risk of widening the conflict too, with a potential destabilization of Moldova.

Already present this escalation takes place in the war of words. To astonish Western public opinion, Vladimir Putin, from February 27, stirred up nuclear fear. Yesterday Sergei Lavrov explicitly mentions the risk of a Third World War. And on Wednesday April 28, 2022 it was the President of Russia himself who asked the United States to stop sending arms to Ukraine, declaring that Western arms supplies were fueling the conflict. Addressing Russian parliamentarians, Vladimir Putin said the West wanted to cut Russia into pieces, and accused Western countries of pushing Ukraine into conflict with Russia. "If anyone intends to interfere in the current events and create strategic threats against Russia, this will be unacceptable to us. They should know that the strikes we will carry out in retaliation will be meteoric,” Vladimir Putin said, according to a video of his speech broadcast by Russian media.

A direct military involvement against Russia is certainly excluded, but the debate on the extent of arms deliveries to kyiv is raging. But how far can the allies go without being considered as parties to the conflict?

The "balancing of Westerners, neither neutral nor co-belligerent"

A direct military involvement in Ukraine, against Russia, is certainly excluded. The risks of a large-scale conflict, spilling over into the territory of NATO countries, are too serious. It is therefore a question of containing the fighting on Ukrainian soil, without abandoning its population to its fate. Interviewed by BFMTV, Admiral Hervé Bléjean, Director General of the European Union Military Staff, said: “International law and the law of armed conflict do not make countries that supply another country [ for] his self-defense of the belligerents. So the countries of the European Union and the other countries which help in this war effort cannot be characterized as belligerents despite the misinformation and despite the speech that can be made by Vladimir Putin on this subject”.

The "balancing of Westerners, neither neutral nor co-belligerent", according to the expression of journalists from Le Monde, cannot however hide a reality: the growing isolation of Russia and the political instability that Vladimir Putin now represents in the concert of nations are particularly fearful of unpredictable reactions to its interlocutors.

"We don't know what's in Vladimir Putin's head", observed the journalist specializing in Eastern Europe, Bernard Lecomte on BFM: "We have a huge country 11,000 km long which is in the process of having the status of North Korea, it's dizzying."




Joanne Courbet for DayNewsWorld

WHAT DOES THE SINKING OF THE MOSKVA CRUISER MEAN IN THE RUSSIA/UKRAINE CONFLICT ?

Will the sinking of the flagship of the Black Sea Fleet drag all of Russia to the bottom, wonders Cyrille Bret, geopolitician, in TheConversation.

It is tempting to see in the loss of the Russian cruiser Moskva the symbol of a larger shipwreck: that of the invasion of Ukraine by Russia.

First, this event has an operational scope, especially since the Russian Black Sea Fleet cannot be reinforced by the Northern Fleet via the Dardanelles and Bosphorus straits, which Turkey has closed since the beginning of the "special military operation" launched by the Kremlin. But it has, above all, a political significance: the loss of the main Russian ship near the Ukrainian coast seems to illustrate the gradual reversal of the military, media and strategic balance of power between Ukraine and Russia.

On the military level, a relationship of the weak to the strong

Whether the result of a Ukrainian attack (as kyiv claims) or an accidental fire (as Moscow claims), the disappearance of the cruiser Moskva, flagship of the Black Sea Fleet, highlights several aspects essential elements of the ongoing military confrontation.

Admitted to active service in 1983, this ship of more than 12,000 tons, initially baptized Slava (Glory), is a legacy of the USSR, designed in the 1970s by Soviet engineers to wage the second Cold War, that of the he Brezhnev era, at a time when Soviet armed forces were deployed on all continents. Withdrawn from service for a decade, from 1990 to 2000, he contributed to the renewal of the Russian armies enshrined in the major modernization plan launched in 2009 by Vladimir Putin.

Its sinking is the symbol of the limits of this modernization of the armed forces conducted for more than a decade in all dimensions (air, land, sea, cyber) to affirm the power of Russia in the distance (in Syria since 2015) but also close to its borders (Caucasus, Baltic, Black Sea, North Atlantic). In other words, the combination of Soviet military heritage and Putin's modernization of the forces is not enough to achieve a decisive, clear and indisputable military victory.

Since the beginning of the invasion in February, despite the heavy civilian and military losses suffered by Ukraine, despite the destruction of several towns and numerous infrastructures, and despite the supposed superiority of the Russian armed forces, Moscow has not achieved its avowed objectives: to change the Ukrainian government and impose a status of strict neutrality on the country.

For Ukraine, which claims to have sunk the ship as a brilliant action - this episode constitutes a whole symbol of hope on the military level: long criticized, very recently reformed and benefiting until recently only from limited support from the West, the Ukrainian army is thus taking its revenge on the supposed invincibility of the Russian army and on a vessel which has paralyzed its action at sea [...]

Furthermore, the disappearance of the Moskva has a direct effect on the maritime dimension of the Russian invasion. If Mariupol in the east and Odessa in the west are strategic objectives of Russia, it is because the conquest of these cities would constitute for Moscow the strategic completion of the annexation of Crimea. Indeed, it would allow him to remake the Black Sea into the “Russian lake” that it was during the Soviet era and to deprive Ukraine of a coastline. But such a conquest relies largely on the ability of Russian ships to support the assault on land from the sea...

From the sinking of a 40-year-old cruiser to the victory over Russia, there is an important leap, but this episode underlines the obvious: on the military level, Ukraine manages to establish a relationship of weak to strong which deprives Russia of the victory it has been seeking for nearly two months.

In the media space, a conflict of generations

The fate of the Moskva quickly became the stake of a conflict far removed from the Black Sea and naval operations. For several hours, he has embodied the confrontation of stories.

On the one hand, Russia downplays the event as it tries to lessen the impression of its international isolation, downplay the number of its soldiers killed in Ukraine and deny war crime charges.

Moscow's war communication is well-honed by experience: it had already given its measure from the start of the Russian operation in Syria. It is also supported by the mastery of omnipresent "troll factories" on social networks, and relayed by traditional media increasingly controlled by the government in the name of the Sacred Union, the war effort and loyalty to the country.

[...] Entirely structured by the "vertical of power" which, as in the Soviet era, makes the leader appear alone at the summit of power and control, official Russian communication insists that Russia is the subject of a Western media conspiracy that purposely distorts reality, as in the "simple" accidental fire on the Moskva. In short, communication from the 20th century equipped with 21st century technologies… exactly like the Moskva, modernized with equipment from the 2000s.

Ukraine's media strategy breaks with the 20th century. This observation applies in general to President Zelensky's communication and, in particular, to the episode of the loss of the Moskva – a ship which had already been mocked by Ukraine at the start of the war, when the Ukrainian sailors of the Serpent Island, threatened by this immense cruiser and summoned to surrender, had answered him in unkind terms.

Speaking directly to public opinion and political leaders around the world, often in their own language, highlighting individuals, resistance fighters or victims of the Russian invasion, and pointing out all the cracks in the Russian military system, the Ukrainian President and Ukrainian public communication agencies master the grammar of contemporary media.

Renouncing to monopolize the narrative, giving official communication the appearance of almost spontaneous reality TV, current Ukrainian communication is obviously influenced by Zelensky's previous career, but also by the experience acquired since the 2014 crisis. Public agencies and companies are waging viral counterattacks against Russian propaganda through social media. In short, in the media sphere as in Ukrainian cities, the Ukrainian government is waging a guerrilla war that favors movement, dodging and light equipment, such as anti-ship and anti-tank missiles… and self-made videos of the President of Ukraine.

In the conflict between Ukraine and Russia for the conduct of the narrative, the asymmetry of means and the heterogeneity of strategies are striking in the case of the Moskva. On the one hand, stilted state propaganda, based on systematic denial. On the other, a new generation of communicators, reactive and agile.

Unlikely victory, impossible negotiations

The loss of the cruiser Moskva also underlines the state of the political and diplomatic balance of power between a Russia which is struggling to achieve victory and a durably weakened Ukraine. This ship had indeed allowed the Black Sea Fleet of Russia to play its military superiority. Thanks to its firepower, Russia had established a blockade of the Ukrainian coasts, hampering both the economic life of the southern regions of the country and the assertion of Ukrainian sovereignty in its own territorial waters.

Today, the loss of this ship is not a "game changer": it does not consecrate either the defeat of Russia, or the victory of Ukraine. Nor does he rush ceasefire talks, much less prepare peace negotiations. Like many episodes of the war, this event does not suggest a way out.

This is the tragedy of this war: symbolic successes are possible but definitive victories seem excluded. As a result, the hostilities seem set to drag on, at the cost of multiple human lives, particularly among Ukrainian civilians.


Alize Marion for DayNewsWorld

CRIMES IN UKRAINE TRANSLATED

BEFORE THE INTERNATIONAL CRIMINAL COURT ?

The university professor, associate professor of public law, skills in international law, anthropology of law, from Aix-Marseille University (AMU), Laurent Sermet answers this question in the online journal TheConversation

The International Criminal Court can only conduct a trial on crimes committed in Ukraine since the beginning of the Russian invasion on February 24, subject to the fulfillment of a certain number of conditions.

The first of these concerns the incriminations in question. The Statute of the Court recognizes four of them: war crimes, crime of genocide (or crime of extermination), crimes against humanity, crime of aggression (political crimes).

The second is based on the collection of evidence: Iryna Venediktova, Prosecutor General of Ukraine, among others, is working on this with the help of the national police force – a remarkable situation on the permanence of justice in times of war.

The third requires that the jurisdiction of the Court be admitted by the parties concerned, knowing that neither Ukraine nor the Russian Federation are Parties to the Statute of the Court. These two States validated the text, by signing it, but they did not wish to be bound by it. In 2016, Russia officially announced that it did not intend to be bound by the Statute. How, under these conditions, would the Court have jurisdiction? This point is central and, regrettably, constrains the Court in the exercise of its jurisdiction.

Is a special tribunal possible?

A recent column signed by former British Prime Minister Gordon Brown and eminent jurists calls, openly referring to the precedent of the Nuremberg tribunal, to create by treaty an ad hoc tribunal from which Russia would be excluded, in order to try Vladimir Putin. However, such a procedure would inevitably be perceived as the establishment of international justice in the hands of the West.

The idea of ​​a special criminal tribunal, outside the nails of the ICC, seems in the state of international relations politically inadequate and legally delicate to implement. However, in 2014, following Russia's annexation of Crimea and Moscow's support for the Donbass separatists, Ukraine made two consecutive declarations to recognize, without being a party to the Statute, the jurisdiction of the Court for crimes committed throughout its territory.

It should be noted that this opening of jurisdiction, exceptional and derogatory, had not received any follow-up for eight years. For Karim Khan, Prosecutor of the Court since June 2021, and for his predecessors, the situation in Ukraine did not seem, to say the least, a priority. His “thunderous” decision to open an investigation, announced on February 28, 2022, is very late. On this basis, however, the Prosecutor will be able to conduct investigations and compel the Court to assess the evidence presented to it on the war crimes committed on the territory of Ukraine.

It is still necessary that the perpetrators of the alleged facts be presented to him because there is no trial in abstentia before the Court. This hypothesis of international judgment is moreover reduced by the fact that Ukraine, as a sovereign State, remains primarily competent to judge crimes committed on its own territory. The current investigations conducted by the Attorney General point in this direction.

Furthermore, Ukraine's declaration of ICC jurisdiction must be interpreted in the light of the terms used by the declaring State. These target the "senior officials" of the Russian Federation (senior officials in English terms) and the leaders of the "terrorist organizations" DNR and LNR. The current recognition of jurisdiction, if it is not renewed, is restrictive and places the Court in front of certain difficulties. This one will take care not to judge only the crimes of the ones and not those of the others in order to avoid a reproach of the partiality. To put it another way, since there is no war without war crimes, the crimes of the Ukrainian troops cannot be washed away by the crimes of the Russian troops.

Can Putin be tried for war crimes?

"He's a butcher" said Joe Biden of him. Could Vladimir Putin be prosecuted for war crimes?

This qualification entails serious breaches of Geneva law (the law of war victims, the first Convention of which dates back to 1864) and of The Hague law (the law of methods and means of combat).

The first international text on prohibited weapons of war, because of the excessive suffering and inevitable deaths they caused, was initiated by... Russia, with the declaration of Saint Petersburg in 1868. With hindsight, the concern of a “more humane” war seems to have been lost in the maze of history and power. On these bases, international humanitarian law assumes that non-combatants, civilians or ex-combatants, sick, wounded or prisoners of war should not be targeted. The principle of proportionality implies resorting to the lesser evil to achieve victory. The precautionary principle requires harming civilians only unintentionally and as collateral damage.

In the relations of war between belligerents, too, the rules of war limit the way of operating. Russia says it is conducting a "special military operation" in Ukraine. According to Moscow, there is no war, and therefore there can be no war crimes. This argument will not withstand examination of the factual situation and of humanitarian law, which has replaced the classic notion of “declared war” with the qualification of “international armed conflict” based on acts of armed hostilities between States. The logic underlying the law of methods and means of combat is commendable but also detestable because it legalizes the unacceptable: the right to kill and the prohibition to distinguish between causes, just or bad. Russian and Ukrainian soldiers are placed equally on the altar of humanitarian justice. They would still have to be either tried in Ukraine (territorial jurisdiction) or transferred by it to the Court (international jurisdiction). Or even judged by a third State, on the basis of its universal jurisdiction and their presence on its territory.

On these bases, the Russian head of state could be prosecuted for war crimes, but indirectly. Not because of his political status, which does not come under any of the admissible exceptions in the Rome Statute, but because it would have to be established that the president is, in the chain of command, the direct cause of the violations of laws and customs of war codified in Article 8 of the Statute of the Court. But how would he be tried in Ukraine or handed over to the Court?

… and for crimes against humanity?

A second field of reflection must be considered: the crimes against humanity committed in Ukraine. These are defined as a generalized and systemic plan to attack the civilian population, here Ukrainian. This hypothesis seems particularly significant to us, even if the evidence must be gathered to validate its existence. Crimes against humanity appear to be the ultimate goal of this war and war crimes as its instrumentum. Vladimir Putin has never hidden it: all you have to do to be convinced of this is to reread his essay on the historical unity of Russians and Ukrainians.

Whatever the historical reality of this analysis, it is essential to establish whether or not it presided over the attack. This situation recalls the hypothesis of the Peloponnesian War where Sparta, the “authoritarian”, had preventively unleashed a war against Athens, the “democratic”, for ideological reasons. It appears that, similarly, Russia is waging an ideological war in Ukraine and that the Russian president behaves as the head of an Empire, not as a head of state respecting the borders, sovereignty and political independence of his neighbour.

Crimes against humanity seem, a priori, to correspond more to the current situation than the crime of genocide, recently invoked by Joe Biden. Indeed, this last crime foresees a will of extermination, which does not seem to be the case for the moment. Be that as it may, for Vladimir Putin and the authors of this systematic plan to be worried, they would have to leave Russia and go to countries which have recognized the jurisdiction of the Court and/or universal jurisdiction. Inside Russian borders, in countries not bound by the Statute of the Court or in countries where universal jurisdiction is not allowed, they fear nothing.

The option of imputing the crime of aggression

A final axis of reflection is essential: the crime of aggression.

It is perfectly suited to the situation to designate the actions of the Russian President, an aggressor under the definition given by Article 8 bis of the Statute. The petty rhetoric that Russia is under attack and acting in self-defense, reversing cause and consequence, will not hold. International law obliges States to settle their disputes peacefully (Article 2 § 4 of the Charter). But the jurisdiction of the Court depends on special conditions which require the prior agreement of Russia or the Security Council (art. 15 bis and 15 ter of the Statute), in addition to the cooperation of its authorities, to hand over the president. These conditions are – at this stage, in any case – not fulfilled.

Beyond the legal analysis, these crimes and their methodology trace both the history of this war and a remarkable Ukrainian resilience due to the immediacy of their investigation.


Andrew Preston for DayNewsWorld

THE RUSSIANS FACING THE WAR IN UKRAINE

BETWEEN SUPPORT, FEAR AND RESIGNATION...

The last few weeks seem to have demonstrated that international sanctions alone will not be enough to force Moscow to end the invasion of Ukraine. So who can stop Vladimir Putin in this war? Specialist Vera Ageeva gives us her analysis in The Conversation.

It is obvious that the Russian people will not be able to do this tomorrow morning. And no outside force will be able to push him to oppose the Kremlin regime en masse in the immediate future. But how the Russians are reacting to Vladimir Putin's assault on Ukraine.

The control of power over society

In twenty-two years in power, Putin has managed to create a resilient repressive system. The vertical of power tightly controls political life and public expression throughout the country, so much so that for years a large majority of Russians have preferred to assert themselves "outside politics" in order not to take any risks. to lose their job, their physical integrity, their freedom or even their life – and, at the same time, not to admit that, in the face of power, they feel helpless and weak.

To this feeling of fear and powerlessness is added an incessantly hammered out propaganda, which unfolds in a media landscape that the authorities have finished cleaning up in recent weeks. This propaganda convinced a good part of the population that the president had no choice but to launch a “special military operation” in Ukraine to save Russia from destruction.

However, the invasion of Ukraine did not arouse in Russia a euphoria comparable to that observed in the spring of 2014 following the annexation of Crimea. Despite polls showing 70% popular support for the "special operation" - but which cannot be taken seriously given the Russian government's total control over the polls - there is a lack of enthusiasm about the war in the Russian population.

The support actions are essentially organized by the administrations and the people who take part in them are, most often, civil servants.

For example, in universities, administrations staged videos of students expressing their support for Putin; in several public primary schools, teachers arranged groups of children to form the letter Z (which became the symbol of the invasion of Ukraine); in St. Petersburg, on the famous Nevsky Prospekt, a brass band of police loudly played patriotic songs to disturb anti-war demonstrators; in some towns, municipal bus drivers have been forced to affix a Z sign to their vehicle.

On March 18, 2022, the Kremlin held a big concert at the Luzhniki stadium, on the occasion of the eighth anniversary of the annexation of Crimea, to show the support of the population for the war in Ukraine: according to official data, nearly 200,000 people attended. Testimonies from attendees later revealed that many were coerced into coming (under threat of being fired) and many were paid.

In reality, all these actions tell us nothing about public opinion in Russia. For the moment, one can only observe the mosaic of different tendencies in Russian society.

fear and denial

The first trend is fear and denial in Russian society. Illustration of the fear caused by the all-out repression unleashed by the government against all those who contest the war: in mid-March, an attempt to realistically survey the population's perception of the war had results uplifting. Of the 31,000 people the agency was able to reach by phone, almost 29,000 hung up as soon as they realized they were going to be questioned about the "special operation" in Ukraine (usually the proportion of people refusing to responding to telephone surveys is three to five times lower).

The denial is largely explained by the success of the propaganda mentioned above. After the closing of the last – already very few – media outlets open to alternative viewpoints to that of the government, most Russians found themselves in an information bubble. State-controlled media spreads extremely one-sided interpretation, hides the real information about the Russian offensive on Ukrainian towns and villages, portrays Ukrainians as a people hostage to a clique of Nazis and claims that it is the army and Ukrainian volunteer battalions who themselves fire missiles at apartment buildings in their country to blame the destruction on the Russians – who, for their part, are said to be extremely careful to spare civilians.

A certain part of Russians, especially those who, having installed VPNs on their computers and smartphones, have access to sources of information inaccessible to their compatriots, know that the reality is different from the image presented on television. But even these rarely have the courage to discuss it with their relatives, friends, colleagues.

Anonymous denunciations, widespread under the USSR, have again become commonplace. Fear of arrest began to destroy horizontal social ties and atomized society, making collective resistance impossible.

Soviet reflexes

The second trend is precisely the emergence of Soviet reflexes in the Russian population. We thought the "homo sovieticus" disappeared with the fall of the USSR, but it seems that his burial was premature.

Beyond the anonymous reports already mentioned, the ideas of nationalizing foreign companies having decided to suspend their activities in Russia, of establishing strict price controls by the State, or even of expropriating property owned by "enemies of the people" who left the national territory after the start of the "special military operation", are often brandished by those who support the war in Ukraine.

More directly, we see that direct references to the USSR are flourishing. Tanks bound for Ukraine display Soviet flags. During the concert that the Kremlin organized on March 18, 2022 in Moscow to show popular support for the president, the main song was "Made in the Soviet Union" (which starts with "Ukraine and Crimea, Belarus and Moldova … It's my country!” before adding “Kazakhstan and the Caucasus, and the Baltic too!” a little further on.

Today's deeply corrupt and kleptocratic Russian system, run by an elite who generally use embezzled funds to afford a luxurious lifestyle, has little to do with any communist ideal. The fact remains that the current leaders of the country, for the most part old enough to have been trained and educated in the USSR, willingly resort to typically Soviet propaganda.

Thus, in September 2021, on the Facebook page of the Russian Ministry of Foreign Affairs, to justify the idea that Russia has never attacked another country (a fundamental element of Kremlin propaganda), the partition of Poland by the ermany and the USSR in 1939 was simply presented as a “liberating expedition” of the Red Army – a vision in line with that propagated in the USSR and endorsed on several occasions by Vladimir Putin, who did not did not hesitate to rehabilitate the Molotov-Ribbentrop pact.

The justification for the invasion of Ukraine in 2022, based on the invocation of the need to "denazify" this country, bears a strong resemblance to that of 1968, when Soviet tanks entered Prague to, according to Soviet propaganda, "stop the Nazis who had risen in Germany and threatened Czechoslovakia”. Vladimir Putin was 16 at the time and he must have heard his teachers at school put forward these explanations and tell the glorious story of the freedom rescue operation carried out by Soviet tanks in a brother country.

The letter Z, a symbol of the Russian assault on Ukraine, is displayed in many places around the country, here in Saint Petersburg, on March 25. It is here in the colors of the Saint-Georges ribbon, which has become the emblem of the memory of the Second World War, a way of linking the current operation in Ukraine to the fight against the Third Reich. The accompanying hashtag reads, “We don't let our people down,” with the official goal of the invasion being to save Russian-speakers in Donbass and the rest of Ukraine.

If the use of Soviet slogans by the Russian government appears to be opportunistic or reflex, the continuous promotion of the era of the USSR encourages certain layers of society to show themselves more and more inclined to support a kind of Soviet ideology – which, in turn, could influence Russian policy in the future.

The young against the old

The third trend at work is the widening of the generation gap in Russia.

Many young Russians oppose this war. They are the ones who go out on the streets the most, they are the ones who are most often arrested by the police during demonstrations. Students tell on social media and sometimes to their teachers that the hardest thing for them today is talking to their own parents, who are either indoctrinated by television or paralyzed by fear of repression, and therefore pressure on their children to shut them up.

Modern Russian youth is largely globalized and open to dialogue with other cultures. She lives like Western youth: she listens to the same music, watches the same series, loves the same brands and uses the same formulas (lol, crush, chill, etc.). This trend may contribute to changing Russian society in the future – but not in the immediate future.

And the intelligentsia is in exile

One cannot understand Russian society without mentioning the intelligentsia. The philosopher Nikolai Berdiaaev said that writers and poets are the conscience of the nation and best represent the real Russia. Today, we see that a large majority of the Russian intelligentsia is radically opposed to the war that Putin has unleashed.

This is the case, in particular, of the writer Boris Akunin, the director Andreï Zvyagintsev, the writer Lyudmila Oulitskaïa, the actress Chulpan Khamatova, the writer Dmitri Glukhovsky as well as idols of Russian youth such as singers Oxxxymiron, Monetotchka, Face, Noize MC and the country's most popular blogger Yuri Dud. Most of them have already left Russia.

All take up positive ideas intrinsic to Russian culture: the value of individual freedom sung by Alexander Pushkin, the absurdity of a harmony that would be built on even a single tear of a child, as Fyodor Dostoyevsky expressed it, and the rejection of violence that Leo Tolstoy placed at the heart of his philosophy.

The Russian people have always been slightly out of step with their intelligentsia.

Nevertheless, he still managed to reunite with her. It will still take time for the whole population to become aware of the tragedy that is currently taking place.




Carl Delsey for DayNewsWorld
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TRIOMPHE DE VIKTOR ORBAN

AUX LEGISLATIVES EN HONGRIE

Le miracle, pour l'opposition, ne s'est pas produit.Cette quatrième victoire d’affilée est la plus éclatante de toutes pour Viktor Orban.Viktor Orbán, le dirigeant nationaliste et populiste hongrois au pouvoir depuis douze ans a remporté largement les élections législatives de dimanche , une majorité de Hongrois lui offrant un quatrième mandat consécutif. Après le dépouillement d'environ 98 % des suffrages exprimés sur les listes nationales, son parti, le Fidesz, recueillait 53,1 % des voix, contre 35 % pour la coalition des six partis de l'opposition, selon le Bureau national électoral (NVI). Viktor Orbán a revendiqué dimanche soir « une victoire exceptionnelle » après la publication de ces résultats partiels.

« Le monde entier a pu voir qu’à Budapest le patriotisme a gagné. C’est notre message à l’Europe : nous ne sommes pas le passé, nous sommes l’avenir ! », a fièrement lancé M. Orban à ses partisans réunis pour célébrer sa victoire devant un centre de conférence de Budapest, au bord du Danube.

« Chers amis, nous avons remporté une victoire exceptionnelle - une victoire si grande qu'on peut sans doute la voir depuis la lune, et en tout cas certainement depuis Bruxelles » , a-t-il lancé, heureux sans doute de pouvoir montrer aux Européens qu'en dépit de ses nombreux différends avec l'Union, son opinion publique continue de le soutenir.

Au prix d'une certaine abnégation politique, les partis d'opposition s'étaient unis et avaient désigné en octobre dernier un candidat unique pour les représenter, au niveau national et dans chaque circonscription du pays. L'homme qui avait été désigné au terme d'un long processus de primaires, Peter Marki -Zay , un maire conservateur de 49 ans, catholique et père de sept enfants, ne s'est pas ménagé durant la campagne pour promettre une Hongrie débarrassée de la corruption et pro- européenne mais ses arguments n'ont pas fait mouche dans une Hongrie qui reste majoritairement ultra-conservatrice.

Eternellement au pouvoir

Peter Marki-Zay a dénoncé dimanche « des conditions injustes et impossibles » visant à permettre à son rival de « rester éternellement au pouvoir ». Il faisait allusion aux médias publics à la solde du gouvernement, lui-même n'ayant eu droit en tout et pour tout qu'à cinq minutes d'antenne à la télévision publique durant la campagne. Il ne croyait pas si bien dire.

Sur la base des résultats partiels, selon Reuters, le Fidesz pourrait rassembler 135 sièges - 133 dans le Parlement sortant- sur les 199 que compte le Parlement, donc conserver son actuelle majorité qualifiée des deux tiers, contre 57 pour l'alliance d'opposition. Peter Marki-Zay lui-même serait largement devancé dans sa propre circonscription par le candidat du Fidesz. Il s'est

Le nouveau parti d'extrême droite Notre Patrie devrait faire son entrée au Parlement, étant crédité de plus de 5 % des voix. L'affluence a été forte puisque le taux de participation a atteint 68,7 % , un score très proche du record de 2018.

Un référendum sur la « protection de l'enfance »

Outre l'élection de leurs députés, les Hongrois étaient appelés à répondre à quatre questions en lien avec la récente loi interdisant d'évoquer auprès des moins de 18 ans "le changement de sexe et l'homosexualité".

Pour renvoyer l'Union européenne à son « libéralisme occidental » qu'il juge décadent et montrer que son opinion publique le soutient, Viktor Orbán a organisé dimanche un référendum sur le thème de la protection de l'enfance, parallèlement aux législatives. Les quatre questions étaient rédigées ainsi :

 « Soutenez-vous la tenue de séances d'orientation sexuelle pour les enfants mineurs dans l'enseignement public sans accord parental ? » ; « Soutenez-vous la promotion des traitements de changement de sexe pour les mineurs ? » ; « Soutenez-vous l'introduction sans restriction de contenus à caractère sexuel dans les médias en direction de mineurs et qui affectent leur développement ? » ; « Soutenez-vous l'affichage de contenu médiatique sensible au genre pour les mineurs ? »

Les résultats devaient être connus dans la soirée. 

Pour être validées, les propositions doivent obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés, cumulée à un total de votes valides représentant au moins 50 % des inscrits.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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GUERRE EN UKRAINE BOUTCHA

 UNE BOUCHERIE A CIEL OUVERT

En visite à Boutcha ce lundi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé ce lundi que des « crimes de guerre » qui seront « reconnus comme un génocide » ont été commis dans cette ville au nord-ouest de la capitale ukrainienne

Le retrait de l’armée russe de la région de Kiev révèle une Ukraine dévastée et des scènes de désolation. A Boutcha, notamment, les corps d’une vingtaine d’hommes ont été découverts gisant dans une rue, éparpillés sur plusieurs centaines de mètres. Au total, les corps de 410 civils ont, pour l’instant, été retrouvés dans les territoires de la région de Kiev.

La nouvelle a provoqué l’indignation des Occidentaux et de l’Organisation des Nations unies, les accusations de crimes de guerre envers la Russie se multipliant. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accusé directement les dirigeants russes de « tortures » et de « meurtres ». De son côté, Moscou nie et demande un débat au Conseil de sécurité des Nations unies.

Les Etats-Unis vont tenter d'obtenir la « suspension » de la Russie du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, en réponse notamment « aux images de Boutcha », où ont été retrouvés les cadavres de nombreux civils, a annoncé ce lundi l'ambassadrice américaine aux Nations unies.

L'UE veut aider au recueil de preuves sur les crimes de guerre. « Les auteurs de ces crimes odieux ne doivent pas rester impunis.

 L'UE a mis en place une équipe d'enquête conjointe avec l'Ukraine pour recueillir des preuves et enquêter sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité », a déclaré la présidente de la Commission européenne après un entretien avec le président ukrainien.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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POUTINE SERAIT-IL MAL INFORME PAR

 SON ETAT-MAJOR ?

Le président russe Vladimir Poutine est mal informé du déroulement de la guerre en Ukraine, et ses relations avec son propre état-major se sont dégradées, a assuré mercredi la Maison-Blanche, sur la foi de renseignements américains déclassifiés.

« Nous avons des informations selon lesquelles Poutine estime que l’armée russe l’a induit en erreur, ce qui a causé une tension persistante entre lui et son état-major », a dit mercredi la directrice de la communication de l’exécutif américain, Kate Bedingfield, lors d’un breffage de routine.

« L’un des talons d’Achille des autocraties est que dans ces systèmes, il n’y a plus personne qui dise la vérité au pouvoir en place, ou qui ait la possibilité de le faire. Et je pense que c’est un phénomène que nous voyons maintenant en Russie », a commenté pour sa part le secrétaire d’État américain Antony Blinken, en voyage en Algérie.

« Nous pensons que Poutine est mal informé […] sur les mauvaises performances de l’armée russe et sur la sévérité de l’impact des sanctions sur l’économie russe parce que ses hauts conseillers ont peur de lui dire la vérité », a encore déclaré Kate Bedingfield, confirmant des informations données plus tôt par un haut responsable américain sous couvert d’anonymat.

« Poutine ne savait même pas que son armée recrutait et perdait des conscrits en Ukraine, ce qui démontre une rupture claire dans le flux d’informations fiables parvenant au président russe », avait indiqué ce responsable.

La Maison-Blanche diffuse ces informations sur fond d’interrogations sur la relation entre le président russe et son ministre de la Défense Sergueï Choïgou.

Ce dernier a fait une apparition publique samedi après deux semaines d’absence, qui avaient donné lieu à toutes sortes de spéculations, y compris sur la santé du ministre.

Une absence médiatique qui avait d’autant plus surpris que Sergueï Choïgou est d’ordinaire un visage familier des écrans de télévision.

Il est par ailleurs considéré comme un proche du président russe,Vladimir Poutine et lui se mettant régulièrement en scène dans des séjours dans la taïga sibérienne, au volant de véhicules tout-terrain, buvant le thé ou cueillant des champignons.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld
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JOE BIDEN SUR VLADIMIR POUTINE

 « POUR L'AMOUR DE DIEU CET HOMME 

NE PEUT PAS RESTER AU POUVOIR »

Joe Biden persiste et signe. Lors d'un long discours ce samedi 26 février 2022 à Varsovie, le président des États-Unis a affirmé que son homologue russe Vladimir Poutine ne devait pas rester au pouvoir après avoir lancé l'invasion en Ukraine.

« Pour l'amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir », a-t-il lancé lors de cette prise de parole au château royal de Varsovie.

Quelques minutes plus tard, la Maison Blanche a nuancé ce propos. Un haut responsable de la Maison-Blanche, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, a précisé peu après que le président américain n’avait pas appelé à un « changement de régime » à Moscou.

« Ce que le président voulait dire, c’est que Poutine ne peut être autorisé à exercer un pouvoir sur ses voisins ou sur la région. Il ne parlait pas du pouvoir de Poutine en Russie, ni d’un changement de régime », a dit le responsable.

Le peuple russe « pas notre ennemi »

S'adressant directement aux Russes, il a insisté sur le fait que ce n'est pas le peuple russe qu'il considère comme ennemi. « Permettez-moi de dire ceci si vous êtes capable de m'entendre - vous, le peuple russe, n'êtes pas notre ennemi », a-t-il déclaré.

« Je refuse de croire que vous accueillez favorablement le meurtre d'enfants et de grands-parents innocents ou que vous acceptez que des hôpitaux, des écoles, des maternités soient pilonnés par des missiles et des bombes russes. » « Cette guerre n'est pas digne de vous, peuple russe. Poutine peut et doit mettre fin à cette guerre », a encore martelé le président américain.

Mais en même temps, il a estimé que le conflit n'allait pas s'arrêter rapidement.

La bataille « entre la démocratie et l'autocratie » ne sera « pas gagnée en quelques jours ou mois. Nous devons nous armer pour un long combat devant nous », a -t-il prévenu.

Une bataille idéologique... la guerre en Ukraine semble préciser les contours d'une nouvelle guerre froide, opposant les Etats-Unis et leurs alliés démocratiques au tandem sinorusse.


Carl Delsey pour DayNewsWorld
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L'IMMIGRATION UKRAINIENNE EN FRANCE

Depuis le 24 février et le début de l’invasion russe, les Ukrainiens de France se mobilisent largement. Ils organisent des manifestations, récoltent de l’aide à destination des villes assiégées et des forces de défense territoriale – dans lesquelles certains retournent même s’engager – et accueillent des réfugiés.

Si le grand public a découvert l’immigration ukrainienne dans le contexte de l’invasion russe, sa présence en France, tout comme les activités politiques et humanitaires qu’elle y mène, ne sont pas nouvelles. Elles s’inscrivent dans une histoire de plus d’un siècle, au cours de laquelle les événements de l’année 2014 en Ukraine ont joué un rôle majeur.

Des divisions au sein de l'immigration ukrainienne

L’immigration économique postérieure à 1991 (fin de l'URSS) peut être divisée schématiquement en deux groupes, qui forment les deux dernières fractions de l’immigration ukrainienne en France.

Le premier est composé par les « travailleurs migrants » (zarobitchanny). Ils quittent l’Ukraine pour venir gagner un revenu dans des emplois peu qualifiés, essentiellement le bâtiment pour les hommes et les services à la personne pour les femmes (ménage, garde d’enfants, aide à domicile). Cette immigration est initialement conçue comme temporaire, visant à soutenir financièrement la famille restée en Ukraine, payer les études de ses enfants ou y acheter un bien.

Cependant, il arrive que ces travailleurs migrants prolongent leur séjour et parviennent à faire venir leurs proches, installant la migration sur le long terme. Il est difficile d’estimer l’ampleur de cette immigration, une partie d’entre elle possédant un caractère illégal ou semi-légal. Depuis 2017 notamment, les Ukrainiens peuvent voyager 90 jours dans l’Union européenne sans visa : certains utilisent ces séjours pour travailler au noir, et ne sont pas comptabilisés parmi les détenteurs de permis de séjour.

La seconde fraction de l’immigration ukrainienne contemporaine est composée de cadres et de représentants de professions intermédiaires, recrutés pour exercer un métier dans leur domaine de compétence (recherche scientifique, hautes technologies…), ou – plus fréquemment – arrivés en France pour étudier, avant de trouver un emploi de cadre. Contrairement aux « zarobitchanny », ces étudiants et travailleurs qualifiés sont insérés dans des cercles de sociabilité français, auxquels appartient souvent leur conjoint. Ils maîtrisent parfaitement la langue du pays d’accueil, acquièrent la nationalité française et envisagent rarement un retour en Ukraine.

Les travailleurs migrants entretiennent principalement des liens avec leurs compatriotes, au sein de la famille, à l’église ou dans les associations culturelles (chorale, école pour enfants). Ainsi, ils rejoignent fréquemment les communautés ukrainiennes historiques formées par les vagues précédentes et leurs descendants. Bien qu’il existe des différences importantes entre « zarobitchanny » et Français d’origine ukrainienne, en matière de statut socio-économique par exemple, leur origine géographique commune (Ouest de l’Ukraine) fait qu’ils se retrouvent régulièrement autour de la pratique de la langue ukrainienne, du culte gréco-catholique et des mêmes référentiels historiques.

Français de la diaspora ukrainienne « historique » et Ukrainiens de l’Ouest perçoivent ainsi plus fréquemment l’époque soviétique comme une période d’occupation de l’Ukraine et célèbrent volontiers le mouvement de « libération nationale » mené par l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) pendant la Seconde Guerre mondiale. Porteuses d’un nationalisme intégral, visant à obtenir la création d’un État-nation ukrainien indépendant, ces organisations ont d’abord collaboré avec les Allemands dans la lutte anti-soviétique, avant de les combattre également.

Les migrants qualifiés sont, quant à eux, principalement originaires des grandes villes l’Ouest (Lviv), mais surtout du Centre-Est de l’Ukraine (Kiev, Odessa, Dnipro, Zaporijia, Kharkiv, Donetsk…). En plus de leur insertion dans des cercles de sociabilité français, ils fréquentent volontiers des milieux russophones, constitués d’immigrés de l’espace postsoviétique, sans distinction de nationalité, que ce soit par le travail, les associations ou les activités religieuses (églises orthodoxes russes). Si certains entretenaient des contacts avec les communautés ukrainiennes dans les années 2000, beaucoup ne les fréquentent pas. Ils sont par ailleurs moins familiers du récit nationaliste répandu dans l’Ouest de l’Ukraine et au sein de l’élite nationale-libérale représentée par le président Viktor Iouchtchenko (2005-2010).

Reconfigurations des identités politiques au sein de l’immigration ukrainienne

Ces lignes de division au sein de l’immigration ukrainienne sont reconfigurées au moment de l’Euromaïdan (novembre 2013 – février 2014). Les Français d’origine ukrainienne, sensibilisés par leurs parents à l’anticommunisme et à la méfiance vis-à-vis de la Russie, sont rejoints par les travailleurs migrants, mais aussi par les migrants qualifiés, qui s’étaient jusqu’alors tenus à l’écart des communautés ukrainiennes. Ces différents groupes se retrouvent sur les mêmes lieux de manifestation, autour d’une volonté de rapprochement avec l’Union européenne, et plus encore dans le désir de démocratisation et de retour de l’État de droit, qu’ils jugent bafoué par le président Ianoukovitch.

Plus encore que le Maïdan, ce sont l’annexion de la Crimée par la Russie (mars 2014) et le début de la guerre du Donbass entre séparatistes pro-russes et armée ukrainienne (avril 2014) qui redéfinissent les allégeances au sein de l’immigration ukrainienne, et notamment au sein des migrants russophones du Centre et de l’Est. Une partie d’entre eux, déjà sceptiques envers le Maïdan, se réfugient dans des positions pro-russes, dénonçant la répression conduite par le nouveau pouvoir de Kiev, qu’ils jugent illégitime, à l’encontre des populations civiles du Donbass. Mais la majorité prend clairement position contre le séparatisme et pour la défense de l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

De nouvelles associations se constituent actuellement , regroupant les différentes fractions de l’immigration ukrainienne autour de positions pro-ukrainiennes .

La communauté ukrainienne de France plus soudée que jamais

Au rythme des rassemblements et des collectes de dons, la communauté ukrainienne de France a resserré les liens. « Il y a eu un regain patriotique énorme. Ici, la communauté s’est mise en ordre de bataille, tout le monde remplit une fonction : manifester, contrer la propagande en ligne, accueillir les réfugiés, collecter les dons… », énumère Anastasia Loskot, ancienne danseuse du ballet national Virsky, ruban jaune et bleu noué au sac à dos. La mobilisation rassemble les membres d’une diaspora éparse, y compris des russophones de l’est, comme Evgenia Besançon, partie en 1991 en pleine « "ukrainisation" des régions russophones », des Ukrainiens occidentaux.

Quel avenir pour l’immigration ukrainienne en France ?

L’invasion russe actuelle, en plus de renforcer numériquement la communauté ukrainienne avec un exode sans précédent, mènera probablement à son terme le processus, entamé en 2014, de consolidation de l’immigration autour de référentiels nationaux communs.




Britney Delsey pour DayNewsWorld
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POURQUOI POUTINE EXIGE DES PAIEMENTS EN ROUBLES POUR LE GAZ ?

Les européens réfléchissent à des sanctions plus fortes contre Moscou. Mais, hier, mercredi 23 mars, Vladimir Poutine a surpris tout le monde en demandant que le pétrole et le gaz russes soient payés en roubles de la part des pays « non-amicaux » qui souhaitent acheter son gaz naturel.

Le président russe a par ailleurs déclaré que « le gel des avoirs russes par les pays étrangers a détruit la confiance ». Il a également précisé que les changements n'affecteront que la monnaie de paiement, et que l'approvisionnement en gaz se poursuivra conformément aux contrats.

Cette décision obligerait donc les pays qui souhaitent acheter le gaz russe à acheter également sa monnaie, ce qui pourrait permettre de soutenir son cours, après que le Rouble

a perdu environ la moitié de sa valeur face au Dollar en moins de deux semaines.

Depuis, la monnaie russe a rebondi, un rebond qui a été largement accentué suite aux annonces de Poutine le Rouble ayant donc effacé plus des deux tiers de l’impact baissier de la guerre face à l’Ukraine.

Un coup de bluff et de communication pour certains, une stratégie pour emmener les Européens dans l'impasse pour d'autres.

Des contre-sanctions de la part de la Russie

Cette annonce n’est, en tout cas, pas surprenante selon le spécialiste en énergie Nicolas Mazzucchi . « C’est un peu les contre-sanctions russes auxquelles on s’attendait, puisqu’il faut se rappeler que lorsqu’en 2014, il y avait eu un volet de sanctions contre la Russie, celle-ci avait imposé des contre-sanctions, notamment sur les questions d’importations de produits transformés agricoles européens, donc quelque part, la Russie met en place ses contre-sanctions et tape là où ça fait mal », explique le chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), groupe de réflexion français.

Le 7 mars dernier, Valdimir Poutine n'avait-il pas déjà tenté de renverser à son avantage les sanctions internationales en annonçant que les entreprises russes seraient autorisées à rembourser en roubles ses créanciers originaires des pays « hostiles » ?

Paiement du gaz russe en Roubles : une demande irréaliste et illégale ?

Liam Peach, économiste pour l'Europe émergente chez Capital Economics, a déclaré dans une note que « cela semble être un effort des autorités russes pour faire pression sur les pays occidentaux en forçant les acheteurs étrangers de gaz russe à utiliser des roubles, avec l'avantage supplémentaire de soutenir la valeur de la monnaie ».

Du point de vue des réactions politiques, le ministre allemand de l'économie, Robert Habeck, a qualifié la demande de M. Poutine de « rupture de contrat » et d'autres acheteurs de gaz russe ont fait écho à cette remarque.« Cela constituerait une violation des règles de paiement incluses dans les contrats actuels », a déclaré une source gouvernementale polonaise de haut niveau, ajoutant que la Pologne n'a pas l'intention de signer de nouveaux contrats avec Gazprom après l'expiration de leur accord actuel à la fin de cette année.

Une demande pour déstabiliser les européens

Poutine fait là un dernier coup de bluff pour obliger les européens à prendre conscience de leurs décisions. Le maître du Kremlin a compris que les européens allaient alourdir les sanctions et qu'on finirait tôt ou tard par mettre un embargo sur le gaz et le pétrole russe. Il agite l'épouvantail du rouble mais il sait qu'il va bientôt perdre sa rente énergétique.

La demande de Poutine de payer le pétrole et le gaz russes en roubles est faite pour déstabiliser les européens. C'est une façon de les humilier.

C'est également un moyen de contourner le « droit extra-territorial américain ». C'est un principe qui autorise la loi américaine à condamner un groupe ou un individu d'un autre pays s'il fait du commerce en dollars avec un pays sous embargo. Et les sanctions financières peuvent être très lourdes. C'est ce qui avait obligé Total et Peugeot à quitter l'Iran, il y a quelques années, puisque tout le commerce international de matières premières est en dollars. Avec des Pétro-roubles, Poutine dit à Washington que la Russie n'est pas l'Iran.

« Anti oligarques »

Plus important, il contrôle ainsi l'argent des géants du gaz et du pétrole russe. Gazprom, Novatek, Rosnef... toutes ces multinationales des matières premières n'aiment pas trop cette guerre qui déstabilise leur business. Avec le paiement en roubles, Vladimir Poutine s'assure que ces grands groupes, qui pourraient se retourner un jour contre lui, ne sont pas en train de constituer un trésor en dollars. Sur Twitter, Antoine Levy, professeur au MIT Economics, tempère les effets de cette annonce : « Beaucoup d’émotion à tort sur cette règle, comme s’il s’agissait d’un coup de génie de Poutine qui mettrait les Européens dans une impasse. C’est complètement absurde. » Il explique que les Européens vont utiliser leurs dollars pour acheter des roubles qui serviront à acheter du gaz à Gazprom, et que Moscou veut surtout « s’assurer que les entreprises russes comme Gazprom ne trichent pas en gardant des dollars pour elles.

C’est une règle anti- oligarques bien plus qu’une règle anti-européenne. »




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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EXPLIQUER LES MISSILES HYPERSONIQUES RUSSES

 EN UKRAINE

«Invincibles », « hypersoniques » ou « invisibles » : la Russie ne manque pas de superlatifs pour qualifier les armes qu'elle utilise dans le cadre de son invasion de l'Ukraine . Moscou a déclaré avoir déployé à deux reprises ce week-end son tout nouveau missile hypersonique Kinjal sur le territoire ukrainien.

La Russie a affirmé ce dimanche 20 mars, pour le deuxième jour consécutif, avoir utilisé des missiles hypersoniques en Ukraine, cette fois pour détruire une réserve de carburant de l'armée ukrainienne dans le Sud du pays. « Une importante réserve de carburant a été détruite par des missiles de croisière +Kalibr+ tirés depuis la mer Caspienne, ainsi que par des missiles balistiques hypersoniques tirés par le système aéronautique +Kinjal+ depuis l'espace aérien de la Crimée », a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué. .

Ce type de missiles est potentiellement indétectables et beaucoup plus rapide que les missiles de croisière classiques, capable de voler à plus de cinq fois la vitesse du son (Mach 5, soit plus de 6000 km/h), défie tous les système de défense anti-aérienne, selon Moscou.

Il existe deux catégories de système hypersonique. Il y a d'abord les HCM, des missiles de croisière capables de voler bien plus vite que la version classique. Il y a ensuite les HGV, planeurs largués en orbite basse par missile balistique. Ils sont capables de surfer sur les hautes couches de l'atmosphère, à plusieurs dizaines de kilomètres d'altitude, de changer de cap et d'effectuer des manoeuvres d'évitement. Ils sont donc moins susceptibles d'être détectées qu'un missile intercontinental, dont la trajectoire en cloche, parfois au-delà du millier de kilomètres d'altitude, est plus prévisible.

Trois décennies après la chute de l'URSS, les grandes puissances entament une nouvelle course aux armements, à l'aune des technologies hypersoniques. Dans cette course, forte de l'héritage soviétique, la Russie compte une légère longueur d'avance. Elle a annoncé le 4 octobre le succès de deux tirs d'essai, depuis un sous-marin, de missiles de croisière hypersoniques (HCM) Zircon. Son président, Vladimir Poutine, se vante de détenir « l'arme absolue » pour percer les boucliers antimissiles américains et européens avec son HGV, le planeur Avanguard, mis en service fin 2019, et susceptible de faire Moscou-New York en moins d'un quart d'heure, grâce à une vitesse de pointe à plus 33 000 km/h (Mach 27).

Les missiles « Kinjal » et ceux de croisière « Zircon », tirés depuis des navires de surface et des sous-marins, appartiennent à une famille de nouvelles armes développées par la Russie et que Vladimir Poutine qualifie « d'invincibles ». Le joyau de l'armée est le planeur hypersonique Avangard, pouvant emporter une charge nucléaire. Il vole jusqu'à 33.000 km/h et change de façon imprévisible de cap ou d'altitude, le rendant quasiment impossible à intercepter.

L' intérêt d'un point de vue militaire

Selon Benjamin Hautecouverture, maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique cela permet tout d'abord « aux Russes d'envoyer le missile d'une distance qui est très lointaine et puis ça leur permet, si le missile est effectivement plus précis, de toucher une cible qu'ils n'auraient pas pu toucher avec d'autres systèmes plus conventionnels. » Ce vendredi en Ukraine, c'est donc un entrepôt souterrain qui a été visé par le missile hypersonique Kinjal, « poignard » en russe. « De telles infrastructures sont difficiles à détruire avec des missiles classiques » précise Vassili Kachine, analyste militaire et directeur d'un centre de recherche de la Haute école d'économie de Moscou. « Le missile hypersonique a lui une capacité de pénétration et une puissance destructrice plus importantes du fait de sa très haute vitesse », note-t-il.

Mais ce n'est pas tout. Benjamin Hautecouverture insiste sur le fait que "leur vitesse est telle qu'ils échappent aux défenses aérienne et en plus, parce qu'ils sont capables d'effectuer des manœuvres en vol, ils sont à peu près inatteignables par les défenses anti-missiles (...) On ne les voit pas venir."

Les messages envoyés par la Russie

Tout d'abord, il s'agit selon Benjamin Hautecouverture, d'une « illustration de la modernisation de l'outil militaire conventionnel russe, qui est capable justement de frapper dans la profondeur. » C'est d'ailleurs l'occasion de tester ces missiles Kinjal, rentré dans l'arsenal en décembre 2017.

D'après le maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique, « c'est un déploiement qui peut être aussi analysé comme un signalement russe politico-stratégique, cette fois à destination de l'OTAN, qui consisterait à chercher à dissuader l'Alliance atlantique de se comporter d'une manière ou d'une autre. » Le moment choisi n'est pas anodin analyse Benjamin Hautecouverture, dans une période « où sont envisagées des augmentations de fourniture d'armements à l'Ukraine." « Donc, on est à la fois dans une utilité tactique évidente (...) mais on est aussi dans une utilité politico-stratégique. » De plus l'impact psychologique est certain.

Le développement des missiles hypersoniques

La Russie est le premier pays au monde à avoir développé des armements hypersoniques. Ceux-ci font la fierté du président russe, qui vante régulièrement leur existence comme la preuve d'une supériorité militaire de son pays. Leur mise en service a conduit d'autres pays à accélérer leurs programmes hypersoniques, entraînant une course aux armements dans ce domaine.

La Corée du Nord a ainsi dit en développer et en avoir testé, tout comme la Chine. Le pays de Xi Jinping a d'ailleurs pris de court les Occidentaux avec l'essai d'un planeur hypersonique, capable de se déplacer à plus de 6.000 km/h, qui a fait le tour de la Terre en orbite avant de descendre vers sa cible.

« C'est une technologie qui également est en train de s'imposer aux Etats-Unis » précise Benjamin Hautecouverture. Cependant, « le problème américain, c'est que leurs nouvelles armes ont jusqu'à présent échoué constamment aux tests, donc, de ce point de vue là, ils sont plutôt en retard par rapport aux Russes et par rapport aux Chinois. »

« Nous ne savons pas nous défendre contre cette technologie et la Chine et la Russie ne le savent pas non plus », a prévenu Robert Wood.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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MOSCOU ET KIEV VERS UN STATUT DE NEUTRALITE POUR L'UKRAINE ?

Kiev et Moscou ont évoqué mercredi certaines pistes susceptibles de déboucher sur un compromis sur le statut de l'Ukraine, esquissant l'espoir d'une possible sortie de crise après trois semaines de guerre. Volodimir Zelensky, a déclaré que les négociations entre les deux camps devenaient plus « réalistes » et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé que certaines formulations en discussion pouvaient faire l'objet d'un accord. Moscou et Kiev discutent d'un statut pour l'Ukraine similaire à celui de l'Autriche ou la Suède, deux pays membres de l'Union européenne qui n'appartiennent pas à l'Alliance atlantique. Vladimir Poutine, déclenchement de a dit que Moscou était prêt à discuter d'un statut neutre pour son voisin.

« Un statut de neutralité est désormais sérieusement discuté parallèlement, bien sûr, à des garanties de sécurité », a déclaré Sergueï Lavrov. « Il y a des formulations absolument précises qui de mon point de vue sont proches de faire l'objet d'un accord. » Le principal négociateur russe, Vladimir Medinski, a précisé à la télévision publique: « L'Ukraine propose une version autrichienne ou suédoise d'un Etat démilitarisé neutre mais en même temps un État disposant de sa propre armée et de sa propre marine. »

Dans un signe apparent d'ouverture, Volodimir Zelensky a déclaré mardi que l'Ukraine était prête à accepter des garanties en termes de sécurité de la part des pays occidentaux, quitte à renoncer à son objectif de long terme d'une adhésion à l'Otan.

Le chef du Kremlin a toutefois ajouté que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine et que l'Occident échouerait dans ce qu'il a qualifié de tentative de domination mondiale et de démembrement de son pays. L'assaut russe, que Moscou présente comme une « opération spéciale », se déroule comme prévu, a-t-il assuré lors d'une intervention devant ses ministres retransmise à la télévision d'Etat.

Le chef de la délégation ukrainienne aux pourparlers, Mykhaïlo Podolyak, a déclaré que Kiev réclamait toujours un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes et souhaité des négociations directes entre Volodimir Zelensky et Vladimir Poutine.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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GUERRE EN UKRAINE LIVRAISONS D'EQUIPEMENTS MILITAIRES

LUnion européenne a décidé de débloquer 500 millions d’euros pour la livraison d’équipements militaires aux Ukrainiens. L’Union européenne (UE) s’est surpassée en réactivité et surtout les États ont réussi à se mettre d’accord, en un temps record, pour fournir des équipements militaires, en grande partie létaux, avec la Facilité européenne pour la paix.

Dès le 24 février le conseiller militaire de la délégation de l’UE à Kiev, en contact avec l’état-major général ukrainien, a fourni une liste de leurs besoins prioritaires. De façon précise : des équipements individuels, des gilets pare-balles, du matériel médical…

Mais aussi des armes et surtout des équipements de défense antiaérienne. 80 % de leur aviation a été détruite en quelques heures. Tous les jours, la liste officielle des besoins est actualisée et une réunion avec les experts militaires des 27 États membres est tenue. Les ÉtatsUnis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande participent également à cette réunion.

« Envoyez-nous des avions ! »

La Pologne est prête à transmettre à l’Ukraine ses chasseurs Mig-29 réclamés avec insistance par Kiev, mais demande que la décision soit prise par l’Otan, alors que Moscou dénonce un « scénario potentiellement dangereux ». « La Pologne n’est pas partie prenante dans cette guerre et l’Otan non plus. Une décision aussi sérieuse que le transfert des avions doit être prise de façon unanime par l’ensemble de l’Otan », a réaffirmé hier le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki.

Selon le quotidien « Gazeta Wyborcza », la grande question « n’est pas de savoir si l’Ukraine recevra les Mig-29 polonais, mais comment les livrer aux autorités de Kiev » sans provoquer une réaction de Moscou.

Hier soir, Washington a rejeté cette proposition. « Les services de renseignement estiment que le transfert d’avions à l’Ukraine pourrait être perçu comme une surenchère et pourrait entraîner une réaction russe importante, qui augmenterait la perspective d’une escalade militaire avec l’Otan », a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

Un hôpital pédiatrique bombardé, 17 blessés

17 adultes ont été blessés hier dans le bombardement par l’armée russe d’un hôpital pédiatrique à Marioupol, port du sud-est de l’Ukraine, a annoncé un responsable régional, Pavlo Kirilenko. « Il y a 17 blessés confirmés parmi le personnel », a-t-il indiqué à la télévision ukrainienne, précisant qu’ « il n’y avait aucun enfant » parmi les blessés et « aucun mort », selon un premier bilan. Au moins 19 attaques ont été perpétrées contre des établissements de soins, du personnel de santé et des ambulances, faisant au moins dix morts, depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février, selon des données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Quelque 300 000 civils sont coincés depuis des jours par les combats dans le port stratégique de Marioupol.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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DES POURPARLERS ENTRE LA RUSSIE ET L'UKRAINE PAR LA MEDIATION D'ISRAEL ?

A l’issue d’une troisième séance de pourparlers avec l’Ukraine, la Russie a annoncé des cessez-le-feu dans certaines villes pour permettre l’évacuation de civils. Toute la journée, les combats se sont poursuivis. L’étau se resserre sur la capitale, Kiev. L’Union européenne a lancé l’examen des demandes d’adhésion de l’Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie. Retrouvez l’actualité de ce lundi 7 mars sur la guerre en Ukraine.

L’armée russe poursuit son offensive en Ukraine. Les forces militaires russes continuent de bombarder l’Ukraine, touchant notamment la deuxième ville du pays, Kharkiv. Ce lundi 7 mars, l’armée de Vladimir Poutine a concentré aussi ses efforts sur Tcherniguiv (nord), Soumy (nord-est) et Mykolaïev (sud). Elle « accumule ses ressources pour lancer un assaut » sur Kiev, selon l’état-major ukrainien.

La Russie accepte des cessez-le-feu locaux. Une troisième séance de pourparlers s’est déroulée ce lundi en fin de journée entre les délégations russe et ukrainienne. Moscou a consenti des cessez-le-feu locaux pour permettre dès mardi matin l’évacuation de civils.

Les pourparlers de cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine sont actuellement à une phase critique, ont déclaré mardi des responsables israéliens, selon le site d'information Axios.

Selon cette source, il y aurait eu un assouplissement des positions des deux côtés au cours des dernières 24 heures lors de la médiation israélienne, les Russes affirmant vouloir démilitariser seulement la région du Donbass et Volodymyr Zelensky révélant à ABC News ne plus insister sur une adhésion de l'Ukraine à l'Otan.

Les responsables israéliens ont par ailleurs dit espérer davantage de progrès vers une solution diplomatique. Ces révélations interviennent tandis que le Premier ministre israélien Naftali Bennett s'est à nouveau entretenu mardi par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine au sujet du conflit en Ukraine.

Selon un communiqué du Kremlin, M. Poutine a informé M. Bennett des propos tenus lundi lors du troisième cycle de pourparlers entre responsables russes et ukrainiens au Bélarus.

Il s'agit du second appel téléphonique entre les deux leaders depuis le déplacement de M. Bennett à Moscou samedi pour une réunion de trois heures avec M. Poutine, dans l'espoir de trouver un moyen de mettre fin à l'effusion de sang en Ukraine.

Peu avant cette deuxième conversation, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également indiqué mardi s'être entretenu avec le Premier ministre israélien le remerciant pour ses efforts de médiation entre Moscou et Kiev.

Les deux responsables israéliens ont affirmé que M. Bennett ne présentait à Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky aucun plan de trêve et ne faisait que transmettre des messages entre les dirigeants.

La Turquie va accueillir jeudi les ministres russe et ukrainien des affaires étrangères pour leur premier face-à-face depuis le début de l’offensive russe en Ukraine. Serguei Lavrov et Dmytro Kuleba seront reçus par le ministre turc Mevlut Cavusoglu à Antalya (sud), station balnéaire prisée des touristes russes.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld
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QUID DES LOURDES SANCTIONS ECONOMIQUES ET FINANCIERES POUR ETOUFFER L'ECONOMIE RUSSE

Réunis mardi 1 mars 2022, les membres du G7 Finance ont réitéré leur volonté de mettre en place des sanctions « efficaces, rapides et massives pour porter un préjudice important à l’économie russe », commentait-on à Bercy. Plus tôt dans la matinée, le ministre des Finances, Bruno Le Maire avait été encore plus véhément.

« Nous voulons viser le cœur du système russe, nous visons Vladimir Poutine, nous visons les oligarques, mais nous visons aussi toute l’économie russe, et le peuple russe en paiera aussi les conséquences », avait-il asséné. Le capitaine de Bercy se félicite que les sanctions déjà prises soient « efficaces, et même d’une efficacité redoutable ». Mardi, l’Europe travaillait sur un quatrième train de sanctions. Le premier date du 23 février 2022, c’est dire le zèle déployé par les puissances occidentales pour assommer le pays des tsars.

Mercredi 2 mars 2022 après-midi, l’Europe a évalué, lors d’une nouvelle réunion extraordinaire de l’Ecofin, les premiers impacts de cette bataille économique rangée.

Reste la question de l'embargo sur le gaz, le pétrole et le charbon russes, une mesure qui pourrait se révéler plus efficace, selon Carole Grimaud Potter. « C'est une arme réelle mais à double tranchant et qui se paierait très chère », nuance-t-elle.

Les États-Unis « discutent très activement » de la possibilité d'interdire ces importations.Et viennent le 6mars annoncer l'arrêt des importations. Mais le sujet divise: l'Allemagne, qui importe 55% de son gaz et 42% de son pétrole de Russie, s'y est opposée.

Les importations d'énergie fossile en provenance de Russie sont « essentielles » pour la « vie quotidienne des citoyens » en Europe et l'approvisionnement du continent ne peut pas être assuré autrement à ce stade, a d'ailleurs affirmé ce lundi 7 mars 2022 le chancelier allemand Olaf Scholz.

Trois vagues successives de sanctions

« Les sanctions qui ont été adoptées par trois vagues successives ces dix derniers jours [contre la Russie] sont d'une ampleur et d'une nature inédite », déclare mardi 1er mars dans l'après-midi Olivier Dorgans, avocat spécialiste des sanctions économiques.

Ces sanctions, « c'est du jamais vu à l'encontre d'une puissance économique comme la Russie », assure Olivier Dorgans, qui rappelle qu' « on a eu des sanctions aussi fortes, voire par certains aspects plus fortes, par exemple contre la Corée du Nord ou l'Iran, mais jamais à l'encontre d'un pays qui a la puissance économique de la Russie ». L’Occident vise l’asymétrie, autrement dit, il espère être moins touché que la partie adverse.

Etouffer économiquement la Russie

Interrogé sur la force de ces sanctions, Olivier Dorgans cite celles qui touchent la Banque centrale de Russie. Il estime que ce sont les plus fortes du « package ». « La Banque centrale de Russie avait capitalisé et préparé ces sanctions en mobilisant et en stockant un certain nombre de réserves de devises et d'or, et ce que viennent de faire les Européens, c'est d'empêcher la Banque centrale de Russie d'utiliser ses réserves à l'international, sur les marchés occidentaux ».

En empêchant la pourtant riche Banque centrale russe (640 milliards de dollars de réserves de change) de défendre sa monnaie, l’Europe, les Etats-Unis, rejoints par le Japon et la Suisse, ont mis un pied dans la porte de la forteresse moscovite. La Banque de Russie ne peut plus utiliser ses avoirs en devises – soit environ 200 milliards de dollars via des swaps de change, et 120 milliards de dépôts dans les banques européennes, hors Suisse et Monaco – pour acheter des roubles afin de soutenir le taux de change. Le dollar approche des 120 roubles, soit 60 % de plus qu’avant l’invasion – ce qui annonce une forte inflation. En revanche, la flambée des taux d’intérêt pourrait rapidement étouffer l’activité du pays…

Au cœur des discussions qui se poursuivent à Bruxelles, la définition exacte du périmètre des banques russes bientôt exclues du réseau de messagerie Swift, support des échanges internationaux. C’est une autre décision majeure qui vise à mettre l’économie genoux. Cette procédure, complètement inédite à cette échelle – la Russie est le deuxième pays le plus représenté sur Swift – va perturber les circuits financiers du monde entier. Imaginer d’éventuels concurrents asiatiques faire main basse sur les actifs industriels russes complètement dépréciés par l’effondrement du rouble crispe les industriels occidentaux présents sur place.

 Le système alternatif mis en place par la Russie avec quelques grandes banques en Chine et une poignée d’autres pays d’Asie ne devrait que très partiellement compenser la mise à l’index du réseau mondial, espère-t-on .« Si le conflit s’aggrave ou s’enlise, la pression pour ne pas collaborer va devenir de plus en plus forte, souligne un observateur. On ne peut pas non plus exclure que Poutine nationalise toutes les entreprises présentes sur son territoire.

La même unanimité règne concernant, notamment, le gel des avoirs des oligarques, des proches du Kremlin, et du pouvoir russe lui-même.« le gel des avoirs ne permet pas de disposer des biens, il permet de venir saisir des bateaux, des propriétés immobilières, mais ces actifs, l'Etat français ou les pays membres de l'UE ne peuvent pas les vendre : c'est davantage quelque chose qui va venir nuire à la capacité de ces oligarques de venir profiter de leur vie » , explique l'avocat . L'objectif final, conclut Oliver Dorgans, c'est que, par leur mécontentement, ces oligarques viennent faire pression sur Vladimir Poutine.

Moscou semble subir de plein fouet les sanctions prises à son encontre. La Bourse de Moscou est ainsi restée fermée mercredi 2 mars pour le troisième jour d'affilée, alors que les autorités multiplient les mesures pour limiter l'impact dévastateur des sanctions sur l'économie russe.

Derrière cette stratégie, le but des Occidentaux est d'empêcher la Russie d'amortir le choc des sanctions en rachetant du rouble via ses devises étrangères. Condamnant ainsi le pays à une explosion de l'inflation. Et pour enfoncer le clou, Américains et Européens ont interdit à ses banques de se recapitaliser sur leurs marchés. « Le système financier russe est attaqué de toutes parts. L'asphyxie se met en place », observe Stephen Le Vesconte, associé à Linklaters et spécialiste des infrastructures. Pour l'instant, seul un filet d'air a été préservé pour Gazprombank, troisième banque russe, qui sert exclusivement aux transferts financiers liés aux hydrocarbures. Elle sera visée si l'escalade continue.

Industrie asphyxiée

L'arsenal occidental a également pour ambition de terrasser « l'industrie critique » . Les secteurs de l'aviation, de l'énergie et du raffinage sont particulièrement ciblés. Gazprom ne peut par exemple plus lever d'argent sur les marchés internationaux. Les exportations de technologies fondamentales (semi-conducteurs, lasers, électronique…) et de biens à double usage (civil et militaire) sont aussi strictement contrôlées. « Là est le nerf de la guerre, juge Arnaud Kalika, responsable du séminaire sur la Russie au Conservatoire national des arts et métiers et ancien de la Direction du renseignement militaire. Malgré les stocks dont elles disposent, si les entreprises russes sont privées des logiciels ou composants adéquats, elles vont terriblement souffrir. » Si l'escalade se poursuit, le secteur énergétique, première chaîne de dépendance européenne à la Russie, deviendra la prochaine cible. Le gouvernement français fait ainsi pression sur TotalEnergies pour qu'il coupe les liens, comme l'ont fait ses concurrents BP et Shel.

Comme souvent, le premier signal est venu des marchés financiers, avec une chute du rouble de 30 % le 28 février. La filiale européenne de Sberbank a également fait faillite après le retrait en masse des dépôts par ses clients. « Le meilleur moyen pour faire bouger Poutine est que la population russe perde confiance en lui, ce qui sera inévitablement le cas si l'inflation est forte », fait-on valoir au Quai d'Orsay. Pour parer à ce scénario, la banque centrale russe a annoncé relever très fortement son taux directeur de 10,5 points, à 20 %. Alors que les Russes ont commencé à retirer leur épargne des banques, Moscou a interdit à ses résidents de transférer des devises à l'étranger. Les exportateurs locaux sont aussi contraints de convertir en roubles 80 % des revenus engrangés en monnaie étrangère.

Certes une très forte récession est à prévoir en Russie. Mais les Russes prendront des mesures pour atténuer cette récession, par exemple en augmentant les dépenses budgétaires, en créant de la monnaie, comme on l’a fait pendant la pandémie.

Le financement de l'effort de guerre toujours possible

 Si les Occidentaux arrivent à se passer du pétrole et du gaz russe- ces jours-ci, il est question de mettre en place un embargo- le financement extérieur de la Russie pourrait être menacé. Les impôts étant relativement faibles, une part très importante des revenus du gouvernement russe provient de la rente pétrolière. Si la Russie venait à être coupée de cette source de devises, elle sera très pénalisée .Mais cela ne compromettra pas le financement de l’effort de guerre . L’histoire a montré en effet que dans des économies de guerre, on peut rediriger la production civile vers la production militaire.Les Russes ont beaucoup de ressources naturelles, et ils peuvent entrer dans une logique d’économie de guerre qui leur donnerait de quoi financer les équipements dont ils ont besoin. Et la Russie produit déjà elle-même la quasi-totalité de ses armes.

Des accords notamment avec la Chine

Marc Touati, économiste et président du cabinet Aux commandes de l’économie et de la finance, résume l’issue de secours russe en un pays : la Chine. « Aussi forte soit les sanctions européennes et américaines, la Russie pourra toujours se reporter sur la Chine, pour faire du commerce direct ou pour y transférer ses produits et les vendre à l’international après », plaide l’économiste.

Dans le bal des condamnations et des critiques du monde sur l’invasion russe, Pékin a brillé par son silence. Preuve supplémentaire s’il le fallait de la neutralité – voire du soutien tacite à la Russie - de la Chine dans ce conflit. «La Chine a toujours respecté la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays», a déclaré Wang Yi ce 24 février 2022, selon un compte-rendu de l'entretien téléphonique diffusé par son ministère.

«En même temps, nous avons aussi constaté que la question ukrainienne relevait d'une histoire particulière et compliquée. Nous comprenons les préoccupations raisonnables de la Russie en matière de sécurité», a-t-il dit. Et avec plus de 4.000 kilomètres de frontière entre les deux pays, il y a de quoi réaliser des exportations facilement, « ce qui rendrait caduques les effets d’un blocus de l’Occident », note Mac Touati.

Les Chinois, eux, ont  une pensée stratégique. Les Chinois sont susceptibles de fournir des technologies de substitution aux Russes, mais pas dans tous les domaines. Concernant la monnaie, les Chinois ont développé l’usage international du yuan depuis 10 ans. La banque centrale russe a toujours accès aux réserves constituées dans la monnaie chinoise. Ils peuvent donc les utiliser pour acheter en Chine, ou pour convertir ces yuans en toute autre devise de façon plus ou moins opaque pour détourner les sanctions occidentales. S’il n’y a pas de sanctions chinoises contre la Russie, on peut anticiper une augmentation des flux...

La Russie mieux armée que l'Europe ?

La Russie est peut-être même plus armée et prête que l’Occident pour une guerre économique. La dette publique du pays ne dépasse pas les 20 % de son PIB, contre 120 % pour la France et 98,3 % pour la zone Euro. Autre élément en faveur de Moscou, sa population. Sylvie Matelly résume simplement : « Si le prix de l’essence augmente en France, le pays sera dans la rue. Ce ne sera probablement pas le cas en Russie. ». Dernier point sur la solidité des reins de l’économie russe, sa quasi-indépendance : « En termes d’énergie, le pays a ce qu’il faut. Pour les produits manufacturés que lui fournit d’habitude l’Occident, il peut demander à la Chine ».

« L'économie russe subit un sérieux coup dur » , a admis le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, tout en affirmant qu'il y a « un degré de résistance, du potentiel, des plans, un travail énergique en cours ». « Nous resterons debout », a-t-il ajouté.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
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COMMENT ARRETER LE PRESIDENT POUTINE ?

Au douzième jour de l'invasion russe, les combats se poursuivent en Ukraine: l'armée russe a bombardé Kharkiv - la deuxième ville du pays -, poursuit son siège du port stratégique de Marioupol et resserre son étau sur la capitale Kiev. Dans ce contexte, y a-t-il encore une chance pour que Vladimir Poutine cesse la guerre?

Vers un durcissement des sanctions

Bien que d'une ampleur inégalée, les conséquentes sanctions économiques ont peu de chance de faire émerger la paix, estime Samantha de Bendern, ancienne officier politique de l'Otan et chercheuse au département Russie-Eurasie à la Royal Institute of International Affairs, un institut de réflexion basé à Londres. Par le passé, cette stratégie a en effet rarement porté ses fruits, que ce soit en Iran, en Libye ou à Cuba.

Suspension de la mise en service du gazoduc Nord Stream 2, fermeture de l'espace aérien européen aux compagnies aériennes russes, exclusion de certaines banques du réseau financier Swift... Ce train de sanctions qui commence à asphyxier la Russie engendrerait également un sentiment d' incompréhension, voire de colère chez certains Russes pourtant pro-occidentaux, nourrissant ainsi une certaine amertume et légitimant le discours belliqueux de Vladimir Poutine.

D'autant qu'un durcissement de ces mêmes sanctions a peu de chances de faire capituler Vladimir Poutine, analyse Carole Grimaud Potter, professeure à l'Université de Montpellier « Même si les oligarques sont touchés, que la situation économique de la Russie devient catastrophique dans les prochains jours, les prochaines semaines, les prochains mois, le gouvernement russe serrera les dents », anticipe cette spécialiste .

« Le pays a déjà vécu le chaos et s'est sorti du marasme économique des années 1990. Et puis la population russe et ses difficultés n'entrent pas dans les calculs de Vladimir Poutine. »

Vers un embargo sur le gaz russe

Reste la question de l'embargo sur le gaz, le pétrole et le charbon russes, une mesure qui pourrait se révéler plus efficace, selon Carole Grimaud Potter. « C'est une arme réelle mais à double tranchant et qui se paierait très chère », nuance-t-elle.

Les États-Unis « discutent très activement » de la possibilité d'interdire ces importations. Mais le sujet divise: l'Allemagne, qui importe 55% de son gaz et 42% de son pétrole de Russie, s'y est opposée. Les importations d'énergie fossile en provenance de Russie sont « essentielles » pour la « vie quotidienne des citoyens » en Europe et l'approvisionnement du continent ne peut pas être assuré autrement à ce stade, a d'ailleurs affirmé ce lundi le chancelier allemand Olaf Scholz.

Vers une autre voie diplomatique

Quant à la voie diplomatique, a-t-elle encore une chance de mettre un terme à la guerre?

« Quand l'Otan a rejeté la demande de Kiev de créer une zone d'exclusion aérienne en Ukraine, Poutine aurait pu s'en féliciter. Au contraire, il a agité encore une fois la menace nucléaire. On ne peut pas négocier avec lui. »

La Russie a en effet annoncé considérer comme « cobelligérant » tout pays tentant d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine. Cependant, si la diplomatie occidentale n'a jusqu'à présent pas porté ses fruits, une autre voix pourrait en revanche peser. Celle de la Chine, avec son poids économique et militaire.

Pékin s'est d'ailleurs dit prêt à participer « en cas de besoin » à une médiation internationale pour résoudre le conflit en Ukraine. Et si la Chine a assuré que l'amitié avec Moscou était « solide comme un roc », elle n'a pour l'heure affiché aucune volonté d'aider la Russie à contourner les sanctions occidentales, notamment pour préserver ses liens avec ses partenaires commerciaux européens et américains.

Vers une prise de position plus forte de l'Otan

Reste que pour le moment, rien ne semble pouvoir faire vaciller le dirigeant russe. Pas même l'Otan qui a jugé « irresponsables » les bombardements des forces russes de la centrale nucléaire de Zaporijjia mais a exclu d'intervenir militairement dans les airs et sur terre.

« L'Otan se garde bien de prendre toute décision qui pourrait être perçue par Moscou comme une déclaration de guerre », explique Carole Grimaud Potter.

Car cela serait mettre le doigt dans un engrenage et risquer un affrontement entre puissances nucléaires. Ce que Vladimir Poutine perçoit comme une faiblesse: Il sait que l'Otan n'interviendra pas et c'est pour lui un blanc-seing.




Britney Delsey pour DayNewsWorld
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LE HEROS VOLODYMYR ZELENSKY

PRESIDENT UKRAINIEN

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a suscité l’admiration du monde entier  en alignant sa rhétorique sur ses actions pendant l’invasion russe de son pays.

Son engagement envers l’Ukraine et son peuple contraste avec de nombreux exemples récents, où des élites politiques prétendent se comporter en « leaders serviteurs » tout en affichant des comportements en totale contradiction.

Prenez par exemple la décision du gouverneur de la Californie Gavin Newsom d’assister à un dîner de groupe au restaurant chic French Laundry, dans la vallée de Napa, au plus fort de la pandémie de Covid-19, alors qu’il conseillait aux habitants de son État de rester chez eux afin des respecter les mesures sanitaires. Ou encore le premier ministre britannique Boris Johnson qui participe à une fête alors que le pays est sous le coup d’un ordre de rester à la maison.

Ces exemples suggèrent que, même s’ils prétendent le contraire, les dirigeants politiques se considèrent comme faisant partie d’une élite distincte à laquelle les règles qui régissent les citoyens ordinaires ne s’appliquent pas.

Ce n’est pas le cas de Zelensky,

La comparaison entre les paroles de Zelensky et sa conduite ces dernières années montre qu’il est la quintessence du « leader serviteur », même dans les circonstances les plus précaires.

Le courage de ses engagements

Lorsque Vladimir Poutine a ordonné l’invasion de l’Ukraine, son intention était claire : renverser le gouvernement démocratiquement élu de Zelensky et établir un régime fantoche en faveur du Kremlin. Avec cet objectif en tête, l’armée russe a mis le cap sur Kiev, et Zelensky est immédiatement devenu « la cible n° 1 ».

Faisant preuve d’une force morale et d’un courage inébranlable, Zelensky a refusé de fuir Kiev. Alors que la violence se rapprochait de la capitale dans les jours qui ont suivi, et que la vie de Zelensky était menacée, le président américain Joe Biden a proposé de l’évacuer d’Ukraine. Rejetant l’offre, le président ukrainien a répondu par sa désormais célèbre phrase : « J’ai besoin de munitions, pas d’un taxi ».“

Un homme portant un T-shirt est vu en train de parler sur un écran dans une grande salle de réunion; Volodymyr Zelensky s’adresse au Parlement européen à Bruxelles le 1ᵉʳ mars 2022, depuis Kiev, où il est resté tout au long de l’invasion russe.

Se mettre en danger

La décision de Zelensky de rester à Kiev est à la fois exceptionnelle et profonde de sens. Il existe peu d’exemples récents d’élites politiques prêtes à se mettre personnellement en danger pour le bien collectif – Abraham Lincoln, Nelson Mandela et Mère Teresa sont quelques exemples de « leaders serviteurs » du passé. Sa décision en illustre l’esprit.

Zelensky a demandé aux Ukrainiens et aux Ukrainiennes d’affronter les envahisseurs et de défendre leur pays. Dans une ultime tentative de dissuader Poutine à la veille de l’invasion, il a déclaré : « Quand vous nous attaquerez, vous verrez nos visages, pas nos dos. »

À l’instar des « leaders serviteurs » qui mettent de côté leur propre intérêt afin de protéger les intérêts des personnes qu’ils servent, Zelensky est resté sur place pour participer à la résistance du pays. Il n’a rien demandé aux citoyens qu’il n’était pas déterminé à faire lui-même. Pendant les heures les plus sombres du pays, Zelensky s’est montré un homme du peuple, pour le peuple – pas seulement dans la rhétorique, mais surtout, dans l’action.

L’invasion russe de l’Ukraine se poursuit.

Si le sort du président ukrainien reste incertain, une issue est claire : il vivra en héros ou mourra en martyr.

Il a montré au monde entier ce que signifie être un leader dont l’engagement premier est envers les citoyens qu’il sert.

« Étourdissant destin que celui de Volodymyr Zelensky, humoriste devenu chef de guerre, et, au-delà, source d’inspiration pour l’Europe, ainsi que, peut-être un jour, pour une Russie qui regarderait à nouveau vers l’Ouest – et à laquelle il faudra alors tendre la main. En ukrainien, comme en russe, on dit guéroï. En français, « héros » », selon un confrère du Point




Garett Skyport pour DayNewsWorld
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GUERRE EN UKRAINE UN CONFLIT QUI

 RISQUE DE S'ENLISER

Au neuvième jour de l'invasion russe en Ukraine, le principe de l'organisation de couloirs humanitaires a été décidé suite à des négociations entre russes et ukrainiens. La centrale de la région de Zaporijjia a été prise par les forces russes et des bombardements ont été recensés dans plusieurs villes du pays. Une nouvelle réunion d'urgence du Conseil de Sécurité de l'ONU a lieu ce vendredi.

La plus grande centrale nucléaire européenne, celle de Zaporijjia, est occupée par les russes. Un incendie s'y est déclaré, selon un porte-parole de la centrale, suite à l'attaque russe. Selon Kiev, dans la nuit de vendredi, des tirs de chars russes sur la centrale provoquent un incendie dans un bâtiment consacré aux formations et dans un laboratoire. Peu après, les services de secours indiquent ne pas pouvoir accéder au site pour intervenir, empêchés par les soldats russes.

« L'envahisseur n'autorise pas les unités des secours publics ukrainiens à entamer l'extinction de l'incendie », déplorent les secours ukrainiens dans un communiqué, précisant qu'un seul des six réacteurs de le centrale fonctionnait. « Si ça explose, ce sera 10 fois pire que Tchernobyl! Les Russes doivent IMMEDIATEMENT cesser le feu, laisser passer les pompiers et permettre un périmètre de sécurité », a ainsi écrit sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba.

Les secours ukrainiens ont finalement pu accéder au site de la centrale nucléaire pour stopper la propagation de l'incendie, puis l'éteindre à 6h20 locales (4h20 GMT). « La sécurité nucléaire est maintenant garantie », a affirmé sur Facebook Oleksandre Staroukh, chef de l'administration militaire de la région de Zaporijjia. L'attaque n'a fait aucune victime, ont indiqué les secours ukrainiens sur Facebook.

Les équipements « essentiels » n'ont pas été touchés, a tenu à rassurer l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dans un tweet.

L'Otan a condamné vendredi les bombardements « irresponsables » des forces russes contre une centrale nucléaire dans le sud de l'Ukraine. « L'attaque contre une centrale nucléaire démontre le caractère irresponsable de cette guerre et la nécessité d'y mettre fin », a insisté le secrétaire général Jens Stoltenberg, qui précise que les Alliés envisagent de nouvelles sanctions contre Moscou pour mettre fin à la guerre.

Plus de 1,2 million de réfugiés ont déjà fui les combats, selon un nouveau bilan des Nations unies. Aux frontières de l'Ukraine, ils sont des milliers à attendre de pouvoir traverser vers les pays voisins.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU vote massivement pour une enquête en Ukraine

Le texte que Kiev avait mis sur la table condamne les violations des droits de l'homme consécutives à l'agression russe. Et demande l'envoi d'une mission d'enquête. Décision pour le moment très symbolique, mais qui montre l'isolement croissant de Moscou au fur et à mesure que la guerre s'intensifie.

Plus d'une semaine s’est écoulée depuis le début de l’offensive russe en Ukraine et, à ce jour, une seule ville importante est tombée, celle de Kherson, au bord de la mer Noire. Les images de blindés russes immobilisés ou détruits ont fait le tour du monde et la Russie reconnaît plus de 400 soldats tués, chiffre sans doute sous-estimé. Il y aurait trois fois plus de morts côté russe en une semaine qu’en sept ans en Syrie.

« La question a été évoquée et les Alliés sont convenus que nous ne devrions pas avoir d'avions de l'Otan opérant dans l'espace aérien ukrainien ou des troupes de l'Otan au sol, car nous pourrions nous retrouver avec une guerre totale en Europe », a expliqué Jens Stoltenberg au terme d'une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance à Bruxelles.

Mykhaïlo Podoliak, conseiller du chef de l’administration présidentielle et l’un des négociateurs qui s’est rendu à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, s’est montré favorable à de nouvelles négociations avec la Russie lors d’une conférence de presse à Lviv.

« La troisième étape peut avoir lieu demain ou après-demain, nous sommes en contact permanent », a-t-il indiqué, précisant que les Ukrainiens n’attendaient que l’accord des Russes pour retourner à la table des négociations.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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DES MERCENAIRES DU GROUPE WAGNER EN UKRAINE POUR ASSASSINER LE PRESIDENT ZELZNSKY

Le quotidien britannique The Times révèle que le groupe Wagner, une armée privée russe proche du Kremlin, aurait déployé des troupes à Kiev afin d’assassiner Volodymyr Zelensky.La vie du président ukrainien serait en grand danger. Selon les informations du Times, révélées ce lundi 28 février, le groupe de mercenaires Wagner serait mobilisé en Ukraine avec pour ordre de mission d’assassiner Volodymyr Zelensky. L’armée privée proche du Kremlin aurait déployé plus de 400 hommes à Kiev bien avant le début des hostilités officielles, puisqu’ils seraient sur place depuis déjà cinq semaines.

Les mercenaires sont partis d’Afrique où le groupe Wagner opère en soutien de l’armée russe. Financée par l’oligarque russe Evgueni Prigojine, la milice a pour mission de défendre les intérêts extérieurs de la Russie. Les 10 000 mercenaires qu’il emploie sont déployés sur les théâtres d'opérations russes, notamment en Syrie, en Libye mais aussi au Venezuela. 

Ces mercenaires nationalistes avaient déjà été mobilisés en Crimée et dans le Donbass en 2013.

Le gouvernement ukrainien a appris la présence des miliciens via une note de ses services secrets. Dans la foulée, Kiev ordonnait un couvre feu stricte de 36 heures, levé ce lundi 28 février à 8h, au moment où les bombardements russes reprenaient.

Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, ne s'est pas rendu en personne dans la région biélorusse du Gomel, à la frontière avec l’Ukraine, afin de mener des pourparlers avec le Kremlin, préférant se faire représenter par son ministre de la Défense, Oleksii Reznikov. Samedi, le gouvernement américain a proposé au président de l’exfiltrer du pays, ses jours étant en danger.

 « J’ai besoin de munitions, pas d’un chauffeur », a répondu le chef d’État ukrainien. Vendredi matin, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a lui aussi proposé l’aide de la France à Volodymyr Zelensky : « Nous sommes en situation de pouvoir l’aider si nécessaire (...) Nous prendrons les dispositions qu’il convient de prendre », a déclaré le ministre sur France Inter.

Les mercenaires sont partis d’Afrique où le groupe Wagner opère en soutien de l’armée russe. Financée par l’oligarque russe Evgueni Prigojine, la milice a pour mission de défendre les intérêts extérieurs de la Russie.

Les 10 000 mercenaires qu’il emploie sont déployés sur les théâtres d'opérations russes, notamment en Syrie, en Libye mais aussi au Venezuela. Ces mercenaires nationalistes avaient déjà été mobilisés en Crimée et dans le Donbass en 2013.


Boby Dean pour DayNewsWorld

HOW FAR WILL PUTIN GO ?

The day after the first day of negotiations, several cities in Ukraine were bombed on Tuesday March 1, 2022.

kyiv, Kharkiv, Odessa, Kherson and Mariupol are surrounded by Russian forces, according to the Ukrainian presidency. A 60 km long military convoy is approaching kyiv. The town of Volvonakha in Donetsk was also heavily shelled.

The city center of Kharkiv, the country's second largest city, was bombed. Russian forces “have regrouped, accumulating armored vehicles, missiles and artillery to encircle and capture kyiv, Kharkiv, Odessa, Kherson and Mariupol,” the Ukrainian presidency said in a statement.

Russia is intentionally bombing cities in Ukraine, including residential areas and civilian infrastructure, in order to cause panic among the population, charged Mikhailo Podoliak, an adviser to Ukrainian President Volodimir Zelensky.

Russian Defense Minister Sergei Shoigu, for his part, declared on Tuesday March 1 that Russia would continue "until all objectives" are achieved.

Vladimir Putin announced on Sunday to put "the deterrent forces of the Russian army on special combat alert", which concerns nuclear forces. The announcement sparked a worldwide haro.

Russian Foreign Minister Sergey Lavrov was also widely boycotted at the Human Rights Council. As at the Conference on Disarmament, diplomats left the Council in large numbers a few seconds before the broadcast of the speech by the head of Russian diplomacy.

The invasion of Ukraine by Russia worries many in the former Soviet republics.

The provisional UN toll evokes 102 civilians killed and 304 injured, but the real figures are higher, said Michelle Bachelet. On Sunday February 27, the Ukrainian Minister of Health reported 352 civilians killed, including 14 children, and 1,684 civilians injured, including 116 children. More than 660,000 refugees have already fled the fighting, according to the United Nations.

Moscow seems to have decided to speak only the language of force both vis-à-vis possible Western sanctions and the change of status of Finland by announcing retaliatory measures such as the West "has never known". :

major threat or risk of war and nuclear use?

Not without reason, the head of NATO accuses Putin of having "broken" the peace in Europe.




Alyson Braxton for DayNewsWorld
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L'INVASION PAR VLADIMIR POUTINE DE L'UKRAINE

 NE SE DEROULE PAS COMME IL L'AVAIT PREVU

Vladimir Poutine serait en colère et suivrait la guerre depuis un bunker lourdement gardé selon Riho Terras ex-commandant en chef des forces armées estoniennes, qui brosse un portrait lamentable du chef des armées russes.

Poutine s'attendait à une victoire éclair en Ukraine, cependant le chef du Kremlin suivrait les opérations depuis un bunker lourdement gardé dans l'Oural.

 Riho Terras, 54 ans, est l’ancien commandant en chef de l’armée estonienne et depuis deux ans,député européen explique en détail que Vladimir Poutine se terrait dans sa «tanière» comme un rat, quelque part dans l’Oural, un bunker dans la montagne lourdement gardé, où des oligarques se seraient également réunis.

 Vladimir Poutine depuis sont bunker serait là pour guider les opérations de l'armée russe en Ukraine.

 Vladimir Poutine attaque les moyens de communication (presse, tv, internet) car ce qu'il craint le plus c'est la vérité, sont but étant de continuer la propagande.

 Même si les informations suivantes ne sont pas avérées, elles proviennent d’une personnalité ayant une grande expérience et un excellent carnet d’adresses en Russie.

Poutine s’attendait à une reddition rapide de Kiev, c'est pourquoi « Riho Terras craint que de terribles attaques russes ne soient bientôt lancées contre la population civile afin de semer la panique parmi les Ukrainiens ».

 « Riho Terras demande à la population ukrainienne de «tenir bon», Objectif: tenir dix jours !

Pour Riho Terras « Poutine n'a pas de plan tactique réel ».

Cette guerre coûte environ 20 milliards de dollars par jour.

Selon Riho Terras, « Poutine possède des missiles pour trois ou quatre jours, tout au plus, utilisés avec parcimonie. Il y a un manque d’armes, les usines d’armement ne sont pas en mesure de remplir les commandes. Les fusils et les munitions sont ce qu’ils peuvent fournir de mieux».

 « La Russie ne pourrait produire à nouveau des armes de grande taille que dans trois ou quatre mois, si tant est qu’elle en produise. »

«Ils n’ont pas de matières premières. Ce qui était auparavant principalement fourni par la Slovénie, la Finlande et l’Allemagne est désormais bloqué.»

Pour Riho Terras « Si l’Ukraine parvient à retenir les Russes pendant dix jours, alors les Russes devront entamer des négociations. Car ils n’ont pas assez d’argent, d’armes ou de matières premières. Et cela même s'ils restent indifférents aux sanctions économiques.»

 Ironie de l'histoire mais retranché dans « un bunker » pour suivre et diriger sa guerre cela rappellerait  certaines mauvaises heures de l'histoire...




Simon Freeman pour DayNewsWorld
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DES POURPALERS RUSSO-UKRAINIENS

 AVEC UN PROCHAIN SECOND ROUND BIENTOT


Au cinquième jour de l'invasion russe en Ukraine, l'étau se resserre autour d'une Kiev qui réussit pour l'instant à repousser les attaques russes.. Les premiers pourparlers ont lieu lundi entre délégations russe et ukrainienne.

Des délégations russe et ukrainienne ont entamé lundi des pourparlers pour tenter de stopper la guerre en Ukraine, au cinquième jour d'une invasion russe qui a déjà poussé plus de 500.000 Ukrainiens à fuir leur pays. Ces premières négociations interviennent alors que les forces de Vladimir Poutine rencontrent une vive résistance de l'armée ukrainienne, et que les sanctions d'une ampleur inédite adoptées par les Occidentaux ébranlent l'économie russe.

Un premier jour de pourparlers

Après des pourparlers entre les deux parties, les délégations russe et ukrainienne ont quitté la table des négociations au Bélarus et rentrent pour « consultations dans leurs capitales » respectives. Un « deuxième round » de pourparlers est d'ores et déjà convenu. Selon l'un des négociateurs russes, Vladimir Medinski, cette nouvelle rencontre aurait lieu « bientôt » à la frontière polono-bélarusse. Kiev a notamment demandé « un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes (russes) du territoire ukrainien ». Le président Zelensky, qui ne participe pas aux négociations et dont la délégation est conduite par le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov, a appelé depuis Kiev les soldats russes à « déposer les armes ».

Il a également demandé à l'UE une intégration « sans délai » de l'Ukraine. « Je suis sûr que c'est juste. Je suis sûr que c'est possible », a-t-il lancé. Le processus d'intégration d'un nouveau pays à l'UE prend habituellement des années. Le président du Conseil européen Charles Michel a souligné qu'il y avait « différentes opinions » sur ce sujet qui nécessite l'unanimité.

De son côté, le chef de la délégation russe, le conseiller du Kremlin Vladimir Medinski, a lui indiqué vouloir « trouver un accord » avec Kiev qui soit « dans l'intérêt des deux parties ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a refusé d'énoncer les exigences russes, soulignant que les négociations devaient se faire « dans le silence ».

Mais une situation tendue sur le terrain...

Si les deux parties sont à la table des négociations, la situation sur le terrain reste très tendue.

Sur le terrain, Kiev a indiqué lundi que l'armée russe avait tenté dans la nuit de prendre d'assaut la capitale - où un couvre-feu était en place une grande partie du weekend - mais que les attaques avaient été repoussées. Dès la levée du couvre-feu lundi matin, les habitants faisaient la queue, dans le calme, devant les rares magasins d'alimentation encore ouverts.

Le bilan du conflit jusqu'ici reste incertain. L'Ukraine a fait état de quelque 200 civils et des dizaines de militaires tués depuis jeudi. Parmi les victimes, 16 enfants. L'ONU a indiqué lundi avoir enregistré 102 civils tués, dont 7 enfants, et 304 blessés, mais a averti que les chiffres réels « sont considérablement » plus élevés.

L'armée russe a reconnu pour la première fois dimanche avoir recensé des « morts » et des « blessés » dans son invasion de l'Ukraine, sans donner de chiffres.

Plus de 500.000 réfugiés ukrainiens, selon le HCR




Alize Marion pour DayNewsWorld
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UNE FORTE RESISTANCE DE L'UKRAINE

FACE L'INVASION RUSSE

En direct à la télévision, le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, multiplie depuis trois jours les messages.

« Nous sommes seuls pour défendre notre pays. Qui va se battre à nos côtés désormais ?

Pour être honnête, je ne vois personne. »

Et d’ajouter amèrement, hier : « C’est peut-être la dernière fois que vous me voyez. »

Au quatrième jour de l’offensive lancée par Vladimir Poutine, les sirènes d’alarme antiaérienne ont retenti à Kiev dans la nuit de samedi à dimanche, appelant les habitants à se réfugier dans les abris de la capitale. Des « unités de sabotage » de Moscou se trouvent dans la ville, mais pas encore des formations régulières de l’armée russe, selon le maire de la capitale, Vitali Klitschko.

Des frappes ont touché un dépôt pétrolier à Vassylkiv, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Kiev, provoquant un immense incendie, ainsi qu’un gazoduc à Kharkiv, dans l’est du pays.

L’armée russe était entrée dans la deuxième plus grande ville du pays dans la nuit de samedi à dimanche.

D’autres Etats, comme l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont également fermé leur espace aérien aux avions russes. Les pays occidentaux durcissent les sanctions contre la Russie et multiplient l’envoi d’aide humanitaire et militaire en

Le maire de Kiev et ancien champion du monde de boxe, Vitali Klitschko, a déclaré dimanche qu’il n’y avait pas de troupes russes dans la capitale ukrainienne. « Nos militaires, nos forces de l’ordre et notre défense territoriale continuent de repérer et neutraliser des saboteurs », a-t-il précisé sur la messagerie Telegram.

De lourdes pertes coté russe

Depuis le début de l’offensive militaire russe, jeudi matin, 31 personnes dont neuf civils ont été tuées, a ajouté le maire de la capitale ukrainienne. 106 autres ont été blessées, dont 47 civils.

La capitale ukrainienne était hier encore davantage menacée par des forces terrestres russes approchant du nord et de l’est. Ils auraient contourné la ville de Chernihiv (nord-est de Kiev) que tiennent solidement les forces ukrainiennes, pour avancer vers Kiev. Dans la matinée, des blindés ont été signalés dans le district d’Obolonskyi, une banlieue urbanisée à une dizaine de kilomètres au nordouest de Kiev.

Des combats sporadiques se sont poursuivis tout au long de la journée avec ces avant-gardes russes. D’autres combats se sont déroulés un peu plus à l’ouest, autour de l’aéroport de fret deGostomel, théâtre de violents affrontements jeudi. Selon Igor Konashenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, une opération de débarquement de troupes aéroportées a réussi hier, permettant de bloquer la capitale ukrainienne depuis l’ouest. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a reconnu que « la ville est entrée dans une phase de défense […]. La situation est difficile ».

Au sud, c’est surtout dans le secteur de Kherson que l’activité militaire a été la plus intense. Des colonnes de blindés s’y sont déployées hier matin. Kherson est un port, un noeud ferroviaire et un point de franchissement du fleuve Dniepr.

Mais « l’ennemi a vaincu les défenses de la ville avec une force considérable et de lourdes pertes », a reconnu l’administration régionale vers 17 h hier. « Par conséquent, la traversée du Dniepr dans cette région est sous le contrôle des troupes russes. »

Hier soir, des raids aériens russes étaient signalés à Odessa et Marioupol.

À l’est, forces russes et milices des républiques sécessionnistes ont lancé de nouvelles attaques contre les positions des forces ukrainiennes. Kharkiv a de nouveau été bombardée, en particulier hier soir.

Forte résistance ukrainienne

Si l’effondrement militaire ukrainien et la capture rapide de Kiev constituaient bien des ambitions russes, la ténacité gouvernementale et populaire ukrainienne a dû surprendre les responsables du Kremlin.« Le signe d’une forte résistance de l’armée ukrainienne », selon un analyste de Janes, site britannique spécialisé dans les questions de défense.

D’où l’appel étonnant de Vladimir Poutine aux soldats ukrainiens. Le président russe les a exhortés à « prendre le pouvoir » à Kiev en renversant le président Volodymyr Zelensky et son entourage, que Poutine a qualifiés de « néonazis » et de « drogués ».

En outre, les pertes russes pourraient être plus lourdes qu’escomptées : 450 tués selon les Britanniques, près de 2 800 tués, selon la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Hanna Malya, qui affirme que la Russie a aussi perdu quatre-vingts chars, 516 véhicules blindés, dix avions et sept hélicoptères depuis jeudi. Les soldats russes pourraient aussi avoir à rendre des comptes à la justice internationale.

En effet, Amnesty International a annoncé avoir lancé des enquêtes pour des « crimes de guerre » qui auraient été commis en particulier jeudi dans les régions de Donetsk, Kharkiv et Cherkasy. Autre motif de plaintes : quatre attaques contre des navires de pays neutres (turc, japonais, moldave) en mer Noire.

Vers des pourpalers

Enfin, signe que le vent martial a tourné, la Russie a proposé à l’Ukraine d’organiser des discussions à Minsk, la capitale de la Biélorussie, après les déclarations du président ukrainien se disant prêt à envisager un statut neutre pour son pays. Hier soir, le porte-parole du président ukrainien annonçait que Kiev et Moscou discutaient du lieu et du calendrier des pourparlers.

Volodymyr Zelenskya  cependant rejeté la proposition russe de pourparlers à Gomel au Bélarus, car ce pays sert de base arrière à l'invasion de l'Ukraine, affirmant que « n'importe quelle autre ville » conviendrait.

« Varsovie, Bratislava, Budapest, Istanbul, Bakou. Nous les avons toutes proposées. Et n'importe quelle autre ville nous conviendrait », a-t-il déclaré dans une vidéo en ligne.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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QUELLE EST L' EFFICACITE DE L'ASPHYXIE ECONOMIQUE DE LA RUSSIE PAR LES SANCTIONS

EUROPEENNES ET AMERICAINES ?

En attaquant militairement l’Ukraine dans la nuit de ce jeudi 24 février 2022, la Russie sait qu’elle s’expose à de lourdes sanctions financières de la part des Etats-Unis et de l’Union européenne. Jusque-là, l’Occident n’a pas activé toutes ses représailles économiques, ultime levier afin de dissuader Moscou d’une invasion. Une menace qui n'a pas calmé les ardeurs russes.

Hier, lundi 21 février, la Bourse russe a perdu 12%. Le rouble s’est aussi tassé sous la pression des événements. Les investisseurs russes sont nerveux, mais le Kremlin, lui, reste imperturbable. Le 18 février, Vladimir Poutine a salué les performances de l’économie russe. Avec une hausse du PIB de 4,5% en 2021, les pertes de 2020 ont été effacées et la richesse nationale dépasse maintenant le niveau d’avant la pandémie, s’est réjoui le chef du Kremlin.

Une économie russe plus diversifiée

Le pays a, depuis l'annexion de la Crimée, cherché à émanciper au maximum son économie de l’Occident :Vladimir Poutine pense que les efforts menés depuis 2014 vont porter leurs fruits.

Depuis le début du conflit avec l'Ukraine avec l'annexion de la Crimée, l’économie russe s’est diversifiée, elle est moins dépendante du pétrole et du gaz, et elle a dopé ses points forts. Ses exportations de minerais, d'aluminium, de nickel, d'or, de diamants, et de blé dont elle est devenue le premier acteur mondial lui donnent un avantage commercial sur le reste du monde. «

L’agriculture russe s’est développée, un gazoduc a été créé avec la Chine, Moscou a échangé un nombre important de ses dollars contre de l’or ou des yuans et a développé des échanges commerciaux avec le Brésil, l’Inde et d’autres nations montantes », liste Sylvie Matelly, directrice adjointe de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), économiste et spécialiste des sanctions internationales.


Des accords notamment avec la Chine

Marc Touati, économiste et président du cabinet Aux commandes de l’économie et de la finance, résume l’issue de secours russe en un pays : la Chine. « Aussi forte soit les sanctions européennes et américaines, la Russie pourra toujours se reporter sur la Chine, pour faire du commerce direct ou pour y transférer ses produits et les vendre à l’international après », plaide l’économiste.

Dans le bal des condamnations et des critiques du monde sur l’invasion russe, Pékin a brillé par son silence. Preuve supplémentaire s’il le fallait de la neutralité – voire du soutien tacite à la Russie - de la Chine dans ce conflit. «La Chine a toujours respecté la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays», a déclaré Wang Yi ce 24 février 2022, selon un compte-rendu de l'entretien téléphonique diffusé par son ministère.

«En même temps, nous avons aussi constaté que la question ukrainienne relevait d'une histoire particulière et compliquée. Nous comprenons les préoccupations raisonnables de la Russie en matière de sécurité», a-t-il dit. Et avec plus de 4.000 kilomètres de frontière entre les deux pays, il y a de quoi réaliser des exportations facilement, « ce qui rendrait caduques les effets d’un blocus de l’Occident », note Mac Touati.

Les deux pays cherchent en effet à régler leurs échanges bilatéraux dans leur monnaie nationale. C’est surtout la Russie qui a intensifié ses efforts. Seulement 20% de ses exportations vers la Chine sont libellées en billet vert. En revanche, 60% des exportations chinoises vers la Russie sont encore en dollar.

Des mesures russes en matière de finance

Le chef du Kremlin a veillé par ailleurs à consolider les comptes publics. L’endettement de l'État est maîtrise. Il ne représente que 13% du PIB, alors que c’est plutôt 80% en Europe. Le budget est construit sur un baril de brut à 44 dollars, il en vaut aujourd'hui près du double. Cette gestion prudente des deniers publics a même dégagé un excédent budgétaire l’an dernier. La dette des entreprises libellée en dollar a été restructurée en rouble.

Cela fait partie du vaste plan de dédollarisation entamé il y a huit ans, suite aux sanctions décidées après l’annexion de la Crimée. Pour se prémunir d’une nouvelle salve de sanctions, Moscou a cherché à s’affranchir du dollar.

De plus la Banque centrale russe a totalement renouvelé son portefeuille de réserves de change. Délaissant le dollar au profit du yuan, de l’euro et de l’or. Elle a par ailleurs considérablement augmenté ses réserves en les portant à un niveau record, dépassant les 630 milliards de dollars à la fin du mois de janvier. C’est presque deux fois plus que les réserves de 2014. Ce sont les quatrièmes au monde, équivalentes à celle d’une pétro-monarchie. La Russie dispose également d’un fonds souverain de 180 milliards de dollars Bref, le pays pourrait puiser dans ses fonds et à s’endetter pour une guerre, une marge de manœuvre que l’Europe n’a pas forcément.

En ce qui concerne l’exclusion du pays du réseau Swift, messagerie interbancaire mondiale qui relie les banques entre elles notamment pour les transactions, la Russie a cherché à contourner le problème : la Banque nationale du pays a développé son propre réseau, le Système de transfert de messages financiers, relié à 23 banques étrangères. Le pays songe également à rejoindre les réseaux bancaires chinois et indien, afin de compenser les pertes. Même logique pour les avoirs des oligarques russe, menacés d’être bloqués : ces milliardaires ont placé une partie de leur argent ailleurs qu’en Occident.

Toutes ses mesures vont permettre à la Russie de soutenir le rouble et les banques si elles sont ciblées par des sanctions, de régler les importations.

La Russie mieux armée que l'Europe ?

La Russie est peut-être même plus armée et prête que l’Occident pour une guerre économique. La dette publique du pays ne dépasse pas les 20 % de son PIB, contre 120 % pour la France et 98,3 % pour la zone Euro. Autre élément en faveur de Moscou, sa population. Sylvie Matelly résume simplement : « Si le prix de l’essence augmente en France, le pays sera dans la rue. Ce ne sera probablement pas le cas en Russie. ». Dernier point sur la solidité des reins de l’économie russe, sa quasi-indépendance : « En termes d’énergie, le pays a ce qu’il faut. Pour les produits manufacturés que lui fournit d’habitude l’Occident, il peut demander à la Chine ».

La Commission européenne travaille d'ailleurs depuis des semaines à l'élaboration des sanctions, en calculant l'impact économique prévisible pour chaque Etat membre. Les débats, ce soir, ne doivent pas encore porter sur d'éventuelles compensations à certains pays. Les plus touchés devraient être la Finlande, les trois Etats baltes et la Pologne. Les Vingt-Sept ne devraient pas encore discuter d'un plan de répartition, mais la question pourrait se poser rapidement.

Pékin  devient le pivot indispensable dans la guerre économique à venir. La Chine, en cas d’alliance avec la Russie, rend anodine la plupart des sanctions occidentales.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
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GUERRE EN UKRAINE DECLAREE PAR LA RUSSIE

Après des semaines de poker menteur et une escalade des tensions ces derniers jours, la Russie a donc annoncé entrer en guerre avec l’Ukraine, jeudi 24 février 2022. Dans un discours télévisé publié tôt dans la journée de jeudi, Vladimir Poutine a annoncé une « opération militaire spéciale » pour « protéger les personnes qui ont été victimes d'intimidation pendant huit ans par le régime de Kiev. Et à cette fin, nous nous efforcerons de démilitariser et de dénazifier l'Ukraine ».

La décision du président russe intervient après la reconnaissance par ce dernier de l’indépendance des Républiques populaires autoproclamées de Donetsk et Lougansk, territoires établis en Ukraine dirigés par des séparatistes pro-russes depuis 2014. Des « traités d'amitié et d'entraide » avaient été signés le 22 février entre la Russie et ces territoires, ouvrant la voie à une intervention militaire de la Russie, sur laquelle s’est donc engagé Vladimir Poutine.

Bombardements en Ukraine

Depuis, des positions de grandes villes d'Ukraine sont la cible de nombreux bombardements, parmi lesquelles Kiev, Odessa, Kharkiv, Marioupol ou encore Dnipro et de nombreuses communes, plus petites. Plusieurs aéroports ont fait l'objet d'attaques et d'intenses combats ont lieu près de Kiev, la capitale. Les forces russes auraient déjà percé la région alentour.

L'armée de Vladimir Poutine a détruit 74 infrastructures militaires en Ukraine, parmi lesquelles 11 aérodromes, trois postes de commandements, ainsi qu'une base navale, a indiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konashenkov, cité par Interfax, agence de presse russe. Il précise par ailleurs qu'un hélicoptère de combat et quatre drones ukrainiens ont été abattus.

Selon l'armée ukrainienne, quatre missiles balistiques ont été tirés depuis la Biélorussie « en direction du sud-ouest », soit l'Ukraine. C'est en Biélorussie, pays ami, que la Russie a en partie mené des exercices militaires ces derniers jours. Elle a également pénétré en Ukraine via les frontières de la Biélorussie avec l'Ukraine. La capitale ukrainienne Kiev n'est distante que d'environ 150 kilomètres par la route de la frontière biélorusse.

« Pas de panique, nous allons vaincre », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

A L'origine de la guerre

A l'origine, principalement, de la menace d'une attaque de la Russie en Ukraine : la volonté de cette dernière d'intégrer l'Otan, ce que n'accepte pas Vladimir Poutine. Il a à nouveau redit son opposition à cette volonté, condition sine qua none pour un apaisement des tensions.

C'est à l'est de l'Ukraine que les tensions se concentrent, dans les oblasts (l'équivalent des régions en France) de Donestk et Lougansk (en rouge sur la carte). Si ces territoires appartiennent à l'Ukraine, la situation y est complexe depuis 2014. Historiquement, ce sont des territoires dans lesquels la langue et la culture russe sont imprégnées. Lors de la crise ukrainienne, qui a abouti au renversement du pouvoir en place (Viktor Ianoukovytch était un président proche de la Russie), des séparatistes pro-russes ont pris le contrôle d'une partie de ces deux régions, avec l'aide de la Russie..

Les provinces de Donetsk et de Lougansk forment, avec d'autres territoires russes, le bassin houiller du Donbass, territoire où, depuis 2014, les tensions ne sont jamais véritablement retombées mais se sont surtout exacerbées ces derniers temps, concentrant la majorité des attaques.

Le 12 juillet 2021, Vladimir Poutine publie d'ailleurs un long texte sur le site du Kremlin dans lequel il revient sur l’histoire qui lie la Russie et l’Ukraine depuis des siècles. Dans ses écrits, le président russe rappelle que « les Russes et les Ukrainiens ne formaient qu’un seul peuple » au regard de l’histoire entre les deux nations. Pour lui, l’indépendance prise par le pays voisin en 1991 « est notre grand malheur et notre grande tragédie commune ». Un sentiment renforcé avec la volonté réitérée, en août 2021, du président ukrainien Volodymyr Zelenski d’intégrer l’Otan, et donc de s’éloigner un peu plus de la Russie.

Et la Chine...

«La Chine a toujours respecté la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays», a déclaré Wang Yi, selon un compte-rendu de l'entretien téléphonique diffusé par son ministère. «En même temps, nous avons aussi constaté que la question ukrainienne relevait d'une histoire particulière et compliquée. Nous comprenons les préoccupations raisonnables de la Russie en matière de sécurité», a-t-il dit.

« La volonté partagée par les Russes et les Chinois de réviser l’ordre existant s’est muée en une convergence idéologique », annonce Laurent Malvezin, Président de Montsalvy Consulting dans une tribune au « Monde ».


Joanne Courbet pour DayNewsWorld

THE INDEPENDENCE OF DONETZ AND LUHANSK PARTICIPATES IN THE STRUGGLE AGAINST THE EXTENSION OF NATO TOWARDS THE EAST

This Monday, February 21, 2022, in the Kremlin, a meeting of the Security Council, chaired by Vladimir Putin, is broadcast live on television: a show entirely devoted to the question of whether or not Russia should recognize the two breakaway republics of Donetsk and Luhansk in the Donbass. The decision of the Russian president fell on Monday evening.

End of the Minsk agreements

The recognition of the independence of these two territories was recorded by Moscow.

It therefore puts on the ground the diplomatic efforts around the Minsk protocol or the Normandy format, involving France and Germany.

But entrenching the Donbass and leaving the rest of Ukraine untouched for the time being would be a scenario that some might consider a "minor incursion", not deserving of the full economic sanctions that, in addition to harming Russia, would also pose political risks and economic difficulties to many European countries, first and foremost to Germany.

The speech delivered on February 21 by Vladimir Putin, in which the Russian number one announced Moscow's recognition of the independence of the two separatist republics in eastern Ukraine, however, gave a lot of space to what Moscow presents relentlessly, for years, as its primary security concern: the extension of NATO towards the East.

Indeed in the standoff which is currently pitting Moscow on one side, Kiev and the West on the other, the Russian side demands in particular that NATO undertakes never to accept Ukraine into its midst.

The Russian proposals

In order to reassure the West, Russia has proposed treaties to the United States and NATO providing for a renunciation of enlargement to the East and a return to the security situation resulting from the end of the Cold War. Moscow points out that, in return for the dissolution of the Warsaw Pact, the West had verbally promised Mikhail Gorbachev not to enlarge NATO to the countries formerly called “Eastern countries”, except for reunified Germany.

Declassified US, Soviet, German, British and French documents released by the George Washington University National Security Archive testify to the assurance given by then US Secretary of State James Baker to Number 1 during their meeting on February 9, 1990: on the expansion of NATO, Baker had announced that the Alliance would not advance "not an inch to the east". However, this promise was not kept.

Vladimir Putin's nightmare is to see his western border completely locked by a NATO that would have expanded to Ukraine. From his point of view, in such a scenario, the very existence of Russia would be threatened. During the press conference on February 7, 2022 following his interview with Emmanuel Macron, the Russian president developed his vision of things:

“NATO is far from being a peaceful organization; it is not a political organization, but a military one, look at what it has done since the fall of the USSR in 1991, in Yugoslavia, in Iraq, in Syria, in Libya... without respecting international law, without endorsement by the UN Security Council! »Before adding:

“If Ukraine joins NATO, it will attack Crimea which is part of the Russian Federation. […] You want me to make war on NATO? Of course not ! […] It is for this reason that we announced our proposals for a negotiation process. »

Moscow clearly demands that the expansion of this structure be halted near the Russian borders, and the so-called “open door” policy be abandoned.

Seen from Moscow, NATO has advanced 500 km to the east; and therefore for thirty years the Russians consider that they have been betrayed and despised. Russia considers that the countries that joined NATO after the end of the cold war have strengthened their security to the detriment of its own, and argues its requests thus: “You have installed the Tomahawk missile launchers right up to our borders. We will no longer tolerate this situation, because the flight time of these missiles to Russia, from Ukraine or the Baltic States is estimated at 7-10 minutes, or even 5 minutes for hypersonic systems! »

Hence this political and military balance of power. In Russian eyes, Westerners will only respect Russians if they show their strength.

Moscow's demands

In addition to military deployment, Moscow maintains its main demands: the end of NATO's enlargement policy, the commitment not to deploy offensive weapons near Russian territory and the withdrawal of infrastructure from the transatlantic Alliance. on the 1997 borders, i.e. before the integration of the countries of the former Soviet bloc.

For this Russia requires a written commitment.

While it seems unlikely that President Putin will obtain a document in which Washington and NATO pledge never to welcome Ukraine as a member, the Americans have nevertheless paved the way for a new strategic arms reduction agreement. which would succeed New Start (expired in 2021). They proposed addressing the differing views relating to the Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty, which Trump pulled out of in 2019. They suggested that the Russians could inspect NATO missile defense sites in Poland and Romania, in order to allay their fears that Tomahawk missiles could be installed there.

For Nicole Gnesotto, vice-president of the Jacques Delors Institute, “the role of Europeans must be to say 'neither NATO nor aggression'. (...) Ukraine cannot join NATO because it is not west of Portugal, but west of Moscow. Neither aggression: Russia must (...) recognize both the sovereignty and the integrity of Ukraine. »

The American runaway, also linked to domestic political issues, should not be overlooked.

"There will be a compromise with Russia, and Biden will be portrayed here by hardliners - a large part of the Republican Party - as a sort of Neville Chamberlain [the British Prime Minister who signed the Munich Accord in 1938 , editor's note] of modern times. “, argues Rajan Menon, researcher at the American think tank Defense Priorities and at Columbia University.

“The Russians and the Americans will agree on certain subjects; each of the two parties will try to save face. It is certainly for this reason that the Americans asked the Russians not to make their response public, in the same way that they had not made public their exchanges with Moscow during the Cuban missile crisis in 1962. .”, concludes a specialist in Slavic countries.




Joanne Courbet for DayNewsWorld
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UKRAINE FIN DES ACCORDS DE MINSK ET

GUERRE INFORMATIONNELLE

Les présidents russe Vladimir Poutine et des Etats-Unis Joe Biden ont accepté lundi de se rencontrer lors d'un sommet, proposé par leur homologue français Emmanuel Macron à la condition qu'une invasion de l'Ukraine n'ait pas eu lieu d'ici-là, une annonce surprise qui intervient alors qu'une guerre était donnée pour imminente.

A la mi-journée ce lundi pourtant, aucune confirmation officielle d'une telle rencontre n'avait été donnée par l'une ou l'autre des parties.

« Si une invasion n'a pas eu lieu »

« Les présidents Biden et Poutine ont chacun accepté le principe d'un tel sommet », s'est félicité l'Elysée dans un communiqué, en précisant que les pourparlers seraient dans un second temps élargis à « toutes les parties prenantes » à la crise ukrainienne. Les Etats-Unis « s'engagent à poursuivre la diplomatie jusqu'au moment où une invasion débutera », a indiqué dans un communiqué la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki.

« Le président Biden a accepté en principe une rencontre avec le président Poutine (...) si une invasion n'a pas eu lieu », a-t-elle poursuivi.

Le contenu du sommet sera préparé par le secrétaire des Etats-Unis Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov lors de leur rencontre prévue jeudi prochain, a précisé de son côté l'Elysée.

Aucune garantie de sécurité mutuelle sur le long terme

Pendant ce temps, la crise se poursuit. Poutine parle de solution diplomatique et de rapatriement des troupes postées à la frontière ukrainienne vers leurs bases en Russie, mais les représentants de l'OTAN et des États-Unis continuent d'affirmer qu'ils ne voient aucun signe de ce genre de retrait. De fait, les images satellite montrent que de nouveaux trains militaires sont arrivés à la frontière depuis que Poutine a annoncé que certaines unités se retiraient.

Probablement une entité russe a lancé une attaque par déni de service contre les sites internet de l'armée ukrainienne, du ministère de la Défense et de plusieurs grandes banques du pays –un possible signe avant-coureur de futures cyber-frappes bien plus dangereuses ?

Cette annonce par Paris survient alors que la Russie et l'Ukraine ont continué dimanche de s'accuser mutuellement d'être responsables des nouveaux combats dans l'Est séparatiste ukrainien. L'ordre d'évacuation a poussé 53 000 civils sur trois millions vivant en zone séparatiste à gagner la Russie, selon Moscou, et l'état d'urgence a été décrété dans la région russe de Koursk. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénoncé des « tirs provocateurs » des rebelles parrainés par Moscou et appelle à la reprise des négociations avec la Russie sous l'égide de l'OSCE et à l'instauration d'un « cessez-le feu immédiat ».

Des responsables de la région indépendantiste de Lougansk font état lundi de deux civils tués dans des bombardements de l'armée ukrainienne, des accusations invérifiables de source indépendante.

Fin des accords de Minsk: indépendance des deux régions du Donbass

Le parlement russe a voté une résolution autorisant Poutine à reconnaître l'indépendance des républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Louhansk, les deux provinces de la région du Donbass, dans le sud-est de l'Ukraine, occupées par des séparatistes prorusses armés. Séparées de fait de l’Ukraine depuis 2014, ces deux « Républiques populaires » abritent 3,8 millions de d’habitants russophones sur l'équivalent de trois départements français (18 000 km2).

 Un quart de la population possède un passeport russe. Pour justifier son initiative, Moscou évoque la possibilité d’un « génocide » par les Ukrainiens, une affirmation qualifiée de « ridicule » parle chancelier Scholz.

Cela lui permettrait d'envoyer des milliers de soldats, de chars et d'autres armes dans ces territoires, à la «demande» de leurs dirigeants, afin d'en défendre les peuples des assauts de l'Ukraine.

Ce lundi 21 février 2022, au Kremlin, une réunion du Conseil de sécurité, présidée par Vladimir Poutine est diffusée en direct à la télévision : un show entièrement consacré à la question de savoir si, oui ou non, la Russie doit reconnaître les deux républiques séparatistes de Donetsk et Louhansk dans le Donbass. La décision du président russe devait tomber dans la soirée de lundi, a-t-il promis...

Une reconnaissance de l’indépendance de ces deux territoires serait une sérieuse aggravation de la crise Ukrainienne.

Elle mettrait à terre les efforts diplomatiques autour du protocole de Minsk ou du format Normandie, impliquant la France et l’Allemagne.

L'idée serait aussi que retrancher le Donbass et ne pas toucher, pour l'instant, au reste de l'Ukraine, serait un scénario que d'aucuns pourraient considérer comme une «incursion mineure», ne méritant pas d'infliger la totalité des sanctions économiques qui, en plus de porter préjudice à la Russie, poseraient également des risques politiques et des difficultés économiques à de nombreux pays européens, en premier lieu à l'Allemagne.

« À quelle phase d'une guerre classique en sommes-nous, la paix bidon, la mobilisation ostentatoire ou l'accumulation d'atouts en vue de futures négociations ?

Chacune de ces possibilités pourrait être un prélude à la guerre, à la paix ou à quelque chose entre les deux. », s'interroge alors un journaliste.




Alyson Braxton  pour DayNewsWorld
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DES BOMBARDEMENT EN COURS DANS L'EST DE L'UKRAINE

Après le retrait de troupes russes massées à la frontière ukrainienne, les combats ont repris dans l'Est du pays. Des bombardements sont en cours vendredi près de Stanytsia Louganska,

De nouveaux bombardements ont été entendus dans la région séparatiste prorusse du Donbass, exacerbant les tensions de la crise ukrainienne. Près de Stanytsia Louganska, une ville de l'est de l'Ukraine sous le contrôle des forces gouvernementales, des bombardements sont en cours selon les constatations des journalistes sur place, vendredi 18 février 2022. Le son de bombardements était audible dans cette localité, déjà touchée la veille par des bombardements qui y ont notamment endommagé une école maternelle sur fond de craintes d'une invasion russe en Ukraine.

Le regain de tension sur ce front est une source de tension supplémentaire dans une crise russo-occidentale qui menace de dégénérer en conflit depuis des semaines alors que 150 000 soldats russes sont déployés, selon les États-Unis et Kiev, aux frontières ukrainiennes. Américains et Britanniques ont accusé jeudi la Russie de chercher un prétexte pour attaquer et ont dit que le conflit entre l'Ukraine et les séparatistes prorusses sur son territoire pourrait en devenir un.

Accusations mutuelles

L'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses se sont mutuellement accusés vendredi de nouveaux bombardement dans l'Est du pays, en proie depuis la veille à une flambée de violences sur fond de craintes d'une attaque russe.

Les deux camps s'accusent mutuellement d'être à l'origine de cette nouvelle flambée de violences dans un conflit qui a fait plus de 14.000 morts depuis son déclenchement en 2014.

Alors qu’une conférence internationale sur la sécurité s’ouvre à Munich, à laquelle ne participera pas Sergueï Lavrov, l’Allemagne a critiqué des exigences datant « de la Guerre froide ».

 Une expression aussi employée par la Chine, mais pour dénoncer l’attitude des Etats-Unis et de l’Otan.

Une grande bataille de communication se joue autour de la crise en Ukraine. Les États-Unis amplifient les menaces d'invasion russe tandis que la Russie moquerait l'Occident.


Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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PAIX OU GUERRE EN UKRAINE

LA RENCONTRE POUTINE-SCHOLZ POUR LA PAIX

Pour l'heure, la tension semble être un peu retombée entre les Occidentaux et la Russie depuis l'annonce par le Kremlin, mardi, du repli de certaines troupes militaires russes.

Vers unesescalade

La rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le chancelier allemand Olaf Scholz  mardi 15 février 2022, au Kremlin, devait durer quatre heures, mais les deux hommes ont fait plus vite que prévu le tour de la question. Au sortir de leur réunion, Olaf Scholz a estimé que la situation était « grave mais pas désespérée ».

Selon le chancelier allemand, le retrait partiel des troupes russes de la frontière ukrainienne annoncé mardi15.02. 2022 par Vladimir Poutine est un « bon signe » vers une désescalade jugée « urgente » après des semaines de tension.

Exigence de Moscou cependant maintenues

Mais Moscou maintient ses principales exigences : la fin de la politique d'élargissement de l'Otan, l'engagement de ne pas déployer d'armes offensives à proximité du territoire russe et le retrait des infrastructures de l'Alliance transatlantique sur les frontières de 1997, soit avant l'intégration des pays de l'ex-bloc soviétique.

Il s'agit donc pour les deux parties d'aboutir à un compromis, sans qu'elles aient à renoncer à leurs principes respectifs, a résumé Olaf Scholz qui estime que les efforts diplomatiques pour éviter un conflit sont « loin d'être épuisés ».

Olaf Scholz, le chancelier allemand a emprunté le même chemin diplomatique qu' Emmanuel Macron mais en sens inverse : d’abord Kiev avant Moscou. Au président ukrainien Zelensky, il a promis l’aide économique allemande, mais pas de livraison d’armes, et s'est engagé à répondre aux côtés des pays alliés en cas d’agression russe. « Personne ne doit douter de la préparation et de la détermination de l’UE et de l’OTAN si la Russie attaque l’Ukraine », déclare-t-il.

« Voulons-nous (d’une guerre) ou pas ? Bien sûr que non. C’est pour cela qu’on a avancé nos propositions pour un processus de négociations », a déclaré le président russe, lors d’une conférence de presse avec le chancelier allemand Olaf Scholz.

Le président russe a réaffirmé qu’il voulait « continuer le travail » avec l’Occident sur la sécurité européenne . « On va malheureusement consacrer une grande partie de notre temps aujourd'hui à la question liée à la situation en Europe, à la sécurité et aux discussions qui sont en cours sur cette question, notamment en lien avec l'Ukraine », a déclaré Poutine au début de cette rencontre, selon les images de la télévision publique russe.

Début d’un retrait militaire planifié

La Russie a ordonné mardi le retour dans leurs garnisons d’unités déployées près de la frontière ukrainienne, un premier signe de détente, leur présence laissant craindre depuis des semaines une invasion, sur fond de tensions russo-occidentales. L’annonceest intervervenut alors que le chancelier allemand Olaf Scholz était à Moscou pour rencontrer mardi après-midi le président russe Vladimir Poutine et désamorcer cette crise, nourrie par le déploiement de plus de 100.000 hommes dans le voisinage de l’Ukraine, pays pro-occidental que le Kremlin veut faire revenir dans sa sphère d’influence.

Après l'annonce du retrait partiel des soldats russes à la limite entre la Russie et l'Ukraine, faite hier par le Kremlin, un autre repli militaire dans la péninsule de Crimée est confirmé ce mercredi 16 février par le ministère de la Défense russe. « Les unités du district militaire du sud ayant achevé leurs exercices tactiques sur les bases de la presqu'île de Crimée retournent par voie ferrée vers leur base d'attache », a-t-il fait savoir. Les forces russes sont aussi présentes en Biélorussie, pays frontalier de l'Ukraine, à l'occasion d'exercice militaires conjoints organisés jusqu'au dimanche 20 février. Mais le pays pro-russe assure que « pas un seul soldat » russe ne restera sur son sol au-delà de cette date. « Pas un seul soldat, pas un seul équipement ne restera sur le territoire de la Biélorussie après la tenue des manœuvres avec la Russie », rapporte plus précisément une agence de presse.

Le poids de l'Allemagne dans la résolution de la crise ukrainienne ?

Le chancelier allemand, qui se trouvait à Kiev ce lundi et se rend à Moscou mardi, a menacé la Russie de « lourdes conséquences » en cas d'« agression militaire ». Mais pour calmer la crise ukrainienne, l'Allemagne dispose de peu de moyens de pression.

Nord Stream 2, seul levier de pression...

Les sanctions évoquées par Olaf Scholz restent floues aussi. Même si les experts pensent en premier au projet gazier germano-russe Nord Stream 2. Le gazoduc est déjà construit. Il ne reste qu'à le mettre en service. Claudia Kemfert, cheffe du département « énergie, transport et environnement » de l'institut allemand de recherches économiques, indique sur la DW que « l'Allemagne n'a pas beaucoup de moyens de pression, si ce n'est de mettre un blocage au projet Nord Stream 2, ce qui est son unique levier de pression politique. En revanche, l'Allemagne n'a pas l'habitude d'ériger le chantage en stratégie. »

Les milieux d'affaires allemands observent avec inquiétude la menace que la crise ukrainienne fait peser indirectement sur les relations économiques.

A la veille de la rencontre entre Olaf Scholz et Vladimir Poutine ce mardi, la Chambre de commerce germano-russe rappelle que les entreprises allemandes ont investi en Russie environ 7,6 milliards d'euros nets au cours des cinq dernières années, malgré les restrictions imposées par la pandémie de coronavirus et les sanctions déjà en vigueur contre la Russie.

 « La crise autour de l'Ukraine doit, dans tous les cas, être résolue par des moyens pacifiques et la diplomatie ». Ainsi s'exprimait Rainer Seele, le patron de la Chambre de commerce germano-russe, avant le départ en voyage du chancelier Olaf Scholz.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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MACRON EN RUSSIE POUR LA DESESCALADE

OU UN SIMPLE COUP D'ECLAT

Alors qu’il a conditionné l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle à une désescalade des tensions entre l’Ukraine et la Russie, notamment, Emmanuel Macron se trouve à Moscou en début d’après-midi pour rencontrer Vladimir Poutine. Demain, le chef de l'Etat enchaînera avec un entretien à Kiev avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. D'après les services de renseignement américain, la Russie serait proche de parvenir à rassembler les forces nécessaires à une invasion d'ici deux semaines. Quelque 110 000 soldats russes ont déjà été déployés à la frontière avec l'Ukraine.

Les efforts diplomatiques de Macron peuvent-ils être payants ?

Le dialogue entre Moscou et l'Union européenne n'existe plus vraiment depuis la crise en Crimée, en 2014. La France s'est beaucoup inquiétée du fait que Poutine court-circuitait l'Europe dans cette crise ukrainienne et ne parle qu'au maître de l'Occident, les Etats-Unis.

L'Allemagne apparaît très effacée depuis l'arrivée d'une nouvelle coalition au pouvoir, et le Royaume-Uni s'aligne complètement sur la ligne américaine. « Aucun autre pays européen ne semble être en mesure de prendre le leadership sur cette question, donc la France a une carte à jouer », estime Carole Grimaud Potter, fondatrice du Center for Russia and Eastern Europe Research, basé à Genève.

Multipliant les initiatives sur le front diplomatique depuis le début de la crise entre la Russie et l'Ukraine, le chef de l'Etat français avait déjà, jeudi dernier, échangé au téléphone tour à tour avec ses deux homologues, ainsi qu'avec Joe Biden, la veille. « Cela fait plusieurs semaines que je lis ou que j’entends de grands responsables annoncer des opérations imminentes de semaine en semaine, nous dit-il. L’intensité du dialogue que nous avons eu avec la Russie et cette visite à Moscou sont de nature à empêcher que cela n’advienne. Ensuite, nous discuterons des termes de la désescalade. Il faut être très réaliste. Nous n’obtiendrons pas de gestes unilatéraux, mais il est indispensable d’éviter une dégradation de la situation. », confie Emmanuel Macron dans le JDD. Une escalade de tensions devenues très fortes avec une militarisation de la frontière ukrainienne côtés russe et biélorusse.

« L’objectif géopolitique de la Russie aujourd’hui n’est clairement pas l’Ukraine, mais la clarification des règles de cohabitation avec l’Otan et l’UE, estime Emmanuel Macron. Le dialogue efficace et durable avec la Russie ne peut ni ne doit passer par la fragilisation de quelque État européen que ce soit. Assurer et garantir la sécurité des pays Baltes, de la Pologne ou de la Roumanie est essentiel et constitue un préalable. La sécurité et la souveraineté de l’Ukraine ou de tout autre État européen ne peuvent faire l’objet d’aucun compromis, de même qu’il est légitime que la Russie pose la question de sa propre sécurité. », poursuit le président.

Le concept de l'« indivisibilité de la sécurité »

Pour Vladimir Poutine il s'agit avant tout d’ « indivisibilité de la sécurité », un concept selon lequel aucun État ne peut faire n’importe quoi sans en subir les conséquences, et qui vient d’être à nouveau validé lors du sommet, vendredi, entre Vladimir Poutine et Xi Jinping à Pékin. À l'occasion de la rencontre officielle aux JO, la Chine et la Russie ont publié une déclaration commune pour dénoncer l'influence américaine et le rôle des alliances militaires occidentales, l'Otan et Aukus, en Europe comme en Asie, les jugeant déstabilisatrices. La sécurité des uns ne peut se faire aux dépens de celle d'autres, en dépit du droit de chaque État, et donc de l'Ukraine, à choisir ses alliances.

En particulier, ils se disent « opposés à tout élargissement futur de l'Otan », faisant écho à l'exigence première de Moscou pour parvenir à une désescalade des tensions russo-occidentales en Ukraine.Ils appellent « l'Alliance atlantique nord à renoncer à ses approches idéologisées datant de la guerre froide », une ligne défendue bec et ongles par la Russie. Poutine considère en effet que le démantèlement de l’Union Soviétique a été, a-t-il dit, la plus grand catastrophe géopolitique du XXe siècle. Il veut reconstituer un glacis.

Si Moscou nie tout projet d'offensive, elle conditionne une désescalade des tensions à un non-élargissement de l'Otan, qui serait garantie dans des traités. Les élargissements successifs de l'alliance atlantique sont en effet perçus comme une menace existentielle par la Russie.

Qu'a donné la rencontre ?

Une rencontre sans réelles avancées.

Le chef de l'État et le dirigeant russe ont échangé pendant plus de cinq heures sans réelles avancées. Vladimir Poutine a toutefois estimé que certaines propositions d'Emmanuel Macron pourraient permettre de « jeter les bases d'avancées communes », tout en continuant de cibler l'Otan et en réaffirmant que la Russie s'opposait à l'intégration de l'Ukraine à l'alliance.

Emmanuel Macron ne semble pas avoir bien compris tout l'enjeu de la crise pour la Russie de Poutine. « Nous, Européens, avons à gérer l’après-guerre froide puisque nous avons des amis, des États souverains européens qui ont bâti leur indépendance il y a trente ans et qui vivent dans le souvenir encore contemporain d’une relation traumatique avec la Russie », souligne-t-il. Il semble toutefois avoir sous-estimé le « respect » dû à la Russie et « les propres traumatismes contemporains de ce grand peuple et de cette grande nation », comme il l'évoquait cependant dans le JDD !

Les propositions de Biden

La Russie exige en effet un engagement écrit sur le non-élargissement de l'Otan à l'Ukraine et à la Géorgie et demande un retrait des forces et des armements de l'Alliance atlantique des pays d'Europe de l'Est ayant rejoint l'Otan après 1997, notamment de Roumanie et Bulgarie.El País a révélé mercredi les réponses écrites des Etats-Unis et de l’Otan aux demandes russes.

S'il semble peu probable que le président Poutine n’obtienne un document où Washington et l’Otan s’engagent à ne jamais accueillir l’Ukraine comme membre, les Américains ont toutefois ouvert la voie à un nouvel accord de réduction des armes stratégiques qui succéderait à New Start (expiré en 2021). Ils ont proposé que soient abordées les différentes vues relatives au traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, dont Trump est sorti en 2019. Ils ont suggéré que les Russes puissent inspecter des sites de défense antimissile de l’Otan en Pologne et en Roumanie, afin d’apaiser leurs craintes que des missiles Tomahawk puissent y être installés,

Pour Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors, « le rôle des Européens doit être de dire 'ni Otan, ni agression'. (...) L'Ukraine ne peut pas entrer dans l'Otan parce qu'elle ne se trouve pas à l'ouest du Portugal, mais à l'ouest de Moscou. Ni agression : la Russie doit (...) reconnaître à la fois la souveraineté et l'intégrité de l'Ukraine. »Cet emballement américain n est-il pas lié aussi à des enjeux de politique intérieure ?

« Il y aura un compromis avec la Russie, et Biden sera dépeint ici par les partisans de la ligne dure - soit une large part du Parti républicain - comme une sorte de Neville Chamberlain [le Premier ministre britannique qui signa les accords de Munich en 1938, ndlr] des temps modernes. », argue Rajan Menon, chercheur au sein du think tank américain Defense Priorities et à l’université de Columbia.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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PARTYGATE

BORIS JOHNSON SUR LA DEFENSIVE

Devant les députés, Boris Johnson a salué mardi l’ouverture de l’enquête policière espérant qu’elle « donnera au public la clarté dont il a besoin et aidera à mettre ces questions derrière nous ». Selon son porte-parole, il « coopérera pleinement » à ces investigations.

Boris Johnson a défendu mercredi bec et ongles, face aux critiques de l’opposition, sa place de premier ministre, suspendue à la publication d’un rapport potentiellement explosif sur les fêtes tenues à Downing Street pendant les confinements.

Westminster est en proie à une véritable guerre des nerfs en attendant les conclusions d’une enquête interne de la haute fonctionnaire Sue Gray sur différentes fêtes extérieures, pots de départ ou fête d’anniversaire dans les cercles du pouvoir.

Ces rassemblements ont choqué les Britanniques, contraints par la loi à l’époque de restreindre drastiquement leurs contacts.

Au cœur d’intenses spéculations, le moment où sera publié ce rapport tient en haleine la presse britannique : un temps attendu mercredi, il n’avait toujours pas été remis alors que le Parlement a ajourné sa séance dans l’après-midi. Selon Sky News, il pourrait ne pas sortir avant lundi.

« Erreurs commises »

Accusé de mensonges et appelé à la démission lors de sa séance hebdomadaire d’explications devant les députés, le dirigeant conservateur de 57 ans a refusé de commenter l’enquête en cours et a rejeté tout départ. Il a assuré se concentrer sur la reprise économique ou encore la crise en Ukraine, haussant la voix dans une ambiance houleuse.

Le leader du Labour, Keir Starmer, l’a accusé de « mépriser » le pays et le président de la Chambre des communes, Lindsay Hoyle, a dû intervenir à plusieurs reprises pour maintenir le calme, réprimandant au passage un député travailliste qui avait qualifié Boris Johnson de « menteur ».

Ajoutant à la tension, la police s’est aussi saisie de l’affaire, annonçant mardi enquêter sur plusieurs « événements » afin d’établir s’il y a eu des « violations potentielles des règles liées à la COVID-19 », passibles d’amendes.

Même au sein de la majorité conservatrice de Boris Johnson, la colère gronde. S’il a jusqu’à présent échappé à un vote de défiance, qui peut être déclenché à la demande de 54 (sur 359) députés de son camp, Boris Johnson reste en position très délicate.

Signe des fissures qui lézardent l'unité du parti au pouvoir, la révolte gronde aussi chez les conservateurs écossais, qui jugent sa position intenable, et des députés tories à Westminster. On spécule déjà sur les remplaçants possibles, comme le ministre des Finances, Rishi Sunak, ou la patronne du Foreign Office, Liz Truss. On évoque un possible vote de défiance interne au parti, si 54 députés conservateurs au moins le demandent par lettre.

 Comme Roger Gale, pour qui Boris Johnson est un « mort-vivant », certains élus se sont ouvertement dits favorables à un vote de défiance au sein du Parti conservateur afin de le pousser vers la sortie. « La position du Premier ministre est intenable et je pense qu'on ne doit pas laisser les conclusions d'une fonctionnaire déterminer son avenir », a acquiescé un autre député, William Wragg, le vice-président du puissant Comité 1922, responsable de l'organisation parlementaire de la formation. « Il revient au Parti conservateur, si ce n'est au Premier ministre lui-même, de prendre cette décision », a-t-il ajouté sur la BBC.

Devant les députés, Boris Johnson a salué mardi l’ouverture de l’enquête policière, espérant qu’elle « donnera au public la clarté dont il a besoin et aidera à mettre ces questions derrière nous ». Selon son porte-parole, il « coopérera pleinement » à ces investigations. Elles le plongent dans une tourmente jamais vue depuis son accession triomphale au pouvoir à l’été 2019, avec une popularité en chute libre et des députés de sa majorité ouvertement hostiles.

Espérant rebondir, le premier ministre a annoncé la levée des dernières restrictions liées à la COVID-19 à partir de jeudi pour tenter de regagner la faveur de l’opinion dans un pays soumis à de longs confinements et fortement endeuillé par la pandémie qui y a fait presque 155 000 morts.

Mais régulièrement, de nouvelles révélations viennent accabler le dirigeant.

Dernière en date : l’organisation d’une fête organisée par sa future épouse Carrie dans la salle du conseil des ministres à l’occasion de son anniversaire le 19 juin 2020 après-midi, lors du premier confinement.Selon ITV, jusqu’à 30 personnes y auraient participé.

Une nouvelle difficile à digérer pour les Britanniques qui s’étaient pliés aux règles. La reine Élisabeth II elle-même avait fêté son 94e anniversaire dans la discrétion, le 21 avril 2020, sans sa famille.

« Le premier ministre a présenté ses excuses pour ce qui s’est passé. Il a dit que des erreurs avaient été commises », l’a défendu mercredi sur Sky News sa ministre des Affaires étrangères, Liz Truss.

Selon le chroniqueur politique Robin Pettitt,Robin Pettitt « le parti conservateur a toujours été très impitoyable lorsqu'il s'agit de se débarrasser de dirigeants qui ne fonctionnaient pas.»




Alize Marion pour DayNewsWorld
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INVASION RUSSE EN UKRAINE IMMINENTE

 OU ALARMISME AMERICAIN ?

Les Etats-Unis ont annoncé ce lundi la possibilité d’une invasion russe « à tout moment ». Face à cet auto-avertissement, les Américains, ainsi que leurs alliés britannique et australien, ont opté pour le retrait d’une partie du personnel de leurs ambassades à Kiev. « Envahir l’Ukraine créerait une nouvelle Tchétchénie pour la Russie » a même averti Boris Johnson, Premier ministre britannique. L’Otan, elle, a décidé d’un renforcement de ses défenses à l’Est, dénoncé par Moscou comme une volonté d'« exacerber les tensions »

La Russie a dénoncé lundi, à l'issue d'une journée d'escalade des tensions, une « hystérie » et accusé les Etats-Unis et l'Otan « d'exacerber les tensions par des annonces et des actions concrètes ».

L’Union européenne a été déboussolée par cette déclaration américaine, et a demandé des comptes à Washington. Lundi, les Européens ont été surpris par la « dramatisation » de la part des Etats-Unis de la situation en Ukraine avec l'annonce d'une invasion russe possible « à tout moment » et la décision de faire partir les familles des diplomates en poste à Kiev. Une réaction excessive, selon Kiev. « Il faut éviter de jouer avec nos nerfs et les réactions alarmistes qui ont même des conséquences financières », a commenté le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Les 27 appellent à ne pas « dramatiser » et « éviter les crises de nerfs » dans cette crise, selon les mots du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

Alarmisme américain

Depuis novembre dernier, les Etats-Unis s'inquiètent en raison de troupes russes massées à la frontière avec l'Ukraine. La Russie, elle, dément et demande des garanties pour sa sécurité.

Depuis lors, les incidents armés à la frontière sont réguliers malgré les accords de cessez-le-feu. Moscou est accusée d'être partie prenante dans ce conflit en armant et finançant les rebelles pro-russes. La Russie et l'Ukraine, toutes deux anciennes républiques soviétiques, sont aussi à couteaux tirés en raison de l'invasion éclair de la péninsule de Crimée, en 2014, suivie de son annexion par Moscou.

Tension maximale sur la ligne de front entre Ukraine et Russie

L'escalade de la force s'est poursuivie depuis début janvier. Plus de 100.000 soldats russes sont massés à la frontière ukrainienne, selon les renseignements américains et ukrainiens. Et peu après les négociations diplomatiques infructueuses de début janvier, l'Ukraine a été touchée par des cyberattaques d'ampleur, dont elle accuse la Russie d'être à l'origine. L'entrée de troupes russes en Biélorussie le 18 janvier a alimenté les inquiétudes des Etats-Unis, qui ont notamment débloqué 200 millions de dollars supplémentaires d'aide sécuritaire au pays. L'Estonie, la Lituanie et la Lettonie ont quant à elles annoncé la livraison d'armes à l'Ukraine.

De nombreuses initiatives diplomatiques sans succès

Les initiatives diplomatiques n'ont pas manqué pour tenter de désamorcer les tensions. Notamment des négociations à Genève entre les Etats-Unis et la Russie, ou encore à Bruxelles entre l'Otan et la Russie. Sans grand succès .

La Russie exige en effet un engagement écrit sur le non-élargissement de l'Otan à l'Ukraine et à la Géorgie et demande un retrait des forces et des armements de l'Alliance atlantique des pays d'Europe de l'Est ayant rejoint l'Otan après 1997, notamment de Roumanie et Bulgarie.

Des demandes « non négociables » pour les Occidentaux.

 Lors de la dernière rencontre en date , le 21 janvier, entre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son homologue américain, Antony Blinken, ce dernier s'est tout de même engagé à présenter une réponse écrite à Moscou.

La position de neutralité des Européens divisés ?

Les Etats-Unis et l'Union européenne affichent leur unité face à la crise ukrainienne. Notamment en promettant, à l'unisson, Washington assure que tout franchissement de la frontière fera l'objet d'une réponse « sévère » des Etats-Unis et de leurs alliés. Une série d'options a été préparée par la Commission européenne en cas d'invasion et Joe Biden envisage d'interdire aux banques russes d'utiliser le dollar.

Mais l’Union européenne essaie de jouer la neutralité et les appels au calme entre les deux anciennes superpuissances de la Guerre froide. Peu à peu, de crise en crise, les 27 s’éveillent à « une conscience géostratégique », affirme ainsi Cyrille Bret, spécialiste des relations internationales à l’Institut Jacques-Delors, dans Les Echos .

« La façon dont les Européens existent dans ce dossier reflète ce qu’est l’UE, la plus grande organisation internationale intégrée au monde, mais dépourvue d’instruments militaires. L’Union déploie ses moyens diplomatiques, économiques et financiers, sans que ce soit suffisant pour bénéficier du statut de grande puissance », poursuit l’expert.

Les Européens se sont appliqués à afficher une grande unité tout au long de la récente séquence diplomatique, en martelant que des discussions sur la sécurité européenne ne peuvent se tenir sans eux. Mais comment ? Des difficultés émergent dès qu’on cherche à définir des intérêts communs ainsi qu’une méthode pour les défendre. Le discours d’Emmanuel Macron à Strasbourg, lors duquel il a exprimé le souhait qu’un dialogue entre Européens sur leurs intérêts de sécurité communs serve de base à des discussions avec la Russie, a suscité des critiques. Aux États-Unis comme dans certains pays européens, des voix lui ont reproché de dévier d’un consensus occidental. Ces réactions soulignent l’incapacité des pays européens à adopter une posture commune Le refus de l’Allemagne de livrer des armes à l’Ukraine et d’apporter un soutien militaire, les manœuvres de la France pour prendre la tête d’une solution européenne…La France, l'Allemagne, la Russie et l'Ukraine vont tenir une réunion commune mercredi 26 janvier 2022 à Paris.

Poutine utilise l'Ukraine pour réaffirmer la puissance russe

Si Moscou nie tout projet d'offensive, elle conditionne une désescalade des tensions à un non-élargissement de l'Otan, qui serait garantie dans des traités. Les élargissements successifs de l'alliance atlantique sont en effet perçus comme une menace existentielle par la Russie. Poutine considère en effet que le démantèlement de l’Union Soviétique a été, a-t-il dit, la plus grand catastrophe géopolitique du XXe siècle. Il veut reconstituer un glacis. Les Etats-Unis doivent d'ailleurs apporter d’ici la fin de la semaine une réponse formelle aux demandes russes concernant l’OTAN et la sécurité en Europe.

Ce qui se joue actuellement à l'est de l'Europe dépasse donc le cadre du conflit ukrainien. Selon certains chercheurs, la posture de la Russie est aussi une démonstration de force. Poutine considère la menace d’un conflit militaire comme quelque chose qui améliore la position de négociation de la Russie, selon Oleg Ignatov, analyste à l’International Crisis Group. « Vladimir Poutine voudrait que le paradigme des relations avec les Occidentaux change. Il voudrait que les sanctions soient levées et que les Occidentaux tiennent mieux compte des intérêts russes », soulignait également en novembre dernier Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/NEI de l'Institut français des relations internationales (Ifri), interrogée par « Les Echos » .

Du côté des officiels russes, le ministre des affaires étrangères « n’exclut pas » l’ouverture de bases militaires à Cuba et au Venezuela, et son homologue de la défense prévient de l’imminence d’une « provocation massive » de l’Ukraine pour déclencher les hostilités, si l’échec des négociations avec Washington est entériné...

Tout est entre les mains d’un seul homme.

M. Poutine, lui, s’est contenté à ce sujet de formules vagues, et son évocation la plus précise d’un éventuel échec des négociations a été de prévenir que la Russie apporterait « une réponse militaro-technique », définie après consultation des « experts militaires ».

Seule certitude : le statu quo n’est pas une option, contrairement à la précédente démonstration de force, au printemps 2021, quand la Russie entendait seulement réaffirmer son rang vis-à-vis de Washington.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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APPELS A LA DEMISSION DE BORIS JOHNSON

AU ROYAUME- UNI

Boris Johnson aborde très mal l’année 2022. Il est déjà rattrapé par les scandales. Sortira t-il indemne de ce « partygate » ? Visé par des appels à la démission au sein même de sa majorité, le Premier ministre bataille pour son maintien à la tête du gouvernement britannique après son mea culpa pour sa présence à une fête à Downing Street en plein confinement en 2020.

Un scandale la veille des funérailles du prince Philip

La situation s'est encore compliquée jeudi 13 janvier, après des révélations du Telegraph faisant état d'une autre fête à Downing Street, toujours en plein confinement, mais cette fois à la veille des funérailles du prince Philip, l'époux de la reine Elizabeth, alors que le pays était en deuil national.

Déjà accablé par une série d'autres scandales, le dirigeant conservateur âgé de 57 ans avait présenté ses excuses mercredi au Parlement pour avoir participé à une fête le 20 mai 2020 dans les jardins de sa résidence officielle, affirmant avoir alors pensé qu'il s'agissait d'une réunion de travail.

L'événement, pour lequel une invitation avait été envoyée par son secrétaire à une centaine de personnes avec la suggestion d'amener leurs bouteilles, s'est déroulé pendant une période traumatisante pour les Britanniques. En pleine première vague de Covid-19, seules deux personnes étaient autorisées à se retrouver, à l'extérieur, et nombre de Britanniques n'ont pas pu dire adieu à leurs proches mourants.

Une accumulation de ratés et de scandales

Les deux derniers mois de 2021 ont été calamiteux pour ce politique atypique, jovial et gaffeur, auquel le grand public semblait jusqu’alors tout pardonner, y compris sa gestion aléatoire de la crise sanitaire (avec 150 000 décès liés au Covid-19). Le premier ministre a enchaîné les faux pas en décidant des hausses d’impôts impopulaires, en tentant de sauver un ami député pris en flagrant délit de lobbying ou en refusant de reconnaître l’existence de fêtes à Downing Street en violation apparente des règles sanitaires. La sanction électorale a été immédiate : mi-décembre, le Parti conservateur a essuyé un échec cuisant lors d’élections partielles dans un de ses fiefs. Et le Parti travailliste est désormais en tête dans les sondages.

Les travaillistes en tête dans les sondages

Face à ce nouveau scandale, les partis de l'opposition, les travaillistes en tête qui l'ont accusé de mensonge, ont réclamé immédiatement sa démission. Accusant Boris Johnson de « mentir comme un arracheur de dents », le chef de l’opposition travailliste Keir Starmer a jugé la défense du Premier ministre « tellement ridicule » qu’elle en est « insultante » pour les Britanniques. « Aura-t-il maintenant la décence de démissionner ? » a-t-il lancé. Les indépendantistes écossais du SNP et les libéraux-démocrates ont également demandé son départ. Si les membres de son gouvernement lui ont dans leur majorité apporté leur soutien, sur Twitter ou dans les médias la colère gronde de plus en plus fort au sein de son propre parti au pouvoir.

Porté par sa victoire aux élections générales de fin 2019, Boris Johnson a perdu la confiance de ses troupes : les élus conservateurs, qui jusqu’alors fermaient les yeux sur ses défauts – l’opportunisme, le peu d’attention aux détails, le rapport élastique à la vérité –, doutent désormais de sa capacité à mener le parti à une quatrième victoire d’affilée en 2024.

Enquête interne

C'est ainsi que Rishi Sunak a mis huit heures à se ranger derrière lui, via un tweet dans lequel il insiste sur son propre engagement pour l'emploi au Royaume-Uni. « Le Premier ministre a bien fait de présenter ses excuses et je soutiens sa demande de faire preuve de patience » en attendant les résultats de l'enquête interne menée par la haute fonctionnaire Sue Gray, a-t-il sobrement déclaré.

Attendues au milieu la semaine prochaine, les conclusions de cette enquête interne s'annoncent désormais déterminantes pour le destin de Boris Johnson.

Vers un vote de défiance ?

Raillée pour la ligne qu'elle suit consistant à ne pas enquêter a posteriori en matière de violation des règles anti-Covid, la police de Londres a annoncé jeudi soir qu'elle réexaminerait sa façon de voir les choses si l'enquête interne mettait en évidence de potentielles infractions pénales.

Signe des fissures qui lézardent l'unité du parti au pouvoir, la révolte gronde aussi chez les conservateurs écossais, qui jugent sa position intenable, et des députés tories à Westminster. On spécule déjà sur les remplaçants possibles, comme le ministre des Finances, Rishi Sunak, ou la patronne du Foreign Office, Liz Truss. On évoque un possible vote de défiance interne au parti, si 54 députés conservateurs au moins le demandent par lettre. Comme Roger Gale, pour qui Boris Johnson est un « mort-vivant », certains élus se sont ouvertement dits favorables à un vote de défiance au sein du Parti conservateur afin de le pousser vers la sortie.

« La position du Premier ministre est intenable et je pense qu'on ne doit pas laisser les conclusions d'une fonctionnaire déterminer son avenir », a acquiescé un autre député, William Wragg, le vice-président du puissant Comité 1922, responsable de l'organisation parlementaire de la formation. « Il revient au Parti conservateur, si ce n'est au Premier ministre lui-même, de prendre cette décision », a-t-il ajouté sur la BBC.

Deux ans après sa victoire électorale historique avec la promesse de réaliser le Brexit, la popularité de BoJo est en chute et les sondages sont cruels. L'un d'eux, réalisé par YouGov pour le Times avant ses excuses, donne au Labour une large avance de dix points, une première en près d'une décennie. Selon plusieurs études, une majorité de Britanniques estime qu'il devrait démissionner, et le Parti travailliste, à la peine jusqu'ici, est passé de plusieurs points devant le Parti conservateur.

Selon le chroniqueur politique Robin Pettitt « le parti conservateur a toujours été très impitoyable lorsqu'il s'agit de se débarrasser de dirigeants qui ne fonctionnaient pas.»




Alize Marion pour DayNewsWorld
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POURPARLERS SUR L'UKRAINE ET LA SECURITE RUSSE

LES RAISONS DE LA RUSSIE DE SE SENTIR MENACEE PAR L'OTAN

Sur fond de tensions aiguës autour de l’Ukraine, Russes et Américains ont entamé lundi 10 janvier 2022 des pourparlers tendus à l'issue très incertaine, abordant aussi bien le risque d'une invasion russe de l'Ukraine que l'architecture sécuritaire européenne que Moscou veut redessiner en faisant reculer l'Otan.

Cette réunion a débuté à 08H55 (07H55 GMT) à la représentation diplomatique américaine de Genève, en Suisse, en présence des vice-ministres des Affaires étrangères des deux pays, Wendy Sherman et Sergueï Riabkov, avant des discussions le 12 janvier entre l'état-major de l’Otan, réuni à Bruxelles, et celui des forces militaires russes. Le lendemain, Russes et Occidentaux se reverront dans le cadre de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) tandis que les ministres de la Défense de l’UE seront en séminaire à Brest.

La Russie de Vladimir Poutine exige publiquement des Occidentaux qu’ils renoncent à leur expansionnisme militaire en Europe de l’Est. Plusieurs rencontres au sommet sont prévues cette semaine entre les deux camps. L’enjeu n'étant, rien de moins, que de redessiner les rapports de forces entre Russes, Européens et Américains en Europe.

En massant 100 000 hommes à sa frontière avec l’Ukraine, la Russie de Vladimir Poutine a en effet décidé de frapper un grand coup pour stopper l’avancée inexorable de l’Otan vers ses frontières depuis 30 ans.

La Russie attend des Occidentaux des réponses aux exigences formulées le 17 décembre. Ces propositions de traité interdiraient aux États-Unis d'établir des bases militaires dans tous les pays d'ex-URSS non-membres de l'Otan et même de « développer une coopération militaire bilatérale » avec ces États. Une remise en cause l'ordre international né de la fin de la guerre froide...

Stopper l'élargissement de l'Otan

Encore plus important aux yeux de Moscou, tous les membres de l'Alliance atlantique s'engageraient à ne jamais plus élargir l'Otan et à ne mener aucune « activité militaire sur le territoire de l'Ukraine et dans d'autres pays d'Europe de l'Est, du Caucase du Sud et d'Asie centrale ».

Avec ces demandes faites publiquement, ce qui est inhabituel dans le monde feutré de la diplomatie, la Russie dit haut et fort que sa sécurité est menacée par 30 ans d’élargissements successifs de l’Otan, la puissante alliance militaire entre américains et européens née de la guerre froide et de la confrontation avec l’URSS. Moscou fait de l’adhésion éventuelle de l’Ukraine une ligne rouge à ne pas franchir et exige des Occidentaux qu’ils renoncent à soutenir militairement les forces ukrainiennes qui, depuis 2014, affrontent les séparatistes pro-russes du Donbass, dans l’est du pays

En effet, après la chute de l’URSS en 1991, les Occidentaux n’ont pas tardé à élargir leur influence militaire au-delà du rideau de fer. En 1999, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque rejoignent l’Otan. Suivies en 2004 par la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. Depuis, l'Albanie, la Croatie, le Monténégro, et enfin la République de Macédoine du Nord, en 2020, sont également devenues membres de l’Alliance et bénéficient de sa protection en cas de conflit avec un pays tiers.


L'élargissement de l'Otan vers l'Est de l'Europe, 1991-2020

En un peu plus de 20 ans, la Russie a assisté à l’entrée dans l’Otan de 14 pays qui, à divers degrés, ont été dans sa sphère d’influence pendant des décennies. Pendant ces années, Moscou a également assisté, impuissante, à l’intervention militaire décidée par les Occidentaux au Kosovo en 1999. Pour les Russes, ce fut une rupture stratégique majeure.

Dans les années qui suivirent ce conflit, la Russie est progressivement sortie de l’état de faiblesse économique et militaire dans lequel la chute de l’URSS l’avait plongée et a entrepris de stopper ce qu’elle perçoit comme un expansionnisme insupportable. En 2008 d’abord, avec son intervention militaire en Géorgie pour soutenir les séparatistes pro-russes d’Ossétie du Sud et d'Abkhazie, après l’offensive militaire du gouvernement pro-occidental de Tbilissi qui tenta, par la force, de reprendre le contrôle de territoires qui échappaient à son contrôle.

La Russie n’accepte pas d’être rejetée aux marges du continent

Puis, de façon beaucoup plus spectaculaire en Ukraine, avec l'annexion, en 2014, de la péninsule de Crimée, qui fait suite à la victoire de la Révolution de Maïdan, pro-UE, à Kiev et la destitution du président pro-russe Viktor Ianoukovitch. Depuis ce coup de force, très populaire auprès des Russes, le Kremlin a montré sa puissance de frappe diplomatique et militaire bien au-delà des pays voisins en intervenant en Syrie, en Libye, en Centrafrique et plus récemment au Mali.

« La crise de 2014 en Ukraine est bien un tournant dans les relations russo-occidentales. Beaucoup pensaient, en Occident comme en Russie, qu’à long terme, une convergence était inévitable entre l’Union européenne en cours d’élargissement et la Russie. Cela est révolu. Aujourd’hui, la Russie se voit comme un pôle indépendant sur la scène internationale, qui n’a pas vocation à rejoindre un ensemble occidental élargi », note Arnaud Dubien, directeur de l’observatoire franco-russe à Moscou.

Animée par cette ambition, la Russie veut ainsi obtenir, lors des rencontres qui vont se succéder cette semaine, un engagement net des Occidentaux concernant les demandes d’adhésion à l’Otan formulées par l’Ukraine, la Géorgie, et dans une moindre mesure par la Bosnie-Herzégovine. « Les Russes exigent aujourd’hui que l’on referme la porte » conclut le chercheur.

Une position qu’ils vont marteler obstinément alors que deux pays neutres depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Suède et la Finlande, ont affirmé, en décembre, qu'ils solliciteraient une adhésion à l’Otan si les soldats russes envahissaient l’Ukraine.

Le sort de l’Ukraine en jeu

Au-delà des élargissements successifs de l’Otan qui contrarient Moscou, c’est surtout le sort de l’Ukraine qui sera en jeu lors des rendez-vous diplomatiques de ces prochains jours.

Les Ukrainiens ont majoritairement un désir d’Occident. La démocratie et une certaine prospérité n’y apparaissent pas utopiques. Mais la géopolitique et le droit d’aînesse de l’ancien maître s’y opposeraient, selon François Brousseau, chroniqueur d’affaires internationales à Ici Radio-Canada.

En effet, la France et l’Allemagne ne sont pas favorables à l’entrée de l’Ukraine au sein de l’Otan qui pourrait entraîner un conflit ouvert avec Moscou. Washington, malgré ses assurances répétées qu’il « répondra énergiquement » à une invasion russe, ne souhaite sans doute pas plus que les Européens être entraîné dans une guerre en Ukraine.

« Si les Russes obtiennent des garanties sur une modération de la coopération militaire bilatérale entre Washington et Kiev, les choses peuvent se calmer. Je ne pense pas que les Russes attendent réellement des garanties écrites sur le non-élargissement de l’Otan, c'est impossible mais plutôt un stop à l'Otan en Ukraine », estime le directeur de l’observatoire franco-russe à Moscou.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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RUSSIE / KAZAKSTAN

L'OTSC CONTREPOIDS DE L'OTAN

Pour faire face aux émeutes et aux manifestations qui secouent le Kazakhstan depuis le début de la semaine, un contingent de troupes russes (notamment des parachutistes) et de cinq anciennes républiques soviétiques demeurées dans son « pré-carré »

La Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan- est arrivé jeudi 6 janvier 2022 dans le pays comme « une force collective de maintien de la paix » pour « une durée de temps limitée afin de stabiliser et normaliser la situation dans ce pays », qui a été provoquée par « une ingérence extérieure ».

Une version minimaliste du défunt pacte de Varsovie

Fondée en 2002, quelques mois après le début de l'intervention internationale en Afghanistan, cette alliance militaire s’est dotée en 2019 d'une force d'intervention rapide de 20 000 hommes et d’une force de maintien de la paix de 3 600 membres reconnue par l’ONU.

L'organisation eurasiatique dispose de troupes basées au Tadjikistan et au Kirghizstan.

Pensée comme « une forme de contrepoids de la Russie face à l'Alliance atlantique », où Moscou et son armée moderne disposent d'un fort ascendant militaire sur leurs alliés, l’OTSC se veut la « garante de la stabilité en Asie centrale » observe David Teurtrie.




Alize Marion pour DayNewsWorld
 
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UKRAINE LES EXIGENCES DE LA RUSSIE

FACE A L'OTAN

Les chefs d’État et de gouvernement des 27 pays membres de l’Union européenne réunis à Bruxelles, le 16 décembre, ont prévenu la Russie que « tout agression supplémentaire contre l’Ukraine aurait en réponse de lourdes conséquences et un coût important, dons des mesures restrictives coordonnés avec des partenaires » [à savoir le Royaume-Uni et les États-Unis, ndlr]. Cependant, aucun détail n’a été donné sur les sanctions susceptibles d’être décidées le cas échéant.

Tensions aux frontières de l'Ukraine

Pour le moment, il a été décidé de reconduire, pour six mois de plus, les sanctions économiques imposées à la Russie en 2014 pour l’annexion de la Crimée. Cela étant, les membres de l’UE auront sans doute des difficultés à se mettre d’accord sur de nouvelles sanctions à l’égard de la Russie. Par exemple, si le gazoduc Nord Stream 2, qui doit acheminer du gaz russe en Europe et dont la mise en service est imminente, peut être une « pièce du grand puzzle » pour Mateusz Morawiecki, le Premier ministre polonais, le chancelier Scholz se montre plus « ambigu » à son sujet. « C’est un projet privé », a-t-il dit.

En attendant, la tension reste vive près des frontières de l’Ukraine, où d’importants mouvements de troupes russes ont été observés ces dernières semaines. La Russie mobilise 100.000 hommes à la frontière ukrainienne.D’où la crainte d’une éventuelle action militaire de Moscou contre Kiev… et les menaces de nouvelles sanctions brandies par l’UE, l’Otan et les États-Unis.

Les exigence du Kremlin

À Moscou, on explique ces mouvements de troupes par le renforcement des forces ukrainiennes aux abords du Donbass, région du sud-ouest de l’Ukraine en partie contrôlée par des séparatistes pro-russes, ainsi que par l’activité militaire de l’Otan près des frontières de la Russie.

Pour le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan serait un casus belli. De même que celle de la Géorgie. Aussi, la Russie veut obtenir de l’Alliance atlantique des « garanties juridiques » sur sa sécurité. Tel est, en tous cas, le message que font passer les autorités russes avec plus d’insistance qu’à l’accoutumé depuis quelques semaines.

Et, ce 17 décembre, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a présenté deux projets d’accord concernant l’Otan et les États-Unis.

Ainsi, ces deux textes, respectivement appelés « traité entre les Etats-Unis et la Fédération de Russie sur les garanties de sécurité » et « accord sur les mesures pour assurer la sécurité de la Fédération de Russie et des Etats membres » de l’OTAN, prévoient notamment d’interdire tout nouvel élargissement de l’Alliance atlantique ainsi que l’établissement de bases militaires américaines dans les pays de l’ancien espace soviétique.

Dans le détail, Moscou demande à Washington de pas établir d’emprises militaires dans les pays ayant appartenu à l’Union soviétique et de ne « pas utiliser leurs infrastructures pour toute activité militaire ou de développer une coopération militaire bilatérale », comme c’est par exemple actuellement le cas avec l’Ukraine et la Géorgie.

S’agissant des membres de l’Otan, la Russie leur demande de prendre l’engagement de ne plus mener d’activité militaire « sur le territoire de l’Ukraine et dans d’autres pays d’Europe de l’Est, du Caucase du Sud et d’Asie centrale »…

En outre, elle souhaite aussi qu’aucun renforcement militaire ne soit effectué en dehors des pays qui formaient l’Alliance en mai 1997 , avant donc l’élargissement de l’Alliance à la Pologne et aux pays Baltes. L’Otan s’engagerait à ne se livrer «à aucune activité militaire sur le territoire de l’Ukraine, de l’Europe de l’Est, du Caucase, ou de l’Asie centrale». Sauf cas exceptionnel et avec son accord. Une telle mesure concernerait donc la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l’Albanie, la Croatie, le Montenegro et la Macédoine du Nord.

Et Moscou propose de « ne pas déployer de missiles intermédiaires et à courte portée là où ils peuvent toucher le territoire de l’autre camp ».

« Absence totale de confiance » mutuelle

« Il est essentiel que les garanties de sécurité pour la Russie soient couchées sur le papier et aient force de droit », a déclaré le vice-ministre des affaires étrangères, Sergueï Riabkov, présentant à la presse les documents, qui avaient été remis cette semaine à une haute responsable de la diplomatie américaine. Il a également proposé l’ouverture des négociations « dès demain, au sens propre du terme, samedi 18 décembre » afin d’éviter une escalade des tensions en Europe et a dit que Moscou avait proposé aux Américains qu’elles aient lieu à Genève

Selon M. Riabkov, ces propositions sont le moyen de rétablir une coopération russo-occidentale en l’« absence totale de confiance » mutuelle et compte tenu de la politique « agressive » de l’OTAN « dans le voisinage de la Russie ». Le responsable a jugé qu’il s’agissait de « relancer la relation à partir d’une page blanche ».

Seulement, les États-Unis ne semblent pas disposés à discuter sur de telles bases…

Ainsi, la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a d’ores et déjà écarté tout « compromis » sur « le fait que tous les pays ont le droit de décider de leur propre avenir et de leur politique étrangère sans être soumis à une influence extérieure ».

En outre, elle a expliqué qu’il n’y aurait « pas de discussions sur la sécurité européenne sans [les] alliés et partenaires européens » de Washington.




Alize Marion pour DayNewsWorld
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REVOLTE AU SEIN DU PARTI CONSERVATEUR

 D'UN BORIS JOHNSON AFFAIBLI PAR LES SCANDALES ET LA FLAMBEE DU VARIANT OMICRON

L’esprit de Noël n’y est pas du tout pour Boris Johnson. C'est un vent de révolte inédit qui souffle dans les rangs conservateurs contre Boris Johnson, avec la fronde la plus hardie depuis son accession au pouvoir en 2019. Près d'une centaine de députés tories ont défié son autorité mardi 14 décembre au soir et voté contre ses dernières mesures visant à endiguer le «raz-de-marée Omicron» au Royaume-Uni, l'un des pays d'Europe les plus touchés par la pandémie de Covid avec presque 146.500 morts, allant jusqu'à perturber le championnat d'Angleterre de football.

Fronde au sein de son propre parti

Une claque qui confirme la dangereuse zone de turbulences politiques dans laquelle est entré Boris Johnson, une série de bévues et de scandales minant son autorité et sa légitimité.

Son «plan B» face à la flambée du variant Omicron a certes, été adopté par le Parlement mais grâce au soutien de l'opposition travailliste, et ce alors que les conseillers scientifiques du gouvernement prévoient jusqu'à 300.000 ou 400.000 contaminations quotidiennes dans les jours qui viennent. Mais 99 de ses députés ont voté contre certaines dispositions jugées «discriminatoires» ou «liberticides», comme celle instituant un passe sanitaire pour les grands événements et les boîtes de nuit.

Mais cette révolte ne pouvait pas tomber plus mal pour Boris Johnson.

Une accumulation de ratés et de scandales

Depuis quelque temps, il accumule les ratés qui alimentent les doutes sur sa compétence et son leadership. En pleine résurgence du Covid, le «partygate» - ces révélations sur des fêtes de Noël tenues à Downing Street et dans des ministères l'an dernier - scandalise l'opinion. Une vidéo ayant fuité et montrant des collaborateurs de Boris Johnson plaisantant sur cette « Christmas party » a ajouté de l'huile sur le feu. BoJo est accusé de désinvolture et de légèreté. Et, plus grave, d'avoir menti en niant toutes ces fêtes déplacées en plein confinement.

Cette série de révélations s'ajoutent aussi à des accusations de corruption, qui pourraient au final entraîner au sein du Parti conservateur un vote de défiance contre Boris Johnson.

Le Premier ministre a en effet été rappelé à l'ordre au sujet de la coûteuse rénovation de son logement à Downing Street. La Commission électorale a imposé à son parti une amende de 16.250 livres (19.000 euros) pour ne pas avoir déclaré le montant total du don privé perçu pour financer ces travaux. S'ajoutent aussi des questions concernant les luxueuses vacances à l'étranger du Premier ministre, des liaisons dangereuses de son gouvernement avec les milieux d'affaires, ou encore des accusations de copinage liées à l'attribution de sièges à la Chambre des Lords (non élue) à de généreux donateurs du Parti conservateur.

Deux ans après sa victoire électorale historique avec la promesse de réaliser le Brexit, la popularité de BoJo est en chute et les sondages sont cruels. Selon plusieurs études, une majorité de Britanniques estime qu'il devrait démissionner, et le Parti travailliste, à la peine jusqu'ici, est passé de plusieurs points devant le Parti conservateur.

« Impitoyable »

Jusqu'à présent, Boris Johnson arrivait à contenir les révoltes dans ses rangs et à imposer son autorité, comme récemment quand il a fallu voter l'augmentation controversée des impôts pour financer le système de santé public. Mais aujourd'hui, de plus en plus de députés tories n'hésitent pas à le défier, et les couloirs bruissent de rumeurs d'une possible chute. On spécule déjà sur les remplaçants possibles, comme le ministre des Finances, Rishi Sunak, ou la patronne du Foreign Office, Liz Truss. On évoque un possible vote de défiance interne au parti, si 54 députés conservateurs au moins le demandent par lettre. «Il est désormais en danger, a déclaré le député conservateur Geoffrey Clifton-Brown sur Sky News. Et il doit le réaliser parce que s'il ne le réalise pas, alors il courra un danger encore beaucoup plus grand... Je le soutiens toujours, mais il doit changer.»

Selon le chroniqueur politique Robin Pettitt, le bagou de Boris Johnson - ancien journaliste et maire de Londres connu pour son style non-conventionnel - pourrait lui permettre de surmonter un ou deux de ces scandales.

Mais si l'accumulation se poursuit, a ajouté Robin Pettitt « le parti conservateur a toujours été très impitoyable lorsqu'il s'agit de se débarrasser de dirigeants qui ne fonctionnaient pas.»




Alize Braxton pour DayNewsWorld
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ALLEMAGNE OLAF SCHOLZ ELU CHANCELIER POUR « OSER PLUS DE PROGRES »

Deux mois et demi après les élections en Allemagne, le social-démocrate Olaf Scholz a été élu, mercredi 8 décembre, au poste de chancelier par le Bundestag. A 63 ans, et la tête d’une coalition inédite composée du Parti social-démocrate (SPD), des Verts et des libéraux du FDP, il succède à Angela Merkel.

Son élection comme neuvième chancelier de l’Allemagne d’après-guerre ne faisait aucun doute :

sa formation, le Parti social-démocrate (SPD), arrivée en tête aux législatives, dispose d’une confortable majorité (206 sièges), avec ses deux nouveaux partenaires de coalition, les Verts (118 sièges) et les libéraux du FDP (92). Il lui fallait 369 voix pour être élu.

Féministe convaincu, Olaf Scholz prendra les rênes d’un gouvernement composé pour la première fois d’autant d’hommes que de femmes. Trois d’entre elles seront à la tête de ministères-clés : les affaires étrangères pour l’écologiste Annalena Baerbock, la défense et l’intérieur pour les deux sociales-démocrates Christine Lambrecht et Nancy Faeser.

Désormais aux manettes, ce nouveau gouvernement a devant lui un travail colossal. Son mot d’ordre « oser plus de progrès » n’est rien d’autre que la promesse de remettre l’Allemagne en mouvement.

Bien que marquées par une prospérité économique éclatante, les « années Merkel » l’auront aussi été par un manque d’ambition réformatrice dont le pays paie aujourd’hui le prix avec ses infrastructures vieillissantes, son administration peu performante et une transition numérique qui a pris un retard considérable.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

THE WOKISM OF THE EUROPEAN COMMISSION

 CAUSES A POLEMIC

In order for its members to communicate in a “more inclusive” way, the European Commission published various recommendations in October 2021, in particular that of avoiding the use of words such as “Christmas”, “ladies and gentlemen” or even the first name “Marie”. ". Faced with the controversy, this document was withdrawn this Tuesday, November 30, 2021.

According to the European Equality Commissioner, Helena Dalli, this document “aimed to achieve an important objective:

illustrate the diversity of European culture and highlight the inclusive nature of the European Commission towards all walks of life and all convictions of European citizens. ”

This guide recommended in particular to abandon the formula "Christmas period" in favor of "holiday period", stressing that many Europeans, not being Christians, do not celebrate Christmas.

The Commission also invited its members to abandon the expression “Ladies and Gentlemen” in favor of “dear colleagues”, so as not to presume the gender of those present and not to offend people who are neither male nor female.

As Figaro reports, the Commission document also stated: "In the stories, do not choose first names typical of a religion", citing as an example "Maria and John" which could be replaced by "Malika and Julio".

What cause an uproar !!

Recommendations which have not failed to react to the political and media sphere.

"In the name of inclusiveness, the European Commission is going so far as to cancel Christmas", the Italian daily Il Giornale (right) indignant Sunday.

In France, the candidate of the National Assembly for the presidential election, Marine Le Pen, also tweeted: "The European Commission wants to ban the words" Christmas "or even" Ladies and Gentlemen "because it considers them" discriminatory ".

These technocrats show their true face: that of the enemy of our identities, our roots, our traditions, ”she says.




Garett Skyport for DayNewsWorld

MAGDALENA ANDERSSON FINALLY

PRIME MINISTER OF SWEDEN

This time is therefore the right one. After an incredible election-resignation in the space of seven hours last week, Swedish Social Democrat leader Magdalena Andersson was re-elected prime minister on Monday November 29 by Parliament and will be able to officially become the first woman to hold this post in the country.

A high level swimmer

Born January 23, 1967 in the city of Uppsala, Magdalena Andersson first had a career in high performance sport. She won the national swimming title in Sweden. In 1992, she graduated with a master's degree in economics from Stockholm University before joining the prestigious Harvard University in 1995. From 1996, she began to hold various positions in the political world. First political advisor to the Swedish Prime Minister, she became director of planning in 1998. She worked with various ministries, in particular that of Finance, of which she took the head in 2014. At the time, she was already the first woman. who was entrusted with this portfolio.

Magdalena Andersson was elected by MEPs with 173 votes against, 101 votes for and 75 abstentions. In Sweden, a government is approved as long as an absolute majority of 175 deputies does not vote its censure. The 54-year-old economist succeeds the resigning Prime Minister Stefan Löfven. Barring an improbable new surprise, the election closes the soap opera of the transition of social democratic power caused by the departure of the latter, who had passed the hand at the beginning of the month after seven years in power and less than a year of legislative elections. September 2022. The presentation of his government to King Carl XVI Gustaf, which officially marks his assumption of office, is expected on Tuesday.

During an astounding day of parliamentarism last Wednesday, Magdalena Andersson was first elected prime minister, then outvoted on her budget by the right-wing opposition and finally forced to resign after the surprise departure of environmentalists from the government.

A "historical situation"

As a result of this departure from the Green Party, the 54-year-old economist and former high-level swimmer will lead an entirely social-democratic government. “She will now be at the head of a one-party government. So, no more surprises. No more crisis, at least for now, ”said Anders Sannerstedt, professor of political science at Lund University, for whom the episode was“ a historic situation ”.

Although used to the complexities of its parliamentarism and faced since 2018 with extremely complicated power struggles in the Riksdag, the Nordic country had never experienced such a scenario. The president of the chamber responsible for piloting the transition process, Andreas Norlén, had expressed his “regrets” at the image given to the Swedish people.

One year before the legislative elections

The succession to the head of Sweden takes place less than a year from the legislative elections of September 2022, which promise to be tight. Mrs Andersson will have to manage to convince the voters by then. With some 25% in the polls, the Social Democratic Party retains its rank as the leading political formation in Sweden, but is close to its historic lows. He will have to counter his great rival, the conservative Moderates party, in a new configuration. The latter has moved closer to the far right Swedish Democrats and is now ready to govern with his support in Parliament.

The appointment of Magdalena Andersson as Prime Minister marks an important milestone for Sweden, considered for decades one of the most progressive countries in Europe in terms of gender relations, but which had yet to have woman in the highest political office, unlike all the other Nordic countries.



Andrew Preston for DayNewsWorld

GREEN SPD COALITION AGREEMENT

AND LIBERALS IN GERMANY

After Angela Merkel, a new political era begins in Germany. The Social Democrats, the Greens and the Liberals unveiled, Wednesday, November 24, 2021 in the afternoon, their government agreement to form the coalition that will come to power, almost two months after the legislative elections, marked by a debacle history for the conservative camp of the Chancellor.

The SPD is preparing to take power in an unprecedented alliance with environmentalists and the liberal FDP party. The three formations distributed the ministerial portfolios: the Greens get foreign affairs and the climate, while the very important and prestigious morocco finance goes to the liberals.

The document does not give a name, but FDP chairman Christian Lindner, a champion of budget austerity, is considered a favorite to take on the post of chief financial officer. The doors of the Chancellery are now wide open for the Social Democrat Olaf Scholz, 63, who is expected to be made chancellor in early December by the Bundestag. Germany will then turn the page on the Merkel years, which has only been managing current affairs for a month.

Negotiated for several weeks, the coalition contract, dubbed “Daring for more progress - alliance for freedom, justice and sustainability”, plans to return “in 2023” to the rules of budgetary austerity, including the constitutional debt brake. . After a year 2022 still marked by the pandemic, "from 2023 we will limit debt to what the constitutional brake allows", according to the contract, which however provides for "unprecedented" budgetary resources to meet climate objectives. Among these: the anticipated exit from coal in 2030 “ideally”, against 2038 previously. "This requires the massive development of renewable energies", notes the agreement,and involves "the construction of modern gas-fired power stations in order to meet the growing needs for electricity and energy in the coming years at competitive prices".

The coalition also wants to legalize cannabis, the sale of which in “authorized stores” will be reserved for “adults”. "This will allow quality control, prevent the transmission of contaminated substances and guarantee the protection of young people," said the government contract, specifying that "the social impact of the law" would be assessed after four years.

The agreement was finalized after vigorous negotiations. Time was running out, as the Covid-19 pandemic has never been so virulent. Sign of growing nervousness in the face of the outbreak of contaminations, Angela Merkel had received Tuesday evening at the chancellery the leaders of the parties of the future coalition called "traffic light". On Wednesday, the outgoing Minister of the Economy announced that the country will extend its aid to businesses until April 2022.

For the first time in sixteen years, the SPD, which came first in the legislative elections with 25.7% of the vote, will once again lead the government of the main European economy.




Britney Delsey for DayNewsWorld

COVID RECONFINATION AND COMPULSORY VACCINATION IN AUSTRIA

The measure to contain the considerable number of new cases of contamination in Austria marks its most radical step. Alexander Schallenberg, the Austrian chancellor, indeed announced, this Friday, November 19, the entry into force from Monday of a general confinement of the whole country for twenty days. He also indicated that a vaccination obligation would be introduced from February 1, 2022.

After having decided to confine unvaccinated people and then announced the containment of two regions, this general containment is a first in Europe since the spring. We must "look reality in the face", declared the conservative chancellor at a press conference in Tyrol, after discussions with all the regional governors.

“Despite months of persuasion, we have not been able to convince enough people to get vaccinated,” he said, lamenting the current overload of intensive care units. “Sustainably increasing the vaccination rate is the only way out of this vicious circle,” said Schallenberg, deeming it to be the “exit ticket” from the pandemic.

Austria recorded 15,000 new contaminations on Thursday alone.

"The dynamics of contaminations is not tenable", explained Thursday Wilfried Haslauer, governor (ÖVP, Österreichische Volkspartei, People's Party, Christian conservative) of the Land of Salzburg, where the seven-day incidence rate exceeded 1,700 cases for 100,000 inhabitants.

Almost 66% of the population fully vaccinated

Admittedly, under the pressure of the measures and the epidemic, the number of vaccinated has increased slightly in recent days, with 65.6% of the entire population having received two doses, which is lower than the European average ( 67%) and far from countries like Spain (79%) or France (75%). Mr. Schallenberg had called this rate "shamefully low" when he mentioned the plan to contain unvaccinated people.

But the current epidemic leap cannot be explained only by the low vaccination coverage. About 40% of symptomatic people positive for the coronavirus in the past four weeks had received two doses of the vaccine. Intensive care beds, however, remain almost entirely occupied by unvaccinated people. With nearly 500 patients in intensive care throughout its territory, Austria is still far from the situation observed in neighboring countries, all hit hard by this fourth wave.

Wave of contaminations in Europe

If Austria is the first to restore strict containment in a Europe where the Covid pandemic is racing, several countries - including Belgium, Sweden, Germany and Greece - have announced a tightening of health restrictions in the latter days . In Berlin, the health situation is so serious that Austrian-style confinement, including for vaccinated people, is not ruled out, Health Minister Jens Spahn said on Friday. “We are now in a situation […] where we cannot exclude anything,” he lamented.

In France, where the fifth wave begins, the government has so far ruled out any reconfinement of the population. But voices are rising to tighten the screw a little more, with in particular an increased use of teleworking. This Friday, in an interview with "La Voix du Nord", Emmanuel Macron calls for a strengthening of the vaccination policy. It also leaves the door open to a generalization of the booster dose. On this subject, the Head of State said to await "the opinion of the health authorities".

The start of a fifth wave raises only "moderate concern" from the European Center for Disease Control (ECDC). In its latest risk assessment, published on Friday, the European disease agency, however, notes a clear epidemic deterioration within the European Union.

An evolution "currently characterized by a rapid and significant increase in cases and a low but slowly rising death rate", according to the Stockholm-based agency.




Carl Delsey for DayNewsWorld

WHO IS THE AUTHOR OF THE TERRORIST ACT

IN THE EXPLOSION OF A TAXI IN GREAT BRITAIN

The perpetrator of what police described as a "terrorist act" has been identified as 32-year-old Emad Al Swealmeen. Investigators believe he was carrying the homemade explosive device, but his motives remain to be determined.

"We're getting better hour by hour, but it will probably take some time, maybe several weeks, before we are sure we know what happened," police said.

A refugee from the Middle East

According to British media, Emad Al Swealmeen is a refugee from the Middle East who came from Syria or Iraq, converted to Christianity. According to The Sun newspaper, which claims that Al-Swealmeen was Jordanian, the counterterrorism police believe that the repeated refusals of his asylum application and his psychological problems may have prompted him to act. 'a taxi on Sunday, November 14, in front of a women's hospital in Liverpool (in the north of England), was described as a "terrorist incident" by the anti-terrorism police in charge of the investigation, Monday.

At a press conference, Russ Jackson, in charge of the region's counterterrorism police, claimed that the homemade bomb that exploded in the taxi, setting it on fire, had been "fabricated" and brought into the vehicle by the police. passenger.

Four men, aged 20 to 29, arrested on Sunday and Monday, were arrested as part of the investigation and released after their hearings, British police announced on Tuesday, who identified the alleged perpetrator, killed by the blast .

The United Kingdom has raised the level of the terrorist threat, from "important" to "serious", announced on television the British Home Secretary, Priti Patel on Monday, stressing that the facts of Liverpool represent the second act considered a terrorist after the murder of MP David Amess a month ago. This threat level means that the risk of attack is considered “highly probable”.

The driver described as a "hero"

The explosion, which left one dead and one injured, came on Sunday morning as the UK commemorated the victims of wars on Remembrance Day. It happened just before 11 a.m., as the nation silently prayed and hundreds of soldiers, veterans and members of the public gathered a few hundred yards from Liverpool Cathedral for a tribute.

According to The Daily Mail, the driver spotted that his passenger looked "suspicious" and locked him in the taxi, before escaping. He was injured in the explosion and the passenger, who was not formally identified, died, police said. "The threat of terrorism has not disappeared."

The taxi driver has been called a "hero" by politicians and tabloids, who have claimed he saved deaths. Prime Minister Boris Johnson said on Monday during a visit to a London medical center: 'This is an ongoing investigation, so I cannot comment on the details or say exactly what type of incident it is (…), but it seems that the taxi driver in question behaved with incredible presence of mind and bravery. "

Later in the day, the Prime Minister warned that "the British people will never be intimidated by terrorism".

"We will never give in to those who want to divide us by foolish acts , " added Mr Johnson.




Alize Marion for DayNewsWorld

BELARUS-POLAND

TOWARDS A SOLUTION TO THE CRISIS BY REPATRIATING MIGRANTS

Could the migration crisis at the border between Belarus and the European Union finally find a solution ?

Difficult to answer the question, no journalist being able to access the area.

According to images released by the Polish army and border guards, a crowd of migrants gathered on Monday November 15, 2021 at a closed border crossing between Poland and Belarus and according to the Polish Deputy Interior Minister , “thousands of migrants” are at this crossing point.

For its part, Minsk promises efforts to repatriate migrants as the European Union meets Monday in Brussels to adopt punitive measures against the country it accuses of having orchestrated migratory tensions.

Belarus is "actively" working to bring home migrants camping on the border with the European Union, Belarusian President Alexander Lukashenko said Monday, November 15, 2021, while maintaining that the latter, who are camping on the border with the European Union. Poland in increasingly precarious conditions, did not wish to leave.

"We are prepared, as we always have, to put them all on planes that bring them home," he said, according to the Belta state agency. Active work is underway to convince these people, but no one wants to return, ”he assured this Monday, November 15, 2021.

In any case, following pressure from European diplomats, on "a decision by the competent authorities of the United Arab Emirates", the Belarusian airline company Belavia announced on Sunday that Syrians, Iraqis, Afghans and Yemenis have now been banned from flying since Dubai to Belarus. Turkey has also banned Iraqis, Syrians and Yemenis from visiting Belarus. The private Syrian company Cham Wings Airlines has also stopped its flights to Minsk.

For its part, the Iraqi government announced the organization on Thursday of a first repatriation flight for Iraqi migrants stranded on the border between Belarus and Poland "on a voluntary basis".

Flight to Iraq

Iraq will repatriate Thursday (November 18) at least 200 of its nationals stranded at the border, said a spokesman for the Iraqi embassy in Moscow on Tuesday (November 16), including women and children, who contacted the diplomatic mission Iraqi woman in Moscow.

On the ground, many migrants, who have often gone into debt to pay for the trip, say they are determined to stay, despite limited access to food and basic necessities. The Belarusian Red Cross said it delivered three tons of aid on Tuesday (November 16th).

Faced with the European crisis opened by these migratory tensions on the eastern border of Europe, the latter must show solidarity with Poland and do everything possible to resolve the crisis. Indeed, if according to Lithuanian Foreign Minister Gabrielius Landsbergis, “Russia is using this crisis to test and weaken our European Union, other countries such as those in the Middle and Near East also have their eyes fixed on Europe.

Migration is a great weapon against us. ", he added...

It is up to Europe to defend its borders with more determination than it does today !!! And not to let your immigration be imposed !!



Alyson Braxton for DayNewsWorld

MIGRATION CRISIS AT THE GATES OF EUROPE INSTRUMENTALIZED BY BELARUS

Hundreds of migrants massed near Kuznica - in western Belarus - trying to enter Europe and pushed back by Polish soldiers. These images broadcast by Warsaw have been looping on social networks since Monday. They constitute the umpteenth episode in the long series of provocations in which Belarusian President Alexander Lukashenko has embarked, from the hijacking of a Ryanair flight to Minsk to arrest an opponent last May to the use of migrants to pressure on the Europeans who are increasing the sanctions against the Belarusian regime.

A migration crisis instrumentalised by Belarus

Since last summer, Lithuania, Poland and Latvia have seen mounting pressure. The migrants would be flown to Minsk from the countries of origin and then escorted to the gates of the EU. The Europeans accuse the Belarusian dictator of having fueled a vast migratory crisis on the Polish-Belarusian border by issuing visas to refugees and sending them there. He would thus take revenge on the European sanctions adopted against his country to denounce its policy of repression of the opposition since the presidential election of 2020. Thus, the Belarusian dictator would use migrants for political ends. And by opening a migratory corridor passing through Poland, Lukashenko is targeting the heart of Europe.

“Sealing the Polish border is in our national interest. But today, it is the stability and the security of the whole EU which is at stake, has, in this direction, assured, Tuesday, the Polish Prime Minister, Mateusz Morawiecki, on Twitter. This is the reason why the Polish and European authorities speak of a "hybrid attack" from Belarus.

Since then, migratory pressure on the Polish and Lithuanian borders has continued to grow.

According to the European Commission, nearly 8,000 people have already crossed Belarusian borders to reach Lithuania, Poland and Lithuania.

Monday evening, the Polish authorities assured that between 3,000 and 4,000 migrants were currently in this border area, on the Belarusian side, and that fifteen thousand of them would still be scattered across the country. These are mainly Iraqi Kurds and Syrians, seeking to flee their country which is sinking into civil war.

To cope with the influx of these migrants from Belarus, Poland sent around 15,000 troops to the border, built a razor-sharp barbed wire fence there, and enforced a state of emergency, banning journalists and journalists. NGOs to access it. Few of the images and unofficial information come out of this border territory, 400 kilometers long.

Tuesday, November 9, Polish Prime Minister Mateusz Morawiecki clearly accused Russian President Vladimir Poutine, Minsk's main ally, of being the “sponsor” of this wave of migration. Accusations described as "irresponsible and unacceptable" by the Kremlin. On Wednesday, Morawiecki went further, accusing Belarus of "state terrorism".

For her part, German Chancellor Angela Merkel asked Vladimir Poutine, during a telephone interview, "to act" against "the unacceptable and inhuman instrumentalisation" of migrants by the Lukashenko regime.

The instrumentalization of migrants

"To scare Europe by using migrants as hostages is a new form of international diplomatic pressure", analyzes Catherine Wihtol de Wenden. Indeed, if this is the first time that Belarus has acted in this way, it is not the first country to do so. In February 2020, Turkish President Recep Tayyip Erdogan left his country's borders open to put pressure on Brussels. More recently, in May 2021, Morocco was accused of blackmailing Spain by smuggling its nationals into the enclave of Ceuta. But Europe does not give in to this kind of blackmail.

Firm and united reaction from Europe

The European Union suspended, on Tuesday, provisions aimed at facilitating the issuance of visas for officials of the Belarusian regime. A measure that “will not affect” “ordinary” Belarusian citizens, the EU Council said.

“We strongly condemn and reject the further instrumentalization of migration by the Belarusian regime. It is unacceptable that Belarus is playing with the lives of human beings for political ends, ”said Slovenian Interior Minister Ales Hojs, whose country holds the rotating EU presidency.

In addition, Brussels announced Tuesday to monitor twenty countries, including Russia, for their possible role in the transport of migrants to Belarus. The other target countries are South Africa, Algeria, Azerbaijan, Côte d'Ivoire, India, Iran, Kazakhstan, Libya, Morocco, Nigeria, Uzbekistan, Qatar, Senegal, Somalia, Sri Lanka, Syria, Tunisia, Venezuela, Yemen. The EU is particularly interested in the frequency of flights organized from these countries and their occupancy rate.

European Commission President Ursula von der Leyen called on member states to approve new sanctions against Belarusian authorities and consider measures against airlines that bring migrants to Belarus.

The new sanctions are to be discussed at a meeting of EU foreign ministers on November 15.



Alyson Braxton for DayNewsWorld

THE UNITED KINGDOM FIRST COUNTRY TO USE

THE MERCK LABORATORY ANTI-COVID PILL

The first anti-Covid tablets are arriving on the market, the United Kingdom on Thursday became the first country to authorize molnupiravir, a treatment from the American laboratory Merck considered a crucial tool in the fight against the pandemic.

As Europe experiences a massive wave of contaminations, these pills which can be taken with a simple glass of water, being evaluated in the European Union, bring considerable hope to relieve hospital wards during the winter .

“This is a historic day for our country as the UK is now the first country in the world to approve an antiviral that can be taken at home against Covid-19,” said Health Minister Sajid Javid, in a statement. "It will be a game-changer for the most vulnerable and the immunocompromised, who will soon be able to receive the revolutionary treatment."

Marketed under the name Lagevrio, molnupiravir has been cleared by the UK Medicines Agency, MHRA, for use in people with mild to moderate Covid who have at least one risk factor for developing severe disease ( obesity, over 60, diabetes, heart disease).

Health authorities recommend that it be taken "as soon as possible after a positive test," said the Ministry of Health. Antivirals like molnupiravir work by decreasing the ability of a virus to replicate, thereby slowing down the disease. Their application can be twofold:

both to allow people already affected not to suffer from severe symptoms, but also to those who have been in close contact not to develop the disease. Administered to patients within days of a positive test, the treatment halves the risk of hospitalization, according to a clinical trial conducted by Merck, also called MSD outside the United States.

Pressure on hospitals

The British government, faced with Covid-19 contamination rates among the highest in the world, announced on October 20 that it had ordered 480,000 treatments of molnupiravir. He also signed a contract for 250,000 treatments of Ritonavir, another antiviral from the American laboratory Pfizer already used against HIV, whose effectiveness against the coronavirus is the subject of clinical trials.

These treatments are intended for patients deemed to be the most at risk, in order to reduce the pressure on hospitals which is increasing in the United Kingdom, which deplores more than 140,000 deaths.

The country records a thousand hospitalizations per day and more than 9,000 patients are currently hospitalized with Covid-19. Even if it remains far from the peaks of the last waves, it raises fears of a difficult situation this winter.

Approved, molnupiravir represents a major advance in making it possible to reduce severe forms of the disease quite easily. This type of treatment has been sought since the start of the pandemic. Merck's announcement of clinical trial results in early October was hailed as a major step towards this goal.

But experts have warned that this treatment is not a silver bullet and should complement vaccines, not replace them.




Boby Dean for DayNewsWorld

POST-BREXIT FISHING THE BURNED TOWEL

BETWEEN FRANCE AND GREAT BRITAIN

The fire has been smoldering for weeks: among the areas of friction since the Brexit between Paris and London, that of fishing remains deep, although it concerns only a relatively small number of players.

The post-Brexit agreement provides that European fishermen can continue to work in certain British waters, provided they can prove that they were fishing there before. However, ten months after the United Kingdom left the European Union, part of the seafaring professionals are still waiting to obtain their pass for the British 6-12 mile strip, these waters full of fish in which fishermen from Boulogne-sur-Mer make about 60% of their catch.

Disagreement on the number of licenses granted

The French and the British are in fact arguing over the nature and extent of the supporting documents to be provided, and over the number of licenses already granted.

Regarding first of all the supporting documents to prove prior fishing in the famous 6-12 mile band, the sticking point is the question of proof. While the French fishermen have sent the British a set of data, the latter consider that the elements are not sufficient for some boats.

As regards then the number of licenses already granted: while Great Britain assures that fishing licenses had been granted to 98% of European boats which had requested them, the French Minister of the Sea of ​​Annick Girardin retorts that the figure is false 2021. "The figure is false," replied Annick Girardin Thursday, October 29, 2021. "All those who do not have a license, they are French, apart from one or two Belgians. Clearly the missing 10% is the French, ”she was even surprised. Nearly 450 French fishermen have applied for permits, but London has only granted 210. According to the French government,these “missing licenses” concern in particular fishermen from the Hauts-de-France region or who regularly go fishing off the Channel Islands of Jersey and Guernsey.

For the Minister of the Sea, Annick Girardin, it is neither more nor less “bad will” on the part of our neighbors across the Channel.

Retaliatory measures against the British

This is why, after having threatened the United Kingdom for a long time, France has advanced its calendar with "a tightening of controls in the Channel" targeting London and the Channel Islands. Thus, on the night of Wednesday 27 to Thursday 28 October, the threats became concrete: the Ministry of the Sea announced the verbalization of two “English ships” which were fishing in the bay of the Seine. One of the vessels fined was not on the license lists granted to the United Kingdom by the European Commission and France. He was diverted to Le Havre by the gendarmerie. The other was fined for obstructing control after refusing to comply with the request to board the maritime gendarmes.

Moreover, if no progress is made by the beginning of November, Paris will implement at the beginning of November "targeted measures" targeting in particular fishing vessels and British imports. As of Tuesday, November 2, British fishing vessels will in fact be prohibited from disembarking in ports on the Channel-North Sea coast. A strengthening of sanitary and customs controls on lorries to and from the United Kingdom was also announced. Likewise, systematic safety checks will be carried out on British ships sailing in French waters. A first step insists the ministry. “A second series of measures is being prepared. In this context, France does not rule out reviewing the energy supply provided to the United Kingdom. ".

" Eye for eye, tooth for tooth " ?

It must be said that the Johnson government holds the Macron government in part responsible for the divorce treaty, deemed inadequate by the British, and the post-Brexit trade agreement, which they find frustrating. France has been the toughest in the interminable negotiations leading to the United Kingdom's exit from the European Union.

“She mistakenly thought that the UK was going to become a sort of deregulated Singapore-on-Thames. It also wanted to capture market share in the City or in the automotive sector, ”judges Charles Grant, director of the Center for European Reform in the World.




Joanne Courbet for DayNewsWorld

ISIS GERMAN SENTENCED TO TEN YEARS IN CRIMINAL RECLUSION FOR THE MURDER OF

HER FIVE-YEAR SLAVE YAZIDIE

A 30-year-old German woman who left to join Daesh was sentenced to ten years in prison. She was on trial in Munich, Germany, for letting her 5-year-old Yazidi slave die of thirst in full sunlight.

This trial is historic since it is one of the first to judge the crimes committed against the Yazidis. The young woman, 24 years old at the time of the facts, faced life imprisonment. She was charged with murder and a war crime for possessing Yazidi slaves and contributing to the death of one of them.

The community of Yazidis, a non-Muslim Kurdish-speaking minority present in Iraq, was, in 2014, reduced to slavery by the jihadist forces of Daesh. The men were either killed or forced to join the ranks of their persecutors. Women were enslaved and / or forcibly married to combatants.

The young slave tied to a window

The accused, Jennifer Wenisch, originally from Lower Saxony, had left Germany for Iraq. She served there in the morality police in Fallujah and Mosul. It was during the summer of 2015 that the accused and her husband, Taha Al-Jumailly, tried in Frankfurt, acquired the 5-year-old child and his mother. Both were to serve as slaves to the couple of combatants. After numerous mistreatments, the little girl was "punished" by the husband of the accused for having urinated on a mattress, then tied up, by temperatures around 50 ° C. , to a window outside the house. The girl died of thirst while her mother, Nora T., was forced to remain in the service of the couple until the latter's arrest in January 2016, in Ankara.

The child's mother, a refugee in Germany, has become a key witness in the trial of her former tormentors and her daughter's murderers. Jennifer Wenisch was therefore judged for her passivity in the face of the agony of the young slave. A passivity that she justified by the “fear” that her husband “pushes her or locks her up”.

Confessions to an FBI Informant

Jennifer Wenisch was arrested by Turkish security services in January 2016 in Ankara and then extradited to Germany. But she was not taken into custody until June 2018, after being arrested while trying to reach with her two-year-old daughter the territories that Daesh still controlled in Syria. It was during this attempt that she told her driver about her life in Iraq. The latter was actually an FBI informant who drove her in a car equipped with microphones. The prosecution used these tapes to indict him.

I rakiens non-Arab and non-Muslim, many Yazidis took refuge in Germany, particularly in the southwest of the country, where women and children, victims of repeated rape, were supported and cared for..




Alyson Braxton for DayNewsWorld

COVID-19 AN UNEMBERED WEEK IN RUSSIA

TO STOP THE OUTBREAK OF THE EPIDEMIC

VLadimir Putin ordered, Wednesday, October 20, a week of leave from October 30 to November 7 to try to control the deadly wave of Covid-19 in Russia. The week of October 30 to November 7 coincides with the Russian school holidays and only November 1, 2 and 3 were open, due to weekends and public holidays. The Russian president has also given the regions the option of starting earlier or extending the week off if the epidemic situation warrants it.

The Russian president has several times decreed periods of paid vacation to curb the epidemic. Announced for a short period, these nonworking periods have sometimes been extended to long weeks. Vladimir Putin has always preferred this measure rather than confining the population, an unpopular restriction which also risks slowing down the fragile economic recovery.

"Please be responsible"

Russia, which is already the most bereaved country in Europe, on Wednesday recorded a new record of daily deaths from Covid-19, with 1,028 deaths in twenty-four hours, as well as 34,073 new infections, according to official figures . More than 230,000 people have died from Covid-19, according to the government's record.

The president also implored the Russians, very recalcitrant, to be vaccinated. “Please be responsible,” he said. There are only two ways to get out of this period: either by falling ill or by getting vaccinated. "He thus considered that the low vaccination rate in Russia was" dangerous ". Less than a third of some 144 million Russians are fully vaccinated, according to the specialist site Gogov.

Vladimir Poutine also called for speeding up screening and strengthening measures to isolate contact cases.




Jenny Chase for DayNewsWorld

MURDER OF BRITISH DEPUTY DAVIS AMESS

BY AN ISLAMIST

THE FAMILY CALLS TO "LET THE HATE DOWN"

The family of British MP David Amess, stabbed to death on October 15, 2021, in an act described as terrorist by the police, said they were “devastated” by the tragedy but called on Sunday to “put aside the hatred”.

Hours after Tory MP David Amess was stabbed to death in Leigh-on-Sea (Essex), UK police finally called the murder a terrorist act.

"The first elements of the investigation revealed a potential motivation linked to Islamist extremism," said a statement overnight from Friday to Saturday. The perpetrator, arrested immediately after the incident, is 25 years old and of Somali origin.

His family settled in Amess constituency in the 1990s.

A premeditated murder

The assassination would have been prepared since the young man had made an appointment with David Amess, who was on duty in a Methodist church on Friday. He would have patiently waited his turn before inflicting 17 stab wounds.

On Saturday, the men from the counterterrorism leadership carried out searches in two houses in the London area.

The police and security services believe that this British national of Somali origin, named Ali Harbi Ali, and arrested at the scene of the crime - acted alone and was "self-radicalized".

This one could have been inspired by Al-Shabab (the Islamists linked to Al-Qaeda in Somalia), although it had been directed a few years earlier towards the Prevent program aimed at people at risk of radicalization and based on the volunteering. According to British media, however, the alleged murderer was allegedly lacking in attendance and was never considered a "subject of interest" for the national security agency. The attacker's father, Harbi Ali Kullane, a former adviser to the Somali Prime Minister, confirmed that his son was in detention and said he was "traumatized". Investigators have until Friday, October 22 to interview the suspect, while they have taken him into custody under the terrorism law.

David Amess "one of the nicest people in politics"

Born in the eastern suburbs of London in 1952 to a humble background, David Amess studied economics and politics. He then worked as a teacher and then a recruitment consultant before entering politics. Big smile and fine graying hair, he was first elected to Parliament in 1983.

A member of Prime Minister Boris Johnson's Conservative Party, David Amess was a strong supporter of Brexit. But his favorite topic in Parliament was animal welfare. He was one of the few Conservative MPs in favor of banning fox hunting. Very religious and of Catholic faith, David Amess was also strongly opposed to abortion. He was also in favor of reinstating the death penalty.

Married and father of five children, he was “devoted to his family”, according to his colleagues, and in particular to his wife Julia who worked alongside him as an assistant. He was "one of the nicest and kindest people in politics," said Boris Johnson who praised the MP's "exceptional" record "in helping the most vulnerable"

The safety of elected officials in question

David Amess is the second MP killed in five years. In June 2016, a week before the referendum, Jo Cox, a 41-year-old Labor MP, was assassinated in Birstall (Yorkshire) by a far-right activist who accused her of being pro-European Union. These two dramas question the security arrangements surrounding deputies, in particular when they are in contact with the public in their constituencies. Already in 2010, a Labor MP Stephen Timms was stabbed by a radicalized student.

And ten years earlier, Liberal Democrat Nigel Jones had been wounded and his aide killed by a disturbed man wielding a sword. Many elected officials have said they have been the subject of death threats in the context of Brexit which has deeply divided the country. Threats and insults that also weigh on parliamentary assistants. Jade Botterill, who worked for Labor MP Yvette Cooper between 2013 and 2019, said the insults and threats gave her nightmares and caused her to quit her post.

After the murder of Jo Cox, the budget allocated to the security of elected officials jumped from € 200,000 to € 5 million. MPs were able to install "alert buttons", "secure doors and emergency call devices, in their offices and at their homes. But this did not prevent the murder of David Amess.

"We cannot allow ourselves to be intimidated by an individual," Interior Minister Priti Patel told Leigh-on-Sea on Saturday, stressing the importance for deputies to "continue to exercise their elected functions". But some parliamentarians prefer to adapt their interactions with the public for security reasons.

The concern is fueled by police figures which show an increase in acts of delinquency against parliamentarians.

In 2019, Scotland Yard had cited a surge of 126% between 2017 and 2018 and a rise of 90% in the first four months of 2019.




Alize Marion for DayNewsWorld

FIVE DEAD IN TERRORIST ARC ATTACK IN NORWAY

Armed with a bow and arrows, a man killed five people and wounded two others on Wednesday 13 October. The killing took place in Kongsberg, a small town of about 25,000 inhabitants about 80 kilometers west of Oslo. Terrorist motivation is not excluded for the time being.

Five dead and two people injured

"These events are shaking us," said Prime Minister Erna Solberg, whose last day in office was. She will give up her post on Thursday to Labor Jonas Gahr Støre, winner of the September 13 legislative elections.

The two injured were hospitalized in critical care units but, according to Øyvind Aas, there is no indication that their lives are in danger. One of them was an off-duty policeman who was in a supermarket, one of the multiple locations where the attack occurred. “I can unfortunately confirm that there are five people dead,” said local police official Øyvind Aas during a press briefing. The victims are four women and a man between the ages of 50 and 70.

A man arrested

Norwegian police have arrested a 37-year-old Dane on suspicion of the perpetrator of a bow and arrow attack. The suspect, arrested shortly after the incident, is a 37-year-old Danish citizen residing in Kongsberg, Norwegian police said in a statement released on the night of Wednesday to Thursday, October 14. "This is about a convert to Islam," Norwegian police official Ole Bredrup Saeverud said at a press briefing in Tønsberg on Thursday. “There have been fears related to radicalization previously,” he added, adding that these fears dated back to 2020 and before, and that they had given rise to police monitoring.

The terrorist act is taking shape

The archery attack at this stage looks like a "terrorist act", said the Norwegian security services (PST) on Thursday, thus helping to consolidate the trail of Islamist terrorism. "The events in Kongsberg have the appearance of a terrorist act at this stage, but the investigation (...) will shed more light on what motivated them," then said the PST in a statement at midday . The PST has left unchanged its level of threat of attack in the country, considered "moderate".

Police now armed

Residents were called to stay at home as large police forces and multiple ambulances were deployed. Police and medical helicopters as well as a team of deminers were also dispatched. The Norwegian Police Directorate has decided that officers, who are usually unarmed, will carry weapons on a temporary basis across the country.

In the past, Norway, a traditionally peaceful nation, has been the target of far-right attacks. On July 22, 2011, Anders Behring Breivik killed 77 people by detonating a bomb near the seat of government in Oslo, killing eight, before opening fire on a Labor Youth rally on the island of Utøya, causing 69 other victims. In August 2019, Philip Manshaus also shot in a mosque near Oslo, before being overpowered by worshipers, without causing serious injuries. He had previously racially shot his adoptive Asian half-sister.

Several plans for Islamist attacks have also been foiled.




Boby Dean for DayNewsWorld
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POURQUOI LA PRIMAUTE DU DROIT EUROPEEN SUR LE DROIT NATIONAL EST-ELLE REMISE EN CAUSE PAR LA POLOGNE ?

Les querelles autour de la primauté du droit européen ont au minimum cinquante ans et celle qui a toujours mené la charge à ce propos c’est la Cour Constitutionnelle allemande. On trouve des arrêts des années 1970, où la Cour Constitutionnelle allemande alerte sur la théorie de la primauté du droit européen. Pas plus tard que l’année dernière, la Cour constitutionnelle allemande avait d'ailleurs provoqué stupéfaction et consternation en interdisant à la Banque centrale allemande de participer à des programmes de la Banque centrale européenne (BCE), sauf à remplir certaines conditions. Les juges de Karlsruhe avaient, ce faisant, explicitement affirmé leur supériorité sur ceux de la CJUE – et donc, de fait, la supériorité de la Loi fondamentale allemande. La polémique avait alors fait grand bruit.

Il y a quelques jours c'est le Tribunal constitutionnel de Pologne à Varsovie qui a estimé que « les organes de l’UE fonctionnent en dehors des compétences qui leur sont confiées dans les traités ». Elle a alerté que l’Europe ne respectait plus son périmètre de compétences. Il y a une bataille légitime sur les compétences de l’Union européenne et sur le principe d’attribution des compétences.

Jeudi 7 octobre, le Tribunal constitutionnel polonais a ainsi rendu un arrêt perçu comme remettant en cause un des fondements de l’Union européenne (UE) : la primauté du droit européen sur les droits nationaux. Alors que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) multiplie les arrêts défavorables à Varsovie, la plus haute instance juridique polonaise a statué que l’interprétation que fait la CJUE des traités européens est, sur certains points, incompatible avec la Constitution polonaise.

Contre l'ingérence européennes dans les compétences nationales

Explicitant l’arrêt, le président de l’instance judiciaire suprême a reproché aux «organes de l’UE (de) fonctionner en dehors des compétences qui leur sont confiées dans les traités» ; si elle acceptait cet empiétement, la Pologne «ne pourrait fonctionner comme un Etat souverain et démocratique».

Le constat est, sur le plan politique, mais également sur le plan juridique, incontestable. Car la supériorité du droit européen sur les droits nationaux n’a jamais été inscrite dans les traités. Elle a été pour la première fois explicitement affirmée par un jugement de la Cour de justice des Communautés européennes (ancêtre de la CJUE) en date de 1964, dans le dossier connu sous le nom de «Costa contre Enel», soit huit ans après l’entrée en vigueur du Traité de Rome. Certains arrêts de la Cour de justice de l’UE et des États, comme l’arrêt Nicolo en France, admettent la suprématie du droit européen sur le droit national. Mais une ambiguïté demeure : les textes européens affirment que c’est la Constitution européenne qui prévaut. Mais les textes nationaux ne disent pas cela. Et la Pologne dit même désormais le contraire.

Le gouvernement polonais rappelle que les traités définissent précisément les compétences qui relèvent exclusivement de l’UE, celles qui sont partagées avec les Etats membres, et celles que conservent complètement ces derniers. L’organisation du système judiciaire national, affirme Varsovie, est en dehors des prérogatives communautaires. «La Pologne – selon sa Constitution – respecte les normes et lois de l’UE dans la mesure où ces dernières ont été établies dans les domaines explicitement et expressément prévus par les traités», a précisé un porte-parole.

L’UE ne peut rien sans la coopération juridique des États

De plus Cour de justice européenne n’a pas la capacité d’appliquer le droit européen sans la collaboration des juridictions nationales. L’UE n’a pas de police : son droit ne s’applique que par l’intermédiaire du droit national. Si ce dernier refuse, le droit européen est démuni.

Une réforme judiciaire au centre du conflit

Depuis 2016, les relations entre les institutions européennes et le gouvernement polonais n'ont cessé de se dégrader. Au centre du conflit cette fois : une réforme judiciaire hautement controversée qui prévoit notamment la mise en place d'un nouveau système disciplinaire pour les juges. Portée par la majorité nationale-conservatrice du PiS (Droit et Justice), elle est la cible de critiques de la part de Bruxelles, qui dénonce une atteinte à l'indépendance de la justice.

Mais les griefs bruxellois s’étendent par ailleurs à d’autres domaines, comme le pluralisme de la presse, ou les lois jugées discriminatoires envers la «communauté» homosexuelle.«Outre la question judiciaire, les sujets de crispation sont en réalité nombreux », nuance Pawel Zerka, qui liste : « les droits LGBT, le droit à l'avortement, la question de la liberté de la presse ou encore du réchauffement climatique… » En 2020, la Pologne avait ainsi, par exemple, instauré des « zones sans idéologie LGBT ». En réponse, l'UE avait gelé certains fonds qui lui étaient destinés.

La Pologne doit-elle se soumettre en toute matière aux juges suprêmes de l’Union européenne – telle était donc la question soumise au Tribunal constitutionnel du pays. L’affaire est tellement sensible que cette instance a par trois fois différé sa décision. L’arrêt n’en est pas moins net.

Varsovie envoie donc, par le biais de sa plus haute instance juridique, un message clair : les ingérences de Bruxelles dans ce processus de réforme ne seront pas reconnues. Pour de nombreux observateurs, cette décision politique ouvre une brèche dans le système législatif européen.

Une réponse virulente de Bruxelles

C’est pourquoi Bruxelles a immédiatement répondu avec véhémence. La Commission européenne a ainsi averti qu'elle utiliserait « tous les outils » à sa disposition pour faire respecter la primauté du droit européen. Menaçant, l’exécutif européen martèle qu’il «n’hésitera pas utiliser ses pouvoirs pour assurer l’application uniforme de la loi de l’UE».

« Mais les sanctions sont déjà là », note Pawel Zerka. « L'Union européenne n'a toujours pas versé à la Pologne les fonds liés à son plan de relance. Pourtant, le pays devait en être l'un des principaux bénéficiaires. Et il est complètement assumé que cela a à voir avec cette problématique ». Au total, 58 milliards d'euros, soit 10 % du PIB de la Pologne, sont actuellement bloqués par la Commission européenne.

Sur le plan politique, il est par contre impossible d'exclure un État membre. En revanche, la Pologne pourrait perdre de son influence dans les différents organismes. Le pays est déjà sous le coup de sanctions via l'Article 7 du traité sur l'UE. Celui-ci vise à punir un État membre qui ne respecterait pas ses valeurs fondatrices. « Au dernier stade des sanctions, l'UE peut décider la suspension des droits de vote de la Pologne au Conseil de l'UE, et donc à l'exclure, de facto, d'une grande partie des décisions. Il paraît peu probable qu'on en arrive là mais cela reste une hypothèse », détaille Pawel Zerka.

Vers un Polexit ?

Cette décision du Tribunal constitutionnel de Pologne ouvrerait-elle, comme les pro-européens en brandissent la menace, la voie à une sortie de l’Union européenne, un «Polexit» après le Brexit, en quelque sorte ? On n’en est pas là, d’autant que l’homme fort du pays, le vice-premier ministre et chef du parti au pouvoir, Jaroslaw Kaczynski, a tenu à réaffirmer qu’il n’était pas question de quitter l’UE .De même que le chef du gouvernement conservateur nationaliste polonais, Mateusz Morawiecki : « l'entrée de la Pologne et des pays d'Europe centrale dans l'UE est l'un des faits marquants de ces dernières décennies. Pour nous, mais aussi pour l'UE elle-même », a-t-il ainsi déclaré.

« La place de la Pologne est et sera dans la famille européenne des nations », a-t-il ajouté.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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ALLEMAGNE UNE EX-SECRETAIRE D' UN CAMP

 DE CONCENTRATION  DEVRAIT ETRE JUGE POUR «COMPLICITE DE MEURTRE DANS PLUS DE 10 000 CAS »

L'ancienne secrétaire d'un camp de concentration aujourd'hui âgée de 96 ans et qui avait pris la fuite avant l'ouverture de son procès a été «retrouvée», a annoncé jeudi 30 septembre la porte-parole du tribunal d'Itzehoe, Frederike Milhoffer.

«Je peux dire que l'accusée a été retrouvée (...)

Un médecin va établir sa capacité à être placée en détention et la Cour déterminera si le mandat d'arrêt peut être exécuté ou si elle est épargnée», a-t-elle précisé lors d'un point-presse.

Le président de la Cour a demandé «un peu de patience» alors que l'ouverture du procès ce jeudi semblait compromise.

Ce procès devant une Cour de Itzehoe, dans le nord de l'Allemagne- s'il s'ouvre- sera suivi par celui, une semaine plus tard, d'un centenaire, un ancien gardien du camp nazi de Sachsenhausen, près de Berlin.

Jamais encore l'Allemagne, qui a longtemps montré peu d'empressement à retrouver ses criminels de guerre, n'avait jugé d'anciens nazis aussi âgés. L'affaire est en outre examinée à la veille du 75e anniversaire de la condamnation à mort par pendaison par le tribunal de Nuremberg de 12 des principaux dirigeants du Troisième Reich.

« Elle a tapé à la machine les ordres d'exécution »

Agée à l'époque des faits de 18 à 19 ans, la nonagénaire Irmgard Furchner, qui vit dans une résidence pour personnes âgées près de Hambourg, doit être jugée par une Cour spéciale pour jeunes pour « complicité de meurtre dans plus de 10.000 cas », selon le Parquet.

L'accusation lui reproche d'avoir participé au meurtre de détenus dans le camp de concentration de Stutthof, dans la Pologne actuelle, où elle travaillait comme dactylographe et secrétaire du commandant du camp, Paul Werner Hoppe, entre juin 1943 et avril 1945. Dans ce camp proche de la ville de Gdansk où périrent 65.000 personnes, « des détenus juifs, des partisans polonais et des prisonniers de guerre soviétiques » ont été systématiquement assassinés, selon le Parquet.

Selon l'avocat Christoph Rückel, qui représente depuis des années des survivants de la Shoah, « elle a tenu l'ensemble de la correspondance du commandant du camp ». « Elle a aussi tapé à la machine les ordres d'exécution et de déportation et apposé ses initiales », a-t-il assuré sur la chaîne régionale publique NDR.

A l'issue d'une longue procédure, la justice avait estimé en février que la nonagénaire était apte à comparaître malgré son grand âge. Mais les auditions, prévues pour s'étaler jusqu'en juin 2022, devraient se limiter à quelques heures par journée d'audience.

La jurisprudence John Demjanjuk

Malgré les années qui passent, d'autres procès pourraient suivre. Huit dossiers impliquant d'anciens employés des camps de Buchenwald et Ravensbrück notamment, sont actuellement examinés par différents parquets allemands. Et ce, grâce à la jurisprudence John Demjanjuk : cet ancien gardien du camp de Sobibor en 1943 a été condamné en 2011 à cinq ans de prison ferme.

Ce qui permet désormais de poursuivre pour complicité de dizaines de milliers d'assassinats n'importe quel auxiliaire d'un camp de concentration, du garde au comptable.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld
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COMPRENDRE LA CRISE DU CARBURANT

AU ROYAUME-UNI

"Désolé, hors service ". La pancarte a été apposée sur bon nombre de pompes à essence ces derniers jours outre-Manche, essentiellement à Londres et dans sa région. BP a fait savoir que près d’un tiers de ses stations essence étaient à sec dimanche 26 septembre au Royaume-Uni pour ce qui concerne les deux principales variétés de carburant .« Avec la forte demande constatée ces deux derniers jours, nous estimons qu’environ 30 % des sites de ce réseau n’ont plus ni l’un ni l’autre des principaux types de carburant »​, a indiqué le géant pétrolier BP qui opère 1 200 sites en Grande-Bretagne, dans un communiqué.

Panique des automobilistes

La crise a démarré en milieu de semaine dernière après qu’un rapport confidentiel de BP au gouvernement a fuité, décrivant quelques dizaines de stations-service qui fermaient par manque de carburant. Cela a rapidement suscité des achats de panique à travers le pays. La ruée des consommateurs paniqués vers les pompes a obligé le gouvernement britannique à suspendre les règles de concurrence.

« Il y a énormément de carburant »

Le ministre des Transports Grant Schapps avait un peu plus tôt lancé un appel au calme, en affirmant que les pénuries étaient provoquées par la réaction panique des consommateurs et que le problème finirait par se résoudre de lui-même.

« Il y a énormément de carburant, il n’y a pas de pénurie de carburant dans le pays »​, a-t-il martelé sur Sky News. « Il faut donc que les gens se comportent normalement, qu’ils remplissent le réservoir de leur voiture comme ils le feraient en temps normal, et ainsi il n’y aura pas de queues et pas de rupture d’approvisionnement dans les stations-service » , a assuré le ministre.

Brexit et crise sanitaire

La faille ne vient donc pas de la production des biens, mais plutôt de la main-d’œuvre pour les acheminer et les distribuer (100 000 routiers manqueraient). Deux facteurs principaux sont mis en avant : le Brexit et la crise sanitaire. Le ministre des Transport Grant Schapps a fait valoir que le manque de routiers était lié au Covid-19 qui a empêché la formation et le passage de permis de nouveaux professionnels. Mais s'ajoute aussi le brexit : la sortie effective du Royaume-Uni de la zone euro, le 1er janvier dernier, interdit à un Européen d’aller travailler outre-Manche sans permis de travail. De quoi en décourager plus d’un. Dans le même temps, la pandémie de Covid-19 et les confinements qu’elle a imposés ont incité des travailleurs étrangers à rentrer dans leur pays d’origine.

Le Royaume-Uni a demandé, lundi 27 septembre, aux militaires de se tenir prêts. « Un nombre limité de chauffeurs de camions-citernes militaires doivent être prêts à intervenir et déployés si nécessaire pour stabiliser l’approvisionnement », a déclaré dans la soirée le ministère de l’énergie dans un communiqué.

De premières mesures ont déjà été prises samedi 25 septembre2021. Plus de 10 000 visas provisoires jusqu’en décembre pourraient être accordés… à l’encontre de la volonté du Royaume-Uni de ne plus dépendre de la main-d’œuvre étrangère.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
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ALLEMAGNE UN GAGNANT AUX ELECTIONS

 DEUX PRETENDANTS A LA CHANCELLERIE

L'après-Merkel reste incertain en Allemagne après les élections fédérales marquant la fin de 16 années de pouvoir de la chancelière allemande. Le parti social-démocrate (SPD) d'Olaf Scholz a légèrement devancé les chrétiens-démocrates (CDU-CSU) d'Armin Laschet, famille politique d'Angela Merkel, obtenant 25,7% des voix contre 24,1% pour les conservateurs, d'après des résultats provisoires annoncés lundi 27 septembre.

Un gagnant mais deux prétendants

«Scholz bat Laschet mais il est encore loin d'être chancelier», titrait lundi 27 septembre le quotidien populaire Bild. Après consultation de leurs comités exécutifs respectifs, les deux prétendants au fauteuil laissé vacant par Angela Merkel vont entamer dès lundi matin, et séparément, des tractations avec les écologistes (Grünen) - arrivés en troisième position avec 14,8% des suffrages- et le parti de droite libéral FDP ( 11,4%). L'AfD recueillant 10,3% des suffrages et le parti de gauche Die Linke, arrivé sixième, 4,9%, ces deux partis sont désormais hors-jeu dans la bataille qui s'ouvre.

Le parti social-démocrate, par la voix de son secrétaire général, a revendiqué rapidement la formation du prochain gouvernement. « Je suis très heureux. Les Allemands ont décidé de nous donner un bon score, c'est un énorme succès », a réagi Olaf Scholz dimanche soir. « Ce dont je suis certain, c'est que nombre de nos concitoyens ont voté pour nous car ils veulent une alternance, car ils veulent que le chancelier du pays soit Olaf Scholz. »

Du côté de la CDU, Armin Laschet a évoqué des résultats qui « ne nous satisfont pas », tout en refusant de s'incliner face à son rival social-démocrate. «Nous ferons tout ce que nous pouvons pour construire un gouvernement dirigé par l'Union» . « Nous avons reçu un mandat clair de nos électeurs : une voix à notre parti, c'est une voix claire contre un gouvernement de gauche. .

Quel gouvernement remplacera la « grande coalition » liant depuis mars 2018 la CDU d'Angela Merkel et le SPD ? « La partie de poker commence », résume le magazine Der Spiegel à l'issue des élections fédérales allemandes.

Quelle coalition pour gouverner le pays à l'avenir ?

Dans un scrutin marqué par l'émiettement des suffrages, chacun des deux camps a en effet besoin de trouver deux autres formations pour former une coalition majoritaire à la chambre des députés, une première depuis les années 1950 . Une alliance entre trois formations politiques se profile donc, ni la CDU ni le SPD ne pouvant obtenir une majorité avec un seul autre parti.

«Des faiseurs de rois » incontournables

Arrivés troisièmes, les écologistes vont peser dans la formation du prochain gouvernement. « Nous avons un mandat clair pour l'avenir de notre pays », a défendu la candidate des Verts à l'issue des résultats. Leur place dans la prochaine coalition semble acquise, comme cela avait été le cas entre 1998 et 2005, sous Gerhard Schröder.

La quatrième force politique du pays, les libéraux-démocrates du FDP, joueront également un rôle-clé dans ces négociations pour la succession d'Angela Merkel. Le leader du parti, Christian Lindner, a déclaré qu'il serait « souhaitable » pour le FDP et les écologistes « de discuter d'abord entre eux », avant de décider de s'allier avec les sociaux-démocrates ou les conservateurs.

Olaf Scholz pourrait opter pour la formation d'un gouvernement avec les Verts et les libéraux-démocrates du FDP. Une coalition plus marquée à gauche, rassemblant le SPD, les écologistes et Die Linke est moins probable, car elle ne permettrait pas d'obtenir une majorité.

Une alliance entre la CDU, les Verts et les libéraux-démocrates du FDP n'est pas non plus à exclure. Lors de son discours dimanche soir, Armin Laschet a d'ailleurs évoqué la lutte contre le réchauffement climatique, comme un appel du pied au camp écologiste d'Annalena Baerbock.

La compétition qui se profile entre Olaf Scholz et Armin Laschet risque de plonger la première économie européenne dans une longue période d'immobilisme et de négociations entre partis...même si tous deux souhaitent que les négociations aboutissent « avant Noël ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld
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LES TROIS CANDIDATS EN TETE POUR SUCCEDER

A LA CHANCELIERE ALLEMANDE ANGELA MERKEL

Dimanche 26 septembre 2021, les Allemands sont appelés aux urnes à l’occasion des élections législatives, qui visent à élire les députés. Au terme de ce scrutin, un nouveau gouvernement fédéral devra se constituer avec à sa tête un nouveau chancelier.

Mais le suspense est de taille : trois personnalités, Armin Laschet (CDU), Olaf Scholz(SPD) et Annalena Baerbock, se disputent le poste très convoité de la Chancellerie.

Armin Laschet, le successeur naturel de Merkel

Lui qui avait activement soutenu en 2015 l’accueil de réfugiés dans son fief de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (État-région qu’il dirige depuis quatre ans), se présente comme l’héritier de la chancelière.

Issu du même parti qu'Angela Merkel, le parti chrétien-démocrate (CDU), Armin Laschet fut d'ailleurs pendant de longs mois le favori de cette élection. Ainsi, les premiers sondages donnaient la CDU devant les sociaux-démocrates (SPD) et les écologistes. Mais après sa désignation comme candidat officiel du parti en avril dernier, la campagne de l’actuel président de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie est devenue plus laborieuse.

Et pour cause: parmi les frasques du candidat conservateur de 60 ans, les Allemands retiennent surtout ses éclats de rire lors d’une visite officielle en Rhénanie, en hommage aux victimes des inondations meurtrières de cet été.

Aujourd’hui, les intentions de vote donnent Armin Laschet à seulement 20%, qui serait le score le plus bas pour le parti depuis 1949. Il mise cependant sur un revirement de dernière minute, alors que 38 % des Allemands n’ont pas encore fixé le candidat de leur choix.

Contrairement à ses opposants sociaux-démocrates et Verts, Armin Laschet promet de ne pas augmenter les impôts. Il met en avant le thème de la numérisation du pays, dans laquelle l'Allemagne est en retard, ou encore la sécurité.

Pour mordre sur les thèmes traditionnels de la gauche, le candidat propose aussi un certain nombre de mesures au profit des plus pauvres et des familles. Notamment le relèvement de la rémunération des mini-jobs de 450 à 500 euros, l'augmentation des allocations familiales ou encore une déduction fiscale de 6.000 euros de frais de garde d'enfants.

Sur l'Europe, thème traditionnel de la droite allemande, Armin Laschet insiste beaucoup sur l'Otan et la relation transatlantique , là où la classe politique française insiste davantage sur la souveraineté européenne, idée reprise par les candidats de gauche allemands. Il se prononce toutefois pour « une politique étrangère et de sécurité européenne viable ».

Olaf Scholz, le vice-chancelier donné favori

Avec environ 25 % d’intentions de vote à moins d’une semaine du scrutin, Olaf Scholz, candidat du SPD (sociaux-démocrates), fait la course en tête après avoir longtemps tenu la place de dauphin. Mais rien n’est joué pour autant : les derniers sondages ne montrent plus de progression d’Olaf Scholz, et des affaires fiscales embarrassent sa campagne.

Le ministre des finances, également vice-chancelier du dernier gouvernement d’Angela Merkel parvient à capter une partie de l’électorat conservateur de la chancelière.

Classé à la droite du SPD, le natif de Basse-Saxe s’était attiré  cependant les foudres de l’aile gauche et de la base électorale du parti lors de sa nomination au sein de la « grande coalition » avec la CDU-CSU. Successeur de Wolfgang Schäuble (CDU, conservateur) au poste de grand argentier, il avait en effet poursuivi sans trembler la réduction de la dette publique et des dépenses budgétaires.

C'est pourquoi, s’il a été désigné candidat du SPD, les militants ne sont pas tendres avec le sociaux-démocrate, lui reprochant d’être trop à droite. Ce qui lui vaut d’ailleurs d’être nommé « Vati » (« papa ») par la presse allemande, en référence à « Mutti » (« maman »), le surnom légendaire d’Angela Merkel.

Mais le ministre des Finances a su prendre de la hauteur dans la campagne, s’érigeant en candidat capable de faire face aux crises économiques. Après les inondations de juillet dans l'ouest du pays, Olaf Scholz a par exemple promis de dépenser autant qu’il faudrait pour les victimes et les dégâts causés par cette catastrophe qui ont fait au moins 183 morts.

De plus le sociaux-démocrate de 63 ans est loin d’être un novice en politique. Maire de Hambourg de 2011 à 2018 après avoir marché aux côtés de l’ancien chancelier Gerhard Schröder, il milite depuis son plus jeune âge au sein du SPD, dont il a pris la direction en août 2020.

Olaf Scholz et le SPD ont axé leur programme sur la société du « respect ».

Ils proposent un certain nombre de réformes sociales , comme un salaire minimum de 12 euros brut par heure - contre 9,50 euros actuellement -, un revenu minimum pour chaque enfant calculé en fonction du revenu des parents, un impôt sur la fortune et un encadrement des loyers.

Sur l'Europe,Olaf Scholz se déclare favorable à faire de la zone euro une « union fiscale, économique et sociale ». Il propose de doter l'Europe de fonds propres grâce à la mise en place d'impôts européens : taux carbone aux frontières , taxe Gafam. Le programme du SPD soutient également la mise en place d'un salaire minimum européen et plaide pour renforcer l'intégration en matière de santé.

Annalena Baerbock, la première candidate écolo

Un temps favorite, Annalena Baerbock, 40 ans, apparaît aujourd'hui très clairement comme une outsider face au duel entre Olaf Scholz et Armin Laschet. Elle est actuellement créditée d'environ 15 % des voix, 10 points derrière le favori.

Elle sera toutefois, avec son parti, un allié incontournable pour l'un comme pour l'autre, et devrait donc devenir la faiseuse de roi. Cette ancienne championne de trampoline est vantée pour son pragmatisme, qualité souvent attribuée à Angela Merkel.

Devenue députée en 2013, cette juriste de formation a pris la coprésidence du parti cinq ans plus tard. Elle fait partie de l’aile dite « réaliste » du parti, plus centriste et en faveur d’une économie de marché reverdie. Aussi Annalena Baerbock veut-elle sortir l'Allemagne du charbon avant 2030, plutôt que d'ici à 2038, la date fixée actuellement.

Elle entend aussi augmenter de 16 centimes par litre le prix de l'essence et investir 50 milliards d'euros chaque année dans la transition « socioécologique ».

Les Verts sont également favorables à un salaire minimum de 12 euros. Ils souhaitent des investissements dans la santé ou encore un plafonnement des loyers au niveau national. Sur le plan de l'éducation, ils veulent renforcer l'intervention de l'Etat fédéral dans cette compétence régionale.

Sur l'Europe, Annalena Baerbock est sans doute, des trois candidats en mesure de devenir chancelier, la plus ouvertement proeuropéenne. Elle est en effet favorable à une union sociale et fiscale, et est prête à transformer le fonds de relance en un fonds perpétuel pour l'investissement européen. Elle milite également pour doter l'UE de recettes propres, avec des impôts européens. Elle propose de renforcer la politique commune de défense de l'Union européenne pour renforcer la souveraineté du continent , un thème cher à l'actuel gouvernement français.

La jeune Annelena Baerbock représente les Verts, qui s'annoncent être le groupe clef lors des négociations en vue de la formation du nouveau gouvernement. Sans compter les libéraux, voire Die Linke, qui pourraient servir de force d'appoint.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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LA CRISE DES SOUS-MARINS OU L'INTERET NATIONAL AVANT TOUT

Certes la France est furieuse de la décision de l'Australie de se retirer d'un contrat de 90 milliards de dollars australiens (56 milliards d'euros) pour l'achat de sous-marins français en faveur de navires américains à propulsion nucléaire.

Elle a rappelé ses ambassadeurs à Canberra et Washington et accusé ses alliés de « mentir » sur leurs projets. Mais la réponse australienne n'a pas tardé et s'est voulue directe.

Canberra été « franche, ouverte et honnête » avec la France au sujet de ses préoccupations concernant un accord massif d'achat de sous-marins français avant de déchirer le contrat, a déclaré ce dimanche 19 septembre 2021 Peter Dutton, le ministre de Défense australien sur Sky News Australia dimanche.

La « nécessité pour l'Australie d'agir dans son intérêt national »

Peter Dutton a déclaré qu'il avait personnellement exprimé ces préoccupations à son homologue française, Florence Parly, et a souligné la « nécessité pour l'Australie d'agir dans son intérêt national ».

« Et compte tenu de l'évolution des circonstances dans la région Indo-Pacifique, pas seulement maintenant mais dans les années à venir, nous devions prendre une décision qui était dans notre intérêt national et c'est exactement ce que nous avons fait », a-t-il ajouté. Il y a en effet, en Australie, un consensus croissant sur le fait que le pays doit faire davantage pour dissuader les actions chinoises dans la région.

Aussi cet intérêt national consiste-t-il selon les Australiens à acquérir les sous-marins à propulsion nucléaire américains. L'avantage de ces sous-marins nucléaires est qu'ils n'ont pas besoin de remonter à la surface et peuvent rester immergés, donc furtifs, plus longtemps et qu'ils peuvent parcourir de longues distance et patrouiller jusqu 'en mer de Chine.

Contrairement aux sous-marins à propulsion conventionnelle (diesel-électrique) français qui doivent faire surface régulièrement, s'exposant alors à la détection et disposant donc d'une portée furtive bien moindre.

Par ailleurs grâce à l'alliance AUKUS, l'Australie sera bien mieux intégrée aux forces américaines et britanniques et renforcera son pouvoir de dissuasion face à Pékin.

Et Joe Biden, dans la continuité de la politique de son prédécesseur Donald Trump, a montré qu'il se souciait bien plus de la zone indo-pacifique  que de la vieille Europe qui doit enfin se prendre en main pour sa défense !




Garett Skyport pour DayNewsWorld

SUBMARINES AUSTRALIA CANCELED

"THE CONTRACT OF THE CENTURY" WITH FRANCE

FOR THE BENEFIT OF AMERICANS

The Australia has announced the termination of the contract signed in 2019 with France for the delivery of conventional submarines, to the anger of Paris. "This is not a change of heart, it is a change need, ”said Australian Prime Minister Scott Morrison to justify his decision to cancel the contract signed with Naval Group in 2019.

France, which sees a contract of 90 billion Australian dollars (56 billion euros) escape its shipbuilding industry, immediately castigated a "regrettable decision" and "contrary to the letter and the spirit of the cooperation which prevailed between France and Australia, ”according to a joint statement from the Ministries of Defense and Foreign Affairs.

"A blow in the back", according to Jean-Yves Le Drian, Minister of Foreign Affairs

This breach of contract is considered "a stab" from Australia but also coming from Joe Biden for the French arms industry. We remember the combat aircraft contract with Switzerland, which in one day decided to sign for F-35s instead of Rafales. Especially since the negotiations on technology transfers had been bitter with Cambera who had even renegotiated points such as the 60% value sharing for Australia and jobs with 2,800 positions in Adelaide and 500 in Cherbourg, including 300 Australians. came to settle in France with their families ...

Tension with China in the Indo Pacific region.

Behind the scenes, the Biden administration was preparing with Great Britain and Australia a pact named Aukus against a backdrop of tension with China in the Indo Pacific region. And as early as last June, Australia hinted that it could have a "plan B".

Unveiled on Wednesday, this agreement provides for collaboration between the three countries in the field of defense. "Aukus' first major initiative will be to deliver a fleet of nuclear-powered submarines to Australia," Australian Prime Minister Scott Morrison, appearing on video conference, as well as his British counterpart Boris Johnson said at the conference. an event chaired by Joe Biden at the White House. The eight atomic-powered submarines expected by the Australian Navy will be capable of long-range patrol, as far as the South China Sea, or off Taiwan. For Australia, the choice to acquire nuclear power is a strategic breakthrough, as much as for its suppliers who agree to a transfer of technology.sensitive. In principle, nuclear attack submarines are not exported products.

Marginalized Europe

“The American choice which leads to the removal of an ally and a European partner like France from a structuring partnership with Australia, at a time when we are facing unprecedented challenges in the Indo-Pacific region (...) marks an absence consistency that France can only observe and regret, ”noted the Ministry of Foreign Affairs.

“The new pact between the United States, Australia and the United Kingdom to counter China signals the advent of a logic of blocs in Asia-Pacific, and marginalizes Europe and France in the key region of 21st century. », Writes Sébastien Falletti in Le Figaro.




Alize Marion for DayNewsWorld

COVID-19 THE GOVERNMENT OF BORIS JOHNSON WAIVER OF THE VACCINE PASSPORT

The British government announced on September 12 that it had abandoned its plan to introduce a vaccine passport to access nightclubs and other busy places in England, deeming it superfluous due to the success of the vaccination campaign against the Covid. 19.

"I never liked the idea of ​​telling people to show their papers ... to do what is just a routine activity," said British Secretary of State for Health Sajid Javid, on the BBC.

"We have seen it as it should be, and while we wish to keep it in reserve as a potential option, I am happy to say that we are not going to add it with our vaccine passport project," he said. added.

This turnaround comes as the executive repeated this week its intention to introduce a vaccination certificate at the end of September to enter stadiums or nightclubs, attracting strong criticism from the nightlife sector and from members of the conservative majority. like opposition.

Sajid Javid estimated that such a measure was ultimately not necessary, despite a number of positive daily cases (around 40,000 in recent days), given a high rate of vaccination in the United Kingdom. In fact, nearly 81% of the population over 16 received two doses. With each constituent nation of Great Britain remaining competent for anti-Covid restrictions, Scotland has decided to introduce, as of October 1, a vaccination certificate to access nightclubs and certain events, in order to slow down the increase in cases attributed to the start of the school year.

Prime Minister Boris Johnson must detail, in the coming days, his battle plan in the fight against the coronavirus for the winter period. According to the British press, mass vaccination should remain the main focus, with the deployment of a booster program, and a decision on the possible administration of vaccines to young people aged 12 to 15 years.

Sajid Javid also announced his intention to remove “as soon as possible” the obligation for doubly vaccinated travelers from certain countries to undergo a PCR test no later than