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MORT DE CATHERINE RINGER 

LA VOIX DES RITA MITSOUKO S'ETEINT A 68 ANS

L'univers de la musique française perd une figure emblématique : Catherine Ringer, connue pour avoir été la voix emblématique des Rita Mitsouko, s'est éteinte à l'âge de 68 ans. La nouvelle a été transmise mardi 15 septembre 2026 par l'intermédiaire de ses enfants, via un communiqué transmis à l'AFP. 

La chanteuse s'est éteinte brutalement au cours de la nuit du 14 septembre, terrassée par une tumeur fulgurante.

Ses proches ont tenu à rendre hommage à une créatrice d'exception qui aura marqué plusieurs générations par son timbre, ses compositions, sa liberté d'esprit et sa singularité.

Un duo mythique né d'un coup de foudre

C'est à Montreuil, durant l'année 1979, que la vie de l'artiste bascule lors d'un casting pour le spectacle Flash rouge.

Elle y fait la connaissance du guitariste Fred Chichin. De cette rencontre amoureuse et artistique naît, en novembre 1980 sur la scène du Gibus, la formation Rita Mitsouko alliance de consonances latino-asiatiques, mitsouko signifiant « mystère » en japonais.

La mention « Les » y sera adjointe plus tard pour dissiper la confusion du public, qui assimilait le nom du groupe à la seule cantatrice.

Fille d'un peintre rescapé des camps et d'une mère architecte, la jeune Francilienne née le 18 octobre 1957 avait interrompu ses études dès l'âge de 15 ans. 

Multipliant les expériences hors des sentiers battus y compris une brève carrière dans le cinéma érotique, assumé sans tabou, elle trouve son équilibre créatif aux côtés de Chichin. Complices par leur goût de la provocation et de l'anticonformisme, ils incarnent l'énergie créatrice des années Mitterrand à travers un style visuel et musical d'une grande audace.

Leurs succès (Andy, C'est comme ça, Les Histoires d'A, ou le célèbre Marcia Baïla composé en hommage à la danseuse Marcia Moretto emportée par le cancer) s'imposent comme des classiques intemporels.

Engagements et poursuite en solo

Fred Chichin s'éteint en 2007 des suites d'un cancer foudroyante, à l'âge de 53 ans. Marquée par cette perte, la chanteuse évoquait une baisse d'énergie récurrente aux dates anniversaires du drame,
estimant toutefois que l'existence se composait indissociablement d'épreuves et de moments heureux.

"Ce n'est pas non plus un but dans la vie d'être que heureux. La vie est faite de hauts et de bas. Et s'il n'y avait pas les bas, il n'y aurait pas de haut, ce serait plat."

Après une parenthèse, elle reprend le chemin de la scène pour continuer de faire vivre le répertoire du duo, avant d'amorcer une carrière personnelle. Son premier opus en solo, Ring n'roll (2011), lui vaut le titre d'Artiste féminine de l'année aux Victoires de la musique 2012.

En 2019, la Philharmonie de Paris accueille son spectacle célébrant les 40 ans de sa rencontre avec Fred Chichin. Ces dernières années, l'artiste s'était orientée vers des lectures poétiques, portée par sa passion pour la métrique et le rythme des mots.

Considérée comme une artiste militante, attentive à l'environnement, à la défense des droits des femmes et opposée à l'extrême droite, elle avait marquant l'actualité en 2024.

Devant le ministère de la Justice, elle avait interprété une version remaniée de La Marseillaise saluant l'intégration du droit à l'IVG dans la Constitution, avant de décliner la bise qu''Emmanuel Macron voulait lui faire. Un personnage inclassable !




Kate White pour DayNewsWorld

MOSTRA DE VENISE 2026

 LE PANORAMA COMPLET DE LA 83° EDITION

Le plus ancien festival de cinéma au monde s'apprête à faire vibrer le Lido du 2 au 12 septembre 2026. Entre tensions structurelles avec l'industrie hollywoodienne, vitrine d'auteurs européens et hommages à des monstres sacrés, la 83ᵉ édition s'annonce riche en enjeux.

Une ouverture choc signée Danny Boyle

Pour lancer les festivités, la Mostra s'ouvrira cette année avec le très attendu Ink du britannique Danny Boyle, présenté à la fois lors de la soirée inaugurale et en compétition officielle.

Adapté de la pièce à succès de James Graham, ce long-métrage retrace le rachat impitoyable du quotidien britannique The Sun par Rupert Murdoch à la fin des années 1960. Porté par Guy Pearce (dans le rôle du magnat de la presse), Jack O'Connell et Claire Foy, le film dissèque les coulisses d'une révolution médiatique qui a façonné la presse à sensation moderne.

Un jury présidé par Maggie Gyllenhaal


La lourde tâche de départager les œuvres sélectionnées reviendra au jury international présidé par l'actrice et réalisatrice américaine Maggie Gyllenhaal.

Pour composer le palmarès et attribuer le prestigieux Lion d'or, elle sera entourée d'un aréopage d'artistes aux sensibilités éclectiques 
Le jury de la 83ᵉ édition de la Mostra de Venise réunit un panel de personnalités issues du cinéma international :

-Xavier Giannoli (Réalisateur et scénariste — France)
-Kaouther Ben Hania (Réalisatrice et scénariste — Tunisie)
- To (Réalisateur et producteur — Hong Kong)
-Shahrbanoo Sadat (Réalisatrice — Afghanistan)
-Francesco Casetti (Historien du cinéma — Italie)
-Daniel Blumberg (Compositeur — Royaume-Uni)

L'hommage aux légendes : les Lions d'or d'honneur

Au-delà de la compétition, le festival prendra le temps de saluer deux trajectoires d'exception qui ont marqué le septième art américain.

1. George Clooney. Fidèle du Lido, l'acteur et réalisateur recevra un Lion d'or d'honneur récompensant une carrière exemplaire, oscillant entre succès populaires et projets engagés.

2. Ellen Burstyn . L'icône américaine (L'Exorciste, Requiem for a Dream) sera également honorée pour l'ensemble de son parcours, célébrant plus de six décennies de grands rôles.

Une compétition dominée par l'Europe

Si la sélection réunit au total 21 longs-métrages, cette 83ᵉ édition met particulièrement à l'honneur les cinématographies française et italienne.
La compétition accueille également des grands noms du cinéma mondial comme Martin McDonagh avec Wild Horse Nine, Lee Chang-dong avec Possible Love ou encore Werner Herzog avec Bucking Fastard 
Deux sujets au cœur des débats

Malgré l'enthousiasme entourant la programmation, cette 83ᵉ édition suscite déjà de vives discussions dans les allées du Lido.

La crise hollywoodienne et le plaidoyer d'Alberto Barbera

Marquée par une présence inhabituellement faible des grands studios américains, cette sélection reflète les mutations de l'industrie internationale. Face aux critiques, le directeur artistique *Alberto Barberas'e st exprimé fermement dans les colonnes de La Stampa pour défendre ses choix :

« Ce n’est pas la faute de Venise si Hollywood est en crise. Moi, je continue de rêver. Il serait erroné de nous imputer une absence qui découle presque exclusivement de la situation critique des anciens et glorieux studios américains, dont la plupart ont disparu suite à une série de fusions. »

L'autre point de tension concerne la représentation des réalisatrices. En compétition officielle, seule la cinéaste May el-Toukhy (Woman Unknown) figure en lice pour le Lion d'or, marquant un net recul sur l'objectif de parité par rapport aux éditions précédentes.

Rendez-vous au 2 septembre !




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LE KREMLIN S'OFFRE SON L'INTERVISION 2025 

POUR DEVELOPPER SON SOFTPOWER

Le 20 septembre 2025, Moscou a accueilli en grande pompe la renaissance d’Intervision, ce concours de chansons imaginé comme une alternative à l’Eurovision. Organisé par la chaîne publique russe Kanal 1 et retransmis dans de nombreux pays dits « partenaires » (Inde, Chine, Vietnam, Brésil, etc.), l’événement a été remporté par l’artiste vietnamien Duc Phuc. 

Mais derrière la scène, les paillettes et la musique, c’est surtout un message politique que la Russie voulait faire passer : elle n’est pas isolée et dispose toujours de leviers pour séduire une partie du monde. L’Intervision entend fédérer le Sud global et les BRICS.

La liste des pays participants montre que l’événement a été pensé comme un véritable sommet diplomatique. Aux côtés des alliés traditionnels comme la Biélorussie, on trouvait l’Inde, la Chine, le Brésil, Cuba ou encore le Qatar. Ce casting a permis à Moscou d’afficher la diversité du « monde multipolaire ».

« L’Intervision démontre que la Russie n’est pas isolée. Elle appartient à une majorité mondiale qui choisit l’indépendance culturelle », a déclaré Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, lors de la conférence de presse finale.

Héritage soviétique et résurrection symbolique

Né dans les années 1960 en Tchécoslovaquie puis déplacé en Pologne à la fin des années 1970, Intervision avait été conçu par le bloc de l’Est comme une réponse directe à l’Eurovision, perçu comme le symbole culturel de l’Ouest. Son existence reflétait alors les cycles de durcissement et de détente de la guerre froide : le Printemps de Prague (1968) et les grèves de 

Solidarité en Pologne (1980) avaient précipité son interruption.
Relancé brièvement en 2008 à Sotchi, le projet semblait oublié… jusqu’à ce que la Russie, exclue de l’Eurovision en 2022 après l’invasion de l’Ukraine, décide de le ressusciter en 2025.

Si la sanction européenne date de trois ans, le choix de 2025 n’a rien d’anodin. Le Kremlin a longuement préparé cette relance, avec un objectif clair : inscrire Intervision dans une stratégie culturelle durable et non comme une réaction éphémère.
La date coïncide aussi avec plusieurs symboles : la guerre en Ukraine qui s’enlise, l’alliance renforcée avec Pékin, et les 70 ans que s’apprête à fêter l’Eurovision en 2026. Autant de raisons de marquer les esprits en proposant une vitrine alternative.

Pour Sergueï Karaganov, géopolitologue influent, « le message central est que le monde n’est pas régi par une minorité occidentale déclinante, mais par une majorité de nations qui cherchent de nouvelles formes de représentation culturelle et politique ».

Une scène au service du soft power russe

Comme les Jeux olympiques ou la Coupe du monde de football, un concours télévisé de grande ampleur n’est jamais neutre. Retransmis en direct dans des dizaines de pays, il touche des millions de spectateurs et devient un outil de diplomatie culturelle.
L’édition 2025 d’Intervision a ainsi été pensée comme un laboratoire du soft power russe :

- affirmer que la Russie conserve une capacité organisationnelle comparable à l’Occident,
- prouver qu’elle n’est pas marginalisée mais soutenue par de nombreux pays du Sud global,
- offrir une scène qui incarne ses « valeurs traditionnelles » en opposition aux « excès » occidentaux.

Une vitrine diplomatique déguisée en spectacle

L’Eurovision, créé en 1956 sous l’égide de l’Union européenne de radiodiffusion (UER), s’est imposé comme une célébration de la diversité et de la créativité artistique. Sa structure associative, relativement indépendante des gouvernements, en fait un lieu d’expression pluraliste. 

La Russie y a longtemps participé avec succès — jusqu’à sa victoire en 2008 avec Dima Bilan.
Mais ces dernières années, le concours est devenu la bête noire du Kremlin : perçu comme trop lié aux causes LGBTQ+, trop favorable à l’Ukraine et symbole d’un Occident jugé décadent. Intervision, à l’inverse, est désormais porté directement par l’État russe, financé et piloté par les autorités, transformé en outil assumé de diplomatie culturelle.


La soirée du 20 septembre a ainsi été conçue pour rivaliser avec l’Eurovision : réalisation high-tech, scénographie grandiose, retransmission assistée par intelligence artificielle. Le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov a même pris part aux préparatifs, et Vladimir Poutine lui-même a accordé son patronage officiel.

 L’enjeu dépasse  le simple divertissement : Intervision est pensé comme un miroir inversé de l’Eurovision.Ce projet illustre i une fracture croissante où deux visions culturelles du monde s’affrontent désormais. D’un côté, un Eurovision enraciné dans le pluralisme et la diversité ; de l’autre, un Intervision qui se veut vitrine d’un « monde multipolaire » et rempart contre l’Occident.

Après Sotchi 2014 et la Coupe du monde 2018, Moscou réinvestit l’arène symbolique mondiale à travers la chanson. Le message implicite est clair : malgré les sanctions, la Russie reste une puissance culturelle capable de fédérer un public international.

Cependant, l’enthousiasme populaire est resté mesuré, notamment en raison de l’absence d’un élément clé de l’Eurovision : le vote des téléspectateurs. Cette verticalité, reflet du modèle russe, réduit la spontanéité et limite la capacité de l’événement à créer un véritable engouement populaire.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

LE SUCCES DU RAPPEUR JUL 

LE NAUFRAGE CREATIF EN JOGGING-CLAQUETTES

Difficile d’échapper à Jul. 

Depuis bientôt une décennie, ses albums s’enchaînent à une cadence industrielle, inondant les plateformes de streaming comme une pluie d’autotune sans fin. 

En quelques minutes à peine, toutes les places pour les concerts de Jul au Stade-Vélodrome et au Stade de France s’arrachent. 

Un troisième concert est annoncé, et les billets disparaissent en dix minutes. Un million de connexions simultanées pour ce qui s’apparente, à bien des égards, à une hystérie collective.

En février 2020, il devient même le plus gros vendeur de disques de l’histoire du rap français. Et plus récemment, il bat un record d’affluence au Stade de France avec 97 800 spectateurs, devançant des monstres sacrés comme Johnny Hallyday ou U2 .

Pourtant, au-delà de la frénésie populaire, la figure de Jul soulève de nombreuses interrogations sur les standards artistiques de notre époque.

Il vend, il cartonne, il fédère. Et pourtant, il dérange. Non pas parce qu’il bouscule l’ordre établi, mais parce qu’il l’incarne — le nouvel ordre d’une culture nivelée, aseptisée, formatée pour l’algorithme.

Une culture nivelée et formatée pour l’algorithme

Jul, alias Julien Mari, n’est pas seulement le produit d’une trajectoire sociale atypique – il est aussi le reflet d’une époque où le succès commercial semble primer sur toute exigence artistique.

Issu d’un quartier populaire marseillais, il abandonne l’école à 17 ans et troque brièvement la truelle de maçon pour un micro. 

Dès 2014, son premier album Dans ma paranoïa connaît un succès fulgurant, malgré une esthétique musicale souvent décriée, tant pour ses textes répétitifs que pour ses productions minimalistes.

Les textes de Jul foudroie en effet par leur pauvreté lexicale : Rimes faciles, vocabulaire limité, thèmes redondants — argent, trahison, loyauté, voiture, "gamos" — forment un univers qui semble tourner en boucle. L’émotion y est souvent surjouée, mais rarement profonde ; les refrains accrocheurs masquent mal l’absence de réelle densité poétique ou de prise de risque narrative. Dans ce refrain de Life

Dans ma ville, c’est chaud, faut savoir garder le contrôle,

On avance, on rêve, même quand le ciel est gris,

J’suis dans ma vibe, toujours fidèle à mes racines,

Jul dans la street, c’est pour la famille, c’est la life,

on cherche en vain la finesse, le double sens, l’émotion sincère.

Comment y voir une sincérité brute où il n'y a plutôt que la répétition mécanique d’un schéma sans âme, calibré pour la consommation rapide et massive sur les plateformes de streaming ? 

Ses collaborations, notamment avec Alonzo ou Naps, confirment une tendance : celle de reproduire sans cesse les mêmes recettes, avec les mêmes refrains simplistes, dans une boucle musicale qui semble tourner en rond.

Une forme de médiocrité décomplexée

Et que dire de son style style vestimentaire, jogging-claquettes-chaussettes ?
En s’enfermant dans cet éternel uniforme, Jul cristallise bien plus qu’une simple signature visuelle : il incarne la médiocrité artistique. 

Ce choix vestimentaire, revendiqué comme un refus des codes tape-à-l’œil du rap bling-bling, devient rapidement une posture vide de sens, un anti-style transformé en gimmick grotesque.

L’artiste affirme ne « pas s’inventer une vie » et vouloir retranscrire « ce qu’il vit et ce qu’il voit ». Soit. Laquelle ? 

Celle de la jeunesse de Marseille, cité phocéenne qu’il porte comme un étendard dans chacun de ses projets. Le collectif «13 Organisé» en témoigne. Pourquoi pas ?

Mais faut-il pour autant ériger l’ordinaire et le banal en modèle artistique ? 

Son discours, censé incarner une sincérité brute, semble parfois se complaire dans une forme de médiocrité décomplexée.

Proclamé par certains comme le meilleur rappeur français – affirmation qui relève davantage de la ferveur aveugle que de l’analyse – Jul a certes su construire un lien fort avec son public, et son « signe Jul » fédère autant que ses morceaux. 

Mais cette proximité, souvent présentée comme touchante, prend des allures de culte de la personnalité, nourri par une stratégie de surproduction (plus de 25 albums en moins de 10 ans) et une logique d’omniprésence numérique.

Il faut lui reconnaître une certaine générosité : dons pendant la pandémie, ventes aux enchères de ses trophées, albums gratuits... Ma
is là encore, difficile de trancher entre l’altruisme sincère et l’opération de marketing bien rodée.

Finalement, Jul n’est peut-être pas tant un génie qu’un symptôme. Celui d’une industrie qui glorifie l’abondance, sacralise l’accessibilité, et oublie en chemin l’exigence artistique. Populaire, incontestablement mais à quel prix pour la musique ?




Jenny Chase pour DayNewsWorld

GRAMMY AWARDS 2025 BEYONCE 

MEILLEUR ALBUM DE L'ANNEE

L'ensemble de l'industrie musicale américaine s'était donné rendez-vous pour cet événement exceptionnel. 

Ce dimanche 2 février 2025, aux Grammy Awards, Beyoncé a décroché pour la première fois le trophée de l'album de l'année grâce à "Cowboy Carter", son opus country. Cette victoire lui a permis de surpasser des concurrentes de renom telles que Taylor Swift et Billie Eilish.

Cette distinction, considérée comme la plus prestigieuse de cette cérémonie équivalente aux Oscars de la musique, vient consacrer la carrière de la superstar de 43 ans, enfin reconnue par ses pairs. En plus de ce sacre, elle a également été récompensée par deux autres Grammy Awards, dont celui du meilleur album country.

« Je pense que le genre [country] est parfois un mot de code qui nous maintient à notre place en tant qu’artistes. 

Et je veux juste encourager les gens à faire ce qui les passionne », a déclaré sur scène la chanteuse de 43 ans, en remerciant « tous les incroyables artistes country qui ont accepté » de collaborer avec elle.

Déjà détentrice du record du plus grand nombre de Grammys remportés dans l'histoire de cette cérémonie, notamment dans des catégories secondaires, la chanteuse n'avait toutefois jamais été primée pour le prix ultime, déjà attribué à Taylor Swift, Adele, Harry Styles ou encore Beck.

Grâce à ce triomphe, "Queen B" rejoint Lauryn Hill, Natalie Cole et Whitney Houston, devenant ainsi la quatrième femme noire à recevoir le Grammy de l'album de l'année.

"Rien de plus puissant que la musique rap"


De son côté, Kendrick Lamar s'est illustré en raflant deux prix majeurs lors de cette édition des Grammy Awards : celui de la meilleure chanson et du meilleur enregistrement de l'année pour "Not Like Us".

Ce titre, sorti en mai 2024, fait partie d'une série de morceaux dans lesquels Kendrick Lamar attaque frontalement le rappeur canadien Drake, l'accusant notamment de relations inappropriées avec des mineures et l'affublant du terme de "pédophile".

Pourtant, une fois sur scène, l'artiste de 37 ans a choisi de ne pas mentionner son rival. "Il n'existe rien de plus puissant que le rap", a-t-il déclaré, "nous sommes la culture."

Porté par un rythme de basse percutant, "Not Like Us" s'est immédiatement imposé comme un nouvel hymne du rap de la côte ouest américaine.

Gojira et Marina Viotti mis à l'honneur

Le groupe de métal français Gojira a également été récompensé pour sa performance marquante aux côtés de la chanteuse lyrique Marina Viotti, qui avait électrisé la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024.

Le 26 juillet 2024, leur interprétation saisissante de "Mea Culpa (Ah! Ça ira!)" leur a permis de surpasser des légendes du métal comme Metallica et Judas Priest, décrochant ainsi le prix de la meilleure performance métal de l'année.

Depuis la scène de Los Angeles, Joe Duplantier, chanteur et guitariste du groupe, a tenu à dédier cette victoire "à tous les groupes qui osent repousser les limites". "Soutenez vos artistes locaux, soutenez vos groupes locaux", a-t-il lancé, accompagné de Marina Viotti, lors de la remise du prix en pré-cérémonie.


"Cette année est exceptionnelle pour nous et pour toute la communauté du métal", a-t-il ajouté en conférence de presse.

Cette prestation a fait sensation sur les réseaux sociaux : on y voit Gojira, quatuor français de renommée internationale, interprétant le chant révolutionnaire "Ah! Ça ira" depuis les balcons de la Conciergerie, l'un des plus majestueux monuments parisiens, entouré de figurantes incarnant Marie-Antoinette, tenant leurs têtes ensanglantées.

Chappell Roan, étoile montante de la pop queer

Enfin, la jeune artiste Chappell Roan s'est imposée comme la révélation de l'année, un titre qui vient confirmer son ascension fulgurante. Son album "The Rise and Fall of a Midwest Princess" l'a propulsée sur le devant de la scène, révélant une artiste sensible et audacieuse.

Les Grammys Awards se veulent cette année comme un symbole de résilience, au moment où Los Angeles panse encore ses plaies, après les incendies qui ont fait près d’une trentaine de morts et détruit des milliers de bâtiments en janvier.

Toute la soirée, l’humoriste Trevor Noah a appelé l’assistance et les téléspectateurs à envoyer des dons pour aider les milliers d’habitants déplacés.




Kate White pour DayNewsWorld