L'ARMEE RETROUVE QUELQUES JEUNES FILLES ENLEVEES PAR BOKO HARAM

« Certaines » des jeunes filles portées disparues après l'attaque, lundi, d'un internat du village de Dapchi, dans le Yobe, ont été retrouvées et mises en sécurité par les forces nigérianes, a assuré jeudi Abdullahi Bego, porte-parole du gouverneur de l'Etat.

Des combattants de Boko Haram, lourdement armés, avaient mené lundi 19 février une attaque dans l'école de jeunes filles à Dapchi dans le nord-est du Nigeria.

La plupart des élèves et les professeurs de la Girls Science Secondary School, un internat, s'étaient enfuis en brousse pour dans la crainte d'être enlevés par les combattants.

Mais mercredi ,111 lycéennes étaient toujours portées disparues sur un total de 926 élèves.

« Huit cent quinze étudiantes sont rentrées » à l’internat pour filles de Dapchi sur un total de 926 élèves, les autres étant toujours « manquantes », a déclaré Abdulmaliki Sumonu .

Le président Muahammadu Buhari a ordonné à l'armée « de prendre immédiatement les choses en main » et de « l'informer de l'évolution de la situation », a déclaré mercredi à Abuja le ministre de l'Information, Lai Mohammed, à l'issue d'un conseil des ministres.

Beaucoup craignent de revivre le scénario de Chibock où 276 lycéennes avaient été enlevées par le groupe djihadiste en 2014.

On ne connaît pas les véritables motivations des assaillants à Dapchi, les insurgés ayant également pillé sur leur passage des magasins pour des vivres et du matériel.

Les rumeurs de paiement de rançons en échange des lycéennes de Chibok libérées pourraient inciter le groupe jihadiste à commettre d'autres enlèvements, prévient Amaechi Nwokolo, analyste pour le Roman Institute for International Studies à Abuja.

Toujours est-il que le kidnapping fait partie des méthodes pour Boko Haram pour maintenir la pression sur la population.

Le groupe de Booko Haram sème la terreur depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria ayant fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés.

Andrew Preston pour DayNewsWorld