WAR AND FAMINE IN YEMEN NEAR 150 DEATHS

Washington et Londres ont demandé instamment que viennent le temps de la négociation au Yémen, alors que l'offensive à Hodeida a fait près de 150 morts ce dimanche. Ce bilan a été donné alors que les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran , opposent une farouche résistance à la progression des forces progouvernementales appuyées par l'Arabie saoudite, a admis une source militaire loyaliste.

La ville portuaire de Hodeida sous des combats meurtriers

Des combats particulièrement meurtriers continuent ce lundi dans la ville portuaire de Hodeida, dans l'ouest du Yémen, au moment où Washington et Londres accentuent la pression sur l'Arabie saoudite pour que la coalition qu'elle commande dans ce pays cesse rapidement les hostilités. L'Arabie saoudite sunnite a pris en effet la tête d'une coalition militaire pour affronter la rébellion houthi qui avait a pris le contrôle d'une partie du Yémen. Cette une guerre qui divise la région a fait plus de 8750 morts, depuis mars 2015. L'Iran chiite ,de son côté, soutient militairement le soulèvement houthi. Soumis à un blocus imposé par Ryad, qui héberge le chef de l'État Abd Rabbo Mansour Hadi en exil, le Yémen est confronté à la « pire crise humanitaire du monde », selon l'ONU. Pendant ce temps, la menace djihadiste s'est étendue, entre la concurrence d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) et de Daech.

Près de 600 morts depuis le mois de juin.

L'offensive lancée en juin s'est nettement intensifiée depuis le 1er novembre avec un bilan d'au moins 592 morts jusqu'ici (460 rebelles, 125 loyalistes et 7 civils), selon des sources militaires et des médecins.

Au moins 110 rebelles, 32 loyalistes et sept civils ont été tués ces dernières 24 heures dans les affrontements, dont certains se déroulent dans des quartiers résidentiels, ont indiqué lundi des sources militaires et hospitalières.

Hodeida, qui se situe sur la mer Rouge, revêt une importance stratégique  constituant le point d'entrée de plus des trois-quarts des importations et de l'aide humanitaire internationale dans le pays en guerre.

Le temps de la négociation a donc sonné

L'Arabie saoudite avait déjà essuyé de vives critiques pour les dommages collatéraux causés par les frappes aériennes faisant des centaines de victimes civiles. De plus le royaume sunnite est sorti considérablement ternie par l'affaire Jamal Khashoggi , du nom de ce journaliste assassiné le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et son homologue britannique Jeremy Hunt ont estimé que le temps de la négociation était venu pour le Yémen.

, également ministre de la Défense, Mike Pompeo a explicitement appelé à « la fin des hostilités » au Yémen lors d'un entretien dimanche avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Il a exigeant que que « toutes les parties viennent à la table pour négocier une solution pacifique au conflit »

Sous la pression du Congrès, l'administration américaine de Donald Trump a confirmé que la coalition sous commandement saoudien au Yémen allait désormais effectuer elle-même le ravitaillement en vol de ses avions, assuré jusqu'ici par les Etats-Unis.

Pour le ministre britannique Jeremy Hunt, reçu lundi en Arabie saoudite, le conflit yéménite a connu un coût humain « incalculable » et sa résolution passe par une solution « politique ».

Le Yémen est le théâtre de la pire crise humanitaire au monde, rappelle régulièrement l'ONU, la famine guettant 14 millions de civils.

Jenny Chase for DayNewsWorld