LE MYSTERE DE L'ARRESTATION D'ANNE FRANK

 A-T-IL ETE RESOLU ?

Qui a dénoncé Anne Frank et sa famille en 1944 aux nazis ? La question taraude tous les admirateurs de l’œuvre de l’adolescente. Un journal intime, rédigé entre 1942 et 1944, alors qu’elle et sa famille de juifs allemands exilés se cachent dans un appartement clandestin à Amsterdam. Arrêtée en août 1944, elle mourra du typhus en mars 1945, à l’âge de 15 ans, dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, en Allemagne.

Récupéré par son père, seul survivant de la famille, à son retour des camps de la mort, il sera publié en 1947. Traduis en 70 langues, vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, il a ému des générations de lecteurs. La jeune fille, qui rêvait de devenir écrivaine ou journaliste, y raconte, son récit accompagné d’une fine galerie de portraits, une adolescence ballottée entre doutes intimes et nécessité vitale de se prémunir d’une époque dramatique, où elle et les siens sont traqués. Jusqu’à l’arrestation de la famille Frank et des quatre amis avec qui elle se cachait. Mais grâce à quels renseignements, alors que leur planque d’Amsterdam, baptisée « l’Annexe », les protégeait si bien depuis deux ans ?

Une enquête d'un ancien agent du FBI

Un livre fondé sur l’enquête d’un ancien agent du FBI désigne comme suspect principal un notaire juif qui l’aurait fait pour sauver sa propre famille.

Ce dernier, Arnold Van den Bergh, pourrait avoir révélé où se cachait la famille Frank, affirme l’auteur d’une enquête de six ans sur cette affaire non élucidée, dont les résultats ont été publiés dans le livre « Qui a trahi Anne Frank ? » de la canadienne Rosemary Sullivan, qui paraît ce mardi 18 janvier en français aux Éditions HarperCollins (420 pages, 19 euros).

Les preuves contre M. Van den Bergh ont été étayées par des techniques modernes, ainsi qu’une lettre anonyme envoyée au père d’Anne Frank après la Deuxième Guerre mondiale identifiant le notaire comme un traître.

« Cold case » vieux de 77 ans

Différentes théories ont circulé sur ce qui avait mené au raid qui a révélé où se cachait la famille. En 2016, Vince Pankoke, détective à la retraite du FBI, a été enrôlé par un réalisateur de documentaires néerlandais pour diriger une équipe chargée de résoudre ce « cold case ».

Le nom de Van den Bergh, décédé en 1950, avait jusqu’ici reçu peu d’attention. Le notaire était un membre fondateur du Conseil juif, organe administratif que les nazis ont utilisé afin d’organiser les déportations. Selon les enquêteurs, sa famille bénéficiait d’une exemption de déportation, et celle-ci avait été révoquée au moment de la trahison des Frank, mais la déportation n’avait finalement pas eu lieu.

Le notaire disparut des radars à la fin de la guerre, à laquelle il a survécu ainsi que le reste de sa famille. Mais l’élément le plus convaincant a été le sérieux avec lequel Otto Frank a traité l’allégation, ont indiqué les médias néerlandais. Le père d’Anne a déclaré aux enquêteurs en 1964 qu’il avait reçu une lettre peu après la guerre nommant Van den Bergh comme celui qui avait trahi les Frank et plusieurs autres familles juives. Une copie faite par M. Frank de la lettre a été retrouvée par les enquêteurs dans les archives d’un policier.

Questions et doutes

« Nous n’avons pas de pistolet fumant, mais nous avons une arme chaude avec des douilles vides à côté », a déclaré M. Pankoke, cité par la chaîne publique néerlandaise NOS. Ronald Leopold, directeur exécutif de la Maison d’Anne Frank, a averti que des questions subsistaient sur la lettre anonyme et qu’une enquête plus approfondie était nécessaire.


« Vous devez être très prudent avant d’inscrire quelqu’un dans l’histoire comme celui qui a trahi Anne Frank si vous n’êtes pas sûr à 100 ou 200 % de cela », a-t-il souligné.

D’autres experts se sont montrés plus critiques.

 « Un non-sens diffamatoire », a même réagi avec virulence Bart van der Boom, professeur à l’université de Leiden, auprès de la télévision publique NOS. « Ils (les enquêteurs) disent qu’il ne se cachait pas, donc il a dû acheter sa sécurité d’une autre manière. Mais ils ne savent tout simplement pas où il était », a-t-il ajouté.




Garett Skyport pour DayNewsWorld


CORONAVIRUS PROPAGATION D'UN NOUVEAU

SOUS-VARIANT AU ROYAUME-UNI

Un nouveau sous-variant du coronavirus se propage actuellement au Royaume-Uni. Il concerne près de 8% des nouveaux cas au Royaume-Uni. L'émergence de ce nouveau variant survient alors que le Royaume-Uni, qui déplore près de 139.000 morts du Covid-19, se trouve confronté à un nombre croissant de cas positifs, dépassant désormais 40.000 contaminations par jour, avec un taux d'incidence bien plus élevé que dans le reste de l'Europe. Ce nouveau sous-variant de Delta, est surveillé de très près. « Nous surveillons de très près » cette nouvelle forme « et nous n'hésiterons pas à prendre des mesures si nécessaire », a déclaré un porte-parole de Downing Street. Cependant, « rien ne permet de penser qu'elle se propage plus facilement », a-t-il tenté de rassurer.

Le sous-variant nommé « AY4.2 »

Ce variant « AY4.2 » est un sous-variant de Delta, qui s'est lui avéré être très contagieux. Celui-ci a initialement fait son apparition en Inde il y a quelques mois et a provoqué une reprise de l'épidémie en fin de printemps 2021. Le AY4.2 est une ramification de AY.4, qui est elle-même une ramification du variant Delta « mère ». Lorsque le virus fait des copies de lui-même, de petites erreurs se produisent et entraînent de légères variations, qui donnent lieu à des sous-lignées. Comme le précise l'agence sanitaire britannique dans son rapport, le AY4.2 contient deux mutations majeures, A222V et Y145H, dans la protéine spike, qui permet au virus de pénétrer dans les cellules.

Au-delà du Royaume-Uni où le AY4.2 est « sur une trajectoire croissante », comme le reconnaît l'Agence britannique de sécurité sanitaire, le sous-variant du Delta s'est peu propagé. Il a été repéré au Danemark précédemment, où il représentait à son pic, 2 % des contaminations. Le média Newsweek note que ce variant n’est apparu aux États-Unis que dans trois états différents, à raison d’un cas à chaque fois : en Caroline du Nord, Californie et dans le district de Columbia.

Enfin, Israël a fait part de son premier cas, mercredi 20 octobre : un enfant de onze ans, en provenance d’Europe. Il a été identifié à l’aéroport de Tel Aviv et placé en quarantaine.

Plus contagieux, plus résistant ?

On ne sait pas s'il est plus contagieux et plus dangereux que les autres variants. L'émergence de ce nouveau variant malgré la très forte contagiosité du Delta ayant tendance à écarter les nouvelles souches fait craindre une transmissibilité encore plus forte. Mais « rien ne permet de penser qu'il se propage plus facilement », a tenté de rassurer un porte-parole de Downing Street.

La progression du AY4.2 au Royaume-Uni met toutefois en lumière un phénomène contre lequel les scientifiques ont mis en garde tout au long de la pandémie : la transmission galopante du virus peut créer de nouveaux variants plus résistants. Comme le souligne un scientifique américain, David States, sur Twitter*, l'augmentation rapide de la prévalence de ce sous-variant Delta suggère qu'il serait capable de résister à une certaine immunité, une grande partie de la population britannique étant désormais complètement vaccinée (près de 80%) ou ayant déjà eu le Covid-19.

Actuellement, le AY4.2 n’est pas catégorisé parmi les variants les plus transmissibles. Mais l’émergence de ce nouveau variant ayant tendance à écarter les nouvelles souches, fait craindre une transmissibilité plus forte, notamment au Royaume-Uni, où plus de 40 000 nouveaux cas sont détectés quotidiennement.

« Nous avons besoin de recherches urgentes pour déterminer si ce delta est plus transmissible »​, estime Scott Gottlieb,  commissaire adjoint de la commission aux affaires médicales et scientifiques américaines.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LA VACCINATION REDUIT DE 90%

LE RISQUE D'HOSPITALISATION ET DE DECES

CHEZ LES PLUS DE CINQUANTE ANS

Une étude française sur les vaccins contre le Covid, la plus large menée jusqu’ici dans le monde, montre que la vaccination contre le Covid-19 réduit de 90% le risque d’hospitalisation et de décès chez les plus de 50 ans.

Au total, 22 millions de personnes ont participé à l’étude, sur une période de 7 mois. Elle a été menée sur les vaccins de Pfizer/BioNtech, Moderna et AstraZeneca. Le quatrième vaccin autorisé en France, celui de Janssen, l’a été plus tardivement. Il a été utilisé dans des proportions moindres et n’est donc pas inclus dans l’étude.

« Les personnes vaccinées ont 9 fois moins de risque d’être hospitalisées ou de décéder de la Covid-19 que les personnes non vaccinées”, explique à l’épidémiologiste Mahmoud Zureik, directeur de la structure Epi-Phare, qui associe l’Assurance maladie (Cnam) et l’Agence du médicament (ANSM). Les chercheurs d’Epi-Phare ont comparé les données de 11 millions de personnes vaccinées de plus de 50 ans avec celles de 11 millions de personnes non-vaccinées dans la même tranche d’âge, sur une période allant du 27 décembre 2020 (début de la vaccination en France) au 20 juillet dernier.

A partir du 14e jour après l’injection de la seconde dose, les chercheurs ont observé « une réduction du risque d’hospitalisation supérieure à 90% ». Ces données confirment d’autres observations faites en vie réelle dans d’autres pays: Israël, Royaume-Uni, Etats-Unis.

Face au variant Delta, un manque de recul

Pour cerner l’impact du variant Delta aujourd’hui dominant, les chercheurs ont estimé de manière spécifique la réduction du risque d’hospitalisation au cours de la période où il a pris de l’ampleur en France, à partir du 20 juin (donc un mois avant la clôture de l’étude).Ils ont trouvé des résultats comparables aux périodes antérieures: une efficacité de 84% chez les 75 ans et plus, et de 92% chez les 50-74 ans. « Cette réduction est du même ordre de grandeur pour le risque de décès au cours d’une hospitalisation pour Covid-19 », selon Epi-Phare.

Cela permet de fournir « de premiers éléments », mais « cette période reste très courte pour évaluer l’impact réel de la vaccination sur ce variant », souligne cependant le Pr Zureik.




Boby Dean pour DayNewsWorld

DES CHIFFRE VERTIGINEUX

« ENTRE 2900 ET 3200 PEDOCRIMINELS »

 ET « 216 000 VICTIMES » DEPUIS 1950

DANS L'EGLISE CATHOLIQUE EN FRANCE

Il y a trois ans les évêques catholiques de France ont demandé à Jean-Marc Sauvé, 72 ans, ancien vice-président du Conseil d'État, de présider une commission d'étude sur les abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé. Cette commission s'appelle la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (Ciase). Elle a été financée à hauteur de trois millions d'euros par l'Église.

Après deux ans et demi de travaux, a été remis ce mardi 5 octobre 2021 lors d'une conférence de presse à laquelle ont été invités des représentants d'associations de victimes. Le rapport, annexes comprises, comprend  2 500 pages .

Le rapport donne un état des lieux quantitatif du phénomène, notamment du nombre de victimes.

En se basant sur un sondage commandé par l'Inserm, le rapport de la Ciase estime que 216.000 personnes ont été victimes d'abus sexuels par des clercs en 70 ans. Sur la même période, il y aurait eu autour de 3000 prêtres prédateurs sexuels, soit entre 2,5% et 2,8% des prêtres. C’est un chiffre à rapporter à une population générale de 115 000 prêtres ou religieux au total sur cette période de soixante-dix ans.ll apparaît aussi que dans l'Église 80% des victimes sont des garçons et 20% sont des filles. Alors que dans la société, 75% des victimes sont des filles et 25% sont des garçons.

La commission évalue également les « mécanismes, notamment institutionnels et culturels », qui ont pu favoriser la pédocriminalité, et liste 45 propositions pour lutter contre ce fléau.

Jean-Marc Sauvé conclut la conférence de presse en ces termes :

«  Il ne peut y avoir d’avenir commun sans un travail de vérité, de pardon et de réconciliation. Nous avons contribué autant qu’il était possible au travail de vérité. C’est à l’Eglise de s’en emparer et de le poursuivre afin de retrouver à la fois la confiance des fidèles et le respect de notre société. L’Eglise catholique est une composante essentielle de notre société. Il est impératif de rétablir une alliance qui a été mise à mal. C’est un message d’attente, c’est un message d’espoir. »

Dès le 20 août 2018, le pape François, conscient du problème, avait publié une « lettre au peuple de Dieu » dans laquelle il reconnaissait la « douleur des victimes » et appelait à la « solidarité » et à l’« engagement » en faveur « d’une culture de la protection et du “jamais plus” à tout type et forme d’abus ».




Andrew Preston pour DayNewsWorld

BIENTOT UN TRAITEMENT ORAL

 CONTRE LE CORONAVIRUS ?

Le laboratoire américain Merck va demander une autorisation de mise sur le marché à l'agence des médicaments américaine (FDA) pour un traitement par voie orale contre le Covid-19, annonce l'entreprise (en anglais) vendredi 1er octobre. S'il est autorisé, le molnupiravir sera le premier médicament de ce type à être mis sur le marché pour traiter le Covid-19.

Merck affirme que son médicament, développé avec la société de biotechnologie Ridgeback Biotherapeutics, permet de diviser par deux les risques d'hospitalisation et de décès. Durant l'essai clinique de phase 3 mené sur 775 personnes, le taux d'hospitalisation ou de décès chez les patients ayant reçu le médicament était de 7,3%, contre 14,1% chez ceux ayant eu un placebo. Le traitement durait cinq jours.

Les données complètes, toutefois, n'ont pas encore été publiées et elles devront être analysées par des experts indépendants.

Plusieurs antiviraux à l'étude

Les antiviraux empêchent le virus de se répliquer. Leur application peut être double : permettre aux personnes déjà atteintes de ne pas souffrir de symptômes graves, mais également à celles ayant été en contact rapproché de ne pas la développer. Ce type de traitement par comprimés, facile à administrer, est très attendu et vu comme une façon efficace de combattre la pandémie. Pour le moment, aucun médicament antiviral n'a été très convaincant contre le Covid-19.

Le marché étant potentiellement énorme, plusieurs laboratoires se sont mis sur le créneau, comme la biotech Atea Pharmaceuticals et le laboratoire Roche qui étudient l’efficacité d’un traitement comparable, appelé AT-527.

Pfizer a annoncé lundi avoir commencé un essai clinique de grande ampleur pour sa propre pilule anti-Covid, afin de tester sa capacité à réduire à titre préventif les risques d’infection chez l’entourage d’une personne ayant contracté la maladie. Il sera administré en combinaison avec une « faible dose » du médicament ritonavir, utilisé contre le virus du sida.

En complément du vaccin

Plusieurs experts ont insisté sur le fait que ce genre de traitement serait à prendre en complément du vaccin. « Ce n’est pas un médicament miracle, mais un outil pour accompagner la vaccination », avance de son côté sur Twitter Peter Hotez, professeur au Baylor College of Medicine de Houston au Texas, qui s’inquiète par ailleurs de la possible apparition d’une certaine résistance au médicament s’il est largement utilisé.

Le problème pour les antiviraux comme celui de Merck est qu’ils doivent être pris avant que les patients ne soient généralement considérés « comme suffisamment malades pour avoir besoin d’autre chose qu’un traitement contre les symptômes », remarque Peter English, ancien directeur du comité de santé publique de l’Association.Les antiviraux contre la grippe ou les boutons de fièvre par exemple ne sont efficaces que s’ils sont pris très tôt, rappelle-t-il auprès du Science Media Centre.

Merck, par anticipation, a en tout cas déjà commencé la production de molnupiravir à grande échelle et prévoit de fabriquer les doses nécessaires pour 10 millions de traitements d’ici à la fin de l’année.




Larry Ricky pour DayNewsWorld

HAUSSE DE 12,6% DES PRIX DU GAZ

AU 1ER OCTOBRE EN FRANCE

A quand l’arrêt de la hausse vertigineuse des prix du gaz en France ? Les tarifs réglementés d'Engie vont encore augmenter de 12,6 % le 1er octobre, a annoncé lundi la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Il s'agit de la plus forte hausse constatée depuis 2013. Cette augmentation s'inscrit dans le sillage de la hausse des cours sur le marché indique le régulateur. « Cette évolution résulte de la hausse, historique, des prix du gaz sur le marché mondial qui se répercute sur les coûts d'approvisionnement du fournisseur de gaz Engie », explique la CRE. L'Hexagone n'est pas épargné par la flambée des prix sur le marché mondial. « La France ne dispose pas de gaz sur son territoire et importe 99 % de sa consommation, elle est donc exposée, comme le reste de l'Europe, aux variations des prix de marché européens et mondiaux », rappelle d'ailleurs la CRE en préambule.

Dans le détail, la hausse des tarifs réglementés pour octobre est de de 4,5 % pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson, de 9,1 % pour ceux qui ont un double usage (cuisson et eau chaude), et de 14,3 % pour les foyers qui se chauffent au gaz. Depuis janvier, la progression TTC atteint + 57 %.

Une hausse en partie liée à la reprise économique post-Covid

Depuis le début de l'année, les cours du gaz ont ainsi flambé de plus de 300 %, alors même que la saison hivernale n'a pas encore commencé. Une explosion qui s'explique à la fois par des stocks bas, une forte demande de gaz naturel liquéfié en Asie et une incapacité de la Russie et la Norvège à augmenter leurs livraisons.La demande est aussi tirée par la reprise économique mondiale, à la faveur de l'amélioration de la situation sur le front de la pandémie de Covid-19.

Environ 3 millions de consommateurs concernés

La CRE précise que les tarifs réglementés concernaient, au 31 août, « environ 3 millions de consommateurs résidentiels » sur les 10,5 millions que compte la France, « dont 2,77 millions chez Engie ». « Ils représentent seulement 7,5 % de la consommation nationale de gaz », souligne l'instance.Pour aider les plus précaires à faire face à la hausse du prix de l'énergie, le gouvernement a annoncé, le 15 septembre, la création d'un « chèque énergie » exceptionnel. D'un montant de 100 euros, celui-ci sera envoyé à 5,8 millions de ménages d'ici décembre.

La CRE invite aussi les consommateurs « à anticiper la disparition des tarifs réglementés », le 1er juillet 2023. Elle les « encourage à se renseigner dès à présent sur les offres de marché commercialisées sur leur zone de desserte ».




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LE COVID PROVOQUERAIT UNE ALTERATION

 DU CERVEAU

Si la fatigue, la fièvre et la toux et des troubles neurologiques lors de infection des symptômes connus du coronavirus, des recherches préliminaires au Royaume-Uni réalisées sur plusieurs centaines d'IRM passées par des malades du Covid-19 suggèrent que le virus pourrait être responsable d'une atrophie de la matière grise du cerveau.

Alors que 5 à 10% des Français souffrent d'un Covid long qui se manifeste par un prolongement des symptômes, une étude britannique montre que le virus pourrait aussi altérer le cerveau des malades. En analysant plusieurs centaines d'IRM cérébrales de patients ayant contracté le Covid-19, les scientifiques ont ainsi noté une atrophie de la matière grise du cerveau, habituellement observée au cours du vieillissement. Ces observations ont été faites même chez des personnes n'ayant pas développé de forme grave de la maladie.

Pour réaliser cette étude, parue en août 2021, les scientifiques se sont appuyés sur une base de données britannique (BioBank) contenant les données d'imagerie cérébrale de plus de 45.000 personnes depuis 2014. L'équipe a analysé ces IRM avant de les comparer à ceux des patients qui avaient été testés positifs au Covid-19 en tenant compte de l'âge, du sexe, de la date du test de référence et du lieu de l'étude, ainsi que des facteurs de risque communs de maladie et le statut socio-économique.

In fine, les chercheurs ont trouvé des différences marquées concernant l'épaisseur de la matière grise entre ceux qui avaient été infectés par Covid-19 et ceux qui ne l'avaient pas été. Plus précisément, l'épaisseur du tissu dans les lobes frontaux et temporaux se trouvait réduite dans le groupe Covid-19. Une telle transformation s'observe habituellement avec le vieillissement, « mais les changements étaient plus importants que la normale chez ceux qui avaient été infectés par Covid-19 », explique dans les colonnes du média The Conversation Jessica Bernard, une professeure agrégée de la Texas A&M University qui étudie le vieillissement du cerveau.

De plus, les scientifiques ont remarqué que ces altérations, dont la durée dans le temps est pour le moment inconnue, étaient similaires chez les personnes ayant été hospitalisées suite à leur contamination au Covid-19, et donc ayant développé une forme grave, que chez les personnes ayant seulement souffert de symptômes légers.

Dans la pratique, cette atteinte de la matière grise s'est concrétisée par une plus grande lenteur à traiter les informations chez les personnes ayant été atteintes du Covid par rapport à celles ne l'ayant pas été, rapportent les auteurs de ces travaux.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

NOUVELLE ERUPTION DU VOLCAN DE LA PALMA

L’île de La Palma est à nouveau en alerte. Le volcan Cumbre Vieja de l’île espagnole de la Palma, où habitent 83 000 personnes dans l’archipel des Canaries, est entré vendredi 24 septembre 2021 dans une nouvelle phase éruptive.

Les pompiers ont dû battre en retraite à cause des violentes explosions et de l’important nuage de cendres, et les autorités ont évacué trois nouvelles villes.

Aéroport fermé

Les autorités ont en effet ordonné l'évacuation des villes de Tajuya, Tacande de Abajo et de la partie de Tacande de Arriba qui n'avait pas encore été évacuée. « Étant donné l'augmentation du risque pour la population due à l'épisode éruptif en cours », les autorités de l'archipel ont indiqué avoir « émis un ordre d'évacuation obligatoire pour (les quartiers de) Tajuya, Tacande de Abajo et la partie non évacuée de Tacande de Arriba ».

Par ailleurs, les compagnies aériennes locales – Binter et Canaryfly – ainsi que la compagnie nationale espagnole Iberia ont dû annuler leurs vols à destination de l'île pour la première fois depuis l’éruption volcanique. « L’aéroport de La Palma n’est plus opérationnel en raison de l’accumulation de cendres. Les opérations de nettoyage ont commencé mais la situation peut changer à tout moment », a dit l’opérateur..

Une éruption typique

Des jets de lave s’échappaient du volcan et explosaient dans les airs dans la nuit de vendredi à samedi 25 septembre alors que l’éruption s’est intensifiée pour entrer dans une phase explosive.

Deux nouvelles bouches éruptives, dont sortaient des coulées de lave, se sont par ailleurs ouvertes au niveau du volcan, a indiqué l'Institut volcanologique des Canaries.

Plus tard dans la journée, un autre phénomène a frappé l'île : les glissements de terrain. Toujours selon El Time, le périmètre côtier de la zone touchée par l'éruption volcanique continue d'enregistrer des situations qualifiées de « stress » par les scientifiques. Conséquence : des glissements de terrain se produisent comme celui enregistré sur la falaise de Playa Nueva, à côté du port de Tazacorte, à la mi-journée. Des images d'autant plus saisissantes que le terrain s'écroule à quelques dizaines de mètres du port.

« Nous avons affaire à un volcan typique des îles Canaries », a déclaré samedi Miguel Angel Morcuende, le directeur du Pevolcan (Plan d’urgence volcanique des Canaries). « Bien qu’hier nous ayons assisté à une augmentation significative de l’intensité de l’éruption, le volcan obéit aux schémas classiques », a-t-il expliqué.

« Nous ne sommes pas confrontés à un phénomène plus explosif que d’habitude dans les îles Canaries et je le dis surtout pour la tranquillité d’esprit des habitants de La Palma », a-t-il poursuivi.

Aucun blessé ni victime, mais des centaines de maisons détruites

Depuis le début de l'éruption du volcan, le 19 septembre, la lave a détruit jusqu'ici 390 bâtiments et recouvert 180,1 hectares – soit 40 édifices de plus en deux jours – sur l'île, selon les dernières données de Copernicus, le système européen de mesures géospatiales, ainsi qu’émis des milliers de tonnes de lave.

Environ 15 % de la production de bananes, principale activité économique de l'île, pourrait être également menacée.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, en visite sur l'île, a annoncé que le gouvernement espagnol déclarerait La Palma « zone touchée par une catastrophe » naturelle mardi prochain en Conseil des ministres. Cette mesure permettra de débloquer l'octroi d'aides aux résidents.

Les deux précédentes éruptions sur l’île ont eu lieu en 1971 et 1949, faisant au total trois morts, dont deux par inhalation de gaz.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COVID FAUT-IL CRAINDRE UN REDEMARRAGE

DE L'EPIDEMIE A L'AUTOMNE ?

Depuis plusieurs semaines maintenant, l'épidémie de Covid semble lentement refluer. Les spécialistes considèrent toutefois qu'avec l'arrivée de l'automne et du froid, une reprise épidémique n'est pas à écarter. Les conditions climatiques de l'automne et de l'hiver, c'est-à-dire le froid, entraînent de plus leur lot de maladies et notamment respiratoires dont le Covid.

Dans une interview au Parisien , le Pr Arnaud Fontanet alerte notamment à ce sujet : «On avait observé la même accalmie fin septembre 2020, avant un coup de froid qui avait déclenché la deuxième vague en France et dans les pays voisins», prévient le membre du Conseil scientifique, qui «s'attend donc à un redémarrage de l'épidémie à l'automne».

Le maintien du passe sanitaire en question

Pour prévenir une possible nouvelle vague de contaminations, Arnaud Fontanet se dit favorable au maintien du passe sanitaire. Si le gouvernement décide cependant de lever cette mesure dans certains départements, comme cela a été évoqué par Emmanuel Macron, Arnaud Fontanet tient alors à prévenir les Français. Ils « doivent avoir à l’esprit qu’il peut être réinstauré aussi vite qu’il a été levé. À la moindre alerte, il faudra serrer la vis et le plus tôt possible. » , avertit-il, rappelant que nous ne sommes «pas tirés d'affaire».

L'épidémiologiste Catherine Hill est par contre beaucoup plus inquiète. Elle estime que c'est une « énorme erreur » que de territorialiser le passe. Et elle justifie son positionnement sur BFM : « Les gens vont aller tranquillement dans les départements voisins s'ils n'ont pas de passe vaccinal ou s'ils ne veulent pas se faire vacciner et ils vont contaminer autour d'eux dans les restaurants, dans les cinémas... Donc ça ne va pas du tout. Il s'agit d'une erreur monumentale ».  « La régionalisation n'a jamais fonctionné. Il y a du virus en France encore partout, il circule plus ou moins et donc alléger les mesures dans une région ou un département va juste aggraver la situation. »

Pas assez de personnes vaccinées

Le nombre de personnes non-vaccinées « personnes isolées mais aussi récalcitrantes » reste important et pourrait entraîner un rebond épidémique.

Pour Catherine Hill : « Il reste 17 millions de gens qui ne sont pas protégés, un peu plus de 9 millions enfants moins de 12 ans et 8 millions plus de 12 ans pas vaccinés, c'est comme ça que le virus circule et il va circuler partout. »

Un nouveau Conseil de défense sanitaire doit justement se tenir mercredi pour « travailler sur la question » d'un passe sanitaire local, a annoncé plus tôt dans la semaine le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal..

«Diminuer nos échanges» pendant la période hivernale

Afin de passer cette période hivernale à venir, le Pr Arnaud Fontanet ne recommande pas de nouvelles mesures. Mais il estime qu'il faudra «diminuer nos échanges de 20 à 40%». «Concrètement, cela veut dire recourir au passe sanitaire, au port du masque en milieu clos, accepter moins de sollicitations, maintenir le tester-alerter-protéger, un peu de télétravail quand c'est possible et plus de dépistage en milieu scolaire», énumère-t-il.

Heureusement, aujourd'hui, «la vaccination fait office de bouclier» et «nous permet d'éviter des décisions plus drastiques comme des couvre-feux», conclut-il.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

COVID-19 VERS UNE CINQUIEME VAGUE

CET AUTOMNE EN FRANCE ?

Dans une mise à jour publiée lundi 6 septembre 2021, portant sur son étude « Epidémiologie du Sars-Cov2 dans une population vaccinée et implications pour le contrôle d'un rebond automnal », l'Institut Pasteur a dévoilé ses prévisions pour l'automne à venir.

L’Institut a actualisé sa modélisation en tenant compte de la vaccination et de la transmissibilité plus importante du variant Delta.

L’épidémie de Covid-19 continuera cet automne à poser des problèmes au système de santé français, mais les raisons de se montrer optimistes existent.

Les prévisions tablent en effet sur une couverture vaccinale de 70 % chez les 12-17 ans, 80 % chez les 18-59 ans et 90 % chez les plus de 60 ans, contre 30 %-70 %-90 % dans l’analyse de juin.

La plus grande transmissibilité du variant Delta est soulignée : le taux de reproduction (nombre de personnes qu’un infecté contamine) passe de 4 à 5, et la vaccination ne réduit le risque d’infection que de 60 %, contre une estimation de 80 % en juin.

Les non-vaccinés contribuent fortement à la pression hospitalière

Sans surprise, les adultes non-vaccinés vont contribuer « de façon importante à la pression sur l’hôpital », estime l’Institut Pasteur. Le scénario prévoit que les « plus de 60 ans » non-vaccinés, soit « 3 % de la population », représentent « 43 % des hospitalisations. » Le risque d’hospitalisation augmente ainsi « de 50 % pour les personnes infectées par le variant Delta ». Ces non-vaccinés contribuent également « de façon disproportionnée à la transmission », poursuit l’étude, qui préconise des « mesures de contrôle ciblant cette population ». Un rôle que joue déjà le passe sanitaire.

Les personnes vaccinées sont moins bien protégées qu'avant

« Avec le variant Delta, les personnes vaccinées sont moins bien protégées contre l’infection, même si la protection reste très élevée contre les formes graves »,», alerte l’Institut, soulignant s’attendre « à ce qu’à peu près la moitié des infections aient lieu chez des personnes vaccinées[alors que ce groupe représente plus de 70% de la population] ». Un constat qui ne surprend pas l’immunologiste Frédéric Altare, directeur de recherche à l’Inserm : « Le taux d’anticorps […] diminue au bout de quelques mois, explique-t-il. Avec le variant Alpha, les quelques anticorps qui se baladaient toujours quelques mois après la vaccination suffisaient à le bloquer, donc il ne se répandait pas et on ne devenait même pas positif. »

En revanche, reprend-il, « il faut une grande quantité d’anticorps pour bloquer le variant Delta. Quelques anticorps ne suffisent pas et il a le temps de se répliquer, jusqu’à conférer une positivité à la personne. » Heureusement, quelque temps après l’infection, de nouveaux anticorps sont produits par les cellules mémoires du vacciné, permettant de lutter contre le virus et d’éviter à « 95 % » les formes graves. Les scientifiques considèrent donc qu'il est essentiel « que la couverture vaccinale chez les plus fragiles soit aussi haute que possible ».

Un tiers d’infections chez les jeunes

Les chercheurs s’attendent « à ce qu’un tiers des infections ait lieu chez les enfants et adolescents », contre « près de la moitié » dans les estimations de juin. Ceci tient à « la part relative plus importante des infections chez les adultes » et aux bons résultats de la vaccination chez les adolescents.

D'autant que, désormais largement dominant, le variant Delta « pourrait être 50% plus transmissible que le variant Alpha », qui était lui-même plus contagieux que la souche initiale du virus, observent les modélisateurs.

Les gestes barrières indispensables

Aussi les chercheurs jugent-ils important que les efforts actuels pour limiter la transmission soient maintenus, notamment « en appliquant les gestes barrières, le port du masque, un certain degré de distanciation physique, le tester-tracer-isoler et le pass sanitaire ».Avec le variant Delta, « l’arrêt de toutes mesures de contrôle pourrait conduire à un stress important sur le système de santé », préviennent les experts.

Ils insistent sur la poursuite de la vaccination, mais aussi le maintien des gestes barrières, même chez les vaccinés.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

UN TIERS DES ESPECES D'ARBRES MENACES D'EXTINCTION DANS LE MONDE

Les écosystèmes sont mis à mal et, dans cette crise de la biodiversité, les arbres ne sont pas épargnés, selon une étude publiée mercredi 1er septembre par l’association Botanic Gardens Conservation International (BGCI). L'étude qui dresse un inventaire complet de la biosphère révèle que 17.510 espèces d'arbres sont menacées sur les 58 497 espèces d’arbres étudiées.

Cela équivaut au double du nombre de mammifères, d'oiseaux, d'amphibiens et de reptiles en voie d'extinction réunis. Plus de 440 espèces d'arbres sont sur le point de disparaître. Même des arbres communs, tels les magnolias, seraient en voie de disparition, mais aussi les chênes, les érables et les ébènes.

Le Brésil, qui abrite une large part de la forêt tropicale amazonienne, et près de 9 000 espèces d’arbres, est le pays le plus touché par cette extinction de masse. Au total, 1 788 espèces d’arbres y sont menacées, principalement par l’agriculture intensive.

Parmi les zones où les arbres sont le plus menacés, le Brésil se classe en haut du podium. La forêt amazonienne compte en effet plus de 8847 espèces d'arbres dont 1788 sont menacées.

Mais la plus forte proportion d’espèces menacées se trouve dans les régions tropicales d’Afrique, en particulier à Madagascar et sur l’île Maurice, où respectivement 59 % et 57 % des espèces sont en danger.

Alors que les écosystèmes forestiers jouent un rôle clé dans la nature en abritant et en fournissant des vivres à de nombreuses espèces animales et végétales, en absorbant du CO2 ou encore en fournissant les ingrédients nécessaires à l'élaboration de certains médicaments, la déforestation et l'exploitation forestière continuent.

En tête des principales menaces pour les arbres, le rapport pointe l’agriculture, qui contribue à l’extinction des arbres à hauteur de 29 % pour les cultures et 14 % pour l’élevage du bétail. Puis vient l’exploitation forestière, responsable de 27 % des extinctions, et l’habitat humain qui fait perdre 13 % des arbres. Au total, l’activité humaine durant les trois cents dernières années aura entraîné une diminution de la superficie forestière mondiale d’environ 40 %.

En outre, le changement et les événements climatiques extrêmes –provoqués par l'activité humaine selon le rapport du GIEC– menacent la survie des arbres à travers le monde. «Au moins 180 espèces d'arbres sont directement menacées par l'élévation du niveau de la mer et les phénomènes météorologiques violents. Cette menace est la plus grave pour les espèces insulaires, y compris les magnolias dans les Caraïbes», alerte le BGCI.

L'équipe du BGCI appelle à une mobilisation urgente afin de préserver les arbres à travers le globe. Son principal argument repose sur les bienfaits de ces êtres vivants. «Ils stockent 50% du carbone terrestre du monde [...], fournissent l'habitat et la nourriture à des millions d'autres espèces d'oiseaux, de mammifères, d'amphibiens, de reptiles, d'insectes et de micro-organismes.»

Le rapport préconise cinq actions clés que les responsables politiques et spécialistes peuvent mettre en place pour protéger et faire fructifier les espèces protégées :

étendre les zones de protection des espèces menacées; assurer la conservation de toutes les espèces menacées dans les jardins botaniques ou banques de semences; augmenter le budget alloué à la conservation des espèces d'arbres menacées; multiplier les programmes de plantation et privilégier les espèces menacées et indigènes. Et enfin, promouvoir la collaboration mondiale pour lutter contre l'extinction des arbres.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

COVID-19  LE VARIANT MU CLASSE

COMME  VARIANT A SUIVRE

Après Alpha, Delta et Beta, c’est le nouveau variant du coronavirus, B.1.621, baptisé « Mu » et identifié pour la première fois en Colombie en janvier, qui a été classé comme « variant à suivre » par l’OMS ce mercredi.

Il est désormais considéré comme « d'intérêt » par l'OMS, qui le suit donc de très près.

Un variant considéré comme d'intérêt par l'OMS ne signifie pas qu'il deviendra forcément préoccupant plus tard, seulement qu'il demande une vigilance renforcée, notamment pour déterminer plus précisément ses caractéristiques. Si la plupart des mutations des virus n'ont que peu d'effets sur leurs propriétés, certaines peuvent affecter la transmissibilité et la gravité des symptômes, ou influer sur l'efficacité des vaccins.

En l'occurrence, le variant Mu est encore bien mystérieux. Détecté pour la première fois en janvier dernier en Colombie, il y représente aujourd'hui 40% des cas. Depuis sa première apparition en Colombie, le variant Mu a circulé dans plusieurs pays d'Amérique du Sud, et notamment au Mexique, en Equateur et au Chili. Sa présence a également été relevée dans une quarantaine de pays, mais plus sporadiquement. À l'échelle mondiale, il ne représente ainsi qu'un cas positif pour 1 000.

Début août, sa possible dangerosité avait déjà évoquée lorsque sept résidents d'un Ehpad belge sont morts du Covid-19 en l'espace de deux semaines, après avoir été contaminés par le variant Mu. Au 7 août, 20 personnes avaient été contaminées. Toutes étaient vaccinées.

Dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire sur l'évolution de la pandémie publié mardi (PDF en anglais), l'agence onusienne précise que le variant dispose « d'une constellation de mutations qui soulignent de possibles propriétés d'évasion immunitaire ». Selon l'OMS, une étude préliminaire montre « une réduction de la capacité à neutraliser » le variant grâce aux vaccins, similaire à ce qui est observé avec le variant Bêta (identifié en Afrique du Sud).

Encore beaucoup de questions autour de Mu

En dehors de sa rapide progression en Amérique centrale, Mu reste ainsi bien obscur. Quelques études indiquent une transmissibilité similaire à celle du variant Alpha, moindre donc que celle de Delta aujourd’hui majoritaire sur la planète.

Sa résistance serait, elle, comparable à celle de Beta, anciennement nommé variant sud-africain, c'est-à-dire que la vaccination resterait toujours efficace pour prévenir les formes graves.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE WONDERSEA LE PLUS GRAND PAQUEBOT AU MONDE PREND LA MER

Vendredi 20 août 2021, le plus grand paquebot du monde, le « Wonder of the Seas », construit dans les chantiers de l'Atlantique, a quitté Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Il mesure 362 mètres de long et 64 mètres de large. Il peut accueillir 9.000 personnes en tout, dont 2.300 membres du personnel . Doté de quatre piscines, 18 ponts et 2.867 cabines, ce mastodonte sera livré au mois de novembre à son propriétaire, l'armateur américain Royal Caribbean Cruise Line.

Comme ses prédécesseurs Harmony of the Seas et Symphony of the Seas, ce navire doit donc prendre le large «pour des essais en mer et reviendra mardi matin vers 4h30», explique-t-on à la communication des Chantiers de l'Atlantique.

Le constructeur va effectuer une soixantaine de tests, notamment de vitesse et de capacité giratoire, mais aussi de confort des passagers avec des mesures de bruits et de vibrations.Il est désormais en route pour quatre jours d'essais en mer, jusqu'à Belle-Ile-en-Mer (Morbihan).

Il sera de retour mardi prochain, le 24 août.

Si la performance du paquebot et les tests sont concluants, l'heure sera aux finitions et à d'éventuelles modifications.

L'engin devrait être livré pour 2022. Son armateur, l'américain Royal Caribbean Cruise Line (RCCL), le destine au marché chinois, avec pour port d'attache Shanghai qu'il rejoindra en mars 2022.

Jusqu'ici, le record du plus gros paquebot du monde était détenu par le « Symphony of the Seas », conçu dans ces mêmes lieux, en 2018.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

 FRANCE INCENDIE DEVASTATEUR

SUR LA COTE D'AZUR

Des milliers de touristes évacués, des pans de forêt méditerranéenne calcinée: des centaines de pompiers luttent sans relâche mardi, à terre et dans les airs, contre un violent incendie qui ravage l’arrière-pays de Saint-Tropez, sur la Côte d’Azur. Relativement épargnée par les feux qui ont récemment fait rage dans plusieurs pays méditerranéens, la France connaît un de ses plus importants incendies de l’été.

Sur la route qui traverse le massif des Maures, une zone de forêt et de garrigue prisée des touristes, des lignes électriques sont au sol, des poteaux sont calcinés et comme des vignes par endroit. Au cœur de la Réserve naturelle de la Plaine des Maures, où l’incendie a débuté lundi vers 17h45, sur la commune de Gonfaron, des pompiers tentent de récupérer après une nuit passée à lutter contre les flammes. Dans les airs, le ballet des Canadairs est incessant.

Si des milliers d’hectares ont déjà été parcourus, la surface brûlée n’a pas encore pu être évacuée. La ville de Saint-Tropez elle-même «n’est pas du tout touchée par les feux», selon la mairie. «Le feu n’est toujours pas maîtrisé à l’heure actuelle», selon un responsable de la communication des pompiers au poste de commandement situé au Luc (Var). Environ 900 pompiers sont mobilisés.

Réserve naturelle dévastée pour moitié

Les dégâts sur l’environnement sont eux importants: «La réserve naturelle de la plaine des Maures a été dévastée pour moitié. C’est une catastrophe, car c’est l’un des derniers spots abritant la tortue d’Hermann», une espèce protégée, a expliqué Concha Agero, directrice adjointe de l’Office français de la biodiversité, en espérant que ces animaux auront pu s’enfouir sous terre pour se protéger. Les reptiles, quant à eux, ont moins de possibilités de se protéger.

Lutte difficile

«L’incendie est très vaste, c’est une lutte très difficile», a insisté la commandante Delphine Vienco auprès de l’AFP, en soulignant «les conditions défavorables, avec un vent fort et de fortes températures», même si l’alerte canicule a désormais été levée sur le département.

Les soldats du feu varois, aidés par des collègues de départements du Sud-Est, ont réussi à éviter que le feu ne touche la Garde-Freinet, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Tropez, malgré une vitesse de propagation exceptionnellement rapide de 4 km/h dans la nuit. «Ce matin (mardi), le vent est bien tombé, cela n’a rien à voir avec hier soir», souffle le maire de cette ville de 2000 habitants. «Maintenant, le but va être de faire le tour des hameaux isolés et de faire le bilan exact des dégâts».

Le sud-est de la France, habituellement très touché par des incendies l’été avait été relativement épargné jusqu’ici mais ce feu est l’un des plus importants de l’été et pourrait s’avérer aussi destructeur que celui qui a touché la montagne d’Alaric dans l’Aude fin juillet. Plus important incendie de l’été en France, celui-ci avait ravagé quelque 850 hectares au total selon le dernier bilan. L’année dernière, un incendie avait ravagé 1000 hectares à Martigues, à l’ouest de Marseille, dans une zone très touristique. Au moins 2700 personnes, dont de nombreux touristes, avaient dû être évacuées, certaines par la mer.

Le mistral arrivé sur la Provence lundi a nourri plusieurs autres feux à l’entrée du parc national des Calanques près de Marseille, ou dans le Var encore, sur la presqu’île de Giens, mais ces incendies ont été maîtrisés.

Préventivement, la totalité des 25 massifs forestiers des Bouches-du-Rhône est interdite d’accès mardi, de même que les massifs des Monts toulonnais dans le Var.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

CLASSEMENT DE SHANGAI

LES UNIVERSITES AMERICAINES DOMINENT

Les universités américaines confirment leur hégémonie dans le classement de Shanghai, palmarès mondial des universités, publié dimanche sur le site internet de l’organisation Shanghai Ranking Consultancy.

Ainsi, les États-Unis placent 16 établissements dans le top 20 du classement 2021. À la première place, pour la 19e année consécutive : Harvard, dans le Massachussets.

Elle devance Stanford, en Californie, puis la première européenne du classement, Cambridge, au Royaume-Uni.La première université française se trouve à la 13e place. Il s'agit de l'université Paris-Saclay, qui regroupe notamment CentraleSupélec et AgroParisTech.

Elle gagne une place par rapport au classement 2020, dans lequel elle avait fait sa première apparition.

Paris-Saclay conserve la première place mondiale pour les mathématiques.L'université française la plus connue, La Sorbonne, gagne 4 place par rapport à l'année dernière, et se place en 35e position.

Paris Sciences et Lettres est la troisième et dernière université française à se placer dans le top 100, à la 38e place.

Elle regroupe plusieurs établissements du supérieur, dont l'École normale supérieure (ENS), l'université Paris-Dauphine, l'École nationale supérieure des mines de Paris ou encore l'École nationale des chartes, rappelle franceinfo.

Ce classement se base sur le nombre de prix Nobel ou de médailles Fields parmi les chercheurs ayant étudié ou enseigné dans une université ou le nombre d'articles scientifiques publiés dans des revues anglophones comme Nature et Science.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

J.O . DE TOKYO

 LA FRANCE DECROCHE L'OR AU JUDO

C'est la huitième médaille du judo et la dix-huitième de la délégation française.

Quatre en or, huit en argent et six en bronze. La France crée la sensation et décroche l'or en battant l'équipe japonaise en finale pour clore cette semaine olympique de judo .

L'équipe de France contre celle du Japon : les coéquipiers de Teddy Riner ont été impériaux et sont parvenus à se défaire des locaux.

Clarisse Agbegnou, Axel Clerget, Teddy Riner et Sarah-Léonie Cysique ont remporté leurs combats respectifs pour parvenir à cette victoire collective. Seule Romane Dicko n'est pas parvenue à surmonter sa vis-à-vis.

L'équipe de France quitte Tokyo sur une excellente note et sur un symbole très fort en battant le Japon, qui a remporté neuf médailles d'or dans les épreuves individuelles (sur 14), chez lui lors d'une finale olympique.

Samedi, c'est la France qui a été impériale !




Boby Dean pour DayNewsWorld

QUEL NIVEAU DE PROTECTION OFFRE LE VACCIN CONTRE LE COVID ?

Le vaccin évite-t-il toute contamination ?

Voilà la question qui en taraude bien plus d'un !

Des contaminations rares mais qui existent

Le niveau de protection conféré par les vaccins utilisés contre le Covid est, certes, très élevé. Selon les études disponibles à ce jour, le vaccin de Pfizer-BioNTech serait par exemple efficace à plus de 96 %, voire même 100 % chez les adolescents de moins de 16 ans. Mais un adulte peut avoir reçu deux doses de vaccin et tomber quand même malade.

*Selon une note de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 6 % des nouveaux cas enregistrés du 28 juin au 4 juillet en France concernaient par exemple des personnes complètement vaccinées.

Un chiffre probablement sous-estimé car les vaccinés ont plutôt tendance à se faire moins tester que le reste de la population. Or, ces « porteurs vaccinés » du virus peuvent contaminer d’autres personnes.

Une contamination moindre cependant

Heureusement, les études suggèrent qu’ils ont un potentiel de contamination moindre que les porteurs non vaccinés. Notamment parce qu’ils auraient une charge virale plus faible. Une étude menée en Israël sur quelque 5 000 patients de tous âges a ainsi montré que la contagiosité était corrélée à la quantité de virus présente dans le nez.

Or, celle-ci est beaucoup plus faible chez les patients ayant reçu une dose de Pfizer depuis au moins douze jours que chez les non-vaccinés (3 à 4,5 fois moins). « Mais à l’heure actuelle, personne ne connaît la quantité de virus minimale nécessaire à la transmission de la maladie. »

L’importance du temps

Il faut également rappeler que la protection offerte par un vaccin n’intervient pas immédiatement après l’injection car il faut du temps au système immunitaire pour optimiser ses défenses face au virus. D’ailleurs, la plupart des vaccins sur le marché nécessitent l’administration d’une deuxième dose en respectant un certain délai (trois à quatre semaines pour les vaccins à ARN messager de Pfizer et de Moderna, et deux à trois mois pour le vaccin à vecteur adénoviral d’AstraZeneca).

Pour une protection optimale, les autorités françaises recommandent également d’attendre un nouveau délai après l’injection de la dernière dose de vaccin (au moins sept jours pour ceux de Pfizer, de Moderna et d’AstraZeneca, et même quatre semaines pour le vaccin de Johnson & Johnson).

Une étude menée en Israël sur près de 600 000 personnes ayant reçu le vaccin de Pfizer confirme le rôle crucial joué par le temps, notamment pour les infections asymptomatiques, difficiles à détecter :

-deux à trois semaines après la première dose, la fréquence des infections asymptomatiques n’est réduite que de 29 % par rapport à la population de contrôle non vaccinée ;

-trois à quatre semaines après cette première dose, elle baisse de 52 % ;

-après la deuxième dose, l’endiguement des infections monte à 90 %.

En clair, à mesure qu’elle avance dans son parcours de vaccination, une personne a de moins en moins de risque d’être infectée sans le savoir et de transmettre le virus.

L’inconnue des variants

A en croire les dernières données disponibles, le vaccin de Pfizer résiste pour l’instant globalement bien à tous les variants qui ont émergé jusqu’alors, de l’Alpha (découvert en Angleterre) au Delta (en Inde). L’efficacité de son concurrent d’AstraZeneca, elle, ne dépasserait pas 60 % contre le variant Delta. Le variant Delta affaiblit légèrement les vaccins, qui demeurent assez efficaces

La durée de l’immunité

Reste la question de la durée de la protection conférée par un vaccin : si l’immunité décroît au bout de quelques mois, il redevient alors possible d’être contaminé par le coronavirus ou par ses variants sans le savoir.

L' efficacité sur la durée de protection varie face à l’apparition de variants et aux réactions diverses qu’ils peuvent susciter selon l’état de santé ou l’âge. Pour toutes ces raisons, les autorités sanitaires recommandent une combinaison vaccination-gestes barrières, afin de limiter au maximum l’ampleur de la quatrième vague épidémique.

« Une réduction du taux de transmission grâce à des mesures non pharmaceutiques reste donc importante pour limiter l’impact de la vague sur le système hospitalier », ont insisté une nouvelle fois les modélisateurs de l’Institut Pasteur dans une note publiée le 26 juillet.




Boby Dean pour DayNewsWorld

VERS UNE QUATRIEME VAGUE AVEC LE VARIANT DELTA SELON L'INSTITUT PASTEUR

Passeport vaccinal étendu, vaccination obligatoire pour les soignants... Le discours d’Emmanuel Macron au soir du lundi 12 juillet a déclenché de nombreux commentaires dans l’hexagone. Mais derrière ces annonces, il y a une étude rendue par l’Institut Pasteur qui fait le point sur le variant Delta, comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo en tête de cet article.

Le rapport, sous la direction de l’épidémiologiste Simon Cauchemez, tente d’anticiper les mois qui viennent, avec en ligne de mire une nouvelle vague issue de la transmissibilité particulièrement élevée du variant Delta. Trois scenarii sortent alors de ces calculs, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils incitent à un certain activisme vaccinal.

Le taux de reproduction du variant Delta, c’est-à-dire le nombre de personnes qu’un malade va infecter en moyenne, est aujourd’hui de 2. Dans le pire des cas, si ce taux n’évoluait pas à la baisse, on irait alors vers une rentrée encore pire que la seconde vague de l’automne 2020: avec 35.000 cas de Delta dès le 1er août, on aurait un pic supérieur à celui de la première vague de début septembre. Même tableau au chapitre des soins critiques, avec 13.500 lits occupés.Les deux autres scénarios sont plus cléments, mais avec un taux de reproduction abaissé à 1,8, on ne peut empêcher un pic à la rentrée, même si les projections sont moins dramatiques. Le nombre de cas envisagé serait analogue à celui de la première vague, mais les patients en soins critiques seraient alors jeunes, et la situation ne manquerait pas d’imposer des mesures drastiques, par exemple un nouveau confinement.

C’est uniquement dans le troisième scénario, celui d’un abaissement à 1,5 de taux de reproduction, que l’on évite un nouveau pic épidémique. La courbe se stabilise au début du mois de septembre, et l’emballement de l’été est évité.

Une option qui ne peut s’envisager qu’au sein d’une population massivement vaccinée.




Boby Dean pour DayNewsWorld


COVID UN NOUVEAU TOUR DE VIS

 DANS LES MESURES EN FRANCE

Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures radicales,, pour pousser les Français à se faire vacciner contre le Covid-19. De l’extension du pass sanitaire au déremboursement des tests de dépistage, en passant par la vaccination obligatoire des soignants.

Pour sa huitième allocution depuis le début de la crise sanitaire, Emmanuel Macron a exhorté, lundi 12 juillet au soir, les Français à se faire vacciner sans plus attendre. Alors que le variant Delta fait craindre une quatrième vague épidémique, le chef de l’État a annoncé une série de mesures radicales qui seront effectives d’ici l’automne prochain.

13 juillet : retour de l’état d’urgence à la Réunion et la Martinique

La Réunion et la Martinique basculeront en état d’urgence sanitaire dès ce mardi 13 juillet. Le président de la République a annoncé que le couvre-feu sera rétabli dans ces deux territoires français d’Outre-mer en raison de la circulation accrue du coronavirus.

En métropole, face à l’augmentation du taux d’incidence dans la plupart des départements, le chef de l’État a fait savoir que des mesures de freinage pourraient à nouveau être déclenchées en concertation avec les préfets. « Dans les départements qui dépasseraient un taux d’incidence de 200 et verraient leurs hospitalisations augmenter, des mesures de freinage pourront être prises par le préfet », a-t-il affirmé.

21 juillet : le pass sanitaire étendu aux lieux de loisirs et de culture

Afin de mettre la pression sur les non-vaccinés, le pass sanitaire va être élargi pendant l’été. Cela va se dérouler en deux phases. Dès le 21 juillet, il entrera en vigueur dans les lieux de loisirs et de culture de plus de 50 personnes pour toutes les personnes âgées de 12 ans et plus.

Ce pass permet de confirmer que vous êtes soit immunisé, soit vacciné, soit que vous avez réalisé un test RT-PCR (ou antigénique) négatif de moins de 48 heures.

Début août : le pass sanitaire élargi aux restaurants, bars, centres commerciaux…

L’acte 2 de l’élargissement du pass sanitaire aura lieu début août. Il deviendra obligatoire dans d’autres établissements comme « les restaurants, les centres commerciaux ainsi que dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les établissements médico sociaux, mais aussi dans les avions, trains et cars pour les longs trajets », a détaillé Emmanuel Macron. Le laps de temps entre ces deux phases doit permettre au gouvernement de « voter un texte de loi et de le promulguer », a précisé le président qui a laissé entendre qu’une troisième phase d’élargissement était envisageable : « Nous nous posons la question de l’extension du pass sanitaire à d’autres activités encore cet automne ».

15 septembre : vaccination obligatoire des soignants

Le gouvernement a pris la décision de rendre la vaccination obligatoire pour tous les personnels d’établissements de santé. Les soignants ont jusqu’au 15 septembre pour se faire injecter le sérum sans quoi ils seront soumis à des sanctions. « À partir du 15 septembre, si vous êtes soignant et que vous n’êtes pas vacciné, vous ne pourrez plus travailler et vous ne serez plus payé », a mis en garde le ministre de la Santé Olivier Véran.

À l’automne : déremboursement des tests PCR et antigéniques « de confort »

Sauf prescription médicale ou cas contact, les tests de détection du Covid-19 ne seront plus remboursés à l’automne. Emmanuel Macron a confirmé la fin de la gratuité des tests PCR dits de « confort », pour assister à un concert ou voyager par exemple, qui étaient jusqu’alors remboursés par l’Assurance maladie. Gabriel Attal a précisé que les tests antigéniques étaient aussi concernés par cette mesure.

Des annonces qui ont fait réagir la classe politique.

Sans surprise, les oppositions n’ont pas tardé à brocarder les annonces présidentielles.« Recul grave des libertés individuelle », « le monde d’avant en pire » : les oppositions réagissent aux annonces de Macron sur le Covid-19 et les réformes

Eric Coquerel, député La France insoumise, fustige l’obligation de vaccination pour les soignants et la généralisation du passe sanitaire, estimant qu’« Emmanuel Macron dessine une société du contrôle et de la discrimination généralisés ». Quant à Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national et candidate à l’Elysée, elle a dénoncé un « recul grave des libertés individuelles, [la] déconstruction de l’Etat [et la] liquidation de notre système de protection sociale » :

A droite, le député Les Républicains Eric Ciotti « approuve les mesures annoncées par le Président de la République » mais regrette « le relâchement total avant les élections régionales » et un « discours de campagne un peu indécent ».




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

TERRIBLE INCENDIE DANS LES EAUX

DU GOLFE DU MEXIQUE

Un tourbillon de feu au milieu des eaux du golfe du Mexique.Vendredi vers 5h, heure locale, un incendie s'est déclaré à la surface de l'océan, à l'ouest de la péninsule mexicaine du Yucatan, formant un spectaculaire « œil de feu ». La compagnie pétrolière publique Pemex indique qu'il est parti de la fuite de gaz d'un pipeline sous-marin, à quelques centaines de mètres de sa plateforme pétrolière nommée Ku Maloob Zaap . Les images spectaculaires de cette scène, tournées depuis le ciel, ont été publiées sur Twitter par le journaliste mexicain Manuel Lopez San Martin .

Une rupture d'un gazoduc sous-marin

L'incendie a été causé par la rupture d'un gazoduc sous-marin, à moins d'un mètre sous la surface, peu après 5 heures du matin, a déclaré la compagnie Pemex, qui l'exploite (en espagnol). Le pipeline fait partie du complexe gazier et pétrolier Ku Maloob Zaap, exploité par Pemex.

Le gaz s'exfiltrait par le conduit endommagé et s'est enflammé à la surface. L'entreprise, qui a plusieurs accidents industriels d'ampleur à son actif, a indiqué avoir fermé les vannes du pipeline. Elle a ajouté qu'elle enquêterait sur la cause de l'incendie. Selon un rapport d'incident de Pemex partagé par Reuters, les installations de production de la plateforme ont été touchées par un orage. Angel Carrizales, directeur exécutif de l'Agence pour la sécurité, l'énergie et l'environnement pour le secteur des hydrocarbures au Mexique, a par ailleurs indiqué sur Twitter que l'incident « n'a généré aucun déversement ».Ku Maloob Zaap est le plus grand site producteur de pétrole brut de Pemex, représentant plus de 40% de sa production quotidienne : près de 1,7 million de barils.

Un incendie éteint à l'azote

Plusieurs bateaux ont été dépêchés pour éteindre l'incendie. Plus de cinq heures ont été nécessaires pour le contenir. Il a été éteint à 10h45, a déclaré la compagnie.Le feu a pu être arrêté grâce à l'intervention de « navires de lutte contre l'incendie situés à proximité, tels que Isla Santa Cruz, Bahía de Campeche et Bourbon Alienor », qui ont déversé de l'azote sur les flammes. La plateforme de production qui se trouvait à quelques dizaines de mètres de là n'a pas été touchée, a assuré la compagnie. Aucune personne n'a été blessée ou évacuée et la production a pu reprendre.

L'une des entreprises des plus polluantes au monde.

Reste que l'incident est loin d'être insignifiant. Le nom de Pemex est tristement célèbre. A son actif, plusieurs scandales environnementaux comme l'explosion de l'oléoduc de Tlahuelilpan (Mexique) survenu en janvier 2019 qui avait fait plus de 100 morts. L'entreprise avait été accusée d'avoir mis longtemps à couper l'alimentation de l'oléoduc, alors qu'elle avait détecté la fuite depuis plusieurs heures.

De plus l' entreprise publique chargée de l'exploitation du pétrole est connue pour être l'une des plus polluantes au monde.

Elle a été classée en 2019 comme l'une des 20 entreprises mondiales les plus polluantes en termes d'émission carbone, dans une enquête du Guardian (en anglais).




Paul Emison pour DayNewsWorld

LE TROSIEME PLUS GROS DIAMANT DU MONDE DECOUVERT AU BOTSWANA

Le troisième plus gros diamant du monde a été découvert au Botswana selon RFI, un diamant de 1098 carats a été découvert au Botswana.

C'est le troisième plus gros diamant du monde connu de l'histoire.

Il fait la taille d'une clémentine.

Le diamant découvert par une entreprise privée détenue par un groupe diamantaire sud-africain et par l'Etat botswanéen est le troisième plus gros connu dans l'histoire du monde, rapporte RFI.

Le prix, pour l'instant, de cette pierre précieuse n'a pas encore été évalué.

Mais à titre comparatif, nos confrères rappellent qu'un diamant de 100 carats de plus découvert dans ce même pays avait été estimé à 53 millions de dollars.

Cette pierre brute pourrait soit être gardée en entier, soit divisé en dizaines de diamant.

La boule de diamant sera vendue aux enchères et avec une équipe de spécialistes, le propriétaire pourra décider de ce qui en sera fait.




Boby Dean pour DayNewsWorld

LE TEMOIGNAGE BOULEVERSANT DE MILA

« JE VAIS FORCEMENT PAS RESTER EN VIE »

La jeune Mila n’est pas une adolescente comme les autres. Elle vit sous haute protection policière depuis la publication en janvier 2020 d’une vidéo dans laquelle elle a tenu des propos polémiques sur l’Islam. La jeune femme aux cheveux bleus livre un témoignage bouleversant dimanche 13 juin dans l'émission Sept à huit sur TF1.Victime de cyberharcèlement après ses critiques contre l’Islam, Mila, jeune fille de 18 ans raconte cette vie à « Sept à huit ». .

« On t’a fait prisonnière dans ton propre pays », lui font remarquer ses contempteurs. Elle le reconnaît, l'individu, hélas, « a raison sur ce point. »

« Qui dira le contraire ? » lâche-t-elle dans l' interview à l’émission . « Même quand je suis dehors je suis en prison. En prison dans des couches de vêtements, des maquillages différents... (...) Quand je ressemble à une mouche avec le gros manteau alors qu’il fait chaud, le masque, les lunettes de soleil et le chapeau pourri... Non je suis pas Inspecteur Gadget ! Je suis une femme, je me promène dans la rue, j’ai besoin de vivre », raconte-t-elle.

« Personne ne fait rien »

Elle assure dans cet entretien que « la Nation est fragile et lâche » : « Je vois la lâcheté partout vois la lâcheté partout autour de moi. personne ne fait rien, parce que les gens ont peur », assure Mila. « J’étais pourtant persuadée que mon pays n’était pas comme ça. Si on ne se serre pas les coudes, que ce soit même la majorité silencieuse, qui me ’soutient’ mais qui ne fera jamais rien. Ce sont des gens que j’apprécie, merci de me soutenir. « Personne ne fait rien parce que les gens ont peur ». Malgré tout, même « avec un couteau sous la gorge », elle ne compte pas se taire. « En revanche, je reste une jeune femme qui ne sait même pas quoi penser de son avenir à l’heure qu’il est », admet-elle d’un air blasé.

« Quand on me demande comment je me vois dans cinq ans... »

Quand la journaliste lui demande comment elle se voit dans cinq ans, l’adolescente dépeint un tableau plutôt tragique. « Je me vois peut-être grande brûlée, peut-être avec une jambe arrachée ou peut-être morte… Peut-être que je serai morte dans cinq ans ». Et d’ajouter : « Je ne vais forcément pas rester en vie et je vous dis ça dans le plus grand des calmes, et je sais que ce n’est pas normal. Et c’est dans ces moments-là que je me mets à pleurer. Parce que je ne suis pas capable de voir mon avenir comme les autres. »

Mila est la cible de menaces de morts et d’insultes depuis début 2020 et des déclarations polémiques sur l’Islam. Elle raconte sa vie depuis cette date dans un livre qui doit paraître le 16 juin, Je suis le prix de votre liberté (éd.Grasset). Mila le promet : « Je ne m’arrêterai jamais de parler ».




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

COVID LE MONDE D'APRES

Les mesures d’assouplissement des conditions de déconfinement pourrait donner l'espoir aux Européens de retrouver une vie normale .Pourraient-ils même espérer un sursaut après le chaos ?

Rêver de retrouvailles joyeuses avec la liberté ?

Et même imaginer que la crise déboucherait sur avenir meilleur. Non les Européens ne se bercent plus d'illusions au moment où l’espoir d’une vie plus normale s’esquisse dans plusieurs pays, au prix toutefois de vifs débats aux États-Unis sur la levée de la recommandation du port du masque pour les vaccinés.

Une seule certitude cependant : la vie normale ne ressemblera pas totalement à la vie d’avant.

Les bureaux de prospectives et d’analyse commencent d'ailleurs à imaginer ce que sera la vie après le Covid, pointant deux grandes catégories de changements .

D’un côté, les changements certains, immédiats parce qu’ils répondent à une réalité ou simplement à des réactions de bon sens. Des changements qui étaient en germe et dont le Covid a précipité l’émergence durable.

D’un autre côté, des changements probables, plausibles mais pas certains.

Les comportements individuels renforcés  que la la pandémie et sa gestion ont mis en lumière à savoir que chaque individu va devoir prendre en charge sa propre protection contre les dangers sanitaires, mais pas seulement sanitaires. Ce sentiment-là,qui est nouveau dans un pays à la culture de l’assistanat, va passer par :

- l’acceptation de l’usage du masque, du dépistage et du traçage des cas positifs malgré la disparition de la pandémie. Nous allons vivre masqués la plupart du temps comme les Asiatiques ;

-l’acceptation de la vaccination quasi annuelle ou peut être pluriannuelle, parce que la vaccination est le seul moyen de se protéger et de protéger les autres.

- l’obligation d’un pass sanitaire ou d’un carnet de vaccination (digital sans doute) pour voyager, aller au spectacle ou venir travailler.

Toutes ses mesures, considérées auparavant comme liberticides, sont devenues progressivement des mesures de santé publique relevant  de la responsabilité individuelle.

Des changements techniques qui finiront par s’imposer complètement en impactant la vie quotidienne et professionnelle.

- la digitalisation de toutes les fonctions de l’entreprise qui est sans doute le premier facteur de productivité aujourd’hui ;

- le e-commerce, qui représente déjà de 20% du total, va forcément grandir très rapidement .

- une banque totalement digitalisée.

Des changements importants liés à la mobilité empêchée par le Covid, dont on ne sait pas s’ils vont perdurer ou pas.

Le télétravail par exemple pourra être plus souvent être sollicité par les salariés ou les chefs d’entreprise mais les relations professionnelles en Visio, via Skype ou Zoom, ne seront pas abandonnées pour revenir au présentiel. Le digital restera maître du jeu pour des raisons économiques et financières.

Les politiques déployées pour faire face à la crise sanitaire ont accéléré les tendances de fond qui traversaient les sociétés et inquiétaient les populations : incertitude, précarité, machinisme dévorant, désincarnation des rapports humains. L’Observatoire société et consommation n'avait-il pas prévu qu’une crise comporte toujours un « puissant effet d’accélération des tendances que nous observions avant son irruption » ?

Houellebecq n'avait-il pas pressenti le fait que «nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde ; ce sera le même, en un peu pire» ?




Boby Dean pour DayNewsWorld

ALLEMAGNE DEMANTELEMENT D'UN VASTE RESEAU INTERNET DE PEDOPORNOGRAPHIE

Trois Allemands ont été arrêtés au terme d'une enquête de plusieurs mois d'une unité spéciale de la police allemande sous la coordination d'Europol.

La police judiciaire allemande a annoncé ce lundi le démantèlement d'un réseau de pédopornographie sur le Darknet présenté comme l'un « des plus grands au monde » et comptant plus de 400.000 membres. Le démantèlement de la plateforme « BOYSTOWN », qui existait depuis 2019, a eu lieu à la mi-avril, selon un communiqué de la police.

Trois Allemands ont été arrêtés au terme d'une enquête de plusieurs mois d'une unité spéciale de la police allemande sous la coordination d'Europol et avec la collaboration des polices néerlandaise, suédoise, australienne, américaine et canadienne.Un autre, qui réside au Paraguay, fait l'objet d'un mandat d'arrêt international sur la base duquel il devrait être livré aux autorités allemandes. La police n'a pas révélé leur identité.. . Eva Kühne-Hörmann, ministre de la justice du Land de Hesse, où est situé Francfort, a qualifié l’opération « de succès fantastique dans la lutte contre les violences sexuelles contre les mineurs ».

Une plateforme de « portée internationale »

« La plateforme avait une portée internationale et servait à l'échange de pornographie de mineurs entre ses membres », essentiellement des photos ou vidéos d'abus perpétrés sur des garçons.

Parmi elles figuraient « des images d'abus sexuels graves sur de très jeunes enfants », précise la police.

Quatre suspects

Trois des suspects, âgés respectivement de 40, 49 et 58 ans sont soupçonnés « d'avoir été les administrateurs de la plateforme pédopornographique ». En plus de s'occuper de la gestion du réseau, ils étaient chargés « du suivi des clients », précise la police.

Le quatrième, un homme de 64 ans, est soupçonné d'avoir été l'un des utilisateurs les plus actifs de la plateforme, et d'avoir posté plus de 3500 messages.

L’Allemagne a démantelé plusieurs de ces réseaux ces dernières années. En mars 2019, quatre Allemands accusés d’avoir géré une telle plate-forme dénommée « Elysium » avaient été condamnés à des peines de prison ferme allant de trois ans et dix mois à neuf ans et neuf mois.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

AFFAIRE SARAH HALIMI UN PROJET DE LOI SUR L'IRRESPONSABILITE PENALE

Le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, a annoncé, dimanche 25 avril, la présentation « fin mai » en conseil des ministres d’un projet de loi visant à « combler » un « vide juridique » après que la Cour de cassation a confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, une sexagénaire juive assassinée à Paris en 2017.

Tout en entérinant le caractère antisémite du crime, la plus haute juridiction judiciaire avait confirmé le 14 avril l’abolition du discernement du meurtrier, pris d’une « bouffée délirante » sur fond de forte consommation de cannabis au moment des faits.

Cette décision, qui ne remet pas en cause son hospitalisation psychiatrique ordonnée par la justice, a suscité une vive émotion et une forte incompréhension de la part de Français.

Alors que, onze jours après la confirmation de l'absence de procès dans l'affaire Sarah Halimi, le gouvernement a annoncé dimanche 25 avril un projet de loi sur l'irresponsabilité pénale, Gilles-William Goldnadel, l'avocat de la sœur de cette sexagénaire juive tuée en 2017 a affirmé sur franceinfo : « On nous fait croire que sans ce projet de loi, la décision de la Cour de cassation n'aurait pas pu être différente. C'est faux. La réalité c'est d'abord une instruction menée en dépit du bon sens, qui n'a jamais voulu recevoir l'avocat de la partie civile que je suis. C'est la première fois que je vois cela en quarante d'exercice. La juge d'instruction n'a pas non plus voulu procéder à la reconstitution de la scène du crime. »

« Les experts étaient divisés et certains ont considéré que le discernement de Kobili Traoré n'était pas aboli car il avait pris délibérément de la drogue. D'ailleurs, ce n'était pas la première fois qu'il avait des bouffées délirantes », a argumenté Gilles-William Goldnadel, l'avocat de la soeur

La famille veut saisir la justice israélienne

Plusieurs « rassemblements de la colère » sont prévus dimanche (à Paris, Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux…), pour contester l’absence de procès du meurtrier. Sous le mot d’ordre « Sans justice, pas de République », le rassemblement principal a débuté à 14 heures, place du Trocadéro à Paris, à l’initiative du collectif Agissons pour Sarah Halimi.

La famille de Sarah Halimi veut saisir la justice israélienne afin d’obtenir un procès contre Kobili Traoré, qui avait battu la sexagénaire avant de la défenestrer.

« Le droit pénal israélien prévoit que lorsque la victime est juive et que le crime est de nature antisémite, la justice israélienne est compétente », a expliqué Me Francis Szpiner, l’un des avocats de la famille.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

COVID BIENTOT LA FIN DES RESTRICTIONS DE VOYAGE POUR  LA REPRISE DU TOURISME INTERNATIONAL ?

Ouvrir de nouveau le tourisme international , c’est une perspective que certains gouvernements envisagent déjà pour un avenir proche. Interrogé par la chaîne américaine CBS News dans un entretien pour l’émission « Face The Nation », diffusé ce dimanche 18 avril, le président français Emmanuel Macron a en effet réaffirmé sa volonté de lever progressivement à partir de début mai les restrictions de voyage instaurées face à la pandémie de Covid-19.

Pour les Français, les Européens, mais aussi pour les Américains.

« Nous allons progressivement lever les restrictions début mai, ce qui veut dire que nous allons faire en sorte d’organiser la période de l’été, avec nos professionnels, pour les Français, pour les Européens, mais aussi pour les Américains. Nous travaillons dur pour trouver une solution concrète, surtout pour les citoyens américains qui sont vaccinés, avec un pass spécial je dirais », a détaillé le président. Emmanuel Macron a précisé que les autorités françaises avaient commencé à discuter de ce sujet avec la Maison Blanche, avant d’évoquer le passeport sanitaire européen actuellement en cours de préparation à Bruxelles.

TousAntiCovid et passeport sanitaire

L’Union européenne doit mettre en place d’ici fin juin un sésame destiné à faciliter les déplacements des Européens pouvant attester qu’ils ont été vaccinés contre le Covid-19, ou alors qu’ils ont passé un test PCR ou antigénique rapide, ou encore qu’ils sont immunisés après avoir été infectés.

Les ambassadeurs des 27 États membres ont fixé mercredi à un an la durée d’application d’un règlement sur le certificat sanitaire préparé par la Commission européenne et désormais négocié avec les eurodéputés. Le pass sanitaire « ne sera pas déclaratif » et nécessitera par exemple une prise de sang pour assurer de l’immunité acquise, a affirmé dimanche le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton, interrogé sur BFMTV.

En France, l’application TousAntiCovid devrait intégrer un carnet permettant de prouver le résultat positif ou négatif d’un test de détection du virus, puis certifier l’état vaccinal, a annoncé dimanche le gouvernement dans une invitation à la presse.

Contaminations sur un vol en provenance de New Dehli 

Comme nous avertit l’histoire du vol New Delhi Hong-Kong :« 47 passagers d’un vol pour Hong-Kong en provenance de New Delhi,prévient un journaliste d'  Atlantico, ont été testés positifs lors de leur quarantaine à l’hôtel, certains le douzième jour. Ils avaient tous un test négatif à l’embarquement. Des cas similaires ont été recensés en Australie et en Nouvelle-Zélande. Quelles leçons pouvons-nous tirer de ces contaminations à bord afin de mieux adapter le protocole sanitaire dans le cadre du transport aérien international ? »,  Il faut donc raison garder: des mise en place de quarantaines à l'arrivée dans un pays pourraient être exigées.

« TousAntiCovid-Carnet, dont l’expérimentation débute ces prochains jours, vise à stocker sous forme numérique (dans l’application) et de manière sécurisée (une) preuve de test négatif ou positif certifiée et, demain, une attestation certifiée de vaccination », est-il précisé.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

SCANDALE SEXUEL EN AUSTRALIE AU PARLEMENT

Un nouveau scandale sexuel vient éclabousser la classe politique australienne après la diffusion d'images à caractère pornographique dans lesquelles apparaissent des députés et des collaborateurs du gouvernement.

Des députés pratiquant le coït dans une salle de prière du Parlement. Un conseiller de l’exécutif se masturbant sur le bureau d’une députée. Des prostituées qui ont leur entrée. Une nouvelle affaire de scandale sexuel ébranle la classe politique australienne après la diffusion lundi soir de vidéos et de photos à caractère pornographique que s’échangeaient des collaborateurs du gouvernement dans un groupe de discussion. Un lanceur d’alerte, scandalisé par ces agissements, a décidé de tout dévoiler à la presse.

Ces révélations ont suscité un tollé en Australie alors qu’une série d'affaires, dont une plainte pour viol, ont récemment mis en lumière les agissements de certains collaborateurs du gouvernement en place. Le Premier ministre conservateur, Scott Morrison, a dénoncé des comportements « scandaleux ».

Dans le journal The Australian, l’auteur de ces révélations dépeint une « culture d'hommes qui pensent qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent » au sein des arcanes du pouvoir. Tout en estimant que ces employés n'avaient probablement enfreint aucune loi, il a ajouté : « Moralement, ils sont cuits. » Un conseiller a d'ores et déjà été limogé et le gouvernement a promis de sévir davantage.

La ministre des Femmes, Marise Payne, qui est aussi la ministre des Affaires étrangères, a déclaré à la presse que ces révélations étaient « plus que consternantes » et qu'elles renforçaient la nécessité de l'enquête qui a été ordonnée par le gouvernement sur la culture de travail au Parlement. La sénatrice Verte, Lidia Thorpe, a affirmé avoir été victime à quatre reprises de faits de harcèlement sexuel depuis qu'elle a pris ses fonctions il y a six mois. « Ce sont les hommes qui écrivent nos lois, des hommes qui devraient savoir (…) Cela me rend malade », déplore-t-elle dans le journal australien The Canberra Times.

Deux affaires retentissantes impliquant deux ministres ont déjà éclaboussé ces derniers temps le gouvernement de centre-droit.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE PASSEPORT SANITAIRE

 NOUVEAU SESAME DES ISRAELIENS

Le pays champion du monde de la vaccination entre avec précaution dans ce qu’il espère être le début du monde d’après.

La course vers l’immunité collective s’accompagne d’un déconfinement progressif.

Dimanche, les cafés et les restaurants ont rouvert, tout comme l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, et la vie culturelle a repris.

Le badge vert, passeport vaccinal

Les autorités ont instauré le fameux badge vert.

Le document est à télécharger à la réception d’un mail du Ministère de la santé obtenu après la deuxième injection du vaccin Pfizer.

Son détenteur est un «aristocrate».

Son sésame lui donne accès à tous les commerces, aux événements culturels, aux musées, aux tables intérieures des restaurants, aux piscines, aux salles de sport.

Le non-vacciné doit se contenter des centres commerciaux, des terrasses de bistrot et de bains de mer. 40% des Israéliens y ont déjà droit. Et la majorité des citoyens va en bénéficier dans les prochaines semaines.

Le laissez-passer comporte un code QR sécurisé et le numéro d’identification de l’utilisateur. Un document que l’on peut imprimer.

Mais des copies de l’application circulent dans les entrailles du dark web. Elles connaissent, selon les spécialistes, un succès certain.

Quelque 100 000 abonnés auraient rejoint via le réseau crypté Telegram des groupes délivrant de fausses attestations payantes.

Des questions morales et éthiques

Premier laboratoire mondial à ciel ouvert d’une société en voie de vaccination, Israël s’interroge sur les règles du jeu.

Le pays est confronté à des questions juridiques, morales et éthiques, alors qu’il tente de trouver un équilibre entre les étapes de la reprise de la vie publique et des questions telles que la discrimination, le libre choix et la vie privée.

Le parlement israélien a adopté une loi donnant aux autorités la possibilité de connaître les noms, adresses et numéros de téléphone des personnes non vaccinées. Il s’agirait de les ficher pour s’adresser à elles afin d’essayer de les convaincre. Le texte a suscité des remous.

La nouvelle cheffe du Parti travailliste, Merav Michaeli, a fustigé la manière dont le premier ministre, Benyamin Netanyahou, «nie aux citoyens leur droit à la confidentialité sur leurs informations médicales».

Le premier ministre a négocié un accord pour être approvisionné massivement en doses de vaccin Pfizer en échange de la livraison des données nationales sur l’épidémie.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AUX ETATS-UNIS DES GRANDS SINGES VACCINES CONTRE LA COVID-19

Aux États-Unis, eux aussi sont désormais vaccinés contre le coronavirus, et c'est une première mondiale. Plusieurs grands singes du zoo de San Diego en Californie se sont vus administrer deux doses de vaccin contre le Covid-19.

Mais un vaccin pas tout à fait comme les autres puisqu'il a été spécialement développé à l'intention des animaux.

Ils sont les premiers primates non-humains à être maintenant protégés d’une infection au Covid-19 : 4 orangs-outans et 5 bonobos.

Vendredi, ces pensionnaires du zoo de San Diego ont reçu deux piqûres d’un vaccin expérimental, conçu spécifiquement pour les animaux et développé par la firme spécialisée Zoetis.

De quoi rassurer les responsables de l’un des plus grands zoos du monde.

Début janvier, plusieurs des gorilles du zoo avaient été testés positifs au coronavirus puis placés en quarantaine. C’était le premier cas de transmission au singe.

La crainte alors était de voir s’envoler les contaminations chez les primates, avec lesquelles nous, les humains, partageons plus de 95% de génomes communs, et donc une vulnérabilité similaire au virus.

Pour l’heure, aucun effet secondaire n’est à déplorer chez les primates qui viennent d'être vaccinés. Zoetis, société de recherche vétérinaire, ancienne antenne de Pfizer, poursuit, quant à elle, ses expérimentations.

Ces avancées médicales devraient, à terme, être d’abord destinées aux grands singes en voie de disparition, le bonobo au premier chef, qui comptent 200 représentants dans les zoos à travers le globe.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

COVID LE NOMBRE DE SUICIDES EN AUGMENTATION DANS LE MONDE

Depuis plusieurs mois, psychiatres et psychologues à travers le monde alertent sur l’état mental des populations confrontées aux restrictions sanitaires dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Des facteurs comme le stress, les difficultés économiques ou encore les abus familiaux sont en effet exacerbés par les mesures sanitaires restrictives.

Aussi le Japon où le nombre de suicides -déjà un des taux les plus élevés au monde- a augmenté de près de 1000 en 2020- en a-t-il fait un problème de santé publique jugé suffisamment grave pour que le Premier ministre, Yoshihide Suga, désigne un « ministre de la Solitude », vendredi 19 février 2021.

C'est Tetsushi Sakamoto, ancien journaliste et ministre de la Revitalisation régionale, qui aura la lourde tâche d’endiguer ce fléau qui pourrait avoir été favorisé par l’essor du télétravail et le manque de relations sociales engendré par les restrictions pour lutter contre le Covid-19.

« En raison de la crise sanitaire, le nombre de personnes qui se donnent la mort est en hausse.

Si nous ne faisons rien, cela engendrera une crise sociale d’une ampleur inédite. Soyons humains et moins bureaucratiques. Mettons-nous à la place de nos concitoyens qui se trouvent dans une grande difficulté afin de leur tendre la main », a déclaré le nouveau ministre, selon la chaîne publique nipponne NHK

Signes inquiétants en France

Pour le moment, impossible de savoir si la France, qui possède l’un des taux de suicide les plus élevés d’Europe, avec 9 000 décès par an, a connu une flambée de cas durant cette crise sanitaire. Des statistiques solides ne seront pas disponibles avant plusieurs années.

Cependant, plusieurs études indiquent que le sentiment de solitude et de mal-être a augmenté au sein de la population. Entre les confinements, les couvre-feux, les fermetures des bars et restaurants, des salles de spectacles… l’épidémie de Covid-19 a porté un sérieux coup à la vie sociale de millions de personnes qui peuvent souffrir plus ou moins fortement de cet isolement.Selon une étude Ipsos publiée fin janvier pour l’association Astrée, près de 18 % des personnes interrogées, soit 1 Français sur 5, affirment se sentir toujours ou souvent seules, contre 13 % en 2018. En outre, le sondage montre que 63 % des individus souffrant de solitude ont eu des pensées suicidaires.

Des signes inquiétants remontent également du terrain de la part de professionnels aguerris. Les numéros d’écoute comme SOS Amitiés sont débordés assure Françoise Facy. « Nos associations adhérentes constituent des points d’alerte et tous les numéros d’écoute nous indiquent que le nombre d’appels a explosé », explique l’ancienne présidente de l'Union nationale de prévention du suicide (UNPS) contactée par France 24.

Jeunes en première ligne

Les étudiants sont régulièrement cités parmi les segments de la population mondiale les plus fragilisés par la crise sanitaire. Au Japon un bond de près de 30 % sur les suicides par rapport à la même période l'année précédente a été observé chez les jeunes Aux États-unis, les statistiques nationales sur les suicides d’adolescents ne sont pas encore disponibles mais certaines situations au niveau local donnent une tendance particulièrement frappante. Dans un comté du Nevada, qui englobe Las Vegas, 19 élèves se sont suicidés depuis mars, plus du double du chiffre de 2019. S’ils ne peuvent être attribués directement à la pandémie, les autorités ont décidé d’accélérer le calendrier de réouverture des écoles. En France, selon une enquête publiée en janvier pour la Fondation FondaMental, près d’un jeune sur trois a eu des « pensées suicidaires » ces derniers mois.

Sylvie Tordjman, chef du pôle hospitalo-universitaire de psy­chia­trie de l'enfant et de l’adolescent de Rennes, révèle que ses services ont enregistré deux fois plus d’épisodes de « crises suicidaires » et de « troubles anxio-dépressifs » durant cet hiver par rapport à la même période de l’année dernière.En cause notamment le « dérèglement des horloges biologiques » durant le confinement et le reconfinement, « terrain de vulnérabilité aux troubles anxieux et dépressifs » ou encore le « manque d’activité physique » induit par la sédentarité, selon la spécialiste.

Pour venir en aide aux jeunes fragilisés, les pouvoirs publics français ont certes lancé, début février, « le chèque psy »étudiant.

Mais il n'en demeure pas moins qu 'un jeune adulte a besoin plus que tout d'interactions sociales pour se construire et semble être sacrifié sur l'autel des mesures sanitaires restrictives .




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

UN PASSEPORT CORONA NUMERIQUE

LANCE AU DANEMARK

Au Danemark, un « coronapass » numérique devrait voir le jour « dans trois ou quatre mois », pour confirmer son statut immunitaire, a annoncé ce mercredi 3 février le ministre danois des finances par intérim Morten Bodskov. Il devrait permettre aux Danois de voyager, mais aussi de sortir au restaurant ou d'aller à un concert

En attendant son lancement, un certificat aux personnes ayant reçu les deux doses du vaccin contre le Covid-19 devrait être disponible fin février et pourra être téléchargé sur le portail de santé électronique « Sunshed », où chaque Danois peut y gérer son dossier médical à partir d'un compte privé, s'inscrire pour un test et y recevoir ses résultats. «Avant la fin du mois de février, vous aurez la possibilité de surveiller votre vaccination sur la plateforme», a ainsi expliqué le ministre de l'Économie.

Ce certificat est d’abord destiné aux voyages d’affaires, puisqu’il permettra d’échapper aux contraintes sanitaires, comme les tests à répétition et la quarantaine exigée en rentrant de certains pays.Viendrait ensuite le « coronapass », ce permis immunitaire dont pourront bénéficier tous les individus vaccinés, mais aussi ceux qui ont été testés négatifs ou qui sont porteurs d’anticorps. Concrètement, il s’agira d’une application mobile via laquelle les Danois pourront confirmer leur statut immunitaire

Par ce dispositif, l'exécutif espère un retour plus rapide à la «vie normale».

Un horizon cependant encore lointain pour le Danemark qui a prolongé les mesures de semi-confinement jusqu’au 28 février. Les bars, restaurants, commerces et écoles sont fermés alors que le nombre de contaminations et d’hospitalisations est en hausse dans le pays (200.000 nouveaux cas ce mardi 2 février, contre 194.000 le 24 janvier). Au Danemark, plus de 3% de la population a déjà reçu une première dose de vaccin, plaçant le pays en deuxième position de l'UE dans la vaccination contre le Covid-19 et près de 100.000 habitants sur 5,8 millions ont reçu les deux doses à ce jour.

Tandis que l'Islande a été le premier pays au monde à lancer son propre passeport vaccinal, l'idée ne fait pas consensus parmi les états membres de l'UE...




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DES CHIENS RENIFLEURS

POUR DEPISTER LE CORONAVIRUS

Le chien est-il l’avenir du dépistage du coronavirus ?

Ce canidé serait capable de détecter des personnes atteintes par la Covid-19, asymptomatiques ou non.

En France, un programme baptisé Nosais a été mis en place dès le mois de mai. Entraînés des chiens savent détecter l’odeur de la Covid-19 dans la transpiration des êtres humains. Fiabilité affichée : entre 94 et 98%.

Le recours aux chiens renifleurs se présente comme une alternative intéressante. Elle est déjà utilisée à l’aéroport d’Helsinki, en Finlande : à leur arrivée, il est possible pour les voyageurs d’entrer dans une petite pièce ils peuvent se frotter l’aisselle ou le cou avec un morceau de tissu.

De l’autre côté du mur, un dresseur récupère l’échantillon et le fait sentir à son chien. Une dizaine de secondes suffit à celui-ci pour déterminer si la personne est ou non infectée par le coronavirus.

Selon la scientifique qui supervise l’expérience, Anna Hielm-Björkman, le taux de détection va de 94 à 100%. « C’est mieux que les tests PCR. Et quand il y a une différence entre un test PCR et le chien, c’est généralement le chien qui a raison », comme l’a également prouvé une expérimentation menée en France.

L'odorat des chiens est plus performant que la technologie

Comment les chiens sont-ils en mesure de détecter la présence du coronavirus chez l’être humain, comme ils le font déjà pour la malaria ou le cancer ? Cela reste pour l’heure un mystère :

« La technologie n’est pas au niveau de l’odorat d’un chien, elle ne peut pas détecter des teneurs aussi faibles », conclut la scientifique.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

AFFAIRE DUHAMEL LE FRERE JUMEAU DE CAMILLE KROUCHNER A PORTE PLAINTE

 CONTRE SON BEAU-PERE OLIVIER DUHAMEL

Le frère jumeau de Camille Kouchner a porté plainte contre son beau-père« Victor » Kouchner, le frère jumeau de Camille Kouchner, qui aurait été agressé sexuellement lorsqu’il était adolescent par son beau-père, Olivier Duhamel, selon les révélations de sa sœur, a porté plainte contre le politologue, ce mardi, a annoncé son avocate.

« Dans le cadre de l'"affaire Duhamel", la victime présumée fait savoir, par l’intermédiaire de son avocate Maître Jacqueline Laffont, qu’elle a déposé plainte contre son ex-beau-père Monsieur Olivier Duhamel suite à l’ouverture d’une enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris », indique son conseil dans ce communiqué.

Une enquête ouverte par le parquet de Paris

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête, le 5 janvier 2021, pour « viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans » après les révélations.

« Victor » Kouchner, aujourd'hui âgé de 45 ans a été entendu le 21 janvier par les policiers de la Brigade de protection des mineurs (BPM) chargés de l'enquête . Pendant cette audition, il est revenu longuement sur les faits révélés par sa sœur dans La Familia Grande, paru le 7 janvier.

Le fils de l'ancien ministre Bernard Kouchner et de la professeure de droit Evelyne Pisier (morte en 2017), remariée avec Olivier Duhamel, avait été interrogé dans une première procédure ouverte en 2011. Mais il avait alors refusé de déposer plainte pour ces faits, probablement prescrits.L'enquête avait été « classée sans suite », a indiqué le 5 janvier dans un communiqué le procureur de Paris Rémy Heitz, sans motiver cette décision.

La nouvelle enquête ouverte à la parution du livre vise à vérifier que les faits sont bien prescrits depuis 2003, « à faire la lumière » sur cette affaire et à « identifier toute autre victime potentielle », selon Rémy Heitz.

Depuis la parution du livre, ces accusations suscitent un vaste débat et de nombreux témoignages sur l'inceste, notamment sur les réseaux sociaux via le hashtag #Metooinceste.

Plusieurs personnalités éclaboussées par le scandale

Après les révélations, Olivier Duhamel a démissionné de l'ensemble de ses fonctions: outre la présidence de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), qui chapeaute Sciences Po, le politologue a aussi quitté celle du club d'influence « Le Siècle » et arrêté ses émissions sur LCI ou Europe 1. Plusieurs personnes de l'entourage de M. Duhamel, accusées d'avoir été au courant des faits depuis plusieurs années, ont été éclaboussées par le scandale.

Le préfet d'Ile-de-France Marc Guillaume, membre du conseil d'administration du "Siècle" et ex-secrétaire général du gouvernement, a quitté l'ensemble des fonctions dans lesquelles il a travaillé avec Olivier Duhamel.

L'ancienne ministre Elisabeth Guigou a, elle, quitté la présidence de la Commission sur l'inceste et les violences sexuelles subies pendant l'enfance.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS A BALI UNE DROLE D'AMENDE

POUR LES RECALCITRANTS DU PORT DU MASQUE

Gare aux touristes qui ne respectent pas le protocole sanitaire en Indonésie !

Les autorités ont trouvé un moyen de lutter contre les personnes récalcitrantes au port du masque : les obliger à faire des pompes Aux forces de l'ordre de les contraindre à effectuer 50 pompes en cas d'absence de masque. Quant à ceux qui le portent mal, 15 pompes leur sont demandées.

Le port du masque est en effet obligatoire depuis l'an dernier dans les lieux publics de l'île indonésienne, afin de lutter contre la propagation de la Covid-19.

Dans la province de Badung, où se trouvent les plages prisées de Kuta et Seminyak, 8.864 infractions au protocole sanitaire ont été enregistrées.

Et 90% d'entre elles concernaient des touristes étrangers, principalement des Européens, détaille à ABC l'officier chargé du maintien de l'ordre, Gusti Agung Ketut

« Le respect du port du masque par les touristes étrangers est très bas. 90% des contrevenants sont des touristes étrangers », souligne Gusti Agung Ketut .

L'Indonésie pourrait bien sévir face à ces touristes irrespectueux en les expulsant tout simplement du pays!




Carl Delsey pour DayNewsWorld

COVID-19 LES TROIS VARIANTS DU VIRUS DETECTES SONT DANGEREUX CHACUN A LEUR MANIERE

Le nombre de pays et territoires où se trouve dorénavant le variant du coronavirus repéré initialement en Grande-Bretagne s’élève à 50 et il est de 20 pour le variant identifié en Afrique du Sud, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une troisième mutation, le variant japonais venu du Brésil, dont le Japon a annoncé dimanche la découverte  pourrait impacter la réponse immunitaire et nécessite d’être étudiée plus avant, selon l’OMS qui évoque dans son bulletin hebdomadaire « un variant inquiétant  »​.

«  Plus le virus SARS-CoV-2 se répand, plus il a d’occasion de muter », souligne l’OMS. « De hauts niveaux de contamination signifient que nous devons nous attendre à l’émergence de davantage de variants ».

Le SARS-CoV-2 est le virus responsable de la maladie Covid-19. Signalé pour la première fois à l’OMS le 14 décembre 2020, le variant britannique VOC 202012/01 a été retrouvé dans 50 pays, territoires et zones, précise l’agence de l’Onu.

Le variant identifié en Afrique du Sud, signalé pour la première fois le 18 décembre 2020, a été détecté à présent dans 20 pays, territoires et zones.

« À partir des enquêtes préliminaires et en cours en Afrique du Sud, il est possible que ce variant soit plus transmissible que les variants qui circulaient auparavant en Afrique du Sud », estime l’OMS dans son bulletin publié mardi soir.

« En outre, si ce nouveau variant ne semble pas provoquer une forme plus grave de la maladie, la hausse rapide du nombre de cas observée a mis les systèmes de santé sous pression ».

L’ampleur de la diffusion géographique des deux variants est vraisemblablement sous-estimée, ajoute l’OMS, en raison d’une distorsion liée au fait qu’ils ont été découverts dans des pays dotés d’une capacité de séquençage du virus.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

OLIVIER DUHAMEL ACCUSE D'INCESTE

Alors que son livre La Familia Grande n'est pas encore sorti en librairie, - il est publié ce jeudi 7 janvier - Camille Kouchner a brisé un lourd silence.

Dans ce livre, l'avocate et fille de l'ancien ministre Bernard Kouchner, aujourd'hui âgée de 45 ans, dévoile un terrible secret de famille : les abus sexuels subis par son frère jumeau à partir de ses 13 ans, dans les années 1980, commis par leur beau-père, le célèbre politologue Olivier Duhamel qui était en couple avec leur mère Evelyne Pisier. Un inceste qui n'est révélé qu'aujourd'hui au grand public, alors que « des dizaines et des dizaines de personnes » étaient au courant souligne Le Parisien ce 6 janvier et ont préféré se taire pour éviter tout scandale. En publiant son livre, Camille Krouchner brise donc une omerta très forte. Avec son livre, Camille Kouchner dit vouloir « témoigner de l'inceste pour montrer que ça dure des années et que c'est très, très difficile de se défaire du silence ».

Ouverture d'une enquête


Face aux accusations, Olivier Duhamel a annoncé sur Twitter mettre fin à l'ensemble de ses fonctions. « Etant l'objet d'attaques personnelles et désireux de préserver les institutions dans lesquelles je travaille, j'y mets fin à mes fonctions », a-t-il écrit, avant de supprimer son compte mardi matin.  Ancien député socialiste européen (de 1997 à 2004), Olivier Duhamel était notamment président de la Fondation nationale des sciences politiques.

Ce mardi 5 janvier, le parquet a décidé d'ouvrir une enquête à son encontre pour viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans.

« À la suite de la publication des différents articles de presse le 4 janvier mettant en cause Olivier Duhamel, le parquet de Paris a ouvert ce jour une enquête des chefs de viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans », a précisé ce mardi 5 janvier dans un communiqué le procureur de Paris, Rémy Heitz.

La pétition de Matzneff qui ressort

L'affaire Gabriel Matzneff qui a éclaté avec le livre « Le Consentement » de Vanessa Springora l'an dernier avait fait ressortir la tribune rédigée par Gabriel Matzneff lui-même défendant la possibilité d'entretenir une relation amoureuse et sexuelle avec des mineurs. Publiée le 26 janvier 1977 dans le Monde, cette pétition avait à l'époque était signée par Bernard Kouchner, le père de Camille Kouchner et de son jumeau, donc le propre père de la victime d'Olivie Duhamel.

Quelque 69 intellectuels français ont signé aux côtés de l'écrivain Gabriel Matzneff et du romancier, Guy Hocquenghem une tribune publiée le 26 janvier 1977, comme le rappelle France Culture.

Parmi lesquels Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Gilles et Fanny Deleuze, Francis Ponge, Philippe Sollers, Jack Lang, Bernard Kouchner, Louis Aragon, André Glucksmann, François Châtelet, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Françoise Laborie, Catherine Millet, Vincent Monteil, Alain Cuny, entre autres soutenus par de nombreux psychiatres.

Cette pétition a été publiée dans Le Monde puis dans Libération pour défendre trois hommes incarcérés depuis plus de trois ans pour avoir abusé sexuellement de mineurs de moins de 15 ans

L'an dernier plus de quarante ans après avoir approuvé cette tribune prônant la pédophilie, l'ancien ministre Bernard Kouchner avait confié au Point que « c'était une connerie absolue ».

Bernard Kouchner souligne le courage de sa fille

Dans son récit, Camille Kouchner n'accable en rien son père. Elle confie même qu'il avait voulu aller lui « péter la gueule » lorsqu’il a été au courant en 2010. C'est elle qui aurait dissuadé son père de s'en mêler pour protéger son frère .L'ancien ministre des Affaires Etrangères, père absent et distant lors de leur adolescence, comme l'a souligné Camille Kouchner, avait alors décidé de se taire, et de ne pas faire de vagues.

Leur mère prévenue a préféré garder le silence et protéger la réputation. Elle est décédée en 2017.

Bernard Kouchner a tenu à souligner le courage de sa fille. Il écrit dans un communiqué : « Un lourd secret qui pesait sur nous depuis trop longtemps a été heureusement levé ».

Avant d'ajouter : « J'admire le courage de ma fille Camille ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

PRES DE 6000 MORTS EN PLUS DU CANCER

A CAUSE DU CORONAVIRUS

Le Covid-19 va-t-il être à l'origine de décès de malades du cancer en France ces prochains mois ?

Oui, estime Unicancer qui regroupe les dix-huit centres de lutte contre le cancer en France et traite environ 25 % des patients. Entre 1000 et 6000 malades du cancer pourraient mourir dans les années qui viennent.

Ces patients n'ont pas consulté de spécialiste pendant le confinement, par peur du virus, ou faute de trouver un spécialiste disponible.

Selon l'étude menée par Unicancer, la baisse des nouveaux patients pris en charge a diminué de 6,8 % sur les sept premiers mois de l'année 2020.

La chute a été particulièrement importante en avril et en mai avec un recul de 21 %. La baisse du nombre de nouveaux diagnostics dépasse les 20 % dans certains établissements.

Les conséquences d'une absence de rendez-vous chez le spécialiste, le radiologue ou le centre anti-cancer, en cas de symptôme suspect, seront différentes selon le type de tumeur ou de cancer.

Les retards de dépistage du cancer du sein, du poumon ou du côlon son particulièrement inquiétants.

Toutefois, le président d'Unicancer Jean-Yves Blay chiffre à "6 % de plus de risque de décès par mois de retard".

Un chiffre très important.

"Pour les patients que l'on connaissait déjà, tout va bien, le suivi a eu lieu en temps et en heure.

Le problème, l'inquiétude, c'est pour les nouveaux". Les chiffres de l'impact du second confinement ne sont pas encore connus mais cette fois, contrairement au premier qui a duré 55 jours, les patients ont pu continuer à fréquenter les centres anti-cancer.

257 000 personnes sont mortes d'un cancer en France en 2019.




Boby Dean pour DayNewsWorld

DECOUVERTE DE 400 TOMBES DU 8EME SIECLE ORIENTEES VERS LA MECQUE EN ESPAGNE

Des ouvriers sont tombés sur des restes humains lors de l'élargissement d'une route à Tauste, une petite ville de la province espagnole de Saragosse.

Ils ont découvert l'un des sites funéraires de l'époque islamique les plus anciens et les mieux préservés d'Espagne.

Depuis une dizaine de jours, les archéologues ont ainsi pu mettre au jour 400 tombes contenant plus de 4 500 corps datant du 8e siècle, des tombes orientées vers la Mecque.

« C'est le témoignage d'un moment de convergence, de changement, c'est-à-dire que les gens que nous avons trouvés enterrés ici sont des gens qui se sont convertis à l'Islam, mais qui ont une culture traditionnellement romaine, donc ils apportent la preuve d'un moment de transition culturelle »,selon Eva Jiménez, coordinatrice de la recherche archéologique.

La société chargée des travaux s'est engagée à déterrer tous les squelettes dans un délai d'un mois et prévoit de construire une crypte pour les regrouper à la fin des recherches, mais ces restes humains pourraient aussi rejoindre un musée.

Des tombes faisant partie de l'histoire de l'Espagne après la conquête musulmane de la péninsule ibérique au VIIIe siècle.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

QUID DE L'ISOLEMENT DES PERSONNES

POSITIVES AU COVID-19 ?

La tendance gagne de plus en plus de pays et pas seulement les plus autoritaires :

des mesures d'isolement obligatoire des personnes testées positives au Covid-19 sont adoptées pour barrer la route à la pandémie et permettre à l'économie de repartir.

La France suit le même chemin comme l'a laissé entendre Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée du 24 novembre 2020.

En appelant le gouvernement et le Parlement à « s’assurer de l’isolement des personnes contaminées, y compris de manière plus contraignante ». Et le porte-parole de l'Élysée Gabriel Attal l'a confirmé dès le lendemain :

« L'isolement contraignant est une possibilité, on y travaille. »

Après un test positif au coronavirus, les personnes malades devront-elles s'isoler obligatoirement ? Le cas échéant, que risqueront-elles et par qui seront-elles contrôlées ?

S'isoler pendant sept jours

Les personnes atteintes du Covid-19 sont censées s'isoler durant sept jours, à domicile ou dans un hôtel. La loi d'urgence sanitaire votée le 23 mars dernier, qui étend le pouvoir des autorités, leur permet déjà de rendre cet isolement obligatoire.

« Le code de la santé publique permet au Premier ministre, au ministre de la Santé, et aux représentants de l'État dans le département, c'est-à-dire le Préfet, de prendre des mesures d'isolement », a indiqué Lauréline Fontaine, professeure en droit public à l'Université de la Sorbonne Nouvelle à Paris 3.

Quel contrôle ?

Comment contrôler la population supposée isolée ?

Le seul moyen efficace à grande échelle a été déployé en Corée du Sud et vise à géolocaliser les malades avec leur téléphone portable. Cependant, cette méthode est interdite en France.

Ainsi, il ne reste que deux possibilités : charger la police d'enquêter, comme en Angleterre ou en Espagne par exemple, ou demander aux inspecteurs de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM) - qui trace déjà les cas contacts - de les surveiller. Amende en cas de non-respect

En théorie, les contrevenants peuvent être sanctionnés en cas de non-respect de l'isolement. Mais, dans la pratique, la police n'a pas le droit de forcer les personnes positives à rester chez elles.

Une lourde amende de plusieurs milliers d'euros en revanche peut être dissuasive.




Boby Dean pour DayNewsWorld

CARLOS GHOSN « UN PROCESSUS D'ARRESTATION FONDAMENTALEMENT INEQUITABLE »

C’est un tableau accablant que dressent ces experts indépendants, qui dépendent du Conseil des droits de l’Homme mais ne s’expriment pas au nom des Nations unies.

Le gouvernement japonais a jugé cet avis « totalement inacceptable » et souligné qu’il n’est « pas juridiquement contraignant ».

Dans leur avis posté le 20 novembre 2020, mais diffusé seulement lundi 23 novembre 2020 dans les médias, les experts concluent que

« le processus d’arrestation et de détention de Carlos Ghosn à quatre reprises était fondamentalement inéquitable, car il l’a empêché de retrouver sa liberté et de bénéficier des autres droits à un procès équitable, notamment celui de communiquer librement avec un avocat».

Présomption d’innocence pas respectée

Et d’ajouter: les «violations du droit à un procès équitable étaient d’une telle gravité qu’elles ont conféré à la détention de Carlos Ghosn un caractère arbitraire».

En outre, soulignent-ils, «Carlos Ghosn a été détenu dans des conditions de nature à le contraindre à faire des déclarations le mettant en cause, ceci en violation de son droit à la présomption d’innocence».

Les experts de l’ONU soulignent que leur avis ne porte pas sur les accusations portées à l’encontre de M. Ghosn au Japon, mais sur les conditions dans lesquelles la procédure a été menée.

A cet égard, le Groupe de travail de l’ONU est d’avis que «la privation de liberté de Carlos Ghosn du 19 novembre 2018 au 5 mars 2019 et du 4 au 25 avril 2019, en violation des articles 9, 10 et 11 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et des articles 9, 10 et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, était arbitraire».

«Enquête indépendante»

Il note notamment que les conditions de mise en liberté sous caution imposées à Carlos Ghosn «semblent avoir été exceptionnellement strictes, en particulier l’interdiction, pendant la deuxième période de mise en liberté sous caution, de tout contact avec son épouse, autrement que par l’intermédiaire de ses avocats, sans autorisation préalable du tribunal et pour une durée indéterminée».

« Compte tenu de toutes les circonstances de l’affaire, la réparation appropriée serait d’accorder à Carlos Ghosn un droit exécutoire à une indemnisation et à d’autres réparations, conformément au droit international », considère-t-il.

Pour les avocats de Carlos Ghosn, François Zimeray et Jessica Finelle, cet avis «est une décision courageuse qui constitue un tournant décisif».

Selon eux, cette décision « établit irréfutablement ce que nous avions dénoncé dès l’arrestation de Carlos Ghosn :

une détention arbitraire, un déni de son droit à une justice impartiale, des traitements indignes et dégradants ».

Le Groupe de travail exhorte le gouvernement japonais à garantir « une enquête complète et indépendante sur les circonstances entourant la détention arbitraire de Carlos Ghosn, et à prendre des mesures appropriées contre les responsables de la violation de ses droits ».

Les experts demandent à cette dernière et au gouvernement japonais de leur fournir des informations sur les mesures prises, notamment en matière de réparation, dans un délai de six mois.

Carlos Ghosn, qui nie ces accusations, était arrivé le 30 décembre à Beyrouth au terme d’une fuite rocambolesque du Japon. Il est soupçonné d’avoir quitté le pays caché dans un caisson de matériel.




Boby Dean pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS FLAMBEE DE VIOLENCE

ENVERS LES FEMMES

La journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes du 25 novembre 2020 revêt un aspect particulier au vu de l’augmentation des violences liée au confinement.Du Nigeria au Brésil, de la France à l’Inde, aucun pays n’échappe à l’épidémie de coronavirus.

Flambée des viols au Nigeria ou en Afrique du Sud, hausse des disparitions de femmes au Pérou, augmentation des féminicides au Brésil ou au Mexique, associations débordées en Europe: la crise sanitaire mondiale a mis partout en lumière le fléau des violences sexistes et sexuelles.

Selon des données de l’ONU Femmes publiées fin septembre, le confinement a fait augmenter les plaintes ou appels aux autorités pour des violences domestiques de 30% à Chypre, 33% à Singapour, 30% en France ou 25% en Argentine.

Dans tous les pays, contraints à prendre des mesures de restriction de déplacements pour enrayer la propagation du virus, des femmes et des enfants se sont retrouvés à huis clos. «La maison est le lieu le plus dangereux pour les femmes», rappelaient en avril une trentaine d’associations marocaines, demandant aux autorités «une réponse d’urgence».

Partout les fermetures d’entreprises, des lieux d’activités culturelles et sportives et des écoles ne permettent plus d’échappatoires aux victimes, déjà affaiblies par l’insécurité économique et sociale engendrée par le virus.

Au niveau mondial, seul un pays sur huit a mis en place des mesures pour atténuer les effets de la pandémie sur les femmes et les filles, selon l’ONU Femmes.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

UN NOUVEAU CORONAVIRUS CHEZ LES PORCS TRANSMISSIBLE A L'HOMME

Un nouveau coronavirus transmis aux humains par les porcs ?

Des chercheurs de l'Université de North Carolina sont parvenus à infecter des cellules humaines avec le coronavirus responsable de la diarrhée épidémique porcine (PED). Le risque qu'il puisse sauter la barrière des espèces serait ainsi confirmé.

Un alphacoronavirus particulièrement virulent

Ce coronavirus, baptisé SADS-CoV, appartient à la famille des alphacoronavirus. « Le SADS-CoV est dérivé d'un coronavirus de la chauve-souris nommé HKU2, dont la distribution est largement répandue à travers le monde », renchérit sa collègue Caitlin Edwards, également coauteure de l'article. S'il n'a pas été signalé en Europe depuis 1990, il a toujours circulé en Asie. Et il aurait connu une recrudescence en Chine depuis 2016.

Il entraîne chez les porcs une gastro-entérite aiguë, dont la mortalité peut atteindre 100% chez les porcelets non sevrés.

Sa transmission a été favorisée par les méthodes de production des élevages industriels, qui se traduisent par une forte promiscuité et une baisse de la diversité génétique.

Des cellules humaines infectées, de préférence celles de l'intestin

Si jusqu'à présent aucun cas de transmission à l'Homme n'a été observé, les chercheurs de North Carolina ont publié une étude le 12 octobre dernier qui démontre qu'un passage à l'Homme ne peut être exclu.

Travaillant en laboratoire, les équipes du professeur Caitlin Edward, qui a dirigé l'étude, sont parvenus à infecter des cellules humaines avec SADS-CoV. Ce dernier s'est transmis sans encombre aux cellules du poumon, du foie, des voies respiratoires. Contrairement au SARS-CoV-2, qui affecte davantage les poumons, le SADS-CoV a une préférence pour les intestins.

Hormis celles des humains, les scientifiques sont parvenus à infecter de nombreuses autres cellules de mammifères.

«Alors que nombre d'observateurs se focalisent sur les betacoronavirus SARS et MERS, les alphacoronavirus pourraient se montrer aussi, voire plus, dangereux pour la santé humaine, étant donné leur potentiel pour sauter la barrière des espèces», avertit Ralph Beric, professeur d'épidémiologie à L'Université de North Carolina, dans l'article relatant l'étude.

Le remdesivir comme possible futur traitement ?

Il semblerait que le remdesivir, prescrit dans les formes graves d'Ebola et de SARS-CoV-2, soit efficace contre le coronavirus SADS-CoV. Des données qui restent à confirmer. En attendant la mise au point d'un vaccin pour le porc, les auteurs de l'étude recommandent un suivi attentif des cheptels de cochons et des éleveurs en contact avec eux afin de surveiller un éventuel passage à l'humain et de prévenir des pertes agricoles catastrophiques.

Alors que l'épidémie de SARS-CoV-2 est en plein rebond, voit-on déjà la prochaine pandémie mondiale prendre le relais ?




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE PIEGE DE L'ALLONGEMENT DU DELAI

A L'AVORTEMENT VOTE EN PLEIN COVID-19

La loi Veil du 17 janvier 1975, relative à l'interruption volontaire de grossesse, hante toujours les consciences Le taux de recours à l'avortement a légèrement augmenté en 2019, avec plus de 232 000 IVG pratiquées en France, atteignant son plus haut niveau constaté depuis trente ans, selon une étude officielle.Or l’extension du délai de recours à l’IVG de 12 à 14 semaines.a été votée jeudi 8 octobre à l 'assemblée nationale à 102 voix 65 , malgré l'opposition du gouvernement.

Un piège dans le cadre d'une « niche »réservée au groupe EDS

La mesure a été portée dans une proposition de loi en forme de piège tendu à la majorité par le groupe d’ex-marcheurs devenus dissidents, Ecologie, démocratie, solidarité, qui sera examinée ce jeudi à l’Assemblée nationale. Porté par la députée du groupe EDS et ex-LREM Albane Gaillot, le texte est débattu dans le cadre d'une « niche » réservée à son groupe politique. Il a obtenu le soutien de la majorité et fait suite à un rapport parlementaire de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée qui préconisait cette mesure.

Pendant le confinement, un premier pas avait été franchi en ce sens, en étendant la période pendant laquelle une personne pouvait recourir à une IVG médicamenteuse. Il est désormais possible d'y avoir recours pendant les neuf premières semaines de grossesse à domicile - et non plus sept comme avant. La proposition de loi présentée par LaREM s'inscrit dans la même lignée : faciliter l'accès à l'IVG et permettre au maximum de personnes de pouvoir interrompre une grossesse non désirée.Outre l'allongement du délai légal d'accès à l'IVG à 14 semaines de grossesse (16 semaines d'aménorrhée), la loi autorise désormais les sages-femmes à réaliser des IVG chirurgicales jusqu'à la 10e semaine de grossesse.

Contre l'avis du gouvernement en plein Covid-19

Le ministre de la Santé avait cependant rappelé qu'il était essentiel d'attendre l'avis du Comité consultatif national d'éthique « pour faire un travail complet abouti ».. S'exprimant lors de l'examen d'une proposition de loi visant à allonger le délai légal pour recourir à l'avortement, le ministre de la Santé a souhaité temporiser, appelant à la prudence, à contre-courant de la majorité qui souhaite accélérer son vote. « C'est un thème sensible », a-t-il notamment souligné, provoquant dans l'hémicycle des applaudissements et des huées. Il avait rappelé devant les députés qu'il souhaitait « des avancées, mais dans de bonnes conditions de débat », et fera valoir « une position de sagesse » à propos de cette proposition de loi .

À droite, la députée LR Geneviève Levy a déploré un procédé législatif « brouillon » et un « souci de méthode » en se déclarant opposée à l'allongement du délai à 14 semaines. Quelques opposants au texte, des associations ou la députée Emmanuelle Ménard (proche du RN) ont tenu un point de presse devant l'Assemblée.

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) doit cependant encore rendre son avis courant novembre sur ce texte.




Britney Delsey pour DayNewsWorld


UN DIVORCE SELON LA SHARIA AU DANEMARK

QUI SCANDALISE

A Odense, berceau du célèbre conteur danois Hans Christian Andersen, le maire, Peter Rahbæk Juel, vit « un mauvais conte de fées en plein XXIe siècle ». Un imam a en effet envoyé une onde de choc dans sa ville et dans le royaume scandinave en élaborant un acte de divorce selon la charia. « J'ai eu mal au ventre à la lecture de ce document » en arabe signé par l'imam danois Abou Bashar, alias Mohamad Al-Khaled Samha, confie l'édile.

D'origine syrienne, le religieux est une figure controversée au Danemark. Il fait partie d'une délégation de religieux qui s'était rendue fin 2005 en Égypte, au Liban et en Syrie pour mobiliser des soutiens à un mouvement de protestations contre la publication de 12 caricatures de Mahomet publiées quelques mois plus tôt dans le quotidien Jyllands-Posten .

Des conditions de divorce basées sur la charia

Dans l'affaire du divorce, un document de trois pages en arabe, révélé par le journal Berlingske Tidende, indique que la jeune femme souhaitant divorcer a accepté une série de conditions basées sur la charia, notamment le paiement de 75 000 couronnes (10 000 euros) à son ex-mari, correspondant à la dot du mariage.

Elle s'engage par ailleurs à perdre la garde de ses deux enfants si elle épouse un autre homme […], si elle déménage à plus de 130 kilomètres de son anciedomicile à Vollsmose (banlieue d'Aarhus) ou si elle adopte un comportement qui porte atteinte à son honneur et à celui de sa famille. Le divorce sera également annulé si « elle n'enseigne pas le Coran à ses enfants, la langue arabe et ne leur apprend pas à prier cinq fois par jour ».

Combien de divorces de ce type ?

Pour le maire, « cette violence psychologique, perpétrée au moyen de la charia, est inacceptable ». En fait, « cette femme n'a pas divorcé, elle est soumise au contrôle de son mari et de son imam », constate-t-il. C'est pourquoi il a porté plainte auprès de la police, au nom de la commune, contre l'imam pour « violences psychiques » à l'encontre de cette femme, un délit passible d'une amende et de trois ans de prison maximum. « Il est important, dit-il, d'envoyer un signal clair aux imams et aux prédicateurs qui pratiquent la charia pour leur rappeler qu'elle est punissable au Danemark. »

En effet, ce cas ne serait pas unique, selon l'édile, qui se demande « combien d'autres divorces de ce type ont été conclus » dans sa cité qui se bat depuis plusieurs années pour briser la société parallèle qui règne avec ses lois dans les ghettos comme à Vollsmose.

L'affaire a suscité un émoi au sein du gouvernement et sur la scène parlementaire. « La charia opprime les femmes et n'a pas sa place au Danemark », a martelé la Première ministre sociale-démocrate Mette Frederiksen sur sa page Facebook. « Au gouvernement, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre un terme à cette pratique qui confirme nos craintes concernant les tendances antidémocratiques qui existent dans certaines parties du pays. Un imam ne devrait pas du tout s'immiscer dans les divorces. C'est un choix à faire uniquement par les deux personnes et par personne d'autre », tonne-t-elle.

Des conseils religieux islamistes secrets au Danemark

Selon Berlingske Tidende, il existe des conseils religieux secrets au Danemark qui contribuent à maintenir un contrôle social négatif en refusant, entre autres, le divorce aux femmes victimes de violences. Une réalité confirmée par un rapport de janvier 2020 du Centre national de recherche et d'analyse pour le bien-être social (VIVE) commandé par le ministère de l'Immigration et de l'Intégration et montrant que « des femmes de minorités ethniques divorcées sont victimes de violences et d'oppression, ne connaissent pas leurs droits et ont du mal à obtenir de l'aide dans le divorce ». Et, si le couple a été « marié lors d'une cérémonie religieuse et que l'homme ne veut pas dissoudre le mariage, il peut maintenir la femme dans la relation d'épouse contre sa volonté », indique le document.

« Nous vivons en 2020, pas au Moyen Âge ! »

Pour le ministre de l'Immigration Mattias Tesfaye, « ce rapport est choquant. Nous vivons en 2020, pas au Moyen Âge ! Les femmes opprimées doivent connaître leurs droits et doivent décider elles mêmes si elles veulent divorcer ». Et son collègue de l'Égalité des sexes, Mogens Jensen, de renchérir :

« Des histoires de femmes qui, contre leur gré, sont prises dans un mariage parce que leur droit égal au divorce n'est pas reconnu par la famille ou leur milieu sont inacceptables au Danemark. »




Boby Dean pour DayNewsWorld


DES MORTS ET DES DISPARUS

DANS LA TEMPETE ALEX

Des pluies diluviennes et des crues brutales ont laissé des villages coupés du monde et des habitants « abasourdis » dans les Alpes-Maritimes, où des centaines de secouristes sont mobilisés. Quatre morts et des personnes toujours portées disparues en France : deux retrouvées à Saint-Martin-Vésubie, une à Lantosque, une à Colomars, et un homme présenté comme un berger retrouvé à Vintimille, selon l'Italie.

Côté italien, deux morts sont à déplorer dans le Val d'Aoste et le Piémont, régions elles aussi touchées par ces pluies torrentielles. Le préfet a également annoncé avoir pris un arrêté pour interdire la fréquentation des massifs des Alpes-Maritimes pour « au moins 15 jours » pour permettre aux secours en haute montagne de se focaliser sur les secours des sinistrés.

Après le passage de la tempête Alex, vendredi 2 octobre, les dégâts sont considérables dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes). Lundi 5 octobre, la préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé que trois nouveaux corps de victimes avaient été retrouvés, trois jours après le passage de la tempête Alex. Le bilan humain fait état de quatre morts en France. Le bilan pourrait encore s'alourdir.

Au total, 36 communes du département sont touchées. 620 pompiers, aidés de 12 hélicoptères, sont encore sur le terrain pour poursuivre les recherches.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

UNE MOLECULE MIRACLE POUR COMBATTRE

 LA MALADIE D'ALZHEIMER

La Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer se tient en ce mois de septembre 2200 et ils sont nombreux à considérer qu'il y a enfin des raisons d'espérer traiter la maladie d'Alzheimer après vingt années d'échecs. Certes, il n'existe toujours pas de traitement efficace contre une pathologie neurodégénérative très fréquente qui frapperait chaque année 225.000 nouveaux malades en France.

Mais, en décembre 2019, une lueur est née : le laboratoire Biogen a assuré, lors d'un congrès, que sa molécule aducanumab était capable de réduire le déclin cognitif chez une partie des patients inclus dans l'essai clinique, et ce dans la phase initiale de la maladie.

« L'aducanumab, lui, semble réduire le déclin cognitif chez une partie des patients dans la phase initiale de la maladie. Un effet positif sur l'autonomie et les performances cognitives, c'est une première et quelle promesse! », s'enthousiasme Bruno Dubois, professeur de neurologie, chef du service à la Pitié-Salpêtrière et auteur du passionnant Alzheimer – La vérité sur la maladie du siècle (Grasset, 2019)

Un dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché a bien été déposé aux États-Unis par l'entreprise américaine.

À l'instar de Biogen, d'autres acteurs industriels se sont lancés dans la course au remède miracle. La majorité des quelque 300 médicaments en cours de développement s'attaque aussi aux protéines (plaques amyloïdes ou Tau) qui s'accumulent dans le cerveau des malades. C'est la première fois qu'une piste thérapeutique pourrait être validée

La molécule BAN2401, un anticorps qui vise lui aussi à éliminer les plaques amyloïdes, donne des résultats encourageants. La phase 3 de l'essai clinique a démarré. D'autres médicaments ciblant la protéine Tau sont en cours de développement.Mais d'autres voies sont explorées, comme un traitement développé en France qui vise à moduler l'inflammation au niveau des synapses ..Et certaines autres recherches sont prometteuses

Alors, faut-il vraiment se réjouir?

La course contre Alzheimer est certes lancée. « Mais prudence : les résultats des essais cliniques n'ont pas encore été publiés.

Si l'efficacité était confirmée l'an prochain, 2021 serait la deuxième date la plus importante depuis la description de la maladie par Aloïs Alzheimer en 1906. », conclut le  professeur en neurologie Bruno Dubois dont l'équipe mène des travaux avec Biogen.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE BATEAU DE BANKSY EN DANGER

APRES LE SAUVETAGE DE MIGRANTS

C'est l'histoire d'un sauvetage qui a besoin lui-même d'être sauvé. Dans la nuit de vendredi à samedi, le Louise Michel, bateau affrété en secret par le célèbre street artiste Banksy pour venir en aide aux migrants en Méditerranée, a appelé à l'aide après avoir récupéré quelques heures plus tôt 130 occupants d'une embarcation à la dérive.

Un sauvetage qui le met en grande difficulté, comme l'ont expliqué dans un tweet les organisateurs de la campagne sur le compte @MVLouiseMichel, ouvert pour l'occasion.

Le Louise-Michel a débuté ses opérations en mer cette semaine et il cherche désormais un port sûr pour y débarquer les 219 naufragés qu'il a récupérés depuis jeudi au large de la Libye. Le bateau est trop chargé pour pouvoir être manœuvré, d'autant qu'il remorque aussi un canot de sauvetage, et il « n'est plus maître de son propre destin (...) avant tout en raison du fait que l'Europe ignore nos appels d'urgence à une aide immédiate ».

« Il y a déjà une personne morte sur le bateau. Les autres présentent des brûlures au carburant, ils sont restés pendant des jours en mer et maintenant ils sont laissés pour compte dans une zone de recherche et de sauvetage de l'UE », ont-ils déploré.

Le navire, baptisé d'une anarchiste française du XIXe siècle et décoré d'un graffiti de l'artiste britannique, a été affrété dans le plus grand secret. Il est parti le 18 août de Borriana, dans l'est de l'Espagne, a révélé le journal britannique The Guardian. Selon le site Marinetraffic, le Louise Michel se trouvait samedi matin immobile en mer à une centaine de kilomètres au sud-est de l'île italienne de Lampedusa, au sud de la Sicile.

Un bateau de petite taille

Le Guardian a publié en exclusivité plusieurs clichés du Louise Michel, peint en rose et blanc, avec un graffiti manifestement de Banksy représentant une petite fille en gilet de sauvetage brandissant une bouée en forme de coeur.

Son capitaine est Pia Klemp, une militante allemande pour les droits de l'homme, connue pour avoir conduit plusieurs autres navires de sauvetage, dont le Sea-Watch 3. Elle fait toujours l'objet d'une enquête par la justice italienne, notamment pour « aide à l'immigration illégale ».

Le bateau est un ancien navire des douanes françaises. Avec 31 mètres de long, il est de plus petite taille mais considérablement plus rapide que les habituels navires dONG intervenant dans la zone, lui permettant de prendre de vitesse les garde-côtes libyens. Le street artiste vivant le plus connu au monde, qui aborde régulièrement la question de la crise migratoire dans ses œuvres, ne serait pas à bord, assure le Guardian.

Banksy, qui entretient le plus grand mystère sur son identité, a contacté Pia Klemp en septembre 2019, explique le Guardian, selon lequel la jeune femme a d'abord cru à un canular. « Bonjour Pia, j'ai lu votre histoire dans les journaux. Tu as l'air d'une dure à cuire », lui a-t-il écrit dans un mail.

« Convergence des luttes »

« Je suis un artiste du Royaume-Uni et j'ai travaillé sur la crise des migrants, évidemment je ne peux pas garder l'argent. Pourriez-vous l'utiliser pour acheter un nouveau bateau ou quelque chose comme ça ? », disait ce message, signé « Banksy ».

Pia Klemp estime que Banksy l'a sollicitée pour son engagement politique : « Je ne vois pas le sauvetage en mer comme une action humanitaire, mais comme faisant partie d'un combat antifasciste », a-t-elle déclaré au Guardian.

Les dix marins du Louise Michel se disent tous « des activistes antiracistes et antifascistes partisans de changements politiques radicaux », précise le quotidien.

Selon Lea Reisner, une infirmière en charge à bord des opérations de secours, le projet est "d'abord anarchiste, puisqu'il entend défendre la convergence des luttes pour la justice sociale, dont les droits des femmes et des LGBTIQ, l'égalité raciale, les droits des migrants, la défense de l'environnement et les droits des animaux".

L'année 2020 est marquée par une recrudescence d'embarcations en Méditerranée centrale, route migratoire la plus meurtrière du monde pour les candidats à l'exil vers l'Europe.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

CAMION DE L'HORREUR EN ANGLETERRE

 ET CONDAMNATION AU VIETNAM

Sept personnes, accusées d'avoir joué un rôle dans le trafic ayant entraîné la mort de 39 migrants vietnamiens retrouvés dans un camion frigorifique en Angleterre, ont été condamnées au Vietnam. Il s'agit des premières condamnations dans ce drame qui a mis en lumière les dangers de l'immigration clandestine, avec des trafiquants sans scrupule qui profitent de la vulnérabilité des candidats, ces derniers finissant souvent dans des bars à ongles ou des fermes à cannabis illégales au Royaume-Uni, réduits à un état de semi-esclavage.

Le 23 octobre 2019, les corps de 31 hommes et de huit femmes, dont deux adolescents de 15 ans, avaient été découverts à bord d'un camion dans la zone industrielle de Grays, à l'est de Londres. Entassés dans le conteneur qui provenait du port belge de Zeebruges, ils sont morts en raison d'un manque d'oxygène.

Nombre des victimes de ce drame étaient originaires d'une région pauvre du centre du Vietnam, où les familles s'endettent à hauteur de milliers de dollars pour envoyer l'un des leurs au Royaume-Uni, via des filières clandestines, dans l'espoir qu'ils y trouvent des emplois rémunérateurs.

Plusieurs personnes ont été inculpées au Royaume-Uni, dont le conducteur du camion frigorifique, Maurice Robinson et un Nord-Irlandais, Ronan Hugues, soupçonné d'avoir organisé le mouvement des différents chauffeurs. Ils ont plaidé coupable d'homicides involontaires.

Treize suspects ont été inculpés en France, 13 autres en Belgique.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

DE NOUVELLES RECOMMANDATIONS DE L'ACADEMIE DE MEDECINE

LES MASQUES LAVABLES A 30 OU 40°C

L'Académie de médecine est revenue sur la recommandation officielle précisant que les masques en tissu devaient être lavés en machine, à 60 degrés.

Depuis le début de l'épidémie de Covid-19, les informations à destination du public ne cessent de se contredire ou plutôt de s'affiner. Si les masques sont désormais considérés comme une mesure de lutte contre le coronavirus nécessaire au quotidien, son usage doit respecter des recommandations strictes. Ainsi, l'Académie nationale de médecine a publié quelques précisions à ce sujet lundi 7 septembre. Et plus particulièrement concernant les masques grand public.

L'institution reconnaît que « si les masques alternatifs ont des performances légèrement inférieures à celles des masques chirurgicaux en termes de filtration et d’étanchéité, ils offrent généralement de meilleures qualités de confort et de 'respirabilité».

Laver le linge en contact avec le virus à 60°C est une recommandation du Haut conseil de santé publique, de la société française d'hygiène hospitalière et même de l’Agence nationale de sécurité du médicament. Mais elle a été publiée en avril dernier, en pleine vague épidémique.

Aujourd'hui, contrairement à ce qui avait été annoncé au départ, ces masques en tissu ne doivent pas être nécessairement lavés à 60 degrés. « Ils peuvent être lavés à la main ou en machine, avec un détergent, comme le linge de corps, la température de 60°C n’étant pas plus justifiée.

La plupart des Français lavent leur linge plutôt à 30° ou 40°. D’abord parce que c'est le conseil donné par des organismes publics comme l'Ademe pour que cela consomme moins d’énergie. Ce qui est mieux pour nos factures et notre environnement. De plus, nous utilisons des lessives qui ont déjà une action détergente, même à basse température. Quand vous repassez vos masques ensuite à 120°-140 °C, vous vous débarrassez du virus. lavage »

Par ailleurs, il est recommandé de les changer « lorsqu’ils deviennent humides » et ne doivent « jamais être portés plus d’une journée ». La société savante réitère au passage la nécessité de porter un masque, systématiquement associé aux mesures de distanciation, « dans tous les lieux publics, clos et ouverts, selon des règles faciles à comprendre, à appliquer et à contrôler ;

Concernant les masques chirurgicaux, l'Académie de médecine précise qu'ils « doivent être utilisés préférentiellement lors des activités de soins et de façon systématique pour les personnes malades ou en isolement ».

Pour des raisons économiques et écologiques, l'Académie de médecine estime donc que les masques peuvent être lavés avec le reste du linge et que l'on peut les garder toute une journée.

Les recommandations de l’Académie de médecine s'attachent plus au principe de réalité qu’au principe de précaution le plus strict. L'important est que le port du masque devienne une routine quotidienne.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

CONTRE LE CORONAVIRUS : LE SPRAY NASAL

MADE IN FRANCE

Une équipe de chercheurs français a annoncé avoir trouvé un traitement qui empêcherait une infection du Covid-19. Présenté sous forme de spray nasal, il pourrait être disponible d'ici la fin de l'année si les scientifiques obtiennent les financements nécessaires.

Depuis l'apparition du Covid-19, la communauté scientifique s’active pour trouver un traitement qui permettrait d’endiguer l’épidémie. De nombreuses recherches portent sur un possible vaccin, mais une équipe de chercheurs français a déclaré avoir trouvé un autre moyen d’empêcher l’infection au SARS-CoV-2. Ce traitement se présente donc sous la forme d’un spray nasal ou de pastilles à faire fondre sous la langue. L’étude a été dirigée par Philippe Karoyan, professeur au laboratoire des biomolécules de l’Université de Sorbonne.

« Un leurre »

Pour infecter l’organisme, le coronavirus s’attache à la membrane d’une cellule grâce à la protéine dite "Spike". Cette protéine s’associe ensuite au récepteur ACE2 de la membrane cellulaire et le SARS-CoV-2 pénètre la cellule. Pour empêcher, l’infection l’équipe de scientifiques a développé un « leurre » qui tromperait le virus. Ils ont donc fabriqué des peptides, des molécules qui parviennent à copier les récepteurs ACE2. Ces dernières se fixent sur la protéine Spike et font obstacle au virus. « Nos meilleurs peptides imitent la protéine ACE2 avec une grande affinité et sont capables d’empêcher l’infection pulmonaire », ont expliqué les auteurs de l’étude

A la recherche des financements nécessaires.

Selon les scientifiques, ces molécules ne sont pas toxiques pour les cellules humaines et n'entraînent aucune réaction du système immunitaire. Interrogé par le Parisien, le Professeur Philippe Karoyan a déclaré être en discussion avec de nombreux groupes pharmaceutiques étrangers pour obtenir des moyens financiers. "Côté français, Sanofi n'a pas daigné nous répondre. Si quelqu'un est prêt à investir ne serait-ce qu'un million d'euros, nous pourrions proposer un produit formulé avant la fin de l'année", a t-il ajouté au journal.

Une étude en attente d'une relecture et d’une publication par une revue scientifique, mais les travaux sont accessibles en preprint sur la plateforme du CNRS.




Boby Dean pour DayNewsWorld

UN OFFICIER FRANCAIS SOUPCONNE D'ESPIONNAGE POUR LE COMPTE DE LA RUSSIE

Une affaire digne de la série Bureau des Légendes. Un officier français en poste sur une base de l’Otan en Italie est soupçonné d'avoir espionné pour le compte de la Russie. L’homme a été écroué fin août à Paris, a révélé dimanche la radio Europe 1.

« Ce que je peux confirmer, c’est qu’un officier supérieur est sous le coup d’une procédure judiciaire pour atteinte à la sécurité », a confirmé dimanche la ministre française des Armées Florence Parly dans l’émission « Le Grand Rendez-vous », sans entrer dans les détails de l’affaire. .

Les chefs d'accusation

Cet officier français est-il soupçonné de faits isolés ou s’inscrivant dans la durée ? Trop tôt pour le dire. Le militaire basé à Naples est accusé d'« intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ». Il est aussi poursuivi pour « livraison d’informations à une puissance étrangère ». L’officier est ainsi soupçonné d’avoir fourni des documents ultrasensibles aux services secrets de la Russie, selon Europe 1. La radio indique que c’est une rencontre avec un espion russe, un agent du G.R.U (service de renseignement militaire russe), qui aurait éveillé les soupçons des autorités françaises.

Le militaire français a été écroué pour quatre infractions, selon une source judiciaire. Il est ainsi poursuivi pour « intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », « livraison d’informations à une puissance étrangère », « collecte d’informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation en vue de les livrer à une puissance étrangère » et « compromission du secret de la défense nationale par une personne dépositaire de ce secret ».

Que sait-on de l’espion russe, contact présumé de l’officier ?

Selon les informations du « Parisien », les services secrets italiens surveillaient sur leur sol en 2019 un « officier itinérant » de nationalité russe appartenant à la puissante GRU, le service de renseignement militaire du Kremlin dont la mission était d’identifier des agents « ayant des faiblesses personnelles » afin de les « retourner ». Comprenez : leur faire changer de camp. C’est dans ce cadre que les Italiens ont informé les Français d’une tentative d’approche sur un militaire en détachement, ce lieutenant-colonel en poste en Italie. L’homme serait actuellement « introuvable ».


Son profil

Peu de choses ont filtré sur le profil de l’agent français.Il s’agirait d’un lieutenant-colonel de l’armée française en poste à l’OTAN, près de Naples (Italie). L’homme serait affecté au centre de commandement des forces alliées, en charge de la sécurité du sud de l’Europe et du nord de l’Afrique, notamment la Libye. Des fonctions qui lui donnaient accès à des informations sensibles classées secret-défense. Selon le blog Le Mamouth spécialisé dans les questions de défense, il « était affecté à Naples, principal site de l’Otan en Italie employant des Français ».

Il serait âgé d’une cinquantaine d’années et père de cinq enfants, russophone, avec de lointaines attaches familiales dans le pays.

L’homme a été arrêté par les services de contre-espionnage, la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), alors qu’il s’apprêtait à repartir en Italie à la fin de ses vacances en France. Il est actuellement placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris.

« C’est la France qui a pris l’initiative de cette procédure judiciaire », a souligné Florence Parly. Elle a précisé que son ministère avait saisi le procureur de la République en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale, qui impose à toute autorité publique de signaler à la justice un crime ou délit dont elle a connaissance. Ce signalement, daté du 22 juillet, a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet le 29 juillet.

Condamnations de militaires pour espionnage rares

Les inculpations et condamnations de militaires pour espionnage au profit d’une puissance étrangère sont rares en France, et inférieures à une dizaine depuis la Guerre froide. Les autorités préférant régler ce type d’affaires en interne et loin des médias. Mais la France pourrait avoir été contrainte d’effectuer ce signalement par les caractéristiques de l’accusation (au sein d’un commandement intégré et partagé avec d’autres pays, sur un territoire étranger).

La procédure est-elle aussi politique ?

Faut-il y voir la volonté de la France d’envoyer un message fort dans un contexte géopolitique marqué par l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny et la situation en Biélorussie ?

Selon des éléments recueillis par Le Monde auprès des autorités françaises, ce signalement judiciaire est une manière d’adresser « un message de fermeté à la Russie », dans un contexte de tensions diplomatiques, relatif aux événements en Biélorussie notamment.




Alize Marion pour DayNewsWorld


RECORD DE CHALEUR 54,4 DEGRES °C

DANS LA VALLEE DE LA MORT

La Vallée de la mort, en Californie, n’a jamais aussi bien porté son nom: le mercure y a grimpé dimanche jusqu’à 54,4°C, selon les services météorologiques américains, potentiellement l’une des températures les plus élevées jamais relevées sur Terre.

Cette température record, qui doit encore être vérifiée, a été enregistrée par un système automatique du National Weather Service (NWS) américain à 15h41 (heure locale) sur un site au nom de circonstance lui aussi: «Furnace Creek», le ruisseau de la fournaise.

L’Organisation météolorogique mondiale, organisme spécialisé des Nations unies, a indiqué sur Twitter qu’elle allait vérifier cette observation. «Ce serait la température la plus élevée officiellement relevée dans le monde depuis 1931», a-t-elle écrit.

Située dans le désert des Mojaves, à l’ouest de la ville de Las Vegas, la Vallée de la mort ( «Death Valley») détient le record de la température la plus élevée jamais enregistrée sur Terre: 56,7°C, en juillet 1913.Le mercure y était également monté jusqu’à 53,9°C en juillet 2013.

Le Sud-Ouest des Etats-Unis fait actuellement face à une intense vague de chaleur.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

JUSTICE POUR LA MORT DU COQ MARCEL

Le volatile avait été tué en mai dernier en Ardèche par un voisin exaspéré par ses chants. Une pétition réclamant «justice pour le coq Marcel» a récolté, afin de «sensibiliser et d’apaiser les campagnes» a à ce jour mobilisé 74 490 signataires.

Le conflit autour du coq Maurice avait incité l'Assemblée nationale à voter en janvier une proposition de loi introduisant la notion de «patrimoine sensoriel» des campagnes dans le droit français. Elle doit prochainement être présentée aux sénateurs.

«Nous avons été profondément choqués par ce drame», a rapporté Sébastien Verney, habitant de cette commune de 450 âmes, où le gallinacé a été tué d’un coup de feu par un voisin exaspéré par ses chants.

Le suspect a reconnu les faits et sera jugé début décembre.

Après ce qu’il a dénoncé comme un «acte barbare», le propriétaire de Marcel a créé une page Facebook qui a recueilli de nombreux témoignages et marques de soutien. Ce qui l’a incité à lancer la pétition «Justice pour le coq Marcel», afin de «sensibiliser et d’apaiser les campagnes». Elle a à ce jour mobilisé 74’490 signataires.

«Le mode de vie à la campagne est de plus en plus atteint par des comportements qui ne sont pas punis», observe Sébastien Verney, rappelant le combat judiciaire mené l’été dernier autour du coq Maurice sur l’île d’Oléron (ouest).




Carl Delsey pour DayNewsWorld

UN BENEVOLE DU DIOCESE COUPABLE DE L'INCENDIE DANS LA CATHEDRALE DE NANTES

Une semaine après l’incendie dans la cathédrale de Nantes, le bénévole du diocèse est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche pour « destructions et dégradations par incendie ». L'« homme » a reconnu, lors de l’interrogatoire de première comparution devant le juge d’instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale : sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique», a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès.

Un réfugié rwandais

Cet homme de 39 ans, mis en examen, est un « Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années », avait expliqué la semaine dernière le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois. Il était chargé de fermer la cathédrale la veille de l’incendie. Selon le recteur, qui avait indiqué avoir « confiance en lui comme en tous les collaborateurs », le bénévole était « servant d’autel ». Le recteur le connaissait « depuis quatre ou cinq ans ». L'homme, en France depuis 2012, faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français depuis fin 2019.

Le bénévole encourt dix ans d’emprisonnement

Le bénévole encourt pour cette infraction « une peine de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende », a précisé Pierre Sennés dans un courriel envoyé dans la nuit.

L'enquête avait révélé l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. « Entre le grand orgue, qui est sur la façade au premier étage et les autres feux, vous avez quasiment toute la distance de la cathédrale. Ils sont quand même à une distance conséquente les uns des autres », avait relevé, le jour de l'incendie, le procureur.

L'alerte avait été donnée le 18 juillet vers 7h45 par des passants qui avaient vu des flammes sortant de la cathédrale.

Il avait fallu environ deux heures aux sapeurs-pompiers pour circonscrire le feu qui a notamment détruit un tableau d'Hippolyte Flandrin du XIXe siècle et le grand orgue.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

DEUX PROJETS DE VACCINS CONTRE LE COVID-19

Deux projets de vaccins contre le Covid-19, un britannique et un chinois, ont produit une réponse immunitaire importante et démontré leur sûreté pour les patients, selon les résultats de deux essais cliniques distincts, publiés lundi 20 juillet 2020 dans la revue médicale britannique The Lancet.

Le premier, développé par l'université d'Oxford en partenariat avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca, a généré « une forte réponse immunitaire » dans un essai sur plus de 1.000 patients.

Le second projet, sur lequel travaillent des chercheurs de Wuhan (Chine) financés par CanSino Biologics, a provoqué une forte réaction en termes d'anticorps dans un autre essai chez la plupart des quelque 500 participants.

Ces essais cliniques sont encore dans une phase préliminaire (phase 1/2 et phase 2), et leur efficacité devra être établie dans un essai de phase 3, sur un nombre de participants plus important, avant d'envisager leur commercialisation à grande échelle.

« Une option prometteuse »

Ces résultats étaient malgré tout très attendus: de nombreux chercheurs et laboratoires dans le monde se livrent à une course contre la montre pour trouver un vaccin sûr et efficace contre le Covid-19.

« Si notre vaccin s'avère efficace, c'est une option prometteuse, car ce type de vaccin peut être fabriqué facilement à grande échelle », a commenté Sarah Gilbert, chercheuse à l'université d'Oxford.

Le vaccin d'Oxford et celui de CanSino sont basés sur un adénovirus modifié, qui ne se réplique pas, ce qui les rend plus sûrs notamment pour les patients fragiles.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

QUELLES SONT LES SEQUELLES DU COVID-19 ?

Depuis le début de l’épidémie, la France compte 172 377 cas confirmés de Covid-19. Si 78 670 guérisons sont constatées, certains patients gardent des séquelles plus ou moins longtemps de la maladie.

Ce mercredi 15 juillet, l’Académie de Médecine a publié un avis listant les séquelles du Covid-19 dont elle a connaissance à l’heure actuelle.

Dans le détail, les experts divisent les séquelles en deux groupes avec d’un côté, les atteintes organiques de la phase aiguë, non ou peu réversibles, et de l’autre côté, les troubles complexes survenant quelques semaines après la guérison.

Les atteintes organiques de la phase aiguë

Dans le premier groupe, celui des « atteintes organiques de la phase aiguë » sont d’abord évoquées les atteintes respiratoires résiduelles, car le poumon «  est l’organe le plus fréquemment atteint » dans la phase la plus grave de la maladie. « La fibrose pulmonaire interstitielle est la conséquence fréquente de la détresse respiratoire observée », constate l’institution, avant de détailler :

« Elle est caractérisée par un déclin progressif de la fonction respiratoire, une extension des lésions visibles sur la tomographie thoracique, une sensibilité accrue aux infections respiratoires. Même un faible degré de fibrose résiduelle peut accroître la mortalité chez les sujets âgés. »

L’avis signale aussi des atteintes cardiaques, comme une myocardie inflammatoire « fréquemment retrouvée chez les malades traités en soins intensifs », ou des troubles du rythme susceptibles de persister et donc de réclamer une surveillance prolongée, ainsi qu'un traitement approprié. Des atteintes rénales, et des atteintes directes ou indirectes du système nerveux central sont également citées comme séquelles du Covid-19, tout comme des sarcopénies, en d’autre termes des diminutions des capacités musculaires, « quasi constantes chez les malades immobilisés plusieurs semaines en soins intensifs ».

Les troubles complexes après la guérison.

L’Académie de médecine a également identifié un autre groupe de séquelles, qui inclut celui-ci des troubles complexes « mal étiquetés », survenant « quelques semaines après la guérison » et « dont l’origine et le devenir restent inconnus » :

On a pu constater que des malades apparemment sortis de l’épisode aigu nécessitaient une convalescence prolongée ou se plaignaient de nouveaux symptômes après une période de rémission.

Dans ces cas-là, « l’infection initiale a été souvent courte et a guéri spontanément », indique l’avis, précisant que « les troubles dont se plaignent ces sujets sont un malaise général, des douleurs musculaires, des arthralgies, de la fatigue au moindre effort physique ou intellectuel, une perte de la mémoire et, parfois, des accès de tachycardie. » Si ces troubles sont le plus souvent épisodiques, ils peuvent cependant avoir un caractère prolongé, et leur traitement est « difficile », à part « la prescription de paracétamol, le soutien psychologique et la correction d’une éventuelle dénutrition par un diététicien ».

Les séquelles psychiques

Enfin des séquelles psychiques sont à craindre, prévient aussi l’Académie de médecine. Chez les patients d’abord, en particulier ceux « intensément marqués » par un passage en réanimation avec ventilation assistée et sédation profonde. Mais aussi chez les soignants, quels qu’ils soient, qui ont été soumis à des horaires de travail prolongés associés à des responsabilités accrues, vu l’état préoccupant des patients traités, entraînant fatigue, anxiété et manque de sommeil. »

L’Académie de Médecine recommande de reprendre une activité sportive (marche à pied par exemple) et de rester vigilant au fonctionnement des organes souvent touchés (cœur, cerveau, muscle, etc), voire de bénéficier d'un suivi psychologique.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

LA STATUE D'UNE FEMME NOIRE

REMPLACE CELLE D'EDWARD COLSTON

MARCHAND D'ESCLAVES A BRISTOL

La statue d'un marchand d'esclaves déboulonnée début juin à Bristol (Royaume-Uni) a été remplacée à l'initiative d'un artiste, mercredi 15 juillet, par celle d'une jeune femme noire qui avait participé aux manifestation du mouvement Black Lives Matter.

Intitulée Une montée en puissance (A Surge of Power), la nouvelle sculpture réalisée par Marc Quinn a été installée sur le socle où se trouvait la statue d'Edward Colston par les équipes de l'artiste, sans en avertir la mairie de Bristol.

La grande pièce en acier noir représente Jen Reid, une manifestante qui avait été photographiée le poing levé sur le socle vide de l'ancienne statue de ce marchand d'esclaves de la fin du XVIIe siècle.

Cette sculpture, qui faisait controverse depuis des années, avait été déboulonnée puis jetée dans le fleuve début juin, lors de manifestations du mouvement Black Lives Matter ayant suivi le décès fin mai de George Floyd, un Américain noir tué par un policier.

Ces manifestations s'étaient accompagnées d'une série de dégradations de statues de personnalités contestées en raison de leur implication dans le commerce d'esclaves ou de leurs propos racistes.

Edward Colston, lui, s'est enrichi dans le commerce des esclaves. Il aurait vendu 100.000 esclaves d'Afrique de l'Ouest dans les Caraïbes et aux Amériques entre 1672 et 1689, avant d'utiliser sa fortune pour financer le développement de Bristol, ce qui lui a longtemps valu une réputation de philanthrope.

Le sort de la statue, repêchée depuis, n'avait pas été fixé. L'artiste Banksy, originaire de Bristol, avait proposé de la remettre sur son socle et d'y adjoindre des statues des manifestants la déboulonnant.

Le maire de la ville, Marvin Rees, avait, lui, promis de lancer une grande consultation démocratique à ce sujet.

Présente lors de la pose de la statue qui la représente, Jen Reid a jugé l'action « tout simplement incroyable » et « sacrément culottée ».

Cela va permettre de « poursuivre la conversation  sur le passé esclavagiste du Royaume-uni, a-t-elle déclaré au quotidien The Guardian (en anglais). « J' en avais déjà créé la statue lorsqu'elle s'est tenue sur le socle et a levé son bras en l'air. Nous l'avons cristallisée », a commenté Marc Quinn.

« Cette fièvre iconoclaste refleurit régulièrement, comme le marronnier. Les mêmes justiciers réclamaient les mêmes têtes - de bronze, de marbre - en août 2017, après l’attentat suprémaciste de Charlottesville », selon l'écrivain Nicolas Chaudun qui analysait ce phénomène dans une tribune du Figaro.




Boby Dean pour DayNewsWorld

INCENDIES DEVASTATEURS EN SIBERIE ET TEMPERATURES RECORD

Situation d'urgence en Sibérie où les incendies continuent de faire des ravages et les températures estivales atteignent des records, ont annoncé samedi les services russes chargés des forêts qui les combattent en ensemençant des nuages et en utilisant des explosifs.

La Sibérie connaît depuis janvier des températures anormalement élevées par endroits ce qui, combiné à un faible taux d'humidité du sol, a contribué à de nouveaux feux après ceux qui avaient dévasté la région l'été dernier, a noté cette semaine le service européen Copernicus sur le changement climatique.

Depuis mi-juin, le nombre comme l'intensité des incendies ont augmenté dans l'extrême Nord-Est de la Sibérie et dans une moindre mesure en Alaska, selon Copernicus, provoquant l'émission de 59 mégatonnes de CO2 dans l'atmosphère, un record pour ce mois depuis le début des mesures en 2003.

Le Service aérien de protection des forêts russe a indiqué qu'il luttait samedi contre 136 incendies sur 43.000 hectares, en utilisant des explosifs pour contenir les flammes et en tentant de déclencher la pluie avec l'ensemencement des nuages.

La plupart des foyers sont toutefois considérés comme trop éloignés et trop coûteux à traiter, avec actuellement 333.000 hectares en feu au total dans des zones où les efforts des pompiers ont été interrompus, précise-t-il. Ce chiffre s'inscrit toutefois en nette baisse par rapport à celui rapporté voilà une semaine par le service qui était de plus de deux millions d'hectares.

Depuis la mi-juin, les régions situées dans le Grand Nord et au delà du cercle arctique ont enregistré des records de température sans précédent. Les anti-cyclones sont bien plus fréquents et difficiles à prévoir, provoquant une hausse des températures et de l'ensoleillement, avait expliqué fin juin aux journalistes à Moscou Roman Vilfand, chef de l'agence météorologique russe. «C'est le principal problème et l'une des conséquences du changement climatique», avait-il estimé.

Des images satellites présentées samedi montrent que les principaux incendies sévissent toujours en Yakoutie (Sibérie orientale) qui borde l'océan Arctique. La région a déclaré l'état d'urgence le 2 juillet en raison des incendies.

Le service de contrôle des forêts de Greenpeace en Russie a déclaré samedi que 9,26 millions d'hectares au total, soit davantage que la superficie du Portugal, avaient été touchés par des incendies depuis le début de l'année.




Boby Dean pour DayNewsWorld

DES SOIREES COVID-19 D' ETUDIANTS

 AUX ETATS-UNIS

Des responsables de l’État de Washington, dans le nord-ouest des États-Unis, s’étaient inquiétés dès le mois de mai de l’apparition des « Covid party ».....

L’idée ?

Organiser des fêtes avec des personnes contaminées par le coronavirus, et d’autres pas… dans le but d’infecter les personnes non malades, en espérant qu’elles développent une forme d’immunité. Une très mauvaise idée, d’autant plus que l’immunité au Covid-19 fait débat parmi les scientifiques. Deux mois plus tard, nouvelle alerte. Cette fois en Alabama, dans le sud du pays.

« Cela n’a aucun sens »

C’est Sonya McKinstry, une conseillère municipale de la ville de Tuscaloosa, qui a tiré la sonnette d’alarme, au micro de la chaîne de télévision ABC News , comme l’a repéré 20Minutes.

Elle explique avoir pris connaissance, récemment, de l’organisation de « Covid parties » par des étudiants de la ville. « Ils mettent en place une cagnotte, et le premier qui est contaminé par le Covid-19 gagne l’argent, raconte-t-elle. Cela n’a aucun sens ».

De quoi susciter l’indignation des autorités locales alors que l’Etat d’Alabama est confronté à une flambée des hospitalisations, une quasi-pénurie de lits en réanimation et comptabilise plus 38.000 cas de coronavirus et 947 décès.

Et toutes les personnes contaminées par le coronavirus doivent se confiner, chez elles, pendant quatorze jours, au risque d’écoper une amende allant jusqu’à 500 dollars.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

DES TERMES SUPPOSES RACISTES SUPRIMES

DANS LE MARKETING

L'actualité fait bouger la stratégie marketing des plus grands groupes. Le géant de l’industrie cosmétique L’Oréal a ainsi annoncé samedi 27 juin vouloir supprimer certains termes qui pourraient susciter des contestations. « Le groupe L'Oréal a décidé de retirer les mots blanc/blanchissant (white/whitening), clair (fair/fairness, light/lightening) de tous ses produits destinés à uniformiser la peau », indique le groupe français des cosmétiques dans un communiqué publié en anglais samedi.

Une décision prise à la suite de celle d’un de ses principaux concurrents, l’anglo-néerlandais Unilever dans un contexte mondial de manifestations anti-racistes. Aux Etats-Unis surtout, mais aussi en France, en Inde ou en Australie, les marques sont sous pression devant la colère exprimée depuis la mort fin mai de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc à Minneapolis.

« Le débat des dernières semaines a mis en évidence le fait que certains noms ou promesses figurant sur nos produits Neutrogena et Clean & Clear visant à réduire les taches, représentaient la blancheur ou la clarté comme étant meilleures que votre teint, unique », déplore le groupe américain Johnson and Johnson dans un communiqué cité le New York Times.

« Cela n'a jamais été notre intention : une peau en bonne santé, c'est ça une belle peau », ajoute Johnson and Johnson, en annonçant la fin de ses lignes Neutrogena Fine Fairness et Clear Fairness by Clean & Clear. Le géant américain a donc décidé de ne plus commercialiser de substances éclaircissantes conçues pour l'Asie et le Moyen-Orient. Il s'agit dorénavant de célébrer tous type de peaux.

Toujours est-il que ce marché des crèmes éclaircissantes est un marché en pleine expansion dans le monde, surtout sur le continent asiatique. Il a rapporté plus de 7 milliards d’euros en 2017 et devrait rapporter plus de 13,5 milliards d’euros en 2024 selon certaines estimations.

Nombre d’entreprises emboîtent le pas voulant à leur tour modifier une identité visuelle encore chargée de stéréotypes raciaux, à l’image d’Uncle Ben’s annonçant vouloir changer « d’identité visuelle, afin d’épouser les changements culturels et sociétaux ».

Le 20 juin 2020, Dreyer’s avait dévoilé vouloir changer le nom de son produit « Eskimo Pie », un bâton de glace vanille enrobée de chocolat, afin qu’il n’y ait plus de confusion possible.Quaker Oats (PepsiCo) a promis de retirer d'ici la fin de l'année sa Tante Jemima, une femme noire qui ornait depuis 130 ans son sirop d'érable et ses préparations pour pancakes. En Australie, les sucreries « Red Skins » (peaux rouges) et « Chicos », fabriquées depuis des décennies par le confiseur national Allen's, seront bientôt débaptisées, en raison des « connotations » de leurs noms, a promis Nestlé.

Le mouvement Black Lives Matter a amené à une prise de conscience salutaire.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

ATTAQUE AU COUTEAU

A GLASGOW AU ROYAUME-UNI

Un grave incident s'est produit dans le centre-ville de Glasgow.

Les autorités évoquent une attaque au couteau qui a visé notamment un policier. L'assaillant a été abattu et la police juge la situation désormais sous contrôle.

Plusieurs personnes ont été hospitalisées.Le circonstances de cette attaque demeurent flous.

La police écossaise fait état de six blessés dont un policier. Ils ont été hospitalisé.

Les faits se sont produits à la hauteur d'un hôtel situé sur West George Street dans le centre-ville de Glasgow.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a appelé la population à rester à l'écart de la zone, évoquant des informations « épouvantables ».

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson s'est dit « profondément attristé par le terrible incident de Glasgow ».

Ces faits interviennent moins d'une semaine après que trois hommes ont été mortellement poignardés samedi dernier à Reading, à l'ouest de Londres, faits dont la police antiterroriste a été saisie.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LES QUATRE VERITES DU PROFESSEUR RAOULT

Le professeur Didier Raoult, devenu l’une des personnalités « politiques » préférées des Français, a été auditionné pendant trois heures ce mercredi 24 juin par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur le coronavirus. Cette commission est chargée d’étudier la généalogie de la crise sanitaire et les éventuelles failles de la réponse française à l’épidémie.

L'infectiologue marseillais n'a pas été tendre avec les autorités sur la gestion de la crise sanitaire et n'a pas hésité à pointer du doigt les conflits d'intérêts qui existent, selon lui, dans le monde de la recherche et.qui, auraient affaibli la riposte face au SARS-CoV-2. Il a reconnu cependant la « difficulté d’avoir une ligne continue quand les vents soufflent dans tous les sens ».

« J’étais un ovni, un extraterrestre »

Le principal promoteur de l’hydroxychloroquine en France a expliqué pourquoi il n’avait pas siégé au sein du conseil scientifique, installé par Macron en mars, pour l’aider dans sa prise de décision. « Je ne suis pas un homme de réunion, je suis un homme de données », a-t-il insisté, précisant qu’il n’était « pas d’accord » avec ce que le professeur Jean-François Delfraissy et son cénacle avaient préconisé pendant la crise.

«Les discussions qu’il y avait dans ce Conseil scientifique ne me concernaient pas. Moi je veux bien parler de science, je veux bien parler de médecine. Ce n’était pas à nous de nous prononcer sur le confinement», a-t-il expliqué. Seconde raison de son retrait: l’incompatibilité avec les autres membres. « J’étais un ovni, un extraterrestre », au milieu d’« une bande de types qui ont l’habitude de travailler entre eux », mais dont aucun « n’est expert des coronavirus », a-t-il argué.

Outre la stratégie du conseil, le professeur Raoult a aussi critiqué l'attitude de l'exécutif et du gouvernement, déclarant notamment qu'Olivier Véran avait « été mal entouré ». Pour rappel, le ministre de la Santé avait demandé à ce que soient revues les règles de prescription sur l'hydroxychloroquine après la publication de l'étude The Lancet, suggérant une inefficacité du traitement antipaludique voire une certaine nocivité.

Des «blaireaux dans leur terrier»

Il a été également particulièrement critique sur l'organisation du dépistage de la Covid-19 en France : «Je ne suis pas d’accord avec la décision qui a été prise de ne pas les généraliser. », a jugé le médecin. « L'idée qu'on ne pouvait pas faire les tests n'était pas vraie », a-t-il expliqué, assurant que la technique PCR (test réalisé à l'aide d'un écouvillon dans le nez) était un « examen extrêmement, simple, banal ». Selon ses dires, le couac se situe au niveau de l’organisation «totalement archaïque» et centralisée vers les centres nationaux de référence (CNR) trop peu partageurs de leurs prérogatives et de leurs machines. Les membres des CNR étant comparés à des «blaireaux dans leur terrier qui mordent si on s’en approche», a-t-il houspillé.

Des conflits d'intérêts dans la recherche selon Raoult

Autre critique directe concernant le traitement: Didier Raoult a toujours défendu le traitement à la chloroquine , et continue à le prescrire à ses patients à Marseille, alors que les hôpitaux n'ont plus le droit d'en administrer. «Je suis surpris que l’ordre des médecins ait accepté une chose pareille, a-t-il exprimé. C’est la responsabilité des médecins de faire pour le mieux, pour leur malade, en leur âme et conscience, compte tenu de leur état de connaissance. »

Pour l'infectiologue certains détracteurs de l'hydroxychloroquine seraient financièrement liés au laboratoire Gilead, principal producteur mondial de remdevisir, une des molécules concurrentes de l'hydroxychloroquine dans la liste des traitements pour guérir le coronavirus. « Il y a des enjeux que je n'ai jamais connus de ma carrière. Je sais que la FDA a commencé une enquête là-dessus », a-t-il asséné. » Et il a souligné la permanence de conflits d'intérêt de la part d'un membre du conseil scientifique, l'infectiologue de l'hôpital Bichat, Yazdan Yazdanpanah qui avait siégé au « Board des experts » de Gilead en avril 2016, sans préciser toutefois que la Haute autorité de santé déclasse les liens d'intérêt comme tels au bout de trois ans...

L'infectiologue marseillais, a assumé de nouveau son choix de n’avoir pas mis en place un protocole classique d’essai clinique randomisé en double aveugle, tout en condamnant au passage les études de très grande ampleur comme Recovery et consorts : «Moins il y a de gens quand c’est significatif, et plus c’est significatif. Tout essai qui comporte plus de 10 000 personnes est un essai qui cherche à démontrer des choses qui n’existent pas.» Il fustige les modèles des épidémiologistes « C'est une croyance aux mathématiques qui finit par être de la religion », assène-t-il ,rappelant que lui à Marseille soignait directement des patients. « Tout était bizarre dans cette maladie, mais il fallait l'étudier y compris pour comprendre le traitement », a-t-il expliqué.

Loin d'être un prophète...

Question santé publique, le professeur de renom a estimé être incompétent pour juger certains points. «La décision du confinement, comme la décision des masques dans la rue, ne reposent pas sur des données scientifiques établies, claires et démontrables, a-t-il justifié. Le confinement à la maison, je l’ai dit deux fois au Président, c’est un domaine politique qui m’échappe. Parce que c’est celui de la gestion de la population, de la crainte de la population, sur laquelle je me suis interdit d’avoir une opinion.» . L'Imperial College de Londres a estimé le 8 juin que le confinement avait permis de sauver 3,1 millions de vies dans les 11 principaux pays européens (dont la France fait partie).

Concernant le risque d’une seconde vague, l’expert a joué la carte de la prudence. «Parmi les hypothèses les plus plausibles, il y a l’hypothèse que cette maladie devienne une maladie saisonnière comme les autres coronavirus et l’hypothèse qu’elle disparaisse comme le Sras purement et simplement à la fin de l’épidémie», a-t-il rappelé.

Loin d’être un «prophète», Didier Raoult s’est dit «ignorant comme tout le monde».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS

 LE RISQUE D'UNE SECONDE VAGUE EXISTE

La commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire a interrogé, ce jeudi 18 juin, quatre membres du conseil scientifique, dont le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique.

Voici un florilège de réponses sans langue de bois aux questions des députés.

Le confinement était-il nécessaire ?

« Nous n’avions pas le choix de le faire », explique l’épidémiologiste Arnaud Fontanet,compte tenu de l’arrivée de nombreux malades en réanimation, avec des pathologies sévères.

 « Ce confinement a permis aux régions qui n’étaient pas touchées de ne pas l’être. Ce fut un choix payant. »

La fermeture des écoles était-elle justifiée ?

Pour demander leur fermeture, les scientifiques se sont basés sur leur expérience de la grippe saisonnière, avec des écoles sources importantes de transmission du virus. «En fin de compte, au fil des informations recueillies sur le Covid-19, les données sont rassurantes dans les écoles primaires.

Les enfants sont peu contagieux entre eux et pour les enseignants. Même si le risque zéro n’existe pas », indique Arnaud Fontanet. Ce dernier, par contre, se veut moins optimiste pour les collégiens et les lycéens.

Les masques sont-ils nécessaires ?

La réponse des scientifiques est unanime. C’est évidemment oui !

La transmission du virus peut se faire par des personnes asymptomatiques.

Les malades peuvent émettre une quantité importante de virus par la parole. « Nous avons aussi découvert, même si ce n’est heureusement pas fréquent, que le virus peut rester douze heures en suspension dans l’air, notamment dans des endroits confinés », poursuit Arnaud Fontanet.

Pourquoi des dépistages tardifs ?

Dès la mi-janvier, un test virologique a été mis au point par l’institut Pasteur. « C’est le meilleur qui existe » souligne Bruno Lina, professeur de virologie. « Mais comme la demande a explosé un peu partout, nous nous sommes heurtés à un problème d’approvisionnement en matériels, d’écouvillons notamment, pour pouvoir tester en nombre important ».

Vers une seconde vague ?

Compte tenu de l’étendue de l’épidémie dans l’hémisphère Sud (notamment en Amérique latine), le conseil scientifique estime que le risque d’une seconde vague épidémique en France, en octobre-novembre-décembre, doit être considéré.

« Il faut s’y préparer dès maintenant. Elle pourrait être plus importante que la première. »




Boby Dean pour DayNewsWorld

97 MORTS DANS LE CRASH D'UN AIRBUS

 AU PAKISTAN

Un avion de la compagnie Pakistan international Airlines (PIA) avec une centaine de personnes à bord s'est écrasé ce vendredi à Karachi, la capitale du Sud, alors qu'il s'approchait de l'aéroport pour y atterrir.

Au moins 97 personnes sont mortes dans le crash, survenu vendredi, de l'Airbus A320 sur un quartier résidentiel de Karachi, la grande ville du sud du Pakistan, selon un bilan rendu public samedi 23 mai 2020 par les autorités locales.

Ces dernières ont également fait état de deux survivants, a indiqué l'autorité de l'aviation pakistanaise. On ignore si la catastrophe a fait aussi des victimes au sol.

Les circonstances du crash encore floues

L'appareil en provenance de Lahore transportait 99 personnes (91 passagers et 8 membres d'équipage), a indiqué samedi un porte-parole de la compagnie aérienne, rectifiant un premier décompte qui faisait état de seulement 98 occupants. Parmi les deux miraculés du crash figure Zafar Masud, le président de la Bank of Punjab, une des plus importantes banques du Pakistan, a précisé le président de PIA.

Les opérations de sauvetage ont pris fin samedi à l'aube. Les circonstances du drame sont encore floues. D'après le PDG de la compagnie, l'appareil se trouvait « en approche finale » de l'aéroport de Karachi quand un incident est survenu. « La dernière fois que nous avons eu des nouvelles du pilote, il a indiqué qu'il avait un problème technique », a raconté ce responsable. « On lui a dit (...) que deux pistes étaient prêtes pour l'atterrissage, mais il a décidé de remettre les gaz »." D'après le ministre de l'Intérieur pakistanais, le pilote avait indiqué avoir « perdu un moteur » puis lancé « un appel de détresse ».

Un bilan mitigé en matière de sécurité aérienne

La catastrophe survient quelques jours seulement après que le pays a autorisé la reprise des vols commerciaux internes. Pendant plus d'un mois, les liaisons domestiques avaient été suspendues pour éviter une propagation du nouveau coronavirus. De très rares vols internationaux avaient été maintenus.

Le Pakistan a un bilan mitigé en matière de sécurité aérienne, de fréquents crashs d'avions et d'hélicoptères civils et militaires s'étant produits au fil des ans.




Paul Emison pour DayNewsWorld

QUEL LIEN ENTRE LE SYNDROME DE KAWASAKI

 ET LE CORONAVIRUS

Depuis le 1er mars, 125 cas de formes atypiques du syndrome de Kawasaki ont été recensés en France.

« Un garçon âgé de 9 ans, présentant une comorbidité surdéveloppementale, est décédé dans un tableau d’inflammation systémique avec myocardite », a précisé Santé publique France dans son bulletin hebdomadaire, jeudi 14 mai 2020.

Plus de la moitié des cas (58 %) ont été rapportés par la région Ile-de-France. Des syndromes similaires ont été retrouvés chez des enfants de 8 ans d’âge moyen. en Italie, en Espagne, en Suisse, en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Qu’est ce que la maladie de Kawasaki ?

La maladie de Kawasaki est une pathologie infantile encore peu connue des médecins.

Les symptômes sont une altération importante de l’état général, une fièvre, une conjonctivite, des lèvres sèches, une éruption ressemblant à la scarlatine, de gros ganglions dans le cou, sans être présents en même temps.

Tous ces enfants et adolescents ont un gros syndrome inflammatoire.

Un nombre inattendu d’enfants ont été ou sont hospitalisés dans les services de réanimation pédiatrique pour des formes atypiques du syndrome de Kawasaki (maladie inflammatoire de type vascularite), dont plus de la moitié avec une myocardite aiguë (inflammation du myocarde, principal muscle du cœur), la plupart sans facteurs de risque identifiés.

A l’instar des cas relevés au Royaume-Uni et ailleurs, une majorité de ces enfants ou adolescents sont originaires d’Afrique, des Antilles ou d’Afrique du Nord, évoquant une piste génétique probable, notent les médecins.

Quel lien avec le coronavirus ?

Plus de la moitié des cas de Kawasaki ont été testés positifs au Covid-19, et « le lien au virus était probable » chez 12 % des jeunes patients car ils avaient été en contact avec un sujet positif ou avaient eu un scanner qui évoquait le Covid-19. Tous ont eu une forme peu ou pas symptomatique du Covid-19 auparavant.

« Le lien entre ces syndromes hyperinflammatoires et le Covid-19 a été établi », nous explique le professeur Alexandre Belot, rhumato-pédiatre à l’hôpital Femme-mère-enfant de Lyon L’agence sanitaire estime que chez les enfants touchés, cette maladie survient « dans un délai moyen (…) de quatre semaines après l’infection » par le coronavirus. Autrement dit, la maladie de Kawasaki serait une réaction au coronavirus développé par certains enfants, plusieurs semaines après la contamination.

Pour expliquer ces symptômes, atypiques, « deux hypothèses sont explorées : la piste génétique associée à une réponse immunitaire excessive qui conduit à l’inflammation et la piste du pathogène en étudiant les souches virales identifiées dans les cas de Kawasaki », poursuit le chercheur.

Ces cas restent toutefois très rares au regard de la population pédiatrique.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA COURSE AU VACCIN CONTRE LE CORONAVIRUS ATTISE LES TENSIONS

La solution que tous attendent est un vaccin contre le virus, apparu en décembre en Chine. Au vu des efforts déployés, il pourrait être disponible dans un an, a estimé jeudi l’Agence européenne du Médicament (EMA).

Une perspective «optimiste», a nuancé Marco Cavaleri, directeur de la stratégie à l’EMA, dont le siège est à La Haye.

Plus de 100 projets ont été lancés dans le monde et une dizaine d’essais cliniques sont en cours pour tenter de trouver un remède contre la maladie, qui a fait 300’140 morts et contaminé 4’403’714 personnes sur la planète, selon un nouveau bilan.

Mais le sujet aiguise les convoitises et les rivalités d'autant que selon l' OMS le  virus pourrait bien ne jamais disparaitre.

Le géant pharmaceutique français Sanofi a d'ailleurs provoqué l’indignation en Europe en annonçant qu’il distribuerait un éventuel vaccin en priorité aux États-Unis, qui ont investi 30 millions de dollars (29,20 millions de francs) pour soutenir ses recherches.

« Premier arrivé, premier servi » : l’adage sied assez bien au président Trump, fortement soupçonné de vouloir appliquer sa doctrine « America First » au vaccin contre le Covid-19, sur lequel plusieurs laboratoires pharmaceutiques travaillent d’arrache-pied.

«Bien d’utilité publique»

Au président français Emmanuel Macron alors de s' offusquer et de réclamer qu’un vaccin ne soit pas soumis «aux lois du marché» tandis qu’un porte-parole de la Commission européenne a estimé: il «doit être un bien d’utilité publique et son accès doit être équitable et universel».

Un vaccin ou un traitement contre le Covid-19 devrait même être fourni «gratuitement à tous», insistent plus de 140 personnalités, dont le président sud-africain Cyril Ramaphosa et le Premier ministre pakistanais Imran Khan dans une lettre ouverte.

Mais qu’avait dit exactement Paul Hudson ?

Que les Etats-Unis « avaient droit à la plus grosse commande [de vaccins] parce qu’ils ont investi dans la prise de risque ». En effet, l’Etat fédéral américain, au travers d’une structure dévolue à la lutte contre le bioterrorisme et les pandémies, l’Autorité de développement et de recherche avancée biomédicale (Barda), a investi 1 milliard de dollars dans un partenariat public-privé avec plusieurs laboratoires travaillant sur des vaccins contre le Covid-19, dont la multinationale Sanofi.

Le patron de Sanofi a aussi rappelé qu’il avait, en vain, fait campagne à Bruxelles pour que l’Union européenne crée l’équivalent du Barda américain. Or c’est bien là que se situe la question essentielle : l’Europe découvre douloureusement, à la faveur de cette pandémie, qu’elle ne s’est pas donné les instruments de la souveraineté.

L’Europe est largement dépendante de l’extérieur et doit repenser sa sécurité sanitaire et, tout court son indépendance stratégique...




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

MALTRAITANCE

UN ENFANT MEURT TOUS LES QUATRE JOURS

TUE PAR SA FAMILLE

Quatre-vingts mineurs ont perdu la vie en 2018 en France après des violences exercées par un de leurs parents, soit 13 de plus qu'en 2017, selon le rapport annuel 2019 de l'Observatoire national de la protection de l'enfance (ONPE), publié mardi 12 mai..

Ces chiffres, dont la publication annuelle est devenue une obligation en 2017, sont néanmoins « à interpréter avec précaution puisqu'ils ne révèlent qu'une partie du phénomène, celle portée à la connaissance des services de sécurité, laissant présager une possible sous-estimation »QUATRE, précise l'ONPE dans son rapport.

En ajoutant les enfants tués par une personne extérieure à la famille, ce sont près de 122 victimes d'infanticide qui ont été recensées en 2018, précise ce rapport.Cela représente presque 10 % du nombre total d'homicides en France.

Parmi les 80 enfants décédés dans un cadre intrafamilial, c'est-à-dire que l'auteur du meurtre est un parent (père, mère, beau-parent, grand-parent, oncle, tante, fratrie, etc.), 55 étaient âgés de 0 à 4 ans, 14 de 5 à 9 ans, huit de 10 à 14 ans, et trois de 15 à 17 ans.

Les filles davantage victimes

Les victimes étaient majoritairement des filles : 44 contre 36 garçons, est-il détaillé dans cette publication qui s'appuie sur les données d'activité des services de police et gendarmerie, centralisées par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure.

Pour enrayer le phénomène et mieux lutter contre les meurtres d'enfants par leurs parents ou leur proche famille, un rapport a été remis au gouvernement en 2019 qui formule plusieurs recommandations : mieux repérer les signaux d'alerte, renforcer la formation des professionnels, éviter la déperdition des informations, etc.

Des progrès à faire dans l'éducation et la justice

Le rapport suggère de mettre en place dans chaque département une commission d'experts qui serait chargée d'examiner a posteriori les cas de décès, afin d'analyser « ce qu'il s'est passé, ce qui aurait pu être fait différemment et comment les situations similaires peuvent être identifiées et prévenues ».

« Dans bon nombre de situations, la maltraitance, ou son risque, aurait pu être détectée si l'on avait rapproché plusieurs signaux d'alerte visibles pour en faire la synthèse », observent les auteurs de ce rapport, élaboré par les inspections générales des affaires sociales (Igas), de la justice (IGJ) et de l'éducation (IGAENR).

En se penchant d'une part sur les 363 meurtres d'enfants commis « en milieu intrafamilial » sur la période 2012-2016, et d'autre part sur 45 dossiers judiciaires précis, les auteurs soulignent « l'impérative nécessité de mieux organiser l'échange des informations au sein de chaque service médico-social, de l'Éducation nationale, de la police ou de la justice et entre ces services ».




Emily Jackson pour DayNewsWorld

SORTIR DE SA BULLE APRES LE DECONFINEMENT

Avec le déconfinement, une société entière va progressivement sortir de sa bulle. Un réveil en mode Belle au Bois dormant. où le monde d’avant ne sera pas totalement oublié, mais où de nouveaux codes régiront nos comportements.

Le déconfinement s’organise. Et, à l’image de ces rescapés du Covid tirés de leur coma artificiel, le retour à la vie "normale" ne se fera pas sans mal. Pas uniquement pour les plus anxieux d’entre nous.

Enfants, adolescents, télétravailleurs, chômeurs temporaires, indépendants à l’arrêt, tout le monde va devoir franchir à nouveau le pas de sa porte tôt le matin. Affronter le monde extérieur, la lumière, la foule, les bouchons, la course aux activités. Un monde extérieur où rôdera toujours la maladie, ce Covid pas encore éradiqué, et contre lequel aucun vaccin ne nous protège encore.

Dans quel état d’esprit se fera ce déconfinement ?

On pourrait le résumer par un cocktail émotionnel fait de bonheur de retrouver les proches et une vie sociale, assorti d’une certaine anxiété face à la maladie, de perplexité face à un monde où les visages, en rue, dans les magasins, à l’école, au travail, seront masqués.

De jugement parfois, face à des comportements issus du passé qui ne choquaient alors personne. Une plongée dans un nouveau monde. Un brin incertain et insécurisant. L’inconnu.

le monde va devoir franchir à nouveau le pas de sa porte tôt le matin. Affronter le monde extérieur, la lumière, la foule, les bouchons, la course aux activités. Un monde extérieur où rôdera toujours la maladie, ce Covid pas encore éradiqué, et contre lequel aucun vaccin ne nous protège encore.

Il nous faudra rebondir, et nous ajuster face à une société qui ne sera vraisemblablement plus celle que l’on a connue avant le 16 mars. Une société où le port du masque sera, si pas obligatoire, fortement conseillé. Une société où la distanciation sociale restera la norme qui régira nos rapports aux autres. Au travail, à l’école, dans la rue. Pas éternellement, mais sans doute encore pour longtemps.

Face au confinement, comme au déconfinement, on comprend vite que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Et que les sentiments seront aussi nombreux et différents qu’il y a de vécus variés. Si le changement qu’a imposé l’entrée en confinement ne s’est pas fait sans mal. de nouvelles habitudes se sont installées .

Chez beaucoup, une nouvelle routine s’est mise en place, faite de petits rituels immuables (promenade du soir, apéros virtuels, applaudissements de 20h…), seules échappatoires dans une liberté mise sous cloche.

Certains ont aussi le sentiment d’avoir trouvé un confort dans une vie plus calme.Certains ont redécouvert le plaisir de faire du pain, faire du sport, ou du télétravail. Repartir dans la routine d’avant, c’est les tirer d’un monde qu’ils se sont construit, et dans lequel ils se rendent compte qu’ils ne sont pas si mal.

En sortant de cette bulle, il faudra reconstruire à nouveau, et probablement autrement d'autant que le climat très anxiogène créé par une société où tout le monde portera des masques en mode survie va instiller une impression de dangerosité du monde.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

REORGANISER APRES LE CONFINEMENT

Le confinement imposé par le coronavirus n’est pas une partie de plaisir, tout le monde en convient. profondément. En même temps, il nous force à tester d’autres manières de vivre et de travailler.

Et si, une fois déconfinés, on en gardait les bons côtés ?

Si tout ne va pas changer après la crise puisque le changement demande l' effort de sortir de notre zone de confort et l’être humain revient très vite dans sa zone de confort. On ne va pas changer du tout au tout, par contre des tendances vont s’accélérer. Que changerons-nous, une fois déconfinés ?

L'organisation du travail

C’est l’évidence, l’organisation du travail a été bousculée comme rarement : 37% des salariés du secteur privé télétravaillent actuellement. Avant la crise, il y avait encore beaucoup de réticences par rapport au travail à distance, du côté des syndicats comme du côté des managers. Or aujourd’hui, avec le confinement, la tendance s'est inversée. Un équilibre a été trouvé selon l’activité des personnes et du type de management.

On peut ainsi vivre et travailler mieux, avec moins de temps perdu, moins de stress.dans les embouteillages, la gestion des relations humaines

Le homeworking massif du moment aura des suites.Ceux qui le pratiquaient déjà avant l’ont testé à temps plein et ceux qui n’en voulaient pas ont bien été obligés de le faire et y ont peut-être trouvé un intérêt. Celui par exemple de ne plus assister à des réunions qui ne servent à rien …pour ne privilégier que les vraies réunions, stratégiques, celles où la présence est nécessaire. Pourquoi faire un aller-retour à Barcelone dans la journée pour deux heures de réunion, si la vidéoconférence permet de l’éviter.Poursuivons sur le terrain des déplacements

Réorganisation des transports

On a vu l’effet bénéfique du télétravail sur le trafic (moins de temps perdu, moins de pollution), mais on se déplacera encore.On évitera , cela ne fait aucun doute, le plus possible les transports publics au bénéfice de la voiture, du vélo ou encore, de la marche. Tout dépendra de la réaction des autorités publiques.qui pourra penser à un réaménagement de l’espace public en donnant plus de place aux piétons et aux cyclistes (de quoi assurer la distanciation sociale pour ces modes . Ainsi de la ville de Milan qui touchée en plein cœur par le coronavirus, a décidé d' élargir des trottoirs et de transformer 35 km de routes en pistes cyclables.

L'organisation de la journée

Pour faciliter la distanciation physique entre déconfinés, on peut aussi décoincer l’organisation de nos journées. Pourquoi les entreprises et écoles démarrent-elles toutes en même temps alors qu' en étalant le début des activités on réduit les pics d’affluence dans les transports en commun et sur la route. Les expériences de bureaux du temps menées dans plusieurs villes d’Europe montrent qu’il y a moyen de fluidifier les rythmes d’une population dans un espace géographique donné. L’après-crise devrait nous rendre plus souples dans l'organisation des rythmes d'une journée.

La relocalisation d'entreprises

Décentraliser, déconcentrer, relocaliser. Avec la limitation des déplacements et le blocage de nombreuses chaînes d’approvisionnement, les circuits courts ont la cote. Pour autant, ne misons pas tout sur le local.  Car, le jour où arrive une catastrophe comme une grande sécheresse par exemple, scénario probable, on sera bien démuni avec un circuit court. Il faut donc garder le sens de l’équilibre en.gardant un lien avec une production agricole qui ne se limite pas au terroir

La crise a montré également que lorsqu’une entreprise concentre sa production dans des pays lointains à faible coût de main-d’œuvre, pour soigner sa propre rentabilité, elle fait en réalité courir un risque à la collectivité. L'exemple des masques de protection et des médicaments le montre . Lorsque les chaînes d’approvisionnement, longues et sophistiquées, se grippent, tout le monde en fait les frais. Il va donc falloir relocaliser certaines filières stratégiques des produits pharmaceutiques aux produits alimentaires.

La prise en compte de l'écologie

La question du climat devrait également revenir en force à l’agenda après la crise du coronavirus. Avec la mise à l’arrêt de l’économie, on a pu observer l’impact sur le climat . Ainsi réduire la dépendance énergétique en développant les énergies renouvelables, génère des effets positifs, sur la santé et le climat , mais aussi sur notre tissu industriel puisque cela crée de l’activité intérieure.Passer à une économie carbone neutre s'avère des plus nécessaires malgré le coût. Aussi l’État français a-t-il conditionné son aide à Air France à des objectifs climatiques.

Alors que la crise de 2008,a été juguler en sauver l’économie gardant par la même le système tel quel, aujourd'hui, face à la crise sanitaire, l' Etat cherche un meilleur équilibre entre l’économie, le social et l’écologie..




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE TOCILIZUMAB UN REMEDE CONTRE LE CORONAVIRUS ?

Une note d'espoir sur le front de la recherche ?

Alors que les essais cliniques se sont multipliés en France et dans le monde l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a décidé de rendre publics les résultats préliminaires d’une étude.

Depuis le début de l'épidémie, les médecins observent chez certains patients atteints par le virus une brusque aggravation de leur état après plusieurs jours, un phénomène probablement lié à une réaction immunitaire excessive de l'organisme. Cette hyper-inflammation, aussi appelée « orage cytokinique », peut leur être fatale.

Un phénomène parfois foudroyant, comme chez cet homme, hospitalisé pour cause de Covid-19, qui venait d’échanger un SMS avec ses proches pour dire qu’il se sentait mieux quand, d’un coup, il n’est plus parvenu à respirer

Un essai clinique

Pour ces cas graves, le tocilizumab suscite un certain espoir. Dans le cadre d'un essai clinique, ce traitement a réduit « significativement » la proportion de patients ayant dû être transférés en réanimation ou décédés, par rapport à ceux ayant reçu un traitement standard, a indiqué lundi l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP).

Ces premières conclusions montrent l' efficacité d’un médicament, nommé tocilizumab (Actemra ou RoActemra), pour éviter une réaction exagérée du système immunitaire baptisée « orage de cytokine » chez certains patients graves du Covid-19. Ce médicament pourrait réussir à empêcher cet orage inflammatoire qui survient environ entre le 8e et le 10e jour de l’infection et qui aggrave l’état respiratoire des patients.

Il s’agit du « premier essai comparatif par tirage au sort » qui fait la « démonstration d’un bénéfice clinique » de ce traitement chez des malades Covid souffrant d’une infection sévère.

Ces résultats doivent encore être « consolidés » et seront publiés dans une revue scientifique d’ici quelques semaines. Utilisé habituellement dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, il agit en bloquant le récepteur d’une protéine du système immunitaire qui joue un rôle important dans le processus inflammatoire.

Ce profil correspond « seulement à 5 % à 10 % des patients infectés » par le coronavirus qui, développent une forme grave avec un syndrome aigu de détresse respiratoire. Ils font cependant partie de ceux qui ont le plus de risque d’être placés sous respiration artificielle ou de décéder

Un pronostic donc amélioré, peu d’effets indésirables et un prix certes élevé pour une seule injection : 800 €. Mais comme le font remarquer les médecins, c'est un prix sans commune mesure avec le coût d’une seule journée dans un service de réanimation.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

DES CHIENS ENTRAINES POUR DETECTER

 LE COVID-19

Les autorités britanniques souhaiteraient se servir de canidés pour détecter la maladie du coronavirus sur les personnes.

En collaboration avec l’organisation Medical Detection Dogs, des scientifiques des universités de Durham et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine travaillent depuis maintenant plusieurs semaines sur cette question pour savoir dans quelle mesure les canidés pourraient détecter la maladie.

La maladie laisse-t-elle une odeur sur les masques de protection utilisés par des patients contaminés, et surtout, si oui cette dernière est-elle identifiable par les canidés, à la manière du cancer ou d'autres maladies déjà détectables ? « Nous pensons que les chiens peuvent détecter le Covid-19 et qu'ils pourront très rapidement dépister des centaines de personnes afin de savoir qui doit être testé et isolé », a déclaré Claire Guest, fondatrice et directrice générale de l'association Medical Detection Dogs.

Dans son centre d'entraînement situé à Milton Keynes, dans le centre de l'Angleterre, les chiens sont dressés à reconnaître l'odeur du virus parmi plusieurs échantillons. Ils doivent alors signaler quand ils l'ont trouvée, avant d'être récompensés.

« Nous avons la preuve que les chiens peuvent détecter des bactéries et d'autres maladies, nous pensons donc que ce projet fera une énorme différence dans la capacité à contrôler la propagation de Covid-19 », a ajouté Claire Guest, dont l'association a déjà formé des canidés à détecter le cancer ou la maladie de Parkinson.

Cette solution pourrait faire gagner un temps précieux aux équipes médicales dans la prise en charge des malades contaminés.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

UN TIGRE ATTEINT DU CORONAVIRUS

A NEW-YORK

Une tigresse d’un zoo du Bronx, à New York, a été testée positive au coronavirus. L’animal souffrait d’une toux sèche et d’une perte d’appétit.

Toux sèche et perte d’appétit

C’est une première mondiale. A New York, une tigresse d’un zoo du Bronx a été testée positive au Covid-19. L’animal, un tigre malais de quatre ans appelé Nadia, mais aussi sa soeur Azul, ainsi que deux tigres de l'Amour et trois lions d'Afrique souffrent tous de toux sèche, mais devraient se rétablir complètement, indique le zoo dans un communiqué.

Nadia est le seul félin à avoir été testé.

« Bien que leur appétit ait diminué, les félins du zoo du Bronx se portent bien grâce aux soins vétérinaires et se montrent vifs, alertes et interactifs avec leurs gardiens », selon la même source.

Le tigre contaminé par un gardien

Le zoo est fermé au public depuis le 16 mars, tout comme les trois autres zoos de New York et l’aquarium de la ville. Le tigre contaminé aurait donc contracté la maladie auprès d’un gardien ne présentant alors aucun symptôme.

« On ne sait pas comment cette maladie va se développer chez les grands félins car les différentes espèces peuvent réagir différemment aux nouvelles infections, mais nous allons continuer à les surveiller de près et à anticiper un rétablissement complet », indique encore l'institution new yorkaise

.« Nous l’[le tigre Nadia] avons testée en prenant toutes les précautions et nous nous assurerons que toute connaissance acquise sur le Covid-19 contribuera à la compréhension de ce nouveau coronavirus dans le monde », ajoute le communiqué.

Fin mars, un chat a été infecté par le nouveau coronavirus en Belgique, contaminé par son maître qui était malade, selon les autorités sanitaires belges qui avaient alors exclu tout risque de contamination de l'animal à l'homme. Des cas similaires ont été signalés à Hong Kong où deux chiens ont été testés positifs au Covid-19.

Ces animaux auraient contracté le virus auprès des personnes avec lesquelles ils vivent.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS VERS UN STADE 3 DU PLAN ?

La France est, pour l’instant, dans le stade 2 de son plan de lutte contre le Covid-19.

Elle pourrait passer au stade supérieur en cas d’une circulation active du virus sur l’ensemble du territoire .

Face au nombre de cas qui augmente chaque jour, il semble tout de même « peu probable » qu’elle échappe au stade de l’épidémie, a souligné mercredi la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

Alors que l’objet du stade 1 du plan de prévention contre le coronavirus consistait à empêcher le virus de s’introduire sur le territoire, le deuxième palier sanitaire, dans lequel nous nous trouvons depuis le 28 février, vise à freiner la propagation du Covid-19.

Concrètement, le déclenchement du stade 2 a conduit à fermer une centaine d’établissements scolaires, à annuler ou reporter des événements sportifs et culturels ou encore à limiter les rassemblements publiques à 5 000 personnes et à des mises en quarantaine un peu partout sur le territoire. Mais aujourd'hui, si l'on en croit le gouvernement, déclencher le stade 3 de l’épidémie apparaît comme inévitable.

« Je crains qu’il soit difficile d’échapper à la phase épidémique », a reconnu Sibeth Ndiaye, la porte parole du gouvernement, à France Inter, mercredi 4 mars. Pour ça, il faut que le virus circule sur l’ensemble du territoire alors qu’actuellement il n’existe que des clusters, c’est-à-dire des foyers de patients à différents endroits. La Direction générale de la santé (DGS), qui dépend du ministère de la Santé, en dénombre trois : dans l’Oise, en Haute-Savoie et dans le Morbihan. Toutefois, le nombre de cas isolés dans d’autres régions augmente chaque jour. Si le stade épidémique est atteint, la phase 3 sera déclenchée avec pour but de limiter les effets de l’épidémie.

Pour dessiner les contours de ce stade 3, les autorités s'appuient sur un Plan de prévention et de lutte rédigé en 2011 en cas de pandémie grippale. Bien que le coronavirus présente des différences, cela pourra servir de base de réflexion. Des mesures contraignantes seraient prises sur tout le territoire comme la fermeture de crèches et d'établissements scolaires à l’échelle territoriale, voire nationale, l'éventuelle suspension de certains transports en commun, la restriction de grands rassemblements et d’activités collectives, le maintien d'un approvisionnement alimentaire et des produits de première nécessité pour éviter les pénuries.

Le stade 3, ou stade épidémique, imposera également « la pleine mobilisation du système de santé dans toutes ses composantes (médecine de ville, établissements de santé et établissements médico-sociaux) », comme le spécifie le guide méthodologique de « préparation au risque épidémique Covid-19 ». Dans cette situation, la prise en charge des patients évoluerait : les patients infectés par le coronavirus ne seraient plus systématiquement pris en charge à l'hôpital. En effet, les patients « sans gravité » resteraient confinés chez eux et seraient suivis par leur médecin généraliste.

« Ce dispositif de maintien à domicile visera à ne pas saturer les capacités d'hospitalisation des établissements de santé et permettra de réserver les ressources des établissements de santé aux cas les plus graves », indique le gouvernement.

« Ces mesures pourraient être prises au fur et à mesure, en fonction de la situation, avec une hétérogénéité sur le territoire », a commenté le ministère de la Santé.

Selon le Pr Jean-François Delfraissy, spécialiste des maladies infectieuses qui participait à la réunion, le passage de la phase 2, en cours actuellement, à la phase 3 – celle de l’épidémie, qui imposera des restrictions plus contraignantes – interviendra "entre quelques jours et une ou deux semaines".




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

EXTRADITION DE JULIAN ASSANGE

 HEROS DE LA LIBERTE D'INFORMER OU ESPION ?

En 2010, Julian Assange, informaticien australien et quadragénaire, devenait pour certains une sorte de héros de la liberté d’informer en divulguant des milliers de documents confidentiels américains.

Dix ans après la publication de ces milliers de documents qui ont fait la renommée de Wikileaks, le fondateur du célèbre site comparaît cette semaine à Londres. Depuis lundi, la justice britannique est en effet appelée à statuer sur l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis, où Julian Assange risque 175 années de prison.

Considéré comme un lanceur d’alerte et un défenseur acharné de la liberté d’informer par les uns, Julian Assange reste aux yeux de l’État américain un traître et un espion.

Alors le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, est-il un espion ou un symbole de la liberté d’informer ?

Peut-il échapper à une extradition ?

La défense de Julian Assange a accusé le 25 février Washington de fonder les poursuites pour espionnage visant le fondateur de Wikileaks sur des «mensonges», au deuxième jour de l'examen par la justice britannique de la demande d'extradition américaine.

L'Australien de 48 ans est poursuivi aux Etats-Unis pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan, puis sur de lourds secrets de la vie à Guantanamo. Et il a révélé au monde l’étendue de la surveillance de l’État américain.

Poursuivi en vertu des lois anti-espionnage de 1917 et pour piratage informatique, Juain Assange risque jusqu'à 175 ans de prison. La défense de Julian Assange, a dénoncé les «mensonges» sur lesquels seraient fondées les poursuites. Mais les 18 chefs de poursuite contre Julian Assange, arrêté en avril après sept ans passés reclus à l'ambassade d'Equateur, sont fondés sur «des mensonges, des mensonges et encore des mensonges», a accusé l'un des avocats du fondateur de Wikileaks, Mark Summers.

Pour un procès équitable.

Pour statuer sur la demande d'extradition, dont l'examen se tient cette semaine puis trois autres semaines à compter du 18 mai, la justice britannique doit notamment s'assurer qu'elle n'est pas disproportionnée ou incompatible avec des droits de l'Homme. Or Assange fait figure d'un fugitif traqué passant d’un lieu de confinement à un autre.

Dans son box, le fondateur de WikiLeaks est apparu fatigué après des heures d'audience. «Julian Assange a des difficultés, il a du mal à se concentrer», a expliqué un membre de son équipe de défense. Dans la salle d’audience, il comparaît, enfermé dans un bocal, dans un immense box vitré, avec de fines ouvertures verticales où l’on ne peut pas passer la main. Il s’en est plaint à plusieurs reprises :

il est difficile pour lui dans ses conditions de communiquer avec ses avocats. Sa détention a aussi compliqué sa défense, et il s’est plaint hier de ne pas pouvoir échanger de manière confidentielle avec ses avocats, notamment en raison des deux gardes qui l’entourent dans le box, mais aussi par la présence de micros. Impossible également de communiquer avec sa famille et ses amis. En début d'audience le 25 février, la défense a protesté contre le traitement qui lui est infligé. «Hier [le 24 février], Julian Assange a été menotté 11 fois, mis à nu deux fois» à la prison de Belmarsh où il est détenu, a protesté l'un de ses conseils, Edward Fitzgerald.

Un tel traitement pourrait «affecter cette procédure», a mis en garde l'avocat. L'avocat du gouvernement américain a abondé dans ce sens, soulignant qu'il ne voulait pas que le traitement d'Assange ne «compromette» la procédure. Leur appel au juge qui supervise le procès au tribunal de la couronne de Woolwich, dans le sud-est de Londres, a également été soutenu par les avocats du gouvernement américain, qui ont déclaré qu’il était essentiel que le fondateur de WikiLeaks bénéficie d’un procès équitable.

Autre élément qui a posé question sur le déroulement de ce procès : au deuxième jour, les membres de la rédaction de WikiLeaks ont été temporairement écartés de la salle d'audience. «Quelques minutes avant le début des audiences, j'ai été appelé par les autorités [...] et on m'a indiqué que le tribunal avait décidé de nous interdire à tous la galerie du public», a déclaré Kristinn Hrafnsson, le rédacteur en chef de WikiLeaks.

«On ne m'a donné aucune raison. [...] je suis absolument indigné par cette décision mais cela ne me surprend pas, cela n'améliore pas ma foi en la justice de ce pays où les gens sont mis à l'écart pour l'audience la plus importante concernant l'avenir de Wikileaks, le sort de Julian Assange ainsi que celui du journalisme», a-t-il ajouté.

Les conditions de la publication des documents

La défense de l’Australien a longuement rappelé, mardi, les conditions exactes dans lesquelles cette publication est survenue. WikiLeaks a travaillé initialement avec des journaux de renom pour publier les fuites provenant du Département d'Etat américain et du Pentagone, qui ont fait sensation et scandalisé Washington. Selon l'avocat de la défense Mark Summers, ce partenariat noué avec les médias avait conduit à un processus rédactionnel rigoureux, incluant un travail avec des responsables américains pour s'assurer que l'identité de sources ne soit pas publiée.

L'avocat a affirmé que dans un livre publié en 2011, c'est un journaliste du Guardian qui avait révélé le mot de passe permettant d'accéder à une base de données de nom de sources non-expurgée. Il a expliqué qu'Assange avait appelé la Maison Blanche pour alerter des responsables américains de la publication imminente sur différents site, en leur disant : «Si vous n'agissez pas, la vie de gens se retrouvera mise en danger». Ainsi, dire qu'Assange «a délibérément mis des vies en danger en lâchant une base de données non-expurgées [comme l'avait fait la veille le représentant des Etats-Unis] est sciemment inexact», a-t-il plaidé.

Les médias ont pris leurs distances lorsque WikiLeaks, en 2011, a publié in extenso certains des documents sur lesquels ils avaient travaillé, sans les expurger d’informations éventuellement sensibles. Sur son site internet, le Guardian, «opposé à l'extradition de Julian Assange», a déclaré qu'il était «entièrement faux» de dire que le livre avait «mené à la publication de dossiers américains non-expurgés». «Le livre contenait un mot de passe dont Julian Assange avait dit aux auteurs qu'il était temporaire et devait expirer dans les heures qui suivaient», selon le quotidien.

Des arguments contre l'extradition

Plusieurs arguments vont être mobilisés par les avocats de l’Australien pour convaincre la juge de refuser l’extradition : le fait que les accusations qui motivent son extradition sont des « infractions politiques » au sens du traité d’extradition Royaume-Uni - Etats-Unis, que l’extrader serait contraire à certains droits fondamentaux (liberté d’expression, procès équitable), que sa santé ne lui permet pas d’être extradé… Ses avocats disent notamment que sa santé est très mauvaise et qu’il est sous traitement médicamenteux. L’un d’entre eux a évoqué dans la semaine un risque de suicide et une dépression.

Vendredi se termine la première semaine du procès, mais il ne s’agit que de l’introduction : trois semaines supplémentaires sont prévues à partir du 18 mai. La décision pourrait ensuite être rendue plusieurs semaines après. Et c’est sans compter l’appel, qui ne manquera pas d’être fait par la partie qui aura perdu.

L’enjeu de la liberté d’informer au delà du cas Assange

Malgré ses ambiguïtés, Julian Assange ne doit pas être extradé

Extrader Julian Assange ne reviendrait-il pas à assimiler à une activité d’espionnage toute publication de documents secrets émanant de l’État américain ? Au nom de la raison d’État les méthodes douteuses de l’armée américaine n’auraient jamais été révélées au public, et personne n’aurait perçu l’ampleur de la société de surveillance.

Pour Olivier Tesquet auteur de À la trace, enquête sur les nouveaux territoires de la surveillance, Assange n’est pas tant un symbole du combat contre la société de surveillance que contre l’extension du domaine du secret : « l’hypothèse d’une extradition et d’un procès contre lui est à la fois un message adressé aux lanceurs d’alertes qui voudraient rendre publics un certain nombre de documents ou d’informations confidentielles, et un message adressé aux journalistes et donc à la liberté d’informer. » . La liberté d’informer qu’il a défendue incarne sans doute une nouvelle forme de contre-pouvoir à l’heure où la vie privée est menacée autant par les États que par l’accélération technologique.

Le New York Times et le Guardian, pourtant très critiques à son sujet ces dernières années, ont fermement dénoncé ces accusations.

« M. Assange n’est pas un héros, mais son affaire représente une menace pour la liberté d’expression, et, ce faisant, la résilience même de la démocratie américaine », selon le New York Times.

Son homologue britannique a, lui, écrit qu’il « devait être protégé de l’extradition américaine, dans une affaire qui ébranle les fondations de la liberté et de la démocratie à la fois au Royaume-Uni et aux Etats-Unis ».




Garett Skyport pour DayNewsWorld

DOYEN MASCULIN DE L' HUMANITE

 CHITETSU WATANABE A 112 ANS

Père de cinq enfants, il a détrôné un compatriote, Masazo Nonaka, l'ancien détenteur du record qui est décédé le mois dernier à l'âge de 112 ans et 266 jours. Il a reconnu un péché mignon au moment de se voir décerner son titre :

« des sucreries comme le pudding au caramel » qui ne nuisent visiblement pas à sa santé.

Le Japonais Chitetsu Watanabe est devenu l'homme le plus âgé de monde, alors qu'il s'apprête à fêter ses 113 ans. Chitetsu Watanabe est né le 5 mars 1907 à Niigata, dans le nord-ouest du Japon.

Il a reçu officiellement son titre Guinness mercredi dans la maison de retraite où il réside, toujours dans sa ville natale.

Le précédent détenteur du record, Masazo Nonaka, un autre Japonais, est décédé le mois dernier à 112 ans et 266 jours.

Le record mondial absolu de longévité masculine est celui d'un autre Japonais décédé en 2013 peu après son 116e anniversaire, Jiroemon Kimura.

Son secret de longévité ?

«Garder le sourire», a-t-il simplement confié.

Chitetsu Watanabe, qui a eu cinq enfants, a déclaré que le secret de sa longévité était simplement «de ne pas se mettre en colère et de garder le sourire». Il a reconnu un péché mignon - des sucreries comme le pudding au caramel - mais visiblement cela ne lui a pas fait de mal.

Le doyen actuel de l'humanité des deux sexes est une Japonaise, Kane Tanaka, qui a soufflé le mois dernier ses 117 bougies.

Selon le Guinness, le record de longévité pouvant être prouvé officiellement, tous sexes confondus, reste détenu par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à l'âge de 122 ans et 164 jours.

Le Japon a l'une des espérances de vie les plus élevées au monde : plus de 70 000 centenaires vivent dans le pays, sur une population totale d'environ 126 millions d'habitants, en fort déclin démographique.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LE MEURTRE DE VANILLE AURAIT-IL PU ETRE EVITE ?

Le mobile s'éclaircit concernant le décès de Vanille, 1 an, retrouvée morte à Angers dimanche.

La mère de Vanille, la petite fille retrouvée morte dimanche à Angers dans un conteneur à vêtements, a été mise en examen, mardi 11 février, pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans » et placée en détention provisoire, a fait savoir Eric Bouillard, procureur de la République d’Angers.

Un « meurtre sur mineur de moins de 15 ans »

« Le mobile du passage à l’acte semble être lié à son départ du centre maternel, départ qui lui avait été annoncé, nous dit-elle, le 3 décembre 2019, jour où elle a décidé, par divers moyens (…), de donner à la mort à son enfant », avait déclaré lundi le procureur de la République d’Angers.

Lundi après-midi, l’autopsie avait confirmé, comme l’avait indiqué sa mère aux enquêteurs « de manière relativement détaillée », que la fillette a été tuée vendredi, par « étouffement ».

La mère a avoué durant sa garde à vue « avoir donné la mort à son enfant vendredi, avant même l'heure à laquelle elle devait la remettre » à sa référente de l'aide sociale à l'enfance (ASE), avait indiqué le procureur dimanche. Vanille est morte le 7 février, jour de son premier anniversaire.

Un geste prémédité

Selon le procureur, la mère avait expliqué en garde à vue avoir prémédité son passage à l’acte pour le jour du premier anniversaire de la fillette, le 7 février. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.« La date anniversaire de Vanille était le 7 février, jour de son décès, que [la mère] a mis à profit pour son passage à l’acte », avait dit le procureur. Un geste que personne ne pouvait d'ailleurs prévoir, selon les déclarations du président du Conseil départemental, qui affirme par ailleurs que les services sociaux ont suivi toutes les procédures.

« Il n'y avait aucune violence, rien ne laissait présager une telle issue », a-t-il dit. Au contraire, la mère était décrite comme une personne « qui s'investissait de plus en plus » auprès de son enfant.

Pourquoi un tel geste ?

Le procureur a expliqué, ce lundi, que celui-ci était lié au départ de la mère du centre maternel d’Angers, un foyer pour femmes enceintes et mères isolées, qui l'hébergeait.

Le départ était prévu ce lundi 10 février, après lui avoir été notifié le 3 décembre dernier. Nathalie Stephan était hébergée dans ce centre depuis un an. Sa fillette avait été confiée à l'ASE et placée dans une famille d'accueil par le juge des enfants, mais elle pouvait continuer à voir sa mère régulièrement pendant un temps donné durant la semaine.

Des dysfonctionnements ?

Y-a-t-il eu dysfonctionnement de la part des services de l'Etat ?

« Il n'y a absolument pas eu de négligence de la part des services d'aide à l'enfance », a certifié le procureur.

C’est pourtant la vingt-quatrième fois que l’alerte enlèvement était déclenchée, et c’est la première fois qu’elle ne permet pas de retrouver l’enfant en vie.

Cette mobilisation des médias et des services de l'État connaît habituellement 100% de réussite. Le plan alerte enlèvement est un dispositif d’alerte massive et immédiate, déployé pour aider à la recherche d’un enfant présumé enlevé. Adopté en France en 2006, il est largement inspiré du plan « Amber Alert », créé au Texas en 1996, après l’enlèvement et l’assassinat d’Amber Hagerman, une petite fille de 10 ans.

Pourtant, dimanche 9 février, à Angers, la petite Vanille disparue vendredi a été retrouvée morte...




Jenny Chase pour DayNewsWorld

ALERTE AU VIRUS DE LA TOMATE

La tomate est actuellement menacée par un virus qui pourrait toucher la production française, alerte l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).

Ce virus, le tomato brown rugose fruit virus (ToBREV) touche actuellement des pays proches de la France et grands producteurs de tomates comme l'Espagne ou l'Italie, mais aussi les Pays-Bas, la Grèce ou le Royaume-Uni.

Appartenant à la famille des tobamovirus, ce « virus du fruit rugueux brun de la tomate » est spécialisé, c'est-à-dire que seuls les tomates, les piments et poivrons, mais aussi les aubergines, les pétunias, le tabac et les plantes sauvages y sont sensibles.

S'il ne présente aucun danger pour la santé humaine, le virus ToBRFV inquiète les producteurs pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il affecte les tomates et les poivrons de manière très visible des mosaïques apparaissant sur les feuilles des tâches jaunes sur les fruits qui peuvent également présenter une surface rugueuse caractéristique. Résultat : ils deviennent tout bonnement impossibles à commercialiser.

Ensuite son mode de propagation est alarmant. Le virus se propage une fois dans la plante,de cellule en cellule jusqu'à l'envahir totalement. Les fruits, mais aussi les plants et les semences vont rester infectieux pendant des mois, sur tout type de support, ce qui explique la propagation du virus à travers la planète.

« C'est un virus très stable, persistant. Quand il est repéré, il faut donc passer par une étape de vide sanitaire », précise Philippe Reignault. Concrètement : il faut arracher les plants, les brûler, et cesser de cultiver l'endroit jusqu'à décontamination de la serre ou du sol. L'Allemagne et les États-Unis ont pris des mesures drastiques pour l'éradiquer. Les autres pays touchés n'ont pas encore réussi.

L'Agence sanitaire recommande aux autorités française d'étendre la réglementation déjà en vigueur aux fruits infectés, et de garantir que les plants importés proviennent tous de régions connues pour être indemnes du virus. Elle plaide également pour un renforcement des contrôles, et la mise en place d'un plan de surveillance.

Il est « crucial, écrit l'Agence, de signaler rapidement la présence » du virus dans les aires de production, afin d'engager au plus vite « une action rapide et déterminée d'élimination. »

Jenny Chase pour DayNewsWorld

SARAH ABITBOL OU BRISER L'OMERTA DANS LE SPORT SUR LES VIOLENCES SEXUELLES

Dans un livre choc Un si long silence, qui paraît jeudi 30 janvier, l’ancienne championne de patinage artistique Sarah Abitbol révèle avoir été agressée sexuellement et violée à 15 ans par son entraîneur.

À l'époque, explique Sarah Abitbol à L'Obs, dans un entretien, elle est une jeune sportive en stage de patinage artistique pour quelques semaines à la Roche-sur-Yon.

Dans son récit, elle raconte que son entraîneur d'alors, qu'elle nomme « Monsieur O. », profite de sa position pour l'agresser sexuellement et la violer à plusieurs reprises.

Elle raconte le calvaire vécu à l’époque et l’impact sur sa vie d’aujourd’hui.

«Je suis une handicapée de la vie, murée dans l’angoisse. Dans ma tête, je suis une proie. A 15 ans, j’ai dormi en dehors de chez moi, j’ai été vulnérable, et vous en avez profité», écrit-elle en s’adressant directement à celui qu’elle appelle «Monsieur O.», en réalité Gilles Beyer.

A l’époque, Sarah Abitbol dormait encore avec ses peluches Elle garde le silence jusqu'à ce qu'elle soit médaillée .

La multimédaillée européenne, qui a aussi pris une seconde fois la parole au micro de France Inter, a témoigné ce jeudi 30 janvier de « l’amnésie traumatique » qu’elle a ensuite vécue.

Pendant plus de dix ans, Sarah Abitbol n’a eu en effet aucun souvenir des événements qui se sont déroulés entre ses 15 et 17 ans et à propos desquels elle s’est longuement confiée à L’Obs, à savoir, les viols qu’elle aurait subis à plusieurs reprises de son entraîneur, Gilles Beyer. « J’ai fait de l’amnésie traumatique. C’est resté dans un coin de mon cerveau, le cerveau se protège des misères de l’enfance et c’était tellement fort, tellement répugnant, en fait, que le cerveau met ça de côté, et pendant plus de dix ans, effectivement, j’ai complètement oublié cet événement », souligne-t-elle.

Jusqu’en 2002, à la veille du lancement des Jeux olympiques de Salt Lake City, la championne ne se souvient de rien. Elle avait alors 26 ans. À ce moment-là, elle se rompt les tendons d’Achille. Elle a un flash.« Le corps a parlé en premier, parce qu’avoir une rupture des tendons d’Achille à 24 heures des Jeux olympiques, sur place, il n’y a pas pire pour un sportif de haut niveau. Je ne comprenais pas ce qu’il m'arrivait ».

Sarah Abitbol met fin à sa carrière professionnelle à 28 ans et tente une première fois d'alerter les plus hautes instances Sport français sur les agissements de « Monsieur O. » et sur les violences sexuelles et sexistes dans le patinage artistique. Le ministre des Sports de l'époque lui répond qu'il y a « un dossier » au sujet de cet entraîneur qui a depuis grimpé les échelons de la fédération, mais qu'il faut « fermer les yeux ».

Aujourd'hui, Sarah Abitbol poursuit son travail de metteuse en scène et de patineuse , tout en combattant son traumatisme. Deux ans après les débuts du mouvement #MeToo, elle dénonce « l'omerta » qui règne dans le sport dans son livre. Un témoignage dont les faits sont prescrits, mais qu'elle livre pour « briser le silence ». «Si vous avez tenu si longtemps, Monsieur O., c’est parce que tout autour de vous, l’a permis.

Des politiques ont fermé les yeux, des dirigeants vous ont maintenu en place, des entraîneurs se sont tus pour ne pas risquer d’être viré ou pour protéger leurs propres turpitudes. Des femmes de coachs ont mis un mouchoir sur les crimes de leurs conjoints, des parents ont été aveuglés par leur volonté de voir leurs enfants réussir, des élèves eux-mêmes ont peur d’être discriminés s’ils parlaient. Chacun, à son niveau, a nourri et continue de nourrir le crime», écrit la championne dans son livre. Celle qui a été dix fois championne de France espère aujourd'hui que son témoignage encouragera d'autres athlètes à se confier sur ce qu'elles ont pu subir.

D'autres anciennes patineuses émettent des accusations similaires contre Beyer, publiées mercredi dans L'Equipe et L'Obs. Beyer conteste les faits relatés.

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a elle convoqué le président de la Fédération des Sports de Glace, Didier Gailhaguet, jeudi matin, pour avoir des « explications. »

Pamela Newton pour DayNewsWorld

LA ZOOPHILIE UNE PRATIQUE BIEN REELLE A PUNIR

Elle est ignorée. Tabou. Et pourtant la zoophilie est une pratique bien réelle, qui entraîne des maltraitances pour les animaux qui en sont victimes.

Il s’agit d’un « bien d'un phénomène de masse », révèle une enquête de l’association Animal Cross, qui dénonce, outre les « sévices inadmissibles » que cette « déviance sexuelle » fait supporter aux animaux, une « atteinte grave à la dignité humaine » et un problème de santé publique.

Une étude publiée sous un titre choc « Les animaux, les nouveaux sex-toys » s’appuie notamment sur la thèse d’une jeune docteure vétérinaire, Marjolaine Baron :

« La zoophilie dans la société : quel rôle le vétérinaire peut-il tenir dans sa répression ? »

Internet une caisse de résonance pour la zoophilie

C'est sur Internet que la zoophilie trouve une caisse de résonance sans filtre. «Internet est l'antichambre d'une sorte de gigantesque bordel dans lequel les animaux sont les victimes sexuelles», dénonce Benoît Thomé.

Cette pratique s’est considérablement développée avec Internet et les supports numériques.

L’association estime ainsi à 1,6 million le nombre de visites d’internautes français enregistrés, chaque mois, sur les sites spécialisés diffusant des vidéos zoophiles – ce chiffrage n’a pas pris en compte le trafic des nombreux tubes pornographiques « généralistes » qui proposent, eux aussi, cette thématique.

« Quelques secondes, un ou deux mots clés sur les moteurs de recherche suffisent pour accéder gratuitement à ces sites ; la plupart ne prennent même pas la peine de vérifier que l’utilisateur a plus de 18 ans », déplore l’enquête d’Animal Cross. « Il existe donc un voyeurisme massif de personnes consommant de la zoo-pornographie », en déduit son auteur, qui évalue à 150 000 le nombre d’adeptes français de la zoophilie.

Il est difficile cependant de savoir combien passent à l’acte en l’absence de données scientifiques fiables, les enquêtes officielles sur la sexualité des Français s’abstenant d’aborder ce sujet scabreux. Selon les analyses d' Animal Cross « autour de 10 000 » serait l’effectif de cette communauté active. Un nombre qui ne ferait que croître avec les forums et les formats numériques. « La zoophilie est souvent présentée comme la nouvelle expérience sexuelle à découvrir absolument », note le rapport. On est loin de quelques idées reçues. Cette pratique ne concerne pas seulement le valet de ferme ou des personnes isolées en situation de misère sexuelle. « Le faute de mieux est une motivation minoritaire ; pour la plupart des zoophiles, cela tient du choix délibéré », souligne Benoît Thomé, président de l'association. Les zoophiles sont souvent jeunes et de sexe masculin.

Le président d’Animal Cross en établit une sorte de cartographie, des « voyeuristes passifs », consommateurs de vidéos, aux « zoo-sadiques », qui pratiquent la torture sur leur proie, parfois jusqu’à sa mise à mort ; entre les deux, des pratiques graduées qui vont de la caresse au rapport sexuel intégral.

Des conséquences multiples sur les animaux

Pour les animaux, les conséquences sont multiples. Marjolaine Baron, docteure vétérinaire, qui a consacré une thèse à la zoophilie l'affirme : « Les lésions sont essentiellement physiques et anatomiques, sur les parties anales ou vaginales, explique la praticienne. Mais on peut aussi avoir des oreilles fibrosées, car ces parties servent parfois de poignées, ou bien des hématomes, car l’animal se débat. » Les actes s’accompagnent parfois de zoosadisme avec volonté de torturer l’animal, et pour certaines espèces, les incompatibilités anatomiques entraînent la mort de l’animal. « On a aussi beaucoup de cas où il n’y a aucune lésion. Cela rend le diagnostic difficile à poser », poursuit Marjolaine Baron,

Des risques sanitaires

« Outre les souffrances qu’elle provoque, la zoophilie constitue un problème sanitaire grave, pour les risques de maladies vénériennes qu’elles font courir aux humains ». Une étude brésilienne fait apparaître que 45 % des personnes atteintes d’un cancer pénien ont admis avoir eu au moins un rapport sexuel avec un animal. Le rapport souligne une « prévalence importante » des maladies sexuellement transmissibles, chez les zoophiles, et donc « une préoccupation de santé publique ».

«Autre risque pointé par l'association : celui des déviances. « Une paraphilie se déclare rarement seule. […] La zoophilie, les actes de bestialité prédisposent les individus aux violences interhumaines. […] Ils doivent servir de sonnette d’alarme pour prévenir les comportements nuisibles, notamment la pédophilie. Les vétérinaires ont un rôle important dans ces interventions », lit-on dans le rapport.

Renforcer la législation

« Notre objectif n’est pas de nous ériger en police des bonnes mœurs, mais de nous préoccuper des animaux victimes d’agressions sexuelles, dans l’incapacité de dire non », précise Benoît Thomé, président d’Animal Cross et rédacteur du rapport.

Dans ses conclusions, l'auteur pointe du doigt le vide juridique qui entourerait la diffusion de la zoophilie sur Internet et appelle à renforcer la législation existante, à l’encontre des zoophiles, comme on l’a vu récemment en Allemagne.

Trop d’affaires font encore l’objet d’un classement sans suite, faute de preuve ou en opportunité. La pratique s’opérant à l’abri des regards, les signalements sont peu nombreux, et quand ils le sont, les preuves sont difficiles à apporter.

L’article 521-1 du Code pénal punit de deux ans d’emprisonnement le fait d’exercer des sévices graves ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal.

« Nous considérons qu’à terme les animaux devraient bénéficier de la même protection juridique que les mineurs », conclut le président d’Animal Cross évoquant un « non-consentement par nature » de l'animal.




Larry Ricky pour DayNewsWorld

MORT DE KOBE BRYANT LEGENDE DU BASKET

Quintuple champion NBA avec les Lakers, son club de toujours, Kobe Bryant est mort, dimanche 26 janvier, dans le crash de son hélicoptère à Calabasas (sud de la Californie, Etats-Unis).

L’ex-basketteur américain, star de la NBA, Kobe Bryant est mort, dimanche 26 janvier, dans le crash de son hélicoptère en Californie, ont annoncé les autorités locales.

Selon le média people TMZ, l’ex-joueur de 41 ans était à bord de son hélicoptère privé avec huit autres personnes dimanche matin, dont une de ses filles, lorsque celui-ci est brusquement tombé, avant de s’enflammer. Aucune personne n’aurait survécu au crash.

La cause de l’accident n’est pas encore connue.

Kobe Bryant, qui avait quatre enfants, avait notamment évolué pendant vingt ans au sein de la franchise NBA des Los Angeles Lakers.

Celui qu’on surnommait « Black Mamba » était l’un des sept joueurs à avoir inscrit plus de 30 000 points dans sa carrière. Il y avait mis un terme à l’issue de la saison 2015-2016.

Jusqu’à samedi il était le 3e meilleur marqueur de l’histoire de la NBA, avant d’être dépassé par son rival LeBron James, lors de la défaite des Lakers à Philadelphie (108-91). « Kobe était immortel offensivement du fait de son aptitude [à beaucoup marquer].

Et me voilà ici à Philadelphie, portant le [même] maillot des Lakers. L’univers provoque parfois de ces choses… Ce n’est pas censé avoir un sens, mais voilà, cela arrive tout simplement », avait déclaré samedi soir LBJ, ému, après la rencontre.

Reconverti dans la production de documentaires (il a reçu l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2018).Je n’ai pas de mots pour exprimer ma douleur », a tweeté Shaquille O’Neal, équipier de Bryant à Los Angeles au début des années 2000.

Sa disparition a suscité une avalanche d'hommages : le président des Etats-Unis, Donald Trump, a parlé de "terrible nouvelle", tandis que son prédécesseur, Barack Obama, a envoyé ses "prières" à la famille endeuillée.

Autre ancienne légende du Staples Center à s’être exprimée sur le réseau social, le Français Tony Parker a « le cœur brisé ».

Boby Dean pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS: 10 JOURS POUR CONSTRUIRE

UN HOPITAL EN CHINE

La Chine a engagé vendredi la construction d’un hôpital destiné à accueillir d’ici 10 jours un millier de patients victimes du nouveau coronavirus.

Les images du chantier sont impressionnantes.. Plus d'une cinquantaine de tractopelles ont convergé ce vendredi vers un terrain vague à Wuhan, épicentre de l'épidémie de coronavirus qui sévit en Chine, où les autorités veulent bâtir un hôpital en une semaine.

Selon des images diffusées à la télévision, des dizaines d’engins de chantier étaient occupés à préparer le terrain sur lequel doit s’élever l’établissement dans cette ville de 11 millions d’habitants au cœur de l’épidémie.

Les travaux doivent être achevés en un temps record et l’hôpital, de 25.000 m2 et d’une capacité de 1.000 lits, ouvrira ses portes le 3 février, selon l’agence Chine nouvelle.

« Nous avons mobilisé tous les ouvriers restant à Wuhan pour travailler par équipes en rotation afin d’assurer le travail de construction 24h sur 24 », a déclaré Zhang Chongxi, chef de l’entreprise Wuhan Construction, selon l’agence.

L’hôpital accueillera exclusivement des malades de la pneumonie virale d’origine inconnue qui a contaminé depuis décembre 830 personnes, dont 26 mortellement.

Le site « atténuera la pénurie de ressources médicales », a précisé l'agence de presse officielle. La ville de Wuhan, où sont concentrés la grande majorité des cas de contamination, a été placée jeudi de facto sous quarantaine, les habitants n'étant plus autorisés à sortir.La Chine avait déjà construit à Pékin un hôpital dans un temps record - une semaine - lors de l'épidémie de Sras en 2003. Le site rassemblait des bâtiments préfabriqués.

Le nouvel hôpital édifié à Wuhan aurait été conçu sur le même modèle.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

UNE MYSTERIEUSE PNEUMONIE EN CHINE

POURRAIT ARRIVER EN EUROPE

Apparue pour la toute première fois en décembre en Chine, la mystérieuse pneumonie a fait pour l’heure plus de 300 malades et provoqué la mort de 6 personnes. Et a dépassé les frontières de la Chine, faisant planer le spectre d’une contagion mondiale. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunira ce mercredi pour déterminer s’il convient de déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale ».

Pour le moment intitulé « 2019-nCoV », ce nouveau coronavirus a dépassé les frontières de l’Empire du Milieu et contaminé plusieurs autres personnes au Japon, en Corée du Sud et en Thaïlande. Pour l’heure, 922 patients sont en observation dans les hôpitaux chinois, selon les chiffres communiqués par les autorités sanitaires.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l’animal semble être « la source primaire la plus vraisemblable » de cette épidémie.

Mode de transmission interhumaine

Si dans un premier temps, la piste de la contagion interhumaine n’a pas été privilégiée, ce lundi, Zhong Nanshan, un scientifique chinois de la Commission nationale de la santé, a déclaré que la transmission par contagion entre personnes était « avérée ». C’est la première fois qu’une telle affirmation a été faite publiquement. « Nous disposons aujourd’hui d’éléments permettant d’affirmer qu’une contamination entre homme est possible et s’est produite, indiquele Pr Yazdan Yazdanpanah, chef du Service des maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital Bichat, à Paris. Ce virus est semblable à 80 % à celui du SRAS. Et selon l’âge et l’état de santé du patient contaminé, il peut causer différents symptômes, allant des signes d’un simple rhume à ceux d’une grippe, voire d’une pneumonie. Une personne fragile pourra développer une forme sévère de ce virus ».

Cette épidémie suscite des inquiétudes croissantes : une deuxième personne est décédée, des dizaines et sans doute des centaines de patients restent contaminés et les Etats-Unis ont mis en place un dépistage dans plusieurs de leurs aéroports.

L’épidémie alimente les craintes d’une réapparition d’un virus de type SRAS, et plus spécifiquement des béta coronavirus, contagieux et qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hongkong en 2002 et 2003. Cette nouvelle maladie, observée pour la première fois fin décembre en Chine, se caractérise par un syndrome respiratoire, comme une forme de pneumonie, avec des symptômes proches de la grippe.

L’enquête des autorités chinoises a permis de déterminer que plusieurs patients contaminés travaillaient sur un marché de Wuhan spécialisé dans la vente en gros de fruits de mer et de poissons. Samedi, la commission municipale de l’hygiène et de la santé de Wuhan a recensé quatre cas supplémentaires, portant le nombre total à au moins 45 patients contaminés.

Mesures de prévention dans plusieurs aéroports étrangers

En dehors de Chine, les mesures de prévention se multiplient. Dernière en date : les Etats-Unis ont annoncé qu’à partir de vendredi ils commenceraient à filtrer les vols en provenance de Wuhan à l’aéroport de San Francisco et à l’aéroport John-F.-Kennedy de New York – où atterrissent des vols directs de Wuhan –, ainsi qu’à celui de Los Angeles, où sont assurées de nombreuses correspondances. Les passagers seront examinés par les équipes médicales mais pas systématiquement soumis à un prélèvement.

« Sur la base des informations actuellement disponibles, le risque (que pose le virus) pour les Américains est considéré comme faible », ont souligné les Centres de contrôle et de prévention des maladies, qui souhaitent néanmoins « prendre des précautions ».

Face à ce risque sanitaire mondial, de nombreux pays d’Asie ont renforcé mardi leurs contrôles. De Bangkok à Hong Kong, de Singapour à Sydney, les autorités procèdent à des contrôles systématiques à l’arrivée des vols en provenance des zones à risques. Au Vietnam, pays frontalier de la Chine, le ministère de la Santé a proclamé un « risque d’infection élevé » et ordonné des contrôles renforcés à sa frontière nord, intense lieu de passage entre les deux pays.

Les autorités thaïlandaises, elles, ont mis en place des détections thermiques obligatoires dans les aéroports de Bangkok, Chiang Mai, Phuket et Krabi, pour les passagers en provenance des zones chinoises à risques. Dans un communiqué, le ministre thaïlandais de la Santé, Anutin Charnvirakul, a annoncé que ces passagers étaient contrôlés « sans exception », et Charnvirakul, a annoncé que ces passagers étaient contrôlés « sans exception », et placés sous observation en quarantaine pendant 24 heures s’ils présentent des signes de fièvre.

Surtout à l’approche des festivités du Nouvel An lunaire (25 janvier), une période qui suscite des inquiétudes quant à une éventuelle propagation du virus. A cette occasion, des centaines de millions de Chinois empruntent bus, trains et avions pour aller passer les fêtes en famille.

En 2003, on avait recensé 8.096 cas de SRAS, qui a fait 774 morts dans le monde, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong, selon l’OMS. L’organisation internationale avait à l’époque vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l’alerte et tenté de dissimuler l’ampleur de l’épidémie.

Toutefois, la gestion de ce type de virus a beaucoup évolué depuis l’épidémie de SRAS : « Nous avons tiré les enseignements de cette pandémie et sommes aujourd’hui beaucoup mieux organisés, rassure le Pr Yazdanpanah. Le plus important et urgent, face à ce type de situation, est d’être en capacité de détecter au plus tôt les personnes contaminées ».

La Chine a déjà partagé avec la communauté scientifique internationale le séquençage génomique du nouveau coronavirus. « Depuis une dizaine de jours, nous savons donc identifier ce virus, ce qui est déterminant pour contrer sa propagation, poursuit l’infectiologue. Dès qu’un individu en provenance d’une zone où sévit le virus présente les symptômes respiratoires qui lui sont associés, il faut immédiatement le placer en quarantaine ».

Ainsi, Pékin a annoncé mardi qu’il classait l’épidémie dans la même catégorie que le SRAS, et a décrété l’isolement obligatoire pour les personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée.

Une vigilance d’autant plus importante à l’aube d’un chassé-croisé dans les transports à l’occasion du Nouvel an chinois ce samedi, qui fait craindre une accélération des contaminations.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ASSISTER A UNE MESSE COMPLETEMENT NU

AUX ETATS-UNIS

Dans un pays toujours profondément croyant, les églises rivalisent d'imagination pour renouer avec les fidèles Aux Etats-Unis, tout est possible, y compris aller à la messe dans le plus simple appareil. A Ivor, dans l’Etat de Virginie, la White Tail Chapel a mis en place des offices religieux originaux, rapporte le HuffPost. Chaque dimanche, les fidèles sont invités à venir communier entièrement nus.

Allen Parker, le pasteur de cette église située dans une communauté «nudiste et familiale» s'appuie sur l'histoire d'Adam et Ève pour inviter ses fidèles à venir nu·es comme des vers à son sermon.

« Si Dieu nous a fait ainsi, comment cela peut-il être mauvais ? », se demande-t-il, toujours dans le HuffPost, rappelant que Jésus était nu aux moments les plus importants de sa vie.

Messes nudistes ou en plein air

Le pasteur est convaincu que la nudité a un effet bénéfique sur les fidèles, parce qu’elle permet de placer tout le monde sur un pied d’égalité. Lui-même totalement nu, Allen Parker prêche chaque semaine son office religieux.

Parc d'attractions biblique

Dans ce pays éminemment religieux, où plus des deux tiers de la population s'identifie comme chrétienne, les églises font preuve d'ingéniosité, se réinventent et proposent de nouveaux concepts parfois surprenants. La Christian Drive-In Church de Daytona Beach ( Floride), par exemple, permet de suivre la messe depuis sa voiture stationnée sur le terrain d’un ancien cinéma de plein air. Plus de 600 paroissiens y viennent chaque week-end. Leur faisant face, un pasteur officie depuis une estrade tandis que son sermon est diffusé en direct dans les voitures, sur l'onde radio 88,5 FM.

Le photographe Cyril Abad, a également fait la découverte des parcs d'attractions à thèmes bibliques. L'un d'eux, le parc créationniste d'Ark Encounter, a construit L'Arche de Noé dans des proportions pharaoniques.« Les églises ont adopté des principes du marché libre pour ouvrir de nouvelles niches dans la spiritualité, explique le photographe auteur d’une série de clichés sur ces églises à part, dans une interview à Wired.

Si vous êtes surfeur, il y a une église pour surfeurs chrétiens. Si vous êtes motard, il y aura une église pour motards. »

Boby Dean pour DayNewsWorld

CHINE CONDAMNATION A TROIS ANS DE PRISON

DU PERE DES BEBE OGM

Il avait provoqué l'an dernier une onde de choc planétaire en mettant au monde les premiers bébés génétiquement modifiés. Le chercheur chinois He Jiankui a été condamné à trois ans de prison à une amende de 3 millions de yuans (384 000 euros), lundi 30 décembre pour « avoir illégalement procédé à la manipulation génétique d'embryons à des fins de reproduction », précise l'agence Chine nouvelle. Il a été condamné par un tribunal de Shenzhen, la métropole du sud du pays où il avait effectué ses travaux.

Un procès à huis-clos

Deux autres personnes ont également été condamnées, mais Chine nouvelle n’a pas précisé leur rôle : un dénommé Zhang Renli a écopé de deux ans de prison et d’une amende d’un million de yuans et un certain Qin Jinzhou d’un an et demi de prison avec sursis et d’une amende de 500.000 yuans. Tous deux appartiennent à « des instituts médicaux de la province du Guangdong » (sud). Le procès s’est tenu à huis clos car l’affaire relevait du domaine de « la vie privée », selon l’agence.

He Jiankui avait annoncé en novembre 2018 être parvenu à mettre au monde Lulu et Nana, des jumelles à l'ADN modifié pour les rendre résistantes au VIH, dont était infecté leur père. Lors d'une conférence de presse quelques jours plus tard à Hong Kong, il s'était dit « fier » du fruit de ses recherches.

Mutations génétiques

Le chercheur , qui a été formé à Stanford aux Etats-Unis, avait expliqué avoir employé l’outil révolutionnaire Crispr-Cas9, dit des « ciseaux génétiques », qui permet d’enlever et de remplacer des parties indésirables du génome, comme on corrige une faute de frappe sur ordinateur. La simplicité de Crispr a dopé l’imagination des apprentis sorciers.

En procédant à la modification du génome, le chercheur chinois a provoqué d’autres mutations… qui seront transmissibles à leurs descendants. « La technologie n’est pas encore sûre », dit Kiran Musunuru, professeur de génétique à l’université de Pennsylvanie. Les ciseaux Crispr coupent souvent à côté du gène ciblé. « C’est facile à utiliser si on se fiche des conséquences ».

Nouvel arsenal juridique

Lorsque l'affaire avait éclaté, la Chine avait été mise en cause pour avoir laissé se développer des recherches sans supervision. Le pays ne disposait pas alors de loi dans ce domaine : une brève réglementation du ministère de la Santé, datant de 2003, interdisait bien la manipulation génétique d'embryons, mais ne prévoyait aucune peine pour les contrevenants. Le gouvernement chinois, accusé de laxisme, avait finalement ordonné la suspension des recherches et placé le scientifique sous enquête policière. Le pays a aussi renforcé son arsenal judiciaire. La Chine disposera, à partir de février, d’une nouvelle réglementation qui punit désormais d’une amende de 100.000 yuans les manipulations génétiques.

L'agence de presse officielle a ajouté qu'au total trois bébés génétiquement modifiés sont nés à la suite de ces recherches.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

GRECE DEUX DEMANDEURS D'ASILE SE DONNENT LA MORT PAR PENDAISON

Deux demandeurs d’asile, un Irakien et un Afghan, se sont donné la mort par pendaison dans le nord de la Grèce, a annoncé l’ONG le Forum grec pour les Réfugiés.

«Nous avons de terribles nouvelles en provenance de Mouries […] deux jeunes hommes se sont suicidés hier et aujourd’hui», a déclaré dans un communiqué jeudi le Forum grec pour les Réfugiés.

Selon l’ONG, les deux demandeurs d’asile étaient hébergés dans un hôtel accueillant entre 350 et 400 réfugiés dans le village de Mouries, dans le nord de la Grèce, près de la frontière terrestre avec la République de Macédoine du Nord. premier demandeur d’asile retrouvé mercredi pendu près d’un pont non loin de l’hôtel était un réfugié afghan de 32 ou 33 ans, père de deux enfants. Le second, un jeune Irakien, la trentaine, a été retrouvé jeudi pendu par son colocataire dans un couloir de l’hôtel.

Selon les autorités grecques, plus de 40 000 demandeurs d’asile se trouvent actuellement dans des camps aux conditions insalubres sur les îles du nord de la mer Égée, face à la Turquie.

L’ONG Médecins Sans Frontières avait fait état fin novembre d’un nombre grandissant d’enfants réfugiés ayant commis des tentatives de suicide dans ces camps aux conditions sordides et appelé les dirigeants européens à agir.

Le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis a promis de relocaliser 20 000 demandeurs d’asile sur le continent d’ici à début 2020.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LES AGRESSIONS CONTRE LES POMPIERS

EN FORTE HAUSSE SUR UN AN EN FRANCE

Depuis des années, les sapeurs-pompiers subissent une hausse exponentielle des agressions. Le rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publié mercredi 18 décembre est alarmant : les agressions ont encore augmenté de 21 % entre 2017 et 2018. Il y en a eu 2.813 en 2017, 3.411 en 2018. En 10 ans, le nombre de déclaration d’agressions a bondi de 280%.

« L’augmentation du nombre de déclarations d’agressions peut être due à une augmentation des actes de violences, à une meilleure remontée des informations, à un abaissement du seuil d’acceptabilité des violences ou à une sensibilisation des autorités hiérarchiques sur la nécessité de mieux déclarer les faits », explique l’ONDRP.

Dans un rapport rendu public mercredi 11 décembre, des sénateurs ont appelé le gouvernement à se mobiliser pour enrayer la hausse de ces agressions. La commission des lois du Sénat a formulé 18 mesures pour « que cessent » ces violences « inacceptables » contre les pompiers. Lors du 126e congrès des sapeurs-pompiers en septembre, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, s’était engagé « à tout faire » pour la sécurité des agents, avec une grande campagne de communication et l’expérimentation des caméras-piétons.

Plusieurs syndicats déplorent la difficulté pour les pompiers d’intervenir dans certains quartiers. Lorsqu’ils doivent s’y rendre, les pompiers redoutent de tomber dans un guet-apens . Ils sont parfois caillassés comme les forces de police.

Il faudrait, selon eux, davantage de policiers pour sécuriser leurs interventions et rappeler aux gens de ne pas les appeler « pour un oui ou pour un non ».

Carl Delsey pour DayNewsWorld

SYDNEY CONFRONTEE A UNE URGENCE SANITAIRE

EN RAISON DES FUMEES TOXIQUES

La plus grande ville d'Australie est confrontée à une urgence sanitaire. En cause, les fumées toxiques dues aux incendies monstres qui enveloppent Sydney depuis des semaines. Ce lundi, des médecins australiens tirent la sonnette d'alarme.

« Une pollution de l’air jusqu’à 11 fois supérieure » à la limite

Plus d'une vingtaine d'organisations professionnelles de médecins - notamment le Royal Australasian College of Physicians, qui réunit 25 000 médecins et stagiaires - ont publié un communiqué commun appelant le gouvernement à s'attaquer à cette pollution atmosphérique toxique. « La pollution de l'air en Nouvelle-Galles du Sud est une urgence de santé publique », alerte ainsi cette Alliance pour le climat et la santé.

« La fumée provenant des incendies a entraîné une pollution de l’air jusqu’à 11 fois supérieure à un niveau estimé “dangereux”, dans certaines parties de Sydney et de Nouvelle-Galles-du-Sud », selon le communiqué. Cette fumée « est particulièrement dangereuse en raison de niveaux élevés de particules fines PM2,5 », précise-t-il. Elle est causée par des centaines de feux de forêt, notamment liés au changement climatique, qui ravagent l'Australie depuis septembre.

La population réclame des mesures contre le changement climatique

Les services de santé de cet État ont enregistré une hausse de 48 % du nombre de personnes se rendant aux urgences pour des problèmes respiratoires au cours de la semaine se terminant le 11 décembre, par rapport à une moyenne calculée sur cinq ans.

Ce chiffre a atteint les 80 % le 10 décembre, jour où la qualité de l'air s'est considérablement détériorée à Sydney. Le lendemain, près de 20 000 personnes ont manifesté dans la ville pour demander au gouvernement de lutter contre le changement climatique.

L'Alliance a également appelé le gouvernement à prendre des mesures urgentes afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, affirmant que le changement climatique aggrave ces incendies aux « effets dévastateurs sur la santé humaine ».

Le Premier ministre australien Scott Morrison a reconnu la semaine dernière que le changement climatique était l’un des « facteurs » à l’origine de ces centaines d’incendies dévastateurs.

Boby Dean pour DayNewsWorld

DOPAGE: EXCLUSION DE LA RUSSIE DES JEUX OLYMPIQUES PENDANT QUATRE ANS

L’Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé lundi d’exclure la Russie des Jeux olympiques pendant quatre ans, ce qui inclut Tokyo 2020 et Pékin 2022.

Les Russes sont sanctionnés pour avoir falsifié des données de contrôles de leurs sportifs.

« La liste complète des recommandations (de sanctions du Comité de révision de la conformité) a été approuvée à l'unanimité » des douze membres du comité exécutif, a déclaré aux médias un porte-parole de l'AMA.

Ce sont les plus lourdes sanctions prises par l'agence depuis sa création.

Le Comité de révision de la conformité recommandait notamment l'exclusion du drapeau russe des JO et de tout championnat du monde pendant quatre ans, avec la possible présence de sportifs russes sous drapeau « neutre » , à condition qu’ils ne soient pas impliqués dans le dopage organisé ayant eu cours en Russie jusqu’en 2015.

Le drapeau blanc, bleu et rouge n'avait déjà pas été hissé aux Jeux olympiques d'hiver 2018 de Pyeongchang. ..

La Russie et ses athlètes disputeront en revanche, sous leur drapeau, les compétitions européennes, comme le prochain championnat d’Europe de football, qu’elles pourront également accueillir :

Saint-Petersbourg organisera bien des matches de l’Euro et la finale de la Ligue des champions 2021.

La Russie disputera également sous son nom les qualifications à la prochaine Coupe du monde avant de devenir une « équipe neutre » au Qatar en cas de qualification.

L’Agence russe de lutte contre le dopage (Rusada) décidera le 19 décembre si elle fait appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport, lequel devrait rendre son arbitrage avant les Jeux olympiques de Tokyo, l’été prochain.

Il s’agit du dernier épisode en date de la crise du dopage en Russie, déclenchée en 2014 par une enquête de la chaîne allemande ARD et un couple de lanceurs d’alerte russes.

Les premières révélations faisaient état d' un dopage institutionnalisé en Russie entre 2011 et 2015, impliquant notamment plusieurs rouages de l'État.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VIOL COLLECTIF EN INDE

QUATRE SUSPECTS ABATTUS PAR LA POLICE

L’affaire du viol collectif et du meurtre d’une vétérinaire qui avait révulsé l’Inde a connu, vendredi 6 décembre, un dramatique dénouement : les quatre suspects ont été tués, abattus par la police en marge de la reconstitution du crime. Un haut responsable de la police de Hyderabad (sud) a affirmé que les quatre hommes avaient été tués alors qu’ils tentaient de s’enfuir lors de cette reconstitution dans la nuit de jeudi à vendredi.

« Dans le cadre de l’enquête, la police a amené les suspects sur le lieu du crime. Les accusés ont d’abord attaqué les policiers à l’aide de pierres et de bâtons, puis ils se sont emparés des armes des agents et ont commencé à tirer. Les policiers leur ont demandé de se rendre, mais ils ont continué à tirer. Ensuite nous avons ouvert le feu, et ils ont été tués. », a détaillé le commissaire V. C. Sajjanar.

Prakash Reddy, commissaire adjoint de la police de Hyderabad, a précisé qu’une ambulance avait été appelée, « mais ils sont morts avant que l’aide médicale arrive ».

Les quatre avaient été arrêtés la semaine dernière et inculpés pour le viol et le meurtre d’une vétérinaire de 27 ans dont le corps avait été brûlé.

Selon la police, la victime avait été enlevée le 27 novembre 2019 au soir au moment où elle reprenait son scooter. Les quatre hommes auraient crevé l’un des pneus de son deux-roues en son absence puis lui auraient proposé leur aide à son retour, en l’attirant sur une aire de camions.

Selon la police, les restes carbonisés du cadavre de la victime ont été découverts le lendemain matin sous un pont. Le corps avait été placé dans une couverture puis arrosé d’essence avant d’être incendié.

Malgré l’arrestation rapide des quatre suspects, l’affaire a révulsé le pays où les violences sexuelles font régulièrement la Une depuis le viol collectif d’une étudiante à bord d’un autobus à New Delhi en 2012, qui avait suscité l’indignation internationale.

Samedi, la police avait dispersé par la force des centaines de manifestants qui tentaient d’entrer dans le commissariat où étaient détenus les quatre suspects. Au Parlement national, la députée Jaya Bachchan, ancienne actrice, avait estimé que les coupables devaient être « lynchés en public ». Un de ses collègues avait réclamé la castration des violeurs.

La « violence arbitraire » de la police dénoncée

L’annonce de la mort des quatre a été accueillie par des célébrations de joie à Hyderabad et la sœur de la vétérinaire tuée a réagi. « Je suis heureuse que les quatre accusés aient été tués », a déclaré vendredi à une chaîne de télévision locale « Cet incident aura valeur d’exemple. Je remercie la police et les médias pour leur soutien. »

Mais des voix sont montées au créneau pour dénoncer la « violence arbitraire » d’une police indienne souvent accusée de meurtres extrajudiciaires quand il s’agit de couvrir des enquêtes bâclées ou de calmer l’opinion publique.

« La police doit rendre des comptes. C’est absolument inacceptable », a déclaré l’avocate et militante Vrinda Grover. « La police doit rendre des comptes. Au lieu de mener une enquête et de rassembler des preuves, l’Etat commet des meurtres pour satisfaire le public et éviter de devoir rendre des comptes. »

Amnesty International a demandé l’ouverture d’une enquête indépendante.

« Dans une société moderne qui respecte le droit, le recours aux exécutions extrajudiciaires pour rendre justice aux victimes de viol est non seulement inconstitutionnel, mais il contourne le système juridique indien et crée un précédent regrettable », a dit l’organisation dans un communiqué.

Selon les derniers chiffres officiels incluant plus de 10.000 victimes mineures, plus de 33.000 viols ont été déclarés dans le pays en 2017.

Dans le même temps, du fait de l’inefficacité du système judiciaire indien, les victimes doivent souvent attendre des années avant d’obtenir justice.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

HOMMAGE AUX TREIZE SOLDATS MORTS AU MALI

«Je m'incline devant leur sacrifice », « ils sont morts pour nous tous », a déclaré solennellement Emmanuel Macron lundi 2 décembre, lors de la cérémonie aux Invalides en l'honneur des 13 soldats morts au Mali la semaine dernière.

Ces soldats français ont été tués dans le crash de leur hélicoptère au Mali, lundi dernier alors qu’ils appuyaient des commandos parachutistes qui avaient repéré des pick-up suspects dans la zone frontalière avec le Niger et le Burkina Faso, une région servant de repaire à des groupes djihadistes affiliés à l’Etat islamique (EI) ou al-Qaida.

« Ils sont morts en opération, pour la France, pour la protection des peuples du Sahel, pour la sécurité de leurs compatriotes et pour la liberté du monde, pour nous tous qui sommes là », a ajouté le chef de l'Etat, face aux 13 cercueils dans la cour d'honneur de l'Hôtel des Invalides, qui accueille depuis le XVIIe siècle vétérans et blessés de guerre.

Devant 2 500 invités, dont son homologue malien Ibrahim Boubacar Keita, le président de la République a décrit en quelques mots l'engagement de chaque soldat et les familles qu'ils laissent derrière eux. Il s'est aussi attaché à raconter la nuit de leur décès.

La légion d’honneur leur a été remise, à titre posthume.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

BLACK FRIDAY CONTRE BLOCK FRIDAY

Depuis quelques jours, des slogans sur des tracts virtuels fleurissement sur les réseaux sociaux : « L’abus de production nuit gravement à la planète », « surconsommer tue » ou encore « stoppons la grande braderie de la planète ». A chaque fois, ces mots sont accompagnés d’un même hashtag #BlockFriday appelant à une opération bien réelle en ce vendredi « noir » de grosses opérations commerciales. Lancée par Youth For Climate et Extinction Rebellion, l'opération Blockfriday organisée ce vendredi dans plusieurs villes doit s’articuler autour du blocage d’un « commerce majeur »

« Non au consumérisme mortifère »

Il s'agit de dire « non au consumérisme mortifère ».

« Vendredi 29 novembre, c’est le Black Friday : un jour de soldes intensives et d’achats compulsifs, symbole du capitalisme le plus néfaste. Dévorant notre monde, épuisant ses ressources naturelles, multipliant les écocides, exploitant les plus faibles, et creusant les inégalités sociales au nom du mythe de la croissance infinie. Le consumérisme finira par nous détruire si nous n’agissons pas avant », notent les membres de XR

Certains groupes locaux se sont aussi associés à l’association Attac pour leurs actions. Par ailleurs, entre 50 et 100 militants des groupes ANV-COP21 et Amis de la Terre ont installé des bottes de pailles et formé des barrages humains ce jeudi devant le centre Amazon de Brétigny-sur-Orge (Essonne), géant américain de la distribution et du numérique.

Ce vendredi au matin, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées cette fois-ci devant le siège français d’Amazon à Clichy (Hauts-de-Seine), pour dénoncer la surconsommation et ses conséquences écologiques. Réunis notamment à l’appel d’Attac et Greenpeace pour cette action présentée comme « non-violente et joyeuse », les manifestants ont déroulé des banderoles hostiles au géant du commerce en ligne avant de s’asseoir devant le siège de l’entreprise aux cris de: « On dit stop au Black Friday et son impunité! »

Loi anti-gaspillage et Green Friday

La ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne a alerté dès lundi contre la pollution que génère le « Black Friday », mettant en garde contre « la frénésie de consommation » liée à cette journée de promotions. Les députés eux ont donné leur feu vert en commission à une interdiction des campagnes de promotions du « Black Friday », qui donne l’impression aux consommateurs de bénéficier de soldes alors que ce n’est pas la période. Cet amendement au projet de loi anti-gaspillage, adopté dans la nuit de lundi à mardi, doit encore être examiné dans l’hémicycle à partir du 9 décembre. C’est la députée non-inscrite et ancienne ministre de l 'Ecologie Delphine Batho qui porte cette mesure et veut mettre fin au « Black Friday », au nom de la lutte contre la « surconsommation ».

Le Green Friday et Make Friday Green Again

Concrètement, des entreprises participent en revanche au Green Friday. Au lieu de proposer des réductions à leurs clients le jour du Black Friday , elles s’engagent à reverser 10% de leur chiffre d’affaires de la journée au profit d’associations engagées pour une consommation responsable (HOP, Zero Waste France, Éthique sur l’étiquette, les Amis de la Terre...). La Fédération Envie, Altermundi, DreamAct, Emmaüs, Ethiquable et le Réseau francilien du réemploi sont les membres fondateurs de l’association Green Friday, dont l’objectif est avant tout de faire prendre conscience des impacts sociaux et environnementaux des achats, et d’impulser des nouveaux modes de consommation.

Dans la lignée du Green Friday, un collectif baptisé Make Friday Green Again, lancé en octobre par la marque française de chaussures éco-responsable Faguo, a lui réuni plus de 500 marques, majoritairement françaises, qui vont s’abstenir de faire des promotions ce 29 novembre “pour mettre en valeur une consommation plus responsable en invitant nos communautés à réparer, donner et revendre les produits qu’ils n’utilisent pas”Parmi les marques adhérant à Make Friday Green Again, on trouve de grandes enseignes telles que Naturalia ou Nature et Découvertes. Cette dernière appartient à... Fnac Darty.

« Le groupe Fnac est parfaitement au courant de notre démarche », assure Fanny Auger, directrice de marque chez Nature et Découvertes, évoquant « deux belles enseignes qui ont des politiques commerciales différentes ». Un double discours de « stratégie commerciale » qui laisse assez dubitatif ...

65 % des Français participent au Blackfriday, profitant des prix cassés pour faire leurs achats de Noël. Pour les commerçants c’est le premier jour de l’activité la plus importante de l’année jusqu’à Noël. Le Black Friday doit générer 6 milliards de dépenses en France, cette année.

Le Black Friday a encore de très beaux jours devant lui.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

QUATRE MORTS DANS LES INTEMPERIES

DE LA COTE-D'AZUR EN FRANCE

Les pluies d’une « intensité historique » qui se sont abattues sur la Côte d’Azur française de vendredi à dimanche, provoquant de violentes inondations, ont fait quatre morts. La décrue s’est amorcée dimanche dans la plupart des zones touchées.

Quatre morts et un disparu

Après des heures de recherche, « les services de sécurité et secours engagés sur les inondations dans le Var ont découvert, à Tanneron, deux corps sans vie et le véhicule » d’un couple originaire de Grasse (Alpes-Maritimes) qui était porté disparu depuis samedi, a annoncé la préfecture du Var dimanche 24 novembre, dans la soirée.

Ces deux décès s’ajoutent à celui d’un homme retrouvé au Muy (Var). Il faisait partie d’un groupe de trois personnes secourues par trois pompiers samedi soir, selon la préfecture, mais leur embarcation avait chaviré dans les flots et un des civils était resté introuvable.

Un homme d’une cinquantaine d’années, a également été retrouvé mort « dans une voiture à Cabasse » (Var), autre secteur touché par les intempéries.

Un septuagénaire est par ailleurs toujours porté disparu à Saint-Antonin-du-Var. Il était sorti de chez lui dans la nuit de vendredi à samedi, malgré les fortes pluies .

Trois mois de pluie en 48 heures

Victimes d’un « épisode méditerranéen », les départements des Alpes-Maritimes et du Var ont été touchés par des pluies diluviennes assorties de vagues impressionnantes sur le littoral entre vendredi et dimanche et de nombreux cours d’eau ont débordé. À certains endroits du Var, il est tombé l’équivalent de deux à trois mois de pluie en 24 à 48 heures.

Des zones inondables

Les pompiers du Var et des Alpes-Maritimes ont notamment 171 hélitreuillages dans la nuit de samedi à dimanche pour sauver des personnes menacées par les flots, a précisé Christophe Castaner venu dimanche féliciter les équipes de secours et rencontrer les sinistrés. Les sauvetages ont souvent concerné des personnes installées illégalement dans des zones inondables, a déploré Françoise Dumont, patronne du Service départemental d’incendie et de secours.

Le ministre de l’Intérieur a estimé que « la dimension environnementale » ne peut pas être opposée à l’anticipation des risques.

« Le Var et les Alpes-Maritimes, par exemple, ce sont des départements qui en quelques années ont doublé les surfaces qui sont imperméabilisées, donc forcément ça a ensuite des conséquences », a-t-il souligné.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

LES EXPLORATEURS MIKE HORN ET BORGE OUSLAND EN DANGER DANS LEUR TRAVERSEE DE L'ARCTIQUE

Les deux célèbres explorateurs, le Sud-Africain Mike Horn et le Norvégien Børge Ousland, connaissent des difficultés dans leur traversée à ski de l’océan Arctique gelé.

Après avoir quitté Nome, en Alaska, par voilier le 25 août et atteint la mer de glace le 12 septembre, ils continuent leur traversée de la banquise arctique en skis, en tirant un traîneau chargés de vivres.

Alors qu'au départ ils avaient envisagé de terminer leur aventure la mi-novembre, les conditions climatiques les obligent à progresser plus précautionneusement que prévu.
En effet la glace est plus fine que d’habitude et plus encline à dériver si bien que les explorateurs doivent faire jusqu'à cinq kilomètres supplémentaires par jour.

En cause précisément ? Le réchauffement climatique.

« La glace se brise et se déplace beaucoup plus vite qu'auparavant, ce qui est l'un des plus grands défis que nous avons dû relever jusqu'à présent. C'est triste à admettre pour moi, mais de toutes mes années en tant qu'explorateur professionnel, je n'ai jamais été aussi affecté par les changements climatiques », a écrit Mike Horn, qui est ainsi tombé à l’eau à plusieurs reprises, dans son dernier message transmis à ses filles, Jessica et Annika.

L’équipe espère dorénavant que l’objectif pourra être atteint d’ici dix à douze jours. Le temps est compté car cette durée correspond à leurs réserves restantes de rations alimentaires.

Un état de fatigue extrême et une course effrénée

Mais les voilà dans un état de fatigue physique extrême du fait de la pleine obscurité, phénomène classique à cet endroit du globe à cette période de l’année, mais aussi des températures très instables, variant en quelques jours de − 2 °C à − 45 °C, et des bourrasques de vent particulièrement violentes, créant des amoncellements de glace « anormalement nombreux », que les deux hommes doivent contourner.

Si les filles de Mike Horn s’inquiètent et voudraient que leur père cesse l'expédition, pour un des organisateurs M. Ebbesen cependant, « il n’y a pas de danger, pas de grand drame. Mais c’est serré, une course effrénée pour atteindre l’objectif ».« Si cela prend plus longtemps, nous réfléchissons à la manière de leur apporter plus de nourriture », a-t-il ajouté, précisant que la météo évoluait et que des vents plus favorables étaient attendus.

Et d'ailleurs les deux hommes n’ont pas demandé à être évacués et sont « dans une condition étonnamment bonne » en accomplissant un tel exploit, « ils ont quelques engelures mais c’est tout à fait normal », a précisé de son côté un porte-parole du Centre de coordination des sauvetages en Norvège du Nord, Bard Mortensen.

A Mike Horn d'avoir le mot de la fin « Peu importe à quel point nous essayons de nous protéger contre le sel, la glace, le vent et le froid. [ ...] Voilà ce que signifie la vraie exploration, imaginer des solutions pour survivre. »

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA GREVE DU 5 DECEMBRE EN FRANCE

PROMET D'ETRE SUIVIE

Les appels à faire grève le 5 décembre contre la réforme des retraites ne cessent de se multiplier si bien que l'exécutif ne sait plus sur quel pied danser. Malgré les milliards concédés aux gilets jaunes, le « plan d'urgence » pour l’hôpital public, les atermoiements du gouvernement sur le rapport Delevoye, la colère n'est pas retombée.

Voici un état des lieux, deux semaines avant le jour J.A la SNCF, les quatre syndicats représentatifs participent au mouvement de grève.Tandis que la CGT-Cheminots, l'Unsa ferroviaire et SUD-Rail ont les premiers signé un appel unitaire à un mouvement illimité, la CFDT-Cheminots a annoncé jeudi matin déposer à son tour un préavis de grève reconductible à partir du 5 décembre ainsi que FO.Les voyageurs seront informés « le 3 décembre dans l'après-midi » sur les trains en circulation le 5, précise la direction de la SNCF.

À la RATP, après la grève très suivie le 13 septembre, qui avait quasiment paralysé Paris, les trois syndicats représentatifs de la régie - CFE-CGC, CGT et Unsa – appellent également à une grève illimitée contre la réforme.

La CGT et FO appellent à une grève illimitée dès le 5 décembre dans le transport urbain et routier de voyageurs, de marchandises, de fonds. Un appel qui concerne également les ambulanciers, déménageurs ou les taxis.

Trois syndicats particulièrement implantés auprès du personnel au sol ont déposé des préavis : FO, premier syndicat toutes catégories, la CGT et SUD-Aérien. Les grévistes impliqués dans l'exploitation aérienne - navigants ou personnel au sol - doivent se déclarer individuellement au plus tard 48 heures avant le début du conflit. Chez Air France, les syndicats de pilotes et ceux des hôtesses et stewards n'appellent pas à la grève.

Chez les contrôleurs aériens, le SNCTA, premier syndicat, n'appelle pas à la grève, contrairement à l'USAC-CGT. Ces fonctionnaires sont soumis à un système d'astreinte destiné à assurer un service minimum. Une mobilisation importante pourrait cependant engendrer des retards ou des annulations de vols.

Plusieurs syndicats d'EDF, parmi lesquels la CGT, Force ouvrière et Sud, ont appelé jeudi, à leur tour, à la grève reconductible le 5 décembre pour protester contre la réforme des retraites. En revanche, la CFDT n'appellera pas à faire grève le 5 décembre. Chez EDF, la CGT prône « des coupures dans les bâtiments publics d'Etat »

Du côté de l'hôpital public, le syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI CFE-CGC) se joint au mouvement. Les médecins urgentistes descendront à nouveau dans la rue le 5 décembre alors que le syndicat des internes en médecine se mettra en grève à partir du 10 décembre.

Dans l'Education nationale, les syndicats SNES-FSU, SUD-Education l'Unsa-Education appellent à la mobilisation le 5 décembre.

Dans la police, Alliance et Unsa Police vont « fermer symboliquement les commissariats sauf urgence absolue » le 5 décembre. Des syndicats de pompiers sont également partie prenante.

Dans la fonction publique, la fédération FSU appelle tous les syndicats représentants des agents de la fonction publique à faire grève.

Dans le privé les centrales de la CGT, FO, FSU, Solidaires ont appelé à une grande journée de grève interprofessionnelle le 5 décembre

.Le Conseil national des barreaux (CNB) a voté, jeudi, en assemblée générale pour une « journée de justice morte », le 5 décembre, « tant pour continuer à défendre fermement les spécificités des régimes autonomes qu’en solidarité avec ceux qui ont à souffrir de l’absence d’écoute du gouvernement et de sa réforme dogmatique ».

La journée du 5 décembre promet d'être un jeudi noir.

Boby Dean pour DayNewsWorld

UN KOALA SAUVE DES FLAMMES EN AUSTRALIE

Cette année, la saison des feux est particulièrement violente en Australie.

140 000 hectares sont partis en fumée. Les animaux en sont les premières victimes.

Mardi 19 novembre, c'est un koala cerné par les flammes qui a fui l'enfer dans la réserve de Port Macquarie à Long Flat (Australie).

Par un ultime instinct de survie, l'animal a tenté de trouver refuge en hauteur quand il est secouru par une Toni.

Cette Australiennepassait en voiture près de la réserve, lorsqu’elle a aperçu le koala qui tentait de s’enfuir.

Elle s’est alors précipitée à sa rescousse, l’enveloppant dans sa chemise puis dans une couverture.

Elle lui a versé de l'eau sur sa fourrure et sa patte brûlée.

Le koala âgé environ de 14 ans a ensuite été emmené au Port Macquarie Koala Hospital, où il a été pris en charge.

Au moins 350 koalas sont morts, à Port Macquarie, depuis le début de l'incendie qui ravage la côte est de l'Australie.

La Fondation australienne du Koala réclame une loi de protection des koalas et de leur habitat, ainsi qu’une meilleure gestion du bush. Un gigantesque incendie se répand, depuis plusieurs jours, sur la côte est de l'Australie.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

AFFAIRE EPSTEIN

INCULPATION DES GARDIENS DE PRISON

Ils étaient censés effectuer des rondes régulières. Mais entre 22h30 et 6h30, les deux gardiens de prison chargés de surveiller Jeffrey Epstein sont restés à leur bureau, trouvant le corps sans vie du financier américain, accusé de trafic sexuel de mineures, au petit matin du 10 août 2019 .

Trois mois après la mort du prédateur sexuel de 66 ans, la justice américaine a donc inculpé, mardi 19 novembre, ses gardiens de prison, accusés d’avoir falsifié des documents certifiant qu’ils avaient effectué leurs rondes alors que ce n’était pas le cas.

« Ils sont restés à leur bureau, ont surfé sur le Net, et se sont promenés dans les parties communes de leur unité », a affirmé le procureur, cité dans un communiqué.

« Pour dissimuler leurs manquements, (Tova) Noel et (Michael) Thomas ont signé de faux certificats attestant avoir fait plusieurs rondes de comptage des prisonniers, ce qui n’était pas le cas », a encore accusé le procureur. Selon le New York Times, ils auraient également fait la sieste.

Le magistrat n’a cependant avancé aucune raison pour lesquelles les gardiens de cette aile réservée aux prisonniers sensibles auraient failli à leurs responsabilités.

Ce point pourrait continuer à alimenter les spéculations: à certains d'évoquer un manque de gardiens et un recours massif aux heures supplémentaires dans la prison, à d'autres de spéculer sur la théorie du complot, des personnalités que Jeffrey Epstein avait fréquentées ayant tout intérêt à le voir mort..

A suivre.....

Boby Dean pour DayNewsWorld

LA PROTECTION DE L'ENFANCE

CONTRE TOUTES LES FORMES DE MALTRAITANCE

A l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant, le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance, Adrien Taquet, a présenté le Plan gouvernemental pour protéger les enfants contre toutes les formes de violences, un sujet « qui doit mobiliser toute la société ».

Des chiffres sur la maltraitance infantile alarmants

Malgré un premier plan sur ce sujet lancé en 2017 par la précédente mandature, les chiffres concernant la maltraitance infantile en France restent alarmants. En France, 72 enfants meurent chaque année de violences parentales, soit un tous les cinq jours.Un jeune est victime d'une agression sexuelle toutes les trois minutes et entre 8.000 à 10.000 mineurs se prostituent, des chiffres probablement en deçà de la réalité du fait du silence entourant ces sujets. 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire, et plus de la moitié d’entre eux subissent des actes de cyber-violence. Enfin, selon l’Unicef, un enfant sur cinq, soit près de 3 millions, vit sous le seuil de pauvreté en France.

Les violences faites aux enfants, exercées huit fois sur dix dans un cadre familial, sont le premier facteur de risque de tentative de suicide, d'addictions et de décrochage scolaire .

Renforcer le 119

Pour libérer la parole des enfants maltraités qui souvent se taisent et améliorer les signalements, le 119 sera renforcé. La plateforme téléphonique « 119 - Allô enfance en danger », qui a enregistré en 2018 476.039 appels, va recevoir 200.000 euros de budget supplémentaire pour approfondir son travail d’écoute auprès des victimes. Ainsi, les effectifs d’écoutants seront augmentés de 20%. Par ailleurs, un tchat en ligne devrait être créé.

Mieux accompagner les enfants victimes

Le 119 sera appuyé par la généralisation sur l’ensemble du territoire d’ici 2022 des unités d’accueil médico-judiciaire pédiatriques (UAMJP), qui proposent aux mineurs un accompagnement judiciaire et médical. Il en existe déjà 60 aujourd'hui.  Des formations pluridisciplinaires vont être proposées aux professionnels, afin de mieux détecter les violences intrafamiliales.

L' accompagnement des mineurs victimes sera également amélioré en investissant deux millions d’euros pour la création de cinq nouvelles unités spécialisées dans la prise en charge du psycho-traumatisme dès l’année prochaine, au nombre de dix actuellement.

Renforcer le contrôle des délinquants sexuels

Les sanctions seront durcies pour la consultation d'images pédopornographiques ainsi qu'une prochaine obligation de contrôle parental par défaut sera obligatoire pour les fournisseurs d'accès à internet. Le président a donné six mois aux « opérateurs » pour mettre « le contrôle parental ».

Les peines pour l'utilisation d'images pédopornographiques vont être portées à 5 ans et leurs auteurs automatiquement fichés, avec interdiction de travailler auprès d'enfants.

Le plan prévoit aussi de renforcer la consultation du fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) pour les personnes travaillant auprès d'enfants, et d'expérimenter, dans cinq régions, un numéro d'aide pour les personnes attirées sexuellement par les enfants, inspiré d'une initiative allemande lancée en 2005, qui a traité depuis plus de 10.000 appels.

Dans un communiqué, 35 associations, ONG et collectifs, dont l'Unicef, ATD Quart monde et SOS Villages d'enfants, ont demandé au gouvernement de passer «de la convention aux actes» en s'engageant sur un objectif de «zéro enfant à la rue d'ici 2022» et un «observatoire national de la non-scolarisation» pour détecter les jeunes vulnérables

Britney Delsey pour DayNewsWorld

PHOTOGRAPHIER SOUS LES JUPES DES FEMMES

OU L'UPSKIRTING

«L'upskirting », ou le fait de prendre des photos sous les jupes des femmes à leur insu, va devenir une infraction en Allemagne, a annoncé ce mercredi le gouvernement, quelques mois après le vote d'une loi similaire en Grande-Bretagne.

« La production non autorisée d'images et de séquences filmées montrant des zones intimes d'autres personnes photographiées ou filmées sous des vêtements » va devenir punissable, a annoncé le porte-parole du gouvernement Steffen Seibert lors d'une conférence de presse.

Ainsi le simple fait de prendre une telle photo deviendra ainsi une infraction, tout comme le fait de la partager.

Le Parlement allemand doit encore approuver ce projet pour le convertir en loi. Il sera de même interdit de prendre des clichés de décolletés à l'insu des personnes, selon ce texte.clichés de décolletés à l'insu des personnes, selon ce texte.

Il faut dire que l'upskirting est devenue ces dernières années une pratique plus facilement répandue grâce à la miniaturisation des caméras et appareils photos. Et que souvent les photos prises sont ensuite diffusés sur internet, notamment sur des plateformes pornographiques, sans le consentement des personnes concernées.

Jusqu'à présent, ce type de pratique n'était considérée comme une infraction pénale qu'à partir du moment où le contrevenant effectuait en plus des attouchements sur sa victime ou la harcelait.

Cependant depuis 2015, des peines plus sévères, et même des peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux ans, peuvent être infligées pour la publication d'images qui pourraient nuire considérablement à la réputation des personnes représentées.

En effet comme l'a rappelé la ministre de la Justice Christine Lambrecht « photographier une femme sous sa jupe ou dans son décolleté est une violation humiliante et injustifiable de sa vie privée » et participe du voyeurisme.

En janvier, le Parlement britannique avait adopté un projet de loi visant à punir de deux ans de prison le fait de prendre des photos sous les jupes des femmes.

En France, la « captation d'images impudiques » est punie par une loi promulguée en 2018.

Kate White pour DayNewsWorld

VENISE ENCORE INONDEE PAR UNE MAREE HAUTE EXCEPTONNELLE

Nouveau pic de marée haute à Venise. Ce vendredi 15 novembre alors que l’état d’urgence pour catastrophe naturelle a été décrété, la cité des Doges connaît une nouvelle montée des eaux.

Le maire de Venise, Luigi Brugnaro, a dû ordonner en fin de matinée la fermeture de la célèbre place Saint-Marc. « Je suis dans l’obligation de fermer la place Saint-Marc pour épargner aux citoyens de Venise tout risque sanitaire, un désastre », a-t-il affirmé. L’acqua alta a atteint un pic de 1,54 mètre vendredi à la mi-journée, tandis que de fortes averses et du vent sont annoncés sur toute la région.

Mardi 12 novembre une marée haute d'une ampleur inédite avait déjà envahi les ruelles de Venise et la place Saint-Marc, submergeant 80 % de la cité, provoquant la mort d’un septuagénaire, et renversant  gondoles et vaporettos. Les pompiers ont fait  plus de 400 interventions. Cette « acqua alta » de 1,87 m est la plus haute marée enregistrée à Venise depuis la terrible acqua granda du 4 novembre 1966, qui avait causé à la ville nombre de dommages irréparables.

Des dégâts chiffrés à des centaines de millions d’euros

Jeudi le gouvernement a approuvé l’état d’urgence à Venise et annoncé qu’il débloquerait 20 millions d’euros « pour les interventions les plus urgentes ».

Cette procédure est souvent utilisée dans une Italie régulièrement frappée par des désastres (séismes, éruptions volcaniques et glissements de terrain). Elle donne au gouvernement des « pouvoirs et moyens exceptionnels ». Ainsi « 5 000 euros pour les particuliers et 20 000 euros pour les commerces » pourront être débloqués immédiatement, selon le premier ministre M. Conte, avant une évaluation plus précise des dégâts d’ores et déjà chiffrés à « des centaines de millions d’euros ». Un comité spécial sur Venise se réunira aussi le 26 novembre pour « discuter de la gestion générale des problèmes », dont un plan de contournement du centre historique pour les paquebots de croisière et le projet pharaonique MOSE (Moïse en italien, acronyme de module expérimental électromécanique) de digues censées protéger la lagune.

Cette marée exceptionnelle pourrait avoir de terribles conséquences sur le patrimoine artistique de la cité des Doges et notamment sur la basilique Saint-Marc, située au point le plus bas de la ville.

Phénomène fréquent dans la lagune durant les mois d’hiver (d’octobre à mai), l’acqua alta est identifiée, depuis 1966, comme la principale menace pesant sur la ville de Venise.


Carl Delsey pour DayNewsWorld

ARNAUD DONCKELE CHEF DE L'ANNEE

PAR LE GAULT&MILLAU

Aux manettes de La Vague d’or à Saint-Tropez , Arnaud Donckele a été sacré cuisinier de l’année par le célèbre guide jaune, lors d’une cérémonie lundi soir au Moulin Rouge à Paris.

« Arnaud Donckele, Cuisinier de l’année 2020.

Il fallait que ce soit maintenant.

Pas avant, pas après », a ainsi annoncé le Gault&Millau, qui a tenu à récompenser la cuisine « poétique » du chef normand passé chez Michel Guérard, Alain Ducasse ou encore Jean-Louis Nomicos.

« Cette année, c’est Arnaud Donckele, bien qu’il soit déjà bien installé.

On doit encore plus valoriser ce talent, cette humilité, cette extraordinaire poésie de l’assiette.

Dans le monde de la cuisine on va trouver plein de formats − les orthodoxes, les rigoureux, les précis, les hypercréatifs − et puis il y a ce que j’appelle la poésie.

Chez Arnaud Donckele, on est dans l’essence même du goût auquel tout le monde adhère » , a expliqué Jacques Bally, président du grand guide gastronomique français, à propos du chef de 42 ans, déjà détenteur de trois étoiles au Michelin.

2020 sera donc l’année Donckele puisque ce dernier s’apprête à prendre la tête du restaurant gastronomique Cheval Blanc, qui sera installé à la place de la Samaritaine.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

ENQUETE SUR LE CAMION DE L'HORREUR

EN GRANDE-BRETAGNE

L’enquête se poursuit, plus d’une semaine après la découverte de 39 cadavres dans un camion frigorifique près de Londres.

Victimes vietnamiennes

La police britannique a annoncé vendredi penser que les 39 personnes retrouvées mortes dans un camion frigorifique près de Londres, étaient de nationalité vietnamienne.

« Nous croyons que les victimes sont des Vietnamiens et nous sommes en contact avec le gouvernement vietnamien », a déclaré la police de l’Essex dans un communiqué vendredi soir.

« Nous sommes en contact direct avec un certain nombre de familles au Vietnam et au Royaume-Uni », ajoute la police, expliquant que le processus d’identification est toujours en cours.

Deux frères recherchés

Les policiers espèrent aussi entendre deux frères, soupçonnés d’homicides involontaires, Ronan Hughes, 40 ans, et Christopher, 34 ans, originaires d’Irlande du Nord, et recherchés depuis mardi.

« Bien que nous ayons déjà parlé avec Ronan Hughes par téléphone, nous avons besoin d’avoir une conversation avec son frère et lui en chair et en os », a déclaré l’inspecteur en chef de la police de l’Essex Dan Stoten, lors d’une conférence de presse.

« Parler à Ronan et Christopher est crucial pour notre enquête », a-t-il ajouté. « Plus vite cela arrivera et plus vite nous pourrons progresser dans notre enquête ».

Un homme en détention provisoire

En effet la police d’Irlande du nord aurait intercepté jeudi sur un camion potentiellement lié aux frères Hughes, « connus pour avoir des liens avec l’Irlande et l’Irlande du Nord, ainsi qu’avec le transport routier et maritime ».

Un homme de 23 ans a par ailleurs comparu vendredi devant la Haute Cour de justice irlandaise, à Dublin, pour 39 homicides involontaires et trafic d’êtres humains. La police britannique a demandé son extradition.

L’homme, originaire d’un village nord-irlandais situé près de la ville frontalière de Newry, a été placé en détention provisoire jusqu’au 11 novembre 2019, a déclaré un porte-parole du parquet.

Deux personnes arrêtées au Vietnam

La police vietnamienne a arrêté dans la province centrale de Ha Tinh deux personnes soupçonnées d’être impliquées dans le drame, selon un communiqué publié sur le site internet de la police de Ha Tinh.

Aucun autre détail n’a été fourni sur ces deux suspects, arrêtés pour « organisation d’immigration illégale ».

Ces deux arrestations au Vietnam surviennent après celles de quatre personnes interpellées en Grande-Bretagne, dont le chauffeur du camion, originaire d’Irlande du Nord

Boby Dean pour DayNewsWorld

CE QUI CHANGE A PARTIR DU 1 ER NOVEMBRE

EN FRANCE

Les tarifs de gaz repartent à la hausse

Les tarifs réglementés de vente du gaz, appliqués par Engie à des millions de foyers français, vont augmenter de 3% au mois de novembre, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Les cigarettes vont coûter cher

Le prix du paquet de cigarettes augmentera d'environ 50 centimes, du fait d'une hausse des taxes prévue par le gouvernement, qui vise un paquet à 10 euros fin 2020 afin de réduire la consommation de tabac en France.

Allocation adulte handicapé est augmentée

L'AAH est revalorisée de 4,6%. Elle passe de 860 à 900 euros par mois pour une personne seule.

Cette allocation est versée sous conditions de ressources aux personnes handicapées de plus de 20 ans et n'ayant pas encore l'âge de la retraite. Toutefois le secrétariat d'Etat chargé des personnes handicapées a reconnu en octobre que quelque 67.500 personnes handicapées en couple, sur 1,2 million de bénéficiaires, ne profiteront pas de cette revalorisation car les revenus de leur conjoint sont pris en compte dans le calcul de leurs droits.

Leur allocation restera stable.

La Complémentaire santé solidaire entre en vigueur

La complémentaire santé solidaire fusionne la CMU-complémentaire et l'ACS - aide au paiement de la complémentaire santé. Pour les assurés de l'actuelle CMU-C : la future « complémentaire santé solidaire » restera gratuite, avec le même niveau de remboursement.

En revanche, pour la population éligible à l'ACS (moins de 1.007 euros pour un célibataire, 1.813 euros pour un couple avec enfant), cette mesure est présentée comme une « simplification »: les garanties seront alignées sur celles de la CMU-C, moyennant une « participation financière » croissante avec l'âge.Il en coûtera ainsi aux bénéficiaires 8 euros par mois jusqu'à 29 ans, 14 euros entre 30 et 49 ans, 21 euros entre 50 et 59 ans, 25 euros entre 60 et 69 ans, et 30 euros à partir de 70 ans (sauf en Alsace-Moselle), d'après un arrêté paru en juin au Journal officiel.

Les cantines

Les cantines scolaires doivent proposer désormais un repas végétarien par semaine, en vertu de la loi Egalim.

Les règles de l'assurance chômage se durcissent

À présent, pour ouvrir des droits à indemnisation, il faudra avoir travaillé au moins six mois sur les 24 derniers mois (contre quatre mois sur les 28 derniers actuellement), sauf pour les plus de 53 ans où la période de référence restera de 36 mois.

En conséquence, la durée minimale d'indemnisation passe aussi de quatre à six mois. La durée maximale reste de deux ans pour les moins de 53 ans, deux ans et demi pour les 53-55 ans, trois ans pour les plus de 55 ans.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

PAKISTAN EXPLOSION ACCIDENTELLE DANS UN TRAIN

74 MORTS ET PLUS DE 40 BLESSES

Un incendie s'est déclaré jeudi 31 octobre 2019 à bord d'un train de passagers dans la province du Pendjab au centre du Pakistan.

L'incendie a été provoqué par l'explosion d'une bonbonne de gaz que des passagers utilisaient pour chauffer un repas et a fait au moins 65 morts et plus de quarante blessés.

Ces derniers sont en cours d’évacuation vers les hôpitaux de la région Seuls 18 corps ont pu être identifiés à ce stade.

Les flammes ont ravagé trois wagons et une grande partie des victimes ont trouvé la mort en se jetant hors du train, qui circulait près de la ville de Rahim Yar Khan, dans le centre du pays.

.« Terrible tragédie dans un train à Tezgam avec l'explosion d'une bonbonne de gaz apportée par un passager.Prières et condoléances aux familles des victimes », a réagi la ministre pakistanaise des Droits humains Shireen Mazari sur Twitter.

Les accidents ferroviaires sont assez fréquents au Pakistan, pays qui a hérité de son passé colonial sous domination britannique un vaste réseau de chemins de fer aujourd’hui décrépi.

Boby Dean pour DayNewsWorld

DES INCENDIES DEVASTENT LA CALIFORNIE

La Californie s'embrase à nouveau. En raison de la sécheresse extrême et des vents violents, l'État américain est une nouvelle fois ravagé par des incendies.

Dans la région viticole de Sonoma, près de San Francisco, le feu Kincade a déjà réduit 26 000 ha en cendres, l’équivalent de trois fois Paris. L'histoire se répète. Il y a moins d'un an, en novembre 2018, la ville de Paradise près de Sacramento était rayée de la carte de Californie. Bilan : 86 morts et des centaines d’habitations détruites.

Les pompiers luttent depuis plusieurs jours contre des foyers gigantesques en plusieurs sites de cet Etat américain dont l'un particulièrement violent près de Los Angeles.

Un nouvel incendie a éclaté lundi dans les quartiers chics de la mégalopole, contraignant des milliers de personnes à évacuer la zone, dont LeBron James.

Parmi les habitants à qui les secours ont demandé d'évacuer leurs habitations à titre préventif se trouvent bon nombre de millionnaires, dont le basketteur star des Los Angeles Lakers, en NBA, LeBron James. "Mec, ces feux à LA ne rigolent pas", a tweeté le basketteur américain.

L'acteur Arnold Schwarzenegger a lui aussi dû se mettre à l'abri sur ordre des autorités. « Nous avons évacué sans problème à 3h30 ce lundi matin », a-t-il indiqué sur Twitter. "Si vous êtes dans une zone d'évacuation, ne traînassez pas. Filez", a insisté le Terminator.

Dimanche, un nouvel ordre d'évacuation a été prononcé pour la majorité de la ville de Santa Rosa (180.000 habitants) au nord de San Francisco, et tout l'Etat de Californie a été placé dimanche en état d'urgence par son gouverneur alors que le feu continuait sa progression.

Les causes de ces incendies dévastateurs: dérèglement climatique et urbanisme sauvage

Températures élevées, vents soutenus, sols desséchés : tout est en place pour que les incendies demeurent hors de contrôle pendant au moins plusieurs jours. Et que d’autres se déclarent. Le réchauffement de la Terre est clairement en cause.

Quand la planète s’est réchauffée d’1°C en moyenne depuis l’ère préindustrielle, c’est 2 °C pour la Californie. La violence des incendies y augmente : 15 des 20 plus grands feux de l’histoire de l’État se sont produits depuis 2000. Des phénomènes météo nouveaux apparaissent : la moyenne des vents les plus forts a progressé de 113 km/h à 129 km/h en vingt ans, ce qui inquiète les spécialistes. .

Outre le dérèglement climatique, l’urbanisme sauvage explique également la récurrence de ces feux gigantesques. Dans l’État le plus riche et le plus peuplé des États-Unis,où l’immobilier est roi, l’étalement urbain est en effet totalement anarchique. Les municipalités développent sans aucun contrôle des lotissements dans des zones boisées, en périphérie des grandes villes.

Dans cet environnement ultrasec, le feu peut progresser à une vitesse hallucinante sans rencontrer d’obstacles.

Boby Dean pour DayNewsWorld

DES AVANCEES DANS L 'ENQUETE

SUR LA REMORQUE AUX 39 CADAVRES

L'enquête sur la remorque contenant les 39 cadavres avance à grands pas.

Rappel des faits

39  cadavres -31 hommes et 8 femmes- ont été retrouvés dans la nuit de mardi à mercredi dans une zone industrielle de Grays, à une trentaine de kilomètres à l'Est de Londres.

Le container transportant les migrants était arrivé par ferry au port de Purfleet, dans l'estuaire de la Tamise, en provenance de Zeebruges en Belgique une heure avant que la police se rende sur place, appelée par des secours.

Le conducteur du camion, soupçonné de meurtre, avait été arrêté sur place et placé en garde à vue.

Agé de 25 ans, il est originaire d'Irlande du Nord. Selon les médias britanniques, il s'agit de Mo Robinson, un habitant de Portadown, dans le comté d'Armagh.

Trois nouvelles interpellations dans cette enquête

La police de l'Essex a annoncé vendredi trois nouvelles interpellations dans cette enquête qui avance vite : un Nord-irlandais de 48 ans, arrêté à l'aéroport londonien de Stansted pour trafic d'êtres humains et homicides, et un couple - un homme et d'une femme, âgés de 38 ans - habitant la ville de Warrington dans le nord de l'Angleterre.

Selon la presse britannique, qui a contacté le couple avant son arrestation, ils sont soupçonnés d'être les propriétaires du camion enregistré en Bulgarie. Ils ont affirmé aux journalistes être étrangers à cette affaire, se disant choqués.

Les enquêteurs ont commencé à pratiquer des autopsies vendredi afin de déterminer les causes exactes de la mort des 39 migrants. Ensuite pourra commencer le travail d'identification des corps.

Les autopsies : Des victimes vietnamiennes

Dans un premier temps, la police britannique avait annoncé que les 39 victimes - étaient Chinoises mais des doutes sont apparus et une porte-parole a souligné dès vendredi que la situation évoluait tant que le processus d'identification n'était pas achevé.

Deux familles vietnamiennes craignent que leurs enfants, porteurs de faux passeports chinois, aient péri dans le camion frigorifique. Nguyen Dinh Gia, le père d'un jeune Vietnamien de 20 ans, a révélé avoir reçu un appel glaçant il y a quelques jours lui annonçant que son fils était mort en tentant de rejoindre le Royaume-Uni.

Selon Nguyen Dinh Gia, son fils lui avait fait part il y a deux semaines de son projet de rejoindre la Grande-Bretagne depuis la France, où il vivait illégalement depuis 2018

Pham Thi Tra, 26 ans, aurait envoyé un message au téléphone à sa mère expliquant qu'elle ne pouvait plus respirer, qu'elle était en train de mourir, selon les révélations de son frère.

Les deux familles sont originaires de la même région de Ha Tinh, une partie très pauvre du Vietnam d'où partent nombre de migrants. Ces derniers cherchent souvent à rejoindre la Grande-Bretagne pour travailler dans des bars à ongles ou des fermes illégales de culture de cannabis, dans l'espoir de gagner de l'argent rapidement.

Beaucoup passent par la Russie ou par la Chine, avec de faux papiers et ce périple peut leur coûter jusqu'à l'équivalent de 36 000 euros, une fortune au Vietnam où le revenu moyen ne dépasse pas 2 000 euros par an, selon la Banque mondiale.

Selon la BBC, une association de Vietnamiens vivant en Grande-Bretagne, VietHome, a reçu des photos d'une vingtaine de Vietnamiens disparus depuis la découverte du camion. Dès mercredi l'association dit avoir reçu des messages les informant de la disparition de personnes âgées de 15 à 45 ans.

Inculpation du chauffeur pour homicides involontaires, trafic d'êtres humains et blanchiment d'argent

Le chauffeur s’appelle Maurice Robinson et il est originaire d’Irlande du Nord. Le chauffeur du camion dans lequel ont été découverts 39 corps, mercredi, à l’est de Londres, a été inculpé ce samedi. Selon la police britannique, il est poursuivi pour 39 homicides involontaires, trafic d’êtres humains et blanchiment d’argent. D’après cette même source, les trois autres personnes arrêtées dans ce dossier étaient toujours en garde à vue samedi.

Dans un communiqué samedi, le ministère des Affaires Etrangères vietnamien a indiqué que son ambassade à Londres travaillait à accélérer le processus d'identification des victimes.

Boby Dean pour DayNewsWorld

EGYPTE DECOUVERTE DE TRENTE SARCOPHAGES VIEUX DE TROIS MILLE ANS

Trente suberbes sarcophages en bois peint de plus de 3000 ans et en excellent état de conservation ont été dévoilés ce samedi en Egypte. Ils ont été découverts par une équipe égyptienne d’archéologues, à Assasif, dans une nécropole de la Vallée des rois, près de Louxor, au Sud de l’ Egypte. Les sarcophages ont été découverts la semaine dernière à Assasif, une nécropole sur la rive occidentale du Nil. « C'est la première découverte à Assasif par d'archéologues, conservateurs et travailleurs », a expliqué sur place le secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités Mostafa Waziri lors d'une conférence de presse à Louxor.

Une importante famille de prêtres

Les pièces en bois peint - cercueils pour des hommes, des femmes et des enfants- ont été trouvées à un mètre sous terre, empilées les unes sur les autres en deux rangées. Ces sarcophages appartiendraient à une importante famille de prêtres.

Jaune, rouge, vert, les couleurs et les traits noirs sont intacts sur le bois des sarcophages, qui arborent toujours de nombreux hiéroglyphes, des divinités égyptiennes, des oiseaux, des serpents ou encore des fleurs de lotus.

Les trente objets retrouvés datent de la 22e dynastie, fondée il y a plus de 3000 ans, au Xe siècle avant Jésus-Christ.

Boby Dean pour DayNewsWorld

NOTRE-DAME DE PARIS

UN CHANTIER HORS-NORME

Le 15-16 avril dernier, la cathédrale Notre-Dame de Paris brûlait sous les yeux du monde entier médusé. Devant une telle catastrophe, le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, avait promis de reconstruire le joyau architectural français en cinq années, pas une de plus.

Mais six mois après l’incendie qui a ravagé la cathédrale, plus personne ne croit en cette promesse. À part Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques, chargé entre autres de la restauration de l’édifice religieux.

Il faudra « encore plusieurs mois pour sauvegarder Notre-Dame de Paris et finir l'état des lieux sanitaire qui servira de diagnostic pour établir le plan d'action de restauration » de la cathédrale, estime, prudent, le ministre de la Culture Franck Riester.Le chantier avance au ralenti, malgré le bruit des perceuses et le va-et-vient des ouvriers.

En cause : la consolidation de la cathédrale qui s’avère en effet plus complexe, et donc plus longue, que prévue. Le diagnostic complet du monument ne sera effectué que fin 2020.

La reconstruction ne devrait donc pas commencer avant l'année 2020. Pour le moment, des cintres ont été installés pour renforcer les arcs-boutants de l’ossature de la cathédrale. Des plafonds et planchers provisoires devraient bientôt être posés pour consolider la voûte. La prochaine étape est visiblement risquée :

il s’agit de démonter l’imposant échafaudage de 500 tonnes, construit autour de la flèche qui menace à tout moment de s’écrouler.

Le ralentissement est dû aussi au plomb. Trois cents tonnes de plomb ont fondu en une nuit lors de l'incendie. Cet été les riverains se sont inquiétés de la pollution au plomb. Des taux élevés sont encore régulièrement détectés autour de l’édifice malgré la décontamination.

Et pour assurer la sécurité du personnel, les procédures sont très nombreuses et très rigoureuses. Trop rigoureuses, selon certains. Par exemple, à chaque fois qu'un ouvrier passe d'une zone sale à une zone propre, c'est-à-dire une zone sans plomb, il doit enlever son masque, sa combinaison, ses gants et prendre une douche. Le tout dure 10 minutes et l'opération peut se répéter... six fois par jour.

Dernier point noir du dossier : comment Notre-Dame peut-elle être restaurer alors que personne ne sait encore à quoi elle doit ressembler ? En effet, six mois après l’incendie, deux écoles s’affrontent toujours sur la manière dont la cathédrale doit être reconstruite, soit à l’identique, soit adaptée au goût du jour.Pour les Anciens, il faut suivre le modèle de Viollet-le-Duc et pour les Modernes il faut proposer une esthétique moderne.

La majorité de Français souhaiterait que l’esthétique traditionnelle soit respectée. A l'État d' élaborer un « process » pour décider de la suite (le ministre ne parle plus forcément d'un concours d'architectes, qui avait un temps été évoqué par le Premier ministre Édouard Philippe). En tant que propriétaire, l'État prendra la décision finale, mais le ministre de la Culture assure travailler main dans la main avec le diocèse de Paris et la mairie de Paris.

« Le président de la République a fixé une ambition », assure Franck Riester mais la « priorité des priorités est une restauration de qualité », menée à « un rythme soutenu ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

SIMONE BILES LA GYMNASTE LA PLUS TITREE

DU MONDE

A seulement 22 ans elle règne sans partage sur l’univers de la gymnastique. Elle décroche dimanche 13 octobre ses 24e et 25e médailles, les deux en or, aux championnats du monde de gymnastique à Stuttgart.

La quadruple championne olympique clôt ainsi en beauté ces Mondiaux au cours desquels elle a brillé par ses performances.

La veille, elle avait égalé, à 22 ans, le record établi par le légendaire Bélarusse Vitaly Scherbo (23) dans les années 1990 en s’imposant au saut.

Elle a donné naissance le 5 octobre dernier à deux nouvelles figures, qui portent désormais son nom.

Avec, comme ultime salut, une représentation de la « Biles II », soit un double salto avec une triple vrille.« Ce sont vraiment les meilleurs Mondiaux que j’ai jamais faits », se félicite Biles, qui « ne peut plus bouger tellement (elle est) fatiguée ».

Et qui s’attend désormais à ce que sa mère organise une fête en son honneur à son retour au Texas, comme elle « en a l’habitude, que je le veuille ou non », plaisante-t-elle.

« Sa régularité a été exceptionnelle, salue son entraîneur français Landi. Elle a prouvé que même avec de la très, très grosse difficulté, elle peut avoir des très bonnes notes d’exécution. »

Seules les barres asymétriques, le seul agrès dont elle n’a jamais été sacrée championne du monde, lui ont résisté une fois de plus : elle ne s’est classée « que » cinquième de la finale samedi.

À neuf mois des JO de Tokyo(24 juillet-9 août), l’Américaine est plus que jamais la sportive à suivre.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ASSASSINAT A LA PREFECTURE DE POLICE DECOUVERTE D'UNE CLE USB INQUIETANTE

L'enquête sur Mickaël Harpon, le tueur de la préfecture de police, progresse et les investigations confiées à la brigade criminelle et à la DGSI, depuis jeudi, lèvent chaque jour un peu plus le voile sur la radicalisation de cet agent administratif, en poste au service informatique de la direction du renseignement de la préfecture et habilité au secret défense.

De quoi faire froid dans le dos.

Une clef USB contenant des vidéos de décapitation a été découverte chez le tueur lors de la perquisition de son domicile à Gonesse dans le Val-d'Oise jeudi dernier, d'après des sources concordantes.

Une liste de noms de ses collègues de la préfecture de police avec des données personnelles a également été retrouvée sur cette clé USB.

Pour quoi faire ?

Mickaël Harpon avait-il l'intention de les communiquer à des tiers, ou de s'en servir à d'autres fins ?

Il était en contact très étroit avec un prédicateur musulman, connu des services de renseignement pour être salafiste, et était en communication avec dont les autorités considèrent qu'il prônait une pratique très rigoriste de sa religion.

Des contacts qui remontent à quelques mois.

Pour les policiers le ver était bien dans le fruit.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

ATTAQUE AU COUTEAU A LA PREFECTURE DE POLICE DE PARIS VERS LA PISTE TERRORISTE

Le parquet antiterroriste s'est saisi, vendredi 4 octobre 2019 au soir, de l'affaire du policier qui a tué quatre de ses collègues à la préfecture de police de Paris. En effet tout un faisceau d'indices laissent à penser qu'il s 'agirait d'une attaque terroriste.

Des éléments troublants semblent démontrer une radicalisation de l'individu.

Des sms à connotation religieuse dans les téléphones, sa proximité avec la mouvance salafistes , ainsi que le mode opératoire de l'attaque où une des victimes de l'assaillant a été égorgée pourraient valider la thèse de la piste terroriste. Le meurtrier s'était converti en 2008 à l'islam.

La divulgation des échanges avec sa femme confirmerait aussi son rapport avec cette religion.

Après l'achat de son couteau le matin même de l'attaque il aurait prévenu sa compagne par SMS.

« Seul Dieu te jugera », lui aurait-elle répondu . De plus, cet homme aurait déjà fait l'objet d'un signalement par le passé après l'attentat contre les locaux de Charlie Hebdo en 2015 qu'il aurait légitimer. terroriste.

Son passage à l'acte se dessine également petit à petit. Mickaël H. aurait « entendu des voix » la nuit précédant les faits selon les révélations de sa femme interrogée en garde à vue. Son mari aurait eu une « crise de démence ».

Un début d'explication peut-être ?

Mickaël H travaillait depuis 2003 en tant que spécialiste de la maintenance informatique au sein de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris , qui se concentre notamment sur la lutte antiterroriste.

Ce fonctionnaire policier doublé d'un informaticien qui possédait l'habilitation secret-défense aurait-il pu transmettre aux milieux salafistes une masse d'informations sensibles vu son allégeance probable à l'islamisme

Un tel drame dans une enceinte aussi surveillée qu'une préfecture ne peut qu'interroger.

Les chefs d'accusation sont requalifiés en « assassinat et tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Carl Delsey pour DayNewsWorld

ATTAQUE MEURTRIERE ET (TERRORISTE ?)

A LA PREFECTURE DE POLICE DE PARIS

Un agent administratif a blessé mortellement, jeudi, au sein de la préfecture de police de Paris, quatre policiers à l'arme blanche et blessé une autre collègue.

Il a pénétré successivement dans deux bureaux de la préfecture de police où il a tué trois collègues, avant d'emprunter des escaliers et de s'en prendre à deux femmes.

Sur les quatre personnes tuées au cours de l'attaque, une a été égorgée.

L'assaillant a été abattu par un policier.

Profil de l'agresseur

Michael Harpon, âgé de 45 ans, travaillait depuis 2003 à la préfecture de police où il occupait un poste d'informaticien à la direction du renseignement (DRPP). Il souffrait d' un léger handicap de surdité. L'agresseur se serait converti à l'islam depuis 18 mois. Selon Christophe Castaner, l'assaillant n'avait «jamais présenté le moindre signe d'alerte».

« Assassinat et tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste », ainsi que pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », a précisé le PNAT.

Au regard des éléments rassemblés à ce stade des investigations par les enquêteurs de la brigade criminelle, le parquet national antiterroriste s'est saisi, ce vendredi soir, de l'enquête ouverte à la suite des faits commis hier à la préfecture de police, indique ce vendredi le parquet de Paris.

Le mobile?

Quel était le mobile de Michael Harpon abattu après avoir tué à coups de couteau quatre de ses collègues, jeudi à la préfecture de police de Paris ? Au lendemain du drame, vendredi 4 octobre, la question est au cœur de l'enquête. Les policiers ont notamment entendu l'épouse du meurtrier placée en garde à vue.

Sa femme a déclaré que son mari avait eu des visions et entendu des voix la nuit qui a précédé son passage à l'acte. La piste d'un désaccord avec sa hiérarchie a également été évoquée par l'épouse du suspect qui a indiqué aux enquêteurs que son mari, sourd à 70%, avait le sentiment de ne pas être reconnu par sa hiérarchie à sa juste valeur et n'avait pas eu, selon lui, la progression de carrière qu'il méritait.

Depuis plusieurs mois d'ailleurs, Michael Harpon, malentendant, réclamait un interprète en langue des signes, dans l'espoir de pouvoir évoluer vers des postes de concepteurs de réseaux.

Les motivations de l'assaillant au couteau sont encore floues même si l'hypothèse du terrorisme est, depuis ce vendredi soir, privilégiée. Des fréquentations de Mickael H. sont présentées comme appartenant à la mouvance salafiste.

Le préfet de police de Paris avait assuré n'exclure « aucune hypothèse » au lendemain de l'attaque meurtrière perpétrée jeudi par un agent de la Préfecture de police.

«Notre lucidité de policier nous amène à n'exclure strictement aucune hypothèse à ce stade », a déclaré Didier Lallement.

En décembre 2015, une note de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne a recensé dix-sept cas de policiers radicalisés entre 2012 et 2015. La plupart d’entre eux étaient «entrés dans la police au milieu des années 2000».

Carl Delsey pour DayNewsWorld

INCENDIE DE L'USINE LUBRIZOL

L'HEURE DES QUESTIONS

Après le gigantesque incendie de l'usine Lubrizol, survenu jeudi 26 septembre à Rouen, c'est désormais le temps des questions. Faut-il craindre une pollution massive ?

quelles seront les conséquences sur la santé de la population ?

quelles sont les origines de l'incendie ?L’usine Lubrizol de Rouen présente en effet la particularité d’être un site Seveso « seuil haut » installé dans un territoire très peuplé. A peine plus de trois kilomètres séparent l’usine Lubrizol du centre-ville historique de Rouen. La métropole Rouen-Normandie compte 490 000 habitants et regroupe 71 communes. Douze d’entre elles, en plus de Rouen, ont été touchées par des mesures de confinement soit quelque 65 000 habitants, en plus des 110 000 de la capitale normande.

Depuis jeudi, l’incendie a dégagé un lourd et épais panache de fumée, provoquant des retombées de suie sur toute la zone nord-est de la ville et suscitant de nombreuses inquiétudes. Si aucune victime n'a été à déplorer, les habitant se sont plaints de vomissements, de nausées et de maux de gorge. Ils s’inquiètent des conséquences sur la santé.

Une gestion de crise pour le moins approximative. « La ville est clairement polluée »....

Le préfet a affirmé lors d’un point de situation, vendredi 27 septembre à la mi-journée, que les suies contenaient des « composants essentiellement liés à la combustion d’huile de produits finis, d’additifs chimiques pour huiles et d’hydrocarbures, d’où d’ailleurs ces suies noires, grasses que nous constatons », écartant à plusieurs reprises, tout risque de « toxicité aiguë » dans l’air.

Pourtant la ministre de la Santé n'a, quant à elle, pas écarté le risque de pollution et de danger sur la santé.« La ville est clairement polluée » par les suies, a déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn vendredi à Rouen.

« Ce sont des suies, comme une pollution, comme des galettes par exemple de goudron sur les plages. Si on voit des galettes de goudron sur les plages, on demandera aux enfants de pas les toucher (…) Et bien c’est la même chose que nous demandons aux riverains aujourd’hui, c’est-à-dire de nettoyer ces suies, ces saletés, visuellement très repérables, de prendre des précautions notamment en mettant des gants », a ajouté Agnès Buzyn qui s’exprimait aux côtés de la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne. « Ce n’est jamais bon pour la population de toucher ce genre de produits », a-t-elle ajouté.

« Je ne peux pas dire qu'il n'y a pas de danger, il y a forcément des traces d'hydrocarbures », a poursuivi la ministre de la Santé, expliquant attendre des analyses plus fines à venir dans le courant de la semaine prochaine.

Une gestion de crise qui interroge.

Des questions autour de l'origine de l'incendie

Si Frédéric Henry, le patron de l'entreprise Lubrizol, a témoigné son « empathie » aux personnes vivant à proximité de l'usine, il n'a pas caché, samedi matin sur Europe 1, son étonnement face aux circonstances du départ de feu.

« Je n'aurais jamais pensé qu'on puisse avoir un tel incendie dans des locaux comme ceux-ci », a-t-il déclaré, rappelant que les flammes ont embrasé « un endroit où rien ne se passe normalement, où il n'y a pas d'activité à proprement parler ». De fait, l'incendie a pris au niveau d'un bâtiment « de stockage de fûts ».

« Cela m'interroge vraiment, je n'arrive pas à comprendre pourquoi » « Je ne peux pas savoir à ce jour exactement à quel endroit [le feu] a démarré  », a poursuivi Frédéric Henry. « Mais on peut penser quand même qu'il a démarré [à proximité] d'une clôture qui nous sépare d'un voisin. Je suis très étonné de voir un incendie qui démarre comme ça, en pleine nuit, à un endroit où il n'y a personne. Cela m'interroge vraiment, je n'arrive pas à comprendre pourquoi. Il ne faut rien écarter, mais c'est très étonnant. »

Autant de questions qui méritent réponses dans une crise qui pourrait être sanitaire.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

PMA POUR TOUTES LES FEMMES

VOTEE PAR L'ASSEMBLEE NATIONALE EN FRANCE

L'article 1er du projet de loi relatif à la bioéthique franchit un cap au Palais Bourbon. L'Assemblée nationale a voté l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, vendredi 27 septembre, malgré la vive opposition de la droite.

Cet article 1er du projet de loi de bioéthique, âprement débattu depuis mercredi, a été adopté par 55 voix contre 17, et 3 abstentions, plusieurs groupes politiques étant partagés.

La procréation médicalement assistée permet d'avoir un enfant au moyen de différentes techniques médicales telles que l'insémination artificielle ou la fécondation in vitro (FIV).

Elle est actuellement réservée aux couples hétérosexuels en France. Cette PMA élargie aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, soutenue par la majorité et la gauche, sera remboursée par la Sécurité sociale.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, vise une adoption définitive du projet de loi avant l'été, ce qui permettrait un accès effectif de la PMA à toutes les femmes « immédiatement dès la loi promulguée ».

Depuis le coup d'envoi des échanges en début de semaine dans l'Hémicycle, des députés, principalement à droite et à l'extrême droite, ont dénoncé une "PMA sans père" qui conduirait inéluctablement à la gestation par autrui (GPA), même si le gouvernement ne cesse de répéter que celle-ci reste « un interdit absolu en France ». A l'inverse, la majorité et la gauche soutiennent, dans l'ouverture de la PMA, une mesure « d'égalité », et permettant d'adapter le droit à l'état de la société.

Plusieurs élus ont voté de façon opposée à la majorité des membres de leur groupe. Chez LR, Maxime Minot a voté pour l'article 1er, et Damien Abad s'est abstenu. Chez LREM, Blandine Brocard, Marie Tamarelle-Verhaeghe et Liliana Tanguy ont voté contre, tandis que Benoît Potterie et Annie Vidal se sont abstenus. Au MoDem, Jean-Louis Bourlanges a voté contre.

La PMA est déjà autorisée aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires dans dix pays de l'Union européenne sur vingt-huit: Portugal, Espagne, Irlande, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Danemark, Suède, Finlande.

Sept pays l'autorisent aux femmes célibataires mais pas aux couples de lesbiennes: Estonie, Lettonie, Hongrie, Croatie, Bulgarie, Grèce, Chypre. L'Autriche et Malte la permettent aux couples de lesbiennes mais pas aux femmes célibataires.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE RAPPORT ALARMANT DU GIEC

SUR LES OCEANS ET LA CRYOSPHERE

Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec, 195 pays) sur les océans et la cryosphère (neige permanente, glaciers de montagne, calottes glaciaires, banquise, sols gelés) a été présenté ce mercredi 25 septembre au musée océanographique de Monaco.

Ce rapport dresse plusieurs scénarios de réchauffement, allant d’un scénario optimiste limitant le réchauffement à + 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle jusqu’à une hausse de + 7 °C.

Augmentation du niveau de la mer

Des calottes glaciaires aux glaciers, en passant par la banquise et le permafrost, les zones gelées de la planète ne sont pas épargnées par le réchauffement climatique et leur fonte entraîne une élévation significative du niveau de la mer.

Si le niveau des mers a augmenté 2,5 fois plus vite au début du XXIe siècle qu’au XXe siècle, l'élévation, selon les scénarios, pourrait atteindre entre 40 et 80 cm avant la fin du siècle. La mer continuera à s’élever après 2100, selon le rapport du Giec. Dans un monde à +2 °C le rythme d’élévation pourrait se stabiliser, jusqu’à atteindre environ 1 mètre en 2300, contre plusieurs mètres si les émissions de gaz à effet de serre continuent au même rythme qu’aujourd’hui.

Redéfinition des limites terre/mer

Selon le rapport, la montée des eaux va redessiner la limite entre terre et mer, menaçant d'inondations de nombreuses régions côtières, des petits États insulaires aux grandes métropoles comme New York ou Shanghai, en passant par les deltas du Gange ou du Mékong. Plus d'un milliard de personnes seront concernées.

Mais ces simulations alarmistes ne prennent pas en compte les éventuels aménagements qui pourraient être mis en œuvre par l’Homme pour contenir les eaux : digues, canaux, polders… Construire des protections contre la montée des eaux pourrait réduire de 100 à 1 000 fois les risques d’inondations, selon le rapport.

Réchauffement de l'océan

Toujours selon les auteurs du rapport, les phénomènes de réchauffement de l’océan ont doublé depuis 1982. Quant aux températures du permafrost, elles n’ont jamais été aussi élevées. Sa fonte va continuer de relâcher dans l'atmosphère d'énormes quantités de CO2 et de méthane mais aussi du mercure, jusqu'ici piégé dans le sol, ce qui provoquera – et provoque déjà – des problèmes de pollution de l'eau. Or le réchauffement a un fort impact sur les océans, qui ont absorbé un quart des émissions de gaz à effet de serre générés par l’Homme. Le constat du GIEC est sans appel : l'océan arrive à saturation, s'acidifie et produit moins d'oxygène et moins de poissons.

15% de la production de biomasse de l'océan en péril

Or, précisent les experts, ces écosystèmes jouent un rôle essentiel pour la vie sur Terre. Les glaciers nous apportent de l’eau potable, l’océan fournit 50% de l’oxygène atmosphérique et permet de réguler le climat en captant le CO2 et en absorbant la chaleur liée aux émissions. Il est également source d’alimentation et revenus pour plus de 800 millions de personnes.

Mais le constat du GIEC est sans appel : l'océan arrive à saturation, s'acidifie et produit moins d'oxygène et moins de poissons. On pourrait perdre 15% de la production de biomasse de l'océan et pêcher jusqu'à 26% de poissons en moins qu'actuellement.

Le GIEC plaide donc, une nouvelle fois, pour que soit respecté l'accord de Paris et pour limiter le réchauffement en dessous de 2 degrés afin de pouvoir gérer les conséquences de ce changement climatique et préserver l'océan et les glaciers sur terre.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE SOMMET DE L'ONU SUR L'URGENCE CLIMATIQUE

Après les marches historiques pour le climat dans le monde entier s'ouvre, ce lundi 23 septembre 2019, un sommet de l’ONU sur l'urgence climatique.  Son secrétaire général Antonio Guterres en a assez des promesses et attend des engagements concrets. « Apportez des plans d’actions, pas des discours », a-t-il intimé aux chefs d'Etats de la planète dans une lettre qu'il leur a adressée.

Un rapport dévoilé dimanche 22 septembre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui dépend de l’ONU, tire la sonnette d'alarme avec le constat suivant: les cinq années 2015 à 2019 devraient constituer la période la plus chaude jamais enregistrée, avec + 1,1 °C par rapport à la période 1850-1900. Alors que les pays avaient pris l'engagement en 2015 de limiter la hausse de la température mondiale « bien en deçà » de 2 °C, par rapport à l’ère préindustrielle, la planète est sur une trajectoire de + 3° à 4 °C à la fin du siècle.

Le secrétaire général de l’ONU va appeler les dirigeants du monde entier à augmenter leurs objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, responsable en partie du dérèglement climatique.

Dans une lettre aux chefs d’États, Antonio Guterres a donné pour objectif la réduction de 45% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 en mettant fin aux subventions aux combustibles fossiles et en interdisant la construction de centrales à charbon dès 2020. Avec comme objectif « la neutralité carbone » en 2050.

Vendredi, l’Allemagne d’Angela Merkel a donné le la en adoptant un plan à 100 milliards sur dix ans pour la protection du climat. Un absent : Donald Trump a fait savoir qu’il ne viendrait pas.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

PMA POUR TOUTES

LES RESERVES DE L'ACADEMIE DE MEDECINE

L’Académie nationale de médecine, qui a rendu un avis officiel, samedi 21 septembre, sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, estime que

« la conception délibérée d’un enfant privé de père » et n’est « pas sans risques » pour son « développement psychologique » et son « épanouissement  ».

« La conception délibérée d'un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n'est pas sans risques pour le développement psychologique et l'épanouissement de l'enfant  », juge-t-elle.

Cet avis sur la loi de bioéthique, dont l’ouverture de la PMA est la mesure la plus symbolique, a été adopté en séance par l’Académie mardi 17 septembre, par 69 voix pour, 11 contre et 5 abstentions. Son rapporteur est l’ancien ministre de la santé Jean-François Mattei.

« Possibles conséquences médicales »

Si l’Académie affirme que son objet n’est certes pas de « donner un avis » sur une « mesure sociétale », elle « estime( cependant) de son devoir de soulever un certain nombre de réserves liées à de possibles conséquences médicales ».

L’Académie « reconnaît la légitimité du désir de maternité chez toute femme quelle que soit sa situation », mais juge qu’« il faut aussi au titre de la même égalité des droits tenir compte du droit de tout enfant à avoir un père et une mère dans la mesure du possible ».

« L’argument régulièrement avancé pour rejeter le risque pour l’enfant se fonde sur certaines évaluations, essentiellement dans quelques pays anglo-saxons et européens, faisant état de l’absence d’impact avéré sur le devenir de l’enfant », poursuit l’Académie. Mais elle « ne juge pas très convaincantes ces données au plan méthodologique, en nombre de cas et en durée d’observation sur des enfants n’ayant pas toujours atteint l’âge des questions existentielles ».

« La figure du père reste fondatrice »

L’Académie « estime que, de plus en plus malmenée par les évolutions sociétales, la figure du père reste pourtant fondatrice pour la personnalité de l’enfant comme le rappellent des pédopsychiatres, pédiatres et psychologues ».

Le projet de loi de bioéthique sera débattu à partir de mardi à l’Assemblée .

Selon ses statuts, l’Académie nationale de médecine peut être saisie d’une demande d’avis par le gouvernement et peut aussi s’autosaisir sur toute question concernant les domaines de la santé et de l’éthique médicale.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LE SCANDALE DE L' ESSAI CLINIQUE SAUVAGE SUR 350 PATIENTS EN FRANCE

«C'est absolument inadmissible, c'est un scandale, je pense qu'il y aura des poursuites pénales, le procureur est saisi», s'est insurgée la ministre de la Santé Agnès Buzyn, revenant sur l'essai clinique illégal mené sur au moins 350 malades de Parkinson et d'Alzheimer, interdit jeudi.

Cet essai clinique présenté comme un « essai clinique préliminaire » était réalisé en partie dans une abbaye près de Poitiers grâce à un fonds baptisé «  Josefa » avec le Pr Henri Joyeux comme vice-président. Ce dernier est très contesté par la communauté médicale notamment à cause de ses positions anti-vaccins.Sur son site, le fondateur du fonds « Josefa », le professeur Jean-Bernard Fourtillan revendique la découverte de la valentonine, supposée « protéger notre organisme et assurer la régulation des vies psychique et végétative ».

Avec le professeur Henri Joyeux, les deux hommes disent vouloir faire « connaître au grand public cette découverte essentielle, et les médicaments (patchs transdermiques), en cours de préparation, qui en découlent ». Ils expliquent avoir « créé un fonds de dotation, à but non lucratif (le Fonds Josefa), auquel ont été donnés, en totalité, les droits de propriété intellectuelle des brevets de médicaments issus de cette découverte ».

Une molécule aux effets méconnus. .

L'expérimentation consistait à appliquer aux patients des patchs contenant deux molécules appelées valentonine et 6-méthoxy-harmalan.. Préalablement les patients devaient arrêter leur traitement en cours pris pour la maladie de Parkinson ou d' Alzheimer. Le lendemain ils subissaient le matin tôt une prise de sang.». Or les effets sur le corps humain de la molécule incriminée ne sont pas connus selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). « La valentonine utilisée dans ces patchs est une molécule pour laquelle la qualité de fabrication et les effets sur le corps humain ne sont pas connus », précise l’agence l’ANSM. L’inquiétude porte notamment sur le fait que des patients aient arrêté leur traitement régulier. Par ailleurs, l’ANSM ne dispose pas d’informations sur le protocole et ce qui a été précisément dit à ces patients.. L'ANS Ma appelé les patients concernés à ne « plus utiliser les patchs » (mais à les conserver pour des analyses) et « à consulter rapidement un médecin ».

1 000 euros demandés par patient

Le Fonds Josefa dont le Pr Joyeux est vice-président envoyait des mails aux patients qu'il souhaitait recruter pour l'expérimentation. Ces derniers étaient sollicités pour participer à un «essai clinique préliminaire» du fameux patch. Le coût était évalué à 1 000 euros par «  sujet inclus  »dans l'essai.

Vu le prix du test, le Pr Joyeux demandait aux patients « les plus aisés » de « faire un don supérieur de 1 000 €, afin de pouvoir financer convenablement cet essai », tout le monde n’étant pas en mesure d’apporter ladite somme. « Il en va de la qualité du dossier d’AMM (autorisation de mise sur le marché d’un médicament)  qui sera soumis aux autorités de santé ».

Les deux professeurs expliquent avoir « créé un fonds de dotation, à but non lucratif (le Fonds Josefa), auquel ont été donnés, en totalité, les droits de propriété intellectuelle des brevets de médicaments issus de cette découverte ».

L’ANSM a saisi la justice.

«Ces personnes ont été victimes de fausses informations», a commenté la ministre de la Santé, en soulignant que «quand on est malade, la vulnérabilité fait qu'on est beaucoup plus sensible aux discours promettant un traitement miracle».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

COUP DE FOLIE DE LA PART D'UN PROFESSEUR

Pris d'un coup de folie, un professeur d'un lycée de Brignoles (Var) aurait séquestré dans le noir pendant un quart d'heure une vingtaine d'élèves de terminale, avant que ces derniers ne s'échappent. Aucun élève n'a subi de violence physique.

Le professeur aurait demandé à ses élèves de terminale L (littéraire), mardi au début de son cours, si l'un d'eux avait une connexion au site de séries Netflix, pour visionner «Le Seigneur des anneaux».

Ce film étant introuvable, le professeur s’est rabattu sur une série « Lucifer », lançant aux élèves :

« Ça va vous apporter la lumière ».

C’est au moment où l’un des lycéens a interrogé le professeur sur l’intérêt pédagogique d’un tel programme que ce dernier aurait alors décidé d’enfermer ses élèves dans le noir et de fermer les verrous des portes.

« Une partie des lycéens a d'abord pu s'échapper par la porte communiquant avec la salle d'à côté grâce à l'intervention d'un collègue du professeur, avant que le reste des élèves ne soit libéré par le proviseur adjoint qui, alerté par les surveillants, a réussi à ouvrir la porte donnant sur le couloir », a précisé une porte-parole de l'académie. L'ensemble de la scène, qui s'est déroulée mardi après-midi, « n'a pas duré plus d'un quart d'heure », a-t-elle ajouté. Les pompiers appelés sur les lieux ont emmené le professeur à l'hôpital, selon la direction du lycée.

L'académie indique n'avoir aucune nouvelle de sa part et attendre les avis médicaux avant d'engager une quelconque procédure.

Une cellule psychologique a été mise en place par l'établissement et un professeur remplaçant désigné pour cette classe, précise également l'académie.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

UNE PANTHERE NOIRE SUR UN TOIT

L'INTERVENTION HORS-NORME DES SAPEURS-POMPIERS

Une panthère noire qui « se baladait » sur le toit d'un immeuble a été aperçue à Armentières (Nord), près de Lille..

« Appelés pour animal dangereux, les sapeurs-pompiers du Nord sont confrontés à un félin de grande taille se baladant sur les chéneaux d’habitation », rapidement identifié comme étant « une panthère », écrivent les pompiers, dans un communiqué publié sur Facebook et Twitter.

L’imposant félin déambulait tranquillement sur le rebord d’un toit, au troisième et dernier étage d’un immeuble en briques d’Armentières (nord).Selon des témoins, la panthère noire

« s'arrêtait parfois pour regarder passer le train ou suivre de son regard clair un chat qui déguerpissait sur la chaussée » .

L'imposant félin, après une traque qui a duré plus de deux heures, a été endormi par un vétérinaire sapeur-pompier à l'aide d'un « fusil hypodermique » aux fléchettes anesthésiantes.

Mis en cage, le félin a finalement été confié à la Ligue de protection des animaux.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE DEVRAIT ETRE ENCORE PLUS FORT QUE PREVU

Les experts français du climat aggravent leurs projections sur le réchauffement: le réchauffement climatique s'annonce plus fort que prévu, quels que soient les efforts faits pour le contrer, ont averti ce mardi 17 septembre 2019 des scientifiques français qui présentent de nouvelles simulations climatiques qui serviront de base au GIEC.

Une centaine de chercheurs et d'ingénieurs, notamment du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et de Météo-France, ont participé à ces travaux lesquels viendront alimenter le sixième rapport d'évaluation du groupe des experts de l'ONU sur le climat, prévu pour 2021-2022.

Et les résultats de leurs deux nouveaux modèles – l’un développé par le Centre national de recherches météorologiques (Météo-France/CNRS) et l’autre à l’Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL) –, rejoignent «ceux d’autres modèles étrangers déjà disponibles», indique le communiqué de presse commun :

ils «simulent un réchauffement plus important à l’horizon 2100 que les versions précédentes établies en 2012, en particulier pour les scénarios les plus pessimistes en émissions».

Les deux modèles développés par les scientifiques Français prévoient une augmentation continue de la température moyenne du globe au moins jusqu’en 2040, pour atteindre environ 2 °C, quelle que soit l’évolution des émissions de gaz à effet de serre – en raison de l’inertie du système climatique. Ensuite, tout dépendra des politiques mises en œuvre dès maintenant par les Etats pour limiter ou non les rejets de carbonés.

« Dans le pire des scénarios considérés, la hausse de température moyenne globale atteint 6,5 à 7°C en 2100 », estiment les scientifiques. Ce scénario s'appuie sur une croissance économique rapide, alimentée par des énergies fossiles. Dans le dernier rapport du GIEC de 2014 - qui a servi de base aux Accords de Paris - le pire scénario prévoyait +4,8°C par rapport à la période pré-industrielle.

Le scénario le plus optimiste, « marqué par une forte coopération internationale et donnant priorité au développement durable » permet de rester « tout juste » sous l'objectif des 2°C de réchauffement de l'Accord de Paris. Cet objectif « implique une diminution immédiate des émissions de CO2 jusqu'à atteindre la neutralité carbone à l'échelle de la planète vers 2060, ainsi qu'une captation de CO2 atmosphérique de l'ordre de 10 à 15 milliards de tonnes par an en 2100 » .

Ce qui supposerait une très forte volonté politique. «La température moyenne de la planète à la fin du siècle dépend fortement des politiques climatiques qui seront mises en œuvre dès maintenant et tout au long du XXIe siècle», insistent les scientifiques, selon lesquels il faut accorder «un degré de confiance plus élevé» à cette nouvelle génération de modèles, qui «se sont améliorés».impossible technologiquement pour l'instant.

« La température moyenne de la planète à la fin du siècle dépend donc fortement des politiques climatiques qui seront mises en œuvre dès maintenant et tout au long du XXIe siècle » insistent les experts.

Comment expliquer ces résultats encore plus sombres que ceux prévus par les précédents modèles ?

Le communiqué évoque l’hypothèse d’une «réaction plus forte du climat à l’augmentation des gaz à effet de serre anthropique que dans les simulations de 2012». Mais «les raisons de cette plus grande sensibilité et son impact sur les projections ne sont néanmoins pas encore très clairs», précisent les scientifique

Pour la France, le dernier exercice du genre remonte à 2012. « Comme les capacités de calcul augmentent, nous avons affiné la résolution et nous avons aussi des modèles qui représentent mieux le climat actuel » explique Olivier Boucher, directeur de recherche au CNRS.

Ce qui a permis aux chercheurs de mieux modéliser les conséquences du réchauffement climatique en Europe de l'Ouest, en s'intéressant notamment aux vagues de chaleur.

Autre résultat marquant de ces deux nouveaux modèles français: la poursuite de l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des vagues de chaleur en France et en Europe de l’Ouest, «au moins dans les deux décennies qui viennent, quel que soit le scénario considéré».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA PMA POST-MORTEM REJETEE DE JUSTESSE

Les députés ont rejeté mercredi 11 septembre 2019 en commission des amendements visant à autoriser la PMA post-mortem.

Ce sujet a divisé la plupart des groupes politiques, dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la bioéthique.

La PMA post-mortem a été rejetée à chaque révision des lois de bioéthique ces vingt dernières années L'utilisation des gamètes ou embryons in vitro issus du conjoint ne sera pas autorisée après le décès de conjoint.

Le gouvernement est opposé à la poursuite du projet parental, la ministre de la Santé Agnès Buzyn soulignant les « risques pour la construction de l'enfant ».

Une série d'amendements étaient portés par des « marcheurs », des socialistes, des élus MoDem ou encore du co-rapporteur La République en Marche Jean-Louis Touraine.

Ce dernier a évoqué la « logique » de permettre à ces femmes veuves de recourir à l'insémination ou au transfert d'embryons existants, plutôt que de recourir à un donneur. Le conjoint aurait dû dans ce cas donner son consentement préalable, et la PMA aurait été encadrée dans le temps.

En cas de décès « Il faut laisser la femme décider », « c'est une question de confiance » a-t-il insisté. M. Touraine a également rappelé une décision du Conseil d'État, remontant à 2016, qui avait autorisé pour la première fois une veuve espagnole à faire transférer le sperme de son mari en Espagne, où l'insémination post-mortem est autorisée.

Mais au sein même de son groupe LREM, partagé, des voix se sont élevées pour dire leur opposition à la naissance d'«enfants orphelins», et le risque de «pressions» sur «la femme endeuillée». , et le risque de « pressions » sur « la femme endeuillée ».!

De nombreux élus LR sont aussi montés au créneau , estimant notamment qu'«on ne respecte pas l'intérêt supérieur de l'enfant».

«Ce qui est techniquement possible n'est pas toujours souhaitable. Ne jouons pas aux apprentis sorciers», a aussi plaidé Annie Genevard.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA GUERRE DES PESTICIDES EN FRANCE

On se souvient des polémiques créées cet été par un arrêté municipal très médiatisé pris par le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine) Daniel Cueff, suivi d'autres, interdisant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à moins de 150 mètres d’habitations. Arrêté qui a été suspendu par la justice administrative.

Consultation en vue d' un décret pour le 1er janvier 2020

Face la multiplication des arrêtés anti-pesticides, le gouvernement a lancé, ce lundi 9 septembre, une vaste consultation publique, d’une durée de trois semaines et ouverte à tous, sur les distances minimales à respecter entre habitations et zones d’épandage de pesticides.Le gouvernement a proposé samedi 7 septembre de fixer cette distance minimale à 5 mètres pour les cultures dites basses (céréales par exemple) et à 10 mètres pour les cultures hautes, telles que les vignes ou l’arboriculture. Il justifie cette décision par les préconisations scientifiques de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) allant en ce sens.

La consultation « sur le modèle du grand débat », selon le ministère de l’Agriculture, doit être ouverte simultanément sur les sites du ministère de la Santé, de la Transition écologique et solidaire, et celui de l’Agriculture et de l’alimentation.

Le ministère de la Transition écologique analysera ensuite les résultats et fera la synthèse en vue d' « un arbitrage définitif fin novembre », avant la publication du décret prévu pour le 1er janvier 2020.

« C'est la première fois qu'on va mettre en place des distances minimales et on est un des seuls pays à le faire », s'est félicitée Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique.

Des polémiques

Décret ou charte

Parallèlement à cette consultation, d’autres négociations locales dans les préfectures se poursuivent entre ONG, agriculteurs et élus pour l’élaboration de chartes départementales sur l’utilisation des pesticides. Or « Le cousu main de ces chartes prévaudra sur le décret » a prévenu le ministère. À ce jour, huit chartes ont été signées, privilégiant «l' intelligence locale ».

La FNSEA, principal syndicat de la profession agricole, a apporté son soutien aux « solutions locales » pour encadrer les épandages de pesticides. En revanche la Coordination rurale a en exprimé ses doutes sur la création de telles chartes. Pour Bernard Lannes la charte que les agriculteurs avaient signé avec les industriels et la grande distribution à l’issue des États généraux de l’alimentation se solde par un échec.

« 150 mètres »

Le débat fait également rage entre les écologistes et le monde agricole sur les contours de cette mesure. En effet pour les agriculteurs l'exclusion des terres de la zone d'épandage représente un manque à gagner en terme de culture. « De trois à cinq mètres ce sont déjà des milliers d’hectares » enlevés à la production agricole, « mais 150 mètres, c’est non, car ça représente des millions d’hectares », a signalé Bernard Lannes . Et 150 mètres équivaudrait à retirer 15 à 20% de la surface agricole française.

Il a également rappelé que l’Anses avait déjà déterminé pour chaque produit phytopharmaceutique homologué la zone de non-traitement appropriée en fonction de la santé humaine.

Or pour l’association Générations futures les données de l'Anses sont inappropriées du fait de l'utilisation d'une méthodologie obsolète et limitée.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

800 000 SUICIDES PAR AN

Selon les données publiées lundi à Genève par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) , une personne se suicide toutes les quarante secondes dans le monde, soit 800 000 par an.

Le taux s'établit à 10,5 pour 100 000. Si le taux mondial a reculé de 10%, il reste cependant toujours très élevé dans les pays riches .

Au total, 79% des suicides sont observés dans des pays à revenus bas ou intermédiaires, mais le taux est le plus élevé dans les pays riches, à 11,5 pour 100 000.

Les hommes sont 1,8 fois plus affectés que les femmes et même trois fois plus dans les pays riches.

Alors qu'au Japon et la Corée du Sud le taux de suicide est en baisse, les Etats-Unis reste le seul pays où le taux a augmenté. L'accès aux armes à feu peut constituer l'une des explications, a affirmé devant la presse une responsable de la prévention du suicide à l'OMS, Alexandra Fleischmann.

Le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus appelle les Etats à utiliser les politiques de prévention dans leur approche nationale de santé.

Les méthodes de suicide les plus courantes sont la pendaison, l'auto-empoisonnement par les pesticides et les armes à feu. Selon l'OMS, diminuer l'accès aux pesticides peut faire baisser les taux de suicide, comme l'ont montré des initiatives prises au Sri Lanka et en Corée du Sud. Ainsi l'organisation demande notamment des restrictions à l'accès aux pesticides, l'un des moyens les plus utilisés dans le monde.

L'OMS mène une campagne d'un mois sur la prévention du suicide. A cette occasion, l'organisation va publier une brochure avec des recommandations pour les cinéastes et créateurs de séries télévisées.

Boby Dean pour DayNewsWorld

COCORICO POUR LE COQ MAURICE

La justice autorise le coq Maurice à continuer de chanter sur l'île d'Oléron et c'est justice !

Le coq Maurice a été « relaxé » par la justice, jeudi 5 septembre 2019, dans une affaire qui opposait ses propriétaires et des voisins incommodés par le chant matinal de l’animal dans la commune de Saint-Pierre-d’Oléron, en Charente-Maritime.

Le tribunal correctionnel de Rochefort a rejeté leur plainte et jugé que le volatile pouvait continuer de chanter.

Depuis des mois, un conflit oppose en effet un couple, résident secondaire à Saint-Pierre-d'Oléron, à la propriétaire du gallinacé, leur voisine. Ils se plaignaient des nuisances sonores causées par le chant de Maurice.

Son cocorico bruyant, aux aurores, agaçait certains habitants de l'île d'Oléron.Les plaignants demandaient que la justice donne 15 jours à la propriétaire de Maurice, Corinne Fesseau, issue d'une vieille famille oléronnaise, pour éloigner l'animal ou le faire taire

L'avocat de la propriétaire de Maurice,M. Papineau, a expliqué que sa victoire tenait notamment au fait qu’« en droit français il faut faire la preuve d’une nuisance, et elle n’a pas été faite ». « Ni les plaignants ni leur défenseur n’étaient présents.

Je suis sans voix. On leur a volé dans les plumes. C’est une victoire pour tous les gens dans la même situation que moi. J’espère que cela fera jurisprudence pour eux », s’est félicitée Mme Fesseau devant le tribunal de Rochefort. « Tout le monde va être protégé derrière: les cloches, les grenouilles… », a-t-elle ajouté, en allusion aux autres querelles de voisinage liées au bruit qui énervent les citadins.

En attendant la décision du tribunal le maire de la commune, Christophe Sueur, avait décidé de prendre un arrêté pour préserver « les modes de vie liés à la campagne, notamment pour ce qui concerne la présence des animaux de la ferme ». « On a toujours vécu avec des potagers, des poulaillers, on a une vie plutôt traditionnelle », avait il déclaré.

Vincent Huberdeau, l'avocat des plaignants, refusait d'y voir l’idée du procès « de la ville contre la campagne », d’un « conflit entre citoyens bobos et ruraux » et pourtant...

« Pourquoi pas une loi Maurice pour protéger tous les bruits ruraux ? », a lancé la propriétaire du coq en Colère.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DES RELIQUES NAZIES DISSIMULEES AU SENAT

Des « reliques nazies » au Sénat ?

Un buste d'Hitler, des aigles du IIIe Reich et un drapeau nazi : le secret n'est connu que de quelques initiés, assure Le Monde dans une enquête publiée mardi.

Pourtant, le palais du Luxembourg abrite bien des objets du IIIe Reich dans ses sous-sols...

C’est l’histoire du palais qui expliquerait leur présence.Durant la Seconde Guerre mondiale, le palais du Luxembourg faisait office de siège pour l’armée de l’air allemande, la Luftwaffe. Le bâtiment a été libéré le 25 août 1944, et ce n'est qu' en 1949 que l’Assemblée consultative provisoire s'y est installée.

Alors quels secrets cache donc ce palais du XVIIe siècle QG de la Lutwaffe durant l'occupation nazie.

Le personnel du Sénat, quant à lui, est tombé des nues. « C’est une découverte pour beaucoup de gens, tout le monde tombe de haut », a alors assuré le service communication du palais. « Vous me l'apprenez », réagit Vincent Capo-Canellas, sénateur UDI de Seine-Saint-Denis et désormais questeur du Sénat.

Et d'ajouter : « On doit bientôt faire une visite du bunker avec mes collègues. Cet endroit était resté un peu dans son jus, c’est peut-être l’explication.»

Le Sénat s'est décidé à prendre le taureau par les cornes et à communiquer fin août un document de cinq pages répertoriant les objets. « Documents et objets laissés au Sénat par l’occupant allemand à l’issue de la deuxième guerre mondiale » . « Dans les réserves sont par ailleurs conservées quelques pièces de mobilier ainsi qu'un buste laissé par l'occupant allemand et dont on ignore l'origine », explique le communiqué. De même, des objets stockés dans le « bunker », un abri anti-aérien construit sous la cour du 15 bis de Vaugirard seront inventoriés.

« Le buste devait être dans un bureau de l’occupant, explique l'architecte en chef du Sénat. Il est toujours resté en réserve, il n’en est jamais sorti. Personne ne s’en est occupé, je ne vois pas ce qu’on peut en faire. ».

A l' historienne Cécile Desprairies, spécialiste de l’Occupation allemande, d'expliquer aux confrères que « Les drapeaux nazis étaient pris comme trophées ». « Les lieux étaient pillés, saccagés, les libérateurs emportaient un petit morceau de l’occupant, ça a été la foire d’empoigne. Ça circulait ensuite au marché noir, et ça circule toujours. Il n’y a pas eu de politique de destruction ou de police de contrôle. Les vainqueurs font ce qu’ils veulent .

Le président du Sénat, Gérard Larcher « ignorai [t] la présence de ce buste. J’ai demandé à la questure [chargée de la gestion de l’institution, ndlr] d’approfondir les recherches sur l’ensemble des objets ».

« J’ai demandé qu’on ait un travail en profondeur, et en même temps une réflexion sur cette période. Il y a eu, paraît-il, de la part d’agents qui étaient là des moments de patriotisme que je ne voudrais pas occulter », a ajouté Gérard Larcher, qui a fait le lien avec la Libération de Paris.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS PRESENTS

DANS L'ORGANISME DES FRANCAIS


Pour la première fois, Santé publique France a mesuré la présence des perturbateurs endocriniens dans l’organisme d’un large échantillon représentatif (1 104 enfants et 2 503 adultes) de la population française entre 2014 et 2016.

Bisphénols, phtalates, parabens, éthers de glycol, retardateurs de flamme bromés, composés perfluorés (PFC)ont été traqué dans l’organisme des enfants et des adultes.

Des polluants présents dans l’organisme des Français.

D'après l’étude, l’alimentation n’est pas la seule source d’exposition à ces substances.

L’utilisation de produits cosmétiques et de soins, par exemple, augmente les niveaux d’imprégnation des parabens et des éthers de glycol avec des concentrations retrouvées chez les Français dépassant les « valeurs seuils sanitaires » établies à l’étranger.

Ces substances omniprésentes dans les objets de la vie courante et qui sont souvent des perturbateurs endocriniens ou des cancérigènes, avérés ou suspectés, sont « présents dans l’organisme de tous les Français »

Les enfants, premiers concernés

Santé publique France souligne aussi que « des niveaux d’imprégnation plus élevés sont retrouvés chez les enfants » comparativement aux adultes.

Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ces niveaux plus élevés chez les enfants : ces derniers touchent et portent davantage les objets à la bouche, ils sont plus exposés aux poussières domestiques et leur poids est relativement plus faible par rapport à leurs apports alimentaires, également vecteurs de ces polluants.

Des effets toxiques

Si Santé publique France ne se prononce pas sur les conséquences sanitaires de cette pollution, encore mal connues, elle rappelle cependant que certains de ces produits sont des perturbateurs endocriniens ou des cancérigènes avérés ou suspectés.

Les PE sont en effet capables d’interférer avec le système hormonal et sont impliqués dans certains troubles et pathologies comme notamment l' obésité, la baisse du quotient intellectuel ou encore les cancers du système reproducteur.

Les éthers de glycol sont suspectés d’entraîner des effets toxiques sur la reproduction et le développement chez l’homme : diminution de la fertilité masculine, augmentation du risque d’avortements spontanés ou encore malformations fœtales.

Ces résultats s’inscrivent dans le cadre d’Esteban - Étude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition - un programme de recherche lancé en 2014 pour suivre l’état de santé de la population française.

Deux autres volets de l’étude, portant sur l’exposition aux métaux et aux pesticides, seront publiés ultérieurement, a précisé Santé publique France.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE MONSTRE DORIAN L' OURAGAN HORS NORME

« Nous sommes face à un ouragan (…) comme nous n’en avons jamais vu dans l’histoire des Bahamas », a déclaré, dimanche 1er septembre, Hubert Minnis, le premier ministre de l'archipel des Caraibes.



L’ouragan Dorian s’est abattu sur les Bahamas avec ses pluies diluviennes et ses vents violents. Le cyclone, de catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson, s'est abattu sur le nord des Bahamas. Décrit comme « catastrophique » par le Centre national des ouragans américain (NHC), il s’accompagne de vents soutenus atteignant 295 km/h, avec des rafales pouvant dépasser 350 km/h.

Alors qu'il balaye encore actuellement les îles des Bahamas, les vents et les vagues, parfois plus hautes que les habitations, ont fait au moins cinq morts. Et les dégâts matériels sont très lourds.

L'ouragan Dorian est la pire tempête de l'histoire de cet archipel des Caraïbes. Mais aussi l'un des ouragans les plus puissants jamais enregistré sur l'Atlantique.

C'est aussi le cinquième ouragan de catégorie 5 à s'être formé dans l'Atlantique ces quatre dernières années. En météorologie, les scientifiques classent les ouragans sur une échelle de 1 à 5 sur l'échelle dite de Saffir-Simpson . Mais même parmi les ouragan de catégorie 5, Dorian a peu d'équivalent.

Dorian est aussi puissant que Gilbert (1988), Wilma (2005) et l’ouragan du Labor Day de 1935. Avec des vents moyennés sur une minute de l’ordre de 295 km/h et des rafales estimées jusqu’à 360 km/h, l’ouragan Dorian est plus puissant que Maria (280 km/h) et Irma (290 km/h) qui avaient ravagé les Petites Antilles en septembre 2017.

Seul Allen, en 1980, avait des vents soutenus supérieurs, atteignant 305 km/h. Les pluies sont par ailleurs diluviennes, avec des cumuls dépassant les 1000 mm attendus sur le nord-ouest des Bahamas. C’est l’équivalent de 5 mois de pluie en seulement 48 heures. Les îles d’Abacos et de Grand Bahama particulièrement vulnérable,  connaissent les pires inondations de leur histoire.

Après les Bahamas, l’ouragan devrait se rapprocher de la côte est de la Floride, lundi soir et mardi. Même s’il n’est pas encore certain qu’il touchera terre dans le « Sunshine State . L’état d’urgence avait été déclaré en Floride et dans une douzaine de comtés de l’Etat de Géorgie. Cette mesure permet de mieux mobiliser les services publics de l’ Etat et de recourir si besoin à l’aide fédérale.

Face au réchauffement climatique les météorologues s'inquiètent : les cyclones pourraient voir leur intensité encore augmenter.

Et malgré l'interrogation prêtée Donald Trump sur un éventuel bombardement de l'ouragan, il n'est scientifiquement pas possible d'arrêter un ouragan.

Boby Dean pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS MODERNA DEPOSE

LES DEMANDES D'AUTORISATION DE SON VACCIN

La société américaine Moderna a annoncé qu'elle déposerait aujourd'hui des demandes d'autorisations conditionnelles de son vaccin contre le Covid-19 aux Etats-Unis et en Europe.

Deux semaines après avoir annoncé une efficacité de 94,5% sur la base de résultats préliminaires, Moderna a en effet rapporté que sur 196 participants à son grand essai clinique tombés malades du Covid-19, 185se trouvaient dans le groupe placebo et 11 dans le groupe vacciné, soit une efficacité calculée de 94,1%.

Aucune forme grave de la maladie n'est apparue parmi le groupe de participants vaccinés.

Une bonne nouvelle dans cette course effrénée au vaccin contre le Covid-19.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LA CHASSE A LA BALEINE REPREND AU JAPON

Après plus de trente ans d’arrêt, la chasse commerciale à la baleine a repris, ce lundi, au Japon, actant la décision prise fin décembre par le gouvernement de quitter la Commission baleinière internationale (CBI). Le Japon devrait reprendre la chasse commerciale à la baleine au début du mois de juillet 2019. Ce pays asiatique avait débuté ses « missions de recherches » en Antarctique et dans le nord-est du Pacifique il y a respectivement 32 et 25 ans, renonçant alors à une pêche purement commerciale, mais utilisant une « exception scientifique », tolérée par la CBI. La chasse à la baleine pratiquée sous le prétexte de recherches scientifiques, souvent qualifiée d'hypocrite, couvrait cependant parfois une activité commerciale.

Une denrée peu consommée

Durant ces décennies, l’archipel n’a en effet cessé d’être critiqué par les défenseurs des cétacés pour ses façons de procéder jugées cruelles, alors que des méthodes non létales existent pour mener les études voulues, selon ses détracteurs.

En outre, si les chercheurs étaient certes les premiers à se pencher sur les baleines rapportées, une partie de leur chair finissait sur les étals des poissonniers, malgré un appétit peu important pour cette denrée.

Mais il y a une volonté et une fierté de préserver un rite auquel tient une partie de la population, notamment des personnes âgées qui se souviennent que la baleine était leur seule source importante de protéines durant la disette d’après-guerre.

« Nous estimons que les baleines sont des ressources marines comme les poissons et qu’elles sont utilisables sur la base de critères scientifiques », a expliqué un responsable du ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche. « Nous déterminons des quotas de sorte à ne pas nuire aux espèces », a-t-il précisé. Le quota de baleines tuées a été fixé à 227 jusqu’à décembre.

Cinq baleiniers en mer dès juillet 2019

Une flotte de 5 baleiniers vont prendre le large depuis la ville de Kushiro (île de Hokkaido) pour finalement revenir à la fin du mois d'août. Lors de sa sortie de la CBI en décembre Tokyo avait bien assuré, qu'il s'abstiendrait d'aller chasser « dans les eaux de l'Antarctique ou dans l'hémisphère Sud », limitant sa pêche « aux eaux territoriales et à la zone économique exclusive », en accord avec les quotas de la CBI, « afin de ne pas épuiser les ressources ». Sea Shepherd s'était félicitée  de cette sortie : « C'est une victoire dans notre combat pour stopper la chasse à la baleine dans l'océan Austral ». « Si le Japon se retire de la Commission Baleinière Internationale (CBI), cela permet à cette dernière de voter la motion pour établir un sanctuaire dans l'Atlantique Sud, mettant donc un terme effectif à la chasse dans tout l'hémisphère Sud » avait expliqué la célèbre ONG dans un communiqué.

Les pays qui chassent encore la baleine

Désormais, le Japon et la Norvège pratiquent la chasse commerciale à la baleine avec des bénéfices plus ou moins importants. A l’inverse, l’Islande s’abstiendra de chasser pour la première fois depuis 2002, les deux entreprises spécialisées ayant décidé de renoncer à la saison 2019. L'industrie baleinière islandaise a mis fin à la chasse des baleines de Minke jugée trop peu rentable, avait indiqué le 27 juillet 2018 dans un communiqué le Fond international pour la protection des animaux (IFAW).

Bien que pratiquée, la chasse commerciale reste pourtant interdite par la Commission baleinière internationale. Fin 2018, elle avait même refusé la demande du Japon qui souhaitait une reprise légale de la chasse à la baleine. Cependant, cette interdiction n'affecte pas les peuples autochtones qui peuvent chasser la baleine afin de se nourrir, une pratique qui a l'aval de la CBI. Elle a d'ailleurs voté le 12 septembre 2018 largement en faveur de la chasse à baleine pour ces communautés vivant dans l'Arctique, avec la reconduction de quotas pour leur subsistance.

Ainsi, des centaines de baleines de Minke, à bosse, boréales et rorquals pourront être chassées, sur une durée de 6 ans, par des peuples vivant en Alaska (États-Unis), en Russie, au Groenland et sur l'île de Bequia (Saint-Vincent-et-les-Grenadines).

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

FRANCE TIR DEVANT UNE MOSQUEE DEUX BLESSES

Vers 16h00, plusieurs coups de feu ont été tirés devant la mosquée, blessant deux personnes dont l'imam Rachid El Jay.

« Les deux blessés ont été conduits aux urgences, leur pronostic vital ne serait pas engagé », selon la préfecture.

L'un a été touché à l'abdomen et l'autre à la jambe, selon des sources proches du dossier.

Les balles seraient de calibre 9 mm.

Les faits se sont produits peu après 16H00 à l'extérieur de la mosquée située dans le quartier de Pontanézen.

L'auteur ou les auteurs des coups de feu ont fui à bord d'une Clio grise, retrouvée peu après par les forces de l'ordre mais vide, selon des sources proches de l'enquête.

L’auteur présumé des coups de feu a été retrouvé mort non loin de sa voiture à Guipavas, près de Brest, après avoir fui la scène dans un premier temps.

Il se serait suicidé d’une balle dans la tête, selon une source policière.

Selon une source policière, l’auteur présumé, qui a été identifié, a laissé des documents écrits près du lieu où il a été retrouvé mort. Il a par ailleurs posté une photo de lui sur les réseaux sociaux.

«Il est connu des services de police mais n’est pas fiché, et n’est pas connu comme appartenant à un mouvement d’extrême droite»,selon  une source policière.

La police judiciaire a été saisie de l'enquête.

Selon le parquet de Paris, la situation est en cours d'évaluation par la section antiterroriste du parquet de Paris qui est en relation avec le parquet de Brest.

«J'ai demandé aux préfets de renforcer la surveillance des lieux de culte du pays », a tweeté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Boby Dean pour DayNewsWorld

INCENDIE NOTRE-DAME

OU UNE HORLOGE RETROUVEE

L'horloger Jean-Baptiste Viot a retrouvé la sœur jumelle, ou presque, de l'horloge qui a fondu dans l'incendie en avril dernier.

Une sœur quasi jumelle de l'horloge de la cathédrale Notre-Dame de Paris a été retrouvée à quelques kilomètres de là, relançant l'espoir de pouvoir reconstruire ce chef-d'œuvre emporté par les flammes avec le toit. Où ?

Dans une sorte de remise, située exactement sous les cloches de l'église de la Sainte-Trinité, en plein Paris, dans un bric-à-brac de sculptureset de vieux meubles.

Une découverte extraordinaire faite par l'horloger Jean-Baptiste Viot alors qu'il réalise un inventaire pour le compte d'experts en objets d'art.

Il découvre que le mécanisme de plus de 2 mètres de long oublié au fond de la Sainte-Trinité est «identique» à celui de Notre-Dame. L'inscription ne trompe pas sur son lien de parenté.

«Année 1867. Construite par Collin», soit la même année que celle de Notre-Dame. Et par le même atelier.

À moins de 4 kilomètres de la cathédrale Notre-Dame, Jean-Baptiste Viot vient de mettre la main sur la sœur jumelle, ou presque, de l'horloge qui a quasiment entièrement fondu dans l'incendie.

À la différence de la charpente de Notre-Dame, l'horloge n'avait pas été numérisée avant sa destruction. Les plans ayant disparu, aucune indication n'existe donc, sauf des photos, pour guider sa reconstruction.

La découverte de l'horloge de la Sainte-Trinité constitue une base inespérée pour refaire la pièce.

Et un bon coup de manivelle pour que le tic-tac se fasse de nouveau entendre !

Carl Delsey pour DayNewsWorld

CINQ INTERPELLATIONS

DANS L'ATTENTAT DE CARCASSONNE ET TREBES

Les enquêteurs cherchent à savoir comment le terroriste, qui a tué 4 personnes en mars 2018, s’est procuré des armes.

Cinq personnes ont été arrêtées ce mardi par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire dans l’affaire des attentats commis à Carcassonne et Trèbes (Aude), le 23 mars 2018.

Âgés de 19 à 29 ans, habitant dans l’Aude, les suspects ont été placés en garde à vue sur commission rogatoire du juge en charge des investigations.

Le 23 mars 2018, un jeune djihadiste, Radouane Lakdim, s’en était pris à des automobilistes à Carcassonne, tuant le passager et blessant le conducteur par balle.

Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur cantonnement puis s’était retranché avec des otages dans le Super U de Trèbes. Là, il avait tué un boucher du supermarché et un client.

Le lieutenant-colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame, qui avait permis la libération d’une hôtesse de caisse, a été assassiné par le terroriste.

Cinq personnes sont mises en examen dans cette affaire.

Sandra Stac pour DayNewsWorld

CANICULE SUR L'EUROPE DONT LA FRANCE

La fin du mois de juin devrait être marquée par une vague de chaleur qui va débuter dès ce week-end. Depuis 1947, seule la vague de chaleur du 18 au 28 juin 2005 avait été aussi précoce.

Une vague de chaleur « remarquablement intense et précoce » s’installe sur toute la France la semaine prochaine. Cette vague de chaleur, due à une masse d’air très chaud en provenance du Maghreb et d’Espagne, pourrait durer jusqu’au week-end suivant.

Plus de 40°C par endroits ?

Les températures passeront la barre des 30°C dès dimanche. La chaleur s’accentuera encore nettement lundi. Et à partir de mardi, en dehors des littoraux, Météo France s’attend à voir le mercure atteindre 35 à 40°C dans la grande majorité des régions. La nuit, les températures minimales baisseront peu : le mercure ne descendra pas sous la barre des 20°C sur une bonne partie du pays.

Les journées sont à cette époque les plus longues, de telles chaleurs peuvent donc être très pénibles car elles durent jusqu’à tard le soir et les températures n’ont pas le temps de redescendre dans la nuit. Une vigilance canicule est très probable, au moins dans l’Est et le Sud-Est.

La situation sera d’autant plus pénible dans les agglomérations, particulièrement vulnérables lors des épisodes de fortes chaleurs. La température y est plus élevée qu’aux alentours. On appelle ce phénomène : îlot de chaleur urbain (ICU). L’écart de température est souvent de l’ordre de 2 à 3 degrés, mais en cas de canicule cet écart peut monter jusqu’à 10 degrés !

Des orages en suivant ?

Il est probable qu’un orage mette un terme à cette vague de chaleur.

Car les orages se forment justement en été, lorsque l’air est chaud près du sol et froid en altitude. Cet air chaud rencontre une masse d’air froid. Les conditions idéales pour un orage supercellulaire, le plus violent des orages.

La chaleur étant l’un des principaux moteurs de tels orages nous allons en subir d’autres durant l’été puisqu’il s’annonce plus chaud que la normale.

Boby Dean pour DayNewsWorld

IMAGES CHOCS DES VACHES A HUBLOT

Images chocs et glaçantes: elles sont appelées les vaches à hublot, leurs flancs sont perforés avec un trou de quinze centimètres de diamètre et fermés par un clapet. Voici ce que l'on découvre avec horreur sur la nouvelle vidéo choc de l'association de défense des animaux L214, filmée en caméra cachée et commentée par l'animateur de France Télévisions, Nagui. Il raconte :

« Des employés viennent ouvrir le hublot pour venir y déposer des échantillons ou faire des prélèvements ». La « fistulation », le nom de ce procédé inventé au XIXe siècle, permet grâce aux ouvertures de 15 à 20 centimètres de diamètre d'accéder au rumen, l'un des quatre estomacs de l'animal. Sur les images on y voit des opérateurs en blouses introduire leur mains à l'intérieur de l'estomac de plusieurs « vaches cobaye ».

« En période d'expérimentation, on peut ouvrir et refermer leur hublot 6 fois en l'espace de 48 heures pour y faire des prélèvements. Sans compter la pose même du hublot, une opération invasive qui génère des douleurs postopératoires et nécessite une prise de médicaments durant plusieurs jours - des antibiotiques durant deux semaines selon un opérateur du centre », écrit l'ONG. Les vaches , elles, sont entreposées dans des locaux sans paille, à même leurs déjections. Ces expériences sont réalisées dans la ferme de la Sourche (Sarthe).
Un centre expérimental du groupe Avril : l'alimentation y est testée pour augmenter la productivité des animaux d'élevage.

Des pratiques « illicites »

Aujourd'hui, L214 dénonce des conditions inhumaines. « Nous portons plainte, car ces expérimentations sont illicites, la réglementation est assez précise et pose un cadre. Les expériences sur animaux doivent être faites dans un cadre de stricte nécessité », avance Sébastien Arsac.

Bien entendu le groupe agro-industriel Avril qui produit 25% des œufs consommés en France, un cochon sur huit et un lapin sur quatre qui finissent dans les assiettes, a depuis réagi via un communiqué : « Ce procédé est utilisé dans le monde entier exclusivement à des fins de recherche. Il s'accompagne d'un suivi vétérinaire extrêmement rigoureux et représente à l'heure actuelle l'unique solution permettant d'étudier la digestion des protéines végétales. »

Certes la société souhaite d'ici 2025 remplacer ces méthodes par d'autres, dites « alternatives », mais en attendant les sévices sur l'animal doivent être dénoncés, ce qu'a fait l'association en portant plainte.

« Profondément choqué », Nagui appelle à « mettre un terme à cette course à la performance qui se fait au détriment de la santé des animaux et de notre santé. Exigeons l'arrêt de ces expériences ».

L214 a aussi posté une pétition « pour l'interdiction de ces expérimentations zootechniques ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

MORT TRAGIQUE DU MAGICIEN QUI S'EST FAIT IMMERGER ENCHAINE DANS LE GANGE

« Si j'arrive à me libérer, ce sera magique. Si je n'y arrive pas, ce sera tragique », avait déclaré Chanchal Lahiri, avant de se faire immerger enchaîné dans le Gange.

Le corps de l’illusionniste indien Chanchal Lahiri, qui s’était fait immerger dans le Gange enchaîné pour prouver qu’il pouvait s’évader rapidement, à la manière d’Houdini, a été retrouvé dans le fleuve, lundi 17 juin, dans la soirée.

Harry Houdini était un cascadeur américain d’origine hongroise, célèbre notamment pour un exploit en 1912 à New York, où il s’était libéré de ses liens alors qu’il était immergé dans l’East river.

Tragique dénouement donc pour le valeureux magicien qui s’était fait immerger enchaîné dans le Gange. Il voulait prouver qu'il pouvait s’évader rapidement, à la manière d’Houdini, de sa cage. Mais il a été retrouvé dans le fleuve lundi soir, a annoncé la police. Chanchal Lahiri, connu sous son nom de scène « Jadugar Mandrake » (« Le magicien Mandrake »), était porté disparu depuis dimanche.

Il avait été plongé dans le fleuve par une grue devant des membres de sa famille, les médias et des policiers réunis sur les berges. Mais l’homme de 40 ans n’était jamais remonté et les autorités avaient alors lancé des recherches.« Si j’arrive à me libérer, ce sera magique »

Sorti d'une cage de verre il y a 21 ans

Avant sa tentative, Trompe-la Mort avait expliqué qu’il avait réussi ce même tour dans une version plus difficile il y a 21 ans, au même endroit. « J’étais enchaîné à l’intérieur d’une cage de verre et on m’a jeté à l’eau depuis le pont Howrah. Je n’ai mis que 29 secondes à ressortir », avait-il dit.

Chanchal Lahiri avait retenté l'évasion de la cage de verre en 2013, mais s'était fait agresser par le public qui avait pu voir la porte que comportait la cage.

Il avait toutefois reconnu que ce serait plus difficile cette fois-ci : « Si j’arrive à me libérer, ce sera magique. Si je n’y arrive pas, ce sera tragique ». Il n'a pas réussi cette fois à tromper la mort.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

QUAND LES ENFANTS DE PRETRES SORTENT DE L 'OMBRE EN FRANCE

"Ce qui m’importe, c’est d’abord d’écouter ces enfants du silence qui expriment une souffrance, et de comprendre cette question à travers leur regard. Il ne s’agit pas d’une question taboue.

En les rencontrant, nous les reconnaissons. Nous souhaitons leur redire que le bien de l’enfant et de la mère doit primer et que le prêtre doit abandonner son ministère pour assumer officiellement son enfant pour que ce dernier puisse se percevoir comme un enfant de l’amour.

Je souhaite aussi avancer avec eux vers une charte de l’Église de France définissant les manières d’agir dans ces situations. »

La Conférence des évêques de France organise, jeudi 13 juin, une rencontre inédite entre des enfants de prêtres et plusieurs évêques.

Bientôt la reconnaissance de l'Église ?

Plusieurs de ces « enfants du silence » racontent leur besoin de reconnaissance et leur souffrance liée au poids du secret. Ils ont tous vécu un traumatisme profond se heurtant au silence sévère de l’Église et à l'humiliation des autres comme « enfant du déshonneur ».

Ces « enfants du silence » ne se défont jamais tout à fait des blessures et des non-dits de leur enfance sont en quête de leur origine.

Ainsi, fille d'une religieuse et d'un prêtre , Anne-Marie Mariani-Jarzac, présidente de l’association Enfants du silence, est partie en quête de ses origines pour ses enfants. Cette catholique pratiquante de 68 ans évoque sa guérison grâce à l’écoute et à la compassion d’un prêtre :

« J’ai compris que j’existais aux yeux de Dieu et qu’il m’aimait comme je suis. Trop d’enfants de prêtre souffrent alors que nous ne sommes pas responsables de notre histoire. »

« Le bien de l'enfant et de la mère doit primer »

Pour Mgr Jérôme Beau, archevêque de Bourges « Le bien de l’enfant et de la mère doit primer »

Certes les prêtres de l'Église catholique s'engagent au célibat et à la chasteté.

Et si certains ont des enfants, l'Église est claire : il doit « agir pour le bien de l'enfant » en abandonnant la prêtrise et en l'assumant, faisant en sorte de grandir à ses côtés.

Si aujourd'hui, les évêques ne savent pas encore ce qu'il va advenir de ce dialogue qui débute leur ligne est celle de Rome : « Si on apprend qu'un prêtre est père de famille, il est évident qu'il doit quitter l'état clérical pour assumer sa paternité »

Les évêques se disent également prêts à proposer un accompagnement spécifique, en puisant dans un fond à destination des prêtres qui quittent leur ministère.

« Je pense qu'on peut par exemple mettre en place une charte de fonctionnement travaillée ensemble » avec Enfants du silence, a répondu Mgr Beau.

D'autres rencontres sont prévues à la rentrée.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

PROSTITUTION SUR LES RESEAUX SOCIAUX

ET LOVERBOYS

La prostitution envahit les réseaux sociaux. Internet a « mangé la prostitution de rue » qui ne concerne plus qu’une frange marginale. C'est ce que vient confirmer une étude de la Fondation Scelles : «la prostitution et l'exploitation sexuelle sur internet apparaissent comme un fléau en pleine expansion». Le rapport, dévoilé ce juin, dénonce le détournement des nouvelles technologies au profit d'une prostitution 2.0. Whatsapp, Tinder, Facebook, Instagram, Snapchat, Airbnb, rares sont les applications à y échapper, constate l'étude.

Deux tiers de la prostitution sur internet

La Fondation Scelles, qui mentionne une note du ministère français de l’Intérieur datée de mai 2018, souligne que « pour la première fois en 2017, le pourcentage de victimes identifiées exerçant sur la voie publique était inférieur à celui des victimes exerçant “en prostitution logée”, en appartements ou en hôtels. ». En France, cette nouvelle forme de prostitution représenterait « deux tiers de la prostitution ».

Sur les 35 pays passé à la loupe, un même constat alarmant : les proxénètes utilisent Whatsapp pour communiquer entre eux et avec les prostitués, ils repèrent leurs proies sur Instagram et appâtent les clients via des petites annonces sur le web.

Tous les pays sont touchés

Ainsi, une proxénète russe a été interpellée en 2016 pour avoir dirigé un réseau de prostitution au Liban et dans tout le Moyen-Orient via Whatsapp, dont le cryptage rend difficile sa surveillance par les autorités. En Israël, "Tinder est aujourd'hui l'outil le plus utilisé pour la recherche de personnes prostituées", selon le rapport.

Le phénomène des loverboys et des cités

Cet observatoire international a également noté l’émergence tout à fait récente en France d’une nouvelle forme d’exploitation: les « loverboys », qui s’inscrit dans la traite des filles mineures.

Le phénomène a d’abord été repéré aux Pays-Bas, et s’est installé en Allemagne. Aujourd’hui, il s’ancre en France. Les “loverboys” sont des hommes jeunes, la vingtaine en général. Ils séduisent des filles encore plus jeunes, généralement mineures. Ils créent l’illusion d’une histoire d’amour. Ils fixent une situation de dépendance affective et financière. Et finissent par les prostituer. Cette phase s’accompagne souvent de violences physiques.

En France, les jeunes filles, souvent mineures, sont repérées sur Snapchat ou Instagram, avant d'être prostituées dans des appartements loués sur la plateforme Airbnb et transformés en « bordels éphémères ».

Yves Charpenel, président de la Fondation Scelles et Premier Avocat général à la Cour de cassation, souligne également: « La prostitution de cité est en pleine recrudescence, elle représente autour de 20% de la traite humaine en France. (...) Cela passe par Internet et se déroule à l’abri des regards. Les filles sont prostituées dans des appartements, des chambres d’hôtel. C’est aussi le règne de la terreur, de l’omerta, les victimes ne portent généralement pas plainte. Pas besoin de faire venir des “filles” d’Afrique ou d’Amérique du Sud, la matière première est sur place dans la cité, à portée de main. On est dans le franco-français. »

« Le numérique facilite la dissimulation, l'anonymat et la discrétion qui permettent de développer des activités illicites », observe la Fondation. « Depuis un même ordinateur, un réseau criminel peut repérer ses futures prostituées, faire venir les clients, puis blanchir l'argent », synthétise Yves Charpenel, magistrat et président de la Fondation.

Difficile, parfois, pour les autorités de caractériser ce proxénétisme qui se glisse dans les sites de petites annonces derrière des messages ambigus, promettant « massages », des « moments d'évasion » voire de « prendre une douche après ».

Enrayer le phénomène.

« La prostitution génère tellement de profits que ça déferle de partout. Il faut davantage responsabiliser les plateformes», estime M. Charpenel. Cependant, le rapport note «de premiers jalons significatifs».

En France, le site internet Vivastreet, visé par une enquête pour «proxénétisme aggravé», a décidé en juin 2018 de suspendre sa rubrique «Rencontres», pour prévenir «tout abus» ou «usage inapproprié» de «certains utilisateurs».

Aux États-Unis, l'adoption en mars 2018 par le Congrès d'une loi mettant fin à l'impunité des sites internet laissant passer des annonces de prostitution a permis la fermeture du site «Backpage», parfois présenté par ses détracteurs comme le premier site de prostitution du monde.

« Une véritable gouvernance de l'internet reste à construire », estime la Fondation Scelles.

Paul Emison pour DayNewsWorld

DECOUVERTE DE MONNAIES RARISSIMES

Les archéologues dijonnais ont fait cette découverte en janvier dernier, à l'occasion d'un diagnostic archéologique réalisé avant la construction d'un immeuble.

Une trentaine de monnaies en or et en argent, dont certaines "rarissimes", avaient été cachées par leur propriétaire à la fin du Moyen-Age sous une maison cossue de Dijon. Ces pièces provenant de plusieurs pays d'Europe viennent d'être retrouvées.

Les archéologues dijonnais de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) ont fait cette découverte en janvier dernier en plein cœur de la capitale bourguignonne, à deux pas de l'ancienne abbaye Saint Bénigne, à l'occasion d'un diagnostic archéologique réalisé avant la construction d'un immeuble. «  Un petit pécule accompagné d'un médaillon de mariage », enfoui à la fin du 15ème siècle sous le sol d'une maison qui « appartenait peut-être à un petit aristocrate ou un bourgeois un peu enrichi », a expliqué l'archéologue Stéphane Alix, responsable d'opérations à l'Inrap.

Ces monnaies « racontent l'histoire de la bourgeoisie marchande et de la petite aristocratie de la fin du 15ème siècle à Dijon », qui était à la fin du Moyen-Age la capitale d'un duché puissant « qui avait des connexions depuis l'Italie du nord jusqu'au nord de l'Europe ». Avec cette somme, « un petit artisan ou un ouvrier de Dijon aurait vécu longtemps. Mais pour un marchand qui vit dans le luxe, c'est un pécule secondaire », souligne l'archéologue.

Des pièces émises entre 1432 et 1492

La découverte de ces 34 monnaies, dix en or, le reste en argent, a été annoncée en prélude aux Journées nationales de l'archéologie qui se tiendront du 14 au 16 juin en France et dans d'autres pays européens. La plus ancienne est une monnaie du Brabant (aujourd'hui en Belgique) émise entre 1432 et 1467. La majorité des pièces provient d'États du Saint-Empire ou de principautés italiennes. Lors de leur découverte, elles étaient légèrement étalées et collées entre elles. Elles étaient dans une petite boîte modeste en bronze dont quelques vestiges subsistent. « La pile est restée telle qu'elle a été posée par l'enfouisseur. Elle avait gardé la forme de la boîte (et) le geste de l'enfouisseur au moment où il a mis les pièces », poursuit-il.

Pour décoller et nettoyer les précieux disques de métal, l'Inrap a fait appel à un laboratoire spécialisé, le Centre de restauration et d'étude archéologique municipal de Vienne, dans l'Isère. Des pièces suisses sont alors apparues, dont une datée formellement de 1494. C'est la pièce la plus récente et c'est un indice essentiel pour comprendre l'histoire de ce dépôt monétaire

Des monnaies signes de la puissance des seigneurs

Ces monnaies témoignent souvent, en particulier chez les princes italiens, d’une forte personnalisation de l’iconographie, héritée pour partie des codes de l’Empire romain. Ce renouveau iconographique participe des styles de la Renaissance italienne. Il s’agit également souvent de pièces lourdes, qui montrent la puissance de ces seigneurs et leur volonté d’en faire des monnaies de référence.

À cette époque, le roi de France Charles VIII, avait interdit les monnaies étrangères dont il espérait récupérer le métal précieux pour financer ses guerres. Toutes ces pièces, fabriquées en argent pur ou présentant un taux d'or très élevé, avaient donc été cachées pour leur valeur métallique. « Sans le vouloir, l'enfouisseur de ce dépôt a préservé » des pièces qui sont aujourd'hui, pour les archéologues, « un petit échantillon du paysage monétaire de la fin du 15ème siècle et un catalogue des grands princes qui se font la guerre à ce moment là » en Europe, indique Pascal Listrat.

D'autres découvertes

Sur le même site, mais à une profondeur plus importante, les archéologues dijonnais ont aussi retrouvé des sarcophages, vestiges d'une nécropole du 4ème siècle dont l'existence était jusque-là seulement supposée. Leurs découvertes seront présentées lors du "bal des vestiges" le 15 juin à Dijon, l'une des manifestations organisées dans le carde des journées nationales de l'archéologie par l'Inrap, qui prévoit plus d'un millier d'événements en France dont des visites de chantiers de fouilles.

Les monnaies, qui sont la propriété de l'Etat, ne seront pas présentées à cette occasion, mais ont vocation à être exposées au public au musée archéologique de Dijon.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

L'ADIEU AU PHILOSOPHE MICHEL SERRES

Le philosophe français et auteur de nombreux ouvrages, Michel Serres, est décédé.

« Il est mort très paisiblement à 19h entouré de sa famille », a déclaré son éditrice Sophie Bancquart.

L'ancien officier de marine, qui a sillonné l'Atlantique et la Méditerranée et participé comme enseigne de vaisseau à la réouverture du canal de Suez, s'était tourné vers l'enseignement à la fin des années 50. Avec la volonté de s'affranchir des frontières des disciplines universitaires.

Passionné notamment par l'écologie et l'éducation, l'académicien s'est intéressé à toutes les formes du savoir, anticipant les bouleversements liés aux nouvelles technologies de la communication.

Voyageur de la pensée

Ecrivain et historien des sciences, passionné notamment par l'écologie et l'éducation, ce membre de l'Académie française s'est intéressé à toutes les formes du savoir, scientifique comme littéraire, anticipant les bouleversements liés aux nouvelles technologies de la communication. L'académicien, était aussi professeur à l'université californienne de Stanford. C'est dans cette université californienne qu'en septembre 1981, un colloque sur « l'auto-organisation » avait été organisé, dont Michel Serres fut le conférencier vedette

En 2012, Petite Poucette (clin d'oeil à la maestria avec laquelle certains utilisent leurs pouces pour taper sur leurs portables) se vendit à plus de 270.000 exemplaires. « Voyageur infatigable de la pensée », comme le décrit sur son site internet Le Pommier, son éditeur de longue date, Michel Serres est l'auteur de quelque 80 ouvrages et continuait de publier régulièrement ces dernières années.

Son dernier livre, Morales espiègles, était paru en février. Invité de « Questions politiques » sur France inter dimanche dernier, il disait à propos de ce livre vouloir éviter de paraître « donneur de leçons ». « S'il y a une voie pour un signal moral, c'est le rire », ajoutait ce philosophe que le grand public a également pu écouter dans des chroniques dominicales à la radio pendant plusieurs années.

« Nous vivons une période exceptionnelle de l'histoire », disait cet éternel optimiste.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

UNE EXPLOSION DANS UNE USINE FAIT 79 BLESSES

EN RUSSIE

Selon l'agence de presse russe Interfax, une explosion a eu lieu dans une usine à Dzerzhinsk, située à 400 kilomètres de Moscou. Soixante-dix-neuf personnes ont été blessées samedi par une déflagration dans une importante usine d'explosifs du centre de la Russie, selon un nouveau bilan des autorités russes.

Un bilan précédent faisait état de 42 blessés. L'explosion a eu lieu dans l'usine Kristall à Dzerjinsk, une ville située à environ 400 kilomètres à l'est de Moscou, dans la région de Nijni Novgorod. Cinq bâtiments de l'usine et près de 180 bâtiments résidentiels ont été endommagés par l'explosion, selon les autorités municipales.

«Selon les dernières informations, 79 personnes ont demandé une assistance médicale après l'explosion à Kristall: 38 ouvriers de l'usine et 41 habitants de la ville. Il n'y a pas d'enfants parmi les blessés», a indiqué dans un communiqué le ministère de la Santé. Quinze personnes ont été hospitalisées, dont une dans un état grave, selon la même source. Aucun décès n'est à déplorer.

Fragments de shrapnel

Les blessés ont été atteints par des fragments de shrapnels, a précisé une porte-parole des autorités sanitaires citée par l'agence Interfax. « Nous parlons de blessures par shrapnel d’une gravité moyenne et modérée », a-t-elle précisé. Selon des représentants de Kristall, cinq personnes travaillaient dans la zone où s’est produite l’explosion et ont pu être évacuées avec succès.

«Il y a eu une explosion dans l'un des ateliers, suivie d'un incendie qui s'est propagé sur une centaine de mètres carrés», a expliqué un porte-parole des services d'urgence cité par les agences russes.

Une enquête pour de potentielles violations des normes de sécurité a été ouverte.

Boby Dean pour DayNewsWorld

OPERATION COUP DE POING DES FEMEN A PARIS

Près de 60 Femen ont investi la cour du Palais-Royal pour rendre hommage aux 60 femmes assassinées depuis le début de l'année en France.

Une soixantaine de militantes du mouvement Femen ont brièvement investi jeudi matin la cour du monument du Palais-Royal, en plein cœur de Paris, pour «rendre hommage» aux quelque 60 femmes «assassinées» depuis le début de l'année en France et dénoncer «l'indifférence du gouvernement».

Arrivées sur place à 11h, les activistes aux seins nus sont restées juchées dix minutes sur les célèbres colonnes de Buren dans cette cour, d'abord silencieuses et poings levés, puis craquant des fumigènes roses avant de scander:

«Aux femmes assassinées, la patrie indifférente», «Pas une de plus!» et «Stop féminicide!».

Des slogans ensuite repris pendant leur rapide sortie jusqu'à la place du Palais-Royal, face au musée du Louvre, où les militantes se sont rapidement dispersées, sous l'oeil interloqué des rares touristes présents en cette fin de matinée nuageuse.

«Sensibiliser la société»

Sur leurs poitrines, elles avaient peint en noir les noms des femmes tuées en France depuis le 1er janvier :

«Gaëlle poignardée enceinte de 6 mois», «Josette tuée par balle», «Chantal battue à mort», «Céline défenestrée avec son bébé de 3 mois»...

Une action symbolique, censée "créer un Panthéon à ciel ouvert pour leur rendre hommage", selon  l'Ukrainienne Inna Shevchenko, figure de proue du mouvement Femen.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

COLIS PIEGE TOUTE UNE FAMILLE SUSPECTEE

Le suspect de l'attaque à Lyon, ses parents et son petit frère ont été interpellés ce lundi matin.

Une perquisition eu lieuu domicile du suspect.

Le père du jeune homme soupçonné d'avoir déposé un colis piégé dans une rue passante de Lyon, vendredi, a également été interpellé lundi et placé en garde à vue, a indiqué le parquet de Paris.

Cette arrestation porte à quatre le nombre de personnes placées en garde à vue à ce stade dans l'enquête sur l'explosion d'un colis piégé qui a fait 13 blessés légers vendredi à Lyon.

Outre le jeune homme «soupçonné d'être l'auteur des faits», un Algérien âgé de 24 ans, selon le parquet, sa mère et un autre membre de sa famille - un lycéen majeur de nationalité algérienne - ont déjà été placés en garde à vue.

La sœur du premier est également interrogée par la police mais dans le cadre d'une audition libre, selon la même source.

Une enquête avait été ouverte dès vendredi pour « tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle. »

Carl Delsey  pour DayNewsWorld

L'EVEREST TUE

La haute saison de l'Everest dure de fin avril à fin mai. À cette période, la météo offre une courte fenêtre de conditions moins extrêmes dans ces hauteurs glacées et impropres à la vie.

Nombreux sont les alpinistes chevronnés à le gravir pour parvenir sur le plus haut sommet du monde.

Près de 1000 alpinistes attendus cette année

Cette année, le Népal a émis pour la saison de printemps le nombre record de 381 permis, à des alpinistes étrangers pour la plupart, au prix unitaire de 11.000 dollars. Chaque titulaire d'un permis étant accompagné d'un guide, cela signifie qu'environ 750 personnes s'élancent sur la même voie en quelques semaines.

A la date de vendredi, quelque 600 personnes avaient déjà gravi l'Everest par la voie népalaise, selon un responsable gouvernemental se basant sur des informations des organisateurs d'expéditions.

Au moins 140 autres ont reçu des permis pour escalader l'Everest depuis le flanc nord au Tibet, selon des opérateurs d'expéditions.

Au total, le nombre d'alpinistes sur l'Everest pourrait cette année dépasser le record de l'an dernier qui avait vu 807 personnes parvenir au sommet pour atteindre le millier.

Mais l'Everest tue.

La haute saison bat son plein sur la montagne de 8.848 m, au point que des files d'attente d'alpinistes se forment à proximité du sommet. Ces encombrements en "zone de la mort" (altitude supérieure à 8.000 m) sont désignés comme la cause d'au moins quatre des dix décès survenus ces derniers jours, et suscitent des craintes de voir le profit l'emporter sur la sécurité.

Le profit avant la sécurité ?

Boby Dean pour DayNewsWorld

LA JUSTICE FRANCAISE RECONNAIT

UNE MERE D'INTENTION

POUR LES ENFANTS DE LA GPA

Le tribunal de grande instance de Nantes a reconnu jeudi la « mère d’intention » d’une enfant née à l’étranger de gestation pour autrui (GPA), a annoncé vendredi l’avocat de la famille, qui a évoqué une évolution « inédite » dans la reconnaissance de la filiation maternelle.

La jeune femme est bien la mère biologique de l’enfant, mais elle ne l’a ni portée dans son ventre ni mise au monde.

« La justice française a jugé que la filiation maternelle peut être reconnue en droit français dès lors qu’est démontré que l’enfant né à l’étranger sous gestation pour autrui est issu des gamètes de la mère française qui n’a pourtant pas accouché », a déclaré Me Matthias Pujos, l’avocat du couple et de leur fille âgée de trois ans.

L’enfant née d’une mère porteuse à Orlando, aux États-Unis, obtient ainsi le droit d’être inscrite sur l’état civil français, avec le nom de son père biologique, citoyen américain, et celui de sa mère dite d’intention, a ordonné le tribunal de Nantes dans un jugement du 23 mai 2019.

Cette reconnaissance permet en outre à l’enfant de bénéficier de la nationalité française, sans quoi elle aurait pu « se voir priver des liens avec sa mère biologique en cas de séparation des parents ou de décès du père », a souligné le tribunal.

Bien que le recours aux mères porteuses reste interdit en France, des changements sont intervenus ces dernières années pour mieux reconnaître juridiquement les enfants nés d’une GPA à l’étranger, favorisés par plusieurs condamnations de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme.e 10 avril 2019, la CEDH avait estimé que la filiation devait être reconnue pour la « mère d’intention », qui a désiré et élevé l’enfant. Mais cela n’impose pas la retranscription des actes de naissance, avait-elle jugé, suggérant le recours à l’adoption.

C'est donc l’intérêt supérieur de l’enfant qui est placé au-dessus de tout.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LYON L'EXPLOSION D'UN COLIS PIEGE

FAIT AU MOINS TREIZE BLESSES

Une explosion a eu lieu ce vendredi 24 mai dans le centre-ville de Lyon, qui a été bouclé.

Emmanuel Macron a évoqué « une attaque ».

Un homme est activement recherché.

Un colis piégé a explosé rue Victor-Hugo, une rue piétonne du centre de Lyon, entre la place Bellecour et la gare de Lyon-Perrache, devant une boulangerie "la Brioche dorée", vers 17h40 ce vendredi 24 mai.

Il y aurait treize légers, en « urgence relative », dont une fillette de huit ans.

Il s'agirait d'un colis piégé chargé de boulons et vis, d'après le parquet.

Le quartier a été bouclé par les forces de l'ordre. Une équipe de déminage est sur place. Deux minutes avant l'explosion, un homme qui circulait à vélo a déposé un sac devant la Brioche Dorée, selon le quotidien lyonnais. Il est activement recherché.

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour « tentative d'homicide volontaire.» Le parquet antiterroriste de Paris a été saisi.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

UN RESEAU DE PEDOPHILES DEMANTELE PAR INTERPOL

Interpol a annoncé jeudi avoir démantelé un réseau international de pédophiles connectés sur le «dark web». Une opération qui a déjà conduit à l'arrestation de neuf personnes en Thaïlande, en Australie et aux États-Unis.

Cette opération a été lancée en 2017 après la découverte de matériel pédopornographique sur un site à souscription du dark web réunissant près de 63 000 membres.

Elle a également permis de «sauver 50 enfants», ajoute l'organisation sans préciser ni leur âge ni leur nationalité. Des enquêteurs de plusieurs pays, saisis par Interpol, ont analysé du matériel publié sur ce site montrant des abus perpétrés sur onze garçons, tous âgés de moins de 13 ans. L'analyse a également permis de localiser des adresses IP en Thaïlande, Australie et aux États-Unis.

De son côté, le département de lutte contre la cybercriminalité de Bulgarie a désactivé le serveur de ce site sur lequel «pendant plusieurs années du nouveau matériel était mis en ligne chaque semaine», précise Interpol.

Parmi neuf suspects interpellés, le principal administrateur du site, basé en Thaïlande, a été identifié comme l'auteur des abus contre les onze garçons, parmi lesquels figurait son neveu.

Un autre administrateur de site résidant en Australie a été arrêté en possession de milliers de documents pédopornographiques filmés en Thaïlande et en Australie. Sur ces images, il était souvent le principal auteur des abus sur des enfants dont l'un n'était âgé que de 15 mois au moment des faits, affirme Interpol.

Aux Etats-Unis, «plusieurs arrestations concernent des personnes occupant des postes de confiance, ainsi qu'un individu qui a abusé de son demi-frère âgé de deux ans», a déclaré l'attaché régional du ministère de la Sécurité intérieure (HSI) américain à Bangkok Eric McLoughlin, cité par Interpol.

L'enquête, qui mobilise encore près de 60 pays membres de l'organisation policière, pourrait se prolonger pendant plusieurs années tant les ramifications de ce réseau sont nombreuses et étendues.

Carl Delsey pour Daynewsworld

AU LARGE DE LA CORSE DECOUVERTE D'UNE ILE

DE DECHETS  PLASTIQUES

Une île constituée de plusieurs milliers de tonnes de déchets plastiques dérive actuellement en Méditerranée au large de la Corse. Cette épaisse nappe de plusieurs kilomètres de déchets de plastiques est constituée entre l'île d'Elbe et la Corse, comme l'a rapporté France Bleu.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel amas de déchets dérive dans le secteur, explique François Galgani, responsable de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). Composée de plusieurs milliers de tonnes d'ordures, d'algues et de mousses, cette « île artificielle » dérive au gré des courants.

C'est un phénomène assez récurrent dans cette partie de la Méditerranée. « Ce phénomène de concentration est chronique dans le canal de Corse, explique François Galgani. Les mouvements des courants, attisés par les vents, favorisent ces zones d'accumulation de déchets sur de courtes périodes.»

Mais, contrairement aux concentrations de plastique permanentes dans d'autres espaces maritimes comme le Pacifique ou l'Atlantique, cette «  île de déchets » ne restera que quelques jours, voire quelques semaines au maximum. « Ce sont des zones d’accumulations temporaires, de l’ordre de quelques jours ou de quelques semaines, au maximum de deux ou trois mois, mais jamais permanentes », selon le responsable d'Ifremer.

La Méditerranée reste l'une des mers les plus polluées au monde, avec 95% de déchets de plastique.

Les îles de plastique sont nombreuses dans le monde. En 1997 déjà, l' océanographe Charles Moore avait découvert une gigantesque décharge flottante entre Hawaï et la Californie, . surnommée le «7e continent de plastique»,couvrant une surface trois fois grande comme la France.

À l’échelle mondiale, une étude parue en 2014 dans PLoS One estime que plus de 5 milliards d’objets en plastique flottent dans nos océans, ce qui représente plus de 250 000 tonnes.

Boby Dean pour DayNewsWorld

AFFAIRE VINCENT LAMBERT

REDIGER SES DERNIERES VOLONTES MEDICALES

Face au douloureux cas de Vincent Lambert et à une famille qui se déchire depuis dix ans, la ministre de la Santé a invité les Français à faire connaître leurs directives anticipées, c'est-à-dire leurs dernières volontés en matière de fin de vie.

Agnès Buzyn a en effet évoqué, mardi 21 mai, le cas de Vincent Lambert tétraplégique en état végétatif, au cœur d'une bataille judiciaire sur la fin de vie, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. « Pour que cette situation ne se reproduise pas, nous devons tous remplir nos directives anticipées », a-t-elle lancé.

Prévu dans le cadre de la loi Leonetti de 2005 et confirmé dans la loi Claeys-Leonetti de 2016, le dispositif dit de « directives anticipées » permet à toute personne majeure de faire une déclaration écrite, afin de préciser ses souhaits concernant sa fin de vie.

La loi ,tout en interdisant l’euthanasie et le suicide assisté, permet la suspension des traitements dans certaines situations. La personne concernée, malade ou non, indique si elle préfère engager, limiter ou arrêter des traitements ou des actes médicaux en cas de « perte définitive » de conscience.

En France, on peut trouver le document sous le nom de « directives anticipées » par exemple sur le site du ministère de la Santé ou sur celui de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). On peut également rédiger ses dernières volontés sur papier libre. Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées, à condition d’y inscrire son identité, la date du jour et de signer le document. Si la personne ne peut pas écrire, elle peut le faire rédiger par quelqu’un, en présence de deux témoins. Une personne majeure sous tutelle doit le rédiger avec l’autorisation du juge ou du conseil de famille.

Ce document permet, en cas de nécessité, à l'équipe médicale, le moment venu de prendre sa décision sur les soins à donner si la personne ne peut plus exprimer ses volontés.

Les « directives anticipées » s'imposent aux professionnels de santé qui peuvent seulement y déroger « en cas d'urgence vitale le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation » ou lorsque ces dernières volontés apparaissent « manifestement inappropriées ou non conforme à la situation médicale ».

Selon le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), seuls 13% des Français ont déjà rédigé leurs directives anticipées.

Boby Dean pour DayNewsWorld

AFFAIRE VINCENT LAMBERT  UN DRAME FAMILIAL

La mort programmée de Vincent Lambert, dont les traitements avaient été arrêtés lundi, avant que la Cour d’appel de Paris annule cette décision, plonge dans un profond malaise. Ce dernier se trouve dans un état végétatif depuis dix ans, après avoir été victime d’un accident de la route en 2008.

Tout le monde se sent en effet concerné par le drame familial qui se joue autour de Vincent Lambert, chacun d'entre nous pouvant se trouver suite à un accident, comme lui, totalement dépendant des soins de son entourage.

Fin avril, la justice européenne avait ouvert la voie à l’arrêt des soins de cet infirmier de 42 ans, hospitalisé à Reims dans un état végétatif depuis dix ans.

Et énième rebondissement hier soir: la Cour d’appel de Paris annule la décision selon laquelle le médecin pouvait lancer le protocole d'arrêt des soins.

La cour d'appel de Paris a « ordonné à l'Etat français (...) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH) le 3 mai 2019 tendant au maintien de l'alimentation et l'hydratation » de Vincent Lambert. Entre l'arrêt des soins lundi et la reprise ce mardi, ce dernier aura vécu sans être hydrater et alimenter pendant une journée.

C'est la troisième fois qu'une procédure d'arrêt des soins est interrompue. Le CHRU de Reims avait déjà lancé puis stoppé deux procédures d'arrêt des soins, l'une portée par le docteur Eric Kariger en 2013, l'autre par son successeur, le docteur Daniéla Simon, en 2015.

Voilà dix ans que sa famille l’accompagne mais ne s’accorde pas sur ses volontés : pour les uns,Vincent Lambert n’aurait pas voulu vivre ainsi, ils souhaitent donc arrêter les soins ; pour les autres, il n’en est rien. Voilà également dix ans que le corps médical est également divisé :

les uns disent qu’il s’agit d’un acharnement thérapeutique, d’autres assurent qu’il n’est pas en fin de vie mais gravement handicapé. Sur le plan juridique, les dernières décisions plaidaient en faveur de l’arrêt des soins. Le protocole d'arrêt des soins avait donc été lancé lundi 20 mai dans la matinée

Mais la semaine dernière, le Comité des Nations Unies pour la protection des personnes handicapées a demandé à la France de suspendre toute décision d’arrêt des soins pour Vincent Lambert, le temps d’étudier le dossier sur le fond. Mettant en avant « l’obstination déraisonnable », les décisions du Conseil d’État et de la Cour européenne des Droits de l’Homme, la France a refusé.

« Pourquoi cette précipitation à vouloir le conduire vers la mort ? », interroge le Groupe Bioéthique des évêques, dirigé par Mgr d’Ornellas.

La France n'a-t-elle pas signé la Convention pour les handicapés ? Ce faisant elle s’est donc engagée à empêcher « tout refus discriminatoire de fournir des soins […] des aliments ou des liquides en raison d’un handicap ». Les évêques interrogent : « N’a-t-il pas le droit d’être nourri et hydraté […] puisque ce sont des soins de bases auxquels tout être humain à droit ? Chaque personne handicapée, aussi fragile soit-elle, a des droits égaux à d’autres personnes. »

« Pourquoi l’État qui met son honneur dans le respect des droits de l’homme se dispenserait-il du respect de cette convention pour Vincent Lambert ? » Ce drame ne risque-t-il pas d’être un dangereux précédent ? « Qui garantira que toutes les personnes partageant un handicap analogue au sien seront effectivement protégées par l’État qui, tout en s’y engageant officiellement, bafouerait aujourd’hui son engagement ? », interrogent les évêques.

Vincent Lambert n’est pas seul . En France, 1 500 personnes vivent ainsi et la décision d'arrêter les soins pour Vincent Lambert pourrait signifier que la loi permettrait de laisser mourir une personne qui est un grand handicapé. Car dans cette affaire, l’arrêt des soins signifie le décès de Vincent Lambert.

L’État français dispose de six mois pour fournir au comité ses observations. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a fait savoir que la France allait « prendre en compte ce que dit l’Onu et nous allons leur répondre. » Et de préciser que ces experts « n’ont que la version des parents ».

Cette demande du comité, qui respecte le droit onusien, ne préjuge en rien de la recevabilité du dossier, ni de la décision du CIDPH sur le fond.

« Cet avis est non obligatoire du point de vue du droit international, mais les comités onusiens cherchent à l’imposer, explique Sophie Grosbon. Les États font en général preuve de bonne volonté. Sinon, ils saperaient toute autorité du comité ».

Paul Emison pour DayNewsWorld

EMBRASSE TA VACHE

Embrasser une vache pour une bonne cause ?

Voilà un nouveau challenge internet qui pourrait nous amuser. Le #KuhKussChallenge a été lancé mercredi15 mai par le site helvétique Castl à destination d'un public germanophone en Allemagne, en Suisse et en Autriche; Il s'agit d' embrasser des vaches («avec ou sans la langue») ! Le but : récolter des fonds à des fins humanitaires.

Une initiative pour une noble cause, mais qui n'est pas du goût des autorités autrichiennes. Et pour cause : en Autriche les accidents mortels impliquant bovidés et promeneurs ne sont pas rares et la cohabitation entre tourisme et élevage en montagne relève de l'affaire d'Etat.

Pas étonnant que le challenge du baiser à la vache soit vivement désavoué jeudi par les autorités autrichiennes.

«Un tel challenge est réellement stupide et dangereux», a réagi la ministre de l'Agriculture Elisabeth Köstinger, mettant en garde contre les «conséquences graves» qu'il pouvait avoir.

Les bovidés, c'est dangereux

Et au directeur des services vétérinaires du Tyrol (ouest), Josef Kössler, de souligner qu'il pouvait être «très dangereux» d'approcher des vaches «que l'on ne connaît pas», en particulier si elles sont accompagnées de petits.

La cohabitation entre promeneurs et animaux constitue un sujet des plus sensibles dans les régions alpines d'Autriche, où tourisme et élevage constituent les deux principales mamelles de l'activité économique.

En février, un tribunal avait provoqué la consternation en condamnant un éleveur tyrolien à verser plusieurs centaines de milliers d'euros de dommages et intérêts aux proches d'une touriste allemande tuée en 2014 par un troupeau de vaches allaitantes qu'elle avait tenté de traverser avec son chien. L'éleveur a fait appel. Un «code de bonne conduite» recommande notamment aux promeneurs d'éviter de s'approcher des vaches sur les alpages.

«Des initiatives comme ce challenge vont à l'encontre de nos efforts en faveur du vivre ensemble sur les alpages», a déploré Mme Köstinger jeudi.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

UN SOMMET A PARIS CONTRE LA VIOLENCE EN LIGNE ET L'APPEL DE CHRISTCHURCH POUR REGULER INTERNET

Ce mercredi 15 mai 2019, Emmanuel Macron et Jacinda Ardern, la première ministre de Nouvelle-Zélande, présentent conjointement, depuis Paris, « l’appel de Christchurch » contre l'extrémisme violent en ligne.

L’Elysée va rassembler à la fois des chefs d’Etat et de gouvernement comme le roi Abdallah de Jordanie, le président sénégalais Macky Sall ou la Britannique Theresa May, et des patrons des géants du numérique, dont Google, Twitter et Facebook. Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a été reçu vendredi par le chef de l’Etat pour évoquer les moyens de lutter contre les contenus haineux.

Leur préoccupation commune ?

« Demander aux pays et aux grandes entreprises du numérique d’agir contre le terrorisme et l’extrémisme violent en ligne », explique l’Elysée.

On se souvient que lors de l 'attentat du 15 mars dernier un homme a assassiné cinquante personnes dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, et a pu retransmettre les images en direct sur Facebook. Et la diffusion de ces images de haine a duré dix-sept minutes sans que rien ne vienne l'entraver.

Comment faire pour éviter que se reproduisent, sur Facebook, des diffusions en direct de vidéos abominables et haineuses comme celle du 15 mars dernier ?

Ce mercredi, Facebook annonce, en même temps que « l’appel de Christchurch », des mesures pour limiter la diffusion en direct d’images d'attentats, de meurtres, de suicide, de viol ou de torture

En effet le réseau social annonce premièrement qu'il restreint la fonctionalité « Facebook Live » pour les personnes ayant enfreint des règles de modération. « Par exemple, quelqu’un qui partage un lien vers un communiqué d’un groupe terroriste sans élément de contexte se verra immédiatement interdire l’utilisation de “Facebook Live” pour une période déterminée. » Une mesure qui ne se veut que cependant que limitéé dans le temps et aux seules personnes ayant déjà enfreint les règles de Facebook...

Ces discussions interviennent alors que la France planche sur une loi qui obligerait les réseaux sociaux à retirer les contenus signalés dans les 24 heures, sous peine d’une forte amende. Paris souhaite promouvoir une telle régulation au niveau européen. C’est dans cette optique que le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, réunit mercredi ses collègues du G7 pour plancher sur un projet de charte sur les contenus haineux sur Internet.également s'attaquer aux copies de ces vidéos.

Dans le cas de Christchurch la vidéo a été téléchargée, copiée pour continuer à circuler sur Facebook et d’autres plates-formes comme YouTube, qui ont eu du mal les faire disparaître. Facebook avait alors annoncé avoir supprimé, en 24 heures, 1,5 million de copies.Mais des versions parfois modifiées du massacre (extraits seulement, recadrages, ajouts de textes…) ont rendu leur détection difficile pour nos systèmes », souligne Facebook.

Pour remédier à ce problème, l’entreprise va investir dans la recherche afin de développer des technologies plus efficaces pour détecter automatiquement des copies modifiées de vidéos. Des partenariats sont prévus avec des chercheurs des universités du Maryland, Cornell et Berkeley, « pour un total de 7,5 millions de dollars », précise Facebook, soit 6,7 millions d’euros.

Si ces mesures peuvent limiter les impacts négatifs de la diffusion d’images en direct, elles sont encore largement insuffisances.

C'est pourquoi contrairement à bon nombre de grands patrons de la Silicon Valley, Mark Zuckerberg appelle de ses vœux l’intervention des pouvoirs publics dans la régulation des grandes plateformes Internet.

Paul Emison pour DayNewsWorld

UNE IA QUI DETECTE LE CANCER DU SEIN

Une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a mis au point une intelligence artificielle qui peut détecter un cancer du sein jusqu’à cinq ans avant sa formation, quelle que soit la couleur de peau de la patiente.

Une analyse d’une simple mammographie suffirait. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont analysé les données de plus de 60 000 patientes issues de l’Hôpital général du Massachusetts, précise le site du MIT. Comme les images utilisées avaient été prises plusieurs années auparavant, les chercheurs ont été en mesure d’apprendre à la machine quelles mammographies correspondaient à des femmes ayant développé le cancer du sein et lesquelles ne présentaient aucun signe de cancer. Une étape cruciale pour l’intelligence artificielle qui a pu analyser et déduire des marqueurs de cellules potentiellement cancéreuses.

C’est une avancée médicale et technologique de taille également puisqu’en plus de prédire le cancer du sein à un stade précoce, l’intelligence artificielle est capable de prendre en compte les disparités raciales des patientes ce qui n'était pas le cas auparavant. « Il est particulièrement frappant de constater que le modèle fonctionne aussi bien sur des patientes noires que sur des personnes blanches, ce qui n’était pas le cas avec les outils d’évaluation des risques antérieurs », explique la Dre Allison Kurian, chercheuse qui a travaillé sur le projet.

Malgré des campagnes de dépistage importantes 54 000 nouvelles personnes sont touchées chaque année par le cancer du sein en France, ce qui en fait le cancer le plus répandu chez les femmes.

Bien que l’algorithme n’en soit encore qu’à ses débuts, les chercheurs et médecins espèrent pouvoir bientôt le déployer à plus grande échelle afin de prévenir les cancers du sein, 5e cancer le plus mortel.

« S’il est validé et rendu disponible pour une utilisation généralisée, cela pourrait réellement améliorer nos stratégies actuelles d’estimation du risque », explique la Dre Allison Kurian.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

SCANDALE CHEZ MONSANTO OU LE FICHAGE SECRET DE PERSONNALITES EN FONCTION DE LEUR SOUTIEN AU GLYPHOSATE

Le groupe Monsanto a-t-il secrètement fiché « des centaines de personnalités » en France en fonction de leur position sur les pesticides et le glyphosate en particulier ?

C'est ce qu' a affirmé hier soir "L'oeil du 20 Heures", la cellule d'enquête du JT de France 2 qui dit avoir reçu des fichiers informatiques « confidentiels » portant la signature d'agences de communication travaillant pour le groupe Monsanto.

Depuis des années l'utilisation du glyphosate, l'herbicide de Monsanto suspecté d’être cancérogène, est caution à polémique. Monsanto aurait mis en place de stratégies de lobbying personnalisées pour influencer des leaders d'opinion dans le débat public sur cette molécule controversée.

Des documents confidentiels révèlent en effet non seulement un fichage de leaders d'opinion mais également des stratégies de lobbying personnalisées.

Un document de 2016 portant le logo de Monsanto et du géant français de la publicité, Publicis classe les principaux acteurs du débat sur les pesticides en France en fonction de leur degré de soutien à Monsanto et de leur influence.

Si le président exécutif de Publicis Consultants, Clément Léonarduzzi affirme découvrir que sa société a participé à un fichage de personnalités, il affirme cependant que seules des données en libre accès ont été utilisées.

Une deuxième agence de communication, Fleishman Hillard  aurait quant à elle utilisé en 2016 un autre fichier  selon France 2, en rassemblant notamment les adresses privées ou encore les numéros de téléphone de quelque 200 personnalités.

Les personnalités fichées par Monsanto n'ont pas seulement été notées de un à cinq. Elles sont également  la cible de stratégies de lobbying personnalisées. Ainsi parmi les documents reçus par l'Œil du 20 heures figure une liste appelée « Glyphosate target » qui recense 74 cibles prioritaires divisées en quatre groupes :

les « alliés », les « potentiels alliés à recruter », les intervenants « à éduquer », et ceux « à surveiller ». Un plan d'action personnalisé est construit pour chaque cible susceptible de devenir proglyphosate que ce soit un rendez-vous en tête-à-tête, un envoi d'outils pédagogiques… ainsi que des commentaires individualisés et le centre d'intérêt (Golf, tennis, chasse).

Par contre ce sont bel et bien des stratégies de marginalisation qui sont mises en place pour les personnalités classés « à surveiller. Figure noir sur blanc sur le document la nécessité d' « isoler » Ségolène Royal, à l'époque ministre de l'Environnement, et favorable à une interdiction du glyphosate.

Ce qui n'a pas manqué de la faire réagir. « C'est une découverte très importante, parce que ça prouve qu'il y a des stratégies objectives de démolition des voix fortes », a-t-elle fait remarquer.

Nicolas Hulot en démissionnant de son poste de ministre de l'environnement n'avait-il pas pointer le rôle nocif des lobbies ?

D'après la loi, tout citoyen fiché doit en être informé.

Or sur la quarantaine de personnes listées qui ont accepté de répondre aux sollicitations de l'Œil du 20 heures, aucune n'était au courant d'avoir été fichée de la sorte.

La détention d'un listing illégal est passible de cinq ans de prison et 300 000 euros d'amende.

« Ça en dit long sur les méthodes des lobbyistes : ils font de l'espionnage, de l'infiltration, de l'influence parfois financière j'imagine, et par conséquent, l'intérêt de la mise à jour de ce mécanisme est aussi de montrer et de pouvoir combattre les méthodes des lobbies parfaitement nocifs », affirme Ségolène Royal, qui était ministre au moment où a été réalisé ce fichage, en 2016.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

MORTS EN SERIE DE BEBES MANCHOTS EMPEREURS

Série noire pour les bébés d'une colonie de manchots empereurs: presque tous les poussins nés dans l'une des plus importantes colonie de manchots empereurs sont morts en raison de la fonte de leur habitat ces trois dernières années, selon une étude publiée jeudi dans la revue Nature . Il s’agit là d’un constat catastrophique pour les manchots empereurs.

La colonie de Halley, dans la mer de Weddell en Antarctique, était la deuxième plus importante colonie de manchots empereurs au monde, avec jusqu'à 25.000 couples venant se reproduire chaque année.

Mais des images satellites étudiées par le centre de recherche britannique de l'Antarctique (BAS) ont montré qu'en 2016, année marquée par une météo particulièrement chaude et orageuse, la glace sur laquelle les couples de manchots élèvent leurs petits a fondu ce qui a causé la mort de presque tous les poussins, selon un communiqué.

Cette exigence d’avoir un sol glacé solide est devenue un problème critique pour cette colonie.

En effet à partir de 2015, la glace de mer a été perturbée par de fortes tempêtes entraînant un phénomène particulièrement intense connu sous le nom de El Niño : soit le réchauffement saisonnier de l’océan Pacifique, qui modifie les conditions météorologiques mondiales, mettant notamment fin à la saison de pêche.

Le phénomène s'est répété en 2017 et en 2018. Résultat : la quasi disparition de cette colonie.

« Nous avons suivi la population de cette colonie et d'autres colonies de la région ces 10 dernières années, en utilisant des images satellites haute définition », a expliqué Peter Fretwell, du BAS.

« Ces images ont clairement montré une faillite catastrophique dans la reproduction sur ce site ces

Selon l'expert du BAS Phil Trathan, il n'est pas possible de dire sans le moindre doute que la fonte de la glace de la baie d'Halley est liée au changement climatique. « Mais un tel échec de reproduction sur ce site est sans précédent », a-t-il indiqué

L'empereur, le plus gros des manchots, semble particulièrement vulnérable au changement climatique. Ses populations, endémiques de l'Antarctique, pourraient décliner jusqu'à 70% d'ici la fin du siècle.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

L'OBESITE, UN MAL DES TERRITOIRES RURAUX

Et si l’épidémie mondiale d’obésité, cette maladie chronique, était davantage répandue dans les territoires ruraux que dans les villes ?
C'est ce qu'avance une étude scientifique, publiée mercredi quelques jours avant la Journée européenne du 18 mai contre l’obésité.

Augmentation de l'obésité en zone rurale

« L’obésité augmente plus rapidement dans les zones rurales de la planète que dans les villes », assène l'équipe de chercheurs, sous la direction du professeur Majid Ezzati, de l’université Imperial College London. Les chercheurs se sont focalisés sur l’évolution de l’indice de masse corporelle (IMC) de 112 millions d’adultes de 200 pays entre 1985 et 2017. Cet indice sert à mesurer le surpoids et l’obésité. On l’obtient en divisant le poids (en kilos) par la taille (en mètres) au carré. Au-dessus de 25 pour un adulte, on est en surpoids. À partir de 30, on parle d’obésité.

Or, il ressort de l'étude que durant ces 32 années, l’IMC a globalement augmenté de 2 points pour les femmes et de 2,2 pour les hommes, soit une hausse de 5 kg à 6 kg par individu en moyenne.

Plus de la moitié de cette hausse est issue des populations rurales. « 55 % de cette hausse globale est due à l’augmentation observée dans les zones rurales », avance l’étude de l’Imperial College de Londres. Dans les pays à plus faibles revenus, c’est parfois plus de 80 % de la hausse de l’IMC qui provient du monde rural.

En outre, pendant cette même période, l’augmentation moyenne de l’IMC dans les zones rurales a été de 2,1 points pour les hommes comme pour les femmes alors qu'elle n'a été que de 1,3 pour les hommes et 1,6 pour les femmes dans les villes. Dans les pays riches, l’IMC se trouvait déjà plus élevé dans les zones rurales en 1985.

Cette pathologie qui touche dorénavant davantage les territoires ruraux provient du phénomène d'« urbanisation de la vie rurale »  : un accès plus facile aux plats industriels et aux boissons sucrées des hypermarchés, dont la consommation favorise la prise de poids, et une mécanisation de l’agriculture, qui entraîne une baisse de l’activité physique.

Résultats: les populations de ces zones sont donc passées d’un problème de sous-nutrition à un problème de malnutrition. « Avec la hausse de leur niveau de vie, ces populations rurales sont confrontées à un nouveau défi, qui n’est plus de se fournir suffisamment à manger, mais de se fournir une nourriture de bonne qualité », assure le Pr Ezzati.

Revoir les politiques de santé publique contre l'obésité.

Or « Les discours de santé publique ont tendance à se concentrer sur les aspects négatifs de la vie urbaine », note le professeur Majid Ezzati, délaissant ainsi les territoires. Et les mesures destinées à lutter contre le surpoids - favoriser la marche et le vélo par exemple- ciblent également davantage les citadins.

Il faut donc « repenser notre manière de répondre à ce problème mondial de santé publique » à l'heure où l’obésité a presque triplé dans le monde depuis 1975, touchant 650 millions d’adultes en 2016 et où près d’un quart de la population mondiale sera obèse en 2045, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une mauvaise nouvelle quand l'on sait  l’obésité facteur de risque pour des pathologies cardio-vasculaires, des diabètes de type 2 ou des cancers.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

IMPOT SUR LE REVENU OU MOINS D'IMPOT

POUR 95 % DES CONTRIBUABLES

Enfin une bonne nouvelle pour les contribuables. « Plus de 95% des contribuables » assujettis à l'impôt sur le revenu « paieront moins d'impôts » l'an prochain, assure le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, dans un entretien au Parisien, mercredi 8 mai.

Pour répondre à la crise des « gilets jaunes », le chef de l'État avait annoncé parmi d'autres mesures une baisse de 5 milliards d'euros au total, de l'impôt sur le revenu  que précise Gérald Darmanin dans les colonne du Parisien mercredi 8 mai.

Ce sont près de 95 % des contribuables assujettis à l'impôt sur le revenu qui bénéficieront d'une baisse d'impôt l'an prochain, pour un montant moyen de 300 euros par foyer, assure le ministre. « La quasi-totalité des gens qui paient l'impôt sur le revenu - qu'ils soient ouvriers, salariés, cadres - seront concernés », a-t-il indiqué dans cet entretien.

Cette baisse d'impôt sera plus importante pour les classes moyennes que pour les personnes aux revenus plus élevés.

L'impôt sur le revenu, qui rapporte chaque année près de 75 milliards d'euros à l'Etat, est actuellement payé par 16,8 millions de foyers fiscaux sur un total de 38,3 millions, soit moins de 45% des contribuables.

Mais cette baisse d’impôts sur le revenu ne devrait pas affecter le sérieux budgétaire « Nous tenons notre cap de sérieux budgétaire »

Selon Gérald Darmanin, la baisse d'impôts de cinq milliards d'euros promise pour calmer la colère des gilets jaunes sera compensée par des économies équivalentes. « Nous tenons notre cap de sérieux budgétaire et nous serons encore autour de 2% de déficit l'année prochaine, comme prévu », promet le ministre.

Pour ce faire sont prévues des suppressions de certaines niches fiscales pour les entreprises ainsi que « des réformes comme celles de la Fonction publique, de l'assurance chômage, de l'audiovisuel public ou encore des mesures qui incitent à travailler plus longtemps nous permettront de ne pas creuser le déficit », assure Gérald Darmanin.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CONDAMNATION DE JULIAN ASSANGE A DE LA PRISON PAR LA JUSTICE BRITANNIQUE

Julian Assange, 47 ans, a été condamné mercredi à cinquante semaines de détention pour avoir violé les conditions de sa libération conditionnelle le 19 juin 2012 :

il s'était en effet réfugié à l’ambassade londonienne d’Equateur où il est resté presque sept ans jusqu’à son arrestation musclée le 11 avril par la police britannique.

La juge Deborah Taylor Julian Assange a estimé que l'Australien ayant tenté de se soustraire délibérément à la justice méritait une peine

«très proche du maximum prévu par la loi», c'est-à-dire cinquante-deux semaines de détention.

La juge n'a pas pris en compte les circonstances atténuantes qu’a essayé de faire jouer la défense du fondateur de WikiLeaks si ce n'est la détérioration de son état de santé pendant les sept années passée cloîtré à l'ambassade.

Le lanceur d'alerte comparaît également jeudi 2 mai lors d'une audience consacrée à la demande de Washington de l'extrader vers les Etats-Unis, où il est accusé de « piratage informatique ».

Jenny Chase pour DayNewsWorld

LES MOUSTIQUES TIGRE ENVAHISSENT LA FRANCE

Attention, le moustique tigre est de retour en France  et en forte progression :

51 départements sont placés en vigilance rouge (moustique tigre implanté et actif) par Vigilance Moustiques, soit 9 de plus qu’en 2018.

La carte d’implantation de l’Aedes albopictus, aussi appelé moustique tigre -reconnaissable par ses rayures blanches-, se retrouve peu à peu recouverte de rouge.

Plus aucun territoire n'est en vigilance verte, impliquant une simple veille sanitaire.

Les régions du Sud sont les plus touchées, mais Paris et la petite couronne ainsi que l’Alsace sont également touchés par la présence de l’insecte.

Sont concernés par la vigilance rouge les départements suivants:

Charente-Maritime, Côte-d’Or, Loire, Nièvre, Puy-de-Dôme, Paris, Seine-et-Marne, Essonne, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Aisne, Hautes-Alpes, Hautes-Pyrénées, Ariège, Lozère, Indre, Maine-et-Loire, Corrèze, Val-de-Marne, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Vendée, Saône-et-Loire, Rhône, Ain, Isère, Savoie, Alpes hautes Provence, Var, Alpes-Maritimes, Haute Corse, Corse du Sud, Drôme, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Ardèche, Gard, Hérault, Aveyron, Tarn, Aude, Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Tarn-et-Garonne, Lot, Dordogne, Lot-et-Garonne, Gers, Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques.

Le moustique tigre est porteur de maladies graves telles que la dengue, le chikungunya et dans une moindre mesure le Zika, qui sont des maladies virales en Amérique du Sud, notamment. .

Si aucune mesure ne s’avère efficace à 100% il existe des moyens de se protéger des piqûres

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prodigue plusieurs conseils .

Le moyen le plus efficace de lutte vise à supprimer les points où les moustiques pourraient proliférer -en particulier les zones d’eau stagnante, comme les gouttières.

Mieux vaut par exemple éviter les sorties au lever du jour et à la tombée de la nuit et porter des vêtements amples et claires couvrant tout le corps.

Durant la nuit, il est recommandé de dormir sous une moustiquaire, qui peut être imprégnée d’un répulsif anti-moustique ou encore dans une chambre climatisée, ou munie d’un diffuseur d’insecticide.

Il est conseillé d’utiliser des répulsifs contenant un des quatre principes actifs recommandé ( IR3535, Icaridine, Citriodil, ou DEET).

« C’est la somme de mesures individuelles et collectives qui permet diminuer la transmission », indique le ministère de la Santé.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

INCENDIE DE NOTRE-DAME OU DE NOMBREUSES FAILLES DE SECURITE

Qui est responsable de l’incendie de Notre-Dame de Paris ?

Si les enquêteurs privilégient pour l'instant la thèse de l'accident, il n'en demeure pas moins qu'ils ont relevé des failles de sécurité comme le révèle Le Canard enchaîné.

Tout d'abord les ouvriers du chantier fumaient sur les échafaudages alors que le règlement l'interdit.

Sept mégots auraient été retrouvés sur les lieux. . L’entreprise assure en revanche « qu’en aucun cas, un mégot mal éteint » est à l’origine de l’incendie.

Par ailleurs des fils électriques couraient dans les combles ce qui exposait ce dernier à des «courts-circuits». Ensuite la première alerte incendie a retenti vers 18 h 15 et a été considéré comme « une fausse alerte ».

L’employé du PC sécurité de la société Elitys a signalé l’alerte du détecteur de fumée au régisseur et à un agent de sécurité de la cathédrale. Ils ont été envoyés sur les toits et n’ont rien vu.

Finalement, ils finissent par localiser les flammes à la base de la flèche et préviennent les pompiers, 35 minutes après la première alerte du détecteur de fumée, contre vingt minutes annoncé officiellement.

En outre le courant des trois cloches électrifiées n'auraient pas été éteint à la fin des travaux .

Et, alors que le plan incendie, mis en place par la direction régionale des affaires culturelles, prévoyait deux surveillants pour le PC de sécurité qui devait fonctionner 24h/24,un seul agent était  présent et uniquement de 8h à23h.

Enfin les colonnes sèches, raccordées en extérieur à une source d’eau, ne permettaient pas de délivrer plus de 200 à 500 litres par minute.

Une quantité insuffisante pour éteindre le brasier. Les pompiers auraient été contraints d’aller chercher des lances plus puissantes.

Une succession de "erreurs humaines"............. !! ???

?
Garett Skyport pour DayNewsWorld

NOTRE DAME DE PARIS  UNE ENQUETE HORS NORME  ET PLUSIEURS PISTES POSSIBLES

Passé la sidération, il faut passer à l'action avec l'enquête.

Si la « scène du crime » est largement détruite et peu inaccessible tant que la stabilisation du bâtiment n’aura pas été assurée, cela n’empêche toutefois pas une cinquantaine d’enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire (PJ) de Paris de chercher à comprendre comment le feu a pris à Notre-Dame.

Dès mardi matin ces derniers étaient à pied d’œuvre. Dès ce mercredi matin ils sont entrés à l'intérieur de la cathédrale. Des drones seront aussi utilisés pour l'enquête.

Le procureur de la République s'est empressé de communiquer excluant de prime abord une quelconque piste criminelle.

L’entreprise Le Bras Frères, qui montait l’échafaudage autour de la flèche, a « exclu » mercredi « toute responsabilité » dans l’incendie qui a ravagé l’édifice, expliquant que les procédures de sécurité avaient été respectées. Il a la ferme conviction de ne pas être lié à l’incendie

Une trentaine d’ouvriers de sociétés qui participaient à la restauration de la charpente, d’agents de sécurité et d’employés ont déjà été auditionnés.

Mais rien ne permet pour le moment d'écarter plusieurs scénarios possibles. Ainsi pour beaucoup d'observateurs, plusieurs hypothèses sont envisageables : un acte involontaire venant d'une négligence, un accident technique du type court-circuit , ou tout autre incident.

La prudence reste cependant de mise car l’enquête n’est qu’à ses débuts.

L'échafaudage au centre des interrogations.

Le feu aurait pris à la base de la flèche auprès de laquelle un échafaudage électrifié avec ascenseurs et éclairage aux néons avait été installé. Pour l’entreprise Le Bras Frères, qui montait l’échafaudage autour de la flèche, sa « responsabilité » dans l’incendie est exclue expliquant que les procédures de sécurité avaient été respectées.

« Quand on quitte un chantier on doit couper toute l’électricité, le disjoncteur du chantier, fermer la porte à clef et remettre les clefs à la sacristie de la cathédrale, ce qui a été fait et dûment noté dans les cahiers », a assuré le porte-parole de l’entreprise.

« Le dernier a quitté les lieux à 17 h 50 (soit une heure avant le déclenchement de l’incendie, NdlR) et le premier à 17 h 20 », descendant « par les deux ascenseurs qui desservaient l’échafaudage », a détaillé le PDG de l’entreprise Le Bras Frères et représentant de sa filiale Europe Échafaudages.

« L’alimentation électrique a été homologuée par un organisme agréé. Les ascenseurs étaient distincts de 7-8 mètres de la cathédrale. ». En fin de chantier, comme le préconise une des multiples et draconiennes mesures de sécurité, les hommes ont coupé l’alimentation électrique propre au chantier, lumières et ascenseur.

« L’armoire électrique est alors fermée à clé et la clé remise au concierge », a expliqué Marc Eskenazi, conseiller en cette période de crise.

« Au moment du départ de l’incendie, plus aucun salarié n’était sur place », a-t-il assuré.«  Il n’y avait pas de travaux par points chauds ni travaux électriques. ». Quelques personnes seulement s’attelaient au montage de l’échafaudage. « Le montage, c’est un marteau et une clé de 22 ! » , a-t-il ajouté. Pour la charpente, Julien Le Bras exprime la surprise de beaucoup de spécialistes : « il faut une vraie source de chaleur pour enflammer de telles sections de bois. »

Deux alertes d'incendie.

Une chose est sûre, cependant il y a eu deux alertes incendie .Une première alerte incendie de type informatique à 18 h 20. Un agent de sécurité de la cathédrale se serait rendu par l’un des ascenseurs à un endroit des combles où il n'y aurait eu aucun départ de feu.

La seconde sonnerie, une demi-heure plus tard, l’aurait conduit au bon endroit, mais le feu aurait déjà pris de l’ampleur. Y-a-t-il eu un dysfonctionnement de l'alarme ?

« Qu’on sache le plus rapidement possible ce qui s’est passé et qu’on soit mis hors de cause », affirme Julien Le Bras. « C’est facile de nous pointer du doigt », assure-t-il en substance...

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

29 MORTS DANS UN ACCIDENT DE BUS A MADERE

Au moins 29 personnes sont mortes dans un accident de bus touristique à Caniço, sur l'île de Madère au Portugal, a annoncé le maire de la commune de Santa Cruz, Filipe Sousa à plusieurs médias locaux, faisant aussi état de 22 blessés hospitalisés. Parmi les morts figurent 11 hommes et 18 femmes.

Le bus transportait une cinquantaine de personnes, principalement des touristes allemands. Le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a confirmé que les victimes étaient allemandes.

« J'exprime le chagrin et la solidarité de tous les Portugais dans ce moment tragique et surtout le chagrin pour les proches des victimes qui, d'après ce qui m'a été dit, sont toutes allemandes », a-t-il déclaré au micro de la télévision portugaise

Le ministère allemand des Affaires étrangères a indiqué pour sa part sur Twitter que « certaines des victimes venaient d'Allemagne »". « D'horribles nouvelles nous arrivent de Madère », a réagi sur Twitter le porte-parole du gouvernement allemand. « Notre plus grande tristesse pour tous ceux qui ont perdu la vie dans l'accident de bus et nos pensées vont vers ceux qui sont blessés », a-t-il ajouté

Selon les premières informations, le conducteur, en vie selon les médias portugais, a perdu le contrôle de l'autobus dans un virage vers 18h et le véhicule est sorti de la route pour percuter une habitation bâtie à flanc de colline en contrebas.

Le gouvernement régional a jugé « prématuré » d'avancer les causes de l'accident, en indiquant toutefois que le bus accidenté avait cinq ans et qu' « apparemment tout allait bien ». Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête sur les circonstances de l'accident.

Le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, est attendu sur place.

Boby Dean pour DayNewsWorld

L'ENQUETE SUR L' INCENDIE DE

NOTRE-DAME DE PARIS

Le monde entier est resté stupéfait face à la destruction de la cathédrale par d' immenses flammes rougeoyantes  si bien que des dons venant des quatre coins du monde affluent.

Mais avant de penser à la reconstruction de l'édifice, aux enquêteurs de comprendre comment s'est déclenché l'incendie dévastateur. Pour le moment aucune piste n'est privilégiée .

Faire la vérité, une mission des plus délicates confiée aux experts scientifiques.

De son côté la police judiciaire s'attache à interroger des dizaines de personnes , le parquet de Paris ayant ouvert une enquête pour « destruction involontaire par incendie » lundi soir.

Les enquêteurs ont déjà entendu une trentaine de témoins. Parmi eux, le personnel en charge de la sécurité dans l’édifice historique mais aussi les employés des cinq entreprises qui intervenaient sur le chantier de rénovation.

Julien Le Bras, PDG d’Europe Echafaudage, la première entreprise en charge de la rénovation, a assuré pouvoir compter sur une collaboration « sans aucune réserve » de son personnel sur le chantier.

Il affirme également que les procédures de sécurité avaient « été respectées » et qu' aucun salarié » n’était présent sur les lieux « au moment du départ de l'incendie ».Les auditions vont se poursuivre

« Rien dans l’état ne va dans le sens d'un acte volontaire », selon le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, les auditions reprendront demain.

Ce que l'on croit savoir, c'est que le feu est parti des combles de la cathédrale, au niveau des échafaudages installés sur la toiture de l'édifice religieux pour ensuite se propager extrêmement vite sur l'ensemble du toit.

C'est la version de nos valeureux pompiers qui ont lutté au péril de leur vie pour sauver ce joyau du patrimoine.

Une première alerte incendie a sonné lundi à 18h20 alors qu'aucun départ de feu n'avait été constaté.

Une seconde à 18h45 alors que le feu a été constaté au niveau de la charpente. Que s'est-il passé entre-temps ?

Il a fallu évacuer la cathédrale, une messe ayant commencé.

Mardi le procureur de la République de Paris Rémy Heitz a indiqué que la piste accidentelle était « privilégiée », assurant que « rien ne va dans le sens d’un acte volontaire ». Tous les scénarios restent envisageables à ce stade : court-circuit, "point chaud" provoqué par une soudure au chalumeau, etc.

Aucune constatation sur place n’a encore pu avoir lieu en raison des restrictions d’accès à la cathédrale décidées pour des raisons de sécurité, ont souligné ces sources proches du dossier. Des vulnérabilités ont en effet été identifiées, notamment au niveau du pignon du transept nord, entraînant l’évacuation de cinq immeubles voisins.Selon l’une de ces sources, une première alerte informatique a eu lieu vers 18h20 lundi grâce à un détecteur de fumée, entraînant l’évacuation de l’édifice où quelques fidèles assistaient à la messe tandis que les derniers visiteurs arpentaient la cathédrale. Une personne de la sécurité s’est alors rendue dans les combles, mais n’a rien constaté à l’endroit indiqué par son collègue chargé du contrôle.

Environ un quart d’heure plus tard, l’employé a finalement découvert les flammes après s’être rendu à un second endroit.

Aux experts de la police scientifique, férus dans leur domaine, de procéder à un travail des plus minutieux sur un chantier pour comprendre l'origine de la propagation du feu.

Quand bien même  des indices sont partis en fumée... Son directeur, Christophe Pezron, a indiqué à des confrères que les incendies sont le « cœur d’expertise » du laboratoire central de la préfecture de police.

Des prélèvements, des constatations sur les lieux du drame, mais aussi des reconstitutions en laboratoire de l'ensemble des débris s'imposent  aux experts qui entendent bien déterminer « l'origine du feu tout comme son mode de développement », selon Christophe Pezron à nos confrères.

Sur les débris, sur le matériel électrique par exemple pour déterminer s'il y a eu de l'essence ou des produits inflammables ». « On peut aussi expertiser tel ou tel. On va chercher à modéliser l'incendie, à reproduire certains comportements du feu pour comprendre comment il s'est propagé au sein d'un bâtiment », a expliqué-t-il encore expliqué.

Des expertises scientifiques à la hauteur des enjeux...pour faire toute la lumière sur ce drame national et au-delà.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LA VRAIE IDENTITE DE JACK L'EVENTREUR

Le mystère sur le tueur en série le plus énigmatique de l’histoire criminelle est enfin terminé.

Il a fait trembler Londres par ses crimes et alimenté tous les fantasmes. Jack l'Éventreur, tueur en série le plus célèbre du monde, pourrait aurait enfin été démasqué !

Le tueur, qui s'était donné le surnom de « Jack the Ripper » , a semé la terreur dans le quartier de Whitechapel, dans l'est de Londres, en s'attaquant principalement à des prostituées, qu'il tuait puis éventrait.Il agissait pendant la nuit et n'a jamais pu être démasqué par les policiers.

Comme le rapporte Ouest-France, des chercheurs britanniques pensent avoir découvert l'identité du tueur grâce à de nouvelles preuves scientifiques. Leur travail a été publié dans la revue Journal of Forensic Sciences.

Jari Louhaleinen, scientifique à l’université de Liverpool, et David Miller, scientifique à l’université de Leeds, travaillent sur l’identification du « tueur du Whitechapel » depuis 2007 à partir de fragments d’ADN et de tests génétiques. Ils ont publié les résultats de leurs travaux dans la revue Journal of Forensic Sciences, dans lesquels ils confirment l’identité de celui qui était déjà le principal suspect de l’époque :

un certain Aaron Kosminksi, barbier et émigré polonais, âgé de 23 ans.

Pour en arriver à établir l’identité du tueur, ils se sont basés sur le châle retrouvé par les enquêteurs dans la nuit du 30 septembre 1888, sur le corps de Catherine Eddowes, la quatrième victime.

En l’analysant, ils ont découvert du sang et du sperme dont ils ont extrait les ADN mitochondrial, c’est-à-dire l’ADN hérité de la mère.

Ils les ont comparés aux ADN prélevés sur les descendants vivants, et connus, du principal suspect de l'époque : Aaron Kosminski.

La correspondance trouvée mène au barbier polonais, âgé de 23 ans au moment des faits, arrêté mais relâché par Scotland Yard faute de preuves. La comparaison ADN a donc permis de révéler que la police avait vu juste à l’époque, elle qui s’était résolue à le relâcher, faute de preuves.

Le barbier était né dans le centre de la Pologne et avait rejoint Londres dans les années 1880 avec sa famille, non loin des différents lieux où ont été commis les meurtres.

Il est mort en 1919, interné dans un asile, deux ans après avoir agressé sa sœur avec un couteau. Il souffrait d'hallucinations auditives et de paranoïa.

Kate White pour DayNewsWorld

CYCLONE IDAI AU MOINS 172 MORTS AU MOZAMBIQUE

ET AU ZIMBABWE MAIS UN BILAN QUI POURRAIT DEPASSER LES 1000 MORTS

Le cyclone Idai, qui a balayé en fin de semaine le Zimbabwé et le Mozambique, a provoqué la mort d'au moins 172 personnes et détruit la deuxième ville mozambicaine.

Mais le bilan final au Mozambique pourrait dépasser le millier de morts, a prévenu ce lundi 18 mars le président Filipe Nuysi.

« Pour le moment, nous avons officiellement 84 morts (au Mozambique, ndlr). Mais quand on a survolé la zone tôt ce matin […] pour comprendre ce qui se passe, tout laisse à penser que le bilan pourrait dépasser les 1 000 morts », a déclaré M. Nyusi dans une intervention télévisée à Maputo.« Plus de 100 000 personnes ont besoin d’aide alimentaire », a-t-il ajouté. « Les eaux des rivières Pungue et Buzi ont débordé et fait disparaître des villages entiers, isolant des communautés. Il y a des corps qui flottent. C’est un véritable désastre humanitaire », a dit le président mozambicain.

Au Zimbabwe, le dernier bilan s’élevait à 98 morts et au moins 217 disparus, selon le ministère de l’Information. « On a l’impression d’avoir affaire aux conséquences d’une guerre à grande échelle », a déclaré le ministre de la Défense par intérim, Perrance Shiri.

Devant l’ampleur des dégâts, le président Emmerson Mnangagwa est rentré précipitamment lundi d’un voyage aux Émirats Arabes Unis. « À chaque heure qui passe, nos pires craintes se confirment », a-t-il déclaré lors d’une intervention sur la chaîne publique ZBC. « Beaucoup sont morts noyés, tandis que d’autres ont été tués dans leur sommeil par des pierres qui ont démoli leur maison », a-t-il ajouté.

Les dégâts sont considérables. Beira, la deuxième ville du Mozambique, et ses environs ont été « endommagés ou détruits à 90% par le cyclone Idai », a annoncé ce lundi 18 mars la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR). L'étendue des dégâts « est énorme et terrifiante » , estime l'organisation.

Le cyclone Idai s'est abattu sur le centre du Mozambique jeudi 14 mars, avant de poursuivre sa course au Zimbabwe voisin, emportant routes, école, maisons et même barrage. Au moins 83 personnes ont été tuées au Mozambique et 89 au Zimbabwe. Idai a continué à frapper le pays vendredi, coupant un demi million d'habitants du port de Beira du reste du pays.

Le président zimbabwéen Emerson Mnangagwa a écourté un voyage à Abou Dhabi et a déclaré l'état de catastrophe naturelle.

ldai est considéré comme l'un des plus puissants cyclones de l'océan Indien depuis dix ans.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

PROCES DU SIECLE OU LA CONDAMNATION

DU CARDINAL PELL A LA PRISON POUR PEDOPHILIE

Le cardinal australien George Pell, ancien numéro trois du Vatican, âgé de 77 ans, a été condamné mercredi à six ans de prison pour agressions sexuelles contre deux enfants de chœur. Il risquait jusqu’à cinquante ans de réclusion criminelle.

Reconnu coupable d’agressions sexuelles sur deux mineurs dans les années 1990 alors qu’il était archevêque de Melbourne, le cardinal Georges Pell a été condamné, mercredi 13 mars 2019, à six ans de prison, dont trois ans et huit mois de peine de sûreté.

L' audience de prononciation de peine a été ouverte à la presse et retransmise en direct sur les télévisions et les radios du pays.

Une scène rare qui  s’est jouée mercredi 13 mars 2019 à 10 heures dans le tribunal de Melbourne, où le cardinal George Pell, 77 ans, se voyait signifier la nature de sa peine.

Le cardinal, qui clame son innocence et fait appel de sa condamnation, a été reconnu coupable en décembre de pénétration sexuelle et de quatre chefs d’attentat à la pudeur contre les deux adolescents alors âgés de 13 ans.

Mais ce verdict n’avait pu être annoncé que fin février pour des raisons juridiques.

Il est accusé notamment d’avoir imposé, en décembre 1996, une fellation à l’un des deux enfants et de s’être masturbé en se frottant contre l’autre, alors que les garçonnets s’étaient cachés dans la sacristie de la cathédrale de Melbourne pour y boire du vin de messe. Deux mois plus tard, il aurait poussé l’un des adolescents contre un mur pour lui empoigner les parties génitales.

George Pell n’a pas témoigné à son procès. Dans un interrogatoire de police filmé en 2016 alors qu’il était à Rome, il avait qualifié ces accusations de « mensonges insensés », « de tas d’inepties absolues ».

« Je ne suis pas là pour juger l’Église catholique », a déclaré le juge Kill au début de son propos. « Vous ne devez pas être un bouc émissaire. (…) C’est Georges Pell qui est jugé. »

Mais les faits établis par le jury lors du procès étaient là. De plus, le cardinal ayant plaidé non coupable, le juge a relevé qu’il n’avait formulé « ni remords, ni contrition susceptibles de réduire sa peine ».

Le cardinal Pell, qui a toujours clamé son innocence,  saura début juin s’il aura droit à un procès en appel.

Le cardinal Pell est le plus haut représentant de l’Eglise catholique jamais reconnu coupable de viol sur mineur.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

DECOUVERTE D'UNE TORTUE GEANTE

CONSIDEREE COMME ETEINTE

On la croyait éteinte depuis plus d'un siècle. Et bien non, l'espèce « Chelonoidis Phantastica » a été trouvée sur l’île de Fernandina pendant une expédition. Une femelle adulte de la tortue géante a été trouvée pendant une expédition organisée par le parc national des Galapagos et l’organisation environnementale américaine Galapagos Conservancy, a tweeté le ministre sans plus de précisions.

La tortue géante Chelonoidis Phantastica est endémique de Fernandina, une île inhabitée des Galapagos, un archipel volcanique du Pacifique. Cette espèce était toutefois considérée comme éteinte, à l’instar de Chelonoidis de l’île Santa Fe et de Chelonoidis abingdonii de l’île Pinta.

En 2015, l’Equateur avait annoncé la découverte d’une nouvelle espèce de tortue aux Galapagos, baptisée « Chelonoidis donfaustoi » en l’honneur de Fausto Llerena, qui fut le soigneur du célèbre « George le solitaire ». Ce dernier, ultime spécimen de Chelonoidis abingdonii, était mort en captivité en 2012 aux alentours de 90 ans mais avait refusé de s’assurer une descendance en s’accouplant avec des femelles d’espèces apparentées.

Les scientifiques ont ont été recensé quinze espèces de tortues géantes dans l’archipel , y compris celles considérées comme éteintes. Selon eux elles sont arrivées sur place il y a trois ou quatre millions d’années ont été dispersées par les courants marins. Ainsi se sont créesdes espèces différentes adaptées aux habitats des différentes îles.

Fait notable: les tortues des Galapagos doivent leur longévité exceptionnelle à une capacité génétique permettant de réparer l’ADN, selon les scientifiques.

Boby Dean pour DayNewsWorld

L'EX-CARDINAL AMERICAIN McCARRICK DEFROQUE POUR ABUS SEXUELS

Le pape François a réduit à l’état laïque l’ancien cardinal américain Theodore McCarrick, 88 ans, accusé d’abus sexuels sur au moins un adolescent il y a plus d’un demi-siècle, a fait savoir samedi 16 février un communiqué du Vatican.

C’est la première fois qu’un cardinal est défroqué pour des motifs d’abus sexuels.

McCarrick, qui a fait appel de cette décision, a reçu par le Vatican une fin de non-recevoir.

En juillet dernier, il avait été le premier cardinal à perdre son titre.

Il devient aujourd'hui la plus haute personnalité de l'église à être défroquée pour des motifs d'abus sexuels. Avec son exclusion officielle de l’Eglise, l’homme reclus actuellement dans l’Etat américain du Kansas redevient tout simplement M. Theodore McCarrick.

Le pape a donc reconnu comme définitive une sentence en ce sens de la Congrégation pour la doctrine de la foi, institution du Vatican qui veille au respect du dogme catholique, a précisé le Saint-Siège.

La série de révélations en 2018 d’énormes scandales aux Etats-Unis, au Chili ou encore en Allemagne a sérieusement entaché la crédibilité de l’Eglise catholique. Le pape François avait promis le 21 décembre 2018 que « plus jamais » l’institution qu’il dirige ne protégerait des pédophiles, exhortant les ecclésiastiques concernés à se « livrer à la justice humaine ».

Il a reconnu que l’Eglise catholique « est frappée par des ouragans » et que les prêtres pédophiles « discréditent » sa mission. Le pontife, qui entend appliquer sa promesse de « tolérance zéro », a promis ces derniers mois qu’il serait intransigeant avec la haute hiérarchie ecclésiastique.

Du 21 au 24 février les présidents des conférences épiscopales du monde entier travailleront au Vatican notamment sur la responsabilité des prélats ayant passé sous silence des agressions sexuelles de mineurs par le clergé.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

TRANSFORMATION DU SYSTEME DE SOINS

OU PRESENTATION DU PLAN MA SANTE 2022

Le projet de loi sur la transformation du système de santé est à l'ordre du jour du Conseil des ministres de ce mercredi 13 février. Le texte, qui comporte 23 articles, est porté par la ministre de la Santé  d' Agnès Buzyn. En voici les principales mesures.

Agnès Buzyn présente ce mercredi 13 février sa réforme de la santé qui prévoit notamment la fin du numerus clausus pour augmenter le nombre de médecins, l’ouverture de la télémédecine, la création d'un réseau d' « hôpitaux de proximité ». Le texte sera débattu à l'Assemblée au mois de mars.

Le projet de loi vise à traduire dans la loi le plan « Ma Santé 2022 » esquissé par le président Emmanuel Macron lors d’un discours le 18 septembre dernier pour répondre au besoin accru de soins d’une France vieillissante.

Augmenter de 20 % le nombre de médecins formés

Pour accroître le vivier de praticiens, le texte supprime le fameux « numerus clausus » pour la rentrée 2020, le quota décidé chaque année par l’État qui limite le nombre d’étudiants habilités à poursuivre leurs études dans les métiers de la santé. Les effectifs d'étudiants en 2e ou 3e années seront ainsi déterminés par les universités, en lien avec les agences régionales de santé, selon leurs capacités et les besoins du territoire.

Objectif, « augmenter de 20% » environ le nombre de médecins formés, selon Agnès Buzyn, tout en diversifiant leurs profils, grâce à des passerelles entre les cursus et des critères de sélection qui restent à préciser par décret. Les « épreuves classantes » en fin de 6e année de médecine vont également disparaître au profit de nouveaux examens.

Toujours dans la même perspective le système permettant de rémunérer 1 200 euros par mois des jeunes médecins qui acceptent de travailler en zone tendue une fois diplômés sera étendu aux Praticiens à diplômes hors Union européenne (PADHUE). En outre, des ordonnances définiront les conditions d'une "re-certification" régulière des médecins en exercice, pour vérifier que leurs compétences sont à jour.

Des Groupements hospitaliers de territoire

Parallèlement au décloisonnement du recrutement, une mutualisation des moyens est prévue dans plusieurs domaines.

Le projet de loi habilite le gouvernement à réviser la carte hospitalière par ordonnances. Il s'agira d'un côté de labelliser entre 500 et 600 « hôpitaux de proximité » recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, mais sans chirurgie ni maternité. De l'autre de modifier les règles d'autorisations des activités de soins (chirurgie, maternité, urgences...) et des équipements.

Dans les communautés processionnelles territoriales de santé (CPTS), tous les professionnels de santé d’un territoire (médecins, pharmaciens, kinés, infirmières, etc.) devront se mettre en réseau, ce partage de compétences devant permettre de « dégager des marges de temps médical », indique le député La République en Marche Thomas Mesnier, membre de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée et rapporteur du projet de loi.

Ainsi d’un médecin ayant 800 patients, qui, en travaillant en réseau avec des infirmières, pourrait leur déléguer certains actes. Ce faisant il accueillerait d’autres malades grâce à ces consultations évitées ce qui porterait sa patientèle à environ 1 1400.

Rénovation des modes d'exercice