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CARNAGE DANS UN ATTENTAT EN EGYPTE

AU MOINS 235 MORTS

ET RAID AERIEN EN REPRESAILLES

L’attaque a eu lieu  dans le village de Bir al-Abed, à 40 kilomètres

d’Al Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï.

Les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles.

Au moins 235 personnes ont été tuées et 133 blessées, vendredi à la mi-journée dans l’attaque d’une mosquée dans le nord du Sinaï égyptien.

Parmi les fidèles se trouvaient des conscrits de l’armée.

Selon la chaîne d'information panarabe Al Arabia et plusieurs sources locales certains des fidèles étaient des musulmans soufis, lesquels sont considérés par l'État islamique et d'autres groupes islamistes radicaux comme des apostats.

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 2013 et la destitution par l'armée du président islamiste élu Mohamed  Morsi, l'Égypte est le théâtre d'attaques et d'attentats menés par des groupes islamistes contre les forces de sécurité égyptiennes dans plusieurs régions du pays.

Abdel Fattah Al-Sissi, a promis de répliquer avec une « force brutale » à cet attentat, bien que l 'Egypte aient du mal à contrôler la péninsule du Sinaï.

Le nord du Sinaï est particulièrement touché. La branche de l'Etat Islamique y est particulièrement active.

Après cette attaque, qui n'a pas été revendiquée, le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, a convoqué un conseil ministériel restreint. Trois jours de deuil national ont été décrétés.

L'armée égyptienne a mené vendredi des raids aériens de représailles dans le nord du Sinaï après l'attaque d'une mosquée qui a fait 235 morts, a-t-on appris auprès de témoins et de responsables des services de sécurité. Les frappes aériennes se concentrent sur plusieurs zones montagneuses autour de la commune de Bir al Abed, où l'attaque s'est produite et où les insurgés islamistes se retrancheraien

. Un peu plus tôt, le président Abdel Fattah al-Sissi avait promis de répondre avec une "force brutale" à cette attaque, qui n'a pas encore été revendiquée.

"Les forces armées et la police vengeront nos martyrs et ramèneront la sécurité et la stabilité avec force très prochainement", avait-il déclaré lors d'un discours télévisé.

Paul Emison pour DayNewsWorld
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EMMERSON MNANGAGWA

BIENTOT A LA TETE D'UN ETAT RUINE

Emmerson Mnangagwa va ,vendredi, prendre la tête d’un Etat ruiné.

Après un bref exil, l’instigateur de la chute de Robert Mugabe, son ex-vice-président Emmerson Mnangagwa, prend la tête d’un Etat ruiné.

Ancien ministre de Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa, 75 ans, est considéré par la communauté internationale

"comme plus ouvert aux réformes", souligne la société d'analyse économique BMI Research.,Nous avons plus de raison d'être optimiste sur un retour du Zimbabwe auprès des investisseurs internationaux au cours des deux prochaines années", ajoute dans une note BMI, ne croyant toutefois pas possible de résoudre la crise financière dès 2018.

L'arrivée au pouvoir d'Emmerson Mnangagwa, qui sera investi vendredi président, suscite déjà d 'enormes espoirs dans un pays à la une croissance atone, l'inflation rampante et au chômage de masse.

M. Mnangagwa a promis mercredi, dans son premier discours depuis sa désignation, de s'attaquer à ces problèmes. "Nous voulons la croissance de notre économie, nous voulons des emplois", a-t-il lancé .

Longtemps pourtant, le Zimbabwe le fut un modèle de réussite en Afrique, au point d'être surnommé le "grenier à blé" du continent.

En effet ,à son arrivée au pouvoir en 1980, Robert Mugabe avait mis sur pied un système d'éducation et de santé solide tout en ménageant les intérêts de la minorité blanche pour stabiliser le pays.Les lois dites "d'indigénisation" avaient été votées en 2007 pour contraindre les entreprises étrangères à céder la majorité de leurs parts à des investisseurs locaux mais n'ayant pas abouti pleinement , les investisseurs étaient restés frileux.

Le temps presse pour une relance économique.Un défi de taille pour le futur Président.

"Si le pays s'effondre, les militaires ne seront pas payés et il y aura un risque de nouveau coup d'Etat", relève l'analyste Derek Matyszak de l'Institut pour les études de sécurité (ISS).

Joanne Courbet pour DayNewsWorld
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DEMISSION DE ROBERT MUGABE

AU ZWIMBABWE

APRES 37 ANS DE POUVOIR

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, âgé de 93 ans, a annoncé sa démission dans une lettre remise au Parlement, mardi 21 novembre, et lue par Jacob Mudenda, président de la Chambre.

Chef Il était en résidence surveillée depuis l'intervention de l'armée, mercredi dernier, mais refusait de céder le pouvoir qu'il exerçait depuis l'indépendance, en 1980.

Cette annonce intervient alors que le Parlement a ouvert sa séance consacrée à l'examen d'une demande de destitution du président, après trente-sept ans au pouvoir.

 

"J'ai choisi volontairement de démissionner", assure Robert Mugabe. "

Cette décision a été motivée par (...) mon désir d'assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent", a-t-il détaillé dans sa lettre.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi 22 novembre, le président de l’exécutif de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, s’est félicité de la décision du président zimbabwéen Robert Mugabe. L’organisation « reconnaît que le peuple zimbabwéen a exprimé le souhait d’un transfert de pouvoir pacifique de telle sorte que l’avenir démocratique du pays soit sauvegardé », souligne ce communiqué. La décision de M. Mugabe « restera dans l’'histoire comme l’acte d’un véritable homme d’Etat, qui ne peut que renforcer l ’héritage politique du président Mugabe », poursuit le communiqué de l’UA.

Carl Delsey pour DayNewsWorld
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AU MOINS CINQUANTE MORTS

DANS UN ATTENTAT-SUICIDE

AU NIGERIA

 

Au moins 50 personnes ont été tuées mardi dans un attentat-suicide attribué au groupe jihadiste Boko Haram qui a frappé une mosquée de Mubi, un des plus meurtriers perpétré dans le nord-est du Nigeria depuis des mois .

Le bilan provisoire pourrait s'alourdir.

L'explosion a été perpétrée kamikaze, un adolescent, durant les prières du matin à la mosquée de Madina à Mubi, ville frontalière du Cameroun à environ 200 km au nord de la capitale de l'Etat d'Adamawa, Yola.

Si l'attentat n'a pas été revendiqué tout porte à penser que Boko Haram menant régulièrement des attaques contre des villages et des attentats-suicides en est l'instigateur.

Depuis huit ans le groupe terroriste multiplie les attentats qui ont fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria.

C'est l'attentat le plus meurtrier perpétré dans la région du nord-est depuis une embuscade tendue en juillet contre un convoi transportant les membres d'une mission de prospection pétrolière dans l'Etat voisin du Borno, qui avait fait 70 morts.

Boko Haram conserve toute sa capacité de nuisance restant une organisation extrêmement puissante qui continue à semer la terreur pour tenter d'établir un califat islamique.

Les attaques jihadistes se concentrent depuis quelques temps dans la région frontalière du Cameroun.

La région, frontalière du Cameroun, est proche des monts de Mandara, où Boko Haram abrite d'ailleurs plusieurs camps.

 

L’Etat d’Adamawa, touché par les violences au pic de l’insurrection en 2014-2015, avait connu un progressif et fragile retour au calme, en comparaison avec l’Etat voisin du Borno, épicentre du conflit, qui n’a connu aucun répit. Ces dernières semaines, pourtant, les attaques djihadistes ont repris.

Paul Emison pour DayNewsWorld
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LE PRESIDENT DU ZIMBABWE ROBERT MUGABE POUSSE A LA DEMISSION

PAR LA RUE ET SON PROPRE PARTI

Le Zimbabwe a connu samedi l'une des plus grandes manifestations jamais organisées depuis l'indépendance et l'arrivée au pouvoir de Robert Mugabe en 1980. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi dans les rues d'Harare pour exiger le départ du président Mugabe. "Trop c'est trop, Mugabe doit partir", "Repose en paix Mugabe", "Non à la dynastie Mugabe", proclamaient des affiches brandies par des manifestants dans une ambiance festive.

Une manifestation historique : elle a rassemblé des Zimbabwéens très divers comme des ministres, des proches du parti au pouvoir, ainsi que des membres de l'opposition, des noirs et la minorité blanche issue de la colonisation britanniques, tous unis contre le président Robert Mugabe.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a été lâché par ses plus fidèles alliés.

La manifestation en effet a été organisée, cette fois, à l’appel des vétérans (l’Association des vétérans de la guerre de libération nationale du Zimbabwe), pour féliciter les militaires d’avoir chassé du pouvoir celui qu’ils ont passé tant de temps à défendre. Et même l’opposition s’est associée à la manœuvre.

Promise Mkwananzi, le chef des activistes de tajamuka, groupuscule qui, au cours des mois écoulés, continuait de manifester dans la rue sporadiquement s'est également engagé dans dans ce mouvement apparemment contre-nature

Le comité central de la ZANU-PF, le parti de Robert Mugabe, doit se réunir ce dimanche 19 novembre au matin à Harare. En effet après la consultation des cellules provinciales, la plus haute instance du parti au pouvoir devrait décider de limoger Robert Mugabe. Politiquement, à partir du moment où Robert Mugabe n'est plus membre de la ZANU-PF, les députés n'ont plus à suivre ses mots d'ordre lors des votes aux assemblées

. A 93 ans, le plus vieux chef d'Etat en exercice de la planète se retrouve de plus en plus isolé, abandonné par ses alliés les plus précieux: après l'armée et les anciens combattants, neuf des dix sections régionales de la Zanu-PF l'ont à leur tour lâché vendredi soir et ont demandé son départ.

Reste un président seul, sans majorité parlementaire, un scénario qui mène tout droit vers l'impasse politique. De plus selon la Constitution les députés ont la possibilité de lancer une procédure « d'impeachment », c'est à dire de destitution avec les deux tiers du Parlement pour démettre un président de ses fonctions .Or la ZANU-PF est très largement majoritaire.

Dimanche, le comité central du parti doit se réunir pour décider de son sort.

Le héros de l'indépendance, âgé de 93 ans, quant à lui, doit rencontrer dimanche l'état-major de l'armée qui l'a placé en résidence surveillée, au lendemain de manifestations massives pour sa démission.Les négociations entre Robert Mugabe et l'armée, engagées jeudi, vont donc se poursuivre dimanche, a annoncé la ZBC. Le président, qui s'accroche pour l'instant au pouvoir, a accepté de rencontrer l'état-major de l'armée, pour la deuxième fois depuis le début du coup de force militaire.

LL'étau se resserre donc sur le président, qui s'accroche pour l'instant au pouvoir.

Le nom d'Emmerson Mnangagwa, surnommé le "crocodile", circule désormais pour prendre la direction d'une éventuelle transition politique.

Le MDC, le Mouvement pour le changement démocratique, principale formation d'opposition se dit prêt, à participer à la transition démocratique. Le MDC de Morgan Tsvangirai avait d'ailleurs été invité par la ZANU-PF à se joindre au cortège samedi, selon Douglas Mwonzara, secrétaire général du MDC pour appuyer son action. Seul, le parti au pouvoir n'aurait pas assez de légitimité...

Reste à construire la suite.

Une fois le président démissionné ou déchu, un gouvernement d'unité nationale pourrait être mis en place. Le vice-président, Emmerson Mnangagwa, est pressenti pour en prendre la tête.

Un scénario que ne rejette pas le MDC qui tient cependant à certaines conditions. « S'il s'agit de monsieur Munangagwa, oui, nous travaillerons avec lui lors de la transition, car c'est ce que veut la loi. Mais ce gouvernement ne doit pas être factice. Il faut un gouvernement qui s'attaque directement à la pauvreté et à la crise économique, et surtout qui prépare des élections libres et honnêtes », a expliqué Douglas Mwonzara.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld