ATTENTAT MEURTRIER EN SOMALIE

Un double attentat à la voiture piégée a fait samedi 22 décembre au moins seize morts et au moins dix blessés à Mogadiscio, la capitale somalienne. Commise à proximité du palais présidentiel, cette attaque a été revendiquée par les islamistes somaliens chabab qui ont indiqué dans un communiqué avoir visé « un point de contrôle sécuritaire qui protégeait le palais présidentiel », a-t-on appris de source policière.

La télévision somalienne Universal TV, basée à Londres, a fait savoir que trois de ses collaborateurs sont morts dans le double attentat, dont un journaliste possédant les nationalités somalienne et britannique, Awil Dahir.

La première explosion a eu lieu à un point de contrôle à côté du théâtre national, situé à quelque 500 mètres du palais présidentiel tandis que la deuxième explosion, plus puissante, a frappé un carrefour situé à proximité, quelques minutes plus tard. Un haut responsable du gouvernement de la région de Banadir englobant Mogadiscio aurait été blessé.

Ce double attentat a été revendiqué par les islamistes shebab, affiliés à Al-Qaida qui ont juré la perte du gouvernement somalien soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de l’Amisom. .

Les shebab ont été chassés de Mogadiscio en 2011 avant de perdre l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales depuis lesquelles ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

L’attentat le plus meurtrier de l’histoire de Somalie avait été perpétré le 14 octobre 2017 faisant 512 morts dans le district de Hodan, un quartier commerçant très animé de Mogadiscio.

Si cet attentat n’a pas été revendiqué, il ne fait cependant aucun doute pour les autorités que les shebab sont derrière cette attaque.




Alize Marion pour DayNewsWorld