COVID-19 LA STRATEGIE DU PRIME BOOST AVEC ASTRAZENECA ?

Quelle deuxième dose faut-il administrer aux 500.000 Français de moins de 55 ans qui ont déjà reçu une première injection du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19? Dans un avis émis ce vendredi 9 avril, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande d’utiliser un schéma vaccinal mixte (ou « prime boost ») depuis qu’AstraZeneca est déconseillé aux jeunes, en raison d’un risque supérieur de thrombose, un effet secondaire très rare mais potentiellement grave.

Cette stratégie, qui consiste à utiliser un autre vaccin en guise de rappel, va être déployée pour la première fois sur le territoire français pour permettre aux personnes qui ont reçu une première dose d’AstraZeneca de bénéficier d’une protection immunitaire forte tout en évitant tout risque de thrombose.

Changer de vaccin entre les deux doses

Recourir à une plateforme vaccinale différente, c’est à dire changer de vaccin entre les deux injections est un dispositif très peu utilisé jusqu’à présent chez l’homme, mais très intéressant et sans risque supplémentaire d’effets secondaires », a expliqué la professeure Élisabeth Bouvet, la présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS.

Si la HAS recommande de vacciner ainsi, c’est parce que la réaction immunitaire déclenchée par la première dose d’AstraZeneca diminue après trois mois, il faut donc la stimuler après ce laps de temps. La HAS considère que cette stimulation peut être faite par un autre vaccin du moment qu’il provoque lui aussi une immunité, qu’il est autorisé, sûr et disponible sur le marché. Pour le moment, seuls Pfizer et Moderna répondent à ces critères.

Deux doses, deux technologies, sans aucun risque que ce cocktail augmente les effets secondaires, assure la Haute Autorité de Santé qui estime que varier les vaccins pourrait même conduire à une meilleure efficacité. La combinaison de vaccin est une piste explorée dans de nombreux pays notamment au Royaume-Uni avec l’étude Com-Cov.

Le schéma vaccinal mixte est une stratégie prometteuse, en développement notamment pour combattre la grippe, le sida ou l’hépatite B. Dans le cadre du Covid-19, le vaccin russe Spoutnik V repose sur un principe quasiment identique, le vecteur viral n’est pas le même pour la première et la deuxième dose.

Une stratégie salutaire ?

Si les données préliminaires et les éléments théoriques laissent penser que la stratégie du « prime boost » est salutaire, des études lancées par l’Agence Nationale de Sûreté du Médicament doivent préciser la durée et le niveau de protection ainsi obtenu. Selon le médecin et journaliste Damien Mascret sur le plateau du 19/20 de France 3, vendredi, la théorie dit que « l’essentiel, c’est d’avoir restimulé la mémoire immunitaire ». Mais dans la pratique, aucune expérimentation ne prouve que l’efficacité obtenue avec deux doses d’AstraZeneca sera la même que celle obtenue avec une dose d’AstraZeneca et une dose d’un vaccin ARN. « C’est toute la différence entre la théorie et l’expérience », estime le spécialiste.

L’OMS dans l’attente de données

Faute de données, l’OMS a déclaré qu’elle ne pouvait donc pas faire de recommandations.

L’OMS a réitéré vendredi qu’elle ne pouvait, faute de « données adéquates », faire de recommandation sur un changement de vaccin anti-Covid entre deux doses, quelques heures après la décision du régulateur français.




Boby Dean pour DayNewsWorld

QUID DES ANNONCES D'EMMANUEL MACRON ?

"Des décisions ont été actées " pendant le conseil de défense sanitaire a annoncé le porte-parole du gouvernement. Emmanuel Macron les présentera aux Français ce mercredi soir.

Que va annoncer Emmanuel Macron ce mercredi soir lors de son allocution ?

Les vacances de printemps seront-elles avancées ?

Les mesures de freinage étendues à d’autres départements ?

Le chef de l’État a vraisemblablement tranché et l’annoncera aux Français à 20 heures.

5 000 patients en réanimation

Alors que plus de 5 000 patients sont en réanimation, les Français sont suspendus à ses arbitrages, après un Conseil de défense au cours duquel « des décisions ont été actées », selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Ces mesures, qui visent à « voir la lumière au bout du tunnel » selon lui, devraient être en partie « nationales » et concerner notamment « l’école, les déplacements et la vaccination », a indiqué une source gouvernementale.

« La France ne refusera pas un malade »Signe de l’importance de ces annonces, le Premier ministre Jean Castex prononcera jeudi une déclaration, qui sera suivie d’un débat et d’un vote devant les deux chambres du Parlement « sur l’évolution de la situation sanitaire ».

« Nous avons des semaines difficiles devant nous », a insisté Gabriel Attal, en précisant que les nouvelles mesures tiennent compte « de la dynamique de l’épidémie » mais aussi de leurs conséquences « sur le moral de nos compatriotes, sur l’éducation de nos enfants et sur l’activité dans notre pays ». « Mais le facteur clé de nos décisions reste la situation de nos hôpitaux », a-t-il ajouté avant d’écarter tout tri des patients : « Une chose est claire : la France ne refusera pas un malade, le tri des patients n’est pas une option et ne sera jamais une option ».

Du côté des professionnels de santé: le reconfinement

Du côté des professionnels de santé, l’appel se fait aussi de plus en plus pressant. Le conseil national de l’ordre des médecins et la Fédération hospitalière de France ont tous deux appelé à prendre des mesures strictes. Selon l’ordre des médecins, il faut un « vrai reconfinement partout où c’est nécessaire », la France ayant « perdu le contrôle de l’épidémie » de Covid-19.

Le conseil d’administration de la Fédération hospitalière de France (FHF) appelle, quant à lui, « à l’unanimité » à un « confinement strict ». « Les projections indiquent qu’une dégradation très forte de la situation hospitalière est à attendre à court terme, qui sera d’autant plus importante sans nouvelle mesure suffisante de freinage de l’épidémie », affirme la FHF. Elle s’inquiète aussi des déprogrammations en cascade rendues nécessaires par l’afflux de malades du Covid-19, qui ne pourront perdurer « sans conséquences majeures sur la santé publique ».

Enfin, la fédération des hôpitaux publics demande « l’accélération la plus forte de la vaccination », seule capable d’« endiguer définitivement l’épidémie ».

« En attendant que nous soyons massivement vaccinés, partout où la situation est grave, il faut nous confiner », écrit le président du conseil de l’ordre (CNOM), Patrick Bouet, dans une lettre ouverte publiée, mercredi, par le journal Libération et adressée à Emmanuel Macron.

« Il y a eu des erreurs probablement »

« On a toujours regardé avec lucidité et humilité la gestion de cette épidémie. Il y a des choses qui ont été réussies. Il y a des points qui l’ont moins été. Il y a eu des erreurs probablement. Je crois que l’important, c’est de le reconnaître », a déclaré le représentant du gouvernement interrogé à ce sujet à l’issue du conseil des ministres.

Gabriel Attal a fait valoir « la cohérence » de l’action du gouvernement depuis un an, « le fait d’avoir refusé depuis le début de cette crise de mettre notre hôpital en situation de trier les malades, le fait de continuer à accélérer notre campagne de vaccination, qui nous permet d’avoir une lumière au bout du tunnel ».

Une nouvelle fois, les Français sont suspendus aux arbitrages que rendra le chef de l’Etat après le nouveau conseil de défense qui s’est tenu à 9 heures à l’Elysée.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LA VACCINATION POUR QUI

 ET AVEC QUEL SERUM EN FRANCE ?

Nouveau coup d'accélérateur pour la vaccination contre le Covid-19, érigée en « priorité nationale » par Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat, en déplacement ce mardi à Valenciennes, a annoncé une série de mesures pour accélérer la campagne, dont l'ouverture de la vaccination aux 70-75 ans qui ne souffrent d'aucune comorbidité.

« Je veux qu'on organise les choses de manière très méthodique, descendre par tranches d'âge », a souligné le président.

Voici un récapitulatif des Français éligibles à la vaccination, où et avec quel sérum.·

Tous les plus de 70 ans

Qui ? Les patients des Ehpad et les plus de 75 ans ont fait partie des premiers publics éligibles à la vaccination. Au 21 mars, ils étaient respectivement 91 % et 48 % à avoir déjà reçu une première dose, selon le ministère de la Santé. Emmanuel Macron a élargi cette tranche d'âge en abaissant ce mardi l'âge minimum requis à 70 ans.

Quel vaccin et où ? Le choix est vaste pour les seniors. Soit les vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna dans un centre de vaccination, ou en Ehpad si la personne y réside. Soit le vaccin d'AstraZeneca chez le médecin traitant, en pharmacie, ou en Ehpad.

 Les moins de 70 ans « à très haut risque »

Qui ? Tout majeur considéré comme « personne vulnérable à très haut risque » de développer une forme grave du Covid-19 est éligible à la vaccination. La liste des pathologies est détaillée sur le site du ministère de la Santé . Il s'agit notamment de personnes atteintes de cancers en cours de traitement par chimiothérapie, de maladies rénales chroniques sévères, de poly-pathologies chroniques, de certaines maladies rares ou encore de trisomie 21 et de personnes transplantées.

Quel vaccin et où ? Ce sont les vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna en centre de vaccination, sur présentation d'une ordonnance du médecin traitant, ou éventuellement dans l'établissement où la personne est déjà soignée.

Les plus de 55 ans peuvent aussi recevoir le vaccin d'AstraZeneca chez leur médecin traitant ou le médecin du travail, en pharmacie, ou éventuellement dans un établissement de soins.·

Les 50-69 ans « à risque »

Qui ? Ce public n'est pas considéré « à très haut risque », mais seulement « à risque » en raison d'une des comorbidités listées par la Haute Autorité de Santé : pathologies cardiovasculaires, respiratoires chroniques ou neurologiques, obésité, diabète, cancer, maladies hépatiques, etc.

Quel vaccin et où ? Ils peuvent recevoir celui de Pfizer-BioNTech ou de Moderna en centre de vaccination. La tranche d'âge 55 -69 ans peut aussi bénéficier du vaccin d'AstraZeneca dans tous les lieux où il est administré (médecin traitant, médecin du travail, pharmacie, ou éventuellement un établissement de soins si la personne s'y trouve déjà).

·Les soignants

Qui ? Après avoir été réservée dans un premier temps aux professionnels soignants de plus de 50 ans, la vaccination est ouverte à tous les âges depuis Quel vaccin et où ? Pour les 18-54 ans, les vaccins de Pfizer-BioNTech ou de Moderna en centre de vaccination ou dans leur établissement de santé. Les plus de 55 ans peuvent aussi recevoir celui d'Astrazeneca dans tous les lieux où il est administré.

 Bientôt d'autres professions

Emmanuel Macron a annoncé que des campagnes ciblées à destination de professions spécifiques, comme les enseignants, seraient lancées en avril-mai.

Tous les autres Français - les mineurs et les moins de 55 ans ne souffrant pas de comorbidités - ne sont donc pas éligibles pour le moment à la vaccination.

Le gouvernement vise 10 millions de personnes vaccinées mi-avril, 20 millions à la mi-mai et 30 millions mi-juin, contre 6,35 millions actuellement.




Boby Dean pour le DayNewsWorld

COVID-19 AU MOINS 35 VACCINODROMES DEPLOYES PAR L'ARMEE ET LES POMPIERS EN FRANCE

La France passe la vitesse supérieure. L'armée et les pompiers vont déployer « au moins 35 grands centres de vaccination contre le Covid-19, pour pouvoir être capables d'utiliser » toutes les doses qui seront livrées à la France « à partir du mois d'avril », a indiqué lundi le ministre de la Santé.

« Le service de santé des armées va travailler à développer un certain nombre de grands centres de vaccination - on peut les appeler 'vaccinodromes' ou 'mégacentres', quel que soit le nom », a déclaré Olivier Véran lors d'un déplacement à Epinay-sous-Sénart, en Essonne, en compagnie de sa collègue déléguée chargée des Sports, Roxana Maracineanu.

Ces 35 centres, pris en charge par l'armée, s'inscrivent dans les 1 à 2 grands centres de vaccination par département gérés par le ministère et l'assurance maladie.

Il s'agit pour les autorités de « pouvoir être capables d'utiliser tous les vaccins qui nous sont livrés à partir du mois d'avril pour vacciner massivement les Français », a-t-il poursuivi.Olivier Véran a réaffirmé l'objectif de « 10 millions de primovaccinés à la mi-avril, et puis ensuite ça va augmenter, parce que les apports de vaccin vont augmenter », a-t-il assuré.

Le service de santé des armées (SSA) a également déployé un cinquantaine de ses personnels en renfort à Mayotte, afin de gérer dix lits de réanimation supplémentaires au sein du centre hospitalier.

Pendant la première vague épidémique, au printemps 2020, les militaires français avaient également contribué à l'effort collectif sous le parapluie de l'opération « Résilience »:

ouverture d'une structure médicale de réanimation sous tente à Mulhouse (Haut-Rhin),transfert de patients par voie aérienne ou encore convoyage de matériel médical et de renforts outre-mer.




Boby Dean pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LA FRANCE VEUT METTRE LE PAQUET SUR LA VACCINATION

Pour lutter contre la hausse de l’épidémie de coronavirus, un confinement est mis en place à partir de ce week-end dans le Pas-de-Calais, comme à Nice et Dunkerque. Paris et sa région y échappent certes pour le moment mais les commerces de plus 10 000 m² devront fermer et il sera interdit de boire la journée dans plusieurs zones. Trois nouveaux départements sont placés sous surveillance : les Hautes-Alpes, l’Aube et l’Aisne, ce qui porte le total à 23.

Jean Castex, rappelant que les prochaines semaines seront « très sensibles » sur le front du Covid-19, a promis ce samedi 6 mars 2021que le gouvernement allait « mettre le paquet sur la vaccination » et qu'il « ne débranchera pas tout de suite » les aides au secteur de la restauration lorsqu'il pourra rouvrir.

D'ailleurs vendredi 5 mars, ce sont 250.000 personnes ont reçu une injection en France, un record depuis le début de la campagne de vaccination. Et la campagne devrait encore s’accélérer : le décret autorisant les pharmaciens, infirmiers et sages-femmes à vacciner contre le Covid-19 a été signé vendredi.

Objectif : vacciner 10 millions de Français d’ici à la mi-avril et 20 millions d’ici à la mi-mai, promet le gouvernement.-

Est-ce réalisable ? Oui, mais à condition de passer à la vitesse supérieure ce qui implique de vacciner quasiment quatre fois plus qu'aujourd'hui, 7 jours sur 7. Jusqu'à présent, pendant le weekend il y avait un ralentissement voire un arrêt des vaccinations. Dorénavant ce ne sera plus le cas.

Sachant qu'il y a actuellement 400.000 doses d'AstraZeneca à écouler., tout est mis en œuvre : l'armée est mobilisée avec l'ouverture ce weekend de quatre hôpitaux militaires au quatre coins de la France. En Essonne, ce sont les pompiers qui ont construit des boxes supplémentaires pour pouvoir vacciner environ 1.800 personnes en deux jours. Le personnel soignant est également mobilisé.Et les doses sont censées arrivées à temps...

Le gouvernement a donc déployé les grands moyens avec les yeux rivés sur le compteur.

L'objectif est en effet atteignable que si 250.000 personnes sont vaccinées chaque jour, weekend compris.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

VERS UN « CONFINEMENT TRES SERRE » EN FRANCE FACE A L'ECHEC DU COUVRE-FEU ?

Rien n’est encore décidé mais depuis une semaine les tergiversations sur un éventuel troisième confinement sont à l'ordre du jour au sommet de l'exécutif. Le chef de l’État, qui déteste être mis sous pression, qui plus est par certains membres de son gouvernement comme par sa propre famille, veut prendre son temps face à un reconfinement à hauts risques.

D'autant qu'il a entre les mains des enquêtes d’opinion montrant que le taux d’adhésion au confinement a fondu de 85 % en mars à 40 % aujourd’hui. Et qu'existe un risque de désobéissance civile.


Pourtant les mauvaises nouvelles s'accumulent. Le couvre-feu instauré à 18H «ne freine pas suffisamment» la propagation du virus du Covid-19 pour être «pleinement efficace»,a déclaré ce mercredi 27 janvier 2021 le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Le couvre-feu a, selon lui, «une efficacité relative, qui est réelle mais qui n'est pas suffisante à ce stade». Elle «ralentit la progression du virus», mais ce dernier «continue à progresser» tandis que «les variants se développent à un rythme important», a-t-il expliqué.

Le gouvernement étudie donc plusieurs «scénarios» qui vont «du maintien du cadre actuel jusqu'à un confinement très serré», a-t-il précisé à l'issue du conseil des ministres ayant suivi un conseil de défense sanitaire à l'Elysée.

Le président Emmanuel Macron a demandé «des analyses supplémentaires» sur ces différents scénarios avant de prendre des décisions, a encore précisé Gabriel Attal.

Mais «le maintien du cadre actuel paraît peu probable», selon le porte-parole, qui a promis «une concertation avec le Parlement et les syndicats» dans les prochains jours.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

COVID POURQUOI LA FRANCE DE PASTEUR

N'A-T-ELLE PAS SON VACCIN ?

Sur le front du vaccin, l’Institut Pasteur a annoncé hier qu’il abandonnait le développement de son principal projet de vaccin. Les résultats des premiers essais cliniques ont montré que « la réponse immunitaire était inférieure à celle provoquée par une infection naturelle et à celle rapportée pour les autres vaccins », explique la société.

Certes, on savait que le candidat-vaccin de Pasteur avait pris du retard, en particulier sur les deux vaccins aujourd’hui disponibles, celui de Pfizer-BioNTech et celui de Moderna, fondés sur la technologie très innovante de l’ARN messager.

Mais le projet pastorien, conçu sur le principe des « vaccins vecteurs viraux », semblait prometteur et toujours dans la course.D'où la question suivante:
Pourquoi la France, pays de Pasteur, n'est-elle pas capable de mettre au point un vaccin contre le Covid quand les Britanniques et les Allemands y parviennent ?

Et ce, même avec le soutien d'un grand laboratoire comme Merck MSD, qui aurait pu jouer pour l'Institut Pasteur le rôle d'AstraZeneca pour l'université d'Oxford, ou de Pfizer, pour BioNTech. Sans oublier le champion tricolore Sanofi, tout numéro deux mondial des vaccins qu'il est, qui a lui aussi trébuché et dû remettre humblement l'ouvrage sur le métier en revoyant son calendrier.Comment notre industrie pharmaceutique en est-elle arrivée là ?

Le Conseil d'analyse économique (CAE) tente d'apporter une réponse dans une note, publiée ce mardi, à l'intitulé explicite : « Innovation pharmaceutique : comment combler le retard français ? ». La commission, qui réunit un panel d'économistes chargés de conseiller le Premier ministre Jean Castex, a analysé les points faibles de la recherche tricolore en matière de conception et de commercialisation de nouveaux médicaments.

Premier constat : la France n'a pas su anticiper puis s'adapter aux bouleversements que subit le secteur. « En témoigne un certain nombre d'échecs récents dans la recherche de vaccins, souligne Jean Beuve, l'un des conseillers scientifiques du CAE, en faisant allusion au retard de Sanofi, puis à l'annonce de l'Institut Pasteur de résultats insuffisants pour son candidat vaccin. « L'industrie pharmaceutique a fait face ces dernières années à des changements majeurs, enchaîne Anne Perrot, Inspectrice générale des finances, membre du CAE et co-rédactrices de l'étude. Avec notamment le passage de la chimie aux biotechnologies et à la génomique, rendant le processus d'innovation plus complexe et plus coûteux. »

Les progrès de la biologie, et notamment de la biotechnologie, ont en effet débouché sur une vague d'innovations sans précédent durant la dernière décennie. Avec des conséquences notables sur le portefeuille des laboratoires, leur business model, les coûts de développement et in fine, le prix des médicaments. A titre d'exemple, le coût moyen de développement d'un médicament commercialisé était estimé à 802 millions de dollars en 2003 ; en 2016, il était de 2558 millions de dollars, les coûts capitalisés ayant augmenté de 8,5 % par an. D'où l'importance des partenariats. Une nébuleuse de PME et de start-up sont ainsi venues compléter un environnement trusté jusque-là par quelques grands groupes historiques.

Or, deuxième constat : une collaboration insuffisante entre les start-up et les grands groupes, mais aussi les universités. D'autres pays en ont pourtant fait un pivot fondamental de leur innovation. Et le rapport de citer les exemples de l'allemand BioNTech et de l'américain Moderna, qui participent aujourd'hui à la production les deux premiers vaccins anti-Covid. BioNTech a ainsi été fondé par trois chercheurs en Allemagne en 2008, en menant des développements de pointe en immunothérapie. La start-up s'est rapidement développée en bénéficiant de la proximité de centres de recherche et d'hôpitaux universitaires en Allemagne (Mayence, Munich, etc.) et aux Etats-Unis (Cambridge, San Diego), établissant ainsi un solide pont entre recherche fondamentale et recherche appliquée.

Même schéma pour l'entreprise Moderna, créée par un biologiste de Harvard pour commercialiser ses recherches sur les cellules-souches. Les accords de licence, les partenariats ou les investissements de capital-risque des grandes entreprises pharmaceutiques sont en effet plus en capacité de fournir un financement essentiel.

L'Hexagone pâtit de ne pas pouvoir s'appuyer sur une université de pointe dans les biotechs, à l'image d'Oxford ou de Cambridge en Angleterre, du MIT ou de Harvard aux Etats-Unis. Cette absence est d'autant plus dommageable que « les liens entre universités et laboratoires pharmaceutiques sont faibles et de mauvaise qualité », souligne Philippe Martin, le président du Conseil d'analyse économique. Côté financement des recherches, « les crédits publics manquent mais aussi le maillon suivant : le financement privé », pointent les auteurs de la note.

Troisième constat : tous les fonds ne vont pas forcément dans les bonnes poches. A commencer par l'argent mis… dans les salaires. Plusieurs rapports alertent en effet sur la perte d'attractivité de la profession de chercheur dans l'Hexagone : la rémunération moyenne en début de carrière s'établit à seulement 63 % du salaire moyen des pays de l'OCDE. Résultat ? Une fuite des cerveaux, malgré une qualité de la formation tricolore toujours reconnue.Une fuite des cerveaux à cause de salaires trop bas. La française Emmanuelle Charpentier — passée par la Sorbonne et l'Institut Pasteur — vient ainsi d'obtenir le prix Nobel de chimie. « Elle fait aujourd'hui de la R&D en Allemagne et sa carrière s'est déroulée à peu près partout sauf en France », lâche l'une des autrices de la note.

Se pose enfin la question du trop faible recours aux génériques dans notre pays. Un meilleur usage de ces médicaments, dont le brevet est tombé dans le domaine public, permettrait de mieux faire jouer la concurrence et de libérer des crédits pour d'autres médicaments innovants.

Un tableau dressé par le CAE inquiétant quand d'autres pays comme les Etats-Unis, la Grande Bretagne ou l'Allemagne, mais également des nouveaux venus du côté de l'Asie, ont déjà pris une longueur d'avance.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

UN TROISIEME CONFINEMENT

DES LA SEMAINE PROCHAINE EN FRANCE ?

Un troisième confinement en France ?

Ce serait une simple question de jours. « La décision est sur le point d'être prise » selon les sources proches de l'exécutif citées dans l'édition du 24 janvier du JDD. Emmanuel Macron pourrait prendre la parole dès mercredi soir, après le conseil de défense sanitaire, pour une entrée de vigueur en fin de semaine, présagent nos confrères

La France vivrait alors une troisième période de confinement après l'avoir connu du 17 mars au 11 mai 2020 et du 30 octobre au 15 décembre 2020.

. Le calendrier précis et les modalités restent à définir. Le JDD indique que les sorties seraient de nouveau limitées, que les commerces non essentiels devraient limiter leurs horaires et que le télétravail obligatoire n'est pas envisagé. En revanche, les établissements scolaires resteraient ouverts « Maintenir la continuité de l'enseignement reste un marqueur primordial pour le Président autant pour ne pas creuser les inégalités sociales que pour ne pas empêcher les parents de travailler » assure un conseiller cité par le JDD.

Situation sanitaire préoccupante

Les dernières projections de l'Institut Pasteur et de l'Inserm ne présagent rien de bon avec des courbes exponentielles des infections. La cause : les différents variants ,beaucoup plus contagieux, déjà présents en France. Le variant anglais devrait même devenir le virus principal en France courant mars.

Ce samedi, 24 000 nouvelles contaminations ont été enregistrées par Santé publique France. 230 patients sont morts du Covid-19 en 24 heures. Dans les hôpitaux, la tension ne recule pas. 25 864 personnes sont hospitalisées dans toute la France (+ 1174 en 24 heures). Les services de réanimation accueillent 2886 patients (+ 172 en 24 heures). Pour tenter de freiner le virus et les nouvelles contaminations, le gouvernement avait élargi le couvre-feu entre 18 heures et 6 heures du matin à toute la France il y a une semaine. La France demande, par ailleurs, depuis ce dimanche, un test PCR négatif de moins de 72 heures à tout voyageur en provenance des pays de l'Union européenne.

L'Europe se reconfine

C'est la flambée de l'épidémie dans les pays voisins avec des restrictions sanitaires fortes qui met la pression sur le gouvernement français.

Plusieurs pays européens ont déjà mis en place un nouveau reconfinement depuis le début de l'année : confinement total au Royaume-Uni depuis le 6 janvier jusqu'en mars, confinement au Portugal depuis le 15 janvier pour un mois, confinement en Allemagne du 5 au 31 janvier. D'autres pays ont adopté un couvre-feu comme les Pays-Bas depuis ce samedi et même un couvre-feu municipal en Catalogne.

72 % des Français s'attendent à un troisième confinement

Le troisième confinement , redouté par une majorité de Français, devrait en contrarier plus d'un. Selon un sondage publié par Les Echos, 72 % des Français s'attendent à un reconfinement mais seulemment 41 % le souhaitent. C'est beaucoup moins que lors des deux précédents confinements.

Le hashtag #JeNeMeConfineraiPas était un des thèmes les plus populaires sur Twitter en France samedi.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VERS UN TROISIEME RECONFINEMENT

 EN FRANCE ?

Couvre-feu national à 18 h, confinement le week-end ou reconfinement total: les trois scénarios sont à l'étude. Mercredi 13 janvier, le gouvernement se réunit autour d'un nouveau conseil de défense sanitaire, à la veille d'une nouvelle prise de parole officielle.

Ce mardi 12 janvier, il y a désormais officiellement 25 départements français en couvre-feu de 18 h à 6 h. Mais qu'en sera-t-il à partir de la semaine prochaine ? C'est la question que va devoir débattre le conseil de défense sanitaire réuni mercredi 13 janvier, alors que le président du Conseil scientifique doit remettre ce mardi un rapport à l'Elysée, sur l'efficacité de cette mesure.

Troisième vague, variant britannique…

L’hypothèse d’une troisième vague ne peut pas être écartée tant que les retombées des fêtes de fin d’année sur le rythme des contaminations n’ont pu être établies.

À cela s’ajoute le variant britannique que le gouvernement souhaite surveiller au plus près. 70 % plus contagieuse, cette souche a entraîné une hausse exponentielle de cas dans le sud-est de l’Angleterre.

Des foyers d’infections ont été depuis localisés à Bagneux, Lille, dans les Hautes-Alpes et Marseille, où la première adjointe a évoqué, lundi 11 janvier, la possibilité d’un reconfinement local.

Quant à la campagne de vaccination, commencée le 27 décembre, la première phase ne concernera qu’un million de Français en janvier. Cela permettra de limiter les contaminations et la mortalité au sein de Ehpad, mais pas de contrôler massivement la circulation du virus.

Selon plusieurs sources, trois scénarios seraient donc à l'étude pour faire face au rebond épidémique d'après les fêtes de fin d'année et à l'arrivée du variant britannique du Covid-19, qui sème le chaos en Angleterre et dont plusieurs foyers épidémiques ont été repérés en France.

Quels départements sont sur la sellette ?

Le scénario du couvre-feu laisserait donc en l'état le couvre-feu anticipé dans les département où cela a été acté et permettrait aux préfets, après concertation avec les élus locaux, de placer les territoires sous tension, au régime du couvre-feu dès 18 h.

Selon le Parisien, les départements qui pourraient basculer sont la Haute-Savoie, l'Yonne mais aussi les Deux-Sèvres où le taux d'incidence apparaît particulièrement élevé.

Un reconfinement national

Parmi ces scénarios, celui du reconfinement national, qui commence à faire de plus en plus de bruit. À ce sujet, le gouvernement ne ferme pas totalement la porte, mais présente cette option comme le « dernier recours ». C'est en tout cas le message qu'a fait passer Jean Castex, le Premier ministre, lors de la réunion « comité de suivi parlementaire » qui s'est tenue lundi 11 janvier. Lundi après-midi, lors du comité de suivi parlementaire, le Premier ministre Jean Castex lâchait : « Il ne faut pas exclure un troisième confinement en dernier recours. »

De nombreuses voix se font entendre pour réclamer un reconfinement : l’association PandémIA, constituée d’experts médicaux et scientifiques, craint que « l’aggravation de l’actuelle vague impose mi-janvier, un nouveau confinement, du fait, de nouveau, des graves pressions sur le système de santé. »

Pour l’association, « un reconfinement strict est la meilleure arme pour lutter contre la pandémie de Covid-19. »

Reconfinement ou couvre-feu étendu

Pour l’heure, le gouvernement semble plutôt miser sur le couvre-feu, avancé à 18 h dans un nombre grandissant de départements. Il pourrait être étendu à tout le territoire.Le couvre-feu national dès 18 h permettrait à l'exécutif de revenir à des mesures généralisées à l'ensemble du territoire, permettant ainsi davantage de lisibilité.

Mais le couvre-feu à 18 h est-il efficace ? Ce qui est sûr, c'est qu'il ne fait pas l'unanimité, de nombreux élus s'élevant contre l'engorgement provoqué notamment dans les magasins pour que les gens qui travaillent puissent faire leurs courses avant de rentrer chez eux.

Chez les scientifiques non plus, on n'est pas tout à fait d'accord sur l'efficacité de la mesure. Au Parisien, l'épidémiologiste Catherine Hill, confie : « Un couvre-feu avancé à 18 heures ne changera grand-chose. Cela va embêter les gens et ne va pas beaucoup réduire le nombre de personnes qui se croisent, et qui se contaminent ».

Autre hypothèse, celle d’une solution hybride : un couvre-feu à 18 h en semaine et un confinement le week-end, afin de limiter totalement les déplacements, alors que certains Français profitent de ces deux jours de repos pour se déplacer ou voir de la famille.

Des options sur lesquels le conseil de défense, qui se tiendra mercredi, aura à se prononcer.

Vers une fermeture des écoles ?

Les leviers ne sont pas très nombreux. Depuis jeudi 7 janvier, un nouveau protocole sanitaire permet aux salariés qui le souhaitent de se rendre un jour par semaine sur leur lieu de travail.Une semaine plus tard, difficile d’imaginer le gouvernement faire marche arrière et inciter à nouveau massivement au télétravail. Idem pour l’ouverture des lieux des cultes.

Quant à la fermeture des écoles, c’est un tabou – « Nous sacralisons, nous sanctuarisons l’école parce que l’éducation est fondamentale pour notre pays », avait insisté dimanche 10 juin Olivier Véran, sur Europe 1- même si certains scientifiques la réclament.

À l’issue d’une réunion avec les syndicats enseignants jeudi 7 janvier, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé que le protocole sanitaire ne serait pas renforcé dans les établissements scolaires. Tout en disant se tenir en alerte et prêt à bouger le curseur s’il le fallait. Mais il se refuse à envisager pour l’heure un report des épreuves anticipées du baccalauréat.

Une marge de manœuvre étroite

La marge de manœuvre est étroite mais le gouvernement ne peut se permettre le statu quo si les chiffres de contaminations gonflent. Si l’épidémie, portée par le variant britannique, devient, à l’image de ce qui s’est passé au Royaume-Uni, à nouveau hors de contrôle, ce troisième confinement sera inévitable.

« En milieu de semaine, on saura quelle est la taille de l’ennemi et là il faudra prendre des mesures appropriées », prévient l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique.

Le verdict tombera alors jeudi, lors de la conférence de presse du Premier ministre.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

COVID-19

 LE VACCIN MODERNA ARRIVE EN FRANCE

Après Pfizer, c'est au tour du vaccin Moderna, qui vient de recevoir une autorisation européenne de mise sur le marché, d'arriver en France.

Dès ce lundi 11 janvier , 50000 doses de vaccin contre le Covid-19 de la société américaine vont être livrées.

Elles sont réservées en priorité aux régions qui en ont le plus besoin, à l'instar du Grand-Est, de la Bourgogne Franche-Comté, de l'Auvergne-Rhône-Alpes et de la Provence.

D'ici à fin juin, ce sont près de huit millions de doses qui sont attendues pour le vaccin Moderna, précise ce communiqué. Ces doses s'ajoutant aux livraisons hebdomadaires du vaccin Pfizer.

Le vaccin Moderna présente des contraintes moins lourdes que celui de Pfitzer dans la mesure où il est plus simple dans son utilisation, notamment parce qu'il peut se conserver au réfrigérateur pendant 30 jours au lieu de 3 pour Pfizer et qu'il nécessite une congélation à seulement -20 degrés contre -70 degrés pour le premier.

Comme le vaccin Pfitzer, celui de Moderna a recours à la technologie dite à ARN messager, et les deux peuvent donc être utilisés « indifféremment dans le cadre de la stratégie vaccinale », précise le ministère.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

COVID-19 EN FRANCE JEAN CASTEX

N'EXCLUT PAS DE NOUVELLES RESTRICTIONS A VENIR

Le premier ministre français Jean Castex a tenu ce jeudi une conférence de presse consacrée aux mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran a participé, comme à à l’accoutumée, à cette conférence.

Une situation sanitaire préoccupante

Le chef du gouvernement a mis en garde face à une situation sanitaire toujours préoccupante sur le territoire national.

« La situation sanitaire est devenue plus fragile », a même souligné le chef du gouvernement. Il a indiqué que « le niveau des contaminations reste à un niveau élevé, il a même tendance à progresser depuis la mi-décembre. Les nouveaux cas tournent autour de 15 000 quotidiennement ».

« La pression sur les établissements hospitaliers reste importante avec en moyenne 2 000 nouvelles hospitalisations et 200 nouvelles admissions en réanimation par jour ». Or « il est hors de question de désarmer nos systèmes hospitaliers » et « il n'est pas question que nous baissions la garde dans les semaines à venir », a donc prévenu le Premier ministre.

Deux variants du virus en France

Le ministre de la Santé a fait le point sur les deux variants du virus, la souche britannique et celle provenant d'Afrique du Sud .19 cas étaient actuellement en circulation, dont deux dans des clusters à risque.

Olivier Véran a expliqué que ceux-ci étaient plus contagieux de l'ordre de « 40% à 70% » que le virus initial, et que les autorités sanitaires prenaient « très au sérieux » cette menace.

Tous les laboratoires sont donc mobilisés pour traquer le variant, tous les tests PCR douteux seront analysés pour faire du séquençage. Jean Castex a ajouté que « la frontière avec le Royaume-Uni restera fermée jusqu'à nouvel ordre ».

Vers un nouveau durcissement des mesures ?

Concernant les restrictions, le Premier ministre a indiqué que « les lieux culturels, établissements et équipements sportifs resteront fermés jusqu'à la fin du mois » ajoutant que les bars et les restaurants rouvriront « a minima mi-février ». Sur la situation des stations de sports d'hiver, un point sera organisé le 20 janvier prochain pour voir si une réouverture des remontées mécaniques sera possible « début février ».

Couvre-feu dès 18h envisagé dans 10 nouveaux départements

Jean Castex a annoncé également que la mesure de couvre-feu à partir de 20h reste en vigueur jusqu'au 20 janvier. En outre, le Premier ministre a fait savoir que 10 départements français supplémentaires pourraient être concernés par un couvre-feu à partir de 18 heures, alors que 15 départements de l'Est de la France y sont déjà soumis. Une décision devrait être prise d'ici vendredi soir. « Les décisions seront prises vendredi soir pour rentrer en vigueur dimanche » après des concertations menées par les préfets des territoires concernés. Le Premier ministre a aussi déclaré que de nouvelles mesures pourraient être appliquées au niveau national, « si la situation se détériore ».

45 000 Français vaccinés

Sur la stratégie vaccinale, le chef du gouvernement a indiqué que « la phase deux avait été avancée ». Ainsi, les personnes de plus de 75 ans pourront se faire vacciner « à partir de lundi 18 janvier dans des centres de vaccination ». 300 vont ainsi ouvrir rapidement pour atteindre 600 centres dans les prochaines semaines. Les personnes de plus de 75 ans pourront organiser leur vaccination soit via un numéro de téléphone ou le site internet santé.fr. Ils seront orientés vers le centre le plus proche de leur domicile pour y prendre rendez-vous.

La vaccination est également ouverte aux personnes handicapées hébergées dans des établissements spécialisés et aux personnels de 50 ans et plus qui y travaillent, a annoncé ce jeudi le gouvernement.

Jean Castex a indiqué que « 45 000 personnes avaient été vaccinées au cours des cinq derniers jours ». Le gouvernement s'est engagé à publier les chiffres des vaccinations quotidiennes dans les prochains jours.

Olivier Véran a indiqué que « 78 millions de doses seront livrées avant l'été entre les cinq principaux vaccins ».

Le ministre de la Santé a ajouté concernant le Vaccin Pfizer-BioNTech, que la deuxième dose peut être différée « jusqu'à six semaines au lieu de trois ».




Andrew Preston pour DayNewsWorld

LA FRANCE EST LA RISEE DU MONDE

POUR LA VACCINATION ANTI-COVID

La France est à la traîne avec seulement 5 000 personnes vaccinées le 6 janvier 2021 alors que près de 15 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19 à ce jour . Et bien entendu la presse internationale en fait des gorges chaudes, moquant la lenteur de l' Hexagone.

La France a de nouveau « un retard à l’allumage évident » dans la campagne vaccinale contre le Covid-19 si bien que le ministre français de la Santé Olivier Véran a promis mardi 5 janvier « d’amplifier, d’accélérer et de simplifier » les injections de vaccin anti-Covid-19.

Lourdeurs administratives

Les médias étrangers pointent du doigt les lourdeurs administratives françaises en matière de vaccination. La France est en effet le seul pays à imposer une consultation préalable à l’injection, pour recueillir le consentement des personnes vaccinées.

« Les retards pris dans la campagne de vaccination contre le Covid-19 sont largement imputables aux blocages administratifs dans le secteur de la santé », déplore le journal Le Temps qui estime que « les vaccins français empêtrés dans la bureaucratie sanitaire ».

Le quotidien britannique The Guardian l’explique notamment par le fait que la France est « le seul pays insistant pour que les gens concernés par la vaccination donnent leur consentement après avoir été informés de possibles contre-indications ».

« L’État central »

En Italie, Il Foglio titre : « Comment se fait-il que la France soit si lente ? C’est l’État central, chéri ». Ce qui rappelle la boutade de Jean Rottner, président LR de la région Grand Est dénonçant le fait que «  Se faire vacciner est plus compliqué que d’acheter une voiture ».

Die Welt, l’un des trois plus grands quotidiens allemands, va même jusqu’à parler de « désastre var Et au média Bloomberg qui n'hésite pas à traiter la France de Pasteur de mauvais élève :« la mère patrie du pionnier de la vaccination Louis Pasteur, et porteuse de grandes victoire scientifiques comme la découverte du VIH dans les années 1980, se trouve aujourd’hui en bas du tableau en matière d’injections contre le coronavirus ».

« La défiance française »

Autre ralentisseur majeur : « le cercle vicieux de la défiance française », titre Le Soir. Puis développe : « alors qu’ailleurs, plus on pique, plus on recueille l’adhésion du public, dans l’hexagone, c’est la défiance qui croît ». Le quotidien espagnol El Pais décrit la France comme « l’un des pays les plus anti-vaccins d’Europe et du monde ».

En effet 58 % des Français refuseraient de se faire vacciner, soit 6 Français sur 10. Cette défiance contre les vaccins caractériserait selon le Le Japan Times le peuplke français depuis la nuit des temps. « Quand le roi Louis XVI, ses deux frères et sa belle-sœur ont été inoculés contre la variole, le public s’est inquiété des risques encourus. Bien que l’expérience fût un succès, inspirant même une nouvelle mode capillaire, les doutes n’ont jamais disparu. Si le vaccin a décollé au cours du XIXe siècle, l’ère de Pasteur, il en a été de même pour la résistance, l’apathie et la méfiance. C’est un défi similaire qu’affronte Emmanuel Macron », développe le quotidien anglophone japonais.

Et au grand quotidien allemand Die Welt de conclure tout bonnement au« désastre vaccinal français » !




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld


ACCELERATION DE LA VACCINATION EN FRANCE APRES LE FIASCO DU DEBUT

Après les difficultés liées à l'approvisionnement en masques puis le déploiement des tests, c'est au tour de la campagne de vaccination de prendre du retard en France par rapport à ses voisins européens. En effet, au 2 janvier, seules 432 personnes avaient reçu une première dose de vaccin, contre 239 000 en Allemagne et 88 000 en Italie. Ce lundi 4 janvier 2021, un octogénaire d’Oxford a été la toute première personne dans le monde à recevoir le vaccin anti-Covid développé par la société AstraZeneca et l’université d’Oxford. C’est le deuxième vaccin distribué au Royaume-Uni après l’autorisation donnée à Pfizer et BioNTech. Aujourd’hui, plus d’un million de Britanniques ont été vaccinés contre le covid-19. Et si l'on se tourne vers les Etats-Unis : ils sont à l'heure actuelle plus de 4 millions d’Américains à avoir reçu la première dose des deux vaccins (Pfizer/BioNTech et Moderna) ayant reçu le feu vert des autorités.

Face aux critiques sur les lenteurs de la vaccination contre le Covid le chef de l’Etat s'est vu dans l'obligation de piloter lundi à l'Élysée une réunion de crise consacrée à la stratégie vaccinale.Une façon de tenter de reprendre la main et de mettre un coup d’accélérateur dans les moyens engagés. L'exécutif promet en effet une montée en puissance dès mardi soir.

En charge de la gestion de la crise depuis dix mois, le ministre de la Santé Olivier Verran a précisé ce mercredi 5 janvier 2021 que l'Hexagone a « dépassé les 2.000 vaccinations hier » et promis que « d'ici jeudi on va augmenter encore de façon très importante, on va être sur une courbe exponentielle ».

Aussi Olivier Verran bouscule-t-il le calendrier vaccinal en ouvrant notamment la vaccination aux personnels soignants de plus de 50 ans, initialement prévue début février, dès le 4 janvier. Olivier Véran a indiqué que cet élargissement concernerait aussi les pompiers et les aides soignants à partir de cet âge. « Ce sont des professionnels qui sont au contact de personnes fragiles et qui peuvent être amenés à travailler auprès de malades », explique-t-il. Le ministre de la Santé a défendu le seuil fixé à 50 ans car « nous savons que le vaccin Pfizer protège des formes graves du coronavirus (...) Les gens qui sont en réanimation massivement sont âgés de 60 ans et plus (...) Nous priorisons les personnes les plus fragiles ». Les citoyens de plus de 75 ans pourront également bénéficier d'injections avant début février. « Cela fait 5 millions de personnes », a quantifié Olivier Véran. Plus généralement, l'exécutif prévoit notamment de permettre aux Français volontaires pour se faire vacciner de se signaler. « Nous allons ouvrir dans les prochains jours une inscription possible pour les Français qui le souhaitent par internet, par téléphone sans doute, et pourquoi pas par l'application TousAntiCovid, pour que les Français qui souhaitent se faire vacciner puissent le faire savoir, s'inscrire et puissent prendre des rendez-vous », a annoncé le ministre de la Santé sur RTL.

Le gouvernement compte aussi déployer davantage de centres de vaccination. « De 27 hôpitaux équipés en vaccins, nous en aurons 100 demain (mercredi, ndlr) après-midi afin de couvrir tout le territoire », a indiqué Olivier Véran qui souhaite aussi « développer les centres de vaccination destinés à la ville ». « La semaine prochaine, nous aurons 300 centres de vaccination. Et 500 à 600 centres de vaccinations seront accessibles en ville fin janvier », a-t-il ajouté.

« Nous allons désormais amplifier, accélérer et simplifier notre stratégie vaccinale » contre le Covid-19, a également promis Olivier Véran mardi 5 janvier.

Tout cela alors que le variant du virus plus contagieux qui sévit en Angleterre est aussi sur le sol français. Entre 10 et 15 cas ont été détectés, a précisé le ministre de la Santé.




Andrew Preston pour DayNewsWorld


ENCORE DEUX SOLDATS FRANCAIS TUES AU MALI

L'Elysée annonce samedi 2 janvier 2021 la mort de deux soldats français de l'opération Barkhane au Mali Le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser, du 2ème régiment de hussards de Haguenau, sont décédés dans l'explosion de leur véhicule qui a roulé sur un engin explosif, près de Ménaka, dans l'est du pays, lors d'une mission de renseignement.

« Le Président de la République rend hommage à la mémoire de ces soldats, morts pour la France dans l’accomplissement de leur devoir. Il partage la douleur de leurs familles, de leurs proches et de leurs frères d’armes et les assure de la gratitude et de la solidarité de la Nation », écrit l'Elysée dans un communiqué, tout en rappelant sa « détermination » face au terrorisme.

50 soldats français tués au Sahel

Yvonne Huynh, qui avait 33 ans, est la première femme de l'armée française tuée au Sahel depuis l'intervention Serval en 2013. Loïc Risser avait 24 ans. Tous deux étaient engagés dans un régiment spécialisé dans le renseignement.

Ces deux décès portent à 50 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations antijihadistes Serval puis Barkhane, a précisé l'état-major des armées. Il y a cinq jours, trois militaires français avaient perdu la vie dans le même pays. En novembre, la France confirmait étudier une possible réduction du contingent français sur place, pour l'instant fort de quelque 5 000 hommes.

La force Barkhane opère depuis 2014 avec pour objectif de permettre aux forces armées du Sahel de faire face à la menace djihadiste.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes, qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit toujours.

Cependant les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS FEU VERT DE

LA HAUTE AUTORITE DE SANTE POUR

LE VACCIN DE PFITZER ET BIONTECH EN FRANCE

La Haute Autorité de santé (HAS) a donné jeudi 24 décembre son aval à l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 développé par Pfizer et BioNTech.

Le vaccin « peut être utilisé chez les personnes de 16 ans et plus », « du fait de son efficacité et de son profil de tolérance satisfaisant », a estimé la HAS. Cela constitue la dernière étape réglementaire avant le lancement de la campagne de vaccination en France, dimanche 27 décembre.

Après le feu vert donné cette semaine par l’Agence européenne des médicaments (AEM) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

La « stratégie de priorisation » déjà annoncée (commencée par les populations les plus à risque de forme grave et les plus exposées au risque d’infection) reste valable pour ce vaccin, ajoute l’avis de l’autorité sanitaire.

Elle précise que « cet avis sera revu en fonction de l’évolution des connaissances, notamment au regard des résultats complets des essais de phase 3 ».

« Nous confirmons que ce premier vaccin a bien une place dans la stratégie vaccinale, au regard tant de son efficacité que de son profil de tolérance, ce qui est une excellente nouvelle », a déclaré la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec.

« Les modélisations mathématiques que nous avons réalisées nous confortent dans la stratégie de vacciner en priorité » les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées et le personnel à risque qui y travaille, c’est-à-dire ceux « qui ont le bénéfice individuel le plus important à cette vaccination ».En effet, si le vaccin de Pfizer et BioNTech a démontré une efficacité « importante » pour empêcher de développer la maladie Covid-19, « pour l’instant nous n’avons pas d’information sur l’impact de ce vaccin sur la transmission du virus », a souligné Elisabeth Bouvet, présidente de la commission des techniques de vaccination de la HAS.

Aussi, la campagne vaccinale qui débutera dimanche a essentiellement pour objectif de « réduire la mortalité et les formes sévères » de la maladie et de « préserver le système de santé en France », a-t-elle rappelé.

Le vaccin est, par ailleurs, « très bien toléré », avec « très peu d’effets secondaires graves », a encore précisé Elisabeth Bouvet. Les effets indésirables majoritairement rapportés, comme une douleur au point d’injection, sont « conformes à ce qu’on observe habituellement quand on administre un vaccin », a-t-elle ajouté, tout en soulignant qu’il serait « important d’avoir des études de post-administration sur les personnes vaccinées ».

Débuts des vaccinations dans plusieurs pays

La campagne de vaccination dans l'UE devrait commencer dimanche.

Les premières injections concerneront « quelques dizaines de résidents [d’Ehpad] d’abord dimanche ». Ensuite, cela sera étendu à d’autres établissements, lundi puis mardi.« La France a fait le choix d’une vaccination progressive, privilégiant en premier lieu les personnes les plus à risque (…), et fondée sur leur consentement. Nous ne confondons pas vitesse et précipitation », a déclaré M. Véran sur Twitter, rappelant que le consentement des personnes serait recueilli, la vaccination n’étant pas obligatoire.

Le Royaume-Uni a déjà approuvé un premier vaccin, créé par Pfizer et BioNTech, envoyé depuis le début du mois chez les personnes les plus vulnérables.

Le Koweït a lancé aujourd'hui une campagne de vaccination après avoir réceptionné des doses du vaccin américano-allemand Pfizer-BioNTech, comme ont déjà commencé à le faire plusieurs de ses voisins. Le Premier ministre cheikh Sabah al-Hamad Al-Sabah a inauguré cette campagne en se faisant administrer le vaccin, ont rapporté des médias officiels Koweïtiens.

Plus d'un million d'Américains ont reçu leur première dose contre le Covid-19 depuis que la campagne a débuté il y a 10 jours, a annoncé mercredi le directeur de la principale agence fédérale de santé publique des Etats-Unis, Robert Redfield.« Les Etats-Unis ont franchi un palier préliminaire mais crucial », s'est-il félicité.

Le Chili et le Costa-Rica qui commencent à dégainer les seringues, également remplies du vaccin de Pfizer/BioNTech.  L'Argentine a pour sa part autorisé le Spoutnik V devenant le premier pays d'Amérique latine, et un des premiers pays au monde à donner son feu vert au vaccin russe contre le Covid-19.

De leur côté, les tests cliniques du vaccin CoronaVac, du laboratoire chinois Sinovac, ont « atteint le seuil d'efficacité » exigé par l'OMS, a révélé le même jour l'Institut Butantan, chargé de sa production et distribution au Brésil, sans toutefois rendre publics les résultats officiels.


Andrew Preston pour DayNewsWorld

COVID-19

UNE GESTION DEFAILLANTE DE LA PANDEMIE

Le gouvernement a-t-il été à la hauteur face à la pandémie de Covid-19 ?

Une commission d'enquête de l'Assemblée nationale qui devait en partie répondre à cette question brûlante a adopté un rapport accablant pour l'exécutif, mercredi 2 décembre 2020.

Eric Ciotti, rapporteur LR de la mission parlementaire mise en place dès le début de la crise sanitaire, a présenté mercredi les conclusions de son rapport. Il y dénonce le manque d'anticipation des autorités sanitaires et un défaut de pilotage pendant la crise.

Une mission d'information

Créée dès le 17 mars, la mission d'information « sur l'impact, la gestion et les conséquences du Covid-19 » s'était vue attribuer, en mai dernier, les pouvoirs d'une commission d'enquête, et bénéficiait à ce titre d'un délai de six mois pour auditionner les acteurs de cette crise et parvenir à ses conclusions.

Les députés ont mené 53 auditions, pendant environ 130 heures. Ils ont entendu, entre autres, l'ex-Premier ministre Edouard Philippe, alors à Matignon au début de la crise sanitaire, l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui a quitté le gouvernement en février pour tenter de devenir maire de Paris, ou encore le directeur général de la santé Jérôme Salomon.

La commission avait également entendu, le 24 juin 2020, pendant près de trois heures, le professeur Didier Raoult, qui est à la tête de l'IHU, à Marseille .Des membres du conseil scientifique ont aussi été auditionnés, le 18 juin 2020, comme Jean-François Delfraissy, le président de l'instance, ou encore l'épidémiologiste Arnaud Fontanet.

Après six mois d’auditions tous azimuts, la commission d’enquête parlementaire sur la Covid-19 conclut donc à un « pilotage défaillant de la crise ». Les conclusions, sévères pour le gouvernement et les autorités sanitaires, ont été présentées mercredi par le vice-président de la mission Damien Abad, patron des députés LR, et par le rapporteur LR Eric Ciotti.

« Pilotage défaillant »

Les députés LR ont pointé parmi leurs conclusions, une situation où la France était « mal préparée », souffrant d'un « pilotage défaillant », de « lourdeurs administratives » alliées à un « manque de décentralisation » des prises de décisions.

Damien Abad a dénoncé « un manque d'anticipation, une sous-estimation du risque pandémique dans la hiérarchie des menaces ces dernières années ».

« Nous constatons aussi dans ce rapport une baisse des stocks stratégiques avec bien sûr les masques, des messages contradictoires sur les masques qui ont considérablement affaibli les capacités de résilience sanitaire, et des manques dans la politique de tests », a-t-il énuméré.

Le rapport critique également la mise à l'écart de la médecine de ville dans cette gestion.

La France est au « quatrième rang des pays les plus touchés en Europe », a souligné Eric Ciotti. « Des pays ont mieux fait face que d'autres », a-t-il martelé : la moyenne dans l'Union européenne a été de 532 décès pour un million d'habitants, et la moyenne en France a atteint 727 décès.

Le rapport, qui conclut à l'absence d'un pilote unique dans cette crise, propose notamment la suppression des actuelles Agences régionales de santé (ARS) au profit d'agences départementales sous l'autorité des préfets.

Mais il propose aussi - comble de l'ironie- de créer un ministère chargé de l’anticipation des crises !

Jugeant les conclusions des députés LR à charge, les députés LaREM et leurs alliés Modem, qui participaient à cette mission, ont décidé de s'abstenir lors de l'adoption du rapport.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT VALERY GISCARD D'ESTAING

EST DECEDE

L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing est décédé ce mercredi soir 2 décembre 2020 à l'âge de 94 ans, a annoncé son entourage.

Il s'est éteint «entouré de sa famille» dans sa propriété d'Authon dans le Loir-et-Cher.

Il est mort «des suites du Covid», a ensuite précisé sa famille.

L'ancien chef de l'État avait été admis dans «le service de cardiologie» de l'hôpital de Tours le 17 novembre 2020 dernier pour «une insuffisance cardiaque» avait alors indiqué son entourage.

En septembre, l'ancien chef de l'État avait déjà été hospitalisé à l'hôpital Georges Pompidou, à Paris, pour «une légère infection aux poumons».

Il avait déjà été hospitalisé à plusieurs reprises à l'hôpital Georges Pompidou il y a quelques années, en cardiologie pour la pose de stents.

Plus jeune président de la Vème République lorsqu'il est élu en 1974, Valéry Giscard d'Estaing avait fait l'une de ses dernières apparitions publiques le 30 septembre 2019 lors des obsèques à Paris d'un autre président de la République, Jacques Chirac, qui fut son premier ministre de 1974 à 1976.

Incarnation de la modernité triomphante

Il se voulait alors l'incarnation d'une modernité triomphante, issue du centre-droit libéral et démocrate-chrétien qui a bâti l'Europe d'après-guerre.

Polytechnicien et énarque, issu d'une grande famille bourgeoise, VGE était entré au gouvernement dès 1959, multipliant les postes ministériels à l'Économie et aux Finances dans les années 60 et 70.

Européen convaincu, il prend en 2001 la tête de la Convention pour l'Europe, chargée de rédiger une constitution européenne, qui sera rejetée par référendum.

Économiste brillant, auteur de plusieurs ouvrages, il a été élu en 2003 à l'Académie française

Après une ascension politique menée à un rythme soutenu, le président de la République a laissé place à l’homme marqué par l’échec de 1981, trouvant dans l’Europe un autre rôle à sa mesure.

 Fils d’Edmond Giscard, directeur des finances du Haut-Commissariat français en Rhénanie, le jeune Valéry baigne très tôt dans le monde de la haute fonction publique.

Un domaine qu’il embrasse lui aussi rapidement puisqu’après avoir participé en 1944 à la libération de Paris, il intègre en 1949 l’ENA, dont il sortira sixième de sa promotion.

C’est ensuite dans le Puy-de-Dôme, département de ses ancêtres, que Valéry Giscard d’Estaing va se distinguer, en devenant en 1956 député à l’âge de 29 ans.

Le jeune homme se fait aussi une place au sommet de l’État, auprès du général de Gaulle, qui le nomme à 32 ans secrétaire d’État aux Finances.

Il devient ministre des Finances et des Affaires économiques dès 1962.

Un rôle qu’il reprendra de 1969 à 1974, sous la présidence écourtée de Georges Pompidou.

La mort de ce dernier le 2 avril 1974 oblige à la tenue d’une élection anticipée où Valéry Giscard d’Estaing va se distinguer face à François Mitterrand, à qui il dira la célèbre phrase lors d’un débat télévisé : « Vous n’avez pas le monopole du coeur ».

Le 27 mai, il devient le troisième président de la Ve République à seulement 48 ans.

Un record de précocité qu’il détenait jusqu’à l’élection en 2017 d’Emmanuel Macron.

Sa présidence aura été marquée par un grave choc pétrolier, mais aussi par des mesures fortes, comme la dépénalisation de l’avortement, portée par la ministre de la Santé, Simone Veil.

Prônant une « société libérale avancée », le nouveau président fit notamment voter l’abaissement de la majorité de 21 ans à 18 ans, la dépénalisation de l’avortement, encadrant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), défendue avec force par sa ministre de la santé, Simone Veil, l’élargissement du droit de saisine du Conseil constitutionnel et la fin de l’ORTF.

Sa politique internationale fut marquée par le renforcement de la construction européenne.

Grâce au soutien du chancelier fédéral allemand, Helmut Schmidt, il fut aussi à l’origine de la création du Conseil européen, en décembre 1974.

Valéry Giscard d'Estaing n'a que 48 ans lorsqu'il accède à l'Élysée en 1974, battant sur le fil François Mitterrand, et devient ainsi, dans une France qui enterre les Trente-Glorieuses et digère mai-68, le premier non-gaulliste à s'emparer de l'Élysée.

Cependant, le 10 mai 1981, il échoue à se faire réélire face à François Mitterrand.

En 1981, il est encore opposé à François Mitterrand, qui lui succède à l’Elysée.

Après une courte retraite, Valéry Giscard d’Estaing se pose dans les années 80 comme la figure de l’opposition centriste à la tête de l’UDF.

 Président du conseil régional d’Auvergne entre 1986 et 2004, député européen de 1989 à 1993 mais aussi titulaire d’un fauteuil de l’Académie française depuis 2004.




Paul Emison pour DayNewsWorld

SECURITE GLOBALE

CRISE AU SOMMET AUTOUR DE L'ARTICLE 24

L'article 24 de la proposition de loi relative à la sécurité globale, portée par les députés LREM a a entraîné de grosses manifestations et a même été la source d'une crise politique entre l'exécutif et le Parlement . avant d'être de facto suspendu.

Le Président a fait la leçon à son ministre de l’Intérieur lundi matin à l’Elysée, furieux du fiasco de la proposition de loi Sécurité globale « Comment en est-on arrivé à laisser penser qu’on pourrait limiter la liberté de la presse ? » a tonné le président Macron.

Ce texte, déposé début novembre, contient en tout 32 articles.

Le 24e a pour but de mieux protéger les forces de l'ordre en cas de diffusion d'images les concernant, arguent ses promoteurs.

À l'inverse, ses opposants y voient une disposition « liberticide » et qui empêcherait de filmer les policiers et les gendarmes lors d'interventions de sécurité. Pour apaiser ces tensions, les présidents de groupes formant la majorité à l'Assemblée nationale ont annoncé ce lundi après-midi une « nouvelle écriture » à venir de l'article 24.

L'article 24 est composé de deux paragraphes. Dans sa version initiale, le premier d'entre eux prévoyait ceci : « Est puni d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support, dans le but qu'il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l'image du visage ou tout autre élément d'identification d'un agent de la police nationale ou de la gendarmerie nationale autre que son numéro d'identification individuel lorsqu'il agit dans le cadre d'une opération de police. ».

Le second paragraphe stipule que la loi sur la liberté de la presse « ne fait pas obstacle à la communication aux autorités administratives et judiciaires compétentes, dans le cadre des procédures qu'elles diligentent, d'images et éléments d'identification d'un fonctionnaire de la police nationale ou d'un militaire de la gendarmerie nationale ».

En clair, le but est de davantage protéger les forces de l'ordre lorsqu'elles exercent leurs missions, comme le martèle régulièrement le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Ainsi, une personne qui filmerait un agent et diffuserait les images sur les réseaux sociaux avec un message insultant ou d'appel à la violence, par exemple, pourrait faire l'objet de poursuites et être ensuite condamné .

Cet article cristallisait les tensions, alors qu'il prévoyait d'encadrer la diffusion de l'image des forces de l'ordre.Afin de lever tout mauvais procès d’intention, les représentants de la majorité ont donc fait part de leur intention d’inscrire la nouvelle écriture de l’article 24 dans un autre cadre que celui de la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

« Force est de constater qu'aujourd'hui le choix que nous avons fait a laissé s'installer un trouble, si ce n'est même la conviction parmi la population que le droit d'informer, que le droit à l'information, que l'exercice même du contrôle légitime des actions de police étaient menacés, l'équilibre que nous avons recherché sur cet article 24 n'a pas été unanimement perçu, dont acte. », a conclu Christophe Castaner, l'ex-ministre de l'Intérieur, désormais président du Groupe LREM à l'Assemblée nationale.

La méthode et le calendrier retenus par les parlementaires et le gouvernement prévoient que ce travail donne lieu à toutes les concertations nécessaires. Celles-ci seront ensuite conduites sous l’égide de la commission des lois, en vue de finaliser une nouvelle proposition de loi qui sera remise au Premier ministre avant les vacances de fin d’année.

Il reviendra enfin au Premier ministre de soumettre cette proposition au Conseil d’Etat pour avis.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LE PLAN DE VACCINATION

 EN FRANCE

En France, la campagne de vaccination contre le Covid-19 doit démarrer à la fin de cette année.La Haute autorité de santé a détaillé ce lundi les 5 phases progressives de cette vaste campagne qui deviendra plus massive dans un deuxième temps.

Premier objectif de la Haute autorité de santé : « protéger en priorité les plus vulnérables et ceux qui s'en occupent ». Seront donc vaccinées en premier les personnes âgées résidant en Ehpad, soit 750 000 personnes visées.

Egalement concernés par cette première phase de vaccination, les salariés des Ehpad « qui présentent un risque de forme grave : les professionnels de plus de 65 ans et/ou avec comorbidité(s)) ». Ils représentent quant à eux 90 000 à 100 000 personnes.

La deuxième phase devrait concerner l'ensemble des personnes âgées, en commençant par « les personnes ayant plus de 75 ans, puis les personnes de 65 à 74 ans ayant une comorbidité, puis les autres personnes de 65-74 ans », ainsi que les « professionnels du secteur de la santé, du médico-social et du transport sanitaire, en priorisant les professionnels âgés de plus de 50 ans » ou présentant un facteur de risque de forme grave.

Dans une troisième phase, suivraient « l'ensemble des personnes de plus de 50 ans ou de moins de 50 ans mais à risque de forme grave du fait de leurs comorbidités » ainsi que « l'ensemble des professionnels du secteur de la santé et du médico-social » et les « professionnels issus des secteurs indispensables au fonctionnement du pays (sécurité ou éducation par exemple) ».

La HAS recommande d'élargir dans un quatrième temps aux « professionnels dont l'environnement de travail favorise une infection (contacts réguliers du public, milieu clos...)»et aux « personnes vulnérables ou précaires ayant un pronostic moins favorable en cas d'infection par la Covid-19 (résident en hôpital psychiatrique, sans domicile fixe, détenus...) ».Enfin, dans une cinquième et dernière phase, « sous réserve que les allocations de doses vaccinales auront été suffisantes pour vacciner chacune des populations prioritaires, la vaccination des personnes de plus de 18 ans et sans comorbidité pourrait alors être initiée ».

La vaccination contre la Covid 19 n'est pas obligatoire en France. Elle s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie du gouvernement « tester, alerter, protéger [et] soigner ». Seuls 41 % des Français ont l’intention de se faire vacciner, selon un sondage IFOP pour Le Journal du dimanche.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

PROCES DE L'ATTAQUE DU THALYS

 PAS DE TEMOIGNAGE DE L'EX-MILITAIRE

AMERICAIN HOSPITALISE

Hospitalisé mercredi 18 novembre 2020 après un malaise à son arrivée à Paris, Spencer Stone rentre aux États-Unis, indique son avocat ce dimanche 22 novembre. Il s’était jeté sur le tireur lors de l’attaque déjouée du Thalys, en 2015.

L’ex-militaire américain q ne témoignera finalement pas au procès et rentre aux États-Unis après une brève hospitalisation à Paris, a-t-on appris ce dimanche 22 novembre auprès de son avocat.

Son témoignage, d’abord prévu jeudi soir avant d’être repoussé à lundi après-midi, n’aura donc pas lieu.

« Après une sérieuse alerte de santé, il n’est pas en état de témoigner et retourne aux Etats-Unis », a expliqué son avocat, Me Thibault de Montbrial.

Spencer Stone, ancien soldat de l’armée de l’air américaine, avait été hospitalisé à son arrivée à l’aéroport de Roissy, mercredi 18 novembre, après un malaise, avait indiqué jeudi Me Thibault de Montbrial.Le 21 août 2015, Spencer Stone et deux amis américains avec qui il voyageait avaient

maîtrisé, avec l’aide d’autres passagers, Ayoub El Khazzani, monté à bord du Thalys armé d’une kalachnikov et de près de trois cents munitions.

« On aurait dû mourir ce jour-là »

Les trois Américains avaient été célébrés en héros pour avoir évité un probable carnage à bord du train, quelques mois avant les attentats islamistes du 13-Novembre, et joué leur propre rôle dans un film de Clint Eastwood sorti en 2018, intitulé Le 15 h 17 pour Paris.

Ses amis d’enfance Anthony Sadler et Aleksander Skarlatos (lui aussi ex-militaire), ont témoigné respectivement jeudi et vendredi devant la cour qui juge Ayoub El Khazzani et ses trois coaccusés

« On aurait dû mourir ce jour-là », a résumé devant la cour Aleksander Skarlatos, 28 ans, en décrivant comment ils étaient parvenus à maîtriser l’auteur de cette attaque, qui a « changé sa vie ».




Boby Dean pour DayNewsWorld

UN VACCIN ANTI-COVID -19 OBLIGATOIRE ?

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé jeudi 19 novembre au soir que la commercialisation des vaccins produits par Moderna et Pfizer/BioNTech, pourrait être autorisée dès le mois de décembre. De son côté, BioNTech, le partenaire allemand de l’Américain Pfizer, indique que l’autorisation pour la distribution du vaccin contre le Covid-19 va être déposée ce vendredi 20 novembre à l’Agence américaine des médicaments (FDA).

La vaccination contre le Covid-19 va-t-elle pour autant devenir obligatoire ?

La question a surgi dans le débat politique depuis les résultats encourageants sur le front anti-covid.

Toute la question est de savoir si ce vaccin sera utilisé une fois qu’il sera disponible. « Ma crainte, c’est que les Français ne se fassent pas assez vacciner », a mis en garde le Premier ministre Jean Castex dans un récent entretien au Monde. Une inquiétude justifiée par un récent sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo qui révélait qu’un Français sur deux refuserait de s’y soumettre.

Selon cette même étude, 60% des Français sont contre l’obligation de se faire vacciner. Or pour atteindre une immunité collective, 60 à 70% de la population doit se faire vacciner d’après plusieurs spécialistes.

Pour un vaccin obligatoire, comme le préconisent l’écologiste Yannick Jadot Gérard Larcher, président LR du Sénat ou Daniel Cohn-Bendit ?

Mais peut-on imposer une vaccination ? Non. Ce serait tout d'abord porter atteinte aux libertés individuelles des Français. Et de plus aujourd’hui il faut légiférer pour rendre le vaccin obligatoire. Comme en 2018, lorsque onze vaccins ont par exemple été imposés aux enfants après qu’un projet de loi défendu par l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a été approuvé par l’Assemblée nationale et par le Sénat. Pas un, mais plusieurs vaccins

Une autre limite au débat sur la vaccination obligatoire tel qu’il a pu être posé ces derniers jours, c’est qu’il n’y a en réalité pas un, mais plusieurs candidats-vaccins sur la table. Trois d’entre eux ont récemment fait l’objet d’annonces très enthousiastes quant à leur efficacité potentielle :

Le candidat-vaccin de Pfizer et BioNTech, présenté comme efficace « à 90 % » selon des résultats intermédiaires mentionnés dans un communiqué du laboratoire, lundi 9 novembre ; l’institut de recherche russe Gamaleya, qui revendique pour son produit une efficacité supérieure (92 %) ;

le vaccin de Moderna, qui serait quant à lui efficace « à 94,5 % », a annoncé la biotech américaine, lundi 16 novembre.

Tous les candidats-vaccins ont leurs caractéristiques propres, d’autant qu’ils ont été élaborés selon des procédés différents. Les produits de Pfizer et Moderna sont des vaccins « à ARN messager », qui utilisent des morceaux de matériel génétique modifié tandis que celui de Gamaleya est « à vecteur viral », utilisant comme support un autre virus qui est modifié pour l’adapter à la lutte contre le coronavirus SARS-CoV-2.

Il ne s'agit donc pas d'un vaccin mais de vaccins, aux caractéristiques différentes impliquant des stratégies de vaccination différenciées.

Se profile plutôt chez les décisionnaires un système de priorisation pour le personnels de santé, les personnes à risque et les soignants , comme pour le vaccin contre la grippe. Une prudence partagée par la Haute autorité de santé qui, elle, recommande de ne pas instaurer une obligation de vaccin, mais d’au contraire de « favoriser l’adhésion » et « respecter un principe de transparence » dans une fiche sur le plan de vaccination publiée le 9 novembre 2020. Et de préconiser, comme pour l’exécutif, de « prioriser les personnes à risque » dans la campagne. Les critères restent à définir.

Une vaccination progressive pour les personnes prioritaires, « avec leur consentement » pourrait alors être envisagée.

Questions sur la stratégie de vaccination

Les chiffres spectaculaires sur l’efficacité supposée des candidats-vaccins cachent par ailleurs une réalité plus complexe. Il s’agit de résultats obtenus dans les semaines qui ont suivi la deuxième injection du vaccin, ce qui ne nous donne, à ce stade, pas de recul pour savoir quelle sera l’immunité conférée, par exemple, six mois après.

De même, on ne sait pas aujourd’hui si ces vaccins protègent uniquement la personne vaccinée contre le Covid-19 et ses symptômes, réduisant ainsi le nombre de cas graves, ou s’ils l’empêchent également de transmettre la maladie. Pas plus qu’on ne sait à quel point ils se révèlent efficaces sur différents types de publics.

Judith Mueller, épidémiologiste rattachée à l’Institut Pasteur interroge « l’efficacité d’un vaccin contre le Covid-19. « Nous ne connaissons pas l’efficacité du vaccin sur le long terme. Pour qu’on obtienne une immunité de groupe avec un vaccin obligatoire, il faudrait que l’immunité induite par le vaccin empêche la transmission et persiste quelques temps, plus de 6 mois. Cela permettrait en théorie d’éliminer le pathogène de la population ». Par ailleurs, pour l’épidémiologiste, une campagne de vaccination sur la base du volontariat pourrait suffire à protéger une partie de la population et à décharger les hôpitaux.

Question de la responsabilité de l'Etat ou des fabricants

Enfin, il faut surtout se pencher sur les vraies questions, comme l’évaluation du rapport bénéfices-risques. Nombre de questions sur l’efficacité du vaccin et ses éventuels effets secondaires doivent être posées avant d’envisager une campagne de vaccination obligatoire. Qui de l’État ou des fabricants prendra en effet en charge les indemnités en cas d'effets secondaires graves ?

L’urgence est à la réflexion autour de la responsabilité :

« Qui de l’État ou des fabricants sera tenu pour responsable en cas d’effets indésirables graves ?

Qui prendra en charge l’indemnisation ?

Et quel sera le rôle des assureurs ? », s’interroge Olivier Borraz, directeur de recherche au CNRS et co-auteur du livre Covid-19: une crise organisationnelle .

Aujourd’hui, la France a précommandé 90 millions de doses de vaccins anti-Covid.

Sachant qu’il faudrait injecter deux doses aux Français pour que le vaccin fabriqué par Pfizer et BioNtech soit efficace, les 90 millions de doses ne permettraient de vacciner que 45 millions de Français, et non l’ensemble de la population.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

VERS UN DECONFINEMENT PROGRESSIF

 A PARTIR DU 1ER DECEMBRE 2020

Emmanuel Macron doit s’exprimer la semaine prochaine, en amont du 1er décembre, date butoir du confinement, afin d’évoquer les étapes des prochains mois.

Au menu du conseil de défense mercredi 18 novembre 2020, une équation dont découlent beaucoup de questions : comment desserrer l’étau sans prendre le risque de relancer la circulation du virus et d’être contraint à un troisième confinement ?

Il s'agit de « doter d’une organisation et d’un cadre permettant aux Français de vivre le plus normalement possible, tout en gardant l’épidémie sous contrôle », a expliqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, après le conseil des ministres.

On peut donc compter raisonnablement sur « une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre 2020 ».

Un déconfinement progressif

.« Nous ne sommes pas du tout au déconfinement, on en est même loin. On parle d’une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre si la situation sanitaire nous le permet », a affirmé Gabriel Attal, soulignant la « tension extrême dans les hôpitaux » lors du compte-rendu du conseil des ministres.

Les salles de sport devraient pouvoir accueillir les mineurs dès le 1er décembre et les cultes pourraient reprendre aussi à cette date, avec des restrictions sanitaires. Mais la question de la réouverture des commerces dits « non essentiels » n’est pas encore tranchée : ils doivent pour l’instant se contenter de ventes en ligne et sur rendez-vous, et réclament une reprise dès le 27 novembre, jour de la gigantesque opération commerciale du « Black Friday ».

Dans une lettre publiée sur Twitter mercredi, l’Association des maires de France a demandé au premier ministre « la réouverture progressive » des commerces de proximité non alimentaires, comme les librairies, les fleuristes, les salons de coiffure et le secteur de l’habillement, « qui sont en mesure d’appliquer un protocole sanitaire strict renforcé et d’accueillir à nouveau du public ».

La situation est encore plus difficile pour les bars et les restaurants. Pour eux, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a seulement promis « des perspectives au début du mois de décembre », et ils craignent de rester fermés jusqu’en 2021. Une catastrophe pour ces établissements mais aussi pour les filières d’approvisionnement comme celles de la volaille et du foie gras.

« Une augmentation importante des états dépressifs »

Même si le chiffre de 2 millions de cas confirmés depuis mars a été dépassé, « l’épidémie ralentit », a confirmé mardi soir le directeur général de la santé, Jérôme Salomon. Mais la « pression hospitalière reste très forte », avec « un nombre inégalé de 33 500 patients Covid » lundi, qui a légèrement diminué, à 33 170, mardi.

Parmi ces malades, plus de 4 800 se trouvaient en réanimation mardi, pour un total de patients en réanimation, toutes pathologies confondues, supérieur à 8 000. Le rythme quotidien des morts à l’hôpital ne faiblit pas non plus, avec 437 nouveaux décès enregistrés en vingt-quatre heures.

S’il s’est félicité du ralentissement de l’épidémie, M. Salomon s’est inquiété mardi soir des conséquences de la crise pour la santé mentale dans la population française. On observe ainsi « une augmentation importante des états dépressifs », qui touchaient le double de personnes début novembre par rapport à fin septembre, de 10 % à 21 % au sein d’un échantillon représentatif de la population sondé par Santé publique France.

La hausse est « encore plus marquée chez les personnes en situation financière difficile, des personnes ayant des antécédents de troubles psychologiques, les inactifs et les jeunes », a relevé le directeur général de la santé.




Boby Dean pour DayNewsWorld

L'ARMISTICE DU 11 NOVEMBRE

MAURICE GENEVOIX AU PANTHEON

A l’initiative d’Emmanuel Macron, Maurice Genevoix rejoint ce mercredi la crypte des Grands Hommes et des Grandes Femmes du Panthéon, aux côtés des 560 écrivains combattants dont les noms sont inscrits sur les murs

Avec Maurice Genevoix, les Poilus entrent au Panthéon; J 'ai voulu témoigner, disait Maurice Genevoix.

Et déformer le moins possible. Maurice Genevoix, dont la vocation littéraire est née dans les tranchées de la Grande Guerre, a immortalisé la mémoire des Poilus dans son remarquable récit "Ceux de 14".


Prix Goncourt pour son roman Raboliot (1925) et secrétaire perpétuel de l’Académie française pendant plus de quinze ans (de 1958 à 1973), ce survivant a occupé une place de premier plan dans la vie littéraire française du XXe siècle, célébrant "l’invincible espérance des hommes".

L’écrivain de guerre

En août 1914, à la mobilisation générale, Maurice Genevoix qui connaît bien l’Allemagne, est élève à l’Ecole normale supérieure. Incorporé comme sous-lieutenant au 106e régiment d’infanterie, il participe à la bataille de la Marne et à la marche sur Verdun. Promu lieutenant, il vit le quotidien du fantassin, la boue, le sang, les orages d’acier, toute cette "farce démente".

Le 25 avril 1915, il est grièvement blessé sur la côte des Eparges, un village de la Meuse surmonté d’une colline stratégique qui va engloutir 12 000 hommes en quatre mois. 

C'est pendant son hospitalisation, qui va durer sept mois, que le jeune homme de 24 ans commence à écrire, à partir de notes et de dessins, car il dessinait aussi très bien, consignées au front. Soucieux de témoigner des horreurs que lui et ses camarades ont vécues dans les tranchées, il devient la voix de la Grande Guerre.

En 1916, il publie "Sous Verdun", un récit dont le réalisme lui vaut d’être largement censuré. Suivront "Nuits de guerre" (1917), "Au seuil des guitounes" (1918), "La boue" (1921) et "Les Eparges" (1923) réunis sous le titre "Ceux de 14" en 1949."Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes, et nous l’avons fait", écrit-il dans ce magistral témoignage, dénué de toute analyse subversive. Invalide à 70%, il est réformé. Son corps n’oubliera jamais la ligne de feu meusienne. Et ses nuits, témoignera sa seconde femme Suzanne, en resteront hantées.

« Le premier de nos écologistes »

Né le 29 novembre 1890 à Decize (Nièvre), "petite ville en Loire assise", c’est au Val de Loire que Maurice Genevoix appartient. "Je tiens plus que jamais comme un grand privilège d’avoir passé toute mon enfance dans une petite ville française d’avant 1914", expliquait-il faisant allusion à Châteauneuf-sur-Loire où il grandit. Puis c’est à Orléans qu’il suit son secondaire en brillant élève, déjà avide de s’exprimer. Il y perd sa mère à 12 ans.

Après la guerre, il retourne à Châteauneuf et y célèbre dans son premier roman, "Rémi des Rauches" (1922), la Loire, "miroir des clairs de lune et des nuits pleines d’étoiles". Il écrira des dizaines d’hymnes aux habitants de la Sologne, aux bêtes de la forêt, aux eaux du fleuve et des étangs: "Raboliot", "La boîte à pêche" (1926), "Rroû" (1931), "La forêt perdue" (1968).

Auteur d’une série de bestiaires de 1968 à 1971, le flâneur de Loire, qui s’est installé entre-temps dans le hameau de la Vernelle, est également un excellent écrivain animalier. A sa mort le 8 septembre 1980, le président Giscard d’Estaing salue "le premier de nos écologistes".L’Académicien

Elu en 1946 à l’Académie française au fauteuil de Joseph de Pesquidoux, il en devient le secrétaire perpétuel en 1958. "Tu humanisais merveilleusement la fonction", regrettera Joseph Kessel lorsque Maurice Genevoix, avide de liberté pour écrire, démissionne en 1973.

On lui doit l’élection de Paul Morand, Julien Green, Montherlant. Membre assidu de la Commission du dictionnaire de la langue française, le pétillant conteur chasse les anglicismes de la littérature scientifique, participe à de nombreuses émissions télévisées et fait revivre tout un vocabulaire vernaculaire délaissé.

"Quand on a été dès sa jeunesse en contact quotidien avec la mort, on a compris avec ses viscères que la vie est une chose merveilleuse", expliquait Maurice Genevoix.

"Aux Grands Hommes la patrie reconnaissante", lit-on sur le fronton du monument.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LE DISCOURS DE JOE BIDEN LE RASSEMBLEUR

Quelques heures après l'annonce des résultats de l'élection, devant une foule en liesse rassemblée en « drive-in », Joe Biden a promis, samedi 7 novembre, d'être le président qui unifiera l'Amérique, célébrant dans sa ville de Wilmington « une victoire convaincante » face à Donald Trump.

Un discours rassembleur

Joe Biden a remercié samedi les électeurs américains pour lui avoir offert une « victoire convaincante » et s'est engagé à être « un président qui rassemble et non pas qui divise ».

« Je promets d'être un président qui n'essaie pas de diviser, mais de rassembler. Qui ne voit pas des États républicains et démocrates, mais des États-Unis. », a-t-il déclaré samedi soir.« Je travaillerai aussi dur pour ceux qui n'ont pas voté pour moi, que pour ceux qui m'ont choisi », a-t-il encore promis. L'ancien vice-président de Barack Obama a dit comprendre la « déception » des électeurs de Donald Trump, qui refuse d'admettre sa défaite. « Moi-même, j'ai perdu des élections, mais (...) il est temps de laisser de côté les rhétoriques abrasives, de faire baisser la température », a-t-il déclaré. « Je suis fier d'être démocrate mais je gouvernerai comme un président », a-t-il ajouté.

« Un jour nouveau pour l'Amérique »

« Voyons-nous, parlons-nous », « donnons nous une chance », a insisté Joe Biden, sous le son des klaxons enthousiastes. Il est « temps de panser les plaies » du pays et d'en finir avec les « diabolisations ». Remerciant la « coalition large et diverse » qui a porté sa candidature, il a rendu hommage aux Afros-Américains, qui ont joué un rôle central dans sa victoire. « Ils me soutiennent toujours, comme je les soutiendrai. » « J'ai fait campagne pour restaurer l'âme de l'Amérique », a-t-il répété.

L'élection de Joe Biden comme président des États-Unis marque « un jour nouveau pour l'Amérique », a également salué la vice-présidente élue Kamala Harris, dans son discours de victoire. « Vous avez marché, vous avez manifesté pour l'égalité, pour la Justice, pour notre pays. Et ensuite vous êtes allés voter. Et le message est clair : vous avez choisi la décence et l'unité. Vous avez choisi Joe Biden comme prochain président des États-Unis ! »

« Alors que notre démocratie elle-même était dans la balance dans cette élection, avec l'âme de l'Amérique en jeu sous les regards du monde entier, vous avez marqué un jour nouveau pour l'Amérique », a-t-elle affirmé aux partisans démocrates.

Hommage aux femmes avec Kamala Harris

Kamala Harris, qui est la première femme de couleur à occuper le poste de vice-présidente, a par ailleurs assuré qu'elle ne serait pas « la dernière ». En février 2019, les femmes démocrates du Congrès s'étaient déjà habillées de blanc lors du discours sur l'état de l'Union de Donald Trump.

La sénatrice démocrate a rendu hommage à sa mère, Shyamala Gopalan Harris, arrivée d'Inde aux Etats-Unis à l'âge de 19 ans, et à toutes les « générations de femmes » qui lui ont « ouvert la voie » et ont lutté pour conquérir l'égalité.

Militante pour les droits civiques, Shyamala Gopalan Harris était chercheuse spécialiste du cancer du sein. Elle est décédée en 2009. « Elle n'aurait pas pu imaginer ce moment, mais elle croyait profondément en une Amérique où un moment comme cela était possible », a affirmé Kamala Harris samedi soir.

« Je pense aux femmes noires, blanches, asiatiques, latinas, je pense à toutes ces femmes qui ont pavé la route qui mène à ce moment », a déclaré la vice-présidente élue.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VERS UN CONFINEMENT DES SEULES PERSONNES VULNERABLES EN FRANCE ?

L’exécutif réfléchit au scénario d’un confinement pour les seules personnes vulnérables .

Emmanuel Macron laisse la porte ouverte à cette hypothèse, pour l’instant écartée., pourtant longtemps recommandé par certains médecins.Lors de l'allocution d le 28 octobre annonçant un reconfinement pour l'ensemble de la population sans distinction, Emmanuel Macron l'avait écartée. « Une mesure peut être pertinente mais pas suffisante. Cette voie n’est pas, au moment où je vous parle, utilisable », déclarait-il aux Français

La.possibilité semble pourtant revenir sur le devant de la scène, même si le président de la République avait suggéré que la mesure serait anticonstitutionnelle, selon des informations du Monde.

La raison : la forte diffusion de l’épidémie de Covid-19 et les dommages causés sur les seniors. Un isolement ciblé afin de préserver autant que possible la vie économique et sociale en attendant l’arrivée d’un vaccin est dorénavant une sérieuse éventualité

Le reconfinement mis en place ne serait pas assez efficace.

Selon les propos du directeur général de la santé Jérôme Salomon, dans une note confidentielle au conseil de Défense que s'est procurée Europe 1, le reconfinement ne serait pas assez efficace à cause des établissements scolaires laissés ouverts, ainsi que les services publics et le maintien des visites dans les Ehpad.

La France est « le pays d’Europe qui compte le plus grand nombre de cas » de contaminations depuis le début de la pandémie, a rappelé Jérôme Salomon. Pour la seule journée de jeudi 5 novembre, plus de 58 000 nouveaux cas ont été répertoriés dans le pays.

Mais une telle mesure devrait également « respecter le principe de dignité de la personne humaine - qui est également un principe constitutionnel », expliquait le professeur de droit public Guillaume Drago, professeur de droit public, au Figaro.

Selon le conseil scientifique Covid-19 qui conseille Emmanuel Macron, 22 millions de personnes pourraient être considérées comme vulnérables en France.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

MALGRE  L'ASSEMBLEE NATIONALE

 L'ETAT D'URGENCE SANITAIRE  JUSQU'AU

 16 FEVRIER 2021

Alors que les députés des oppositions avaient adopté un amendement rejetant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février, le texte a été de nouveau soumis au vote mercredi soir. Avec cette fois suffisamment de députés de la majorité.L'opposition avait en effet réussi à faire adopter un amendement prorogeant jusqu'au 14 décembre l'état d'urgence sanitaire, quand le gouvernement souhaitait porter cette date au 16 février. Les députés des opposition voulaient tout simplement, en limitant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire au 14 décembre , obtenir un débat parlementaire tous les deux mois sur la situation.:Ce qui se fait dans toute démocratie.

Revoter un amendement ou un projet de loi, la possibilité est certes offerte par l’article 101 du règlement de l’Assemblée national. Et Olivier Véran ne s’est pas privé de saisir l’opportunité d’une seconde délibération. avec les députés LREM, MoDem et Agir bien présent, cette fois, au rendez-vous pour faire adopter le texte du gouvernement. A l'issue de cette seconde délibération, le gouvernement a également annulé un amendement de l'opposition voté ce mardi, portant sur le confinement et prévoyant que ce dernier ne puisse être renouvelé au-delà du 30 novembre qu'après accord du Parlement.

Un nouveau vote qui n’a pas manqué de faire réagir les députés des oppositions, tous bords confondus, accusant le gouvernement d'autoritarisme.

En faisant revoter l'article 1er du projet de loi, le gouvernement a essuyé les critiques de l'opposition. « Tout ça est conforme avec ce que vous êtes. Vous êtes en train de construire le sourire aux lèvres un régime autoritaire », a estimé le chef de file des députés LFI, Jean-Luc Mélenchon. «  Nous sommes sous la direction du Conseil de défense qui décide de tout et nous sommes convoqués ici pour enregistrer vos décisions », a-t-il ajouté.« Voter et revoter jusqu’à ce que ce soit le vote que souhaite la majorité ! L’Assemblée nationale se transforme en simple chambre d’enregistrement et le gouvernement s’octroie les pleins pouvoirs jusqu’en février , a fustigé la députée LR Brigitte Kuster. Le terme d’autoritarisme est sorti, aussi, de la bouche de Jean-Christophe Lagarde (UDI), qui a dénoncé « une circonstance anormale de délibération où on ne peut pas exercer nos droits et nos prérogatives »

.« Il y a une dérive qui finit par caractériser un autoritarisme déplacé », a-t-il conclu.

Le projet de loi sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire poursuit sa navette parlementaire.Il doit être examiné ce jeudi par le Sénat, puis revenir pour adoption définitive après une dernière lecture au Palais-Bourbon samedi 7 novembre.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
 

 EN FRANCE A LYON

UN PRETRE ORTHODOXE GRIEVEMENT

 BLESSE PAR BALLE

Un prêtre orthodoxe a été blessé par balle ce samedi 31 octobre 2020 après-midi dans le septième arrondissement de Lyon.

Les faits se sont déroulés rue Saint-Lazare, dans le septième arrondissement de la ville, au niveau de l'église orthodoxe grecque.

L'archiprêtre, de nationalité grecque, a été blessé alors qu'il fermait son église.

L'archiprêtre, âgé de 52 ans et de nationalité grecque, a été blessé aux alentours de 16h alors qu'il fermait son église.

Un homme seul s'est approché de lui avant de lui tirer dessus avec un fusil à deux reprises au niveau de l'abdomen, de sources policières.

Le prêtre a été médicalisé sur place.

Le pronostic vital du prêtre est engagé, il a été médicalisé sur place

Un périmètre de sécurité a été installé autour du lieu de l'agression.

Les forces de l'ordre appellent à éviter le secteur.

Un périmètre de sécurité a été installé autour du lieu de l'agression. Les forces de l'ordre appellent à éviter le secteur.

Les investigations ont été confiées à la police judiciaire de Lyon.

Le Premier ministre Jean Castex, en déplacement à Saint-Etienne du Rouvray a annoncé qu'il rentre immédiatement à Paris où a été ouverte une cellule de crise au ministère de l'Intérieur.

Un suspect a été arrêté rue Baraban, dans le 3e arrondissement. Il pourrait correspondre au signalement du tireur.

Une cellule de crise a été ouverte au ministère de l'Intérieur.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COVID-19  EN FRANCE RECONFINEMENT ILLIMITE DANS LE TEMPS  OU

L'ECHEC D'UNE GESTION DE LA PANDEMIE ?

C'est un sentiment d’échec qui a pu étreindre le citoyen face à l'annonce présidentielle d'un nouveau confinement pour ce mois de novembre. Un aveu d'impuissance. Le déconfinement ne s'est donc pas bien passé: l'objectif du gouvernement est dorénavant de passer de 40 000 cas de contamination par jour à 5 000 d'ici quatre semaines. Un but inatteignable pour certains scientifiques. qui estiment qu'une prolongation du confinement sera d'ores et déjà nécessaire.

« Au 1er décembre 2020, nous ne serons pas à 5 000 contaminations par jour, je peux vous le dire d'emblée aujourd'hui. Il va falloir plus de temps », a rétorqué le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy.

Tous les indicateurs de l'épidémie ne cessent de se détériorer en France. Au 29 octobre, les courbes de réanimation, des hospitalisations et des décès à l'hôpital sont toutes en hausse. La situation sanitaire est plus grave que lors du premier confinement au printemps.

L'ensemble du territoire concerné

« On est dans une situation qui est moins favorable que celle que nous avions début mars. (...)

La contamination est sur l’ensemble du territoire, et pas seulement dans certaines régions » comme au printemps, a prévenu Jean-François Delfraissy. A l'exception de la Guyane, tous les départements français ont atteint un seuil d'alerte sur la base du taux d’incidence pour la population dans son ensemble, du taux d’incidence pour les plus de 65 ans, du le taux d’occupation des services de réanimation.

« En France, le virus est multiplié par deux tous les 10 à 14 jours. (...) Nous avons eu hier [mercredi 28 octobre] 36% de cas de plus que le mercredi précédent. », a précisé Olivier Véran.

Un drôle de reconfinement

Le confinement ne permet pas de stopper complètement les transmissions dans la mesure où il existe des contaminations intrafamiliales De plus, les restrictions sanitaires de ce nouveau confinement ont été assouplies par rapport au premier. Les crèches, écoles, collèges et lycées restent ouverts, tout comme les parcs et jardins. Les usines, les entreprises de travaux publics continueront leur activité, tout comme les guichets de services publics..Le confinement permet donc de ralentir la propagation du virus mais ne garantit pas son arrêt.

Au 29 octobre, il y avait 3 156 patients en réanimation, et un total de 21 183 hospitalisations, des chiffres en hausse par rapport aux semaines précédentes. Selon un rapport soumis mardi au conseil de défense, les patients atteints du Covid-19 pourraient dans ce cas occuper plus de 40 000 lits d’hospitalisation et plus de 9 000 lits de réanimation à la mi-novembre. Or, ces chiffres sont largement au-dessus des capacités normales des hôpitaux, qui étaient de 5 080 avant la pandémie, et qui s'élevaient à « 5 800 lits la semaine dernière, et 6 400  en début de semaine et devaient bientôt atteindre 7 000 », a indiqué jeudi Olivier Véran.

Or s'ajouteront aux malades du Covid-19 beaucoup de malades non-Covid à prendre en charge. L'hiver est favorable aux contaminations

Difficile de calquer les résultats à venir du confinement actuel sur ceux obtenus au printemps, car plusieurs paramètres diffèrent, notamment les températures. « En avril, il fait sec et il fait chaud. Les mois d'automne, il fait humide, lourd, froid. Ce sont des situations climatiques favorables à la transmission du virus », a expliqué Olivier Véran.

Dès fin juillet, le Conseil scientifique appelait d'ailleurs à se préparer à une ès fin juillet, le Conseil scientifique appelait d'ailleurs à se préparer à une deuxième vague à l'automne. Un rapport publié en juillet par Santé publique France sur la saisonnalité du virus, souligne que « les coronavirus humains autres que le Sars-CoV-2 ont un comportement saisonnier avec une transmission atténuée durant la saison estivale ».

Défaillance de la politique de test

Si le chef de l'Etat a dit avoir tout mis en œuvre pour faire face au coronavirus après le 1er confinement, la politique de test a été défaillante. Emmanuel Macron en a certes parlé lors de son intervention mais il n'est pas allé assez loin.Les tests antigéniques toujours attendus Selon le professeur de médecine Jérôme Marty, il faudrait aussi des tests salivaires en entreprises et dans les lieux où il y a beaucoup de circulation. On écarterait ainsi les gens qui seraient positifs. ) on pourrait aussi donner des auto-tests pour que les gens se testent eux-mêmes quand ils vont dans des lieux instables (mariage, réunion de famille, chez des amis, aller au cinéma...).

Le risque sanitaire zéro et notre liberté ?

« Faute d’avoir anticipé, réarmé nos politiques publiques, simplifié nos organisations administratives byzantines, nous courrons après un virus qui opère comme la métaphore de la perte de crédit du politique. Le plus grave c’est qu’ à l’aune de cette double obsession du risque sanitaire zéro et de la foi irraisonnée en la maîtrise technicienne de ce risque nous conditionnons des hommes et des femmes socialisées dans un contexte de libertés fondamentales à s’en priver sans qu’ils ne paraissent s’en offusquer.

Cet apprentissage de la docilité , sur fond d’impératif sanitaire, devrait interpeller toutes celles et tous ceux qui pensent qu’une société pour être libre aussi doit consentir à une part incompressible de risque, faute de quoi elle est menacée par l’entropie. », interroge Arnaud Benedetti dans Altlantico.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

FRANCE LE DRAME !!

 ACTE TERRORISTE TROIS MORTS DANS L'ATTENTAT DE NICE

Une attaque au couteau a eu lieu dans et aux alentours de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice, vers 9 heures, jeudi 29 octobre 2020.

Trois personnes sont mortes, un homme et deux femmes, selon des sources policières au Monde.

La première femme a été égorgée à l’intérieur de la basilique Notre-Dame de l’Assomption. Le deuxième, un homme, a été blessé mortellement à coups de couteau.

La troisième a été tuée dans un bar devant la basilique, où elle s’était réfugiée.

La police nationale et la police municipale sont intervenues et l’auteur présumé des faits a été interpellé.

Blessé par balle par la police municipale, il est en urgence absolue et a été conduit à l’hôpital.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête pour « assassinat » et « tentative d’assassinat ». L’auteur présumé de l’attaque a crié à de nombreuses reprises « Allahou akbar » à la sortie de l’église .

L’Elysée a annoncé qu’Emmanuel Macron se rendrait sur place en début d’après-midi. Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur, a immédiatement mis en place un renforcement de la surveillance des lieux de culte et des cimetières.

Le premier ministre, Jean Castex, a annoncé que le plan Vigipirate passait au niveau « urgence attentat » sur tout le territoire.

Le procureur insiste sur le fait que l’enquête se poursuit, notamment sur les éventuelles complicités dont il a pu bénéficier.

Jean-François Ricard appelle à la responsabilité les médias sur la diffusion de l’identité du mis en cause :

« De nombreux points restent à vérifier », insiste-t-il.

Le procureur a donné quelques éléments sur le profil du terroriste, qui est toujours entre la vie et la mort :

Le suspect est à l’hôpital, où il a été opéré. Il est très grièvement blessé.

Son pronostic vital est engagé. Il n’est pas connu des services de renseignement, ni d’ailleurs des services de police.

L’assaillant portait sur lui un document de la Croix-Rouge italienne. Il est entré en Europe par l’Italie via l’île de Lampedusa fin septembre. Il aurait aussi été à Bari, le 9 octobre 2020.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

VERS UN RECONFINEMENT

DE QUATRE SEMAINES EN FRANCE ?

Réponse d' Emmanuel Macron ce soir à 20h. Le président de la République, face à l'aggravation de l'épidémie de Covid-19, doit annoncer à 20 heures de nouvelles restrictions, a expliqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l'issue du Conseil des ministres.

« Nous avons mis en œuvre de nombreuses mesures pour ralentir cette seconde vague », a-t-il affirmé. « Mais comme partout en Europe, elle nous touche très fortement et nous devons tout faire pour qu'elle ne nous submerge pas, pour qu'elle n'emporte pas des dizaines de milliers de nos compatriotes. »

La moitié des lits de réanimation dans les hôpitaux sont désormais occupés par des malades du Covid-19. Une tendance appelée à se renforcer, puisque 33 000 nouveaux cas ont été répertoriés en vingt-quatre heures. Au total, 523 décès supplémentaires ont été enregistrés, mardi ; un record depuis le mois d’avril.

En conséquence, Emmanuel Macron réfléchit à soumettre l’ensemble du pays à un confinement en partie allégé par rapport à celui qui était imposé au printemps. la piste d'un reconfinement de quatre semaines est privilégiée tout en maintenant les écoles ouvertes et en renforcant le télétravail dans les entreprises.

Vers une reconfinement national

L’objectif étant de rompre la courbe de l’épidémie, actuellement exponentielle et vertigineuse, selon l’exécutif, même des départements encore relativement épargnés seront concernés par la mesure pour ne pas basculer à leur tour. La mesure sera donc nationale. Le gouvernement envisage de mettre fin au principe de territorialité pour protéger les capacités hospitalières des zones vertes et permettre de transférer des malades, puisqu'il n'est plus possible d'en transférer dans des pays frontaliers où l'épidémie repart.

Les écoles toujours ouvertes, le télétravail renforcé

Le reconfinement ne se fera toutefois pas dans les mêmes conditions qu’en mars, quand il n’y avait ni masques ni tests

Emmanuel Macron ne veut fermer ni les écoles, ni les collèges. Développer l’enseignement à distance est en revanche envisagé au lycée. À l'université, ce travail à distance est acté : plus de cours en amphis, des travaux dirigés en demi-groupes une semaine sur deux.

Dans les entreprises, le télétravail devrait être renforcé, le ministère préparant une évolution du protocole sanitaire d'ici la fin de la semaine.

L'UE appelle à une coordination sanitaire

L'UE va engager 100 millions d'euros pour l'achat et la distribution de test rapides, dont elle recommande l'usage aux États membres pour enrayer la nouvelle flambée de Covid-19, a annoncé mercredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qualifiant la situation pandémique de « très grave ».

À la veille d'un sommet par visioconférence des 27, la chef de l'exécutif européen a par ailleurs appelé de nouveau à harmoniser les règles pour les voyageurs à travers l'Europe.

Elle a réclamé une interopérabilité accrue entre les applications de traçage nationales et demandé aux États d'intensifier le partage des données sanitaires.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COUVRE-FEU EN FRANCE

Tout a commencé comme cela !

Le chef de l’Etat a pris cette décision afin de ralentir la propagation du virus.

Il durera au moins quatre semaines

Outre la région Ile-de-France, les villes de Grenoble, Lille, Lyon, Saint-Etienne, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen et Toulouse sont concernées.

Le couvre-feu instauré entre 21 heures et 6 heures du matin est entrée en vigueur samedi 17 octobre 2020 à 00h.

Il durera au moins quatre semaines. « Nous irons devant le Parlement pour le prolonger jusqu'au 1er décembre 2020», a ajouté le président de la République.

Aujourd'hui, jeudi 22 Octobre 2020, le premier ministre Jean Castex complète le nombre de zones face au Covid-19

« Six semaines, c'est le temps qui nous paraît utile. »

Face à la menace du Covid-19, cette mesure de couvre-feu semble bien être une nécessite !!




Boby Dean pour DayNewsWorld

DECAPITATION DU PROFESSEUR SAMUEL PATY

ET UNE NOTE DES RENSEIGNEMENTS GENERAUX

Depuis vendredi, 17h, la France est plongé dans l’effroi. Deux jours plus tard, les enquêteurs cherchent toujours comment le jeune Tchéchène, en est arrivé là, et s’il a agi seul.

Un professeur d’histoire-géographique, Samuel Paty, a été décapité par un Tchétchène de 18 ans, réfugié politique, pour après avoir montré des caricatures de Mahomet, lors d’un cours sur la liberté d’expression, début octobre avec ses élèves de 4e.

Il était devenu la cible de violentes critiques d’un père d’élève et d’un militant islamiste connu des services de police, Abdelhakim Sefrioui, qui lui reprochaient dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux d’avoir montré le 5 octobre 2020 les caricatures de Mahomet à ses élèves de 4e, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

Une note des renseignements datée du 12 octobre 2020 revient sur un « incident en lien avec les principes de laïcité » au sein du collège où enseignait Samuel Paty.

Une note des renseignements

Cette note retrace les faits jour après jour, avec le début des tensions le 5 octobre, date du cours du professeur sur la liberté de la presse, avec les caricatures de Mahomet.

Au lendemain de cette session, de premiers parents d'élèves réagissent puis, dès le 7, l'établissement est destinataire de courriels anonymes de protestation.

Mais sur place, « la communication entre la direction et les familles a permis d'apaiser les tensions », conclut la note.

Des signes de radicalisation récents

Le père d’élève et le militant islamiste maintiennent qu’ils ne connaissaient pas le jeune Tchétchène. Pourtant le terroriste les aurait contactés, via les réseaux sociaux. Pour l'heure, on ignore si les deux hommes ont répondu à ses sollicitations.

Dans le quartier de la Madeleine à Evreux, les voisins d'Abdoullakh Anzorov évoquent un jeune homme « discret », « plongé dans la religion » depuis trois ans. Selon le procureur Jean-François Ricard, le jeune homme était connu pour des dégradations de biens publics et des violences en réunion, alors qu'il était encore mineur.

Des signalements sur la plateforme policière Pharos

Toujours selon ses proches, le jeune avait récemment monté des signes de radicalisation et évoquait fréquemment les vidéos relatives au cours de l’enseignant. L'assaillant avait publié des appels à la violence. Cela lui avait valu fin juillet un signalement par un internaute à la plateforme policière Pharos, laquelle l'avait transmis à l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat).

Abdoullakh Anzorov avait aussi été épinglé pour la publication d'une première photo de décapitation, fin août. Selon Mediapart, plusieurs signalements Pharos (la Plateformed'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements) avaient ainsi été effectués ces derniers mois. Toujours selon le site d'investigation, l'examen des quelques tweets, ainsi que des abonnés et amis du compte Twitter permettait de dresser le portrait d'un homme très ancré dans la religion, « et probablement dans le jihad ».

Alors comment a-t-il pu passer sous les radars de l'antiterrorisme ?

Lorsqu’il est arrivé devant le collège du Bois-d’Aulne, vendredi, muni de deux couteaux et d’une arme de poing de type Airsoft, Abdouallakh Anzorov a eu recours à un procédé inhabituel pour un terroriste, Muni de plusieurs centaines d’euros, il a abordé des collégiens en leur proposant de l’argent en échange d’informations ....Le nom de Samuel Paty est venu s’ajouter à longue liste des victimes du terrorisme islamiste en France. « Il regagnait son domicile, à pied, en cette fin d’après-midi lorsqu’il quitta brutalement Conflans-Sainte-Honorine pour se retrouver plongé dans l’Algérie des années GIA, dans la Syrie de l’Etat Islamique, dans l’Afghanistan des Talibans, dans le Nigéria de Boko Haram, dans le Mali des Signataires par le sang. », écrit Barbara Lefebvre, enseignante et essayiste, auteur de Génération j’ai le droit (éd. Albin Michel, 2018). « Car, par éclipses régulières, voilà où tombe notre France d’aujourd’hui. En quelques instants, une vie, des vies, basculent dans un autre espace-temps: celui du jihad. L’effroi nous saisit, l’émotion nous envahit, des hommages sont organisés. Mais jusqu’à présent, aucun combat sérieux contre le cancer de l’islam politique n’a été engagé. », continue d’analyser l'essayiste dans un entretien donné au Figaro.

Des mesures urgentes prises par le Ministre de l'Intérieur

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé qu'il allait bientôt «proposer», en Conseil des ministres, la dissolution de plusieurs associations considérées comme «séparatistes». Parmi elles figure notamment le très controversé «Collectif contre l'islamophobie en France» (CCIF).Le CCIF a en effet contribué selon lui à la «fatwa» lancée par des parents d'élève contre Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie décapité en pleine rue par un terroriste vendredi. L'élu de Tourcoing (Nord) a ensuite assuré que sa charge ciblerait d'autres structures, dont «BarakaCity», ONG islamique dont le fondateur - très actif sur les réseaux sociaux - est proche du courant salafiste.

Lors du Conseil de défense qui s'est tenu à l'Elysée dimanche 18 octobre, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a également annoncé qu'il souhaitait expulser « 231 personnes en situation irrégulière et suivies pour soupçon de radicalisation ».

Des mesures bien tardives...et homéopathiques 

«La peur va changer de camp, les islamistes ne doivent pas pouvoir dormir tranquilles dans notre pays», a asséné Emmanuel Macron, alors qu’une partie de la classe politique le pressait

«d’entrer en guerre».....!!




Garett Skyport pour DayNewsWorld

UN PROFESSEUR DECAPITE POUR AVOIR MONTRE

LES CARICATURES DE MAHOMET

Trois semaines jour pour jour après l'attaque terroriste par un Pakistanais devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui a fait deux blessés graves, un enseignant a été décapité au couteau. Le parquet national antiterroriste vient de se saisir des faits.

Neuf personnes en garde à vue

Cinq nouvelles personnes ont été interpellées dans la nuit, portant à neuf le nombre total de personnes en garde à vue, selon une source judiciaire samedi matin. Parmi les cinq nouvelles personnes figurent deux parents d’élève du collège où travaillait la victime, ainsi que des personnes de l’entourage non familial de l’assaillant.

Les quatre premières personnes, dont un mineur, placées en garde à vue sont issues de l’entourage familial de l’assaillant, avait précisé une source judiciaire. Elles ont été interpellées dans les Yvelines, à Conflans-Sainte-Honorine et Chanteloup.

Le chef de l’Etat s’est exprimé sur les lieux de l’attaque :

« Un de nos concitoyens a été assassiné parce qu’il enseignait, apprenait à ses élèves la liberté d’expression, de croire ou ne pas croire. Notre compatriote a été la victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé. (…) Je veux dire ce soir à tous les enseignants de France que nous sommes avec eux, que la nation tout entière sera là, à leurs côtés aujourd’hui et demain, pour les protéger, les défendre, leur permettre de faire leur métier, qui est le plus beau qui soit : faire des citoyens libres. »


Les faits

Un individu armé a été abattu vendredi 16 octobre 2020  par la police à Éragny, dans le Val-d'Oise. Il est suspecté d'avoir décapité Samuel P., un professeur d'Histoire, dans les Yvelines.

L'individu, soupçonné d'avoir décapité un homme dans la ville voisine de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), était armé d'un couteau et avait menacé les policiers de la Bac qui venaient l'interpeller, selon Europe 1.

Le corps décapité a été retrouvé vendredi après-midi par des policiers de la BAC sur la voie publique non loin de son collège du Bois d'Aulnee, à Conflans-Sainte-Honorine, selon «Le Parisien». Le suspect, présent sur les lieux, a pris la fuite en direction d'Éragny, où il a été rattrapé par la police avant d'être abattu car il se serait montré menaçant. L'agresseur du professeur a crié «Allahu Akbar» avant d'être tué par les forces de l'ordre.

La victime serait un professeur d'Histoire qui aurait récemment donné un cours sur la liberté d'expression à ses élèves et leur montré des caricatures de Mahomet.

L’assaillant serait un homme âgé de 18 ans; Il a par ailleurs bien été identifié comme un jeune homme de 18 ans d’origine tchétchène, né à Moscou, selon la source judiciaire.

Un message revendiquant l’attaque a été publié, vendredi soir, sur un compte Twitter quelques minutes après le drame. Ce compte avait, selon une source judiciaire au Monde, une kunya (surnom musulman) de quelqu’un se revendiquant comme tchétchène. Le message publié s’adressait à « Macron, le dirigeant des infidèles », avant de poursuivre : « J’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer, qui a osé rabaisser Mohammad. »

Le lien est établi entre l'auteur de l'attaque et un message de revendication diffusé sur Twitter avec une photo de la victime, diffusé tout de suite après l'attentat, selon une source proche de l'enquête.

Ni l'auteur de l'attaque, ni sa famille, n'étaient connus pour radicalisation.

La victime était un professeur d'histoire qui avait fait l'objet d'un signalement début octobre de la part de parents d'élèves parce qu'il avait montré des caricatures du prophète Mahomet.

« Il a été assassiné parce qu'il avait fait son métier, c'est-à-dire à la construction d'un esprit critique », a affirmé sur BFMTV Sophie Venetitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU. Ce professeur d'histoire-géographie était aussi en charge « de l'enseignement moral et civique ». « Dans ce cadre là, il avait fait un cours sur la liberté d'expression avec des caricatures de Mahomet », a-t-elle confirmé.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, en déplacement au Maroc, a décidé de rentrer immédiatement à Paris. Il a fait part de son retour sur Twitter, indiquant qu'il se tenait «informé en direct de la cellule de crise». Depuis Rabat, il s'est entretenu avec le Premier ministre Jean Castex et le président Emmanuel Macron.

Les magistrats du parquet national antiterroriste, dont le procureur Jean-François Ricard, se sont déplacés sur les lieux et se sont saisis de l'enquête ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Les investigations ont été confiées à la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

La cinquième attaque terroriste islamiste depuis janvier 2020

La décapitation du professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine est la cinquième attaque terroriste depuis le début de l'année. La première avait eu lieu le 3 janvier à Villejuif. La seconde, le 4 avril à Romans-sur-Isère. La troisième, le 27 avril à Colombes. Enfin, la dernière remonte au 25 septembre devant les anciens locaux du journal satirique Charlie Hebdo. A l'occasion de cet assaut, le ministère de l'Intérieur avait rappelé que 32 attentats ont été déjoués en France depuis 2017.

«Un de nos concitoyens a été assassiné aujourd'hui parce qu'il enseignait» : a dit Emmanuel Macron ce 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine où un enseignant de collège a été décapité en pleine rue. Il avait, dans un cours sur la liberté d'expression, montré à ses élèves une caricature de Mahomet, un prophète de l'islam. 

«C'est la République qui est attaquée», a de son côté déclaré le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avec « l’assassinat ignoble de l’un de ses serviteurs ». « Notre unité et notre fermeté sont les seules réponses face à la monstruosité du terrorisme islamiste. Nous ferons face », a-t-il ajouté.

Ces jours qui ont précédé  la décapitation:

5 octobre: le professeur dispense un cours portant sur la liberté d'expression. C'est dans ce cadre qu'il entend montrer des caricatures de Mahomet à ses élèves de 4ème.

8 octobre: le père d'une élève de l'établissement décide de déposer plainte contre le professeur. Un signalement parvient également à Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, la première association de parents d'élèves, faisant état "d'un père extrêmement énervé". Une enquête est alors ouverte.

12 octobre: l'enseignant est entendu et les policiers lui révèlent le contenu de la plainte du père de famille. Le professeur découvre, stupéfait, que ce père parle d'une élève qui ne fait pas partie de sa classe.

Il raconte le cours qu'il a fait, qui portait bien sur les caricatures de Mahomet. Il dit avoir proposé à des élèves qui ne voulaient pas assister à ce cours d'en sortir. Le dessin montrait le prophète accroupi avec une étoile dessiné sur ses fesses et l'inscription "une étoile est née".

Au vu des accusations dont il fait l'objet, l'enseignant décide à son tour de déposer plainte, non pas pour violences ou menace, mais pour diffamation et dénonciation calomnieuse.

Quatre jours plus tard, il est retrouvé décapité.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

JEAN CASTEX DETAILLE DES MESURES PRISES

AVEC LE COUVRE-FEU

Le gouvernement renforce une nouvelle fois les mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19 .Au lendemain de l'annonce choc de couvre-feux nocturnes en Île-de-France et dans huit métropoles à partir de samedi, le gouvernement passe à l'explication de texte ce jeudi avec une conférence de presse de Jean Castex .

Le Premier ministre a donc précisé certains points. « Toutes les fêtes privées, comme les mariages ou les soirées étudiantes, qui se tiennent dans des salles des fêtes, dans des salles polyvalentes ou tout autre établissement recevant du public seront interdites3 sur l'ensemble du territoire, a ainsi indiqué ce jeudi Jean Castex.

En outre, « tous les restaurants de France appliqueront le protocole sanitaire qui a été récemment renforcé et prévoit notamment la limitation à six du nombre de clients par table » ainsi que « l'enregistrement du nom des clients pour faciliter le contact tracing ».Ces mesures destinées à enrayer la progression de l'épidémie de Covid-19 ne s'appliquaient jusqu'alors que dans les seules zones en niveau d'alerte maximale.

Le Premier ministre Jean Castex a néanmoins précisé que certains établissements - dont les restaurants qui font de la vente à emporter - pourraient rester ouverts après 21 heures. « Il s'agit des établissements de santé et médico-sociaux, des structures d'accueil des plus précaires, des hôtels, des restaurants en faisant la livraison à domicile et des établissements publics qui assurent un service en soirée et la nuit ».

Les transports en commun pas directement concernés par le couvre-feu

Les transports en commun ne sont pas directement concernés par le couvre-feu. « Il n'y aura pas de restrictions des transports », a déclaré Emmanuel Macron mercredi soir, car « il y a des gens qui continueront à travailler la nuit, ou en soirée, ou le matin tôt ». Par ailleurs, « nous n'avons pas décidé de réduire les déplacements entre les régions », a précisé le président de la République.

Parmi les raisons de déroger au couvre-feu, le Premier ministre a évoqué la possibilité de prendre un train ou un avion après 21 heures ou avant 6 heures, à condition de pouvoir le justifier avec un billet.

Jean Castex était accompagné d'Olivier Véran, de Gérald Darmanin, de Bruno Le Maire et d'Elisabeth Borne. Ses ministres de la Santé, de l'Intérieur, de l'Economie et du Travail ont précisé des points spécifiques à leur domaine de compétences.

Le télétravail encouragé

Le télétravail reste encouragé et non obligatoire pour les entreprises. Dans son intervention télévisée mardi soir, Emmanuel Macron a préconisé « deux à trois jours de télétravail par semaine » dans les entreprises où c'est possible, pour « réduire un peu la pression collective ». « Il faut que ce soit aussi négocié dans les branches et au plus près dans l'entreprise », a insisté le chef de l'Etat.Le télétravail reste encouragé et non obligatoire pour les entreprises. Dans son intervention télévisée mardi soir, Emmanuel Macron a préconisé « deux à trois jours de télétravail par semaine » dans les entreprises où c'est possible, pour « réduire un peu la pression collective ». « Il faut que ce soit aussi négocié dans les branches et au plus près dans l'entreprise », a insisté le chef de l'Etat.Le L'attestation de déplacement dérogatoire de retour

Attestation de déplacement dérogatoire

Gérald Darmanin a lui indiqué qu' une attestation de déplacement dérogatoire, sur le modèle de celle en vigueur pendant le confinement, sera nécessaire pour se déplacer entre 21h et 6h du matin à partir de samedi là où s'appliquera le couvre-feu.

Comme pendant le confinement, l'attestation pourra, sur le site du ministère de l'Intérieur, être téléchargée sur son téléphone et stockée dessus.

Tout contrevenant s'exposera à une amende de 135 euros puis, en cas de double récidive (trois fraudes au total), à « 6 mois d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, 12 000 policiers, gendarmes, et le cas échéant des policiers municipaux seront « chaque nuit entre 21h et 6h spécialement chargés de faire vérifier les interdictions » dans les zones concernées par le couvre-feu, à savoir l'ensemble de l'Ile-de-France et les métropoles de Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne. Ceux qui doivent rendre visite à un proche en situation de dépendance ou promener leur animal de compagnie pourront, entre autres motifs, circuler pendant le couvre-feu munies de cette attestation.

Elle « vaut pour une heure quand les déplacements n'auraient pas de lien avec le travail », a précisé le ministre de l'Intérieur..

Des fonds de solidarité étendus

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a, lui, annoncé que toutes les entreprises de moins de 50 salariés situées dans les zones de couvre-feu seront éligibles au fonds de solidarité jusqu'à 1 500 euros si leur perte de chiffre d'affaires atteint 50%, et ce tant que le couvre-feu durera.

Pour les hôtels, cafés et restaurants, le fonds de solidarité jusqu'à 10 000 euros pourra être perçu par les entreprises ayant une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50%, et non plus 70%, a ajouté le ministre.

Bruno Le Maire a également indiqué que le dispositif de prêt garanti par l'Etat (PGE) est prolongé du 31 décembre 2020 jusqu'à 30 juin 2021.

D'autre part, le ministre a demandé « à la Fédération bancaire française d'examiner un report du remboursement de ces prêts pour une année supplémentaire pour les entreprises qui en ont réellement besoin ».




Boby Dean pour DayNewsWorld

COUVRE-FEU EN FRANCE

POUR LUTTER CONTRE LE CORONAVIRUS ?

Emmanuel Macron, qui s’exprimera mercredi en début de soirée à la télévision, préside ce mardi 13 octobre 2020 un nouveau conseil de défense sanitaire pour étudier les moyens d’endiguer une deuxième vague épidémique de coronavirus.Histoire de reprendre en main la gestion de la crise du Covid-19 mal gérée depuis le début...

Comme dans les autres pays européens, la France est confrontée en cet automne à une nette dégradation des indicateurs sanitaires. Le seuil des 1 500 patients traités en réanimation pour une infection au Covid-19 a été refranchi lundi pour la première fois depuis le 27 mai dernier.

Des reconfinements localisés à l’étude, peut-être des couvre-feux ?

Évoquant une situation « très difficile » face à la « réalité d’une deuxième vague » épidémique, le Premier ministre, Jean Castex, n’a pas exclu lundi d’ordonner des reconfinements localisés dans le pays où la crise sanitaire va durer selon lui plusieurs mois encore.

« Le reconfinement général doit être par tous moyens évité », a dit le chef du gouvernement sur France Info, évoquant les conséquences « absolument dramatiques » d’une mesure aussi drastique. « Rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux », a-t-il en revanche répondu alors qu’on l’interrogeait sur de possibles reconfinements locaux.

Plusieurs médias évoquent aussi la possibilité de couvre-feux dans les territoires les plus atteints, une mesure que des spécialistes appellent de leurs vœux à l’instar du président de l’Académie nationale de médecine, l’ex-ministre de la Santé Jean-François Mattéi.

« Tout est sur la table » selon Marlène Schiappa

Interrogée sur LCI sur la possibilité d’un couvre-feu en Ile-de-France, Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, a répondu que tout était « envisageable ». « tout est sur la table et rien n’est à exclure puisque le virus évolue », a-t-elle ajouté, soulignant que dans cette crise sanitaire inédite, il n’y avait « pas de bonnes solutions » et qu’il fallait en permanence faire de « nouveaux choix difficiles ».

Neuf métropoles et la Guadeloupe en alerte maximale

Neuf métropoles (Aix-Marseille, Paris, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Lille, Toulouse et Montpellier) de même que la Guadeloupe sont désormais en zone d’alerte maximale, avec fermeture des bars et protocole strict dans les restaurants.

Les professionnels de la santé sont de plus en plus nombreux à alarmer sur la situation sanitaire en France, en particulier de la saturation de certains services de réanimation. En Ile-de-France, selon le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS), Aurélien Rousseau, le taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid est désormais de 42 % et l’incidence du virus en population générale est très élevée

Dernier en date: le directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch, qui alerte ce mardi matin dans Le Parisien sur une possible occupation de 90% des lits de réanimation d'Île-de-France par des patients Covid d'ici la .

Une mesure intermédiaire : le couvre-feu

Parmi les outils mis à disposition de l'exécutif figure, entre autres, le couvre-feu, et ce alors que le gouvernement est particulièrement préoccupé par ce qui se passe le soir dans la sphère privée, qu'il s'agisse des réunions entre amis ou des réunions dans la sphère familiale. Par ailleurs trois scénarios de couvre-feu seraient envisagés au sommet de l'Etat, notamment en région parisienne. Le premier à 20 heures, le deuxième à 22 heures et le dernier à 23 heures. En Guyane, le couvre-feu est toujours en place, de minuit à 5 heures du matin. Cette mesure permettrait d'empêcher indirectement les rassemblements privés, puisque l'exécutif ne peut pas légiférer concernant les lieux privés.

Les autorités sanitaires ont émis cette hypothèse du couvre-feu depuis plusieurs semaines.A l'international également, plusieurs couvre-feu ont été instaurés. En août, la ville de Melbourne en Australie avait décidé de confiner ses citoyens entre 20h et 5h du matin. Des mesures du même type viennent d'être mises en place à Anvers et Berlin.

Les jeunes en ligne de mire

Ainsi, si cette mesure est bel et bien appliquée, elle viserait en particulier les classes les plus jeunes, de plus en plus touchées par la maladie. Aurélien Rousseau, directeur général de l'ARS Île-de-France, a souligné que le taux d'incidence à Paris pour les 20-29 ans dépasse les 800 cas pour 100.000 individus. Le seuil d'alerte est quant à lui fixé à 50 cas pour 100.000.

Mais l'instauration d'un couvre-feu, mesure forte symboliquement, reste délicate et peut être mal perçue par des citoyens qui ne se sentent pas en période de guerre !.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

FACE AUX ATTAQUES REPETEES DE COMMISSARIATS LE LAXISME DU GOUVERNEMENT FRANCAIS

Dimanche 11 octobre 2020, des dizaines de jeunes se sont attaquées à un commissariat de police, à Champigny-sur-Marne dans le Val-d'Oise. Il l'avait déjà été en avril dernier.

Des quartiers en « reconquête républicaine » Champigny-sur-Marne : deux attaques en quelques mois

Cette fois-ci, ce sont une quarantaine de jeunes qui ont tenté de pénétrer dans le commissariat, armés de barres de fer. Les assaillants n'ont cependant pas pu passer les portes blindées qui protégeaient le poste de police.

Tout est parti d'un accident de circulation. La police est accusée d'en être responsable et c'est dans le quartier de Bois-l'Abbé (un quartier classé en «reconquête républicaine», très marqué parle trafic de drogue) que des jeunes se sont rassemblés pour s'en prendre au commissariat.

Ces derniers mois, plusieurs commissariats ont été ainsi assaillis en Île-de-France, à chaque fois au moyen de «mortiers», des feux d’artifice de gros calibres, interdits à la vente aux particuliers en France.

Des moyens pyrotechniques

L'utilisation de ces moyens pyrotechnique n'est pas nouvelle, «cela fait une vingtaine d'années qu'on voit ça», explique Thierry Clair, secrétaire général adjoint du syndicat UNSA Police. «Mais auparavant, on ne les observait qu'aux alentours du 14 juillet. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui», nuance-t-il.

Une loi de plus comme riposte de Darmanin

Dimanche, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin​, a annoncé son intention de faire interdire la vente sur Internet des mortiers d’artifice au grand public. Car lancés à l’horizontal, ces engins pyrotechniques à la composition très simple – un tube en carton ou en métal et une faible charge explosive – peuvent atteindre une vitesse de 100 km/h et se transformer véritables armes, occasionnant des dégradations comme à Champigny, mais également des blessures. En mai dernier, deux policiers ont été brûlés à Argenteuil, dans le Val d ’Oise, après avoir été la cible de mortiers d’artifice. Un succès qui s’explique, selon lui, par le vide juridique qui entoure les mortiers d’artifice.« Aujourd’hui, les jeunes savent que même s’ils se font interpeller avec des mortiers d’artifice, ils ne craignent pas grand-chose », selon un syndicaliste.

Une législation facilement contournable

Depuis 2017, la vente de ces engins est pourtant réservée aux professionnels. Une interdiction facilement contournable sur Internet où des sites européens proposent pour une quinzaine d’euros environ ces feux d’artifice. A la fin de l’année 2019, Christophe Castaner avait déjà fait part, après l’incendie d’un cirque associatif à Chanteloup-les-Vignes, de renforcer la législation en la matière, sans toutefois que cela soit suivi d’effet. Pendant le confinement, la recrudescence des guets-apens contre les forces de l’ordre après un accident de moto à Villeneuve-la-Garenne, a contraint la préfecture de police de Paris à interdire temporairement l’achat et la détention de mortiers d’artifice à Paris mais également dans la petite couronne. Un arrêté similaire a été pris dans l’Essonne et le Val-d’Oise.

Guerre de territoires

Au-delà du vide juridique, le côté « visuel » de ces engins favorise la viralité de certaines vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. «Les délinquants savent très bien que ces attaques au mortier, surtout de nuit, sont très spectaculaires et seront reprises en boucle sur les réseaux sociaux et sur les chaînes d'infos, précise Christophe Soullez, le directeur de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Dans la guerre de territoire, l'aspect communication est très important.»

Au moins neuf attaques de commissariats depuis le début de l'année

Champigny-sur-Marne de ce week-end est loin d’être un cas isolé. Depuis le début de l’année, les commissariats des Ulis, de Corbeil-Essonnes ou encore de Plaisir ont également été visés par ces mortiers d’artifice

A Argenteuil, dans la nuit du 18 au 19 mai, le commissariat d'Argenteuil est attaqué des heures durant par une cinquantaine d'individus. Le dimanche précédent, un jeune homme de la ville âgé de 18 ans s'était tué en scooter alors qu'il tentait d'échapper à la police. Rapidement, des jeunes de la ville avaient rendu la police responsable, avant de s'en prendre directement au commissariat.Les assaillants avaient tiré au mortier et lancé des cocktails molotov sur le poste de police. Plusieurs feux de poubelles et de voitures avaient aussi été déclenchés afin d'encercler les policiers. Quatre policiers ont été blessés.

Aux Mureaux, à Fontenay-le-Fleury, aPlaisir ce sont pas moins d: trois attaque en trois jours au mois de juillet ! Entre les 6 et 9 juillets, chaque nuit, des commissariats des Yvelines ont été attaqués aux Mureaux, Fontenay-le-Fleury, Plaisir. À chaque fois, plusieurs dizaines de personnes s'en sont prises aux fonctionnaires avec tirs de mortier et de jets de pierres. Dans les communes alentour, à Mantes-la-Jolie, ou à Guyencourt, plusieurs patrouilles de police avaient aussi été attaquées en même temps.

Trappes connaît un regain de violence à la sortie du confinement

16 mai, 23h15, le commissariat de Trappes dans les Yvelines est attaqué par des tirs de feu d'artifice. La dizaine de personnes à l'origine des tirs, était répartie de part et d'autre du portail, ils se sont ensuite enfuis, poursuivis par les policiers de la Brigade anticriminalité. Confrontés à la bande de jeunes à l'origine de l'attaque, les policiers ont utilisé des grenades de désencerclement pour disperser le groupe, sans qu'aucun blessé ne soit à déplorer.

Boissy-Saint-Léger c'est une attaque à l'acide qui se déclenche le lundi 3 février, aux alentours de 21h20. : trois bouteilles d'acide ont été jetées dans la cour du commissariat de Boissy-Saint-Léger dans le Val-de-Marne. L'une de ces bouteilles a explosé, intoxiquant quatre fonctionnaires de police.

Face à ces agressions inadmissibles contre des dépositaires de l'autorité publique, Gérald Darmanin se contente de bomber le torse évoquant la fabrication d'une nouvelle loi. Face à la gravité des faits le laxisme du gouvernement. Aux émeutiers de se sentir impunis !!!




Garett Skyport pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS A NOUVEAU DES MENACES DE RECONFINEMENT ET APRES ?

UNE GESTION GOUVERNEMENTALE CALAMITEUSE

L’exécutif examinera mercredi 14 octobre 2020, lors du conseil de défense hebdomadaire, les données épidémiologiques, pour voir s’il y a lieu de prendre des mesures supplémentaires après les tours de vis donnés dans plusieurs métropoles.

« Rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux. » Un aveu d'incompétence et d'impuissance

« Au niveau national, les nouvelles hospitalisations, les admissions en réanimation pour Covid-19 et les nombres de décès restent actuellement à des niveaux modérés en comparaison à la situation observée en mars-avril 2020, mais l'augmentation de la circulation du virus, en particulier chez les personnes les plus âgées, fait craindre la poursuite des hospitalisations et des décès dans les semaines à venir », relève l'agence sanitaire Santé publique France dans son bulletin hebdomadaire, qui porte sur la semaine du 28 septembre au 4 octobre 2020.

« La tendance globale des indicateurs de suivi de l'épidémie de SARS-CoV-2 reste à l'augmentation »: le nombre de nouveaux cas confirmés est en hausse de 7% à 77.980 sur toute la France, le taux de positivité des tests a également progressé, à 9,1% contre 7,7%, et le taux d'incidence (nouveaux cas sur sept jours) en France métropolitaine était également en augmentation avec 116 cas pour 100.000 habitants (108 la semaine précédente). Mais l'agence sanitaire prévient que le nombre de nouveaux cas et le taux d'incidence peuvent être sous-estimés, "du fait des tensions encore existantes sur les capacités diagnostiques (des laboratoires) et des délais de rendus de résultats et donc de la consolidation des données"

Des reconfinements possibles

Face à l'aggravation des indicateurs, le gouvernement a décidé de placer plusieurs nouvelles métropoles en zone d'alerte maximale, synonyme de restrictions comme la fermeture des bars et de conditions d'accueil plus strictes dans les restaurants.

Après Aix-Marseille et Paris, c'est le cas depuis samedi de Lyon, Lille, Grenoble et Saint-Etienne. Les villes de Toulouse et Montpellier ont aussi basculer lundi 12 octobre 2220.

Afin de tenter d’endiguer la deuxième vague épidémique due au nouveau coronavirus, le premier ministre, Jean Castex, n’a pas exclu, lundi 12 octobre, d’ordonner des reconfinements localisés en France, tout en insistant sur le fait qu’un « reconfinement général doit être par tous moyens évité ».

« Une riposte graduée et territorialisée »

« Nous sommes dans une deuxième vague forte », a constaté M. Castex, qui « appelle de façon extrêmement claire à ce que nous nous mobilisions toutes et tous pour faire face à cette deuxième vague (…) Il ne peut plus y avoir de relâchement ». Il a considéré que les Français avaient, en particulier pendant les vacances estivales, « considéré un peu trop vite que ce virus avait disparu », tandis que lui-même ne « cess[ait] tout l’été d’appeler à la vigilance ».

Il a ainsi jugé que « quelque chose ne va pas » quand ce week-end encore à Paris et en petite couronne, 95 des 500 contrôles effectués par les forces de l’ordre ont donné lieu à des « constatations d’infractions dans les bars et les restaurants ». La stratégie du gouvernement est « claire » – « une riposte graduée et territorialisée » –, tout comme le sont « les consignes depuis plusieurs mois », a-t-il insisté, en appelant à « les respecter ».

Mais les Français peuvent aussi, de leur côté juger, que la gestion de l'épidémie par le gouvernement est calamiteuse quand ce dernier menace d'un reconfinement à cause de la saturation des hôpitaux et de l'insuffisance de tests !!!




Garett Skyport pour DayNewsWorld

CHANGEMENT DE DOCTRINE DE LA HAUTE AUTORITE DE SANTE AVEC L'EXTENSION DES TESTS COVID

Il fallait se rendre à l'évidence, le temps d'accès aux tests PCR et à leurs résultats devenait ingérable pour la gestion de l'épidémie dans l'Hexagone-, la HAS veut développer le recours aux tests antigéniques. La Haute Autorité de Santé (HAS) a tenu vendredi à affiner sa doctrine en matière d 'utilisation de ces tests, quinze jours après un premier positionnement.

Ces tests, qui détectent non plus le génome mais les protéines du virus à partir d'un prélèvement nasopharyngé, étaient jusque-là réservés aux seules personnes symptomatiques - car ils sont moins sensibles que les tests PCR.

Personnes symptomatiques à risque

Mais voici que la HAS étend leur usage au dépistage dans les clusters comme par exemple, les universités ou les abattoirs, là où la densité de personnes possiblement infectée est plus importante que dans la population générale.

Face à l'engorgement des circuits de de tests PCR, la HAS tente en effet d'élargir ses critères pour les substituer aux tests PCR chaque fois que c'est possible.Elle tente aussi de réduire le recours aux tests PCR, chaque fois que ce n'est pas indispensable. Jusqu'à présent, les tests antigéniques rapides réalisés sur les personnes symptomatiques devaient nécessairement être confirmés par un test PCR en laboratoire. Désormais, seules les personnes symptomatiques de plus de 65 ans ou présentant un facteur de risque aggravé (maladies chroniques, patients immunodéprimés ou sous chimiothérapie etc.) et testées négatives, continueront à être tenues de réaliser cette confirmation. Les autres en sont désormais dispensés.

Utilisés à titre expérimental en Ile-de-France

Les tests antigéniques sont déjà utilisés depuis lundi à titre expérimental en Ile-de-France, pour une campagne de dépistage auprès du personnel de 80 Ehpad. L'avis favorable de la Haute autorité ouvre la voie au remboursement et à une large utilisation de ce nouvel outil, lorsque le gouvernement aura publié l'arrêté l'autorisant. Ce devrait être "courant octobre", selon la HAS.

Un test à grande échelle dans le Grand Est

Le Grand Est, sévèrement frappé par le virus au printemps, a été désigné pour mener aussitôt une campagne de 400.000 tests ciblant principalement les étudiants avant leur départ pour les vacances de Toussaint le 24 octobre, a annoncé la préfète de Région, Josiane Chevalier. « Il s'agit d'une expérimentation », a-t-elle précisé.

Optique de santé publique :Détecter les cas positifs en quelques minutes pour mieux contrôler l'épidémie.

« Il est vrai que les tests antigéniques rapides sont moins sensibles que les tests PCR, reconnaît Dominique Le Guludec, présidente de la HAS,mais les personnes qui échapperaient à la détection auraient une charge virale plus faible et seraient donc aussi moins contaminantes. En outre en l'absence de risque aggravé, elles ont aussi très peu de chance de développer une forme grave de la maladie ». A condition que les tests respectent les critères minimaux d'efficacité (avec une sensibilité supérieure à 80 % et spécificité supérieure à 99 %) et soient réalisés dans les délais, c'est-à-dire avant le cinquième jour après l'apparition des symptômes.

Les autorités sanitaires doivent enfin fixer la liste des tests suffisamment performants pour être utilisés.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE 2020 LE GENERAL

 PIERRE DE VILLIERS PUBLIE  REPARER LA FRANCE

A moins de deux ans de la présidentielle, le général Pierre de Villiers s'apprête à publier son troisième ouvrage, « L'équilibre est un courage », sous-titré « Réparer la France », qui pose à nouveau la question de ses intentions secrètes sur son engagement politique.

Comme en 2017 lorsqu’il a publié « Servir » en pleine tempête sociale des Gilets jaunes, comme en 2018, quand  « Qu’est-ce qu’un chef ? » s’arrachait en librairie sur fond de polémique à propos de la réforme des retraites, la sortie du troisième ouvrage du général Pierre de Villiers, le 14 octobre prochain en pleine crise sanitaire du coronavirus, pose une fois encore la question des intentions secrètes du militaire préféré des Français.

Celui qui a démissionné de ses fonctions de chef d’état-major en juillet 2017 en signe de désaccord avec le nouvel exécutif veut-il régler ses comptes avec Emmanuel Macron en présentant sa candidature à la présidentielle de 2022 ? Ou ne cherche-t-il qu’à consolider sa carrière fulgurante d’auteur à succès ?

Le « en même temps » version Pierre de Villiersvec « L’équilibre est un courage » et son sous-titre énigmatique « Réparer la France », Pierre de Villiers cultive encore l’ambiguïté et le mystère, faisant sienne, en définitive, l’arme du « en même temps » qui a conduit Emmanuel Macron au pouvoir.

Ainsi le frère cadet du souverainiste Philippe de Villiers rejette-t-il systématiquement toute tentation de reconversion politique lorsqu’on l’interroge sur son avenir, tout en distillant année après année livres-programmes et conférences que l’on dirait au service de son destin de chef d’État, et pourquoi pas « d’alternative »…

« J'ai ressenti le déchirement qui s'opère dans notre nation, l'impérieuse nécessité d'une véritable réconciliation nationale », déclare l'officier dans le communiqué de presse diffusé par l'éditeur Fayard à quelques jours de l’arrivée du nouvel ouvrage en librairie. Les deux précédents se sont vendus à plus de 350 000 exemplaires et il faut s’attendre sans doute à ce que le troisième accède de la même façon au rang de best-seller.

De ses 40 ans passés sous les drapeaux, Pierre de Villiers conserve à l’évidence un sens aigu de la stratégie, cette fois politique ou commerciale. Calée sur un calendrier millimétré, sa production littéraire surfe sur le trouble et la colère sociale qui semblent constituer son fonds de commerce. Gilets jaunes, réformes controversées, crise sanitaire.

Quand le pays va mal, alors surgit celui qui incarne l’ordre et la discipline, une certaine idée de la France .




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

A NOUVEAU L'HORREUR

ATTAQUE TERRORISTE A L'ARME BLANCHE A PARIS

Deux personnes ont été blessées à l’arme blanche au pied de l’ancien immeuble de « Charlie Hebdo », en plein procès des attentats de janvier 2015. Voici ce que l’on sait de cette attaque, qui intervient dans un contexte de menaces accrues pour l’hebdomadaire satirique.

Une attaque à l’arme blanche a fait deux blessés vendredi à Paris près des anciens locaux de l’hebdomadaire satirique , en plein procès de l’attentat meurtrier qui l’avait visé en janvier 2015. Voici ce que l’on sait du drame.

Peu avant midi, un homme muni d’une arme blanche a blessé deux personnes près des anciens locaux de l’hebdomadaire satirique, rue Nicolas Appert, dans le 11e arrondissement de Paris. « Cela s’est passé vers 11h45, un homme est arrivé et a attaqué avec un hachoir deux salariés qui fumaient devant l’immeuble, un homme et une femme », a raconté Paul Moreira, fondateur et co-dirigeant de l’agence de presse Premières Lignes. «  L’homme et la femme ont été tous les deux très gravement blessés ». Les deux victimes, blessées, travaillaient au sein des studios Bocode, une société de production et de post-production de films appartenant à Premières Lignes.

La première, une femme, s'occupe de l'accueil, tandis que le second est assistant de production au sein de cette structure, qui fournit des prestations à une multitude de sociétés . Une photo diffusée sur les réseaux sociaux montre un hachoir ensanglanté. Une source proche de l’enquête a confirmé qu’il s’agissait bien de l’arme utilisée lors de l’attaque.

Les deux victimes se trouvent dans un état d’« urgence absolue » mais leur pronostic vital n’est pas engagé. « L’auteur principal », qui a reconnu les faits au moment de son interpellation, a notamment été identifié en raison de ses baskets rouges.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a été saisi, et une enquête a été ouverte pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Le procureur du PNAT, Jean-François Ricard, a confirmé en milieu d’après-midi que l’« auteur principal » de l’attaque a été arrêté, et a ajouté qu’un « second individu » a été également interpellé et placé en garde à vue. Le suspect principal de l’attaque au couteau est né en 2002 au Pakistan et était connu pour des faits de droits commun et de port d’arme illégal. Il a été arrêté en juin en possession d'une arme blanche, selon une source proche du dossier. Le second suspect est un Algérien de 33 ans, selon une autre source proche.

Le principal suspect à l'identité floue

L'individu interpellé vendredi, principal suspect dans l'attaque au hachoir dans le 11e arrondissement, « assume son acte », indiquent des sources proches de l'enquête.

Cet homme, qui se présente comme né au Pakistan et âgé de 18 ans, invoque « le contexte de la republication des caricatures par Charlie Hebdo », ajoute l'une de ces sources.

Il est le principal suspect de l’attaque au hachoir perpétrée vendredi midi devant les anciens locaux de Charlie Hebdo mais les enquêteurs s’interrogent encore sur son identité. L’homme, qui a revendiqué son geste lors de son interpellation, s’est présenté comme Hassan Ali, un Pakistanais de 18 ans arrivé en France trois ans auparavant. Mais un document d’identité découvert dans son téléphone portable jette le flou sur ses déclarations : une autre identité y figure, Zaheer Hassan Mehmood, un Pakistanais de 25 ans, a appris 20 Minutes de sources proches de l’enquête, confirmant une information du Monde. Cette pièce d’identité n’a cependant pas encore été authentifiée par les enquêteurs.

L’assaillant avait indiqué lors de son arrivée sur le territoire – en août 2018 – être né en 2002 à Islamabad. Il avait alors été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance du Val-d'Oise. Le département, ne croyant pas à sa minorité, avait contesté sa prise en charge. La justice avait finalement confirmé sa prise en charge, jusqu’à sa majorité, le 10 août 2020.

Un acte de terrorisme islamiste

Cette attaque survient alors que la rédaction de Charlie Hebdo fait l'objet de nouvelles menaces depuis que l'hebdomadaire a republié des caricatures de Mahomet le 2 septembre, à l'occasion de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015, qui doit se tenir jusqu'au 10 novembre. Après une courte suspension au procès, l'audience a repris sans aucune mention par la cour d'assises spéciale de Paris de cette attaque.


« Il y a peu de doute c'est une nouvelle attaque sanglante contre notre pays. Manifestement c’est un acte de terrorisme islamiste. Manifestement la menace terroriste a été sous-estimée dans cette rue. J'ai demandé un rapport au Préfet. Deux personnes ont été arrêtées dont manifestement l'auteur présumé de l'attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo. L'auteur n'était pas connu pour des faits de radicalisation », a déploré Gérard Darmanin.

Le ministre de l'Intérieur a annoncé que des policiers avaient été déployés près de sites « symboliques » visés par des attentats ces dernières années et de synagogues.




Alize Marion pour DayNewsWorld

LA FRANCE EN DANGER ?

TEMPETE ECONOMIQUE, SANITAIRE

 ET SOCIALE EN FRANCE

Le voilà remonté sur le ring. Edouard Philippe est de nouveau en campagne pour les sénatoriales. Le 25, l'ex chef du gouvernement participera à la rentrée de La République des maires à Angers, un réseau d'élus de centre-droit animé par son ami Christophe Béchu. Et à lui de prédire des temps difficiles, ce dont tous les observateurs ont déjà prévu  :

«Je pense que nous allons affronter une tempête – une tempête économique, une tempête sanitaire, une tempête à tous égards – et peut-être une tempête sociale, peut-être une tempête politique. Et je pense que les temps qui viennent sont des temps difficiles», a observé l'élu normand. Très vite vraisemblablement, dès que l'Etat ne jouera plus le rôle d'assureur !

Dans ce contexte, et en filant la métaphore maritime, Edouard Philippe a vanté «les esprits calmes, ouverts, pondérés», ainsi que «la capacité de rassemblement, de dépassement». «Quand vous êtes sur un bateau et que la tempête arrive, l'important n'est pas forcément d'être d'accord sur toutes les questions avec ceux qui sont avec vous sur le bateau. L'important, c'est de savoir où on veut aller et comment est-ce qu'on va affronter la tempête», a-t-il expliqué. Pour l'ancien chef du gouvernement, «la boussole» qu'il faut «privilégier» pour «travailler ensemble» est donc celle du «dépassement», du «sens de l'État», du «sens de la France», plutôt que la «boussole partisane».

De là un appel à ses troupes ? «Nous aurons besoin de ces femmes et de ces hommes de bonne volonté qui comprennent que nous allons subir, que nous allons traverser une très forte bourrasque», a-t-il lancé lui qui a connu la crise des gilets jaunes, la contestation contre la réforme des retraites, et la première vague de l'épidémie de coronavirus.

L'ex-locataire de Matignon a aussi subtilement fait référence à son ancien statut de chef de la majorité. «L'expérience montre que lorsque les majorités sont très courtes, elles sont aussi souvent très soudées. Et lorsqu'elles sont pléthoriques, on s'oublie, on se disperse, on ventile.» « Plutôt qu’aux logiques partisanes, intéressons-nous aux femmes, aux hommes, aux projets, à la méthode, aux valeurs, à ce pour quoi vous voulez vous battre. Le dépassement, le sens de l’État, le sens de la France, devraient pouvoir plus sûrement qu’une boussole partisane nous dire comment travailler ensemble”, a encore affirmé Édouard Philippe.

Cette première expression publique confirme, pour ceux qui en doutaient encore, qu'il entend peser et faire entendre sa voix rappelant au passage son exclusion du parti Les Républicains, lui qui n'a jamais adhérer non plus au LREM. « On a préféré considérer que je serais mieux à l'extérieur. Et je dois dire que je suis assez reconnaissant, c'est vrai que je suis plutôt mieux à l'extérieur !», a ironisé Philippe.

Un candidat qui voit bien au-delà des sénatoriales...




Garett Skyport pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS POUR UN COLLECTIF DE MEDECINS

 IL FAUT « SIFFLER LA FIN DE LA RECREATION »

Plus de 10 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés en France en vingt-quatre heures, un bilan au plus haut depuis le lancement des tests à grande échelle dans le pays, selon les données publiées, samedi 12 septembre, par Santé publique France. D'où l'avertissement sans appel d'un collectif de médecins dans une tribune parue dans le Journal du dimanche : « Il reste probablement peu de temps pour agir collectivement » préviennent les six médecins dont Axel Kahn et Anne-Claude Crémieux

Des médecins et professeurs, dont le généticien Axel Kahn, appellent dimanche à « siffler la fin de la récréation » face à la dégradation de l’épidémie de Covid-19, en demandant aux Français d'« éviter les rassemblements privés ». « Nous sommes à une nouvelle étape de l’épidémie : celle de sa diffusion (…). Il reste probablement peu de temps pour agir collectivement », avertissent six médecins et professeurs dans une tribune au Journal du dimanche.

« Après la joie des retrouvailles de l’été, il est temps de faire attention dans le milieu privé. A mesure que l’épidémie progresse, la probabilité d’être contaminé dans ces lieux clos augmente. Vendredi, en Grande-Bretagne, la ville de Birmingham a interdit les rencontres entre amis et en famille », rappellent les signataires.

« Evitez, autant que possible, les rassemblements privés »

Se défendant d’être « dans l’injonction », ils estiment qu’il faut « peut-être siffler la fin de la récréation » en France : « Evitez, autant que possible, les rassemblements privés. Plus une pièce est petite, plus elle contient de monde, moins elle est aérée, et plus vous augmentez les risques. Réduisez le nombre de personnes présentes dans le cadre privé. Si possible, reportez toute réunion », détaillent-ils.

« Nous sommes à une nouvelle étape de l'épidémie : celle de sa diffusion (...). Il reste probablement peu de temps pour agir collectivement », avertissent six médecins et professeurs dans une tribune au Journal du dimanche.

« Si possible, reportez toute réunion »

« Après la joie des retrouvailles de l'été, il est temps de faire attention dans le milieu privé. A mesure que l'épidémie progresse, la probabilité d'être contaminé dans ces lieux clos augmente.

Vendredi, en Grande-Bretagne, la ville de Birmingham a interdit les rencontres entre amis et en famille », rappellent le collectif.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

HAUSSE ALARMANTE DU COVID-19 EN PACA

Près de 25 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés en France dans les trois derniers jours. Dans les Bouches-du-Rhône des médecins ont alerté sur la situation qui se dégrade de plus en plus.

« Ce qui nous fait peur », c'est l' »augmentation exponentielle des cas graves qui arrivent dans nos unités », s'est inquiété ce lundi 7 septembre 2020 le professeur Lionel Velly, membre du service d'anesthésie-réanimation du CHU La Timone à Marseille.

« Notre service est presque saturé, avec une augmentation des cas en PACA qui est importante, et en particulier dans les Bouches-du-Rhône. On a plus 12 patients en 24 heures en PACA et en particulier plus 6 dans les Bouches-du-Rhône.

Sur La Timone, nous avons 16 lits disponibles pour les patients Covid-19 et nous sommes actuellement à 13 lits et bientôt 14 avec un patient qui vient d'arriver.» , alerte-t-il .

On a eu une situation ultra-stable, surtout l'été, avec peu de patients. A partir de fin août, avec le passage des détections Covid-19 positives chez les patients âgés, on a eu une augmentation exponentielle. Pour cause: le taux d'incidence dans les Bouches-du-Rhône est de 179 cas positifs pour 100.000 habitants, c'est 3 fois plus que la moyenne nationale.

On va être en permanence dans le doute en se demandant si c'est du Covid-19 ou de la grippe. Par exemple, nous avons une épidémie de rhinovirus qui va mimer de nombreux symptômes du Covid-19 et on s'aperçoit que pas mal de patients vont être positifs en rhinovirus. On va avoir le même problème avec la grippe et une vaccination antigrippale va nous permettre de soulager déjà le système de santé pendant la période hivernale.

La prise en charge de nouveaux patients atteints par le coronavirus est à conjuguer avec celle des patients en réanimation pour d'autres pathologies.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS EN FRANCE MONTEE EN FLECHE

DE NOUVEAU CAS

C’est une augmentation sans précédent depuis le 30 mai. La France a recensé 1 695 nouvelles contaminations au coronavirus en vingt-quatre heures, a annoncé mercredi 5 août 2020 la direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué.

Neuf personnes supplémentaires sont mortes entre mardi et mercredi, portant à 30 305 le nombre total de décès du Covid-19 dans le pays – 19 799 au sein des établissements hospitaliers et 10 506 en Ehpad et autres établissements sociaux et médico-sociaux.

Le nombre de personnes hospitalisées à cause du virus, lui, s’élève à 5 148, soit 14 personnes de moins que la veille.

L’Ile-de-France, la Provence-Alpes-Côte d’Azur, les Hauts-de-France et la Guyane regroupent 70 % des malades en réanimation, rappelle la DGS.

« Même en vacances, même en été, le virus circule toujours activement. Nous sommes donc toutes et tous concernés », souligne la DGS, qui appelle une nouvelle fois au respect des gestes barrières et des mesures de protection vis-à-vis des plus âgés et des plus fragiles.

Mardi, le conseil scientifique qui guide le gouvernement dans la lutte contre le Covid-19 avait prévenu que la France n’est pas à l’abri d’une deuxième vague à l’automne et il avait exhorté les Français à respecter les mesures barrières.

A l’échelle mondiale, la pandémie a provoqué la mort de plus de 700 000 personnes depuis fin décembre .




Boby Dean pour DayNewsWorld

LA VENUE D'EMMANUEL MACRON AU LIBAN

 LE FRUIT D'UNE LONGUE AMITIE FRANCO-LIBANAISE

"Quand le Liban saigne, la France souffre avec lui ", a réagi l'ex-président socialiste François Hollande, appelant à une « solidarité internationale à la mesure des pertes humaines et des destructions ».

La France n'oublie pas son rapport singulier au pays du cèdre. En se rendant dès ce jeudi 6 aout à Beyrouth, Emmanuel Macron est le premier chef d'État étranger à se déplacer dans la capitale libanaise ravagée par des explosions qui ont fait au moins 137 morts et 5000 blessés, montrant les liens étroits entre les deux nations.

De l'aide, il en a tout de suite été question de la part de l'État français dès mardi soir, après que Beyrouth a été frappé de pleins fouets par deux explosions. Emmanuel Macron a promis mardi au Liban l'aide de la France. Dès mercredi, du matériel d'urgence et du personnel médical a été envoyé au Liban. Un premier vol a décollé de Marseille le matin, un second de Paris vers 17 heures, un troisième en fin de journée. Par ailleurs, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris, après l'identification de « 21 personnes de nationalité française blessées dans l'explosion », selon l'institution.

Une importante communauté chrétienne

Ces liens sont le fruit d'une longue histoire. Le Liban compte depuis le Ve siècle une importante communauté chrétienne, les maronites, des catholiques orientaux disciples du moine saint Maron. Le roi Louis IX, saint Louis, à l'occasion de la VIIe croisade à laquelle il a participé, leur promet en 1250 une « protection comme aux Français eux-même » des rois de France, comme l'indique un rapport d'information du Sénat. Le lien entre chrétiens d'Orient (donc maronites) et les rois de France est confirmé à plusieurs reprises dans l'Histoire. En 1536, les capitulations entre François Ier et le sultan Soliman Ier le magnifique confirme le rôle de protection de la France sur les lieux saints et les chrétiens d'Orient.

Et en 1860 la France au nom de l'Europe intervient militairement pour mettre fin aux affrontements religieux entre les Maronites et les Druzes. Des missionnaires sont envoyés et des écoles françaises sont mises en place. Ce qui explique en partie pourquoi le Liban est aujourd'hui toujours francophone avec la présence notamment d'un peu plus de 20 000 Français au pays du Cèdre.

Le Liban un « protectorat français »

Le Liban a ensuite passé 25 années sous mandat français au sortir de la Première Guerre mondiale. En vue de la dislocation de l'Empire Ottoman, l'Irak et l'actuelle Palestine sont attribués à la Grande-Bretagne par la Société des Nations (SDN) lors des accords secrets Sykes-Picot. Pour des raisons culturelles et historiques, la France revendique, elle, la Syrie et le Liban. Le pays du Cèdre passe donc sous mandat français (sorte de protectorat) en avril 1920 lors de la conférence de San Remo. La France s'engage alors à mener le pays à l'indépendance quand le niveau de développement économique et politique sera jugé suffisant.

En1936 un premier traité d'indépendance est signé par l'État français gouverné alors par le Front populaire. En réalité ce n'est qu' en 1943 que la France Libre accorde l'indépendance définitive et que l'État du Liban est créé.

Découlant de ces liens, durant la guerre civile libanaise (1975-1990), un certain nombre de Libanais se sont réfugiés en France.

Les liens étroits entre Chirac et Hariri

Les relations particulières entre les deux pays ont perduré, tout particulièrement avec l'amitié entre la famille Hariri et Jacques Chirac qui débute dès 1980 alors que Jacques Chirac est maire de Paris . Rafic Hariri est nommé Premier ministre du Liban en 1992 et Jacques Chirac devient président de la République en 1995.

Une idylle stoppée nette le 14 février 2005. Rafic Hariri est retrouvé mort dans un attentat à l'explosif contre son convoi à Beyrouth. Jacques Chirac est le seul chef d'État occidental à se rendre aux obsèques. L'amitié qui liait l'ancien Premier ministre du Liban Rafic Hariri à l'ex-président de la République française Jacques Chirac a ainsi poussé ce dernier à faire pression auprès de l'ONU pour la création d'un tribunal spécial afin de juger les responsables de l'attentat. Le verdict devait d'ailleurs être prononcé vendredi. Il a finalement été repoussé au 18 août en raison de la situation sur place. La communauté internationale y voit un acte de la Syrie, alliée du Hezbollah et essayant de faire du Liban un « protectorat ».

Dans le même sens, lors du conflit direct entre Liban et Israël à l'été 2006, Jacques Chirac demande au Conseil de sécurité des Nations unies d'instaurer un cessez-le-feu et le retrait de l'armée israélienne le 11 août 2006. Poursuivant cette logique, en 2017, Emmanuel Macron a un temps offert l'asile politique au fils Hariri, Saïd, démissionnaire de son poste de Premier ministre et dénonçant la mainmise de l'Iran sur son pays avec le mouvement chiite du Hezbollah.

En somme, du fait de ces liens singuliers entre les deux nations, Paris compte jouer un rôle de premier plan afin de mobiliser l'aide internationale nécessaire, notamment au niveau européen, dans un pays déjà traversé avant l'explosion par une grave crise économique et sociale due à une classe politique jugée corrompue et incapable d'engager des réformes.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA STATUE DE COLBERT VANDALISEE

Après la statue de Faidherbe à Lille, ou celle du général Gallieni à Paris, celle de Jean-Baptiste Colbert, devant l'Assemblée nationale, a été vandalisée, mardi 24 juin, en étant recouverte de peinture rouge au torse et aux jambes et d’une inscription « Négrophobie d’Etat ». L’auteur des dégradations, qui a été arrêté, revendique une action antiraciste. Une vidéo postée sur Twitter par la « Brigade antinégrophobie » montre l'auteur du tag être interpellé par la police et se justifier : « Ce qui est interdit, c'est le racisme. Cet homme-là (Colbert, ndlr) fait l'apologie de la négrophobie ». Ministre de Louis XIV, Colbert est considéré comme à l’initiative du Code noir, rédigé en 1685 et qui a légiféré sur l’esclavage dans les colonies françaises.

Face à la recrudescence de ces actes de vandalisme et aux appels à déboulonner les statues jugées racistes, le président de la République avait réagi, le 15 juin dernier. « La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son Histoire. La République ne déboulonnera pas de statue. Nous devons plutôt lucidement regarder ensemble toute notre Histoire, toutes nos mémoires », avait-il martelé.

Cet acte prétend s'inscrire dans le sillage des manifestations antiracistes dans le monde à la suite de la mort de l’Américain George Floyd. Mais plusieurs responsables politiques ont dénoncé avec justesse, mercredi, une tentative de « censurer » l'Histoire ou de « culpabilisation ». Côté LR, le député souverainiste Julien Aubert a estimé sur Twitter « purement consternante » le tag apposé sur la statue de Colbert, « grand serviteur de l'État et promoteur de notre industrie ».

« Arrêtons cette culpabilisation permanente qui est vraiment ridicule », a surenchéri sur Public Senat le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, pour qui « on juge avec des valeurs qui viennent d'autres pays, et nous n'avons pas la même histoire que les Etats-Unis ».




Andrew Preston pour DayNewsWorld

L'APPEL DU 18 JUIN DU GENERAL DE GAULLE OU L'ESPRIT DE RESISTANCE

A l’occasion du 80e anniversaire de l’Appel du 18 juin, s’inscrivant dans le cycle de commémorations de « l’année de Gaulle », le chef de l'Etat rend hommage ce jeudi au général de Gaulle . Le président de la République appelle, à cette occasion, à l’unité de la nation, alors que tous ses adversaires se disputent l’héritage du général de Gaulle.

« Ranimer les braises » des valeurs de la nation.

Emmanuel Macron, accompagné de nombreuses personnalités politiques , a assisté à la traditionnelle cérémonie militaire au mémorial du Mont-Valérien, à l’ouest de Paris, pour honorer la mémoire des quelque mille otages et résistants exécutés par les nazis pendant la deuxième guerre mondiale.

La patrouille de France et les Red Arrows, la patrouille de la Royal Air Force, ont survolé le mémorial et les Invalides.

Avant de se rendre au Mont-Valérien, Emmanuel Macron a passé une heure au Musée de la Libération, en compagnie d’Hubert Germain, 99 ans, l’un des premiers compagnons engagés dans la France libre en 1940 et l’un des quatre derniers Compagnons de la Libération encore vivants.

« Nous nous devons d’être inspirés par cette force d’âme. Même quand l’amour de la patrie semble s’étioler (...) l’exemple du Général doit inspirer les jeunes générations.

Ne cédez pas au désarroi et au doute. Les braises, on peut les ranimer et qu’elles flambent à nouveau », a-t-il déclaré à l’ancien résistant.

Le président de la République devait ensuite s’envoler pour Londres pour rendre hommage à la ville qui fut la capitale de la France libre.

En présence du prince Charles, M. Macron remettra la Légion d’honneur à la ville de Londres, la septième ville ainsi décorée après Alger, Belgrade, Brazzaville, Liège, Luxembourg et Volgograd.

Au lendemain de son arrivée à Londres, le général de Gaulle avait appelé les militaires, ingénieurs et ouvriers français à le rejoindre pour poursuivre la lutte contre l’Allemagne nazie, malgré l’armistice demandé par le maréchal Pétain. « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas », avait-il déclaré en concluant son intervention. Emmanuel Macron sera reçu à Clarence House, résidence du prince Charles, héritier de la couronne britannique, et de son épouse, Camilla.

Ce déplacement sera pour le chef de l’Etat le deuxième événement dans le cadre de « l’année de Gaulle » après la célébration, le 17 mai, du 80e anniversaire de la bataille de Montcornet (Aisne) et avant le 50e anniversaire de la mort du général à Colombey-les-Deux-Eglises, le 9 novembre. L'historien Serge Berstein résume, pour le journal L'Opinion, les intentions élyséennes derrière ces mises en scène.

« Ce qui est frappant pour les historiens, c’est qu’il a commémoré l’anniversaire de la bataille de Moncornet, une petite victoire locale qui n’a eu aucun effet dans une France qui s’est totalement effondrée en 1940. Emmanuel Macron a saisi l’occasion de célébrer ‘l’esprit français de résistance’. Il se pose implicitement en héritier du Général. Après tout, c’est à cela que sert l’histoire pour les politiques: se hisser à la hauteur de celui qui est considéré comme un modèle », souligne-t-il.

« L’ADN de notre famille »

Emmanuel Macron n’est pas le seul à se revendiquer du général de Gaulle, en particulier comme le défenseur de la « souveraineté » de la France, un mot qu’emploie désormais toute la classe politique.

Les partis de droite comme de gauche se revendiquent, en ce moment de crise sociale sur fond de crise sanitaire et économique, du général de Gaulle.Tandis que pour les Républicains (LR) le général est « l’ADN de notre famille »,selon le chef du parti, Christian Jacob, il est un homme qui « n’a jamais adhéré à la main invisible du marché et préférait la planification »,pour Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise (LFI). De son côté Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national (RN), s’est rendue mercredi sur l’île de Sein pour commémorer l’appel du 18 juin. Citant en exemple sa défense de l’indépendance de la France, elle estime, désormais, que le RN est le véritable héritier des valeurs de De Gaulle.

Mais qui peut, aujourd'hui, se hisser à la hauteur d'hommes providentiels comme le fut le général de Gaulle ?




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE CONSEIL D'ETAT EN FRANCE RETABLIT

 LA LIBERTE DE MANIFESTER

Saisi jeudi par des syndicats et la Ligue des droits de l'Homme, le Conseil d'Etat a tranché en faveur des manifestations.

Le Conseil d'Etat a levé samedi 13 juin 2020 l'interdiction des rassemblements de plus de dix personnes, imposée dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, mis en place en raison du coronavirus, rétablissant la liberté de manifester, dans le respect des « mesures barrières ».

Depuis la fin du confinement le 11 mai, les Français ont retrouvé en partie leur vie d'avant l'épidémie, mais ne pouvaient toujours pas se rassembler à plus de dix.Le décret du 31 mai 2020 le réaffirmait :

« Tout rassemblement, réunion ou activité sur la voie publique (...), mettant en présence de manière simultanée plus de dix personnes, est interdit sur l'ensemble du territoire de la République ».

L'interdiction « pas justifiée » par la situation sanitaire

« Le juge des référés du Conseil d’État estime que l’interdiction de manifester n’est pas justifiée par la situation sanitaire actuelle lorsque les mesures barrières peuvent être respectées », écrit le Conseil d'Etat après l'audience.

« Alors que la liberté de manifester est une liberté fondamentale, le juge des référés en déduit que, sauf circonstances particulières, l’interdiction des manifestations sur la voie publique n’est justifiée par les risques sanitaires que lorsque les mesures barrières ne peuvent être respectées ou que l’événement risque de réunir plus de 5 000 personnes. »

« En conséquence, le juge des référés suspend l’exécution de l’article 3 du décret du 31 mai 2020, pour les manifestations sur la voie publique soumises à l’obligation d’une déclaration préalable », termine le Conseil d'Etat.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

ENQUETE PRELIMINAIRE SUR LA GESTION

 DE LA CRISE DU CORONAVIRUS

Le procureur de Paris, Rémy Heitz, a annoncé l’ouverture lundi 8 juin d’une vaste enquête préliminaire sur la gestion critiquée de la crise du Covid-19 en France.

Elle vise principalement les délits de « mise en danger de la vie d’autrui », d’« homicides et blessures involontaires » et de « non-assistance à personne en péril ».

Ces plaintes contre X ciblent parfois nommément des responsables de l’administration, notamment le directeur général de la santé Jérôme Salomon, ou encore Santé publique France. Sont également visés l’administration pénitentiaire et le ministère du travail.

L’enquête ne concerne pas les Ehpad

Ces investigations, confiées à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), portent sur les principaux griefs émis depuis le début de l’épidémie : protection au travail, mise à disposition de masques et de tests, etc.

Cette enquête nationale ne concerne pas les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), qui font l’objet à ce jour d’enquêtes locales, dont deux à Paris, mais également à Nanterre ou Grasse (Alpes-Maritimes).

Cette enquête « n’est pas là pour définir des responsabilités politiques ou administratives », a expliqué Rémy Heitz, « mais pour mettre au jour d’éventuelles infractions pénales » de décideurs nationaux. A l’exception du chef de l’Etat, irresponsable pénalement, et des membres du gouvernement, dont la responsabilité relève de la Cour de la justice de la République, saisie de quatre-vingts plaintes.

« S’il y a des fautes pénales, ce seront très probablement – c’est une hypothèse – des fautes non intentionnelles. Or la loi fixe des conditions précises pour établir ces délits : elle exige la preuve d’une “faute qualifiée” qui n’est pas une simple imprudence ou négligence », a détaillé le procureur.

Regrouper ces enquêtes permettra, selon le procureur, d’établir un fonds documentaire commun sur l’état des connaissances scientifiques. Car « pour ce type d’infractions, le code pénal dit bien qu’il faut apprécier les responsabilités » des décideurs « au regard des moyens et des connaissances dont ils disposaient au moment des décisions », a-t-il souligné.

Le procureur de Paris anticipe un travail « considérable », dans une « situation historique » :

« C’est la première fois que des plaintes sont déposées alors que la crise bat son plein », a-t-il révélé, alors que jusque-là « dans les grandes affaires de santé publique (sang contaminé, amiante...), la justice est intervenue bien a posteriori ».




Andrew Preston pour DayNewsWorld

MANIFESTATION

CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES

Malgré l'interdiction préfectorale quelque 20 000 manifestants se sont rassemblés devant le tribunal mardi soir pour répondre à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, le jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation.

Un parallèle avec la mort de Georges Floyd et les violences policières américaines

Sur les pancartes on pouvait lire de nombreuses références à Eric Garner, mort en 2014 à New York lors de son interpellation, ou à Zyed et Bouna, morts en 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après une course-poursuite avec les forces de l’ordre. Trois lettres en vedette : « BLM », pour « Black Lives Matter [ « les vies des Noirs comptent »] ». Sur les masques on lisait parfois « I can’t breathe [« je n’arrive plus à respirer »] », paroles prononcées dans leur langue respective, peu avant leur mort, par George Floyd et Adama Traoré. « La mort de George Floyd vient se calquer sur la mort d'Adama Traoré » clame la sœur de celui-ci, Assa Traoré.

Certains membres des forces de l’ordre en France ont été accusés ces dernières années d’usage disproportionné de la force, notamment lors de l’opposition au projet de barrage de Sivens en 2014, des manifestations contre la loi El Khomri en 2016, ou plus récemment lors des manifestations des Gilets jaunes en 2018 et 2019. Le gouvernement actuel a toujours récusé le terme de "violences policières", dénoncées par des organisations de défense des droits de l’Homme

Des heurts violents et 18 interpellations dans une manifestation interdite

Ce rassemblement en hommage à Adama Traoré et contre les violences policières, qui s'est déroulé dans le calme jusqu'à 21H, a ensuite dégénéré en incidents parfois violents. Des feux de mobiliers urbains ont été allumés et des participants ont bloqué le périphérique, alors que les forces de l'ordre tentaient de faire évacuer les lieux.

Dix-huit personnes ont été interpellées. 13 ont été réalisées à Paris et ont donné lieu à 12 gardes à vue dont 4 à l'encontre de mineurs.Les individus placés en garde à vue sont suspectés d'avoir porté une arme sans motif légitime, participé à un attroupement après sommations, commis des dégradations, des violences aggravées ou des outrages sur personne dépositaires de l'autorité publique . « La violence n’a pas sa place en démocratie, a tweeté le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner. Rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous. »

La manifestation, qui était annoncée depuis le 29 mai sur les réseaux sociaux mais n’avait pas fait l’objet d’une déclaration préalable, avait été interdite par la Préfecture, au motif qu’elle n’était « pas autorisée par le décret du 31 mai 2020 relatif à l’urgence sanitaire, qui proscrit tout rassemblement, dans l’espace public, de plus de dix personnes.

Quatre ans après la mort d'Adama Traoré, le 19 juillet 2016, cette affaire est devenue une bataille entre experts judiciaires qui écartent la responsabilité des gendarmes et les médecins choisis par la famille qui balayent leurs conclusions.

Condamnation du gouvernement et de la droite

La porte-parole du gouvernement français Sibeth Ndiaye a appelé mercredi à la prudence face à la comparaison faite entre les violences policières aux États-Unis, où la mort d’un homme noir de 46 ans lors d’un contrôle de police continue de susciter l’indignation et des manifestations monstres aux Etats-Unis. « Je crois que la situation de nos deux pays n’est pas tout à fait comparables ni sur le plan de l’histoire ni sur le plan de l’organisation de la société, j’appelle à aborder ces sujets avec énormément de prudence », a-t-elle déclaré.

La droite, quant à elle, a condamné ce mercredi le rassemblement interdit organisé la veille à Paris à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré. « C'est inadmissible parce que je vous rappelle qu'on est toujours sous le coup de l'état d'urgence sanitaire et que normalement les rassemblements de plus dix personnes sont interdits », s'est indigné le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau sur Cnews. « Ce qui est aussi inacceptable, c'est que certains du comité de soutien à la mémoire d'Adama Traoré veulent établir un lien entre ce qui s'est passé aux États-Unis et ce qui, soi-disant, se serait passé, il y a quatre ans, ici en France », a-t-il ajouté à propos des accusations de violences policières.

« Une telle manifestation, en plein état d'urgence, c'est bafouer la loi », a aussi dénoncé le président LR du Sénat Gérard Larcher sur RTL.

« Dans un État de droit, la justice est rendue par les juges, ni par les réseaux sociaux, ni par la rue  »  , a-t-il ajouté, estimant que « ce qui se passe aux États-Unis est d'une autre nature ».




Jenny Chase pour DayNewsWorld

PHASE DEUX DU DECONFINEMENT

 EN FRANCE

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé, jeudi 28 mai 2020, les nouvelles mesures du déconfinement. Cette deuxième phase, qui court entre le 2 juin et le 22 juin, permet pour les Français de retrouver plus de libertés. La présence de la maladie recule en effet sur le territoire national .« Les résultats sont bons sur le plan sanitaire », a annoncé Édouard Philippe, même s’il a précisé qu’il ne fallait pas faire preuve de désinvolture pour éviter tout risque, le virus continuant à circuler et de nouveaux clusters se formant.

Mais pour Édouard Philippe l’urgence, désormais, est économique : le pays va devoir affronter une récession historique, annonce le Premier ministre.

La nouvelle carte des départements

Plus aucun département n’est en rouge, mais le orange des premières présentations fait son grand retour . « Aujourd’hui, tous les indicateurs sont au vert, à l’exception notable du Val d’Oise et Mayotte », a précisé Édouard Philippe. Les nouvelles sont « bonnes », mais pas suffisamment bonnes pour que « tout soit normal ». Les départements d’Île-de-France, la Guyane et Mayotte sont les trois zones où le virus circule plus qu’ailleurs si bien que le déconfinement sera plus « prudent que sur le reste du territoire ».

Réouverture des bars, cafés et restaurants

1°Les restaurants, bars et cafés pourront rouvrir à partir du 2 juin.

2°Les personnes qui ont choisi de déjeuner ensemble pourront se réunir à 10 au maximum. Chaque table devra être séparée d’un mètre.

3°Le port du masque est obligatoire pour les clients qui se déplacent et pour le personnel.

4°Dans les bars, la consommation debout sera interdite pour éviter les regroupements.

5°Dans les départements orange, seules les terrasses pourront ouvrir au 2 juin.

6° Les parcs et les jardins vont rouvrir Les plages et les musées seront également rouverts. Le port du masque y sera obligatoire, précise Édouard Philippe.

7°Dans les zones vertes, les salles de spectacle, les gymnases, les salles de sports et les parcs de loisirs rouvriront le 2 juin.

8°Dans les zones orange, les salles de spectacle, les gymnases, les salles de sports et les parcs de loisirs rouvriront le 22 juin.

9°Les cinémas rouvriront partout le 22 juin.

Mais les sports de contact, les boîtes de nuit ou les rassemblements dans les lieux couverts resteront interdits.

 
L’interdiction des déplacements est levée en France

En Europe, la France est favorable à une réouverture des frontières de l’Europe sans quatorzaine. Pour l’heure, les frontières du pays restent fermées, sauf pour les ressortissants français qui pourront rentrer au pays. Hors Europe, les frontières restent fermées.

Les mesures pour l’éducation nationale

Le ministre de l’Éducation est intervenu pour parler de la réouverture d.e l’école. Dans la phase 2 toutes les écoles seront ouvertes, a annoncé M. Blanquer. « Toutes les écoles devront proposer un accueil aux familles », dans la limite de 15 élèves par classe.

Du côté des collèges, 95,5 % des collèges ont été ouverts en zone verte. Dans la phase 2, en zone verte, toutes les classes reprendront, de la 6e à la 3e. En zone orange, les élèves de 6e et de 5e seront accueillis en priorité. Le programme sanitaire est maintenu et des cours de « sport, culture et civisme » seront proposés.

Concernant les lycées, en zone verte, tous les lycées vont ouvrir le 2 juin (généraux, technologiques et professionnels), au moins sur l’un des trois niveaux, à l’appréciation technologiques et professionnels), au moins sur l’un des trois niveaux, à l’appréciation des proviseurs. En zone orange, seuls les lycées professionnels ouvrent. Les élèves des lycées technologiques et professionnels pourront avoir recours à des entretiens individuels.

Application StopCovid

Édouard Philippe n’a pas manqué de rappeler l’intérêt supposé de StopCovid, voté la veille. L’application mobile, dit-il, n’est pas une « arme magique contre l’épidémie », mais un instrument pour lutter plus efficacement contre l’épidémie.

Elle sera disponible le 2 juin, pour la deuxième phase du déconfinement, a précisé Édouard Philippe.




Boby Dean pour DayNewsWorld

FEU VERT DU PARLEMENT POUR L'APPLICATION STOPCOVID

Le Parlement a approuvé mercredi soir l’application pour smartphone StopCovid, censée contribuer à la lutte contre l’épidémie, mais jugée « liberticide » par ses détracteurs, avec un clivage entre députés et sénateurs de droite et quelques voix dissonantes chez LREM.

Le gouvernement a l’intention de lancer dans les jours qui viennent cet outil de traçage numérique, afin d’accompagner la deuxième phase du déconfinement.

Les députés ont approuvé ce projet controversé à une confortable majorité, par 338 voix contre 215, et 21 abstentions. Au Sénat, à l'issue d'un débat, 186 sénateurs ont voté pour (majorité du groupe LR, LREM, Indépendants), 127 ont voté contre (PS, CRCE à majorité communiste, majeure partie du RDSE à majorité radicale) et 29 sénateurs (essentiellement centristes) se sont abstenus..

La cible

Dès son téléchargement, et à chaque fois que l'utilisateur rencontre une personne à moins d'un mètre, et ce durant plus d'un quart d'heure, le téléphone enregistre les références de l'autre personne de manière cryptée.

Ainsi, si l'une ou l'autre vient à contracter le Covid-19 au cours des jours qui suivent, l'utilisateur qui a été au contact reçoit une notification lui signifiant ce « risque d'exposition » avec des conseils sur la marche à suivre

Le gouvernement cible notamment les « urbains actifs », qui prennent les « transports en commun », croisent des « inconnus » dans les magasins…L’application utilise la fonction bluetooth et non la géolocalisation.

Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique et cheville ouvrière du dispositif a estimé que l’application permettrait de combler certains manques dans la stratégie actuelle de détection des cas contacts, notamment dans les transports ou dans les restaurants.

Les garanties entourant cette application

Devant l’Assemblée puis le Sénat en soirée, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a longuement insisté sur les « garanties » entourant cette application « temporaire, d’installation volontaire, non identifiante et transparente ».

« Cette application n’a pas vocation à devenir l’alpha et l’oméga de la lutte contre le Covid-19. Elle n’est pas non plus un prétexte pour que l’Etat se transforme en Etat policier contrôlant les faits et gestes de nos concitoyens », a défendu la garde des sceaux.

L'application ne fonctionne en effet que si les deux personnes ont téléchargé l'application et l’utilisent. D'autre part, StopCovid est anonyme et n'a pas accès à au répertoire du téléphone qui l'héberge.

Bruno Retailleau, chef de file de LR au Sénat, a expliqué qu’une part importante de son soutien tenait à la « souveraineté numérique » de la France, qui a choisi de ne pas utiliser les outils conçus par Apple et Google pour faire du suivi de cas contacts. En effet contrairement à d’autres pays, le gouvernement français a choisi de ne pas passer par les solutions de Google et Apple, et a sollicité des chercheurs d’Inria, l’institut français de recherche en informatique.

Le gouvernement, quant à lui, a rappelé à plusieurs reprises le feu vert de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil). Cette instance a estimé mardi que StopCovid respecte la législation relative à la vie privée, tout en réclamant une évaluation régulière et une information détaillée pour les utilisateurs.

Un outil dangereux et liberticide ?

Pourtant cette application suscite chez ses détracteurs des interrogations sur le respect de la vie privée.

Pour Paula Forteza, experte du numérique et ancienne membre du groupe majoritaire,.cette application « présente des risques techniques non négligeables », plaidant pour un « principe de précaution numérique » Elle a également dénoncé un effort destiné à « forcer l’acceptabilité sociale de cette technologie qui numérise nos interactions sociales par un déploiement massif impulsé par l’Etat ».

Philippe Gosselin, député (LR) de la Manche et membre de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a, quant à lui, dénoncé « le syndrome de la grenouille, un endormissement coupable, un avachissement dans la lutte contre les libertés collectives et individuelles ». « Ne créons pas de précédent ! », a-t-il enjoint.

Si ce double vote positif à l’Assemblée nationale puis au Sénat lève les dernières incertitudes sur le devenir de StopCovid, la décision finale revient à Emmanuel Macron et au premier ministre Edouard Philippe.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LREM CONNAIT L'HEMORRAGIE

AVEC SEPT NOUVEAUX DEPARTS

Les défections se poursuivent.

Ce mardi matin, sept nouveaux députés quittent le groupe LaREM à l'Assemblée nationale pour rejoindre un nouveau groupe, nommé « Agir ensemble ». Malgré ce départ, le groupe se présente dans son communiqué comme un « pilier de la majorité ».

A l'heure actuelle, il reste donc 281 députés au sein du groupe LaREM au Palais-Bourbon. De fait, la perte de la majorité absolue (289 sièges) se creuse. Le nouveau groupe, dénommé « Agir ensemble », et dont l'esprit se veut « constructif », comprend 17 élus en tout.

Il y a à peine une semaine des « marcheurs » et ex « marcheurs » déposaient officiellement à l'Assemblée nationale un neuvième groupe politique baptisé « Ecologie démocratie solidarité » si bien que La République en marche (LREM) perdait ainsi la majorité absolue. politique les élus.

Un nouveau coup de tonnerre dans le paysage politique : le parti d'Emmanuel Macron ne connaît non seulement plus sa majorité absolue au Palais-Bourbon, fixée à 289 députés.mais depuis 2017, perdrait en moyenne un député tous les deux mois et demi. Le mouvement n'en compte plus que 281 – contre 314 en début de législature il y a trois ans.

Mais quelles sont les raisons invoquées par les intéressés ?

Pourquoi ces élus quittent-ils le navire ?

Une confrère de Franceinfo explique la fuite des « marcheurs » . Si l'on excepte le cas du député M'jid El Guerrab parti en septembre 2017 après sa mise en cause pour violences volontaires avec arme, Jean-Michel Clément, député de la Vienne, est le premier à quitter le mouvement macroniste. Il claque la porte en avril 2018, après plusieurs déconvenues politiques.

Des lois sécuritaires qui rebutent les députés de gauche.

L'ancien socialiste n'a pas apprécié la prolongation de l'état d'urgence en juin 2017, la loi sur la transparence de la vie politique, qui omet selon lui la question des lobbys mais surtout la loi asile et immigration, en avril 2018, qui précipite son départ.

Les textes sécuritaires ont rebuté une kyrielle de députés issus du PS ou ayant une sensibilité de gauche.Ainsi d'Albane Gaillot, élue dans le Val-de-Marne, qui s'est d'abord mise en retrait du groupe en siégeant parmi les apparentés en septembre 2019, avant de quitter définitivement ses anciens camarades en mars 2020. « C'était une évolution progressive. Il y a eu la loi asile et immigration et la loi anti-casseurs. J'étais de plus en plus mal à l'aise sur ces sujets, et puis la réponse du gouvernement à la crise des 'gilets jaunes' n'était pas à la hauteur », explique-t-elle pour France-info. Le recours au 49.3, cet article de la Constitution brandi par le gouvernement pour faire passer en force la réforme des retraites a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, explique-t-elle. Sébastien Nadot a lui aussi rejoint Ecologie, démocratie, solidarité après avoir été exclu du groupe LREM, en décembre 2018, pour ne pas avoir voté le budget...

Un manque de culture politique et des aides de camp.

Outre leur désaccord politique sur certains textes, ces députés déserteurs avancent aussi un autre dysfonctionnement majeur propre au jeune mouvement macroniste et de nature à expliquer en partie leur départ. « LREM, c'est une coquille vide idéologique. Les députés n'ont pas d'autre choix que de se mettre en phase avec le texte du ministre car ils n'ont pas de base idéologique pour se mettre en travers. Il n'y a pas de ressources collectivement , explique Sébastien Nadot. Au PS et chez LR, quand un ministre venait présenter son texte, il se faisait éventuellement bien rentrer dedans. Ce n'était pas forcément visible, mais le texte évoluait ». Un constat partagé par tous ceux qui sont partis. « C'est un groupe pléthorique de gens élus de manière inattendue, sans passé ni culture politique, et qui n'étaient pas dans le sens de désobéir », appuie Jean-Michel Clément. On n'a pas de corpus idéologique, on n'a pas travaillé dessus et donc on n'a pas cette épaisseur politique, qui manque à toute cette architecture », poursuit Albane Gaillot, ex-députée LREM sur franceinfo

Les députés LREM n'auraient aucune marge de manœuvre. « C'est géré comme une entreprise avec quatre députés sur cinq qui décident en relation avec le gouvernement. Les autres sont des aides de camp », assène Sébastien Nadot.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

EN FRANCE UN ENFANT DISPARAIT

TOUTES LES DIX MINUTES

Des chiffres qui font froid dans le dos : en France, un enfant disparaît toutes les dix minutes.

Les services de police et de gendarmerie ont recensé plus de 51 000 disparitions d’enfants en 2019. Il s’agit notamment de fugues ou d’enlèvement par un parent séparé. Mais parfois, le motif de ces disparitions reste inconnu.

Chaque 25 mai, la journée internationale des enfants disparus permet de sensibiliser la population à ces drames et fait connaître le 116 000, un numéro gratuit et européen qui permet aux familles de retrouver un enfant. Ce numéro a traité près de 1 200 dossiers en 2019. Il apporte une aide sociale et psychologique aux familles, offre un accompagnement et assure la prise en charge des parents en détresse.

Heureusement, la plupart des enfants disparus sont retrouvés. « Un tiers de ces jeunes revient ou est retrouvé dans les soixante-douze heures, un deuxième tiers dans le premier trimestre suivant la disparition » explique au Parisien Laureen Burbau, directrice de la communication de Droit d’enfance. Mais un autre tiers, c’est-à-dire des milliers, disparaît définitivement chaque année, sans que l’on puisse retrouver leur trace.

Dans la majorité des cas, ces enfants introuvables sont des adolescents qui ont fugué du domicile familial. Ils tombent dans l’errance et lorsqu’ils deviennent majeurs, ils disparaissent du Fichier des personnes recherchées. Nombre d’entre eux tombent dans la drogue, la prostitution ou deviennent des marginaux.

Les services de police et de gendarmerie concentrent aussi leurs recherches sur ces départs volontaires, un mineur en errance étant toujours vulnérable.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LA LOI D'ETAT D'URGENCE SANITAIRE N'EST PAS PROMULGUEE A TEMPS

A minuit ce lundi a sonné l'heure du déconfinement en France. Après cinquante-cinq jours de confinement inédit sur l’ensemble du territoire, certains déplacements, et la réouverture de la plupart des commerces sont à nouveau autorisés avec toutefois des règles à respecter.pour éviter une seconde vague

Mais c'est avec un raté de taille pour le gouvernement que commence ce déconfinement : la loi d’état d’urgence sanitaire n’a pas été promulguée à temps par le Conseil constitutionnel saisi par Emmanuel Macron. Dans un communiqué commun, l’Elysée et Matignon expliquent que le Conseil constitutionnel ne rendra finalement son avis que lundi sur cette loi d’urgence adoptée samedi par le Parlement.

Ce qui repousse à lundi soir, sous réserve de cet aval, l’entrée en vigueur de deux dispositions phare : la limitation des déplacements à 100 km et l’attestation obligatoire dans les transports en commun.

L'exécutif se voit donc contraint ce lundi d'en appeler à la « responsabilité des Français » pour la limitation des déplacements et l’utilisation des transports en commun tout en soulignant qu'il était « en tout état de cause prévu que les nouvelles mesures devaient faire l’objet d’une période de tolérance » Le défaut de pouvoir présenter l’attestation d’employeur demandée pour emprunter les transports en commun d’Ile-de-France entre 6H30 et 9H30 et entre 16H00 et 19H00 ne sera verbalisé qu’à partir de mercredi, avait d’ailleurs annoncé dimanche la présidente de la région Valérie Pécresse.

Pour ce qui est des autres mesures du déconfinement, elles vont entrer en vigueur dès lundi matin puisque, « compte tenu de ces circonstances exceptionnelles », un décret temporaire a été publié au Journal officiel de lundi pour les faire appliquer à effet immédiat. Il s’agit de la fin des limitations des sorties du domicile, de  l'obligation du port du masque dans les transports en commun, de la réouverture des commerces à condition du respect des gestes barrières et de la distanciation et limitation à 10 personnes des rassemblements dans les lieux publics.

Un autre décret enfin sera, après avis de la CNIL « pris avant la fin de la semaine » pour autoriser, toujours sous réserve de la décision du Conseil constitutionnel, « les systèmes d’information nécessaires aux enquêtes épidémiologiques ».

Notamment un suivi des malades du coronavirus et des cas contacts, grâce à un fichier en lien avec l'Assurance maladie, dont les données ne seront conservées que trois mois.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE CHARLES DE GAULLE UN CLUSTER FLOTTANT

Le Charles de Gaulle est le second porte-avions contaminé officiellement dans le monde, après le porte-avions américain USS Theodore Roosevelt, dans le Pacifique.

Plus d'un tiers des marins contaminés

Plus d'un tiers des marins du porte-avions français Charles-de-Gaulle ont été testés positifs au Covid-19 depuis leur retour anticipé en France dimanche, après la découverte d'une cinquantaine de cas de coronavirus à bord, selon un bilan provisoire publié, mercredi 15 avril, par le ministère des Armées. Les 1 900 marins ont été placés en isolement sanitaire pendant 14 jours avant de pouvoir regagner leur foyer.

« En date du 14 avril au soir, 1 767 marins du groupe aéronaval ont été testés. La grande majorité de ces tests concerne à ce stade des marins du porte-avions. 668 se sont révélés positifs, » détaille le ministère. Parmi eux, « 31 sont aujourd'hui hospitalisés à l'hôpital d'instruction des armées Sainte-Anne de Toulon (sud), dont un en réanimation », est-il précisé.Ce bilan temporaire est amené à gonfler encore car « 30% de ces tests n'ont pas encore livré leurs résultats », et « la campagne de tests est encore en cours », selon le ministère.

En parallèle, « les opérations de désinfection des aéronefs et des bâtiments de surface ont débuté », menées par les armées en lien avec des industriels, souligne le ministère. De la vapeur d'eau à haute température et du produit antivirus vont être utilisés.

« L'armée a joué avec notre santé, notre vie »

L'origine de la contamination du porte-avions n'est pas encore connue. L'équipage n'avait pas été en contact avec un élément extérieur depuis une escale à Brest du 13 au 15 mars. Les premiers marins confinés, une dizaine, l’étaient autour du 10 mars selon certaines sources. Le navire avait été ravitaillé par la Somme, et aurait pu être contaminé avant même l’escale des 13 au 15 mars qui a précipité la contagion, quand les marins ont été en ville. L’état-major français a d’abord suivi ses officiers qui, encore début avril, annonçaient aux marins du navire que la mission continuait en dépit des cas nombreux de Covid-19 détectés à bord.

Des témoignages de marins ou de proches soulèvent, sous couvert d'anonymat, des questions sur la gestion de la crise à bord. Le site Médiapart affirme avoir identifié deux cas de marins présentant des symptômes sans être confinés. « À partir du 3 ou 4 avril, la situation a empiré très rapidement , selon le proche d'un marin. Selon les informations de Mediapart, toutes les précautions n'ont pas été prises à bord afin de limiter la propagation du virus.

France Bleu Provence a pour sa part publié le témoignage d'un membre d'équipage, père de famille, testé positif. « L'armée a joué avec notre santé, notre vie », a-t-il estimé, en assurant que le commandant du porte-avions aurait proposé d'interrompre la mission à Brest, quand plusieurs marins présentaient selon lui déjà les symptômes du coronavirus. Toujours d'après ce marin anonyme, cette proposition aurait été refusée par le ministère.

« Le Covid-19 change nos plans et nos opérations »

Poursuivre les opérations militaires au Sahel, en France ou en mer, telle est la priorité fixée par le président Macron aux armées. Mais à quel prix lorsquel’épidémie due au coronavirus gagne les rangs ?

L’heure est aux premiers comptes dans les armées.

« Est-ce que le Covid-19 change nos plans et nos opérations, oui, parfois. Mais est-ce qu’il nous dévie de nos objectifs, non », a assuré, le 10 avril, la ministre Florence Parly devant les sénateurs de la commission des affaires étrangères et des forces armées.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LA DATE DU 11 MAI N'EST PAS UNE CERTITUDE

 MAIS UN OBJECTIF

Le 13 avril au soir, Emmanuel Macron a annoncé le prolongement du confinement le plus strict jusqu ' au 11 mai. Date à laquelle le déconfinement « progressif » devrait commencer à se mettre en place, sous respect de civisme et que la progression de l'épidémie de SARS-CoV-2 soit enrayée.

Le 11 mai est un objectif

L’horizon du 11 mai pour entamer un déconfinement progressif est une date à « conquérir par le respect du confinement », a déclaré ce mardi 14 avril le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner

« Le 11 mai est une date d’objectif.

Ce qu’a annoncé le président de la République hier, ce n’est pas le déconfinement le 11 mai, c’est le confinement jusqu’au 11 mai », a souligné sur France Inter Christophe Castaner rappelant aux Français la « discipline »q ui doit prévaloir dans le respect du confinement

« Il est nécessaire de ne pas se projeter en disant le 12 mai, c’est le mois de mai et nous faisons ce qu’il nous plaît et bien non, il faudra continuer à se battre », a poursuivi le ministre.

Reprise des cours

Jean-Michel Blanquer, de son côté, a indiqué que tous les élèves ne reprendront pas le chemin de l'école, ou des cours, « au même moment ».

« Il est hors de question d’avoir des classes bondées dans cette situation », a-t-il affirmé, précisant : « On ne peut imaginer que des petits groupes. »

Sans davantage de détails, qui devront être apportés par le plan de déconfinement devant être dévoilé sous la quinzaine, le ministre de l'Éducation nationale a simplement sous-entendu que les lycées professionnels pourraient être amenés à reprendre les cours en premier.

Les vacances d'été ...

Interrogé à plusieurs reprises sur les perspectives du déconfinement dans tel ou tel domaine, par exemple les départs en vacances d’été à l’étranger, Christophe Castaner a souligné qu’il n’y avait « pas de réponse précise au moment » où il s’adressait aux journalistes et auditeurs.

« Moi je conseillerais à ma famille de ne pas se précipiter sur des réservations surtout dans des pays étrangers », a-t-il seulement commenté, avant d’ajouter elliptique : « Je pense qu’il y aura des vacances d’été ».

Confinement plus long pour les personnes les plus vulnérables

« Nous demanderons aux personnes les plus vulnérables, aux personnes âgées en situation de handicap sévère, aux personnes atteintes de maladies chroniques, de rester, même après le 11 mai, confinées au moins dans un premier temps », a déclaré la président de la République, mais sans préciser quelles personnes peuvent être qualifiées de « vulnérables ».

Des tests sur les personnes présentant des symptômes

Emmanuel Macron a promis que dès le 11 mai, « toute personne présentant des symptômes » du Covid-19 pourra être testée.

Le lendemain, Christophe Castaner a ajouté que la possibilité de tests pour toute la population avait été écartée. "Il est nécessaire de faire les tests dès lors qu'il y a un risque, a-t-il insisté. Par contre, imaginer que l'on teste tous les Français tous les jours serait peut-être quelque chose qui pourrait répondre à des attentes médiatiques, mais cela ne répond pas à des attentes médicales."

Interrogé sur l'intérêt de tests systématiques de l'ensemble de la population, de nombreux porteurs du SARS-CoV-2 étant asymptomatiques, Christophe Castaner s'est retranché derrière le fait que ces tests « n'étaient pas forcément fiables ».

Vu de l'étranger, on s'inquiète par autant d'incompétences et de mensonges.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE A ROMAN SUR ISERE

  EN FRANCE ?

La Drôme a été le théâtre samedi 4 avril 2020 d'une attaque à l'arme blanche qui a coûté la vie à deux personnes. Deux Soudanais ont été arrêtées samedi.

Un troisième Soudanais a été interpellé samedi soir dans l'enquête sur l'attaque au couteau perpétrée le à Romans-sur-Isère par un réfugié soudanais dans le sud-est de la France.

Il s'agit d'«un jeune Soudanais qui résidait dans le même foyer» que le mis en cause, a indiqué Parquet national antiterroriste . Cela porte à trois le nombre d'hommes de nationalité soudanaise en garde à vue dans cette enquête. Il y a l'auteur de l'attaque né en 1987 et réfugié en France depuis juin 2017, un deuxième homme présenté comme «une de ses connaissances»; il a été interpellé «chez ce dernier mais ne vivait pas chez lui», selon une source proche de l'enquête.

Piste terroriste ?

Armé d'un couteau, le premier a agressé samedi matin des passants dans la rue et des personnes dans un bureau de tabac, une boucherie et une boulangerie, à Romans-sur-Isère. Deux personnes sont mortes, et deux blessés sont en soins intensifs mais stable, une troisième est en salle de réveil et deux autres ont quitté l’hôpital, selon la source proche de l’enquête. .

L'auteur de l'attaque a obtenu le statut de réfugié le 29 juin 2017 et un titre de séjour de dix ans en juillet de la même année. Il est inconnu des services de police ou de renseignement français ou européens, selon le Parquet qui a ouvert une enquête notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

L’assaillant a d’abord vécu à Moras-en-Valloire, dans le nord de la Drôme, « accompagné par les services de l’Etat et le Secours catholique », et « suivait un contrat de professionnalisation et une formation en maroquinerie », selon un communiqué du maire de la commune, Aurélien Ferlay. Il se serait installé fin 2019 dans le centre de Romans-sur-Isère.

«Pays de mécréants»

Les premiers éléments de l'enquête «ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur», de même source. Selon une source proche de l'enquête, l'assaillant a dit «ne pas se souvenir de ce qui s'est passé». Son audition avait été un peu retardée parce qu'il était très agité après son interpellation. Une expertise psychiatrique est prévue dimanche.

Lors d'une perquisition à son domicile ont été retrouvés «des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants», selon le parquet, «a priori» écrits par lui.

La sous-direction antiterroriste (SDAT) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont été saisies, en plus de la police judiciaire de Lyon.

La France vit sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent amorcée en 2015, qui a fait 258 morts au total après l'attaque de samedi.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

PENURIE DE MEDICAMENTS EN FRANCE

Une visibilité de quelques heures. Après le manque de masques, de lits et de respirateurs, les soignants alertent sur la pénurie de médicaments.

En Moselle, c'est déjà une réalité. Morphine, curares, propofol…

Pour certains traitements indispensables en réanimation,   « les réserves sont comprises entre vingt-quatre heures et cinq jours », alertent 10 élus mosellans de tous bords dans un courrier adressé hier au ministre de la Santé.

Après le transfert de six patients de Metz vers Toulouse aujourd'hui, ils formulent deux demandes :

1 ° Réviser le contingentement des médicaments, pour réapprovisionner le Grand Est ;

2 ° Opérer de nouveaux transferts de patients vers les régions françaises moins touchées.

« On a besoin d'une solidarité nationale, insiste le député Les Républicains Fabien Di Filippo, signataire de cette lettre. C'est une manière de dire au reste de la France :

" N'abandonnez-pas la Moselle!' mais aussi 'Préparez-vous ! ".

Hier, tandis qu' Edouard Philippe concédait des « tensions très fortes » sur TF1, un décret autorisait l'usage de médicaments prévus pour usage vétérinaire.

A croire que le système de  santé français est à bout de souffle !




Boby Dean pour DayNewsWorld

 PLUS DE LA MOITIE DE LA POPULATION        PROBABLEMENT CONTAMINEE PAR LE CORONAVIRUS

La chancelière allemande Angela Merkel à huis clos le 10 mars 2020 lors d’une réunion de la fraction CDU/CSU du Bundestag avait déjà annoncé que « 60 à 70 % des Allemands seront infectés par le coronavirus ».

Le ministre de l’éducation français, Jean-Michel Blanquer, a estimé , pour sa part, ce dimanche 13 mars sur la chaîne d'un confrère que l’épidémie de coronavirus toucherait « probablement » plus de la moitié de la population française.

« On considère, et là, je ne fais que répéter ce que disent les scientifiques, que 50 à 70 % de la population in fine finit par être contaminée par le virus, et c’est d’ailleurs ça qui met fin au virus puisque ça crée une forme d’immunité majoritaire, et donc le virus s’éteint de lui-même. »

Avec douze décès et 839 cas confirmés supplémentaires en vingt-quatre heures, la France compte désormais 4 500 cas confirmés de contamination, dont 91 mortels. Plus de 300 patients sont dans un état grave et se trouvent en réanimation, a annoncé samedi 14 mars Jérôme Salomon tout en précisant que plus de 50 % d’entre eux sont âgés de moins de 60 ans.

« Nous avons un doublement du nombre de cas en 72 heures », a-t-il insisté lors de son point-presse quotidien, une évolution, a-t-il dit, qui donne une idée de la rapidité avec laquelle le virus se propage en France.

Face à une telle vitesse de propagation du virus sur tout le territoire et, en même temps, un premier tour d’élections municipales maintenu il était temps pour la France d' entrer en phase 3. Ce dimanche 15 mars 2020 , les Français se réveillent avec un scénario hors norme pour contrer l'épidémie. Les concitoyens auraient-ils été trop peu respectueux des mesures de sécurité préventives, comme l' a expliqué le Premier ministre ?

Toujours est-il que le gouvernement a décidé de fermer tous les lieux publics « non essentiels » depuis samedi minuit.

Les mesures d’interdiction annoncées par Edouard Philippe ont, par ailleurs, été précisées par un arrêté du 14 mars 2020 publié le 15 mars au Journal officiel.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

MESURES CONTRE LE CORONAVIRUS

 EN AUGMENTATION EN FRANCE

La France prendrait-elle le même chemin que l'Italie ?

Des chaînes de transmission du nouveau coronavirus apparaissent clairement dans au moins deux de ses départements, celui de l'Oise, dans le nord du pays, et en Haute-Savoie, dans l'est. Le nombre de cas de contamination confirmés a ainsi plus que doublé, passant de 18 à une quarantaine dont 26 sont actuellement hospitalisés.

C'est dans la région des Hauts-de-France que le coronavirus a développé sa plus forte contamination :

12 personnes y sont atteintes, qui étaient en lien avec l'enseignant du collège Jean de La Fontaine de Crépy-en-Valois , décédé à 60 ans dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, ou en lien avec un autre homme de 55 ans, qui est hospitalisé à Amiens et se trouve dans un état grave. Aucun des deux n'avait pourtant voyagé dans un pays à risque.

Consultation ou confinement

Dans le collège de 700 élèves où travaillait le professeur défunt les cours n'y reprendront que jeudi prochain. Mais lundi et mardi, les collégiens et l'ensemble du personnel de l'établissement vont pouvoir être reçus en consultation par des médecins, en coordination avec les services d'infectiologie des CHU d'Amiens et de Lille.

« Autour de 2.000 élèves » n'ont pas repris l'école et restent actuellement chez eux car ils sont rentrés d'une zone touchée par le coronavirus, un chiffre susceptible d'augmenter la semaine prochaine, a indiqué le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer .Jean-Michel Blanquer a aussi assuré qu'un dispositif d'enseignement à distance pourrait être déployé à grande échelle si nécessaire: « Nous nous y sommes préparés depuis plusieurs semaines avec le Cned ».

Enfin, certaines organisations attendent du gouvernement qu'il prenne des décisions contraignantes. La fédération de l'aide aux personnes âgées Synerpa réclame des directives limitant l'accès aux maisons de retraite et résidences seniors des personnes en provenance de « Chine, Corée du Sud, Macao, Hong Kong, Singapour et Italie (Lombardie et Vénétie) », « ou toute personne ayant été en contact avec un voyageur venant de ces pays ».

Mesures pour les entreprises

De leur côté, Bruno Le Maire, ministre le d'Economie, et Muriel Pénicaud, ministre du travail, ont annoncé des mesures d'exception pour faire face à l'épidémie de Coronavirus qui est considérée comme «  un cas de force majeure pour les entreprise, salariés et employeurs ».

Le ministre a annoncé aux entreprises travaillant pour l'État qu'elles ne seront pas pénalisées en cas de retards de livraison. Il a également annoncé des « possibilités de recours à l'activité partielle » et « l'étalement des charges sociales et fiscales pour les entreprises qui en auront besoin ». Les collectivités locales devront faire de même.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud , quant à elle, a annoncé la mise en ligne d'un questions/réponses sur les règles à suivre pour les entreprises et les salariés. Ellesouligne notamment que l'employeur peut mettre en place le télétravail sans l'accord du salarié, contrairement à la pratique habituelle, ou modifier les dates de congés déjà posés. Le ministère de la Santé rappelle également que « l'employeur est responsable de la santé et sécurité des salariés de son entreprise conformément aux dispositions de l'article L. 4121-1 du Code du travail ».

Elle a également confirmé que les parents d'enfants confinés pourront être « mis en arrêt maladie » sans jour de carence et avec une prise en charge au titre des indemnités journalières de Sécurité sociale.

De leur côté, les grandes entreprises multiplient les précautions : si certaines se contentent de restreindre les déplacements vers l'Asie, l' Oréal vient de mettre en place une interdiction de voyager pendant tout le mois de mars pour ses salariés.

Pas d' annulation a priori pour les événements

De son côté, le nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran, s'est entendu avec ses homologues des pays limitrophes de l'Italie, mardi, pour échanger des informations sur la situation dans leurs pays respectifs. Les ministres se sont engagés à harmoniser les alertes adressées aux voyageurs et à ne pas annuler a priori les événements culturels et sportifs. L'objectif est de ne pas créer la panique.

Le message a cependant déjà du mal à passer. Mercredi, l'arrivée des supporters turinois de la Juventus à Lyon a été critiquée par des dirigeants de l'opposition, alors que dans la même journée, on apprenait le report du match de rugby Irlande-Italie prévu le 7 mars à Dublin dans le cadre du Tournoi des Six nations.

La venue des supporters turinois n'est « pas raisonnable », a jugé la présidente du RN, Marine Le Pen, et « pas cohérente », a estimé la socialiste Ségolène Royal. Et à Nice, le maire LR Christian Estrosi a décidé d'écourter le carnaval qui était prévu jusqu'à samedi.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

GREVE GENERALE EN FRANCE


Des centaines de milliers de Français ont répondu à l'appel des syndicats, ce 5 décembre, pour protester contre la réforme des retraites portée par le gouvernement. La grève, reconduite, touche de nombreux secteurs : transports, éducation, santé...

La CGT annonce plus de 1,5 million de manifestants «répartis sur plus de 250 manifestations».

No comment !! A Suivre.........
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FRANCE UNE REFORME DES RETRAITES

SANS BRUTALITE

Accusé d'entretenir le flou sur sa réforme des retraites, Édouard Philippe a tenté de reprendre le dossier en main. À huit jours d'une journée de mobilisation contre cette réforme, le Premier ministre français se dit « plus que jamais déterminé » à mettre en place un nouveau système par points et universel mais avec des aménagements.

« Nous ne transigerons pas sur l’objectif mais nous prendrons le temps qu’il faut pour y arriver, a lancé le Premier ministre. Nous allons mettre un terme aux régimes spéciaux, mais nous ne voulons pas stigmatiser ceux qui s’y trouvent aujourd’hui. Autrement dit, l’universalité oui, la brutalité, non ».

Entre « détermination » et « apaisement ». C'est la ligne qu'a voulu adopter ce mercredi Edouard Philippe à l'issue des consultations qu'il a eues avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites . Ceci, après des semaines où les paroles de l'exécutif ont alterné entre grande souplesse jusqu'à envisager « la clause du grand-père » et haro sur les régimes spéciaux « d'une autre époque ».

Trouver le bon curseur

Ce qui n'est pas négociable pour Édouard Philippe, c'est le changement de système. Ce qui est toujours négociable, en revanche, c'est la « transition », c'est-à-dire la date d'entrée en vigueur de ce nouveau système. Le Premier ministre s'est ainsi dit « ouvert » mercredi à ce que la première génération concernée par la réforme des retraites ne soit plus la génération 1963. « Je ne crois pas qu’une transition immédiate et brutale soit acceptable et légitime, et je ne crois pas qu’une transition lente au point de renvoyer à des dizaines d’années l’effet de la réforme soit opportune », a poursuivi le chef du gouvernement Il a aussi glissé que les mécanismes de transition doivent être équitables entre les régimes… tout en prenant en compte « l'histoire des entreprises publiques », où les transitions seront certainement plus longues.

Des droits concédés aux syndicats

Il a assuré avoir entendu « l'importance » pour la CFTC des droits familiaux et s'est engagé à les garantir (la question des huit trimestres de bonification de carrière pour les enfants déjà nés est notamment sur la table, de même que les 10 % de bonification de pension pour les familles de trois enfants), au lendemain d' une polémique sur l'impact de la réforme pour les mères de famille S'agissant de la CFDT, il a souligné l'enjeu du travail des seniors et celui de la pénibilité, qui devra être étendue à la fonction publique ou devra évoluer pour le travail de nuit (pour les personnels soignants à l'hôpital, notamment). Sur l'emploi des seniors, il a - forme de pression - dit attendre les solutions du Medef et de la CPME. Le rapport Bellon-Soussan-Mériaux, prévu en décembre, ne devrait en effet être rendu qu'en janvier.

A l'attention de l'Unsa, Edouard Philippe a promis d'inscrire « dans la loi les garanties pour les enseignants par exemple ». Et pour l'U2P, il a promis de continuer à discuter sur la situation des professions libérales. Enfin, le Premier ministre a redit que les partenaires sociaux comme le Parlement auront une place importante dans la future gouvernance du système

Le Premier ministre a ainsi occupé le terrain depuis le début de la semaine pour faire ce qu'il appelle de la « pédagogie » mais surtout, pour bien montrer aux Français que l'exécutif prépare déjà l'après 5 décembre.

L'après cinq décembre

En communication, c'est ce qu'on appelle une séquence, et cette séquence, c'est Emmanuel Macron qui l'a lancée à l'issue de son déplacement à Amiens en fin de semaine dernière avec un objectif : essayer de montrer qu'il n'est pas tétanisé dans l'attente de la grève du 5 décembre. A Edouard Philippe de lancer à son tour sur un ton de matamore. « Je n’ai pas le sentiment d’être quelqu’un de tétanisé, en général on dit que je suis déterminé, parfois on dit que je suis calme. Je me reconnais assez bien dans ces deux qualificatifs », a-t-il expliqué.

Le chef du gouvernement a précisé que les grandes lignes de la réforme seront présentées autour de la mi-décembre : Jean-Paul Delevoye donnerait ses conclusions des concertations le 9 ou le 10 décembre avant que lui-même ne donne les arbitrages du gouvernement avant Noël pour une présentation de projet de loi dès début 2020. Une accélération du calendrier pour tenter de lever les doutes sur la volonté de l'exécutif de mener à bien une réforme d'envergure.

Une manière aussi de se laisser la possibilité de faire des annonces susceptibles de désamorcer le mouvement tout en essayant de vendre une « refondation » de « justice sociale », un « système commun à tous les Français avec les mêmes règles pour tous. »

Garett Skyport pour DayNewsWorld

GERARD DARMANIN REEXAMEN DU NON-LIEU

A LA SUITE D'UNE PLAINTE POUR VIOL

La Cour de cassation a annoncé jeudi que le non-lieu, à la suite d'une plainte pour viol, dont a bénéficié le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, en 2018 , va être réexaminé.

En effet un juge d'instruction avait refusé le 16 août 2018 de relancer les investigations après un classement sans suite, par le parquet de Paris, de la plainte initiale de Sophie Patterson-Spatz. Cette dernière avait fait appel de cette décision, mais son recours avait été jugé hors délai par la cour d'appel de Paris.

Or la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire a ce jeudi estimé que « la preuve de la notification de l'ordonnance (de non lieu, NDLR) n'étant pas établie, le délai d'appel n'avait pas commencé à courir » comme prévu au jour de la décision, rendue en plein été. Par conséquent, la Cour de cassation ordonne à la chambre de l'instruction de réexaminer l'appel de Mme Patterson-Spatz contre ce non-lieu.

Gérald Darmanin, 37 ans, est accusé par cette femme de 46 ans de l'avoir violée en 2009. A l'époque, elle s'était adressée à l'élu, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP, pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. Selon elle, M. Darmanin lui aurait fait miroiter son appui auprès de la Chancellerie, en échange de faveurs sexuelles.

Au plus fort de cette affaire une deuxième accusatrice, une habitante de Tourcoing (Nord), ville dont le ministre fut maire de 2014 à 2017, avait porté plainte pour « abus de faiblesse », affirmant que l'élu lui avait demandé des faveurs sexuelles en échange d'un logement. Cette procédure a également été classée sans suite par le parquet de Paris au printemps 2018.

Benjamin Griveaux, encore porte-parole du gouvernement, avait exclu toute démission du locataire de Bercy : «La mise en cause (...) à l'encontre de Gérald Darmanin n'est pas une mise en examen, il faut donc laisser la justice faire son travail».

Kate White pour DayNewsWorld

JOURNEE NOIRE DANS LES HOPITAUX PUBLICS

EN FRANCE

Journée noire dans les hôpitaux publics. L'ensemble des personnels hospitaliers, des médecins aux aides-soignantes, des doyens aux étudiants, est appelé ce jeudi 14 novembre à manifester dans toute la France, pour réclamer davantage de moyens et d'effectifs.

Il s'agit  en effet de mettre la pression sur le gouvernement qui devrait annoncer prochainement un « plan de soutien » très attendu.

Une contestation généralisée

Fait rare, tous les syndicats de la fonction publique hospitalière s'y sont ralliés, en particulier la CGT, FO et la CFDT, qui peinent tant à s'accorder sur d'autres sujets au niveau national.

Chez les praticiens, les anesthésistes du Snphare tablent sur « une mobilisation historique », tandis que les gynécologues du Syngof ont « préparé la grève en évitant toute programmation de soins non urgents ». À l'AP-HP, qui compte 37 hôpitaux en Île-de-France, 80 % des personnels paramédicaux (infirmières, aides-soignantes) devraient se déclarer grévistes, même réquisitionnés..

Même les discrets médecins chefs de service ont entamé une « grève du codage ». C'est le cas à Marseille et à l'AP-HP, où 380 services sont touchés par cette pratique qui pénalise les finances des 39 hôpitaux du groupe.

Les revendications n'ont pas changé depuis le début de la crise des urgences, il y a huit mois : la reprise de la dette hospitalière évaluée à près de 30 milliards d'euros augmentation des salaires de 300 euros, hausse des effectifs et réouverture des lits supprimés.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a déjà échoué avec son plan de refondation en septembre et la prime de 100 € à sortir de ce conflit qui dure depuis huit mois, si bien que les manifestants entendent bien être reçus à Matignon.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

11 NOVEMBRE INAUGURATION D'UN MONUMENT AUX

SOLDATS MORTS EN OPERATION EXTERIEURE

A l'occasion des commémorations du 11 novembre, Emmanuel Macron inaugure lundi à Paris un monument pour les 549 militaires « morts pour la France », en opérations extérieures depuis 1963.

Le mémorial est une haute sculpture de bronze dans un espace tranquille du parc André-Citroën. Il représente six soldats de chaque armée - cinq hommes et une femme portant un cercueil invisible.« Matérialiser le cercueil par le vide est la meilleure forme symbolique pour rendre hommage à nos soldats disparus », explique le sculpteur, Stéphane Vigny.

À côté, sur un mur,on peut lire les noms de 549 militaires, dont deux femmes, tués par l'ennemi ou morts à la suite de blessures de guerre, de maladie ou d'accident au cours des « Opex », ces interventions des forces militaires françaises menées en dehors du territoire national depuis la fin de la guerre d'Algérie. Un « mur des noms » qui permettra à chaque famille de soldat mort pour la France « de se recueillir, passer un moment paisible », la secrétaire d' Etat aux anciens combattants Geneviève Darrieussecq.

Ces représentants de « la quatrième génération du feu », comme l’appelle l’armée, sont morts sur 17 théâtres d’opération, dont 141 au Liban, 129 au Tchad, 85 en Afghanistan et 78 en ex-Yougoslavie.

« La France n'oublie pas ceux qui sont morts pour elle. Elle n'oublie aucun de ses enfants. C'est notre devoir et notre honneur », avait déclaré le chef de l'Etat le 13 juillet 2018 dans un discours aux armées.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

ROUEN INCENDIE USINE LUBRIZOL LA DEFIANCE

ET LA COLERE NE CESSENT DE MONTER

Malgré les propos qui se sont voulus rassurants, tenus hier au soir, 30 septembre 2019, par le Premier Ministre Edouard Philippe, la population de l’agglomération rouennaise est au bord de la crise de nerf.

Cinq cent (500) personnes étaient massées hier au soir devant les locaux où se tenait une réunion organisée à l’initiative du Préfet ,devant les élus eux aussi inquiets et demandeurs d’informations précises.

La foule hurlait : « on veut savoir » !

Il faut dire que depuis plusieurs heures les choses se sont singulièrement compliquées, cette évolution étant due aux contradictions successives de la communication gouvernementale .

Hier, le PDG de LUBRIZOL qui déclarait qu’il n’y avait aucune activité humaine dans la nuit du 25 au 26 septembre dans le secteur du stockage, a fait savoir simultanément qu’en s’appuyant sur des vidéos et témoignages de riverains, il avait déposé plainte.

Il faut convenir que non seulement la zone de stockage de Lubrizol a brûlée mais que le feu s’est étendu aussi à un entrepôt voisin, appartenant à la Société SCMT (Société Commerciale de Magasinage et de Transports).

Ce qui est sûr, en tout état de cause, c’est que le nuage de fumée s’est répandu bien au delà de l’agglomération rouennaise, jusque dans les Hauts de France, peut-être même au-delà de la frontière belge.

La campagne environnante a été si sérieusement touchée par les retombées de suies, que décision a été prise d’interdire aux agriculteurs de vendre leurs produits, conduisant par suite le Ministre de l‘agriculture à promettre des indemnités de réparations. Qui va payer ? Pour l’instant ! On ne sait pas !

Les informations contradictoires recueillies heure après heure par les élus locaux, directement concernés et en charge de leurs concitoyens, ont mis ces derniers en colère, à la sortie de la réunion préfectorale d’hier soir certains n’ont pas hésité à déclarer que l’on se retrouvait en face du Syndrome de Tchernobyl ( le nuage s’était soi-disant arrêté aux frontières) ou encore devant celui plus récent de l’incendie de Notre-Dame de Paris dont on ignore encore tout des résultats de l’enquête, toujours inachevée après l’incendie spectaculaire du 15 avril 2019

Pour contrecarrer le silence des autorités: Corinne Lepage, Présidente de Cap 21, avocate spécialisée dans le droit de l’environnement et ancienne ministre de l’Environnement sous les gouvernements Juppé 1 et Juppé 2 (Présidence Jacques Chirac).

A la demande de l’association « Respire » elle vient de déposer, dans le cadre d’une procédure d’urgence, un référé dont l’objectif est de savoir quels sont exactement les produits qui ont brûlé dans l’incendie, quels sont les polluants qui ont été découverts. Selon elle, il se pourrait que des métaux lourds soient découverts dans les suies qui sont retombées sur le sol, dans les prés et les champs et dans les habitations et leur environnement. Elle s’appuie pour lancer cette procédure sur diverses informations :

- Réalisations de travaux d’extension, en juin 2019, dans la zone de stockage de Lubrizol où l’incendie s’est développé rapidement
- Informations qui n’auraient pas été données à temps en raison d’une simplification excessive des procédures de contrôle initiées par Emmanuel Macron et ses équipes.

Ajoutons, parallèlement qu’une enquête parlementaire a été demandée par des élus nationaux

Pour ne rien arranger, mais aussi pour aider encore mieux à comprendre le niveau de défiance et de colère des habitants de Rouen, nous rappellerons que l’entreprise Lubrizol, qui est installée depuis 1954, (et qui vient d’être mise à l’arrêt) appartient au groupe de Chimie américain Lubrizol, lui-même propriété de Berkshire Hatthaway, holding du milliardaire Warren Buffet aujourd’hui âgé de 87 ans.

A 80 ans, Warren Buffet, troisième fortune mondiale selon le magazine Forbes (85 milliards de dollars) s’est offert Lubrizol, pour 9 milliards de dollars.

L’homme, qui n’a jamais investi dans les technologies internet, aime les sociétés qui rapportent de l’argent de façon quasi mécanique.

Selon le milliardaire lui-même, lorsqu’il a fait cette acquisition « il avait le fusil de chasse rechargé et le doigt sur la gâchette le démangeait ».

Son choix est tombé sur Lubrizol « qui vend des composants chimiques aux industries du bâtiment, aux industries cosmétiques, des lubrifiants pour les moteurs de voitures et de bateaux, comme Coca Cola vend son sirop (sic), en imposant ses prix à ses clients car sa technologie n’est pas imitable ».

Ces déclarations risquent de redonner du corps à l’idéologie de ceux qui pensent que le capitalisme nuit à la santé…..

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

GRANDE MOBILISATION CONTRE LA REFORME

DES RETRAITES

Le premier ministre s'est voulu rassurant sur le chantier des retraites. Mais peine perdue, trois jours après la grève inédite des agents de la RATP d'autres catégories battent le pavé ce lundi 16 septembre à Paris, entre Opéra et Nation pour s'opposer à la réforme.

« Pour la première fois dans l'histoire sociale de ce pays, des avocats, des professionnels du soin et des salariés du transport aérien réunis en collectif défileront ensemble pour dénoncer le projet de captation sans sommation de leurs régimes autonomes de retraite », a souligné le collectif « SOS Retraites », créé par ces professions pour défendre la spécificité de leurs régimes.

En pointe de la mobilisation se trouve le Conseil national des barreaux (CNB) : cette manifestation se double d'une grève des audiences avec la quasi-totalité des 164 barreaux français « mobilisés » selon la Conférence des bâtonniers. Partout ou presque, les avocats ont décidé de ne plaider aucune affaire et de demander le renvoi des procès.

Ces professions « qui n'ont pas l'habitude de manifester » descendent dans la rue pour défendre leurs « régimes autonomes » de retraite contre le « système universel » voulu par l'exécutif. « Le point commun, c’est que chacun d’entre nous dispose de régimes autonomes », explique Ghislaine Sicre, présidente de Convergence infirmière (CI).

Le « système universel » promis par le chef de l'Etat doit en effet se traduire par une forte hausse des cotisations « que bon nombre d'entre nous ne pourrons pas supporter », affirme-t-elle.ce De plus ce sont des régimes qui sont tous appelés à se fondre, à terme, dans le système universel promis par M. Macron.

Ce scénario implique une « captation des réserves » accumulées par les différentes caisses concernées avec des sommes en jeu importantes. Chez les avocats, il s'agit de deux milliards d’euros. S’agissant de la Carpimko – la caisse des professions paramédicales –, les montants s'élèveraient à 3,4 milliards « Nous ne voulons pas qu’un hold-up ait lieu », affirme la présidente de CI.

De plus pour plusieurs professions le taux de cotisation pourrait être plus élevé  pour moins de pension: ainsi des avocats chez qui il devrait doubler. De même dans les professions paramédical où les cotisations sont appelées à augmenter de quatorze points ce qui portera le taux de charge à 60%. A Mme Sicre de conclure « Au final, il y aura plus de ponctions pour moins de pensions. »

Pour juguler la fronde naissante, le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye va rencontrer « d'ici le 15 octobre » les représentants des 42 régimes amenés à s'éteindre, pour « dresser un état des lieux » et « fixer un calendrier de travail ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

DES RASSEMBLEMENTS DE GILETS JAUNES

AVEC TRES PEU DE JAUNE FLUO

Pour leur 44e semaine consécutive de mobilisation, plusieurs groupes de Gilets jaunes se sont donnés rendez-vous dans la ville de Nantes pour une manifestation nationale. La cité des ducs n’a pas été choisie au hasard.

Elle est est le fief de l’ancien ministre, François de Rugy, qui a dû démissionner après une série de révélations de Mediapart. C'est également une ville marquée par la mort de Steve Maia Caniço, 24 ans, qui avait disparu le soir de la Fête de la musique après une intervention policière controversée et dont le corps avait été retrouvé cinq semaines plus tard dans la Loire.

Des heurts à Nantes avec les blackblocs

«Contre le pouvoir en place, manifestation», peut-on lire sur les affiches ornées d’un homard en référence aux fastueux dîners organisée par l’ancien minnistre de la Transition écologique.

Dans un communiqué, le collectif citoyen Justice pour Steve a appelé à se joindre à la manifestations des Gilets jaunes, ce 14 septembre 2019, «contre un pouvoir qui utilise la violence policière pour réprimer les mouvements sociaux, les réfugiés ou les rassemblements festifs de jeunes [...]

Face à la violence et au cynisme de l’État... Pour dire non à une police qui ressemble de plus en plus souvent à une milice d’extrême droite».

La situation a rapidement dégénéré. Dans le cortège, des manifestants ont scandé des messages contre la police et plusieurs commerces et abribus ont été vandalisés.

Des poubelles ont été incendiées. Des projectiles ont été tirés contre la police qui a répliqué par du gaz lacrymogène. Au total, 30 interpellations ont eu lieu à Nantes dans la journée.

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs autres villes.

À Paris, ce sont environ 500 personnes qui ont manifesté dans le calme entre la porte de Choisy et le boulevard de Grenelle, tandis qu'à l'aéroport d'Orly une centaine de «gilets jaunes» ont manifesté contre la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP). A Lyon, 400 manifestants se sont rassemblées malgré l'interdiction de la préfecture.

Les forces de l'ordre ont procédé à 9 interpellations pour « attroupements illégaux en vue de commettre une infraction et au port d'armes illégal », selon la préfecture.

Environ 700 personnes, selon la police, ont défilé à Nancy, plusieurs centaines de personnes à Toulouse, Marseille, Montpellier ou 150 à Bordeaux.

Si peu de manifestants arboraient le gilet jaune, le gouvernement n'en sait pas moins qu'il faut compter désormais avec l'opinion pour mener à bien ses réformes.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE MIS EN EXAMEN RICHARD FERRAND

GARDE LE PERCHOIR

Le président LREM de l'Assemblée nationale a été mis en examen, dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 septembre 2019 à Lille (Nord), pour « prise illégale d'intérêts » dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Il a été entendu par trois juges d'instruction lors d'un "interrogatoire de première comparution" au tribunal de grande instance de Lille, où l'affaire a été dépaysée

Sandrine Doucen entendue à son tour, la compagne de Richard Ferrand est entendue, jeudi, par les juges lillois en charge du dossier. Sandrine Doucen est au cœur de l'affaire.

En effet, alors que Richard Ferrand était directeur général des Mutuelles de Bretagne, celles-ci ont voulu louer des locaux commerciaux à Brest.

Entre trois propositions, elles ont choisi celle d'une société civile immobilière appartenant à Sandrine Doucen.

Quelle est vraiment cette affaire ?

Les faits remontent à 2011, quand Richard Ferrand était directeur général des Mutuelles de Bretagne. L'organisme à but non lucratif recherchait des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins.

Trois propositions: l'établissement choisit une société civile immobilière, la Saca pour un loyer annuel de 42.000 euros annuel.

Mais petit problème : Saca, qui propose un « petit » loyer appartient à la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen, avocate. Ce serait Richard Ferrand lui-même qui aurait quelque mois plus tôt acheté les locaux concernés. Il aurait notamment signé en décembre 2010 une promesse de vente conditionnée à la conclusion d'un bail commercial entre une SCI, devant se substituer à lui, et les Mutuelles de Bretagne. De plus la promesse de location aurait permis à sa compagne d'obtenir un prêt bancaire.

Offre de Sandrine Doucen la mieux-disante ? La proposition de Mme Doucen était certes la moins chère MAIS sans prendre en compte le coût important des travaux pris en charge par les Mutuelles par la suite soit la bagatelle de 184 000 euros.

On a l’impression de nager en eaux troubles dans le rôle joué par Richard Ferrand autour des Mutuelles de Bretagne.

Précisons qu'il a été directeur général des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012, avant d’y conserver un poste de chargé de mission de 2012 à 2017. ..

La SCI Saca appartient aujourd’hui à Sandrine Doucen (99 % des parts) et à la fille qu’elle a eue avec Richard Ferrand (1 %). Les loyers de ces locaux brestois ont permis à la SCI d’acquérir en 2013 un appartement de 353 000 euros à Paris. Une belle opération immobilière !

Juste après l'annonce de sa mise en examen, Richard Ferrand a annoncé être « déterminé à poursuivre [sa] mission à la tête de l'Assemblée ».

Il a également assuré « rester serein sur l'issue de la procédure, au regard du classement sans suite de l'ensemble des griefs de la première plainte » en octobre 2017, « d'autant plus qu'aucun élément nouveau n'a été versé à ce dossier dans lequel il n'y a ni préjudice ni victime ».

Jérôme Karsenti, avocat de l'association anticorruption Anticor qui s'est portée partie civile dans ce dossier, a expliqué : "Pour nous, Richard Ferrand doit partir, en raison de l'équilibre des pouvoirs et de la manière dont les institutions doivent fonctionner". Il a également jugé que "cette mise en examen [allait] perturber les institutions".

Jamais un président de l'Assemblée nationale n'avait été mis en examen !

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE COLLECTIF CITOYEN EST  UN LEURRE DEMOCRATIQUE

Le tirage au sort des 35 citoyens devant former le collectif citoyen pour accompagner la stratégie vaccinale a commencé ce lundi 4 janvier 2020. Le président de la République avait annoncé la mise en place de cette nouvelle instance, sous la coupe du précise le Conseil économique, social et environnemental (Cese), dès le 24 novembre dernier. Le tirage au sort doit permettre une mise en place dès le 10 janvier pour un début des travaux fixé au 16 janvier prochain.

Un « collectif citoyen » mais pour quoi faire ?

Il s'agirait en fait d'associer plus largement la population à la campagne de vaccination voulue par le gouvernement. Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a détaillé la mission de ce collectif citoyen : « Leurs membres pourront poser toutes les questions, faire toutes les observations et interpeller Olivier Véran ou le professeur Alain Fischer ». Ils « sont là pour dire si oui ou non ils comprennent ce que (nous sommes en train de faire)  résumait ce lundi la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal sur BFMTV, avant que le président de la République ne préside, cette après-midi, une « réunion de suivi » de la vaccination en France à l’Élysée.

Les citoyens tirés au sort débuteront dès le 16 janvier une phase de réflexion et de propositions qui durera tout le long de la campagne vaccinale. Le gouvernement table sur un total d’environ 20 millions de Français vaccinés lors du premier semestre 2021. Ce n’est donc qu’en juillet qu’un bilan des travaux est attendu. L’Elysée précise qu’une plateforme dédiée de consultation citoyenne sera mise en place en parallèle d’ici

Mais Emmanuel Macron tiendra-t-il compte des propositions des personnes tirées au sort. On se souvient que celles retenues par les 150 Français à l’issue de la Convention Citoyenne pour le Climat n’avaient pas toutes été sélectionnées, ou alors largement modifiées...

De plus quelques jours après avoir pris l’engagement d’accélérer la stratégie vaccinale dans l’Hexagone, le gouvernement ne devrait donc pas attendre le 16 janvier pour prendre les mesures qui s’imposent. Cela soulève la délicate question de l’utilité d’un tel collectif, si ce n’est pour suivre et évaluer les résultats des décisions prises.

Un « gadget totalement délirant et antidémocratique ».

L’opposition n’a pas de mot assez fort pour fustiger la nouvelle initiative de l’exécutif dénonçant une « nouvelle usine à gaz », qui ne permettra pas d’optimiser la stratégie vaccinale .Nombreux sont les responsables politiques, à l’image de l’eurodéputé RN, Jean-Lin Lacapelle, à demander la fin de à souhaiter « que le gouvernement prenne ses responsabilités ».

« La démocratie représentative, ce n’est pas se défausser dès que l’on ne maîtrise plus rien, c’est assumer son rôle de représentant du peuple, faire ce pour quoi on reçoit un mandat et une délégation du peuple français », fustige par exemple la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen sur Twitter, selon qui « l’exécutif renonce à décider, à agir, donc à gouverner. ». Les parlementaires s’estiment (encore) contournés. Même au centre, le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde dénonce, toujours sur les réseaux sociaux, un « gadget totalement délirant et antidémocratique ». Car avec ce collectif, ou « comité Théodule », selon des critiques toutes plus acerbes les unes que les autres, les oppositions estiment que le gouvernement contourne, à nouveau, le Parlement.

Mais pour le gouvernement, l’objectif est ailleurs : ce collectif citoyen vise principalement à renforcer la confiance de la population envers ses classes dirigeantes mais aussi envers les vaccins en général...qui n'ont pas cessé de nous mentir.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ZONE D'ALERTE MAXIMALE A PARIS ET SA PETITE COURONNE ET DE NOUVELLES MESURES CONTRAIGNANTES

Paris et les trois départements de la petite couronne passent en « zone d’alerte maximale », a annoncé ce dimanche 4 octobre Matignon à l’ ajoutant que de nouvelles restrictions seront annoncées demain, lundi.

Ces « mesures contraignantes »dureront 15 jours et ont été détaillées lors d’une conférence de presse à 11H30 par la maire de Paris Anne Hidalgo. Cette décision gouvernementale s’est fondée sur des données inquiétantes du week-end qui confirment une tendance de fond à la dégradation des trois indicateurs principaux: taux d’incidence de la maladie, taux d’incidence pour les personnes âgées, et taux d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid.

Les restaurants resteront toutefois désormais ouverts avec un protocole sanitaire renforcé dans les zones d'alerte maximale. Les bars et cafés sont eux toujours dans le flou.

Un nouveau coup dur pour un secteur déjà durement éprouvé par la crise sanitaire.

Par ailleurs, et toujours pour faire face à un regain de circulation du Covid-19, le télétravail est « plus que jamais » privilégié dans les zones rouge et écarlate. Soulagement pour le secteur de la restauration. Après la fronde soulevée par la fermeture obligatoire des restaurants dans les zones en alerte maximale, le gouvernement a revu sa position ce dimanche 4 octobre annonçant leur réouverture

Les universités sont également concernées. Les salles de classe ou amphithéâtres des universités ne pourront être remplis qu’à 50% de leur capacité au maximum en zones d’alerte renforcée et maximale, a annoncé dimanche 4 octobre Matignon, en précisant que cette mesure s’appliquait à partir de mardi.

Avant que Paris et sa petite couronne ne soient placés en alerte maximale ce dimanche, seuls la Guadeloupe et Aix-Marseille étaient concernés par ces fermetures obligatoires.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

PROGRAMME OFFICIEL DU SOMMET DU G7

A BIARRITZ

La rencontre se déroule au centre de Biarritz, à l’Hôtel du Palais, un établissement donnant sur la Grande plage.

Le centre de presse est prévu à la Halle d’Iraty, à 1 km.

Quel est le programme officiel du sommet ?

L'accueil des dirigeants du G7 organisé à Biarritz aura lieu dès samedi à 19h30.

Voici le programme officiel du sommet organisé jusqu’à lundi dans la cité basque.


Samedi 24 août

19h30 : Accueil des dirigeants du G7 par Emmanuel Macron

20h30 : Dîner informel des chefs d’États et de gouvernement

Dimanche 25 août

9h30 : Session de travail « Économie internationale/Commerce et poursuite des discussions sur l’agenda de sécurité internationale »

11h15 : Entretiens bilatéraux

12h45 : Accueil des dirigeants de l’Organisation des Nations Unies, de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire International, de l’Organisation Mondiale du Commerce, de l’Organisation Internationale du Travail, de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques, de l’Union Africaine et de la Banque Africaine de Développement

13h : Déjeuner de travail « Lutte contre les inégalités »

14h : Présentation du rapport du Conseil consultatif pour l’égalité femmes-hommes

14h45 : Accueil des chefs d’État et de gouvernement de l’Afrique du Sud, du Burkina Faso, 14h45 : Accueil des chefs d’État et de gouvernement de l’Afrique du Sud, du Burkina Faso, de l’Egypte, du Sénégal et du Rwanda par le Président de la République et des représentants de la Banque africaine de Développement et de l’Union africaine.

15h : Session de travail « Partenariat du G7 avec l’Afrique ».

16h45 : Point presse Sahel

17h : Entretiens bilatéraux

17h15 : Point presse sur l’entreprenariat féminin en Afrique

19h15 : Accueil des dirigeants de l’Espagne, de l’Australie, du Chili et de l’Inde par Emmanuel Macron

19h30 : Photo de famille

20h45 : Dîner officiel

Lundi 26 août

9h : Entretiens bilatéraux

10h : Session de travail « Climat, biodiversité, océans »

12h : Entretiens bilatéraux

13h : Déjeuner de travail « Transformation numérique »

14h45 : Session de clôture du G7

15h : Conférences de presse de clôture

Le sommet du G7 qui s’ouvre ce samedi à Biarritz (jusqu’au lundi 26) dans le Sud de la France s’annonce électrique avec des dirigeants aux antipodes sur les grands enjeux du monde.

Au président Emmanuel Macron, qui se voit en artisan d’un nouvel ordre mondial, de déployer des trésors de diplomatie et d’habileté pour mettre ses pairs au diapason.

De l’Iran aux taxes sur les GAFA en passant par le Brexit, les lignes de fracture se multiplient.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

AFFAIRE JEFFREY EPSTEIN

ENQUETE OUVERTE A PARIS

POUR VIOL ET AGRESSIONS SEXUELLES SUR MINEURES



Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête pour «viols» et «agressions sexuelles», notamment sur mineurs, dans le cadre de l'affaire Jeffrey Epstein, a annoncé le procureur Rémy Heitz.

Les investigations, confiées à l'Office central de répression des violences faites aux personnes, auront pour objet de mettre au jour d'éventuelles infractions commises non seulement sur le territoire national, mais aussi à l'étranger au préjudice de victimes françaises ou à l'encontre d'auteurs de nationalité française», explique le procureur dans un communiqué.

«Plusieurs victimes» françaises

Dès l'arrestation du financier américain, l’association française Innocence en danger avait alerté le parquet. «De source fiable, Innocence en danger a eu confirmation récemment que plusieurs victimes du réseau prostitutionnel, créé par Jeffrey Epstein et ses complices, sont également de nationalité française» a écrit l'association au parquet de Paris le lundi 12 août.

L’association avait annoncé jeudi 22 août qu'elle détenait « dix témoignages », « principalement des victimes », concernant des actes liés à l’affaire Jeffrey Epstein « commis sur le sol français », selon sa présidente Homayra Sellier.

Comme « cadeau d’anniversaire surprise »

Le parquet a pris cette décision après avoir procédé à des « vérifications et recoupements effectués sur la base des éléments » qui lui avaient été transmis et après avoir eu des « échanges » avec les autorités américaines compétentes, précise le communiqué.

Dans un témoignage datant de 2011 mais récemment rendu public aux Etats-Unis, une plaignante accusait par ailleurs le financier et jet-setter d’avoir abusé de très jeunes Françaises qui lui avaient été envoyées comme « cadeau d’anniversaire surprise ».

Selon des médias anglo-saxons, elle assurait également que ces jeunes filles avaient été envoyées aux Etats-Unis par un ancien proche d’Epstein, le Français Jean-Luc Brunel, fondateur des agences de mannequins Karin Models et MC2 Model Management.

Crimes sexuels sur mineures

L’homme d’affaires américain était accusé d’avoir organisé un réseau d’exploitation de jeunes filles et d’agressions sexuelles sur mineures. Déjà condamné aux États-Unis, en 2008, il avait évité un procès et avait été condamné à 13 mois de prison grâce à un accord de plaider-coupable.

Il a de nouveau été arrêté le 6 juillet 2019 et inculpé pour exploitation sexuelle de mineurs. Les faits qui lui sont reprochés datent de la période allant de 2002 à 2005, au minimum.

Selon l’acte d’accusation, il aurait «fait venir des mineures (une quarantaine et certaines de 14 ans) dans ses résidences de Manhattan et de Palm Beach (Floride) et sur une île aux Caraïbes pour se livrer à des actes sexuels avec lui, après quoi il leur donnait des centaines de dollars en liquide».

Il a été retrouvé mort le 10 août dans sa cellule new-yorkaise, les résultats de l’autopsie confirmant un suicide par pendaison.

Kate White pour DayNewsWorld

FRANCOIS DE RUGY LA DEMISSION

François De Rugy démissionne et dit : "j'ai privilégié le sens des responsabilités pour le président et le gouvernement"

Le ministre français de la Transition Écologique après les multiples révélations en cascade de MEDIAPART a démissionné ce mardi 16 juillet 2019.

Au centre d'une polémique sur des dépenses excessives, François de Rugy a annoncé sa démission du gouvernement, tout en s'estimant victime d'un "lynchage médiatique", et en annonçant avoir déposé une plainte en diffamation contre le site d'investigation MEDIAPART.

François de Rugy :

"Je me sens bien même si je ressens un grand sentiment d’injustice face aux méthodes de MEDIAPART".

Depuis la semaine dernière, le site d'investigation a révélé que l'intéressé avait organisé des dîners fastueux à l'Hôtel de Lassay à l'époque où il était président de l'Assemblée nationale de juin 2017 à septembre 2018.

MEDIAPART révèle également des travaux d'un montant de 63.000 euros dans son logement de fonction.

Une chose est sûre: le torchon brûle entre le peuple Français et ses dirigeants (classe politique) qui semblent abuser aux yeux des citoyens de l'argent publique, alors que dans le même temps la pauvreté et les difficultés ne font que s'amplifier avec une fiscalité devenue insupportable, la France étant la championne du monde des impôts, taxes et prélèvements en tout genre !!!

Simon Freeman pour DayNewsWorld

AFFAIRE BERNARD TAPIE ADDIDAS / CREDIT LYONNAIS

LE DEBUT DE LA JUSTICE

Dernier épisode en date d'un feuilleton judiciaire vieux de 20 ans, marqué par de nombreux retournements de situation, le tribunal correctionnel de Paris a décidé, mardi 9 juillet 2019, de relaxer l'ancien ministre Bernard Tapie et les cinq autres prévenus dans l'arbitrage de l'affaire Addidas / Crédit lyonnais

Bernard Tapie : "Mon cancer vient d'en prendre un sale coup dans la gueule" a lancé l'ancien ministre, sous chimiothérapie pour un double cancer

"C'est bien la preuve qu'il faut toujours, toujours, se battre jusqu'au bout."

Dominique Tapie, la femme de l'ancien ministre a commenté :

"C’est le plus beau jour de la vie de mon mari car son honneur a été reconnu"

Hervé Temime l'avocat de Bernard Tapie :

"Le tribunal a rendu avec une indépendance rare un jugement d'une netteté exceptionnelle et c'est pour nous (...) une immense satisfaction et une grande libération"

Poursuivi pour escroquerie et détournement de fonds publics, cinq ans de prison ferme et 375 000 euros d'amende  avaient été requis le 1er avril 2019, contre l'ancien ministre Bernard Tapie. Il lui était reproché d'avoir organisé, avec son ancien avocat Maurice Lantourne, un arbitrage " truqué " en concertation avec l'un des trois membres du tribunal arbitral, le haut magistrat Pierre Estoup pour solder le contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais, lié à la revente d'Adidas dans les années 1990.

Pour le parquet, qui n'a pas encore annoncé s'il allait faire appel, Bernard Tapie avait " truqué " l'arbitrage qui lui avait notamment accordé en juillet 2008 la somme inédite de 45 millions d'euros au seul titre du préjudice moral.

Ce jugement ne remet cependant pas en cause l'arrêt de la cour de cassation de Paris dans le volet civil de l'affaire.

La cour avait annulé l'arbitrage en 2016, le jugeant " frauduleux " et avait condamné Bernard Tapie à rembourser les 404 millions d'euros obtenus.

Une décision qui apparaît aujourd'hui en décalage avec la relaxe prononcée dans le volet pénal.

Cependant les deux procédures ne portaient pas exactement sur la même chose.

- Dans le volet civil, il s'agissait de juger la décision prise lors de l'arbitrage lui-même.

- Dans le volet pénal, les juges s'intéressaient aux conditions dans lesquelles cette procédure a été choisie et exécutée.

- Le tribunal n'a pas rejugé le contentieux Adidas, il n'en était pas saisi, a rappelé Hervé Temime, l'avocat de Bernard Tapie.

- Mais pour moi il n'y a aucune cohérence entre ces décisions.

Autre personne relaxé Stéphane Richard, 57 ans, PDG d'Orange à la tête de l'opérateur de télécom, au moment de l'affaire, Stephane Richard était directeur de cabinet de la ministre de l'Economie et des Finances de Christine Lagarde, pour lequel le parquet avait requis à son encontre trois ans de prison dont 18 mois ferme, 100.000 euros d'amende et une interdiction de toute fonction publique pendant cinq ans

Stéphane Richard, a déclaré à sa sortie du tribunal :

"Aujourd'hui il y a ce soulagement d'avoir mon innocence totalement reconnue par ce tribunal. C'est le sentiment qui me domine. Le tribunal a dit que l'arbitrage était légal, il a même dit qu'il était légitime".

Vu d'ici (USA)

Ce jugement n'est que le début d'un juste retour des choses, car si la mémoire manque à certains il faut se souvenir sur le fond des faits qui ont généré cette situation !!

En effet l'affaire Addidas Bernard Tapie n'est pas la seule dans laquelle le Credit Lyonnais à été impliqué !!!

Jean-Maxime Lévêque ancien président du Crédit Lyonnais mais aussi propriétaire d'une banque exotique, International Bankers, est l'un des acteurs du désastre Crédit Lyonnais et des ses 120 milliards de perte  de la banque nationalisée !

Jean Maxime sort de l'ENA en 1948, haut fonctionnaire, inspecteur des finances, il cumule les nominations prestigieuses et représente la France au Fonds monétaire international et à la Banque internationale pour la reconstruction et le développement.

Il quitte son poste de conseiller économique à l'Elysée en 1964 pour le Crédit commercial de France (CCF), dont il devient président en 1976.

En 1982 bascule le destin de Jean-Maxime Lévêque. Il crée cette année-là une petite banque prometteuse, l'International Bankers Incorporated Holding Cy NV (IBI), qu'il domicilie aux Antilles néerlandaises.

L'histoire sulfureuse de Jean-Maxime Lévêque commence donc à Curaçao, aux Antilles néerlandaises.

Ce paradis fiscal sera la terre d'accueil d'IBI. Le siège opérationnel de la banque, International Bankers SA, est, lui, installé au Luxembourg.

Le tour de table d'IBI réunit, outre le mystérieux cheikh Baroum, trois anciens clients du CCF. Il y a là le Syrien Akram Ojjeh, le Saoudien Adnan Kashoggi et le Libanais Samir Traboulsi.

Dotée de 130 millions de capital initial, la petite IBI a de grandes ambitions.

Jean-Maxime Lévêque, qui veut en faire une star du négoce international, crée très vite des succursales de la banque à Paris, Londres, Hongkong et Genève.

La palette des services de la banque est vaste et particulièrement adaptée aux sociétés et aux hommes d'affaires désireux que la trace de flux financiers se perde dans des sociétés exotiques spécialement créées.

Dans le domaine de l'administration de sociétés offshore, explique un rapport de la direction des études économiques et financières du Crédit lyonnais, IBI est à même d'intervenir sur une vingtaine de types de sociétés, localisées juridiquement à Luxembourg ou sur d'autres places offshore (Jersey, Panama, Antilles néerlandaises, etc.).

La nomination de Jean-Maxime Lévêque à la présidence du Crédit lyonnais date de juillet 1986

Après la défaite de la droite aux élections législatives de 1988, Jean-Maxime Lévêque est limogé de la présidence du Lyonnais et regagne le siège de président d'une IBI qu'il n'avait pas réellement quitté, puisqu'il avait pris grand soin de conserver, dans l'intervalle, des fonctions de vice-président de la banque.

En 1994, les pertes d'IBI se chiffrent à plusieurs milliards de francs, et le Crédit lyonnais, actionnaire de référence, paie, seul l'addition.

Sur l'argent du contribuable Français !!!

Les dossiers les plus extravagants de cette folie financière :

Altus Finances, MGM, Addidas, Sasea et ses comptes en Suisse...

Avec de nombreux hommes d'affaires impactés comme Robert Maxwell, Bernard Tapie, Florio Fiorini, Giancarlo Parretti........ !!

Crédit Lyonnais innocent ?

Cela fait beaucoup d'affaires !!

Tous coupables sauf le Crédit Lyonnais ???

L'affaire Addidas Bernard Tapie / Crédit Lyonnais n'a que trop duré, l’indemnisation de Bernard Tapie semble normal, même si la somme de 404 millions d'euros peut paraître importante au yeux du grand public.

Simon Freeman pour DayNewsWorld

GROS SCANDALE AUTOUR DES CENDRES TOXIQUES

DE LA CATHEDRALE NOTRE DAME DE PARIS

L’information est passée à l’époque , quasiment inaperçue, sauf pour les riverains qui en avaient été destinataires.

Dans un communiqué de Presse daté du 27 avril 2019, la Préfecture de Police de Paris et l’ARS (Agence Régionale de Santé de l’Ile de France) avaient invité les riverains de la Cathédrale à procéder à un ménage minutieux de leur habitation ou de leurs locaux, au moyen de lingettes humides, pour éliminer tout empoussièrement  susceptible de contenir des poussières contenant une forte teneur en plomb provenant des résidus de combustion de la charpente partie en fumée de la Cathédrale Notre Dame de Paris.


Pour autant, dans cette note, les deux administrations indiquaient « qu’aucune intoxication n’avaient été signalées dans les jours suivant l’incendie ».

On avait eu envie d’y croire …. nonobstant le fait que parallèlement les femmes enceintes et les enfants avaient été invités à faire doser leur taux en plomb ?

Ce que tout le monde avait abondement appris simultanément c’est que c’est le général Gorgerin , un fervent catholique, cultivé mais aussi doté d’un fort sens politique , qu’Emmanuel Macron avait nommé le 27 avril pour supervisé les opérations de « reconstruction » de la Cathédrale.

Depuis silence radio !

Jusqu’à ce que notre confrère Médiapart fasse jeudi dernier, 4 juillet, des révélations inquiétantes sur le sujet.


C’est ainsi que l’on a appris que:
Selon des documents datés du 3 mai, les prélèvements destinés à mesurer le taux en plomb dans les décombres révélaient des taux jusqu’à 740 fois supérieurs aux seuils autorisés. Sur le parvis, les taux mesurés avoisines les 500 fois, alors que sur certains ponts, squares ou rues voisines, les taux relevés sont jusqu’à 800 fois supérieurs.
Qu’au cours d’une réunion du 6 mai, organisée dans les bureaux de l’ARS où se sont retrouvés des responsables du Laboratoire de Police, de la Mairie de Paris, du Centre Antipoison, de la CRAM de Paris et de la Direction du Travail on s’est posé la question de savoir si l’on devait communiquer sur le sujet ? Une personne présente à la réunion a révélé que « l’ARS jouait la montre en refusant de communiquer allant jusqu’à obliger les particuliers et les associations à saisir la CADA » ouvrant ainsi la voie à un vrai parcours du combattant pour les victimes.
La loi du silence qui s’est installée avait semblé néanmoins convenir parfaitement au Ministère de la Culture et aux autorités sanitaires.

La seule préoccupation du gouvernement a été de faire voter le projet de loi sur notre Dame de Paris qui prévoit la création d’un Etablissement Public et des dérogations aux règles d’urbanisme et de protection de l’environnement.

Sur le chantier les perspectives inquiètent : les entreprises tout d’abord qui ne veulent pas être le bouc émissaire de l’événement et de ses conséquences ; mais aussi tous les intervenants selon qui, les dangers pour la santé et l’environnement risquent de s’accroitre en raison de l’opacité qui s’est installée.

Par suite, certains protagonistes a commencé à montrer leur embarras à l’exemple de la Préfecture de Police dont certains locaux ont été touchés par la pollution au plomb, ou encore la biberonnerie ou la salle « Mille Pattes » de la crèche de ladite préfecture qui ont du être fermées pour une décontamination en urgence. Des appartements de fonction ont eux aussi été décontaminés.

Des contrôles de sécurité sur le chantier ont révélé que des ouvriers travaillaient sur place à mains nues, sans gants, manipulant les gravats dans protection, sans masque. Les douches de décontamination vérifiées par l’Inspection du Travail ne fonctionnent pas. Les ouvriers rentrent chez eux avec les poussières de plomb ?

Des sources proches du chantier indiquent même que Franck Riester, le Ministre (ancien LR/macron-compatible) ne serait pas mécontent que les ouvriers se promènent sur le chantier sans protections, n’éveillant pas ainsi aucune crainte ni des riverains ni des touristes.

Avec l’incendie de Notre Dame de Paris qui a provoqué la fonte puis l’évaporation de quelques 500 tonnes de plomb , le dossier qui avait tout au début déjà déclencher un scandale et des doutes prend aujourd’hui l’allure d’un scandale sanitaire, in-situe, près de l’édifice mais aussi dans la  capitale intra et extra muros, le nuage de poussières de plomb n’ayant pas comme à Tchernobyl respecté les frontières.

Le malaise est même en train de faire naitre des vocations d’enquêteurs que ce soit du coté de ceux qui envisagent de lancer à l’américaine « une class actions » pour obtenir des dédommagements ou des pensions ou encore de la part de ceux qui n’ont jamais cru à la thèse accidentelle de l’incendie.

Ces derniers misent sur le fait que les « coupables » ont des ennemis de partout qui ne vont pas laissé passer l’occasion de se priver de livrer des informations sensibles pour mettre des bâtons dans les roues de l’Etat , propriétaire du monument.

On rappellera que l’intoxication au plomb, par ingestion ou inhalation qui provoque des atteintes graves au système nerveux central s’appelle le saturnisme. Et c’est ainsi que, le saturnisme, tiré du nom de Saturne, (le Dieu Romain inquiétant) qui aurait provoqué la chute de l’Empire Romain, pourrait en ce début de XXIème siècle provoquer la chute de Jupiter/Saturne.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

L’AFFAIRE GENERAL ELECTRIC/ ALSTOM

Affaire Alstom, l’Elysée à nouveau pointé du doigt.

1000 salariés de Général Electric, de Belfort notamment vont perdre leur emploi !

L’information est tombée le 29 mai 2019, 3 jours après les élections européennes, ceci alors même que l’entreprise américaine avait promis, lors du rachat d’Alstom d’en créer un millier !

Le maire LR de Belfort, Damien Beslot et les salariés ont crié immédiatement au scandale, allant jusqu’à dénoncer un scandale d’Etat.

De source interne, le détail de ces licenciements sera présenté aux syndicats vers la mi-juin 2019.

C’est Hugh Bailey, un ancien conseiller d’Emmanuel Macron à Bercy qui a confirmé ce qui se tramait depuis des semaines et qu’il ne pouvait pas ignorer puisque l’intéressé est devenu le 22 avril le patron de Général Electric.

Mais, croix de bois-croix de fer, l’Elysée assure de son coté qu’il ne savait rien avant le 26 mai :

« on n’était pas plus au courant que les personnes concernées » a juré sur France Info la Secrétaire d’Etat  auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, (Bruno Le Maire) Agnès Pannier Runnacher qui a néanmoins tenu a rappeler « qu’on avait imposé à Général Electric de mettre en place un fonds de 50 millions d’euros destiné à financer des plans de revitalisation industrielle ».

Il suffit de la croire et surtout de croire que l’Elysée n’a pas manœuvré pour que l’information tombe après les élections européennes.

Pourtant, début juin 2019, on apprenait que le député de l’Eure et Loir, Olivier Marleix avait été entendu le 29 mai par les enquêteurs de l’Office Central  de la lutte contre la Corruption.

Le député avait signalé en janvier dernier au parquet les opérations de vente des activités énergie d’Alstom à General Electric et la fusion de Tecnip FMC, ceci dans le but de savoir si des personnalités qui ont contribué financièrement et opérationnellement à celles-ci, ne figuraient pas sur la liste des soutiens à Emmanuel Macron durant la campagne des élections présidentielles.

Et d’ajouter  que pendant ses deux années à Bercy, Emmanuel Macron a autorisé des fusions pour des montants colossaux : Alstom/General Electric pour13 milliards d’€, Lafarge pour 17 milliards d’€, Tecnip  pour 8 milliards d’€.

A chaque fois les sommes en jeu ont été considérables, en accélération inédite dans l’histoire des fusions acquisitions. A chaque fois elles ont apporté aux Banques d’Affaires des primes de résultat (success fees) allant de 10 à 15 millions d’€.

Ces ventes ont été examinées par le Ministère de la Défense pour les activités le concernant (par exemple les turbines qui équipent nos sous marin) mais les procédures de contrôle prévu par décret ont été largement contournées à chaque fois, selon Olivier Marleix, qui  présida la Commission d’Enquêtes chargé d’examiner les décisions de l’Etat en matière de politique industrielle, dont celle d’Alstom.

En avril 2018, le député LR avait déjà fait part de ses conclusions accablantes dans le rôle joué par l’Elysée dans la vente du fleuron français de son concurrent américain. « Il faut, bien sûr être prudent », vient de déclarer  Jacques Myard, ancien député et maire LR de Maison Lafitte  qui s’est intéressé lui aussi au dossier ; mais Olivier Marleix qu’il connait bien est selon lui « un député précis et sérieux » qui ne cesse de dénoncer le mélange des genres dans ces affaires, en raison du fait que ce sont les trésoriers de la campagne d’Emmanuel Macron, Alexis Köhler ancien Secrétaire Général de l’Elysée, démissionnaire et faisant l’objet d’une enquête dans l’affaire Benalla et Julien Denormandie , Ministre de la Ville et du Logement, qui étaient en charge de ces dossiers au Cabinet. « C’est une affaire extrêmement grave » ajoute Jacques Myard ; « c’est une affaire de  souveraineté et de puissance industrielle mais aussi de justice car aujourd’hui des centaines d’emplois sont menacés ».

Dans la lettre de 4 pages publiée par le journal « Le Monde » le 17 janvier 2019, Olivier Marleix avait de son coté déjà fait remarqué que les deux Banques conseil auxquelles il avait été fait appel pour l’opération de cession d’Alstom-Activités Energies à Général Electric ont été la Banque Of América/Merill Lynch et Rothschild & Co, deux banques qui viennent à nouveau d’être mandatées dans l’affaire de la privatisation d’ADP (Aéroport de Paris). Nous rappelons au passage qu’Emmanuel Macron a été gérant de la Banque Rothschild de 2008 à 2012.

On va se plaire à rappeler au demeurant, qu’il y a 4 ans pile , le 25 mai 2015 , Emmanuel Macron, alors Ministre de l’Economie et des Finances , en visite sur le site industriel Energie et Transports avait assuré que « Belfort avait un avenir industriel » (sic) On comprend la colère des élus locaux  et des salariés.

Le scandale d’Etat semble bien se profiler à l’horizon ce qui a déjà permis à plusieurs observateurs de dire que le naufrage d’Alstom pourrait bien entrainer celui d' Emmanuel Macron.

Affaire à suivre …

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LE BLABLABLA PRESIDENTIEL A

ENDORMI PLUSIEURS MINISTRES

Les images tournent en boucle sur les réseaux sociaux :

plusieurs ministres d’Emmanuel Macaron se sont assoupis devant les caméras à l’occasion de la Conférence de Presse d’Emmanuel Macron du 25 avril 2019.

Visiblement, en effet,  le ronron présidentiel a été bien plus efficace que le Prozac.

Au demeurant, heureusement que l’événement s’est passé en France, une République, encore (mais pour combien de temps ?) démocratique et libérale. En Corée du Nord, Hyon Yong Chol, le Ministre de la Défense qui s’était assoupi pendant des célébrations militaires, a été exécuté au canon aérien…

Bien entendu, les chaines TV d’infos  continues n’ont rien vu  et rien entendu !

Et pourtant, alors qu’Emmanuel Macron discourait sur la réforme des retraites qui appelaient les Français à travailler plus, ses ministres se sont mis à faire dodo.

Les images ont soulevé l’hilarité et les moqueries sur les réseaux sociaux : « le joueur de pipo, marchand de sable (souvenez vous de bonne nuit les petits) un dénommé Emmanuel Macron, est bien passé ce soir là.

Il est vrai que la scène, que nous avons suivie de bout en bout était soporifique.

Avant l’élection présidentielle de 2017, on nous avait annoncé un nouveau monde, joyeux, vivant et satisfaisant, emmené par un homme brillant, charismatique, connaissant bien la France, un homme parvenant avec une plume neuve à faire rimer poésie, philosophie et politique.

Les Français se sont retrouvés en fait, moins de 2 ans après ladite élection, face à un homme austère, prononçant des monologues sans fin, sur un ton et au moyen de propositions qui sonnent faux, tellement Emmanuel Macron surjoue sa partition face des événements de plus en plus agités.

Même Christophe Castaner, qui habituellement boit les paroles du monarque et qui semble, encore, le ministre le plus « motivé », a donné l’impression de s’emmer. ...pensant peut être, selon quelques méchantes langues, à sa dernière virée nocturne.

Ce que l’on a pu constater en toute hypothèse, le 25 avril c’est que, ou Emmanuel Macron les a épuisés ou ils sont devenus, les uns après les autres des zombies face à un président, prophète de malheur qui débite des « phrases complexes », de plus en plus irrationnelles, déconnectées de la vie quotidienne des Français.

Il est vrai aussi, que du coté du parterre de quelques 300 journalistes, triés sur le volet (certains ne sont pas parvenus à obtenir un badge d’accès) l’impression n’était pas meilleure. Les œilletons des caméras ont balayé ce soir là un public ébahi, voire anéanti.

Le discours introductif qui était annoncé pour durer 20 mn a en fait duré 1h30, laissant qu’une petite heure disponible pour les questions-réponses où, il faut le remarquer, les femmes journalistes et leur impertinence, ont été les plus brillantes.

Mais alors, si LREM  s’endort, imaginez ce qui a pu se produire en réaction auprès des 3,4 millions de téléspectateurs qui, à une heure de grande écoute, avaient accepté d’écouter l’allocution du Chef de l’Etat.

Faisons remarquer, de ce denier point de vue qu’Emmanuel Macron avait connu des audiences plus exceptionnelles au cours des six derniers mois : le 10 décembre 2018, le discours du Président de la République, consacré aux violences lors des manifestations des Gilets Jaunes, avait rassemblé 23 millions d’auditeurs (3 fois plus) …

Un sondage Harris Interactive-Agence Epoka , commenté ce samedi 27 avril montre effectivement qu’Emmanuel Macron n’a convaincu que 37% des Français ; 63% n’ont donc pas été persuadés de la justesse du discours par rapport à la situation actuelle et à leurs revendications.

Aussi, il semble vain de croire, comme vient de le suggérer Jean Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale, venu faire le service après vente sur France Info, que l’espoir pourrait venir « quand les gens constateront des mesures concrètes » ?? On va devoir attendre encore !

Le mécontentement reste donc important. Loin d’endormir les Français, Emmanuel Macron  et ses acolytes énervent de plus en plus, empêchant une large majorité de Français de s’endormir devant des porte- monnaies ou des frigos vides.

En revanche, alors que le grand débat avait quelque peu anesthésié l’opinion, aujourd’hui, jour du XXIV épisode des Gilets Jaunes, le contexte des manifestations pourrait avérer que le piège du Grand Débat, pourrait se refermer prochainement sur Emmanuel Macron.

A quelques semaines des élections européennes, le plus dur va en effet commencer pour l’exécutif qui était attendu au tournant pour la Conférence de Presse de jeudi soir.

Car nombreux sont ceux qui n’ont toujours pas encore constaté « qu’il y avait eu, un avant et un après Gilets Jaunes » ou même un changement de cap, Emmanuel Macron étant resté droit dans ses bottes.

Soyons honnête néanmoins! Edouard Philippe avait prévenu et préparé le terrain : « l’après Grand Débat allait être déceptif » ; mais déceptif ! Je vous invite à consulter le Larousse est synonyme de « tromperie ».

Les Français auraient donc été trompés ce qui expliquerait la colère qui s’exprime encore dans les rues, à l’occasion des manifestations aux cours desquelles on a entendu : "Macron démission » ou encore « dissolution de l’assemblée nationale » à coté du RIC …

A bien regarder les images des ministres assoupis devant les caméras pendant le discours d’Emmanuel Macron on est pris de l’ impression que les somnolences macron-diurnes de certains ministres pourraient prendre bientôt fin, lassés que sont certains d’entre eux, d’entendre toujours le même discours qui ne parvient pas à convaincre et n’interrompt pas les manifestations parfois et encore violentes.

Si notre impression était bonne, il se pourrait bientôt (au lendemain des élections européennes ?) qu’un schisme apparaisse au réveil, au sein du gouvernement, les « et de gauche et de droite » ne pouvant plus perdurer encore longtemps.

Le réveil sera alors dur pour Emmanuel Macron, qui il y a peu de temps encore rêvait de leader ship européen …

Mais si tel était encore son état d’esprit, le Chef de l’Etat aurait pu au moins nous parler d’Europe au cours de sa Conférence de Presse et de reforme, prioritaire, de la BCE (Banque Centrale Européenne), un dossier auquel il va falloir inévitablement s’attaquer imméiatement.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

FAUT-IL TRAVAILLER PLUS EN FRANCE ?

Comment répondre à la crise des gilets jaunes qui demandent plus de pouvoir d'achat ?

C'est la question qui taraude le gouvernement et tout particulièrement Emmanuel Macron à deux jours de son intervention sous forme de conférence de presse , la première de son quinquennat. Le président se préparerait à prôner l'allongement du temps de travail comme élément de réponse pour faire face à la baisse d'impôt.

Emmanuel Macron veut que les Français « travaillent davantage » pour financer les baisses d'impôt. Mais les solutions envisagées peuvent être explosives...

« J'ai demandé au gouvernement de mettre en œuvre cette baisse d'impôt en la finançant par la suppression de certaines niches fiscales, la nécessité de travailler davantage et des réductions de notre dépense publique. »

Cet extrait de l'allocution d'Emmanuel Macron, enregistrée lundi dernier mais non diffusée en raison de l'incendie de Notre-Dame, met en relief un nouvel axe peu consensuel de la politique du président de la République voire explosif dans un contexte social très dégradé d'autant que 54% des Français se sont prononcés contre un allongement du travail dans un sondage Ifop publié dimanche par le JDD. Ian Brossat, tête de liste PCF aux Européennes, en fait partie.

« Quand j'entends le président Macron nous dire il va falloir travailler plus pour gagner autant, c'est insultant pour des millions de Français (...) alors que le nombre de milliardaires en France a été multiplié par trois ces dix dernières années », a-t-il déclaré sur RFI.

Sous quelle forme? Un jour férié travaillé gratuitement, à l'instar de ce qu'avait fait Pierre Raffarin alors premier ministre sous Jacques Chirac pour le financement de la solidarité. Le 8 mai par exemple pour un seul jour mémoriel le 11 novembre , la suppression de certaines niches fiscales ou encore le recul de l'âge légal de la retraite.

Le sujet divise la classe politique même chez les LREM.

Pour Nicolas Bay du Rassemblement national , les Français sont « prêts » à travailler davantage «  les conditions sont favorables », tout en qualifiant de « gadget » l'idée de supprimer un jour férié pour instaurer une journée de solidarité qui ne rapporterait que trois milliards d'euros par an à l'Etat Le sujet divise jusqu'au sein des LREM .

Tandis qu' Aurélien Taché, député de l'aile gauche de LREM, préconise de « privilégier des pistes où on ne demandera pas aux Français de travailler plus » et d'affecter la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) à la dépendance, Aurore Bergé, autre députée LREM, défend en revanche la proposition d'une nouvelle journée de solidarité.

La France est l'un des pays où l'on travaille le moins et l'un de ceux qui redistribuent le plus en direction des plus défavorisés.

L'exécutif devra être convaincant dans la bataille du temps de travail.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

TOLLE AUTOUR DE LA NOMINATION DE

RAPHAELE RABATEL A LA DIRECTION DE LA COMMUNICATION ET DU DEVELOPPEMENT

DURABLE DE LA FDJ

C’est par un bref communiqué d’une trentaine de lignes que la FDJ (Française des Jeux) a fait savoir le 9 avril 2019 que Raphaële Rabatel avait été nommée  directrice de la Communication et du développement durable de la société, une fonction qu’elle rejoindra début mai.

L’information a immédiatement suscité un tollé, Raphaele Rabatel étant l’épouse de Gilles Legendre, macroniste de la première heure, député de la 2eme circonscription de Paris et Président, depuis le remaniement ministériel du mois de septembre 2018 , du Groupe LREM de l’Assemblée Nationale.

Les raisons de la bronca : l’information est tombée en pleine période de l’adoption de la loi PACTE, laquelle prévoit la privatisation de la FDJ. (Adoptée définitivement le 11 avril 2019).

Le weekend de la semaine 15 a certainement été mis à profit pour entériner la décision, dans les tuyaux avant le 11 avril. Les téléphones ont du chauffer ce weekend là !

« Curieux mélange des genres », « Bravo le nouveau monde », « profondément  choquant » ! L’opposition s’en est donné à cœur joie, dénonçant en vrac,  soupçon grave de conflit d’intérêts et népotisme.

Dans leurs remarques grinçantes la plupart des opposants soulignent qu’ils ne seraient jamais montés au créneau, sur le front des critiques, si Gilles Legendre, qui pendant des mois a fait campagne sur le thème de la probité et de la moralisation de la vie publique, s’était déporté pendant le vote de la loi PACTE.

Compte tenu du calendrier  décrit plus haut, Gilles Legendre ne pouvait en effet pas ignorer que son épouse avait été pressentie depuis plusieurs semaines pour occuper le poste de Directrice de la Communication et du Développement durable à la FDJ et que cette décision serait prise au lendemain de sa privatisation !

Nouveau monde ou pas, on voit que les petits arrangements entre amis ont encore la vie longue et que l’arrivée d’Emmanuel Macron  n’a rien changé à ce phénomène insupportable, malgré les protestations, la main sur le cœur de l’exécutif.

Dans le camp LREM on objecte que le cas de Raphaële Rabatel relève d’attaques malveillantes … sans convaincre, le Penelope Gate (affaire Fillon)  n’est pas si ancien.

Protestant de sa bonne foi et de la compétence « avérée » de son épouse, retenue selon lui régulièrement par les recruteurs, le député parisien qui avait choisi, très certainement, d’officialiser la nomination  de sa compagne, vient de faire marche arrière.

Pour mettre un terme à la polémique, il vient d’annoncer aujourd’hui, 15 avril, qu’il avait saisi la déontologue de l’Assemblée.

Le poste a été crée en avril 2011. Il est présentement occupé par Agnès Roblot-Troizier, docteure en droit public. Elle a été nommée à ce poste sur proposition de  François de Rugy.

Depuis le vote de la loi de moralisation de la vie publique, le déontologue est doté d’un pouvoir d’investigation. Il faudra donc attendre la clôture de son enquête.

Selon Gilles Legendre ce serait la seule façon de lever définitivement les doutes sur les conditions qui ont entouré le vote de la loi prévoyant la privatisation de la FDJ, un vote auquel il a néanmoins participé en « oubliant de se déporter »?

En attendant, et pour parodier Arnault Montebourg , il est possible de dire que le plus grand défaut de Gilles Legendre est son épouse ….

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

LE JOURNAL OFFICIEL VIENT DE NOUS DONNER DES NOUVELLES D’ALAIN GIBELIN

Et hop ! Voilà un petit décret vite signé, vendredi 15  mars 2019, avant de partir (Emmanuel Macron)  faire du ski à la Mongie !

Le Journal Officiel (JO) a publié le 16 mars 2019 un décret qui avait été signé la veille par le Président de la République et qui met fin aux fonctions de Directeur de Service Actif de la Préfecture de Police, et, de Directeur de l’Ordre Public et de la Circulation de la Préfecture de Paris occupée jusqu’à cette date par Alain Gibelin lequel est réintégré dans son corps d’origine de Commissaire Général de Police.

Ce décret a fait bénéficier Alain Gibelin des dispositions d’un décret du 16 juin 2016 instaurant le grade de Commissaire Général de Police. Le décret du 15 mars 2019 comporte 4 lignes, succinctes !

Ouf ! on vient enfin d’avoir des nouvelles d’Alain Gibelin dont on avait su par notre confrère « Le Point » qu’il avait été hospitalisé aux urgences de l’Hôpital de la Salpetrière le 28 février 2019, dans un état probable de burn out ?

Nous utilisons à dessein  la terminologie « d’état probable » car on ne sait pas grand-chose sur ce qui s’est passé précisément ce jour là.

Ce dont on est sûr néanmoins c’est qu’Alain Gibelin n’a pas été hospitalisé aux urgences pour un burn out consécutif à un chagrin d’amour…

On rappellera au demeurant que la décision de suspendre ce haut fonctionnaire de police avait été prise en toute discrétion.

On rappellera aussi que cette décision avait été mise sur le compte du rétropédalage de ce dernier devant la Commission d’Enquêtes de l’Assemblée Nationale, un rétropédalage qui n’avait pas été du gout de l’Elysée et encore moins du Président de l’Assemblée Nationale, Richard Ferrand qui pour l’occasion avait inventé « le rectificatif de déclaration sous serment ».

Mais on rappellera également qu’Alain Gibelin a été décoré de l’Ordre du Mérite National le 5 novembre 2018, décoration qui lui a été remise par Michel Delpuech , Préfet de Police de Paris ,qui  aujourd’hui, à l’heure même où nous écrivons risque, (on vient de l’apprendre à l’instant) , d’être lui aussi limogé, attaqué de toutes parts qu’il est suite aux incidents qui sont survenus sur les Champs Elysées samedi 16 mars .

Le jour même  de la publication par les JO du décret de réintégration d’Alain Gibelin, a aussi été publié le décret nommant Jérôme Foucault en remplacement d’Alain Gibelin. Jérôme Foucault est lui aussi un haut fonctionnaire de Police, entendu par la Commission d’Enquêtes du Sénat.

Alain Gibelin était pourtant, de l’avis de tous un spécialiste de l’ordre public. De ce point de vue, on peut imaginer que sa présence dans les QG de police samedi dernier, lors des incidents qui sont survenus sur l’Avenue des Champs Elysées aurait pu être fort utile, comme aurait pu être utile également la présence des 3 policiers, très compétents,  suspendus dans l’affaire Benalla, toutes décisions qui ont décapité la police nationale parisienne.

On n’en a pas fini, de toute évidence, avec l’affaire Benalla !

Mais l’autorité qui siège à l’Elysée depuis le mois de mai 2017 est dévoyée selon les termes mêmes de Philippe Bilger (voir compte twitter#Philippe Bilger, Ancien Procureur général près de la Cour d’Appel de Paris) et il faut bien l’admettre, ce n’est pas à cause de la chienlit qui règne sur Paris qu’Alain Gibelin a été limogé mais parce que ce dernier avait tout simplement contredit l’Elysée dans l’affaire Benalla.

A la suite de ces dernières informations on s’est pris a attendre avec impatience la décision du Président du Sénat, Gérard Larcher, « le premier opposant institutionnel de Macron ».

En effet, Gérard Larcher a promis de réunir les plus hautes instances du Sénat le 21 mars 2019 pour décider oui ou non, de la saisine du Parquet dans l’affaire Benalla, suite au rapport décoiffant de la Commission d’Enquêtes du Sénat.

L’ensemble des citoyens français, Gilets Jaunes ou pas, attendent donc avec intérêt et impatience la décision du Président du Sénat. A moins que …

On vient d’annoncer que, main dans la main, Gérard Larcher et Richard Ferrand on prévu d’effectuer plusieurs déplacements dans les semaines prochaines « pour porter la parole démocratique  en cette période où les institutions sont attaquées ».

Leur premier déplacement est prévu pour le vendredi 22 mars. Leur première réunion doit avoir lieu à Sciences Po Lilles.

Il faut espérer que dans le  huis clos d’une berline aux verres fumés ou dans la cabine d’un avion Falcon, les deux hommes ne s’entendront pas …pour conclure qu’il n’y a pas d’urgence dans cette affaire Benalla, la démocratie étant en danger, depuis les violences de samedi dernier ?

On rappellera qu’en Septembre 2018, Emmanuel Macron, lui-même, avait téléphoné à Gérard Larcher, pour se plaindre de l’attitude de Philippe Bas, Sénateur de la Manche et Président de la Commission d’Enquêtes du Sénat, et, solliciter l’indulgence à l’encontre d’Alexandre Benalla. L’évènement ayant pris une tournure publique, Gérard Larcher avait alors promis de ne pas laisser insulter le Sénat….

N.B. A 3h23 ce matin, 17 mars 2019, Alain Gibelin a publié sur son compte twitter un message au terme duquel il dit : «  Pour mettre définitivement ( ?). Un terme aux fausses rumeurs me concernant, il n’a pas été mis fin à mes fonctions par le gouvernement comme semble le dire les médias manifestement pas bien renseignés. J’ai été victime d’un AVC depuis un mois et je serai en conséquence hospitalisé pendant plusieurs mois. Il m’est donc impossible d’assumer mes fonctions ».

A 3h 23 ? cette victime d’un AVC semble particulièrement éveillée........

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

NICOLAS DUPONT AIGNAN

PRIVATISATION DE ADP OU PILLAGE EN FRANCE

«On va vendre une infrastructure qui rapporte à la France, qui produit des dividendes et qui est bien gérée, pour la placer sur un fonds qui va rapporter au budget 2 à 3 fois moins » et «  qui va faire la transaction ? » ajoute-t-il : « C’est la Bank of America ». Et qui « s’occupe de ce dossier chez Bank of America ?  … c’est Bernard Mourad un soutien fidèle d’Emmanuel Macron ».

Ces propos ont été tenus devant un public gêné et à l’air constipé sur le plateau de l’émission de RMC , Les Grandes Gueules où officiaient, nos confrères médusés ce jour là , Alain Marshall et Olivier Truchot .

L’attaque a fait bredouiller Thibault Lanxade (le fils de l’ancien amiral) PDG du Groupe Jouve, une entreprise financière de services numériques et d’impressions spécialisées dans les datas dont on apprend qu’il a été nommé le 10 janvier 2018, par la Ministre du Travail , Muriel Pénicaud et par le Ministre des Finances et de l’Economie, Bruno Le Maire, ambassadeur à l’intéressement et à la participation ?

Que sa quo ?

Savait-il ou ne savait-il pas ?

Nous penchons pour la seconde hypothèse, car Thibault Lanxade a cherché à esquiver la question , tout en niant, quelques secondes après, une situations de conflit d’intérêts.

Pour sauver l’affaire sur le plateau, quelques voix se sont élevées pour indiquer que c’est l’UE qui ordonnait à la France de vendre ses bijoux de famille ( ?), et « de la dépecer comme cela s’est passé en Grèce… ».

Une très mauvaise argumentation en tout état de cause à quelques semaines des élections européennes du 26 mai .

Mais qui est donc Bernard Mourad ?

Bernard Mourad est un banquier qui vient (lui aussi) d’être nommé (en septembre 2018/ l’annonce de la privatisation d’ADP a été faites officiellement en octobre 2018) à la direction du Siège Parisien de la Bank of América-Merryl Lynch.

Bernard Mourad , 43 ans, est le grand copain d’Emmanuel Macron depuis 2008. Il fait toujours parti du premier cercle, notamment de celui qui s’est engagé dans la conquête du pouvoir.

En dehors du dossier d’Aéroport de Paris (ADP) de gros dossiers sont dans les mains du banquier qui est assisté depuis septembre 2018 de 200 traders rapatriés de la City (400 personnes au total) en raison du Brexit qui s’approche (comme on le voit, tout le monde ne sera pas perdant dans cette affaire du Brexit).

Bank of America a signé un bail pour plus de 10 000 m2 de bureaux , rue de la Béotie, dans les anciens locaux de la Poste (adieu services publics) rénovés à grands frais .

Les deux hommes ont toujours été proches. Quand Bernard Mourad appelle le Président de la République (ou précédemment le candidat à la Présidentielle d’En Marche) on s’échange des « mon lapin » ; Bernard Mourad bombarde Emmanuel Macron de « Forza, tient bon mon chou !». Par messagerie chiffrée Telegram , il lui susurre « Love U.. » (voir enquête interview faite par notre excellente collègue Sophie des Déserts pour Vanity Fair publiée en décembre 2018, n°24)

Avant qu’Emmanuel Macron devienne le résident de l’Elysée les deux hommes se rencontraient souvent dans un bar parisien, devant une bière ou un déjeuner.

Là, ils se donnaient rendez vous pour le prochain meeting de campagne .Le magasine Vanity Fair déroule dans son papier la confiance de l’époque qui règne entre Bernard Mourad et celui qui fut son poulain et à qui il lançait régulièrement avant de se quitter : « je viens avec une perruque rose et un string En Marche… t’as intérêt à être bon » ! Ce à quoi Emmanuel Macron répliquait « qu’il allait balancer la sauce » !

Les échanges sur ce ton ont duré encore longtemps, car le nouvel occupant de l’Elysée avait encore besoin des conseils de son ami qui connait le Tout Paris de la finance et de la politique. En décembre 2018, le banquier était parait il encore fier de son ami Président. Il avouait néanmoins que, les mois défilant, il s’agaçait, en se mettant à ne plus reconnaitre son ami de l’époque Rothschild. Certains pensaient même que les liens étaient coupés.

L’affaire ADP vient de démontrer le contraire… on ne se voyait plus, pour des raisons stratégiques ?

Les liens personnels sont de toute évidence encore très forts, pouvant aller jusqu’au conflit d’intérêts que Nicolas Dupont Aignan (Debout la France/Droite Nationaliste) compare à une opération de  pillage de la France.

Le projet de privatisation de ADP , défendu par Edouard Philippe et Bruno Le Maire suscite de nombreuses critiques . A l’heure où nous écrivons l’Assembée Nationale vient de voter pour le dossier de privatisation d’ADP, et ceci même si le Sénat l’avait rejeté à l’automne.

Selon Nicolas Dupont Aignan, le gouvernement espère retirer 300 millions d’€ de l’opération, alors qu’elle rapporte beaucoup plus aujourd’hui !

Les députés PS, PCF et LFI ont déjà annoncé qu’ils saisiront le Conseil Constitutionnel où l’arrivée d’Alain Juppé début mars 2019 (mais est ce un hasard) va donner au gouvernement une majorité de soutien.

Face à la levée de boucliers contre son projet, Bruno Le Maire a donné des gages aux députés, notamment en ce qui concerne le contenu du Cahier des Charges qui sera imposé au concessionnaire et qui sera révisé tous les 10 ans (ce qui n’est pas le cas pour les concessions d’autoroutes)

Le  ministre de l’Economie et des Finances accuse néanmoins Nicolas Dupont Aignan « d’abuser l’esprit public » et de « renforcer les théories du complot ».

Sauf que, il faut en convenir les révélations de NDA ont fait tomber à plat les accusations de Bruno Le Maire, en caractérisant tout aussi bien les liens malsains qui existent entre Emmanuel Macron et Bernard Mourad que la précision du jeu de chaises musicales qui s’est joué depuis le début du mandat présidentiel.

Les Gilets Jaunes auront une fois de plus des raisons d’être en colère !


Clara Mitchell pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES

PILLAGES SACCAGES ET CHARS A PARIS

Des pillages de magasins de luxe sur les Champs-Elysées, le Fouquet's saccagé.

La journée de samedi est marquée par un regain des violences à Paris. Le 18e samedi de mobilisation des Gilets jaunes se déroule dans un climat beaucoup plus tendu que les précédents. Des affrontements ont lieu depuis le milieu de matinée à Paris dans le quartier des Champs-Elysées

Une mobilisation « L'acte 18 » des « gilets jaunes » sonne comme un « ultimatum » pour le président Emmanuel Macron un jour après la clôture du « grand débat national ». des quatre mois du mouvement.

Dans la matinée, des centaines de personnes ont convergé vers la place de l'Etoile, en haut des Champs-Élysées, à Paris. Des rassemblements étaient également organisés aux abords des gares, d'où sont arrivés des manifestants en provenance des quatre coins de la France.

Éric Drouet,avait en effet invité, dans une vidéo, les sympathisants à converger vers la capitale, évoquant même le renfort de sympathisants d'Italie, Belgique, Pays-Bas ou de Pologne.

Certains vêtus de jaune mais d'autres vêtus de noir et cagoulés.

Des heurts avec les forces de l'ordre ont éclaté dès la fin de matinée. Le compte Twitter de la gendarmerie a appelé les « gilets jaunes » à se « dissocier » des casseurs.

À la mi-journée, des barricades étaient en feu et des groupes s'attaquaient aux magasins des Champs-Élysées ainsi qu'aux restaurants.

La célèbre brasserie Le Fouquet's, inscrite à l'inventaire des monuments historiques , a également été saccagée ainsi qu'un kiosque à journaux incendié.

« C'est la mobilisation des ultras violents qui sont là. Il y a 7000 à 8000 personnes sur Paris. Au sein d'eux, plus de 1500 ultras qui sont venus pour casser et en découdre. », a estimé Christophe Castaner.

Un important incendie s'est également déclaré dans un immeuble avenue Roosevelt, près des Champs. « Deux personnes ont été sauvées des flammes.

Une femme et son bébé étaient coincés au deuxième étage », ont déclaré les pompiers. Le feu est parti d'une banque, au rez-de-chaussée. Un incendie qui a fait 11 blessés légers, selon un bilan provisoire.

L'enquête devra déterminer si le sinistre est bien la résultante des heurts en marge de la manifestation des «gilets jaunes» dans le secteur des Champs-Elysées.

« Les individus qui ont commis cet acte ne sont ni des manifestants, ni des casseurs : ce sont des assassins », a réagi Christophe Castaner sur Twitter. 94 personnes avaient été interpellées.

Le Grand débat national s’achève, mais les Gilets jaunes ne désarment pas totalement. La mobilisation est en baisse depuis plusieurs semaines, mais les leaders du mouvement ont appelé à un regain ce samedi 16 mars, pour « l’acte 18 » présenté comme celui de « l’ultimatum ».

Paris est l’épicentre du mouvement. s de personnes ont été interpellées. Le ministre de l’Intérieur a appelé à « la plus grande fermeté ». Le cap des 100 interpellations à Paris est passé.

Partout en France14 500 personnes étaient mobilisées, dont 10 000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur.

Elles étaient 7 000 sur l'ensemble du pays, dont 2 800 dans la capitale, à la même heure le week-end dernier.

Une dernière démonstration des Gilets Jaunes avant d 'autres types d'actions ?

« Après cette journée, en tout cas pour moi, ça sera fini les manifestations, ça sera de vraies actions pour la suite », avait de son côté prévenu Éric Drouet, une figure du mouvement.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LES GILETS JAUNES PEINENT A RETROUVER

UN SECOND SOUFFLE

Ce samedi, plusieurs manifestations aux revendications multiples ont eu lieu partout en France, avant la grande journée nationale du 16 mars marquant la fin du grand débat. À 14h, on comptait 7000 «gilets jaunes», dont 2800 à Paris selon l'Intérieur.

Au total, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 2.800 manifestants ont été recensés à Paris à 14 heures, contre 1.320 lors de l'acte 16. Cette hausse de la participation est également constatée en régions, puisque 7.000 personnes ont été comptabilisées dans toute la France, contre 5.600 le 2 mars.

Alors que ces derniers évoquaient un « acte décisif » en multipliant les actions variées.

Près de quatre mois après le début du mouvement, les « gilets jaunes » n'ont pas baissé pavillon mais leweek-end dernier, la mobilisation s'était essoufflée. Pour l' « acte 17 », l'heure est donc à la remotivation avec des actions inédites comme des sit-in, flash-mob, défilés avec des collectifs féministes…

Le cortège s'est élancé vers 11 heures des Champs-Élysées en direction du jardin du Luxembourg. En tête, les "gilets roses", ces assistances maternelles mobilisées depuis le 2 février contre la réforme de leur indemnisation chômage, ainsi que le collectif #8mars15h40 qui appelle à porter un foulard violet pour dénoncer les inégalités salariales et les violences sexistes et sexuelles.

Mais sur les Champs-Élysées, la situation est quelque peu confuse. Une partie du cortège n'a pas suivi le principal, mené par les femmes.

L'avenue a été coupée en deux par un barrage de CRS avec camions et canon à eau, au niveau de la rue de Galilée. Bon nombre de « gilets jaunes » sont donc restés statiques pendant plusieurs heures, avant d'être rejoint un peu plus tard par des manifestants qui étaient partis avec le premier cortège, après la dispersion de ce dernier.

Le sit-in parisien devait «installer nos ronds-points au cœur de la capitale, là où nous serons visibles de tous et entendus», expliquait notamment Priscillia Ludosky. Cette figure des «gilets jaunes» a participé samedi matin à une action de blocage du pont d'Iena avec les associations sur le climat.Sous la Tour Eiffel, ce samedi matin, une cinquantaine de manifestants étaient rassemblés devant une banderole moitié jaune, moitié verte, proclamant: «Justice climatique et sociale même combat.»

Un sit-in qui a vite tourné court.

.Un «flashmob géant» au terminal 1 de l'aéroport parisien de Roissy a également eu lieu à la mi-journée, pour protester contre le projet de privatisation d'Aéroports de Paris. Une centaine de «gilets jaunes» ont dansé tout en protestant contre le projet de privatisation d'Aéroports de Paris

Ailleurs en France, des manifestations ont eu lieu à Lyon, Besançon, Strasbourg, Lille, Bordeaux, Montpellier, Avignon, Saint-Étienne, Poitiers, à Quimper.

Les manifestations se déroulaient sans incident majeur à Lyon, Saint-Brieuc, Caen, Rouen, Dijon, Lille, Strasbourg ou Nancy tandis que l'ambiance était plus tendue à Nantes, Montpellier ou encore au Puy-en-Velay. Environ 2000 personnes ont défilé dans les rues du chef-lieu de la Haute-Loire, avec parfois des jets de projectile sur les forces de l'ordre.

Il s'agit pour les «gilets jaunes» de renouer avec l'esprit des débuts, lorsque le mouvement avait rassemblé 282.000 personnes à travers la France le 17 novembre.

Prévu le 16 mars, «l'acte XVIII» du mouvement aura lieu le lendemain de la fin officielle du grand débat avec l'objectif de rassembler «la France entière à Paris» en guise d'«ultimatum» pour le gouvernement.

Alize Marion pour DayNewsWorld

DE L'USAGE EXCESSIF DE LA FORCE EN FRANCE

SELON L’ONU

La Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU demande, ce mercredi, que la France mène une enquête sur les violences policières qui se seraient produites pendant les manifestations des Gilets jaunes depuis la mi-novembre.

Dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l’Homme à Genève, Michelle Bachelet a déclaré que les Gilets jaunes manifestent contre

« ce qu’ils considèrent comme (leur) exclusion des droits économiques et de (leur) participation aux affaires publiques ».

« Nous encourageons le gouvernement (français) à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force », a poursuivi Michelle Bachelet.

La Haut-Commissaire Michelle Bachelet a en outre rappelé que « les inégalités touchent tous les pays » et que « même dans des États prospères, des gens se sentent exclus des bénéfices du développement et privés de droits économiques et sociaux ».

Elle n’a toutefois cité que la France comme pays prospère, mais a dénoncé les répressions violentes des manifestations qui se sont produites récemment au Soudan, au Zimbabwe et en Haïti.

« La France a assuré mercredi qu’elle suivrait les recommandations de l’ONU, tout en s'« étonnant » de se retrouver sur la même liste que le Venezuela ou Haïti.

Serait-elle devenue une république bananière ?

« Évidemment nous suivrons les recommandations avec la diligence nécessaire », a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil des ministres à l’Élysée.

« Il faut, je le dis néanmoins, s’étonner tout de même de se retrouver cité dans une liste entre le Venezuela et Haïti où il y a eu des morts, je le rappelle, des morts nombreux, suite à des manifestations », a-t-il ajouté.

Et combien de morts depuis les manifestations des Gilets Jaunes en France ?

Benjamin Griveaux rappelle également que « 162 enquêtes ont été ouvertes à la date du 1er mars ».

Les manifestants « réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes. Et pourtant, dans plusieurs cas, ils sont accueillis par un usage violent et excessif de la force, par des détentions arbitraires... », a-t-elle déploré.

Plusieurs manifestants affirment avoir été blessés par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD) en France. Des vidéos prises lors de manifestations révèlent des blessures particulièrement sévères, comme la perte d'un oeil ou une main arrachée...

La Haut-commissaire aux droits de l'homme n'est pas la première représentante d'une instance européenne ou internationale à dénoncer l'usage excessif de la force dans les manifestations des «gilets jaunes».

Le 14 février, c'est à un groupe d'experts du Conseil des droits de l'homme de l'ONU de publier un communiqué sans appel sur le sujet, estimant que «le droit de manifester en France a été restreint de manière disproportionnée» tout en donnant le chiffre de 1700 blessés.

Le 25 février, au tour du Conseil de l'Europe a appeler la France à suspendre l'usage des LBD.

«Les blessures occasionnées par des tirs de LBD révèlent un usage disproportionné de la force, ainsi que l'inadaptation de ce type d'arme au contexte d'opérations de maintien de l'ordre», a noté la commissaire aux droits de l'homme de la CEDH, Dunja Mijatovic, dans un mémorandum de dix pages.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE SALON DE L’AGRICULTURE ET L'EUROPE

LES AGRICULTEURS SONT TOUJOURS BREDOUILLES

Le Salon de l’Agriculture a fermé ses portes ce week-end laissant une fois de plus les agriculteurs « sur leur faim » (sans jeu de mots) et ceci malgré le ballet et les courbettes  de presque tous les responsables politiques. Pourtant ils ont eu droit à toutes les attentions et à l’extrême sympathie de ce que compte toute la classe dirigeante française.

Pourtant, ce ballet des politiques ou des responsables économiques n’a  pas rassuré le monde agricole qui se trouve depuis de longs mois en grandes difficultés que ce soit globalement ou à titre individuel (pour chaque agriculteur).

A l’issue du Salon, plusieurs questions sont restées sans réponse :

La PAC ( Politique Agricole Commune)

C’est le premier poste de dépense, soit 37,6% du budget de l’Union Européenne. La PAC s’inscrit depuis le Traité de Lisbonne  (2005) dans un cadre contraignant pluriannuel de 5 ans. Mais alors qu’auparavant, c’est la Commission seule qui contrôlait toutes les décisions du budget agricole, depuis 2005 le Parlement détient plus de pouvoir.

Les élections européennes approchant , il est donc facile d’imaginer tout l’intérêt que les agriculteurs vont porter à l’avenir de la PAC et à la place qu’elle aura dans les propositions des programmes des différents partis politiques qui vont présenter des listes pour ces élections.

Or la Commission Européenne, par la voix, en Commission de l’Agriculture de Phil Hogan, a déjà développé ses propres propositions pour le futur budget de la PAC pour la période 2021-2027.

2021, c’est presque demain ! Les discussions sont déjà allées bon train, dans une période de manque à gagner d’environ 12 milliards d’euros causé par le départ du Royaume Uni de l’E.U, en conséquence du Brexit.

Car, en suivant les premières propositions de la Commission Européenne, qui prévoit une réduction de 5% du budget total de la PAC la France ne recevrait que 7,147 Mds d’€ d’aides directes après 2020.

La réduction du budget de la PAC va donc avoir un  impact très négatif sur les revenus des agriculteurs …qui voient arriver avec frayeur ce virage.

La Commission s’est dite consciente de cette situation. Sous la pression (politique) à l’approche des élections européennes elle a lâché du lest et laissé chaque pays libre (ce n’est pas coutume) d’augmenter ses contributions nationales « pour financer les aides au développement durable, à la sauvegarde de la diversité, à la qualité des produits et aux attentes sociétales en matière de santé ».

Mais chacun sait que le budget de la France est exsangue et que les marges d’action sont  quasiment inexistantes à la suite de l’explosion des Gilets Jaunes.

C’est très exactement et pour cette raison, parce qu’il est aussi en campagne , qu’Emmanuel Macron a arpenté pendant 14H30 (un record) les allées du Salon de l’Agriculture, ponctuant ses arrêts d’échanges improvisés, promettant une Europe qui protège, berçant dans ses bras un chevreau, nommé Désir (ça ne s’invente pas !) offert par un agriculteur, promettant de réguler la « population des ours et des loups  de manière pragmatique », caressant les culs des vaches comme le faisait Jacques Chirac… Bref ! Au total, une somme vertigineuse d’aimables bavardages dont il n’est pas sorti grand-chose et qui laisse interrogatif sur les intentions concrètes de l’exécutif en matière de politique agricole nationale.

La loi Agriculture et Alimentation promulguée le 1er novembre 2018 :

Entrée en vigueur le 1er février 2019, la loi a pour objectif essentiel d’interdire la vente à prix coutants des produits d’appel (Coca Cola, Ricard, Nestlé, Nutella etc.) et d’obliger à des augmentations de 10%. Selon la loi, le surcroit de chiffre d’affaires qui devait en résulter, devait en théorie, mieux rémunérer les fournisseurs agricoles et le travail des agriculteurs. Les consommateurs ont retenu leur souffle, s’attendant à des hausses massives de leurs caddies.

La mesure a en fait, paradoxalement bénéficié aux grandes surfaces, une fois de plus … qui, usant de leurs poids financier considérable, ont obligé les industriels à baisser leurs prix (3% en moyenne) et qui par ailleurs ont joué sur les marges des produits distributeurs, non soumis aux marges minimales prévues par la loi. Extravagant !

Résultat, les paysans attendent encore « le ruissellement » qui leur avait été promis

Certes le Ministre de l’Agriculture, a élevé le ton, récemment. Il a promis contrôles et sanctions … a posteriori !

Mais dans le détail, trop occupé lui aussi par ses génuflexions obséquieuses faites à la profession pendant le Salon de l’Agriculture, il dit ne pas avoir encore eu le temps de s’occuper du problème. Les agriculteurs attendront encore !

Les passes d’armes entre écologie et Agriculture :

Sur ces deux points, l’atmosphère était très  tendue entre Nicolas Hulot et Stéphane Travers, l’ancien Ministre de l’Agriculture. Au demeurant, l’un et l’autre ayant démissionné en 2018, on espérait que les couteaux rentreraient dans les placards.

Que nenni ! Rien de tout cela ne s’est produit. Le duel entre écologie et agriculture est reparti de plus bel ! Didier Guillaume , le nouveau Ministre de l’Agriculture a dégainé le premier en dénonçant l’agri-bashing. La réplique de François de Rugy ne s’est pas fait attendre : »il faut être conscient que chaque fois que des concessions ont été faites au monde agricole, cela a crée des irritations dans l’opinion (référence à l’affaire du glysophate) ».

Pauvres agriculteurs, noyés sous la logorrhée présidentielle à l’occasion du Salon de l’Agriculture. Pauvres agriculteurs bernés une fois de plus, car comme Charles Pasqua le disait « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ».

Depuis qu’Emmanuel Macron a été élu , les agriculteurs sont bredouilles, systématiquement.

Aussi, les suicides s’enchainent dans les campagnes (1 tous les deux jours) de sorte que, vote après vote le Rassemblement National (ex FN) moissonne des voix en quantité .

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

MANIFESTATIONS DES GILETS JAUNES

LA GENDARMERIE S’EST DEMARQUEE

Ce samedi 2 mars 2019, les Gilets Jaunes ont prévu de manifester pour la 16ème fois.

Certains prétendent que le mouvement est en train de s’essouffler. Rien n’est moins sûr , ceci quand bien même qu’Emmanuel Macron ait appelé au calme de Bordeaux où il était en cette fin de semaine pour « glorifier» le clap de fin du mandat du maire de la ville depuis près de 20 ans , Alain Juppé .

Nous formulons des vœux pour qu’il n’y ait pas de violences et surtout pas de blessés, graves ou non, aujourd’hui.

Pour le Président de la République ces violences seraient de la seule responsabilité des contestataires qui devraient cesser ces manifestations et se présenter sagement dans les lieux où se déroule le Débat National …calibré.

Mais, jusqu’à présent les manifestants « Gilets Jaunes » n’ont pas évalué la situation sous cette forme. Les plus observateurs d’entre eux, les plus perspicaces, tout comme un certain nombre de journalistes présents sur place ont tiré d’autres conclusions.

L’une de ces conclusions indique que les forces de gendarmerie engagées se sont depuis le début démarquées des « violences policières et de leurs fameuses primes à la matraque ».

C’est en tout état de cause la réflexion, lourde de sens, que vient de faire le Lieutenant Colonel Lefranc, dans une déclaration publiée dans « La lettre des amis de la Gendarmerie ».

Et les chiffres semblent confirmer cette appréciation : les gendarmes qui ont représenté 73% des effectifs engagés n’auraient tiré que 10% des balles en caoutchouc dont sont équipés les trop fameux LBD. Par déduction, les policiers, notamment ceux de la BAC (Brigade Anti-Criminalité) auraient tirés 24 fois plus. Ce sont ces chiffres, bien réels, qui ont permis à certains d’affirmer que lors de ces samedis de manifs et de violences, les gendarmes « qui ne voient aucune issue au mouvement des Gilets Jaunes » (voir la Revue Essor de la Gendarmerie) se sont démarqués.

Mieux, les gendarmes n’approuveraient pas l’usage des LBD dont Emmanuel Macron a pourtant justifié l’emploi, dans son interview du 31 janvier 2019, « parce que les Gilets Jaunes viennent pour tirer… certains même avec des fusils » ?

Reprenant des couleurs dans les sondages, le Chef de l’Etat a même osé cette semaine, qualifier les Gilets Jaunes d’émeutiers !

Pourtant, même si le Conseil d’Etat a validé dans sa décision du 1er février l’usage du LBD, il faut néanmoins rappeler qu’un groupe d’experts de l’ONU s’est inquiété de l‘usage disproportionné du LBD en France, le Conseil de l’Europe, de son coté, ayant appelé à suspendre cet usage !

La France, pays des Libertés et des Droits de l’Homme n’a donc rien d’exemplaire en ce moment et c’est ce qui justifierait probablement la position des forces de gendarmerie dans les épisodes successifs des Gilets Jaunes.

Pour nous assurer de cette analyse, nous avons repris l’Histoire du début du quinquennat d’Emmanuel Macron dans ses rapports avec l’Armée, sachant que la Gendarmerie est un corps d’Armée.

Dès sa nomination, Emmanuel Macron a manifesté son mépris vis-à-vis de l’Etat-major, en prenant ses distances avec le Général de Villiers qui a fini par donner sa démission.

Le 14 juillet 2018, un incident significatif est survenu. La Patrouille de France passe au dessus des Champs Elysée avec un drapeau tricolore bien singulier que d’aucun ont décodé en chiffres : 1789….

Panique au plus haut de l’Etat qui se renforce « lorsque des gens incultes, pauvres et des riens » se mettent à manifester en bloquant les routes et les autoroutes.

Le fanfaron de l’Elysée qui s’était écrié l’été dernier « qu’ils viennent me chercher » a aussitôt pris peur. Avec l’aide de Florence Parly, la Ministre des Armées, il fait appel aux REP de Calvi et de Nîmes. La réponse tombe sèchement : l’Etat- Major n’engagera pas la troupe contre le Peuple de France.

Dans la peur, l’Elysée réquisitionne  le ban et l’arrière ban de la Police et notamment des BAC, dont le maintien de l’ordre n’est pas dans ses attributions et dont ses membres ne disposent pas, en général,  des qualifications nécessaires pour le maniement du LBD.

« Ces flics, réputés sans foi ni loi » sont très mal accueillis, et ceci même si quelques courageux comme Alexandre Langlois, Secrétaire Général du Syndicat Vigi-police dénoncent cette répression policière, qui serait ordonnée par un certain Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, dit Rintintin ou Gaztaner,  lequel  n’hésitera pas à convoquer le 20 février « l’impertinent » devant un Conseil de Discipline pour le seul motif qu’il avait  dénoncé ces ordres iniques.

Ces épisodes historiques sont lourds de sens !

La fin de la première mi-temps du match des Gilets Jaunes sera sifflée au lendemain du 15 avril 2019 quand tomberont les propositions de l’exécutif « tirées » de l’analyse des cahiers de doléances ouverts depuis le 15 décembre 2018. Il sera alors probablement possible d’apprécier si les violences policières étaient justifiées ou si elles n’ont fait qu’attiser les mécontentements.

A suivre…......

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

GRAND-MESSES D'EMMANUEL MACRON

«La surreprésentation du gouvernement et de ses soutiens sur les antennes des radios et des télévisions, notamment à l'occasion du grand débat, menace gravement l'équilibre de représentation des diverses expressions politiques qui fait la base de notre système démocratique », a écrit le Parti socialiste dans un communiqué publié le 25 février qui accompagnait l'envoi d'une saisine au CSA.

Tout le monde se demande comment va être comptabilisée la parole prolixe du président Macron au grand débat. Et pour cause : Quand Emmanuel Macron parle dans le cadre du grand débat, son temps doit donc être décompté car il entre dans le cadre de ce que le CSA appelle « le débat de politique national ». Seules ses interventions régaliennes n'entrent pas dans ce champ de ce comptage. Et les chaînes d'info consacrent du temps aux grand-messes, les diffusant parfois dans leur intégralité.

Le Front national, les Républicains, la France insoumise et dernièrement le Parti socialiste ont saisi le CSA dénonçant tous une distorsion du temps de parole avec un temps d'antenne beaucoup trop déséquilibré en faveur du président de la République et de sa majorité.

La règle en vigueur qui s'applique depuis le 1er janvier 2018 hors période électorale puisque c'est le cas- celle concernant les européennes ne s'ouvrant qu'en avril- est la suivante :

Le temps de parole est décomposé en un tiers pour l'exécutif ( président, premier ministre, ministres et leurs collaborateurs) et deux tiers pour les partis politiques selon les résultats aux élections, le nombre d'élus et les sondages.

Et l'équilibre demandé aux médias doit être respecté non pas sur une semaine mais sur un trimestre sur la base d'un comptage mensuel adressé par les chaînes au CSA. Début mars les chiffres de décembre ne sont pas encore communiqués...

A quand les chiffres sur les mois de janvier et février ? Pas avant les Européennes, semble-t-il...

Un dossier épineux pour le président du CSA Roch-Olivier Maistre

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LES FRERES CLAIN OU LES VETERANS FRANCAIS

DU JIHAD MORTS ?

Le jihadiste français Fabien Clain aurait été tué mercredi 20 février, dans l'après-midi, en Syrie, par une frappe de la coalition internationale et son frère, Jean-Michel, serait gravement blessé.  Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion de l'organisation terroriste État islamique en Syrie.

Le gouvernement français attend encore une analyse ADN pour officialiser sa mort.

Les autorités françaises n'ont pas officiellement confirmé la mort de Fabien Clain.

« Au cours des opérations de reconquête du dernier bastion de Daech menées par la coalition, il est possible en effet que Fabien Clain ait été tué , a tweeté dans la soirée la ministre française des Armées Florence Parly.

Si c'est bien le cas, les Français qui se souviennent de ses appels au meurtre et de son rôle dans le pseudo-Etat islamique, en seront sûrement soulagés. Nous restons vigilants, cette information n'est pas confirmée », a-t-elle ajouté.

Les frères Clain avaient été rapidement identifiées dans la revendication du groupe État islamique après les attentats du 13-Novembre à Paris comme les voix du message. Fabien Clain, 41 ans, était la voix du message sonore du groupe terroriste diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d'hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel, 38 ans, avait été reconnu dans les Anasheeds - chants religieux - de l'enregistrement.

Vétérans du jihad, ils étaient dans le viseur des services antiterroristes depuis des années. Après avoir démontré leur implication dans les attentats du 13-Novembre, les juges d'instruction ont émis un mandat d'arrêt contre eux en juin 2018.

De nombreuses cibles dites de « haute valeur » auraient été tuées par l'armée française ou américaine sur place.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

AGRESSION D’ALAIN FINKELKRAUT ACTES ANTISEMITES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Des rassemblements ont eu lieu mardi soir 19 février 2019 pour protester suite aux derniers actes antisémites que la France vient de connaitre.

A Paris, Place de la République, 20 000 personnes se sont rassemblées pour écouter les quelques orateurs sollicités pour intervenir, dont l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy ; pour écouter mais aussi pour communier ensemble à la mémoire des victimes du racisme et de l’antisémitisme.

Un grand nombre d’élus s’étaient joints au mouvement dont la maire de Paris Anne Hidalgo, la Présidente de la Région d’Ile de France, Valérie Pécresse ou encore le chef de file de Génération (ancien PS) , Benoit Hamon, initiateur  de l’opération. Une grande partie du gouvernement d’Edouard Philippe était là, alors même que le Président de la République, Emmanuel Macron, avait décidé de ne pas ouvrir la marche.

Tous les manifestants présents ont appelé à la fermeté suite aux derniers actes antisémites violents que vient de connaitre la France. Tous également ont partagé la peur, la colère ou l’indignation suscités par ces actes.

Tout est parti des injures adressées à l’intention d’Alain Finkielkraut, qui rentrant chez lui après avoir déjeuné en famille au restaurant s’est retrouvé par le plus grand des hasards en face d’un groupe de Gilets Jaunes le dimanche précédent. La profanation le jour même d’un centaine de tombes du Cimetière israélite de Quatzenhein, un petit village situé au Nord Ouest de Strasbourg était également dans toutes les têtes  à raison des croix gammées qui y avaient été découvertes. C’est d’ailleurs dans ce petit village, à l’intérieur du cimetière que le Chef de l’Etat avait choisi de rencontrer la communauté juive.

Ces derniers ont sonné la charge contre un antisémitisme renaissant ; Christophe Castaner n’avait il pas lui-même annoncé le 11 février 2019 que les actes antisémites étaient en recrudescence de 74% le nombre d’actes ayant bondi de 311 à 541 ? Devant le tronc scié et nu de l’arbre planté à la mémoire d’Ilan Halimi, Christophe Castaner avait dénoncé ce jour là « les vents mauvais de l’antisémitisme qui se répand comme un poison ».

Bref ! Comme vient de le déclarer notre excellente consœur, Elisabeth Levy, la soirée a été « un festival de proclamations républicaines ». Mais après tout, a-t-elle ajouté « tout excès de sentiments dans ce domaine, vaut mieux que l’indifférence ».

Mais sous fond « d’embrassons nous folle ville » il y a quand même eu beaucoup de couacs !

Alors , devant l’affichage unitaire et la pureté de la cause beaucoup se sont posés la question de savoir d’où provenait cette résurgence d’antisémitisme ?

Bien évidemment et comme ils dérangent depuis plusieurs semaines on a accusé les Gilets Jaunes.

Les premières attaques sont venues de Benjamin Grivaux , le ministre chargé des Relations avec le Parlement.

Un de ses vieux tweet  , daté du 22 décembre 2018  a refait surface : « Donc on lynche, on chante la quenelle de Dieudonné à Montmartre, on reprend les codes des années 1930 pour renverser la République, on décapite l’effigie du Président de la République…. Derrière ce on , il n’y a qu’ un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste » avait il écrit alors. Rien que cela !

Du Benjamin Grivaux dans le texte, mélangeant insulte et sottise !  Mais aussi un tweet exprimant l’hypocrisie qui domine en France dans l’atmosphère lourde et l’agressivité qui règnent en ce moment en France.

Car ce qui est apparu en fait ces jours-ci, avec l’agression d’un immense homme de culture et académicien qu’est Alain Finkielkraut , qui pourtant dès le départ avait déclaré soutenir le mouvement des Gilets Jaunes, ce qui vient d’apparaitre en pleine lumière, c’est bel et bien l’antisémitisme islamique, que certain qualifie de gaucho-islamiste.

Cette idéologie est consubstantielle au gauchisme culturel post moderne, bien analysé par Jean Pierre Le Goff. Ce gaucho-islamiste est celui qui a tué Ilan Halimi et qui a conduit la gauche a fermer les yeux pendant des années ?

Dans ce contexte on a tous plus ou moins l’obligation de remettre au cœur du débat « le constat des territoires perdus de la République et l’idée corrélative du vivre ensemble ».

On se doit aussi de rappeler que la gauche, toute la gauche, socialiste et apparentée n’avait pas soutenu Alain Finkielkraut en 2005 ! Elle l’avait même trainé dans la boue , suite aux émeutes à l’occasion desquelles il avait dénoncé, déjà, les aspects ethniques et religieux de ces intifadas importées sur le territoire national. Par paresse ? Par clientélisme ?

Nous-mêmes, nous choisirons  le clientélisme.

Car il ne faut pas oublier qu’Emmanuel Macron lui-même avait lancé un appel à l’aide aux communautés musulmanes des banlieues par l’intermédiaire des imans. Un soutien qui avait été bien utile , quand bien que celui, qui est aujourd’hui Chef d’Etat, avait délibérément renoncer à évaluer si ces soutiens provenaient d’une idéologie communautariste qui comme une « peste rouge » s’était développée dans les banlieues, mais aussi dans les crèches (voir l’affaire Baby Lou),dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées, dans les piscines, dans la rue (avec le voile identitaire ), dans le métro, dans les trains et même dans les entreprises obligées suite à de nouvelles législations, d’accepter les temps de prières cadencés pendant les heures de travail voire de créer, pour y aider, des salles de culte…

Des évidences contraires à ce qu’en Décembre 2018 avait déclaré Jean Yves Camus, Directeur de l’Observatoire des Radicalités Politiques et chercheur à l’IRIS qui accusait encore en bloc, seulement les droites extrêmes, le journal Rivarol, les réseaux internet complotistes , les jeunes adeptes de Dieudonné et d’Alain Soral, certains militants RN soupçonnés d’avoir eu un passé antisémite, Robert Faurisson …

Le chercheur a récemment déclaré avec aplomb « qu’il ne connaissait pas d’antisémite dotés d’une colonne vertébrale de gauche » ! Parallèlement , ce même chercheur considère que les évènements du Moyen Orient et le conflit israélo-palestinien ne sont pas responsables des bruits de fond antisémites que l’on entend depuis de nombreuses années.

Comprenne qui pourra d’autant plus qu’hier , Marlène Schiappa y est allée, elle aussi de sa diatribe en déclarant que « qu’elle voulait souligner l’existence d’une convergence idéologique entre la Manif Pour Tous et les attentats terroristes ». Si le ridicule tuait, elle serait morte !

En revanche, ce que commence à comprendre beaucoup d’entre nous c’est que la LOI dominante, présente de façon insinuante depuis la fin de la guerre de 1939-1945 , mondialiste et uniformisant n’est très certainement pas celle que tous les citoyens du Monde, isalmistes compris , veulent .

Les Gilets Jaunes, non racistes et non antisémites dans leur très grande majorité ont semblé avoir compris que la LOI qui écrase, appauvrie, asservie, exclue, écrase est de plus en plus contestée.

Malheureusement, le retour sur le devant de la scène de l’antisémitisme, "peste brune" pour la majorité actuelle va inévitablement étouffer leur mouvement, parce décrédibilisés par quelques « islamistes haineux » créant le scandale.

Dans ce maelstrom idéologique et comme Elisabeth Levy nous auront une pensée pour d’autres groupes à l’exemple des catholiques qui viennent eux aussi de souffrir des images terribles d’autels souillés, des statues brisées ou dégradées et de tabernacles déversés, et ceci quand bien même ou parce que, les journaux n’ont pas fait leur une sur ces faits prétendus divers, plus que tristes pour eux.

Dans leur très grande majorité, les Francais agnostiques, catholiques, protestants, sont tous malgré eux embarqués dans le bateau macroniste qui tangue et qui pourrait peut être couler à moins que les Français réveillent ?

 

Pour conclure et une fois de plus nous reprendrons les propos de Elisabeth Levy  qui « estime que l’antisémitisme serait aujourd’hui plus une peste rouge (couleur du sang des attentats islamistes) qu’une peste brune ».

En tout état de cause, nous ne terminerons pas sans avoir apporté notre entier soutien à Alain Finkielkraut .

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA OU LA DEFAILLANCE

AU PLUS HAUT DE L'ETAT

Le parquet de Paris a ouvert le 15 février dernier une enquête préliminaire pour « entrave à la manifestation de la vérité  » . Y-a-t-il « dissimulation de preuves » dans le cadre des différentes enquêtes visant Alexandre Benalla ?

La justice s’intéresse à deux déclarations d’Alexandre Benalla, selon une source proche de l’enquête.

La première porte sur la disparition du coffre-fort qu’il possédait à son domicile pour ses armes.

Ce coffre-fort « a dû être emmenée dans un lieu sûr par une personne mais ce n'est pas moi qui me suis occupé de cela », avait-il déclaré aux enquêteurs le 21 juillet.

Le parquet n'avait pas alors trouvé bon d'élargir le champ des investigations pour rechercher ce coffre-fort aucune infraction en lien avec des armes n'étant reprochée à l'ex-chargé de mission d'Emmanuel Macron.

Selon Libération, le 14 février dernier, Chokri Wakrim était l'auteur de ce déménagement.

Ce que ce dernier a démenti.

La seconde déclaration concerne la suppression de SMS avec Vincent Crase. L’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron dit dans cet échange :

« Et on efface tout à chaque fois. T’as effacé tout ce qu’il y avait dans ton téléphone ? ».

L’annonce de l’ouverture de cette enquête survient quelques heures après que la Commission des Lois du Sénat a remis son rapport.La justice doit faire œuvre.

Cette commission appelle à saisir la justice soupçonnant Alexandre Benalla et Vincent Crase d’avoir menti et trois collaborateurs d’Emmanuel Macron d’avoir omis volontairement certains éléments.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

INQUIETANTE MONTEE DE L'ANTISEMITISME

DANS TOUTE L'EUROPE

On observe en Europe une inquiétante montée de l'antisémitisme quasi générale depuis dix ans.

C'est ce qu' atteste le baromètre européen de l'UE. En France le ministre de l'Intérieur a annoncé un bond des actes antisémites sur un an de 74 % hélas illustrée dernièrement par le visage de Simone Veil barré d'une croix gammée, la dégradation d'arbres plantés à la mémoire d'Ilan Halimi ou les injures antisémites vis-à-vis de l'essayiste et académicien Alain Finkielkraut .

Le 12 février 2019 à l’Assemblée, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré : « Je partage cette colère (...) face à des actes de plus en plus nombreux, qui visent les personnes ou les lieux, les actes antisémites contre la mémoire d'Ilan Halimi, les actes antisémites contre la mémoire de Simone Veil, les inscriptions placées çà et là sur telle ou telle enseigne ». Ce phénomène n'est pas récent et n'est pas propre à la France.

La situation dans les autres pays européens n’est pas non plus reluisante. L’Allemagne n’est pas plus épargnée : en 2017, le ministère de l’Intérieur a noté une augmentation des actes antisémites.

681 signalements lors du premier semestre, soit 27 de plus que l’année précédente (+4%). Face à l’aggravation de la situation, l’Allemagne a nommé en mai dernier le juriste et diplomate Felix Klein au poste de chargé de la lutte contre l’antisémitisme auprès du gouvernement fédéral .

Selon l’ONG juive Community Security Trust (CST), qui recense les incidents antisémites au Royaume-Uni depuis 1984 et vient de publier son rapport 2018, ces actes ont augmenté de 16% l’an dernier, passant de 1420 à 1652.

En Pologne, le 27 janvier, l’extrême droite a organisé pour la première fois une manifestation sur le site d’Auschwitz-Birkenau à l’occasion de la journée annuelle en mémoire des victimes où des dizaines de nationalistes polonais s’étaient rassemblés.

« La nation juive et Israël font tout pour modifier l'histoire de la nation polonaise », avait déclaré Piotr Rybak, du Mouvement de l'indépendance polonaise, l'organisateur de la manifestation. « Les patriotes polonais ne peuvent pas admettre cela », avait-t-il ajouté. Partout en Europe, des formations politiques d’extrême droite sont accusées d’attiser l’antisémitisme.

A l’image de l’AfD en Allemagne, dont plusieurs dirigeants ont été critiqués pour avoir tenu des propos semblant minimiser l’Holocauste. En Hongrie, le Fidesz du Premier ministre Viktor Orbán a mené l’an dernier une campagne virulente contre les migrants, mais aussi contre George Soros, le milliardaire juif américain d’origine hongroise.

Selon le baromètre sur l'antisémitisme de l'Agence européenne des droits fondamentaux de l'Union européenne, publié en novembre 2018, la flambée de l'antisémitisme a été quasi générale en Europe sur la période comprise entre 2007 et 2017, avec des poussées simultanées dont la mesure n'est pas exactement la même d'un pays à l'autre.

En janvier dernier, le ministre israélien de la Diaspora, Naftali Bennett a dénoncé une hausse de ces phénomènes dans le monde. « L'année 2018 a été marquée par des records d'antisémitisme dans les rues, en ligne et sur la scène politique dans le monde », a insisté Naftali Bennett.

Des attaques qui sont dans 70% des cas, « de nature anti-israéliennes », a-t-il précisé. Les violences envers les juifs en Europe qui peuvent être donc corrélées avec les tensions israélo-palestiniennes comme l 'été 2014 la «  guerre de Gaza  », ou celle de 2008-2009. Le rapport israélien met aussi en avant le nombre d'actes antisémites imputés à des néo-nazis et des suprémacistes blancs.

Chaque année d'ailleurs depuis 2004 dans son rapport annuel, la Commission nationale consultative des droits de l'homme rappelle que les auteurs d'actes antisémites n'appartiennent plus, «dans leur très grande majorité, à des groupes influencés de façon notable par l'idéologie extrémiste de droite, mais aux milieux d'origine arabo-musulmane».

Un sentiment d’insécurité habite dès lors les communautés juives d’Europe.« Les communautés juives vivent trop souvent dans la crainte d’être victimes de discrimination, d’abus et même de violence », a déclaré le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans. « Quatre juifs sur 10 pensent à quitter l’Europe », a déploré de son côté la commissaire chargée de la Justice Vera Jourova dans les locaux du Musée juif de Bruxelles.

« Quand les juifs ont quitté l'Europe dans le passé, cela n'a jamais été un bon signe de l'état de l'Europe », a-t-elle ajouté.

«Plusieurs décennies après l’Holocauste, l’Union européenne reste rongée par des niveaux choquants et croissants d’antisémitisme», déclarait en décembre Michael O’Flaherty, directeur de l’Agence des droits fondamentaux (FRA) de l’Union européenne.

Partout en Europe, les stigmates de l’antisémitisme se font de plus en plus visibles, à tel point que la FRA évoque une «déferlante» qui menace «non seulement nos communautés juives, mais aussi les valeurs mêmes des droits fondamentaux et humains sur lesquelles l’Union européenne s’est construite».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LES ADIEUX  AUX LARMES  D’ALAIN JUPPE

A BORDEAUX  LA BELLE

A la stupeur de beaucoup, et semble-t-il, feinte ou non, de l’intéressé, Alain Juppé vient d’être nommé « Sage parmi les Sages » membre du Conseil Constitutionnel en remplacement de Lionel Jospin.

Le Conseil Constitutionnel comprend 9 membres, plus un membre de droit, Valery Giscard d’Estaing, en sa qualité d’ancien Président de la République. Il est renouvelable par 1/3, le mandat unique d’un membre n’excédant pas 9 ans.

Il fallait en ce début d’année 2019 nommer 3 nouveaux « magistrats » en remplacement de ceux positionnés sur la ligne de départ ou décédé.

Selon la Constitution, le pouvoir de nomination appartient aux :

-      Président de la République qui vient de nommer Jacques Mézard, ancien Secrétaire d’Etat, sénateur

-      Président du Sénat qui vient de nommer Jean Jacques Hyest, sénateur

-      Président de l’Assemblée Nationale qui vient de nommer Alain Juppé

C’est donc dans le cadre de ses attributions que Richard Ferrand a  nommé Alain Juppé.

Cette décision qui a été rendue publique dans la journée du 14 février 2019 a immédiatement donné lieu à des commentaires, le plus souvent acides, à l’exception par exemple de celui de François Baroin, ami de longue date d’Alain Juppé et Président de l’Association des Maires de France.

Le feu d’artifice des critiques a commencé dès le lendemain de l’annonce  avec, la première d’entre elles, que l’on a été obligé de remarquer, à savoir celle de Nicolas Canteloup qui n’a pas hésité à qualifier « ce bug démocratique,  d’accord entre repris de justice ».

Il est vrai qu’Alain Juppé avait fait l’objet d’une condamnation en 2004 dans le cadre de la célèbre affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris alors présidée par Jacques Chirac, mais qu’également Richard Ferrand est aujourd’hui mis en examen dans le cadre d’une sombre affaire d’enrichissement personnel, détournement de fonds et escroquerie au détriment des Mutuelles de Bretagne.

Une affaire chabada chabada (Ferrand/Juppé) le jour de la Saint Valentin !

Il y a eu plus méchant encore !

Alain Juppé craignant de prendre « une branlée » aux prochaines élections municipales de Bordeaux, aurait préféré rejoindre le paradis (proche du Musée Grévin) des politiques, à savoir le Conseil Constitutionnel ou la moyenne d’âge est de 70 ans et plus.

Le Conseil Constitutionnel est il est vrai, au vu de ce constat, en train de devenir un cimetière politique où l’on recase les amis ou ceux que l’on souhaite voir quitter définitivement la vie politique ou encore ceux qui au travers des questions soumises pourraient prendre les décisions attendues par le pouvoir.

Le lendemain, Alain Juppé a aussitôt donné une conférence de Presse, dont l’essentiel, « sanglots dans la voix » s’adressait aux Bordelais à qui il avait pourtant promis de rester jusqu’au bout de son mandat ?

Dans les rangs de l’opposition bordelaise, on a évidemment enfoncé le clou : « les dépense pharaoniques (voir nos précédentes éditions) engagées par Alain Juppé, pour faire de Bordeaux, une belle, ont vidé les caisses ! Alain Juppé ne quitte pas Bordeaux par la grande porte ; il s’est simplement assuré une retraite dorée au Conseil Constitutionnel ». La crise sociale est en effet passée par la ville de Bordeaux où les Gilets Jaunes ont massivement manifesté, les couches populaires ayant été boostées hors la ville par suite des transformations promues par Alain Juppé et son Conseil Municipal. Les Bordelais voient rouge depuis de nombreuses semaines.

Mais le rejet d’Alain Juppé par les Bordelais n’est peut être pas la seule raison de son départ ?

La nouvelle est tombée au moyen d’une déclaration sobre faite par l’intéressé à la Presse le 14 février. Même ses plus proches collaborateurs n’étaient pas, parait-il, dans la confidence. Dans leur très grande majorité les Bordelais n’étaient pas au courant eux aussi.

Pourtant il y avait eu certains signes avant coureurs. Alain Juppé, en rupture depuis de nombreux mois avec les Républicains, depuis l’élection d’Emmanuel Macron, n’avait il pas annoncé au mois de janvier qu’il ne renouvellerait pas son adhésion au parti ? Le rapprochement avec le Président de la République ne s’était il pas concrétisé par la nomination de son ancien protégé, Edouard Philippe à Matignon, tout un symbole !

On dit pourtant en coulisse que la nomination d’Alain Juppé au Conseil Constitutionnel aurait crée des dégâts collatéraux dans la macronie elle-même et dans la macronie de l’Elysée plus précisément, qui, pendant 3 mois  avait manifesté son désaccord vis-à-vis des intentions de Richard Ferrand et qui jusqu’au bout a cherché à le convaincre d’un autre choix, en vain.

Le Président de l’Assemblée Nationale qui voulait « faire un coup » est resté sourd aux recommandations de l’Elysée qui organisait de son coté un jeu de chaises musicales. La nomination d’Alain Juppé a, contrairement aux apparences beaucoup contrarié l’Elysée.

Alain Juppé va donc débarquer rue Montpensier où il va siéger au coté de Laurent Fabius, l’actuel Président du Conseil Constitutionnel, condamné lui aussi dans l’affaire du sang contaminé.

Devenu Sage, Alain Juppé sera désormais tenu à la réserve et ne pourra donc pas soutenir la liste Macron/LREM des prochaines élections européennes, un soutien qui aurait certainement été très utile.

Pourtant les deux hommes avaient déjeuné ensemble le mardi 12 février ?

Malgré tout, battu aux primaires de la droite par François Fillon, Alain Juppé était  resté contre vents et marées une figure de droite.

Par suite, sa nomination au Conseil Constitutionnel va laisser le champ libre à ceux qui entendent reprendre le flambeau du courant de la droite sociale et modérée qu’il représentait, à l’exemple de Valérie Pecresse ou de Xavier Bertrand, lesquels ne reprendront certainement pas le slogan de « l’identité heureuse » qui avait fait refluer une grande partie de l’électorat de droite.

Car,en cette fin de partie, il faut souligner  qu’Alain Juppé avait mis le ver dans le fruit de la droite française qu’il a désintégré de l’intérieur.

Et de ce point de vue, on notera que celui qui a été « le meilleur d’entre nous » est en train de démontrer l’inverse de la formule célèbre d’Edouard Herriot « l’homme intelligent est celui qui mesure qu’il sait comprendre ». En fait, depuis l’aube de sa carrière politique Alain Juppé n’aura rien compris de la France et des Français.

Bon vent donc, Monsieur Juppé au Conseil Constitutionnel !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

VERS UN ESSOUFFLEMENT DU MOUVEMENT

ET UN ECLATEMENT DES GILETS JAUNES ?

Plusieurs manifestations étaient en cours ce samedi après-midi, trois mois après le début du mouvement. À 14 heures, le ministère de l'Intérieur recensait 10.200 manifestants partout en France dont 3000 à Paris. Selon les chiffres officiels, contestés par les «gilets jaunes», la mobilisation pour cette journée serait donc en baisse par rapport à la semaine précédente à la même heure, où 12.100 manifestants avaient été recensés en France par le ministère dont 4000 à Paris

Vers un essoufflement de la mobilisation

La mobilisation diminue globalement à chaque samedi depuis mi-janvier. Selon les chiffres des autorités, le 19 janvier le nombre de « gilets jaunes » atteignait 84 000, ils étaient 69 000 le 26 janvier, puis 58 600 le 2 février et enfin 51 400 personnes le 9 février. Des chiffres que contestent cependant les « gilets jaunes » qui avaient recensé samedi 9 février au moins 110 000 manifestants

Un sentiment de lassitude chez les Français

Ce tarissement de la mobilisation semble aller de pair avec un sentiment de lassitude d' une majorité de Français (56%) qui souhaitent que le mouvement s'arrête. Si une majorité de Français (58%) continuent à approuver le combat des « gilets jaunes », les deux tiers pensent que le type de mobilisation du samedi ne correspond plus aux revendications initiales  autour du pouvoir d'achat.

L'exécutif a donné10 milliards et défiscalisé les heures supplémentaires et satisfait un certain nombre de revendications. De même, le débat  répond à cette revendication d'être entendu et de s'exprimer.

De plus les actes de violence sont condamnés par la population. Même si la tension a semblé s'atténuer 26 personnes ont été interpellées samedi à Paris. Des heurts ont eu lieu à Bordeaux, Toulouse, Nantes et Lyon. Au Mans, la permanence du député de la Sarthe Damien Pichereau (LREM) a été complètement détruite ", et à Rouen, quatre Gilets jaunes ont été légèrement blessés par une voiture.

A Paris, l'écrivain et essayiste Alain Finkielkraut a subi des insultes antisémites.

De plus le mouvement peine à trouver une unité.

La « gilet jaune » Ingrid Levavasseur a annoncé mercredi 13 février qu'elle abandonnait la liste du « Ralliement d'initiative citoyenne » (RIC) qu'elle voulait mener pour les élections européennes, expliquant vouloir « repartir sur de bonnes bases » et « lisser le nom RIC » sans toutefois « renoncer ». « Je me désolidarise officiellement du ralliement d'initiative citoyenne (ce qui ne veut pas dire que je renonce à présenter une liste pour les Européennes) » , a-t-elle insisté sur son compte Twitter.

Ce n'est pas la première fois que la liste RIC connaît depuis ses débuts en janvier quelques déconvenues. Hayk Shahinyan, avait annoncé « prendre du recul » fin janvier en renonçant à son rôle de directeur de la campagne. Deux membres de la liste avaient ensuite annoncé renoncer.

Le 31 janvier, c'est Brigitte Lapeyronie qui était partie déplorant « que sa candidature aux européennes lui imposait d'abandonner la défense des salariés ». Puis Marc Doyer qui disait avoir été la cible de menaces de mort et de « fake news » en raison de son soutien passé à Emmanuel Macron.

Ainsi les figures émergentes sont  récusées ou alors jugées non représentatives.

Le mouvement a du mal à se structurer politiquement : quatre listes de « gilets jaunes » étaient annoncées début février pour les élections européennes aucune n'étant complète.

Mercredi 13 février, Ingrid Levavasseur, a donc jeté l'éponge en abandonnant la liste du « Ralliement d'initiative citoyenne » (RIC) qu'elle entendait mener. Parallèlement, Hayk Shahinyan, qui s'était retiré de la première liste menée par Ingrid Levavasseur, a annoncé, dimanche 10 février, qu'il allait fonder un nouveau parti, le Mouvement alternatif citoyen (MAC)...

Alize Marion pour DayNewsWorld

ECLATEMENT DES GILETS JAUNES

LE DEPART D'INGRID LEVAVASSEUR DE LA LISTE RIC

La « gilet jaune » Ingrid Levavasseur a annoncé mercredi qu'elle abandonnait la liste du « Ralliement d'initiative citoyenne » (RIC) qu'elle entendait mener pour les élections européennes, expliquant vouloir « repartir sur de bonnes bases » et « lisser le nom RIC » sans toutefois « renoncer ».

Interrogée sur d'éventuelles divisions ayant mené à cette décision, l'aide-soignante de 31 ans a assuré: « Absolument pas, j'ai des compagnons qui me suivent, on lisse juste le nom RIC et on repart sur de bonnes bases ».

« Je me désolidarise officiellement du ralliement d'initiative citoyenne (ce qui ne veut pas dire que je renonce à présenter une liste pour les Européennes) » , a-t-elle insisté sur son compte Twitter.

Ce n'est pas la première fois que la liste RIC connaît depuis ses débuts en janvier quelques déconvenues. Hayk Shahinyan, avait annoncé « prendre du recul » fin janvier en renonçant à son rôle de directeur de la campagne. Deux membres de la liste avaient ensuite annoncé renoncer.

Le 31 janvier, c'est Brigitte Lapeyronie qui était partie déplorant « que sa candidature aux européennes lui imposait d'abandonner la défense des salariés ». Puis Marc Doyer qui disait avoir été la cible de menaces de mort et de « fake news » en raison de son soutien passé à Emmanuel Macron.

Ainsi les  figures de proue sont régulièrement récusées ou jugées non représentatives.

Le mouvement a du mal à se structurer politiquement : quatre listes de « gilets jaunes » étaient annoncées début février pour les élections européennes, mais aucune n'était complète. Mercredi 13 février, Ingrid Levavasseur, a donc jeté l'éponge en abandonnant la liste du « Ralliement d'initiative citoyenne » (RIC) qu'elle entendait mener. Parallèlement, Hayk Shahinyan, qui s'était retiré de la première liste menée par Ingrid Levavasseur, a annoncé, dimanche 10 février, qu'il allait fonder un nouveau parti, le Mouvement alternatif citoyen (MAC).

Quelle liste? Qui pour une tête de liste ?

N'est-ce pas un peu prématuré ?

Difficile de trouver des solutions politiques...

Boby Dean pour DayNewsWorld

ACTE TREIZE DES GILETS JAUNES

UN ACTE CONFUS ET TENDU

Pour la 13ème fois les Gilets Jaunes ont défilé à Paris et dans les rues des principales villes de province.

Le Ministère de l’Intérieur qui parait il serait le seul à disposer des instruments de mesures fiables de comptage en a dénombré 51400.

Un chiffre qui selon les analystes gouvernementaux témoignerait d’une baisse de la mobilisation.

Les Gilets Jaunes et leurs soutiens ont pour ce qui les concerne compté 110 000 participants dans toute la France, hier, samedi 9 février 2019 !

Un chiffre voisin de celui de la semaine dernière qui ne permet pas d’affirmer que le mouvement faiblit!

Parti de la Place de l’Etoile vers 10 h 30, le cortège parisien s’est une nouvelle fois heurté aux forces de l’ordre.

Les premières tensions se sont produites au niveau de l’Assemblée Nationale vers 13 h. A des jets de mobilier urbain les forces de l’ordre ont répondu avec des jets de gaz lacrymogènes.

Un manifestant a eu la main arrachée lors de ces échauffourées, une grenade de désenclavement GLI-FU (des « armes » qui contiennent 24 gr de TNT ) lui ayant explosé dans la main.

Une voiture Vigipirate appartenant à la Force Sentinelle a été incendiée près du champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel.

Vu de l’étranger, il était parfaitement possible de se demander si Paris Brulait ?

Le mouvement des Gilets Jaunes donnerait pour certains des signes d’essoufflement ?

Rien n’est moins certain ?

Le mouvement est encore largement soutenu par l’opinion publique française.

Selon un sondage de YouGov diffusé jeudi 7 février 2019, 2 français sur 3 soutiennent encore les Gilets Jaunes (64%) …soit 2 points de plus en un mois et 77% jugent la mobilisation justifiée (+3%).

Ce sondage démontre que même si des tensions subsistent tous les week end à cause (?) des Gilets Jaunes, le pourrissement de la situation ne leur est pas imputable.

C’est en tout état de cause ce que vient de déclarer aujourd’hui Nicolas Dupont Aignan (candidat et tête de liste de Debout la France pour les prochaines élections européennes)  sur les plateaux de Télévision de LCI…

Selon ce ténor de la droite française, la responsabilité de ce pourrissement serait à mettre sur le compte d’Emmanuel Macron et de son gouvernement


Clara Mitchell pour DayNewsWorld

VERS LA RUPTURE DIPLOMATIQUE

ENTRE LA FRANCE ET L'ITALIE ?

« Déclarations outrancières » , « attaques sans fondement et sans précédent » et « accusations répétées » de la part de Rome. Voilà les principales raisons pour lesquelles la France a décidé de rappeler son ambassadeur en Italie pour « consultations ». Jusque-là, les tensions entre Paris et Rome, particulièrement vives depuis l’arrivée de la coalition nationaliste et antisystème (la Ligue et le Mouvement 5 étoiles) au pouvoir en Italie, s’étaient limitées à des invectives ou à des différends sur le fond réglés au niveau intergouvernemental.

Mais le Quai d'Orsay avait déjà dénoncé jeudi une « provocation inacceptable » après une rencontre en France en catimini, la veille, entre le vice-président du Conseil italien et chef politique du Mouvement 5 Etoiles , Luigi Di Maio, et des représentants extrémistes des « gilets jaunes »,mobilisés depuis plusieurs semaines contre le président Emmanuel Macron. M. Di Maio cherchant à unir les antiélites pour les européennes...

« Les dernières ingérences constituent une provocation supplémentaire et inacceptable. Elles violent le respect dû au choix démocratique, fait par un peuple ami et allié.

Elles violent le respect que se doivent entre eux les gouvernements démocratiquement et librement élus », a souligné la porte-parole du ministère des affaires étrangères, Agnès von der Mühll dans un communiqué.

L' homme fort du gouvernement Conte Matteo Salvini avait ainsi dit espérer que le peuple français se libère bientôt d’un « très mauvais président », des propos totalement inédits entre responsables de pays fondateurs de l’Union européenne. Le ministre de l'Intérieur italien tente d'organiser un front européen de l'extrême droite contre les pro-européens incarnés notamment par le chef de l'Etat français en vue du scrutin du 26 mai.

Aujourd’hui, Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur et patron de l'extrême droite italienne, a réagi au rappel de l'ambassadeur de France pour consultations en assurant que le gouvernement de Rome ne souhaitait pas la polémique. « Nous ne voulons nous fâcher avec personne, les polémiques ne nous intéressent pas : nous sommes des gens concrets et nous défendons les intérêts des Italiens », a écrit Matteo Salvini dans un communiqué.

Si la vigueur de la réaction française a pu surprendre, puisque le rappel d’un ambassadeur de France en Italie est sans précédent depuis 1940, cette réaction, dans l'échelle diplomatique, est proportionnée.

L’ambassadeur français à Rome est donc rentré à Paris pour « consultations ». Le rappel est tout d’abord symbolique et constitue la première étape vers le gel ou la rupture des relations diplomatiques entre deux pays.

Ce rappel français n’est pas une première. Le 25 Août 2017, le chef de la diplomatie hongroise, Péter Szijjarto, avait annoncé le rappel « pour consultations » de l'ambassadeur hongrois à La Haye, après de vives critiques formulées par l'ambassadeur néerlandais à Budapest à l'encontre du gouvernement hongrois. Le 6 février 2012, l'ambassadeur de Belgique en Syrie, Françoise Gustin, avait été rappelée immédiatement en consultation par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, quelques mois après le début du conflit. Généralement, les rappels d’ambassadeurs n'ont donc rien d' étonnants. Ils peuvent se faire mais ils sont plus rares, en revanche, entre pays européens.

Il reste que cette escalade entre deux Etats membres fondateurs de l’Union européenne est sans précédent et révélatrice de l’affrontement politique profond qui mine l’Europe depuis plus de trois ans. « Nous croyons en une Europe plus unie, plus solidaire, plus forte, face aux grandes transformations du monde» avait expliqué le Président français Emmanuel Macron, à Bruxelles le 19 novembre 2018.

Avec ce rappel, l' « Europe unie » prend donc un sérieux coup trois mois à peine sur fond d'élections  au Parlement européen le 26 mai.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA ACTE II  SCENE 1

NOUVELLE DIMENSION

Nous avions pris l’habitude, jusqu’à présent, de relater le feuilleton de l’Affaire Benalla sous les titres de Saison(s) 1, 2 ou 3.

Le chapitre qui s’est ouvert depuis quelques jours nous conduit a renuméroté les épisodes, étant précisé que vu la tournure que l’affaire vient de prendre, on sera probablement obligé d’y revenir.

Le Parquet National Financier vient d’ouvrir, ce jeudi 7 février 2019, une enquête pour corruption concernant la signature d’un contrat négocié par Alexandre Benalla avec un oligarque russe.

Sur quel fondement ?

Précisons tout d’abord, qu’il s’agit d’une nouvelle enquête visant Alexandre  Benalla, sur un sujet évoqué par le Journal  Médiapart la semaine dernière lorsque ce grand média a diffusé une discussion datée du 26 juillet 2018 entre Alexandre Benalla et Bertrand Crase.

L’oligarque concerné est un certain Iskander Makhmudov , proche de Vladimir Poutine. Iskander Makhmudov est soupçonné avoir des liens avec la mafia russe.

Après la publication de l’article de Médiapart des journalistes ont tenté de vérifier auprès de Matignon, l’hypothèse qui prévaut aujourd’hui, selon laquelle la conversation a été enregistrée au domicile de la Cheffe du Groupe de Sécurité du Premier Ministre (GSPM).

L’enregistrement est accablant. Il est d’autant plus accablant que le 26 juillet 2018, le contrôle judiciaire d’Alexandre Benalla et de Bertrand Crase leur interdisait formellement de se voir.

Pour autant, à cette occasion on vient de découvrir un personnage central dans l’affaire Benalla, un personnage dont le nom n’était encore jamais apparu.

Il s’agit de Chokri Wakrim, 34 ans, un militaire dont on dit que «  le parcours serait opaque ».

Notre confrère Libération enquête depuis plusieurs semaines sur ce dernier qui serait gravement impliqué dans le fameux contrat de sécurité en cause, négocié avec l’Oligarque Iskander Makhmudov, cité plus haut.

On est tombé de la chaise en prenant connaissance des premiers éléments de l’investigation de Libération qui indique que Chokri Wakrim, présenté dans un premier temps et sobrement comme un ami, n’est autre que le compagnon de Marie Elodie Poitout, la Cheffe de la Sécurité de Matignon, promue Commissaire Divisionnaire en janvier 2018.

Plusieurs documents consultés par notre confrère attestent de la proximité entre Chokri Wakrim et Alexandre Benalla.

Le militaire « sulfureux » l’a notamment accompagné dans le Château de Vincent Miclet en Dordogne (voir nos précédentes éditions).

Dans une vidéo, le « garde du corps » d’Emmanuel Macron apparait en pleine séance de tir à la carabine dans les jardins du Château.

Dans une autre vidéo, on voit Alexandre Benalla au domicile parisien de Mohamad Izzat Khatab, un sulfureux homme d’affaires syrien. Mohamad Khatab a hébergé Alexandre Benalla pendant plusieurs semaines après son départ de l‘Elysée.

La proximité d’Alexandre Benalla avec ces individus soulève de nombreuses questions et dont la première d’entre elle , celle que le Parquet National s’est posé en cherchant à perquisitionner les locaux de Médiapart, lundi 4 février après avoir ouvert une enquête préliminaire « pour atteinte à la vie privée » et « détention illicite d’appareils ou de dispositifs permettant l’interception de télécommunications ou de conversations ».

Sur ce dernier coup, Matignon se prétend néanmoins transparent ( ?) assurant, face à la polémique née de la célérité avec laquelle le Parquet de Paris a entamé son enquête, qu’aucune instruction n’avait été donnée en ce sens.

La démission surprise le 7 février de  Marie Elodie Poitout (qui a été de tous les voyages à l’étranger du Premier Ministre) démontre pourtant que la situation devient « critique ».

A l’Elysée comme à Matignon on coupe les branches à grande vitesse !

Malgré cela, la cheffe de Sécurité s’est dit « restée  sereine » ?

Elle vient de déclarer qu’elle voulait simplement protéger Edouard Philippe, ce qui n’a pas convaincu !

C’est la raison pour laquelle, on peine donc à croire que Matignon ne savait rien et nombreux sont ceux qui mettent déjà en doute « la vérité » d’Edouard Philippe !

L’affaire Benalla commence à faire un vilain sparadrap. Elle serait même en train de devenir une affaire d’Etat, comme vient de le déclarer, ce jour, Guillaume Larrivé, Député LR :

« on a progressivement un sentiment de nausée vis-à-vis de cette affaire, dont on ne voyait jusqu’ici que la face visible de l’iceberg ».

Le sommet de l’Etat n’a pourtant pas encore vacillé.

Mais les odeurs d’égout que les séquences successives  de l’Affaire Benalla dégagent, commencent à devenir lourdes.

Les derniers rebondissements ont par ailleurs entaché l’Exécutif comme la Justice.

De ce fait, il semblerait que nous auront certainement l’opportunité très prochainement d’écrire la scène 2 de l’acte II, les malices du pouvoir macroniste semblant sans fin……..

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

INTERVENTION ARMEE DE LA FRANCE AU TCHAD

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a informé le Parlement, mercredi soir, que les forces armées françaises conduisaient des opérations offensives au Tchad contre des groupes armés venus de Libye.

L’aviation française a effectivement effectué plusieurs raids depuis le week-end dernier, dans le nord du Tchad. Ces raids ont eu lieu à l’est du massif du Tibesti, dans la région de l’Ennedi.

Un communiqué de l’état-major français des armées, diffusé mercredi 6 février, reconnaît ainsi que « du 3 au 6 février 2019, des Mirage 2000 des forces armées françaises sont intervenus [dans le] nord-est du Tchad, en coordination avec l’armée tchadienne, de façon à contrer l’incursion d’une colonne armée en provenance de Libye en territoire tchadien ».

A plusieurs reprises depuis dimanche 3 février, Paris a en effet lancé ses Mirage 2000, basés à N’Djamena, pour bombarder une colonne rebelle de l’Union des forces de la résistance (UFR) venue du sud de la Libye, et que l’armée tchadienne ne semblait pas en mesure de pouvoir stopper. Au total, les avions de chasse français auraient conduit une « vingtaine de frappes », selon une source militaire, et détruit une vingtaine de véhicules qui peuvent convoyer, chacun, jusqu’à dix combattants.

Cadre légal  d'intervention

Le chef du gouvernement a invoqué l’article 35 de la Constitution qui définit les conditions de mise en œuvre de la guerre et des interventions de forces armées à l’étranger. « Le gouvernement français a décidé de faire intervenir nos forces armées au Tchad (…) en réponse à la demande d’assistance [du] président de la République du Tchad, Idriss Déby Itno » . Cette précision vise à lever l’ambiguïté sur la légalité de l’intervention française. Officiellement, les deux pays sont liés par « un accord de coopération militaire technique » remontant à 1976 et qui permet aux militaires français de n'intervenir que si on le leur demande.

Techniquement, ces opérations au Tchad ne s’inscrivent donc pas dans le cadre de la lutte anti-terroriste et dans le cadre de l’opération Barkhane. Nulle part n’apparaît dans les communiqués officiels français la mention d’une menace terroriste. Il s’agit donc bien d’une intervention française en soutien à un régime allié, dans le respect de règles du droit international humanitaire, comme l’a bien précisé le ministère des Armées.

Risque de déstabilisation du Tchad et opération Barkham

Les critiques ont d'ailleurs vite fusé. Ingérence, défense d'un régime corrompu estiment des opposants tchadiens et des élus français.  Mais l’intervention de l'armée française vise à éviter la déstabilisation du Tchad par l'entrée de ces rebelles.

« Le raid de cette colonne armée dans la profondeur du territoire tchadien était de nature à déstabiliser ce pays. Les forces armées tchadiennes sont un partenaire essentiel de la France dans la lutte contre le terrorisme, tant au Mali, au sein de la Minusma, qu’au sein de la force conjointe du G5 Sahel qu’au travers de son engagement contre Boko Haram  [présente au Cameroun, Niger et Nigeria].», a précisé l’EMA, sans citer qui était la cible.

« La sécurité du Tchad et celle du Sahel s’inscrivent dans le même cadre sous-régional, donc l’intervention de “Barkhane” est justifiée », estime Oumar Yaya Hissein, porte-parole du gouvernement.

Ces colonnes de pick-up appartiennent en réalité à un mouvement tchadien rebelle, l’Union des forces de la résistance, emmenée par le neveu du président Déby, Timan Erdimi, et composée de combattants zaghawa, l’ethnie du Président. Ces derniers voulaient établir une base arrière dans le nord-est du Tchad ou au Soudan.

Un autre groupe rebelle est localisé dans le nord du Tchad : le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République. Ce CCMSR est né en Libye en 2016 d’une scission de l’UFR. Mais «depuis que le président [Déby] a proposé [en 2018] l’amnistie aux rebelles qui déposent les armes, nous considérons qu’il n’y a plus de rebelles au Tchad, mais seulement des hors-la-loi, des mercenaires et des terroristes », explique ainsi le porte-parole du gouvernement.

Dispositif français renforcé

La force de frappe tactique française est considérable. L'armée française peut compter sur les moyens ISR (renseignement aérien) déployés à partir de Niamey. Un des drones Reaper français a pris part aux actions, fournissant en temps réel des informations sur la localisation et les mouvements des colonnes rebelles. Plusieurs drones ont été mobilisés pour assurer la permanence de la veille ISR au-dessus du nord tchadien.

Cinquante ans après l'opération Limousin, la France continue de voler au secours du régime tchadien.

Alize Marion pour DayNewsWorld

REFERENDUM OR NOT REFERENDUM

LE 26 MAI 2019

La question du referendum est devenue en quelques jours un serpent de mer qui alimente toutes les conversations.

Y aura-t-il ou n’y aura-t-il pas un référendum le 26 mai 2019, jour d’élections européennes ?

Qu’est ce qu’Emmanuel Macron a véritablement en tête en ce jour sur cette question ?

L’interrogation a été mise sur la table par le JDD (Journal du Dimanche) du 3 février, lequel lui a consacré une longue analyse sous la plume de notre confrère Hervé Gattegno.

La seule chose que l’on peut affirmer aujourd’hui c’est que le gouvernement réfléchit fortement à cette solution pour sortir de la crise issue de la révolte populaire des Gilets Jaunes à peine contrebalancée par les foulards jaunes.

Pour interpréter ,on est donc obligé depuis quelques jours à s’en remettre aux confidences savamment distillées par quelques proches du Président de la République ou par quelques doctes analystes dont les points de vue sont souvent diamétralement opposés.

On laissera, tout de suite,  de coté les confidences des affidés, pas vérifiables pour l’instant. On sait seulement que ces confidences s’appuient sur l’information selon laquelle le Ministère de l’Intérieur a pris langue, en fin de semaine dernière avec des imprimeurs et des papetiers, « pour ne être pris au dépourvu et être prêt le jour J , car la décision finale devra être prise très vite ».

On analysera seulement les avis politiques et juridiques dont ceux de certains qui  estiment que l’organisation rapide d’un référendum serait un atout pour Emmanuel Macron, chahuté par une opinion publique qui très majoritairement n’a cessé de faire la preuve de sa colère. .

La fronde des Gilets Jaunes et la rage qu’elle a fait surgir dans toute la France avait fait perdre la première manche à Emmanuel Macron.

Le Grand Débat, très largement relayé par les médias, surtout celles soumises au pouvoir, et les principales questions qu’il a fait émergées ont convaincu, semble t-il le Chef de l’Etat et préparer la belle en organisant pour ce faire un référendum dont quelques uns prétendent qu’il pourrait avoir lieu le 26 mai 2019.

Techniquement et pratiquement le choix de cette date présenterait des avantages. Les électeurs n’auraient à se déplacer qu’une seule fois et les mairies organisatrices pourraient limiter la charge matérielle et humaine de son organisation.

Ce scenario est cependant contesté par l’opposition mais aussi par quelques experts politiques qui jugent que l’idée d’organiser un référendum le 26 mai est tout sauf bonne. Et les arguments ne manquent pas !

En premier lieu, parce que les résultats du Grand Débat qui a  commencé le 15 décembre 2018, doivent être publiés entre le 9 et le 16 mars, via des assemblées générales constituées de citoyens tirés au sort. On ne sait donc pas vraiment quelles sont les questions majeures qui vont sortir du débat et quelles seront par voie de conséquence les questions à inscrire dans le référendum.

Sachant que Christophe Castaner, le Ministre de ‘Intérieur plaide pour un référendum à questions multiples (un QCM de Sciences Po) le temps disponible pour organiser la campagne risque au lendemain du 16 mars  d’être trop court ! Par ailleurs et étant donné qu’en général, un référendum est un moment citoyen très fort il va falloir que la valeur des questions soit suffisamment puissante pour que le résultat génère quelque chose qui ne soit pas binaire et ou l’enjeu se résumerait à être pour ou contre la ligne du Président de la République

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les soutiens au Chef de l’Etat ont dégainé cette idée de multiples questions en ne limitant pas celles-ci à des sujets institutionnels. Mais même sur ce point, les analyses divergent !

Des sénateurs macronistes comme François Patriat (Cote d’Or) militent en faveur de l’introduction de thématiques sociétales et socio-économiques, une première en France depuis l’avènement de la Vème République.

A l’occasion de son interview informelle et inattendue de vendredi dernier, 2février 2019, Emmanuel Macron n’a pas fermé la porte à un référendum qui se tiendrait le 26 mai 2019, « pour favoriser l’ouverture à la délibération publique permanente » a-t-il ajouté « pour satisfaire le peuple qui veut reprendre le contrôle de son destin ».

Dans le camp présidentiel, au demeurant, quelques voix se sont élevées pour dire que le pari était risqué. Le risque principal pourrait résider dans l’abstention. En 2005, la participation au référendum sur le Traité de Maastricht a été de 30%, une participation très faible, qui, si elle devait se renouveler pourrait ne pas re-crédibiliser et re-légitimer Emmanuel Macron.

Les opposants les plus farouches dénoncent une manœuvre politique et un calcul politique ! Pour Gilbert Collard, avocat et député RN, » le référendum est une bonne idée qu’Emmanuel Macron prostitue » ! Les forces d’opposition dans leur ensemble dénoncent l’entourloupe et un enfumage de plus.

Hier, mardi 5 février, deux sénateurs ont apostrophé le Premier Ministre Edouard Philippe présent à l’occasion des questions d’actualités. A cette occasion Edouard Philippe s’est montré circonspect « face à la possibilité d’un référendum le jour des élections européennes qui aurait pour principal inconvénient de remettre en cause la clarté du débat sur l’Europe ». Pour Edouard Philippe la France a tout à gagner d’un débat européen clair.

Répondant à Roger Karouchi (sénateur LR) mais aussi à Hervé Marseille (Groupe Centriste), le Premier Ministre a précisé qu’il avait entendu la remarque sur « une forme de désaccord sur l’idée d’un référendum le jour du scrutin des européennes ». « J’entends ces remarques » a-t-il ajouté « et j’en prends acte. Un certains nombre d’arguments sont parfaitement légitimes ». Edouard Philippe a par ailleurs précisé que rien n’avait encore été décidé et que la réflexion et les consultations se poursuivaient ! On a néanmoins compris à cette occasion qu’il y aurait plus que l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre l’Elysée et Matignon sur le sujet.

L’appétence pour le débat qui anime en ce moment les citoyens français, Gilets Jaunes ou pas, milite pour la tenu rapide d’un référendum, le 26 mai par exemple.

Mais ce référendum pourrait être hasardeux au regard de la survie politique d’Emmanuel Macron. C’est ce que vient d’énoncer Mattéo Ghisalberti (rédacteur en chef de Putsch) qui comme tous les journalistes étrangers observent ce qui se passe en France en ce moment et qui vient d’inviter le Président de la République à regarder ce qui s’est passé de l’autre coté des Alpes en décembre 2016.

A partir de 2014 le Parti Démocrate de Mattéo Renzi enchainait les succès. La visibilité internationale de ce dernier était devenue énorme, avec un point d’orgue au moment de l’exposition universelle de Milan. Ce succès avait donné l’impression que rien ne lui était impossible, une perception comparable à celle de l’Elysée en ce moment. Malgré cela, une majorité d’électeurs italiens, obligés eux aussi de vivre dans la précarité et les difficultés, avec des salaires non revalorisés et un chômage dépassant 10% ont rejeté la proposition de réforme par référendum des institutions proposée par le Premier Ministre (39 ans). Le NON majoritaire a ipso facto entrainé la chute de Mattéo Renzi.

L’exécutif français devrait méditer l’exemple italien, l’Italie étant en train de devenir le laboratoire de l’Europe.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LES MACRON EN AURAIENT-ILS FAIT TROP

Rien ne va plus, semble-t-il pour le couple présidentiel mais surtout rien ne va plus depuis quelque temps pour Brigitte Macron qui pourtant avait été au début relativement épargnée.

En quelques semaines, l’épouse du Président de la République a été mise sur la sellette au travers de révélations choc ou de commentaires désobligeants.

Tout a commencé par les déclarations d’Alexandre Benalla qui tout au début de l’année 2019, dans une interview  donnée à Médiapart, avait déclaré que la Première Dame aurait, elle aussi, continué à échanger des SMS , « sur des thématiques diverses » avec le garde du corps de son mari, aujourd’hui mis en examen.

Brigitte Macron a démenti formellement mais ses allégations ont suscité de vives réactions dont « certaines ont été liées à l’arrestation d’Eric Drouet et à la volonté d’étouffer le scandale ».

On se souvient au demeurant qu’en pleine affaire Benalla, la Première Dame, très très agacée, avait quittée l’Elysée pour se réfugier dans sa villa du Touquet.

Elle avait fait alors le choix de rester tapie dans l’ombre et de ne pas se faire remarquer, tout en déclarant quand même « qu’elle avait été abasourdie »  par cette affaire « qu’elle n’avait pas vu venir … ».

Pourtant, on savait déjà, qu’Emmanuel Macron, plus que jamais esseulé après le départ de deux de ses ministres (Nicolas Hulot-Gérard Collomb) ne pouvait plus que compter sur son atout favori : son épouse !

La Première Dame est depuis, de plus en plus en retrait, même s’il elle dit qu’elle est solide et « blindée ».

Elle a néanmoins été très choquée par le déferlement de haine à leur encontre. Elle vit très mal cette situation et ne regarde plus les comptes sociaux. Pour rester très informée (et elle l’est !) elle écoute la radio et regarde la télévision.

C’est néanmoins grâce aux réseaux sociaux que l’on a appris qu’elle avait totalement fait refaire la salle des fêtes de l’Elysée. Moins dorée, plus lumineuse … la pièce a changé. Mais le coût a mal passé en pleine séquence des gilets jaunes. « Tout ca pour ca » : 500 000 € ?

Les réseaux sociaux se sont ainsi exclamés en constatant que les tapisseries des Gobelins avaient disparues et faisant observer que désormais cette célèbre pièce ressemblait à un hall de gare ou, plus méchant, à un funérarium. Il est vrai que le gris qui est dominant  et qui était la couleur favorite de Marie Antoinette n’avait pas réussi à l’épouse de Louis XVI !

Brigitte Macron a, de nouveau, essuyé des critiques à l’occasion du voyage officiel en Egypte de son mari, qu’elle accompagnait. Les cérémonies officielles passées, le couple est allé visiter le Grand Temple d’Abou Simbel. Vêtue d’un pantalon gris souris ( ?) la Première Dame portait des baskets griffées Louis Vuitton. Selon le Dailymail, ces baskets auraient été estimées à 750 €, « le salaire d’une caissière à mi-temps ».

Brigitte Macron a aussitôt protesté, indiquant que ces baskets avaient été prêtées et qu’elles étaient destinées à mettre en valeur les créateurs français. Cela ne semble pas avoir bien convaincu ?

Lundi 4 février 2019, sortira le livre très attendu « Madame La Présidente » aux Editions Plon. Le Livre a été écrit par deux journalistes Ava Djamshide et Nathalie Schuk . Des bonnes feuilles sont déjà sorties en kiosque le 1er février (Elle) . Ce livre réhabilitera peut être Brigitte Macron, désormais, elle aussi très attaquée et qui fait preuve, en général selon ses proches d’un naturel désarmant  habituellement.

Au demeurant on en saura plus rapidement sur le rôle (ou les rôles)  qu’elle joue auprès de son mari : Amante ! Épouse ! Mère ! Tutrice ! Communicante ! On sait déjà que, selon Philippe de Villiers, elle serait le femme qui souffle à l’oreille de l’artiste ». A suivre !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES LES BLESSES EN PREMIERE LIGNE

Douzième épisode de protestation pour le mouvement des « gilets jaunes » ce samedi.

Chaque samedi, ce sont plusieurs dizaines de milliers de personnes arborant des « gilets jaunes » qui se rassemblent en France: ils réclament davantage de pouvoir d'achat et dénoncent la politique du gouvernement.

Pour l'acte XII est prévu une « marche blanche » à Paris pour les manifestants blessés.

«Aujourd'hui, on en dénombre 2000 dont une centaine grièvement touchée», indique Maxime Nicolle, l'une des figures de la contestation. Ce que confirme le collectif militant « Désarmons-les » .

Ils ont perdu un œil après un tir de LBD, une main après l'explosion de grenades lacrymogènes GLI-F4, ou ont été blessés par des projectiles de grenade de désencerclement DMP. Parmi eux, Jérôme Rodrigues blessé à l’œil la semaine dernière par un tir de LBD ou des éclats de grenade DMP, lui qui filmait le rassemblement place de la Bastille.

Tous autant qu'ils sont à défiler, ils dénoncent l'utilisation de ces armes par les forces de l'ordre en même temps qu'ils dénoncent « les violences policières ».

Le gouvernement, de son côté, défend la nécessité de ces armes pour éviter des contacts directs violents et davantage de blessures entre manifestants et forces de l’ordre.

« Ce que je sais, c’est que  si on les retire à nos policiers, il leur reste quoi ?

Il leur reste le corps-à-corps ou leur arme de service. Je ne souhaite pas qu’ils utilisent leur arme de service, et je souhaite éviter le corps-à-corps. ». Et au Conseil d'Etat, saisi en urgence, de rejeter vendredi les demandes de suspension de l'usage du lanceur de balles de défense (LBD), estimant que le risque de violences rendait « nécessaire de permettre aux forces de l'ordre de recourir à ces armes ».

Dans la capitale, plusieurs centaines de « gilets jaunes » se sont réunis en fin de matinée place Felix Éboué, dans le XIIème arrondissement ; dans de nombreuses villes de province ils se sont donné rendez-vous en début d'après-midi.

Si la mobilisation connaît une baisse à Paris, elle demeure soutenue dans plusieurs villes de province, notamment à Toulouse et Bordeaux. A Valence , où Emmanuel Macron s’était déplacé le 24 janvier, les autorités attendent « entre 8 000 et 10 000 manifestants » pour une « marche régionale » prévue samedi après-midi.

«Après la venue, la semaine dernière, d'Emmanuel Macron à Valence pour une mascarade de débat, ils sont aujourd'hui 10.000 à vouloir venir» , note Nicolas Daragon, maire LR de Valence,qui redoute la présence de mille casseurs.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA  SAISON 3

NOUVEAU REBONDISSEMENT

Alain Gibelin, le DOPC (Directeur de l’Ordre Public) chargé de maintenir l’ordre à Paris, a été, le 29 janvier 2019 admis en soins intensifs.

Alain Gibelin est le policier haut gradé qui a fait des révélations sur l’affaire Benalla devant la Commission d’Enquête Parlementaire, « jurant » (toutes les personnes interrogées ont été appelées à faire serment de dire la vérité), croix de bois, croix de fer, que sa parole avait plus de poids que celle d’Alexandre Benalla.

Ce policier à la longue carrière et estimé, avait en effet « laissé entendre » qu’Alexandre Benalla avait participé à des réunions de sécurité alors qu’il était officiellement suspendu de ses fonctions (pour 15 jours).

Alain Gibelin avait même à cette occasion fourni des précisions complémentaires en rappelant qu’il avait échangé sur le statut d’observateur que souhaitait obtenir Alexandre Benalla pour les manifestations du 1er mai.

Cet échange a eu lieu à l’occasion d’un déjeuner, le 25 avril 2018, déjeuner auquel assistait également  le Commandant de l’Elysée, Eric Bio Farina.

A sa première audition devant la Commission Parlementaire il avait rappelé aussi qu’il avait mis en garde Alexandre Benalla sur les conditions de régularités de sa participation, régularités qui devaient être satisfaites principalement par une autorisation préalable de la Préfecture à solliciter par l’intéressé. Or, le 1er mai avait-il ajouté aucune demande ne lui était parvenue !

De la même manière, Alain Gibelin avait assuré ne pas savoir comment Alexandre Benalla s’était procuré son brassard et sa radio policière.

Les déclarations d’Alain Gibelin avait alors fait grand bruit, au sein même de la Commission Parlementaire, mais aussi chez tous les observateurs de cette étrange affaire.

Elles avaient fait d’autant plus de bruit qu’Alexandre Benalla avait quelques temps plus tard remis en cause la déposition du Directeur de l’Ordre Public ?

L’Elysée ayant ensuite, aussi  démenti les déclarations d’Alain Gibelin, ce dernier, très embarrassé, s’était cru obligé de faire marche arrière, et de rétropédaler à l’occasion d’une seconde audition.

L’épisode avait défrayé la chronique et crée un énorme remue-ménage chez les policiers et surtout chez les policiers de terrain. L’affaire Benalla a jeté dès lors la suspicion dans les rangs de policiers mais a également crée une rupture de confiance avec les citoyens français.

La cote de popularité d’Emmanuel Macron avait plongé immédiatement pour atteindre à la fin 2018 son plus bas niveau et les Gilets Jaunes se sont, quelques semaines après, installés sur les ronds points.

Les premières annonces sur l’annonce de l'hospitalisation d’Alain Gibelin sont venues d’Aziz Zemouri, journaliste au journal « Le Point » le 29 janvier 2019.

Depuis, aucun grand média n’a communiqué sur l’hospitalisation, en urgence semble t-il , d’Alain Gibelin et l’affaire (dans l’affaire) semble avoir été placée sous Omerta ?

Par suite, on est obligé de se perdre en conjectures ! Qu’est- il arrivé à Alain Gibelin qui selon certaines informations distillées avec précaution aurait fait un « burn out » ? Naturellement cela n’a pas convaincu et les réseaux sociaux, avec prudence, on commencé à s’emballer. On lit ici ou là :

« Maladie diplomatique ou petite police politique française ? Vous allez voir qu’il va en mourir pour raison d’Etat ».

Ou bien : «  « Encore un qui risque de se retrouver suicidé avec 3 balles dans le dos »

Ou bien encore : «  en gros, ils l’ont attrapé et mis sous shoot chimique ; il ne va pas rester grand-chose de son cerveau, ce qui est l’objectif »

Et pour finir : « il y en a pas mal qui ont gentiment quitté la vie de cette manière ; burn out ou cancer …c’est aussi une fin honorable …avec la Légion d’Honneur ».

Cela donne des frissons dans le dos !

Et on s’interroge ? Pourquoi le policier qui a accusé le Chef de l’Etat et qui s’était rétracté est il aujourd’hui en soins intensifs. Pourquoi la Préfecture de Police refuse d’expliquer la raison exacte de l’hospitalisation d’Alain Gibelin ?

A partir du moment où il n’y a pas de transparence, c’est qu’il y a quelque chose d’inavouable et compromettant.

Ceci étant et parallèlement à cet inquiétant incident on vient d’apprendre qu’Alexandre Benalla aurait été déclarer la perte d’un de ses passeports, quelques heures avant de les restituer ? Bizarre ! Vous avez dit bizarre !

Il coulerait des jours heureux à l’étranger, avec sa petite famille.. Très probablement à Londres où il a du retrouver Alexandre Djouri, l’un des protagonistes de l’affaire Libyenne dans laquelle Nicolas Sarkozy est gravement mis en cause avec 3 mises en examens.

On souhaite un bon rétablissement à Alain Gibelin, que l’on voudrait revoir vite debout !

On ne peut cependant qu’être exaspéré une fois de  plus en constatant que la République des Barbouzes n’est pas finie !

Pourtant Emmanuel Macron nous avait promis de faire de la politique autrement !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

130 DJIHADISTES DE SYRIE

BIENTOT DE RETOUR EN FRANCE

Ce serait une grande première. La France organiserait un rapatriement de djihadistes important. Ils seraient 130 à revenir en France, dans les semaines à venir.

Ils sont actuellement détenus dans des camps en Syrie sous surveillance kurde et les autorités françaises craignent de perdre leur trace après le retrait des soldats américains de Syrie. Nombre d'entre eux sont connus des services de renseignement français.

Les djihadistes seront « judiciarisés »

Interrogé sur la question ce mardi 29 janvier sur BFMTV, Christophe Castaner a assuré que « tous ceux qui rentreront en France seront judiciarisés et confiés aux juges ».

« Lorsque le juge estimera qu’il faudra les mettre en prison – et ce sera l’essentiel des cas – ils seront mis en prison », a poursuivi le ministre de l’Intérieur.

Chaque cas sera examiné et jugé individuellement.

A leur arrivée en France, les djihadistes qui ne font pas l'objet d'un mandat d'arrêt international seront remis entre les mains de la police antiterroriste pour être entendus tandis que ceux qui sont déjà recherchés, seront directement déférés devant le juge. Ils seront ensuite mis en examen et placés en détention provisoire dans l'attente de leur procès.

500 suspects de jihadisme déjà incarcérés en France

A ce jour, plus de 500 personnes sont incarcérées en France, dans le cadre d‘une détention provisoire ou d’une condamnation, pour des soupçons de djihadisme.

Les prisons françaises disposent de quartiers « étanches » comprenant des quartiers d’évaluation de la radicalisation et de prise en charge.

Et ce pour éviter tout prosélytisme...

Andrew Preston pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES LE NOUVEAU PARTI LES EMERGENTS

DE JACLINE MOURAUD

Jacline Mouraud lance dimanche son parti politique « Les émergents » à Orléans .

La Morbihannaise Jacline Mouraud, figure modérée du mouvement des Gilets jaunes, a choisi de lancer son parti politique à Orléans.

Elle avait été l'une des premières à dénoncer le prix des carburants et « la traque aux automobilistes » dans une vidéo devenue virale.

Pour ce comité fondateur « à peine une dizaine de personnes » sont attendues, ce dimanche 27 janvier, à Orléans, ville choisie pour sa situation géographique au centre du pays mais ville de Jeanne d'Arc.

« Aujourd'hui c'est le règne de l'argent. On veut tenir compte de tout le monde en œuvrant pour une meilleure répartition des richesses », a expliqué cette hypnothérapeute et artiste de 51 ans.« On souhaite refaire de la politique avec du cœur et de l'empathie. »

Si ce nouveau parti n'ambitionne pas de se présenter aux élections européennes de mai - « Les Européennes, c'est trop tôt, on ne crée pas un projet au peuple français en un mois », a estimé Jacline Mouraud-, il envisage cependant de figurer lors des municipales de 2020 et « lors de potentielles législatives ».

Le programme du parti se dessinera au fils de l'année avant les premières échéances électorales avec la volonté affirmée de « refaire de la politique avec du cœur et de l'empathie. ». « Aujourd'hui c'est le règne de l'argent. On veut tenir compte de tout le monde en œuvrant pour une meilleure répartition des richesses », a expliqué cette hypnothérapeute et artiste de 51 ans.

« Le temps des revendications est passé: la phase A c'est fait, tout le monde sait ce qui se passe en France. Il faut passer à la phase B, et partir dans la construction et la proposition. Revendiquer sans proposer est un peu incohérent!  », a estimé la fondatrice du parti.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

FOULARDS ROUGES CONTRE GILETS JAUNES ?

La «Marche républicaine des libertés» constitue le premier grand événement organisé par les «foulards rouges». Déclarée en préfecture, elle est fixée au dimanche 27 janvier, avec un départ à 14 heures place de la République puis un parcours menant jusqu'à la place de la Bastille .

Selon ses initiateurs c'est«La France silencieuse qui respecte la démocratie» qui vient ce dimanche 27 janvier battre le pavé parisien pour «défendre [les] libertés» lors d'une marche «républicaine, pacifique, joyeuse et porteuse d'espoir».

Des « foulards rouges » contre les « gilets jaunes » ?

Au lendemain de l'acte XI de la mobilisation des « gilets jaunes » ayant réunie quelque 67 000 personnes dans toute la France, des Français se rassemblent pour défendre « la démocratie et les institutions ».

Les deux leaders du mouvement que sont Laurent Soulié, ingénieur toulousain, et Théo Poulard, boulanger breton, disent vouloir simplement en finir avec les «débordements, incivilités, agressions et délits» de certains «gilets jaunes». Ce collectif s'est constitué en réaction aux violences qui ont émaillé les manifestations de « gilets jaunes », notamment le saccage de l'Arc de Triomphe le 1er décembre dernier.

Mais cette marche ne veut nullement s'inscrire contre les  « gilets jaunes ». «Les “foulards rouges” ne sont pas anti “gilets jaunes”», affirme Théo Poulard, 23 ans. «Les causes des “gilets jaunes” sont défendables; moi-même, j'aurais pu descendre dans la rue protester contre la hausse des carburants.

Chacun a le droit de s'exprimer et de manifester. Mais quand on voit comment ça a tourné, ça devient dangereux. Le mouvement a été récupéré par les extrêmes, de droite ou de gauche. Nous, nous sommes attachés au respect des institutions et de la démocratie.».

« La colère a été entendue, les revendications étaient légitimes mais nous dénonçons la forme, les violences systématiques, la haine contre les élus, les journalistes. Aujourd'hui, on n'est plus dans une contestation sociale », a déclaré Laurent Soulié, lors d'un point presse qui n'a pas hésité à affirmer que «ce qui est en train de se passer, c'est un putsch !»

10.000 participants mobilisés ?

Les « foulards rouges » entendent bien mobiliser un maximum de manifestants. Quelque10 000 personnes ont manifesté leur intérêt pour cet événement sur Facebook et leur intention d'y participer. « Si on est 20 000, ce sera un succès, 40 000 un très gros succès », a affirmé Théo Poulard, vice-président des « foulards rouges »

S'ils défendent un mouvement citoyen, de nombreux Français y voit avant tout une mobilisation pro-Macron. « Notre appel dépasse toutes les considérations partisanes.

Nous entendons provoquer un sursaut citoyen », assure de son côté Laurent Segnis, fondateur des « gilets bleus », rallié aux « foulards rouges ». Cette marche n'est « ni pro-Macron, ni-anti gilets jaunes ».

Force est de rappeler cependant qu'avant de rejoindre le mouvement des « gilets rouges » Laurent Soulié avait crée une page Facebook appelant à une marche de soutien à Emmanuel Macron sans cacher sa sympathie LaREM.

Une mobilisation pro-Macron ?

Officiellement, l'Élysée refuse d'encourager cette marche. Le parti présidentiel et la majorité se tiennent à l’écart de cette initiative, qui lui est sympathique mais entre en opposition avec l’esprit d’apaisement voulu pour le grand débat national.

De nombreux élus de la majorité ont déjà cependant prévu d'afficher leur soutien dimanche.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

« J’AI LA TRISTESSE DE VOUS ANNONCER »

LE DECES DE MONSEIGNEUR LE COMTE DE PARIS

Jean d’Orléans, Duc de Vendôme fils du Comte de Paris a annoncé, en ces termes, depuis le domaine Royal de Dreux le décès de son père.

Le Comte de Paris est mort le 21 janvier 2019, une date particulière pour lui et pour la dynastie qu’il représentait. C’est en effet ce jour là, en 1793, que Louis XVI, son ancêtre fut décapité après avoir été condamné à mort par la Convention où siégeait le cousin du roi, Philippe d’Orléans, surnommé Philippe Egalité.

Une tache pour cette branche dynastique dont l’ancêtre fut accusé et est resté accusé, d’avoir voté la mort du Roi.

Le chef de la Maison de France avait 85 ans.

C’est son second fils, Jean qui a sobrement fait l’annonce, dans les termes qui précèdent, de la disparition de son père, sur les réseaux sociaux.

Le Comte de Paris, Duc de France se faisait appeler Henri VII, pour rappeler que sa famille, descendante de Saint Louis, avait régné pendant neuf siècles sur la France.

Henri, Philippe Pierre Marie d’Orléans était né le 14 juin 1933 au Manoir d’Anjou, à Woluwe-Saint-Pierre  (près de Bruxelles) en Belgique où ses parents résidaient alors, suite à la loi d’exil qui avait frappé la famille depuis 1886. Sa mère, Isabelle d’Orléans Bragance était une arrière petite fille du dernier Empereur du Brésil.

Bien que descendant de Louis XIV, le Prince d’Orléans appartenait à la branche orléaniste de la monarchie.

Il faut rappeler que les monarchistes sont divisés depuis 1871, une fois la paix faite avec l’Allemagne et après la défaite de Sedan.

Les orléanistes (branche cadette des Bourbons) sont des libéraux partisans d’une monarchie constitutionnelle et parlementaire alors que les légitimistes représenté par le dernier Bourbon, Louis XVIII sont des conservateurs toujours partisans d’un pouvoir autoritaire de droit divin. La dynastie directe des Bourbons s’est éteinte avec Louis XVIII qui a pas eu de descendant et qui a dû quitter le trône suite à la Révolution de 1830.

La branche des Bourbons auraient pu cependant se perpétuer  si le Duc de Chambord, futur Henri V, fils de la Duchesse de Berry et de Ferdinand d’Artois, assassiné à la sortie de l’Opéra le 3 février 1820 n’avait pas créé, très maladroitement l’incident du drapeau tricolore qui aida à l’arrivée au pouvoir du Marechal Mac Mahon, un Républicain.

Cette affaire du drapeau fondera définitivement la République.

Le Comte de Paris, considéré par les orléanistes comme le chef de la Maison de France va laisser une empreinte modeste mais réelle.

La vie d’Henri d’Orléans a  été compliquée. Après être né dans un manoir de la banlieue de Bruxelles, le Comte de Paris a eu une enfance (comme celle de ses frères et sœurs / ils sont 11) errante entre Brésil, Maroc, Espagne, Portugal jusqu’à l’abrogation de la loi d’exil en juin 1950. Cette loi permit le retour en France de la famille.

Henri d’Orléans passe son baccalauréat à l’issue de ses études secondaires au lycée Montesquieu de Bordeaux dans lequel il a pu être inscrit, la loi d’exil n’étant pas encore rapportée, grâce à l’intercession du Président Auriol.

Bien qu’attiré par les arts et le sport, l’héritier du trône fera Sciences Po puis une carrière militaire, Noblesse oblige !

Sa première union avec la Princesse Marie Thérèse de Wurtemberg le 5 juillet 1957 à Dreux, fut un désastre. Il divorça de la Princesse Marie Thérèse en 1984 après avoir eu  5 enfants, dont deux enfants handicapés (leur mère avait contracté la toxoplasmose en Algérie).

Henri d’Orléans exercera ses compétences militaires au sein de l’armée française en combattant tout d’abord en Algérie, puis en intégrant le Secrétariat  Général de la Défense avant d’être affecté dans un régiment de hussards en République Fédérale d’Allemagne.

Le Comte de Paris est cependant un touche à tout : banque, parfumerie (domaine dans lequel il a été soutenu par Pierre Cardin). Son coté épicurien et amateur de sciences l’incline vers la cuisine et les vieux grimoires, des fantaisies qui n’on pas eu l’heur de plaire à son père qui le destitua à l’occasion de son remariage avec celle qu’il a véritablement aimée, Micaêla Cousino Quinones  de Léon (une fille d’un Grand d’Espagne). Ce fut un mariage d’amour et de discorde !

Henri d’Orléans retrouvera son statut de dauphin après l’annulation, en 2008 de son premier mariage par le Saint Siege, décision qui lui permettra d’épouser religieusement Macaëla .

C’est le second fils d’Henri de France qui va succéder à son père, le fils ainé, François, Comte de Clermont, handicapé et incapable de régner étant décédé le 31 décembre 2017.

Dès l’annonce du décès d’Henri d’Orléans, les Royalistes ont pu clamer : « le Roi est mort, Vive le Roi ».

Le Comte de Paris sera inhumé dans la Chapelle funéraire de Dreux ou ses ancêtres, de la lignée des Orléans, sont enterrés depuis le début du XIX siècle.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

MANIFESTATION DES GILETS JAUNES

CONTRE GRAND DEBAT NATIONAL?

Quelque 27 000 gilets jaunes selon les chiffres du ministère de l'intérieur ont manifesté à travers la France. De nombreux rassemblements ont eu lieu ce samedi 19 janvier pour le dixième acte des Gilets jaunes.

Ce nouveau samedi de mobilisation est aussi le premier depuis le lancement du Grand débat national. A Paris, le cortège, encadré et structuré, s'est élancé dans le calme vers midi vers les Invalides. Des heurts en fin de cortège ont lieu entre police et casseurs, certains de noirs vêtus cagoulés venus en découdre.

Des manifestations se déroulent également, dans d'autres villes, comme à Toulouse, Marseille, Bordeaux, Rennes, Angers.

Un important dispositif de sécurité a été mis en place alors que la polémique enfle sur l’accumulation de blessures graves de manifestants causées notamment par les lanceurs de balles de défense. Environ 80 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dont 5 000 à Paris, selon la préfecture de police.

Les gilets jaunes qui ont défilé pacifiquement ce samedi 19 janvier ne semblent pas avoir envie de « changer de pièce » et de passer au « Grand débat national », comme l'appelle de ses vœux le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

La grogne sociale continue de s’exprimer dans la rue.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

BENJAMIN GRIVEAUX GILET JAUNE PARISIEN ?

Le niveau de rémunération des hommes politiques, sujet particulièrement sensible, fait partie des revendications des «gilets jaunes»:

ces derniers veulent réduire le salaire des élus et des hauts fonctionnaires pour qu'ils soient plus proches de «la réalité des Français».

Après le salaire de Chantal Jouanno, c'est celui de Jacques Toubon qui a été épinglé récemment. Et à l'ambitieux porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, d'affirmer face à la caméra de Brut mercredi ne pas pouvoir être propriétaire d'un appartement à Paris avec son salaire de 7900 euros net par mois. «Je ne vis pas dans un château.

Moi, je suis locataire. Je ne suis pas propriétaire à Paris parce que le prix du mètre carré est trop cher. Moi, je n'ai pas hérité, je n'ai pas d'argent caché», a martelé l'ancien député de Paris.«Je n'ai pas de voiture. Je ne m'habille pas dans des costumes très chers, je peux vous donner de super adresses pas loin d'ici, voilà, c'est comme ça.

Il faut qu'on fasse tomber cette espèce de mythe», insiste Benjamin Griveaux. But avoué de cette sortie ?

Faire tomber le mythe de la rémunération des hommes et femmes politiques décriée par les « Gilets jaunes ». L'ancien élu local et député l'assure :

« Ce n'est pas un avantage financier d'être élu. ». Le secrétaire d'Etat précise également qu'il a divisé son salaire

« par trois » – ou plutôt « deux et demi », rectifie-t-il – en entrant au gouvernement.

« Avant, j'étais dans une grande boîte et je gagnais très bien ma vie », confie-t-il , alors directeur de la communication et des affaires publiques d'Unibail-Rodamco. Sa rémunération s'élevait à cette époque à plus de 20.000 euros mensuel.

Mais ces déclarations ne peuvent-elles pas paraître bien indécentes pour un smicard qui ne gagne que 1.525,47€ brut par mois ?

Elles ont en tout cas déclenché un tollé d'indignation sur les réseaux sociaux même si certains internautes ont tenu à rappeler le prix excessif du mètre carré à Paris.

A l'instar de Benjamin Martinez, un internaute qui a posté sur Facebook que «7.900€/ mois pour relayer la parole du gouvernement de la 5e puissance du monde, ce n'est pas excessif surtout quand on voit le coût de la vie à Paris».

Et sachez- le il n'est pas, comme il le précise lui-même, sympathisant LaREM.

Gardons le sens de l'humour comme ces nombreux internautes qui ont proposé une cagnotte à ce fils de notaire et d'avocat, lui- même marié à une avocate du barreau de Paris .

Et gageons qu'il fut meilleur communicant chez son ancien employeur Unibail-Rodamco que cette fois-ci !

Garett Skyport pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA ALEXANDRE BENALLA DEFERE DEVANT UN JUGE APRES SA GARDE A VUE

Décidément Alexandre Benalla donne du fil à retordre aux autorités si bien que ce vendredi Christophe Castaner s’en est pris directement à ce dernier :

« Son comportement m’agace quand on découvre que, y compris pour demander des documents officiels, il aurait produit des faux documents. », a-t-il vitupéré.

Placé en garde à vue jeudi 17 janvier, l'ex chargé de mission de l'Elysée a été déféré au parquet de Paris ce vendredi pour être présenté à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen .

Un possible faux en écriture

Il s'agit pour la justice d'éclaircir la façon dont ont été obtenus et utilisés les passeports diplomatiques et de service en la possession de M. Benalla.

Une information judiciaire a été ouverte vendredi matin, précise le parquet, qui avait lancé le 29 décembre une enquête préliminaire pour « abus de confiance » et « usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle ». L’ancien adjoint au chef de cabinet de l'Elysée est aussi poursuivi pour

« exercice d'une activité dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique ».

L' enquête avait été lancée après la transmission par le ministère des affaires étrangères d’un article 40 relatif aux soupçons sur l’utilisation indue qu’il avait faite de deux passeports diplomatiques après son licenciement de l’Elysée.

En effet avec les passeports diplomatiques que le détenteur aurait dû restituer après son licenciement le 1er août, M. Benalla s’était notamment rendu au Cameroun, au Congo ou encore en Israël aux côtés de l'homme d’affaires Philippe Solomon.

Et il les avait utilisés « presque une vingtaine de fois ces passeports entre le 1er août et le 31 décembre. La première fois, du 1er au 7 août et les autres en octobre, novembre et décembre », avait précisé visiblement agacé le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda., mercredi devant les sénateurs,

De plus l' enquête a été étendue mercredi aux chefs de « faux, usage de faux et obtention indue d'un document administratif », à la suite d'un signalement transmis par les services de la présidence de la République.

D’après M. Strzoda, en effet M. Benalla qui était encore en fonction à l’Elysée, aurait envoyé au ministère des affaires étrangères un courrier à en-tête du chef de cabinet de l’Elysée pour obtenir un passeport de service

« Le chef de cabinet n’est pas l’auteur de cette note », a précisé M. Strzoda, lors de son audition devant la commission d’enquête sénatoriale, ajoutant : « C’est un document supplémentaire qui vient nourrir un dossier qui, à mon avis, est déjà très lourd.

Or selon le code pénal, le faux en écriture publique commis par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public agissant dans l’exercice de ses fonctions ou de sa mission est un crime passible de quinze ans de réclusion criminelle et 225 000 euros d’amende.

Un dossier bien lourd et explosif qui fait certainement grincer des dents au sommet de l'Etat et pourrait révéler des dysfonctionnements à l'Elysée.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

VU D’ICI (USA)

LE TELEPHONE CRYPTE DE BENALLA

Dans l’épisode de la nouvelle série télévisée française produite par l’Élysée une belle histoire de téléphone portable crypté vient de pimenter cette série à rebondissement.

Bon pour être plus sérieux et ne pas prendre tout cela au second degré même si cela peut vous faire rire il faut dire les choses !

Tout d’abord une précision si vous voulez manger une pizza, il est totalement impossible d’en commander une avec un tel appareil. En effet un téléphone crypté ne permet que d'appeler un autre téléphone crypté du même type (possédant le même cryptage) qui appartient à une série diffusée auprès d’un groupe d’utilisateurs pour que les conversations qu’ils peuvent échanger entre eux ne puissent faire l’objet d’aucune écoute de quelque sorte !!!

En effet l’usage de matériel d’écoute (scanner, récepteur divers …) va recevoir certes un signal mais ce signal étant crypté il ne devient qu’un bruit sans intérêt !!!

Les progrès de l’informatique en matière de cryptographie avec de algorithmes mathématiques des plus complexes permettent des cryptages tellement performants que même avec des Hyper-Calculateurs, casser le cryptages pour récupérer l’information peut prendre des années (200/300 ans ou plus) ce qui rend vain toute tentative d’écoute !!!

Comme vous commencez à le comprendre aussi ce type de téléphone n’a d’intérêt que pour appeler que certaines personnes détentrices de ce type de téléphone.

Question à se poser

Qui détient un de ses téléphones que l’on peut appeler ?

Les ministres, certains très hauts  fonctionnaires (Défense, Sécurité, etc…), et bien sûr les membres de Élysée, et enfin le Président de la République.

Non le téléphone crypté de Mr Alexandre Benalla ne pouvait pas lui servir pour commander une pizza !!

Autre Question à se poser

Qui Alexandre Benalla pouvait-il bien appeler qui détient un tel téléphone ???

Assurément des amis qu’il a gardés au sein du pouvoir !!!!

En tout cas j’espère que ses quelques lignes vous ont ouvert les yeux et vous permettront d’analyser la suite de cette histoire, de réfléchir, de ne pas croire et de ne pas boire tout ce qui peut vous être servi sur un plateau comme argent comptant !!!

En parlant d’argent, et en la matière comme dans beaucoup d’autres, les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien les croire !!!

Alors ouvrez bien grand les yeux et les oreilles, réfléchissez avant toute chose , soyez prudents les meilleurs illusionnistes ne sont pas de la famille du grand Merlin l’enchanteur mais bien dans la caste des hommes et femmes politiques !!!!!

Steve McQuillan pour DayNewsWorld

LA FRANCE DEPLOIE SON BOUCLIER ANTI BREXIT

Un Brexit dur d'avec le Vieux continent devient l'issue la plus probable après le vote des députés britanniques.

Aussi Édouard Philippe a-t-il annoncé jeudi le déclenchement d'un « plan lié à un Brexit sans accord » pour parer à l'éventualité « de moins en moins improbable » d'une sortie brutale du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Ce plan « comporte des mesures législatives et des mesures juridiques qui visent à faire en sorte qu'il n'y ait pas d'interruption de droits et que les droits de nos concitoyens ou de nos entreprises soient effectivement protégés », a indiqué le chef du gouvernement.

Après l'Assemblée nationale la veille, le Sénat doit adopter définitivement jeudi un projet de loi d'habilitation en ce sens.

Le gouvernement va présenter ensuite en Conseil des ministres cinq ordonnances qui seront adoptées d'ici trois semaines

Il s'agit notamment de protéger les intérêts des Français résidant au Royaume-Uni, de trouver un statut pour les citoyens britanniques en France et encore d'instaurer des mesures en vue du rétablissement des contrôles de marchandises aux frontières.

Cinquante millions d’euros seront investis dans les ports et aéroports, « les lieux les plus concernés par les modifications à apporter compte tenu du Brexit dur », a indiqué Edouard Philippe.

« Six cents recrutements seront réalisés dans les semaines qui viennent » a-t-il ajouté en évoquant des douaniers, vétérinaires et agents de l’État « qui vont permettre, là encore, d'être à la hauteur des enjeux, d'être à la hauteur des contrôles nécessaires », a-t-il insisté.

Un plan pour accompagner le secteur de la pêche, qui est « le plus susceptible d'être durement impacté par cette sortie sans accord », est également prévu.

« La responsabilité du gouvernement, c'est que notre pays soit prêt, que les intérêts de nos concitoyens soient préservés et défendus », a assuré le Premier ministre.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA LES PASSEPORTS DE LA DISCORDE

Décidément les révélations sur Alexandre Benalla n'en finissent pas de pleuvoir. Et ce personnage a obtenu un passeport de service grâce à un faux! Et ce personnage borderline a effectué une vingtaine de voyages à l'étranger!

Alors que commence ce mercredi la deuxième série d'auditions de la commission d'enquête du Sénat concernant l'affaire Benalla , Le Canard enchaîné, paru ce jour, révèle que l'ex-chargé de mission de l'Élysée a gardé son téléphone crypté «secret-défense» jusqu'au 11 janvier dernier, ainsi qu'un passeport de service.

Licencié après sa mise en examen pour «violence volontaire» sur manifestants le 1er mai dernier, Alexandre Benalla se devait de restituer ce téléphone et ce passeport à son départ de l'Elysée.

Or,fait étrange, jamais l'Élysée ne lui en aurait réclamé la restitution.

Il faut savoir que le passeport de service  facilite le passage des frontières en permettant notamment de voyager sans visa dans certains pays.

Donc malgré la restitution récente le 9 janvier des deux passeports diplomatiques que possédait encore Benalla après son licenciement, ce dernier pouvait encore user d'un passeport de service pour se rendre avec facilité à l'étranger...

Quant au téléphone, il s'agit d'un téléphone Teorem, un mobile à clapet, au design archaïque, mais ultrasécurisé.

Développé par la Direction générale de l'armement (DGA) et le groupe Thales et d'une valeur de 2500 euros, il est utilisé par les plus hautes personnalités de l’État, notamment le président de la République et certains responsables militaires, pour passer des appels importants.

Pour avoir gardé cet équipement précieux, un ex-collaborateur s'exposerait à une peine allant jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, selon l'hebdomadaire satirique.

Pourquoi tant de passe-droits octroyés à Alexandre Benalla qui, après son licenciement, s'est rendu, rappelons-le, dans plusieurs pays africains et en Israël ?

Ce mercredi, la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla doit entendre de nouveau Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, et Christophe Castaner, ainsi que pour la première fois Jean-Yves Le Drian, suite aux révélations sur l’utilisation par Alexandre Benalla de passeports diplomatiques.

Alexandre Benalla devra, lui, s'expliquer lundi 21 janvier devant les sénateurs sur l'utilisation faite de ses passeports.

Des éclaircissements seront également demandés par la commission concernant d'éventuelles activités privées, notamment dans le domaine de la sécurité, par l'ancien ex-chargé de mission et son acolyte, Vincent Crase, ex-employé de LaREM et chef d'escadron dans la réserve opérationnelle de gendarmerie.

Difficile de se défaire du sparadrap Benalla...

Garett Skyport pour DayNewsWorld

FRANCE QUESTIONS SUR LE GRAND DEBAT

Emmanuel Macron lance, ce mardi et jusqu'au 15 mars, à Grand Bourgtheroulde (Eure), le « grand débat national », une consultation annoncée fin novembre pour tenter de sortir de la crise des « Gilets jaunes ». Dans sa lettre aux Français, diffusée dimanche, le président de la République a dressé le cadre de cette consultation et appelé « le plus grand nombre » à y participer afin de trouver des solutions pour l'avenir du pays sur des problématiques majeures..

Les organisateurs du débat

Le rôle d'organisation est dévolu à un duo de ministres. Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon, respectivement ministre chargé des collectivités territoriales et secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, ont été désignés par le Premier ministre Edouard Philippe.Il leur appartiendra de coordonner la mission du grand débat national. Le premier s'occupera de faire le lien avec les maires, la seconde avec les représentants de la société civile. Tenant un rôle « essentiel » selon le président de la République dans sa lettre aux Français ils sont« chargés de faire vivre le débat et d’en suivre l’évolution », a officialisé Matignon.

Un remplacement au pied levé après la démission de Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) rattrapée par une polémique sur son salaire (14.666 euros bruts par mois), salaire qu'elle a conservé.

Les garants de l'indépendance

Pour éviter des intervention intempestives de l'exécutif sur le rapport final du grand débat par le truchement de ses deux ministres, cette mission sera également menée par un collège de cinq personnalités censées garantir l'indépendance et la transparence de l'opération.

Deux de ces cinq personnes seront désignées par le gouvernement, tandis que les trois autres seront nommés respectivement par le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LRM), le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), et celui du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Patrick Bernasconi.Aux cinq garants de veiller « à la régularité de la méthode et à celle des travaux d’analyse et de synthèse des contributions recueillies » et de formuler «  toutes les recommandations qu’ils jugeront nécessaires pour satisfaire aux exigences de transparence et d’impartialité », selon le cabinet du premier ministre.

L'organisation

« Nous avons souhaité, dans l'organisation de ce débat, qu'il puisse être tenu au plus près des Français. Non pas à Paris, non pas dans les grandes capitales régionales, non pas dans des lieux classiques d'organisation des débats, mais bien au plus près des Français », a déclaré le Premier ministre.

Chacun peut organiser un débat que ce soit à l'échelle d'un quartier, d'un village ou d'une région ou d'une association. Il peut s'appuyer sur un « kit » méthodologique qui comprend notamment des cartes et des données pour organiser un débat.

Ces rencontres doivent être déclarés sept jours avant leur tenue en précisant la date, le lieu et le nombre de participants attendus.

Toutes les contributions seront remontées pour permettre une analyse approfondie et ainsi nourrir une restitution placée sous le contrôle et la responsabilité des garants.

La participation

De nombreux outils sont déployés pour permettre aux plus grand nombre de Français de prendre part aux discussions.

Les élus de communes ont mis à disposition pendant un mois des cahiers de doléances dans leur mairie pour y recueillir les requêtes de leurs administrés. Par ailleurs, des réunions d'initiatives locales doivent se tenir dans divers lieux (mairies, marchés, gares ou sur les lieux de travail). Un ou plusieurs thèmes (parmi les quatre sélectionnés par le gouvernement) devront être choisis lors de ces rendez-vous.

Dès mardi, le grand débat national se « déploiera » à partir des « réunions d’initiatives locales ». Ces réunions publiques « permettront à chacun de débattre, de se faire entendre et de convaincre », assure le communiqué.

A l'issue des différents échanges, des citoyens seront tirés au sort pour discuter et analyser, lors des réunions d'initiative locale, les propositions qui auront émergées. A partir du 1er mars,, « des conférences citoyennes régionales seront organisées, associant des Français tirés au sort dans chaque région à des représentants de diverses parties prenantes », selon le communiqué du gouvernement. Les participants pourront donner leur avis sur « ce qui ressort des premières semaines du grand débat national et nourriront ainsi la réflexion sur les suites à donner ».

Mise en place d'une plateforme numérique

Une plateforme numérique, granddebatnational.fr, existe déjà et est utilisable dès ce mardi, avec toutes les informations pratiques.Des débats auront donc également lieu sur Internet. L

es Français pourront également envoyer leurs contributions par la Poste à Mission Grand Débat, 244 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris. Enfin, un numéro vert, le 0800.97.11.11 et le 01.82.71.03.39 pour l'Outre-Mer et les appels de citoyens français à l'étranger, sont également dédiés aux questions des particuliers.

Les thématiques

Dans sa lettre, le président propose de cadrer le débat autour de 35 questions. Quatre grands thèmes sont proposés : pouvoir d'achat et fiscalité, démocratie et citoyenneté, réforme de l'Etat et transition écologique. Emmanuel Macron propose de réfléchir sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC) ou sur les quotas annuels d'immigration.

Certes « pas de questions interdites », mais plusieurs sujets sensibles ne pourront être renégociés comme la suppression de l'ISF ,  le droit d'asile, l'IVG, la peine de mort et le mariage pour tous.

« C’est un exercice inédit qui doit permettre aux Français de dire ce qu’ils souhaitent. Il faut que ce soit bien organisé, avec des principes de transparence et d’impartialité », a déclaré M. Philippe dans la cour de Matignon après la diffusion du communiqué.

Le grand débat « devra déboucher sur des traductions concrètes dans la vie quotidienne de nos compatriotes », adéclaré Edouard Philippe. Emmanuel Macron a promis d'y répondre dans le mois qui suivra sa fin prévue le 15 mars, soit avant les élections européennes du 26 mai.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LETTRE AUX FRANCAIS

POUR UN EXERCICE DEMOCRATIQUE INEDIT

Le président de la République a publié ce dimanche soir sa « lettre aux Français » en vue du grand débat national qui doit être officiellement lancé mardi 15 janvier. Il s'adresse directement à ses compatriotes pour lancer cet exercice démocratique inédit. Il s'agit, après une neuvième journée de mobilisation des « gilets jaunes », de « transformer les colères en solutions ».

Dans cette longue missive Emmanuel Macron a proposé 32 questions en guise d'exemple « au cœur de nos interrogations » assurant qu' « il n'y a pas de questions interdites ».

La lettre d'Emmanuel Macron.

Lettre aux Français

Chères Françaises, chers Français,

mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n’est pas un pays comme les autres.

Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous.

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française.Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.

Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

En confiance,

Emmanuel MACRON

Carl Delsey pour DayNewsWorld

QUAND LES GILETS JAUNES PRIVILEGIENT LE DIRECT AUX MEDIAS TRADITIONNELS

L'on connaît la méfiance des Gilets jaunes vis-à-vis des médias traditionnels dont les journalistes sur le terrain sont systématiquement pris à parti par ces derniers et parfois même empêchés de couvrir la mobilisation. Plusieurs livraisons de quotidiens régionaux du groupe Centre France imprimés sur place ont été empêchées, notamment celles du Journal du Centre et celle d'une édition de La République du Centre par des Gilets jaunes. Ces derniers, pour l'information, se tournent de préférence vers les réseaux sociaux qui favorisent le direct.

Le direct ou les codes de la téléréalité

Le premier rendez-vous de « gilets jaunes » avec le Premier ministre, le 30 novembre, était déjà tombé à l'eau pour une question de direct: « J'ai demandé à plusieurs reprises à ce que cet entretien soit filmé et retransmis en direct à la télévision, cela a été refusé », avait déclaré à la presse Jason Herbert, l'un des représentants désignés, pour justifier son départ de la réunion. « Avec le direct on a le temps de montrer les choses sur le temps long ».

Dans les groupes Facebook et sur Twitter, les principales personnalités du mouvement, qui entame son acte IX ce samedi 12 janvier, multiplient les prises de parole face caméra, en direct, et sont suivies par moult internautes.

Sur « Vécu », une page Facebook lancée fin décembre, le jeune « gilet jaune » Gabin Formont, en direct dans les manifestations, diffuse longuement ce que les manifestants ont à dire, sans les reprendre ou corriger des erreurs factuelles. Autoproclamé « le média des gilets jaunes », Vécu a attiré pas moins de 30.000 internautes depuis son lancement en décembre. « On reste dans la vérité mais on montre une autre facette », a déclaré Gabin Formont au média Loopsider.

Le reporter Rémy Buisine a développé ce suivi en direct et en vidéo verticale depuis le mouvement « Nuit debout » en 2016. Devenu journaliste pour le média en ligne Brut, il filme les manifestations en direct pendant des heures, à moto, armé de son smartphone. Rémy Buisine, qui enregistre des millions de vues avec ses vidéos, est bien le seul journaliste à se faire acclamer par les « gilets jaunes ».

Face à la « défiance » et à la « soif de transparence » des « gilets jaunes », « le live est une sorte de promesse anti-institutionnelle », explique le philosophe Vincent Cespedes, qui avait lancé en 2016 une plateforme de vidéos citoyennes. « Ils refusent l'essence du journalisme : l'éditorialisation, le point de vue », explique Vincent Cespedes, au profit d'images en direct qui reprennent certains codes de la téléréalité. Les vidéastes qui ont du succès parmi les « gilets jaunes » « s'immergent avec bienveillance, n'interrogent que les gens qui font l'événement », poursuit le philosophe. Une posture également adoptée par le média russe RT, qui est suivi par de nombreux manifestants.

Une prise de parole immédiate

Au début du mouvement, très vite invités sur les plateaux de télévision, les Gilets jaunes ont été « contraints par le dispositif médiatique des émissions », selon la sémiologue Marie-France Chambat-Houillon. Ils lui préfèrent « une prise de parole immédiate ». « Il y a dans les médias traditionnels des contraintes horaires, un régime de représentation des faits », souligne la sémiologue. « Le live laisse une plus grande marge de liberté dans son interprétation au spectateur, qui peut s'informer dans d'autres médias par ailleurs. La confrontation des points de vue ne se fait que dans les commentaires. »

Allant jusqu'au bout de la logique, l'ex-paparazzo Marc Rylewski s'est donné pour mission d'interpeller des personnalités dans la rue, les questionnant sur leur salaire, leurs prises de position ou des collusions fantasmées, avant de diffuser les vidéos sur Internet.

« J'ai vécu pendant des années en Amérique et j'ai vu là-bas qu'ils peuvent pratiquer un journalisme autrement plus in your face », explique Marc Rylewski.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE CYNISME D'EMMANUEL MACRON

AU MOMENT DE L'ACTE IX DES GILETS JAUNES

A la veille d'une nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes », la petite phrase assassine du président de la république a suscité de nombreuses réactions.

Devant les maîtres-boulangers, Emmanuel Macron a loué, vendredi 11 janvier, « le sens de l'effort », déplorant que « les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir » quelque chose « sans que cet effort soit apporté ».

« Et s'il n'y a pas ce sens de l'effort, a repris le chef de l'Etat, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l'édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir. L'apprentissage est au cœur de cette philosophie. »

Si Emmanuel Macron n'a pas évoqué de manière directe le mouvement des « gilets jaunes » lors de cette déclaration, de nombreux responsables politiques ont fait le lien avec les manifestations du samedi 17 novembre.

« A ce stade, ça n'est pas de la maladresse, mais une cynique provocation : le président Emmanuel Macron cherche à exciter la colère populaire pour cliver et se poser en seule alternative à l'extrême droite et l'extrême gauche. C’est indigne », s'est indigné le député LR Julien Aubert sur Twitter.

De son côté, Laurent Wauquiez, président des Républicains, a déclaré sur Twitter qu'«en cette période où la priorité est le retour à la sérénité, le président doit lui avoir le sens des responsabilités et ne pas provoquer davantage de tensions».

Le premier secrétaire du Parti Socialiste a affirmé qu' «Au début on croit que c'est un fake, que non un président ne jette pas de l'huile sur le feu alors que le pays vit sous tension, et puis si...»

« Macron récidive dans l’insulte contre son peuple ! »

Pour sa part le président des Patriotes, Florian Philippot, sur Twitter répond avec dérision « Ayons le sens de l’effort demain : ActeIX ! ».

souvent oublié qu'à côté des droits de chacun dans la République (...) il y a des devoirs."

Lundi le président de la république doit publier sa lettre aux Français.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES OU UNE FORTE MOBILISATION

SAMEDI 12 JANVIER

A Paris, le préfet de police a dit craindre «plus de radicalité» pour «l'acte 9» du mouvement des Gilets Jaunes alors que sur l'ensemble du territoire, la police nationale prévoit un niveau de mobilisation avoisinant celui des rassemblements d' avant les fêtes.

Si le nombre de personnes mobilisées a baissé au cours des week-ends de la fin du mois de décembre, les manifestations du samedi 5 janvier ont été marquées par une nouvelle hausse de la participation avec plus de 50.000 manifestants selon les autorités.

Si Paris restait privilégiée ces dernières semaines, certains gilets jaunes souhaitent délocaliser la manifestation en province et Bourges semble désignée. La question d'un appel à un rassemblement national dans une ville autre que Paris a en effet régulièrement alimenté les discussions sur Facebook après les violences des 24 novembre et 1er décembre .

Les deux figures du mouvement Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle ont choisi Bourges, le chef-lieu du Cher, comme épicentre de la mobilisation du 12 janvier.

Cette préfecture est « une ville un peu moins connue des forces de l'ordre pour éviter qu'il y ait du 'nassage' (encerclement, ndlr) de fait, que la tension monte », a expliqué le Breton, plus connu sous le pseudonyme de Fly Rider, dans une interview au média Konbini.

L'autre raison de ce choix c'est la position géographique au centre de la France de Bourges comme l'annonce le nom de l'événement «Acte 9: Rassemblement des Gilets Jaunes au centre de la France».

Jeudi soir, aucune demande d'autorisation de manifestation n'avait encore été déposée, selon la préfecture, alors que 2700 participants disaient vouloir s'y rendre sur Facebook et 13.000 personnes se montraient intéressées ce vendredi matin.

La préfète du Cher a annoncé, vendredi, l'interdiction de toute manifestation dans le centre-ville de Bourges pour la journée de samedi.

Dans un communiqué, Catherine Fourrier souligne que «l'ampleur prévisible» de la manifestation de samedi s'annonce «sans commune mesure avec les précédentes marches pacifiques qui se sont déroulées dans la commune de Bourges ces dernières semaines» et qui ont rassemblé, au plus, 400 personnes selon la préfecture.

[12/01/2019] Arrêté pris par C. FERRIER @Prefet18 interdisant toute manifestation à l'intérieur du centre-ville de Bourges (voir plan annexe). pic.twitter.com/cr3eU7txCu

— Préfet du Cher (@Prefet18) 11 janvier 2019

Le maire MRSL de la ville, Pascal Blanc, a, de son côté, publié une lettre ouverte vendredi matin dans laquelle il détaille les mesures prises, en accord avec la préfecture. Il a ainsi fait retirer une partie des horodateurs et a décidé la fermeture de plusieurs lieux publics, samedi.

Si la ville de Bourges est visée, Paris l'est également. Le chauffeur routier Éric Drouet, autre figure du mouvement des gilets jaunes, semble privilégier Paris. Le lieu de rassemblement, annoncé à La Défense sur Facebook -devrait être dévoilé au dernier moment, comme lors des autres samedis de façon à prendre de court les forces de l'ordre.

«Actes 9: Paris Nous Revoilà!!!» recueille 3100 participants et 16.000 personnes intéressées ce vendredi matin tandis que «Acte 9 Tous à Paris» réunit 2800 participants et 19.000 intéressés.

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a indiqué que le dispositif policier allait retrouver son niveau de la mi-décembre, avec 80.000 policiers et gendarmes mobilisés dont 5000 à Paris et la mobilisation de 14 véhicules blindés.

« Nous pensons que la mobilisation sera plus forte que samedi dernier d'une part et que le comportement au sein des groupes qui seront présents sera marqué par plus de radicalité, plus de tentations de violences», a de son côté annoncé le préfet de police.

Le dispositif de sécurité pour les rassemblements de samedi, à Bourges comme à Paris, mais également dans les autres villes de France s'annonce « considérable » selon le Premier ministre Édouard Philippe.

Par ailleurs les manifestants prévoient aussi une reprise des blocages et certains appellent à retirer leur argent des banques.

Contrairement à ce qu'espérait le gouvernement, le mouvement ne s'essouffle pas et semble rebondir.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES CAGNOTTE CONTRE CAGNOTTE

La cagnotte de soutien aux forces de l'ordre a été lancée en réponse à la polémique cagnotte de soutien à l’ex-boxeur Christophe Dettinger, clôturée quelques heures plus tard par le site Leetchi. Destinée à couvrir les frais de défense de Christophe Dettinger, celle-ci a dépassé les 120 000 euros avant d’être clôturée par Leetchi.

Ouverte par le Président de la Région Sud - Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier, la cagnotte pour les forces de l'ordre connaît un certain succès puisque jeudi matin la somme récoltée dépassait les 848.000 euros, répartis en 31.000 donateurs. La somme récoltée sera reversée à l’Amicale de la police nationale, une « association d’entraide » qui œuvre pour les gendarmes, policiers et sapeurs-pompiers et pourra la répartir entre les forces de l’ordre blessées, a expliqué l’ancien secrétaire d’État. « Je suis agréablement surpris, ça prouve qu’il y a beaucoup de gens dans ce pays qui ne cautionnent pas les actes de violences. Le don moyen étant de 27 euros, cela prouve bien que c’est un engagement politique au service des forces de l’ordre. Je souhaiterais que nous dépassions le million », estimait Renaud Muselier ce jeudi matin.

Cette cagnotte symboliserait « Un engagement politique au service des forces de l’ordre ».

« Participez à la cagnotte en faveur des policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ! Nous devons protéger et aider nos forces de l’ordre. Nous leur devons tellement ! », explique le texte d’accompagnement de la cagnotte, publié sur le site Leetchi.

Renaud Muselier dit vouloir soutenir les 1 050 policiers, gendarmes et pompiers blessés depuis le début du mouvement des Gilets jaunes. « Il s’agit désormais de défendre les valeurs fondamentales de la France qui sont inscrites sur le fronton de nos mairies : Liberté, Égalité, Fraternité ! » peut-on lire dans le descriptif de la cagnotte.

La somme récoltée sera reversée à l’amicale de la police nationale, « association d’entraide » qui œuvre pour les policiers mais aussi pour les gendarmes et sapeurs-pompiers. Ces dons seront répartis entre les forces de l’ordre blessées, a précisé un porte-parole de Renaud Muselier.

Mardi, face aux nombreuses réactions d’indignation, la plateforme Leetchi a décidé de clore la cagnotte de soutien à Christophe Dettinger, le boxeur accusé d’avoir frappé un gendarme lors de « l’acte 8 » de la mobilisation des « gilets jaunes ». Plus de 117.000 euros avaient été récoltés.

De son côté, Eric Drouet, l’une des figures du mouvement des « gilets jaunes », a lancé, mercredi, une cagnotte de soutien aux manifestants blessés, via la plateforme Paypal.

Les cagnottes symboliseraient-elle la coupure entre les Français silencieux et les Gilets Jaunes comme le suggèrent certains commentateurs ?

Britney Delsey pour DayNewsWorld

EN FRANCE CAFOUILLAGE GOUVERNEMENTAL

A PROPOS DE LA TAXE D'HABITATION

Pour quand la fin de la taxe d’habitation pour tout le monde ? Nul peut le dire aujourd'hui après le nouveau cafouillage dans la communication gouvernementale.

Après avoir ouvert la porte dimanche 6 janvier, lors de l'émission « Le Grand Rendez-Vous » au maintien de la taxe d'habitation pour les 20% de foyers les plus aisés, voilà que ce mardi 8 janvier le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, veut « clarifier » ses positions estimant qu'elles avaient été « mal comprises » !

Il faut aller « au bout de la suppression de la taxe d’habitation », a affirmé mardi le ministre des Finances Bruno Le Maire, semblant prendre ses distances avec l’hypothèse d’un maintien de cet impôt pour les 20% de ménages les plus riches comme il l'avait évoquée il y a deux jours au « Grand Rendez-Vous » Europe 1-CNews-Les Echos.

« J’ai redit dimanche qu’il fallait aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation. Aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation cela veut dire aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation », a insisté le ministre lors d’un colloque à Bercy sur l’économie verte. Brillante lapalissade...

Dimanche, Bruno Le Maire avait, en effet, assuré que Bercy pourrait revoir sa copie si une demande en ce sens venait à être formulée dans le cadre du débat national lancé par Emmanuel Macron sous la pression des Gilets jaunes. Des critiques de la part de ces derniers avaient en effet émergé contre la politique fiscale du gouvernement jugée inégalitaire.

« Il est essentiel » que cette suppression « soit aboutie (...) mais nous pouvons très bien demander aux Français est ce que vous estimez que pour les 20% les plus riches il est légitime ou non de supprimer la taxe d’habitation », avait affirmé le locataire de Bercy dimanche.

« Si nous répondons non à chaque demande des Français, que nous ne sommes pas capables d’écouter la demande de justice, nous ne réussirons pas le grand débat, qui doit s’ouvrir dans les prochaines semaines », s'était-il justifié.

Au ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, de donner son avis éclairé en se montrant favorable à ce que les plus aisés restent assujettis à cet impôt local rappelant que « la suppression de la taxe d'habitation, c'est jusqu'à 2.500 euros de revenus si vous êtes célibataire ».

Mais le Conseil constitutionnel, dans son avis sur la loi de finances 2018, ne s'était-il pas interrogé sur la faisabilité du maintien de cet impôt local pour les 20% des Français les plus aisés, compte tenu du principe d'égalité devant l'impôt ? Ne prenant pas position, il a laissé la question en suspens .

C'est le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux qui, ajoutant sa propre partition, semble avoir tranché :

« On ne peut pas en permanence nous expliquer qu'il faut mettre à contribution ceux qui ont plus et, quand c'est fait, invoquer l'égalité devant l'impôt », a-t-il déclaré lundi sur France Inter. « C'est une question de droit qui a été soulevée par le Conseil constitutionnel et qui sera tranchée dans le cadre d'un débat au Parlement. »

S'agit-il à nouveau d'une tromperie envers le citoyen français ployant déjà sous le fardeau des taxes et impôts ?

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

GILETS JAUNES

CLASSE POPULAIRE CONTRE BOBOCRATIE

La première manifestation des gilets jaunes a eu lieu le 17 novembre 2018. Ce samedi là, la mobilisation a été marquée par un incontestable succès. Depuis, même si certains commentaires avaient estimé à partir de la fin décembre, que le mouvement commençait à faiblir et allait s’épuiser, force est de constater qu’aujourd’hui, 5 janvier 2019, il a repris de plus belle, fêtes de fin d’année passées et Eric Drouet  sous la menace d’une condamnation très possiblement vigoureuse.

Une provocation dont le pouvoir aurait dû s’abstenir. Les rues de Paris comme celles d’un grand nombre de villes de province se sont colorées abondamment de jaunes et bleu, gilets jaunes contre forces de l’ordre…Les images sont une fois de plus choquantes ! D’autant plus choquantes qu’Emmanuel Macron avait promis dans ses vœux du 31 décembre 2018 qu’il assurerait pleinement sa mission de garant de la sécurité et des libertés publiques.

La République en Marche n’aime pas le mouvement, on le sait,  la raison mise en avant s’appuyant principalement sur les violences urbaines constatées le 12 décembre 2018, mais aussi sur les actes de vandalismes ou les destructions des permanences de quelques députés LREM.

Face aux pillages et aux destructions on constate à nouveau aujourd’hui, 5 janvier 2019 une situation identique assortie des mêmes commentaires cherchant à disqualifier le mouvement.

Voilà donc presque deux mois que la France est en ébullition, pas très loin de sombrer dans le chaos. Mais voici presque deux mois aussi qu’Emmanuel Macron n’a toujours pas compris les raisons profondes de ce mouvement des Gilets Jaunes, mouvement issu tout droit de la colère profonde qui enflamme depuis les citoyens français qui jusqu’ici n’avaient pas obtenu le droit d’exprimer leurs revendications.

A contrario, il faut reconnaitre que les revendications des Gilets Jaunes apparaissent de plus en plus cohérentes. Raison pour laquelle le mouvement est en train de se durcir, prenant progressivement pour exemple les premières révoltes de la Révolution Française de 1789…

Cette révolte a été, semaine après semaine alimentée par les silences, les maladresses et le mépris du Président de la République et de son gouvernement. D’où la volonté d’une centaine de révoltés de s’approcher de l’Elysée, bunkerisé, affolé et silencieux, ceci dans le but  qu’Emmanuel Macron « entende les bruits de la colère de ses propres oreilles et non par médias interposés ».

Mais ce qui aujourd’hui commence à se définir comme une insurrection a été principalement nourri par les atteintes successives aux libertés, celles « volées avant que commence le mouvement » et exprimées par cette proclamation faite au Chef de l’Etat : « avec notre pognon, vous prenez nos libertés ».

C’est bien de liberté qu’il s’agit aujourd’hui, au premier plan et en opposition aux beaux discours et aux mots creux.

Les mises en garde avec amendes et peines d’emprisonnement, consacrées par près de 300 condamnations postérieures réelles dont un nombre certain à de la prison ferme, le tout étant l’expression d’une répression impitoyable, n’y ont rien fait.

« Le peuple » n’accepte plus les entraves ouvertes à la liberté fondamentale de circuler, mais aussi à la liberté d’expression.

Et on le comprend; le dernier indice de Libertex publié en novembre 2018, a placé la France en 7ème position, derrière la Hongrie et la Russie en matière d’entrave à la liberté d’expression !! Et sur ce point les conclusions écrites de Libertex sont inquiétantes.

On n’avait jamais entendu jusqu’ici de discours aussi ouvertement répressif en France, à l’encontre d’un mouvement social (avant d’être politique ?) qui dénonce frontalement la paupérisation et le déclassement rampant de tout une partie de la société, non concernée auparavant et en objectant : « qu’en est il de la liberté lorsque l’on est toujours obligé de travailler pour payer plus (plus de taxes et plus d’impôts) alors que le 15 du mois on n’a plus rien ! »

La cristallisation des mécontentements qu’exprime cette jacquerie, cette révolte contre la vie chère se sont opposées à l’incompréhension du pouvoir vis-à-vis « de la vie vraie des vrais gens ».

C’est d’ailleurs cette incompréhension qu’a décrite dans son dernier ouvrage, « No Society » Christophe de Guilly, ouvrage consacrées à l’évolution des classes moyennes occidentales.

Christophe de Guilly est un géographe (formé à Panthéon-Sorbonne) qui a rejoint la cohorte de philosophes, démographes, sociologues et autres politicologues réputés venir de la gauche mais qui a un moment donné, en leur âme et conscience ont rompu avec l’idéologie dominante tant celle-ci leur est apparu s’enkyster dans le déni de réalité.

L’explosion du mouvement des Gilets Jaunes vient de révéler l’opposition qui règne depuis longtemps entre classe dominante et classe populaire, « la classe moyenne »n’étant plus qu’un mythe.

Bien évidemment la mise en évidence de cette confrontation entre classes sociales n’a rien à voir avec la théorie marxiste, « has been ».

Mais cette opposition entre ces deux classes sociales sont l’expression de la désagrégation sociale constatée depuis des décennies sous les coups de boutoirs de la mondialisation (qui n’est pas heureuse pour tous) de l’immigration et du multiculturalisme.

Selon une récente enquête, c’est bien plus de 50% de Français qui, aujourd’hui , marquent leur attachement à plus d’identité, plus de sécurité (y compris financière) plus de sédentarité et d’enracinement aussi bien géographique que culturel ; et ce n’est pas l’application du « Quart d’heure de haine » tel que narré par Georges Orwell dans son chef d’œuvre 1984 qui permettra à la caste médiatico-politique de se mettre hors d’atteinte du mouvement, lequel vient de déboucher sur un profond mouvement de colère (à mettre en relation avec les regards de haine évoqués par la Président de la République à l’occasion de ses vœux à la nation).

En fait, le « troupeau d’abrutis qui manifeste » pourrait être le signe du « Crépuscule de la France d’en Haut » (sujet et titre d’un des livres de Christophe de Guilly), mettant le représentant de ladite France d’en Haut dont elle s’est dotée en mai 2017, en grand danger.

Nous soupçonnons que cette menace est même devenue évidente aux yeux de beaucoup, à quelques mois des prochaines élections européennes, tellement évidente qu’il est prouvé que le pouvoir est accusé d’avoir détourné son regard sur " la racaille" (selon les termes de certains hommes politiques) des banlieues qui pendant ce temps continue tranquillement ses trafics en tous genres, dans de nombreux ghettos urbains dans lesquels les engins blindés réquisitionnés pour protéger les lieux de pouvoir contre une visite des Gilets Jaunes , ne sont jamais allés, même occasionnellement.

Pour être encore plus clair et pour conclure, nous affirmons que les banlieues où "la racaille" est une chance pour la France, selon Christophe Castaner, des banlieues qui vivent de la débrouille, des trafics en tous genre et dont certains de leurs habitants ont pillé sous l’œil des caméras les magasins huppés des centres villes embourgeoisés (les marchandises volées seront comme d’habité revendues tombées du camion) n’ont pas inquiété le Ministre de l’Intérieur ni même l’Elysée, contrairement aux Gilets Jaunes.

Il est vrai qu’ils ont trop besoin des cette milice supplétive indispensable pour « faire l’appoint dans les prochaines élections » et pour faire le coup de poing devant des bobos apeurés… qui ne tiennent plus les rênes du pouvoir aussi fermement que l’on pouvait l’espérer.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DURCISSEMENT DES SANCTIONS CONTRE LES CHOMEURS OU TRAQUE DES CHOMEURS FRANCAIS

Alors qu'Emmanuel Macron appelait, pas plus tard qu'il y a deux jours, à « l'unité retrouvée» des Français lors de ses vœux, il est loin d'être sûr que le nouveau décret d'application de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel ne fasse l'unanimité chez ces derniers appelés également à « accepter la réalité ».

Cinq mois après l’adoption définitive, un important décret d’application qui précise des modalités pratiques du texte, a en effet été discrètement publié au Journal officiel, dimanche 30 décembre. Il fait état d'un durcissement des sanctions envers les demandeurs d’emploi qui manqueraient à leurs obligations dans leurs recherches d'emploi.

La réalité pour les chômeurs risque de se montrer sous des jours encore plus cruels que jusqu'à présent: ces sanctions sont plus sévères que ce qu’avait initialement annoncé le gouvernement au mois de mars.

1° Les notions de « réduction » et de « suspension » de l’allocation (ce qui permettait de conserver ses droits) disparaissent du code du travail en cas de recherche insuffisante d'emploi.

Alors que des sanctions graduelles, comme la suspension de l'allocation pendant un mois après un premier refus d'offre considérée comme « raisonnable », (puis deux mois la deuxième fois et quatre mois la troisième fois) avaient été évoquées par l’exécutif, la sanction sera non plus la suspension mais bel et bien la suppression de l'allocation dès le premier manquement.

Ce contrôle doit se faire via un « journal de bord » numérique, où les demandeurs d'emploi renseigneront tous les mois leurs actes de recherche d'emploi. Un dispositif expérimenté pendant un an dans deux ou trois régions à partir de mi-2019,

2° Et outre la suppression des allocations pendant la radiation, ce décret entraîne également une modification de la définition de ce qu'est une offre de travail dite « raisonnable » en limitant les possibilités de refus d’un emploi trop mal payé . Le texte « abroge la définition du salaire antérieurement perçu qui était pris en compte pour déterminer l’offre raisonnable d’emploi » . Une formulation de juriste qui dissimule le fait qu’il ne sera plus possible de refuser une offre de Pôle emploi au motif que le salaire est inférieur à celui qu’il touchait lors de son dernier travail.

3°Le contrôle et les sanctions seront organisés par une seule et même entité qui s'appelle Pôle emploi alors que le contrôle de la recherche effective d’emploi et sa sanction étaient légalement du ressort de la direction régionale du ministère du Travail. Pôle emploi ne pouvait jusqu'à présent que suspendre l’indemnisation du chômage en cas d’absences aux convocations.

Le durcissement des sanctions est justifié « tout simplement dans une logique qui est une logique de justice », selon la porte-parole des députés de la République en marche (LaRem) Aurore Bergé ...mais ces mesures ne lassent d’inquiéter les syndicats. « Emmanuel Macron n’a pas changé dans sa volonté de faire la “chasse” aux chômeurs, en continuant à mélanger allègrement les 0,4 % de fraude et l’immense majorité des chômeurs qui cherchent à travailler dignement », explique Denis Gravouil (CGT) au Monde.

Pourquoi stigmatiser l'ensemble des chômeurs pour une poignée de resquilleurs alors qu'il est évident que la France ne génère plus d'emplosi. En effet un pays qui a détruit son industrie et qui ne compte que sur que sur ses services ne peut pas fonctionner ! D'ailleurs l'industrie n'était-elle pas une consommatrice de services ?

La grande majorité de la classe politique française, qui prend trop souvent le modèle allemand comme la quadrature du cercle, ne devrait-elle pas se poser des questions car si ,certes, l'Allemagne possède des sociétés de services elle a également une industrie de haute performance omniprésente dans le tissu économique du pays. L'industrie en Allemagne représente un très fort de son PIB.

Si la France veut sortir de cette situation et retrouver le plein emploi il est évident qu'elle doit se réindustrialiser.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA SAISON II

La première saison de l’affaire Benalla avait fait plonger Emmanuel Macron dans les sondages.

Depuis, on vient de commencer l’acte deux qui risque de durer une fois de plus dans le temps et on s’interroge : qu’en sera-t- il cette fois dans quelques semaines, en période d’explosion des gilets jaunes, un mouvement populaire qui visiblement plie mais ne rompt pas ?

Le premier acte du feuilleton Benalla s’était réduit à un fait divers, puant certes mais provoqué par une déconcertante erreur de casting.

Dans quelques jours au vu de ce qu’on lit ou on entend ça et là, l’affaire pourrait vraiment tourner à l’affaire d’Etat.

Première remarque, cette affaire Benalla colle à Emmanuel Macron comme le sparadrap du Capitaine Hadock et le chef de l’Etat se trouve une fois de plus dans une situation à très grand risque politique Alexandre Benalla étant devenu publiquement le chat noir du Président.

Car cette affaire Benalla, saison 2, pose cette fois-ci de nombreuses questions, encore plus de questions que la première.

Tout a commencé par un voyage d’Alexandre Benalla au Tchad début décembre, voyage révélé par notre confrère Médiapart. On apprend à cette occasion que l’Elysée était au courant (ou ne pouvait pas ne pas être au courant) de ce voyage, puisque l’Ambassade de France l’avait  rendu public, via la publication de « La Lettre du continent » (africain) publié le 12 décembre 2018.

Or, Emmanuel Macron était à son tour au Tchad les 22 et 23 décembre 2018, soit environ deux semaines plus tard, et ceci sans que le passage de son ancien conseiller ne l’ait interpellé ou inquiété ?

A Ndjamena, la capitale du Tchad, le jeune homme de 27 ans a été reçu par le Président Idriss Deby lui-même et par son frère Oumar, le patron de la Direction Générale de la Réserve Stratégique.

Il est facile de déduire que dans cette fonction, Oumar Deby a la haute main sur les commandes militaires du Tchad…

Alexandre Benalla qui était arrivé de Yaoundé, la capitale du Cameroun en avion privé était attendu à l’aéroport. Toutes affaires faites, il est reparti discrètement, deux jours après, vers Istanbul en Turquie.

Les nuits au Hilton de Djamena ont été réglées par un discret ( ?) homme d’affaire franco-israélien, un spécialiste de la diplomatie privée en Afrique, Philippe Hababou Solomon, l’ancien conseiller spécial de l’ex-président sud-africain, Jacob Zuma !

Ce « vieux routier » s’est parait- il pris d’amitié pour le jeune Alexandre Benalla. Les deux hommes se seraient connus par l’intermédiaire d’une connaissance commune qui aurait contacté l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron après le scandale de cet été. Alexandre Benalla serait donc aujourd’hui à la confluence des réseaux françafricains et israeloafricain ?

Mais qui est très exactement Philippe Hababou Solomon ?

Joaillier de formation (Place Vendôme) Philippe Hababou Solomon détient un réseau d’amis et un Casier Judicaire long comme l’Oubangui Chari. Après avoir fait des affaires aux Etats-Unis, puis à Tel Aviv, il revient en France pour acheter en 2002 AeroLyon, une opération qui fin 2004 a atterri sur le bureau du Procureur du TGI de Paris.

Philippe Solomon (c’est ainsi qu’il se fait appeler) croise et collabore au cours de ses différentes activités avec Thierry Herzog , l’avocat de Nicolas Sarkozy (avec lequel il a passé des vacances … une seule fois précise-t-il),Bernard Tapie pour lequel il tente une opération de sauvetage d’une de ses sociétés, Brice Hortefeux, Patrick Balkany, Loic Le Floc Prigent , l’ancien patron de l’affaire Elf, le milliardaire russe Arkadi Gaydamak, mais aussi Bill Clinton au moment de l’affaire Monica, quelques émissaires du Golfe, mais aussi au surplus, ce qui est le plus étrange la Capitaine Barril et le Fondateur du GIGN Christian Prouteau.

Mais, de plus, Alexandre Benalla a séjourné cet été chez Vincent Miclet, le gatsby de la France Afrique dans la luxueuse villa que ce dernier possède à Marrakech. L’une des trois Bentley Mulsann de Vincent Miclet l’attendait à l’aéroport de Marrakech conduite par un chauffeur en gants blancs pour l’emmener dans la palmeraie protégée de grands murs appelée « le domaine du Cheval d’Or » construite non loin du Palais du Roi du Maroc.

Vincent Miclet qui connait Philippe Solomon, est la 180ème fortune de France.

La première rencontre entre Vincent Miclet et Alexandre Benalla a eu lieu à Paris en 2017 grâce à l’entremise d’une ancienne petite amie de l’ancien conseiller de l’Elysée.

Vous avez dit 2017 ? Oui ! Oui ! J’ai dit 2017. Mais alors ? Les attaques expliquant qu’Alexandre Benalla utilisait bel et bien ses fonctions, sa position et les portes que cela lui ouvraient pour faire du business sont donc exactes ?

Il semble donc bien évident et logique de se poser aujourd’hui la question de savoir ce que faisait Alexandre Benalla au Tchad, quelques jours avant le voyage d’Emmanuel Macron, en possession de surcroit de 2 passeports diplomatiques qu’il n’avait toujours pas restitués !

Et une fois de plus, nous l’affirmons, l’Elysée ne pouvait pas ignorer ces détails !

Ajoutons que Vincent Miclet qui est né au Tchad (ses parents étaient coopérants et sa mère travaillait à l’ambassade de France) est  depuis quelques temps soupçonné d’avoir détourné 400 millions de dollars en Angola.

On a la tête qui tourne et on comprend encore mieux la défiance des gilets jaunes (et de nombreux citoyens français) vis-à-vis des élites, des gilets jaunes qui défilent aujourd’hui, une fois de plus dans Paris et les grandes villes de province pour manifester leur grande colère.

On n’a pas envie de croire les dernières déclarations de l’Elysée rappelant « qu’Alexandre Benalla n’est pas un émissaire officiel ou officieux ».

On ne croit pas non plus que la visite au Tchad  d’Alexandre Benalla ne serait qu’une simple coïncidence. Le hasard a bon dos !

On comprend en revanche encore mieux pourquoi Alexandre Benalla a commencé à sortir sa sulfateuse : « je ne me tairai plus » a-t-il prévenu dans son énième communiqué à l’AFP en réponse « aux propos diffamatoires tenus par certaines personnes de l’Elysée ».

On ne croit pas mieux encore (ou on comprend trop bien !)  pourquoi Alexandre Benalla a conservé ses deux passeports diplomatiques (délivrés  fin mai 2018 pour une période de 10 ans)  et pourquoi le Ministère des Affaires Etrangères comme l’Élysée ne se sont pas empressés de les lui réclamer.

Dans un tel maelstrom on a envie de rire ou de sourire sur cette belle farce dont le scenario est en train d’enfler, si ce n’était qu’au travers de celle-ci c’est la crédibilité de la France et ses intérêts généraux qui sont en jeu.

Aussi, on grince des dents quand on entend l’Elysée durcir, par lettre, le ton contre Alexandre Benalla ou le député LREM Bruno Questel souhaiter l’ouverture d’une enquête administrative du Ministère des Affaires Etrangères… rien que cela …ce sur quoi, est-ce un nouveau hasard, le ministre des Affaires Etrangères, Jean Yves Le Drian vient de saisir le Parquet de Paris…contre Alexandre Benalla...

Tout indique qu’Alexandre Benalla n’est pas un homme comme les autres, même si le pouvoir a cherché à minimiser son rôle et l’importance de l’affaire (souvenez- vous il y a peu Emmanuel Macron réclamait l’indulgence pour son ex-conseiller).

La tournure que vient de prendre l’affaire Benalla au regard de ses relations avec des régimes presque exclusivement autoritaires  risque de discréditer non seulement le Président de la République (c’est déjà fait) mais aussi la France dont ses citoyens expriment depuis le début décembre  leur colère.



Clara Mitchell pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA LES VOYAGES D'AFFAIRES D'ALEXANDRE BENALLA

Alexandre Benalla refait la une, six mois à peine après avoir été renvoyé de l'Elysée et mis en examen pour « violences volontaires » « port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique » et « recel d’images issues d’un système de vidéoprotection », après sa participation à une interpellation musclée le 1er-Mai.

L'ex-adjoint au chef de cabinet de l'Elysée, se serait rendu au Tchad début décembre.

Il y aurait rencontré le président tchadien ainsi que son frère Oumar Déby, chargé de piloter la direction générale de la réserve stratégique (DGRS) tchadienne.

C'est en sa nouvelle qualité d'homme d'affaires, de consultant qu'il s'y serait rendu.

Mais Emmanuel Macron, lors de sa visite officielle au Tchad quelques jours plus tard le 22 décembre, a cru bon d'expliquer à son homologue africain que l'ancien collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla, n'était « en aucun cas un intermédiaire officieux ou officiel » de la présidence française. « Seuls le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le conseiller diplomatique du président, Philippe Etienne, et Franck Paris, son conseiller Afrique, peuvent se prévaloir du chef de l’Etat » sur le continent, a rappelé la présidence de le République mardi.

La fâcheuse coïncidence des agendas interroge.

L'Elysée n'aurait eu connaissance de ce déplacement qu'a posteriori alors que le businessman trentenaire assure n’avoir pas été au courant de la visite présidentielle. Alexandre Benalla évoque « un concours de circonstances ». « Je ne savais pas que le président de la République se rendait au Tchad quelques jours plus tard », explique-t-il sur une chaîne de radio.

La mission de l'ex-conseiller également.

Alexandre Benalla se serait reconverti dans les relations internationales n'ayant plus aucun lien avec l'Elysée. « Je fais des missions de consultant. Tout ce que je fais est légal » a-t-il encore assené « particulièrement choqué et scandalisé par les propos irresponsables tenus par 'l'Elysée', sous-entendant que j'aurais dans le cadre de mes déplacements en Afrique pu me prévaloir d'une fonction, d'un titre, ou d'un pouvoir aux fins de démarchages professionnels ».

Ce qui a également semé le trouble c'est qu' Alexandre Benalla Tchad était accompagné d’une demi-douzaine de personnes  à bord d'un avion privé, réglant les frais par Carte bleue , incluant son séjour à l'Hôtel Hilton de N’Djamena. .

Selon Benalla il se trouvait à N’Djamena en compagnie d’une délégation d’entrepreneurs étrangers – essentiellement du Moyen-Orient – susceptibles de créer 3 000 emplois au Tchad pour un projet industriel représentant un investissement de 250 millions d’euros.

« Je suis allé au Tchad, accompagnant une délégation économique étrangère dans le cadre d'investissements qu'ils vont effectuer sur place, l'ensemble des frais concernant ce voyage à été pris en charge par le chef de cette délégation », a-t-il affirmé

Ces activités en lien avec des personnalités à l'étranger ne sont visiblement pas nouvelles. En juillet, Le Monde avait déjà révélé qu'en mars 2017, en parallèle de ses activités de responsable de la sécurité du candidat Emmanuel Macron, Alexandre Benalla avait assuré la protection du cheikh irakien Jamal al-Dhari lors de ses séjours parisiens.

Benalla se serait rendu pour affaires également dans plusieurs autres Etats africains...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

REVEILLON D' EMMANUEL MACRON AVEC 

LES MILITAIRES FRANCAIS 

DE LA FORCE BARKHANE AU TCHAD

Après le Niger l’an dernier à la même époque, Emmanuel Macron se rend samedi et dimanche à N’Djamena, au Tchad, accompagné du ministre des armées Florence Parly, pour réveillonner avec les soldats de la force Barkhane avant de rencontrer le président tchadien, Idriss Déby, allié de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

L'an dernier, il avait réveillonné avec les quelque 500 soldats français de Barkhane basés à Niamey, au Niger . Le traditionnel repas de Noël sera préparé par le chef des cuisines de l’Élysée, Guillaume Gomez qui a tweeté jeudi les photos des provisions acheminées sur place pour l'occasion.

Ce déplacement montre l'importance stratégique pour la France de cette bande sahélo-saharienne où se télescopent de nombreux enjeux, notamment diplomatiques, sécuritaires, migratoires.

Sur la base de N'Djamena, où est installé le poste de commandement de l'opération Barkhane, ainsi qu'un détachement aérien et des éléments de soutien et de transmission, le chef de l'Etat, et la ministre des Armées doivent rencontrer le général Frédéric Blachon, commandant de Barkhane depuis juillet, pour un bilan des opérations.

L’opération Barkhane, lancée par la France au Sahel depuis 2014 et forte actuellement de 4500 militaires, a réussi à faire reculer les positions des djihadistes dans la région, selon l’Elysée. Chassés en grande partie du nord du Mali, les groupes terroristes ont cependant repris du terrain dans le centre de ce pays ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins.

La France envisage d’accroître son partenariat avec la nouvelle force antidjihadiste du G5 Sahel, mise sur pied avec l’appui de la France entre cinq pays du Sahel (Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad). Sur les 400 millions d'euros promis par la communauté internationale pour le déploiement de cette force seuls 100 millions d’euros ont été versés.

Emmanuel Macron et Idriss Déby déjeuneront ensemble dimanche pour faire le point sur le déploiement de la force du G5 Sahel et la présence de plus en plus marquée de la Russie en Centrafrique redoutée par la France, ancienne puissance coloniale dans la région.

Emmanuel Macron clôturera sa visite par une rencontre dimanche matin avec des Tchadiennes dans la Maison de la Femme à N'Djamena, « seul lieu au Sahel dédié aux femmes », selon l'Elysée.

« Ce lieu de mobilisation locale assez exceptionnel sur l'égalité femmes-hommes, qui propose des formations professionnelles, sera l'occasion d'une rencontre avec une société civile très structurée et très revendicative », a noté la présidence française .Au Tchad 80% des femmes sont illettrées et 70% mariées avant leurs 18 ans.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

APRES LA COLERE DES GILETS JAUNES

LE CRI DE COLERE DES POLICIERS EN FRANCE

Le malaise grandissant de la police revient sur le devant de la scène. Après un mois intense de manifestations et la gestion constante de la menace terroriste, les syndicats policiers demandent notamment « un retour sur investissement ». Ils sont reçus ce mardi par Christophe Castaner.

Les syndicats ont brandi ce lundi 17 décembre le spectre d’un mouvement social au sein des forces de l’ordre qui dénoncent leurs conditions de travail et de rémunération.

Les trois grandes organisations de gardiens de la paix et gradés, le corps principal dans la police nationale, ont appelé chacune à des actions dans les jours à venir. Unité SGP-Police-FO a samedi 15 décembre, appelé à un « acte I » de la mobilisation en janvier, en écho aux manifestations hebdomadaire de « gilets jaunes ».

Alliance Police nationale a décrété lundi 17 décembre, une « journée noire » mercredi 19: aux fonctionnaires de fermer les commissariats et de ne répondre qu’aux appels d’urgence. Enfin, l’UNSA-Police a fait pression dès ce mardi et a sommé ses troupes de faire le « service minimum » dès mardi 18 décembre, en ne verbalisant pas les contrevenants.

De son côté le ministère de l'Intérieur a très vite réagi connaissant le fort taux de syndicalisation de la profession. « Les syndicats seront reçus mardi à Beauvau par le ministre » Christophe Castaner, indique le ministère de l'Intérieur. Le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez a assuré lundi soir que « la porte est ouverte » pour les syndicats pour une réunion « sur les thématiques qu'ils ont souhaitées ».

Mais il est peu probable que les demandes soient toutes honorées tant la liste des revendications puissent être honorées tant la liste des revendications est fournie et engage de lourds budgets. La prime exceptionnelle pour les agents mobilisés pour les « gilets jaunes » annoncée par Emmanuel Macron n'a pas suffit.

Parmi la batterie d'« avancées sociales » réclamées figurent le paiement de quelque 23 millions d’heures supplémentaires, un effort de l’État sur la prise en charge de certaines cotisations sociales, une augmentation de 115 euros au premier janvier pour tous les gardiens de la paix notamment, à l'instar des « gilets jaunes » proches du smic.

Les revendications dépassent largement l'aspect financier. Les syndicats demandent qu’une réflexion globale soit engagée sur les conditions de vie au travail des policiers avec la mise en place d'un « Plan Marshall »de la police.

Si les revendications ne sont pas satisfaites en début d’année, Unité SGP-Police-FO appellera les autres organisations à une grande manifestation en intersyndicale, le 26 janvier.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA VINCENT CRASE AURAIT RECU 

300 000 EUROS D'UN PROCHE DE POUTINE

Nouveau rebondissement dans l’affaire Benalla. Vincent Crase, l’agent de sécurité de l’Élysée aurait reçu une forte somme de la part d’un oligarque russe proche de Vladimir Poutine soupçonné de liens avec la mafia.

Il avait été mis en cause le 19 juillet dans les violences sur manifestants du 1er mai place de la Contrescarpe. Le détail qui fâche : le versement a eu lieu avant son limogeage le 31 juillet 2018.

L’affaire Benalla connaît un nouveau rebondissement embarrassant pour l’Élysée.

En effet Vincent Crase aurait reçu le 28 juin dernier la somme de 294 000 euros d’un oligarque russe proche de Vladimir Poutine alors qu'il était à la même époque encore agent de sécurité pour La République en Marche (LREM) et auprès de l'Élysée.

Cette somme aurait été versée à la société Mars Conseil, une conciergerie de luxe proposant des services à des clients fortunés, du chauffeur au garde du corps. Vincent Crase en est le seul actionnaire.

Le contrat portait sur la protection de proches et de biens de M. Makhmudov, lequel est à la tête d’un empire industriel et détenteur de plusieurs propriétés en France.  Des liens avec la mafia moscovite ?

Cet oligarque russe, proche de Vladimir Poutine, est la 211e fortune mondiale, selon le magazine Forbes. Mais l'homme d'affaires russe est surtout suspecté « par plusieurs magistrats européens d’être lié à la mafia russe », précise Mediapart, et plus particulièrement au groupe criminel moscovite Ismajlovskaya, réputé comme l’un des plus dangereux au monde .

Le montant de la transaction a attiré l'attention de Tracfin, le service du ministère de l'Économie en charge de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Pour remplir le contrat, Vincent Crase a eu recours à la société de sécurité Velours, l'ancien employeur de Alexandre Benalla. Ce dernier a déclaré au Point que "Vincent Crase [l'a] présenté aux dirigeants de Velours en 2012.

Il les connaissait avant [lui]". Lui-même a travaillé pour la société de 2013 à 2015.

Alexandre Benalla a nié toute implication et  ajouté "[n'avoir rien] à voir avec cette histoire. On continue de vouloir me salir alors que ce contrat relève de la vie privée et professionnelle de M. Crase qui est mon ami, n'en déplaise à certains."


Garett Skyport pour DayNewsWorld

EMMANUEL MACRON VA-T-IL POUVOIR APAISER

LA COLERE DES GILETS JAUNES

C’est la principale question qui se pose aujourd’hui à l’heure ou nous écrivons. L’acte V du samedi 15 décembre 2018 aura-t-il marqué la fin de la pièce qui a commencé le 17 novembre dernier ?

Emmanuel Macron qui, au lendemain d’un acte IV dévastateur et violent, l’espérait semble  le penser si l’on en croit les termes de  son intervention du 10 décembre qui se voulait être un virage.

Certains l’espèrent, fatigués par le désordre et les pertes économiques engendrées par plusieurs semaines de fureur populaire.

Pour ce qui nous concerne, nous serons plus prudents !

Certes la violence et l’audace des casseurs ont indigné beaucoup de Français, y compris des Français porteurs d’un gilet jaune, mais elles ont aussi effrayé les partenaires extérieurs du pays.

Bien sûr les récentes promesses d’Emmanuel Macron,  ont été un début, marquant un virage qui a certainement favorisé la baisse de la mobilisation physique des gilets jaunes, à Paris notamment.

Mais il n’en reste pas moins que les mesures sociales annoncées n’ont été pour beaucoup que des mesurettes, aux contours flous de surcrot qui ne pourront, au vue de la situation globale, être satisfaites que par un processus relevant de la cavalerie budgétaire.

Le coup de maitre des gilets jaunes a été d’obliger « Jupiter » à changer.. enfin.. de cap, un exploit pour celui ne jurait que par l’Europe et par le Monde, en termes méprisants et hautains. « Jupiter » a été obligé de faire des concessions, enfin !

Il était temps à moins que comme le dit souvent François Bayrou, le mentor du Chef de l’Etat : « quand c’est tard, c’est déjà trop tard ».

Emmanuel Macron, comme son Premier Ministre, Edouard Philippe ont beaucoup perdu dans cette révolte des gilets jaunes.

L’un et l’autre ont dévissé dans les sondages. Selon le dernier de l’IFOP publié dans « Le Journal du Dimanche », hier, 16 décembre, le pourcentage des mécontents d’Emmanuel Macron a augmenté une fois de plus de 3%, passant le nombre de ceux-ci de 73 à 76%. C’est beaucoup, à 18 mois d’une élection présidentielle qui devait renouveler et rafraichir la vie politique française.

A la lecture de ces % il est aisé de comprendre que la baisse de la participation des gilets jaunes aux manifestations parisiennes (et en Province) de samedi (15/12/2018) ne peut d’aucune manière s’interpréter comme un atterrissage en douceur qui permettrait au Chef de l’Etat de s’extirper de la plus grave crise politique du quinquennat.

En fait, la baisse de participation s’explique par le fait que le froid règne en cette fin d’année 2018 ; qu’il y a l’approche des Fêtes et que les dispositifs de police et de sécurité des samedis précédents en ont effrayé plus d’un (qui n’étaient pas des casseurs de toute évidence).

C’est dans ce contexte que l’ex-ministre des Sports, Chantal Jouanno s’est vu confier « la coordination opérationnelle » du grand débat public voulu et annoncé par le Président de la République.

On rappellera tout d’abord, et pas seulement pour mémoire que la Commission du débat public, présidée depuis 2016 par Chantal Jouanno elle-même, créée en février 1995, qui a vu ses missions élargies en 2016, disposera en 2019 d’un budget de 4 millions d’euros que ses responsables jugent pourtant insuffisant.

Rien que cela ! Pour un coup bien moindre, les gilets jaunes auront eu le mérite d’ouvrir le débat public !

Une chose est sûre, c’est que contrairement aux annonces faites il y a quelques jours par l’exécutif « il n’y aura pas de grand débat public dès la semaine prochaine ». Cela commence déjà mal ! Surtout lorsque l’on apprend que la question de l’immigration qui initialement devait être le 5ème thème débattu, a disparu, reléguée parait- il au rang de sous- thème ?

La bataille est donc loin d’être gagnée pour Emmanuel Macron, sachant au demeurant que la Trêve des confiseurs sera courte.

Dans certains secteurs géographiques les gilets jaunes sont restés physiquement l’arme au pied, alors que dans le même temps les agoras digitales ne vont pas s’arrêter.

Il est donc peu probable qu’Emmanuel Macaron capitalise sur la parenthèse qui vient de s’ouvrir, grâce aux Fêtes de fin d’année.

La crise sociale a en effet révélé en profondeur, que les modalités de gouvernance qui règnent actuellement étaient dépassées, ce qui explique en grande partie la grande colère qui a éclaté mais qui couvait depuis longtemps, colère suscitée par des sentiments de perte de sens, et, de peur du déclassement et de l’avenir.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

FRANCE JORDAN BARDELLA

LE GRAND FAVORI DU RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LES ELECTIONS EUROPEENNE

Les rumeurs vont bon train autour du nom du porte-parole du Rassemblement national.

La patronne de l’ex-FN aurait-elle choisi le jeune conseiller régional d’Ile-de-France Jordan Bardella comme tête de liste aux élections européennes de mai prochain? C'est en tout cas la rumeur qui circule mais il faudra attendre la « convention » organisée par le Rassemblement National le 13 janvier, à la Mutualité pour en avoir confirmation.

Jordan Bardella, 23 ans, a un parcours politique fulgurant avec un CV bien rempli. Né à Drancy en 1995, il a grandi en Seine-Saint-Denis.

C'est dans ce département que naît son engagement politique. Il adhère au Front national à 16 ans, puis devient secrétaire départemental de Seine-Saint-Denis à 19 ans avant d'être élu conseiller régional d’Ile-de-France à 20 ans. Remarqué par Marine Le Pen il accède en septembre 2017, après la démission de Florian Philippot, au poste de porte-parole du parti, à seulement 22 ans.

Quelques mois plus tard, en mars 2018, il prend la direction nationale de « Génération nation », le mouvement jeune du parti d’extrême-droite.

Jordan Bardella, dont la famille est d’origine italienne, maîtrise la langue italienne. Cela lui a permis notamment de tisser des liens non négligeables avec la Ligue de Matteo Salvini, le parti populiste et eurosceptique italien. Fin septembre, M. Bardella a participé au meeting de la Ligue, à Gênes.

Le choix de Bardella ne fait cependant pas l'unanimité au sommet du Rassemblement national. Pour certains caciques du parti la jeunesse de Jordan Bardella peut constituer un désavantage à un moment où l'inexpérience du chef de l'Etat est pointée comme une faiblesse. Pour d'autres cette jeunesse est le symbole parfait pour se positionner en opposant principal à Emmanuel Macron. « Le nouveau monde, c’est nous. »

En tous cas l'option Bardella présenterait des atouts non négligeables pour la chef de l’extrême-droite française. Non seulement ce « fidèle apparatchik », à la différence de nombre de responsables de son parti, n'a aucune « casserole » judiciaire à son actif, mais encore ne faisant pas d'ombre à Marine Le Pen, il permettrait à cette dernière d'assurer la campagne en première ligne, tournée qu'elle est déjà vers la présidentielle de 2022.

Portée par l’actualité autour du mouvement des « gilets jaunes », Marine Le Pen s’appuierait néanmoins de plus en plus sur l’option Bardella pour tenter de conforter les sondages qui la donnent actuellement en tête aux élections européennes de mai 2019.

Selon les derniers chiffres de l'Ifop publiés dimanche, Marine Le Pense situe à 24% contre 18% pour Les Marcheurs et 11% pour Les Républicains.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

LES GILETS JAUNES ET

LE REFERENDUM D'INITIATIVE CITOYENNE


Si les doléances des « gilets jaunes » se caractérisent par leur hétérogénéité, une revendication cependant semble faire la quasi unanimité.

Les représentants des gilets jaunes réclament l'introduction dans la Constitution du référendum d'initiative citoyenne ou populaire, le RIC.

Ce dispositif est présenté comme la solution pour redonner la parole au peuple.

Le référendum existe déjà dans nos institutions sous différentes formes.