LA DEMISSION DU PRESIDENT BOUTEFLIKA
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Après l'armée c'est au tour du parti RND, principal allié du président algérien, de réclamer dans un communiqué publié mercredi 27 mars, la démission de ce dernier. Cette annonce, faite par l'ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, intervient au lendemain de la déclaration du chef d'état-major de l'armée, qui a demandé au Conseil constitutionnel de déclarer le président Bouteflika inapte pour la fonction.
« pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions ». Affaibli depuis 2013 par les séquelles d’un AVC, à 82 ans, le président Abdelaziz Bouteflika est confronté depuis plus d’un mois à une contestation sans précédent. Certes, il a renoncé à briguer un cinquième mandat, mais il a repoussé sine die la date de la présidentielle, initialement prévue le 18 avril, après l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Il resterait ainsi au pouvoir après le 28 avril, date de la fin de son mandat. Or la société civile demande avant tout un changement rapide. Et de toute évidence au sein même de l’armée, soldats et officiers n’étaient pas prêts à se retourner contre le peuple ce que semble avoir compris le général jusqu’ici des plus fidèles au président Bouteflika . « Il devient nécessaire, voire impératif, d’adopter une solution pour sortir de la crise, qui répond aux revendications légitimes du peuple algérien, et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et le maintien de la souveraineté de l’État », a déclaré le général Ahmed Gaïd Salah, également vice-ministre de la Défense, dans un discours diffusé à la télévision nationale. Mais en tout état de cause la prise de distance de l’armée vis-à-vis du président Bouteflika signifie un consensus au sommet de l’Etat pour éviter une rupture violente. En effet si la procédure est enclenchée, le président du Conseil de la Nation prendra alors l’intérim pendant 45 jours. Et si le président est déclaré inapte à l’issue de ce délai, la « vacance » du pouvoir est déclarée. L’intérim se poursuit alors durant 90 jours maximum, période durant laquelle une présidentielle est organisée. « Seul le passage rapide à une élection permettra de renouveler les institutions » , selon la constitutionnaliste Fatiha Benabbou. |
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| Jenny Chase pour DayNewsWorld | |
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En effet