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AU MOINS 24 MORTS DANS L' ATTAQUE DJIHADISTE D'UNE EGLISE PROTESTANTE

Au moins 24 personnes ont été tuées dans l’attaque d’une église protestante dimanche 16 février 2020 dans un village du nord du Burkina Faso. 18 victimes ont également été blessées, d’autres enlevées.

Une attaque nouvelle djihadiste perpétrée dimanche 16 février 2020 dans une église protestante de Pansi, un village du nord du Burkina Faso, a fait 24 morts, dont le pasteur de l’église.Une église protestante dans le village de Pansi a été attaquée ce dimanche.

Au moins 24 personnes ont été tuées dont le pasteur de l’église a annoncé le gouverneur de la région du Sahel, le colonel Salfo Kaboré .

Ce dernier a expliqué qu’il y avait également 18 blessés et « des personnes enlevées », précisant qu’il s’agissait d’un bilan provisoire. L’attaque a été menée par un groupe armé terroriste selon une source sécuritaire.

Une vingtaine d’assaillants

Les assaillants étaient une vingtaine et ont séparé les hommes et le femmes avant d’attaquer l’église selon le maire de la commune voisine de Boundoré.

« Les blessés ont été évacués à Sebba et Dori pour des soins appropriés et les personnes décédées portées en terre le même jour par les survivants, aidés spontanément par les habitants des villages voisins », a ajouté le colonel Salfo Kaboré.

4000 morts l’an passé

Les attaques djihadistes contre les églises ou des religieux chrétiens se sont multipliées ces derniers mois au Burkina. Le 10 février, un groupe djihadiste avait fait irruption dans la ville de Sebba, également dans le nord du Burkina Faso, avant d’enlever sept personnes dans le domicile d’un pasteur.

Trois jours plus tard, cinq personnes dont le pasteur ont été retrouvées mortes, tandis que les deux autres, des femmes, ont été retrouvées saines et sauves, selon le gouverneur

Dans ce pays frontalier du Mali et du Niger, elles ont fait environ 750 morts et 600 000 déplacés depuis 2015 précise le quotidien. En 2019, les attaques djihadistes dans ces trois pays ont fait 4000 morts selon l’ONU.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

36 CIVILS TUES DANS UNE ATTAQUE TERRORISTE

AU BURKINA FASO

L' horreur s'est encore produite au Burkina Faso avec la mort de 36 civils lors d'une attaque terroriste. L’assaut a eu lieu sur un marché.

Trente-six civils ont été tués lundi lors d’une attaque contre des villages du nord du Burkina Faso ont annoncé, mardi 21 janvier, les autorités.

« Le gouvernement burkinabé a appris avec consternation et indignation la mort de 36 Burkinabés dans la province du Sanmatenga, suite à une attaque terroriste », a déclaré le ministre de la communication, Remis Fulgance Dandjinou, dans un communiqué.

« Le lundi 20 janvier 2020, un groupe armé terroriste a fait irruption dans le marché de Nagraogo, y a abattu 32 de nos concitoyens, brûlé le marché et, dans son repli, (en) a abattu quatre autres au niveau du village d’Alamou. Cette attaque a également fait trois blessés. »

Le président, Roch Marc Christian Kaboré, a décrété un « deuil national de quarante-huit heures allant du mercredi 22 janvier au jeudi 23 janvier »

Face à ces « attaques répétées » contre les populations, le gouvernement a lancé un appel à une « franche collaboration avec les forces de défense et de sécurité et au renforcement de la solidarité entre Burkinabés ».

Aussi le Parlement a-t-il adopté mardi21 janvier 2020 à l’unanimité une loi permettant le recrutement de volontaires locaux pour appuyer la lutte antidjihadistes. L’idée avait été lancée par le président Kaboré en novembre 2019, après l’attaque contre un convoi d’une société minière canadienne, qui avait fait 38 morts, dans l’Est.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques djihadistes, qui ont fait plus de 750 morts et 560 000 déplacés depuis 2015.

Selon les Nations unies, les attaques djihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4 000 morts en 2019.

Lundi, des experts en sécurité avaient présenté au président Kaboré un projet de nouvelle politique de sécurité pour le pays.

La ministre française des armées, Florence Parly, a annoncé lundi à Bamako, au Mali, de nouvelles opérations militaires à venir dans la zone dite des trois frontières (Mali, Burkina Faso et Niger), où la France et ses alliés concentrent leurs efforts contre l’expansion djihadiste.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE SOMMET DE BERLIN SUR LA LIBYE EST

UN PETIT PAS EN AVANT

Le sommet de Berlin, qui a réuni dimanche 19 janvier des délégations de onze Etats et de quatre organisations internationales – Nations unies (ONU), Union européenne (UE), Ligue arabe et Union africaine (UA) –, s’est conclu par l’adoption d’une déclaration commune entrouvrant un espoir d’apaisement.

Le document appelle à un « cessez-le-feu permanent » en Libye, à « s’abstenir de toute ingérence dans le conflit armé » et à relancer le « processus politique » brisé par l’attaque de Tripoli en avril 2019 par le maréchal dissident Khalifa Haftar.

Respecter enfin l'embargo de l'ONU sur les armes, ne plus interférer dans les affaires intérieures de la Libye, c'est ce qu'ont enfin promis les 11 dirigeants participants à la conférence de Berlin. L'important pour Angela Merkel était de parler enfin d'une seule voix pour soutenir la trêve précaire entre les deux forces qui s'opposent en Libye: « Nous avons reçu l'engagement de tous les participants, ils ne fourniront plus aucun soutien à la Libye, et devraient aussi stopper toute opération tant que durera le cessez-le-feu. », a déclaré la chancelière.

Mais c'est bien « un petit pas en avant » pour l’Allemagne, « une conférence très utile » pour la Russie.

« Pour un cessez-le-feu durable »

Fayez al-Sarraj, le chef du Gouvernement d'union nationale reconnu par l'ONU à Tripoli, et son rival qui contrôle l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, se battent pour prendre le contrôle effectif de ce pays riche en pétrole et en gaz.

Si elles ne se sont pas rencontrées physiquement, les deux têtes d’affiche libyennes présentes à Berlin, Faïez Sarraj, le chef du gouvernement d’« accord national » (GAN) basé à Tripoli, et Khalifa Haftar basé dans la région de Benghazi (est), ils étaient tous deux présents à Berlin.

Le maréchal Haftar a rencontré Emmanuel Macron qui s'inquiète de l'envoi de miliciens syriens pro-turcs et de militaires turcs en soutien à Fayez al-Sarraj que le président turc Recep Tayyip Erdogan a rencontré de son côté.

Un nouveau comité militaire »

Les deux rivaux ont toutefois accepté de former un comité pour travailler, dans les prochains jours à Genève, à établir un cessez-le feu permanent, comme l'a expliqué le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov :

« Le nouveau comité militaire composé de cinq représentants de Sarraj et Haftar, élaborera, sous la supervision des Nations Unies, des mesures de confiance concrètes qui rendront le cessez-le-feu durable. »

Le conflit qui ravage la Libye

La Libye n'a jamais su trouver une stabilité depuis la mort du général Kadhafi en 2011. Depuis neuf mois, quelque 280 civils et plus de 2000 combattants ont été tués selon l'ONU. Près de 150 000 Libyens ont été contraints de fuir les combats.

Entre la récente arrivée sur le terrain de militaires turcs, la présence soupçonnée de mercenaires russes et l'afflux continu d'armes livrées par plusieurs Etats, la communauté internationale craint de voir le conflit dégénérer dans ce pays plongé dans le chaos depuis 2011.

Aucun responsable politique n'a réussi à prendre le contrôle du pays depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Deux hommes se font la guerre : le maréchal Haftar, le chef de « l'armée nationale libyenne » (ANL) contrôle l'est du pays et une partie du sud de la Libye.

Soutenu par l'Égypte et les alliés de l'Arabie Saoudite, il tente depuis des mois de s'emparer de Tripoli, afin de déloger Fayez al-Sarraj, le Premier ministre reconnu par L'ONU.

Sur le terrain, des heurts entre les deux camps sont signalées presque quotidiennement. Et le camp Haftar a bloqué les exportations de pétrole libyennes, seule véritable source de revenus du pays, à la veille du sommet de Berlin.

Dans ce contexte, Fayez al-Sarraj a demandé à Berlin l'envoi dans son pays d'une « force militaire internationale » sous l'égide de l'ONU.

Plusieurs dirigeants, notamment les chefs de gouvernement italien et britannique, se sont dits ouverts à l'idée de l'envoi d'une mission internationale, voire d'une force, pour aider à garantir un cessez-le-feu.

L'objectif numéro un de ce sommet sous l'égide de l'ONU était de mettre fin aux ingérences étrangères multiples dans cet Etat où les affrontements se nourrissent d'appétits autour de ses importantes réserves de pétrole, de rivalités politiques régionales et de jeux d'influence. Et de relancer le processus de paix pour éviter que la Libye ne devienne une « deuxième Syrie ». Objectif tenu même si des incertitudes demeurent.

« Nous n’avions aucune illusion sur la difficulté de la voie dans laquelle nous nous sommes embarqués », a admis Angela Merkel.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

EN ALGERIE LE PRESIDENT A PEINE ELU

CONTESTE PAR LA RUE

Après près de dix mois d’une contestation populaire massive et inédite ayant emporté le président Abdelaziz Bouteflika, les Algériens ont voté jeudi pour son successeur.

Abdelmadjid Tebboune, 74 ans, a été élu président dès le premier tour de l’élection du jeudi 12 décembre 2019 en Algérie avec 58,15 % des suffrages, selon les résultats préliminaires annoncés vendredi par Mohamed Charfi, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

Présenté comme le candidat préféré de l'armée, le septuagénaire, ancien proche du président déchu, s'est imposé à l'issue d'un vote marqué par une abstention record.

Le taux de participation a été en effet de 41,13%, soit le plus faible de toutes les présidentielles pluralistes de l'histoire du pays.

Il n'y aura pas de second tour en Algérie.

Un président de 74 ans.

Abdelmadjid Tebboune était présenté par la presse algérienne comme le favori et le candidat préféré de l’armée. Des cinq candidats en lice, tous nés dans la maison du régime, il passait pour le plus proche de l’homme fort du pays, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah ainsi que de Bouteflika. Mais l'ancien Premier ministre cherchait à se défaire de cette image et se présentait comme le « candidat du peuple ».

« Ton mandat est un mandat mort né. »

Dans l'après-midi, une manifestation contre le nouveau président élu a débuté dans le centre-ville d'Alger. Ce dernier a réagi, assurant vouloir « tendre la main » au « Hirak », le mouvement de contestation populaire inédit qui secoue l'Algérie depuis près de dix mois. Mais les manifestants défilent en masse, après la prière du vendredi, pour rejeter ce scrutin scandant que « le vote est truqué, vos élections ne nous concernent pas et votre président ne nous gouvernera pas ».

Les contestataires continuent d’exiger la fin du « système » aux manettes depuis l’indépendance, en 1962, et le départ de tous les anciens soutiens ou collaborateurs des 20 ans de présidence Bouteflika.

Boby Dean pour DayNewsWorld

54 MORTS DANS UNE ATTAQUE TERRORISTE

AU MALI

Vendredi 1 novembre 2019, l'armée Malienne a essuyé de très lourdes pertes lors de l'attaque menée par des jihadistes contre l'un de ses camps militaires dans le nord-est du pays.

Le bilan provisoire fait état de 54 morts, dont un civil. Des renforts ont été dépêchés près de la frontière avec le Niger pour traquer les assaillants.

Cinquante-trois soldats maliens et un civil ont été tués, vendredi 1er novembre, dans une « attaque terroriste » contre un camp militaire à Indelimane, près de la frontière avec le Niger , a annoncé le ministre malien de la communication Yaya Sangaré sur Twitter. Cette attaque n’a pas été revendiquée.

Avec l'attaque de vendredi, l'armée malienne subit une de ses plus lourdes pertes depuis plusieurs années.

Quarante soldats avaient été tués dans deux assauts jihadistes le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre Mondoro, localités situés dans le sud du pays, près du Burkina Faso, selon un bilan d'un responsable du ministère de la Défense bilan qui selon plusieurs sources avait été sous-évalué.

« La situation est sous contrôle. Le ratissage et le processus d’identification des corps se poursuivent », a ajouté le ministre, faisant état de « dix rescapés » et de « dégâts matériels importants » dans la localité d’Ansongo, dans le secteur de Ménaka (Sud-Est).

Le gouvernement malien a fait savoir vendredi soir qu’il « condamnait » cette « attaque terroriste qui a fait des morts, de nombreux blessés et des dégâts matériels du côté des Forces nationales de défense et de sécurité », selon un communiqué « Des renforts ont été dépêchés pour sécuriser la zone et traquer les assaillants », ajoutait Bamako, sans donner de précisions sur ces derniers. Des soldats maliens seraient également portés disparus .

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes, qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit toujours.

Cependant les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.

Britney Delsey pour DayNewsWorld