APRES LES INCENDIES TEMPETES DE GRELONS ET DE SABLE S'ABATTENT EN AUSTRALIE

Plusieurs régions de l'Australie ont vécu des phénomènes météorologiques spectaculaires ce week-end et ce lundi 20 janvier 2020. Une tempête de poussière et de sable, de violents orages et une averse de grêle ont causé d'importants dégâts à Canberra, dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud et dans l'Etat du Victoria .Des orages accompagnés de grêlons se sont abattus ce lundi sur certaines régions de l'est de l'Australie après des tempêtes de sable et de poussière « apocalyptiques » sur d'autres zones déjà sinistrées par les incendies qui ravagent le pays depuis plusieurs mois.

Violente tempête de grêle sur Canberra

La capitale Canberra a été victime d'averses de grêlons parfois gros comme des balles de golf...Dans une vidéo, ABC News explique que les grêlons de la taille de « balles de golf » fait d'importants dégâts sur les voitures stationnées, mais aussi dans les fenêtres et les toits des habitations. Des coupures de courant et des effondrements d'arbres ont aussi été rapportées, selon le Canberra Times.

De très fortes précipitations dans l'Etat de Victoria

Melbourne, capitale de l'Etat du Victoria (sud), a également essuyé un très violent orage de grêle dimanche soir.

Lundi après-midi, tous les matches se disputant en extérieur dans la ville dans le cadre de l'Open d'Australie de tennis ont dû être reportés en raison d'intenses pluies. Cette première étape du Grand Chelem avait déjà vu mardi et mercredi derniers ses qualifications compliquées par une très mauvaise qualité de l'air en raison de la fumée des incendies.

Dans cet Etat de Victoria, où des feux brûlent toujours, les précipitations ont été accueillies avec soulagement, mais les autorités ont aussi mis en garde contre les risques accompagnant ces fortes pluies. Le Premier ministre du Victoria Daniel Andrews a expliqué que cela présentait notamment des dangers pour les personnes maniant des véhicules lourds pour accéder aux zones touchées par les incendies. Le risque de glissement de terrain est également réel dans des zones montagneuses dont le couvert végétal a brûlé.

Les pompiers ont donc cette fois-ci dû répondre à des appels pour inondations à certains endroits comme ici à Sydney. Ces fortes pluies ont engendré des crues soudaines très localisées dans les Etats touchés par les incendies, Victoria, Nouvelle-Galles du sud et Queensland.

Une tempête de poussière et de sable « spectaculaire »

Et plus spectaculaire encore, ce dimanche, un gigantesque mur de poussière et de sable soulevé par des vents violents s'est aussi abattu sur une partie de la Nouvelle-Galles du sud.Les habitants de la ville de Dubbo, à 400 km au nord de Canberra, ont décrit l'obscurité en plein jour. Les vents qui ont accompagné cette tempête de sable ont aussi laissé des dégâts derrière eux...Ils expliquent à ABC News avoir été surpris par la tempête de sable, alors que les prévisions les avaient prévenus de se préparer à un violent orage et à de fortes précipitations.

Cette humidité offre aussi un répit dans la lutte contre les incendies sur la côte Est. Mais les autorités ont averti que la saison des feux de forêt était loin d'être terminée.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LA VICTOIRE DE TSAI ING-WEN A TAIWAN EST UNE GIFLE POUR PEKIN

« La victoire de Tsai Ing-wen est une gifle pour Pékin car les Taïwanais n'ont pas cédé aux intimidations », a déclaré l'analyste politique Hung Chin-fu de l'université nationale Cheng Kung à Taïwan.

La victoire de Tsai Ing-wen, la présidente sortante de Taïwan est un camouflet pour Pékin car la Chine soutenait clairement son opposant, le candidat du Kuomintang, Han Kuo-yu, qui faisait course en tête il y a un an.

Mais c’était avant les événements de Hong Kong qui ont fait prendre conscience aux Taïwanais des risques d’un rapprochement avec Pékin. Tsai Ing-wen a fait campagne contre l'autoritarisme de Pékin.

Victoire de Tsai Ing-Wen

Avec 57,1 % des voix, la présidente sortante dépasse sa performance de 2016, réunissant 8,1 millions de votes, un score inégalé depuis que des élections libres se tiennent à Taïwan, île de quelque 23 millions d'habitants.

Avec un taux de participation record de 74,9 %, Mme Tsai, âgée de 63 ans, a remporté une victoire écrasante sur le candidat du Kouomintang (KMT), le populiste Han Kuo-yu, maire de Kaohsiung, la grande ville du sud de l’île, crédité de 38,6 % des suffrages.

Tsai Ing-wen a aussi permis à son parti, né de la lutte contre la dictature du parti unique imposée par Tchang Kaï-chek, de garder sa majorité au Parlement, qui n’a qu’une Chambre, au terme des législatives qui se tenaient en même temps que la présidentielle. Le Parti démocratique progressiste DPP a obtenu 61 sièges sur les 113 du Yuan législatif . Le KMT gagne trois sièges, à 38. Autre fait marquant des législatives : l’émergence comme troisième force de l’Assemblée, avec certes seulement cinq sièges, du tout nouveau parti créé l’été 2019 par l’actuel maire de Taipei, Ko Wen-je, le Taiwan People’s Party (TPP).

Réaction lapidaire et mise en garde de la Chine

Les Chinois ont appris le résultat de l’élection présidentielle à Taïwan par un simple paragraphe annonçant la victoire de la « dirigeante » sortante, Tsai Ing-wen. Sous cette dépêche lapidaire, les commentaires sont révélateurs : plusieurs internautes demandent simplement « pourquoi ? ».

La réponse est embarrassante pour le pouvoir chinois et ils ne la liront pas dans la presse d’État, car officiellement en Chine, Taïwan, qui a pourtant toutes les caractéristiques d’un État souverain, est toujours une province renégate, qui doit être reprise par la force s’il le faut.

Non seulement c’est Taiwan en tant qu’identité taiwanaise, mais c’est aussi au point de vue idéologique, un régime démocratique qui s’oppose à une République populaire de Chine qui a longtemps mis en avant le fait que la réunification était inévitable, mais qui aujourd’hui voit ses arguments battus en brèche par les bons résultats de Tsai Ing-wen.

Au lendemain de l’élection, le ministère des Affaires étrangères chinois a publié un communiqué minimaliste affirmant qu'« quoi qu'il arrive (...) les faits ne changent pas: il n'y a qu'une seule Chine dans le monde et Taïwan fait partie de la Chine », a relevé Geng Shuang, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Par ailleurs, un commentaire a été publié par l’agence Chine nouvelle ce matin : Tsai n’y est pas appelée présidente, mais « dirigeante », ou « leader ». Et le texte accuse son parti d’avoir eu recours à des tactiques d’intimidation, de triche et achat de votes. L’éditorial se termine par une mise en garde : si la dirigeante Taïwanaise s’obstine sur la voie de l’indépendance, cela ne fera qu’accélérer sa « désillusion », comprendre, l’annexion de Taïwan. Pour le Global Times, quotidien au ton volontiers nationaliste, ces tensions sont « orchestrées » par Tsai Ing-wen et son parti « pour susciter la peur chez les Taïwanais à l'égard du continent ».

Cyberattaques, porte-avions -

Pékin « va-t-il continuer sa fermeté envers Tsai Ing-wen ou opter pour une approche plus souple (...) c'est la grande question », s'interroge Joshua Eisenman, analyste politique à l'Université Notre-Dame aux Etats-Unis.

Cyberattaques, investissements dans les médias de l'île pour obtenir une image plus favorable, voire démonstrations de force militaire ne sont pas à exclure, estime unspécialiste. Déjà fin décembre, Pékin a envoyé dans le détroit de Taïwan le « Shandong », son premier porte-avions de conception 100% chinoise.

« Taïwan a montré au monde à quel point nous aimons notre mode de vie libre et démocratique ainsi que notre nation », a lancé Mme Tsai devant la presse en annonçant sa victoire.

Washington a rapidement félicité la présidente réélue.« Sous son leadership, nous espérons que Taïwan continuera à servir de brillant exemple pour les pays qui se battent pour la démocratie », a déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

Garett pour Skyport pour DayNewsWorld

AVIONS DE LIGNE CIVILS ABATTUS PAR DES MISSILES

L' Iran est passé aux aveux et admet une « erreur impardonnable ».

L'armée iranienne a reconnu avoir abattu par « erreur » un Boeing 737 qui décollait de Téhéran mercredi 8 janvier.

Ce n'est pas la première fois qu'un avion de ligne civil est abattu en plein vol. Depuis 1973, six catastrophes similaires ont eu lieu. Petit récapitulatif :

Le 21 février 1973

Un Boeing 727 de la compagnie Libyan Arab Airline, assurant la liaison Tripoli-Le Caire, est alors abattu par la chasse israélienne au-dessus du désert du Sinaï : 108 des 112 personnes à bord sont tuées. Le Boeing s'était égaré, et a été « intercepté » au-dessus de la péninsule, à l'époque occupée par Israël. Selon les autorités, l'avion avait refusé d'atterrir.

Le1er septembre 1983

Encore un cas d'avion s'étant malencontreusement écarté de sa route, et encore un Boeing, cette fois de type 747. Un appareil sud-coréen de la Korean Air Lines (KAL) abattu par la chasse soviétique au-dessus de l'île de Sakhaline. Les 269 passagers et membres d'équipage sont tués. Moscou ne reconnaîtra sa responsabilité que cinq jours plus tard, sous la pression internationale et après une condamnation du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le 3 juillet 1998

Le vol 655 d’Iran Air, qui décolle le 3 juillet 1998 de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran, ne verra jamais le Qatar, sa destination. Alors qu’il traverse le détroit d’Ormuz, l’Airbus A300 est abattu par le croiseur américain USS Vincennes, causant la mort de 290 personnes parmi lesquelles 254 ressortissants iraniens. L'équipage de l'USS Vincennes, ladite frégate, affirmera avoir pris l'Airbus pour un chasseur iranien hostile. Téhéran obtiendra finalement des Etats-Unis un dédommagement de 101,8 millions de dollars.

Le 4 octobre 2001

Moins d’un mois après les attentats du 11 septembre 2001, lors de manœuvres militaires en Crimée, l’armée ukrainienne abat un appareil Tupolev de la Sibir Airlines. 78 personnes sont tuées parmi lesquelles de nombreux ressortissants israéliens venus rendre visite à leur famille en Russie. Il explose en plein vol au-dessus de la mer Noire, à moins de 300 km des côtes de Crimée (au sud de l'Ukraine). Une semaine plus tard, Kiev reconnaîtra que la catastrophe était due au tir accidentel d'un missile ukrainien.

Le 23 mars 2007

Ce début de printemps est fatal à un Iliouchine appartenant à une compagnie aérienne biélorusse, abattu par une roquette peu après son décollage de la capitale somalienne Mogadiscio, alors en proie à une guerre civile, faisant 11 morts. Comble de l'ironie : l'appareil transportait des ingénieurs et des techniciens biélorusses venus réparer un autre avion... touché par un missile deux semaines plus tôt.

Le 17 juillet 2014

Dernier incident majeur en date : le 17 juillet 2014, alors qu'un Boeing 747 de la Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur survole la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, il s’écrase près du village de Grabovo. A l’époque, l’armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes s’accusent mutuellement d’avoir abattu l’appareil au bord duquel se trouvaient 298 personnes, dont aucune n'a survécu. Les enquêteurs internationaux établissent en mai 2018 que l'avion a été abattu par un missile BUK de conception soviétique, en provenance de la 53e brigade antiaérienne russe basée à Koursk, dans le sud-ouest de la Russie. En juin 2019, ils annoncent poursuivre pour meurtres trois Russes et un Ukrainien, dont le procès s'ouvrira en mars 2020 aux Pays-Bas.

Plus de cinq ans après le drame, beaucoup de questions restent encore en suspens.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE BOEING 737 UKRAINIEN ABATTU PAR UN TIR MISSILE IRANIEN

Le Boeing 737 s’est écrasé mercredi 8 janvier 2020 peu après son décollage, faisant 176 morts. L’Iran a présenté ses excuses, tout en soulignant la responsabilité de l’« aventurisme américain » dans cette catastrophe.

« L'enquête interne des forces armées a conclu que de manière regrettable des missiles lancés par erreur ont provoqué l'écrasement de l'avion ukrainien et la mort de 176 innocents », a écrit le président Hassan Rohani sur Twitter.

« Dans une situation de crise, le vol a décollé de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran, et au moment de tourner, [il a semblé se rapprocher] d'un centre militaire sensible », ont indiqué les forces armées iraniennes dans un communiqué. « Dans ces conditions, à la suite d'une erreur humaine non intentionnelle, l'avion a été touché », a ajouté l'état-major, promettant immédiatement que « le responsable » de ce tir allait être traduit devant la justice militaire.

« Erreur impardonnable »

L'Iran regrette « profondément » ce drame, « une grande tragédie et une erreur impardonnable », a également déclaré le président iranien, alors que son ministre des Affaires étrangères, Mohammed Javad Zarif, avait déjà présenté un peu plus tôt « regrets, excuses et condoléances » aux familles des victimes et aux pays concernés.

Un revirement total, puisque vendredi encore, l'Organisation de l'aviation civile iranienne affirmait « qu'une chose [était] sûre, cet avion n'a pas été touché par un missile ».

« Aventurisme américaine »

Le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a toutefois estimé que Washington portait aussi une part de responsabilité dans le drame. Une « erreur humaine en des temps de crise causée par l’aventurisme américain a mené au désastre », a-t-il commenté sur Twitter. L’accident est survenu, mercredi 8 janvier au matin, alors que Téhéran était en état d’alerte maximale par crainte de représailles de l’armée américaine. Quelques heures plus tôt, l’Iran avait tiré des missiles contre deux bases hébergeant des soldats américains en Irak, pour venger l’assassinat du général Ghassem Soleimani par une frappe de drone américaine à Bagdad, le 3 janvier.

Le Canada réclame de la « transparence » et « une enquête complète »

L'analyse des boîtes noires de l'appareil est attendue dans les prochaines semaines. En attendant, des vidéos de l'explosion en vol ainsi que les impacts identifiés sur la carlingue de l'appareil poussaient de nombreux observateurs à accréditer l'hypothèse d'un tir de missile.

Après la reconnaissance des autorités iranienne, la Russie a appelé Téhéran a tirer les leçons de son erreur.

« Si le déchiffrage des boîtes noires et les travaux de l'enquête ne trouvent pas que l'armée iranienne a fait cela intentionnellement et qu'il n'y a pas de raisons logiques à cela, l'incident doit être clos.

Avec l'espoir que les leçons seront tirées et des mesures prises par toutes les parties », a déclaré le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement, Konstantin Kossatchev, cité par l'agence de presse Interfax.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CRASH DU BOEING 737 UKRAINIEN ET

TIR DE MISSILE IRANIEN

Beaucoup d'interrogations mais une certitude. Le Canada a assuré, jeudi 9 janvier, que le Boeing 737 qui s'est écrasé ce mercredi près de Téhéran, avait sans doute été abattu par un missile iranien.

La catastrophe, qui a entraîné la mort de 176 personnes dont 63 Canadiens, est survenue peu après des tirs de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l'armée américaine en Irak.

La catastrophe était intervenu quelques heures après une salve de missiles balistiques ordonnée par la République islamique contre des installations militaires américaines, situées en Irak.

Des représailles contre l’assassinat, à Bagdad, cinq jours plus tôt, du général iranien Ghassem Soleimani, commandant de la force des gardiens de la révolution, dans une frappe américaine.

Un crash aux conséquences dramatiques qui fait l'objet de spéculations que les autorités espèrent lever avec une « enquête approfondie ».

« Nous avons des informations de sources multiples, notamment de nos alliés et de nos propres services », qui « indiquent que l'avion a été abattu par un missile sol-air iranien », a déclaré Justin Trudeau lors d'une conférence de presse.

« Ce n'était peut-être pas intentionnel », a-t-il ajouté.

Sans se montrer aussi explicite, le président américain Donald Trump avait un peu plus tôt exprimé ses « doutes » sur la thèse du problème mécanique. « J'ai le sentiment que quelque chose de terrible s'est passé », avait-il déclaré, évoquant une possible « erreur ».

Une vidéo d'une vingtaine de secondes

Une enquête à laquelle Donald Trump a déjà promis de participer.

Il faut dire que les services américains semblent déjà bien informés sur le drame, distillant au compte-gouttes dès jeudi plusieurs détails.

Notamment la captation d'un signal radar iranien localisant l'avion.

Puis, quelques secondes plus tard, le repérage par des satellites américains de deux missiles à courte portée, tirés depuis le sol et s'approchant de l'avion avant d'exploser.

Les services américains auraient aussi interceptés une communication entre Iraniens, confirmant que des missiles ont fait s'écraser l'avion ukrainien.

Autre argument sur lequel s'appuie le Canada : une vidéo d'une vingtaine de secondes, qui montrerait le moment où un missile frappe l'appareil.

La séquence a été largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sur les images, on peut voir un objet lumineux grimpant rapidement vers le ciel et frappant ce qui semble être un avion.

La vidéo, qui n'a pas pu être formellement authentifiée, a été publiée par plusieurs médias, dont le New York Times sur son site internet. Sur la vidéo publiée par le New York Times, on voit « une petite explosion qui semble se produire au moment où le missile touche l'avion mais celui-ci n'a pas explosé totalement.

L'avion a continué à voler plusieurs minutes avant de faire demi-tour vers l'aéroport », analyse le média.

Pour accréditer la thèse d'un tir de missiles, accidentel ou non, les autorités canadiennes fondent également de grands espoirs dans l'étude des boîtes noires de l'appareil.

Une cinquantaine d'experts ukrainiens enquêtent à Téhéran

Une cinquantaine d'experts ukrainiens sont arrivés jeudi à Téhéran pour participer à l'enquête et notamment au décryptage des boîtes noires de l'appareil. Une certaine confusion règne sur le sort de ces boites noires, cruciales pour les investigations à venir.

Kiev examine différentes hypothèses de travail parmi lesquelles un tir de missile antiaérien, l'explosion d'une bombe placée à bord, ou encore une collision avec un drone.

Le président Volodymyr Zelensky a décrété jeudi une journée de deuil national, promettant d'établir la vérité sur ce drame. L'Ukraine a par ailleurs demandé un « soutien inconditionnel » de l'ONU Une cinquantaine d'experts ukrainiens sont arrivés à Téhéran pour participer à l'enquête et notamment au décryptage de ces boîtes.

Malgré les éléments à charge qui s'accumulent ces dernières heures, l'Iran campe sur sa position. « Une chose est sûre, cet avion n’a pas été touché par un missile », a répété, ce vendredi Ali Abedzadeh, président de l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO).

Ce crash est le plus meurtrier impliquant des Canadiens depuis l'attentat contre un Boeing 747 d'Air India en 1985, dans lequel 268 Canadiens avaient trouvé la mort.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

AUSTRALIE DES SNIPERS VONT ABATTRE 10 000 DROMADAIRES SAUVAGES

Des dromadaires trop nombreux.

L’Australie serait désormais le pays comptant la plus vaste population de dromadaires sauvages au monde, avec certaines estimations officielles faisant état d’un million de bêtes dans les étendues désertiques du centre.

Mais du fait de la sécheresse, ces animaux, introduits dans les années 1840 par les colons, s’approchent de plus en plus des localités de l’intérieur du pays pour y trouver de l’eau.

L’immense île-continent a vécu en 2019 son année la plus chaude et la plus sèche, ce qui a non seulement entraîné de dramatiques feux de forêt, qui font toujours rage dans certaines régions, mais aussi des pénuries d’eau dans nombre de localités.

Des troupeaux « extrêmement importants », en quête d’eau et de nourriture, menacent les réserves des villages, en plus de provoquer des dégâts et de constituer un danger pour les automobilistes.

En raison de ces menaces qu’ils constituent pour les populations, dix mille dromadaires sauvages vont donc être abattus par des snipers depuis des hélicoptères.

« Ces troupeaux exercent du fait de la quête d’eau des dromadaires une pression sur les localités aborigènes des territoires de l’APY et les activités pastorales », a expliqué dans un communiqué le comité exécutif des territoires de l’Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara (APY), en Australie méridionale.

Des sources d’eau contaminées

Le ministère de l’Environnement de l’État, qui soutient cet abattage, a expliqué que la sécheresse posait aussi « de graves questions de bien-être animal » car nombre de bêtes sont mortes de soif ou se sont blessées entre elles en se précipitant vers des points d’eau. « Dans certains cas, des carcasses d’animaux morts ont contaminé d’importantes sources d’eau et des sites culturels », a dit une porte-parole du ministère.

Ces campagnes courantes en Australie.

Ce type de campagnes de gestion des populations de dromadaires sont courantes en Australie. Entre 2010 et 2014, elle a même été encadrée par un programme fédéral, l’Australian feral camel management project.

La pratique d’abattage massif d’animaux sauvages est relativement courante en Australie, qui compte de nombreuses espèces nuisibles introduites par l’homme. Un programme prévoit notamment l’abattage de quelque deux millions de chats sauvages à l’horizon 2020.

En 2015, plus d’un million de kangourous avaient été tués sur l’ensemble du territoire.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

REPRESAILLES CONTRE REPRESAILLES

LES ETATS-UNIS ET L'IRAN

L'ATTAQUE DE DEUX BASES AERIENNES AMERICAINNES

Après l’escalade verbale, voici les premiers tirs. Au moins une douzaine de roquettes se sont abattues dans la nuit de mardi à mercredi sur deux bases irakiennes où sont postés des soldats américains, a confirmé le Pentagone. De son côté, la télévision iranienne affirme que Téhéran avait tiré « des dizaines » de roquettes en riposte à la frappe américaine qui a éliminé le général Soleimani la semaine dernière.

Le commandement militaire irakien a annoncé dans un communiqué que 22 missiles se sont abattus sueux bases, entre 1h45 et 2h15 heure locale, « 17 sur la base aérienne d'Aïn al-Assad (...) et cinq sur la ville d'Erbil, qui ont tous touché des installations de la coalition » internationale anti-djihadistes emmenée par les Etats-Unis.

Le Pentagone a pour sa part annoncé que plus d'une douzaine de missiles avaient été lancés. « Vers 17h30 le 7 janvier, l'Iran a tiré plus d'une douzaine de missiles balistiques contre les forces militaires américaines et de la coalition en Irak », a indiqué Jonathan Hoffman, porte-parole du ministère américain de la Défense dans un communiqué.

« Il est clair que ces missiles ont été tirés depuis l'Iran et visaient au moins deux bases irakiennes hébergeant des militaires américains et membres de la coalition à al-Assad et Erbil », a-t-il précisé.

Ces attaques interviennent en représailles à la frappe américaine qui avait visé et tué le général iranien Qassem Soleimani le 3 janvier dernier à Badgad.

Représailles « proportionnées » pour l’Iran

Après ces raids, revendiqués par Téhéran, les dirigeants américain et iranien ont semblé vouloir calmer le jeu rapidement.

Les Etats-Unis ont peut-être « coupé le bras » du général Ghassem Soleimani, mais l’Iran ripostera en leur coupant « la jambe » au Moyen-Orient, a ensuite déclaré le président iranien, Hassan Rohani.

« Nous les avons giflés [les Américains] au visage hier soir » avec une frappe de missile, « mais l’action militaire ne suffit pas », a aussi affirmé dans un discours à la nation le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. « La présence corrompue des Etats-Unis dans la région devrait prendre fin », a-t-il ajouté, en estimant qu’elle avait causé la guerre, la division et la destruction.

« Tout va bien », a réagi sur Twitter Donald Trump

Selon CNN et ABC, il n’y aurait pas de victime côté américain.Le locataire de la Maison-Blanche semble même vouloir désamorcer le conflit en revenant sur sa menace de frapper des sites culturels iraniens.

L’Iran a affirmé via sa télévision d’Etat qu’il s’en tiendrait là si les Etats-Unis ne ripostaient pas. Le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif a, dans la foulée, assuré qu’il s’agissait d’une « réponse proportionnée » et que l’Iran ne voulait pas « d’escalade ou la guerre ».

« Nous conseillons au peuple américain de rappeler les troupes américaines [déployées dans la] région afin d’éviter de nouvelles pertes et de ne pas permettre que la vie de ses soldats soit davantage menacée par la haine toujours croissante du régime » américain, ajoute l’armée iranienne dans un communiqué.

L’un des chefs du Hachd Al-Chaabi, milice irakienne pro-Iran, a menacé mercredi les Etats-Unis d’une « riposte » qui « ne sera pas moins importante que la réponse iranienne ».

Des attaques jugées « dangereuses » par Londres, Berlin...

Israël a mis en garde l’Iran en cas d’attaque contre l’Etat hébreu. « Quiconque nous attaque recevra une riposte retentissante », a déclaré le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, qui a qualifié Ghassem Soleimani de « terroriste en chef » et d’« architecte » de la « campagne de terreur » au Moyen-Orient.

Boris Johnson, le premier ministre britannique, a condamné l’attaque « contre les bases militaires irakiennes accueillant les forces de la coalition » – incluant 400 militaires et un millier de civils – et appelé Téhéran à « une désescalade urgente ».

L’Allemagne a aussi condamné « le plus fermement l’agression » et les tirs de missiles, a déclaré la ministre de la défense allemande, Annegret Kramp-Karrenbauer. « Il s’avère maintenant décisif que nous ne laissions pas cette spirale croître encore », a-t-elle souligné sur la chaîne de télévision publique ARD, précisant qu’il appartenait « avant tout aux Iraniens de ne pas provoquer de nouvelle escalade ».

La Chine, qui est l’une des parties à l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 et l’un des principaux importateurs de brut iranien, a aussi appelé à « la retenue ».

Ces frappes iraniennes intervient un surviennent peu plus de 24 heures après un cafouillage des Etats-Unis, leur commandement militaire affirmant se retirer du pays conformément à un appel du Parlement et le Pentagone démentant.

Plusieurs Etats membres de la coalition ont déjà retiré des soldats, par crainte de nouvelles attaques à la roquette, dont une quinzaine ont déjà visé des bases où sont postés les militaires de la coalition depuis fin octobre.

Une symbolique forte

"C’est la première fois que la République s’attaque directement par des moyens conventionnels et en son nom propre à des installations militaires américaines. Toute la doctrine de pression sécuritaire menée par Téhéran face à ses adversaires dans la région, qu’il s’agisse des Etats-Unis, d’Israël ou des monarchies du Golfe opposées à Téhéran, consiste traditionnellement à faire porter la responsabilité des actions hostiles à des groupes non étatiques alliés à la République islamique. Malgré sa portée militaire limitée, l’opération menée par les gardiens de la révolution iraniens est porteuse d’une charge symbolique forte", analyse  un confrère.

L'allocution de Donald Trump

Donald Trump s'est exprimé mercredi depuis la Maison-Blanche, entouré notamment du secrétaire d'État Mike Pompeo, du vice-président Mike Pence et de hauts responsables du Pentagone. Il a martelé que l'Iran n'obtiendra «jamais » l'arme nucléaire.«Tant que je serai président des Etats-Unis, on ne permettra jamais à l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire», a affirmé Donald Trump. «Depuis 1979, les États ont toléré le comportement destructeur de l'Iran. Cette période est révolue. L'Iran a été le principal parrain du terrorisme dans la région. Nous ne permettrons jamais à l'Iran de représenter une menace», a-t-il ajouté, se félicitant de l'élimination du général Qassem Soleimani.

De plus il a invité les Européens à quitter l'accord sur le nucléaire iranien«L'accord sur le nucléaire expire rapidement et va permettre à l'Iran d'obtenir le bombe atomique. Il est temps que la France, la Russie, la Grande-Bretagne et la Chine reconnaissent cet état de fait», a insisté le locataire de la Maison-Blanche. Il a enfin demandé à l'Otan de s'impliquer «beaucoup plus» au Moyen-Orient.

«Le monde civilisé doit envoyer un message fort et unifié en disant : “votre campagne d'atrocités et de meurtres ne sera plus tolérée dorénavant”», a-t-il prévenu.

Pamela Newton pour DayNewsWorld

PLUSIEURS MORTS AUX FUNERAILLES

DU GENERAL SOLEIMANI

Plusieurs personnes ont été tuées dans une bousculade ce mardi à Kerman (sud-est de l’Iran) lors des funérailles du général Qassem Soleimani, auxquelles participe une immense foule, a-t-on appris de source officielle. Quarante morts ainsi que 190 blessés seraient à déplorer .

« Malheureusement, un certain nombre de personnes […] ont perdu la vie », a déclaré sur la télévision d’Etat, Pir Hossein Koulivand, chef du service national des urgences iraniens.

Les habitants de Kerman se sont rassemblés en masse, réclamant vengeance aux cris de « Mort à l’Amérique » après l’assassinat du général Qassem Soleimani, qui doit être enterré dans l’après-midi dans cette ville du sud-est de l’Iran. Le centre de la ville natale de l’officier était envahi par une marée humaine semblable à celles ayant déferlé dimanche et lundi à Téhéran et dans les autres villes où les cercueils du général et de ses compagnons d’armes tués avec lui ont transité pour un hommage populaire.

Chef de la Force Qods, unité d’élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution (l’armée idéologique iranienne), Soleimani était l’architecte de la stratégie de l’Iran au Moyen-Orient. Il a été tué vendredi par une frappe de drone américain devant l’aéroport de Bagdad.

Le processus d' « expulsion des Etats-Unis de la région a commencé », a lancé à la foule de Kerman le général de division Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la Révolution. « Notre volonté est ferme. Nous disons également à nos ennemis que nous allons nous venger, et que s'ils (frappent de nouveau) nous mettrons le feu à ce qu'ils adorent », a-t-il dit sur un ton énigmatique. "Eux-mêmes savent bien de quels lieux je parle".

Le Parlement iranien a pour sa part adopté ce mardi en urgence une loi classant toutes les forces armées américaines comme « terroristes ».

Depuis la mort de Soleimani, le monde entier redoute une nouvelle déflagration majeure au Moyen-Orient.

Pamela Newton pour DayNewsWorld

FIN DU MORATOIRE NORD COREEN ANNONCE

PAR KIM JONG UN

Kim Jong-un annonce la fin du moratoire nord-coréen sur les essais nucléaires et promet une action "choquante" contre les Etats-Unis.

"Nous n'avons aucune raison de continuer unilatéralement à cet engagement", a-t-il dit, et a averti que "le monde verra dans un proche avenir une nouvelle arme stratégique que la Corée possède".

Le leader nord-coréen Kim Jong-un a annoncé mercredi la fin du moratoire sur les essais nucléaires et le test de missile balistique intercontinental et a promis une action "choquante" contre les Etats-Unis, qui ont réagi avec modération.

"Nous n'avons aucune raison de continuer unilatéralement à cet engagement", a déclaré Kim Jong-un aux dignitaires du parti au pouvoir, cité par KCNA. "Le monde sera témoin dans un proche avenir d'une nouvelle arme stratégique que la Corée du Nord possède."

Kim Jong-un a déclaré en 2018 que la Corée du Nord n'avait plus besoin d'essais nucléaires et d'essais de missiles balistiques intercontinentaux.

Au cours des années précédentes, la Corée du Nord a effectué six essais nucléaires et lancé des missiles capables d'atteindre l'ensemble du continent américain.

L'annonce de mercredi menace de ruiner les efforts diplomatiques des deux dernières années. Le président américain Donald Trump a souvent mentionné que Kim lui avait promis de ne passer aucun test.

"Nous avons signé un contrat qui parle de dénucléarisation. C'était la phrase numéro un de la" dénucléarisation ", elle a été faite à Singapour. Je pense qu'il est un homme de parole", a déclaré Trump à propos du premier sommet historique entre les deux dirigeants, à Singapour. en 2018.

Mais les négociations nucléaires entre les deux dirigeants sont au point mort depuis l'échec du sommet entre Kim et Trump à Hanoi en février.

Avant une session plénière du comité central de son Parti des travailleurs, Kim a clairement indiqué que son pays était disposé à continuer de vivre sous des sanctions internationales pour préserver sa capacité nucléaire.

Pas de discours du Nouvel An

"Les Etats-Unis soulèvent des demandes contraires aux intérêts fondamentaux de notre Etat et adoptent un comportement de bandit", a-t-il déclaré, cité par la KCNA.

Washington "a effectué des dizaines d'exercices militaires conjoints (avec la Corée du Sud) que le président (Trump) avait personnellement promis d'arrêter", ont envoyé des équipes militaires dans le sud et intensifié les sanctions contre Pyongyang, a-t-il ajouté "Nous ne vendrons jamais notre dignité", a-t-il dit, promettant "une action choquante pour payer [aux Etats-Unis] le prix de la douleur subie par notre peuple".

Comme Trump, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a réagi avec modération. "Nous voulons la paix, pas la confrontation", a-t-il déclaré à CBS. "Nous espérons que ... le président Kim prendra la bonne décision et choisira la paix et la prospérité au lieu des conflits et de la guerre", a également déclaré Pompeo à Fox News.

Une présence d'essais nucléaires en Corée du Nord.

Le ministère sud-coréen en charge de l'unification a déclaré qu'un test d'arme stratégique "ne contribuerait pas aux négociations sur la dénucléarisation".

Pour la première fois depuis 2013, Kim n'a pas prononcé son discours traditionnel du Nouvel An mercredi, un moment clé du calendrier politique de la Corée du Nord.

Selon des analystes, le dirigeant nord-coréen a décidé d'omettre ce message pour éviter d'avoir à admettre des erreurs dans sa politique diplomatique avec Washington.

Pendant des mois, Pyongyang a appelé à une réduction des sanctions internationales qui lui sont imposées pour ses programmes d'armes nucléaires et de missiles balistiques, mais l'administration Trump estime que la Corée du Nord doit faire des gestes plus concrets avant d'obtenir une flexibilisation.

"Jeu géopolitique dangereux"

Pour Harry Kazianis, chercheur au Center for the National Interest, un institut basé à Washington, "Kim Jong-un joue un jeu géopolitique dangereux."

"La Corée du Nord, pour ainsi dire, a placé un ICBM (missile balistique intercontinental) dans le temple de Donald Trump dans l'espoir d'obtenir les deux concessions qu'il souhaite le plus: un assouplissement des sanctions et une garantie de sécurité", a estimé Kazianis.

"Il parie que la menace d'une nouvelle démonstration de sa capacité à attaquer le territoire américain avec une arme nucléaire poussera les Etats-Unis à faire plus de concessions", a expliqué le chercheur.

Il semble peu probable que cette stratégie soit efficace, car il est très possible que Washington réponde par "plus de sanctions, une plus grande présence en Asie de l'Est et plus de menaces de" feu et de fureur "sur le compte Twitter de Donald Trump."

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé son espoir que Pyongyang "ne reprendra pas les essais nucléaires".

Alize Marion pour DayNewsWorld

IRAK LE DEVERSEMENT DE HAINE DE

ZEINAH SOLEIMANI

La fille de Soleimani avertit les soldats américains de la région de "se préparer" et des cris de "mort en Amérique" retentissent lors des funérailles du général.

Le général tué par les États-Unis, Kassem Soleimani, a eu des funérailles au sommet des iconographies iraniennes les plus en vue. Au cours des quatre dernières décennies, depuis la Révolution qui a renversé le Shah, l'aversion pour Washington de Téhéran  s'est déversée avec en tête l'ayatollah Khomeiny, chef de file de cette vague de fureur populaire, lors des funérailles du général. Une haine venant d'Iraniens d'horizons les plus divers.

"Le général Soleimani a choisi de combattre le terrorisme, l'État islamique, les talibans et Israël en dehors de nos frontières pour assurer la sécurité au Moyen-Orient et en Iran", explique Elahe, une jeune femme récemment arrivée des États-Unis pour une visite familiale, mais qui a rejoint ce matin des millions d'Iraniens qui affluaient vers l'Université de Téhéran et  l'avenue centrale Enghelab. "Nous venons de dire que nous aurons peut-être nos différences internes, mais au final, nous sommes une nation unie", ajoute-t-il.

Telle a été la réussite de Donald Trump, qui a ordonné la mort du stratège iranien en politique étrangère - et l'un de ceux qui ont le plus affronté les intérêts américains dans la région - juste après avoir demandé au Premier ministre irakien d'agir en tant que médiateur avec l'Iran. L'estime du peuple iranien envers Soleimani, le leader iranien le plus estimé dans les sondages, a même amené de nombreux détracteurs du système à se resserrer face à ce qu'ils perçoivent comme une menace étrangère majeure.

Les funérailles se sont passées dans une nation habituée à pleurer chaque année l'aîné de ses martyrs chiites, l'Imam Hussein. Pas par coïncidence, les références religieuses entremêlées de chants politiques plus explicites tels que "ni engagement ni reddition, vengeance!"

Dans l'homélie, le chef de la Force Quds, l'aile des opérations spéciales des Gardiens de la révolution, a été élevé au rang de martyr national. Si Hussein était martyir en défendant l'islam, Soleimani défendait l'Iran.

Les élégies chantées, manifestation traditionnelle du deuil religieux, ont marqué l'apogée. Alors que des dizaines d'orateurs disséminés dans les rues entourant l'Université ont publié le récital de Sadiq Ahangaran, l'un des récitants les plus célèbres - connu pour le faire dans la tranchée où Soleimani a combattu en Iran - Guerre d'Irak des années 80 - des milliers d'Iraniens se sont réunis pour des pleurs inconsolables.

Le guide suprême  a récité la prière devant les six cercueils de ceux tués par un drone de Washington. Hormis celui de l'Irakien Abu Mahdi Muhandis, qui portait celui du pays voisin, les autres étaient couverts du drapeau de l'Iran. Khamenei a fondu en larmes sur les restes de son homme de confiance.

Dans un environnement où la douleur et la fureur alternaient, la fille de Qassem Soleimani étaient celle qui avait prononcé les mots les plus durs.

"Crazy Trump, ne crois pas que tout est fini avec le martyre de mon père", a déclaré Zeinab Soleimani avec défi.

Aux parents de soldats américains stationnés dans la région, la progéniture leur a recommandé de "se préparer".

Avec en fond le chant de la «mort en Amérique», chanté avec ardeur en particulier après le rejet de l'accord nucléaire par Trump, donnant lieu à la crise actuelle, la fille du général a prédit un «jour noir» pour les États-Unis....

Pamela Newton pour DayNewsWorld

INCENDIES DEVASTATEURS EN AUSTRALIE

ET LE MESSAGE DE LA REINE ELIZABETH II

Triste bilan après un samedi particulièrement dévastateur en Australie. Les incendies qui ravagent le Sud-Est du pays depuis plusieurs mois ont fait une nouvelle victime et ont encore causé des destructions. L'émotion est très vive dans le pays et au delà au lendemain d'une nouvelle journée particulièrement violente sur le front des incendies, marquée notamment par un 24ème décès.

« Nous sommes en territoire inconnu », a déclaré Gladys Berejiklian, la Première ministre de Nouvelle-Galles du Sud. « Nous ne pouvons pas dire que nous avons déjà vécu ça. Ce n'est pas le cas », a-t-elle dit. Et de prévenir: « Plusieurs villages qui n'avaient jamais connu la menace des feux de forêts risquent d'être complètement anéantis ».

L'état d'urgence a été décrété dans le sud-est de l'île-continent, qui est aussi sa zone de peuplement la plus dense, et ordre a été donné vendredi à plus de 100.000 personnes d'évacuer dans trois Etats.

Face à la gravité de la crise -une superficie équivalente à deux fois la Belgique est partie en fumée- le Premier ministre Scott Morrison a annoncé samedi la plus importante mobilisation militaire jamais réalisée, à savoir l'appel de 3.000 réservistes de l'armée pour prêter main forte aux pompiers volontaires exténués.

Le dévouement des pompiers, dont trois ont perdu la vie en combattant les flammes, a été salué dans tout le pays, et même au-delà.

Le deuil de la Reine

La reine Elizabeth II a envoyé dimanche un message de condoléances au gouverneur général d'Australie, son représentant dans le pays, dans lequel elle se dit « profondément attristée » par les incendies, et remercie les services d'urgence « qui mettent leur propre vie en danger » pour aider la population. .

La chanteuse Pink et l'actrice Nicole Kidman promettent 500.000 dollars

Des personnalités se sont par ailleurs engagées ou ont recueilli des millions de dollars pour soutenir les pompiers et les communautés touchées par les incendies, à l'image de la chanteuse américaine Pink qui a tweeté samedi qu'elle faisait un don de 500.000 dollars américains.Ou de l'actrice australienne Nicole Kidman qui a fait cette même promesse de don. « Le soutien, les pensées et les prières de notre famille accompagnent tous ceux qui sont touchés par les incendies partout en Australie », a-t-elle écrit sur Instagram. « Nous donnons 500.000 dollars aux services d'incendie qui font et donnent tous beaucoup en ce moment ».Sur Instagram, Dacre Montgomery, l'acteur de la série Stranger Things a aussi posté un message pour inciter les personnes à donner.

Un répit ce dimanche ?

Au lendemain de conditions météorologiques catastrophiques, dimanche a offert un répit relatif, avec des températures moins élevées et des précipitations dans certaines zones des Etats de Victoria et de Nouvelle-Galles du Sud. Cela devrait permettre aux autorités de reprendre le contrôle de certains brasiers, et d'évaluer plus précisément les dégâts dans certaines régions.

Inondation, pollution et cambriolages.

Ces incendies ont des conséquences induites parfois désastreuses.

Nombre de localités demeuraient sous la menace de feux échappant à tout contrôle, notamment autour de la ville d'Eden, en Nouvelle-Galles du Sud, près de la démarcation avec le Victoria.

Dans cet Etat, 150 feux continuaient de brûler, dimanche. A Cooma, plus dans l’intérieur des terres, la crise des feux s’est doublée d’une inondation quand un énorme château d’eau renfermant 4,5 millions de litres s’est effondré, entraînant une coulée de boue dans certaines maisons.

Air Visual, site indépendant mesurant la qualité de l'air, plaçait dimanche Canberra en tête des villes les plus polluées au monde, devant Delhi et Kaboul, et ce en raison des fumées émanant de brasiers non loin

La police multipliait par ailleurs les patrouilles dans certaines régions rurales affectées par les feux, en raison d'informations faisant état de pillages et de cambriolages dans des propriétés affectées.

Dans ce contexte, Scott Morrison a malgré tout annoncé la création d'une Bushfire Recovery Agency, une agence qui devra, pendant les deux prochaines années, aider les sinistrés.

La situation météorologique va en partie devenir plus favorable ces prochains jours. Dans la région de Melbourne par exemple, il fait ce dimanche une vingtaine de degrés de moins que samedi.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

QUELLE VENGEANCE POSSIBLE POUR L'IRAN

CONTRE L'ATTAQUE DES ETATS-UNIS ?

Téhéran a promis «une dure vengeance au bon endroit et au bon moment» pour venger la mort de Soleimani. Vendredi près de l'aéroport de Bagdad, une attaque de drone américaine a tué Soleimani, le chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures d'Iran, et Abou Mehdi al-Mouhandis, l'homme de l'Iran en Irak. L'escalade entre les Etats-Unis et l'Iran s'est poursuivi ce samedi. Une nouvelle frappe américaine a visé, samedi 4 janvier, les soutiens de l'Iran en Irak. Il y a eu « des morts et des blessés » dans ce raid aérien contre un convoi du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires pro-Iran désormais intégrés à l'Etat irakien, au nord de Bagdad, a indiqué une source policière.

La Suisse, qui représente les intérêts des Etats-Unis en Iran en l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays, a affirmé vendredi que son représentant avait «transmis un message que les Etats-Unis l'ont chargé de remettre» à l'Iran, sans préciser sa teneur.

Cité par le site de la télévision d'Etat iranienne, le contre-amiral Ali Fadavi, commandant en chef adjoint des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran, a affirmé que Washington avait dit «si vous voulez vous venger, vengez-vous proportionnellement à ce que nous avons fait».«Une dure vengeance». Les Américains ne sont pas en position de «décider» de la réponse de l'Iran et doivent s'attendre à une dure vengeance. Cette vengeance ne se limite pas à l'Iran», a-t-il dit, assurant que les alliés de l'Iran au Moyen-Orient sont «prêts à concrétiser cette vengeance».

L' Irak au cœur d’une lutte d’influence entre les Etats-Unis et l’Iran

Au cœur d’une lutte d’influence entre les Etats-Unis et l’Iran, l’Irak a jusqu’à présent évité une confrontation ouverte entre ses deux parrains rivaux. Depuis le retrait unilatéral américain de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018 et le rétablissement des sanctions, c’est dans le golfe Arabo-Persique que les deux Etats se défient. Une série d’incidents, qui s’est soldée par le siège de l’ambassade américaine à Bagdad par des milices chiites irakiennes liées à l’Iran, les 31 décembre 2019 et 1er janvier 2020, ont fait voler en éclat ce fragile statu quo.

La démonstration de force des milices pro-iraniennes, qui dominent les unités de la Mobilisation populaire (MP), a ravivé à Washington le spectre des attaques contre ses ambassades à Téhéran, en 1979, et à Benghazi, en Libye, en 2012. Fustigeant les raids américains contre des installations des Brigades du Hezbollah (Kataeb Hezbollah) en Irak et en Syrie, qui ont fait 25 morts dans les rangs de la milice dimanche, des milliers de membres de la Mobilisation populaire ont pénétré mardi dans la zone verte, sans interposition aucune des forces qui gardent le quartier ultra-sécurisé.

Mais de quels moyens dispose réellement l'Iran pour venger la mort de Soleimani, le chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution ?

Un front uni se constitue autour de Téhéran

Depuis l'annonce de la mort du général iranien, un front uni semble se constituer autour de Téhéran. cette attaque de Washington ayant un effet rassembleur en Iran. En effet des groupes de différentes sensibilités font front commun face à l'ennemi américain.

D'où une véritable recrudescence de groupes pro-Iran, dont certains se sont même réveillés pour l'occasion. C'est notamment le cas de l'armée du Mahdi, une milice chiite affiliée à la République islamique d'Iran, qui sévissait au début des années 2000 en Irak, lorsque les Américains occupaient le pays. L'organisation, considérée comme terroriste par les Etats-Unis depuis avril 2019, possède des forces armées capables d'une riposte lourde. Moqtada Sadr, le chef de cette milice, a demandé à ses soldats de se « tenir prêts », peu après l'annonce de la mort de Qassem Soleimani.

« En tant que chef de la résistance patriotique irakienne, j'ordonne à tous les moudjahidines, particulièrement à ceux de l'armée du Mahdi, de la Brigade du jour promis et à tous les groupes patriotiques aguerris de se tenir prêts à protéger l'Irak. » Le Hezbollah s'est déclaré prêt à répondre à l'appel de Téhéran, ainsi que le groupe Jihad islamique palestinien (JIP) et le Hamas. Un officiel du Hamas, Bassem Naim, a publié un message sur Twitter dans lequel il estime que la mort du général iranien « ouvre la porte à toutes les éventualités dans la région, sauf le calme et la stabilité ». Abu Hamza, l'un des porte-parole du groupe, a juré que leur « alliance de résistance ne sera pas défaite, que nous ne serons pas brisés ».

Pour «mener des guerres par procuration »

Si l'Iran sait qu’elle ne fait pas le poids dans le cadre d’un conflit militaire direct avec les Etats-Unis leur présence est partout dans la région : en Irak, au Yémen, dans le détroit d'Ormuz...L'Iran livrera probablement des 'proxy wars' (des 'guerres par procuration', sur un territoire voisin) selon une spécialiste. L'Irak a ainsi de fortes chances d'être le théâtre de ces affrontements. Bagdad a d'ailleurs dit redouter « une guerre dévastatrice » sur son sol, après le raid qui a tué l'homme-clé de l'influence iranienne au Moyen-Orient, mais également son premier lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, groupe paramilitaire irakien. Proche militairement des Etats-Unis et de l’Iran, l'Irak se retrouve pris entre deux feux : une prise de position, dans un sens ou l'autre, serait dommageable pour le pays.

Menacer la sécurité du détroit d'Ormuz

Hormis l'Irak, l'autre endroit stratégique dont dispose l'Iran, c'est le détroit d' Ormuz. Téhéran peut, s'il le souhaite, influer sur la sécurité et la fluidité des échanges. Plus de 30% des hydrocarbures utilisés dans le monde y transitent . Si l'Iran n'envisagera probablement pas un blocage du détroit, la sécurité peut en revanche s'y trouver fortement perturbée. Téhéran dispose en effet de missiles à proximité, dont il pourrait se servir contre la flotte américaine qui transite par Ormuz.

Depuis mi-novembre déjà, la frégate française Courbet, composée de 180 marins, assure dans le détroit d'Ormuz la sécurité maritime et lutte contre les trafics qui alimentent les caisses des réseaux terroristes. Washington a lancé, également en novembre, sa propre opération (dénommée "Sentinel") pour protéger le transport maritime dans les eaux du golfe.

L’Iran pourrait lancer une vague de cyberattaques .

Ce pays a déjà montré ses capacités à mener des cyberattaques de grande envergure, notamment contre des entreprises américaines. En mars 2019, des hackers iraniens avaient volé plus de 6 TB de données à l’entreprise américaine Citrix.

Cette même attaque visait en réalité plusieurs services gouvernementaux tels que le FBI, la Nasa ou encore l’Agence des Communications de la Maison Blanche.

L’Iran a déjà mené des cyberattaques malveillantes contre d’autres pays, notamment les installations pétrolières et les bureaux du gouvernement de l’Arabie saoudite. De plus, le gouvernement américain est convaincu que l’Iran a installé des logiciels malveillants sur des installations industrielles aux États-Unis, notamment sur des barrages.

Même si l’Iran n’a pas autant de ressources que les États-Unis en matière de cyberdéfense, il est évident que le pays pourrait lancer des attaques dans les jours qui viennent. En effet, le pays a un service de renseignement très compétent et très puissant. Au même titre que la Chine, la Russie et la Corée du Nord, le gouvernement américain considère que l’Iran fait partie des quatre nations les plus dangereuses en matière de cybersécurité. Le groupe de hackers le plus connu est IRIDIUM.

Donald Trump ne voulait pas de guerre avec l'Iran, on lui reprochait en cela d'être trop faible. « Il a voulu taper du poing sur la table en faisant le pari que l'Iran n'aurait pas les moyens de faire des représailles massives après cette attaque et cet assassinat ciblé.», analyse Loïc de La Mornais.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES INCENDIES MONSTRES EN AUSTRALIE

DES CONSEQUENCES DEVASTATRICES

La situation pourrait durer « des mois ». Voilà ce qu'a annoncé le Premier ministre australien, Scott Morrisson, le jeudi 2 janvier alors que le pays est en proie aux flammes depuis septembre.

Les incendies ont déjà ravagé plus de 5,5 millions d’hectares soient plus que la surface d’un pays comme le Danemark.18 personnes ont perdu la vie, une vingtaine est portée disparu et des milliers d’habitants ont dû fuir leur logement.

Près de 4 000 d’entre eux, vivant dans la cité balnéaire de Mallacoota, se sont retrouvés bloqués sur la plage et évacués. Au total, selon une estimation de chercheurs de l'université de Sydney, 480 millions d'animaux sont morts à cause des incendies. Et la situation ne semble pas du tout s’améliorer.

Près d'un demi-milliard d'animaux touchés

Depuis le mois de septembre dernier, quelque 480 millions d'animaux (mammifères, oiseaux et reptiles) ont subi les conséquences directes et indirectes des incendies dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, selon une étude de l'université de Sydney. Près de 30 % des koalas, ces marsupiaux endémiques symboles de l’île, pourraient avoir été tués dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud. « Beaucoup de ces animaux ont sans doute été tués directement dans les flammes, précise l'université sur son site, tandis que les autres sont morts par la suite faute de nourriture et d'abri, et en raison de la prédation des chats sauvages introduits et des renards roux. »

Les incendies auront donc des effets profonds et durables sur l'écosystème et la biodiversité du sud de l'Australie. « Sur le long terme, la reconstruction des populations de nombreuses espèces locales va être un défi. Un grand nombre d'entre elles ont été indéniablement affectées par ces feux », résume le chercheur Chris Dickman, sur 7 News.

Des tempêtes pyrocumulonimbus  « dragons cracheurs de feu »

Les incendies, qui ont peu à peu fusionné, sont si importants qu’ils génèrent leur propre météo. Ils forment des pyrocumulonimbus, des nuages surnommés « dragons cracheurs de feu » par la NASA. Ceux-ci provoquent des orages géants, peu chargés en pluie mais avec un fort potentiel de création d'éclairs. Ceux-ci vont créer de nouveaux incendies en touchant le sol. Ce phénomène, rare, devrait se multiplier avec le réchauffement climatique.

« Ce que nous savons sur les conditions de ces tempêtes pyrocumulonimbus est qu’il faut un temps chaud, sec et venteux », explique le Dr Mike Fromm, spécialiste, au Guardian. « Si ces facteurs s’intensifient avec le changement climatique, il est raisonnable d’anticiper un risque supplémentaire de telles tempêtes de feu », prévient-il.

Les glaciers néo-zélandais touchés par les fumées

Alors que dans la capitale australienne la qualité de l’air est devenue la plus mauvaise du monde, les conséquences de ces incendies hors normes traversent les frontières. La fumée a atteint les côtés de la Nouvelle-Zélande, a plus de 2 000 km de l’Australie. Ce nuage de fumée a teinté les glaciers, habituellement d’une couleur blanche éclatante, d’un marron terne. Le glacier Franz Josef en Nouvelle-Zélande a pris une coloration ocre en raison des fumées, comme en témoignent plusieurs photographies prises le 1er janvier et partagées sur les réseaux sociaux. Des images du glacier Tasman noyé dans une brume brune ont aussi été diffusées.

Ce phénomène fait craindre aux scientifiques une accélération de la fonte des glaciers concernés. En effet, ces brumes sont susceptibles de modifier l'albédo des glaces, c'est-à-dire leur capacité à renvoyer l'énergie solaire. Une coloration plus sombre amoindrit la réfraction des glaces blanches, ce qui augmente également la température moyenne. Voici pourquoi l'ancienne Première ministre néo-zélandaise, Helen Clark, écrit que le dépôt de cendres australiennes sur les glaciers risquait « d'accélérer leur réchauffement ». Selon Andrew Mackintosh, ancien directeur du Antartic Research Center, cet événement pourrait augmenter la fonte des glaciers de 20 à 30% cette saison. Cet effet induit par les poussières ne devrait pas se prolonger au-delà d'un an, mais la possible répétition des incendies pourrait à terme jouer un rôle dans la disparition des glaciers néo-zélandais.

L'Australie, un des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre par habitant

L'Australie est habituée aux feux de forêts lors de l'été austral, mais cette année, ils ont été particulièrement précoces et violents en raison d'une période de sécheresse prolongée. Lundi, dans l'État d'Australie occidentale, les températures ont atteint 47°C. Elles ont dépassé 40°C à travers tout le territoire.

Le Premier ministre conservateur Scott Morrison a admis tardivement un lien entre ces incendies et le changement climatique mais s'est refusé à revenir sur sa politique favorable à l'industrie minière du charbon.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

INCENDIES HORS DE CONTROLE EN AUSTRALIE

Une centaine de foyers actifs dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud dont la capitale est Sydney et l’Etat le plus peuplé d’Australie avec 5 millions d’habitants, une cinquantaine dans celui, voisin, du Victoria , et d’autres encore en Australie-Occidentale et en Tasmanie… L’Australie brûle, toujours ravagée par des feux de forêts meurtriers, en particulier dans le sud-est du pays-continent.

Depuis septembre et le début de la saison des feux de brousse, ces incendies ont englouti 5,4 millions d’hectares- soit une zone plus vaste que les Pays-Bas-, détruit 1.300 habitations, tué 17 personnes… Et 480 millions d’animaux.

Des facteurs climatique et météorologique réunis

Les vents et fortes températures font craindre le pire sur le front des incendies.

De plus la sécheresse qui a frappé l’Australie l’hiver dernier a fait chuter très bas la teneur en eau des végétaux qui sont des plus inflammables.

Et la chaleur extrême - plus de 40°C en ce moment en Australie –, va encore diminuer d’un cran la teneur en eau des végétaux, ce qui accroît grandement leur inflammabilité.

Une autre raison expliquant l’importance de l’extension des feux et leur vitesse de propagation est qu’ils se nourrissent du « bush ».

Couvrant 800 000 km2 de l’Australie, soit une fois et demi la surface de la France, ce peut être une savane (brousse) herbeuse et broussailleuse ou bien des forêts d’acacias, de Melaleuca et d’eucalyptus avoisinant les 10 mètres de haut.

Des feux hors de contrôle

Ces départs de feux sont précoces dans la saison – on n’est qu’au début de l’été austral –, violents et longs. Ils sont favorisés par des températures records supérieures à 40 °C (jusqu’à 45 °C), la sécheresse ainsi que des vents soufflant en rafales d’est en ouest. Un nouveau pic de chaleur est attendu samedi 4 janvier, un élément favorable à la progression des incendies.

Les flammes sont reparties de plus belle ces derniers jours. Au point que, ce jeudi, la Nouvelle-Galles du Sud est passé de nouveau en état d’urgence pour la troisième fois. Dans une zone côtière au sud de Sydney, les touristes ont 48 heures pour évacuer.

Dans la zone côtière de 200 kilomètres de long, depuis la pittoresque ville de Batemans Bay (200 kilomètres de long, depuis la pittoresque ville de Batemans Bay à environ 300 km au sud de Sydney) vers le sud et l’État de Victoria. Il s’agit de la plus importante opération d’évacuation que la région ait jamais connue. Les évacuations forcées sont autorisées à compter de ce vendredi et pendant sept jours.

Les autorités australiennes s’attendent en effet à un samedi noir sur le front des incendies, en anticipant des rafales de vents soutenues et des températures supérieures à 40°C. Quant au Premier ministre australien, Scott Morisson, il a évoqué, toujours ce jeudi, la possibilité que cette situation perdure des « mois ».

Evacuation et convoi d'aide humanitaire

Le directeur adjoint du service des pompiers de L’État, Rob Rogers, a mentionné que les pompiers étaient incapables d'éteindre ou même de contrôler les incendies en cours. « Le message c'est qu'il y a tellement de feux dans cette zone que nous ne sommes pas en capacité de les contenir », a-t-il déclaré à ABC.

« On doit juste s'assurer qu'il n'y a plus personne sur leur chemin. » Les autorités n’ont pas encore pu entrer en contact avec tous les habitants des régions rurales les plus isolées.

Des navires et avions militaires ont été déployés pour convoyer de l'aide humanitaire et évaluer les dégâts dans les régions les plus isolées. Un navire de la marine est arrivé jeudi matin dans la cité balnéaire de Mallacoota, où des personnes se sont réfugiées pendant des heures sur la plage pour échapper aux flammes qui ont atteint la ville.

Cette crise sans précédent a donné lieu à des manifestations pour demander au gouvernement de prendre immédiatement des mesures contre le réchauffement climatique qui serait, selon des scientifiques, un facteur favorisant ces incendies plus précoces, plus longs et plus violents que jamais.

Le premier ministre, Scott Morrison, qui a renouvelé son soutien à la lucrative mais très polluante industrie du charbon australienne, est très critiqué.

Le 2 janvier, il a donné sa première conférence de presse depuis ce regain des incendies, assurant « qu'absolument tous les efforts » sont déployés pour venir en aide aux habitants les plus touchés.

Jenny Chase  pour DayNewsWorld

LA MORT DU GENERAL SOLEIMANI TUE

PAR LES AMERICAINS OU L' ESCALADE

DES TENSIONS ENTRE LES ETATS-UNIS ET L'IRAN

Le président américain a ordonné de tuer le très puissant général iranien Qassem Soleimani à Bagdad en Irak. C'est Donald Trump lui-même qui a décidé de cette intervention. « Sur ordre du président, l'armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l'étranger en tuant Qassem Soleimani », a indiqué le Pentagone dans un communiqué.

« La prochaine étape était de cogner encore plus fort, il l'a fait »

Une escalade des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis

Cette personnalité iranienne a été tuée dans un bombardement américain en Irak. Un événement qui prend racine dans un contexte de brusque accélération des tensions ces derniers jours, sur fond de mésentente tenace entre les deux pays.

Depuis plusieurs semaines, la tension est en effet montée d'un cran dans la région entre l'Iran et les Etats-Unis. Un sous-traitant américain a été tué la semaine dernière, après une série d'attaques contre la personnel diplomatique et militaire américain sur place, avant que l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad ne soit prise pour cible mardi par des partisans de milices irakiennes pro-Iran.

Depuis l'élection de Trump en 2016, plusieurs épisodes de tension avaient déjà éclaté dans cette région du Moyen-Orient. En juin dernier, après la destruction par l'Iran d'un drone américain, Donald Trump avait lui-même reconnu avoir ordonné une frappe militaire… avant de l'annuler, dix minutes seulement avant l'opération.

Le général  Qassem Soleimani : l’architecte de la stratégie régionale du régime de Téhéran

L’attaque ciblée perpétrée la nuit dernière par les forces américaines contre le général iranien Soleimani est un nouveau choc dans tout le Moyen-Orient.Car l’homme visé était beaucoup plus qu’un général, c’était l’architecte de la stratégie régionale du régime de Téhéran, l’un des hommes clef du régime des Mollah

« Un combattant qui a forgé, depuis l’intervention américaine en Irak en 2003, la stratégie régionale du régime iranien. Pour reprendre pied en Irak en soutenant les milices chiites qui ont profité du chaos laissé par les Américains. Pour renforcer le poids du Hezbollah au Liban, où il fut très actif durant toute la guerre de 2006 entre l’armée israélienne et les forces du Hezbollah. Celui du Hamas palestinien. Des milices au Yémen, et surtout des groupes armés ayant permis le maintien de Bachar el Assad en Syrie », selon un confrère.

Le fiasco irakien des années Bush a fait un vainqueur : l’Iran . Le pays des Mollahs a pu étendre son influence dans toute la région. Et l’artisan de cette montée en puissance n’était autre que le symbole des Gardiens de la Révolution, Qassem Soleimani.

Vers une déstabilisation du Moyen-Orient

La mort du chef de la force Quods des Gardiens de la Révolution est donc un « casus belli » pour toute la région. D'ailleurs le régime iranien a déjà annoncé que la vengeance serait au rendez-vous. Une multitude d’acteurs vont vouloir participer à la « vengeance » iranienne contre Washington le Grand Satan américain. Les formes qu’elle peut prendre sont multiples. De l’attaque ciblée contre des intérêts américains dans la région ou ailleurs dans le monde à une stratégie d’embrasement dans un ou plusieurs pays.

Si la réaction de Téhéran ne s'est pas fait attendre, tout le monde se demande comment les dirigeants américains vont gérer la suite.

L' Amérique de Donald Trump n'est plus celle des années 2000 : sur le repli et hostile aux instruments du multilatéralisme elle risque donc de se retrouver encore plus seule qu’en 2003,lors de son intervention en force qui avait divisé les Européens et contraint Paris à s’opposer à son allié américain.

De plus les équilibres des forces à l’international ont changé. La Turquie se considère autorisée à intervenir en Syrie, et maintenant en Libye, sans consulter le moins du monde ses alliés de l’OTAN. L’Iran, en outre, est un fournisseur important de la Chine en hydrocarbures.

La guerre en Syrie a renforcé le partenariat avec la Russie qui a mis en garde vendredi contre les conséquences de cette opération américaine qualifiée par Moscou de « hasardeuse » et synonyme d’un « accroissement des tensions dans la région ».

La question d'un éventuel conflit majeur à venir  dépend de la réponse donnée par l'Iran  après la mort de Qassem Soleimani . Par des attaques contre des navires dans le Golfe Persique ou par une épreuve de force classique en attaquant les États-Unis avec des missiles sur les bases américaines présentes dans le Golfe persique...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CARLOS GHOSN LA GRANDE EVASION

L'ancien chef de Renault-Nissan, assigné à résidence à Tokyo, accusé de corruption, s'est enfui à Beyrouth

Carlos Ghosn, c'est pour beaucoup la chute du roi de la mondialisation: des fêtes à Versailles à la prison du Japon.

L'ancien président de Renault Nissan, accusé de corruption, s'échappe par avion privé du Japon à Beyrouth

Une fuite digne des  films policiers pour échapper à la justice japonaise, qui interroge les autorités japonaises et risque de compromettre celles de la France.

L'évasion rocambolesque du Japon de l'ancien chef de Renault-Nissan Carlos Ghosn laisse beaucoup de questions en suspens sur la façon dont le plus célèbre prisonnier du Japon pourrait s'échapper sans que personne ne le remarque ou ne le reconnaisse: qui sont donc ses complices, pourquoi a-t-il choisi le Liban ?

En tant que destination ayant également la nationalité française et brésilienne, que va-t-il lui arriver maintenant et comment le gouvernement français, actionnaire de Renault et allié du Japon dans le G7, va-t-il gérer cette crise délicate ?

Ghosn, qui était assigné à résidence à son domicile à Tokyo (Japon) en attendant son procès, avait été libéré le 24 avril, après avoir passé 130 jours en prison. L'ancien chef de Renault-Nissan, le fils d'un Libanais installé au Brésil, a été inculpé pour avoir caché des revenus au Trésor japonais et pour abus de confiance aggravé. Il avait été arrêté le 19 novembre 2018.

L'ancien chef de Renault-Nissan s'est échappé du Japon et est arrivé à Beyrouth (Liban) dans un avion privé en provenance de Turquie. Pour l'instant, la façon dont il a quitté l'île est ignorée.

"Je suis actuellement au Liban. Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais où règne la présomption de culpabilité, où la discrimination est généralisée et où les droits de l'homme sont méprisés. Et tout cela avec un mépris absolu des lois et traités internationaux que le Japon a ratifié et est obligé de respecter ", a déclaré Ghosn le 31 décembre dans un communiqué confirmant son évasion.

À l'heure actuelle, la manière dont l'ancien directeur a réussi à quitter le Japon sans être détecté par les autorités japonaises est inconnue. Carlos Ghosn n'a pu voyager avec aucun de ses trois passeports - français, brésilien et libanais - car son avocat japonais les avait comme condition de son assignation à résidence. Les services d'immigration japonais n'ont aucune trace de leur départ du pays.

L'ancien patron de Renault-Nissan est entré au Liban légalement. Il est né au Brésil et a grandi au Liban, le pays d'origine de sa famille, avant d'aller étudier en France.

Selon le journal Le Monde, sa femme, Carole Ghosn, aurait orchestré l'évasion de son mari. Si cela est vrai, on ignore comment sa femme a pu le contacter, la justice japonaise ayant interdit toute communication entre eux. Entre le Liban et le Japon, il n'y a pas de traité d'extradition.

Le gouvernement français dit avoir appris la nouvelle "par la presse". "Les autorités françaises n'ont pas été informées de son départ du Japon et n'ont aucune connaissance des circonstances de son départ", a indiqué le Quai d'Orsay, le ministère = des Affaires étrangères, dans un communiqué.

Le ministre français de l'Intérieur, Christophe Castaner, a pour sa part déclaré simplement que "personne, quelle que soit sa nationalité, ne devrait être exempté de la bonne application de la loi".

Carlos Ghosn a symbolisé pendant des années le succès d'un certain capitalisme français en sauvant Renault et en fusionnant avec Nissan.

Au Liban , pour certains, l'évasion de Ghosn ressemble au retour du fils prodigue.

Nul doute que l’ancien patron de l’Alliance Renault Nissan va continuer à se battre pour prouver son innocence.

« Je n’ai pas fui la justice, je me suis libéré de l’injustice et de la persécution politique », a confié par voie de communiqué  Carlos Ghosn à son arrivée sur le sol libanais.

A suivre .....


Alize Marion pour DayNewsWorld

MOSCOU DEPLOIE LE MISSILE HYPERSONIQUE AVANGARD

L'armée russe a mis en service les premiers missiles hypersoniques Avangard dans un de ses régiments. Cette nouvelle arme développée par Moscou peut atteindre la vitesse de Mach 20 (plus de 20.000 km/h).

C'est en mars 2018 que Vladimir Poutine avait lui-même dévoilé une nouvelle génération de missiles russes, le premier d'entre eux à entrer en exploitation étant l'Avangard, qui file selon Moscou à une vitesse Mach 20 et capable d'atteindre Mach 27, soit 27 fois la vitesse du son et plus de 33.000 kilomètres par heure. Il est également capable de changer de cap et d'altitude. Les missiles Avangard, testés avec succès en décembre 2018 ont une portée de 4000 km.Ces armes perceraient tout type de bouclier anti-missile« C'est un système de missile intercontinental, pas balistique. C'est l'arme absolue », s'était félicité M. Poutine en juin 2018.

« Je ne pense pas qu'un seul pays dispose d'une telle arme dans les années qui viennent. Nous l'avons déjà », avait-il ajouté.

Ce système fait partie d'une nouvelle génération de missiles capables, selon Moscou, d'atteindre une cible quasiment partout dans le monde et de surpasser n'importe quel bouclier antimissile existant, tel que le système déployé par les Etats-Unis en Europe.

«Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a informé le président Poutine la mise en service à 10h00 heure de Moscou du premier régiment équipé des nouveaux systèmes stratégiques hypersoniques Avangard», a indiqué le ministère dans un communiqué cité par les agences russes.

«Evénement fantastique»

M. Choïgou a «félicité» les militaires russes, jugeant que le déploiement des missiles était «un événement fantastique pour le pays et pour les forces armées». En décembre 2018, l'armée russe avait indiqué que le premier régiment de missiles Avangard serait déployé dans la région d'Orenbourg

La Russie a annoncé vendredi la mise en service de ses premiers missiles hypersoniques Avangard. Il s'agit de l'une des nouvelles armes développées par Moscou et vantées par le président Vladimir Poutine comme «pratiquement invincibles».

Ce système fait partie d'une nouvelle génération de missiles capables, selon Moscou, d'atteindre une cible quasiment partout dans le monde et de surpasser n'importe quel bouclier antimissile existant, tel que le système déployé par les Etats-Unis en Europe.

L'Avangard file selon Moscou à une vitesse de Mach 20. Il est capable d'atteindre Mach 27, soit 27 fois la vitesse du son et plus de 33'000 kilomètres par heure. Il est capable de changer de cap et d'altitude, le rendant «pratiquement invincible», selon le président russe.

«C'est un système de missile intercontinental, pas balistique. C'est l'arme absolue», s'était vanté Vladimir Poutine en juin 2018. «Je ne pense pas qu'un seul pays dispose d'une telle arme dans les années qui viennent. Nous l'avons déjà», avait-il ajouté, alors que les relations avec les Occidentaux sont au plus bas.

Missiles, drones, laser

Une autre arme vantée comme «invincible» par Vladimir Poutine, le missile lourd balistique intercontinental de cinquième génération Sarmat, doit être livrée aux forces armées russes en 2020. Le Sarmat n'aurait «pratiquement pas de limites en matière de portée» et serait «capable de viser des cibles en traversant le pôle Nord comme le pôle Sud».

Parmi les autres systèmes en développement figurent un drone sous-marin à propulsion nucléaire, des missiles hypersoniques destinés aux chasseurs russes ou encore un mystérieux «laser de combat».

L'annonce de l'arrivée des Avangard dans l'armée russe intervient alors que Moscou et Washington ont suspendu cette année leur participation au traité bilatéral de désarmement INF, datant de la Guerre froide.

La question de l'avenir du traité START de réduction des arsenaux nucléaires, qui arrive à échéance en 2021, est également en question.

Alize Marion pour DayNewsWorld

PRIMAIRE EN ISRAEL OU UN REFERENDUM

SUR LE PREMIER MINISTRE

Les membres du Likoud de Benyamin Nétanyahou votent jeudi pour désigner leur chef lors d’une primaire réclamée par le principal rival du premier ministre israélien, Gideon Saar, déterminé à lui ravir le parti.

Le vainqueur de la primaire aura la lourde tâche de mener la campagne de la formation de droite pour les législatives de mars, les troisièmes en moins d’un an.

Les bureaux de vote ont ouvert à 9h locales, et les quelque 116 000 membres du Likoud sont appelés à voter jusqu’à 23 h.

À 18h, le taux de participation était de 30%, selon le parti. Les résultats devraient être dévoilés au petit matin.

Sur Twitter, M. Nétanyahou, 70 ans, a appelé ses partisans à voter en masse. «Le taux de participation est très bas, la victoire de la droite dépend de vous», a-t-il affirméIl a également publié sur Facebook une vidéo le montrant en train de téléphoner à des membres du parti pour les convaincre de voter pour lui.

«Il faut un changement»

En arrivant au bureau où il a voté près de Tel Aviv, Gideon Saar estime qu’il s’agit d’«un jour fatidique» pour le Likoud et pour Israël. «Nous pouvons gagner aujourd’hui et emprunter un nouveau chemin qui nous permettra de former un gouvernement fort et stable», a-t-il dit.

La primaire, aux allures de référendum sur la popularité de M. Nétanyahou dans ses propres rangs, a peu de chances d’être remportée par le député Saar.

Mais si elle aboutit à un résultat serré, ce sera un coup dur pour le premier ministre, à la tête du Likoud depuis 1993 – hormis six ans lorsque le parti était dirigé par Ariel Sharon – et chef du gouvernement le plus pérenne de l’histoire d’Israël.

Cette consultation intervient également un peu plus d’un mois après l’inculpation de M. Nétanyahou pour corruption, fraude et abus de confiance. De «fausses accusations» selon lui.

Suite à cette inculpation, des rivaux au sein du Likoud, en tête desquels M. Saar, avaient appelé à la tenue de cette primaire.

Le député Saar plus marqué à droite

M. Saar a été plusieurs fois ministre, avant de mettre sa carrière politique entre parenthèses en 2014 après avoir été écarté par M. Nétanyahou.

Si M. Saar est encore plus marqué à droite que le premier ministre, notamment sur la question palestinienne, il joue la carte du rassembleur au-delà de son propre camp, en misant sur ses relations avec des chefs d’autres partis.

Il pourrait aussi bénéficier du fait que le parti Bleu-Blanc de Benny Gantz s’est refusé de partager le pouvoir avec un premier ministre inculpé. En attendant, selon de récents sondages, un Likoud dirigé par M. Saar remporterait moins de sièges aux législatives que s’il était dirigé par M. Nétanyahou.

Toutefois, si M. Saar l’emporte à la primaire, des électeurs du Likoud pourraient se tourner vers d’autres partis de droite, ceux qui n’avaient pas atteint le seuil de 3,5% des votes pour entrer au Parlement lors des précédents scrutins.

Dans ce cas, le camp de droite pourrait potentiellement atteindre le seuil de la majorité parlementaire nécessaire pour former un gouvernement.

Pour M. Nétanyahou, il est essentiel de rester au pouvoir : la loi prévoit que tout ministre poursuivi pénalement doit démissionner, mais cela ne s’applique pas au premier ministre.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

LES ETATS-UNIS SURVEILLENT DE PRES

LA COREE DU NORD

Après leur rapprochement spectaculaire l'année dernière, les États-Unis de Donald Trump et la Corée du Nord de Kim Jong-un voient leurs relations se refroidir à l'approche de la fin d'année. Pyongyang a fixé un ultimatum à Washington.

Le président américain Donald Trump a en effet affirmé lundi que les États-Unis surveillaient la Corée du Nord « de très près » à l'approche d'un ultimatum fixé par Pyongyang à Washington pour la fin de l'année. « Je serais déçu si quelque chose était en préparation, et si c'est le cas, nous nous en occuperons », a-t-il déclaré. « Nous surveillons la Corée du Nord de très près » . Pyongyang a fait ces dernières semaines une série de déclarations véhémentes, et fixé à Washington un ultimatum pour la fin de l'année, lui promettant, faute de progrès dans leurs discussions, un « cadeau de Noël » empli de menaces.

Un nouvel essai de missile ?

Les négociations sont dans l'impasse depuis l'échec du sommet de Hanoï en février entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Les États-Unis exigent que la Corée du Nord renonce d'emblée à tout son arsenal atomique, alors que cette dernière réclame une levée rapide d'au moins une partie des sanctions internationales qui étranglent son économie. Le ministre américain de la Défense Mark Esper a jugé lundi « inquiétant » le discours de Pyongyang, et estimé « probable » que la Corée du Nord procède à un nouvel essai de missile avant la fin de l'année si elle n'était pas satisfaite de l'avancée des négociations. L'émissaire des États-Unis pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, avait qualifié plus tôt, depuis Séoul, les exigences de Pyongyang d' « hostiles », « négatives » et « malvenues ».

Chine et Russie demandent à l'ONU « ajuster les sanctions contre la Corée du Nord»

De leurs côtés, la Russie et la Chine ont transmis lundi à leurs partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU une proposition «d'ajuster les sanctions contre la Corée du Nord» en fonction des étapes franchies par ce pays vers une dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Contenue dans un projet de résolution qui a surpris plusieurs missions diplomatiques, la proposition souligne aussi la nécessité d'avoir «l'approche la plus favorable» face aux exemptions demandées aux sanctions ayant un objectif humanitaire.Sans détailler ce que devra faire précisément la Corée du Nord pour obtenir un allègement des sanctions, le projet russo-chinois réclame, pour améliorer le niveau de vie des Nord-Coréens, l'arrêt de plusieurs dispositions clés datant de 2016 et 2017 du texte, en se félicitant «du dialogue entre les États-Unis et la Corée du Nord à tous les niveaux» en faveur d'une nouvelle relation.

Les deux pays appellent par ailleurs «à une reprise rapide des pourparlers à six» (Chine, les deux Corées, les États-Unis, la Russie et le Japon), lancés en 2003 mais dont Pyongyang s'est retiré en 2009.

Alize Marion pour DayNewsWorld

FORTES  TENSIONS EN INDE

A CAUSE

D'UNE REFORME DE LA NATIONALITE

L'Inde fait face à de nouvelles manifestations contre une loi sur la citoyenneté jugée discriminatoire à l'encontre des musulmans, donnant lieu à de violents heurts à New Delhi. Surtout concentrées dans le nord-est de l'Inde ces derniers jours, entraînant la mort de six personnes, les mobilisations se sont étendues, dimanche 16 décembre, à plusieurs campus du pays, en réaction aux violences plus tôt dans la journée au sein de l'université Jamia Millia Islamia de la capitale.

La police est entrée dans l'Université de Delhi Jamia Millia Islamia après les affrontements pour procéder à des arrestations, bien que l'établissement ait affirmé que ses étudiants n'avaient pas pris part aux désordres. Dans le grand État d'Uttar Pradesh (nord), les autorités ont coupé internet dans plusieurs zones après des manifestations à Aligarh, siège d'une grande université et d'une large population musulmane.

Le « Citizenship Amendment Bill »

À l'origine de ce mouvement de contestation, le "Citizenship Amendment Bill" (CAB), approuvé la semaine dernière par le Parlement indien, qui régularise des réfugiés venus d’Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh et leur accorde la nationalité sur des critères religieux, à l’exception des musulmans. Cette nouvelle loi concerne des minorités religieuses dont les hindous et les sikhs. Dans le nord-est indien, région mosaïque en proie à des heurts intercommunautaires fréquents, les manifestants s'opposent à la législation au motif qu'elle entraînerait selon eux un afflux dans leur région de réfugiés hindous du Bangladesh frontalier.

Pour ses détracteurs, cette loi s'inscrit dans la volonté du pouvoir nationaliste hindou de marginaliser la minorité musulmane dans le pays de 1,3 milliard d'habitants. Les musulmans représentent 14 % de la population (un peu moins de 200 millions de personnes), Ils sont la cible régulière du gouvernement depuis l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi (BJP) en 2014.

Le ministre de l'Intérieur Amit Shah a de nouveau lancé le 15 décembre un appel au calme en affirmant que les cultures locales des Etats du nord-est n'étaient pas menacées, alors que certains redoutent un afflux d'immigrants du Bangladesh. «La culture, la langue, l'identité sociale et les droits politiques de nos frères et sœurs du Nord-Est demeureront», a déclaré Amit Shah lors d'un rassemblement dans l'Etat de Jharkhand.

Des organisations de défense des droits humains et un parti politique musulman ont déposé un recours contre la loi devant la Cour suprême, en arguant qu'elle est contraire à la Constitution et aux traditions séculaires indiennes.. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a qualifié le texte de « fondamentalement discriminatoire ».

« La vision des nationalistes hindous est le pendant de ce qui existe au Pakistan, ce qui est triste car l’Inde s’est tenue à un autre modèle de démocratie, un modèle laïc où toutes les religions ont leur place », déplore Mira Kamdar, auteure du livre L’Inde au XXIe siècle.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'ECHEC CRIANT DE LA COP 25

La conférence climat de l'ONU qui s'est terminée dimanche 15 décembre 2019 n'a pas été à la hauteur de l'urgence climatique. Les pays réunis ont adopté un accord a minima, sans s'entendre sur des points essentiels en raison des réticences de certains Etats.

Le marché carbone et l'effort de solidarité à l'égard des pays les plus vulnérables sèment toujours la division parmi les 197 pays participants durant cette grand-messe internationale sur le climat organisée cette année à Madrid sous l'égide des Nations-Unies.

La remise à plat des mécanismes des marchés du carbone, essentielle au bon fonctionnement de l'accord de Paris, est toujours au point mort. L'Australie, notamment, refuse de sacrifier ses vieux crédits carbone, hérités du protocole de Kyoto, sur l'autel des nouveaux objectifs de réduction des émissions de CO2.

Les discussions ont piétiné également sur la reconnaissance des pertes et dommages irréversibles causés par le réchauffement. Les pays riches, qui portent une responsabilité historique dans ce phénomène, rechignent toujours à réparer les dégâts.

Kristina Stege, la représentante de la République des îles Marshall promeut une « High Ambition Coalition » pour pousser les pays à déposer en 2020 leur nouveau plan de réduction de gaz à effet de serre - les NDCs dans le jargon onusien.

Quelque 80 pays se sont engagés à présenter un rehaussement de cette ambition mais ils ne représentent qu'environ 10% des émissions mondiales. Les appels de nombreux pays et de l'Union européenne, qui s'est engagée à parvenir à la neutralité carbone en 2050, à adopter des objectifs plus ambitieux se sont heurtés jusqu'au bout à la résistance de plusieurs gros pollueurs, notamment le Brésil, la Chine, l'Australie, l'Arabie saoudite et les Etats-Unis. Dans un communiqué commun, la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil soulignent que les «lacunes d'avant 2020 (...) doivent être évaluées et comblées, sans transférer aucune charge aux pays en développement».

De plus les pays émergents comme le Brésil et l'Inde, conditionnent leurs futures NDCs à un renforcement de l'aide aux pays en développement.

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, s’est dit « déçu ». « La communauté internationale a perdu une occasion importante de faire preuve d’une ambition plus grande », a-t-il déploré, ajoutant : « Nous ne devons pas abandonner. »

«Ces discussions [à la COP] reflètent le décalage entre les dirigeants d'un côté et l'urgence montrée par la science et les demandes des citoyens dans les rues», a résumé Helen Mountford, du think tank World Resources Institute, estimant que l'esprit de l'Accord de Paris n'était désormais plus qu'un «lointain souvenir».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

UN MYSTERIEUX TEST TRES IMPORTANT

EN COREE DU NORD

La Corée du Nord a mené un test «très significatif» depuis la base de lancement de satellites de Sohae, située sur la côte occidentale du pays, a rapporté dimanche 8 décembre 2019 l'agence de presse officielle KCNA.

Le résultat de ce test aura un « effet important » en changeant le « statut stratégique » de la Corée du Nord, a ajouté un porte-parole de l’Académie nationale des sciences du Nord.

L’agence ne donnait pas plus de précisions sur l’engin ou l’arme testée.

Lors d’un sommet à Séoul en septembre 2018, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’était engagé à fermer le site de Sohae, également connu sous le nom de Tongchang-ri.

En mars avaient été cependant repéré par satellite des travaux sur cette base en vue d’une « rapide reconstruction ».

La dénucléarisation de la Corée du Nord semble s’éloigner un peu plus.

« La situation actuelle dans la péninsule coréenne est grave », ont estimé les présidents américain et sud-coréen, Donald Trump et Moon Jae-in, lors d’une conversation téléphonique samedi 7 décembre 2019 .

Carl Delsey pour DayNewsWorld

SOMMET DE L'OTAN

MALGRE LES DISSENSIONS UNE VOLONTE DE COHESION DANS LA DECLARATION

Les 29 membres de l'Otan ont adopté, mercredi 4 décembre, à l'issue d'un sommet du 70e anniversaire pourtant marqué par d'importantes dissensions, une déclaration commune affirmant leur « solidarité, unité et cohésion ».

« La solidarité, l'unité et la cohésion sont des principes fondamentaux de notre Alliance », ont rappelé mercredi les 29 membres de l'Otan dans une déclaration commune à l'issue du 70e sommet de l'Alliance atlantique dans un golf à Watford, en banlieue de Londres.

Une phrase loin d'être anodine alors que des dissensions sont apparues ces derniers mois.

« L'Otan reste le fondement de notre défense collective et le forum essentiel pour les consultations et la prise de décision en matière de sécurité entre Alliés », rappelle le communiqué publié à l'issue d'une réunion.

Le texte relève aussi les « menaces » que représentent « les actions agressives » de la Russie, comme « le terrorisme sous toutes ses formes » tout en assurant être une alliance uniquement « défensive », qui « ne représente une menace pour aucun pays ».« Les Alliés sont fermement attachés à la pleine mise en application du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) dans tous ses aspects, à savoir le désarmement nucléaire, la non-prolifération et les utilisations de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques », rappelle aussi le communiqué.

Des dissensions

Dans ce communiqué final, pour la première fois, l’Otan reconnaît la montée en puissance de la Chine comme un « défi », évoquant par exemple l'enjeu de la 5G.

Les membres de l'Alliance ont tenté tant bien que mal de préserver leur unité pour ce 70eme anniversaire de l'Otan, mais les dissensions restent nombreuses et le rendez vous a aussi été assombri par un départ précipité de Donald Trump, qui a quitté le Royaume-Uni sans faire de conférence de presse finale.

Le président américain était semble-t-il très vexé. Il faut dire que les 25 secondes d'une vidéo où les Premiers ministres néerlandais, canadiens, britanniques ainsi qu'Emmanuel Macron étaient rassemblés donnaient le sentiment qu'ils se moquaient de lui

À la fin de ce sommet, la presse américaine n'avait que cette vidéo à la bouche. « Le Premier ministre canadien est un hypocrite » a lâché Donald Trump piqué au vif avant de quitter le sommet avant tout le monde.

Entre des dissensions exposées au grand jour et un Donald Trump vexé par un Justin Trudeau « hypocrite », le 70e anniversaire de l'Otan a certes ressemblé à un rendez-vous manqué malgré la volonté de cohésion de ses membres face aux défis émergeant trois décennies après la fin de la Guerre froide.

Cependant, conscients des lacunes géopolitiques de l'Otan, les membres ont assigné à l’organisation une mission, celle de lancer, sous les auspices de son secrétaire général, Jens Stoltenberg, un « processus de réflexion prospective », dans le but de « renforcer la dimension politique de l’OTAN ».

Il s'agit donc de redéfinir les finalités stratégiques de l’Alliance, dans un monde qui a fondamentalement changé depuis sa création, en 1949.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

L'IRAN PRET A NEGOCIER SI LES ETATS-UNIS

LEVENT LES SANCTIONS

Le président iranien, Hassan Rohani s’est dit prêt « à discuter et à négocier » avec les États-Unis à propos de l’accord sur le nucléaire. Mais à deux conditions : discuter dans un strict cadre multilatéral, et si les Etats-Unis lèvent les sanctions qu'ils ont rétablies contre la République islamique depuis leur sortie de l'accord international sur le nucléaire iranien.

«S'ils sont prêts à mettre de côté les sanctions, nous sommes prêts à discuter et à négocier, même au niveau des dirigeants des pays du 5+1», a déclaré le président iranien Hassan Rohani, en faisant référence aux six pays ayant conclu cet accord avec l'Iran en 2015 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

Il a rappelé également avoir déjà fait « explicitement » cette offre par le passé.

« Un acte cruel de la Maison-Blanche »

Aux termes de l'accord de Vienne, Téhéran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires, afin de garantir leur nature exclusivement civile, en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie. Les Etats-Unis sont sortis unilatéralement de ce pacte en mai 2018 avant de rétablir les sanctions qu'ils avaient levées contre l'Iran, et qu'ils ne cessent depuis lors de durcir.

«Nous sommes sous sanctions. Cette situation n'est pas de notre fait mais est le résultat d'un acte cruel de la Maison-Blanche», a déclaré Hassan Rohani. «Nous n'avons pas d'autre choix que celui de la résistance et de la persévérance face à ceux qui imposent les sanctions», a ajouté le président iranien. «Dans le même temps, nous n'avons pas fermé la porte aux négociations», a-t-il encore déclaré, bornant néanmoins strictement le cadre d'un éventuel dialogue avec les Etats-Unis à celui du format des parties prenantes à l'accord de Vienne.

Le retour des sanctions américaines, qui a pour effet de pratiquement couper l'Iran du système financier international et de tarir ses exportations de pétrole a plongé l'Iran dans une violente récession.

Selon le Fonds monétaire international, le PIB iranien devrait reculer de 9,5% cette année.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

DEMISSION DU PREMIER MINISTRE IRAKIEN APRES DEUX MOIS DE VIOLENCE

Première victoire des manifestants, qui réclamaient depuis deux mois la « chute du gouvernement » irakien :

le premier ministre Adel Abdel Mahdi a annoncé ce vendredi la démission de son gouvernement. C'est une réponse directe à un appel au changement lancé par l'ayatollah irakien Ali Sistani, figure tutélaire des chiites irakiens, ont indiqué les services du premier ministre.

L'ayatollah irakien Ali Sistani, a en effet appelé le Parlement irakien, dans son sermon vendredi 29 novembre 2019, à retirer sa confiance au gouvernement, au lendemain d’une des journées les plus sanglantes de la contestation qui dure depuis deux mois dans le pays et dont le bilan atteint près de quatre cents morts.

« Le Parlement dont a émergé le gouvernement actuel est appelé à revoir le choix qu’il a fait à ce sujet et à agir dans l’intérêt de l’Irak, pour préserver le sang de ses enfants et éviter que [le pays] ne glisse dans la violence, le chaos et la destruction », a affirmé cette figure tutélaire de la politique irakienne, dans un sermon lu vendredi à Kerbala par un de ses représentants, Ahmed Al-Safi.

Ce sermon a été fait au lendemain d’une journée qui a vu une cinquantaine de jeunes manifestants tués par les forces de sécurité à Nassyriah, dans le sud, ville dont est originaire le premier ministre, et à Nadjaf, ville sainte chiite où le consulat iranien a été brûlé par des jeunes en colère contre l’influence de leur voisin.

Jusqu 'à présent le dignitaire du clergé avait exhorté la classe politique à des réformes, estimant « légitimes » les revendications des manifestants. Pour la première fois le vieux sage a appelé le gouvernement à s’effacer.

Vénéré par des millions de chiites dans le monde, à 89 ans, l’ayatollah Ali Al-Sistani reste la seule autorité du pays à n’être pas encore totalement délégitimée aux yeux de ceux qui, depuis le 1er octobre, réclament à Bagdad et dans le Sud chiite « la chute du régime »

La répression a fait plus de 400 morts et au moins 15 000 blessés à Bagdad et dans le sud de l’Irak, une révolte inédite depuis la chute de Saddam Hussein.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LA GESTION DES CAMPS DE DETENTION

DES OUIGOURS REVELEE PAR LES "CHINA CABLES"

Après la publication de plus de 400 pages de documents secrets sur l'internement des Ouïgours la semaine dernière dans le New York Times, d'autres documents ont été révélés dimanche par un consortium de journalistes. Ils montrent le contrôle absolu qu'exerce le régime chinois dans ses immenses camps de détention de la région à majorité musulmane du Xinjiang, où sont internées plus d’un million de personnes.

Une série de directives attribuées au Parti chinois, révèlent en effet le fonctionnement des camps des Ouïgours au Xinjiang. Elles donnent un éclairage inédit, car décrit de l’intérieur du régime, sur la politique de répression systématique des musulmans du Xinjiang menée par Pékin.

Des camps sous contrôle absolu du régime chinois

Les dernières révélations concernent une série de directives, approuvées en 2017 par le chef des forces de sécurité aux Xinjiang, ainsi que des rapports des services de renseignement montrant comment la police utilise l’intelligence artificielle et la collecte de données pour cibler les personnes à interner.

Les directives qualifient les détenus d’« étudiants » devant « obtenir leur diplôme ».

Elles décrivent avec une grande précision comment les gardiens doivent gérer la vie quotidienne des détenus , de l’interdiction d’entrer en contact avec le monde extérieur à la marche à suivre en cas de maladie. Les détenus sont constamment sous vidéosurveillance.

Les directives instaurent notamment un système de points pour évaluer « la transformation idéologique » des détenus, leur « respect de la discipline » et leur ardeur à « l’étude ».

Démenti de l'ambassade de Chine

À Londres, l’ambassade de Chine a nié l’authenticité des documents publiés, les qualifiant de « pures falsifications » et de « fausses informations ». « Il n’existe aucun document ou ordre pour de soi-disant “ camps de détention ”. Des centres de formation et d’entraînement professionnels ont été établis à des fins de prévention du terrorisme », a-t-elle affirmé dans un communiqué au quotidien The Guardian, qui fait partie des médias ayant publié les documents.

Détention d'un millions de musulmans, la plupart ouïgours

Plus d’un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, sont en détention dans le Xinjiang , d'après les chiffres d'experts de l'ONU et d'ONG de défense des droits de l'homme. Ces détentions sont le résultat d’une campagne de répression contre le terrorisme et l’islamisme engagée ces dernières années par le gouvernement chinois, en réaction à des attentats attribués à des indépendantistes ouïghours. Le président chinois Xi Jinping a donné l’ordre dès 2014 d’être « sans aucune pitié » contre le terrorisme et le séparatisme dans la région, selon des documents internes au régime communiste révélés par le New York Times

Des voix en Chine semblent s'élever contre la politique suivie au Xinjiang, également condamnée par les pays occidentaux.

Le mois dernier, l’intellectuel ouïgour Ilham Tohti, emprisonné à vie pour séparatisme, recevait le prix Sakharov du Parlement européen.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VICTOIRE ECRASANTE DES PRO-DEMOCRATES

A HONG-KONG

Des cris de joie ont retenti dans les rue de Hong Kong où l'on pouvait entendre des chants « Libérez Hong Kong » - l'un des slogans des manifestants antigouvernementaux. La mouvance pro-démocratie a en effet remporté largement dimanche les élections locales après six mois de contestation anti-gouvernementale, émaillée de violence.

Le camp démocrate a remporté plus de la moitié des 452 sièges du conseil de district, une première face aux candidats favorables à Pékin. À 8h du matin (minuit GMT dimanche), d'après les estimations des médias locaux, les candidats pro-démocratie avaient obtenu une majorité d'au moins 333 sièges sur 452, contre environ 52 pour le camp favorable au pouvoir en place.

Une participation inédite

L'élection des conseillers de district, qui gèrent des questions comme les ordures ménagères ou les trajets des lignes de bus, suscite d'ordinaire peu d'intérêt. La participation, de 47 % seulement lors des élections de 2015, a cependant bondi cette fois-ci à quelque 71 %, témoignant de la forte mobilisation des Hongkongais. «  La voix de l'opinion publique résonne clair et fort (...) Nous espérons que le gouvernement pourra écouter les exigences des manifestants », a affirmé au South China Morning Post l'un des candidats élus pour le Parti démocrate, Roy Kwong, membre du Conseil législatif. Ces élections étaient conçues comme une sorte de référendum sur la gestion de la crise et de la contestation par le gouvernement pro-Pékin.

Carie Lam sous pression

Certains candidats victorieux ont dit considérer le résultat du vote dans la région semi-autonome comme un signe de soutien au mouvement de contestation à même de mettre la pression sur Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif local soutenue par Pékin. « C'est le pouvoir de la démocratie. C'est un tsunami démocratique », a déclaré Tommy Cheung, un ex-leader de la manifestation étudiante qui a remporté un siège dans le district de Yuen Long, près de la frontière chinoise.

Hong Kong,ébranlé par des manifestations antigouvernementales depuis le mois de juin, connaît sa plus importante crise politique depuis des décennies. D'abord réunis contre un projet de loi d'extradition vers la Chine continentale abandonné depuis, les manifestants réclament désormais plus largement le respect des principes démocratiques et une enquête indépendante sur les violences policières. Ils dénoncent également une influence excessive de Pékin qui va selon eux à l'encontre du principe « un pays, deux systèmes » qui a présidé à la rétrocession à la Chine de l'ex-colonie britannique, en 1997.

« La performance du camp pro-démocratie enverra un signal à Pékin », a estimé Andrew Li, étudiant contestataire de 22 ans.

Hong Kong « fait partie de la Chine » quel que soit le résultat des élections locales de dimanche, a cependant rappelé lundi le ministre chinois des Affaires étrangères.

Alyson Braxton  pour DayNewsWorld

ELECTIONS LOCALES HORS NORMES A HONG-KONG AUX ENJEUX INTERNATIONAUX

La participation aux élections locales était forte, dimanche matin à Hong Kong, où la mouvance prodémocratie souhaite faire entendre sa voix et accroître la pression sur les autorités de l’ex-colonie britannique, théâtre depuis juin d’une contestation sans précédent. Des centaines de milliers d'électeurs se sont rendus , dimanche 24 novembre, aux urnes dès le matin pour des élections locales destinées à choisir les 452 membres de 18 conseils de district compétents sur des questions de vie quotidienne.

Alors qu'en temps normal ce scrutin ne soulève pas l'enthousiasme, cette fois-ci il a pris la forme d’un referendum pour ou contre Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif et son gouvernement aligné sur Pékin, qui se refusent à toute concession aux manifestants.

Une forte participation

Selon les données officielles, le taux de participation au cours des trois premières heures était près de trois fois supérieur à celui enregistré lors des précédentes élections il y a quatre ans. Au total, 4,13 millions de Hongkongais sont inscrits - sur une population totale de 7,3 millions d'habitants - soit 400.000 de plus qu'il y a quatre ans.

Les conseils de district ont toujours été dominés par un bloc d'élus totalement alignés sur Pékin. Mais après un semestre de colère dans les rues, les manifestants prodémocratie veulent profiter de cette rare occasion de s'exprimer dans les urnes pour entamer la domination des « Pro-Pékin », et donner un nouveau souffle à la contestation.

Qui peut servir la cause pro-démocratie.

Si les militants prodémocratie l'emportent, ils pourraient obtenir six sièges au Conseil législatif de Hong Kong et 117 sièges au sein d'un collège de 1 200 membres qui élit le chef de l'exécutif. Par ailleurs, certains des candidats aux législatives de l'an prochain seront issus des conseils de district. Alors que le gouvernement n'a cessé de faire planer ces dernières semaines la menace d'un report de ce scrutin en cas de persistance des violences de rue, Hong Kong a connu ces derniers jours un répit dans les manifestations, afin de ne pas hypothéquer la tenue du scrutin.

Une pause relative puisque se poursuit toujours le siège de l'Université polytechnique (PolyU), où sont retranchés des protestataires radicaux, et qui avait été le week-end précédent le théâtre de la plus violente confrontation depuis juin avec les forces de l'ordre.

Les Etats-Unis et la Chine suivent avec des intérêts divergents ces élections locales. Sur fond de guerre commerciale avec la Chine, le Congrès américain (représentants et sénateurs) a voté mercredi 20 novembre, à la quasi-unanimité, une résolution soutenant les « droits de l’Homme et la démocratie » à Hong Kong, provoquant la colère de Pékin.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

REPRESSION SANGLANTE EN IRAN SUITE

AUX EMEUTES PROVOQUEES

PAR LA HAUSSE DU PRIX DE L'ESSENCE

Depuis vendredi, l'Iran fait face à une forte contestation suite à l'annonce d'une hausse des prix du carburant de 50 %.

Totalement inattendue, l'annonce du président iranien a fait l'effet d'une bombe. Dans un pays frappé de plein fouet par les sanctions américaines, où l'inflation dépasse les 40 % et l'économie est en récession (- 9,5 % prévus cette année par le FMI), la mesure a mis le feu aux poudres.

Dès vendredi soir, de nombreux usagers sont descendus manifester dans une dizaine de villes pour exprimer leur mécontentement, fait rare dans une République islamique où les manifestations, pourtant autorisées par la Constitution, sont sévèrement réprimées.

Le mouvement de colère s'est propagé dans une cinquantaine de villes, dont Tabriz (Nord-Ouest), pourtant peu familière des manifestations. D'après un rapport des renseignements iraniens cité par Fars news, 87 000 personnes ont pris part aux manifestations dans une centaine de villes du pays, principalement dans les provinces du Khouzestan (Sud), de Fars (Sud), de Téhéran et de Kerman (centre).

Fustigeant tout d'abord la hausse du prix de l'essence, les manifestants ont ensuite étendu leurs slogans à la politique régionale de la République islamique, aux cris de « L'argent du pétrole a été perdu, il a été dépensé pour la Palestine ! » critiquant le soutien financier et militaire de Téhéran aux groupes palestiniens islamistes Hamas et Djihad islamique dans la bande de Gaza.

Coupure d'internet

Face aux manifestations en cours, le régime a décidé d’empêcher brutalement les Iraniens d’accéder au réseau mondial. Le pouvoir iranien a en effet entièrement privé le pays d'Internet, coupant l'herbe sous le pied des manifestants, qui utilisent massivement les réseaux sociaux pour se rassembler et communiquer entre eux, malgré la censure gouvernementale déjà existante. D'après l'ONG NetBlocks, spécialisée dans la cybersécurité, l'Iran a été victime ce week-end d'une « coupure quasi totale d'Internet ».

Le porte-parole du gouvernement iranien a assuré que le pays ne faisait plus face qu'à « quelques problèmes mineurs », mais que la situation était « à 80 % plus calme » que la veille.

La répression a été sanglante.

Après avoir fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les rassemblements, la police antiémeute n' a pas hésité à faire usage de tirs à balles réelles. Les heurts se sont parfois changés en véritable bataille rangée entre manifestants et forces de l'ordre.

Aucun bilan officiel n'a été donné sur le nombre des victimes. Mais selon les médias iraniens, cinq personnes au moins, dont quatre membres des forces de l'ordre ont été tuées. Pourtant, plusieurs sources en Iran évoquent la mort d'au moins une dizaine de contestataires, si ce n'est plus.

Les Nations unies parlent, quant à elles, de plusieurs dizaines de morts alors que l'ONG Amnesty international évoque le chiffre de 106 tués par balle.

La situation reste  très difficile à évaluer à l’échelle du pays, du fait de la coupure d’internet, encore largement inaccessible.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

L'INTERNEMENT DES OUIGHOURS EN CHINE REVELE PAR DES DOCUMENTS SECRETS

Des documents officiels chinois qui ont été transmis par un lanceur d'alerte au New York Times, révèlent le haut degré de coordination par Pékin de la répression des Ouïghours et autres minorités musulmanes dans la région du Xinjiang.

Les Ouïghours sont un peuple turcophone et musulman sunnite habitant la région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine et en Asie centrale. Ils représentent une des cinquante-six nationalités reconnues officiellement par la république populaire de Chine. Ils sont apparentés aux Ouzbeks.

Plus d’un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, sont en détention dans le Xinjiang , d'après les chiffres d'experts de l'ONU et d'ONG de défense des droits de l'homme. Ces détentions sont le résultat d’une campagne de répression contre le terrorisme et l’islamisme engagée ces dernières années par le gouvernement chinois, en réaction à des attentats attribués à des indépendantistes ouïghours. Le président chinois Xi Jinping a donné l’ordre dès 2014 d’être « sans aucune pitié » contre le terrorisme et le séparatisme dans la région, selon des documents internes au régime communiste révélés par le New York Times

« Rafler tous ceux qui doivent l'être »

Les plus de 400 pages de documents secrets divulgués offrent un très rare aperçu des mécanismes à l’œuvre au Xinjiang.

Les documents comprennent entre autres un discours secret de Xi Jinping de 2014, dans lequel le président chinois appelle à lutter « sans aucune pitié » contre « le terrorisme, l'infiltration et le séparatisme », en recourant « aux armes de la dictature démocratique populaire ». Ce discours a été distribué à partir de 2016 aux hauts fonctionnaires locaux pour justifier la répression, avec l'ordre de « rafler tous ceux qui doivent l'être ».

Le Times met en exergue une note adressée par Pékin à ses fonctionnaires locaux pour leur donner des éléments de langage afin de répondre aux questions des étudiants ouïghours qui rentrent chez eux pendant les fêtes et découvrent que leurs parents ont disparu. On leur répondra donc, que ces proches ont été envoyés « en formation, dans des centres d’entraînements et d'éducation concentrée ». Les fonctionnaires devront ajouter que ces proches n'ont pas commis de crime mais ont été contaminés par le « virus » de l'extrémisme et doivent suivre un traitement « avant que la maladie ne dégénère ». Les étudiants sont en outre incités à se tenir tranquilles, leur comportement ayant une incidence sur la durée de détention de leurs proches.

Les démentis de Pékin

Pékin a maintes fois réfuté les critiques concernant sa répression dans la région à prédominance musulmane, qui a vu plus d’un million de Ouïghours, de Kazakhs et d’autres minorités envoyés dans des camps où ils sont souvent soumis à un endoctrinement politique. La Chine a organisé des visites des camps, qu’elle décrit comme des « centres de formation professionnelle » volontaires destinés à fournir aux « étudiants » des compétences professionnelles .

Une politique de répression contestée

Selon The New York Times, cette énorme fuite laisse à penser que la politique suivie au Xinjiang ne fait pas l'unanimité au sein du pouvoir chinois. Plusieurs bureaucrates locaux auraient été purgés pour avoir osé émettre des critiques ou contesté les ordres. En outre les documents ont  été transmis par un membre de l'appareil, qui a émis l'espoir qu'ils empêchent le régime, « d'échapper à sa culpabilité pour les détentions généralisées » dans cette région.

La politique suivie au Xinjiang a été également condamnée par les pays occidentaux.

Le mois dernier, l’intellectuel ouïgour Ilham Tohti, emprisonné à vie pour séparatisme, recevait le prix Sakharov du Parlement européen.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VERS UNE NOUVELLE CONSTITUTION AU CHILI

Après plusieurs semaines de contestation sociale, le président chilien accepte une révision de la Constitution.

La Constitution héritée de la dictature militaire de Pinochet (1973-1990), cristallise en effet les revendications du mouvement contre les inégalités sociales depuis un mois.

Un référendum va finalement être organisé à ce sujet en avril 2020. Les principaux partis politiques chiliens sont parvenus à un accord après un mois de crise, « pour la paix sociale et la nouvelle Constitution » a annoncé le président du Sénat Jaime Quintana, alors que le pays est secoué depuis près d'un mois par une violente crise sociale.

Après plusieurs heures de négociations au Parlement, la coalition gouvernementale et les principaux partis d'opposition ont signé un « accord pour la paix et la nouvelle Constitution » qui prévoit un référendum comportant deux questions : une sur la révision ou non de la Constitution et l'autre, le cas échéant, sur la méthode pour la rédiger, a expliqué Jaime Quintana.

Cette seconde question devra déterminer quel organe sera en charge de la rédaction du nouveau texte, une « commission mixte constitutionnelle » ou une « convention ou assemblée constituante ». L'élection éventuelle des membres de ces organes de rédaction de la future constitution se fera en octobre 2020, en même temps que les élections municipales et régionales.

« Une victoire contre la violence »

« Nous sommes heureux d'avoir pu conclure un accord qui marque une victoire contre la violence », a assuré Jacqueline van Rysselberghe, présidente de l'Union démocratique indépendante (UDI, conservateur), pilier de la coalition soutenant le président Sebastian Piñera. L'accord est intervenu au sein d'un Congrès où aucun bloc ne dispose d'une majorité des deux tiers nécessaire pour une révision constitutionnelle et après deux mois de contestations populaires violentes, qui ont fait 22 morts et des milliers de blessés.

Une Constitution sur mesure

Si ce mouvement de colère est né en réponse à l’augmentation du prix du ticket de métro, ce sont les inégalités sociales que dénoncent avant tout les manifestants: le Chili a certes réussi, au cours des trois dernières décennies, à réduire fortement la pauvreté, mais sans toucher au modèle économique hérité de la dictature, qui fait du pays l’un des plus inéquitables de la planète.

L'actuelle Constitution dont l'idéologue d'extrême droite Jaime Guzman -assassiné par un mouvement armé d’extrême-gauche en 1991-est le principal artisan, avait été faite sur mesure pour que les secteurs conservateurs de la société puissent se maintenir au pouvoir avec notamment des quorums très élevés pour tout changement de fond. Elle reflétait l’adhésion de la dictature aux théories économiques néolibérales de Milton Friedman, entre autres. La Constitution fait ainsi la part belle au secteur privé. Elle ne garantit pas, par exemple, l’accès des Chiliens à l’éducation supérieure ni à un système public de retraites – aujourd’hui gérées par des fonds de pensions privés, qui fonctionnent par capitalisation individuelle. Depuis le retour de la démocratie, la droite chilienne a toujours freiné des quatre fers quand il s’est agi de faire évoluer la Constitution, et seuls des changements à la marge ont été possibles.

«« Ce qui a débuté par la fraude dans le métro se termine avec le début d'un processus constituant historique et inédit avec pour la première fois une participation citoyenne », a tweeté la journaliste Lucía López.

La Constitution de la dictature meurt et une démocratie naît », s'est félicité le sénateur progressiste et ex-ministre des Affaires étrangères Heraldo Muñoz.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CHAOS A HONG KONG

Hong kong demeure paralysée jeudi 14 novembre, pour le quatrième jour consécutif, par des manifestants pro-démocratie. Les écoles et les universités sont restées portes closes et des hôpitaux ont différé les interventions non-urgentes.

De nombreux axes routiers restent bloqués par des barricades faites de bambous, de briques et d'un empilement d'objets divers.

Nombre de stations de métros et de lignes de bus sont également fermées entraînant une paralysie presque totale de la ville de 7,5 millions d'habitants. Selon le gouvernement, 70 personnes ont été hospitalisées mercredi, dont deux dans un état critique.

L'ex-colonie britannique connaît depuis juin sa pire crise politique depuis sa rétrocession à Pékin en 1997.

Et la détermination des manifestants trouve en écho l'intransigeance de l'exécutif local et du gouvernement central chinois. D'un côté la police qui procède à des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc à proximité de l'Université Polytechnique de Hongkong où les manifestants sont appelés à se rassembler, de l'autre des étudiants qui ont adopté cette semaine une nouvelle tactique, dite de «l'éclosion généralisée» consistant à multiplier les actions de faible envergure pour éprouver au maximum les capacités de la police et qui mercredi ont déployé un nouvel arsenal contre la police, notamment des catapultes artisanales et des arcs et des flèches.

« L'État de droit à Hong Kong a été poussé au bord de l'effondrement total », a affirmé mardi le porte-parole de la police, Kong Wing-cheung.

Hong Kong, rétrocédé à la Chine par les Britanniques en 1997, est une région semi-autonome jouissant de libertés inconnues dans le reste de la Chine, et ce jusqu'en 2047. Mais les Hongkongais militant pour des réformes démocratiques accusent Pékin d'augmenter son emprise politique.

Les graves violences des derniers jours ont incité les puissances occidentales, États-Unis et Royaume-Uni en tête, à exhorter la cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam à trouver un compromis avec les manifestants.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

L'EST DE L'AUSTRALIE DEVASTEE PAR DES INCENDIES MORTELS

Au moins trois personnes sont mortes et des dizaines d'autres ont été blessées dans des incendies qui ravagent la côte est de l'Australie.

Les habitants de la région de Sydney font face depuis plusieurs jours à une situation « catastrophique » en raison du risque de recrudescence des incendies .

Les températures élevées et les vents forts, attendus ce mardi devraient attiser les feux de brousse, ce qui a conduit la Première ministre de cet Etat, Gladys Berejiklian, à déclarer l'état d'urgence pour une durée de sept jours. Les autorités ont averti que des vies et des habitations seront en danger .La plus grande ville australienne et ses environs font ainsi face au plus haut niveau d'alerte aux incendies jamais émis.

Au cours des derniers mois, environ 11.000 km2 - l'équivalent de la Jamaïque ou du Kosovo - ont été brûlés, selon le service d'incendie de la Nouvelle-Galles du Sud

Certaines régions, déjà touchées par les incendies de ces derniers jours, s'apprêtent à faire face à cette nouvelle menace.

Sécheresse exceptionnelle

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Si ce début de saison est dramatique, les scientifiques s'inquiètent pour les prochains mois.

Selon eux, le changement climatique et les cycles météorologiques génèrent des températures élevées, des vents forts et la sécheresse.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LA MULTIPLICATION DES MURS DANS LE MONDE

Il y a 30 ans, lorsque le mur de Berlin ,surnommé le « mur de la honte », est tombé, il existait une douzaine de murs de séparation de ce type sur la planète. Trente ans après la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, les murs frontaliers n'ont pas disparu.

La multiplication des murs dans le monde

Leur nombre est même en constante augmentation depuis les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. On compte aujourd’hui entre 60 et 75 murs dans le monde, soit déjà construits, soit en cours de construction, définis comme des barrières non amovibles ancrées dans le sol. C'est plus du double de 2001.

Mis bout à bout, ces murs formeraient une ligne d'environ 40 000 kilomètres, soit la circonférence de la Terre.Et tous les continents sont concernés. En Asie, il y a le mur construit par l’Inde pour se couper du Bangladesh. C’est le plus long mur au monde, 3 200 kms ! En Afrique aussi, il y a de nombreux murs de séparation : entre le Maroc et l’Algérie, entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, entre le Kenya et la Somalie, entre le Botswana et le Zimbabwe, etc.

Le mur change de nature au fil du temps

« L'attaque contre les tours du World Trade Center à New York a apporté le premier coup de griffe. Elle a eu pour conséquence un repli sécuritaire et l'augmentation du nombre de murs », indique Marc Galvin, responsable Global Challenge.

À la fin du XXe siècle, à travers le blindage de la frontière, une ligne de front se convertissait en frontière de fait et imposait une paix provisoire. Les murs en Europe étaient des séparations édifiées pour des raisons idéologiques, comme les deux Allemagne ou pour des raisons religieuses comme les murs entre quartiers catholiques et protestants à Belfast en Irlande du Nord ou à Chypre. Entrent dans ce cadre également la séparation entre les deux Corée, ou encore le mur entre l’Inde et le Pakistan au Cachemire. Mais les exemples sont relativement rares.

En ce XXIe siècle, par contre, les murs sont érigés pour contrer des flux migratoires ou une menace terroriste, à l'instar de celui entre les Etats-Unis et le Mexique, défendu par le président Donald Trump, ou entre la Hongrie et la Serbie, érigé par Viktor Orban, ou encore dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.

Aujourd'hui, les murs constituent donc une réponse évidente à un danger réel ou fantasmé, apportée par un gouvernement qui veut montrer qu'il agit rapidement

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT FRANCAIS EN VISITE D'ETAT

EN CHINE

Emmanuel Macron , accompagné de la première dame, effectue à partir de ce lundi 4 novembre 2019 et jusqu’à mercredi sa deuxième visite en Chine. Une deuxième visite durant laquelle commerce et culture seront au programme.

Une foire pour montrer que la Chine est ouverte aux importations

A Shangai, la grande métropole économique de l’est, où il arrive lundi soir, Emmanuel Macron sera accueilli par son homologue chinois à la Foire des importations, un grand rendez-vous commercial dont la France est l’un des « invités d’honneur » avec 70 entreprises tricolores inscrites.

Les acteurs économiques espèrent signer une quarantaine de contrats dans les secteurs de l' agroalimentaire, du tourisme,de la santé … et d'élargir cette palette, la France hors du « romantisme », et de quelques aspects industriels comme les Airbus, étant vue par les Chinois « comme un petit Etat européen, loin derrière l’Allemagne et l’Angleterre ».

Après la commande de 300 appareils Airbus en mars, Paris espère notamment avancer sur le projet d’usine de traitement de combustibles nucléaires usés porté par Orano (ex-Areva).

Avec ce salon la Chine veut se montrer ouverte aux importations alors que cette foire se tient sur fond de guerre commerciale entre Pékin et Washington, dont l'Europe souhaite éviter de faire les frais

Inauguration d’une antenne de Beaubourg

Mardi, Emmanuel Macron inaugure le Centre Pompidou West Bund Museum Project, la première antenne du musée parisien Beaubourg à s’implanter hors d’Europe. Des œuvres prêtées par Beaubourg seront exposées dans cette institution culturelle d'une surface de 2.100 m2, conçue par l’architecte britannique David Chipperfield,.

Emmanuel Macron déjeunera aussi avec des artistes chinois, et sera en outre accompagné par l'acteur Guillaume Canet, qui réalisera le prochain film des aventures d'Astérix, Astérix & Obélix, l'Empire du milieu, dans lequel le célèbre Gaulois se frottera à la culture chinoise.

Un sixième rencontre avec Xi Jinping

Emmanuel Macron passera plusieurs heures avec le président chinois, qu’il rencontrera pour la sixième fois en près de trois ans. « Xi Jinping attache une importance particulière à cette visite », qui est « une nouvelle étape dans la relation bilatérale », explique Zhu Jing.

Ils visiteront ensemble mardi les pavillons chinois et français de la Foire de Shanghaï, puis les deux couples dîneront ensemble dans « un lieu très chinois », en échos au dîner en France, en mars, dans une villa-musée de Beaulieu-sur-Mer, sur la Côte d'Azur.

Mercredi, Xi Jinping recevra le chef d'Etat français à Pékin pour des entretiens plus formels - la sixième rencontre en près de trois ans - notamment afin de pousser "un agenda euro-chinois" pour le climat et la biodiversité. Ils devraient également discuter des crises internationales, comme le nucléaire iranien, quelques jours avant l'expiration, le 4 novembre, de l'ultimatum adressé par Téhéran à ses partenaires de l'accord pour l'aider à contourner les sanctions américaines.

Quant aux droits de l'homme, « pas de tabou » assure l'Elysée. Pourtant, lors de sa première visite en Chine, Emmanuel Macron s'était montré très discret sur ce sujet très sensible.

« Sur les droits de l’Homme, il y a un dialogue régulier entre la Chine et la France. Son rôle est d’avoir des échanges constructifs, pas de se critiquer mutuellement », prévient Zhu Jing, en soulignant que « Hong Kong et le Xinjiang relèvent des affaires intérieures de la Chine ».

Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE NOUVEAU CHEF DE DAESH DESIGNE

Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi a été désigné, ce jeudi, comme le nouveau chef de Daesh, après que l'organisation a officiellement confirmé la mort de son précédent leader Abou Bakr al-Baghdadi.

Daesh a confirmé, ce jeudi, la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, considéré comme responsable de multiples exactions et atrocités en Irak et en Syrie et d'attentats sanglants.

Le nom de son successeur a également été dévoilé. Il s'agit d'Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi.

Celui-ci n'avait que rarement été mentionné parmi les potentiels successeurs de al-Baghdadi.

Le principal juge de Daesh

L'organisation a précisé que le « Majlis al-choura (l'assemblée consultative en arabe, NDLR) » avait prêté allégeance à Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi en tant que « commandeur des croyants » et nouveau « calife des musulmans »".

Son nom, "al-Qourachi", indique que, comme al-Baghdadi, le nouveau chef de Daesh est un descendant de la tribu des Qourachi, celle du prophète Mohammed, soit un pré-requis nécessaire pour devenir "calife".

L'utilisation de la particule "al-Qourachi" indiquerait que Daesh se voit ainsi toujours comme un « califat » alors que le « califat » territorial de Daesh a été déclaré rayé de la carte par les Américains en mars dernier dans son dernier réduit en Syrie.

Alize Marion pour DayNewsWorld

ACCORD TURCO-SYRIEN OU LA RUSSIE FAISEUR

DE PAIX EN AFRIQUE ?

Une quarantaine de chefs d’Etat africains sont reçus à Sotchi, au bord de la mer Noire, pour renforcer une coopération économique et militaire, encore assez limitée. A l'heure où l'Amérique se désengage du continent africain, Moscou veut consolider son influence dans la région.

Aussi Vladimir Poutine a-t-il reçu mardi Recep Tayyip Erdogan, quelques heures avant l’expiration, de la trêve observée par la Turquie contre les miliciens kurdes dans le nord-est de la Syrie, qu' Ankara considère comme des terroristes liés aux séparatistes dans le sud-est de la Turquie.

Après sept heures d'âpres discussions le président turc et son homologue russe sont parvenus à un accord «historique» prévoyant le retrait des dernières forces kurdes d'une « zone de sécurité » à turco-syrienne.

Les présidents russe et turc se sont accordés mardi sur un retrait des forces kurdes du nord-est de la Syrie, prenant le contrôle en commun de la majeure partie de cette zone en proie à un conflit croissant entre Ankara et combattants kurdes. Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine ont décidé dans un premier temps de déployer des patrouilles militaires russes et syriennes dans les secteurs de la bande frontalière bordant la zone où l’armée turque a déclenché début octobre une opération militaire.

Ces patrouilles auront pour objectif de « faciliter » le retrait des forces kurdes YPG et leur désarmement dans une zone « profonde de 30 km » le long de la frontière syro-turque. Puis, « 150 heures » plus tard, des patrouilles communes, cette fois russo-turques, évolueront dans la zone. La Turquie gardera néanmoins la haute main sur la zone située entre la ville de Tal Abyad et celle de Ras al-Aïn. Soit une zone de sécurité d’une longueur de 120 kilomètres sous son contrôle direct, sur les 440 qu’elle réclamait à l’origine.

Mais la réaction de Bachar el-Assad- également allié de Moscou- ne s'est pas fait attendre qui a accusé Recep Erdogan de « voler le territoire syrien  » et s'est rendu - fait rarissime- à la frontière turco- syrienne.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

IMPASSE POLITIQUE EN ISRAEL

Le Premier ministre conservateur israélien Benjamin Netanyahou, au pouvoir depuis 13 ans, a annoncé lundi soir qu'il renonçait à tenter de former un gouvernement.

« Il y a peu de temps j'ai annoncé au président (Reuven Rivlin) que je lui rendais mon mandat », a annoncé Benjamin Netanyahou dans une vidéo mise en ligne sur son compte Facebook, en s'adressant aux « citoyens israéliens ».

Le chef du gouvernement  israélien a reconnu avec gravité ne pas avoir rempli la mission qui lui avait été confiée le 25 septembre 2019 par Reuven Rivlin.

Il a indiqué avoir « travaillé sans relâche pour établir un large gouvernement d’unité nationale », qui aurait inclus son parti – le Likoud –, ses partenaires nationalistes et ultraorthodoxes, mais aussi Benny Gantz. Mais en vain.

Au président Rivlin de mandater désormais le centriste Benny Gantz, chef du parti Bleu-Blanc et principal rival de M. Nétanyahou aux législatives d’avril et de septembre, pour tenter à son tour de former un gouvernement.

Benny Gantz, un ancien chef de l'armée, disposera aussi de 28 jours pour remplir à bien cette tâche.

A l'issue des élections législatives du 17 septembre, Benjamin Netanyahou et lui se tenaient au coude-à-coude avec respectivement 55 et 54 élus pour diriger le prochain gouvernement, mais sans atteindre le seuil de 61 députés leur permettant de former un gouvernement majoritaire.

Benny Gantz, ancien chef de l'armée entré en politique il y a tout juste un an, disposera aussi de 28 jours pour remplir à bien cette tâche.

S'il échoue à former un gouvernement d'union, le président Rivlin pourrait demander à une majorité de députés de désigner un candidat.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

JUSTIN TRUDEAU VERS UN NOUVEAU MANDAT

A 47 ans, Justin Trudeau n’a plus les atouts de la jeunesse et de la nouveauté qui avaient contribué à le porter au pouvoir, à la surprise générale, en 2015 face au conservateur Stephen Harper.

Usé par quatre ans de pouvoir et affaibli par plusieurs scandales, le dirigeant libéral a obtenu une courte majorité ce lundi 21 octobre 2019.

Selon les projections des télévisions rendues publiques quelques heures après la clôture des derniers bureaux de vote, le dirigeant libéral a obtenu un deuxième mandat à l’issue des élections législatives, mais sans décrocher la majorité absolue qui avait salué son élection fracassante en 2015.

Les libéraux devraient obtenir près de 160 des 338 sièges en lice à la Chambre des communes alors qu'ils disposaient jusqu'alors d’une confortable majorité absolue de 177 sièges.

La victoire de Justin Trudeau face aux conservateurs d’Andrew Scheer, 40 ans, est donc à relativiser.

Les conservateurs du jeune dirigeant Andrew Scheer étaient en tête dans un peu plus de 120 circonscriptions , suivi des indépendantistes du Bloc québécois (32) et du Nouveau Parti Démocratique (NPD, gauche) avec 25 sièges.

Dès aujourd’hui, Justin Trudeau entame des discussions avec ces plus petits partis en vue d’une alliance. Le dirigeant conservateur devrait notamment se rapprocher du Nouveau Parti Démocratique (NPD, gauche), de Jagmeet Singh, l’une des révélations de ces élections, ou du Bloc québécois, formation indépendantiste dirigée par l’autre révélation de la campagne, Yves-François Blanchet.

Le premier test du futur gouvernement sera le discours du Trône, au cours duquel le gouvernement soumet au vote du Parlement son programme législatif.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

UNE SERIE DE MESURES INEDITES

POUR SORTIR DE LA CRISE AU LIBAN

Le premier ministre libanais Saad Hariri avait posé un ultimatum à son gouvernement auquel les principaux dirigeants politiques ont répondu, acceptant notamment de ne plus imposer de nouveaux impôts et un programme de privatisations.

Après un week-end d'intenses concertations avec toutes les forces politiques il a élaboré « plan de sauvetage » économique discuté lundi par le Conseil des ministres.

Des démarches qui se déroulent alors que le mouvement de contestation populaire, déclenché spontanément par une décision du gouvernement d'imposer une taxe sur les appels effectués via les applications de messagerie internet, entre dans son cinquième jour.

Le plan de sauvetage préparé par le Premier ministre libanais Saad Hariri constitue une réelle rupture avec les politiques économiques et financières passées.

Il propose un budget 2020 ne comprenant aucune nouvelle taxe et prévoit de mettre le secteur bancaire à contribution à hauteur de 3 milliards de dollars.

Il promet aussi une accélération du plan de réhabilitation du secteur de l’électricité, avec le retour de l’alimentation en courant électrique 24h/24 l’année prochaine. Vient s'ajouter toute une série de propositions concernant les dirigeants comme la réduction de moitié des salaires des ministres, des députés et le plafonnement des émoluments des hauts fonctionnaires de l’État et des magistrats, une réponse à l'accusation de corruption.

Ce plan, qui comporte aussi d’autres mesures qualifiées d’« inédites », a été accepté par les principaux partis et doit être discuté ce lundi 21 octobre à midi par le Conseil des ministres, qui se réunit ce lundi pour la première fois depuis le début de la crise, le 17 octobre au soir.

Mais avant même qu’il ne soit étudié par le gouvernement, le chef druze Walid Joumblatt en a atténué l’impact et l’efficacité. L’ancien allié du Premier ministre a estimé que les propositions de Saad Hariri ne seront pas acceptées par les manifestants. Renouant avec l’escalade, il a réclamé le départ du gouvernement du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, gendre et dauphin du président Michel Aoun.

De plus ces mesures ne suffiront pas à calmer le mouvement  de contestation déclenché jeudi qui réclame le départ de l’ensemble de la classe politique, jugée corrompue et incapable de trouver des solutions à la grave crise économique et sociale qui perdure.

Plus du quart de la population libanaise vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LIBAN MANIFESTATIONS SOUS FOND DE CRISE

ECONOMIQUE ET POLITIQUE

Des scènes de violence entre des manifestants et les forces de l’ordre secouent depuis le 17 octobre 2019 au soir le Liban, où une explosion de colère contre une augmentation des taxes s’est transformée en grave crise politique.

Des scènes de violence

Du nord au sud, d’est en ouest du pays des milliers de manifestants ont paralysé, jeudi, la circulation en coupant les artères principales à l'aide de bennes à ordures et de pneus brûlés. La mobilisation était encore plus importante vendredi et tout le pays était paralysé. La journée a été émaillée de nombreux incidents qui ont fait des blessés, à Tripoli dans le nord, la deuxième ville du pays. Les images retransmises en direct sur toutes les télévisions ont montré des scènes d’une violence inouïe, qui ont duré une grande partie de la nuit de vendredi à samedi et causé des dizaines de blessés côté manifestants comme forces de sécurité.

Ces rassemblements dans tout le pays, le plus important mouvement de contestation depuis des années, ont mêlé des Libanais de toutes confessions et classes sociales qui réclamaient à l'unisson la démission du gouvernement du sunnite Saad Hariri, du président chrétien Michel Aoun ou encore du président chiite du Parlement Nabih Berri

Les manifestations ont été déclenchées spontanément par une décision du gouvernement d'imposer une taxe sur les appels effectués via les applications de messagerie internet. Le gouvernement, au sein duquel sont représentées les principales formations du pays, a fait marche arrière sur son projet de taxe sur les appels WhatsApp, mais l’annulation de cette taxe n’a pas pour autant ramené le calme.

Un contexte socio-économique difficile

En effet la taxation de WhatsApp est l'étincelle qui a mis le feu aux poudre dans un pays plongé dans une sévère crise économique où tous les indicateurs sont dans le rouge : récession, chômage, dette publique abyssale (85 milliards de dollars, soit 150% du PIB), déficit budgétaire chronique, déficit de la balance des paiements, etc. S'est ajoutée une pénurie de dollars dans un pays dont l’économie est adossée au billet vert qui a fait perdre à la livre libanaise entre 8% et 10% de sa valeur au marché noir, affaiblissant davantage encore le pouvoir d’achat des Libanais.

Pour sortir de la crise, le gouvernement s’est engagé dans une politique de réduction des dépenses publiques et d’augmentation des recettes de l’État qui s'est traduite par une baisse des aides sociales et une augmentation des taxes et des impôts. Ces mesures impopulaires devaient être couplées à des réformes structurelles exigées par la communauté internationale pour donner le coup d’envoi aux projets de la Conférence Cèdre qui s'est tenue à Paris en avril 2018 et au cours de laquelle le Liban avait obtenu des promesses d’aides de 11 milliards de dollars.

C’est donc dans ce contexte socio-économique difficile que les manifestations ont éclaté.

Vers une crise politique ?

Surprises par l’ampleur du mouvement de contestation, les autorités sont apparues démunies . Certains hommes politiques ont appuyé les revendications des manifestants, plus pour régler de vieux comptes avec le président de la République Michel Aoun et son gendre et dauphin Gebran Bassil, le ministre des Affaires étrangères, que par souci de lutter contre la corruption.

Lors d’une conférence de presse vendredi, Gebran Bassil a accusé « certaines parties » sans les nommer, de vouloir plonger le Liban dans une guerre économique et faire dévier de ses objectifs la vague de protestations « légitime ». « Je les [les manifestants] comprends et le pire est à venir si la situation ne s’améliore pas », a-t-il dit en reconnaissant la gravité de la situation socio-économique.

Le principal concerné, Saad Hariri, est intervenu vendredi en début de soirée. Dans un discours retransmis en direct sur toutes les chaînes de télévision, le Premier ministre a accusé ses partenaires au gouvernement d’avoir entravé les réformes inévitables pour empêcher un effondrement économique et financier. Il a donné 72 heures aux membres de la coalition gouvernementale pour soutenir ses réformes économiques. « Nos partenaires au gouvernement doivent nous donner une réponse claire et définitive, qui soit convaincante pour moi, pour les Libanais et pour la communauté internationale pour montrer que nous avons tous opté pour des réformes, pour en finir avec le gaspillage et la corruption », a-t-il dit. « Sinon, je tiendrai un tout autre discours dans un très court délai de 72 heures », a-t-il prévenu.

L'explosion de colère de la rue due à la détérioration des conditions de vie s'est transformée, en moins de 24 heures, en bras de fer politique et, peut-être, en crise gouvernementale.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ETAT D'URGENCE A SANTIAGO DU CHILI

Santiago du Chili a été, vendredi 18 octobre 2019, le théâtre de violents affrontements , entre les forces de l’ordre et des manifestants, ce qui a conduit le président chilien, Sebastian Pinera, à décréter l’état d’urgence dans la capitale.

Le président chilien, Sebastian Pinera, a décrété l’état d’urgence à Santiago et a confié à un militaire la responsabilité d’assurer la sécurité.

« J’ai décrété l’état d’urgence et, à cette fin, j’ai nommé le général de division Javier Iturriaga del Campo à la tête de la défense nationale, conformément aux dispositions de notre législation concernant l’état d’urgence », a déclaré Sebastian Pinera dans un message au palais gouvernemental.

L’augmentation des prix des tickets de métro, passés de 800 à 830 pesos (1,04 euro) aux heures de pointe, après déjà une première augmentation de 20 pesos en janvier a mis le feu aux poudre.

Pillages, incendies, destructions de barrières et tourniquets dans le métro se sont multipliés.

En divers endroits de la ville, des manifestants ont érigé des barricades et se sont heurtés à la police.

Le président Pinera a qualifié les manifestants de délinquants.

« Ce désir de tout casser n’est pas une protestation, c’est criminel », a-t-il déclaré dans une interview à la radio.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE SORT DES DJIHADISTES FRANCAIS EN SYRIE

« Il nous faudra prendre notre responsabilité en tant que coalition internationale pour stopper toute résurgence de Daech », a souligné Emmanuel Macron le 16 octobre 2019.

Face au risque de dispersion des djihadistes aux mains des Kurdes syriens, Jean-Yves Le Drian a discuté ce jeudi en Irak du possible transfert et jugement de djihadistes en Irak.

Un risque de « dispersion » et de résurgence de l'EI

Depuis que la Turquie a lancé le 9 octobre une offensive militaire contre une milice kurde de Syrie, les Européens redoutent que des milliers de djihadistes détenus par les Kurdes, notamment des étrangers, ne s'évadent pour redonner corps au groupe État islamique.

Environ 12.000 femmes et enfants de combattants de l'EI sont retenus dans des camps de déplacés du nord-est syrien. Hormis les Irakiens, 2500 à 3000 étrangers figurent parmi ces détenus.La France compte environ 200 ressortissants adultes et 300 enfants dans les camps et prisons sous contrôle kurde.

Paris craint que les djihadistes emprisonnés en Syrie profitent du chaos créé par l’intervention turque pour s’échapper. Certains pourraient rejoindre les « cellules dormantes » pour « recombattre » tandis que d'autres pourraient vouloir rentrer en France, éventuellement pour y commettre des attentats. Au cas où ces djihadistes ne s’évadent pas, ils tomberont aux mains du régime de Damas avec le risque que Bachar Al Assad les utilise comme monnaie d’échange.

Pour des  jugements sur place

La France refuse, comme nombre d'autres pays, de rapatrier ces djihadistes en raison des craintes d'attentats et de l'hostilité de l'opinion, et souhaite qu'ils soient jugés au plus près de là où ils ont commis leurs crimes. Édouard Philippe a rappelé, le 16 octobre, devant les sénateurs : « Un certain nombre de ceux qui sont détenus en Syrie par les Kurdes ont commis des crimes en Irak et peuvent donc, de ce fait, le cas échéant être judiciarisés sur place. »

L’objectif visé par Jean-Yves Drian serait d’obtenir de Bagdad un transfert dès que possible sur son sol pour les juger. Reste à s’entendre sur le dédommagement financier : en avril, les Irakiens avaient avancé le chiffre de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) pour juger l’ensemble des ressortissants des États membres de la coalition internationale.

Le ministre des affaires étrangères veut trouver avec le gouvernement irakien « la manière de mettre en œuvre (un) mécanisme juridictionnel adapté » pour juger « dans les meilleures conditions » ces combattants.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LA TURQUIE SUSPEND SON OFFENSIVE EN SYRIE PENDANT 120 HEURES

La Turquie et les États-Unis ont conclu un accord de cessez-le-feu de 5 jours.

La Turquie va mettre fin à son offensive en Syrie pendant 5 jours après le retrait des forces kurdes, a fait savoir le vice-président américain Mike Pence à Ankara.

Pour permettre un retrait des forces kurdes «sous 120 heures, toutes les opérations militaires dans le cadre de l'opération Source de Paix vont être suspendues et l'opération sera complètement arrêtée une fois ce retrait achevée», a déclaré Mike Pence après quatre heures de négociation avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Une trêve temporaire confirmée par la Turquie dans la foulée. «Nous pourrons arrêter l'opération seulement lorsque les forces kurdes se seront retirées complètement de la région», a affirmé Mevlut Cavusoglu, chef de la diplomatie turque.

Les forces kurdes devront se retirer d'un secteur d'une profondeur de 32 km qui servira de «zone de sécurité» , laissant ainsi le champ libre à la Turquie dans cette partie du nord de la Syrie.

L’accord réalise en fait tous les objectifs visés par la Turquie lors du lancement de son offensive baptisée

« Source de paix » au nord est de la Syrie , à savoir le contrôle d’une zone de 32 kilomètres de profondeur sur 400 kilomètres de longueur par l’armée turque et ses supplétifs syriens ainsi que le retrait total des combattants kurdes.

De plus les réfugiés syriens actuellement accueillis en Turquie pourront s'y installer comme le souhaite les autorités kurdes.

Mike Pence a également fait savoir que le président Trump allait abroger les sanctions contre la Turquie après la fin de l'offensive.

Un « grand jour » pour Donald Trump. Une belle avancée diplomatique pour Erdogan qui doit rencontrer Vladimir Poutine à Sotchi mardi 22 octobre 2019, soit précisément dans 5 jours ...

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LES GRANDS GAGNANTS APRES LE RETRAIT

DES TROUPES AMERICAINES DE SYRIE

Le retrait militaire des troupes américaines rebat les cartes géopolitiques de la région et fait de grands gagnants .

La Turquie bénéfice bien sûr de cette situation pénétrant largement dans la bande frontalière d'une trentaine de kilomètres de profondeur tenue par les YPG empêchant la création d'une région autonome kurde.

Erdogan rehausse également sa popularité en promettant de réinstaller sur les terres conquises une partie des réfugiés syriens actuellement en Turquie.

Avec le retrait des troupes américaines dans le nord de la Syrie, Bachar el-Assad figure comme un grand gagnant. En effet les Kurdes ont été acculés à se tourner vers Damas pour espérer faire face à l'offensive de la Turquie.

Les forces turques ont d'ores et déjà conquis une bande territoriale longue d'environ 120 kilomètres, allant de la ville frontalière de Tal Abyad jusqu'à l'ouest de Ras al-Aïn.

« Nous savons que nous devrons faire des compromis douloureux », mais « entre les compromis et le génocide de notre peuple, nous choisirons la vie », a déclaré au magazine Foreign Policy le haut commandant des FDS Mazloum Abdi, pour justifier cette alliance.

Aussi l'armée syrienne s'est-elle déployée lundi à une trentaine de kilomètres du sud de Ras al-Aïn, où s'affrontent les soldats turcs et les Forces démocratiques syriennes (FDS), principale coalition de combattants kurdes et arabes

Le président syrien Bachar el-Assad  fait partie aussi des gagnant. Grâce à l'accord passé avec les milices kurdes il peut désormais récupérer le nord du pays, alors que ces derniers en luttant contre Daech, avaient réussi à unifier leur province le long de la frontière avec la Turquie, pour former un territoire représentant 31% de la Syrie.

Le pouvoir de Damas va ainsi pouvoir récupérer sur les Kurdes de larges territoires, en échange de sa protection.

Le régime syrien, exsangue financièrement, va aussi récupérer une partie des revenus du pétrole jusque-là confisqués par les Kurdes

Les Russes sont intervenus en Syrie en septembre 2015 et ont permis au dirigeant de Damas de repousser la rébellion syrienne notamment d'Alep fin 2016, ou de la Ghouta orientale, à proximité de Damas, en 2018.

Et le retrait des Américains de la Syrie,où de nombreuses bases russes sont installées, consacre l'influence de la Russie dans cette région sensible du globe et si riche en pétrole.

L'Iran partage avec Moscou la satisfaction de voir partir les Américains de la région. Partie prenante avec la Russie et la Turquie des accords d'Astana sur la Syrie, Téhéran est donc aussi dans le camp des vainqueurs.

« Les Kurdes ont échoué à convertir leurs conquêtes territoriales en reconnaissance de leurs revendications, tant ces conquêtes étaient conditionnées à la présence américaine », conclut Manon-Nour Tannous, spécialiste du monde arabe.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

CRISE EN EQUATEUR

LES INDIGENES ACCEPTENT LA MAIN TENDUE

DU PRESIDENT

La principale organisation indigène d’Équateur a accepté samedi de dialoguer avec le président Lenin Moreno, qui a de son côté décrété un couvre-feu à Quito face aux « intolérables » violences, au 11e jour d’une crise sociale sans précédent provoquée par des réformes économiques en échange d’un prêt du FMI.

Confronté à la pire crise de son mandat, le chef de l’État, élu en 2017, a annoncé sur Twitter l’entrée en vigueur à 15 h (minuit à Paris) de cette mesure dans la capitale et ses alentours, où il a également ordonné la mise en place d’un contrôle militaire.Il avait déjà transféré, lundi, le siège du gouvernement à Guayaquil (sud-ouest), tandis que l’état d’urgence avait été décrété pour 60 jours et que 74 000 militaires et policiers avaient été déployés.

« Après un processus de consultation avec les communautés, organisations, peuples, nationalités et organisations sociales, nous avons décidé de participer au dialogue direct » avec Lenin Moreno, a déclaré samedi dans un communiqué la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (Conaie)

.

De violents affrontements  à Quito

Mais au même moment, de violents affrontements se poursuivaient dans la capitale, entre manifestants jetant des pierres et tirant des fusées artisanales et forces de l’ordre répliquant avec des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

Des manifestants encagoulés ont en outre mis le feu au bureau de l’Inspection générale des finances, dans le nord de Quito. La ministre de l’Intérieur, Maria Paula Romo, a annoncé sur Twitter l’évacuation de la zone pour que « les équipes de secours puissent lutter contre l’incendie et s’occuper du personnel qui se trouve à l’intérieur ». Selon le parquet, 34 personnes ont été arrêtées.

D’autres attaques ont visé les locaux de la chaîne de télévision Teleamazonas et du journal El Mercurio à Quito.

Le mouvement indigène, fer de lance de la contestation, s’est empressé de démentir toute implication dans ces attaques

« Dehors le FMI »

Vendredi, dans une allocution télévisée, le chef de l’État avait appelé les dirigeants indigènes à « dialoguer directement » afin de « trouver des solutions » à la crise déclenchée par son annonce de réformes, en contrepartie d’un prêt du Fonds monétaire international (FMI) de 4,2 milliards de dollars.

Dans la soirée, la Conaie avait d’abord refuser, estimant que cette offre de dialogue « manqu (ait) de crédibilité ». Elle avait ajouté qu’elle ne négocierait qu’une fois « abrogé » le décret supprimant les subventions sur le carburant, la mesure la plus controversée.

L’organisation accepte désormais une rencontre avec le président pour discuter du « retrait ou (de) la révision du décret », après plus d’une semaine de manifestations qui ont fait six morts, 937 blessés et 1 121 arrestations, selon le bureau du Défenseur du peuple, organisme public de défense des droit.

Des blocages et mouvements de grève

Les indigènes - 25 % des 17,3 millions d’habitants - rejettent la suppression des subventions sur le carburant, qui les affecte de plein fouet : constituant 68 % des pauvres dans le pays, ils travaillent principalement dans l’agriculture et voient s’envoler les coûts de transport pour l’écoulement de leurs produits.

Les blocages de routes continuaient samedi de paralyser une grande partie du pays, tandis que les transports publics étaient quasi inexistants.

Par ailleurs, se poursuivaient aussi plusieurs mouvements de grève et des blocages de puits pétroliers en Amazonie, ce qui a déjà forcé l’Équateur à suspendre la distribution de près de 70 % de sa production de brut.

Lenin Moreno accuse son prédécesseur Rafael Correa (2007-2017), un ex-allié devenu adversaire politique, d’avoir « activé » un « plan de déstabilisation » avec l’aide du président vénézuélien Nicolás Maduro.

Il a reçu vendredi le soutien de Washington qui, via son secrétaire d’État Mike Pompeo, a souligné les « efforts » du gouvernement équatorien « pour institutionnaliser les pratiques démocratiques et appliquer les réformes économiques nécessaires ».

Emily Jackson pour DayNewsWorld

AU MOINS CINQUANTE-SIX MORTS

DANS LE VIOLENT TIPHON HAGIBIS AU JAPON

Le typhon Hagibis s'est abattu samedi sur le Japon peu avant 19 heures e et notamment sur l’agglomération géante de Tokyo, avec des inondations, des rafales de vent allant jusqu’à près de 200 km/h, et des glissements de terrain. Des dizaines de milliers de personnes ont évacués, suivant les consignes, plus de 90 blessés et au moins quatorze morts sont à déplorer Dix personnes sont toujours portées disparues.

Un demi-million de foyers privés d’électricité

Un tremblement de terre de magnitude 5,7 s’est déclaré à Chiba, au large de cette préfecture à 18 h 22 (11 h 22 à Paris), sans provoquer de tsunami.

L'agence météorologique japonaise (JMA) a mis en garde contre des glissements de terrain, les hautes vagues et les inondations. L'intensité « sans précédent » des précipitations selon la JMA avait poussé celle-ci à émettre son niveau d'alerte aux pluies maximale, réservé aux situations de catastrophe prévisible.

Plusieurs cours d’eau sont sortis de leur lit, dont le fleuve Tama à l’ouest de Tokyo bordant des zones densément peuplées.Plusieurs alarmes dues à des débordements d’eau ont par ailleurs retenti à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi (nord-est), dévastée depuis le tsunami de mars 2011. mais l’opérateur Tokyo Electric Power n’a pas signalé d’anomalie grave à ce stade.

Près d’un demi-million de foyers dans la région de Tokyo ont été privés d’électricité samedi durant la tempête.

Des matchs du Mondial de rugby reportés

La tempête a aussi bouleversé l’organisation de deux compétitions sportives organisées au Japon : (France-Angleterre et Nouvelle-Zélande-Italie) et dimanche (Namibie-Canada) ont été annulés.En revanche, le match entre le Japon et l’Ecosse, décisif pour la qualification pour les quarts de finale et menacé en raison du typhon Hagibis, sera joué comme prévu dimanche à Yokohama.

Le Japon est frappé par une vingtaine de typhons chaque année. Avant Hagibis, Faxai avait tué au moins deux personnes début septembre et provoqué d’importants dégâts à Chiba.

Boby Dean pour DayNewsWorld

L'OPERATION SOURCE DE PAIX DE LA TURQUIE AURA DE LOURDES CONSEQUENCES

L'offensive de la Turquie dans le nord-est de la Syrie, lancée mercredi 9 octobre, a provoqué un tollé international et inquiète la communauté internationale qui craint des conséquence désastreuses engendrées par la décision unilatérale d'Ankara.

1° L'évasion de djihadistes

En combattant les kurdes , la Turquie prend le risque de favoriser la réorganisation de l'EI .

En effet les Forces démocratiques syriennes (FDS, un groupe dont l'essentiel est composé d'YPG kurde) ont combattu l'Etat islamique en Syrie avec l'appui aérien des Occidentaux. Sur le terrain, c'est donc YPG qui gère aujourd'hui les prisons dans lesquelles les quelque 10 000 jihadistes, dont 2 000 étrangers, capturés au cours des combats, sont enfermés.

Les Kurdes du nord-est syrien ont également le contrôle des camps abritant environ 80 000 membres des familles de ces jihadistes et dans lesquels l'idéologie jihadiste perdure.

Or la sécurisation de ces camps qui pose déjà problème, préoccupe au plus haut point les Européens maintenant qu'est enclenchée cette offensive

En effet les Turcs auraient visé sciemment ces camps et prisons libérant ainsi volontairement des djihadistes .

De plus les Kurdes mobilisant leur énergie sur la résistance à l'offensive turque, ne peuvent plus surveiller aussi efficacement les camps.

La preuve en est que, ce dimanche 13 octobre 2019, 795 proches de djihadistes se seraient échappés du camps d'Aïn Issa, situé dans le nord de la Syrie, dans la région de Raqqa, ont annoncé dimanche 13 octobre les autorités kurdes.

L'Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a confirmé que des femmes et des enfants de familles de l’EI, et notamment des personnes étrangères, faisaient partie des personnes ayant fui le camp. L’ONG, basée à Londres et travaillant avec un réseau d’informateurs sur le terrain syrien, confirme également que les gardes du camp l’ont « quitté » pour aller épauler les forces kurdes combattant les supplétifs syriens, à dix kilomètres de là. Des bombardements ont également visé les environs du camp, ont précisé les autorités kurdes et l’OSDH.

2°La refondation de l'EI et de nouveaux attentats

Si la chute du califat autoproclamé a bien été annoncée en mars par les FDS, le groupe jihadiste tente de se reformer et conserve une présence dans plusieurs régions de Syrie à travers des cellules dormantes.

Par ailleurs, l'hypothèse d'une fuite de certains islamistes radicaux vers les autres terres de jihad est à prendre au sérieux, une quarantaine de jihadistes français étaient parvenus à quitter la province d'Idleb, en Syrie, pour rejoindre d'autres cellules d'EI en Asie du Sud-Est, en Afghanistan et au Sahel. Et certains djihadistes emprisonnés pouvant s'évader pourraient également regagner l'Europe...pour perpétrer des attentats.

3° La zone tampon « un califat bis » ?

A l'issue de cette offensive, Ankara souhaite créer une zone tampon de 30 km de long et de 500 km de large entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par les milices kurdes dans la région, afin de réimplanter deux des 3,5 millions de réfugiés syriens présents en Turquie. Mais pour le Français André Hébert, qui a combattu en Syrie au côté des Kurdes contre les jihadistes, la création de cette zone tampon revient à leur offrir « un califat bis, placé, cette fois, sous la protection de l'Otan », dénonce-t-il dans L'Humanité.

Il accuse les services secrets turcs de « fermer les yeux » sur le passage de jihadistes de Turquie vers la Syrie. Et d'ajouter que « les groupes sur lesquels la Turquie s'appuie pour mener cette offensive sont constitués de vétérans de Daech et du Front al-Nosra [la branche syrienne d'al-Qaida]. ». Le vers serait déjà dans le fruit.

4° La crainte  d'une nouvelle crise humanitaire

L'opération « Source de paix » a jeté sur les routes près de 100 000 personnes. Le bilan s'élève à une centaine de morts ( 85 combattants kurdes ainsi que 38 civils), selon l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Le Programme alimentaire mondial redoute que la crise humanitaire, déjà critique, s'aggrave

. « Les craintes portent bien sûr, entre autres, sur la durée de l’offensive et sur la force de cette dernière et les impacts sur les civils », confie son porte-parole, Hervé Verhoosel.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE PREMIER MINISTRE ETHIOPIEN ABIY AHMED

PRIX NOBEL DE LA PAIX

Le 100e prix Nobel de la paix a été attribué à Abiy Ahmed, premier ministre éthiopien, qui succède à Denis Mukwege, gynécologue congolais, symbole de la lutte contre les violences sexuelles, et Nadia Murad, militante yézidie, ex-esclave de du groupe État islamique.

M. Abiy est récompensé «pour ses efforts en vue d'arriver à la paix et en faveur de la coopération internationale, en particulier pour son initiative déterminante visant à résoudre le conflit frontalier avec l’Érythrée», a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen.

Le prix vise également à «reconnaître tous les acteurs œuvrant à la paix et la réconciliation en Éthiopie et dans les régions d'Afrique de l'Est et du Nord-Est», a-t-elle ajouté. Le comité norvégien souligne en particulier le rôle du président érythréen Isaias Afwerki.

«La paix ne découle pas des actions d'un seul acteur. Lorsque le premier ministre Abiy a tendu sa main, le président Afwerki l'a saisie et a contribué à formaliser le processus de paix entre les deux pays», indique-t-il.

M. Abiy s’est dit « honoré » et « ravi » de recevoir ce « prix donné à l’Afrique ». « J’imagine que les autres dirigeants d’Afrique vont penser qu’il est possible de travailler sur les processus de construction de la paix sur notre continent », a dit le jeune dirigeant éthiopien dans une brève conversation téléphonique avec les institutions Nobel, qui l’ont mise en ligne.

Fils de modestes villageois devenu espion en chef, le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, Prix Nobel de la paix 2019, a initié de profonds changements en Ethiopie. Depuis qu'il a pris les rênes du pays en avril 2018, le quadragénaire a secoué jusque dans ses fondations un régime ankylosé par plus de 25 ans d'exercice autoritaire du pouvoir et pesé sur les dynamiques de la Corne de l'Afrique.

Six mois à peine après son investiture, Abiy Ahmed, 43 ans, avait conclu la paix avec son voisin érythréen, fait relâcher des milliers de dissidents, s'était publiquement excusé des violences des forces de sécurité et avait accueilli à bras ouverts les membres de groupes exilés qualifiés de «terroristes» par ses prédécesseurs. La réconciliation avec l' Erithrée a été menée tambour battant. c'est à l’issue d’une rencontre historique, le 9 juillet 2018, à Asmara, la capitale érythréenne, le président érythréen, Isaias Afwerki, et lui-même ont mis fin à vingt ans d’état de guerre entre les deux frères ennemis. La fin ou du moins le début d'une nouvelle ère après la mort de plus de 80 000 personnes durant la guerre civile de 1998 à 2000.

Outre l'Erythrée, Abiy Ahmed a multiplié les initiatives sur la scène régionale. Il a joué un important rôle de médiation dans la crise politique soudanaise et a essayé de revitaliser le fragile accord de paix sud-soudanais.

Plus récemment, il a développé son programme d'ouverture d'une économie largement contrôlée par l'Etat. Il pèse désormais de tout son poids pour que les élections législatives, qu'il promet inclusives, se tiennent en mai 2020.

Ce faisant, mettent en garde des analystes, le jeune dirigeant s'est placé dans une situation délicate: ses mesures phares sont trop radicales et trop soudaines pour la vieille garde de l'ancien régime et pas assez ambitieuses et rapides pour une jeunesse avide de changement et de perspectives d'avenir.

Son ouverture a également libéré des ambitions territoriales locales et d'anciens différends intercommunautaires qui ont débouché sur des violences meurtrières dans de nombreuses régions du pays.

Le jeune dirigeant a ainsi insufflé un certain optimisme dans une région du globe où celui-ci est une denrée rare. « Un vent d’espoir souffle sur la Corne de l’Afrique », déclarait le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en septembre 2018. Mais le chemin à parcourir avant une paix ferme et définitive est encore long, estiment les analystes.

« Le comité Nobel norvégien espère que le prix Nobel de la paix renforcera le premier ministre Abiy dans son travail important pour la paix et la réconciliation, a déclaré Mme Reiss-Andersen.

C’est à la fois une reconnaissance et un encouragement de ses efforts. Nous sommes conscients que beaucoup de travail demeure. »

Boby Dean pour DayNewsWorld

L' OFFENSIVE TURQUE EN SYRIE INQUIETE

L'offensive de la Turquie dans le nord-est de la Syrie est officiellement lancée.

Des frappes aériennes ont visé plusieurs villes frontalières. Au moins 15 personnes, dont 8 civils, ont été tuées mercredi au cours de l'offensive turque contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Des milliers de civils ont fui, ou tentent toujours de fuir les zones bombardées par l’armée turque.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé ce mercredi 9 octobre 2019 le début d'une nouvelle opération militaire, baptisée « Source de Paix », contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), frère syrien du PKK, considérée par Ankara comme un groupe « terroriste ».

Cette attaque est présentée par la  Turquie comme me une opération destinée à lutter «contre les terroristes des Unités de protection du peuple kurde, et du groupe Etat islamique» - une action «au nom de la patrie», d’après le Türkiye . Pour le Daily Sabah l’offensive de la Turquie est «une question de souveraineté nationale», provoquée par «les éléments terroristes liés au Parti des travailleurs du Kurdistan» (PKK), accusés de «prendre pour cible la sécurité de la Turquie et de la région».

« Une zone de sécurité », selon Ankara

La Turquie envisagerait dans un premier temps de prendre le contrôle d'une bande de territoire longue de 120 km et profonde d'une trentaine de km allant des villes de Tal Abyad à Ras al-Aïn. A terme, Ankara entendrait créer une « zone de sécurité », sorte de tampon de 30 km de profondeur s'étirant de l'Euphrate à la frontière irakienne, soit 480 km.

Cette zone aurait pour vocation, selon Ankara, d'accueillir une partie des 3,6 millions de Syriens réfugiés en Turquie et de séparer la frontière turque des territoires conquis par les YPG en plein chaos syrien. Elle est destinée à apporter « la paix et la sécurité » en Syrie, selon Erdogan.

Les atermoiements de Donald Trump

Cette incursion turque en Syrie a été rendue possible par la volonté de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie. Or la Turquie attaque un allié des Etats-Unis en Syrie dans la lutte contre l' Etat islamique. Quand bien même le locataire de la Maison Blanche a reconnu que l' intervention était une «mauvaise idée», les Etats-Unis ne chercheront toutefois pas à la stopper, au motif que les Kurdes, toujours selon Donald Trump, ne les ont «pas aidés pendant la Seconde Guerre Mondiale», ni «aidés en Normandie» !!

Un véritable tollé international

A l’étranger, l’offensive turque comme l’attitude du président américain, provoquent un véritable tollé. Le déclenchement de l’offensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui craignent un chaos risquant d’ouvrir la voie à un retour en force du groupe Etat Islamique et qui fait planer l’incertitude sur le sort des djihadistes capturés par les Unités de protection du peuple kurde.

L' européenne a exigé l'arrêt de l'offensive déclenchée par la Turquie. « Elle ne donnera pas de résultats. Et si le plan de la Turquie est la création d'une zone de sécurité, n'attendez pas de financement de l'Union européenne », a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

L'ONU appelle Ankara à « épargner les civils » et à « exercer un maximum de retenue ». Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir d'urgence et à huis clos, jeudi 10 octobre, à la demande de ses membres européens .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA TURQUIE LANCE UNE OPERATION CONTRE LES KURDES DANS LE NORD DE LA SYRIE

Quel message la Maison Blanche veut-elle envoyer en émettant dimanche soir l’idée d’un retrait général des forces américaines de la Syrie ?

Le retrait des troupes américaines du Nord de la Syrie

Stephanie Grisham , porte-parole de la Maison Blanche, rend compte, dimanche soir,  dans un communiqué d’un échange téléphonique entre Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. « La Turquie va bientôt engager son opération prévue dans le nord de la Syrie. Les forces armées des Etats-Unis ne soutiendront ni ne participeront à l’opération et les forces des Etats-Unis, après avoir vaincu le “califat” territorial de l’Etat islamique [EI], ne seront plus dans les environs immédiats », annonce la porte-parole..

Sur son compte Twitter, Donald Trump évoque un retrait général du millier de soldats américains déployés dans la zone protégeant notamment les forces kurdes. Ces dernières, alliées des Etats-Unis, ont livré bataille contre l’EI.

Mais pour Ankara les Kurdes sont assimilés pourtant à des groupes terroristes du fait de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Deux questions s'imposent alors après le tweet de Donald Trump :

Les Etats-Unis abandonnent-il les Kurdes de Syrie ceux mêmes qui ont été les combattants, au côté des Alliés, de l'EI à leur sort alors que Washington tentait jusqu'à présent de mettre sur pied un mécanisme d’interposition pour éviter un affrontement direct entre Turcs et Kurdes.

Washington laisse-t-il en conséquence la Turquie régler son contentieux par les armes contre les Kurdes de Syrie ?

Vers une offensive turque contre les Kurdes du Nord de la Syrie ?

La Turquie a affirmé mardi être prête à lancer une nouvelle offensive en Syrie contre une milice kurde. Renforçant l'impression qu'une offensive contre les Unités de protection du peuple (YPG) était imminente, le ministère turc de la Défense a indiqué que « tous les préparatifs en vue d'une opération ont été achevés ».

La Turquie envisagerait dans un premier temps de prendre le contrôle d'une bande de territoire longue de 120 km et profonde d'une trentaine de km allant des villes de Tal Abyad à Ras al-Aïn, selon Hürriyet. A terme, Ankara entendrait créer une « zone de sécurité », sorte de tampon de 30 km de profondeur s'étirant de l'Euphrate à la frontière irakienne, soit 480 km.

Cette zone aurait pour vocation, selon Ankara, d'accueillir une partie des 3,6 millions de Syriens réfugiés en Turquie et de séparer la frontière turque des territoires conquis par les YPG en plein chaos syrien.

L'avertissement de Donald Trump

Mais accusé jusque dans son propre camp de lâcher des alliés des Etats-Unis, le président Trump a dû réorienter lundi son discours en affirmant qu'il « anéantirait complètement l'économie de la Turquie » si celle-ci « dépassait les bornes ».

« Nous sommes en train de quitter la Syrie, mais nous n'avons absolument pas abandonné les Kurdes qui sont des gens formidables et de merveilleux combattants », a-t-il renchéri mardi dans un tweet. « Nous aidons les Kurdes financièrement (et en leur fournissant des) armes ».

Des responsables américains se sont employés à se démarquer de toute opération militaire d'Ankara et à minimiser le départ des soldats américains, évoquant le simple redéploiement de 50 à 100 membres des forces spéciales.Un haut responsable du département d'Etat a affirmé lundi que les forces américaines, qui contrôlent l'espace aérien dans le nord-est de la Syrie, l'avaient fermé à l'aviation turque.  « Nous n'avons pas l'intention de changer cela dans un proche avenir », a-t-il indiqué.

Reste que cette confusion inquiète le reste de la communauté internationale, l'ONU indiquant lundi se « préparer au pire » en cas de nouvelle crise humanitaire en Syrie, où le conflit a fait depuis 2011 des millions de déplacés et a coûté la vie à plus de 370.000 personnes.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LES HONGKONGAIS MANIFESTENT

CONTRE LA LOI ANTI MASQUE

Après quatre mois de manifestations à Hong Kong, la non-violence a cédé la place aux affrontements brutaux entre manifestants et police antiémeute.

Cela fait plusieurs semaines que de nombreuses manifestations violentes ont lieu à Hong Kong, des événements qui ont débuté en signe de protestation contre une loi d’extradition permettant à la Chine d’avoir son mot à dire sur le système juridique de la région.

Si au départ les rassemblements se voulaient pacifiques , depuis quelques semaines ils ont mené à de violents affrontements entre les manifestants et les autorités.

Une inexorable spirale de violence, qui a débouché, début octobre, sur des tirs à balles réelles de la part de la police, et des cocktails Molotov de la part des manifestants.

Vendredi dernier , face aux débordements, le gouvernement de Carrie Lam a voté une ordonnance d’urgence qui interdit « toute couverture faciale susceptible d’empêcher l’identification ».

Masques et vêtements portés par les manifestants, mais aussi maquillage aptes à tromper les systèmes de reconnaissance faciale tombent sous cette interdiction. Chaque personne qui ne respecte pas cette nouvelle loi s’expose à une amende d’environ 3 200 dollars et risque jusqu’à un an de prison.

« Nous pensons que la nouvelle loi aura un nouvel effet dissuasif contre les manifestants violents masqués et les émeutiers. Hong Kong n’est pas en état d’urgence, mais nous sommes en effet dans un moment très dangereux », a déclaré la cheffe de l'exécutif.

Alors que Carrie Lam espérait avec cette loi, une vieille loi d'urgence remontant à l'époque coloniale, provoquer un effet dissuasif, elle a au contraire raviver les violences. Des manifestations quasi quotidiennes ont encore dégénéré ces derniers jours en des affrontements entre policiers et radicaux, lesquels se sont en outre livrés à des actes généralisés de vandalisme.
Les Hongkongais ont bravé deux interdictions: celle de manifester sans permission préalable et celle de porter un masque. Une douzaine de personnes ont toutefois été arrêtées mardi 6 octobre, dont une fillette de 10 ans. Les deux premiers contrevenants à la loi antimasque, de 18 et 38 ans, ont été inculpés lundi matin et seront jugés le 18 novembre.

Un geste de défi de la jeunesse hongkongaise face aux autorités chinoises

Quelques dates:

9 juin 2019. Un million de personnes manifestent contre le projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine.

12 juin. Des violences inédites font 79 blessés, un militant meurt en tombant d’un toit.

15 juin. La cheffe de l’exécutif local, Carrie Lam, annonce la suspension du projet. Le lendemain, près de deux millions de manifestants exigent sa démission.

1er juillet. 22e anniversaire de la rétrocession, des manifestants saccagent le Parlement local.

12 août. L’aéroport de Hong Kong envahi par les manifestants, les vols sont annulés.

4 septembre. Carrie Lam annonce le retrait définitif du projet contesté.

29 septembre. La police use de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et canons à eau contre des manifestants qui jettent des pierres et des cocktails Molotov.

1er octobre 2019. Un manifestant  blessé à la poitrine par un tir à balle réelle de la police.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ECOLOGIE

POURQUOI EXTINCTION-REBELLION LANCE-T-ELLE

UN APPEL MONDIAL ?

Pendant le mois d’octobre, l'organisation Extinction Rebellion lance un appel mondial à des actions non-violentes « en faveur du monde vivant ». Après avoir occupé un centre commercial samedi à Paris, l'ONG annonce deux semaines d'actions de désobéissance civile non-violente destinées à alerter les citoyens sur le réchauffement climatique et le risque d'extinction de l'humanité Avec pour but : mettre la pression sur la classe politique.

« Extinction Rébellion" exige que soient reconnues la gravité et l'urgence des crises climatiques.

Une mobilisation internationale

La France n'est pas le seul pays concerné par cette semaine de mobilisation. Des actions similaires auront lieu dans plus de 60 villes à travers le monde, notamment à Londres, Berlin, Melbourne, New York ou encore à New Delhi, en Inde. Des dizaines de blocages- dans des lieux souvent tenus secrets mais hautement symboliques- sont prévus à travers le monde, signe que le jeune mouvement international est en plein essor.

Le droit de désobéissance face à l'urgence ?

Ce mouvement revendique des militants blasés par les méthodes classiques d'une démocratie qu'ils estiment malade.

Né au Royaume-Uni en octobre 2018 sous l'impulsion de plusieurs universitaires - qui dénoncent l'apathie des politiques face à l'urgence climatique- le mouvement affirme rejeter toute forme de violence, mais encourage la désobéissance civile s'inspirant ainsi de la stratégie de lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis ou celle des suffragettes. Car face à l'urgence du défi climatique seul ce mode d'action peut, selon eux, faire réagir les pouvoirs publics.

Le sablier, devenu leur emblème, symbolise d'ailleurs l'urgence qui justifie une certaine forme de radicalité. « L’argument des militants c’est que lorsque le gouvernement n’est pas fidèle aux engagements pour lesquels le peuple a voté, ils ont le droit de désobéir aux règles édictées par la société. », explique Sandra Laugier, professeure de philosophie à l’Université Paris 1 Sorbonne-Panthéon.

Une communication et visibilité efficaces

Les organisations n’hésitent donc pas à mettre en scène leurs actions, à inviter les médias et à soigner leur communication. D'autant que ce mode d'action bénéficie « d’une bonne réputation morale, selon Sandra Laugier. Surtout, elle sait jouer avec une image de vulnérabilité revendiquée, comme Gandhi et sa stature frêle. C’est pourquoi ces milieux mettent en avant des enfants », comme Greta Thunberg en Suède, 16 ans, Léah Namugerwa, 15 ans, en Ouganda, ou la Thaïlandaise de douze ans, Ralyn Satidtanasarn.

En juin dernier, ce sont plusieurs dizaines d'activistes qui s'étaient allongés dans l'enceinte du Musée d'histoire naturelle de Londres pour mettre en lumière les extinctions massives d'espèces. Toujours en  juin, c'étaient les mêmes qui avaient déversé des litres de faux sang sur les marches du Trocadéro à Paris, toujours pour dénoncer le déclin de la biodiversité.

Une instrumentalisation de l'écologie ?

Mais pour l'ancienne mininistre de l'écologie Ségolène Royal l'ONG instrumentaliserait l'écologie. « C'est une dégradation de l'image de l'écologie, de l'image de l'environnement. Cela risque de disqualifier toutes les actions pro-environnementales qui risquent d'être associées à ce type d'agressions et de violences », a-t-elle déclaré, lundi 7 octobre sur France-Inter.

« L'écologie c'est la paix donc la violence c'est le contraire », a-t-elle poursuivi.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'IRAK REPLONGE DANS LA VIOLENCE

CENT MORTS ET PLUS DE QUATRE MILLE  BLESSES

Depuis trois jours, des manifestations aux revendications multiples agitent la capitale Bagdad et plusieurs villes irakiennes. Un couvre-feu a été instauré par les autorités dans plusieurs villes.

Une mobilisation spontanée

A l'origine de la contestation l 'éviction du gouvernement du patron du contre-terrorisme, le général Abdel Wahab al-Saadi, héros national de la lutte contre l'Etat islamique, une décision perçue comme favorable aux factions pro-Iran en Irak. Mais les manifestants dénoncent surtout la corruption de la classe dirigeante, le taux de chômage élevé chez les jeunes ainsi que l'absence de services publics fonctionnels.

Il s'agit d'un mouvement spontané rassemblant toutes sorte de déçus du gouvernement d'Abdel Mahdi en place depuis le 25 octobre 2018, « pour la première fois sans drapeau, sans affiches et sans slogans de parti », selon le quotidien libéral Al-Bayina al-Jadid.

La réponse musclée des autorités

Face à ces manifestations spontanées, les autorités,ont réagi avec fermeté n'hésitant pas à tirer à plusieurs reprises à balles réelles sur la foule faisant huit morts à Nassiryia, dans le Sud du pays, quatre à Amara, deux autres à Bagdad, et autant à Kout, dans l'Est du pays et plus de 400 blessés. Malgré le couvre-feu décrété dans plusieurs villes les manifestants continuaient d'affluer dans la nuit vers les points de ralliement pour exprimer leur colère. Conscient du rôle des réseaux sociaux, les autorités ont coupé jeudi l'accès à Internet dans une grande partie de l'Irak.

Vers une escalade de la violence

Mercredi, le leader chiite Moqtada Sadr a appelé ses très nombreux partisans à rejoindre les manifestants pour des « sit-in pacifiques » et une « grève générale », faisant craindre une explosion de la mobilisation. En 2016, ils avaient déjà paralysé le pays avec des manifestations dans la capitale et avaient notamment forcé l'entrée de la Zone verte où siègent les plus hautes institutions irakiennes et l'ambassade américaine.

Aussitôt après, la municipalité de Bagdad a déclaré jeudi jour chômé pour les fonctionnaires, ce qui pourrait permettre aux forces de l'ordre de renforcer leur quadrillage de cette ville tentaculaire de neuf millions d'habitants et de resserrer l'étau autour des manifestants.

Craignant une escalade, l'ONU a appelé à la « retenue ».

Pour le président irakien Barham Saleh, « manifester pacifiquement » est « un droit constitutionnel » et « les forces de l'ordre sont là pour protéger les droits des citoyens ». La Commission des droits de l'Homme du Parlement irakien a, de son côté, dénoncé une « répression » dont « les responsables devront rendre des comptes ».

Dans un communiqué, la commission gouvernementale des droits de l'Homme a fait état de cent morts et plus de 4000 blessés depuis mardi. Quelque 500 personnes ont été arrêtées mais une grande partie ont été libérées. La plupart des manifestants tués l'ont été par balles, selon des sources médicales.

Alize Marion pour DayNewsWorld

UN AN APRES L'ASSASSINAT DU JOURNALISTE

JAMAL KHASHOGGI LE PRINCE SAOUDIEN MBS TOUJOURS PAS INQUIETE

Des mannequins en plastique démembrés, portant des brassards et dossards « presse ».

Un rassemblement en forme d’hommage à 13 h14 devant l'ancien consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul, soit le moment précis où, il y a un an jour pour jour, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi en franchissait la porte pour ne plus jamais en ressortir et pour lequel la justice n’a toujours pas été rendue.

Il y a un an, le 2 octobre 2018, le journaliste Jamal Khashoggi- critique envers le royaume wahhabite et exilé aux Etats-Unis en 2017- , était assassiné dans l'enceinte du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul où  il s’était rendu pour des démarches en vue de son mariage.

Un commando de  quinze agents venus de Ryad attendait le journaliste pour mettre fin à ses jours dans des conditions macabres comme le révéla ensuite l'enquête turque. Khashoggi aurait été tué par  strangulation. Son corps aurait été démembré pour pouvoir être  dissous  et mis dans des caisses avant d'être transféré par avion hors du pays .

Très vite, les accusations fusent à l'égard du prince héritier Mohammed ben Salmane qui affirme, à l'époque, que Jamal Khashoggi est entré au consulat mais en est sorti peu après, avant de reconnaître qu'il a été tué lors d'une « rixe à coups de poing ».

Le 24 octobre 2018, MBS réagit pour la première fois publiquement : « C'est un incident hideux et totalement injustifiable ». Malgré cette prise de position, l'image du royaume saoudien ne va cesser de se ternir au fil des révélations.

La CIA finira par accuser le prince héritier MBS d'avoir commandité le meurtre du journaliste dissident survenu dans les locaux du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

En novembre, Washington annonce des sanctions contre des responsables saoudiens. L'Allemagne, la France et le Canada embrayent le pas.

Le 26 septembre dernier, la chaîne de télévision américaine PBS rapporte des citations de « MBS », selon lesquelles il a dit en décembre 2018 assumer la responsabilité du meurtre, mais a assuré qu'il n'en avait eu connaissance qu'après les faits. « J'en prends l'entière responsabilité en tant que leader d'Arabie saoudite, surtout que cela a été commis par des individus travaillant pour le gouvernement saoudien », a -t-il assuré. Le royaume wahhabite traduit en justice 11 suspects dans un procès qui piétine .

Le prince héritier Mohammed Ben Salman, que M. Khashoggi critiquait dans les pages du Washington Post et que de nombreux observateurs soupçonnent d’être le commanditaire de l’opération, n’a cependant pas été inquiété.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA CHINE PLIE FACE AUX HONGKONGAIS

PRO-DEMOCRATIE

Le président chinois Xi Jinping a promis, ce lundi 30 septembre 2019, de continuer à respecter l’autonomie de Hong Kong, alors que l’ex-colonie britannique, rendue à la Chine en 1997, est secouée depuis juin par des manifestations pro-démocratie.

S'exprimant lors d’une réception à Pékin à la veille de la célébration des 70 ans du régime communiste, Xi Jinping s’est engagé à poursuivre l’application du principe

« Un pays, deux systèmes » dans le territoire et à respecter son « haut degré d’autonomie »

Depuis plusieurs mois les Hongkongais descendent dans la rue: de violents affrontements ont opposé, pas plus tard que dimanche 29 septembre les forces de l'ordre aux manifestants prodémocratie.

Cette forte mobilisation inquiète Pékin à la veille de la célébration des 70 ans de la Chine communiste.

Une victoire pour les Hongkongais jaloux de leur statut.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

TENSIONS DANS LE GOLFE

LES MENACES IRANIENNE D'UNE GUERRE TOTALE

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, avait affirmé jeudi qu’une riposte saoudienne ou américaine en Iran entraînerait une « guerre totale », précisant toutefois que son pays ne voulait pas la guerre mais se défendrait si besoin.

Ce samedi 21 septembre au chef des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique iranienne, de prévenir que tout pays qui attaque la République islamique d’Iran verrait son territoire devenir « le principal champ de bataille » du conflit.

« Quiconque veut que sa terre devienne le principal champ de bataille, allez-y ».

« Nous ne permettrons jamais qu’une guerre empiète sur le territoire de l’Iran », a-t-il ajouté d'un ton martial.Cet avertissement intervient alors que les États-Unis ont annoncé non seulement de nouvelles sanctions sur le secteur bancaire iranien, mais également l'envoi de renforts militaires dans le Golfe, après des attaques contre des installations pétrolières en Arabie Saoudite qui ont réduit de moitié la production saoudienne de pétrole.

Ces attaques, menées par les rebelles yéménites Houthis mais attribuées à l'Iran par Ryad et Washington, ont ravivé les craintes d'un affrontement militaire entre les Etats-Unis et l'Iran.

Mais le président américain Donald Trump, en campagne pour les présidentielles, n'a aucun intérêt à déclencher un conflit se montrant moins va-t-en guerre.

S' il a prévenu vendredi qu'il «  n’y a jamais  eu de pays plus préparé » que les États-Unis, il a cependant vanté les mérite de la retenue.

« Ce serait la solution de facilité pour moi », « frapper 15 sites majeurs en Iran », « cela ne prendrait qu’une minute » et « ce serait une très mauvaise journée pour l’Iran ».

« Mais ce n’est pas ce que je privilégie, si possible », a-t-il enchaîné.

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran n’ont cessé de croître depuis le retrait unilatéral américain en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l’Iran.

Alize Marion pour DayNewsWorld

CATASTROPHE NUCLEAIRE DE FUKUSHIMA

TROIS DIRIGEANTS ACQUITTES

Huit ans et demi après l’accident nucléaire de Fukushima au Japon, trois anciens dirigeants du groupe Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima lors de la catastrophe de 2011, ont été acquittés par le tribunal de Tokyo, jeudi 19 septembre.

Ksunéhisa Katsumata, le président de la société de 2002 à 2012, ainsi que ses deux vice-présidents, Ichirô Takékuro et Sakaé Mutô, encouraient cinq ans de prison pour «négligence ayant entraîné la mort» pour ne pas avoir tenu compte de rapports faisant état d’un risque de tsunami dépassant les capacités de résistance de la centrale.

Les poursuites engagées contre les ex-dirigeants s’appuyaient sur le décès de 44 patients de l’hôpital de Futaba, à quelques kilomètres de la centrale, qui n'avaient pas supporté l'évacuation d’urgence dans des conditions extrêmes, avec un bus qui a longtemps tourné en rond avant de trouver un point de chute. Pour ces personnes âgées, l’épreuve s’était avérée fatale.

Ces trois anciens responsables de l’opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, les seules personnes physiques à être jugées, ont plaidé non-coupables. Durant le procès, M. Katsumata a déclaré qu’il n’était pas impliqué au quotidien dans les décisions concernant la sûreté et qu'il  se reposait sur le travail de ses subordonnés chargés de ces questions. Aucun travaux n'avaient donc été effectués pour protéger le site avant le puissant séisme, responsable du raz-de-marée qui a englouti les groupes électrogènes de la centrale, stoppé le refroidissement du combustible nucléaire et provoqué sa fusion.

Le juge a cependant estimé qu'ils ne pouvaient être reconnus coupables des conséquences de la catastrophe nucléaire déclenchée par le tsunami survenu le 11 mars 2011. Si le tsunami a causé la mort de 18 500 personnes dans le nord-est du Japon, l’accident nucléaire en lui-même n’a fait aucune victime sur le coup.

L’Etat japonais et Tepco ont déjà été sanctionnés par la justice à diverses reprises, à la suite de nombreuses plaintes en nom collectif et condamné à une amende symbolique par un tribunal local. Six mois plus tôt, une autre instance avait condamné à la fois Tepco et l’Etat japonais pour négligence dans cette affaire, mais là aussi, l’amende avait été symbolique.

Par ailleurs, Tepco indemnise les victimes du drame depuis des années, en recevant l’argent d’un fonds créé spécialement et alimenté par l’Etat et l’ensemble des compagnies japonaises d’électricité.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LEGISLATIVES BENYAMIN NETANYANOU SORT FRAGILISE

Quel premier ministre pour Israël ?

Aucun vainqueur ne se dégage au lendemain des élections législatives en Israël. En effet le Likoud, parti dont est issu Benyamin Nétanyahou, obtient 32 sièges, à égalité avec le parti centriste Kahol Lavan (« Bleu-blanc »)de Benny Gantz, ancien chef d'état-major de l'armée après le dépouillement de 92% des bulletins.

La « liste unie » des partis arabes obtiendrait par ailleurs 12 sièges et pourrait s'imposer comme la troisième force politique à la Knesset, suivie par le parti Israel Beiteinou de l'ex-ministre Avigdor Lieberman (9 sièges).

Les deux grandes formations sont bien loin des 61 sièges nécessaires pour dégager une majorité au Parlement.

La coalition de droite du premier ministre obtient 56 sièges. Le chef de l'Etat hébreu a déjà annoncé qu'il n'y aurait pas de troisième élection. Il ne reste donc aux formations pas d'autre choix que de composer des alliances.

Benyamin Nétanyahou a annoncé qu'il attendait les résultats officiels, mais qu'il était à nouveau prêt à former une coalition. « Dans les prochains jours, nous entamerons des négociations en vue de l'établissement d'un gouvernement sioniste fort », a déclaré l'actuel Premier ministre israélien. Sont exclus des discussions les partis arabes, malgré leur score important le gouvernement ne pouvant s'appuyer sur des partis arabes antisionistes.

Benny Gantz a annoncé, de son côté, qu'il avait déjà commencé à négocier comptant parler avec « tout le monde ». « Ce soir commence l'entreprise de réparation de la société israélienne. L'unité et la réconciliation sont devant nous. », a-t-il commenté.

Tous les regards se tournent donc vers l'ex-ministre de la Défense Avigdor Lieberman, déjà qualifié par certains médias de « faiseur de roi ».

Ce dernier défend l’idée d’un gouvernement d’unité nationale avec Blanc et bleu et, pourquoi pas, le Likoud débarrassé de l'influence des partis juifs ultra-orthodoxes et des partis arabes.

Les centristes jugent la proposition intéressante mais ne veulent pas entendre parler d’un compromis avec Benyamin Nétanyahou en raison de son implication pour des faits de corruption présumée dans trois affaires judiciaires. Benny Gantz aura cependant du mal à former une coalition sans le Likoud...

Les négociations s'annoncent serrées entre les différentes formations du pays et chacun des deux rivaux va devoir tenter de convaincre le chef de l'Etat Reuven Rivlin qu'il est le mieux placé pour former une coalition. .

Andrew Preston pour DayNewsWorld

L'ARABIE SAOUDITE TOUCHEE AU COEUR DE SON ECONOMIE APRES L'ATTAQUE DE DRONES

SUR DES RAFFINERIES

En guerre avec les rebelles yéménites Houthi, l'Arabie saoudite a fait face, samedi15 septembre, à une attaque de drones armés qui ont visé deux installations pétrolières. L'attaque a frappé le site d'Abqaiq, à 60 km au sud-ouest de Dahran. Ce dernier abrite la plus grande usine de traitement du pétrole d'Aramco. L'autre site touché est celui de Khurais, à 250 kilomètres de Dahran, qui est l'un des principaux champs pétroliers de l'entreprise publique.

Suspension provisoire des deux sites

Même si les incendies provoqués à Abqaiq et Khurais ont «ont été maîtrisés», selon le ministère de l'Intérieur, le groupe pétrolier a dû suspendre provisoirement la production sur les deux sites touchés. Le retour à la normale n’est pas pas attendu avant «des semaines plutôt que des jours», a fait savoir dimanche une source au fait de la situation.

Or les installations d’Aramco temporairement mises à l'arrêt représentent 50% de la production totale saoudienne . Elles produisent en effet en temps normal 5,7 millions de barils par jour, sur une production totale saoudienne de 10,3 millions de barils par jour, selon le dernier rapport de l’Opep, soit 5 % de la production mondiale de brut.

Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, a par ailleurs indiqué que les explosions dues aux attaques ont également causé l'interruption de la production d'environ 56,6 millions de mètres cubes de gaz associé, extrait avec le brut. Conséquence : il faut s'attendre à une baisse de 50% en éthane et en gaz naturel liquéfié.

Le régime saoudien s'est pourtant voulu rassurant. «Une partie de la baisse (de la production) sera compensée pour les clients par les stocks», a indiqué le ministre saoudien de l'Énergie dans un communiqué. Cinq sites de stockage souterrains, pouvant contenir des dizaines de millions de barils, ont été construits dans plusieurs endroits du royaume pour une extraction en cas d'urgence.

Face à cette situation l’administration américaine s’est tout de même dite prête à exploiter les réserves pétrolières d’urgence des Etats-Unis si nécessaire pour stabiliser l'approvisionnement énergétique mondial, selon la porte-parole du secrétaire à l’énergie.

Une stratégie des rebelles yéménites qui rend l'Arabie saoudite vulnérable

En Arabie saoudite, les drones sont devenus les nouvelles armes des rebelles yéménites Houthis qui constituent une menace sérieuse pour l'Arabie saoudite ultra-dépendante du pétrole. ll s'agit en effet de la troisième attaque du genre en cinq mois contre des infrastructures du mastodonte pétrolier.

Ainsi le 17 août, les Houthis avaient annoncé avoir mené une attaque avec dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah qui avait incendié une installation gazière. Déjà le 14 mai, les rebelles yéménites avaient revendiqué une attaque au drone contre deux stations de pompage et un oléoduc reliant l’est et l’ouest de la monarchie wahhabite.L’oléoduc avait alors dû cesser temporairement son activité.

D’après des experts, les attaques des rebelles yéménites montrent qu’ils disposent d’armes sophistiquées et constituent une menace sérieuse pour l’Arabie saoudite ultra-dépendante de son or noir.

« C’est une situation relativement nouvelle pour les Saoudiens », analyse Kamran Bokhari, directeur du Center for Global Policy, basé à Washington,  rappelant que les dispositifs de sécurité étaient plutôt conçus pour parer des attaques à la voiture piégée. « Pendant longtemps, ils n’ont jamais vraiment craint que leurs installations pétrolières seraient frappées depuis le ciel. »

Condamnation de plusieurs pays

Le président américain Donald Trump a fermement condamné ces attaques contre les infrastructures saoudiennes. «Des actions violentes contre des zones civiles et des infrastructures vitales pour l'économie mondiale ne font qu'aggraver les conflits et la méfiance», a pointé la Maison Blanche .

Le ministère français Jean-Yves Le Drian a également condamné des actions qui «ne peuvent qu'aggraver les tensions régionales et les risques de conflit» tandis que l 'Union européenne a pour sa part évoqué «une menace réelle pour la sécurité régionale».

Mike Pompeo accuse l’Iran qui dément

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo,pour sa part, s’en est pris à l’Iran : « Téhéran est derrière une centaine d’attaques contre l’Arabie saoudite, tandis que [le président Hassan] Rohani et [son ministre des affaires étrangères, Mohamad Javad] Zarif prétendent s’engager dans la diplomatie, accuse-t-il sur Twitter. Au milieu de tous ces appels à une désescalade,l’Iran vient de lancer une attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique de la planète. ».Le porte-parole des affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi, a rapidement dénoncé « des accusations et remarques aussi stériles et aveugles [qui] sont incompréhensibles et insensées ». L'Iran a de son côté vigoureusement démenti. «Des accusations et remarques aussi stériles et aveugles sont incompréhensibles et insensées», a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Abbas Moussavi.

Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a affirmé que son pays avait « la volonté et la capacité de faire face et répondre à cette agression terroriste », au cours d'un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

DES DRONES ARMES ATTAQUENT DES INSTALLATIONS PETROLIERES EN ARABIE SAOUDITE

En guerre avec les rebelles yéménites, l'Arabie saoudite fait face à une nouvelle forme d'attaques. Ces derniers utilisent des drones armés pour viser des raffineries.

La télévision des Houthis, Al-Massira, a en effet fait état « d'une opération d'envergure contre des raffineries à Abqaiq et Khurais » dans l'est du royaume. L'attaque a ciblé deux installations exploitées par la compagnie saoudienne d'hydrocarbures Aramco dans la province orientale de Bugyag.Le site d'Abqaiq, à 60 kilomètres au sud-ouest de Dahra, abrite la plus grande usine de traitement du pétrole d'Aramco tandis que Khurais, à 250 kilomètres de Dahran, est l'un des principaux champs pétroliers de l'entreprise publique qui prépare son entrée en bourse.

En Arabie saoudite, les drones sont devenus les nouvelles armes des rebelles yéménites Houthis qui constituent une menace sérieuse pour l'Arabie saoudite ultra-dépendante du pétrole.

Si les autorités saoudiennes ont tenté de minimiser les conséquences de ces incendies, les attaques aux drones n'en rendent pas moins le pays vulnérable.

« Escalade militaire extrêmement inquiétante »

Les rebelles houtis, soutenus par l’Iran, grand rival régional de l'Arabie saoudite, revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles saoudiennes. Ils affirment agir en représailles aux frappes aériennes de la coalition menée par l’Arabie saoudite qui intervient au Yémen depuis 2015 pour soutenir les forces progouvernementales.

Ainsi le 17 août, les Houthis avaient annoncé avoir mené une attaque avec dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah qui avait incendié une installation gazière.

Déjà le 14 mai, les rebelles yéménites avaient revendiqué une attaque au drone contre deux stations de pompage et un oléoduc reliant l’est et l’ouest de la monarchie wahhabite.

L’oléoduc avait alors dû cesser temporairement son activité.

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen Martin Griffiths s'est dit «extrêmement inquiet à propos des attaques de drone [...] ce jour contre deux installations pétrolières majeures dans le royaume d'Arabie saoudite».

Il a jugé «la récente escalade militaire extrêmement inquiétante».

Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, et trois millions de déplacés, d'après les Nations unies. Il s'agit de «la pire catastrophe humanitaire actuelle» selon l'ONU.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

RUSSIE

LOURD RECUL POUR LE PARTI DE POUTINE

On ne votait pas qu’à Moscou ce dimanche, au total 56 millions de Russes, soit environ la moitié des électeurs potentiels, se sont exprimés. Dans 16 régions du pays, il fallait aussi élire les gouverneurs lors de ces scrutins locaux.

Un lourd revers pour Poutine

Selon des résultats provisoires donnés par les agences de presse russes, le parti au pouvoir Russie unie a subi un lourd revers, dimanche 8 septembre, aux élections du Parlement de Moscou. Les candidats soutenus par les autorités ont en effet perdu dans au moins 20 des 45 districts de la capitale. Ils contrôlaient jusqu'à présent 38 sièges du Parlement.

Neuf anciens députés de Russie unie n'auraient pas été réélus, parmi lesquels le chef de la branche moscovite du parti, Andreï Metelsky, qui était élu depuis 2001.

Victoire des communistes

Les candidats communistes sont les grands gagnants de l'élection : ils remporteraient 13 sièges, contre cinq auparavant. Le parti libéral Iabloko aurait trois sièges, une candidate indépendante qu'ils soutenaient l'ayant aussi emporté. Enfin, le parti Russie juste, considéré comme faisant partie de l'opposition « tolérée » par le Kremlin, fait son entrée au Parlement moscovite avec trois députés.

L' opposition muselée mais entendue

Si ces élections ont suscité un vif intérêt, ce n’est donc pas pour leur pur enjeu politique. Mais bien parce que le pouvoir en place a pratiquement systématiquement rejeté les candidatures des membres de l’opposition pour manque de parrainages suffisants.

Alexeï Navalny et plusieurs de ces partisans faisaient partie de ces exclus ainsi que l’avocate Lioubov Sobol. Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, avait appelé à « voter intelligent » en soutenant les mieux placés pour battre les candidats affiliés au pouvoir. Il semble avoir été entendu .

A deux ans des législatives, Navalny avait fait en effet de ce scrutin une étape essentielle de la bataille contre Russie unie, dont la cote est au plus bas depuis plus de dix ans en raison du mécontentement suscité par la hausse de l’âge de la retraite et la baisse constante des revenus.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

HONG KONG LA MENACE D'UNE INTERVENTION

DE L'ARMEE CHINOISE


Le gouvernement chinois a assuré mardi qu'il soutenait «fermement» Carrie Lam à la tête de l'Exécutif hongkongais, après la fuite d'un enregistrement dans lequel elle disait vouloir démissionner si elle en avait «le choix».

Il a toutefois menacé d'intervenir si la situation devait se dégrade

«Mettre fin à la violence et au chaos, rétablir l'ordre, sont les tâches les plus pressantes à Hong Kong», a déclaré devant la presse le porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao du gouvernement chinois, Yang Guang.

Mais «si la situation devait continuer à se détériorer et plonger dans un chaos qui menacerait la souveraineté et la sécurité nationales au-delà du contrôle des autorités de Hong Kong, le gouvernement central ne resterait pas les bras croisés», a prévenu l'autre porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao, Xu Luying.

Mme Xu a même évoqué une éventuelle intervention de l'armée chinoise.

La loi fondamentale hongkongaise autorise le parlement chinois à proclamer l'état d'urgence à Hong Kong en cas de troubles dans le territoire, a-t-elle rappelé.

Et à Pékin de rappeler que sa garnison de plusieurs milliers d'hommes, basée à Hong Kong, pouvait intervenir pour rétablir l'ordre à la demande du gouvernement local.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

IRAN / ETATS-UNIS

EXPLOSION D'UNE FUSEE IRANIENNE ?

L'Iran aurait-il procédé au lancement raté d'un satellite ?

Donald Trump aurait-il diffusé une photo classée secret-défense ?

Deux interrogations à l'heure du bras-de-fer entre Washington et Téhéran sur le nucléaire iranien.

Le cliché de l'explosion apparente d'une fusée en Iran ou un "accident catastrophique"

L'Iran a dévoilé samedi un satellite non endommagé, quelques jours après l'explosion d'une roquette lancée lors du troisième lancement de l'année, que le président américain Donald Trump venait de dénoncer quelques heures plus tôt.

Dans un tweet, accompagné d'une photo, M. Trump a en effet affirmé que cet « accident catastrophique » s'était produit lors des « derniers préparatifs » avant le tir du « lanceur de satellite Safir sur le site de lancement N.1 de Semnan », dans le nord de l'Iran.

Mais les autorités iraniennes ont démenti tout incident sur leur site de lancement.

« J'adresse mes meilleures pensées à l'Iran et lui souhaite bonne chance pour trouver ce qui s'est passé », a écrit le président.

Le cliché- qui accompagne le tweet- en noir et blanc pris à basse altitude montre le pas de tir et ses environs immédiats après l'explosion avec des annotations décrivant les dégâts provoqués par l'incident. Sur une autre image venant de la société Maxar Technologies, en couleur mais moins précise car prise à plus haute altitude jeudi à 11H12 locale, on peut voir une colonne de fumée qui s'échappe du pas de tir.

Quel objectif politique Trumpien ?

Un responsable du ministère de la Défense a indiqué à la chaîne CNBC que le cliché diffusé par le président, qui serait pris avec un téléphone portable, avait été présenté lors d'une réunion des services de renseignement. Donald Trump avait justement vendredi un briefing à son agenda et il a tweeté son message depuis son iPhone.

« Nous avions une photo et je l'ai diffusée, comme j'en ai tout à fait le droit », a confirmé plus tard le président à des journalistes en quittant la Maison Blanche.

La diffusion de ce cliché, qui pourrait être classé secret-défense, a pourtant provoqué l'émoi dans la communauté du renseignement. En effet le locataire de la Maison Blanche pourrait bien avoir révélé un niveau de résolution encore inconnu des satellites espions américains ou que les services secrets ont pris depuis les airs. La diffusion « semble en décalage avec la politique américaine sur la publication de telles données », a commenté Allison Puccioni, ancienne militaire et spécialiste de l'imagerie satellite, affiliée à l'université Stanford.

Le nucléaire iranien en question

Le ministre iranien des Télécommunications, Mohammad Javad Azari Jahromi, a démenti vendredi tout incident sur le satellite, sans se prononcer sur le lanceur.

« Apparemment, il y avait des informations sur l'échec de la troisième tentative de mise en orbite du satellite. En fait, Nahid 1 va bien, il est en ce moment dans le laboratoire », a-t-il expliqué, invitant les journalistes à visiter ce laboratoire et terminant son message par le mot-dièse « transparence ». Les deux précédentes tentatives de lancement, en janvier et février, avaient déjà échoué..

Plus tôt, dans un article sur Twitter, Jahromi a cependant déclaré à l'adresse du président américain : «Moi et Nahid 1 en ce moment. Bonjour, Donald Trump! ». Et avec une photo censée le montrer avec le satellite.

L'Iran assure et martèle que son programme de fusées est destiné à un usage strictement civil dans l'espace lançant depuis 2009 plusieurs satellites de fabrication nationale. Mais parce que les fusées utilisent une technologie proche de celle utilisée pour l'emport d'armes nucléaires sur des missiles balistiques de longue portée, Washington se dit suspicieux.

Washington s'est d'ailleurs retiré unilatéralement en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien signé trois ans plus tôt.

L’administration Trump a renforcé les sanctions économiques sur l’Iran afin de l’obliger à renégocier le pacte de 2015  limitant son programme nucléaire. Un bras-de-fer entre Washington et Téhéran des plus préoccupants...

« Ni l'Iran ni aucun autre acteur hostile ne devrait confondre prudence et retenue de la part des États-Unis avec de la faiblesse », avait averti John Bolton en juin dernier.

Alize Marion pour DayNewsWorld

WEEK-END DE CHAOS A HONG KONG

Des centaines de manifestants prodémocratie tentent ce dimanche 1 Septembre 2019 de bloquer les accès de l'aéroport de Hong Kong, au lendemain d'une nouvelle journée de contestation, parmi les plus violentes depuis le début du mouvement.

Blocage des accès à l'aéroport

Des manifestants vêtus de noir, portant des masques et se cachant derrière des parapluies pour échapper à la surveillance des caméras, ont érigé des barricades au terminal d'autobus de l'aéroport.

D'autres tentaient une opération escargot sur l'autoroute menant aux terminaux aériens situés sur l'île de Lantau (nord-ouest).

Les opérateurs de l' « Airport Express », le train à grande vitesse reliant le huitième aéroport international le plus fréquenté au monde et le centre de l'ex-colonie britannique, ont annoncé en début la suspension du service, sans donner de justification.

Violents affrontements : cocktails Molotov, barricade incendiée

Hier samedi 31 octobre Hong Kong a de nouveau été le théâtre d’affrontements entre les manifestants pro-démocratie et les forces de l’ordre. Des milliers de militants ont en effet bravé l’interdiction de manifester et sont descendus dans les rues de l’ex-colonie britannique, au lendemain de l’arrestation de plusieurs figures du mouvement dans lequel cinq militants de premiers plans et trois députés ont été interpellés.

Ce samedi marquait également le cinquième anniversaire du refus par Pékin d'organiser des élections au suffrage universel à Hong Kong. Une décision qui fut le déclencheur du « Mouvement des parapluies » de 2014 marquée par l'occupation du cœur financier et politique de la ville 79 jours

Hong Kong a encore plongé dans le chaos avec de violents affrontements : cocktails Molotov, barricade incendiée et se sont invités dans le face à face tendu entre force de l'ordre et manifestants. Vers 18h heure locale, des canons à eau se sont mis à cracher de l’eau colorée en bleu. Selon le média indépendant Hong Kong Free Press, les policiers présents ont déclaré par haut-parleurs que cette eau serait utilisée pour identifier les manifestants, ainsi aisément reconnaissables, en vue de leur arrestation une fois la manifestation dispersée.

Pire crise depuis la rétrocession à la Chine

L'ex-colonie britannique vit depuis trois mois sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des actions quasi-quotidiennes, qui ont parfois dégénéré, pour dénoncer le recul des libertés et les ingérence grandissante de Pékin.

Mme Lam concentre l'ire des manifestants pour ne pas avoir formellement retiré son projet de loi controversé sur les extraditions qui avait été en juin l'élément déclencheur de la mobilisation.

La contestation a élargi ses revendications à la dénonciation de l'influence grandissante de la Chine sur sa région semi-autonome et au recul des libertés.

La manifestation, convoquée par le Front civil des droits de l'homme (FCDH) a organisé les plus grands rassemblements de ces derniers mois, notamment de celui du 18 août qui avait réuni 1,7 million de personnes selon les organisateurs, sans aucun débordement.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

BIARRITZ LE G7 EN PERTE DE LEGITIMITE


Biarritz sera, pour trois jours, du samedi 24 au lundi 26 août, le centre du monde . Les chefs d’État ou de gouvernement des sept pays les plus industrialisés sont réunis pour évoquer les grands sujets du moment.

Autour de la table sont attendus au coté de Donald Trump hérault de « l'America first », le premier ministre britannique Boris Johnson, champion du Brexit, et l’Italien Giuseppe Conte démissionnaire depuis mardi 20 août au soir, ect

Moins représentatif que le G20 qui a intégré en 2008 les grands pays émergents, il tirait sa force de sa relative cohésion. Mais celle-ci a volé en éclats depuis que l’Amérique de Trump a échangé son rôle de « leader du monde libre » pour la défense étroite de ses intérêts.

Au delà de la photo de famille, pourquoi un tel sommet dans un contexte où les divisions sont particulièrement fortes entre pays membres ?

« Le G7 doit évoluer. Nous devons aujourd’hui travailler entre dirigeants qui ont moins de points d’accord qu’ils n’en avaient il y a quelques années… », reconnaît-on du côté de l'Elysée.

Si la France a voulu mettre en avant une priorité, à savoir la lutte contre les inégalités, le réchauffement climatique, le terrorisme au Sahel, la guerre commerciale avec la Chine, le nucléaire iranien seront également sur la table.

Qu'on ne s'attende plus à un consensus entre les grandes démocraties ! Place aux coalitions à géométrie variable, ciblées sur des sujets précis ouvertes, par surcroît, à des pays non-membres du G7.

Dans ce contexte compliqué, le G7 devrait se clore par une déclaration plutôt qu’un communiqué final.

Le sommet des démocraties industrielles, amputé de la Russie en 2014, se voit contesté dans son rôle de directoire mondial.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

PREMIER PAS VERS LA FIN DE LA GUERRE ENTRE UKRAINE ET LA RUSSIE

Un échange historique de prisonniers entre l’Ukraine et la Russie a lieu ce samedi 7 septembre, concernant 70 personnes en tout après l’arrivée au pouvoir en Ukraine de l’ancien comédien Volodymyr Zelensky en mai.

C'est le premier échange important de prisonniers depuis le début du conflit dans l'est de l'Ukraine en 2014.

Deux avions transportant 35 prisonniers de chaque côté ont décollé simultanément de Kiev et Moscou et ont atterri peu après midi.

Parmi les prisonniers ukrainiens en Russie figurent notamment les 24 marins ukrainiens arrêtés par les gardes-côtes russes en novembre 2018 au large de la Crimée, deux agents des services secrets ukrainiens SBU ainsi que des prisonniers politiques.

Dans cet échange figure également le cinéaste et militant Oleg Sentsov , de loin, la personnalité la plus emblématique.

Il avait été arrêté en mai 2014 en Crimée et condamné en août 2015 à vingt ans de prison pour « terrorisme » mais aussi

« trafic d’armes ».

Le réalisateur s' était fait connaître en 2018 par une une grève de la faim de 145 jours demandant la libération des prisonniers ukrainiens.

Du côté des prisonniers en Ukraine figurerait une majorité d’Ukrainiens. Parmi eux : le journaliste russo-ukrainien Kyrylo Vychynsky, directeur de l’agence de presse russe RIA Novosti à Kiev inculpé de « haute trahison » au profit de Moscou.

Des paramilitaires ayant participé au conflit dans le Donbass et des déserteurs de Crimée, militaires ukrainiens ayant rejoint l’armée russe lors de l’annexion de la péninsule, en 2014, feraient également partie de la liste.

Un suspect clé dans l’affaire du MH17

Le plus grand flou concerne Vladimir Tsemakh. Cet Ukrainien, commandant des séparatistes pro-russes, ancien de l’armée soviétique, a été inculpé de « terrorisme » par un tribunal de Kiev . Cette semaine, l’Ukraine l'a remis en liberté Volodymyr Tsemakh.

Ancien responsable de la « défense antiaérienne » des séparatistes de l’est de l’Ukraine, Volodymyr Tsemakh, 58 ans, est considéré comme un « suspect clé » dans l’affaire du Boeing MH17 de la Malaysia Airlines abattu en 2014 par un missile russe au-dessus de l’Ukraine, selon une lettre publiée mercredi et signée par 40 députés européens.

Ces 40 députés avaient appelé Volodymyr Zelensky à ne pas extrader Volodymyr Tsemakh vers la Russie, qui réfute farouchement son implication dans la catastrophe du MH17. Le Kremlin aurait exigé qu’il fasse partie de l’échange de prisonniers.

En marge du forum économique de Vladivostok, le président Vladimir Poutine avait annoncé cet échange à venir de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine qu'il avait qualifié de «  bonne étape vers la normalisation [des relations russo-ukrainiennes] ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

CARLOS GHOSN UNE DEMANDE D'ARRESTATION D'INTERPOL...

Le Liban a reçu une demande d'arrestation d'Interpol pour Carlos Ghosn, arrivé lundi décembre à Beyrouth après avoir fui le Japon.

Carlos Ghosn a en effet rejoint le Liban ce lundi à l’issue d’une fuite rocambolesque. Il serait passé par la Turquie avant de rejoindre le Liban.

«C'est moi seul qui ai organisé mon départ. Ma famille n'a joué aucun rôle»

Il aurait organisé lui-même sa fuite. L'ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn a affirmé jeudi avoir organisé «seul» son départ du Japon où un procès l'attendait pour malversations financières, vers le Liban, niant toute implication de sa famille.

«Les allégations dans les médias selon lesquelles mon épouse Carole et d'autres membres de ma famille auraient joué un rôle dans mon départ du Japon sont fausses et mensongères», explique Carlos Ghosn, dans un court communiqué .

«C'est moi seul qui ai organisé mon départ. Ma famille n'a joué aucun rôle», martèle t-il. Lors de sa conférence de presse, l’ancien PDG en dira peut-être un peu plus sur sa spectaculaire fuite du Japon, qui continue de susciter des interrogations, notamment parce qu’il était sous la surveillance des autorités nippones, de la police, du parquet, et même d’une société privée mandatée par le constructeur Nissan.

L'ancien magnat de l'automobile fait l'objet de quatre inculpations au Japon : deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan , et deux autres pour abus de confiance aggravé.

Une notice rouge émise par Interpol concernant Carlos Ghosn

« Le parquet général (...) a reçu une notice rouge d'Interpol concernant le dossier Carlos Ghosn », a indiqué ce jeudi le ministre libanais de la Justice, Albert Sarhane.

Mais le Liban n’est pas contraint d’agir

Une « notice rouge » comme l’appelle l’Organisation internationale de police criminelle, est émise à la demande d’un pays membre ne représentant qu’une demande d’arrestation d’une personne recherchée, afin que cette dernière soit remise à un autre pays. Cette notice ne peut pas se substituer à la justice d’un État et l’obliger à arrêter la personne recherchée, elle n'est donc pas contraignante.

Concrètement, ces avis de recherche internationaux s'appuient sur des mandats d'arrêt nationaux, dont les informations qu'ils contiennent sont transmises aux autres membres via une base de données sécurisée. « Les notices rouges concernent les fugitifs recherchés dans le cadre de poursuites ou afin qu'ils purgent leur peine », peut-on lire sur le site officiel de l'organisation. « Une notice rouge consiste à demander aux services chargés de l'application de la loi du monde entier de localiser et de procéder à l'arrestation provisoire d'une personne dans l'attente de son extradition, de sa remise ou de toute autre procédure judiciaire. »

Interpol se contente de transmettre une demande d'un pays à un ou plusieurs autres. En l'occurrence, la demande d'arrestation formulée à l'encontre de Carlos Ghosn a vraisemblablement été faite par le Japon. En cas d'accord sur les demandes d'extradition, le Liban, où se réfugie l'ex-patron de Renault-Nissan, aurait dû le « rendre » aux autorités japonaises. Or, selon le ministère libanais des Affaires étrangères, il n'existe pas d'accords de « coopération judiciaire » ou d'extradition entre les deux pays.

Et les autorités libanaises n'avaient-elle pas déjà annoncé que Carlos Ghosn était entré «légalement» dans le pays, avec un passeport français et une carte d'identité libanaise, selon une source à la présidence. De son côté, la Sûreté générale n'avait-elle pas assuré que rien n'imposait «l'adoption de procédures à son encontre» ni «l'exposait à des poursuites judiciaires» au Liban. Le ministère libanais des Affaires étrangères ont enfin rappelé qu'il n'existait pas d'accords de «coopération judiciaire» ou d'extradition avec le Japon. Chaque État étant souverain, le Liban - où le droit ne permet pas de livrer l'un de ses ressortissants à un pays étranger - peut donc, légalement, ne pas respecter cette requête.

Carlos Ghosn possède les nationalités française, libanaise et brésilienne.

Alize Marion pour DayNewsWorld

EVO MORALES SE DIT VICTORIEUX

A LA PRESIDENTIELLE EN BOLIVIE

Jeudi 25 Octobre 2019, en Bolivie, le président sortant Evo Morales a revendiqué sa victoire à la présidentielle de dimanche. Le chef d’Etat a néanmoins laissé la porte ouverte à un éventuel second tour si les résultats définitifs allaient dans ce sens.

« Nous avons gagné au premier tour », a lancé le président sortant lors d’une conférence de presse, affirmant que le décompte officiel portant sur 98 % des bulletins lui donnait 46,83 % des voix, contre 36,7 % à Carlos Mesa.

Soit un écart supérieur aux 10 points de pourcentage nécessaires pour l’emporter dès le premier tour.

« Si nous ne gagnons pas avec 10 points de pourcentage d’écart, nous respecterons » le résultat, « s’il faut aller au second tour, nous irons », a déclaré le chef de l’Etat, alors que le dépouillement du scrutin fait polémique.

Pour éviter un second tour, le candidat en tête doit obtenir la majorité absolue ou au moins 40 % des suffrages et 10 points d’avance sur le deuxième.

Le président sortant, âgé de 59 ans, qui brigue un quatrième mandat, s’était dit mercredi sûr de l’emporter face à Carlos Mesa, 66 ans, qui réclame un second tour dénonçant des fraudes.

Mercredi, une grève générale a été émaillée d’incidents entre partisans des deux camps, notamment à La Paz et à Santa Cruz, capitale économique de la Bolivie et bastion de l’opposition, dans l’est du pays, d’où est partie la grève générale.

Une partie des Boliviens, qui dénonce une « autocratie », n’a pas accepté la décision de Evo Morales, au pouvoir depuis 2006, de briguer un quatrième mandat, alors que les électeurs s’étaient prononcés contre à l’occasion d’un référendum en 2016. Dans ce référendum perdu de février 2016, la population lui refusait en effet de modifier la Constitution pour briguer un 4e mandat .

Le chef de l'Etat, premier indigène à la tête de la Bolivie, a qualifié la grève générale de «coup d'Etat» ourdi par la droite.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LES SAOUDIENNES LIBRES DE VOYAGER A L'ETRANGER SANS LA PERMISSION D'UN HOMME

Alors que plusieurs affaires d'évasions à l'étranger de jeunes Saoudiennes se déclarant victimes de violences de la part de leurs « gardiens » ont défrayé la chronique ces derniers mois, les femmes ont le droit depuis le 20 août 2019  d’obtenir un passeport et de voyager à l'étranger sans la permission d'un « gardien » mâle.

L'administration saoudienne a commencé « à recevoir des demandes de femmes âgées de 21 ans et plus pour obtenir ou renouveler un passeport et voyager hors du royaume sans permission », a annoncé le département des passeports sur Twitter.


Cette mesure, entrée en vigueur mardi, s'inscrit dans un vaste programme de réformes sociétales qui met à mal le système saoudien de « gardien masculin » assimilant les femmes à des mineures toute leur vie durant en les soumettant à l'autorité arbitraire de leur mari, père ou autres parents mâles.

Des mesures de libéralisation

Une réforme qui s'inscrit dans une série de mesures de libéralisation du prince héritier Mohammed ben Salmane désirant montrer un visage sociétal plus ouvert d'un royaume ultra-conservateur.

La plus emblématique a été celle permettant aux femmes de conduire une voiture depuis juin 2018.

D'autres avancées pour les Saoudiennes ont été décrétés  :elles peuvent désormais déclarer officiellement une naissance, un mariage ou un divorce, et être titulaires de l'autorité parentale sur leurs enfants mineurs, des prérogatives jusqu'ici réservées aux hommes.

Accompagnées d'une répression contre les « militantes féministes »

Mais ces quelques changements sont très critiqués comme « anti-islamiques » par les ultra-conservateurs et s' accompagnent d'une répression contre la dissidence, et notamment l'arrestation et la torture présumée de plus d'une dizaine de militantes de la cause des femmes.

En effet Loujain al-Hathloul, Hatoon al-Fassi, Aziza al-Yousef et au moins sept autres femmes ont été arrêtées, les premiers cas de détention ayant été signalés en mai 2018,convoquées et accusées à la Cour pénale de Riyad le 27 mars dernier. Selon Human Rights Watch ces Saoudiennes sont uniquement poursuivies pour leurs activités militantes. Ces affirmations de HRW corroborent des informations apportées par Amnesty International, le 14 mars.

Surtout, elles contredisent radicalement les déclarations de Mohammed ben Salmane lors d'une interview accordée à l’agence Bloomberg, en octobre 2018. Le prince héritier affirmait alors que ces femmes emprisonnées avaient collaboré avec des services secrets étrangers, notamment avec le Qatar et l’Iran, et que leurs activités de militantisme pour les droits des Saoudiennes n’étaient pas en cause.

Les réformes annoncées interviennent donc après une vague de répression de militantes de la cause des femmes et également dix mois après l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, qui a provoqué l'émoi de la communauté internationale.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TRAFIC D'ORGANES

DEPECAGE A VIF DE PIECES DETACHES SUR

DES ENFANTS VIVANTS ?

L'horreur aurait dépassé la fiction !!!

Les récentes visites du chef d' État de la Chine en Europe ont ravivés les polémiques.

Quid des droits de l'homme / Quid des droits de l'enfant ?

La photo de cet enfant chinois aux deux trous d'obus à la place des yeux taraude alors les esprits.

Banale histoire en Chine ?

Un gamin de 6 ans aurait été kidnappé par une femme pour subir une mutilation des deux yeux arrachés à vif puis abandonné sanglotant à quelques kilomètres de chez lui .Rien de plus simple que d'extirper les yeux d'un gamin pour récupérer de belles cornées ?

Désinformation ou réalité ?

Simple trafic d'organes !

Peu d'informations, peu de statistiques mais la rumeur serait rapidement devenue réalité .

En effet le vice-président du Parlement européen, Edward McMillan-Scott se rend en Chine en mai 2006, recueillant un témoignage attestant de prélèvements d'organes forcés sur des prisonniers membres du Falun Gong.

Toujours en 2006, une investigation menée par l'avocat international des droits de l'homme David Matas et l'ancien secrétaire d'État du Canada ainsi que l'avocat de la Couronne David Kilgour, accusent Pékin de prélever les organes des membres du Falun Gong contre leur volonté.

Près de 42 000 transplantations d'organes non expliquées entre 2000 et 2005 auraient eu lieu. Malgré les démentis du gouvernement chinois et des contre-enquêtes, ces dires auraient été confirmés par des recherches indépendantes dans la foulée.

Mais la Chine ne serait qu'un exemple parmi tant d'autres. Le trafic d'organes impliquerait tous les pays.

Des organisations humanitaires travaillent sur le terrain. Des organisations indépendantes s'emparent de ce phénomène.

Des organisations internationales avancent des chiffres. Selon l'OMS, en 2006 91 pays ont eu recours à 66 000 transplantations de rein, 21 000 transplantations de foie et 6 000 transplantations de cœur. .En 2007 à l'OMS toujours, Yosuke Shimazono constaterait que le marché noir de la transplantation serait une pratique largement répandue dans le monde.

Passons à des faits « concrets ». Dans le Sinai des médecins venus du Caire

« avec tentes d’opération et glacières » tortureraient jusqu'à la mort des réfugiés tombés aux mains de Bédouins peu scrupuleux et prélèveraient des organes selon une source journalistique allemande récente.

En Inde de jeunes gens afflueraient pour vendre pour une poignée de roupies leurs reins.

Au Mexique le cartel des Chevaliers du temple, qui domine l'État du Michoacán, au nord-ouest de Mexico, contrôlerait déjà tous les trafics à destination des États-Unis, et bien d'autres trafics en direction de l'Inde et de la Chine. S'ajouterait également, à cette liste criminelle, le trafic d'organes.

Selon le père Alejandro Solalinde, un religieux mexicain fondateur du centre d'accueil Hermanos en el Camino (Frères en chemin), pour les migrants en provenance de toute l'Amérique latine, il existerait des fosses communes clandestines contenant les cadavres sans organes de migrants. "L'Europe n'est pas épargnée  non plus, le transfert d'organes allant de l'Est vers l'Ouest. En fait tous les pays se voient concernés.

LONU se risque à avancer des chiffres de plus en plus alarmants: « Une transplantation illégale d'organe toutes les heures dans le monde »

Certes les pays se dotent d'un cadre législatif.

« Au niveau mondial, les Nations-Unies ont édicté en 2004 la Convention des Nations-Unies contre la criminalité transnationale organisée, qui lutte, entre autres, contre le trafic de prélèvement d'organes.

Au niveau européen, le Parlement Européen et le Conseil de l’Europe, édictent des directives et des recommandations sur les bonnes pratiques, la sécurité en matière de dons d’organes et de transplantation et la lutte contre le trafic d’organes. Le G.R.E.T.A. s'est mis en place.

En 2010, le Parlement a édicté une directive sur les normes de qualité et de sécurité des organes humains destinés à la transplantation.

Au niveau national, l'organisme gouvernemental allemand GIZ (Deutschen Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit), entre autres, soutient des projets visant à combattre au niveau local le trafic humain et venir en aide aux victimes. »

En vain puisque ce trafic illicite prospèrerait bon train.

Eh oui ces extractions illégales d'organes humains serviraient aux transplantations sur des hommes et des femmes fortunés Un rein coûterait en moyenne la modique somme de 10 000 €

En janvier 2014 , M. Rosenbaum, un américain de New-York , arrêté par le FBI est accusé d'avoir voulu acheter un rein à un ressortissant israélien pour le vendre 12 000 €.

En Inde des sites Internet proposeraient des forfaits de transplantation de rein pour des sommes comprises entre 70 000 $ et 160 000 $.

Le Kosovo a été très tôt inquiété pour des mafias locales impliquant des personnalités politiques au plus haut niveau.

Un commerce des plus lucratifs aux mains essentiellement de mafias et organisations criminelles déjà dans le trafic de drogue et de traite humaine ?.

Car une organisation logistique infaillible est primordiale pour ce commerce clandestin certes, mais structuré. Le cartel des Chevaliers du temple en serait-il aussi une sinistre illustration. ?

Le trafic d'organes est médicalement très complexe. Il faut en effet que les assassins bénéficient d'une longue chaîne de complicités. Il faut des chirurgiens, une technologie sophistiquée, une chaîne du froid, des véhicules, des avions, que ne peuvent financer qu'une mafia internationale .

On voit, dans des pays pauvres, prospérer de nombreux bureaux de placement d'organes avec des intermédiaires touchant d'énormes commissions en se chargeant du recrutement des donneurs dans les villages. Des médecins sans foi ni loi profiteraient également de ce trafic juteux . Deux médecins arrêtés dans l’État du Minas Gerais (sud-est du Brésil) seraient accusés de faire partie d'une "mafia des organes" présumée. Ces derniers auraient prélever illégalement des tissus et des organes à des patients .

Pourquoi cet engouement ?

Le marché s'avèrerait des plus lucratifs.

Ces trafics horribles enrichiraient l'économie de ces pays pauvres. Mais allons au-delà de cette raison fallacieuse! Il y aurait un marché colossal : celui des pays riches et des personnes riches sans scrupule venant de toute contrée.

Et le déséquilibre entre l’offre et la demande d’organes, la disparité économique Nord-Sud, l'avidité de trafiquants sans scrupules, feraient exploser le tourisme de transplantation et du trafic d’organes ces dernières années.

Certains tablerait même sur un augmentation des trafics d'organes et donc sur une flambée du dépeçage sur des êtres vivants.

OMS Geneve Suisse DayNewsWorld 2019

L'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), le Parlement Européen et le Conseil de l’Europe estiment que ce phénomène de trafic est en expansion et qu'il est nécessaire de mettre en place des mesures de protection pour les populations les plus vulnérables .Ces crimes sur des êtres vivants, des enfants, dépecés parfois, ne feraient qu'amplifier.

Une revue du Tiers-Monde tire la sonnette d'alarme. « Le prélèvement – post mortem ou in vivo – d'organes d'enfants du tiers-monde pour guérir les malades riches des pays industrialisés ne serait plus qu'une sinistre métaphore du cannibalisme vampirique du capitalisme mondial, ce serait la réalité d'un commerce clandestin certes mais bien vivace. »

Peu de moyens concrets sembleraient réellement mis en œuvre pour endiguer ces indicibles actes dépassant l'entendement. Les acteurs mobilisés sur le terrain disposent de peu de moyens.

Les déclarations de bonne intentions restent de bon aloi mais sans effet réel.

Les considérations politiques et économiques seraient de loin supérieures à la dignité de l'être humain , que dis-je, à l'horreur de ce dépeçage d'hommes et d'enfants pauvres en pièces détachées .

Comment lutter efficacement ?

Informer l’opinion publique des pays donneurs comme des pays receveurs. Labourer l'opinion jusqu’à une réelle prise de conscience.

Les informations à sensation, sporadiques et parcellaires ne frappent pas durablement les consciences. Un défi pour l'humanité.

Cette prise de conscience doit d'abord passer par l’éducation que ce soit dans les pays « donneurs » comme « receveurs ».

Dans « Le livre sur la piété filiale » Confucius n'indiquait-il pas que le corps était « un » et « indivisible » ? L'Inde réprouve dans ses croyances religieuses la prise d'organes sur les cadavres. Certaines croyances dans des pays d’Afrique noire par contre prétendent que des organes comme le cœur, les reins, le crâne peuvent guérir l'impuissance, l'infertilité, le sida. Au Mexique le chef charismatique du cartel des Templiers et ses acolytes mangeraient des organes humains dans leurs rites d'initiation et d'intronisation.

Dans les pays « receveurs » tout passe également par une prise de conscience collective.

Lutter et dénoncer à corps et à cri ! Légiférer ne suffit pas !! Renforcer les lois ne suffirait pas !!!

Revenir à des valeurs non marchandes s’avère être une solution incontournable avec le don gratuit et altruiste du donneur. La neutralité financière assurée lors de la transplantation !

Une autre alternative s'impose également, l'utilisation d'organes artificiels ou bio-artificiels

En effet la médecine mise de plus en plus sur les biotechnologies pour pallier les défaillances d'organes du corps humain avec des promesses toujours plus grandes. Un cœur artificiel, le cœur Carmat, n'a-t-il pas été implanté  par une équipe médicale française ?

Sans sombrer dans le mythe de RoboCop, cette prouesse médicale donne de l'espoir dans le domaine de la transplantation.

Gageons que les constants progrès de la médecine sur les organes artificiels ou bio-artificiels permettront dans quelques années d' éradiquer le fléau du trafic des organes humains.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

HONG KONG   DONALD TRUMP CONTRE

UN NOUVEAU TIANMNEM

« Je pense qu’il serait très difficile de conclure un accord s’ils exercent de la violence, (…) si c’est une autre Place Tiananmen », a déclaré M. Trump.

Une marée humaine à Hong Kong


A Hong Kong, une marée humaine a envahi le centre de la cité, dimanche 18 août 2019.

Les manifestants ont encore dénoncé l'ingérence de la Chine. D'après les organisateurs de la manifestation, le rassemblement a été une réussite : ils étaient, selon eux, quelque 1,7 million à défiler dans les rues de Hong Kong dimanche 18 août. Ce serait le deuxième plus gros rassemblement depuis le début du mouvement de contestation.

Et tout s'est déroulé dans le calme devant les locaux du gouvernement local alors que planait l'intervention de la police militaire chinoise. Ce mouvement est pacifique.

La motivation de ces partisans de la démocratie reste intacte et ils vont encore manifester le week-end prochain.

Un échec majeur de Xi Jinping

Les manifestations organisées maintenant depuis plus de deux mois à Hongkong constituent ainsi un échec majeur de Xi Jinping dans la conduite de sa politique.


Alors que le numéro un chinois  a défendu officiellement l’idée « un pays deux systèmes », ne semble pas dans les faits vouloir respecter ce principe, comme le montre sa gestion de la crise dans l’archipel. « Les faits ont prouvé que ledit principe était la meilleure solution pour régler la question, léguée par l’histoire, de Hongkong et de Macao, de même que le meilleur régime pour y maintenir la prospérité et la stabilité à long terme.

Dans ce but, il faut appliquer dans leur intégralité et avec précision les principes dits “un pays, deux systèmes” “administration de Hongkong par les Hongkongais”, “administration de Macao par les Macanais”, et le principe d’un haut degré d’autonomie. », expliquait alors Xi Jinping lors du dernier congrès du Parti communiste, en octobre 2017. C’est justement parce qu’ils ont le sentiment que ce principe n’est pas respecté que les Hongkongais se révoltent contre Pékin.

Pression américaine

Or dans la crise qui se joue à Hong Kong, les Américains mettent de plus en plus la pression sur la Chine. Le président Donald Trump a ainsi lancé un avertissement clair à Pékin dimanche, assurant qu’une répression des manifestations de Hong Kong similaire à l’écrasement de la révolte de la Place Tiananmen nuirait aux discussions sur un accord commercial sino-américain.

« Je pense qu’il serait très difficile de conclure un accord s’ils exercent de la violence, (…) si c’est une autre Place Tiananmen », a en effet déclaré M. Trump alors que des centaines de milliers de manifestants pro-démocratie ont à nouveau défilé dimanche.

Pour lui, la crise doit trouver une issue pacifique.

« J’aimerais beaucoup voir cela résolu d’une manière humaine », a-t-il dit, appelant le président chinois Xi Jinping à négocier avec les contestataires.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

HONG KONG VERS UN NOUVEAU TIAN'ANMEN ?

«  La marche de dimanche devrait encore rassembler un million de personnes. Le peuple hongkongais ne peut pas être battu  », a déclaré sur Facebook la députée prodémocratie Claudia Mo.

L'ex-colonie britannique vit depuis début juin sa pire crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des manifestations quasi quotidiennes. Des centaines de milliers de manifestants hongkongais réclament l’abandon d’un projet de loi controversé et davantage de démocratie.

Pékin, d’abord distant face au mouvement de contestation, a durci ces derniers jours le ton, allant jusqu’à laisser flotter la menace d’une intervention militaire en déployant dans la ville-frontière Shenzhen ses troupes et ses blindés. La Chine a menacé jeudi de ne pas rester « les bras croisés » si la contestation pro- démocratie devait dégénérer.


Des revendications élargies et de nouvelles manifestations

En effet les manifestants hongkongais ont élargi leurs revendications, ajoutant la demande d’un véritable suffrage universel et une enquête indépendante sur les violences policières survenues pendant la mobilisation. Parallèlement des violences ont émaillé certaines manifestations, entre policiers et civils, mais aussi avec des membres de la mafia locale. On a vu des membres des triades aller frapper les manifestants.

Vers une intervention de Pékin ?

Les troupes et blindés chinois sont massés à la frontière mais une intervention de l’armée populaire de Chine sur le territoire hongkongais, même si elle est permise par la loi fondamentale de Hong Kong à la demande du gouverneur de Hong Kong, en l’occurrence Carrie Liam, ne semble pas être envisagée.


En effet cette décision, juridiquement possible, s'avère par contre politiquement et économiquement très risquée. Et la Chine continentale possède d'autres leviers. N'a-elle pas déjà fait pression sur les entreprises en faisant démissionner, notamment, le président de Cathay Pacific qui a annoncé sa démission ce vendredi ? Rupert Hogg a démissionné, « assumant la responsabilité, en tant que dirigeant de la compagnie, des récents événements », précise Cathay dans un communiqué.

Les dirigeants de Cathay s'étaient pourtant empressés de rassurer Pékin en prenant leurs distances par rapport à la mobilisation pro-démocratie de certains de ses 27 000 employés, promettant de licencier tout employé soutenant ou participant aux « manifestations illégales ».

La compagnie aérienne de Hong Kong a également été prise pour cible par les médias d'Etat chinois. «Les quatre péchés de Cathay Pacific Airlines», a titré le Quotidien du peuple, l'organe de presse du Parti communiste au pouvoir, en énumérant des actions des personnels du groupe considérées comme favorables au mouvement de contestation. Des appels à boycotter la compagnie se sont répandus sur les réseaux sociaux et le hasthag #BoycottCathayPacific apparu la semaine dernière sur le site de Weibo a généré jusqu'à mercredi plus de 45 millions de vues.

Les images de manœuvres militaires sont donc plutôt une intimidation, mais également un test de la réaction internationale .

Le quasi silence international et le tweet de Donald Trump

Mais les démocraties occidentales ne réagissent pour l'instant que très mollement face à la situation sachant qu' Hong Kong finira officiellement par retourner à la Chine au plus tard en 2047.

A Washington ce conflit intervient sur fond de guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Jeudi 15 août, le conseiller à la Maison Blanche John Bolton évoquait le massacre de la place Tian'anmen en 1989. Une référence qui ne passe pas, alors que la Chine menace Hong Kong d'une intervention militaire.

Dans un Tweet, Donald Trump a suggéré à son homologue chinois d'aller rencontrer en personne les manifestants hongkongais.

L'UE comme les Etats-Unis conjurent les parties en place d'éviter de monter davantage en épingle le conflit. Washington a prévenu Pékin que toute intervention militaire serait « une grosse erreur ».

Par ailleurs, l'UE a, quant à elle, appelé les deux camps à « un dialogue large et inclusif », par la voix de la cheffe de sa diplomatie Federica Mogherini. « Il est crucial de faire preuve de retenue, de rejeter la violence et de prendre des mesures urgentes pour désamorcer la situation », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

« Le peuple hongkongais ne peut pas être battu »

Des manifestants ont appelé à des rassemblements samedi à Hung Hom et To Kwa Wan, quartiers du front de mer prisés des touristes venant de Chine continentale, deux manifestations qui n'ont pas été autorisées.

Et la principale manifestation du week-end est attendue dimanche, véritable test de la détermination des militants pro-démocratie comme de celle des autorités pro-Pékin.

« La marche de dimanche devrait encore rassembler un million de personnes. Le peuple hongkongais ne peut pas être battu », a déclaré sur Facebook la députée prodémocratie Claudia Mo.

L'appel a été lancé par le Front civil des droits de l'homme, organisation non violente à l'origine des manifestations géantes de juin et juillet.

Si la police a donné son feu vert au rassemblement dans un grand parc de l'île de Hong Kong, elle a aussi interdit aux manifestants de défiler dans la rue. Ce genre d'interdiction a presque systématiquement été ignoré par les manifestants ces dernières semaines, donnant lieu à des heurts avec les forces de l'ordre.

Les manifestants de ce samedi 17 août , qui ont tout de même défilé par milliers avant de se disperser en début de soirée, préfèrent garder leurs forces pour un rassemblement plus vaste et rassembleur, ce dimanche. Le 16 juin, il y eut une manifestation de deux millions de personnes pour sept millions d'habitants...

La solution ne peut venir que d'un dialogue entre les manifestants de Hong Kong et le gouvernement de Pékin.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

COURSE A L'ARMEMENT NUCLEAIRE

ENTRE LA RUSSIE ET LES ETATS-UNIS

Quatre jours après l'explosion à caractère nucléaire ayant fait au moins cinq morts sur une base du Grand Nord, les autorités russes ont reconnu lundi que l'accident était lié aux tests de « nouveaux armements », promettant de les mener « jusqu'au bout ».

Missile à « portée illimitée »?

Selon des experts américains l'accident pourrait être lié aux tests du missile de croisière « Bourevestnik »(« oiseau de tempête » en russe), missile à propulsion nucléaire , l'une des nouvelles armes « invincibles » vantées par le président Vladimir Poutine en début d'année.

Le président russe avait en effet fait sensation l'année dernière puis début 2019 en présentant la nouvelle génération de missiles développés par son pays, « invincibles », « indétectables » ou « hypersoniques ». D'une « portée illimitée » selon le président, ils seraient capables de surmonter quasiment tous les systèmes d'interception. Le chef du Kemlin a d'ailleurs menacé de déployer ces nouvelles armes pour viser les « centres de décision » dans les pays occidentaux.

Malgré la mort d' au moins cinq personnes et sans être aussi précise, l'agence nucléaire russe a assuré lundi vouloir « continuer le travail sur les nouveaux types d'armes, qui sera dans tous les cas poursuivi jusqu'au bout ».

D'après l'agence nucléaire, ses spécialistes fournissaient de l'ingénierie et du support technique pour « la source d'énergie isotopique » du moteur du missile à l'origine de l'explosion, qui s'est produite sur une « plateforme maritime » et qui a jeté plusieurs employés à la mer.

La course aux armements nucléaires

De son côté le président américain Donald Trump a affirmé lundi en savoir « beaucoup » sur l'explosion, assurant même que les Etats-Unis avaient une arme similaire .

« Les Etats-Unis en ont appris beaucoup sur l'explosion d'un missile défectueux en Russie », a tweeté Donald Trump, mentionnant le missile « Skyfall ». « Nous avons une technologie similaire, mais plu avancée ».

Une affirmation aussitôt démentie par un expert respecté. « Voilà qui est bizarre. Nous n'avons pas de programme de missile de croisière à propulsion nucléaire », a répliqué, lui aussi sur Twitter, l'expert américain Joe Cirincione. « Nous avons essayé d'en développer un, dans les années 1960, mais c'était trop délirant, trop infaisable », a ajouté le président de la fondation Ploughshares Fund, qui milite pour une dénucléarisation globale.

« Continuer le travail sur les nouveaux types d'armes » , selon l'agence Rosatom

La base où s'est produit l'accident de jeudi, ouverte en 1954 et spécialisée dans les essais de missiles de la flotte russe, notamment des missiles balistiques, est située près du village de Nionoska, dans le Grand Nord. La ville fermée de Sarov, qui accueille le principal centre de recherches nucléaires russe, connu sous le nom de code « Arzamas-16 » durant la Guerre froide, a décrété dimanche une journée de deuil et les cinq spécialistes tués seront décorés à titre posthume après leurs funérailles lundi.

« Ils ont pris une double responsabilité: dans le développement de technologies et d'équipements uniques et en prenant le risque physique d'effectuer des tests uniques », a déclaré lors de la cérémonie Sergueï Kirienko, membre de l'administration présidentielle et ancien patron de Rosatom, saluant de « vrais héros ».

« Nous remplirons les devoirs que nous a confiés notre Patrie. Sa sécurité sera entièrement assurée », a affirmé le patron de Rosatom, Alexeï Likhatchev, cité par les agences de presse russes.

Alize Marion pour DayNewsWorld

MALAISE A HONG KONG

QUEL AVENIR POUR LE PAYS ?

L'aéroport de Hong Kong est ce lundi paralysé par un sit-in rassemblant 5 000 manifestants.

Voilà quatre jours que l'aéroport est le théâtre d'un sit-in pacifique de milliers de manifestants qui cherchent à sensibiliser les voyageurs à leur cause avec des chants, des slogans expliquant le sens des manifestations prodémocratie qui embrasent la ville depuis juin.


Plus de 5 000 manifestants sont rassemblés, ce lundi, à l'aéroport international de Hong Kong, après un week-end marqué par de nouveaux heurts dans l'île. L'aéroport de Hong Kong a annoncé l'annulation pour lundi 12 août de tous les vols au départ et à l'arrivée en raison de l'ampleur d'une manifestation dans son principal terminal. « À l'exception des vols au départ dont l'enregistrement est terminé et des vols à l'arrivée qui sont déjà en route pour Hong Kong, tous les autres vols ont été annulés pour le reste de la journée », a annoncé l'autorité aéroportuaire dans un communiqué.

Il s'agit d'une décision inédite pour cet aéroport internationalement reconnu pour son efficacité, et qui était en 2018 le huitième aéroport le plus fréquenté au monde, avec 74 millions de passagers.

Mais après dix week-ends consécutifs de manifestations dans le territoire, qui a de nouveau été émaillé de graves violences entre radicaux et forces de l'ordre, le nombre de manifestants a nettement augmenté lundi à l'aéroport, où ils étaient plus de 5 000, selon la police.

Née début juin du rejet d'un projet de loi qui aurait autorisé les extraditions vers la Chine, la mobilisation à Hong Kong a élargi ses revendications, désormais centrée sur la dénonciation d'un recul des libertés et des ingérences de la Chine.

« Un pays, deux systèmes » jusqu'à quand ?

Au terme de l'accord de 1984 entre Londres et Pékin qui a présidé à sa rétrocession en 1997, Hong Kong jouit d'une semi-autonomie et de libertés n'existant pas en Chine continentale et ce, en théorie, jusqu'en 2047.

Mais depuis quelques années, le pouvoir chinois interprète systématiquement de manière restrictive les textes régissant l’autonomie de Hong-Kong. Un projet de loi prévoit d'autoriser les extraditions vers la Chine. Controversé, il a déjà provoqué des manifestations sans précédent à Hong-Kong. Mais ce projet de loi présente de sérieux risques en matière de droits de l'homme. Hong Kong ne bénéficie-t-il pas en effet d'un système judiciaire autonome (« Un pays, deux systèmes », avait lancé Deng Xiaoping), depuis 1997, année de la rétrocession à la Chine de l'ancienne colonie britannique ?

L'ex-colonie britannique est cependant depuis une dizaine d'années le théâtre d'une forte agitation politique en raison de l'inquiétude générée par l'ingérence grandissante de Pékin dans ses affaires intérieures, et par le sentiment que l'accord de rétrocession et le fameux principe « Un pays, deux systèmes » ne sont plus respectés.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE CACHEMIRE UN ENJEU CRUCIAL ENTRE LE PAKISTAN MUSULMAN ET L'INDE HINDOUISTE

Le gouvernement du Premier ministre indien a annoncé lundi 5 août la révocation de l'autonomie constitutionnelle de l'Etat du Jammu-et-Cachemire.

L'autonomie du Cachemire depuis l'Indépendance.

Depuis le départ des Britanniques en 1947, l'ex-colonie est divisée en deux grandes entités : l'Inde, à majorité hindoue, et le Pakistan, musulman tandis que le maharajah hindou du Cachemire, lui, fait le choix de l'indépendance de cet État princier peuplé en majorité de musulmans.

Mais un conflit armé éclate alors entre les deux grands pays du sous-continent Inde/ Pakistan pour le contrôle du territoire. A l'issue de la guerre de 1947, une ligne de partage traverse le Cachemire : au sud-est, le Jammu-et-Cachemire - les deux tiers du territoire - passe sous tutelle indienne, au nord-ouest, l'Azad Cachemire est intégré au Pakistan.

Depuis, les tensions entre ces deux puissances régionales, toutes deux détentrices de l'arme nucléaire, ont donné lieu à deux guerres ouvertes, en 1965 et en 1971.

Pour Islamabad, il s'agit de rattacher cette province à majorité musulmane à un État musulman. Selon le discours indien, le Cachemire à majorité musulmane a tout à fait sa place dans son modèle multiculturel et multiethnique.

Depuis les tensions ne font que s'exacerber entre les deux grands voisins si bien qu'à la fin des années 1980 une insurrection séparatiste embrase le Cachemire indien. New Delhi, qui accuse le Pakistan de soutenir les rebelles, déploie alors un demi-million de soldats dans ce territoire de 12,5 millions d'habitants avec pour capitale Srinagar.

Le mode de gouvernement indien au Jammu-et-Cachemire.

Or une société civile cachemirie et musulmane s'est construite dans les urnes et les velléités d'indépendance ou d'autodétermination de cette région à l'égard de l'Inde sont latentes. En témoigne, en avril dernier, le taux de participation ridiculement bas (14%) lors des dernières élections législatives indiennes.

De plus au sein de l'Etat fédéral indien, le Jammu-et-Cachemire, n'est pas une entité administrée comme les autres par New Delhi. C'est le seul État du pays à disposer de sa propre constitution, statut négocié du temps de Jawaharlal Nehru, le premier dirigeant de l'Inde indépendante, en échange du ralliement du territoire à la nouvelle nation indienne.

Le statut spécial de la région du Cachemire assure ainsi à l'Assemblée locale des compétences propres, New Delhi conservant l'initiative seulement en matière de Défense, Affaires étrangères et Communications.

Une certaine autonomie régnait donc dans l’État, garantie par la constitution indienne, laissant au gouvernement local la gestion des affaires régionales. De plus, il était impossible pour un ressortissant extérieur au Cachemire d’acquérir une maison, de s’inscrire sur les listes électorales ou de travailler dans l’administration.

La révocation de l'article 370 de la constitution, qui inscrivait dans le marbre ce particularisme, est donc un revirement politique majeur. Le Jammu-et-Cachemire devrait devenir un territoire de l’Union, sous le contrôle direct de New Delhi.

Un revirement politique majeur appuyé par le nationalisme du Parti du peuple indien

En révoquant le statut d’autonomie du Cachemire indien, le premier ministre Narendra Modi et son ministre de l’intérieur et bras droit, Amit Shah, entendent asseoir le nationalisme indien exacerbé du Bharatiya Janata Party (BJP Parti du peuple indien), qui a remporté haut la main les élections en mai. Le BJP se monte comme le grand défenseur de l’unité de l’hindouisme contre un islam perçu comme de plus en plus menaçant.

L’unité de l’hindouisme contre un islam perçu comme de plus en plus menaçant.

Le Pakistan, qui revendique également le Jammu-et-Cachemire depuis la partition avec l'Inde en 1947, au terme de la colonisation britannique, a qualifié cette décision d' « illégale ».

Cette mesure devrait exacerber des troubles sanglants au Cachemire sous contrôle indien, qui ont déjà coûté la vie à plus de 70 000 personnes, principalement des civils, depuis 1989. Elle devrait aussi renforcer l'animosité avec le Pakistan, qui comme l'Inde dispose de l'arme nucléaire et revendique l'autre moitié du Cachemire.

En prévision de possibles combats, les autorités indiennes avaient déployé ces dix derniers jours plus de 80 000 paramilitaires supplémentaires dans cette zone déjà hautement militarisée. Elles ont aussi coupé les télécommunications, interdit les rassemblements publics et arrêté trois hauts responsables politiques du Cachemire indien pour éviter qu'ils ne « troublent la paix ». En février, un attentat contre des troupes paramilitaires indiennes avait fait 40 morts, et conduit à des frappes aériennes indiennes à l’intérieur du Pakistan.

Le Pakistan veut porter la question du Cachemire devant les instances internationales au lendemain de la révocation par l’Inde de l’autonomie constitutionnelle de la partie du Cachemire qu’elle contrôle et qu’Islamabad revendique.

Alors que le Cachemire reste coupé du monde ce mardi, et qu'il est impossible de connaître la réaction de la population, la communauté internationale ferait bien de se pencher sur ce dossier brûlant.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

L'ARMEE RUSSE CONTRE LES GIGANTESQUES INCENDIES DE FORET EN SIBERIE

Tous les ans, des feux se déclarent dans les vastes forêts de Sibérie. Mais cette année le Kremlin a dû faire appel aux militaires pour épauler les pompiers. Vladimir Poutine a en effet demandé mercredi 31 août à l’armée de participer à la lutte contre les feux de forêt ravageant depuis des semaines la Sibérie .


Le président russe a également remercié Donald Trump qui lui a proposé son aide. Il « a exprimé sa gratitude sincère pour cette attitude attentionnée et cette proposition d’aide et de soutien » et « a répondu que la partie russe allait profiter de cette proposition si nécessaire », indique le communiqué du Kremlin.

Le ministère de la défense a envoyé dix avions et de dix hélicoptères bombardiers d’eau dans le territoire de Krasnoïarsk, l’une des régions les plus touchées, où près de 800 pompiers sont à pied d’œuvre

Pour le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, les incendies ne présentent pas de « danger immédiat » pour la population. « Il y a des difficultés objectives : le problème des distances, des endroits difficiles à atteindre et des facteurs propres à cette année », a-t-il déclaré à la télévision.

Les feux provoqués par des orages secs et une chaleur « anormale » de 30 degrés sont poussés actuellement par des vents forts, affectant les régions voisines, a expliqué l’Agence fédérale des forêts. L’état d’urgence a été déclenché dans cinq régions.

Douze millions d’hectares ont déjà brûlé cette année, selon l'ONG Greenpeace, pour qui ces gigantesques feux de forêt pourraient avoir un impact environnemental à long terme, y compris sur la fonte des glaces de l’Arctique.

Boby Dean pour DayNewsWorld

APRES SA FUITE DE DUBAI

LE DIVORCE SUR FOND DE MARIAGE FORCE

POUR LA PRINCESSE HAYA DE JORDANIE

Sur le parvis de la Haute Cour de justice, une poignée d'opposants et de militants attendaient le souverain de Dubaï de pied ferme, brandissant des pancartes le traitant de « sponsor de la prostitution et de l'esclavage ».

C'est à la Haute Cour que s'est rendue la princesse Haya de Jordanie, sixième et plus jeune épouse de l'émir de Dubaï ce 30 juillet à Londres pour demander une mesure de protection d'un mariage forcé et la garde de ses enfants. Elle a dit craindre pour sa vie après avoir quitté son mari.

La princesse est arrivée au tribunal accompagnée de l'avocate Fiona Shackleton, qui avait défendu le prince Charles lors de son divorce avec la princesse Diana alors que son époux, Mohammed ben Rached al-Maktoum, est représenté par Helen Ward, qui avait représenté le réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse américaine Madonna. Devant le tribunal aux affaires familiales, la guerre est déclarée. La princesse Haya a introduit une demande de divorce.

Voici une affaire inédite aux Émirats arabes unis, où luxe et modernité semblent dissimuler discrimination et maltraitance des femmes jusque dans les hautes sphères de la société.

La fille du roi Hussein avait fui au mois de juin son pays et peut-être surtout son mari, le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum. Après un passage en Allemagne, elle avait rejoint Londres avec ses deux enfants.

Avant elle deux princesses de la famille avaient tenté de refaire leur vie à l’étranger.

Cette nouvelle fuite met à mal la réputation de la famille régnante.

Déjà en 2018 la princesse Latifa, l’une des filles de l’émir, avait fui pour rejoindre les Etats-Unis en voulant échapper à son père qu’elle accusait de torture. Elle est arrêtée et ramenée de force « à la maison ». Elle disparaît alors littéralement de la sphère publique. Le sort de cette jeune femme aurait fait craindre à la princesse Haya qu’il lui arrive la même chose.

Plusieurs ONG avaient condamné l’attitude du cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum qui aurait dissimulé la réalité de cette affaire à son épouse, lui faisant croire que Latifa avait été victime d’une escroquerie et avait dû être secourue. Mais depuis, la princesse Haya aurait appris la vérité sur le traitement réservé à Latifa et aurait décidé de prendre la fuite.

Et dix ans avant l’affaire Latifa, une autre fille de l’émir, la princesse Shamsa Al-Maktoum, âgée de 17 ans à l’époque, avait elle aussi tenté de fuir. L’adolescente avait profité du séjour en Angleterre de la famille pour s’échapper de l’emprise paternelle. Rattrapée, l’adolescente fut ramenée de force à Dubaï.

En juin 2019, Haya bint al-Hussein, épouse de l'émir Sheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum, quitte Dubaï avec ses deux enfants, Jalia, 11 ans, et Zayed, 7 ans, emportant avec elle près de 35 millions d'euros pour « refaire sa vie ».

Le neveu de l'émir de Dubaï Marcus Essabri, 48 ans, qui vit en exil et est le premier membre de la famille à comparaître dans le procès de Londres, affirme que Latifa la jeune femme a été droguée, détenue et torturée. A une chaîne de télévision australienne, il dit espérer que ce divorce permette de faire la lumière sur le sort de ses cousines ​​Latifa et Shamsa : « La princesse Haya est la seule qui sache ce qui leur est arrivé. J’espère qu’elle profitera du procès pour parler au monde de la manière dont elles ont été traitées. Elle a l’occasion de faire quelque chose de bien pour ces pauvres femmes ».

Ce divorce assombrit une nouvelle fois l'image des Emirats arabes unis, fragilisés par l'onde de choc internationale. Celle qui se voulait l'incarnation de la femme musulmane moderne révèle une fois de plus la face sombre du patriarcat émirati .

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

L'ACQUISITION DE S-400 RUSSES PAR LA TURQUIE

UNE REDISTRIBUTION DES CARTES SUR LE PLAN GEOPOLITIQUE

Jusqu’à il y a peu, la diplomatie américaine ne semblait pas convaincue que les dirigeants turcs iraient au bout de leur projet d’acquisition du S-400, qui était pourtant un vaste sujet de polémique depuis deux ans. Fin juin, le nouveau secrétaire américain à la défense, Mark Esper, avait rencontré son homologue turc, Hulusi Akar, en marge d’une réunion ministérielle à Bruxelles. Il s’agissait d’une ultime tentative de conciliation, permettant de rappeler « plusieurs décennies de collaboration entre partenaires stratégiques ».

Celle-ci était toutefois assortie d’une nouvelle mise en garde du Pentagone, qui rappelait « l’incompatibilité » entre le programme de l’avion furtif américain F-35 et les S-400, en indiquant qu’Ankara ne serait de toute façon « pas autorisé » à disposer des deux équipements.

Or la Turquie d'Erdogan est passée outre cet avertissement ce vendredi 11 juillet 2019. Les premiers éléments des missiles russes S-400 sont en effet arrivés ce vendredi à Ankara à bord d'un avion-cargo.

Cette livraison d'armement russe correspond à un accord passé entre les autorités turques et russes. D'autres livraisons sont prévues dans les jours et les semaines à venir.

Le S-400, fleuron de la défense antiaérienne russe, est un système de défense aérienne entré en service dans l'armée russe en 2007, conçu pour intercepter et abattre toute menace venue du ciel, avion comme missile. Le S-400, pour un coût inférieur, concurrence le Patriot américain.

Menaces des Etats-Unis et préoccupation de l'OTAN

Pilier du flanc sud-est de l’Alliance atlantique depuis 1952 et deuxième armée de l’OTAN par le nombre de soldats, la Turquie n’a certes jamais été un partenaire facile, surtout depuis l’arrivée au pouvoir en 2002 des islamistes de l’AKP (Parti de la justice et du développement). Mais, cette fois-ci, le réchauffement des relations entre Moscou et Ankara franchit un nouveau cap avec la livraison du système de missiles russe S-400. Erdogan lance ainsi un défi sans précédent à l’OTAN et aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis sont très remontés, tout comme l'OTAN d'ailleurs, dont la Turquie fait pourtant partie. Mais la marge de manœuvre de l'Alliance est réduite: en effet le traité fondateur de l’organisation ne prévoit aucun mécanisme de sanctions contre un membre. C’est, dès lors, des Etats-Unis que viendront d’éventuelles mesures de rétorsion.

Ankara a de longues années était alliée de Washington et, en se tournant désormais vers Moscou pour acquérir un système sophistiqué de défense anti-aérienne, devient une ennemi potentiel.

C'est pourquoi Washington, changeant sa stratégie de coopération avec la Turquie, a immédiatement cessé d'entraîner des pilotes turcs au maniement du futur avion furtif américain F-35. Et les Etats-Unis menacent désormais d'exclure totalement la Turquie du programme de développement de ce chasseur. Ils craignent en effet  que la Russie utilise les S-400 turcs pour collecter via ses formateurs des renseignements sur les F-35 américains, chasseurs de dernière génération que la Turquie a commandé en 100 exemplaires. Les dirigeants du Pentagone affirment que, via le système S-400, la Russie pourrait disposer d’informations lui permettant d’abattre le F-35. Les Etats-Unis et l'Otan estiment aussi que le S-400 est incompatible avec les équipements utilisés par les membres de l'Alliance atlantique.

Mais Ankara , en achetant des armes aussi sophistiquées à la Russie, permet surtout à Moscou de transformer ses S-400 en arme politique. L’annonce de la livraison, par la Russie, d’une première volée de missiles et radars S-400 à la Turquie porte en effet à leur paroxysme des difficultés déjà alimentées, au sein de l’Alliance atlantique, par les questions syrienne et kurde, ou le coup d’Etat manqué de 2016.

Des mesures de rétorsion mais jusqu'où ?

L’administration Trump a donné jusqu’au 31 juillet à Ankara pour renoncer à cette acquisition, sous peine de sanctions économiques qui pourraient être fatales à une économie turque déjà affaiblie.

Washington se trouve désormais dans l'obligation de lancer un avertissement fort à Erdogan, mais également à d'autres pour éviter que de futures missions soient rendues plus complexes, pour mettre en garde d’autres pays qui seraient tentés d’acquérir du matériel russe. Il reste cependant que la Turquie joue un rôle crucial, tant sur le plan sécuritaire, pour les Etats-Unis – qui disposent de missiles et d’une base OTAN pour leurs avions à Incirlik, dans le sud du pays –, que dans le contrôle de l’immigration, un sujet-clé pour les Européens. Un rôle qui pourrait amener les uns et les autres à réagir de manière plus modérée.

Aussi les autres membres de l’Alliance semblent-ils pour le moment hésiter sur l’attitude à adopter, au-delà de l’expression de leur « préoccupation », et espèrent que les récentes déconvenues du parti de M. Erdogan aux élections municipales aboutiront à sa défaite à la prochaine élection présidentielle en 2023.

Quoiqu'il en soit, cette alliance brisée marque assurément une rupture stratégique et une redistribution des cartes sur le plan géopolitique.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LA FUITE D'UNE PRINCESSE DE DUBAI A LONDRES ABIME L'IMAGE DE L'EMIRAT

La princesse Haya de Jordanie, fille du roi Hussein et sixième épouse de l’émir de Dubaï, a fui son pays et peut-être surtout son mari, le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum. Après un passage en Allemagne, elle se cache pour l’instant à Londres avec ses deux enfants. Avant elle deux princesses de la famille avaient tenté de refaire leur vie à l’étranger.

Cette fuite met à mal la réputation de la famille régnante.

La princesse Latifa, l’une des filles de l’émir, avait fui pour rejoindre les Etats-Unis en 2018 en voulant échapper à son père qu’elle accusait de torture. Elle est arrêtée et ramenée de force « à la maison ». Elle disparaît alors littéralement de la sphère publique ;Une jeune femme et qui aurait fait craindre à la princesse Haya qu’il lui arrive la même chose.

Plusieurs ONG avaient condamné l’attitude du cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum qui aurait dissimulé la réalité de cette affaire à son épouse, lui faisant croire que Latifa avait été victime d’une escroquerie et avait dû être secourue. Mais depuis, la princesse Haya aurait appris la vérité sur le traitement réservé à Latifa et aurait décidé de prendre la fuite.

La princesse Haya Bint Al-Hussein se serait refugiée à Londres « par peur d'être assassinée ou ramenée de force à Dubaï », selon la presse britannique.

Dix ans avant l’affaire Latifa, une autre fille de l’émir, la princesse Shamsa Al-Maktoum, âgée de 17 ans à l’époque, avait elle aussi tenté de fuir, raconte Le Monde. L’adolescente avait profité du séjour en Angleterre de la famille pour s’échapper de l’emprise paternelle. Rattrapée, l’adolescente fut ramenée de force à Dubaï.

Demande de divorce

A Londres avec ses deux enfants, la princesse Haya a donc introduit une demande de divorce.

À moitié britannique par sa mère, Haya Bint Al-Hussein a des liens forts avec le Royaume-Uni. La princesse a étudié la philosophie et l’économie à Oxford. Et elle et son mari sont réputés être proches de la reine Elizabeth ainsi que du prince Charles et de sa femme Camilla.

Sa fuite met en lumière les mauvais traitements dont seraient victimes les femmes de la famille royale des Émirats arabes unis, un pays qui joue un rôle important dans l’influence britannique au Moyen-Orient.

Vers une crise diplomatique

Cette histoire personnelle pourrait prendre une tournure internationale. La princesse qui a fait ses études à l’université d’Oxford pourrait vouloir rester au Royaume Uni. Or, si son ex-mari exige son retour, cela pose un casse-tête diplomatique pour la Grande-Bretagne, qui a des liens avec les Émirats arabes unis mais qui ne reconnaît pas le mariage polygame. Problème aussi pour la Jordanie puisque la princesse Haya est la demi-sœur du roi Abdallah de Jordanie et que de nombreux Jordaniens travaillent dans les Émirats arabes unis. De plus les tensions actuelles dans la région font fuir les expatriés et l'économie n'est pas en grande forme.

« Le souverain de Dubaï écrit de la poésie sur son cœur brisé par le départ de sa femme la princesse Haya, mais étant donné le traitement qu’il réserve à ses deux filles détenues, il semble ne tolérer les femmes que quand elles restent confinées dans leur prison dorée », a écrit sur Twitter le directeur de Human Rights Watch.

La fuite de la princesse Haya, nouveau scandale dans la famille de l’émir de Dubaï, assombrit une fois encore l'image de la monarchie.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA REACTION INTERNATIONALE APRES LE CARNAGE

D' UN CAMP DE MIGRANTS EN LIBYE

Camp de migrants bombardé en Libye : les Etats-Unis bloquent une condamnation du Conseil de sécurité Washington a empêché le Conseil de sécurité de l'ONU de condamner unanimement la frappe qui a touché un centre de rétention pour migrants dans la banlieue de Tripoli, tuant 53 personnes. Les deux camps opposés se rejettent la responsabilité.

Echec de la résolution

Après le décès d'au moins 44 migrants dans un bombardement aérien contre leur centre de détention en Libye, et alors que l'ONU – par la voix de Ghassan Salamé, son émissaire dans le pays – a condamné la frappe, les Etats-Unis ont opposé le 4 juillet leur veto quant à l'adoption par le Conseil de sécurité, réuni en urgence, d'une condamnation unanime sur cette attaque meurtrière. Le texte prévoyait de condamner la frappe et d'établir un cessez-le-feu en vue d'un retour au processus politique en Libye. Mais la résolution initiée par Londres pour condamner l'attaque n'a pas été adoptée, car les États-Unis s'y sont opposés. Aucune explication n'a pu être obtenue dans l'immédiat auprès de la mission américaine sur les raisons de ce blocage. Ce n'est pas la première fois que l'ONU échoue à parler d'une seule voix à propos de la Libye. Déjà, le 19 avril, Washington et Moscou avaient bloqué ensemble une résolution pour un cessez-le-feu.

Les deux camps libyens se rejettent la faute

La frappe a été menée à Tajoura, une ville située dans le district de Tripoli. Elle a été attribuée par le gouvernement d'union nationale (GNA) aux forces rivales de Khalifa Haftar engagées depuis plusieurs mois dans une offensive pour s'emparer de la capitale du pays. En réponse, le porte-parole des forces pro-Haftar, Ahmad al-Mesmari, a démenti toute implication dans l'attaque, accusant en retour le GNA de  « fomenter un complot » pour leur faire endosser la responsabilité du carnage. Les forces pro-Haftar reconnaissent toutefois avoir visé la zone, mais en usant de frappes de « précision » uniquement contre des sites militaires.

Des camps de détention de migrants en Libye

Le centre de détention abritait environ 600 migrants, en majorité érythréens et soudanais, et deux de ses cinq hangars ont été touchés, selon le responsable du centre Noureddine al-Grifi. Quelque 120 migrants se trouvaient dans le hangar n°3 qui a été touché de plein fouet. Sur les lieux, couvertures maculées de sang, débris et morceaux tordus de la structure métallique du bâtiment entourent un cratère de trois mètres de diamètre. L'émissaire de l'ONU, Ghassan Salamé, a condamné un «carnage ignoble et sanglant» dans un communiqué de la Mission de l'ONU en Libye (Manul).

Au moins 53 migrants ont péri et plus de 130 ont été grièvement blessés dans le bombardement du centre, touché pour la deuxième fois depuis le début de l'offensive des pro-Haftar le 4 avril.

La Libye demeure le principal point de départ des migrants d'Afrique qui tentent depuis plusieurs années de rejoindre l'Italie par la mer. Des milliers de personnes sont détenues dans des centres du pays, dans des conditions inhumaines, selon les groupes de défense des droits de l'homme et l'ONU. Environ 660 000 migrants sont actuellement en Libye, mais le repositionnement stratégique des groupes criminels, la montée en puissance des gardes-côtes libyens et le durcissement de la politique migratoire de l'Union européenne empêchent toute amélioration de la situation

Urgence de trouver des solutions pour les migrants

Ce drame souligne l'urgence de fournir des abris sûrs à tous les réfugiés et migrants jusqu'à ce que leurs demandes d'asile soient satisfaites ou qu'ils soient rapatriés en sécurité.

«L'ONU avait fourni la localisation exacte du centre de détention aux parties en conflit afin d'éviter qu'il ne soit pris pour cible», a également expliqué le porte-parole d'Antonio Guterres.

Le chef du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a lui porté «trois messages clés : les migrants et réfugiés ne doivent PAS être en détention, les civils ne doivent PAS être des cibles, la Libye n'est PAS un lieu sûr pour un renvoi» des migrants.

La Libye théâtre de chaos depuis la chute de Kadhafi

Depuis 2011, la chute du régime du dictateur Mouammar Kadhafi a plongé le pays dans le chaos. La Libye est le théâtre de luttes intestines et d'insécurité avec de multiples milices qui font la loi depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Depuis 2015, deux autorités rivales se disputent le pouvoir. D'un côté, le gouvernement d'union nationale dans l'ouest du pays, où se trouve la capitale, Tripoli, dirigé par Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement. De l'autre, une autorité dans l'Est, contrôlée par l'armée nationale libyenne, dirigée par le maréchal Khalifa Haftar. Le maréchal Haftar, homme fort de l'est libyen, est soutenu par les Emirats arabes unis et l'Egypte, tandis que le GNA, seul exécutif reconnu par la communauté internationale, bénéficie de l'appui de la Turquie et du Qatar.

L'arrivée au pouvoir de Fayez al-Sarraj a ravivé les espoirs d'une sortie de crise.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

CRISE A HONG KONG CONDAMNEE PAR LA CHINE

QUI PRONE LA TOLERANCE ZERO

Alors que Hong Kong commémore le 22ème anniversaire de sa rétrocession à la Chine, des manifestants ont pénétré de force,  lundi 1er juillet, dans l'enceinte du Parlement local de Hong Kong.

Le calme était revenu mardi matin à Hong Kong après l'intervention de la police dans la nuit de lundi à mardi pour évacuer des manifestants qui s'étaient introduits par la force dans le parlement de l'ancienne colonie britannique.

La réaction de la presse chinoise

La presse officielle chinoise ne s'est pas faite attendre pour condamner les manifestants profitant de ces premiers violents incidents pour appeler ce mardi à une « tolérance zéro ». Pour le journal chinois Global Times, « les manifestants ont affiché un profond mépris pour la loi et l'ordre ».

« La société chinoise est parfaitement consciente qu'une politique de tolérance zéro est le seul remède face à un tel comportement destructeur », au risque sinon d' « ouvrir la boîte de Pandore », ajoute le journal dirigé par le « Quotidien du Peuple », l'organe du Parti communiste chinois.

Depuis le 9 juin dernier, Hong Kong est le théâtre d'une contestation historique contre le gouvernement accusé d'être pro-Pékin . Ils protestent contre le projet de loi du gouvernement visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale.

Le projet de loi, qui concerne les sept millions d'habitants mais également les ressortissants étrangers et chinois résidents ou de passage, a provoqué un vaste tollé dans la région administrative spéciale. Ce projet est en effet vécu comme une atteinte au haut degré d'autonomie dont bénéficie Hong Kong. Les opposants au projet de loi font valoir que celui-ci est de nature à remettre en cause le principe qui a présidé à la rétrocession à la Chine de l'ex-colonie britannique, car la loi permettrait à Pékin d'accroître son influence dans la gestion des affaires de la cité et réduirait de fait le haut degré d'autonomie dont bénéficie Hong Kong. Le texte permettrait notamment l'extradition arbitraire d'individus vers la Chine continentale où, selon les opposants, ils ne bénéficieraient pas d'une justice équitable

Le texte, aujourd'hui suspendu, a précipité des foules immenses dans les rues, jusqu'à deux millions, le 16 juin sur une population totale de 7 millions d'habitants. Ils demandent désormais son annulation pure et simple. Les manifestants exigent également la démission de la cheffe du gouvernement Carrie Lam ainsi que la fin des poursuites contre les protestataires arrêtés ces dernières semaines.

Quel avenir pour Hong Kong

La réaction de Jeremy Hunt, secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni depuis 2018 ne s'est pas fait attendre.

Jeremy Hunt a réagi sur son compte Twitter.

Il rappelle que les libertés sont inébranlables à Hong Kong.Away from campaigning want to stress UK support for Hong Kong and its freedoms is UNWAVERING on this anniversary day. No violence is acceptable but HK people MUST preserve right to peaceful protest exercised within the law, as hundreds of thousands of brave people showed today.

4:17 PM - Jul 1, 2019

« Un pays, deux systèmes » jusqu'à quand ?

Au terme de l'accord de 1984 entre Londres et Pékin qui a présidé à sa rétrocession en 1997, Hong Kong jouit d'une semi-autonomie et de libertés n'existant pas en Chine continentale et ce, en théorie, jusqu'en 2047.

Mais depuis quelques années, le pouvoir chinois interprète systématiquement de manière restrictive les textes régissant l’autonomie de Hongkong. Un projet de loi prévoit d'autoriser les extraditions vers la Chine. Controversé, il a déjà provoqué des manifestations sans précédent à Hong-Kong. Mais ce projet de loi présente de sérieux risques en matière de droits de l'homme. Hong Kong ne bénéficie-t-il pas en effet d'un système judiciaire autonome (« Un pays, deux systèmes », avait lancé Deng Xiaoping), depuis 1997, année de la rétrocession à la Chine de l'ancienne colonie britannique ?

L'ex-colonie britannique est cependant depuis une dizaine d'années le théâtre d'une forte agitation politique en raison de l'inquiétude générée par l'ingérence grandissante de Pékin dans ses affaires intérieures, et par le sentiment que l'accord de rétrocession et le fameux principe « Un pays, deux systèmes » ne sont plus respectés.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

EXPLOSION D'UN MISSILE A CHYPRE

PROBABLEMENT DEPUIS LA SYRIE

Une lumière dans le ciel, suivie par trois violentes explosions… Ce lundi 1er juillet, au petit matin, un objet non identifié s’est écrasé près d’une zone montagneuse située au nord-est de la capitale chypriote Nicosie, dans la partie turque de l’île.

L’explosion a retenti vers 01 h du matin et a déclenché un incendie dans la région de Tashkent, également appelée Vouno, dans la partie turque de l’île.

Un missile sol-air S-200 ?

Les autorités de Chypre-Nord ont indiqué lundi qu'une explosion dans la nuit était vraisemblablement due à un missile de fabrication russe tiré depuis la Syrie, qui se serait abattu à une dizaine de km de la capitale Nicosie après avoir manqué sa cible.

Après avoir envisagé plusieurs hypothèses, dont la chute d'un drone, les autorités de l'autoproclamée République turque de Chypre-Nord (RTCN), non reconnue par la communauté internationale, privilégient désormais la piste d'un missile russe, a indiqué son chef de la diplomatie, Kudret Ozersay.

« D'après nos premières évaluations, il s'agirait d'un missile de fabrication russe tiré par un système de défense anti-aérienne lors d'une attaque aérienne contre la Syrie hier (dimanche) soir et qui, après avoir manqué sa cible, aurait fini sa course dans notre pays », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Kudret Ozersay a indiqué que les enquêteurs avaient relevé des inscriptions « identiques à celles trouvées sur un missile de type S-200 tombé en Turquie en juillet 2018 ».

Le S-200 est un système de défense anti-aérienne de fabrication russe. L'explosion de cet engin, qui n'a pas fait de victime, a provoqué un important incendie, selon les médias locaux.

Défenses anti-aériennes syriennes

Mustafa Akinci, le dirigeant de la République turque de Chypre du nord, a estimé que l’objet était en lien avec des opérations militaires au Moyen-Orient - l’île se trouve à proximité de la Syrie où, notamment, les raids de l’aviation israélienne sont fréquents.

La chute de cet objet coïncide avec un raid mené dans la nuit de dimanche à lundi par l'aviation israélienne près de Damas, une attaque qui a été rapportée par l'agence de presse officielle syrienne Sana et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG.

Le site de l'explosion à Chypre se trouve à une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau de la capitale divisée Nicosie, qui compte plusieurs centaines de milliers d'habitants.

Si cette hypothèse se confirmait, ce serait la première fois que Chypre est directement affectée par le conflit syrien.

L'île de Chypre est scindée en deux depuis l'invasion du tiers nord de l'île par l'armée turque en 1974 en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher l'île à la Grèce. L'ensemble de Chypre, situé à plus d'une centaine de km des côtes syriennes, est considéré comme un territoire européen.

Mais la République de Chypre, membre de l'UE, n'exerce son autorité que sur les deux tiers sud. Au nord se trouve la RTCN autoproclamée et reconnue par Ankara.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LA TASSE BLANCHE DE VLADIMIR POUTINE AU G20

Les images de télévision montrent notamment Vladimir Poutine trinquer à distance avec son homologue américain Donald Trump, chacun étant assis de part et d’autre de l’hôte du G20, le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

« Si vous aviez vu ce que j’ai vu, vous apporteriez votre propre tasse aussi », a commenté sur Twitter le compte parodique anglophone@DarthPutinKGB, référence aux accusations d’empoisonnement d’ex-agents secrets ou d’opposants dont a été plusieurs fois accusée la Russie ces dernières années.

Mais le président russe semble avoir cette même manie en Russie :

la semaine dernière lors de son émission annuelle « Ligne directe », il avait la même tasse blanche et frappée des armoiries de la Russie.

Le Kremlin a de son côté rapidement réagi.

« C’est parce qu’il boit du thé en permanence avec ce thermos », a expliqué son porte-parole, Dmitri Peskov.

Boby Dean pour DayNewsWorld

AU G20 ACCORD SUR LE CLIMAT A 19 SEULEMENT

Le président français Macron annonce un texte à 19 pour la mise en œuvre de l'accord de Paris

Dix-neuf des vingt membres du G20 sans les Etats-Unis ont réaffirmé samedi au Japon leur engagement pour «la mise en œuvre complète» de l'accord signé en 2015 à Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique.

« Nous avons réussi à obtenir des éléments qui permettent de maintenir le niveau d'ambition tel qu'il avait été affirmé à Hambourg et Buenos Aires », lieux des deux derniers G20, a annoncé le président français.

Par ailleurs, le président brésilien Jair Bolsonaro « m'a confirmé son engagement contrairement aux inquiétudes qu'on pouvait avoir sur l'accord de Paris et sur le combat en faveur de la biodiversité », a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron l'a reconnu en conférence de presse lors du G20 à Osaka :

les négociations ont été très difficiles et très tendues entre les pays. Mais une déclaration commune a été publiée à l'issue de ce G20, même si elle a été obtenue au forceps.

Une autre particularité :

les États-Unis se sont retirés en raison du paragraphe sur le climat. C'est sur ce point qu'il y a eu beaucoup de discussions entre les négociateurs toute la nuit.

Les Etats-Unis se sont en effet retirés de l’accord de Paris en 2017.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

G20 OU QUI REMPORTERA LE LEADERSHIP ?

C'est avec un appel solennel du Japon à « l'harmonie », en accord avec la nouvelle ère dans laquelle est entré l'archipel qu'a commencé vendredi le G20.

Avant même l'ouverture du G20 qui se tient ce vendredi et demain à Osaka, au Japon, le président américain s'en est pris à ses adversaires comme à ses alliés…

Et cette réunion des dirigeants des vingt premières puissances du monde s'annonce déjà -peut-être- la plus cruciale

« Bienvenue à Osaka », a lancé le Premier ministre nippon à l'ouverture des débats dans la grande ville côtière japonaise. « Ensemble, j'espère que nous réaliserons à Osaka une belle harmonie », a-t-il dit en référence à la signification de « «Reiwa » nom de cette nouvelle ère.

C'est pourtant un G20 potentiellement houleux qui s'est ouvert vendredi à Osaka, rendez-vous international où les grands de ce monde plus désunis que jamais, à propos du commerce, du climat ou encore de l'Iran, vont devoir composer. De profonds désaccords de fonds qui ne feront pas forcément consensus à l'international :

L'urgence climatique

Si la vague de chaleur actuelle s’invite au sommet d’Osaka, « l'ambition climatique », que défend E.Macron bec et ongles, n'est pas partagée par tout le monde. Parmi les pays du G20, combien sont-ils à vouloir encore faire des efforts pour sauver la planète ?

Les Etats-Unis ont déjà annoncé leur retrait de l’accord de Paris, mais d’autres dirigeants pourraient rejoindre Donald Trump comme le Brésilien Jair Bolsonaro qui rejette toute critique occidentale sur sa politique environnementale.

La Turquie se poserait aussi des questions, notamment pour des raisons financières. Emmanuel Macron, qui dit « avoir la foi du converti récent », a estimé, jeudi 27 juin, que « le combat qu’on va mener au G20 est décisif avertissant que la France ne signera pas la déclaration du sommet si elle ne défend pas « l’ambition climatique ».

De fait, si lutter contre le changement climatique s’est traduit en 2015 par l’accord de Paris, le sommet du G20 de Hambourg, il y a deux ans, ne pouvait que constater la divergence entre les États-Unis et les 19 autres pays, après la décision de Donald Trump de sortir de cet accord.

Les pays européens vont se coordonner dans la matinée sur cette question. D’autres, comme le Canada, devraient les rejoindre. « Il est clair qu'il sera difficile d'obtenir une percée » sur ce thème, a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

L' Iran et la question nucléaire

Sur l'Iran, l'un des grands sujets de crispation du moment, si Donald Trump s'est aussi voulu apaisant lors de son arriv ée au G20 « Nous avons le temps » de résoudre les tensions, a-t-il dit, il parlait pourtant encore il y a peu de « guerre » contre les Iraniens.

La Russie a cherché jusqu'ici, comme la Chine et les Européens, à calmer le jeu à l'instar d'Emmanuel Macron qui a pour sa part promis en marge de ce G20 qu'il ferait «le maximum» pour «éviter une escalade militaire». Les Etats-Unis et la Russie qui n'ont aucun intérêt à ce que la région du Moyen-Orient s'embrasent vont devoir sortir de l'impasse .

La guerre commerciale entre Etats-Unis et Chine

Loin de tout format multilatéral, Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, bataillant désormais ouvertement pour la domination économique et technologique du monde, auront également entre les mains, lors de leur entretien prévu samedi, le sort de économie mondiale.

Washington menace de taxer la totalité des importations chinoises, ce qui serait certainement un point de non-retour dans le conflit commercial et technologique des deux géants.Les chefs d'Etat et de gouvernement vont devoir s'entendre sur la suite à donner. Ils auront également à évoquer le sort d'une dirigeante de Huiwei.

Dans ce climat chauffé à blanc, le Japon, pays hôte, s'efforce de rassembler toutes les signatures sous le communiqué final d'un sommet déjà tourmenté.

L'appel du président Abe à « trouver un terrain commun plutôt que de souligner les affrontements » sera-t-il bien reçu par les dirigeants au sommet du G20 fort de symbolique ?

Les nombreux entretiens bilatéraux entre dirigeants pourraient les y inciter..........

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UNE GUERRE COURTE ETATS-UNIS CONTRE IRAN

Les Etats-Unis auraient-ils « fermé de façon permanente la voie de la diplomatie », comme le certifie l'Iran ? Donald Trump a en effet évoqué la possibilité d'une guerre contre Téhéran « qui ne durerait pas très longtemps », prenant ainsi le contre-pied de son homologue iranien, qui semblait jouer l'apaisement.

Le président américain a assuré ce mercredi ne pas espérer un tel conflit, mais ces déclarations sonnent comme un nouvel avertissement à l'Iran. « Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire. (...) Et je ne parle pas de troupes au sol », a déclaré Donald Trump sur la chaîne Fox Business Network.

Un peu plus tard, il a estimé que les dirigeants iraniens seraient « stupides » et « égoïstes » de ne pas chercher un accord pour se délester des sanctions américaines. Le président américain a assuré mercredi ne pas espérer un tel conflit, mais ces déclarations sonnent comme un nouvel avertissement à l’Iran.

« L’Iran peut faire ce qu’il veut, cela m’est égal, j’ai tout le temps qu’il faut. Mais leur pays est en détresse économique […] Leurs dirigeants devraient prendre soin de la population », a-t-il lancé.

« L’inaction des Européens »

Le président iranien Hassan Rohani a assuré au téléphone à son homologue français Emmanuel Macron que son pays ne cherchait « la guerre avec aucun pays », pas même les États-Unis, selon l’agence officielle Irna, tout en fustigeant les Européens de ne pas agir pour préserver les intérêts économiques de son pays .

« Je le dis aux Américains : vous avez choisi le mauvais chemin. Je le dis aux Européens : vous faites fausse route avec votre inaction », a-t-il déclaré, « et je leur dis (à tous) de revenir à leur serment et à leurs engagements ».

Les membres européens du Conseil de sécurité de l'ONU ont publié mercredi une déclaration commune critiquant le comportement des États-Unis mais aussi de l’Iran concernant l’accord de 2015.

Selon Irna, Rohani a aussi prévenu Emmanuel Macron que son pays pourrait s’affranchir encore davantage des engagements pris à Vienne si les Européens ne s’acquittaient pas de leurs « promesses […] visant à garantir les intérêts économiques de l’Iran ».

« Plus rien à attendre »

Dans une note publiée mardi, l’amiral Ali Shamkhani, secrétaire général du Conseil suprême de la sécurité nationale, écrit que Téhéran appliquera « résolument » la deuxième phase de son « plan de réduction » de ses engagements en matière nucléaire dès le 7 juillet.

En d’autres termes, l’Iran recommencerait à enrichir de l’uranium à un degré prohibé par l’accord de Vienne (la limite est fixée à 3,67 %) et relancerait son projet de construction d’un réacteur à eau lourde à Arak (centre), mis en sommeil.

Téhéran a déjà indiqué que ses réserves d’uranium (faiblement) enrichi devraient dépasser la limite des 300 kg jeudi.

Cela risque d’amener l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à constater, pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de l’accord, un manquement de l’Iran à ses engagements.

Paris a jugé mardi qu’une telle « violation iranienne » serait « une grave erreur ».

M. Khamenei a rétorqué mercredi que la détermination de la « belle » nation iranienne aurait raison des sanctions et des « insultes » du « régime le plus vicieux au monde ».

Alize Marion pour DayNewsWorld

QUI GAGNE ISTANBUL GAGNE LA TURQUIE

CINGLANT CAMOUFLET POUR ERDOGAN

L'opposition a infligé dimanche un cinglant camouflet au président turc en remportant une nouvelle fois, mais avec une marge plus grande, la mairie d'Istanbul.

Ekrem Imamoglu, candidat du Parti républicain du peuple (CHP, laïque), a obtenu la victoire avec 54,21% des suffrages, rapporte l'agence de presse officielle Anatolie. Il obtient une avance nettement plus conséquente que lors de la précédente victoire, le 31 mars dernier, qui avait été annulée à la demande du parti AKP (au pouvoir) pour irrégularités présumées.

Cette fois-ci, la victoire de l’opposant est écrasante. Lors du premier vote, le 31 mars, M. Imamoglu avait seulement 13 000 voix d’avance sur son concurrent, Binali Yildirim. Selon des résultats confirmés lundi matin, il compte 806 000 voix d’avance sur son rival. Les votes lui ont été favorables dans 28 arrondissements d’Istanbul sur 39, contre 15 lors du premier scrutin.

La victoire du CHP dimanche est une défaite d'autant plus cinglante pour Erdogan, qu'il a été lui-même maire d'Istanbul dans les années 1990 et qu'il a souvent répété cette antienne: « Qui gagne Istanbul gagne la Turquie ».

Le camouflet est d'autant plus sérieux qu'Imamoglu, incarnation de l'héritage d'Atatürk et de la laïcité, a réalisé de bons scores dans des quartiers traditionnellement religieux de la ville, qui passaient jusqu'à présent pour des bastions de l'AKP. notamment à Beyoglu, sur la rive européenne, le quartier où Recep Tayyip Erdogan est né, ainsi qu’à Usküdar.

Un cinglant camouflet pour Erdogan

Controversé sur le plan international comme intérieur, le nouveau «sultan» Erdogan perd ainsi avec Istanbul la superbe qu’il avait retrouvé lors de sa réélection à la présidence l’année dernière. La Constitution sur mesure qu’il s’était taillée et le pouvoir absolu qu’il s’était forgé en décimant l’opposition avaient fini par lui faire oublier qu’il n’était pas au-dessus du peuple.

Théâtre des premières victoires politiques d'Erdogan , la mégalopole stambouliote et ses 15 millions d’habitants viennent en effet de lui infliger son revers électoral le plus cuisant lors d’un second scrutin qui a rassemblé l’opposition dans un sursaut démocratique contre le rouleau compresseur autoritaire du régime à l’œuvre depuis le putsch militaire manqué de 2016.

Les municipales de mars dernier furent également favorables à l’opposition dans les plus grandes villes du pays dont la capitale Ankara.

Dans la victoire du candidat social démocrate à Istanbul se cristallise ainsi un rejet de la répression aveugle qui touche tous les secteurs de la société turque depuis trois ans.

L'ancien Premier ministre Binali Yildirim, candidat du Parti de la Justice et du développement (AKP), mouvement islamo-conservateur d'Erdogan qui tenait la ville depuis 25 ans, a promptement reconnu la victoire de son adversaire. Le président Recep Tayyip Erdogan, via son compte Twitter, et le candidat malheureux Binali Yildirim ont adressé leurs félicitations au nouvel édile.

Vers la démocratie et la justice

C’est la première fois en dix-sept ans qu' Ekrem Imamoglu lui a tendu la main. « Monsieur le président, je suis prêt à travailler en harmonie avec vous », a- t- il déclaré depuis son QG.

Puis s’adressant à ses électeurs : « A partir d’aujourd’hui, une nouvelle page s’ouvre à Istanbul où les valeurs de justice, d’égalité, de respect et d’amour l’emporteront sur toutes les autres. »

Des dizaines de milliers de partisans d'Imamoglu ont fêté la victoire d'Imamoglu, ancien homme d'affaires, dimanche soir dans les rues d'Istanbul.

« Seize millions de Stambouliotes ont restauré aujourd'hui notre confiance en la démocratie et la justice », s'est félicité Ekrem Imamoglu.

« Merci Istanbul! », a lancé le candidat du CHP à ses partisans. « Nous allons bâtir la démocratie dans notre ville, nous allons édifier la justice. Dans cette ville magnifique, je le promets, nous construirons l'avenir! », a-t-il ajouté.

Istanbul, la ville natale du Reïs, la vitrine idéologique et économique de son pouvoir, est entrée en résistance. Elle ouvre une nouvelle page.

Vers un remaniement ministériel ?

De nombreux observateurs s'attendent à un remaniement ministériel à Ankara ainsi qu'à des ajustements diplomatiques.

La Turquie, qui est membre de l'Otan, s'est rapprochée de la Russie, à laquelle elle a passé commande d'un système de défense antimissiles, ce qui lui a valu des menaces de sanctions de la part des États-Unis.

La livre turque avait chuté après l'annulation du scrutin du 31 mars, et a reculé de 8% depuis le début de l'année, en partie du fait des remous électoraux. Après la victoire d'Imamoglu dimanche soir, la devise turque s'est raffermie.

La victoire d’Ekrem Imamoglu à l’élection municipale consacre l’émergence d’une nouvelle génération de responsables politiques en Turquie. Elle met en péril l’assise électorale de l’AKP, dont « la machine à gagner » les élections s’est brusquement grippée.

En remportant la mairie de la ville la plus riche et la plus peuplée de Turquie, Ekrem Imamoglu se positionne déjà comme le futur candidat de l’opposition lors de la prochaine présidentielle prévue en 2023.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DES CYBERATTAQUES AMERICAINES CONTRE L'IRAN ?

« Ni l'Iran ni aucun autre acteur hostile ne devrait confondre prudence et retenue de la part des États-Unis avec de la faiblesse », a averti John Bolton.

Faute de frappes, la riposte s'est faite sur le terrain de la cyberguerre, rapportent plusieurs médias américains.Les Etats-Unis ont lancé cette semaine des cyberattaques contre des systèmes de lancement de missiles et un réseau d’espionnage iraniens, après la destruction par Téhéran d’un drone américain, ont rapporté samedi 22 juin plusieurs médias américains.

Le président américain Donald Trump a annulé à la dernière minute des frappes programmées contre l’Iran après la destruction de ce drone de surveillance le 20 juin. Il a en revanche autorisé secrètement des représailles sous forme de cyberattaque contre les systèmes de défense iraniens, a affirmé le Washington Post.

Selon le « WaPo », une des cyberattaques a visé des ordinateurs servant à contrôler des lancements de missiles et de fusées. Selon Yahoo! News, l’autre attaque informatique a frappé un réseau d’espionnage chargé de surveiller les passages de navires dans le détroit d’Ormuz.

Planifiées depuis plusieurs semaines

D’après le Washington Post, ces cyberattaques, planifiées depuis plusieurs semaines, avaient été initialement proposées par les militaires américains comme riposte contre les attaques mi-juin contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Washington accuse l’Iran de ces attaques, alors que Téhéran nie toute implication

La question du nucléaire

En 2010, Téhéran avait déjà accusé les Etats-Unis et Israël d’avoir, en pleine crise sur le nucléaire iranien, créé le puissant virus informatique Stuxnet, qui avait infecté plusieurs milliers de ses ordinateurs et bloqué les centrifugeuses utilisées pour l’enrichissement de l’uranium.« Nous mettons en place des sanctions supplémentaires majeures contre l'Iran lundi », a tweeté samedi Donal Trump, ajoutant: « l'Iran ne peut pas avoir d'armes nucléaires! ». Selon l'accord international sur le nucléaire conclu en 2015, dont Washington s'est retiré en 2018, l'Iran s'est engagé à ne pas se doter de l'arme atomique.

De nouvelles sanctions « majeures »

Donald Trump a annoncé samedi de nouvelles sanctions « majeures » dès lundi contre l’Iran. John Bolton qui doit rencontrer ce dimanche 23 juin 2019 ses homologues israélien, Meir Ben-Shabbat, et russe, Nikolaï Patrouchev, a précisé que «les nouvelles sanctions, en préparation depuis quelques semaines, évoquées par le président Donald Trump» devraient être «annoncées publiquement lundi».

Le conseiller à la sécurité nationale du président américain, a également averti l'Iran dimanche de ne pas confondre «prudence» et «faiblesse», deux jours après l'annulation à la dernière minute par Donald Trump de frappes de représailles contre l'Iran.«Ni l'Iran ni aucun autre acteur hostile ne devrait confondre prudence et retenue de la part des États-Unis avec de la faiblesse», a déclaré John Bolton. «L'Iran ne pourra jamais avoir d'arme nucléaire ni contre les Etats-Unis ni contre le reste du monde», a encore déclaré de son côté John Bolton.

Il n'est « pas encore clair si les attaques ont été effectivement réalisées ou pas », affirme l'agence de presse Fars, proche des conservateurs, laissant entendre que ces informations de médias américains pourraient être un « bluff visant à toucher l'opinion publique et à redorer la réputation de la Maison Blanche » après la destruction du drone.

Donald Trump, qui alterne déclarations martiales et appels au dialogue depuis plusieurs semaines, avait auparavant assuré que si les Iraniens renonçaient à leur programme nucléaire, il deviendrait leur « meilleur ami ».

Alize Marion pour DayNewsWorld

ENTRE LA RUSSIE ET LA GEORGIE SUSPENSION

DES VOLS SUITE A DES MANIFESTATIONS

ANTI-RUSSES EN GEORGIE

Au lendemain d'un décret du président Vladimir Poutine interdisant à partir du 8 juillet les vols d'avions russes vers la Géorgie, le ministère russe des Transports a annoncé samedi que les vols des compagnies géorgiennes vers la Russie seraient également suspendus à partir de cette date

Pour des raison de sécurité ?

Ces mesures interviennent après deux journées de protestations contre le pouvoir jugé pro-russe à Tbilissi, la capitale de cette ex-république soviétique. Les protestations, qui ont rassemblé des milliers de personnes, avaient été déclenchées jeudi par le discours polémique d'un député russe au Parlement géorgien.

Selon le Kremlin, l'interdiction vise à «protéger les ressortissants russes d'actes criminels et illégaux». Les autorités ont recommandé aux tours opérateurs de cesser leurs offres vers la Géorgie.

Le ministère des Transports a justifié cette suspension par «Le ministère des Transports a justifié cette suspension par «la nécessité d'assurer un niveau suffisant de sécurité aérienne» et par le non-paiement par les avionneurs géorgiens de près de 800'000 dollars (780'000 francs) «d'arriérés» à l'égard de l'entreprise russe chargée de la réglementation des vols.

Destination prisée

Alors que la haute saison bat son plein, ces interdictions devraient frapper durement les industries touristiques des deux pays. Selon l'Union russe du tourisme, les Russes étaient en 2018 au troisième rang des visiteurs les plus nombreux en Géorgie, soit 1,7 million de personnes. «Le tourisme vers la Géorgie est en essor et cette décision a choqué tout le secteur», a affirmé Aleksan Mkrtchian, directeur d'une chaîne d'agences de voyages.

Les tensions restent fortes entre Tbilissi et Moscou, qui se sont affrontés dans une guerre courte mais sanglante en 2008. L'armée russe était alors intervenue sur le territoire géorgien pour soutenir la petite Ossétie du Sud, région séparatiste pro-russe, où Tbilissi avait lancé une opération militaire. Depuis, l'Ossétie du Sud et une autre république pro-russe, l'Abkhazie, comptent des troupes russes sur leur territoire.

Grâce à ses paysages naturels, ses traditions culinaires mais aussi sa proximité et la possibilité de s'y rendre sans visa, la Géorgie reste néanmoins une destination privilégiée des Russes. Pour Irina Tiourina, porte-parole de l'Union russe du tourisme, la sécurité des Russes reste garantie en Géorgie: «Par tradition, les Géorgiens traitent bien les Russes», a-t-elle affirmé.

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a toutefois demandé samedi à la Géorgie d'assurer la sécurité des journalistes russes après une «tentative d'agression», selon le ministère, contre une équipe de la télévision publique russe «Rossia 24» à Tbilissi.

«Punir la Géorgie»

Moscou avait déjà suspendu les vols russes vers la Géorgie en octobre 2006, puis en août 2008 après la guerre en Abkhazie et en Ossétie du Sud. «Poutine a décidé de punir la Géorgie car il y a des manifestations là-bas», a jugé sur Twitter l'opposant au Kremlin Alexeï Navalny

«Pourquoi punit-il les Russes pour les protestations en Géorgie ?», a-t-il ajouté.

Paul Emison pour DayNewsWorld

SOMMET ENTRE XI JINPING ET KIM JONG EN COREE DU NORD

«Plusieurs centaines de milliers de personnes » ont accueilli Xi Jinping ce jeudi 20 juin 2019 dans les rues de Pyongyang, selon la télévision chinoise CCTV. Le président chinois a eu droit à 21 coups de canon, avant de passer les troupes en revue en compagnie de son hôte habillé en costume Mao sombre.

Xi Jinping a eu jeudi un accueil chaleureux en Corée du Nord pour la première visite d'un président chinois dans ce pays depuis 14 ans, au moment où les deux voisins communistes se heurtent, pour des raisons différentes, aux pressions de Donald Trump.

Au menu : le programme nucléaire nord-coréen, qui vaut au régime nord-coréen d'être mis au ban des nations, Pékin appliquant également les sanctions internationales tout en restant cependant le seul allié important de Pyongyang.

Xi Jinping a assuré son hôte qu'il se félicitait « des efforts » de la Corée du Nord pour « maintenir la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne et promouvoir sa dénucléarisation ».

La tension entre le pays et le reste du monde s'est considérablement réduite l'an dernier après avoir atteint des sommets au cours des années précédentes à la suite des essais nucléaires et des tirs de missiles pratiqués par le régime de Pyongyang.

La détente avait surtout été symbolisée en 2018 par l'historique sommet de Singapour entre M. Kim et le président américain Donald Trump. Mais un deuxième sommet Trump-Kim en février dernier à Hanoï n'a rien donné, Américains et Nord-Coréens restant bloqués sur la question de la dénucléarisation coréenne. Washington exige qu'elle intervienne avant la levée des sanctions internationales, ce que Pyongyang refuse.

Le déplacement du président chinois Xi Jinping à Pyongyang est pour lui une façon d'afficher son entente avec la dynastie des Kim alors qu'il doit lui-même retrouver Donald Trump la semaine prochaine au Japon pour discuter de la guerre commerciale entre les deux géants du Pacifique. Il entend bien rappeler le rôle incontournable de son pays, qui absorbe 90% du commerce de Pyongyang, alors que le président américain promet un développement économique fabuleux à la Corée du Nord si elle accepte de renoncer à son programme nucléaire.

De plus le président Xi compte montrer qu'il peut influencer Kim et qu'aucun accord global et durable avec la Corée du Nord ne peut être conclu sans l'aide et l'approbation de la Chine.

Le président chinois pourrait même encourager Kim Jong à dénucléariser, ce qui lui vaudrait d'être un interlocuteur indispensable entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. Une façon aussi de mieux négocier sur le plan commercial avec Donald Trump.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

DRONE AMERICAIN ABATTU PAR L'IRAN

ET LES CONSEQUENCES

« Un recours à la force des Etats-Unis contre l'Iran serait une catastrophe, au minimum pour la région », a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine

L'Iran a annoncé jeudi avoir abattu un « drone espion » américain. Une nouvelle étape dans la tension très vive qui oppose le pays aux Etats-Unis. .Washington accuse l'Iran d'être à l'origine des explosions ayant endommagé deux pétroliers - norvégien et japonais - le 13 juin, près du stratégique détroit d'Ormuz. Accusation fermement démenties par Téhéran. Depuis mai 2018 et le retrait des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien, la tension ne cesse de croître dans toute la région.

L'affaire risque d'envenimer une situation déjà explosive. Ce jeudi matin, l'Iran a annoncé avoir abattu un « drone espion américain » qui avait violé son espace aérien. Un incident qui intervient dans un contexte de tensions croissantes dans le Golfe, faisant redouter l'éclatement d'un conflit ouvert entre Washington et Téhéran.

Le Global Hawk a été abattu « aux premières heures de la journée », au-dessus de la province côtière d'Hormozgan, dans le sud de l'Iran, selon un communiqué des Gardiens de la Révolution. Il a été abattu par un « missile » de la force aérospatiale islamique, au large de la côte face au mont Mobarak, « après avoir violé l'espace aérien iranien », ajoute le texte. Selon la télévision d'Etat iranienne, cette zone se trouve dans le comté du port de Jask (sur la mer d'Oman).

Aucune image de l'appareil détruit n'avait été publiée par les médias iraniens en milieu de matinée.

Le détroit d'Ormuz sous tension

« C'est un message clair, net et précis : les défenseurs des frontières ripostent à toutes les agressions étrangères et notre réaction est, et sera, catégorique et absolue », a déclaré le général de division Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens, cité par l'agence de presse iranienne Tasnim.

« Les frontières représentent notre ligne rouge », a-t-il affirmé.

De leur côté, des responsables américains ont confirmé qu'un drone avait été abattu.

Et ont précisé que l'incident s'était produit dans l'espace aérien international au-dessus du détroit d'Ormuz , point de passage stratégique pour l'approvisionnement mondial de pétrole.

Soldats supplémentaires

Mercredi, l'armée américaine avait intensifié ses accusations contre l'Iran, qu'elle tient responsable de l'attaque des deux pétroliers le 13 juin. Téhéran a nié toute implication, laissant plutôt entendre qu'il pourrait s'agir d'un coup monté des Etats-Unis pour justifier le recours à la force contre la République islamique.

Ce nouvel incident laisse craindre une escalade dangereuse, alors que les Etats-Unis ont annoncé mardi l'envoi de 1.000 soldats supplémentaires dans la région.

En dépit des affirmations répétées de responsables américains et iraniens selon lesquelles leur pays respectif ne cherche pas la guerre, l'escalade récente des tensions dans le Golfe fait craindre qu'une étincelle ne mette le feu au poudre.

Vers un embrasement de la région ?

En Europe, c'est l'inquiétude. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a souligné qu'il restait

"peu de temps" pour inverser le cours des événements dans le Golfe et le chef de de la diplomatie allemande évoque, lui, un "risque de guerre."

Le président américain Donald Trump a estimé que l'Iran avait fait « une énorme erreur » peu après la confirmation par le Pentagone que les forces iraniennes avaient abattu un drone de surveillance de l'US Navy.

« L'Iran a fait une énorme erreur ! », a simplement lâché le président des Etats-Unis dans un tweet laconique.

« Un recours à la force des Etats-Unis contre l'Iran serait une catastrophe, au minimum pour la région », a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine, lors de sa séance de questions-réponses annuelle avec la population en direct à la télévision.

« Les Etats-Unis disent qu'ils n'excluent pas un recours à la force (...). Cela serait une catastrophe pour la région, au minimum. Cela provoquerait une flambée des violences et un flux de réfugiés énorme », a ajouté le chef du Kremlin.

« Ce sera très dangereux pour celui qui ferait des tentatives de ce genre. On ne sait pas ce qui pourrait se passer par la suite. Dans le monde islamique, les Iraniens sont reconnus comme un peuple qui sait assurer sa sécurité. Je ne souhaite pas que la situation dégénère », a indiqué M. Poutine.

Alize Marion pour DayNewsWorld

EGYPTE MORT DE MOHAMED MORSI

LORS DE SA COMPARUTION AU TRIBUNAL DU CAIRE

L'ancien président égyptien Mohamed Morsi a été enterré mardi 18 juin à Medinat Nasr, un quartier de l'est du Caire, selon son avocat. Il est mort lundi à l'âge de 67 ans, après une audition devant un tribunal du Caire, « à cause d'un arrêt cardiaque »", selon la télévision d'État.

« Le tribunal lui a accordé le droit de parler pendant cinq minutes (...) Il est tombé sur le sol dans la cage des accusés (...) et a été immédiatement transporté à l'hôpital » où il est décédé, a indiqué le parquet général égyptien dans un communiqué. « Il est arrivé à l'hôpital à exactement 16 h 50 et il n'y avait pas de nouvelles blessures visibles sur le corps », a-t-il précisé.

Dans un message posté sur Facebook, Ahmed Morsi, le fils de Mohamed Morsi, a confirmé la mort de l'ancien président.

Mohammed Morsi est mort. L'ancien président égyptien est décédé ce lundi après une audition au tribunal au Caire, selon des sources sécuritaire et judiciaire. C'est en pleine comparution devant les juges que Mohammed Morsi, 67 ans, aurait fait un malaise.

Emmené à l'hôpital, il y est décédé un peu plus tard. « Il a parlé devant le juge pendant 20 minutes puis il s'est animé et s'est évanoui. On l'a vite emmené à l'hôpital où il est mort plus tard », a déclaré une source judiciaire.

L'ancien président égyptien Mohamed Morsi est mort après avoir été victime d'un malaise pendant une comparution au tribunal au Caire, rapporte lundi la télévision d'Etat. Le site du journal d'Etat Al-Ahram a confirmé son décès.

Cet ancien ingénieur était devenu en 2012 le premier président librement élu de l'histoire de l'Égypte, un an après la «révolution du Nil» et la chute de son prédécesseur Hosni Moubarak.

Mais un an plus tard, après de gigantesques manifestations, il est renversé par l'armée. En juillet 2013, la répression anti-Frères Musulmans commence, et c'est le général l Abdel Fattah al-Sissi qui se fera élire président.

Mohamed Morsi était emprisonné depuis sa destitution par l'armée à l'été 2013. Il avait été jugé par la suite dans plusieurs affaires. Il a notamment été accusé de fomenter des actes de terrorisme. L'ancien président purgeait en effet plusieurs peines de prison, dont une de 20 ans pour avoir ordonné le meurtre de manifestants en 2012, et une à perpétuité pour espionnage au profit du Qatar.

Il comparaissait ce lundi 17 juin 2019 dans une autre affaire d'espionnage en raison de contacts jugés suspects avec le Hamas palestinien.

L'organisation est une émanation des Frères musulmans et le Qatar héberge le guide spirituel de la confrérie.

Une grande partie de la population finit par l'accuser d'être une « marionnette » aux mains des Frères musulmans en les aidant à s'accaparer de tous les pouvoirs, tout en étant incapable de rétablir la sécurité et de relancer l'économie.

Le chef d'Etat turc Recep Tayyip Erdogan, dont il était l'un des principaux soutien, a été le premier à lui rendre hommage lundi soir. « Que Dieu accorde à notre martyr, notre frère Morsi, sa miséricorde », a-t-il déclaré.

En mars 2018, une commission britannique indépendante avait condamné son maintien à l'isolement 23 heures par jour, dans des conditions de détention pouvant « relever de la torture ou du traitement cruel, inhumain ou dégradant ».

« Le refus d'un traitement médical de base auquel il a droit pourrait entraîner sa mort prématurée », avait déclaré devant le Parlement britannique le député Crispin Blunt, président de cette commission.

L'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a également réagi. Sa directrice pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Sarah Leah Whitson, a dénoncé sur Twitter « l'échec du gouvernement à lui accorder des soins médicaux adéquats, encore moins des visites de sa famille ».

Dans un communiqué, l'ONG Amnesty International a demandé aux autorités une « enquête immédiate » sur la mort de Mohamed Morsi, qualifiée de « profondément choquante ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

VERS UNE GUERRE ENTRE L'IRAN ET LES ETATS-UNIS

OU LE TORPILLAGE DE DEUX PETROLIERS DANS LE GOLFE

Téhéran fait monter monter la pression au sujet de son programme nucléaire. « Le compte à rebours pour passer au-dessus des 300 kilogrammes pour les réserves d'uranium enrichi a commencé et dans dix jours, c'est-à-dire le 27 juin, nous dépasserons cette limite », a déclaré lundi 17 juin Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.

L'annonce iranienne de ce lundi survient dans un contexte de très fortes tensions entre Téhéran et les États-Unis, qui ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient face à une « menace iranienne » présumée. Washington accuse Téhéran des récentes attaques contre des pétroliers dans le Golfe que l'Iran dément.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui voit dans l'Iran une sérieuse menace pour son pays, a appelé la communauté internationale à imposer « immédiatement » des sanctions contre Téhéran le jour où son stock d'uranium enrichi passera au-dessus de la limite.

Deux pétroliers ont en effet été attaqués ce jeudi a proximité du détroit d’Ormuz, passage d’un tiers des exportations de pétrole dans le monde.

Une zone où se cristallisent les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis depuis deux années. Les navires en question seraient le Front Altai et le Kokuka Courageous, respectivement sous pavillon des îles Marshall et du Panama. Les navires Front Altair et Kokuka Courageous auraient été «attaqués» dans cette zone stratégique sur fond de crise entre les États-Unis, les États du Golfe et l’Iran. Les marins auraient été recueillis par l’Iran tandis que la Ve Flotte américaine serait sur place. On évoque l’hypothèse d’un «torpillage».

Qui s’en prend aux tankers dans le détroit d’Ormuz ?

Quand bien même la situation est encore confuse, ces incidents ont lieu dans une zone maritime stratégique pour le commerce mondial mais aussi foyer de vives tensions géopolitiques sur fond de crise persistante entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite d’un côté et l’Iran et ses alliés chiites de l’autre.

Concernant l’origine de ces graves incidents, l’hypothèse d’un torpillage de ces navires est mentionnée par le journal Tradewinds, citant des sources industrielles. Cette hypothèse s'appliquerait pour le Front Altair qui transportait 75.000 tonnes de naphte. «Il pourrait avoir été frappé par une torpille» vers 4h00 GMT, a déclaré le PDG de l’entreprise de pétrole taïwanaise CPC, Wu I-Fang, destinataire de la cargaison.

Le second navire, le Kokuka Courageous, un méthanier de 27.000 tonnes, a essuyé des tirs mais tout l’équipage a été sauvé après l’abandon du navire, et sa cargaison de méthanol est intacte, a déclaré son opérateur japonais Kokuka Sangyo. «Il semble que d’autres navires aient également essuyé des tirs», a déclaré le président de la compagnie, Yutaka Katada, aux journalistes à Tokyo, confirmant des informations de sa société mère de Singapour sur un «incident de sécurité».

Médiation en Iran entre le Premier ministre japonais et  l’ayatollah Khamenei

En mai dernier, une série de sabotages similaires avait été attribuée par les Etats-Unis et l’Arabie saoudite à l’Iran, dans un contexte d’extrême tension entre Washington et Téhéran sur le nucléaire.

L’Iran a exprimé ses «inquiétudes» après des «incidents suspects». Dans un premier temps, Téhéran avait parlé d’«accident» et indiqué avoir porté secours à «deux tankers étrangers» en mer d’Oman.

Cette nouvelle attaque a eu lieu alors même que le Premier ministre japonais rencontrait en Iran l’ayatollah Khamenei pour tenter de désamorcer cette crise.

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, se trouve en effet à Téhéran depuis mercredi 12 juin pour une visite de deux jours, afin d’ouvrir un rare canal public de discussion entre les Etats-Unis et l’Iran. Ces efforts diplomatiques ont lieu alors que Téhéran a signalé sa volonté de cesser de respecter ses engagements sur le nucléaire, un an après le retrait des Etats-Unis de l’accord, en mai 2018, et alors que les sanctions américaines contre l’Iran y sont assimilées à des actes de guerre.

Téhéran a donné jusqu’au 7 juillet aux autres signataires de l’accord (Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) pour modérer le poids de ces sanctions qui menacent de réduire son PIB de 6 % dans l’année, selon le Fonds monétaire international.

Au ministre des Affaires étrangères iranien de juger alors extrêmement suspecte la coïncidence entre ces «attaques» et la visite à Téhéran du premier ministre japonais Shinzo Abe. «Le mot suspicieux ne suffit pas à décrire ce qui transpire apparemment» de ces «attaques» contre des «tankers liés au Japon survenues alors que le premier ministre (japonais) rencontrait» le Guide suprême iranien à Téhéran, écrit Mohammad Javad Zarif sur Twitter.


Pourquoi un tel regain de tension ?

Considéré comme une zone de transit international, ce passage étroit situé à l’embouchure du Golfe persique est utilisé par l’Iran comme levier contre les sanctions américaines, qui visent à assécher les revenus pétroliers de la République islamique. En début de semaine, la marine iranienne a ainsi menacé de fermer le détroit en réponse à une décision américaine de mettre un terme aux exemptions permettant à différents pays de procéder à des importations de pétrole depuis l’Iran. Or un cinquième de la demande mondiale de pétrole transite par le détroit d’Ormuz.

Les incidents de ce jeudi interviennent donc dans un contexte géopolitique très tendu entre les États-Unis et leurs alliés sunnites dans le Golfe (à commencer par l’Arabie Saoudite) d’un côté et l’Iran chiite de l’autre, qui soutient notamment les rebelles Houthis au Yémen, opposé à la coalition arabe menée par Riyad.

Le 8 mai 2018, Donald Trump a annoncé la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 par son prédécesseur, Barack Obama, et a annoncé la relance des sanctions économiques contre Téhéran. Le 8 mai 2019, un an après, l’Iran a annoncé qu’il suspendait «certains» de «ses engagements». Depuis, le bras de fer entre Washington et Téhéran évolue entre menaces et tentatives d’apaisement. Le 13 mai, les Saoudiens ont dénoncé le sabotage de quatre navires commerciaux, dont trois pétroliers (deux saoudiens, un émirati et un norvégien) stationnés aux Émirats Arabes Unis. John Bolton, conseiller à la sécurité de la Maison blanche, a jugé le 29 mai que ces incidents étaient «très certainement dus» à des mines iraniennes. Mercredi 12 juin, les rebelles Houthis soutenus par Téhéran ont revendiqué le tir d’un missile contre l’aéroport saoudien d’Abha, Riyad menaçant de riposter...

Le clan des « durs » pourrait s'imposer à Téhéran, balayant le camp des modérés, représentés par le président Hassan Rohani, qui avait tout misé sur l’accord sur le nucléaire.

Et il y a aussi à Washington des jusqu’au-boutistes, comme le secrétaire d’Etat Mike Pompeo et le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, prêts à aller très loin pour faire chuter le régime de Téhéran.

De plus cette attaque dans un passage maritime stratégique mondiale a de graves conséquences sur l'économie iranienne. Elle a immédiatement fait grimper les prix du pétrole.

Le PIB iranien devrait chuter de 6 % cette année, après un plongeon de près de 4 % en 2018, selon le Fonds monétaire international.

Paris, Berlin et Londres semblent impuissantes à agir face aux sanctions américaines, même si elles ont tenté en début d'année de lancer un mécanisme de troc censé aider l'Iran. Les trois capitales européennes exhortent Téhéran à continuer de respecter l'accord malgré tout.

Alize Marion  pour DayNewsWorld

HONG KONG FAIT PLIER PEKIN

SUR L'EXTRADITION

La dirigeante de l'exécutif de Hong Kong a annoncé ce samedi15 juin la suspension du projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine, à l'origine de manifestations massives. « Le gouvernement a décidé de suspendre la procédure d'amendement législatif », a déclaré Carrie Lam à la presse après une semaine de protestations sans précédent dans l'ancienne colonie britannique. Elle espère ainsi mettre un terme à la contestation.

Mais elle a dû également s'excuser d'avoir été à l'origine d'un  tel mouvement. Une marée noire  forte de 2 Millions de Hongkongais a en effet envahi les rues de Hong Kong ce dimanche 17 juin 2019. Même si Carrie Lam reste soutenue par Pékin, elle semble définitivement  perdue.

Mais il s'agit d'un nouveau revers pour la cheffe de l'exécutif qui avait déclaré mercredi exclure retirer le texte malgré ce qu'elle qualifiait « d'émeutes organisées ».

Manifestations monstres et violences sans précédent

Hong Kong a été ébranlé mercredi par les pires violences politiques depuis sa rétrocession à la Chine..Les forces de l'ordre on tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes afin de disperser les manifestants.

« En termes de violences politiques, c'est la journée la plus grave depuis la rétrocession » du territoire à Pékin en 1997, a commenté l'analyste politique Dixon Sing.

Une vidéo amateur tournée pendant les manifestations à Hong Kong, mercredi 12 juin, est devenue virale dans l’ancienne colonie britannique. On y voit un photographe s’opposer verbalement à la police en train de tirer des gaz lacrymogènes en direction des journalistes. Un geste jugé « courageux » par de nombreux hongkongais, qui ont fait du photographe un héros local.

La scène s’est déroulée sur l’artère Harcourt road et a été filmée par l’utilisateur de Twitter, @HongKongHermit. On y voit la police disperser un des cortèges de manifestants qui s’opposent à un projet de loi visant à permettre les extraditions vers  la Chine. Alors que la police lance des gaz lacrymogènes, on entend un homme s’écrier : « Presse ! Vous tirez sur la presse ! ». La caméra se rapproche de lui et montre un homme faisant face à des policiers en contre-bas d’un pont. Il les accuse d’avoir tiré sur des journalistes. Un policier fait alors mine de pointer son fusil vers lui et le photographe le défie alors : « Do it ! ». Les policiers reculent finalement, et le journaliste les provoque : « C’est toujours Hong Kong ici. Pas la Chine, pas encore ! ».

Un projet de loi contesté

Des rassemblements monstres dénoncent depuis le 9 juin une loi dangereuse pour les droits humains et qui pourrait remettre en question la souveraineté juridique de Hong Kong vis-à-vis du voisin chinois. Selon ses détracteurs, il placera en effet la population à la merci du système judiciaire de Chine continentale, opaque et sous influence du Parti communiste.

Au terme de l'accord de rétrocession, Hong Kong jouit d'une semi-autonomie et de libertés n'existant pas en Chine continentale et ce, en théorie, jusqu'en 2047. Mais l'ingérence grandissante de Pékin fait craindre le pire au peuple hongkongais.

« Le peuple de Hong Kong croit de plus en plus que le gouvernement est constitué de marionnettes servant les intérêts de Pékin. Ils voient ça comme leur dernière bataille », a commenté Dixon Sing.

Les Etats-Unis ont signalé qu’ils pourraient cesser d’accorder des préférences économiques à Hongkong si la loi passait en l’état. Le Royaume-Uni a exprimé ses préoccupations sur les « effets potentiels » de celle-ci.

Les Hongkongais savent qu’ils seront très vulnérables face à la Chine une fois adoptée cette législation et que l’avenir de leur cité est en jeu.

Les principaux organisateurs des manifestations de Hong Kong ont ainsi appelé à un nouveau rassemblement d’ampleur dimanche 16 juin, ainsi qu'à la grève générale lundi 17 juin.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LIBERATION DU JOURNALISTE RUSSE IVAN GOLOUNOV

«La décision d’arrêter les poursuites contre Ivan Golounov a été prise en raison de charges insuffisantes à son encontre», a annoncé le ministre russe de l’Intérieur Vladimir Kolokoltsev.

Le ministre russe de l’Intérieur a annoncé la levée des poursuites contre le journaliste Ivan Golounov en raison de charges insuffisantes à son encontre. Une enquête interne a été initiée pour évaluer les actes des policiers qui l'ont interpellé. Le ministre sollicitera la révocation de deux policiers de haut rang dans le cadre de cette affaire.

Lundi, trois quotidiens russes (Kommersant, Vedomosti et RBK) avaient manifesté leur soutien au journaliste d’investigation Ivan Golounov en publiant une «une» commune ainsi qu’une tribune en sa faveur :

« Je suis, nous sommes Ivan Golounov ». Ce mouvement avait fait tache d’huile au point de pousser des supporteurs habituels du Kremlin, ou des personnalités d’ordinaire silencieuses sur les questions politiques, à prendre position en faveur du journaliste emprisonné.

« Aujourd’hui on essaie d’enfermer un journaliste qui dérange, avait lancé lundi soir l’acteur Konstantin Khabenski, depuis la scène d’un festival de cinéma à Sotchi.

Si cela réussit, rien ne dit que nous ne serons pas à notre tour, demain, considérés comme dérangeants. »

Cet événement est le dernier épisode en date dans une affaire qui a provoqué une vague d’indignation en Russie.

Le journaliste d’investigation du média en ligne indépendant Meduza, Ivan Golounov avait déjà publié plusieurs enquêtes sur la corruption à Moscou, et notamment à la mairie de la ville. Ivan Golounov a été arrêté jeudi 6 juin et assigné à résidence samedi soir par un juge. Selon la police, il a tenté de vendre «une quantité importante» de cocaïne et de méphédrone, une drogue de synthèse.

Le journaliste rejette ces accusations, estimant qu'elles sont liées à ses enquêtes.

Samedi, un juge de Moscou le libère finalement sous contrôle judiciaire et l' assigne à résidence «pour une durée de deux mois».

Ivan Golounov a toujours rejeté les accusations de la police, depuis le début. Dans une déclaration commune, trois journaux russes estiment que «les preuves de culpabilité d’Ivan Golounov, fournies par les enquêteurs, ne sont pas convaincantes et que les circonstances de son arrestation font beaucoup douter qu’elle ne se soit déroulée avec violation de la loi». «N’excluant pas» que l’arrestation du journaliste soit «liée à ses activités professionnelles», les médias «exigent une vérification détaillée des actes des policiers impliqués dans l’arrestation d’Ivan Golounov [...] et une transparence maximale lors du déroulement de l’enquête». Ils préviennent par ailleurs qu’ils suivront «attentivement l’enquête» sur ce dossier.

Par ailleurs, Meduza, qui estime que son journaliste est «persécuté en raison de son travail d’enquête», a également ouvert l’accès libre aux travaux d’Ivan Golounov, qui peuvent donc être lus en anglais et partagés par tous sans demander la permission au site

Les poursuites contre le journaliste russe d’investigation Ivan Golounov, accusé de trafic de drogue, ont été abandonnées. Il sera libéré de son assignation à résidence plus tard dans la journée ce mardi 11 juin,

Le ministre a ajouté qu'une enquête interne était en cours. Les policiers qui avaient procédé à l'arrestation du journaliste ont été suspendus le temps de l'enquête initiée pour évaluer leurs actes.Vladimir Kolokoltsev a également annoncé qu'il allait demander à Vladimir Poutine de prononcer la révocation de deux policiers de haut rang dans le cadre de cette affaire.

La justice devra désormais évaluer « la légalité des actions des policiers qui ont interpellé » le journaliste à Moscou.

Deux hauts responsables de la police seront, en outre, limogés. Il s’agit du général de la police, Andreï Poutchkov, responsable des forces de l’ordre dans le district ouest de la capitale russe, et du général Iouri Deviatkine, qui dirige l’antenne moscovite du département de la lutte contre le trafic de drogue, selon la même source.

Le sacrifice de hauts fonctionnaires est-il un signe de fragilité du pouvoir ?

Commentant cette nouvelle sur son compte Facebook, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a écrit  «Le meilleur jour. [Touchée] jusqu'aux larmes. Bonheur».

Depuis l'arrestation d'Ivan Golounov, de nombreux confrères, y compris des médias officiels, mais aussi des artistes et responsables politiques, lui ont apporté leur soutien. L’interpellation du journaliste a provoqué une série de protestations à travers plusieurs villes russes. Plus de 66.000 personnes ont signé une pétition pour exiger la libération du journaliste sur le site Change.org. En outre, près de 6.000 journalistes ont signé la lettre ouverte demandant sa libération qui a été publiée par le syndicat des employés des médias.

"ll s’agit d’une victoire sans précédent pour la société civile, donnée quasiment morte, confrontée à un arsenal législatif toujours plus répressif, et qui a réussi à l’emporter en seulement quelques jours".

Britney Delsey pour DayNewsWorld

BRAS DE FER ENTRE HONG KONG ET LA CHINE

AVEC LA LOI D'EXTRADITION

Depuis quelques années, le pouvoir chinois interprète systématiquement de manière restrictive les textes régissant l’autonomie de Hongkong. Un projet de loi prévoit d'autoriser les extraditions vers la Chine. Controversé, il a déjà provoqué une manifestation sans précédent à Hong-Kong le week-end dernier.

L'ex-colonie britannique a été, dimanche, le théâtre de sa plus importante manifestation depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Selon les organisateurs, plus d'un million de personnes sont descendues dans les rues pour demander à l'exécutif hongkongais de renoncer à son projet de loi. Le texte a suscité les critiques de pays occidentaux ainsi qu'une levée de boucliers de certains Hongkongais qui redoutent une justice chinoise opaque et politisée, et pensent que cette réforme nuira à l'image internationale et l'attractivité de la ville semi-autonome.

Les médias audiovisuels chinois n’évoquent pas le sujet et les réseaux sociaux qui le font sont censurés.

De plus l'ampleur de la manifestation n'a cependant pas dissuadé la cheffe de l'exécutif local, Carrie Lam, qui a réaffirmé lundi que le Conseil législatif (LegCo) - le Parlement hongkongais dominé par les forces loyales à Pékin- examinerait comme prévu mercredi 12 juin 2019 ce texte en deuxième lecture.

Les opposants au texte ont annoncé de leur côté une manifestation mercredi près du LegCo et appelé la population à y participer ou à faire grève. D'autres ont également appelé à la tenue d'un rassemblement dès mardi soir pour passer la nuit près du parlement. Des commerçants se sont d'ores et déjà mobilisés sur les réseaux sociaux, sous un hashtag pouvant se traduire par "#grève1206", pour annoncer que leurs boutiques fermeraient leurs portes afin de permettre à leurs employés de manifester.

Au terme de l'accord de 1984 entre Londres et Pékin qui a présidé à sa rétrocession en 1997, Hong Kong jouit d'une semi-autonomie et de libertés n'existant pas en Chine continentale et ce, en théorie, jusqu'en 2047. L'ex-colonie britannique est cependant depuis une dizaine d'années le théâtre d'une forte agitation politique en raison de l'inquiétude générée par l'ingérence grandissante de Pékin dans ses affaires intérieures, et par le sentiment que l'accord de rétrocession et le fameux principe « Un pays, deux systèmes » ne sont plus respectés.

Le projet de loi controversé doit permettre les extraditions vers toutes les juridictions avec lesquelles aucun accord bilatéral n'existe, y compris la Chine continentale. Les autorités affirment que cette loi comblera un vide juridique et fera que la ville ne servira plus de refuge à certains criminels. Elles assurent que des garde-fous existent pour assurer qu'elle respecte les standards internationaux en matière de droits de l'Homme et qu'elle ne visera pas les opposants politiques à la Chine.

Mais ce projet de loi présente de sérieux risques en matière de droits de l'homme. Hong Kong ne bénéficie-t-il pas en effet d'un système judiciaire autonome (« Un pays, deux systèmes », avait lancé Deng Xiaoping), depuis 1997, année de la rétrocession à la Chine de l'ancienne colonie britannique ?

L'accord sino-britannique prévoit justement le maintien de ce système judiciaire pendant cinquante ans. Pékin a signé la déclaration conjointe avec le Royaume-Uni, donnant lieu à une loi fondamentale qui sert de Constitution à Hong Kong et qui garantit certains droits aux Hongkongais. En aucun cas n'était incluse la possibilité d'extrader des personnes, en Chine ou ailleurs.

Or une telle loi sur l'extradition permettrait aux autorités d'expédier n'importe quel résident du territoire en Chine continentale, y compris des personnes dont les activités politiques déplairaient au Parti communiste chinois.

Les manifestations de Hong Kong et de ses 7,5 millions d'habitants de dimanche, lundi et aujourd'hui ne s'y sont pas trompés qui  font entendre leur voix, à l'image du « mouvement des parapluies » de 2014.

Parmi eux, des autochtones surtout, mais aussi des Chinois du continent et des expatriés, asiatiques ou non, dont la présence est une garantie au maintien de Hong Kong comme plate-forme internationale.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ETRANGE INCULPATION D'UN JOURNALISTE RUSSE

POUR TRAFIC DE DROGUE

Samedi, le journaliste d'investigation Ivan Golounov a été inculpé pour possession et vente de drogue. Il dément les faits.

Après avoir été arrêté vendredi 7 juin pour détention de drogue, un journaliste d'investigation russe a été inculpé samedi pour tentative de trafic d'une «quantité importante de drogue», a annoncé son avocat.

Reporter pour le média indépendant en ligne Meduza, Ivan Golounov, 36 ans, a notamment écrit des articles sur les escroqueries menées par les entreprises de microcrédits, sur la crise des déchets à Moscou, sur le partage mafieux du business des cimetières et d’autres affaires de corruption et de détournement de fonds. « La réputation professionnelle d’Ivan Golounov est sans faille. C’est un journaliste méticuleux, honnête et impartial », a indiqué sa direction de Meduza, média basé à Riga, en Lettonie, pour échapper au contrôle des autorités russes.

«Ivan Golounov a été inculpé pour tentative de trafic de drogue», a affirmé l'avocat Pavel Tchikov sur la messagerie Telegram. Il y a publié un document de la police accusant le journaliste du média indépendant Meduza d'avoir tenté de vendre «une quantité importante» de cocaïne et de méphédrone.

Hospitalisé

La police russe a annoncé samedi que le journaliste russe d'investigation inculpé de trafic de drogue Ivan Golounov avait été admis dans un hôpital de Moscou après s'être «senti mal» pendant sa détention.

Le reporter, qui travaille pour le site internet d'information indépendant Meduza et dont les soutiens disent qu'il est victime d'une affaire «montée de toutes pièces» par les autorités, «s'est plaint de se sentir mal», a déclaré la police moscovite dans un communiqué

La police affirme avoir arrêté jeudi à Moscou le journaliste de 36 ans en possession de près de quatre grammes de méphédrone, une drogue de synthèse, trouvés dans son sac à dos, puis avoir découvert d'autres sachets contenant des stupéfiants au cours d'une perquisition à son domicile.

Selon son avocat la police aurait refusé de procéder à des analyses sur ses mains afin de vérifier s'il était bien en contact avec la substance incriminée. Plus troublant : les enquêteurs diffusent rapidement des photos après la fouille de son appartement. Les images montrent un alignement de sacs en plastique remplis de poudre. Or les amis de Golounov assurent que les photos, à l'exception d'une seule, n'ont pas été prises à son domicile.

Ivan Golounov est soupçonné de «trafic de drogue» et encourt jusqu'à 15 ans de prison. Il rejette les accusations portées contre lui et affirme que ces sachets de drogue ne lui appartiennent pas. «Nous avons des raisons de croire que Golounov est persécuté en raison de son travail journalistique», ont déclaré des responsables du média dont le siège est en Lettonie, à Riga, pour échapper au contrôle des autorités russes.

« Nous sommes convaincus qu’Ivan Golounov est innocent », a fait savoir dans un communiqué la direction de Meduza, ajoutant que le journaliste avait « reçu des menaces ces derniers mois » en raison d’une enquête sur laquelle il travaillait. C’est aussi la certitude de ses collègues travaillant pour les médias indépendants en Russie, qui citent des menaces récurrentes.

«Placées à son insu»

« De nombreux éléments laissent à penser que les drogues ont été placées à son insu », a indiqué M. Djoulaï, évoquant de nombreuses violations dans le travail de la police dans cette affaire.

Vendredi, des dizaines de journalistes ont manifesté devant le siège du ministère de l'Intérieur à Moscou et certains d'entre eux ont été brièvement arrêtés.

Le Conseil présidentiel russe pour les droits humains, qui conseille Vladimir Poutine, a publié une déclaration vendredi soir après que l'une de ses membres, Eva Merkatcheva, eut visité Ivan Golounov en détention. «Il a dit qu'il n'avait pas dormi depuis 24 heures et qu'il se sentait mal. Il n'a pas mangé non plus», a déclaré Mme Merkatcheva, ajoutant qu'il affirmait avoir reçu deux coups de poing et que des policiers s'étaient tenus debout sur sa poitrine.

L'organisation Reporters sans frontières a averti que cette affaire, si elle s’avère être montée de toutes pièces, pourrait marquer «une escalade significative dans la persécution» des journalistes indépendants en Russie.

La Russie figure à la 149e place du classement de la liberté de la presse de RSF en 2019, sur un total de 180 pays.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE PLAN DE WASHINGTON

DANS LA GUERRE COMMERCIALE COMME PEKIN

Les Etats-Unis ont dévoilé mardi une stratégie reposant sur six plans d'action afin de garantir l'approvisionnement du pays en minéraux stratégiques et notamment en terres rares, indispensables à tous les équipements électroniques

Un renforcement des tensions sino-américaines

La Maison Blanche a décidé d’agir pour se prémunir contre une dépendance, jugée trop importante et nocive, aux importations étrangères de minéraux «critiques». Dans la guerre commerciale qui l'oppose à Washington, Pékin a en effet récemment brandi la menace d'ouvrir un nouveau front : celui des terres rares , dont 80 % proviennent de Chine et qui sont un besoin vital pour de nombreuses firmes high-tech. . Son enjeu, selon Wilbur Ross, le secrétaire américain au Commerce, cité dans un communiqué : « s'assurer que les Etats-Unis ne seront pas coupés de ces matériaux vitaux ».

Fin décembre 2017, Donald Trump avait publié un décret présidentiel visant à «garantir des approvisionnements sûrs et fiables en minéraux critiques» pour la sécurité américaine, tels que l’uranium ou les terres rares. Il regrettait que le pays soit «fortement tributaire des importations de certains produits essentiels à la sécurité et à la prospérité économique».

Aussi demanda-t-il un rapport qui vient d'être rendu pour identifier de nouvelles sources de «matériaux critiques» et définir une «stratégie pour réduire la dépendance de la nation» à ces types de produits.

Il est vrai que l'enjeu est d'importance. « Les Etats-Unis dépendent fortement des importations de minéraux cruciaux », rappelle ce rapport d'une cinquantaine de pages.

De fait, les auteurs du rapport évoquent 35 éléments stratégiques (dont l'uranium, le titane et les terres rares) pour lesquels les Etats-Unis sont particulièrement dépendants de l'étranger. Et rappelle que pour 14 d'entre eux, « les Etats-Unis n'ont aucune production nationale et dépendent complètement des importations ».

« Si la Chine ou la Russie arrêtaient les exportations vers les Etats-Unis et leurs alliés pendant une période prolongée - semblable à l'embargo sur les terres rares de la Chine en 2010 -, une perturbation prolongée de l'offre pourrait causer des chocs considérables dans l'approvisionnement des Etats-Unis », avertit le rapport.

Un scénario catastrophe qui serait dommageable autant aux technologies vertes américaines (éoliennes, panneaux solaires, voitures électriques), qu' à l'industrie de défense. Des matériels militaires tels que les chars Abrams, les missiles longue portée, les avions de combat F-35 y ont notamment recours.

Une stratégie en 24 objectifs

Pour éviter tout scénario catastrophique, l’administration américaine a donc publié, ce mardi, une «stratégie fédérale pour garantir des approvisionnements sûrs et fiables» en matériaux jugés critiques pour la sécurité nationale. Le rapport propose une stratégie qui repose sur six plans d'actions, définit 24 objectifs et met en avant une soixantaine de recommandations.

Parmi les plans d'actions, les auteurs préconisent tout d'abord d'accélérer la R & D et le déploiement de méthodes de recyclage et de réutilisation de ces minéraux stratégiques. Il est aussi nécessaire de trouver des alternatives, de diversifier l'approvisionnement et d'améliorer les processus d'extraction, de séparation et de purification. Washington doit également renforcer la coopération et améliorer le commerce international de ces minéraux avec ses alliés.

Le plan stratégique prévoit aussi de réaliser un recensement précis des ressources naturelles disponibles dans le pays pour pouvoir les exploiter. Mais aussi de développer des filières d'approvisionnement moins traditionnelles, en recourant par exemple à l'extraction de ces terres rares à partir de l'eau de mer ou de déchets du charbon.

Et, comme elle l'a fait pour d'autres industries, l'administration veut déréguler afin d'accélérer notamment la délivrance de nouveaux permis d'exploitation. Et le gouvernement américain veut eut enfin s'assurer qu'il disposera de la main-d’œuvre qualifiée nécessaire pour mener à bien son projet et bâtir une base industrielle nationale solide.

Dans l’ensemble, le plan vise donc à agir sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, en amont comme en aval, pour rendre les États-Unis moins dépendants des autres nations dans l’obtention et le traitement de minéraux critiques

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ENTENTE POLITIQUE ET COMMERCIALE

ENTRE POUTINE ET XI JINPING

« Les positions de la Russie et de la Chine sont très proches ou coïncident entièrement sur la plupart des dossiers internationaux » tels que le programme nucléaire nord-coréen, le conflit en Syrie, la crise au Venezuela ou encore l'accord nucléaire iranien, qui devaient être discutés lors de cette visite , a indiqué M. Ouchakov.

Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jiping se rencontrent à Moscou pour donner «une nouvelle impulsion» à leur rapprochement. Les deux puissances affichent leur entente alors qu'elles traversent une période difficile dans leurs relations avec les Américains.

Des accords commerciaux

La guerre commerciale qui sévit entre Washington et Pékin a en effet franchi un nouveau palier le week-end dernier, assombrissant ses perspectives économiques. Les relations russo-américaines, déjà entamées par de nombreuses crises, sont, elles, empoisonnées par les accusations d'ingérence électorale depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

Les  pourparlers entre les deux dirigeants pourraient se solder par la signature d'une trentaine d'accords.

«Je suis convaincu que cette visite aboutira à de nouveaux succès impressionnants» dans les relations bilatérales «qui ne se porteront que de mieux en mieux», a déclaré M. Xi, au début de sa rencontre avec M. Poutine dans le Grand palais du Kremlin.

«Ces dernières années, les relations entre la Russie et la Chine ont atteint un niveau sans précédent, y compris grâce à votre participation directe», a souligné pour sa part Vladimir Poutine. Le président russe a exprimé la certitude que «cette visite donnera une puissante impulsion supplémentaire au développement des liens bilatéraux».

Après son programme moscovite, Xi Jinping s'est rendu dans l'ancienne capitale des tsars jeudi où il est l'invité d'honneur du Forum économique de Saint-Pétersbourg, le principal rendez-vous des affaires en Russie auquel 17 000 personnes participent.

Xi Jinping et Vladimir Poutine doivent signer à l'issue de leurs pourparlers à Moscou une déclaration commune sur «le renforcement des relations, du partenariat global et de la coopération stratégique, qui entrent dans une nouvelle ère», selon le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov.

Des positions « très proches »

Dans un contexte de fortes tensions entre la Russie et les Occidentaux, les échanges commerciaux entre Moscou et Pékin ont augmenté de 25 % en 2018 pour atteindre un niveau record de 108 milliards de dollars, selon le Kremlin.

La Russie, dont l'économie est durement frappée par des sanctions européennes et américaines depuis 2014 en raison de la crise ukrainienne et de l'annexion de la Crimée,  « est en train de se tourner réellement du marché européen vers le marché chinois », constate l'analyste russe Alexandre Gabouïev du Centre Carnegie de Moscou.

La Chine est également devenue « un investisseur très important » dans l'économie russe et maintient ses financements publics comme privés en Russie au moment où le pays voit partir d'autres acteurs étrangers notamment en raison des sanctions.

Côté politique, l'entente entre ces deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, qui votent souvent à l'unisson, semble aussi au beau fixe.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

GUERRE COMMERCIALE AVEC LES ETATS-UNIS

L'ARME DE PEKIN  LES TERRES RARES

La Chine possède un levier politique et économique redoutable contre les Etats-Unis à savoir les terres rares. Il s'agit des métaux indispensables à l'industrie et dont la Chine contrôle la quasi-totalité de l'approvisionnement mondial. Des ampoules aux missiles guidés, en passant par les écrans plasma ou les smartphones, difficile de se passer des terres rares. En contrôlant plus de 90% de l'approvisionnement mondial de ces métaux indispensables à de nombreuses industries, Pékin détient une arme redoutable dans sa guerre commerciale contre Washington.

Les terres rares ?

Il s'agit d'un ensemble de 17 métaux essentiels aux technologies de pointe, que l'on retrouve dans les smartphones, les écrans plasma, les véhicules électriques mais aussi l'armement.

Dans le détail, les métaux rares regroupent le scandium, l’yttrium et les quinze éléments du groupe des lanthanides. Ces matières minérales ont des propriétés optiques et magnétiques utilisées dans la fabrication des aimants permanents de haute performance, qui eux-mêmes servent à l’éolien, l’électronique, la robotique et l’armement.

Contrairement à ce que laisse entendre leur dénomination, les terres rares sont relativement abondantes mais leurs propriétés électromagnétiques - particulièrement recherchées - en font des «métaux stratégiques». Ces dix-sept métaux indispensables à la fabrication des produits technologiques sont dits « rares » parce qu'ils sont difficiles à détecter, à exploiter et à isoler chimiquement.

Or la Chine n'est pas seulement le premier producteur de terres rares au monde, elle en est aussi le premier raffineur et Washington dépend pour 80% du géant asiatique pour son approvisionnement.

Le quasi-monopole de la Chine

L'Empire du milieu produit 80% des terres rares et dessert près de deux tiers de la demande mondiale – alors que le pays possède moins de la moitié des réserves mondiales.

Ce quasi-monopole est à trouver notamment du côté de la facilité d'extraction – et à bas coûts – de ces éléments dans des sables argileux, au sud du pays.

Mais aussi du côté des règles environnementales moins exigeantes que dans d'autres pays, comme les Etats-Unis par exemple. La Chine a accepté de «payer» le coût écologique de l'extraction et le raffinage des terres rares, ce qui explique sa domination du secteur.

Les terres rares donnent ainsi à la Chine un énorme levier politique et économique face aux Etats-Unis. La guerre commerciale entre les deux géants s'est intensifiée depuis que l'administration Trump a interdit aux sociétés américaines de vendre des technologies à Huawei. Cette décision pourrait mettre en péril le numéro deux mondial des smartphones, bientôt privé d'un approvisionnement crucial en puces électroniques.

Si Pékin s'était jusque-là limité à des sous-entendus, le ton est brutalement devenu plus menaçant en fin de semaine. «Si quelqu'un veut utiliser des produits fabriqués à partir de nos exportations de terres rares pour freiner le développement de la Chine, alors je pense que (...) le peuple chinois sera mécontent», a mis en garde un responsable de la puissante agence de planification économique (NDRC).

Quid de la menace?

Pékin entend limiter ses exportations de terres rares « aux pays qui se retournent contre la Chine », pour citer le ministre chinois du commerce.

Dans la guerre commerciale contre Washington, Pékin menace donc de réduire ses exportations de métaux rares, indispensables à de nombreuses industries de pointe aux Etats-Unis, dont l'armement.

Cette menace intervient au moment où de nouvelles surtaxes doivent entrer en vigueur samedi en Chine sur des produits américains, en représailles aux hausses de droits de douane annoncées par Donald Trump début mai sur des produits chinois .

Si la Chine mettait sa menace à exécution, l'industrie technologique – américaine notamment – pourrait se retrouver dans une situation inconfortable .

Mais malgré son quasi-monopole sur l'offre, la Chine n'est pas le seul pays à posséder d'importantes ressources. Le Brésil et le Vietnam disposeraient chacun de gisements estimés à 22 millions de tonnes sur un total mondial de 120 millions, selon l'institut d'études géologiques américain (USGS). Les réserves de la Chine sont estimées à 44 millions de tonnes. Et toute restriction aux exportations de terres rares pourrait déclencher une chasse aux sources alternatives.

Malgré tout l'impact sur les fabricants américains pourrait être désastreux provoquant la fermeture de presque toutes les chaînes de montage d'automobiles, d'ordinateurs, de smartphones et d'avions si la Chine décidait d'imposer un embargo sur ces matériaux.

En 2010, la Chine n' avait-elle pas déjà utilisé ce moyen de pression contre le Japon, lors d’un conflit à propos des îles Senkaku ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FIN DU CALIFAT TERRITORIAL DE DAECH MAIS PUISSANCE DE SON CYBERCALIFAT

L'attentat perpétré à Lyon vendredi 25 mai nous rappelle que l'idéologie de Daech, malgré la chute du califat territorial de Daech avec la prise de Raqua, n'est pas morte. Bien au contraire. Le groupe État islamique (EI) a en effet accru depuis quelques semaines sa présence sur internet.

Etat islamique tente de compenser la disparition de son «califat» physique auto-proclamé en Syrie et en Irak en renforçant leur présence sur la Toile, estiment des experts.

L'organisation djihadiste n'a pas disparu et motive des volontaires pour passer à l'action de leur propre initiative.

Si elle s'appuie toujours sur ses organes de propagande officiels, elle compte aussi et surtout sur des cyber-partisans plus ou moins anonymes répartis dans le monde entier.

«Cela a commencé en avril avec la campagne qu'ils ont appelée 'la revanche de la province bénie du Cham', qui a été pas mal partagée en ligne.», assure Laurence Bindner, co-fondatrice du Jos Project, organisation d'étude de l'activité djihadiste en ligne.

Ainsi la diffusion le 30 avril, pour la première fois depuis cinq ans, d'une vidéo de dix-huit minutes de son chef Abou Bakr al-Baghdadi a eu une répercussion mondiale, diffusée sous différentes formes par de nombreuses plateformes.

Mais également traduites, sous-titrées en une vingtaine de langues.«Puis ils en ont fait une vingtaine de ce que j'appelle des produits dérivés, nichés dans des plateformes plus obscures, ou il y a moins de signalements et où ils parviennent à rester en ligne plusieurs jours» , ajoute-t-elle.

«Le califat de l'esprit»

«Ce qui est frappant, c'est que sur une vidéo de 18 minutes, Baghdadi fait dès la troisième minute l'éloge de ce qu'il appelle les chevaliers des médias, parmi lesquels il cite notamment les frères français Clain. Cela montre l'importance qu'il y accorde. Cet éloge arrive avant celui des soldats et des combattants de terrain», poursuit-elle

Si le califat territorial a entièrement disparu, le message de l'EI, par contre, résonne encore auprès de ses partisans dans le monde entier. « Le groupe va continuer de promouvoir son récit par le flux constant d'une propagande efficace».

Une dizaine de vidéos officielles de l'organisation aurait été mises en ligne depuis le début de l'année, un chiffre à peine inférieur à ce que les cellules médiatiques de l'EI produisaient aux plus beaux jours du «califat».

Selon le Soufan Group, le groupe va «utiliser la nostalgie» du califat perdu «comme un outil multi-dimensionnel qui sera décliné au niveau mondial, au niveau des provinces via les unités médiatiques de ces mouvements affiliés et même au niveau individuel, grâce à ses réseaux sous-terrains».

Aux dirigeants du groupe djihadiste d' évoquer « ce qu'ils appellent le califat de l'esprit, ou le califat virtuel», souligne le britannique Edmund Fitton-Brown,  chef de l'équipe de surveillance de l'Etat Islamique et d'Al Qaïda aux Nations unies.....

Jenny Chase pour DayNewsWorld

GREVE MONDIALE DE LA JEUNESSE POUR LE CLIMAT

Les jeunes sont de nouveau appelés à descendre dans la rue vendredi pour une «grève mondiale pour le climat», en plein scrutin européen. Sur le site youthforclimate.fr, des appels à la grève étaient répertoriés jeudi dans plus de 2.260 villes réparties dans 90 pays, dont une centaine de villes en France.

Cette nouvelle journée de mobilisation pour le climat, vendredi, se déroule alors que le scrutin pour les élections européennes a déjà débuté dans certains pays et se tiendra dimanche 26 mai en France. « Ta planète, tu la veux bleue ou bien cuite ? », « Fais fondre mon cœur, pas ma banquise ».

Le 15 mars lors d'une première journée de mobilisation, les jeunes du monde entier avaient fait preuve d'humour pour faire passer un message :

il faut sauver la planète. Deux mois plus tard, ils ressortent les pancartes. Un nouvelle grève mondiale pour le climat est lancée, vendredi 24 mai. Voici ce qu'il faut savoir.

Mettre l'écologie au centre des élections européennes

Cette deuxième journée mondiale de mobilisation tombe en plein milieu des élections européennes (du 23 au 26 mai), une aubaine pour la jeunesse, qui veut marquer le coup. Il faut que « l'écologie soit le sujet central de ces élections », a réclamé Kristof Almasy, de Youth for climate France, lors d'une conférence de presse à Paris. Le collectif, né après l'appel à la grève scolaire lancé par la jeune Suédoise Greta Thunberg, appelle à des rassemblements devant des institutions comme la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort et le Parlement européen à Strasbourg et Bruxelles..

Les jeunes militants sont soutenus par l'ONG Greenpeace, ainsi qu'Alternatiba et ANV COP21. «Il y a une faiblesse de l'action politique pour lutter contre le réchauffement climatique», a dénoncé Jean-François Julliard de Greenpeace. «Le fait que ce sujet devienne incontournable est une première étape», mais ce n'est pas suffisant, a-t-il relevé, alors que les partis politiques ont intégré l'écologie dans leurs programmes pour les élections européennes.

Plus de 130 scientifiques soutiennent cette grève des jeunes pour le climat qui se disent « disponibles pour apporter (leur) expertise et (leurs) connaissances à cette mobilisation»..«Depuis près de 30 ans, le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ) et de très nombreuses études scientifiques alertent sur la fulgurance du changement climatique (...), mais rien ne change», constatent-ils. «Dans notre pays où l'accord de Paris a été signé, ce qui est hautement symbolique, les engagements pris ne sont pas respectés», poursuivent-ils.

Samedi, d'autres marches à pied ou à vélo sont prévues dans 80 villes, essentiellement en France.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

VERITABLE PLEBISCITE POUR NARENDRA MODI

ET LES NATIONALISTES HINDOUS

«L’Inde gagne à nouveau ! », s’est exclamé sur Twitter Narendra Modi, qui brigue un second mandat à la tête du pays de 1,3 milliard d’habitants. « Cette grande victoire est la victoire de la foi du peuple en cinq années de leadership progressiste et fort du premier ministre Modi », a déclaré sur le même réseau social Amit Shah, puissant patron du Bharatiya Janata Party (BJP) et bras droit de l’homme fort de l’Inde.

Si les tendances se confirment, la coalition emmenée par le Parti du peuple indien (Bharatiya Janata Party) dépasserait confortablement la majorité absolue de 272 parlementaires (542 sièges en tout à la chambre basse, la Lok Sabha).

De son côté, le parti du Congrès, principale formation d’opposition, faisait la course en tête dans seulement 50 circonscriptions de la Lok Sabha.

Durant six semaines de vote 67 % des 900 millions d’électeurs indiens se sont exprimés pour ces dix-septièmes législatives depuis l’indépendance du géant d’Asie du Sud. Les marchés financiers indiens qui voient le chef de gouvernement comme favorable aux affaires, ont bondi pour atteindre des niveaux inédits. L’indice Sensex a brièvement franchi la barre encore jamais atteinte de 40 000 points. La roupie se renforçait aussi face au dollar.

Un quasi-référendum

Pratiquant une ultra-personnification du pouvoir, Narendra Modi avait fait de ces législatives un quasi-référendum sur sa personne. Cet adepte d’une gouvernance par coups d’éclat(bombardement au Pakistan, démonétisation surprise de billets…) a axé sa campagne sur un discours sécuritaire anxiogène, s’érigeant en défenseur de la nation.

Le dirigeant nationaliste hindou était il y a cinq ans l’un des premiers représentants de la vague populiste mondiale actuelle à accéder au pouvoir.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE MARIAGE POUR TOUS LEGALISE A TAIWAN

UNE PREMIERE EN ASIE

"Nous avons une chance d'écrire l'histoire et de montrer au monde que des valeurs progressistes peuvent s'implanter dans une société est-asiatique", avait écrit la présidente Tsai Ing-wen sur Twitter.

Une bonne nouvelle pour la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie : Taïwan devient le premier État souverain asiatique à légaliser le mariage entre personnes de même sexe, deux ans après une décision historique en ce sens de la plus haute juridiction de l’île.

Ce vendredi 17 mai 2019, les députés de la République de Chine ont en effet voté à une forte majorité une loi permettant aux couples homosexuels de former « des unions permanentes exclusives ». Ils pourront par ailleurs demander leur inscription au registre des mariages. Ce vote confirme la place de Taïwan à l’avant-garde asiatique en ce qui concerne les droits des homosexuels.

« Le 17 mai 2019, à Taïwan, l’amour l’a emporté. Nous avons fait un grand pas vers l’égalité réelle, et fait de Taïwan un pays meilleur », a écrit la présidente Tsai Ing-wen sur Twitter, après que le Parlement a adopté une loi autorisant le mariage pour tous.

Le fait que ces unions puissent être inscrites dans le registre des mariages des mairies leur permettra d'être enregistrées comme des mariages, et pas simplement comme des unions civiles ou des partenariats. Pour les associations de défense des droits des LGBT, c'est une victoire.

Le calendrier avait été imposé à la présidente Tsai Ing-wen par une décision de la Cour suprême à l’issue du recours d’un militant des droits des homosexuels, Chi Chia-wei, appuyé par des associations : le 24 mai 2017, la plus haute juridiction de l’île avait exigé, au nom du droit constitutionnel à l’égalité, que soit adoptée sous deux ans une législation permettant le mariage entre personnes de même sexe. A défaut le mariage pour tous deviendrait une réalité si rien n’était fait.

La question a suscité de vifs débats au sein de la société taïwanaise. Le refus lors du « référendum de novembre 2018 » de l’amendement du Code civil afin que les mariages homosexuels soient reconnus avait été vécu comme un échec par la communauté LGBT, mais également par la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, qui avait fait campagne en faveur du mariage gay . Les citoyens taïwanais avaient en effet voté pour que le cadre législatif qui protège les droits des couples homosexuels soit distinct de celui qui est en place pour les couples hétérosexuels. Et de fait, « impliquant moins de droits. »

D'autres sections de la loi restent en débat après le vote, notamment concernant le droit à l'adoption. Les couples homosexuels n'obtiendront pas l'égalité avec les hétérosexuels, la version législative la plus progressiste ne prévoyant que la possibilité d'adopter l'enfant biologique de son partenaire.

Mais, Jennifer Lu, du groupe Marriage Equality Coalition Taïwan, a expliqué à la BBC : « Ce n’est pas encore l’ensemble des droits liés au mariage. Nous devons encore nous battre afin d’obtenir le droit à la coadoption. . »

L’île, où se tient chaque année à l’automne une importante Marche des fiertés LGBT, est devenue un phare de tolérance dans une région conservatrice, notamment sur la famille et face à la Chine qui revendique sa souveraineté sur l’île.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

EMMANUEL MACRON UN PROGRAMME ECOLOGISTE D’OPPORTUNITE ELECTORALISTE

Pour tenter de comprendre la « sensibilité » d’Emmanuel Macron à l’écologie, il faut remonter à la campagne électorale qui a précédé l’élection présidentielle  2017, en n’oubliant surtout pas que lors de son passage à Bercy, il n’avait pas cessé d’ironiser sur les enjeux climatiques, refusé la chasse au diesel et moqué la politique d’Anne Hidalgo à Paris.

L’environnement n’était pas dans son ADN d’ancien banquier de chez Rothschild.

La « disruption » s’est manifestés pour la première fois après l’élection présidentielle et surtout après la nomination, le 17 mai 2017, de Nicolas Hulot Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire.

Par sa seule présence, le défenseur star de l’écologie a tenté de donner crédit à la conversion, studieuse et soudaine au nouveau Président de la République et au premier Gouvernement Philippe. Le reste de la clique gouvernementale a du suivre le développement du nouveau paradigme, de gré ou de force !

C’est à partir de ce moment que l’on a pu voir le Chef de l’Etat jouer au catastrophisme environnemental, notamment  lors de la COP 21 pour l’utiliser ensuite en tant qu’arme rhétorique à usage diplomatique.

L’opération a été payante : sous le slogan « Make our Planet again » Emmanuel Macron ne s’est- il pas vu décerné le prix de la Terre attribué par l’ONU ?

Malgré tous ses efforts et beaucoup de patience, Nicolas Hulot a été obligé très vite de tirer les conséquence de l’attitude d’Emmanuel Macron , lequel a continué à évoluer en permanence et en toute ambigüité entre un discours officiel lyrique en faveur de l’écologie et des actes, très éloignés des objectifs initialement fixés et promis.

« Je suis tout seul à la manoeuvre » s’était plaint Nicolas Hulot qui a très vite du admettre les limites entre le discours écologiques d’Emmanuel Macron et ses actes de Président de la République. (Déclaration faite sur France Inter).

C’est finalement la trop grande proximité d’Emmanuel Macron avec les chasseurs qui a convaincu Nicolas Hulot de démissionner, l’ancien ministre estimant qu’il n’avait plus rien à faire avec un exécutif qui venait d’accorder au lobbyiste Thierry Coste , une réduction de 50% sur le prix du permis de chasse. Il a été impossible à Nicolas Hulot d’avaler cette dernière couleuvre !

Le 28 aout 2018, Nicolas Hulot donnait sa démission, privant ainsi le Président de la République et son Premier Ministre Edouard Philippe de sa caution écologique.

Depuis l’écologie institutionnelle est en panne !

Elle a tenté de refaire surface très maladroitement le 26 aout 2019 à l’occasion du discours post-Grand Débat du Chef de l’Etat et après que l‘augmentation de la Taxe Carbone a mis le feu au poudre et déclenché le mouvement des Gilets Jaunes.

Ce soir là, tout le monde a remarqué que le chef de l’Etat n’avait abordé le sujet de la transition écologique qu’au bout de 40 mn de péroraison, limitant son propos à la seule urgence climatique, plus impérieuse et plus urgente (?) selon lui mais négligeant simultanément les problèmes de la biodiversité.

Selon l’ex Ministre de l’Environnent, Delphine Batho, Emmanuel Macron serait resté une fois de plus sur un schéma, caduque, de croissance économique !

On nous opposera que ce même Manuel Macron, ardant défenseur de l’économie, qui souhaitait verdir son programme, a annoncé la création d’un Conseil de Défense Ecologique qui ne sera que le doublon du Conseil National des la Transition Ecologique (crée en 2009) ou du Haut Conseil pour le Climat crée en Novembre 2018.

Pour faire bonne réponse (biaisée) à ces critiques Emmanuel Macron a décidé de confier à 150 citoyens tirés au sort la responsabilité d’avancer des concrètes en rapport avec « la vraie vie et la réalité des Français ».

A la lueur de ces rappels, on voit bien, qu’après 2 ans de présidence, l’écologie est devenue un mode mineur pour Emmanuel Macron, alors qu’elle devrait être un enjeu majeur, celui qui avait été promis

On se permettra de parodier  l’histoire célèbre, Dr. Jekill et Mister Hyde , étant donné que l’on à affaire à un remake du style Dr. Emmanuel et Mister Macron ..

Pour conforter notre démonstration, on prendra un exemple particulier dans lequel Emmanuel Macron s’est faufilé, un exemple qui nous a été raconté par un lanceur d’alerte.

L’exemple concerne la Société Bretonne Olmix de Brehan une commune du Morbihan (3ème circonscription de Pontivy). Dans un article très documenté daté du 16/09/2019 notre confrère Challenges a égrené avec précision et détail la « sucess story » de Olmix née en 1995 qui a fait des algues vertes, rouges ou brunes (il existe 700 espèces d’algues ) son fond de commerce pour mettre au point à partir d’une matière première inépuisable des produits naturels destinés à l’agriculture, à l’élevage et à la nourriture (compléments alimentaires).

Le succès en région de la firme, puis sur le plan national a tout naturellement fait basculer l’entreprise vers l’export dans le but de tenir tête à son premier concurrent Alltech (USA).

Pour arriver à ce niveau, le créateur de l’entreprise Hervé Ballusson a du travailler dur et affronter les difficultés  inhérentes aux besoins financiers de trésorerie constant d’une entreprise en pleine croissance, évoluant sur un créneau innovant, conforme aux nouvelles exigences sanitaires et alimentaires de l’époque.

Olmix a donc recherché des fonds .

Olmix a bénéficié fin 2018 d’apports financiers (30 millions d’euros) venants de la BPI et du Fonds souverain russe RDIF dirigé par Krill Dmitriev, allié avec les services de la CDC Arc International (Krill Dimitriev s’est vue remettre le 19/11/2018, pour bon service, la Légion d’Honneur). La négociation finale a eu lieu à Saint Petersburg, en marge du Forum Economique International auquel assistait Emmanuel Macron qui avait amené tout ce petit monde dans l’avion présidentiel !

Olmix s’est aussi associé pour ses investissements africains avec le Groupe Dangote, dirigé par Aliko Dangote (un ancien taximan) , l’africain le plus riche du monde , qui vient de construire à Lagos une raffinerie à 11 milliards d’euros qui fabriquera des engrais d’origine pétrochimique ?

Olmix a bénéficié aussi du plan Junker pour 30 millions d’euros , ceci « au nom de l’implication des produits fabriqués par Olmix dans les antibiotiques extraits des algues ».

Jusqu’à la mi-décembre 2017, Hervé Ballusson  a été assisté par la Société d’ingénierie financière Euragri dont il était  le PDG. La disparition d’Euragri, radiée du RCS le 15 décembre 2017 a obligé l’homme d’affaire à se tourner vers d’autres sociétés d’expertises et d’ingénierie financières.

C’est à ce tournant que sont alors apparus Asset Management et Privity Equity, deux branches d’activités financières du Groupe Edmond de Rothschild lesquelles le 2 octobre 2017 (soit quelques semaines avant la disparition d’Euragri ( ?) ont signé le projet « Olmix du futur » doté d’une ingénierie financière solide !

Un peu moins d’un an plus tard on apprend que le groupe Olmix serait (à vérifier) sur le point de déposer le bilan !

Tout cela donne le tournis ! car la ficelle est grosse !

Un certains nombre de questions se posent déjà :

Jean Claude Yunker, le président de la Commission Européenne qui a donné le feu vert au financement du projet Olmix via les crédits de la BEI (Banque Européenne d’Investissement) va disparaitre de la scène politique européenne dans moins de 10 jours. Son successeur cherchera- t- il a récupérer les fonds publics donnés à perte ?

BPI France manque de crédits pour financer des projets innovants et DURABLES ? Que va devenir la part de financement accordée par la BPI  alliée de la Caisse des Dépôts et Consignations, alimentée comme chacun sait par les dépôts des épargnants (BBCE ou autres.) à Olmix qui risque de tomber dans l’escarcelle de la Très Haute Finance Internationale.

Que vont devenir les projets russes et africains ? et les crédits qui leur ont été affectés ?

Que va devenir l’unité de fabrication de  Brehant ?

Pour revenir au plan politique et à sa photographie à 10 jours du 26 mai , il est permis de se poser les questions suivantes :

Quelle est la sincérité d’Emmanuel Macaron quand il plaide tardivement pour l’écologie ?

Quelle est sa sincérité quand il promet la réindustrialisation de la France ?

Au vu de ces informations on a envie de dire que la conversion d’Emmanuel Macron à l’écologie et à la réindustrialisation du pays sont comme la Canada Dry : elles en ont la couleur mais elles n’en ont pas le gout !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LES RELATIONS TENDUES ENTRE USA ET IRAN PROFITENT AUX RELIGIEUX IRANIENS

Les relations tendues entre Washington et Téhéran se sont encore envenimées après la suspension d'engagements de l'accord sur le nucléaire iranien de la part de Téhéran, les sanctions américaines et les « actes de sabotage » de navires dans la mer d'Oman.

Déterminée à contrer les sanctions américaines, la République islamique a lancé un ultimatum de 60 jours à l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni pour la sortir de son isolement économique dans les secteurs pétrolier et bancaire. Les Européens n'ont rien voulu céder tout en exprimant leur «vive préoccupation» face à la suspension de Téhéran de certains de ses engagements pris lors de l'accord de 2015.

En réaction à cette suspension, les Etats-Unis ont durci les sanctions dans les domaines de l'acier, du fer, de l'aluminium et du cuivre,et annoncé le déploiement accéléré dans le golfe Persique du porte-avions USS Abraham Lincoln et d’une force de bombardiers le 5 mai. Washington qui renforce donc sa présence militaire au Moyen-Orient envisage même dorénavant d'envoyer 120 000 soldats américains en cas d'attaque iranienne ou de relance de son programme nucléaire selon le New York Times.

Une potentielle « guérilla navale » dans le détroit d'Ormuz, passage essentiel du commerce du pétrole, pourrait-elle avoir lieu ?.

Malgré la montée des tensions entre les deux pays au sujet des capacités nucléaires de l'Iran et de son programme de missiles, le guide suprême de la République islamique d'Iran a affirmé mardi qu' « il n'y aurait pas de guerre » avec les Etats-Unis jugeant que l'épreuve de force entre Téhéran et Washington était avant tout une manière de tester la détermination de chacun qu'un affrontement militaire. L'ayatollah, dont les propos étaient retransmis par la télévision nationale, a réaffirmé en outre que l'Iran ne négocierait pas avec les Etats-Unis un nouvel accord sur son programme nucléaire.

« La nation iranienne est décidée à résister à l'Amérique », a-t-il encore dit, ajoutant que « dans cette épreuve de force, l'Amérique serait contrainte de battre en retraite (...) car notre détermination est plus forte », a averti sur son site.

Les pressions croissantes exercées par les Etats-Unis sur l'Iran ont en fait affaibli le président Hassan Rohani qui a signé l'Accord de Vienne en 2015. Elles ont renforcé par contre les durs du régime iranien sur la scène intérieure comme extérieure, hostiles dès le début à toute concession sur le nucléaire.

Le frère d'Hassan Rohani, qui avait joué un rôle clé dans les négociations, vient ainsi d'être jeté en prison pour de vagues accusations de corruption, un ultra-conservateur a été placé à la tête du système judiciaire et le gouvernement est sous le feu des critiques pour sa réponse jugée trop timorée au rétablissement des sanctions américaines.

« Si le gouvernement de Mr Rohani avait répondu dès le début par la réciprocité à la trahison des promesses de l'Amérique et de l'Europe, (les Occidentaux) n'auraient jamais atteint ce degré d'agressivité et d'arrogance », écrivait la semaine dernière le journal conservateur Kayhan.

Pour les durs du régime, chaque occasion est bonne pour pointer du doigt l'incurie présumée du gouvernement. Le gouvernement civil élu d'Hassan Rohani se trouve confronté à la légitimité religieuse du régime incarnée par le Guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei. Récemment placés par les Etats-Unis sur la liste des organisations terroristes, les Gardiens de la révolution entendent mettre à profit les sanctions américaines pour renforcer leur emprise sur l'économie du pays, après avoir déjà accaparé ces dernières années une grande partie de ses revenus pour financer leurs programmes d'armement et les conflits en Syrie ou au Yémen.

« Notre objectif est d'occuper la place laissée vacante par les sociétés étrangères », a déclaré un de leurs responsables, Saïd Mohammad, cité par l'agence Isna après le retrait du groupe français Total du projet de South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Le ministre du Pétrole, Bijan Zanganeh, un proche de Hassan Rohani, est particulièrement ciblé par les ultra-conservateurs religieux qui l'accusent d'avoir voulu « vendre le pays » pour attirer des investissements étrangers.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ESCALADE DE TENSION DANS LE GOLFE  APRES DES ACTES DE SABOTAGE

CONTRE  DES NAVIRES ET PETROLIERS

Dimanche quatre navires de commerce de différentes nationalités ont été visés par des « opérations de sabotage », à proximité des eaux territoriales des Émirats Arabes Unis. Ce lundi ce sont deux pétroliers d'Arabie saoudite qui ont fait état d'actes de « sabotage », dans la zone économique exclusive des Émirats Arabes Unis, au large des côtes de l’émirat de Fujairah. Ces deux pays sont des alliés des Etats-Unis qui ont renforcé leur présence militaire dans le Golfe dans le contexte de tensions avec l’Iran.

L’annonce de ces incidents par deux proches alliés de Washington est en effet intervenue dans un contexte de regain de tension entre les États-Unis et l’Iran après le renforcement des sanctions américaines contre Téhéran qui a pour sa part suspendu certains de ses engagements nucléaires.

De plus vendredi, le Pentagone a annoncé l’envoi dans la région d’un navire de guerre transportant des véhicules, notamment amphibies, et d’une batterie de missiles Patriot, s’ajoutant au déploiement d’un porte-avions et de bombardiers B-52.

Ce lundi 13 mai le chef de la diplomatie américaine, Mike.Pompeo, a modifié un plan de voyage pour aller discuter de l’Iran avec des responsables européens.

« Nous sommes très inquiets du risque qu’un conflit se produise par accident en raison de l’escalade des tensions », a réagi le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt.

De son côté, l'Iran jugeant « préoccupants » les « actes de sabotage » contre des navires au large des Émirats a appelé à une enquête.

« Ces incidents dans la mer d'Oman sont préoccupants et regrettables », a dit Abbas Moussavi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Téhéran, en appelant à une investigation et en mettant en garde contre « l’aventurisme (d’acteurs) étrangers » pour perturber la navigation.

« Une incidence néfaste sur la paix et la sécurité régionale et internationale »

Si Abou Dhabi comme Ryad n’ont désigné aucun responsable, le ministère saoudien des Affaires étrangères a « condamné » cet « acte criminel » qui constitue une « sérieuse menace » à la navigation maritime et a « une incidence néfaste sur la paix et la sécurité régionale et internationale » tandis que Émirats Arabes Unis ont appelé la communauté internationale à « prendre ses responsabilités pour empêcher que de telles actions soient commises par des parties cherchant à porter atteinte à la sécurité de la navigation ».

Le petit émirat a un terminal pétrolier et un oléoduc qui fournit du pétrole d’Abou Dhabi où se trouve la majorité des réserves pétrolières des Émirats Arabes Unis. Cet oléoduc d'une longueur de 406 km permet d'acheminer 600 000 barils de brut par jour et surtout d'éviter le détroit d'Ormuz. Le port de Fujairah a une grosse capacité de stockage (70 millions de barils).

Le port de Fujairah est le seul terminal aux Émirats Arabes Unis situé sur la côte de la mer d’Arabie, contournant le détroit d'Ormuz, par où passent la plupart des exportations de pétrole du Golfe.

L’Iran a, à plusieurs reprises, menacé de fermer ce détroit stratégique, crucial pour la navigation mondiale et les fournitures pétrolières en cas de confrontation militaire avec les États-Unis.

La tension était brusquement montée dimanche en milieu de journée dans le Golfe quand des sites d’information pro-iraniens et pro-russes avaient rapporté une série d’explosions dans le port de Fujairah, affirmant qu’au moins sept tankers étaient en flammes.Les Émirats Arabes Unis avaient démenti mais, en début de soirée, ils avaient annoncé des « actes de sabotage » contre quatre navires commerciaux.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ELARGISSEMENT DE L’UNION EUROPEEN

LA QUESTION DE L’ADHESION DE LA TURQUIE

C’est au travers d’un rapport soumis le 4 février 2019 à l’examen de la Commission des Affaires Etrangères du Parlement Européen que la question de l’élargissement de l’UE  aux Pays des Balkans en général (Serbie, Monténégro, Albanie, République du Nord de la Macédoine, Bosnie Herzégovine, Kosovo) et à la Turquie en particulier  a refait surface, à quelques semaines des élections européennes.

Le sujet avait été mis savamment sous le boisseau jusqu’à cette date, le terrain étant jugé glissant.

Comme c’était probable néanmoins, la question a refait surface !

C’est Nicolas Dupont Aignan, tête de liste de Debout la France, qui, profitant de la période pré-électorale a dégoupillé le premier en mettant en cause le n° 3 figurant sur la liste Les Républicains emmenée brillamment par François Xavier-Bellamy, Arnaud Danjean, Député Européen sortant, soupçonné d’avoir voté 14,5 milliards d’euros de fonds destinés au financement de la procédure de préadhésion des pays des Balkans sus désignés qui frappent à la porte de l’Europe et de la Turquie simultanément. Mais une critique identique est venue quelques jours plus tard de la part du RN par la voix de sa tête de liste, Jordan Bardella (27 ans).

Arnaud Danjean a naturellement protesté dans un tweet ……emberlificoté et peu convaincant.

Vérification faite, le rapport à l’origine de cette polémique a été voté par 44 voix pour, 2 voix contre et 2 abstentions ? Arnaud Danjean, dans sa protestation a prétendu qu’il s’était abstenu ? A voir ?

Arnaud Danjean est au Parlement Européen, membre du groupe PPE (Parti Populaire Européen) auquel LR adhère. Le PPE est le groupe dominant  (216 députés) au Parlement Européen. La présence du PPE étant à parité dans les commissions, on peine à admettre la thèse d’Arnaud Danjean qui prétend s’être abstenu lors du vote ?

La campagne des élections européennes qui était bien terne jusqu’à présent va peut être reprendre des couleurs, avec comme allume gaz le sujet de l’adhésion de la Turquie, un dossier encore et toujours rejeté par les opinions publiques européennes.

Cette polémique permet donc de se poser la question de savoir où en est le dossier de l’adhésion de la Turquie à l’Europe ?

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la Turquie, qui avait précédemment entretenu des liens amicaux avec l’Allemagne du IIIème Reich est isolée.

Pour récompenser néanmoins sa stratégie d’endiguement de l’URSS (en pleine Guerre Froide), elle va bénéficier des crédits du  Plan Marshall et être autorisée en 1952 à adhérer à l’OTAN.

C’est dans ce cadre d’ailleurs que les Etats Unis procèdent à l’implantation de la base de Incirlik.

Mais la position de la Turquie évolue à l’arrivée des islamo-conservateurs du parti de l’AKP, conduit par l’actuel Président, Recep Erdogan. Il faut observer au demeurant, que la position de la Turquie avait déjà légèrement évolué au lendemain de la dissolution de l’Union Soviétique (1991) et des attentats du 11 septembre 2001.

Pour les nouveaux dirigeants turcs, l’automatisation des relations turco-américaines n’est plus désormais primordiale ! Et, depuis lentement la Turquie a changé d’axe lequel a basculé vers l’Orient, et ceci même si parallèlement le tropisme européen de l’AKP a conduit le pays à solliciter son adhésion à l’Europe.

Simultanément, la ligne politique de la Turquie s’est rapprochée de l’Iran voisin (à partir de la guerre en Irak).

Depuis, la politique de la Turquie est devenue de plus en plus contradictoire, à tel point que l’Amérique de Donald Trump en fait un adversaire visible, à affaiblir par tous les moyens, sachant que c’est essentiellement la politique de Erdogan qui suscite cette hostilité. Au demeurant le processus avait commencé à la fin du second mandat d’Obama.

Après 2 années de préparation, la CIA lançait en 2016 son opération  « Coup d’Etat » sur la Turquie, dans le but de sortir Erdogan du pouvoir et le remplacer par un opposant « mystique » , Mohamed Fetulla Guillem ; le coup d’Etat de soldera par 250 morts et 2600 blessés dans l’ensemble du pays.

Mais les Turcs n’ont pas suivi les « gulliste » et le coup d’Etat qui n’a duré que 2 jours a fait long feu.

Humiliée par ce rattage phénoménal, la CIA met alors en branle une guerre économique dont le but est de détruire la monnaie turque (La Lire) en s’appuyant sur des banques américaines menées par la JP Morgan. La lire turque atteint le cout de 7,2 LT pour 1 U$D. L’opération se fait au risque de créer une gigantesque  crise bancaire en Europe : Banques allemandes, italiennes, espagnoles et françaises … qui se retrouvent en première ligne.

En représaille, Erdogan se rapproche encore plus de la Russie de Poutine en décidant d’acheter des avions S-400 à la place des fameux F35 américains fabriqués par Lookeed.

En dépit de cette situation Erdogan emporte les récentes élections municipales avec 51% ; il perd néanmoins les grandes villes d’Ankara et d’Istanbul dont les élections sont contestées.

Parallèlement la guerre monétaire a plombé les comptes de la Turquie qui a renforcé, en réaction et en période d’embargo, ses liens avec l’Iran.

Sur le plan économique, la Turquie continue à résister : « ensemble nous allons gagner cette guerre pour bloquer ceux qui essayent de coincer la Turquie dans les pièges de l’inflation, du taux d’intérêt et du taux de change » vient de déclarer le 2 mai dernier Erdogan qui compte sur le développement de plus en plus impressionnant du tourisme en Turquie, un tourisme apporteur de devises.

Mais c’est moins le pouvoir de Donald Trump qu’Erdogan vient de mettre en cause que celui du « Deep State » américain (via Lookeed) toujours à la manœuvre et toujours pro-Clinton.

Il n’en demeure pas moins que les menaces qui planent sur la Turquie depuis 2016 ne sont pas sans conséquence sur les politiques européennes tant en ce qui concerne l’élargissement  de l’UE, mais aussi en ce qui concerne l’élargissement de l’OTAN aux pays des Balkans : la Serbie, le Kosovo et la Macédoine du Nord n’ont toujours pas rejoint l’OTAN.

Le dossier de la Turquie devra donc être suivi avec attention dans les prochains jours ….


Clara Mitchell pour DayNewsWorld

ACCORD SUR LE NUCLEAIRE IRANIEN OU L'IRAN SUSPEND CERTAINS ENGAGEMENTS

L’Iran a décidé de cesser d’appliquer « certains » de « ses engagements » pris dans le cadre de l’accord international sur son programme nucléaire de 2015, a indiqué mercredi le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

La décision a été notifiée officiellement en début de matinée, à Téhéran, aux ambassadeurs des pays encore parties à cet accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) après le retrait unilatéral des Etats-Unis de ce pacte il y a exactement un an, indique le ministère.

« Les mesures prises par les Etats-Unis, en particulier depuis un an mais aussi avant […] leur retrait [de l’accord] avaient clairement pour but de causer une interruption de l’application » de cet accord, a déclaré pour sa part le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, en visite à Moscou, qui a cependant précisé que « l’Iran ne se retirera pas » de cet accord.

L’Iran décide donc un an jour pour jour après le retrait des Etats-Unis du traité sur le nucléaire iranien de cesser de limiter ses réserves d’eau lourde et d’uranium enrichi comme il s’y était engagé au titre de l’accord international signé à Vienne en 2015.

Dans la foulée de cette annonce de suspension, le président Hassan Rohani a aussi donné 60 jours aux autres signataires pour tenter de sauver l’accord et de mettre en œuvre leurs promesses de protéger les secteurs bancaire et pétrolier contre les sanctions de Washington.

Il a ajouté qu’en l’absence de résultats après 60 jours, Téhéran reviendrait sur d’autres engagements et augmenterait son niveau d’uranium enrichi, plafonné à 3,67% par l’accord de Vienne.

L’accord sur le nucléaire iranien a permis à Téhéran d’obtenir une levée d’une partie des sanctions internationales visant le pays. En échange, l’Iran a accepté de limiter drastiquement son programme nucléaire et s’est engagé à ne jamais chercher à se doter de l’arme atomique.

Mais jugeant que l’accord n’offrait pas de garanties suffisantes, le président américain Donald Trump en a retiré les Etats-Unis le 8 mai 2018 et rétabli les sanctions américaines qui avaient été levées.

Celles-ci affectent lourdement l’économie iranienne et rendent pratiquement impossible toute relation commerciale entre l’Iran et d’autres pays.

L'annonce iranienne de suspension de certains de ses engagements intervient dans un climat de tensions exacerbées avec les Etats-Unis.

Le Pentagone a annoncé, dimanche 5 mai, le déploiement au Moyen-Orient du porte-avions et du groupe aéronaval Abraham Lincoln, ainsi que des bombardiers B-52 en réponse à ce que les Américains appellent « une menace crédible » de la part des forces iraniennes.

Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a fait mardi 7 mai une visite surprise à Bagdad, affirmant disposer d'informations indiquant « une escalade des activités de l'Iran ».

Ce dernier a accusé Téhéran de préparer des « attaques imminentes » contre les forces américaines dans la région.

Alize Marion pour DayNewsWorld

BENIN DISPARITION INQUIETANTE

DE DEUX TOURISTES

Cest hier, vendredi 3 mai 2019 qu’a été annoncée la disparition de deux touristes français en visite dans le Parc du Pendjari et leur guide.

C’est notre confrère RTL qui a le premier rapporté l’évènement, communiqué par les autorités locales béninoises, lesquelles depuis mercredi soir, avaient constaté que ces vacanciers n’avaient pas regagné leur hôtel.

Ces deux Français, qui avaient donc décidé de visiter le Parc du Pendjari se trouvaient alors dans le Nord Ouest du Benin, sur un secteur déconseillé par le Quai d’Orsay  mais prisé par les amateurs de dépaysement, de safaris et d’animaux sauvages.

La police béninoise coopère largement depuis l’origine de  l’événement avec la cellule de crise de l’Ambassade de France.

Les deux services hésitent néanmoins encore à parler d’acte de terrorisme ou d’enlèvement ?

Il faut au demeurant  rappeler que cette région est régulièrement ciblée par des groupes terroristes, autochtones ou venant de Mali situé plus au nord.

Cette situation n’exclue pas cependant des actes émanant de groupes de braconniers.

En tout état de cause, la disparition des deux touristes français et de leur guide a été tout de suite jugée comme inquiétante. Elle a suscité la mise en place d’un plan de recherches de haut niveau.

Le Parc du Pendjari (du nom de la rivière qui le traverse) est un Parc National qui s’étend du Nord du Bénin  jusqu’ au Sud du Niger et l’est du  Burkina Faso, le parc étant situé à cheval sur les frontières de ces trois pays africains et sur une superficie de 275 000 ha.

On y pratique un tourisme cynégétique, « de vision » exclusivement, adossé sur le développement d’un tourisme qui constitue des ressources de plus en plus importantes pour le CENAGREF (Centre National de Gestion des Réserves de la Faune) du Parc. Le guépard est l’emblème du Parc.

A l’heure ou nous écrivons, nous ne disposons d’aucune nouvelle supplémentaire sur la disparition inquiétante de ces  vacanciers français et de leur guide, ni même sur l’évolution des recherches.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

NARUHITO NOUVEL EMPEREUR DU JAPON

Naruhito, fils aîné du souverain Akihito, est devenu le 126e empereur du Japon . La nouvelle ère baptisée Reiwa (belle harmonie) s'ouvre avec son intronisation sur le trône alors que son père a abdiqué mardi après 30 ans de règne cédant ainsi de son vivant le trône du Chrysanthème mercredi à 00H00 locale, une première au Japon depuis plus de deux siècles.

Un congé exceptionnel de dix jours a été décrété pour ce moment historique qui a eu lieu en toute discrétion derrière les portes closes du palais.

Des couples se sont mariés en cette nuit spéciale où les caméras de télévision se penchent sur les berceaux des derniers bébés de Heisei et des premiers de Reiwa.

Après une ère impériale précédente qui a été marquée par de nombreuses catastrophes naturelles, du séisme de Kobe en 1995 au tsunami du nord-est en mars 2011, et par l'éclatement de la bulle financière et immobilière, nombreux sont ceux qui espèrent que Reiwa soit « plus sûre, plus calme ». Reiwa :

« Cela signifie la naissance d'une civilisation où règne une harmonie entre les êtres », a précisé en conférence de presse le Premier ministre Shinzo Abe. « Le printemps vient après l'hiver sévère, ce nom veut marquer le début d'une période qui déborde d'espoir », a-t-il ajouté.

Akihito a œuvré à conférer une substance au rôle constitutionnel de « symbole de l'unité du peuple », et Naruhito promet de s'inscrire dans cette continuité.

Il a déjà signifié qu'il continuerait à faire en sorte que les exactions du Japon durant la guerre ne soient pas passées sous silence pour les générations futures.

Il aura aussi à cœur de continuer à soutenir les victimes de désastres naturels.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

L'ETAT ISLAMIQUE AURAIT ENCORE FRAPPE

AU SRI LANKA

Huit explosions ont touché le Sri Lanka, dimanche 21 avril, visant des églises catholiques en pleine messe de Pâques et des hôtels, à Colombo, la principale ville du pays, tout comme à Negombo et Batticaloa.

Le bilan provisoire s'élève à 321 morts dont au moins 45 enfants et adolescents et 500 blessés dont 38 étrangers.

Le magnat de la mode danois Anders Holch Povlsen a perdu trois de ses enfants en vacances dans l'île.

Les catholiques, perçus comme une force unificatrice, sont sous le choc dans ce pays de 21 millions d'habitants à majorité boudhiste

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué les attentats via son agence de propagande Amaaq, rapportent les autorités mardi 23 avril. Mais sans donner de preuve.

Par le passé le groupe a déjà revendiqué plusieurs actes terroristes opportunistes– à Las Vegas, à Paris ou à Nice – sans que les enquêteurs aient pu établir responsabilité de ce dernier.

Le gouvernement soupçonne plutôt le mouvement local National Thowheeth Jama'ath (NTJ), dont 40 personnes ont été arrêtées.

Ce mardi devant le Parlement, le vice-ministre de le Défense Ruwan Wijewardene a déclaré que

« les investigations préliminaires ont révélé que ce qui s'était passé au Sri Lanka avait été commis en représailles à l'attaque de deux mosquées contre les musulmans de Christchurch » en Nouvelle-Zélande qui a coûté la vie à 50 personnes le 15 mars 2019.

Les autorités ont décrété un couvre-feu immédiat et le blocage temporaire des réseaux sociaux « pour éviter la propagation d'images incorrectes et fausses ». L'état d'urgence a été déclaré mardi au Sri Lanka.

Alize Marion pour DayNewsWorld

207 MORTS ET 450 BLESSES DANS DES ATTENTATS

AU SRI LANKA

Huit explosions se sont produites dans cette île prisée des touristes étrangers, six, très rapprochées, dans la matinée, et deux plusieurs heures après. Dans la ville de Colombo, trois hôtels de luxe et une église ont été frappés. À Negombo, au nord de Colombo, l’église Saint-Sébastien a subi une attaque. Une autre église, à Batticaloa, a aussi été ciblée.

En début d’après-midi, deux déflagrations sont survenues dans les banlieues de Dehiwala (faisant au moins deux morts) et Orugodawatta. Cette dernière explosion a eu lieu alors que les policiers menaient des perquisitions au cours desquelles sept suspects ont été arrêtés.

Selon les autorités, au moins 207 personnes ont été tuées dans les explosions et 450 blessés. Un bilan qui pourrait s'alourdir. Au moins 35 étrangers figurent parmi les morts .

Au moins deux explosions seraient le fait de kamikazes, selon des témoins, mais le porte-parole de la police, Ruwan Gunasekera, a dit ne pas être en mesure de confirmer si cette vague d'attentats étaient des attaques suicides.

Selon CNN Inde, l'un des terroristes à la base des attaques qui ont frappé quatre hôtels et trois églises et fait 185 morts a été identifié. Son nom : Zahran Hashim. Il serait l'un des kamikazes qui aurait également tenté de mener une autre attaque terroriste plus tôt dans le mois.

Le chef de la police nationale, Pujuth Jayasundara, avait alerté ses services il y a dix jours en indiquant qu'un mouvement islamiste appelé NTJ (National Thowheeth Jama'ath) projetait « des attentats suicides contre des églises importantes et la Haute commission indienne". Le NTJ s'était fait connaître l'an passé en lien avec des actes de vandalisme commis contre des statues bouddhistes

Le Sri Lanka est une île de l'océan Indien, mosaïque ethnico-religieuse meurtrie par plus de trente ans de conflit mené par des séparatistes tamouls.

En octobre dernier, le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a promu numéro deux de l'armée de terre, un général accusé par l'ONU de crimes de guerre contre les séparatistes tamouls, suscitant l'indignation des organisations de défense des droits de l'homme, et provoquant une grave crise politique qui a mis du temps à s'apaiser.

« J'appelle tous les Sri-Lankais à rester unis et fort en ces temps tragiques », a tweeté le Premier ministre sri-lankais Ranil Wickremesinghe ajoutant que le gouvernement allait prendre des « mesures immédiates pour contenir la situation ».

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a rappelé « le caractère sacré de tous les lieux de culte. Il espère que les auteurs de ces actes seront rapidement traduits en justice ».

L'ile du Sri Lanka est un pays à majorité bouddhiste, et les catholiques sont estimés à 1,2 million sur une population totale de 21 millions d'habitants.

Les catholiques sont perçus comme une force unificatrice car on en trouve chez les Tamouls comme chez la majorité cinghalaise.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT SORTANT JOKO WIDODO

REMPORTE LES ELECTIONS EN INDONESIE

La troisième démocratie au monde a appelé aux urnes, mercredi17 avril , 192 millions d'électeurs pour déterminer qui, de Joko Widodo ou de Prabowo Subianto dirigera l'archipel pour les cinq ans à venir.

Le président Joko Widodo, qui incarne l’Indonésie de la tolérance et de la diversité dans un archipel menacé par la montée en puissance de l'islamisme, a vraisemblablement remporté la présidentielle avec près de 55 % des suffrages.

Son rival Prabowo Subianto, un ex-militaire soutenu par les islamo-conservateurs, conteste les résultats. Le taux de participation s’élèverait à 80 %.

Joko Widodo doit son succès tout d'abord son succès à une grande partie des musulmans libéraux et aux minorités ethniques et religieuses, notamment chrétiennes, bouddhistes et hindoues, dans un pays à 87 % musulman.

D 'autre part ses programmes en matière de protection sociale et de lutte contre la pauvreté lui ont permis de conserver le soutien des classes les plus défavorisées dans un pays où la moitié des 260 millions d'habitants vit avec moins de deux dollars par jour.

Même si certains électeurs, notamment dans les milieux libéraux des grandes villes, lui reprochent d’être l’homme du compromis permanent, en choisissant par exemple comme colistier vice-président un ouléma conservateur, il n'en demeure pas moins que Joko Widodo incarne l’Indonésie moderniste.

L’Indonésie pourrait devenir la quatrième économie mondiale d’ici un quart de siècle.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

MARCHE DU MARECHAL HAFTAR SUR TRIPOLI

AU MOINS 121 MORTS ET 600 BLESSES

EN LYBIE

En Libye, le maréchal Haftar marche sur Tripoli où siège le gouvernement d'union nationale du Premier ministre Fayez Al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale. Ses forces aériennes ont  mené leur 1er de raid sur la banlieue de la  capitale Tripoli dimanche 4 avril. Les deux camps mènent depuis quotidiennement des raids aériens  s’accusant mutuellement de viser des civils en plus des combats au sol.

La situation s'aggrave donc de jour en jour. La situation y est aujourd'hui presque aussi chaotique qu'après la mort du « guide » Mouammar Kadhafi. Cela dans une région aux enjeux pétroliers considérables.

Le bureau de l'organisation en Libye, qui ne précise pas le nombre des victimes civiles, a condamné par ailleurs sur son compte Twitter « les attaques répétées contre le personnel soignant » et les ambulances à Tripoli.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU a fait état de son côté de 13.500 personnes déplacées par les combats, dont 900 ont été hébergées dans des centres d'accueil.

Des combats violents opposent depuis le 4 avril en banlieue sud de Tripoli les forces du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, aux hommes du maréchal Haftar.

Dimanche dernier, de violents combats avaient déjà opposé près de Tripoli les forces paramilitaires du maréchal Haftar aux troupes du du gouvernement d’« union nationale » (GNA), et l’ l’Armée nationale libyenne (ANL) a affirmé avoir mené son premier raid aérien en banlieue même de la capitale. Dans le camp adverse, le GNA, par la voix de son porte-parole, le colonel Mohamad Gnounou, a annoncé le début d’une « contre-offensive » généralisée – nommée « Volcan de la colère » –, pour « purger toutes les villes libyennes » des « forces illégitimes », en référence au camp Haftar.

 

En lançant ses hommes à la conquête de Tripoli, le maréchal Khalifa Haftar a pris par surprise ses rivaux et la communauté internationale. Tripoli n'a pas tardé à réagir et a annoncé une « contre-offensive » généralisée contre les pro-Haftar, alors que les bases d'un rapprochement avaient été posées

Après s'être emparé cet hiver des champs pétroliers d'Al-Charara dans le sud-ouest du pays et d'Al-Fil dans le sud, le maréchal Haftar contrôle déjà plus d'un tiers de la production globale libyenne et les principaux terminaux de la partie orientale, le fameux « croissant pétrolier », la principale plateforme d'exportation de l'or noir vers l’étranger.

Reste l'Ouest de la Libye et Tripoli, où siège le gouvernement d'union nationale (GNA) du Premier ministre Fayez Al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale.

Protégé par les milices de Tripoli, ce dernier a appelé à l'aide cette semaine les autres milices révolutionnaires de Misrata et de Zintan pour rétablir un semblant d'équilibre.

La Libye est en effet scindée depuis 2014 après la chute de Kadhafi en plusieurs entités, dont les deux principales sont, à l’origine, la région de la Tripolitaine à l’ouest et celle de la Cyrénaïque à l’est.

Pourquoi cette division du pays après la chute de Kadhafi ?

Cette division surgit dans le chaos politique né de la chute du colonel Kadhafi en 2011. La première assemblée élue fut en 2012 le Congrès général national (CGN).

En 2014, le CGN, composé majoritairement d’islamistes plutôt modérés, prévoit de former une nouvelle assemblée et organise de nouvelles élections.

Mais certains membres du CGN, non réélus, décident de maintenir leur autorité à Tripoli, forçant la nouvelle «chambre des représentants» à s’installer à Tobrouk. Ainsi naît le parlement de Tobrouk, alors reconnu par la communauté internationale.

Cette rivalité entre la Tripolitaine et la Cyrénaïque marque le début de la «seconde guerre civile libyenne». Les accords de Skhirat (Maroc) sont signés en décembre 2015 par des représentants des deux autorités rivales qui se mettent d’accord sur le principe de former un gouvernement d’union nationale.

Mais lorsque ce gouvernement est constitué en janvier 2016, avec à sa tête le tripolitain Fayez al-Sarraj, le parlement de Tobrouk refuse de lui accorder sa confiance. Le gouvernement d’union nationale porte dès lors très mal son nom, puisque son autorité n’est pas reconnue en Cyrénaïque. Il est en revanche appuyé par les Nations unies et les principaux États occidentaux.

Depuis, Tobrouk a pris le pas sur Tripoli  ! Marche sur Tripoli du maréchal Haftar.

Or de l’Est libyen, dont il est l’homme fort, le maréchal Khalifa Haftar a ordonné jeudi 4 avril à ses troupes d’avancer en direction de la capitale, Tripoli, siège de ses rivaux du gouvernement d’« union nationale » (GNA). Des déclarations qui font planer le risque d’un embrasement violent dans ce pays déjà fractionné. L’homme fort de l’Est libyen peut d’ailleurs compter sur le soutien du Caire, mais aussi des Émirats arabes Unis, de l’Arabie saoudite et de la Russie.

La Libye va-t-elle alors à nouveau se trouver entraînée dans une escalade militaire périlleuse ?

Efforts diplomatiques sans succès

Toute la semaine, les grandes nations concernées ont essayé en vain de dissuader Haftar de marcher sur Tripoli. Jeudi, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, les Émirats arabes unis et l'Italie ont appelé à renoncer aux « attitudes militaristes [et aux] menaces d'actions unilatérales [qui] ne peuvent que plonger à nouveau la Libye dans le chaos ».

Vendredi, c'était au tour du G7 des ministres des Affaires étrangères sous présidence française à Saint-Malo d'ajouter la pression de l'Allemagne, du Japon, du Canada et de l'Union européenne. Vendredi soir, le Conseil de sécurité de l'ONU, où siègent la Russie et la Chine, appelait « les forces de l'ANL à interrompre tous les mouvements militaires » vers Tripoli.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, alors présent en Libye a appelé au calme et à la retenue. Il n’existe « pas de solution militaire » . «Il n’existe pas de solution militaire en Libye. La solution doit être politique», a-t-il réaffirmé.

 

« Seul le dialogue interlibyen peut résoudre les problèmes libyens. » , a mis en garde Antonio Guterres.

L’opération annoncée par l’Armée nationale libyenne de Khalifa Haftar intervient à quelques jours de la tenue d’une conférence nationale sous l’égide de l’ONU, prévue mi-avril à Ghadamès (sud-ouest) et destinée à dresser une feuille de route avec notamment en ligne de mire la tenue de nouvelles élections.

D'autant que le moindre soubresaut militaire dans la région entraîne des fluctuations des cours du pétrole au niveau international. Une autre raison qui pousse la communauté internationale à préférer une situation stable...

Une médiation entre les deux pouvoirs va-t-elle pouvoir être organisée mi-avril à Ghadamès ? Dans ce cadre, Sarraj et Haftar s’étaient encore rencontrés le mois dernier à Abou Dhabi pour des pourparlers ...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AFFAIRE CARLOS GHOSN SON HISTOIRE SECRETE

Carlos Ghosn intrigue depuis des années, tant les contrastes entre sa vie publique exhibée abondamment et sa personnalité profonde, sont incroyablement différentes.

Seul contre tous ?

"Une petite équipe d'intrigants" contre un homme combatif qui se dit "innocent", citoyen français qui émet des doutes sur la justice japonaise. Les avocats veulent un procès équitable.

Un acharnement... Un engrenage infernal que subit le capitaine d'industrie qu'est avant tout Carlos Ghosn que  fier d'avoir été à la tête de l'Alliance.

Carlos Ghosn est le maitre de la discrétion, mais aussi de l’expression de toutes les extravagances publiques ou susceptibles d’être connues du public.

Les oscillations du personnage, entre ombre et lumière sont très certainement à l’origine de son ascension fulgurante mais aussi des problèmes graves qu’il rencontre en ce moment au Japon, où il est incarcéré dans une prison au confort rudimentaire et spartiate, le contraire de l’environnement opulent et précieux qu’il avait connu précédemment.

Les saillies du personnage ne sont pas, de notre point de vue, les seules raisons des attaques de ses adversaires. Elles ne justifient pas non plus les conditions d’incarcération terribles qui lui sont infligées.

Ces conditions sordides d’incarcération ont d’ailleurs conduit son épouse (sa seconde épouse) à saisir une ONG, Humain Rights Watch pour dénoncer, sur un courrier de 9 pages son traitement inhumain.

La cellule de Carlos Ghosn est éclairée jour et nuit ; le prisonnier qui n’a pas d’accès à son traitement médical quotidien rencontre d’énormes difficultés pour obtenir la visite de ses avocats ; chaque jour des enquêteurs l’interrogent pour obtenir des aveux, une confession « dont le texte aurait été préalablement écrit ».

Dans son cachot nippon, Carlos Ghosn a le temps de réfléchir au surnom dont il a été affublé : « Cost Killer » !. Après avoir tué abondamment lors des multiples restructurations d’entreprises auxquelles il a procédé à partir des années 1990, restructurations expéditives et implacables, il est aujourd’hui « tué ».

Pourquoi en est on arrivé là ? Quelles explications donner à l’incroyable descente aux enfers du PDG de Renault Nissan Mitsubishi ?

Carlos Ghosn Bichara (c’est son nom complet) est né au Brésil, mais a grandi au Liban au sein d’une famille chrétienne maronite. De santé fragile mais brillant, sa mère l’inscrit chez les Pères Jésuites au Collège Notre Dame de Jamhour, dans la banlieue de Beyrouth. A 16 ans, il s’installe à Paris pour poursuivre ses études supérieures et passe par Polytechnique et les Mines dont il sort avec un diplôme d’ingénieur.

A sa sortie, il est embauché par le grand fabricant européen de pneus, Michelin, où il reste 18 ans. Pendant cette période il teste et met au point les méthodes de management qui feront son succès ultérieurement  en redressant la situation, difficile à l’époque, de Michelin en Amérique du Sud puis à partir de 1989 en organisant l’absorption d’Uniroyal Goodrich en Amérique du Nord.

Carlos Ghosn intègre Renault en 1996 en tant que Directeur Général Adjoint où il remet de l’ordre dans les opérations de rapprochement avec Volvo. Aux termes des accords négociés, Volvo fait l’acquisition de Renault Truck et Renault entre parallèlement dans le capital de Volvo à hauteur de 20 %.

C’est à partir de 1999 que Carlos Ghosn commence à gérer la participation de Renault avec Nissan à la suite de quoi il prend le poste de PDG.

A cette époque, Nissan est en grande difficulté financière, symbolisant à elle seule la crise financière de l’économie japonaise. Le plan de redressement réussit, ce qui lui permet de prendre le poste de Président du Conseil d’Administration de Renault-Nissan après le départ de Louis Schweitzer.

Carlos Ghosn continue pour autant à surveiller le développement de Nissan qui va augmenter sensiblement ses volumes de ventes, pour atteindre un niveau jamais vu jusqu’ici. Le management interne de Renault est repris par les Japonais qui progressivement muselle le groupe automobile français, permettant ainsi à Nissan (en 2016), aidé par Carlos Ghosn de reprendre Mitsubishi, sans l’aval de Renault, à son nez et à sa barbe. A partir d’octobre 2016, Nissan obtient de fait le contrôle du groupe Mitsubishi par l’acquisition de 34% des parts sociales de Mitsubishi Motors.

C’est aussi à partir de cette date que commence selon nous, les difficultés de Carlos Ghosn,   qui après 12 ans de management dur, se trouve  à la tête d’un groupe qui pèse de 120 000 salariés, 38 unités de fabrication et produit 14 millions de voitures  chaque année, ceci dans un contexte où l’industrie automobile est en pleine mutation. Pour faire face à cette mutation Carlos Ghosn a d’ailleurs lancé en janvier 2018, un fonds Capital Risque destiné à investir 1 milliard de dollars dans des starts up pour développer la voiture électrique. L’entité est baptisée Alliance ; Renault détient 40% des parts, Nissan 40% également et Mitsubishi 20%.

Pour quelles raisons donc on est arrivé là ?

1. Pour des raisons visibles et connues de tous :

-      Les méthodes intraitables qu’il a utilisées pendant sa carrière

-      Son rapport avec l’argent et le pouvoir : Carlos Ghosn a un train de vie de chef d’Etat et se comporte comme un chef d’Etat, même s’il recherche la discrétion en ne communiquant pas sur le sujet

-      En  matière de montages financiers

2. Pour des raisons plus obscures dont il peut être tenu pour responsable, pour certaines, mais pour victime, pour d’autres.

L’ascension fulgurante de Carlos Ghosn l’a exposé. Pourtant le grand patron est d’un tempérament méfiant et craintif. Carlos Ghosn a une peur bleue d’être assassiné comme l’ancien patron de Renault, Georges Besse, tombé sous les balles d’Action Directe en 1986.

Cette réaction est peut être justifiée, car en arrivant au Japon pour redresser Nissan ,Carlos Ghosn reçoit des menaces de mort. Le Japon  est un pays très calme en apparence mais la mafia japonaise qui contrôle les assemblées des grandes sociétés n’hésite pas à manier le couteau (voir l’assassinat du maire de Nagasaki en public) en tant que de besoin. Aussi, la sécurité de Carlos Ghosn prend à partir de son arrivée chez Renault puis  progressivement  l’apparence d’un roman noir ; on voit se développer chez le groupe une culture du renseignement, bien rodée, grâce à l’intervention d’un ancien de la DGSE  (Rémi Pagnie) et d’un ancien militaire passé par le renseignement (Dominique Gevey).

C’est à ce carrefour que se croisent les intérêts des multiples acteurs en présence chez Renault-Nissan-Mitsubishi, dont les représentants de l’APE (l’Agence des Participations de l’Etat). A la tête de l’APE on trouve un certain Alexis Kholer, dont la nomination avait pourtant été écartée par Arnault Montebourg, alors Ministre de l’Economie et des Finances, remplacé après sa démission « furibonde » par un certain Emmanuel Macron. Alexis Kholer est un énarque (comme Emmanuel Macron), de tendance rocardienne (comme  Emmanuel Macron) qui a côtoyé Edouard Philippe au Club « Opinion ».

Alexis Köhler est un homme de l’actuel Président de la République, qui après avoir été le directeur adjoint « d’Emmanuel » lorsque celui-ci était encore Ministre des Finances, est devenu à partir du  14 mai 2017, Secrétaire Général de l’Elysée. Alexis Köhler est un homme austère, taiseux qui a toute la confiance d’Emmanuel Macron (il a participé activement à la campagne présidentielle d’En Marche) mais sur qui aussi, plane des soupçons de conflits d’intérêts dans l’affaire MSC  (la mère d’Alexis Kohler est la cousine germaine de Rafaela Aponte, cofondatrice avec son mari du 2ème groupe mondial de transport maritime et de croisière).

Par conséquent, on comprend mieux après cette démonstration, pourquoi Emmanuel Macron n’a pas bougé le petit doigt pour défendre Carlos Ghosn depuis le 20 novembre 2018, date à laquelle il a été incarcéré; pire, l’Etat français vient très récemment de lâcher le Président de Renault Nissan Mitsubishi.

Le 16 janvier 2019, plusieurs représentants du gouvernement français étaient à Tokyo. Parmi eux, Martin Vial , le directeur de l’Agence des Participations de l’Etat et Emmanuel Maulin, Directeur de Cabinet de Bruno Le Maire. Des seconds couteaux, en fait ! Pour faire quoi et décider de quoi ?

Mais on comprend encore mieux l’affaire Carlos Ghosn si l’on reprend, comme on vient de le faire, l’histoire de l’alliance du groupe Renault Nissan et ce depuis 2012.  A cette date François Hollande est devenu Président de la République et Emmanuel Macron, dans la foulée est devenu Secrétaire Général Adjoint de l’Elysée. C’est François Hollande, conseillé très probablement par Emmanuel Macron qui a donné l’ordre à Carlos Ghosn de prendre un contrôle maximum de Nissan et même d’organiser la fusion des deux groupes. Nissan qui est opposé à toute fusion parvient à neutraliser les ambitions françaises,  mais est obligé, après le raid, de constater que Renault est devenu détenteur de 44% de son capital.

La défiance japonaise monte et s’amplifie, et le bras de fer avec l’Etat français commence ! Il ne s’arrêtera plus ! Et c’est Carlos Ghosn qui va en faire les frais !

Car selon nous, les accusations de fraudes fiscales et d’abus de biens sociaux ne sont qu’un prétexte. D’ailleurs les informations sur les revenus non déclarés émanant d’une filiale de Nissan basée au Pays Bas n’ont toujours pas été confirmées. Ces accusations ont seulement permis d’apprendre que Carlos Ghosn s’était domicilié fiscalement au Pays Bas , alors qu’il avait sollicité, sur les conseils de Louis Schweitzer , et obtenu en 1996 la nationalité française ?

Des sources asiatiques affirment que « l’affaire Carlos Ghosn » serait  dirigée contre l’actuel Ministre des Finances japonais, Taro Aso dont la fille est mariée à Alexandre de Rothschild. Il est reproché à Aso d’avoir vendu des droits sur la gestion de l’eau à Veolia détenue majoritairement par le clan Rothschild français.

D’autres sources  venant notamment du Pentagone indiquent que l’arrestation de Carlos Ghosn aurait des origines militaires à rechercher du coté de Mitsubishi Motors, qui avant l’alliance avec Renault-Nissan faisait partie de Mitsubishi Heavy Industries, le plus important fabricant militaire du Japon. A ce titre Mitsubishi détient des secrets militaires gardés jusqu’ici jalousement par le gouvernement japonais mais aussi par les Commandants de la 7ème flotte américaine. L’arrestation de Carlos Ghosn et sa déchéance auraient été organisée par ces derniers pour empêcher la France d’accéder à des technologies militaires par le biais de Mitsubishi.

Carlos Ghosn est également en train de payer le coup de force d’Emmanuel Macron de 2015, lorsque le poids en capital de Renault au sein de l’alliance Renault Nissan est monté jusqu’à 44%.

Carlos Ghosn est encore en train de payer et de faire le bouc émissaire de la bataille qui fait rage dans le monde occidental suite à l’élection de Donald Trump qui cherche à évincer la mafia oligarchique financière internationale qui tenait jusqu’à présent le complexe militaro-industriel protégé auparavant par le clan Clinton/Obama.

A la lueur de ces explications on voit que ce n’est pas Carlos Ghosn qui est directement visé. C’est en fait Emmanuel Macron, ancien gérant de chez Rotshchild, artisan depuis 2012 des rapprochements Renault Nissan Mitsubishi, qui est visé.

Et la France et les Français, de plus en plus gilets jaunes, ne pèsent pas grand-chose dans ce cyclone géopolitique ?

Et pendant ce temps , selon l’Agence de l’Associeted Press , un cargo transportant 3500 voitures Nissan brûle entre le Japon et Honolulu. Les 21 membres de l’équipage  ont quitté le navire ; mais il y a eu un mort.  Soit c’est le hasard soit c’est autre chose ??

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LE MEURTRE DE JAMAL KHAGGOSHI

OU LE PRIX DU SANG

Jamal Khashoggi, un intellectuel critique du régime saoudien, qui résidait aux États-Unis, a été tué et démembré le 2 octobre 2019 par un commando de quinze agents saoudiens venus de Ryad dans le consulat de son pays à Istanbul. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Un assassinat qui a provoqué une onde de choc qui a fortement déstabilisé le pouvoir saoudien.

L'Arabie saoudite a longtemps nié être commanditaire du meurtre avant de concéder qu' une opération avait été menée par des éléments «hors de contrôle» et qui aurait dégénéré .

Si le procès de onze suspects s'est ouvert en début d'année devant la justice saoudienne, le procureur général a déjà requis la peine de mort contre cinq d'entre eux.

Si le Sénat américain considère le prince héritier Mohammed ben Salman («MBS») comme « responsable » du crime, ce dernier a été dédouaner par son pays...

Outre le procès contre les barbouzes du commando, le roi Salmane, père de MBS a autorisé fin 2018 , dans le cadre de la reconnaissance qu'une «grande injustice a été commise» et la tentative de «réparer un tort», des versements aux enfants de feu Jamal Kagghoshi, selon le Washington Post.

Une pratique qui fait partie des traditions et de culture saoudienne..

Les négociations auraient été menées par Khalid ben Salman, frère de MBS et ambassadeur d'Arabie saoudite aux États-Unis.

Les quatre enfants du journaliste saoudien assassiné à Istanbul le 2 octobre 2018 ont tous reçu des maisons de valeur et perçoivent chaque mois d'importantes sommes des autorités saoudiennes, selon le Washington Post.

Les procès des suspects du meurtre, sur lequel plane encore des zones d'ombre quant à l’implication du puissant « MBS », s’achèveront dans quelques mois.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'HOMOSEXUALITE PASSIBLE DE LA PEINE DE MORT DANS LE SULTANAT DE BRUNEI ET L'APPEL AU BOYCOTT DE GEORGE CLOONEY

Le Brunei va bientôt faire entrer en vigueur un nouveau Code pénal rendant l’homosexualité passible de la peine de mort.

Brunei sera bientôt le seul pays d’Asie du sud-est à sanctionner par la peine de mort l’homosexualité et les relations sexuelles hors mariage.

Le petit sultanat de 420 000 habitants situé sur l’île de Bornéo interdisait déjà l’homosexualité mais le nouveau Code pénal, inspiré de la charia, la loi islamique va en faire un crime.

La nouvelle législation de ce riche petit Etat pétrolier d’Asie du Sud-Est prévoit également l’amputation d’une main ou d’un pied pour un vol.

Le nouveau code pénal s’appliquerait à tous les musulmans du pays, soit 70% de la population environ.

Brunei avait annoncé en 2014 l’introduction progressive de la charia, malgré l’opposition des défenseurs des droits de l’homme.

Ainsi le sultan Hassanal Bolkiah a déjà interdit la vente d’alcool.

Manquer la prière du vendredi et avoir des enfants hors mariage sont également interdits.

Un document du bureau du procureur général daté du 29 décembre 2018 prévoit l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions le 3 avril.

Dans une tribune publiée sur le site Deadline, George Clooney appelle à boycotter neuf palaces à travers le monde, dont le Plaza Athénée et le Meurice à Paris, le Beverly Hills à Rome, en passant par Londres ou Milan.

L’acteur fait référence aux propriétaires de ces palaces, un fonds d’investissement détenu par le sultanat de Brunei.

De nombreuses ONG ont également dénoncé cette atteinte aux droits de l’Homme, dont Amnesty International qui appelle la communauté internationale à « condamner de toute urgence la décision du Brunei de mettre en pratique ces sanctions cruelles ».

Boby Dean pour DayNewsWorld

UN ANCIEN AGENT DE LA DGSE

TUE PAR BALLE EN FRANCE

Daniel Forestier ancien agent de la DGSE a été retrouvé mort sur un parking de la commune de Ballaison, non loin du Lac Léman le  21 mars 2019.

Retrouvé en fin de journée Daniel Forestier, 58 ans, assassiné par balles, présentait alors cinq impacts de balle dont un au niveau du cœur et un autre dans la tête.

Le mode opératoire atteste de l’intervention de tueurs professionnels.

Le parquet de Thonon-les-Bains estime lui aussi qu’il s’agit d’un règlement de comptes réalisé par des professionnels.

Une enquête a donc été ouverte pour “assassinat en bande organisée” et “association de malfaiteurs”.

Daniel Forestier avait été mis en examen en septembre dernier pour “participation à une association de malfaiteurs” et “détention d’explosifs” et placé sous contrôle judiciaire.

Cet ancien de la DGSE était soupçonné d’avoir projeté l’assassinat de l’opposant congolais Ferdinand Mbaou, qui réside dans le Val-d’Oise.

Pour l’avocat de Daniel Forestier, Cédric Huissoud, la mise en cause de son client dans le dossier concernant l’opposant congolais était injustifiée.

“Mon client avait toujours contesté ces accusations rocambolesques, qui ne reposent que sur un témoignage anonyme”,

Pour l’heure, même si aucun lien n’a été établi entre sa mort et ce projet d’assassinat, l'affaire semble entendue d'avance !

Maitre Cédric Huissoud avait engagé dès septembre un recours devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon,  l'innocence de son client lui paraissant évident.

D'ailleurs sa demande pour faire annuler la mise en examen de son client, qui était sous contrôle judiciaire était tout droit dans une logique de défense d'un innocent.

“Cette affaire est étrange et bizarre depuis le départ. Les faits pour lesquels les deux anciens agents ont été mis en examen sont farouchement contestés”, a réagi de son côté Marie-Alix Canu-Bernard, l’avocate de Bruno Susini, également inculpé dans cette affaire.

Pour Marie-Alix Canu-Bernard avocate, les deux ex-agents étaient “très inquiets pour leur sécurité” et avaient déposé des plaintes pour “violation du secret de l’instruction”.

Des photos de la maison de Forestier avaient notamment été diffusées sur les réseaux sociaux après leur mise en examen.

Daniel Forestier, marié et père de deux enfants, était établi à Lucinges (Haute-Savoie) après 14 ans passés au sein de la DGSE.

C'était un homme qui était avant tout un père de famille et un époux apprécié de tous.

Il avait une vie saine et paisible, et n'était pas connu de la justice au-delà de la mise en examen de septembre.

Il était également conseiller municipal jusqu’à septembre dernier et avait publié à compte d’auteur plusieurs romans aux titres évocateurs tels que

“Barbouze de la République” ou “Requiem pour un Savoyard”.

De son côté, le parquet de Lyon ne va pas au delà de la confirmation de l'ouverture d'une enquête par la Jirs.

Le mode opératoire et les nombreuses zones d'ombre qui entourent l'assassinat de Daniel Forestier nourrit bien des spéculations,

Règlement de comptes ?

Élimination d'un témoin gênant ??

Enterrement de première classe de la vérité ???

"On a du mal à croire que ce meurtre soit sans lien avec sa mise en cause dans l'affaire Mbaou" !

L'espérance de vie des agents de terrain de la DGSE semble bien plus faible que la moyenne de la population Française !!

Une affaire à suivre....... !!!

Alize Marion pour DayNewsWorld

POUR UN MULTILATERALISME EUROPEEN RENOVE FACE A XI JIPING

« Dans le contexte actuel, l’attachement au multilatéralisme est la meilleure façon de promouvoir la coopération internationale face à la multiplication des risques et des défis communs, et de préserver la paix et la prospérité dans le monde », peut-on lire dans la déclaration franco-chinoise.

Un mini sommet à quatre s'est déroulé ce mardi 26 mars dans le grand salon de l’Elysée. Xi Jinping, le président chinois, était entouré de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et du président français aux côtés de la chancelière Angela Merkel. Il s'agissait pour les trois Européens de réaffirmer face à Xi Jinping leur attachement viscéral au multilatéralisme, se démarquant ainsi de Donald Trump, chantre de la guerre commerciale.

« Ce que nous voulons bâtir ensemble, c’est un cadre multilatéral rénové, plus juste, plus équilibré », a plaidé le président français dans son allocution, affirmant que « la coopération rapporte plus que la confrontation, et nous avons plus à gagner à l’ouverture qu’à la fermeture ».

Face à la politique économique conquérante de la Chine les pays européens sont divisés. Ainsi certains pays européens tels que l'Italie et certains pays des Balkans ont accepté les investissements chinois , dans le cadre du programme d’infrastructures des « nouvelles routes de la soie ». Mais de nombreux autres s’inquiètent d'un manque de réciprocité des échanges et investissements.

Cette rencontre inédite visait donc à afficher un front commun des Européens face à une Chine de plus en plus conquérante.

« Nous respectons la Chine (…) et nous attendons naturellement de nos grands partenaires qu’ils respectent eux aussi l’unité de l’Union européenne », a rappelé Emmanuel Macron.

Les « nouvelles routes de la soie » sont « un projet très important » et « nous, Européens, nous voulons jouer un rôle mais cela doit conduire à de la réciprocité et nous avons un peu de mal à la trouver », a renchéri la chancelière allemande Angela Merkel. A Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, de rajouter : « Je voudrais (…) que les entreprises européennes trouvent le même degré d’ouverture que les entreprises chinoises en Europe. Totale », a-t-il insisté.

Le président chinois s'est dit favorable au « multilatéralisme rénové » et à « la compétition positive ».

« Certes il y a des points de désaccord, de la compétition mais c’est de la compétition positive (…). Nous sommes en train d’avancer ensemble. Il ne faut pas que la méfiance fasse qu’on ne cesse de regarder constamment en arrière », a jugé, de son côté, Xi Jinping.

Les dirigeants ont également pointé la nécessité de « moderniser » » l’Organisation mondiale du commerce (OMC), arbitre des échanges internationaux à l’utilité contestée par la Maison Blanche ainsi que d'agir contre le réchauffement climatique. « Serons-nous capables de le faire évoluer et de le réformer, ou ce système construit dans l’après-guerre va-t-il se calcifier, devenir toujours plus rigide et finir aux poubelles de l’histoire ? », a averti la chancelière allemande.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

47 MORTS ET 90 BLESSES DANS UNE VIOLENTE EXPLOSION D' UNE USINE CHIMIQUE EN CHINE

Une violente explosion s'est produite jeudi 21 mars dans une usine chimique à Yancheng, dans la province chinoise du Jiangsu. Au moins 47 morts et 90 personnes grièvement blessées

La déflagration s'est produite vers 14H50 heure locale (06H50 GMT) dans l'entreprise Tianjiayi Chemical, située dans la ville de Yancheng, dans la province du Jiangsu, a affirmé la municipalité sur le réseau social Weibo.

« Après l'explosion, les services de sécurité publique, de lutte anti-incendie et du personnel médical ont été dépêchés sur place pour les opérations de secours », a déclaré la municipalité.

« Les habitants du secteur se sont par ailleurs spontanément organisés afin de conduire les blessés à l'hôpital », a-t-elle précisé.

Des vidéos ont été publiées sur internet par plusieurs médias chinois: elles montrent une énorme boule de feu de plusieurs dizaines de mètres de haut, ainsi qu'une épaisse colonne de fumée grise s'échappant d'un site industriel. La télévision d'Etat CCTV a diffusé des images montrant les vitres d'habitations environnantes pulvérisées par le souffle de la déflagration.

L’explosion a soufflé de nombreux bâtiments autour du site, à 300 kilomètres au nord de Shanghai. Une partie des victimes étaient des ouvriers ; ils ont été tués par l’effondrement de leur usine.

La puissance de l’explosion est telle qu’elle a provoqué un petit tremblement de terre, de magnitude 2,2 sur l’échelle de Richter, d’après l’administration de sismologie nationale chinoise. De nombreuses images ont été partagées en ligne

Des manquements à la sécurité

L’usine de Tianjiayi Chemical produisait des composés chimiques de base, dont l’anisole, hautement inflammable.

Plusieurs personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête de police en cours, ont indiqué les autorités.

L’entreprise avait été rappelée à l’ordre en février 2018 pour treize manquements aux règles de sécurité par l’administration d’Etat pour la supervision de la sécurité. Les manquements concernaient l’insuffisance de qualification à la sécurité des cadres de l’usine, l’absence de patrouilles d’inspections, et plusieurs problèmes techniques inquiétants, comme l’absence de certaines valves de sécurité et des fuites nombreuses. Le rapport décrit aussi d’importants problèmes structurels : « Il n’y a pas de dispositif d’urgence d’évacuation des fuites sur le site de chargement et de déchargement du benzène et du méthanol. »

L’explosion de cuves de produits inflammables est la plus meurtrière survenue au cours de ces dernières années, mais les accidents industriels sont toujours nombreux en Chine.

En effet la sécurité des sites industriels en Chine reste largement insuffisante, comme le rappellent les accidents tragiques qui s’y produisent régulièrement, généralement dans le secteur industriel.

En novembre, une fuite de gaz dans une usine chimique avait provoqué une explosion qui a fait 23 morts, à Zhangjiakou (nord), une ville-hôte des JO d'hiver 2022 située à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Pékin.

En juillet, une autre explosion dans une usine chimique a fait 19 morts et 12 blessés dans la province du Sichuan (sud-ouest). L'entreprise avait illégalement engagé des travaux sans passer de tests de sécurité, selon les autorités.

En 2016, une déflagration dans la canalisation d'une centrale électrique avait tué au moins 21 personnes dans le centre du pays.

Mais un des plus graves accidents industriels est celui survenu en 2015 à Tianjin (nord): une gigantesque explosion dans un entrepôt de produits chimiques avait fait au moins 165 morts dans cette grande ville portuaire, à quelque 120 kilomètres de Pékin.Le site industriel stockait quelque 700 tonnes de cyanure de sodium hautement toxique, parmi des milliers de tonnes d'autres composants chimiques dangereux.

A Yangcheng, à cause de la pollution de l'air, les riverains ont fui leur maison par crainte d’être exposés à des produits chimiques.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

AU MOINS 49 MORTS DANS UNE ATTAQUE TERRORISTE CONTRE DEUX MOSQUEES EN NOUVELLE ZELANDE

Au moins 49 personnes ont été tuées et une vingtaine blessées à Christchurch, dans un acte terroriste par un homme présenté comme un « extrémiste de droite » qui a filmé son attaque. Il a été arrêté.

Au moins quarante-neuf personnes ont été tuées et vingt autres blessées, vendredi 15 mars, lors d’une attaque terroriste contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, selon un bilan officiel.

« Il est clair qu’on ne peut décrire cela que comme une attaque terroriste, a déclaré la première ministre, Jacinda Ardern. Pour ce que nous en savons, [l’attaque] semble avoir été bien planifiée. »

La reine Elizabeth II a assuré être « profondément attristée par l'attaque effroyable » perpétrée dans ce royaume du Commonwealth.

L’attaque, méthodiquement menée contre les deux mosquées, s'est déroulée à l’heure de la prière du vendredi. Au moment de la fusillade, la mosquée Al-Noor, sur Deans Avenue, dans le centre de la ville, était remplie de fidèles. Quarante et une personnes y ont été tuées, tandis que sept autres ont succombé dans une deuxième attaque perpétrée à la mosquée de Linwood, à cinq kilomètres de là, dans la banlieue de Christchurch.

Un suspect d’une vingtaine d’années a été arrêté, inculpé pour meurtres. Il doit comparaître devant un tribunal dès samedi matin, a annoncé le commissaire Mike Bush, lors d’une conférence de presse Il n'a cependant pas donné l'identité du terroriste.

Le suspect s’est lui-même présenté comme un Australien de 28 ans dans un « manifeste » publié sur Twitter. Le document de 73 pages est intitulé « Le Grand Remplacement », titre emprunté à une une théorie d’extrême droite, selon laquelle les « peuples européens » seraient « remplacés » par des populations non européennes immigrées.

On ne connaît pas le nombre exact de terroristes , mais le commissaire Bush a déclaré que trois autres personnes avaient été arrêtées en possession d’armes. Il s'agit de deux hommes et une femme, inscrits sur aucun fichier de surveillance, selon la police.Si plus aucun suspect identifié n’est recherché,« il serait faux cependant de partir du principe que personne d’autre n’est impliqué », a prévenu le commissaire Bush.

La Nouvelle-Zélande relève son niveau d'alerte à la sécurité. En ce jour de prière, la police demande aux musulmans d'éviter les mosquées partout en Nouvelle-Zélande. La municipalité de Christchurch, une ville de 340 000 habitants, a ouvert une ligne téléphonique d’urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là.

La Nouvelle-Zélande connaît l'une de ses journées « les plus sombres » après ces attentats « sans précédent », a estimé la Première ministre.

L’attentat contre deux mosquées vendredi en Nouvelle-Zélande est de très loin la pire attaque contre des Musulmans dans un pays occidental. Il rappelle, si la piste d’extrême-droite est confirmée, le massacre commis par le néo-nazi Anders Breivik en Norvège en 2011.

« De nombreux réfugiés et migrants se trouvent parmi les morts et les blessés », selon un porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Genève.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

RECONSTRUCTION D'UN SITE DE LANCEMENT

DE FUSEES EN COREE DU NORD ?

Les services de renseignements sud-coréens et deux centres d'études américains ont constaté un regain d'activité sur le site de Sohae, en sommeil depuis 2018. Certains craignent que cela n'annonce de prochains tests de missiles balistiques intercontinentaux.

Kim Jong-un, après l'échec du sommet de Hanoi, aurait-il réactivé l'un des sites de lancement de fusées du pays ?.

C'est ce que laisse entendre le Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS), basé à Washington, qui affirme qu'un regain d'activité a été constaté sur le site de Sohae à Tongchang-ri deux jours seulement après la fin du sommet de Hanoï.

« Cette installation était en sommeil depuis août 2018, ce qui indique que les activités actuelles sont délibérées et ont un but », indique le CSIS. Cette activité pourrait « illustrer une détermination face au rejet américain » de la demande nord-coréenne d’allègement des sanctions qui pèsent sur le régime, affirme le CSIS. Sans avancer d'explications, il rappelle que le site a, par le passé, été utilisé pour des lancements de satellites qui utilisent « la technologie ICBM , interdite par les résolutions du Conseil de sécurité ».

Mais pourquoi les Nord-coréens s'activent-ils à nouveau à Sohae ? Les avis des experts divergent.

Cité par la chaîne NBC, Victor Cha, l'un des experts du CSIS, estime que l'activité observée est « cohérente avec la préparation d'un test, même si les images ne montrent pas qu'un missile a été positionné sur la rampe de lancement ». Pour autant, il estime que Pyongyang prépare celle-ci pour un autre tir.

C'est aller un peu vite en besogne, explique, de son côté, Joel Wit, directeur de 38 North , lui aussi basé à Washington. Le site 38 North, fait également état de travaux en cours sur le site de Sohae, sur la base d’images satellites. Les images montrent qu’ont été remises en place des structures mobiles sur rail ayant par le passé servi au transfert des fusées vers le pas de tir, dit-il. Joel Wit estime que les indices observés ne signifient pas nécessairement « la préparation d’un test d’ICBM » (missile balistique intercontinental). Il y aurait même un problème de timing.

Mais surtout, rappelle-t-il, Pyongyang « n'a jamais testé un ICBM à partir du site de Sohae ».

Le président sud-coréen Moon Jae-in avait annoncé en septembre à l’issue d’un sommet à Pyongyang avec M. Kim que la Corée du Nord avait accepté de « fermer de façon permanente » son site de test de moteurs de missiles de Sohae ainsi qu’un pas de tir.

Officiellement Sohae, sur la côte nord-ouest de la Corée du Nord, sert à placer des satellites en orbite mais les réacteurs peuvent aisément être adaptés aux missiles balistiques. La communauté internationale accuse le programme spatial nord-coréen d'être le paravent de ses programmes d'armements.

La Corée du Nord a réalisé en 2006 son premier essai nucléaire. En 2017, elle a affirmé pouvoir monter une charge nucléaire sur un missile intercontinental capable d’atteindre la Côte est des Etats-Unis.

Pyongyang est-il déterminé à abandonner ou non ses programmes balistique et nucléaire ?

Britney Delsey pour DayNewsWorld

AFFAIRE CARLOS GHOSN

UNE LIBERATION SOUS CAUTION

Le tribunal de Tokyo a annoncé, mardi 5 mars, qu'il acceptait la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn. L'ancien PDG de l'alliance entre les constructeurs automobiles Renault et Nissan, inculpé pour fraudes fiscales et abus de confiance, est incarcéré au Japon depuis trois mois. Il s'agit d'une surprise qui pourrait permettre à Carlos Ghosn de sortir de prison dès ce mardi.

Les deux premières demande de libération sous cautions avaient été rejetées. Cette décision intervient au lendemain d'une conférence de presse du nouvel avocat de Carlos Ghosn, le très médiatique Junichiro Hironaka, surnommé « l'innocenteur ».

Le montant de la caution a été fixé à un milliard de yens, soit environ 8 millions d'euros. S'il est libéré, Carlos Ghosn aura pour obligation de résider au Japon et sera interdit de quitter le pays même pour un bref séjour.

Des caméras de surveillance devront être installées à l'entrée de sa résidence, précise l'agence de presse japonaise Kyodo News (en anglais)

Le tribunal a estimé que le risque de fuite ou d'altération de preuves est faible, a précisé la chaîne publique NHK.

Le parquet de Tokyo fait cependant appel de la décision de libérer sous caution Carlos Ghosn . Il pourrait aussi arrêter de nouveau Carlos Ghosn, comme il l’a fait le 10 décembre. Ce jour-là, les procureurs l’avaient appréhendé pour de nouvelles charges.

Carlos Ghosn avait été arrêté le 19 novembre à son arrivée à Tokyo et placé dans le centre de détention de Kosuge, à Tokyo. Depuis le 10 décembre, M. Ghosn est mis en examen pour avoir minoré ses déclarations de revenus dans les déclarations aux autorités boursières entre 2010 et 2015. Il l’a été, de nouveau, le 11 janvier pour des faits similaires entre 2015 et 2018, et pour abus de confiance aggravé. Selon les procureurs, l’ancien patron aurait imputé, en 2008, à Nissan des pertes réalisées sur ses placements personnels

Aucun aveu

Toujours est-il que la décision du tribunal est exceptionnelle dans le contexte judiciaire japonais. En effet les juges refusent presque systématiquement les demandes de libération sous caution pour les personnes mises en examen n’étant pas passées aux aveux. Ils redoutent des destructions de preuves et la fuite du suspect. Or M. Ghosn n’a jamais avoué et a rejeté les accusations portées contre lui.

Pour les « rassurer », M. Hironaka a choisi de déposer une demande de libération assortie de « propositions de mesures assurant que les activités [de M. Ghosn] soient surveillées de près une fois libéré ».

« Nous avons proposé un dispositif qui rend impossible une évasion ou la suppression d’informations », a insisté mardi son conseil Hironaka surnommé aussi "le Rasoir".

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ECHEC A HANOI

ENTRE DONALD TRUMP ET KIM JON-UN

Le sommet de Hanoï, au Vietnam entre Donald Trump et Kim Jong-Un s'est trouvé écourté ce jeudi 28 février , Washington et Pyongyang n'ayant trouvé « aucun accord » sur l'épineux dossier de la dénucléarisation de la Corée du Nord. Du coup une conférence de presse où le président américain a expliqué les raisons de ce semi-échec a eu lieu.

Il l’a expliqué en assurant que son interlocuteur avait buté sur l’exigence de la levée des sanctions sans précédent adoptées à la suite de la multiplication des essais nord-coréens, et dont il avait fait une priorité.

« C’était à propos des sanctions », a dit le président américain. « En gros, ils voulaient que les sanctions soient entièrement levées, et nous ne pouvions pas le faire. Ils étaient disposés à désigner [pour démantèlement] une grande partie des zones [sites nucléaires] que nous voulions, mais nous ne pouvions pas abandonner toutes les sanctions pour cela. » « Nous avions quelques options, mais à ce moment-là, nous avons décidé de ne jouer aucune de ces options », a déclaré M. Trump. Il a ajouté : « Parfois, il faut quitter [les négociations], et c’était une de ces fois. »

En revanche, il a assuré que Pyongyang ne reprendra pas ses essais nucléaires. Le dirigeant nord-coréen lui a « promis hier soir (mercredi) qu'il n'allait pas tester de nouvelles fusées et de nouvelles armes nucléaires.  » « J'aurais aimé aller plus loin », a ajouté Donald Trump, expliquant qu'il ne s'est « pas engagé » sur un autre sommet.

Le président américain a fait également miroiter à Kim Jon-Un un spectaculaire développement économique si la Corée du Nord acceptait enfin de renoncer à son arsenal nucléaire, sans contrepartie. En effet la Corée du Nord en raison de sa situation géographique entre la Russie, la Chine et la Corée du Sud possède « un énorme potentiel »économique.

Donald Trump a cependant assuré que le blocage constaté jeudi ne menaçait en rien ses excellentes relations avec Kim Jong-un, qu’il a quitté en restant selon lui en bons termes.

La porte-parole du président, Sarah Sanders, a assuré que les contacts n’étaient pas rompus, que le sommet avait donné l’occasion de rencontres « très bonnes et constructives » et que les deux équipes avaient prévu de se retrouver « dans le futur »Kim Jong-Un. « Nous verrons si cela se produit ».

Ne voulant pas perdre tout le bénéfice de la dynamique diplomatique lancée, Donald Trump a cependant caressé le leader nord-coréen dans le sens du poil. Passés en quelques mois des insultes personnelles et menaces apocalyptiques à des déclarations « d'amour », le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois salué sa bonne entente avec celui qu'il qualifie du terme « ami ».

« Nous nous aimons juste l'un l'autre. Il y a une chaleur entre nous et j'espère que ça restera, je pense que ça va aller », a-t-il assuré.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AFFRONTEMENT ENTRE L'INDE ET LE PAKISTAN

AU CACHEMIRE

Plusieurs opérations militaires ont eu lieu à la frontière indo-pakistanaise, dans la région du Cachemire, depuis le mardi 26 février. Le Cachemire, cette région disputée par l'Inde et le Pakistan depuis 1947, est une nouvelle fois le théâtre de violentes tensions entre les deux puissances voisines.

Mardi, l'armée indienne a mené un raid contre un camp d'entraînement du groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, disant y avoir tué « un très grand nombre » de combattants. Islamabad avait alors dénoncé une « agression intempestive » et promettant d'y répondre « à l'heure et à l'endroit de son choix ».

Islamabad réagit, mercredi 27 février, en annonçant avoir abattu deux avions militaires indiens qui survolaient son espace aérien.

« L'armée de l'air a abattu deux avions indiens dans l'espace aérien pakistanais », a affirmé un porte-parole de l'armée sur Twitter. Un des avions est tombé au Cachemire indien et l'autre au Cachemire pakistanais, selon le général Asif Ghafoor. « Un pilote indien a été arrêté à terre par les militaires », a-t-il ajouté.

L'Inde a affirmé, de son côté, avoir abattu un avion pakistanais. « Un avion de chasse de l'armée de l'air du Pakistan a été abattu par un Mig-21 Bison de l'armée de l'air d'Inde », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères indien. « Dans cet affrontement, nous avons malheureusement perdu un Mig-21. Le pilote est disparu au combat. Le Pakistan clame qu'il le détient », a-t-il ajouté.

Le Pakistan va fermer son espace aérien « jusqu'à nouvel ordre », a indiqué mercredi l'Autorité de l'aviation civile.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a appelé les deux pays à éviter une escalade à tout prix.

Dans leurs déclarations officielles, l'Inde et le Pakistan ont chacun affirmé ne pas vouloir d'escalade.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

L'IRAN POURRAIT SE CONFRONTER

AUX OCCIDENTAUX

La démission du chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a stupéfié les Iraniens et serait une grande perte pour le gouvernement modéré de Hassan Rohani. Le ministre des Affaires étrangères a en effet annoncé sa décision tard lundi soir sur sa page Instagram, le jour même où le président syrien Bachar el-Assad effectuait une visite surprise dans le pays.

« Je présente mes excuses de ne plus être capable de continuer à mon poste et pour tous mes manquements dans l’exercice de mes fonctions », a-t-il écrit.

Selon plusieurs sites d’information proches du Ministère des affaires étrangères, il n’avait pas été informé de la visite du président Assad alors que le général Ghassem Souleimani, chef de la force Qods (l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures, notamment en Syrie), était quant à lui bien présent.

Des «divergences» au cours des derniers mois entre M. Zarif et certains membres du gouvernement ainsi qu' avec le président Rohani lui-même auraient été évoquées.

Contribuant à entretenir le mystère, Hassan Rohani s’est contenté mardi matin de remercier M. Zarif pour sa «résistance face aux pressions» américaines lors d’une intervention télévisée, sans dire s’il acceptait ou non la démission de son ministre.

Cible des ultraconservateurs

Mohammad Javad Zarif était depuis plusieurs mois la cible d’attaques de la part des ultraconservateurs qui lui reprochaient la manière dont il avait négocié l’accord nucléaire et le manque de retombées économiques, en particulier après le retour des sanctions américaines. Depuis, la quasi-totalité des sociétés étrangères ont quitté le pays et les relations financières et bancaires avec le reste du monde sont pratiquement bloquées

L’attitude des pays européens a été également fustigé en Iran. Mohammad Javad Zarif lui-même a critiqué l’Europe pour son manque de volonté de «résister» face aux États-Unis.Téhéran a été déçu par un mécanisme financier européen, mis en place en janvier, qui doit permettre de maintenir un semblant de relations commerciales avec le pays.

Lutte contre le blanchiment

De plus le groupe Gafi (groupe d’action financier), soutenu par les Européens, exige de l’Iran l’adhésion à deux accords internationaux sur la lutte contre le blanchiment d’argent (CFT) et la lutte contre le crime organisé (convention de Palerme). Or M. Zarif n’a pas réussi à convaincre les membres du Conseil de discernement du régime, une haute instance d’arbitrage politique dominée par les conservateurs, d’accepter.

Organisme crée en 1989 pour assainir le système financier international, le Gafi a donné vendredi à l’Iran jusqu’à juin pour adhérer à ces accords. En cas de non- adhésion, le groupe pourrait placer le pays sur sa liste noire, ce qui compliquera considérablement les relations bancaires et financières du pays avec le reste du monde, a prévenu M. Zarif.

Mais certains hauts responsables iraniens rejettent cette adhésion, arguant que des organes du pouvoir iranien, notamment les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime, le Ministère de la défense ou encore la télévision d’État sont sur la liste des sanctions européennes et américaines et que, en cas d’adhésion, les banques du pays ne pourront plus travailler avec ces organes. Sans compter des groupes comme le Hezbollah libanais ou les mouvements islamistes palestiniens aidés par l’Iran qui les considèrent comme des mouvements de «résistance» alors qu’ils sont qualifiés de «terroristes» par certains pays occidentaux.

L’Iran penche désormais à l’Est, vers la Russie et la Chine, sans plus chercher l’équilibre avec l’Occident, un principe directeur inscrit dans la Constitution de 1979. La priorité est désormais de contrer la pression américaine.

Le départ de M. Zarif pourrait marquer un changement de la politique de l’Iran vis-à-vis de l’accord nucléaire.

M. Zarif devrait laisser la place à un « dur », alors que le risque s’accroît d’une escalade militaire dans les zones d’influence communes de Téhéran et des Etats-Unis, en Irak et en Afghanistan.

Un changement de cap qui pourrait mener à nouveau le pays vers une période de confrontation avec les Occidentaux.

Alize Marion pour DayNewsWorld

L'INACTION DU PAPE FRANCOIS

CONTRE LA PEDOPHILIE ?

Au terme de quatre jours de travaux pour lutter contre la pédophile dans l’Eglise, le Vatican a déçu.

Le pape, qui a clôt le sommet mondial, s'est contenté d'un discours convenu.

«Nous sommes […] devant un problème universel et transversal qui malheureusement existe presque partout», a-t-il déclaré, semblant minimiser la responsabilité propre de l’Eglise

De fait, François a consacré un très long développement aux statistiques disponibles sur les abus sexuels perpétrés dans le monde dans toutes les sphères de la société, notamment dans les familles, les écoles et les milieux sportifs. Et reprenant le thème qu’il utilise très fréquemment du combat du bien et du mal dans le monde, le pape François a considéré que la pédophilie était l’œuvre de Satan.

Si pour lui, il est temps d'écouter « l'écho du cri silencieux des petits » qui se sont retrouvés devant « des bourreaux » aux « cœurs anesthésiés par l'hypocrisie et le pouvoir », le souverain pontife s'est cependant limité à demander un renforcement des consignes que les conférences épiscopales mondiales sont appelées à mettre en place.

Déjà minée par de nombreuses affaires d'abus dissimulés, la crédibilité de l'Eglise catholique a pris un coup supplémentaire, semble-t-il. Pour beaucoup de «survivants» (un terme qui est employé dans le monde anglo-saxon) en effet, l’institution catholique ne sait pas montrée à la hauteur des enjeux. Le chef de l'Eglise n'aurait pas envoyé lui-même le signal de la tolérance zéro.

C'est à l’archevêque australien Mark Benedict Coleridge que reviennent les paroles très fortes tant attendues. «Nous avons parfois considéré les victimes et les survivants comme des ennemis», a-t-il souligné dans l’homélie qu’il a prononcée pendant la messe de clôture du sommet. «Nous ferons tout ce que nous pouvons pour amener la justice et la guérison aux survivants d’abus. […] Nous demanderons des comptes à ceux qui ont dissimulé les abus», a-t-il également plaidé devant l’assemblée.

« En écoutant les survivants, nous avons entendu le Christ crier dans les ténèbres », a déclaré Mgr Mark Coleridge appelant son Eglise à une «révolution copernicienne».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

RETROUVAILLES A HANOI SOMMET

TRUMP-KIM JONG-UN A LA HAUTEUR DES ENJEUX

Donald Trump et Kim Jong-un ont commencé, mercredi au Vietnam, leur second sommet en prônant la « réussite ».

Lors de leur première rencontre à Singapour le 12 juin 2018, ils s’étaient déjà fixé quatre objectifs, à savoir :

1° Le réchauffement des relations intercoréennes

2° Une paix durable

3° La « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne »

4° Le retour des restes de soldats américains tombés lors de la guerre de Corée (1950-1953) présents sur le territoire nord-coréen.

Les deux dirigeants s’étaient engagés à y œuvrer « pleinement et rapidement ». Ce qui semble se faire même s'il ne faut pas compter sur une dénucléarisation de la Corée du Nord avant de longues années.

Le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo avait fixé à la fin du mandat en cours de Donald Trump, en janvier 2021, le terme de la dénucléarisation de la Corée du Nord mais le processus, dans le meilleur des cas, s’étendra sur une décennie selon les experts de ce dossier. En effet même si le régime de Pyongyang est disposé à autoriser des inspections de sites liés à son programme nucléaire selon Mike Pompeo, ces dernières n'ont pas encore été organisées.

Or lors de ce deuxième sommet Kim Jong-un doit prouver à son peuple qu'il tiendra sa promesse de « bien-être quotidien amélioré », qui dépend de la levée des sanctions économiques. La Corée du Nord va peut-être accepter la demande américaine d' inspection sur ses installations nucléaires et balistiques dont elle n'a jusqu'ici pas voulu véritablement donner la liste...En parallèle, les sanctions pourraient être partiellement levées, éventuellement de façon temporaire". Un pas de plus vers « une déclaration de paix ». Bien loin des invectives et des menaces mutuelles de destruction totale précédentes.

Si le sommet de Singapour n’a donc pas encore enclenché une dynamique à la hauteur des attentes, force est de constater que le régime nord-coréen n’a procédé depuis juin à aucun essai nucléaire et balistique qui remettrait immédiatement en cause les objectifs établis.

Donald Trump, qualifiant d’« ami » Kim Jong-Un , fait le pari de la confiance en homologue.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CONFERENCE AU VATICAN SUR LA PEDOPHILIE

Le pape François a eu le courage d'affronter un des plus grands scandales de L'Eglise : la pédophilie. Le pape semble bien décidé à faire bouger les choses. La preuve en est que, pour la première fois dans la longue histoire de l'Église catholique, un cardinal a été rendu à la vie laïque pour des motifs d'abus sexuels. Un communiqué du Vatican, publié le 16 février, indique avoir pris la décision historique de défroquer l’ex-cardinal de Washington Theodore McCarrick, accusé d’attouchement sur un adolescent.

Le pape a tenu à expliciter que ces trois jours et demi de réflexion qui s'ouvraient devaient aboutir à des « mesures concrètes et efficaces ».

« Le poids de la responsabilité pastorale et ecclésiale pèse sur notre rencontre, nous obligeant à discuter ensemble, de manière synodale, sincère et approfondie sur la façon de faire face à ce mal qui afflige l’Église et l’humanité », insistait jeudi matin François.

« Le Saint Peuple de Dieu nous regarde ».

« Le poids de la responsabilité pèse sur notre rencontre », a insisté pour sa part Mgr Charles Scicluna qui a détaillé patiemment les obligations des évêques face aux abus sexuels. Mgr Charles Scicluna a notamment insisté sur l’accueil des victimes, concédant que « dans notre système, le rôle de la victime (…) est assez limité » et préconisant, pour combler cette « lacune », de tenir la victime informée des avancées de la procédure.

Des témoignages poignants et troublants.

Des témoignages poignants ont été entendus ce jeudi 21 février par les évêques rassemblés pour la rencontre sur la protection des mineurs.

Une jeune Africaine , restée anonyme pour sa sécurité, a livré son témoignage dramatique en décrivant le calvaire qu'elle a vécu.

« Depuis l’âge de 15 ans, j’entretenais des relations sexuelles avec un prêtre. Cela a duré treize ans de suite. J’ai été enceinte trois fois, il m’a fait avorter trois fois. Tout simplement parce qu’il ne voulait pas de préservatif ni de méthode contraceptive. Au début, j’avais tellement confiance en lui, je ne savais pas qu’il pouvait abuser de moi. J’avais peur de lui. Et à chaque fois que je refusais d’avoir des relations avec lui, il me frappait. Il me battait. ».

L’Incendie du Borgo de Raphaël ou l'urgence d'agir.

Les 190 participants ont pris conscience de l’urgence des décisions à prendre. D'ailleurs le livret de prière distribué à chacun arborait en première page L’Incendie du Borgo de Raphaël.

Le cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille (Philippines), a rappelé combien les victimes devaient être le premier souci des pasteurs rassemblés dans la salle. « Comment pouvons-nous affirmer notre foi dans le Christ alors que nous fermons les yeux sur les blessures des personnes abusées ? », s’est-il interrogé. Les évêques se sont montrés bouleversés par les abus, mais aussi par le fonctionnement de l’Église.

« Les blessures du Christ portent la mémoire de la souffrance des innocents, mais elles portent aussi la mémoire de notre faiblesse et de notre péché », a lancé le cardinal philippin Tagle au bord des larmes.

« Se confronter à la souffrance des victimes ».

« Nous devons abandonner toute hésitation, et nous rapprocher des blessures des victimes sans crainte d’être blessés nous-mêmes », a poursuivi le cardinal Tagle, signifiant clairement aux évêques que leur propre souffrance sera inévitable. Il y va de la survie même de l’Église, a-t-il fait valoir, reprenant à son compte les propos du théologien cubain Roberto Goizueta : « La négation des blessures et de la mort mène à la mort des autres et à notre propre mort. »

Les évêques ne doivent pas « sous-estimer la nécessité de se confronter à la souffrance des victimes » car « c’est aussi là que l’on rencontre Jésus sur la croix », a poursuivi de son côté Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte et secrétaire adjoint de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le souci de transparence.

Les organisateurs ont choisi, par souci de transparence, de diffuser l’ensemble des interventions. Seuls les débats entre évêques demeureront à huis clos. Il a aussi souligné la plus grande transparence dont avait besoin l’Église. « La communauté doit savoir qu’elle a le droit et le devoir de dénoncer tout comportement sexuel inadapté », a-t-il rappelé, plaidant pour qu’une « culture de la révélation ne soit pas seulement promue par des mots mais encouragée par des actes ».

Que cette rencontre aboutisse à des « mesures concrètes et efficaces » pour « soigner les graves blessures que le scandale de la pédophilie a causées aux petits comme aux croyants ». Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

INJONCTION DE DONALD TRUMP AUX ALLIES EUROPEENS DE RAPATRIER LEURS DJIHADISTES

OU LE DESENGAGEMENT AMERICAIN

AU MOYEN-ORIENT

Alors qu'approche la fin du califat, Donald Trump a exhorté samedi soir ses alliés européens à « reprendre » des centaines de combattants du groupe État islamique (EI) capturés en Syrie et de les traduire en justice.

« Les États-Unis demandent au Royaume-Uni, à la France, à l’Allemagne et aux autres alliés européens de reprendre plus de 800 combattants de l’EI que nous avons capturés en Syrie et de les traduire en justice », a-t-il écrit sur Twitter.

Le président américain qui fait pression sur l'Europe menace même de libérer les quelque 800 combattants prisonniers en Syrie gérés par les États-Unis.

« Le califat est sur le point de tomber. L’alternative n’est pas bonne, car nous serons obligés de les relâcher […] », poursuit-il.

Pour le président américain les combattants de l’État Islamique doivent retourner dans leur pays respectifs pour y être jugés et ne plus constituer une menace sur le sol syrien, alors que les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde en lutte contre l’EI, sont proches de la victoire contre les djihadistes retranchés dans leur réduit de Baghouz.

Autoproclamé en 2014 sur une zone, vaste comme la Grande-Bretagne, à cheval sur l'Irak et la Syrie, le califat de l'Etat islamique n'est plus aujourd'hui en effet qu'un lambeau de territoire d'un kilomètre carré dans l'est syrien.

L'Irak et la Syrie ont besoin de sanctuariser leur territoire sans s'encombrer de ces personnes dangereuses.

Mais le sort de ces djihadistes et de leurs familles est un véritable problème pour les gouvernements européens, peu enclins à rapatrier des individus qui ont prêté allégeance à un groupe ayant juré la destruction de leurs pays d’origine.

Or la politique de désengagement militaire au Moyen-Orient est clairement assumée par Donald Trump comme le montre l'annonce faite en janvier du retrait des troupes américaines de Syrie. Une décision d'ailleurs mal accueillie par ses alliés, puisqu'elle a été annoncée unilatéralement, sans concertation.

Mais la fin du califat permet à Donald Trump de justifier le retrait des troupes américaines.

Un retrait américain pourrait mettre les Kurdes dans une situation délicate face à la Turquie et les djihadistes emprisonnés pourraient se retrouver libérés dans la nature, sans contrôle...

Alize Marion pour DayNewsWorld

CHAOS ET AFFRONTEMENT EN HAITI

LE PRESIDENT S'ADRESSE A LA POPULATION

Après une semaine de violences, le président haïtien Jovenel Moïse s’est exprimé dans une allocution diffusée, jeudi, à la télévision d’État. Washington a annoncé jeudi soir le rappel de ses diplomates non essentiels et de leurs familles basés en Haïti

Le président haïtien Jovenel Moïse est sorti jeudi soir de son silence, après une semaine de manifestations violentes réclamant sa démission.

Au moins sept personnes ont été tuées depuis le début du mouvement le 7 février pour protester contre l’absence d’amélioration des conditions de vie dont est rendu responsable le président Jovenel Moïse.

« Je ne laisserai pas le pays aux mains des gangs armés et des trafiquants de drogue », a déclaré le chef de l’État, s’exprimant en créole au lendemain d’affrontements violents entre forces de l’ordre et manifestants dans le centre-ville de Port-au-Prince.

La colère populaire s'est cristallisé autour de la personne de Jovenel Moïse au pouvoir depuis deux ans.

En effet la publication fin janvier d’un rapport de la Cour supérieure des comptes sur la gestion de deux milliards de dollars du fonds Petrocaribe, un programme d’aide offert à Haïti par le Venezuela depuis 2008, a mis en exergue la gestion calamiteuse et les possibles détournements de fonds dont aurait bénéficiait une entreprise dirigée à l’époque par Jovenel Moïse.

Le président a appelé ses opposants au dialogue pour trouver une issue à la crise .

«  J’ai demandé au Premier ministre de venir les expliquer et les appliquer rapidement pour soulager notre misère » , a-t-il déclaré .

Washington a annoncé jeudi soir le rappel de ses diplomates non essentiels et de leurs familles basés en Haïti et a exhorté les Américains à ne pas se rendre en Haiti.


Jenny Chase pour DayNewsWorld

39 MORTS DANS UN ATTENTAT-SUICIDE

AU CACHEMIRE INDIEN

Au moins 39 membres des forces indiennes au Cachemire indien ont été tués jeudi dans un attentat contre un convoi près de Srinagar, le plus meurtrier depuis 2002, a annoncé la police.

Cet attentat-suicide, revendiqué par un groupe islamiste, visait un convoi de 78 véhicules transportant quelque 2.500 membres de la Central Reserve Police Force (CRPF), une force paramilitaire. Une camionnette bourrée d'explosifs a explosé près du convoi de bus.

L'attaque terroriste la plus meurtrière au Cachemire depuis  20 ans.

Une insurrection séparatiste meurtrière déstabilise le Cachemire indien depuis 1989. L'Inde accuse le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée, ce qu'Islamabad a toujours démenti.

Le Cachemire est revendiqué aussi bien par l'Inde que le Pakistan depuis la fin de la colonisation britannique en 1947. Les forces indiennes dans la partie sous contrôle de New Delhi sont estimées au total à quelque 500.000 hommes.

Le Premier ministre indien Narendra Modi a dénoncé une « attaque odieuse ». « Le sacrifice de nos braves membres des forces de sécurité ne sera pas vain », a-t-il ajouté sur Twitter.

Le ministère indien des affaires étrangères a mis en cause le Pakistan dans un communiqué : « Cet acte ignoble et haineux a été commis par Jaish-e-Mohammed, une organisation terroriste basée au Pakistan et soutenue par lui », l'attentat ayant été revendiqué par le groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, basé au Pakistan.

« L'Inde a la ferme intention de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver sa sécurité nationale », a-t-il averti. « Nous exigeons du Pakistan qu'il cesse de soutenir les terroristes et les groupes terroristes qui opèrent depuis son territoire ».

Et le gouvernement indien a donc pris des mesures contre son voisin et ennemi.

La première sanction contre le Pakistan est d'ordre économique. New Delhi vient de retirer à Islamabad son statut de « nation la plus favorisée » qui offrait depuis 23 ans au Pakistan des allègements de droits de douane.

Sur le plan diplomatique, New Dehli s'efforce d’isoler Islamabad. Mais la Chine, plus grand allié du Pakistan, vient déjà de refuser de voter pour inclure le chef du groupe Jaish-e-Mohammed sur la liste des terroristes de l’ONU. Si cette organisation islamiste pakistanaise, qui a revendiqué le carnage est déjà sur cette liste noire, son chef, Masood Azhar, vit cependant librement au Pakistan.

A trois mois des élections législatives, New Delhi pourrait donc envisager une réponse militaire. Il y a deux ans, lors d’une attaque similaire, le Premier ministre avait ordonné une offensive commando surprise pour détruire des camps terroristes situés de l’autre côté de la frontière.

Une réponse qui n'entraîne cependant pas les deux frères ennemis dans une guerre nucléaire.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

TROIS TORTIONNAIRES SYRIENS PRESUMES

ARRETES

C’est un événement sans précédent depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011.

Trois anciens officiers des services de sécurité de Bachar al-Assad, sont soupçonnés d’avoir participé aux actes de torture pratiqués dans les prisons syriennes.

Ils sont soupçonnés d'avoir commis des « actes de torture et des crimes contre l'humanité », entre 2011 et 2012.

Deux anciens membres des services de renseignements syrien ont été arrêtés en Allemagne, a indiqué le parquet fédéral de Karlsruhe.

Un troisième homme a également été interpellé en France, dans la région parisienne. Ils avaient tous les trois le statut de réfugié depuis 2013.

Ces arrestations sont l’aboutissement d’une enquête préliminaire ouverte conjointement au début de l’année 2018 par les justices allemande et française.

Les enquêteurs des deux pays ont créé une équipe commune sur les crimes du régime d’Al-Assad documentés dans le rapport César.

Ce dernier est le pseudonyme d’un ancien photographe de la police militaire syrienne, exfiltré en 2013 avec les clichés effroyables de dizaines de milliers de corps torturés jusqu’à la mort dans les prisons du régime syrien entre 2011 et 2013.

Pour arriver à ces arrestations, les enquêteurs se sont appuyés sur des témoignages de victimes réfugiées en Europe.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l’homme, au moins 60 000 personnes sont mortes depuis le début de la guerre en 2011, sous la torture ou en raison des terribles conditions de détention dans les prisons du régime.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

CONFERENCE CONTROVERSEE SUR LA SECURITE

AU MOYEN-ORIENT

Ce mercredi 13 février s'ouvre une conférence sur la sécurité au Moyen-Orient à Varsovie, en Pologne, à l'initiative des Etats-Unis. Officiellement pour promouvoir la paix et la sécurité au Moyen-Orient.

Le sommet baptisé selon l'intitulé officiel «conférence ministérielle pour la promotion de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient», débattra de la cybersécurité, du « terrorisme et de l'extrémisme, du développement et de la prolifération des missiles, du commerce et de la sécurité maritimes et des menaces posées par les groupes de substitution dans la région», peut-on notamment lire dans le communiqué de la Maison-Blanche.

Si le programme des discussions paraît largement concerner la sécurité au Moyen-Orient, certains pays et observateurs cependant y voient avant tout une réunion anti-Iran.

L'Iran sera en effet au cœur des échanges mercredi et jeudi afin de s'assurer que le pays «n'ait pas d'influence déstabilisatrice», selon les propres termes du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, le 11 janvier. D'après un haut représentant de l'administration américaine d'ailleurs, la conférence sera l'occasion de discuter de « l'influence de l'Iran au Moyen-Orient, les moyens de contribuer à mettre l'Iran sur de meilleurs rails et repousser collectivement certaines de ses activités déstabilisatrices dans la région ».

C'est que les relations entre Téhéran et Washington sont glaciales depuis la décision américaine de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien (PAGC, pour plan d'action global) et de rétablir des sanctions économiques à l'égard des entreprises de la puissance chiite.

La tension a franchi un nouveau cap ces derniers jours, avec la célébration des quarante ans de la révolution islamique en Iran et l'organisation par les États-Unis de la conférence sur le Moyen-Orient en Pologne les 13 et 14 février. Les deux événements ont donné lieu entre les deux pays «ennemis», qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, à de violentes passe-d'armes et des menaces plus ou moins voilées.

Les pays du Golfe et ses alliés ainsi qu' Israël , partisans d'une ligne dure contre Téhéran, ont répondu présents à la conférence. 

L'Arabie saoudite, Bahreïn, Israël, le Yémen, la Jordanie, le Koweït, le Maroc, Oman et les Émirats arabes unis ont confirmé que leurs délégations seraient dirigées par des ministres tandis que l 'Egypte et la Tunisie envoient des vice-ministres. Benyamin Nétanyahou, quant à lui, place la lutte contre l'Iran «en tête d'agenda, a-t-il déclaré au cours d'une réunion avec son cabinet dimanche.

«Comment continuer à l'empêcher de s'implanter en Syrie, comment déjouer ses agressions dans la région et, surtout, comment empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires», a énuméré le premier ministre israélien.

En revanche une majorité des pays européens rejette la ligne dure de Washington contre Téhéran et y participent à minima.

Ainsi la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini ne participera pas à la conférence organisée à Varsovie annonçant avoir d'autres engagements. L'Allemagne a fait le choix d'envoyer un haut fonctionnaire en lieu et place d'Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères.

La France devrait l'imiter. Seule puissance européenne à envoyer son ministre des Affaires étrangères : le Royaume-Uni. Jeremy Hunt a tout de même souligné que le but de sa participation était d'aborder la crise humanitaire déclenchée par l'offensive de l'Arabie saoudite au Yémen.

La Russie et l'Autorité Palestinienne ont également décliné l'invitation. Le premier estime la réunion trop centrée sur «un pays», tandis que la Palestine estime que les Etats-Unis ne peuvent plus servir de principal intermédiaire dans le processus de paix israélo-palestinien, notamment depuis la décision de Donald Trump de transférer l'ambassade américaine d'Israël à Jérusalem.

Les États-Unis entendent donc à cette occasion accentuer la pression sur l'Iran et contenir l'influence de Téhéran au Moyen-Orient malgré les inquiétudes de plusieurs pays de l'Union européenne

En mai dernier, Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord international de 2015 qui encadrait les activités nucléaires de Téhéran et rétabli des sanctions contre l'Iran alors même que les autres signataires de l'accord de Vienne - Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne - en restent parties prenantes. Depuis, la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie a provoqué de nouvelles inquiétudes parmi les alliés européens des États-Unis.

De son côté le président iranien Hassan Rohani est le même jour, à Moscou avec les présidents russe et turc, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, pour des discussions sur la situation syrienne.

Une stratégie américaine « dangereuse » ?

Alize Marion pour DayNewsWorld

OURS POLAIRES AGRESSIFS EN RUSSIE

Attention ours méchants. L'archipel de Nouvelle-Zemble, dans le nord-est de la Russie, a décrété samedi l’état d’urgence face à l'« invasion » de dizaines d’ours polaires agressifs.

Des dizaines d’ours polaires affamés s’invitent de plus en plus souvent en ville, attaquant les gens dans la rue et faisant intrusion dans les immeubles d’habitation.

Ces animaux sont affectés par le réchauffement climatique et la fonte des glaces.

Une cinquantaine d’ours polaires rendent régulièrement visite à Belouchia Gouba, le plus grand village de l’archipel où est basée une garnison militaire russe.

Ils sont reconnus comme espèce en danger et la chasse des ours polaires est interdite en Russie.

Pour l’heure, les autorités cherchent à chasser les ours polaires des immeubles d’habitation à l’aide de véhicules de patrouille et de chiens. Mais en vain.

L’agence fédérale russe chargée de la surveillance de l’environnement refuse d’autoriser l’abattage des animaux les plus agressifs.

Elle a décidé d’envoyer sur l’archipel une commission pour faire une évaluation de la situation.

Boby Dean pour DayNewsWorld

INONDATIONS EN AUSTRALIE DES CROCODILES

DANS LES RUES

De telles précipitations, « ce n'est pas un événement qui survient tous les 20 ans, c'est un événement qui survient tous les 100 ans ».

La déclaration de la Première ministre du Queensland, Annastacia Palaszczuk, samedi, témoigne de la violence des précipitations qui se sont abattus sur le nord de l'Australie ces derniers jours.

Le nord -est de l'immense île-continent est habitué en cette saison aux pluies de mousson mais pas d'une telle violence. Cette partie de l'Australie est sous des trombes d'eau.

L'armée a été déployée dans certaines zones de l'Etat du Queensland, lundi 4 février, pour évacuer la population menacée par des crues exceptionnelles. Les autorités ont été contraintes dimanche d'ouvrir les vannes contre les inondations pour libérer des torrents d'eau.

La ville côtière de Townsville est particulièrement touchée si bien que nombre de voitures étaient sous l'eau et de nombreux habitants privés de courant. Et que des crocodiles ont été aperçu dans des rues inondées

« Si l'idée de vous retrouver face à face avec un crocodile ne suffit pas à vous en dissuader, avant d'aller jouer dans l'eau, vous devez toujours avoir à l'esprit que vous pourriez être en train de patauger au milieu des excréments de votre voisin », a prévenu la police du Queensland dans un communiqué.

Le Bureau australien de la météorologie a mis en garde dimanche contre de nouvelles pluies et le risque de tornades et de vents violents dans les jours à venir.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

NAYIB BUKELE PRESIDENT DU SALVADOR

Le conservateur Nayib Bukele sera le 6e président depuis la fin de la guerre civile en 1992. Il hérite, comme ses prédécesseurs, d’un pays dominé par les gangs. Nayib Bukele, 37 ans, l’enfant terrible de la politique salvadorienne, a remporté dimanche 3 février, dès le premier tour avec plus de 53 % des voix, l’élection à la présidence du plus petit, mais plus densément peuplé, pays d’Amérique centrale.

« Nous pouvons annoncer maintenant de manière tout à fait certaine que nous avons gagné la présidence de la République du Salvador », a déclaré l’ancien maire de San Salvador devant ses partisans.

Le mandat présidentiel de cinq ans est non renouvelable, et la majorité parlementaire est détenue par le parti de droite Arena, au moins jusqu’aux prochaines élections législatives en 2021.Un peu plus de 5,2 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour un scrutin qui s’est déroulé dans le calme et dans l’ambiance de fête

Ses deux principaux adversaires Carlos Calleja, du parti de droite Alliance républicaine nationale (Arena), et Hugo Martinez, du parti Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN, ex-guérilla) ont reconnu sa victoire. du candidat du parti conservateur Grande alliance pour l’unité (Gana).

Le sixième président salvadorien depuis la fin, en 1992, de la guerre civile qui avait ensanglanté le pays pendant une douzaine d’années, s’est donné pour mission de rompre avec la double malédiction de la violence des gangs criminels et de la misère. Nayib Bukele cultive sa proximité avec la frange la plus jeune de l’électorat.

Son premier défi à relever est celui de la violence des bandes criminelles, responsables de la quasi-totalité des 3 340 meurtres qui ont ensanglanté l’année dernière le Salvador.

Avec un taux de 51 homicides pour 100 000 habitants, c’est l’un des pays les plus violents du monde en dehors des zones de guerre. Quelque 54 000 membres des deux « maras » (gangs) toujours en activité (17 000 sont derrière les barreaux) font régner la terreur au Salvador en se livrant au racket, au trafic de drogue et aux assassinats. De droite ou de gauche les différents gouvernements n'ont pas réussi à en venir à bout des  bandes criminelles.

Cette violence endémique et la misère poussent chaque année des milliers de Salvadoriens à fuir leur pays. Ils ont été ainsi plus de 3 000 à prendre la route en « caravane » vers le rêve américain en octobre et novembre 2018, au grand dam du président Donald Trump.

L’économie désormais dollarisée marque le pas et 30,3 % des 6,6 millions de Salvadoriens vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LE PAPE FRANCOIS AUX EMIRATS UNIS POUR UN DIALOGUE INTERRELIGIEUX

« Nous espérons que la visite apostolique du pape François constituera un pas important sur le chemin du dialogue entre musulmans et chrétiens et contribuera à la compréhension réciproque et à la paix au Proche-Orient », a déclaré Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique aux Émirats, à Oman et au Yémen.

Le pape François est arrivé dimanche 3 février au soir à Abu Dhabi pour y rester jusqu’au mardi 5 février.. C'est la première fois qu'un pape se rend dans un pays musulman du Golfe. .

Les Emirats arabes abrite 10% de catholiques qui peuvent vivre leur foi. « Le pape parlera à un peuple de migrants », souligne Alessandro Gisotti, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.

S'ils jouissent d'une relative liberté religieuse, ils sont tenus cependant à une grande discrétion, l'islam étant religion d'Etat.

Pour le Vatican, la visite du pape est placée sous le signe du dialogue interreligieux, dans un pays de tradition musulmane malikite et non wahhabite, où les fondamentalistes ne sont pas tolérés.

En 2014, trente personnes appartenant à une branche des Frères musulmans ont été emprisonnées. Mais les chrétiens, tous étrangers et immigrés, employés dans le bâtiment, l’hôtellerie ou comme domestiques, ne bénéficiant d'aucun statut juridique, sont maltraités et mal payés.

 

L'enjeu, pour l'Eglise catholique, est donc d'obtenir, à terme, un statut juridique de «citoyen» pour les habitants chrétiens des pays musulmans tandis qu'il s'agit pour les musulmans de montrer le visage d'un islam tolérant.

Ce voyage s'inscrit de fait dans le cadre de l'année de la «Tolérance» décrétée en 2019 par les Emirats Arabes Unis

Une messe en plein air sera célébrée au stade Zayed . Le pape circulera en papamobile dans le stade, mais aussi dehors, signe important dans un pays où les manifestations extérieures du culte chrétien sont peu tolérées.

Avec 130 000 fidèles attendus, on l’annonce comme le plus grand rassemblement jamais organisé dans le pays. Puis le pape François participera  lundi,avec 700 autres responsables religieux de toutes confessions, à une «conférence mondiale sur la fraternité humaine» organisée par le «Conseil Musulman des Sages» présidé par son ami, le cheikh Ahmed Al Tayeb, recteur et grand iman du Caire (Egypte)

La participation des Émirats à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite contre le Yémen pourrait également être abordée. « Je suis avec grande préoccupation la crise humanitaire au Yémen. La population est épuisée par le long conflit et de très nombreux enfants souffrent de la faim.

Le cri de ces enfants et de leurs parents monte devant Dieu », a-t-il lancé. Une heure avant de s'envoler pour Abou Dhabi, le pape a pressé les parties impliquées dans le conflit au Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, de « favoriser de manière urgente le respect des accords » pour une trêve à Hodeida (ouest), essentielle à l'acheminement de l'aide internationale.

Le pape argentin a également posté un message sur Twitter, affirmant se rendre aux Emirats « comme un frère pour écrire ensemble une page de dialogue et parcourir ensemble les chemins de paix. Priez pour moi! ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA CONFIANCE DES FRANÇAIS

DANS LA PRESSE EST EN BERNE

Après plusieurs agressions de journalistes et « une escalade de la haine » lors de certains épisodes des manifestations des Gilets Jaunes, toutes dénoncées par l’ONG-Reporters Sans Frontière, le journal La Croix a fait procéder à un sondage suivi d’une étude évaluant la confiance des Français dans la Presse.

Les résultats sont alarmants ! La crédibilité accordée par les Français aux différents supports de presse et la perception qu’ils ont de l’indépendance des journalistes sont au plus bas.

A la question : « Les journalistes sont ils indépendants » la réponse a été non, au motif que la pression ressentie des partis et du pouvoir politique est pour 69% des Français très forte.

La Presse et les journalistes se placeraient  trop souvent dans le sens du vent faisant en sorte que l’on ne sait pas «  si c’est la girouette qui tourne ou si c’est le vent qui la fait tourner » (Edgard Faure)

Les Français ont aussi répondu non à 62% pour les pressions venant du monde de l’argent.

A la question : « En général, à propos des nouvelles…est-ce que de votre point de vue, vous dites : les choses se sont passées comme le raconte la TV », ils sont 62% à répondre non, soit une hausse spectaculaire de 10 points en un an.

Les 8/24 ans ont encore moins confiance dans la TV ; ils sont 64% à déclarer qu’ils n’ont pas confiance en elle.

Parmi les médias, la radio semble s’en sortir un peu mieux : 50% des gens lui font encore confiance mais le baromètre a plongé de 6 points en un an.

La presse écrite perd à nouveau 8 points sur les 6% de personnes qui lisent les journaux papier ; 44% ne lui font pas confiance. La Presse écrite qui est pourtant toujours considérée comme la part noble du métier est moribonde.

Internet et les réseaux sociaux sont les seuls médias qui restent stables, avec 25% seulement de gens qui leur font confiance.

S’agissant de la couverture du mouvement des Gilets Jaunes, 32% seulement des Français pensent que le mouvement a bien été traité, étant précisé par ailleurs que 54% estiment que la façon dont la Presse en parle ne permet pas de le comprendre.

Cette étude, issue du 32ème Baromètre de Confiance des Français dans les Médias, réalisée par Kantar, confirme que les journalistes sont de moins en moins crédibles et que de ce fait la liberté d’informer et par suite  le droit à « la bonne » information sont de plus en plus illusoires.

Le public des lecteurs souhaite néanmoins très majoritairement voir l’émergence d’une Presse neutre et non partisane, qui de surcroit « ne soit pas de gauche ». Selon ce public, plus les journalistes mentent, plus ils désinforment, plus les gens sont irrités et plus ils vont chercher sur Internet pour s’informer avec de la matière « brute », non analysée estime Patrick Grunberg, Journaliste chez Dreuz.info.

Triste constat qui nécessite néanmoins quelques « ré informations salutaires » ne serait-ce que pour réhabiliter les médias qui font encore, contre vents et marées , bien leur travail ; mais qui aussi se font, malheureusement et très fréquemment pointer du doigt pour la seule raison qu’ils ne se seraient pas assez agenouillés devant tous les pouvoirs mais surtout devant l’efficacité redoutable des réseaux sociaux et notamment  Facebook.

Sur ce dernier point, le constat est le même aussi bien aux Etats- Unis, qu’en Europe ou en France.

Avec les GAFA le paysage médiatique est en train de muter à une vitesse considérable, créant aussi, par suite et en raison de leur nature , une menace toxique pour la démocratie « manipulée par le soft power, l’argent et l’écosystème de l’entre soi » de ces géants de l’Internet.

Les conséquences estimées à terme sont inquiétantes, la dépendance des médias aux actionnaires-industriels-milliardaires contribuant chaque jour un peu plus à la mise en place d’une information uniformisée  (au niveau mondial) sur un format qui a crée la soumission au total numérique, au rythme imposé (journalier/hebdomadaire/mensuel) et pour finir à l’organisation des rédactions victimes de leur asservissement au dictat financier mis en place par  leurs « vrais employeurs ».

Les petits médias sont les plus touchés. Pire même, ils risquent d’être balayés du paysage médiatique.

Le retour de manivelle n’a pas tardé. Dose après dose la Presse papier mais aussi la Presse audiovisuel ont commencé à payer (c’est ce que confirme l’étude de Kantar) les effets pernicieux de la stratégie de ces  géants qui depuis quelques années a mis à dure épreuve l’agilité et la compétence des petites et moyennes rédactions.

Tout a commencé véritablement en octobre 2016, lorsque Facebook a sifflé la fin de la partie en faisant savoir que désormais, pour l’avenir, les fils de l’actualité ne seraient plus gratuits. Pour donner néanmoins encore envie  aux médias de continuer à « s’alimenter à travers eux », mais surtout pour convaincre ceux qui bénéficiaient alors d’une solide réputation, envie de contribuer au format Facebook, Mark Zukerberg , soutenu par d’alléchants algorithmes a proposé un deal aux plus grands médias qu’il souhaitait enrôler.

Pour cela, il a fait un chèque de 50 millions de dollars, répartis en 140 contrats (une goutte d’eau par rapport aux recettes trimestrielles de Facebook/environ 15 milliards de dollars en 2018). Des millions de dollars et d’euros ont ainsi été distribués aux médias  et à certains médias hexagonaux. Même le mythique « Le Monde » ne s’est pas donné les moyens de résister. Diverses sources indiquent que le journal percevrait entre 200 et 300 000 € par mois, sur des périodes de 6 mois en rémunération de son partenariat

En dépit de  cela, un grand nombre de médias, qui se sont engagés dans la spirale du système ont admis (de gré ou de force)  depuis quelques temps qu’ils ont tout intérêt à entretenir « de bonnes relations avec leur mécène » aggravant par voie de conséquence immédiate leur dépendance financière.

Du coté de Facebook on assume ces contributions financières, qu’ils nomment astucieusement « compensations ».  Mais, la " média partnership team », consciente de ses faiblesses éthiques et de la dépendance financière de ses protégés n’a  pas hésité, pour faire baisser encore un peu plus leur méfiance et les reliquats de volonté d’indépendance, à les inciter à raisonner en termes d’opportunités ( ?), pour faire totalement oublier les règles morales fondamentales du journalisme.

Bien que certains journalistes à l’exemple de Michel Szadkowski (Rédaction Le Monde) continuent d’expliquer qu’ils n’ont fait aucune concession d’éditorial, force est de constater que cela n’a pas suffit pour rassurer les lecteurs, de plus en plus critiques.

Les lecteurs-consommateurs qui sont en effet devenus de plus en plus perspicaces ont compris comment fonctionne depuis plusieurs années le système. Les résultats du 32ème et dernier baromètre de la Presse de Kantar en est la preuve. Saturés par des contenus orchestrés et bourrés d’erreurs « dites techniques » ils ont commencé à se détourner de l’information en général, même s’ils sont toujours accroc à l’actualité.

Face à ce système l’opinion des lecteurs a évolué tout naturellement comme a évolué le consentement à l’impôt, symétriquement. Trop d’impôts, tue l’impôt ! Trop d’information manipulée, tue l’information ! La colère et l’indignation sont montées d’un cran supplémentaire avec les Gilets Jaunes et c’est devenu la « cata » en termes d’image pour la Presse et les médias.

Les conflits et leurs manifestations violentes sont devenus  inévitables : Insultes, confiscations de matériel, viols, coups de matraque, tabassages, agressions multiples, menaces de mort… la mobilisation des Gilets Jaunes a mis en évidence, sur le terrain de l’information, le fort désamour qui existe aujourd’hui entre journalistes et citoyens, ceci au nom de la liberté d’expression et de penser. C’est hallucinant dans un pays comme la France !

Pourtant la liberté de la Presse et le suffrage universel (démocratique) sont indissociables et attenter à l’un c’est attenter à l’autre et porter atteinte à l’indépendance de l’information. Mais on a touché présentement  le nœud gordien en ces domaines !

Pour notre part, nous souhaitons reprendre le slogan de Reporters sans Frontières « les citoyens ont le droits de manifester, les journalistes celui d’informer ». Le respect intégral du fonctionnement de ce couple démocratique est pour nous une recherche quotidienne absolue.

Daynewsworld est indépendant. Il poursuivra sur cette ligne la diffusion de ses informations, sans s’interdire des analyses qui pourraient parfois ne pas être totalement conformes à la bien pensance générale. La pensée unique n’est pas un carcan pour nous !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LA CHRETIENNE ASIA BIBI ENFIN LIBRE

DE QUITTER LE PAKISTAN

Enfin la chrétienne Asia Bibi va pouvoir quitter le Pakistan après une longue saga judiciaire. Asia Bibi, ouvrière agricole chrétienne, avait été condamnée à mort en 2010 pour blasphème à la suite d’une dispute avec des villageoises musulmanes au sujet d’un verre d’eau. Ce qui avait suscité une vague d'indignation dans le monde.

La Cour suprême avait fini par prononcer le 31 octobre 2018 l'acquittement d'Asia Bibi.

Mais après l’acquittement d’Asia Bibi, des milliers d’islamistes avaient bloqué trois jours durant les principaux axes du pays pour exiger sa pendaison. Ces rassemblements avaient poussé le gouvernement du Premier ministre Imran Khan à signer un accord controversé avec eux, au grand dam des Pakistanais.

L'exécutif s'était engagé à lancer une procédure visant à interdire à Asia Bibi de quitter le territoire et à ne pas bloquer la requête en révision du jugement d'acquittement par la Cour Suprême.

« Ce recours est rejeté », a déclaré le juge Asif Saeed Khosa à l’issue de l'audience devant la plus haute instance judiciaire pakistanaise.

La Cour suprême s’est donc opposée ce mardi à l’ouverture d’une procédure en appel contre l’acquittement d'Asia Bibi. Cette décision ouvre la voie au départ de la chrétienne d'un pays musulman très conservateur.

Les défenseurs des droits de l’homme voient en Asia Bibi un symbole des dérives de la loi réprimant le blasphème au Pakistan, souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels

Une quarantaine de personnes condamnées pour blasphème se trouvent actuellement dans le couloir de la mort au Pakistan, selon une estimation de la Commission internationale pour la liberté religieuse des États-Unis datant de 2018.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

FORUM DE DAVOS 2019

Le Président des Français, Emmanuel Macron, a choisi la date d’aujourd’hui, lundi 21 janvier 2019 pour réunir le gratin de la finance et de l’industrie mondiale à Versailles.

Versailles ! 21 janvier ! Emmanuel Macron a-t-il vu que ces deux mots avaient fait trembler la France il y a un peu plus de 200 ans ?

Le 21 janvier est la date anniversaire de la décapitation de Louis XVI, le dernier roi ayant vécu à Versailles ?

Officiellement cette réception a pour but de présenter l’attractivité de la France. Les services de la Présidence ont parlé de nécessité de « faire de la pédagogie sur les réformes économiques menées depuis 18 mois et celles qui restent à faire » !

Le communiqué est atterrant de naïveté ou de franchise cynique. Les Gilets Jaunes vont certainement apprécier ( ?) cette franchise et affirmer une fois de plus que le « Grand Débat » n’est que poudre aux yeux et « enfumage »  car l’exécutif veut visiblement poursuivre le cap de façon déterminée.

Parmi ces patrons qui devraient venir faire glisser leurs pas sur les parquets de Versailles, sont attendus : les dirigeants de Microsoft, de Mittal, de Général Electric (qui grâce à Emmanuel Macron, alors Ministre des Finances a « dérobé» Alsthom à la France), Snapchat, Procter § Gamble mais aussi Aliko Dangote, la 1ère fortune africaine qui se trouve à la tête du conglomérat éponyme nigérian.

Officieusement ces grands patrons sont en route pour Davos, ce village devenu célèbre, des Grisons suisses où va se tenir le 38ème forum mondial. En fait, ils ont été « interceptés » par Emmanuel Macron, car celui-ci ne peut pas y aller, empêché, qu’il  est par la colère des Gilets Jaunes et le démarrage du Grand Débat national.

Pourtant, il aurait certainement aimé aller au Forum de Davos en cette année 2019, pour faire le beau comme à son habitude dans des endroits plus élégants que d’obscurs gymnases de province.

Il aurait au demeurant été intéressant d’entendre Emmanuel Macron pérorer sur le thème qui a été choisi : « la moralisation de la mondialisation ».

Waaouhhh ! Quelle question géniale ! Comment doit -elle être analysée sachant que la mondialisation n’a semble-t- il pas adopté des voies très morales  au sens social du terme, pour prospérer jusqu’à présent.

Une « re-moralisation » aurait été pourtant bienvenue plus tôt, en France comme ailleurs dans le monde pour qu’il y ait moins de chômage, moins d’immigration et moins de pauvreté. L’explosion des Gilets Jaunes le démontre s’il en était besoin.

Mais Davos a toujours été un gigantesque cocktail, une université d’hiver pour très riches VIP, un meeting et un brainstorming en entre soi  où la morale a rarement eu sa place.

Mais peu importe, sûr de lui, Klaus Schwab, le fondateur de Davos  qui a fait cette année le constat que le monde « entrait dans une période de profonde instabilité provoquée par des disruptions technologiques et des réalignements  de forces géoéconomiques et géopolitiques » a jugé que dorénavant « la quatrième révolution industrielle en cours devait être centrée sur l’être humain, de façon inclusive et durable ».

Aussi, après avoir été le centre d’un bon business, le Forum de Davos pourrait-il devenir un évènement où l’on y brasse des idées philosophiques et économiques fortes.

Pour cette année, ces idées ne seront cependant pas partagées par :

Carlos Ghosn : en taule

Emmanuel Macron : saucissonné par les Gilets Jaunes

Theresa May : empêtrée dans le Brexit

Donald Trump : en guerre contre le Congrès et en plein shutdown

Michel Temer : accusé de corruption et de blanchiment d’argent, remplacé par Jair Bolsonaro qui va tenir la vedette cette année.

Et pourtant, l’économie mondiale serait, selon de nombreux économistes, au seuil d’une nouvelle crise, menacée par le spectre d’une augmentation des taux d’intérêts, d’une flambée des prix du pétrole et des matières premières dont certaines se font de plus en plus rares.

Vestifinance  vient de détailler les indicateurs à la base de ces prédictions dans une étude qui démontre que la baisse (trop rapide)  constatée de la masse monétaire pourrait conduire à une sévère impulsion à la baisse de la croissance économique mondiale.

Aussi, dans le contexte de financiarisation de l’économie et de mutation des relations entre l’Etat et l’Economie, il se pourrait malgré tout que Davos débouche sur des propositions de reprise en mains du pouvoir politique sur l’économie , ceci alors même que le discours contre le libre échange est en train de gagner du terrain par le biais de la montée des populismes.

Davos 2019 pourrait il introduire des propositions inclinant vers un autre paradigme  économique, plus favorable au grand nombre et moins pour quelques uns ?

Les banquiers centraux indépendants pourraient faire les frais de ce renversement de tendance et être obligés de céder du terrain, « challengés » solidement qu’ils seront dans le futur par les médias emmenées par les opinions publiques, et, contraints par les règles nouvelles qui leurs seront imposées.

Naturellement, il ne faut pas crier victoire trop vite ! Il faudra encore du temps pour amorcer ces revirements, mais il faudra suivre attentivement les conclusions des travaux de Davos 2019 pour savoir qui seront les gagnants et les perdants à l’avenir.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

ATTENTAT MEURTRIER EN COLOMBIE

AU MOINS 21 MORTS ET 68 BLESSES

21 morts et 68 blessés. C'est le bilan d'un attentat à la voiture piégée perpétré dans le sud de Bogota (Colombie), jeudi 17 janvier. L'école de la police nationale a été visée à l'issue d'une cérémonie de promotion de jeunes officiers.

Cette attaque est la plus meurtrière depuis 2003 dans la capitale de ce pays qui peine à sortir de plus d'un demi-siècle guerre interne fratricide.

Le chef de l'Etat Ivan Duque a décrété un deuil national de trois jours tout en qualifiant l'acte « misérable acte terroriste » .

L'auteur de l'attaque a été identifié comme José Aldemar Rojas Rodriguez.

Il est entré à 9h30, heure locale, dans l'enceinte de l'Ecole des officiers Général Francisco de Paula Santander, au volant d'une camionnette grise chargée de 80 kilos de pentolite, un puissant explosif, selon le procureur général colombien.José Aldemar Rojas Rodriguez ferait partie de l'Armée de libération nationale (ELN), l 'un des derniers groupes armés en Colombie vivant de narco-trafic, depuis la paix signée avec l'ex-rébellion Farc en 2016.

Plusieurs attentats en Colombie

Récemment Bogota avait été le théâtre de deux attentats meurtriers : l'un en juin 2017 dans un centre commercial, avec trois morts attribué un groupuscule de gauche, le Mouvement révolutionnaire du peuple (MRP), l'autre en janvier 2018 contre la police, revendiqué par l'Armée de libération nationale (ELN).

Arrivé le président colombien Ivan Duque a durci la lutte contre le trafic de drogue ainsi que sa politique envers l'ELN.

« Cet acte terroriste démentiel ne restera pas impuni », a assuré le président de droite Ivan Duque arrivé au pouvoir en août, qui a durci la lutte contre le trafic de drogue et la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN). Dénonçant

« une attaque contre toute la société », il a appelé « les Colombiens à s'unir contre les violents ».

L'attentat a été unanimement condamné, en particulier par le bureau de l'ONU en Colombie, les États-Unis, le Venezuela voisin et les Farc qui ont exprimé leur solidarité avec les victimes.

L'ELN avec quelque 1800 membres serait la dernière guérilla du pays depuis le désarmement et la transformation en parti politique des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à la suite de l'accord signé en 2016 avec le précédent gouvernement.

Duque exige de l'ELN la libération des otages détenus , dont le nombre est évalué à 17, tout comme la fin de ses activités criminelles avant une reprise des négociations, entamées en 2017 mais suspendues depuis août. Pour les rebelles les conditions posées sont «  unilatérales et inacceptables ».

Bien que l'intensité du conflit ait diminué depuis l'accord avec les Farc, la Colombie reste affectée par une guerre fratricide qui a fait plus de huit millions de victimes entre morts, disparus et déplacés.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

AU SOUDAN LA RUE DEFIE LE PRESIDENT BECHIR

Voilà plus de trois semaines que le Soudan est secoué par des manifestations doublées d’une violente répression des autorités. Les marches ont commencé pour protester contre l'augmentation du prix du pain avant de se transformer en vague anti-gouvernementale. Le président El-Béchir, au pouvoir depuis 1989 après un coup d'Etat étant tout particulièrement contesté.

Vingt-deux personnes sont mortes depuis le début du mouvement, selon un bilan officiel. Des ONG internationales parlent d'au moins 40 morts. La Grande-Bretagne, la Norvège, les Etats-Unis et le Canada ont exhorté mardi le Soudan à enquêter sur la mort des protestataires, se disant « consternés par l’usage de balles réelles contre les manifestants ».

Contesté dans son pays, le président soudanais continue cependant de bénéficier du soutien de pays alliés, préoccupés par la stabilité d'une région déjà déchirée par les conflits.

Pays d’Afrique orientale de 1 886 068 km², le Soudan est frontalier de l’Erythrée et de l’Ethiopie à l’est, du Sud Soudan, de la Centrafrique et du Tchad à l’ouest, de la Libye et de l’Egypte au nord. Tous ces pays frontaliers ne verraient pas d'un bon œil le basculement du pays dans une instabilité qui pourrait être contagieuse.

« Toutes les parties dans la région (Moyen-Orient) sont à couteaux tirés mais s'accordent d'une certaine façon sur Béchir", estime Abdelwahab al-Affendi, universitaire au Doha Institute for Graduate Studies. Prônant la continuité dans ce pays arabe d'Afrique du Nord, « elles pensent que toute alternative pourrait ne pas leur être favorable ».

Ainsi le président Béchir bénéficie du soutien de ses alliés régionaux comme l'Egypte, l'Arabie saoudite et le Qatar.

« L'Egypte soutient totalement la sécurité et la stabilité du Soudan, qui sont fondamentales pour sa sécurité nationale », a déclaré la semaine dernière le président al-Sissi à un proche conseiller du président soudanais reçu au Caire.

Le Soudan cherche d'autres partenaires. Omar Béchir s'est rendu à Damas pour y rencontrer son homologue syrien Bachar al-Assad à Damas, l'idée étant de se rapprocher de la Russie, allié indéfectible du régime syrien et puissance incontournable au Moyen-Orient.D'autres puissances comme la Chine ont investi des milliards de dollars au Soudan ces dernières décennies

Les Etats-Unis et l'Union européenne qui ne soutiennent pas le régime de Béchir, recherché par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour des accusations de crimes de guerre et de génocide au Darfour (ouest), ont également tout intérêt à ce que le pays é ne bascule pas dans l'instabilité au risque de voir une nouvelle vague de migration vers l'Europe, selon cette source.

La situation stratégique du Soudan, dans la Corne de l'Afrique, est une aubaine pour M. Béchir, renchérit Amal-Taweel, analyste au Centre Al-Ahram pour les études politiques et stratégiques, au Caire.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

L'OPPOSANT FELIX TSHISEKEDI

CINQUIEME PRESIDENT EN RDC ?

C'est le candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi, qui a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle historique à un tour en République démocratique du Congo par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

« Ayant obtenu 7.051.013 suffrages valablement exprimés, soit 38,57 %, est proclamé provisoirement élu président de la République démocratique du Congo M. Tshisekedi Tshilombo Félix », a déclaré son président, Corneille Nangaa.

A 55 ans, Félix Tshisekedi, « provisoirement élu », s’apprête à devenir le cinquième président du plus grand pays d’Afrique subsaharienne.

Un opposant à la tête du géant d’Afrique centrale, frontalier de neuf pays, riche en ressources naturelles, premier producteur et exportateur mondial de cobalt .

Pour la première fois de son histoire, la République démocratique du Congo (RDC) connaît une alternance politique par les urnes avec la victoire d'un opposant après les deux élections de Joseph Kabila en 2006 et 2011.

Félix Tshisekedi arrive donc en tête de la présidentielle du 30 décembre devant Martin Fayulu (34,8%), candidat de la coalition d'opposition Lamuka et le candidat de la coalition au pouvoir FCC Emmanuel Ramazani Shadary (23,8%). Au total 21 candidats étaient en lice.

Mais des doutes ont été émis quant à la conformité des résultats.  Ainsi son adversaire Martin Fayulu, qui est arrivé en deuxième position, a pour sa part assuré que « ces résultats n'ont rien à voir avec la vérité des urnes » y voyant « un véritable putsch électoral ».

Pour l'Eglise les résultats provisoires de l'élection « ne correspondent pas » non plus aux données collectées par les observateurs de l’Église catholique en République démocratique du Congo, a déclaré jeudi la conférence épiscopale.

Le ministère des Affaires étrangères français a de son côté jugé les résultats « non conformes ».

La coalition au pouvoir soutenant le candidat Emmanuel Ramazani Shadary n'a par contre pas contesté les résultats : « Nous sommes déçus par le mauvais score qui nous est attribué, mais nous prenons acte de la proclamation. »

Mais le résultat annoncé peut encore faire l'objet de recours devant la Cour constitutionnelle.

Les résultats définitifs doivent être publiés par la Cour constitutionnelle d'ici le 15 janvier, selon l'actuel calendrier électoral qui a pris trois jours de retard. La prestation de serment du nouveau président élu pour un mandat de cinq ans est prévue le 18 janvier.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

QUAND LE PARLEMENT VENEZUELIEN CONTESTE

LA LEGITIMITE DU NOUVEAU MANDAT

Le Parlement vénézuélien, acquis à l'opposition, a déclaré samedi illégitime le nouveau mandat du président Nicolas Maduro qui doit débuter le 10 janvier tout en s'engageant à encourager un « gouvernement de transition » et des « élections libres ».

« Nous réaffirmons le caractère illégitime de Nicolas Maduro (...). A partir du 10 janvier il usurpera la Présidence et cette Assemblée nationale est en conséquence la seule représentation légitime du peuple », a déclaré le président de l'Assemblée, Juan Guaido, à peine élu. Les principaux partis d'opposition avaient boycotté le scrutin marqué par une forte abstention.

« On ne devient pas président en s’accaparant la présidence de la République, a dénoncé le député Luis Florido. L’élection du 20 mai dernier n’a été ni juste, ni libre, ni représentative. Des partis n’ont pas pu participer. La communauté internationale n’a pas pu superviser le processus. »

Le chaviste Nicolas Maduro, 56 ans, a été réélu le 20 mai pour un nouveau mandat de six ans- avec pour soutien l'armée- à l'issue d'une élection contestée. Il est accusé par ses détracteurs de mener une gestion économique erratique et d'être un « dictateur » accaparant tous les pouvoirs.

Le Venezuela, qui possède les plus grandes réserves de pétrole du monde, est plongé dans une profonde crise économique et se trouve sous le coup de sanctions financières des Etats-Unis. Les difficultés économiques ont poussé à l'exil quelque 2,3 millions de personnes depuis 2015 (7,5% d'une population de 30,6 millions).

Une portée toute symbolique

Le vote des députés n'a cependant qu'une portée symbolique. Depuis 2016 le Parlement a été vidé de ses pouvoirs. La Cour suprême, réputée proche de l'exécutif, a déclaré nulles toutes les décisions adoptées par le Parlement. L'assemblée parlementaire vénézuélienne avait échoué, en janvier 2017, à obtenir le départ anticipé du chef de l'Etat socialiste pour « manquement aux devoirs » de sa fonction.

L'opposition a cependant prévu d'autres actions – qu'elle n'a pas détaillées - pour forcer Nicolas Maduro à quitter le pouvoir. Les députés vénézuéliens comptent également sur la pression internationale pour engager une transition.

Même décision des pays du groupe de Lima exception faite du Mexique

Vendredi 4 janvier, à l’issue d’une réunion, 12 pays d’Amérique latine et le Canada, membres du groupe de Lima, ont signé une déclaration destinée à coordonner des mesures à l’encontre du pouvoir de Caracas, indiquant qu’ils ne reconnaîtraient pas le deuxième mandat du président vénézuélien.

Seul le Mexique, dirigé par le président de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador, n’a pas signé. De plus le porte-parole du département d'Etat américain, Robert Palladino, a exprimé samedi son « soutien » au parlement, le qualifiant de dernière et « unique institution légitime et élue démocratiquement » au Venezuela.

Pour les autorités chávistes et Nicolas Maduro, les déclarations comme celle du Groupe de Lima visent à provoquer un coup d’Etat encouragé par les Etats-Unis.

Rien ne semble atteindre le président. Le numéro deux du pouvoir chaviste, Diosdado Cabell a affirmé samedi que Maduro serait assermenté devant la Cour suprême et que le parlement « manque de légitimité ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

VERS UNE REUNIFICATION INELUCTABLE ENTRE TAIWAN ET LA CHINE MEME PAR LA FORCE?

Le chef d’État chinois Xi Jinping a affirmé lors de son discours mercredi 2 janvier vouloir faire tout ce qui est possible pour une « réunification pacifique » de la Chine continentale à Taïwan qu’elle considère comme sa province, avant d’ajouter ceci : « Nous n'exclurons pas l'usage de la force et garderons toutes les options nécessaires » pour mener à bien cette réunification « inéluctable ».

Pour récupérer Taiwan, Xi Jinping n'écarte donc pas le «recours à la force» en cas de proclamation formelle d'indépendance à Taipei ou d'intervention extérieure – notamment de la part des Etats-Unis, principal appui militaire de l'île....

Et d'ajouter : «La Chine doit être réunifiée et elle le sera. L’indépendance de Taïwan est une entorse à l’histoire et ne pourra conduire qu’à une impasse […] et à un profond désastre», a prévenu Xi Jinping.

De son côté, la présidente taïwanaise Tsaï Ing-wena déclaré que l'île n'accepterait pas un accord politique basé sur «un pays, deux systèmes» avec la Chine selon le modèle hongkongais . Elle n'a pas hésité à défier la Chine communiste en réponse à la menace de Xi Jinping. «Comme présidente de la République de Chine [nom officiel de Taïwan, ndlr], j’appelle la Chine à prendre courageusement des mesures en faveur de la démocratie afin de comprendre la population de Taïwan», a-t-elle tweeté.

Taïwan, île de 23 millions d'habitants située entre Shanghaï et l’archipel des Philippines, est de facto indépendante depuis 1949, date à laquelle le gouvernement nationaliste de la République de Chine s'y est installé après sa défaite face aux communistes, qui fondaient la République populaire de Chine (RPC).

Depuis, il y a de fait deux Chines.

L'île chinoise, devenue au fil des années, un pays à part entière, est néanmoins toujours considérée par Pékin comme une province rebelle. Et le pouvoir chinois revendique d'autant plus la souveraineté sur Taïwan que sa présidente Tsaï Ing-wen, élue en 2016, refuse de reconnaître le « principe de la Chine unique » et que certains membres de la formation indépendantiste, le Parti démocrate progressiste(PDP), incarnée par la présidente Tsai Ing-wen, plaident pour l'indépendance formelle de l'île...

Le gouvernement en place à Taipei voit certes le nombre de ses alliés sur la scène internationale diminuer sous la pression de Pékin, qui mène une politique d'étouffement, il peut cependant compter sur le renforcement de ses liens avec des puissances comme le Japon et surtout les États-Unis.

«Tant que le gouvernement chinois ne traite pas son peuple avec bienveillance, ne peut garantir les droits de l’homme et qu'il ne laisse pas son peuple voter, alors les Taïwanais verront avec suspicion les intentions de la Chine», a averti le ministre taïwanais des Affaires étrangères.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

TSUNAMI INDONESIEN UN LOURD BILAN

DE 429 MORTS ET PRES DE 1500 BLESSES

La vague, provoquée par l'éruption du volcan Anak Krakatoa, a emporté sur son passage plusieurs centaines de bâtiments sur les côtes méridionales de Sumatra, et l'extrémité occidentale de Java.

Le bilan du tsunami qui a frappé soudainement samedi soir les rives du détroit de la Sonde,continue de s'alourdir s'élevant ce mercredi à 429 morts, 1 485 blessés et 154 disparus.

Des milliers de personnes ont également été déplacées du fait de la catastrophe.

Gênés par des pluies diluviennes, les secours indonésiens peinent à récupérer des habitants pris au piège sur des îles perdues et à atteindre les villages les plus reculés. Des centaines d'Indonésiens sont secourus par hélicoptère ou par bateau et conduits dans des centres d'urgence.

« Les fortes pluies ont provoqué la crue d'une rivière et il y a des inondations dans plusieurs endroits », a déclaré Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes, sur Twitter. « Cela nuit aux efforts pour évacuer les gens et aider les survivants ».

Les autorités ont demandé aux habitants de rester loin des côtes car le volcan Anak Krakatoa, « l'enfant » du légendaire Krakatoa, continue de gronder dans le détroit de la Sonde

D'après les experts, l'éruption modérée de l'Anak Krakatoa a provoqué un effondrement sous-marin d'une partie du volcan, et le déplacement de vastes quantités d'eau.

L'Anak s'était formé aux alentours de 1928 dans la cuvette laissée derrière lui par le Krakatoa, dont l'éruption catastrophique avait fait 36.000 morts en 1883.

Crise sanitaire -

Les secouristes qui s’efforcent d'apporter de l'aide aux régions dévastées par le tsunami, ont mis en garde contre le manque d'eau potable et de médicaments et donc les risques de crise sanitaire. « On a moins de médicaments que d'habitude.es autorités ont dépêché des hélicoptères pour larguer des vivres sur des villages isolés des côtes ravagées de l'ouest de Java et du sud de Sumatra.

C'est la troisième grave catastrophe naturelle qui frappe l'Indonésie sur ces six derniers mois, après une série de violents séismes sur l'île de Lombok en juillet et août, puis un tsunami à Palu, sur l'île des Célèbes faisant  2.200 morts et des milliers de disparus en septembre.

En 2004, au lendemain de Noël, un tsunami avait fait 220.000 morts dans les pays riverains de l'océan Indien, dont 168.000 Indonésiens, l'un des désastres les plus meurtriers de l'Histoire.

L'Indonésie, qui compte 127 volcans actifs, est située sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique et d'éruptions volcaniques.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

MEURTRIER TSUNAMI EN INDONESIE

Un tsunami a déferlé samedi 22 décembre sur les côtes de l'île de Java et Sumatra en Indonésie, suite à une éruption volcanique. Selon un dernier bilan toujours provisoire, 222 morts plus de 800 blessés et de nombreux disparus sont à déplorer.Le porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes souligne que « ce nombre devrait encore augmenter ».

La vague a eu lieu après l'éruption du volcan Anak Krakatoa qui signifie « l'enfant » de Krakatoa en indonésien. Fruit de l'activité du Krakatoa, l'Anak Krakatoa est sorti des eaux vers 1928. Depuis sa naissance, ce volcan est dans un « état semi-perpétuel d'activité éruptive », et grossit au fil d'éruptions qui surviennent tous les deux ou trois ans, indique le volcanologue Ray Cas de l'université Monash, en Australie.

Samedi soir, l'Anak Krakatoa était en éruption. Selon le Centre de la volcanologie et de la gestion des risques géologiques indonésien, l'Anak Krakatoa montrait des signes d'activité renforcée depuis une semaine. Une éruption survenue peu avant 16 heures samedi a duré environ 13 minutes, envoyant à des centaines de mètres dans le ciel un épais panache de cendres. Cette activité serait à l'origine du drame. Les autorités indonésienne estiment que le tsunami a été déclenché par une marée anormalement élevée en raison de la pleine Lune conjuguée à un glissement de terrain sous-marin provoqué par l'éruption de l'Anak.

Un mur d'eau a submergé le littoral , emportant sur son passage des centaines de bâtiments et d'habitations. La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a estimé que ces « puissantes vagues » avaient atteint entre 30 et 90 centimètres de haut.

Dans un premier temps, les autorités indonésiennes ont déclaré que la vague n'était pas un tsunami, mais une marée montante appelant alors la population à ne pas paniquer. « C'était une erreur, nous sommes désolés », a écrit sur Twitter Sutopo Purwo Nugroho, du Conseil national pour la gestion des catastrophes indonésien.

Les tsunamis déclenchés par les éruptions volcaniques, qui provoquent un déplacement d'eau, sont relativement rares. A la différence des vagues consécutives à des séismes, la proximité du volcan avec la côte a donné très peu de temps aux autorités pour réagir, selon le professeur David Rothery de l'Open University (Royaume-uni).

L'Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui s'est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique et d'éruptions volcaniques.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

ACCORD DE LA COP 24 EN DEMI-TEINTE

La COP24 s'est achevée samedi à Katowice, en Pologne, après 13 jours de discussions tendues entre les représentants de 196 pays.

Si le sommet a réussi à rendre opérationnel l’accord de Paris de 2015,  il ne s'est aucunement engagé à agir plus et plus vite contre le réchauffement climatique malgré l'urgence décrite dans le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) remis en octobre.

Ce dernier appelait les pays à diviser par deux leurs émissions d’ici à 2030.

L’accord de la 24e Conférence Climat de l’ONU, appelée COP24, s'est donc borné à adopter une notice -– le rulebook -– qui définit les règles d’application de l’Accord de Paris approuvé en 2015 et qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour maintenir le réchauffement de la planète sous 2 °C, voire 1,5 °C, par rapport à la fin du XIXe siècle.

Les règles d’application précisent notamment comment compter les émissions, et ce à partir de 2024, et quoi compter, en suivant les directives du Giec. Un bilan mondial des efforts est prévu tous les cinq ans à partir de 2023.

Un suivi des engagements de réduction de gaz à effets de serre a également été mis en place. Si plus de 160 pays ont déposé des engagements depuis 2015, les autres sont tenus de le faire d’ici 2020, date à partir de laquelle ces engagements nationaux devront être mis à jour tous les cinq ans.

Une avancée a été observée pour le financement des politiques climatiques concernant les pays en voie de développement. Les pays du Nord ont promis une augmentation de leur aide climat jusqu'à 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pendant que l'Allemagne ainsi que la Banque mondiale ont annoncé de nouvelles contributions au Fonds vert, l’aide destinée aux pays pauvres du Sud.

.« Mais il est clair qu'il faudra aller au-delà et faire davantage d'annonces concrètes pour convaincre les pays en développement qu'ils seront soutenus dans leurs efforts pour la transition bas carbone », souligne David Levaï, de l'Institut des relations internationales. (Iddri).

Par contre les règles des mécanismes d'échange de quotas d'émissions carbone qui devaient empêcher que des réductions ne soient comptées deux fois, ont été repoussées à plus tard, le Brésil en tête de la contestation. « Cette conférence a été retardée par le Brésil alors qu'elle aurait dû l'être par les petites îles ! C'est tragique ».

Mais comme le soulignait, fataliste, Frank Bainimarama, le Premier ministre fidjien et président de la COP23, son île de moins d'un million d'habitants ne peut « pas menacer ou forcer qui que ce soit à faire ce que l'on veut ». Les petites îles sont menacées de submersion avec la fonte des pôles et la montée du niveau de la mer...

Les Etats-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite et le Koweït ont, de leur côté, refusé que les conclusions du Giec – visant à sonner l’alarme sur le réchauffement climatique — ne soient inscrites comme « accueillies favorablement » dans l’accord.

La communauté internationale a donc accouché d'un accord a minima décevant. Les Etats « ont fait des progrès, mais ce que nous avons vu en Pologne c’est un manque fondamental de compréhension de la crise actuelle », a estimé Manuel Pulgar-Vidal, du WWF.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

PRIX NOBEL NADIA MURAD ET DENIS MUKWEGE

OU LEUR COMBATS CONTRE

LES VIOLENCES  FAITES AUX FEMMES

Le gynécologue congolais et sa co-récipiendaire la Yazidie Nadia Murad, reçoivent officiellement leur prix Nobel de la Paix ce lundi 10 décembre lors d'une cérémonie à l'Hôtel de Ville d'Oslo (Norvège).

Un prix conjoint cette année pour récompenser leur combat contre les violences faites aux femmes en général et leur lutte contre le viol en tant qu' « arme de guerre » plus précisément. Ce prix Nobel 2018 récompense deux fortes personnalités qui refusent de se taire.

Le gynécologue de 63 ans Mukwege Mukengere, reconnu comme l'un des spécialistes mondiaux du traitement des fistules, il a reçu un doctorat honoris causa de l'Université d'Umeå (Suède), en octobre 2010. Au cours de la même année, il avait reçu la médaille Wallenberg de l'Université du Michigan (Etats-Unis).

Il est « le sauveur qui a consacré sa vie à la défense de ces victimes », avait déclaré la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, lors de l'annonce le 5 octobre.

Cet homme, à la carrure imposante, soigne depuis deux décennies les victimes de violences sexuelles dans l'hôpital de Panzi qu'il a fondé à Bukavu, dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), une région en perpétuels conflits armés. Son hôpital a traité plus de 50.000 victimes de violences sexuelles , femmes, enfants et même bébés, un chiffre qui ne représente que « le sommet de l'iceberg » a-il assuré dans une conférence de presse avec sa récipiendaire dimanche.

Conscient que seul un long travail sur les mentalités contribuera à arrêter les violences faite aux femmes, Denis Mukwege appelle à « changer la masculinité » pour en faire un vecteur de la promotion de l'égalité femmes-hommes.« La violence qu'on voit dans les conflits armés est le prolongement des violences que l'on voit dans des sociétés pacifiées », fait-il valoir. Un travail de fond et de longue haleine même dans les pays développés en matière de parité. En France, rappelle-t-il, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon

Nadia Murad a elle-même été victime de l’Etat islamique. Cette jeune femme25 ans , membre de la communauté Yézidi, minorité dans la minorité kurde en Irak, a été enlevée en 2014 . Vendue comme esclave sexuelle, elle a été ensuite mariée plusieurs fois à des soldats islamistes. Son calvaire dure trois mois avant de pouvoir s'enfuir. Si 4.300 Yazidies se seraient échappées ou auraient été rachetées à l'EI, 2.500 seraient encore « disparues », selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH).

Ayant réussi à s'évader, la jeune femme -dont la mère et six frères ont été tués- se bat aujourd'hui pour que les persécutions des siens soient reconnues comme génocide. « Je pense personnellement que, pour que les morts et les persécutions s'arrêtent et pour que la justice passe, il faut que le groupe Etat islamique soit traîné devant les tribunaux.

Mais jusqu'à présent aucun membre de cette organisation n'a été jugé, donc nous n'avons toujours pas le sentiment que justice nous a été rendue.

Tant que les membres de l'Etat Islamique ne seront pas jugés, dans quelques années, ils réapparaîtront sous un autre nom peut-être, prêts à refaire la même chose » a souligné la jeune femme.

Pour les deux lauréats, ce prix n’est que la suite d’un combat mais surtout pas une fin en soi. En s’appuyant chacun sur des exemples dans leur pays, Denis Mukwege et Nadia Murad ont dénoncé dimanche lors de leur conférence de presse commune l’indifférence de la communauté internationale et cette impunité qui perdure.

« Aucun membre de l'État islamique n'a été traduit en justice. Ils ne sont plus en Irak mais nous voyons que les viols se poursuivent en tant qu'arme de guerre », a déploré Nadia Murad. « Il faut vraiment que justice soit faite à un moment ou un autre ».

Ce que Nadia Murad constate dans son pays l’Irak, depuis 2014, le docteur Mukwege le dénonce depuis presque vingt ans au Congo.

Tous deux espèrent que ce prix contribuera à lever l'impunité des auteurs de violences sexuelles.

Le prix consiste en une médaille d'or, un diplôme et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises ( environ 1 million de dollars soit 872.000 euros).

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

LEGISLATIVES ANTICIPEES EN ARMENIE

PROVOQUEES PAR LE PREMIER MINISTRE

SORTANT NIKOL PACHINIAN

Les Arméniens votent dimanche aux élections législatives anticipées provoquées par le Premier ministre réformateur espérant l'obtention de la majorité pour renforcer son pouvoir.

Les bureaux de vote, ouverts depuis 08h00 locales (04h00 GMT), fermeront à 20h00 (16h00 GMT).

Nikol Pachinian , ancien journaliste de 43 ans, est arrivé à la tête de ce petit pays du Caucase après plusieurs semaines de manifestations pacifiques contre le gouvernement alors au pouvoir depuis plus de dix ans.

Mais M. Pachinian,, ne contrôle pas le Parlement, encore largement acquis au Parti républicain de l'ex-président Serge Sarkissian. Désigné Premier ministre en mai Nikol Pachinian a donc démissionné le 16 octobre afin de provoquer la dissolution du Parlement et la tenue de ce scrutin anticipé. Le vote a été fixé au 9 décembre alors que les prochaines élections législatives n'étaient jusqu'ici prévues qu'en 2022.

Cet ancien rédacteur en chef d'un journal d'opposition a promis la tenue des meilleures élections dans qui soient dans cette ex-république soviétique du Caucase minée par la corruption. Les sondages créditent le bloc conduit par Pachinian d'une majorité confortable en sièges. En octobre Hayk Marutian, 41 ans, un acteur populaire de séries télévisées engagé lui aussi dans les manifestations massives du printemps, a conquis la mairie d’Erevan, la capitale, haut la main avec plus de 80 % des voix en faveur du parti Contrat civil, de M. Pachinian.

« Un processus révolutionnaire inachevé, une incertitude politique entravent le développement économique de l'Arménie », a assuré Nikol Pachinian, qui garde le poste du Premier ministre par intérim, lors d'un rassemblement de ses partisans la semaine dernière.

Depuis son arrivée pouvoir,rompant avec l'ancienne classe politique, il a fait de la lutte contre la corruption de l'armée ou des douanes jusqu'aux écoles une priorité et prône une « révolution économique » dans un pays où quelque 30 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté

Côté politique étrangère, le leader de la « révolution de velours » arménienne veut un renforcement de l'alliance stratégique avec la Russie tout en intensifiant sa coopération avec les Etats-Unis et l'Union européenne.

Neuf partis et deux alliances sont en lice lors de ces élections. Selon la législation arménienne, un parti a besoin de recueillir au moins 5 % des voix des électeurs pour pouvoir siéger au Parlement, alors qu'un bloc électoral doit franchir la barre de 7 %. Les premiers résultats sont attendus lundi matin.

« Pachinian, c’est un peu tout à la fois, journaliste, Che Guevara, premier ministre et Ghandi, mais sa légitimité est très forte », estime Alexandre Iskandarian, du Caucasus Institute

Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE PACTE MONDIAL SUR

LES MIGRATIONS SURES ORDONNEES

ET REGULIERES VAUT-IL DROIT A L'IMMIGRATION

Les 10 et 11 décembre, les Etats membres de l’ONU sont invités à signer un « pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », adopté en juillet par tous les Etats, à l'exception notable des Etats-Unis.

Ce texte est l’aboutissement d’un processus ouvert par la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants du 19 décembre 2016, votée à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations unies.

Plusieurs pays déjà ont annoncé qu'ils gelaient ou reportaient leur décision. Ainsi de certains pays de l'Est comme la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la République tchèque, la Slovaquie, en passant par la Suisse, l'Australie, Israël.

En Belgique la crise au sein du gouvernement belge autour du pacte de l’ONU sur les migrations s’est aggravée mardi, le Premier ministre décidant d’en appeler au Parlement pour contourner le «blocage» des nationalistes flamands de la N-VA.

Les nationalistes flamands estiment que des juges belges pourraient s'appuyer sur le texte onusien pour remettre en cause la politique migratoire du gouvernement et leur volonté d' « interdire l'immigration illégale ». En Allemagne plusieurs organisations de l'extrême-droite allemande, dont Pegida, ont défilé samedi dans les rues de Berlin, gilets jaunes sur le dos, pour dénoncer le « Pacte de Marrakech ».

En France, les Républicains et Le Rassemblement national s'opposent également à la signature de ce texte qu'ils accusent de vouloir encourager l'immigration clandestine. Pour le Républicain Eric Ciotti signer le Pacte mondial sur les migrations revient à ouvrir « une boîte de Pandore qui instaurera un appel d'air mondial et une forme de droit à l'immigration ».