LES ELECTIONS DE L'APRES MUGABE AU ZIMBABWE

Dans un pays où le taux de chômage avoisine 90 %, les habitants ont, pour la première fois, voté librement. Avec l’espoir de tourner la page des décennies Mugabe .

Ils élisent le premier président zimbabwéen de toute l’histoire du pays qui ne se nomme pas Robert Mugabe. Cet homme de 94 ans a dirigé le pays depuis l’indépendance avant d’être renversé par un coup d'Etat de l’armée en novembre 2017,

En effet les élections générales, qui se sont tenues dimanche, sont les premières depuis la chute de Robert Mugabe, qui a dirigé le pays pendant trente-sept ans.

Son départ en novembre dernier avait suscité un espoir de changement auprès de la population. Plus de 5,5 millions d'électeurs s'étaient inscrits pour voter. A 94 ans, l'ancien homme fort n'a toujours pas digéré sa démission forcée avec l'aide de l'armée.

Pas de soutien de Mugabe au candidat de son parti :

Le leader de l'opposition au Zimbabwe Nelson Chamisa n'a pas attendu l'officialisation des résultats pour annoncer sa victoire.

Le leader de l'opposition au Zimbabwe revendique, mardi 31 juillet, « une victoire éclatante » aux élections générales qui se sont tenues la veille dans le pays.

« Nous avons fait remarquablement bien (…) et nous sommes prêts à former le prochain gouvernement », écrit-il en anglais sur Twitter, à l'appui d' *un décompte des voix portant sur 10 000 bureaux de vote.

Avant le scrutin, Robert Mugabe avait sous-entendu qu'il voterait pour Nelson Chamisa, pourtant opposant de longue date, plutôt que pour Emmerson Mnangagwa, l'actuel chef de l'Etat et candidat de son parti, le Zanu-PF.

Deux favoris sur 23 prétendants

Emmerson Mnangagwa, le proche de Mugabe tombé en disgrâce, a pris le pouvoir avec l’appui des militaires. Il a promisde réformer le pays de fond en comble tout comme son principal rival, l’opposant Nelson Chamisa.

Pour la première fois, une campagne électorale au Zimbabwe s’est déroulée à peu près dans un calme relatif. . Le principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a pu en effet organiser des meetings, de plus en plus importants.

23 candidats se sont présentés à l’élection présidentielle, et plus de cent partis politiques prennent part aux législatives.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld