UNE PREMIERE EN AFRIQUEANNULATION PAR LA COUR SUPREMEDE L'ELECTION PRESIDENTIELLE AU KENYA |
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La stupeur domine au sein du clan de Uhuru Kenyatta, après l'invalidation, vendredi 1er septembre, de la réélection du 8 août du président sortant élu avec 54,27% des voix , par la Cour suprême.En raison « d’illégalités et d’irrégularités », Uhuru Kenyatta « n’a pas été élu et déclaré président de manière valide », a déclaré le juge président David Maraga.
La décision plus que inattendue, a été rendue à la majorité, deux juges sur un total de sept - dont un absent pour cause de maladie - ayant exprimé des opinions dissidentes. L'annonce de la victoire de M. Kenyatta s'était accompagnée de manifestations et d'émeutes violemment réprimées par la police, dans lesquelles au moins 21 personnes, dont un bébé et une fillette de neuf ans, avaient été tuées. Raila Odinga, n'ayant obtenu que 44,47% des voix avait dénoncé des fraudes. De nombreuses voix s’étaient élevées pour demander à Raila Odinga de contester le résultat du scrutin devant les tribunaux, et non dans la rue . Pourtant, Raila Odinga avait refusé dans un premier temps de saisir la justice pour contester les résultats du scrutin du 8 août. Les violences interethniques de 2007 consécutives à un autre vote présidentiel qui avaient fait plus de 1 200 morts et 600 000 déplacés étaient resté gravées dans les mémoires. Mais l’impact des discussions au sein de la coalition Nasa avec le sénateur James Orengo et le candidat à la vice-présidence, Kalonzo Musyoka, ont pesé pour porter l’affaire devant la justice dix jours plus tard, le 18 août. Après deux semaines d’auditions et de délibérations, les juges ont donc tranché ce vendredi matin par l'annulation de l 'élection. Sur les raisons objectives, qui ont poussé les magistrats à invalider le scrutin, il faudra attendre leur jugement final. Ils ont 21 jours pour le publier et démontrer que les irrégularités constatées étaient suffisantes pour invalider le scrutin du 8 août. La Commission électorale a désormais 60 jours pour organiser un nouveau scrutin selon la Constitution. C’est une décision historique dans l’histoire du pays, et même du continent. « C’est un jour historique pour le peuple kényan et par extension pour les peuples du continent africain », a déclaré M. Odinga, précisant que l’invalidation d’une élection présidentielle par un tribunal était une première sur le continent .Murithi Mutiga, un analyste de l’International Crisis Group considère que le Kenya est devenu «une démocratie adulte.» Uhuru Kenyatta, a appelé à l’apaisement en milieu de journée. «Personnellement, je suis en désaccord avec la décision qui a été prise aujourd’hui, mais je la respecte», a-t-il déclaré lors d’une adresse à la télévision. Le Kenya, première économie d’Afrique de l’Est, entre dans une période d’inconnu et d’incertitude. |
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| Courbet Joanne pour DayNewsWorld | |
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