DES TROUBLES SOCIAUX EN TUNISIE |
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A la suite de mobilisations pacifiques contre l’austérité, des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont eu lieu dans plusieurs villes du pays. La hausse de la TVA entrée en vigueur au 1er janvier dans le cadre d'un budget d'austérité a fait sortir dans la rue des gens mécontents de la pauvreté. Une manifestation à l'appel de plusieurs organisations de la société civile s'est déroulée sans incident mardi dans le centre de la capitale Tunis. "Nos revendications sont les suivantes : suspendre la loi de finances 2018, revenir aux prix initiaux des denrées et embaucher une personne de chaque famille pauvre", a assuré Hamza Nasri, membre de la campagne "Fech Nestannew" (Qu'est-ce qu'on attend, ndlr) lancée pour protester contre les hausses de prix. Mais des échauffourées ont eu lieu en Tunisie mardi soir entre manifestants et forces de l'ordre, au lendemain de la mort d'un homme présenté par des manifestants comme un martyr tué par la police.Le ministère de l'Intérieur a démenti que cet homme ait été tué par la police, assurant qu'il ne portait aucune marque de violence. Des jeunes sont descendus dans la rue par centaines à Tebourba, à 30 km à l'ouest de Tunis , Kasserine, Jelma ,d'où est partie en décembre 2010 la contestation sociale marquant le début des Printemps arabes. La rapidité de la contagion de ces derniers jours a toutefois un caractère inquiétant. Plus de 200 personnes ont été arrêtées et des dizaines ont été blessées, a indiqué le porte parole du ministère de l'Intérieur Khlifa Chiban Les manifestations ont été émaillées parfois de scènes de pillage de magasins dans un contexte social dégradé :le rebond de l’inflation – 6,4 % en glissement annuel – ajouté aux effets ravageurs d’un taux de chômage de 15 % dont 30 % pour la catégorie des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur ne peuvent qu'envenimer la situation .
Comment apaiser l’actuelle tension sociale ? La perspective des élections municipales prévues en mai, premier scrutin local depuis 2011, devrait ajouter à la volatilité du paysage politique en attisant de nouvelles concurrences, y compris au sein de la coalition gouvernementale. Confronté à la baisse de la fréquentation touristique et des investissements étrangers après les attentats, le gouvernement tunisien dit n'avoir d'autre solution que ces hausses de prix pour tenter de réduire le déficit public et satisfaire aux exigences des partenaires financiers de Tunis, Fonds monétaire international (FMI) en tête. Ce dernier a négocié l'an dernier une ligne de crédit de 2,8 milliards de dollars en échange de réformes économiques. L'opposition accuse le gouvernement conduit de Youssef Chahed de cibler injustement les pauvres et les classes moyennes par ces mesures d'austérité. Le Premier ministre a pour sa part lancé un appel au calme et annonce une amélioration de la conjoncture économique pour cette année. "Les gens doivent comprendre que la situation est exceptionnelle et que notre pays est confronté à des difficultés, mais nous pensons que 2018 sera la dernière année difficile pour les Tunisiens", a-t-il dit D'ailleurs l'agitation sociale, notamment dans les régions de l’intérieur – historiquement défavorisées par rapport au littoral –, n'avait pas cessé comme l'ont montré les poussées de fièvre de janvier 2016 ou du printemps 2017. Une fois de plus les mesures d'austérité montrent leurs limites... |
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| Alyson Braxton pour DayNewsWorld | |
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Sept ans après la révolution de 2011, qui avait renversé la dictature de Ben Ali en 2011 n'a pas permis à la Tunisie un décollage économique malgré la transition démocratique qui avait fait la fierté du pays