AU MOINS 14 MORTS DANS UNE ATTAQUE ISLAMISTEA NAIROBI AU KENYA |
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Les forces de sécurité kényanes ont mis un terme mercredi matin à l'attaque des islamistes somaliens shebabS contre un complexe hôtelier de Nairobi au terme d'un siège de près de vingt heures . Le bilan provisoire s'élève à 14 morts. « Je peux vous confirmer que l'opération de sécurité au (complexe) Dusit s'est achevée il y a environ une heure et que tous les terroristes ont été éliminés », a déclaré le président M. Kenyatta lors d'une conférence de presse précisant également qu' « en ce moment, nous avons la confirmation que quatorze vies innocentes ont été perdues (...), d'autres ont été blessés ».
Une source policière a indiqué de son côté que deux assaillants ont été tués mercredi matin au terme d'un échange de tirs prolongé. « Ils portaient tous les deux des foulards rouges sur le front et des cartouches étaient attachées autour de leur poitrine (...) ils avaient chacun un AK-47 ». « Attaque coordonnée » et revendiquée par les shebabs Dès ce mardi, les islamistes somaliens shebabs ont revendiqué cette attaque. Son modus operandi rappelle celui d'autres opérations du mouvement à Mogadiscio ces derniers mois: une bombe explose et dans la foulée, un commando pénètre dans l'établissement visé. Cette « attaque coordonnée » du complexe DusitD2 avait commencé par une forte explosion entendue à plus de cinq kilomètres à la ronde, suivie de tirs nourris. L'attaque de mardi à Nairobi est intervenue trois ans jour pour jour après celle de la base militaire kényane d'El Adde, dans le sud de la Somalie. Le Kenya a déjà été la cible d'attentats jihadistes de grande ampleur. Le 7 août 1998, un attentat revendiqué par Al-Qaïda contre l'ambassade américaine à Nairobi avait fait 213 morts et 5.000 blessés. Depuis l'engagement en octobre 2011 de l'armée kényane en Somalie pour combattre les shebab, affiliés à Al-Qaïda, le pays a été durement touché. Après l'attaque du Westgate le 21 septembre 2013 qui avait fait près de 70 morts , un commando a abattu de sang-froid 148 personnes dans l'université de Garissa (est), pour la plupart des étudiants, le 2 avril 2015. Si les shebab, chassés de Mogadiscio en 2011, ont perdu l'essentiel de leurs bastions ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicide. Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), à laquelle contribue le Kenya. De plus le Kenya, pays partageant une longue frontière poreuse avec la Somalie, est exposé aux shebabs qui y forment des cellules. |
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| Alize Marion pour DayNewsWorld | |
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De son côté, une source à la morgue a que quinze dépouilles ont été enregistrées dont 11 Kényans, un Américain, un Britannique. Des sources policières avaient aussi fait état d'au moins 15 morts. Pas de précision de la part des autorités toutefois concernant le nombre total de jihadistes ayant participé à l’opération. Des images de vidéosurveillance diffusées par les médias kényans montrent quatre hommes équipés d'armes automatiques et de grenades progressant calmement dans le complexe. Au moins un jihadiste s'est fait exploser au début de l'attaque.