MADAGASCAR LE PRESIDENT PAR INTERIMRIVO RAKOTOVAO |
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L'ancien chef de l'Etat a en effet démissionné vendredi pour se conformer à la Constitution malgache exigeant qu'un président qui se présente à sa propre succession démissionne 60 jours avant le premier tour. Un premier tour fixé au 7 novembre. Ce mardi le président par intérim a répondu aux critiques concernant sa proximité avec l'ancien chef de l'Etat qui l'empêcherait d'assurer une neutralité de l'Etat pendant la période électorale. Rivo Rakotovao était membre du parti HVM de l'ancien chef d'Etat mais indique ne plus être membre du parti de Hery Rajaonarimampianina depuis dix jours. Si sa démission en tant que chef du HVM, il y a un mois et demi, avait été médiatisée, cette fois-ci son départ définitif du parti s’est fait en toute discrétion. « Bien sûr, il y a des suspicions, car tout le monde connaît mon choix en tant que citoyen, mais c'est là même qu'il faut faire la différence. Maintenant, je suis à un niveau de responsabilités où je dois accomplir ma mission en respectant la République », a déclaré le président par intérim à RFI. Sa neutralité : ses « actes la justifieront », explique-t-il. Toujours est-il que depuis le mois de juin c'est un gouvernement de consensus qui a été mis en place. Le gouvernement d'union nationale intègre des ministres des deux grands partis d'opposition MAPAR et TIM. . « Il y a un gouvernement de consensus donc même en Conseil des ministres il y aura des gens qui n'auront pas les mêmes tendances politiques que moi », rappelle ce proche de l'ancien chef de l'Etat. Cette démission est perçue comme un signal positif pour aller vers des élections apaisées et pourtant certains contestent la date de cette élection. Huit candidats en effet, sur les trente-six en lice à la présidentielle, réclament un report de l'élection. Le plus connu d'entre eux est l'ancien chef de l’Etat, Didier Ratsiraka. L'ex-Premier ministre, Olivier Mahafaly et le président de l'Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy font aussi partie de la liste. Une résolution a été signée au domicile de l'amiral Didier Ratsiraka, demandant l'annulation du scrutin et la mise en place d'une Transition. Les raisons de ce désaccord sur la date de l'élection sont d'ordre politique : 1° Le climat politique actuel ne s'y prêterait pas 2° L'illégalité de la décision du 25 mai de la Haute Cour constitutionnelle d' exiger la mise en place d'un gouvernement de consensus est dénoncée. 3° L'organisation d' une conférence nationale en vue d'aboutir à un accord politique est également avancée. L'un d'eux a d'ailleurs déposé au Conseil d'Etat une requête en annulation du décret de convocation des électeurs. L'institution doit trancher sur cette demande mardi. Alors que ces huit candidats exigent un report, les vingt-huit autres ne sont pas de cet avis. Les deux grands concurrents de Hery Rajaonarimampianina notamment, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana sont favorables à cette élection du 7 novembre. Sur 36 candidats en lice pour l'élection présidentielle du 7 novembre prochain quatre d'entre eux polarisent d'ores et déjà l'attention : le président sortant, Hery Rajaonarimampianina, candidat à sa propre succession, et ses trois prédecesseurs : Andry Rajoelina (2009-2013), Marc Ravalomanana (2002-2009) et Didier Ratsiraka (1975-1993 puis 1997-2002). |
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| Jenny Chase pour DayNewsWorld | |
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