LA JEUNESSE ALGERIENNE DANS LA RUECONTRE BOUTEFLIKA |
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La révolution est-elle en marche en Algérie ? La jeunesse algérienne est dans la rue. Des manifestations d'ampleur ont eu lieu vendredi, supérieures à celles de la semaine passée, dans tout le pays mais le pouvoir algérien reste inflexible. Abdelaziz Bouteflika doit déposer officiellement sa candidature à un 5e mandat dimanche.
Des slogans hostiles au pouvoir ont été scandés aux cris de « Pouvoir assassin ». Les forces de l’ordre ont procédé dans la journée à 45 arrestations, dont cinq personnes ayant tenté d’entrer dans l’hôtel El Djazaïr, a ajouté la télévision, citant un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) . Des manifestations ont eu lieu dans près des deux tiers des wilayas (préfectures) du nord du pays, région la plus peuplée. Selon des sources sécuritaires, d’autres rassemblements se sont déroulés sans incidents notamment à Oran et à Constantine, deuxième et troisième villes du pays. Amnesty International a appelé jeudi les forces de l’ordre à « s’abstenir de recourir à une force excessive ou inutile pour disperser des manifestants pacifiques ». Certains observateurs craignent que les appuis du chef de l’Etat n’utilisent la manière forte pour s’éviter une campagne électorale marquée par l'absence physique d'Abdelaziz Bouteflika. Le directeur de campagne Abdelmalek Sellal qui avait animé les trois précédentes campagnes victorieuses (2004, 2009, 2014) du candidat Bouteflika, vient d'être limogé. Il est remplacé par l'actuel ministre des Transports, Abdelghani Zaalene, indique simplement l'APS. « Son limogeage pourrait être une première réponse" à la contestation qui agite l'Algérie depuis plus d'une semaine et vise directement Abdelaziz Bouteflika, mais ça risque d'être un peu court », a commenté un observateur. Le pouvoir craint-il un nouveau printemps algérien? |
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| Britney Delsey pour DayNewsWorld | |
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Si les rassemblements se sont globalement déroulés dans le calme , la situation a dégénérée dans la soirée aux abords du palais présidentiel à Alger. Les heurts ont fait 56 blessés parmi les forces de l’ordre et sept chez les manifestants, a annoncé la police, citée par la télévision national