FRANCE L'EXPULSION DE L'IMAM

 HASSAN IQUIOUSSEN VALIDEE PAR LE CONSEIL D'ETAT

" UNE VICTOIRE POUR LA REPUBLIQUE  "

Hassan Iquioussen va devoir quitter la France. Le Conseil d'Etat a validé, mardi 30 août 2022, l'expulsion de cet imam. Dans son communiqué, il estime « que ses propos antisémites, tenus depuis plusieurs années lors de nombreuses conférences largement diffusées, ainsi que son discours sur l'infériorité de la femme et sa soumission à l'homme constituent des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination ou à la haine justifiant la décision d'expulsion ». Pour la plus haute juridiction administrative française, « cette décision ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale à la vie privée et familiale de M. Iquioussen ».

Le 28 juillet, l’Intérieur avait annoncé l’expulsion à venir de Hassan Iquioussen, basé près de Valenciennes (Nord) et opérant via des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Le ministère lui reprochait sa proximité avec les Frères musulmans et «un discours prosélyte incitant à la haine et la discrimination et porteur d’une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République».

Dans les faits, des propos jugés antisémites, favorables à la soumission des femmes aux hommes, ou encore pro-charia, ont été prononcés par Hassan Iquioussen. Il milite également pour que les musulmans se structurent politiquement ou via des associations, pour parvenir à imposer petit à petit leurs idées dans la société.

L’homme, né en France il y a 58 ans mais de nationalité marocaine, est également fiché S depuis dix-huit mois, a révélé Gérald Darmanin.

Après l’annonce de son expulsion, son avocate avait déposé un recours contre l’arrêté d’expulsion. Le tribunal administratif avait annulé la décision le 5 août, pointant une «atteinte disproportionnée (à la) vie privée et familiale» de l’ imam, père de cinq enfants et grand-père que quinze petits-enfants ayant la nationalité française.

Le tribunal avait reconnu les «propos litigieux» à propos des femmes mais avait noté qu’il n’avait plus proféré de paroles antisémites depuis 2014.

Gérald Darmanin s’était dit «surpris» par la décision d’annulation d’expulsion. En portant sa requête au Conseil d’Etat, il avait estimé que l’institution «appliquera le droit. Soit la loi permet à la France de se protéger, soit elle ne permet pas de l'expulser et, dans ce cas, il faudra changer la loi pour défendre davantage les Français». Il a également accusé Hassan Iquioussen d'être de «ceux qui sèment un jihadisme d'atmosphère», concept selon lequel les discours islamistes ambiants ou ceux flirtant avec la doctrine favorisent les passages à l’acte d’individus isolés.

Dans un tweet publié juste avant le communiqué du Conseil d'État, le ministre de l'Intérieur a estimé que cette décision était «une grande victoire pour la République». «Il sera expulsé du territoire national», a ajouté Gérald Darmanin.

Imam Iquioussen, burkini à Grenoble mais aussi, dissolutions du Collectif contre l’islamophobie en France et de l’association BarakaCity : la jurisprudence du Conseil d’Etat, certes dans des dossiers différents, affiche une constance dans la défense des valeurs républicaines...




Alize Marion pour DayNewsWorld

   LA VISITE CONTESTEE DE MOHAMMED BEN SALMAN  LE PRINCE HERITIER D'ARABIE SAOUDITE EN FRANCE

"L'opération spéciale » de la Russie en Ukraine a décidément changé bien des choses. Quatre ans après l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, Mohammed Ben Salmane, le prince héritier d'Arabie Saoudite, un temps mis au ban de la communauté internationale effectue cette semaine une tournée en Europe. 

Il est arrivé en Grèce mardi 26 juillet 2022 pour une visite de deux jours avant une seconde étape en France, où il a été reçu jeudi à l'Elysée par Emmanuel Macron pour un dîner de travail.

Cette rencontre signe un peu plus la « réhabilitation » du prince héritier saoudien, moins de deux semaines après la visite de Joe Biden en Arabie saoudite - et ce fameux « check poing » entre les deux hommes, qui a valu bien des critiques au président américain, lui qui avait pourtant déclassifié un rapport accablant sur la responsabilité du prince héritier dans l'assassinat de Jamal Khashogghi. L’enquêteur gênant pour la famille régnante avait été sauvagement étouffé puis découpé à la scie au consulat saoudien d’Istanbul (Turquie), par un commando lié au prince héritier, selon l’enquête de la CIA. Depuis, MBS, véritable homme fort du royaume, avait été quasi mis en quarantaine par les capitales.

C'était sans compter la guerre en Ukraine qui a remis les monarchies du Golfe au centre du jeu pétrolier déstabilisé par les sanctions occidentales contre Moscou. La « realpolitik froide » de cette venue à Paris prévaut sur les principes moraux. Le journaliste Georges Malbrunot, spécialiste de la monarchie, précise ainsi sur franceinfo que le Royaume est plus que jamais « incontournable et l'est encore plus depuis la crise ukrainiennne. »,

Emmanuel Macron avait d'ailleurs été le premier dirigeant occidental à se rendre en Arabie Saoudite en décembre dernier. Le président français avait dû faire un numéro d'équilibriste en évoquant la nécessité de parler au prince héritier qui représente le premier pays du golf, acteur incontournable dans la région, tout en précisant que dialoguer ne voulait pas dire être complaisant

.La guerre en Ukraine et l'enjeu pétrolier

Il y a en premier lieu le volet lié aux questions énergétiques. L’UE a besoin de la coopération des pays du Golfe en matière énergétique. Ce dossier a déjà été au coeur de la visite de Mohammed ben Zayed, président des Emirats arabes unis, lors de son passage à Paris le 18 juillet. Les Occidentaux veulent convaincre Riyad d'ouvrir les vannes du pétrole, dont le royaume est l'un des principaux producteurs, afin de faire baisser les prix. Jusqu'ici, le dirigeant saoudien a refusé d'accroître la production pour respecter son engagement vis-à-vis de l'OPEP, répétant que son pays était au maximum de ses capacités avec une faible marge de progression. Les Européens cherchent également à trouver d’autres sources d’approvisionnement à défaut d'une augmentation de la production.

Georges Malbrunot avertit cependant « On risque d'être déçu parce que l'Arabie saoudite est tenue par certains engagements pris dans le cadre de l'Opep +, dans laquelle se trouve la Russie de Vladimir Poutine et avec laquelle l'Arabie saoudite entretient de bonnes relations. (...) Surtout, l'Arabie saoudite n'a pas assez investi ces dernières années dans ses structures de production de pétrole pour pouvoir faire passer sa production de 10 millions de barils par jour à 13 millions », assure-t-il.

Dossiers du Liban et de l'Iran

Un autre dossier particulier entre la France et l'Arabie saoudite concerne le Liban plongé dans une. crise économique et financière dramatique. Paris souhaite notamment une plus grande implication de l’Arabie au Liban . L'Iran est également un point-clé: le nucléaire iranien, à l'heure où les pourparlers entre les grandes puissances et l'Iran pour relancer l'accord de 2015 sont au point mort. L'Arabie saoudite, grand rival de l'Iran, craint que Téhéran ne devienne une puissance nucléaire et s'inquiète de plus en plus de ses activités dans la région. Aussi les Saoudiens cherchent-ils à renforcer le partenariat politique avec leurs principaux alliés et bénéficier de leur soutien à un moment où les inquiétudes sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien sont réelles.

Des enjeux économiques

A cela viennent s'ajouter des enjeux économiques pour les deux pays. La France entend promouvoir son savoir-faire dans le Royaume qui est engagé dans une course contre la montre pour réussir sa diversification. L’ambition est de construire une « nouvelle Arabie » plus prospère, plus libérale, plus connectée et ouverte au monde. Les entreprises françaises souhaitent donc bénéficier des nombreuses opportunités du plan Vision 2030, qui a pour objectif de préparer le pays à l’après pétrole à travers la promotion de nouveaux secteurs de croissance. L’expertise française est appréciée; c’est notamment le cas du projet d’ Al-’ Ula, site nabatéen classé au patrimoine mondial de l’Unesco dont la valorisation et le développement ont été confiés à des acteurs français. 

De son côté l’Arabie Saoudite entend investir dans le plan de relance économique français. L’Arabie est en effet une grande puissance financière. Le Public Investment Fund saoudien a pour ambition de devenir le plus fonds souverain du monde et gérer plus de 2 000 milliards de dollars d’ici 2030 grâce aux revenus générés par les hydrocarbures et les privatisations. Les institutions financières du pays ainsi que les groupes privés sont intéressés d’investir dans des groupes français dans le cadre du plan de Relance.

Quid des droits de l'homme ?

Reste que l'image de la France peut en prendre un coup : selon Abdullah Alaoudh, directeur pour la région du Golfe de l'organisation Democraty for the Arab World Now fondée par Jamal Khashoggi, cette venue en France est « un deshonneur ». La réaction, ce mercredi, d’Amnesty International, estimant que « la France ferme les yeux » sur « toutes les violations de droits humains », montre que le pari est risqué. Surtout que la visite, la semaine dernière, du président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, avait déjà soulevé un tollé.

Vis-à-vis de ces deux dirigeants du Golfe, les diplomates de l’Élysée préfèrent mettre l’accent sur la dynamique « d’ouverture », dans laquelle ils engagent leur pays, plutôt que sur les aspects répressifs des libertés...




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

AFFAIRE SALAH ABDESLAM 13 NOVEMBRE

 SEPT CONDAMNATIONS A PERPETUITE

Au terme de 149 jours d’audience marathon, la cour d’assises spéciale de Paris a rendu son verdict, lu par le président Jean-Louis Périès.

 La cour a suivi le Parquet national antiterroriste (Pnat) qui le 10 juin, avait demandé la peine maximale contre Salah Abdeslam. Les cinq magistrats condamnent ce Franco-Marocain de 32 ans, à la réclusion criminelle à perpétuité, incompressible. Il devra donc effectuer au minimum trente ans de prison avant de pouvoir demander la levée de cette perpétuité incompressible, prélude à toute demande d'aménagement de peine. Il n’a pas réagi publiquement à ce verdict. 

Seul membre encore en vie du commando du 13 Novembre, Salah Abdeslam est bel et bien considéré comme « le co-auteur des attentats, toutes les cibles de ce 13 Novembre constituant une seule et même scène de crime », selon la cour d’assises.

Le magistrat a ajouté que « la cour a également reconnu que le gilet explosif dont il était porteur n'était pas fonctionnel, ce qui remet sérieusement en question les déclarations de Salah Abdeslam quant à son renoncement ».

« Des accusés radicalisés »

Pas de circonstances atténuantes non plus à l’encontre de Mohamed Abrini, qui avait pris part au fameux convoi de lamort en novembre 2015.

En revanche, Sofien Ayari, 28 ans, et Osama Krayem, 29 ans, échappent à la perpétuité. Ils sont condamnés à trente ans de réclusion criminelle avec les deux tiers incompressibles, pour « leur participation à une association de malfaiteurs terroristes ».

Mohamed Bakkali, 35 ans, qui a déjà écopé de vingt-cinq ans de prison pour l’attentat, en août 2015, du train Thalys, est également condamné à trente ans de réclusion criminelle. Tout comme Ahmed Dahmani, 33 ans, actuellement détenu par la Turquie.

Pour tous ces accusés, la Cour considère que par « leur adhésion aux thèses djihadistes, et leur radicalisation », ils ne pouvaient pas ignorer les projets d’attentats terroristes en Europe.

Perpétuité aussi pour les frères Clain

La perpétuité est également prononcée contre les cinq grands absents de ce procès, supposés morts en Syrie et donc jugés par défaut. Parmi eux, Oussama Atar, considéré « comme le commanditaire des attentats »; Obeida Dibo, chef opérationnel, et Omar Darif, un des artificiers en chef. Même perpétuité pour les frères Fabien et Jean-Michel Clain, Normands à un moment de leur vie et qui avaient revendiqué au téléphone les carnages de Paris.

« La propagande a joué un rôle essentiel dans la stratégie de Daech, à la fois pour diffuser la terreur et pour attirer de nouveaux combattants », a résumé le président Périès.

Pour les autres accusés, âgés de 29 à 41 ans, les peines s’échelonnent de deux ans de prison ferme à dix-huit ans de réclusion criminelle, selon le degré de l’aide logistique apportée au commando du 13 Novembre.

« Aucun des trois accusés qui comparaissaient libres n’est réincarcéré à l’issue de l’audience », a confirmé le Pnat.

Les vingt accusés condamnés hier disposent de dix jours pour faire appel. L’histoire retiendra les quatre-vingt dix morts du Bataclan, trente-neuf sur les terrasses de café, un au Stade de France. Sur les 400 blessés, une femme et un homme se sont donné la mort depuis.

Six ans après une nuit de terreur qui a traumatisé la France et après un procès-fleuve marqué par les récits glaçants de près de 400 rescapés ou proches à la barre, sur près de 2 600 parties civiles, les rescapés vont pouvoir enfin fermer une page.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

SEISME AUX ELECTIONS LEGISLATIVES

 LES LECONS A TIRER

Le second tour des élections législatives du 19 juin a mis un terme au long cycle électoral faisant se succéder deux tours de présidentielle et deux tours de législatives. À la présidentielle, Emmanuel Macron avait été largement réélu, surtout si on se rappelle qu’un président sortant mécontente inévitablement une partie du corps électoral.

Mais les élections législatives du week-end dernier auront marqué un énorme décrochage de l’électorat de la majorité présidentielle. L’enjeu principal pour le second tour était bien sûr de savoir si la majorité présidentielle aurait aussi une majorité absolue de députés ou si, comme le laissaient supposer les sondages, elle n’aurait qu’une majorité relative.

Défiance envers la majorité

Les résultats sont très mauvais pour la majorité. Ensemble obtient 245 sièges, loin de la majorité absolue de 289. La Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) a 133 députés, dans la fourchette basse de ce qu’annonçaient les sondages. Par contre le Rassemblement national compte 89 élus contre 8 en 2017 et 35 en 1988 avec un mode de scrutin à la proportionnelle départementale. Les Républicains en ont 60, moins de la moitié du groupe parlementaire qu’ils avaient de 2017 à 2022. Il y a 20 divers gauches, 10 régionalistes, 10 divers droite, 4 divers centre, 4 UDI, 1 droite souverainiste.

Ajoutons que les deux principaux blocs sont composites. Dans la majorité relative présidentielle, LREM n’aurait que 162 députés, presque la moitié moins qu’en 2017, le MoDem 45 (à peu près comme en 2017), Horizon, le nouveau parti d’Édouard Philippe, 27.

Du côté de la NUPES, La France insoumise (LFI) a 79 élus (contre 17 aujourd’hui), EELV 25, le PS 25 et le PCF 12 (qui vont avoir une difficulté à constituer un groupe parlementaire). Il est fort possible que cette coalition s’effrite ou se fracture, vu les écarts importants de programme notamment sur l’Europe et sur l’OTAN.

Pour la première fois depuis 2002, où le mandat présidentiel avait été réduit à cinq ans et le calendrier électoral inversé, il n’y a pas d’amplification de la victoire présidentielle aux législatives. Il semble y avoir eu, au contraire, un fort mouvement de défiance à l’égard de la majorité. Le front contre les « extrêmes », que le camp présidentiel avait appelé de ses vœux, n’a pas fonctionné. La peur d’un « chaos » si gauche et droites radicales arrivaient en tête n’a pas non plus mobilisé.

Un futur fait d’alliances ?

La situation pour les cinq ans à venir est donc très ouverte, obligeant le pouvoir à trouver des majorités alternatives au cas par cas, à moins qu’il ne réussisse à convaincre des élus de droite ou divers gauche, de le rejoindre. Ces résultats montrent que les recompositions du système partisan français ne sont pas terminées. Les Républicains pourraient éclater ou s’effriter, certains évoluant vers la macronie, d’autres pouvant rejoindre le Rassemblement national.

Cette situation de très fort affaiblissement de la majorité pouvait déjà se lire dans les résultats du premier tour législatif. La coalition présidentielle n’obtenait qu’environ 25,7 % des suffrages exprimés, au même niveau que la NUPES. Si on compare avec 2017, LREM avait alors recueilli au premier tour 32.3 % des exprimés, soit presque 7 points de plus que le 12 juin 2022. Trois grands blocs partisans émanaient des urnes : Ensemble, la NUPES et la droite radicale à environ 24 % (RN, Reconquête, droite souverainiste), alors que la droite traditionnelle était réduite à 13.6 % (LR, UDI, divers droite).

Le niveau record de l’abstention (52.5 % des inscrits) a empêché beaucoup de candidats de se maintenir puisqu’il faut obtenir au moins 12.5 % des électeurs inscrits (soit plus de 25 % des exprimés dans la plupart des circonscriptions). Le second tour opposait donc partout (à 7 exceptions près) des duels de candidats : 415 Ensemble étaient qualifiés, 380 NUPES, 209 RN et 71 LR.

Une stratégie peu convaincante

Le fort recul d’Ensemble aux législatives par rapport à la présidentielle est probablement lié à l’adoption d’une stratégie peu convaincante. En 2017, le président fraîchement élu avait choisi très vite un premier ministre. Son gouvernement portait des mesures populaires avant le premier tour, notamment en matière de moralisation de la vie politique.

En 2022 en revanche, le chef de l’État a tardé pour annoncer son gouvernement, sans s’engager sur des mesures spécifiques malgré une crise climatique, économique et sanitaire évidente. Ainsi, sur la question phare du pouvoir d’achat, la Première ministre s’est contentée d’annoncer tardivement une revalorisation de 4 % des pensions pendant l’été.

Le programme présidentiel pour les cinq ans à venir demeure ainsi vague, notamment en matière de politique économique, comme si le président voulait se garder des marges d’initiative quant à la politique qu’il mènera, ou comme s’il pensait que sa présence sur la scène internationale suffisait à attirer les électeurs. En témoigne le flou autour de sa dernière proposition avec un Conseil national de la refondation

Dans ce contexte, l’alliance électorale opérée par Jean-Luc Mélenchon a réussi à quasi tripler le nombre de députés de gauche à l’Assemblée nationale.

Cependant, en pourcentage des suffrages exprimés, elle est seulement stable en pourcentage par rapport à 2017 autour de 30 % (avec les divers gauches), alors que la droite radicale a progressé d’environ 10 points.

L’importance de l’abstention

Enfin, le second tour confirme le premier quant à l’importance de l’abstention : 53.8 %, un peu plus qu’au premier tour législatif mais un peu moins qu’au second tour de 2017 (57 %). Les écarts sont encore plus importants qu’avant selon les générations et les catégories sociales : quand chez les plus de 65 ans, deux électeurs inscrits sur trois vont voter, ce n’est le cas que d’une personne de moins de 35 ans. Beaucoup d’ouvriers et d’employés sont aussi devenus très fatalistes, ne voyant pas l’utilité d’aller voter.

Il y a là une question très importante dont les pouvoirs publics devraient se saisir dès le début de la législature pour que des réformes puissent éventuellement être mises en œuvre en 2027. On sait que l’abstention pourrait reculer – sans qu’il y ait de solutions miracles – avec l’introduction d’un mode de scrutin au moins en partie proportionnel, avec la possibilité de voter par correspondance ou par Internet, avec aussi une réforme de l’inscription sur les listes électorales pour éviter qu’il n’y ait beaucoup de « mal-inscrits ».

Nombreux sont aussi ceux qui proposent de mettre en œuvre une vraie politique de renforcement de la citoyenneté chez les jeunes, de développer des programmes incitatifs au vote pendant les campagnes électorales, ou encore d’organiser de grands débats contradictoires entre les partis et que les professions de foi arrivent suffisamment à l’avance chez les électeurs.

Une réflexion sur le type de réformes à mettre en œuvre est urgente pour l’avenir de la démocratie représentative en France.

D'après Pierre Bréchon, Professeur émérite de science politique, Sciences Po Grenoble, article publié dans The Conversation France




Simon Freeman pour DayNewsWorld

PROCES DU 13 NOVEMBRE PEINE MAXIMALE CONTRE SALAH ABDESLAM ET NEUF AUTRES ACCUSES DEMANDEE PAR LE PARQUET NATIONAL ANTITERRORISTE

Au bout d’un réquisitoire de trois jours, l’accusation a demandé ce vendredi des sanctions exemplaires, dont la plus lourde existant dans le Code pénal pour Salah Abdeslam, le survivant des commandos.Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ainsi demandé la peine maximale contre Salah Abdeslam et neuf autres accusés. Les autres peines requises s’échelonnent de cinq à trente ans de prison ferme.

« Votre verdict ne rendra pas leur tranquillité aux victimes, il ne guérira pas les blessures physiques et psychiques, il ne ramènera pas les morts, prévient Camille Hennetier en concluant le réquisitoire fleuve des trois avocats généraux du Parquet national antiterroriste (PNAT) entamé mercredi. Mais il dira que la justice et le droit ont le dernier mot. »

Les vingt hommes accusés d’avoir aidé et soutenu les tueurs du 13 novembre 2015 connaissent, depuis hier, les sanctions que le Parquet national antiterroriste (Pnat) requiert à leur encontre, au nom du peuple français. Le verdict de la cour d’assises spéciale tombera le 29 juin.

« Leur sang sur les mains »

Sans surprise, le parquet demande la réclusion criminelle à perpétuité « incompressible » contre le Franco-Marocain Salah Abdeslam, 32 ans, « soldat de l’armée islamique, seul co-auteur survivant des 130 morts du 13-Novembre. Il a leur sang sur les mains, comme d’autres l’ont sur la conscience », considèrent Camille Hennetier, Nicolas Braconnay et Nicolas Le Bris, magistrats du parquet. Selon eux, Salah Abdeslam, « qui avait déposé trois bombes humaines » – trois kamikazes – devant le Stade de France, a minutieusement préparé « ces massacres » avec Abdelhamid Abaaoud, tué dans l’assaut de Saint-Denis, le 18 novembre 2015. L’accusation a consacré de longs développements à Salah Abdeslam avec une obsession : démonter le rôle de « prétendu invité surprise » des attentats mis en avant à l’audience. 

« Son engagement djihadiste est ancien. Rien ne permet de dire qu’il a été la marionnette de son frère », rappelait dès mercredi Nicolas Le Bris. Le PNAT souligne aussi son rôle primordial dans l’acheminement des membres du commando vers la Belgique. « C’est une mission clé : celui qui rapatrie est nécessairement quelqu’un en qui la cellule porte toute sa confiance », relève Camille Hennetier. L’arrivée par vague des futurs assassins entre le 1 er septembre et le 14 octobre acte « la constitution d’une véritable katiba au cœur de l’Europe ».

Pas de circonstances atténuantes non plus, aux yeux de l’accusation, à l’encontre des compagnons de cavale d’Abdeslam entre novembre 2015 et le 22 mars 2016, date des attentats de Bruxelles. La perpétuité est donc requise aussi contre Sofien Ayari, 28 ans, et Osama Krayem, 29 ans, que l’accusation suspecte d’avoir visé un attentat à l’aéroport d’Amsterdam.

Quant à Mohamed Abrini, « l’homme au chapeau » des attentats de Bruxelles, « parti comme un voleur » dans la nuit du 12 au 13 novembre en obligeant la cellule à se réorganiser, « son renoncement ne saurait s’analyser comme un désistement volontaire, et il est sans effet sur ses actes de complicité antérieurs. Ce qui va se passer le soir du 13 novembre, il le souhaitait ardemment », cingle Nicolas Le Bris. L’accusation a néanmoins tenu compte de sa fuite en assortissant la perpétuité requise à une période de sûreté de vingt-deux ans.

Les avocats généraux du Pnat requièrent également la perpétuité contre Mohamed Bakkali, 35 ans, qui a déjà écopé de vingt-cinq ans de prison pour l’attentat, en août 2015, du train Thalys. Et contre l’accusé détenu par la Turquie, le parquet demande trente ans.

Perpétuité requise, encore, pour les cinq grands absents de ce procès, supposés morts en Syrie et donc jugés par défaut. Parmi eux, Oussama Atar, considéré « comme le cerveau des attentats, le cadre supérieur de la terreur ». Idem pour les frères Fabien et Jean-Michel Clain, Normands à un moment de leur vie « et qui avaient revendiqué au téléphone – en chantant – les carnages de Paris ». Pour neuf autres accusés, âgés de 29 à 41 ans, poursuivis pour « participation à une association de malfaiteurs terroristes », les peines demandées s’échelonnent de cinq, six (trois accusés), huit, neuf, seize et vingt ans de réclusion pour les deux plus impliqués selon le Pnat.

Si le parquet admet que les accusés ne partagent pas tous les mêmes convictions djihadistes, l’idéologie est à ses yeux au cœur de ce dossier. « On n’est pas condamné pour ce que l’on pense, souligne Camille Hennetier. Mais on devra l’être pour ce que l’on a fait au nom de ce que l’on pense. »

Et qui pourra oublier ce terrible bilan ? Quatre-vingt-dix morts au Bataclan, trente-neuf sur les terrasses de café, un au Stade de France. Deux blessés, une femme et un homme, se sont donné la mort depuis. 397 rescapés ou proches de victimes sont venus témoigner de leur traumatisme depuis septembre. La défense plaidera à partir de lundi.

« Ce soir d’épouvante du 13 novembre 2015, les djihadistes ont tiré à l’aveugle, faisant tomber les victimes comme des dominos, les déshumanisant, les traitant comme des animaux », avait rappelé Nicolas Le Bris en début d’audience.


Alyson  Braxton pour DayNewsWorld

CRISE DE L'HOPITAL NOUVELLE MOBILISATION GENERALE

Une semaine après l'annonce par Emmanuel Macron d'une « mission flash » pour trouver des solutions à la crise des urgences et à quelques jours seulement des élections législatives, neuf syndicats (dont la CGT, SUD et la CFE-CGC) et collectifs (dont Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences) organisent une journée de mobilisation. Les organisations syndicales et collectifs de soignants ont prévu des rassemblements dans au moins 50 villes. Et ne sont convaincus ni par le Ségur de la Santé qui s'est tenu en 2020, ni par l'annonce d'une « mission flash » qui doit déboucher sur de nouvelles propositions fin juin.

Dans un tract diffusé depuis quelques jours et intitulé « il va y avoir des morts », l'intersyndicale dénonce l'immobilisme du gouvernement malgré des alertes régulières depuis trois ans.

« L'accès aux soins de premiers secours est de plus en plus compliqué et l'hôpital n'assure plus son rôle de service public », peut-on lire dans ce tract. « Les personnels sont en colère et fatigués. (...) Les gouvernements Philippe puis Castex ont géré à la petite semaine, répondant aux urgences par des mesures discriminatoires comme des primes à l'embauche, sans considération pour les personnels déjà en poste, méprisés ! »

La situation des services d'urgences en France est plus que préoccupante. Faute de soignants, au moins 120 services ont été forcés de limiter leur activité ou s'y préparent, selon un décompte fin mai de l'association Samu-Urgences de France.

Les revendications principales

Ce mardi, ces derniers seront donc dans la rue pour faire entendre leurs cinq revendications principales, « les mêmes depuis trois ans » rappellent les syndicats :

1°Recrutement immédiat de soignants supplémentaires

2°Revalorisation générale des salaires, avec prise en compte des contraintes horaires et de la pénibilité

3°Renforcement des moyens financiers des établissements, recrutement de personnels administratifs pour recentrer les soignants sur leurs tâches

4°Arrêt de toutes les fermetures d'établissements et de lits;

5°Mise en place de mesures pour garantir l'accès aux soins à tous les Français, dans tous les territoires.

La revalorisation salariale des personnels soignants dans le secteur public et privé non lucratif à hauteur de 183 euros, obtenue à l'issue du Ségur de la Santé, n’aura donc pas suffi à apaiser les craintes et la colère.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

 FIASCO SECURITAIRE AU STADE DE FRANCE

La finale de Ligue des champions a été longuement reportée, samedi 28 mai 2022, en raison d'incidents aux abords du Stade de France (Seine-Saint-Denis). Le match de gala a en effet viré à la débâcle vers 19 heures 30.Un coup d’envoi reporté de plus de trente-cinq minutes. Des images de supporteurs congestionnés puis arrosés de gaz lacrymogène autour du Stade de France. Des intrus qui enjambent les grilles de l’enceinte. Des supporters dépouillés. 27OO supporters britanniques munis d'un billet n'ayant pas pu entrer. Le fiasco est retentissant pour l’organisation, et s’invite dans le champ politique alors que le premier tour des élections législatives se tient dans une dizaine de jours. Entre scènes de violence et dispositif de sécurité débordé, l'organisation de l'événement a été un lourd échec.

Un afflux de supporteurs de Liverpool munis de faux billets

C’est la version officielle sur laquelle se rejoignent les ministères de l’Intérieur, des Sports et l’UEFA. Selon eux, « des milliers » de supporteurs britanniques ont eu recours à des faux billets pour tenter d’assister à la finale du club de la Mersey. Pour l’heure, difficile de connaître l’ampleur du phénomène, même si une source au sein de l’organisation nous assure qu’un nombre important de ces tickets a été recensé. L’association FSE évoque un sujet « marginal ». Un point a pu favoriser la multiplication de ces contrefaçons. Le club de Liverpool, dont 20 000 supporteurs avaient des tickets valables, a demandé à avoir des billets sous format papier pour l’événement. Un support plus facile à détourner que son équivalent électronique. Entre 25.000 et 30.000 faux billets ont été recensés samedi soir. Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a effectué ce dimanche soir un signalement auprès du parquet concernant les suspicions de fraude.

300 à 400 délinquants

Mais une horde de jeunes délinquants des quartiers a été aussi en grande partie responsables de la pagaille qui s’est créée au Stade de France. On évoque le nombre de 300 à 400 jeunes qui ont pillé des effets personnels et des billets pour le match. Ces jeunes ont également commis des violences physiques envers les supporters présents pour rentrer dans le stade. «On a des voyous sans-papiers et des voyous de cité qui sont venus opportunément détrousser majoritairement des spectateurs espagnols et anglais en leur volant des effets personnels, téléphones portables et portefeuilles et il y a eu beaucoup de vols dans des véhicules stationnés aux alentours du Stade de France», a rapporté Matthieu Valet, porte-parole du syndicat indépendant des commissaires de police à CNEWS. Par ailleurs, Jérôme Jimenez, porte-parole Ile-de-France UNSA Police, a indiqué la présence majoritaire de «personnes connues des services de police» et beaucoup de «mineurs».Au total, 105 interpellations et 39 gardes à vue ont été opérées à la suite des incidents.

Supporteurs de Liverpool et responsables britanniques ne décoléraient pas, dimanche. Le club de Liverpool a immédiatement réclamé l’ouverture d’une enquête « pour déterminer les causes de ces problèmes inacceptables ». Dimanche, la secrétaire d’État britannique aux Sports, Nadine Dorries, a demandé « à l’UEFA de lancer une enquête officielle pour savoir ce qui s’est mal passé et pourquoi, en coopération avec le personnel du stade, la police française, la Fédération française de football, la police du Merseyside [la région de Liverpool] et le Liverpool FC ».

Après ce fiasco samedi, l’aptitude de la France à gérer les foules de supporteurs est mise en cause par la presse étrangère. Une image de la France une fois encore ternie deux ans avant les Jeux Olympiques à Paris.


Alize Marion pour DayNewsWorld

LES RAISONS DE LA PENURIE DE MAIN-D’OEUVRE

 POUR LES GRANDES VACANCES

Face à la pénurie de main-d’oeuvre à l’approche de la haute saison, plusieurs secteurs tirent la sonnette d’alarme. Dans quelques semaines, sur les bords de mer ou dans les villes touristiques, les vacanciers trouveront-ils des cafés fermés en pleine journée ? 

Des piscines aux portes closes, des aéroports bondés à cause d’un manque de personnel au sol et des colonies de vacances annulées à la dernière minute, faute d’animateurs ?

« C’est un scénario noir, tempère Thierry Grégoire, le président de l’Umih-Saisonniers, le principal syndicat patronal de l’hôtellerie-restauration. Mais il est très probable que l’on aura cet été une autre organisation du travail. Les restaurants fermeront peut-être le soir, ou un ou deux jours par semaine, ou bien réduiront leur amplitude horaire.

Quant aux hôtels, ils proposeront peut-être le ménage un jour sur deux. Tout le monde va s’adapter. » Les premiers ennuis pourraient commencer dès l’aéroport. Aéroports de Paris (ADP) s’inquiète du manque de techniciens de maintenance et d’agents de sécurité. Des files d’attente interminables aux contrôles des bagages et des retards sur les vols sont à craindre. Une fois arrivés au bord de la mer, les vacanciers pourraient aussi voir le drapeau rouge dressé au bord de l’eau. Trois quarts des structures aquatiques ont du mal à recruter pour l’été. Le risque ?

Des piscines fermées, des bassins ouverts quelques heures par jour seulement et une offre très faible de cours de natation. Homair, spécialiste de l’hôtellerie de plein air, peine à trouver les 300 saisonniers qui lui manquent dans tous les domaines (réception, activités sportives, maintenance, entretien…).

Enfin, certains parents qui prévoyaient d’envoyer leurs rejetons en colonie de vacances pourraient déchanter. Car les directeurs de centres s’arrachent les cheveux pour trouver des animateurs — pas toujours formés — pour encadrer les séjours.

600 000 saisonniers nécessaires

Alors les professionnels sortent le grand jeu pour dénicher des perles rares. Chaque été, 600 000 saisonniers en moyenne doivent être recrutés (dont 300 000 rien que dans l’hôtellerie-restauration). Tous ces postes sont loin d’être pourvus, même si aucun chiffre officiel n’est communiqué. Pour séduire les candidats, les patrons proposent des salaires supérieurs au smic et des avantages (jours de congé, horaires sans coupure, logement, repas…). 

Les raisons de la désaffection de saisonniers

Les conditions de travail difficiles,  le droit du travail pris à la légère,  les difficultés de logement et la réforme du  chômage s'avèrent pénalisantes

Depuis début décembre 2021 et la réforme du chômage orchestrée par Élisabeth Borne, les conditions d’ouverture des droits se sont largement durcies. Désormais, il faut avoir travaillé six mois sur les vingt-quatre derniers pour bénéficier d’une allocation. Et non plus quatre, le temps d’une saison. Autrement dit, un saisonnier qui ne travaillera que de juin à septembre ne pourra donc plus prétendre au chômage en attendant l’hiver. Par ailleurs, les nouvelles règles de calcul de l’Unédic entraînent une baisse de l’allocation journalière de 17 % en moyenne par rapport à l’ancien système.

En surchauffe, les agences d’intérim tentent de trouver du personnel motivé à défaut, parfois, d’être qualifié. Mais les étudiants — ressource essentielle pour les jobs d’été — boudent également cette année les contrats trop physiques, contraignants. Serveurs, maîtres nageurs, animateurs de colonies de vacances, agents de sécurité…

L’été 2022 s’annonce compliqué à gérer pour les professionnels du tourisme, qui peinent à recruter un personnel motivé.


Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LEGISLATIVES COMMENT JEAN-LUC MELANCHON INSTALLE SA DOMINATION

SUR LES PARTIS DE GAUCHE

En obtenant 21,95% des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon s'est officiellement illustré comme la figure forte de l'opposition de gauche à Emmanuel Macron. Mais il veut aussi installer sa domination sur les partis de gauche en vue des législatives. Aussi à l’occasion des traditionnels défilés du 1er mai, Jean-Luc Mélenchon a-t-il exhorté les autres formations de gauche et les écologistes à rejoindre sans tarder La France Insoumise (LFI) au sein de son « union Populaire », afin de dégager une majorité opposée à Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale lors des législatives de juin. « Nous avons pris la décision mûrie, réfléchie, de tout sacrifier aux objectifs du combat, [...] de passer par-dessus des divisions qui avaient une raison profonde et que nous n’avons pu surmonter », a-t-il expliqué dimanche. Le seul sujet désormais, « c’est de savoir si on se donne pour objectif la victoire », a ajouté le député des Bouches-du-Rhône qui a serré la main du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, du début de cortège parisien. Les négociations avec EELV, le PS et le PCF battaient leur plein ce week-end afin de conclure un éventuel accord avant le 3 mai, anniversaire de la victoire du Front populaire en 1936. Devant l’imminence d’un accord, la question centrale est : oui à une coalition électorale mais laquelle et à quel prix ?

Premier pari réussi pour Jean-Luc Mélenchon: accord LFI-EEVL

La France insoumise et Europe Écologie-Les Verts (EELV) ont conclu un accord historique pour les législatives de juin dans la nuit de dimanche à lundi. Avec EELV, le week-end a permis en effet de faire les derniers compromis, autour du rapport à l'Europe (« désobéissance » mais seulement à certaines règles économiques et budgétaires si besoin), du label commun (« Nouvelle Union populaire écologique et sociale ») ou encore sur le partage des circonscriptions, sujets les plus âprement débattus. Autre question tranchée: en cas de majorité à l'Assemblée nationale, « le Premier ministre serait issu du plus grand groupe à l'Assemblée », soit Jean-Luc Mélenchon.

Forte d'un accord historique pour les législatives conclu avec EELV, La France insoumise a repris hier les négociations avec le PS et le PCF. Le PRG, lui, fera cavalier seul lors de ce scrutin, a-t-il averti.

Au PS, la difficile acceptabilité d’un accord avec LFI

Reste à s'entendre avec le Parti socialiste. Un défi de taille tant la brouille est profonde depuis le départ de Jean-Luc Mélenchon de Solférino en 2008. « Ça avance, soyez certains que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ça avance », a assuré Jean-Luc Mélenchon lors des manifestations du 1er-Mai. Déjà fragilisé par la défaite d’Anne Hidalgo au premier tour de la présidentielle (1,75 % des suffrages) le PS se trouve désormais menacé par l’onde de choc des discussions en cours avec La France insoumise (LFI) pour un accord aux législatives de juin. Plusieurs figures du PS, de François Hollande à Jean-Christophe Cambadélis en passant par Stéphane Le Foll ont accusé le patron du parti Olivier Faure de « soumission » à LFI. « Un premier socle de propositions » reprenant l’essentiel du programme de Jean-Luc Mélenchon a été donné par le parti vendredi : Retraite à 60 ans, Smic à 1 400 euros net, abrogation de la loi El-Khomri, planification écologique, basculement vers une VIe République... Mais le document a rapidement mis le feu aux poudres. « Ce n’est pas une alliance électorale mais une soumission, je reçois des tas de messages de militants qui me disent : “Si c’est ça, je m’en vais” », s’étranglait dans la matinée un parlementaire. La présidente d’Occitanie, Carole Delga, a fait savoir sa réprobation sur les réseaux sociaux en citant Pierre MendèsFrance... et en présentant jeudi les candidats socialistes aux législatives dans le Tarn. Son homologue breton, Loïg Chesnais-Girard, s’est mis en retrait de la séquence quand Anne Hidalgo aurait même proposé une union à gauche à Paris sans LFI, d’après La Lettre A.

Faute de lier tout leur destin au projet de LFI pour la mandature à venir leur faudra-t-ils entendre la voix du cynique ancien Premier ministre Manuel Valls qui, comme une mauvaise danseuse, change sans cesse son pas de valse ?« Le Parti socialiste est mort (...) il faut sortir des vieux clivages et des logiciels dépassés. Je le dis à ces militants et ces élus sincères, attachés à une gauche de gouvernement, sociale, laïque et républicaine qui refusent cette soumission : votre place est aux côtés d'Emmanuel Macron », clame-t-il .

La fin (quelques sièges au Parlement) justifierait-elle tous les moyens (la corruption morale) ?

La stratégie mélanchonnienne

Le bras de fer, aussi rude soit-il, pour Jean-Luc Mélenchon, cette « nouvelle Union populaire », élargie aux autres forces doit toujours rester dans le prolongement de la stratégie qui a construit son succès à la présidentielle

Ce projet d'union populaire pour les législatives représente, en effet pour lui, l'aboutissement d'une stratégie de longue date. Il y a un an, Yannick Jadot essayait de devenir l'homme fort de la gauche en réunissant tous les leaders en vue de la présidentielle. un échec total. À cette réunion, Jean-Luc Mélenchon, lui, avait déjà en tête 2022. Dès le 11 avril, fort de sa troisième place au premier tour de la présidentielle avec 22% des suffrages, le leader des Insoumis s'est donc mis en ordre de bataille pour mettre en exécution sa vision. L'objectif désormais affiché: unir la gauche en vue du « troisième tour », les élections législatives, et briguer le poste de Premier ministre.

Et avec son slogan, « élisez-moi Premier ministre » dégainé entre les deux tours, il a réussi non seulement à mobiliser son camp pour les législatives mais aussi à s'afficher comme l'opposant numéro 1 à Emmanuel Macron.

Pourtant le 24 avril dernier, Jean-Luc Mélenchon a été nettement battu : Emmanuel Macron a obtenu 2 millions de voix de plus que lui et Marine Le Pen 421 000. Il a échoué à rassembler plus d’électeurs sur son nom et son projet. Plus encore, le camp qu’il prétend diriger est très clairement minoritaire : la totalité de la gauche a rassemblé 11,2 millions de voix au 1er tour, soit 32 % des suffrages ; autrement dit, les autres courants politiques ont réuni, eux, 68 % des suffrages et 12,7 millions de voix en plus. La gauche et La France insoumise ont perdu, et de loin, l’élection présidentielle, comptabilise un journaliste.

C'est donc un titre que pourrait bien revendiquer le Rassemblement national de Marine Le Pen, finaliste malheureuse de la présidentielle .




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MACRON QUELLES STRATEGIES

POUR CE NOUVEAU QUINQUENNAT ?

Alors que les élections législatives sont aujourd’hui largement perçues comme un 3ème tour de la présidentielle pouvant déboucher sur une période de cohabitation, les défis stratégiques apparaissent nombreux pour Emmanuel Macron.

En devenant, à 44 ans, le premier Président à être réélu au suffrage universel direct sans suivre une période de cohabitation, Emmanuel Macron a réussi une performance inédite dans l’histoire de la Ve République.

Ce succès cache pourtant une situation paradoxale puisqu’elle s’accompagne de la plus forte abstention au second tour d’une élection présidentielle après Georges Pompidou en 1969 (31 % contre 28 % cette année) et du score le plus haut jamais obtenu par un candidat d’extrême droite à ce stade de l’élection.

Les célébrations et le discours qui ont suivi les résultats de ce second tour ont reflété cette situation contrastée. La fête fut courte et Emmanuel Macron n’a pas manqué de souligner les choses qu’il allait devoir changer (nécessité de faire évoluer sa méthode, de prendre en compte les oppositions, de plus mettre en avant certains thèmes comme l’écologie…) alors même qu’il venait d’être élu avec le 3e meilleur score en pourcentage de la Ve République (58,54 % après les 82,21 % de Jacques Chirac en 2002 et ses 66,10 % en 2017) et une performance supérieure aux sondages de l’entre-deux tours.

Alors que les élections législatives sont aujourd’hui largement perçues comme un 3ᵉ tour de la présidentielle pouvant déboucher sur une période de cohabitation (qu’aucun président nouvellement élu n’a jamais connue), les défis stratégiques apparaissent nombreux pour Emmanuel Macron.

Le choix crucial du Premier ministre

Les élections législatives de 2017 avaient été marquées par une abstention record (51,3 % au premier tour et 57,4 % au second tour) et par la désunion des opposants au nouveau Président. Portée par la dynamique de la victoire d’Emmanuel Macron, l’alliance entre En Marche et le MoDem avait assez largement remporté cette élection en obtenant 350 députés sur 577 sièges et le choix d’un proche d’Alain Juppé, Édouard Philippe, comme Premier ministre avait sans doute contribué à cette réussite.

La situation pourrait être différente cette année si le Rassemblement national décidait finalement de s’entendre avec le mouvement d’Éric Zemmour Reconquête ! ou si Jean-Luc Mélenchon parvenait à rassembler, sous la bannière d’une nouvelle Union populaire, l’ensemble des formations de gauche.

Le premier défi stratégique du président réélu tient donc certainement dans le choix du nouveau premier ministre et dans l’impact que cette nomination pourrait avoir sur les résultats des élections législatives du 12 et du 19 juin.

Après deux Premiers ministres issus des rangs de la droite (Édouard Philippe et Jean Castex), il semblerait logique, compte tenu des résultats du 1er tour et de l’annonce d’un futur premier ministre en charge de la planification écologique, de privilégier une personnalité plus marquée à gauche et de sensibilité écologique. Après deux hommes, l’idée d’une personnalité féminine est également séduisante et répondrait aux ambitions affichées en matière de parité. La possibilité d’une personne venue de la société civile serait aussi sans doute une option stratégique intéressante et un signe en direction des personnes qui se sont détournées des élections ou qui revendiquent de nouvelles formes d’expression politique.

Après Édouard Philippe et Jean Castex, une femme à Matignon ?

La question du leadership

Deux autres éléments seront aussi à prendre en compte : la capacité de la personne nommée à mener une bataille des élections législatives qui s’annonce particulièrement virulente au regard des déclarations de Jean-Luc Mélenchon et de la progression des votes en faveur de l’extrême droite et l’aptitude à s’entendre avec le président de la République. Ce dernier aspect renvoie à la question du leadership et à l’équilibre des pouvoirs entre le président et le Premier ministre. À ce stade, Emmanuel Macron donne l’impression de vouloir privilégier un leadership plus transformationnel, misant davantage sur la confiance aux autres et la capacité à convaincre, et moins narcissique et jupitérien, comme cela lui a souvent été reproché. Cette volonté apparente pourrait aussi peser dans son choix.

Les choix des personnes qui décideront de travailler avec lui, comme celui des alliances qui vont se forger, seront forcément marqués par les ambitions que fait déjà naître la perspective de l’élection présidentielle de 2027.

Mais si l’entente et la complicité entre les deux têtes de l’exécutif sont des éléments importants, la situation qui débute sera aussi particulière dans la mesure où Emmanuel Macron ne pourra cette fois pas se succéder à lui-même après deux mandats successifs. Les choix des personnes qui décideront de travailler avec lui, comme les projets des alliances qui vont se forger, seront forcément marqués par les ambitions que fait déjà naître la perspective de l’élection présidentielle de 2027. Les stratégies personnelles risquent de s’entrechoquer et sa capacité à contrôler le pouvoir et les rapports de force des uns et des autres sera un élément clef à mesure que la fin de son quinquennat se rapprochera.

La question des alliances

En matière d’alliances, les stratégies de coopétition (terme qui désigne la coopération entre compétiteurs) qu’Emmanuel Macron tentera de mettre en place risquent également d’être affectées par cette échéance et il est vraisemblable que la concurrence prenne rapidement le pas sur la coopération et la collaboration.

Les résultats de cette élection présidentielle ont semblé acter la fin du clivage droite/gauche qui avait structuré, jusqu’en 2017, la Ve République. Cette bipolarisation historique a laissé place à un échiquier politique français composé de trois blocs.

Dans ce nouveau paysage, le mouvement présidentiel représente un centre élargi. La capacité d’Emmanuel Macron à rassembler, pour les législatives et au cours des cinq années qui viennent, les anciens membres du Parti socialiste et de l’UMP tentés par le rassemblement des patriotes de tous bords souhaité par Marine Le Pen, l’Union des Droites défendue par Éric Zemmour ou la nouvelle Union populaire préconisée par La France Insoumise, sera cruciale s’il souhaite mener à bien ses projets.

Le « en même temps » macronien symbole d’un monde paradoxal ?

Finalement, le défi le plus difficile à relever pour Emmanuel Macron dans la période qui s’ouvre concernera peut-être la pérennité de sa doctrine du « en même temps ». Celle-ci revendique la prise en compte de la complexité du monde qui nous entoure pour justifier des actions et des projets en apparence opposés.

Cette approche fait notamment écho à la théorie des paradoxes de plus en plus utilisée aujourd’hui en sciences de gestion pour comprendre et pour résoudre les tensions nées des injonctions contradictoires et des situations paradoxales auxquelles font face les organisations.

À un moment où les principaux opposants d’Emmanuel Macron lui reprochent le manque de radicalité de ses décisions, il s’agit d’abord de savoir si une telle stratégie peut lui permettre de rassembler et d’obtenir une majorité pour gouverner après les législatives de juin prochain. Surtout, cette approche peut-elle répondre efficacement à des problèmes aussi profonds que la force des flux migratoires, les difficultés de pouvoir d’achat ou les enjeux environnementaux ?

Au-delà des actions nécessaires pour réconcilier ruraux et citadins, mondialistes et nationaux, riches et pauvres, la stratégie préconisée par Emmanuel Macron en matière environnementale, et axée à la fois sur une croissance économique forte et sur la préservation de la planète, pourrait bien se heurter aux limites de sa méthode du « en même temps ».

Voilà sans doute le plus gros défi stratégique auquel fait face Emmanuel Macron s’il veut faire de son second quinquennat une réussite reconnue et incontestable.

D'après Olivier Guyottot dans TheConversation , enseignant-chercheur en stratégie et en sciences politiques, INSEEC Grande École



 Simon Freeman pour DayNewsWorld

LA REELECTION D'EMMANUEL MACRON

OU UNE VICTOIRE PAR DEFAUT

La réélection d’Emmanuel Macron contre Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, le 24 avril 2022, ne constitue pas une grande surprise lorsque l'on sait que le front républicain s'est mis en place à l'entre-deux-tour.

Ce succès s’inscrit en outre dans le prolongement des résultats du premier tour, qui avaient interrompu une dynamique semblant profiter, au début du mois d’avril, aux principaux opposants à Emmanuel Macron (Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon) : avec 4,5 points et 1,6 million d’électeurs d’avance sur sa poursuivante, le président sortant abordait ce second tour en situation de ballotage favorable, d’autant qu’il pouvait compter sur le soutien d’un nombre plus important de candidats du premier tour (Pécresse, Jadot, Roussel, Hidalgo – contre Zemmour et Dupont-Aignan) ainsi que sur l’appel répété de Jean-Luc Mélenchon à ne pas « donner une seule voix à Mme Le Pen ».

La victoire d’Emmanuel Macron ne doit cependant pas masquer les enseignements du scrutin .

Les trois enseignements

Premièrement : Seuls 33 % de ses électeurs déclarent avoir voté pour lui pour ses propositions politiques. Une victoire oui mais une victoire par défaut, même si un de ses électeurs sur deux a aussi voté pour sa stature présidentielle.

Deuxièmement : Jamais un candidat d’extrême droite n’a été aussi haut sous la V e République, jamais les Français n’ont paru aussi divisés. Ni aussi défiants envers la politique, à voir le taux record — excepté le second tour Pompidou-Poher de la présidentielle de 1969 — de l’abstention : 28,01 % (chiffre définitif). Près d’un électeur sur trois.

Troisièmement : les électeurs mélanchonniste du second tour ne se sont pas comportés de façon mécanique et uniforme. 38 % d’entre eux se sont abstenus et 8 % ont voté blanc ou nul. En revanche, les reports de voix se sont faits plus en faveur d’Emmanuel Macron (36 %) que de Marine Le Pen (18 %) mais avec toutefois une augmentation de 10% par rapport à 2017.Une proportion non négligeable a voté pour Marine Le Pen, notamment dans les campagnes, où Le Pen est désormais majoritaire, dans cette « France périphérique » décrite par Christophe Guilluy ainsi que dans les outre-mers.

Un pays fracturé

L'enquête Ipsos-Sopra Steria ne souligne-t-elle pas d'ailleurs que 77 % des Français pensent, après cette élection, qu’« il y aura des troubles et des tensions dans le pays au cours des prochains mois » ? Tout aussi inquiétant, 20 % des sondés confient que leur ressenti après cette réélection est « la déception » (20 % se disant soulagés) et 18 % affirment être en colère. Après un premier quinquennat marqué par la crise des Gilets jaunes, un tel sentiment n’est évidemment pas à négliger.

Bien conscient de cette fracture profonde, Emmanuel Macron s’est efforcé de rassurer cette autre France, s’adressant aussi à ces électeurs dans son discours de victoire au pied de la tour Eiffel, tard dans la soirée. « Je ne suis plus le candidat d’un camp mais le président de toutes et tous », lance-t-il. Réduire la fracture, apaiser le pays sera sa première tâche. « Il nous faudra être bienveillants et respectueux, car notre pays est pétri de tant de doutes et tant de divisions », avertit-il, grave, en contraste avec la joie des supporteurs.

Mais réduire la fracture, apaiser le pays ne sera pas simple, surtout dans un contexte aussi tendu, avec la guerre en Ukraine,  dont les effets économiques et sociaux s’ajoutent à ceux de la pandémie. Les battus du 2 nd tour comme du 1 er ne s’y trompent pas, qui ont lancé, à peine proclamés les résultats de la présidentielle, la bataille du 3 e tour, les législatives des 12 et 19 juin.

« Une éclatante victoire » pour Le Pen

Sans même laisser à Emmanuel Macron le temps de rejoindre ses partisans au Champ-de-Mars pour sabler le champagne, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour ont déclenché les hostilités. « Le résultat représente en lui-même une éclatante victoire », clame-t-elle depuis le pavillon d’Armenonville, dans le bois de Boulogne. Pour la bataille des législative, elle ne laisse aucun doute sur sa détermination .« Je mènerai cette bataille aux côtés de Jordan Bardella […], je poursuivrai mon engagement pour la France et les Français », promet Marine Le Pen à ses partisans. Elle affiche même sa stratégie appelant au rassemblement large à droite, afin de « présenter ou soutenir des candidats partout ». Visés, l’aile droite de LR, les souverainistes de Nicolas Dupont-Aignan et bien sûr surtout le nouveau parti Reconquête de son rival Zemmour…

De son côté, intervenant peu de temps après la proclamation des résultats, Jean-Luc Mélenchon a taclé « le plus mal élu des présidents de la V e République » selon lui. Et veut être « élu » Premier ministre.

Au troisième homme donc — de peu derrière la candidate RN — du 1 er tour, Jean-Luc Mélenchon, de clamer : « Le 3 e tour commence ce soir ».


Garett Skyport pour DayNewsWorld

ELECTION FRANCAISE EMMANUEL MACRON 

ELU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

"Ce vote m'oblige pour les années à venir ", déclare Emmanuel Macron au Champ-de-Mars.

Emmanuel Macron a été réélu président pour un second mandat face à Marine Le Pen avec 58,5% des voix, selon l'Ifop. 

L'abstention, en hausse par rapport à 2017, est estimée à 28,3%.

Cependant une majorité de Français ne souhaitent pas qu'Emmanuel Macron, tout juste réélu président de la République, remporte les élections législatives de juin, selon deux sondages publiés dimanche soir. 

Selon un sondage Opinionway pour Cnews et Europe 1, 63% des personnes interrogées souhaitent qu'Emmanuel Macron «ne dispose pas d'une majorité et soit contraint à une cohabitation», contre 35% qui veulent qu'il «dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale et puisse mener sa politique» (et 2% qui ne se prononcent pas).

Tout juste élu Emmanuel Macron dîne avec ses proches à la Lanterne.

Dans le même temps, place de la République à Paris, les quelques centaines de manifestants rassemblés promettent de «refaire Nuit Debout» et tentent laborieusement de lancer l’acte 1 du nouveau quinquennat.

Emmanuel Macron a déclaré :

«Il nous faudra être exigeant et ambitieux. La guerre en Ukraine est là, pour nous rappeler (que) la France doit porter sa voix pour montrer la clarté de ses choix et montrer sa force dans tous les domaines», a expliqué Emmanuel Macron au Champ-de-Mars.

«Il faudra être bienveillant et respectueux car notre pays est pétri de tant de doutes, de tant de divisions. Nul ne sera laissé au bord du chemin. Il nous reviendra ensemble d’œuvrer à cette unité par laquelle nous pourrons vivre plus heureux en France. Les années à venir à coup sûr ne seront pas tranquilles, mais seront historiques, et nous saurons les écrire pour notre génération!», a-t-il clamé. 

Et de conclure : 

«Cette ère nouvelle ne sera pas la continuité du quinquennat qui s'achève», promettant une «méthode refondée».

«Chacun d’entre nous aura à s’y engager. C’est ce qui fait du peuple français cette force singulière que j’aime si profondément, si intensément, et que je suis si fier de servir à nouveau. Vive la République et vive la France!».

En conclusion :

Emmanuel Macron a été réélu dimanche 24 avril 2022 Président de la République Française.

Bonne Chance à la France et il va lui en falloir !!


Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE McKINSEYGATE OU LE POISON

DANS LA CAMPAGNE D' EMMANUEL MACRON

Le scandale McKinsey continue de prendre de l’ampleur. Au pavé dans la mare politique s’ajoute désormais une affaire judiciaire. Le Parquet national financier (PNF) indique en effet dans un communiqué avoir ouvert le 31 mars une enquête préliminaire pour blanchiment aggravé de fraude fiscale à l’encontre du cabinet de conseil. La justice s’appuie sur le rapport de la commission d’enquête du Sénat, accusant les entités françaises du cabinet McKinsey d’optimisation fiscale, de telle sorte qu’elles n’auraient versé aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020.

Dans ce rapport remis le 16 mars, la commission d’enquête du Sénat, initiée par le petit groupe CRCE à majorité communiste, assurait que les contrats conclus par l’État avec les cabinets de consultants comme McKinsey avaient « plus que doublé » entre 2018 et 2021, atteignant un montant record de plus d’un milliard d’euros en 2021. McKinsey avait affirmé respecter les règles fiscales françaises, précisant qu’une de ses filiales avait payé l’impôt sur les sociétés pendant six ans sur la période au cours de laquelle le Sénat l’accuse d’ optimisation fiscale. Les élus du Palais Bourbon estiment en effet à plus d'un milliard d’euros l’enveloppe allouée par le gouvernement à ces conseils en tous genres (pas uniquement McKinsey.) Ce chiffre a plus que doublé en cinq ans.

« Que ça aille au pénal », c’est fait .

L’enquête du PNF, ouverte après « des vérifications », a été confiée au Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF), précise Jean-François Bohnert dans ce communiqué qui ne mentionne pas le nom de McKinsey.

A deux semaines du premier tour de la présidentielle, les oppositions politiques au chef de l’Etat ont depuis demandé de manière répétée l’ouverture d’une enquête sur ce qu’elles considèrent comme du favoritisme dont la majorité macroniste ferait preuve au profit de ce cabinet de conseil, dont certains membres ont œuvré pour la campagne présidentielle 2017 d’Emmanuel Macron.

Le président-candidat Emmanuel Macron a alors mis au défi ses accusateurs : « s’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal », a-t-il ainsi lancé lors d’une émission dimanche 27 mars 2022, sur France 3. Face à la virulence des réactions, le Président, tentant de se justifier pour éteindre la polémique, a donc choisi la solution offensive, en invitant ses accusateurs à régler le problème devant les tribunaux , une attitude qui rappelle furieusement le « qu'ils viennent me chercher » dans l'affaire Benalla. Le président candidat estimait notamment que le non-paiement de l’impôt sur les sociétés par McKinsey s’expliquait par les règles fiscales en vigueur.

Le PNF l’a donc entendu !

Si, dans leur rapport, les sages y décrivent des pans entiers de la puissance publique tombés sous l’influence de consultants, pour beaucoup issus de sociétés anglo-saxonnes, les sénateurs mettent également en avant l'explosion des dépenses liées au conseil dans les différents ministères. En 2021, ce sont plus d’un milliard d’euros qui ont été versés dont 893,9 millions par les ministères à plusieurs cabinets de conseil, pas seulement McKinsey. Ce chiffre a plus que doublé en quatre ans.

Doublée d'optimisation fiscale

Autre élément pointé par le rapport concerne la fiscalité, les parlementaires allant même jusqu'à parler d'un « exemple caricatural d'optimisation fiscale » . D'autant que la maison mère se trouve au Delawere, « considéré par l'OCDE et l'article 238-A de notre Code des impôts comme disposant d'un "régime fiscal privilégié" propre à focaliser l'attention française. « Le constat est clair : le cabinet McKinsey est bien assujetti à l'impôt sur les sociétés en France mais ses versements s'établissent à zéro euro depuis au moins dix ans, alors que son chiffre d'affaires sur le territoire national atteint 329 millions d'euros en 2020, dont environ 5% dans le secteur public, et qu'il y emploie environ 600 salariés ».

Face au tollé suscité par la publication de ce rapport sénatorial, McKinsey a tenu à rappeler qu'elle respectait « l'ensemble des règles fiscales et sociales françaises applicables ». Mais malgré tout, le Sénat continue de douter sur la véracité de ces déclarations et a annoncé vendredi 25 mars avoir saisi la justice pour « suspicion de faux témoignage ». Karim Tadjeddine est un proche d'Emmanuel Macron, artisan de sa campagne en 2017. Lors de son audition au Sénat, il reconnaît avoir mélangé les genres en utilisant son adresse McKinsey pendant la campagne de 2017 pour ses conseils de campagne. Il admet que c'était une « erreur »...

Pour ces raisons notamment le sujet du « McKinsey Gate » s’est immiscé dans la campagne présidentielle

Opacité du système et des conflits d’intérêt : la campagne de 2017

L'opacité du système s’appuie par ailleurs sur la présence historique de consultants dans les différents écosystèmes de la macronie. Selon le magazine M, une dizaine de salariés de McKinsey ont participé à l’élaboration du programme d’Emmanuel Macron en 2017, et les allers-retours sont nombreux entre la « firme » McKinsey et la macronie.

Mais pour qui travaille au fond McKinsey sur les deniers de l'État ?

Le rapport du Sénat ne tire aucune conclusion à ce propos, mais c'est une question qui se pose en filigrane à la lecture de ce rapport. Ce n'est qu'un des aspects de ce phénomène « tentaculaire » décrit par le Sénat.

D'ailleurs le gouvernement actuel ne rend pas publics les rapports qu’il a commandés au cabinet privé, au point que, dans le rapport que le Sénat lui adresse, est mentionné le principe selon lequel « l’intervention des consultants doit rester discrète : lors de la crise sanitaire, McKinsey indique qu’il restera “behind the scene”, en accord avec le ministère. Le cabinet n’utilise pas son propre logo pour rédiger ses livrables mais celui de l’administration ». Pourquoi alors qu'ils sont réalisés sur les deniers de l'Etat ?

Selon la politologue Chloé Morin, qui s’est interrogée sur l’efficacité de l’administration dans Les inamovibles de la République (l’Aube) en 2020, l’affaire McKinsey représente un « point de fragilité qui peut coûter cher au candidat Macron » .

Les macronistes savent que cette polémique a plus de chances que les autres de s’installer dans le paysage.

« Elle entre en résonance avec le procès fait au macronisme : le monde de l’argent, la confusion public-privé, l’ancien banquier de Rothschild, le soutien des grands patrons », énumère un conseiller.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

L'ECART SE RESSERRE ENTRE MACRON ET LE PEN

Si Emmanuel Macron demeure en tête au premier tour,  l'écart avec Marine Le Pen au second tour se réduit cependant brutalement, selon un sondage Elabe publié mercredi 30 mars. Le président sortant repart légèrement à la hausse avec 28 % des intentions de vote (+ 0,5 point) au premier tour après une forte chute dans l'enquête réalisée la semaine dernière pour BFMTV et L'Express avec SFR. En revanche, l'écart entre Emmanuel Macron et la candidate du RN Marine Le Pen se réduit de sept points au second tour à 52,5 % face à 47,5 %.Les deux candidats étaient donnés respectivement à 56 % et 44 % la semaine passée. Marine Le Pen confirme sa tendance à la hausse dès le premier tour (21 %, + 1 point), déjà observée dans les différentes études au long du mois de mars. Elle progresse, notamment en cas de duel face à Emmanuel Macron au second tour, portée par une campagne axée sur le pouvoir d'achat.

Les inquiétudes économiques s’imposent en effet comme le thème dominant de la campagne. Selon la toute dernière vague de l’enquête électorale du CEVIPOF -Sciences Po Paris réalisée les 21-24 mars, 58 % des Français déclarent que les prix et le pouvoir d’achat auront une influence importante sur leur vote en avril, soit une hausse de 6 % depuis début mars. 

La flambée des prix de l’énergie s’ajoute à l’inflation qui a accompagné la reprise de l’économie française après les confinements liés à la pandémie de Covid-19. Comme ailleurs en Europe, les prix du carburant ont grimpé en flèche en France à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Les questions liées au pouvoir d’achat s’imposent dans la campagne

Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle dépendra en grande partie de la réponse des divers candidats aux questions de pouvoir d’achat, d’augmentation des prix et de protection des Français face à l’impact économique de la guerre.

Anticipant « une crise qui va s’installer », le gouvernement de Jean Castex a d’ores et déjà souligné l’importance de soutenir l’économie française en élaborant un plan d’urgence de « résilience ». Après le « quoi qu’il en coûte » pendant la pandémie de Covid-19, ce nouveau plan de 7 milliards d’euros est destiné à aider les entreprises et les ménages à faire face à la hausse des coûts de l’énergie suite aux sanctions économiques imposées par l’Occident à la Russie.

Face à ses deux principaux concurrents à droite, la candidate du Rassemblement national a très tôt choisi une voie économique différente, mettant l’accent sur le pouvoir d’achat, la santé, la défense des services publics et la redistribution.

Avant même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la candidate du Rassemblement national avait promis un « choc de pouvoir d’achat » en s’engageant à « protéger notre peuple » et à « rendre leur argent aux Français ». il permet à la candidate du RN d’asseoir sa crédibilité en tant que candidate du « pouvoir d’achat » auprès des catégories populaires et des classes moyennes les plus inquiètes de l’impact économique de la crise.Une analyse statistique du projet présidentiel de Marine Le Pen montre que la composante de « redistribution » représente pas moins des deux tiers (66 %) de son programme économique : il s’agit là du pourcentage le plus élevé depuis la percée électorale du FN au milieu des années 1980

Ce positionnement à la gauche économique, associé à la rhétorique populiste et nationaliste traditionnelle du RN opposant les élites économiques et politiques « mondialistes » au peuple, dessine les contours d’un « social-populisme » qui distingue aujourd’hui très clairement Marine Le Pen de ses autres compétiteurs à droite, y compris Éric Zemmour : le programme économique du candidat de Reconquête réunit au total 43 % de mesures d’orientation libérale, plus du double de celui de la présidente du RN.

Mélenchon, le troisième homme

Le candidat de l'Union populaire Jean-Luc Mélenchon affermit sa position de troisième homme (15,5 %, + 0,5 point) à bonne distance devant le candidat Reconquête ! Eric Zemmour (10,5 %, + 0,5 point) et de la candidate LR Valérie Pécresse, toujours cinquième dans le sondage (9,5 %, - 0,5 point).

Dimanche 3 avril, la représentante de la droite sera présente au Parc des expositions de la porte de Versailles, à l'occasion de son tout dernier meeting en Île-de-France.Un lieu plein de symbolique puisque Nicolas Sarkozy le connaît bien, étant donné qu'il y avait officialisé sa candidature à l'élection présidentielle, le 14 janvier 2007.

Mais l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.a tout simplement décliné l'invitation de la candidate LR aux présidentielles




Emily Jackson pour DayNewsWorld

OCTROYER L'AUTONOMIE A LA CORSE POUR METTRE FIN AUX VIOLENCES ?

Le militant indépendantiste corse est mort lundi 21 mars à Marseille où il avait été hospitalisé. Il avait été condamné pour l’assassinat du préfet Erignac en 1998. Il avait été attaqué dans sa prison à Arles par un co-détenu djihadiste, début mars.

L’attaque sur Yvan Colonna a marqué le début d’une vague de violences sur l’île de beauté qui s’embrase progressivement sous le feu des cocktails Molotov. Dans ce contexte, après l’échec du Premier ministre à restaurer la paix par la décision de rapatriement du militant indépendantiste corse, c’est l’autonomie qui est envisagée cette fois par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin pour répondre à « la gravité des événements » qui secouent l’île. L’autonomie offrirait davantage de prérogatives et de libertés à la Corse.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, lors d’un entretien à Corse-Matin début mars, laisse ainsi entrevoir la diversité identitaire à travers la possibilité d’une autonomie corse. En effet, c’est la reconnaissance d’une identité spécifique qui motive la mise en œuvre d’un statut juridique

Mais l’autonomie de la Corse impliquerait une révision de la constitution, et elle serait cantonnée à la sphère législative. Il pourrait s’agir à côté des compétences administratives déjà exercées par la collectivité de Corse, comme les autres collectivités territoriales françaises, de lui conférer un véritable pouvoir législatif qui dépasserait les attributions actuelles de l’Assemblée de Corse.

Elle disposerait d’un Parlement qui adopterait ses propres décisions dans des domaines matériellement importants qui reviennent actuellement au Parlement national, telles que la fiscalité ou certaines politiques de développement économique.

Cette configuration accentuerait l’autonomie différenciée qui régit déjà les territoires de la République. La plupart des collectivités ne bénéficient que d’une autonomie administrative, alors que d’autres jouissent déjà à titre exceptionnel d’une autonomie législative, telle que la Nouvelle-Calédonie dont le Congrès peut adopter des lois pays.

Une annonce éloignée de la Constitution

ll y a trente ans cependant le Conseil constitutionnel déniait l’existence d’un peuple corse avec l’idée sous-jacente que la consécration de la diversité favoriserait les contestations.

Dans sa décision du 9 mai 1991, relative à la loi portant statut de la collectivité territoriale de Corse, le Conseil constitutionnel affirmait que « la mention faite par le législateur du « peuple corse, composante du peuple français » est contraire à la Constitution, laquelle ne connaît que « le peuple français, composé de tous les citoyens français sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Un nouveau statut juridique de la Corse contribuerait en effet à rapprocher la France de la stratégie de l’autonomie « à la carte » pratiquée par l’État espagnol.

Cet éloignement progressif du modèle de l’État unitaire classique à travers l’octroi d’une autonomie différenciée n'ouvrirait-il pas la dangereuse boite de Pandore pour que d'autres régions françaises(Bretagne, Alsace...) demandent à leur tour ce statut démembrant alors l'Etat français?




Emily Jackson pour DayNewsWorld

MANIFESTATIONS ET VIOLENCES EN CORSE



Lors de la manifestation de dimanche 13mars à Bastia, de nombreux affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l'ordre, durant plusieurs heures.

Devant La Poste, un « engin explosif » a soufflé la devanture du bâtiment, ce qui a fait explosé les vitres et endommagé une partie des locaux. Les manifestants ont également réussi à pénétrer dans l'immeuble des finances publiques et à y déclencher un début d'incendie qui a endommagé deux étages. Des manifestants ont crié « Etat français assassin », lors d’un défilé qui a dégénéré en émeutes.

Scènes de guérillas urbaines

Les comptes-rendus des CRS engagés dimanche soir en Haute-Corse et transmis à leur hiérarchie font état de scènes de guérillas urbaines autour de la préfecture. Bombes artisanales, cocktail molotov, tirs de mortiers d’artifice, tirs de boules de pétanque. jet de bouteilles d’acide … Ce sont 39 CRS, 27 gendarmes mobiles et 3 policiers locaux qui ont été blessés.

Enquête ouverte

Une enquête a été ouverte lundi 14 mars 2022 pour « destruction par engin explosif en bande organisée » après l'explosion dimanche soir de la devanture d'un bureau de poste à Bastia lors de la manifestation en soutien à Yvan Colonna. L'enquête a été confiée à la police judiciaire.

La manifestation a rassemblé 7 000 personnes d'après la préfecture. 300 individus cagoulés ont jeté des coktails molotov, pavés ou bombes agricoles en direction du bâtiment, des forces de l'ordre ou de la collectivité de Corse.

« Ouvrir un véritable dialogue »

Cela alors même que les autonomistes, branche modérée des nationalistes, ont conquis, sous la houlette de Gilles Simeoni, non seulement la présidence du conseil exécutif de Corse mais la majorité absolue à l’Assemblée de Corse. Gilles Simeoni appelle urgemment le gouvernement à « ouvrir un véritable dialogue ». La réforme constitutionnelle lancée en 2018 mais bloquée par le Sénat ouvrait la voie à un statut plus différencié pour l’île, conférant de nouveaux pouvoirs réglementaires à la Collectivité de Corse, y compris en matière fiscale.

Mais la flambée de colère déclenchée par l’agression contre Yvan Colonna ne va pas aider M. Simeoni à défendre la stratégie non violente à laquelle il se tient. Vendredi 11 mars , le Premier ministre Jean Castex avait annoncé la levée du statut de DPS , de détenu particulièrement signalé, pour les deux derniers membres du « commando Erignac », Alain Ferrandi et Pierre Alessandri. Cette décision ouvre la voie à leur potentiel rapatriement dans une prison Corse mais elle n'a pas réussi à calmer la colère des manifestants sur l'île de Beauté.


Gilles Siméoni espère l’ouverture d’un dialogue durable avec le gouvernement. Le ministre Darmanin se rendra sur l'île mercredi 16 mars. Il en va du processus même de désescalade sur l’île de Beauté bien mis à mal ce dimanche.

Ces derniers événements soulignent  aussi l’occasion manquée avec la Corse pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron.




Boby Dean pour DayNewsWorld

PRÉSIDENTIELLE 2022 REVENUS ET PATRIMOINE

 DES CANDIDATS

Immobilier, biens supérieurs à 10 000 euros, voitures, comptes bancaires, mais aussi participations dans le capital de sociétés, dettes éventuelles et activités professionnelles des cinq dernières années : chacun a dû remplir ces rubriques et remettre ses déclarations, certifiées sur l'honneur, au Conseil constitutionnel. C'était l'une des conditions, avec l'obtention des 500 parrainages, pour pouvoir concourir au premier tour le 10 avril.

Ce mardi 8 mars 2022, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique a rendu publiques les déclarations de revenus et de patrimoine des candidats à l’élection présidentielle, avec quelques curiosités qui attirent l’œil.

Valérie Pécresse peut se targuer d’être à la tête du patrimoine le plus important, à environ 9,7 millions d’euros. Seules frivolités au sein de ce patrimoine, quelques tableaux d’art contemporain et une lithographie de l’artiste catalan Joan Miró valorisée à 14.000 euros.

 À noter en revanche qu’Emmanuel Macron ne déclare aucun patrimoine immobilier, et une fortune personnelle d’un peu moins de 500.000 euros. Emmanuel Macron avait déjà remis, fin 2021, une déclaration de situation patrimoniale de fin de mandat. La HATVP avait jugé que sa variation depuis son entrée à l'Elysée en 2017 ne présentait "pas de caractère anormal". Il a perçu 900 000 euros de revenus nets imposables entre le début de son mandat et le 31 décembre 2021.

Marine Le Pen, elle, affiche l’une des lignes les plus impressionnantes de ces déclarations du fait du prêt de 10 millions d’euros contracté en son nom auprès d’une banque hongroise pour mener la campagne présidentielle de 2022. Un emprunt qui avait jusqu’alors été rendu public par RTL, mais pas confirmé par le Rassemblement national.

Le patrimoine d’Éric Zemmour, dont la sortie sur « les riches » avait beaucoup fait parler en novembre est assez élevé. Si le candidat d’extrême droite excluait de ladite catégorie « les propriétaires d’un appartement de 100m² à Paris », lui voit bien plus loin, avec les cinq logements qu’il possède pour une valeur totale de 2.886.440 euros.

Et cela sans même évoquer les revenus qu’il déclare, lesquels vont de 242.000 à près de 700.000 euros annuels au cours des cinq dernières années. Le fruit du salaire perçu au Figaro, mais surtout de la gérance de la maison d’éditions Rubempré, avec laquelle il édite ses livres, et des droits d’auteur qu’il perçoit.

Le candidat de Debout la France ! est propriétaire de quatre biens immobiliers, pour un total de 2,16 millions d'euros, dont un appartement de 105 m² à Paris, évalué à 1,4 million d'euros. Il possède également quelque 26 000 euros sur ses comptes, une sculpture d'une valeur de 25 000 euros. Il doit encore rembourser près de 190 000 euros d'emprunt immobilier. Le député de l'Essonne tire l'essentiel de ses revenus de ses fonctions électives.

Le patrimoine du candidat de La France insoumise est principalement composé d'un appartement à Paris, évalué à 1,2 million d'euros, d'une maison dans le Loiret pour 170 000 euros, ainsi que 95 000 euros sur divers comptes bancaires. Jean-Luc Mélenchon doit cependant encore rembourser près de 100 000 euros d'emprunt immobilier.

La maire de Paris Anne Hidalgo et candidate socialiste est propriétaire, avec son mari, d'une maison de 118 m² à Paris, dont Anne Hidalgo détient 50%, soit 692 859 euros, et pour laquelle elle doit rembourser 207 628 euros. Elle dispose aussi d'environ 100 000 euros sur différents comptes bancaires.

Le président-candidat Jean Lassalle a déclaré, comme en 2017, un patrimoine principalement constitué de comptes bancaires et d'instruments financiers, comme un Livret de développement durable de 120 000 euros ou encore un Livret A de 22 000 euros. Il détient également une assurance-vie dont la valeur de rachat s'élève à 113 000 euros. Il lui reste environ 122 500 euros à rembourser sur un prêt pour travaux contracté en 2011.

L'essentiel du patrimoine du candidat EELV  Jadot se compose de 337 700 euros répartis sur cinq comptes bancaires, d'un contrat d'assurance-vie de 67 000 euros et d'un scooter électrique évalué à 4 000 euros. Son mandat d'eurodéputé lui assure un revenu de 108 900 euros brut par an.

À l’opposé du spectre politique, on retrouve une déclaration de richesse aux antipodes en ce qui concerne Philippe Poutou. Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) assure ainsi ne posséder aucun bien immobilier et pour seul bien de valeur une Peugeot 308 SW de 2020, estimée à 22.500 à l’Argus. Une déclaration qui se rapproche de celle de Nathalie Arthaud, simplement propriétaire d’un appartement de 48 mètres carrés en Seine-Saint-Denis.

Pour en revenir aux véhicules, Yannick Jadot ravira probablement ses électeurs en affichant son scooter électrique d’une valeur de 4000 euros.

Nicolas Dupont-Aignan, lui, déclare comme Philippe Poutou posséder une Peugeot 308, mais dans sa version coupé-cabriolet, achetée d’occasion pour 7500 euros en 2018.




Boby Dean pour DayNewsWorld

LE CANDIDAT EMMANUEL MACRON SORT DU BOIS

Le président de la République explique dans une lettre aux Français, transmise jeudi soir à la presse régionale, pourquoi il brigue un second mandat à l'Elysée.Sa candidature était un secret de polichinelle. Encore fallait-il l'officialiser. Emmanuel Macron a annoncé, jeudi 3 mars, qu'il était candidat à sa propre succession. Une déclaration très tardive, puisque la récolte des 500 parrainages d'élus requis pour se présenter à l'élection présidentielle prend fin vendredi. Le chef de l'Etat dispose cependant déjà des signatures nécessaires. 

Si l'officialisation de la candidature d'Emmanuel Macron intervient à la dernière minute, le chef de l'Etat n'a cessé, depuis plusieurs mois, de semer ses petits cailloux. A maintes reprises, il a laissé entendre que son choix était déjà fait. Le 18 novembre, par exemple, il est interrogé sur ses intentions dans une interview à La Voix du Nord. « Je ne pense pas que la France ait un dernier mot à dire. Elle a une histoire millénaire devant elle. C'est ça que je porterai », explique-t-il, dans une référence explicite à Eric Zemmour, qui connaît alors une envolée sondagière.

« Je sollicite votre confiance pour un nouveau mandat de président de la République. (...) Je suis candidat pour défendre nos valeurs que les dérèglements du monde menacent », a lancé le président de la République dans une lettre aux Français transmise à plusieurs journaux de la presse quotidienne régionale. Le texte a également été relayé par plusieurs ministres sur les réseaux sociaux.

Une déclaration retardée par la guerre en Ukraine

S'il parvient à se faire réélire, cela sera la première fois qu'un président sortant décroche un second mandat en dehors d'une période de cohabitation. Mais, si Emmanuel Macron est en tête des intentions de vote au premier tour, rien n'est joué et la campagne s'annonce très courte, notamment en raison de la guerre en Ukraine. Il reste très exactement 38 jours au locataire de l'Elysée pour convaincre les Français de continuer à lui confier les clés de la présidence.

Mais l'éclatement de la guerre en Ukraine a modifié les plans du président français, l'obligeant à se consacrer pleinement à cette crise majeure. « Bien sûr, je ne pourrai pas mener campagne comme je l’aurais souhaité en raison du contexte », explique ainsi le néo-candidat dans sa lettre.

Pour l'heure, Emmanuel Macron se contente de livrer des orientations plus que de véritables propositions à moins de 40 jours du premier tour.

Une défense de son bilan: « Nous avons tenu bon »

Après avoir rappelé les crises qui ont émaillé son mandat, entre « terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe », le chef d'État se félicite d'abord de son action.

« Nous avons tenu bon sans jamais renoncer à agir », écrit le président de la République. « Grâce aux réformes menées, notre industrie a pour la première fois recréé des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis quinze ans. » .Mais le dirigeant esquisse aussi des regrets. « Nous n’avons pas tout réussi. Il est des choix qu’avec l’expérience acquise auprès de vous je ferais sans doute différemment », admet le président de la République, sans plus de précisions sur ses échecs.

« Je suis candidat pour inventer avec vous, face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière », explique Emmanuel Macron au moment d'évoquer le pourquoi de sa candidature.

Le président esquisse ensuite à très grands traits un embryon de programme, basé sur une hausse du nombre d'heures travaillées et une baisse des impôts.Dans sa lettre aux Français, Emmanuel Macron défend ainsi la « reconquête productive par le travail ». Dans une allusion à la réforme des retraites, suspendue en 2020, le candidat LREM estime qu'il « nous faudra travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production ». Il souhaite aussi « placer la France en tête dans les secteurs qui, comme les énergies renouvelables, le nucléaire, les batteries, l’agriculture, le numérique, ou le spatial feront le futur et nous permettront de devenir une grande Nation écologique ».


Emmanuel Macron n'oublie pas d'égratigner la vision du monde de certains de ses rivaux, à commencer par Éric Zemmour, sans pour autant les citer nommément. « Ne nous trompons pas: nous ne répondrons pas à ces défis en choisissant le repli ou en cultivant la nostalgie », explique-t-il

Quelques heures auparavant, son concurrent Éric Zemmour avait d'ailleurs publié une vidéo, brocardant le bilan du président sortant. «Emmanuel Macron, vous avez accéléré le déclassement des Français. Vous laissez le pays dans un état jamais connu de son histoire. (...) Vous avez appauvri les Français, bradé notre industrie et méprisé nos travailleurs.» Pour le patron de Reconquête, le chef de l'État «n'a pas été à la hauteur de (son) rôle pour protéger les Français.»

 Ses concurrents tirent à boulets rouges

Face à ce non-suspense qui prend fin, les candidats à l'élection présidentielle ont finalement déminé l’événement pour mieux porter les coups contre le bilan d'Emmanuel Macron. A commencer par Valérie Pécresse qui a dégainé la première, quelques minutes après la publication de la missive du chef de l'État. Dans une déclaration très scolaire, la leader LR a considéré qu'«il est temps d'ouvrir les yeux.»

« Si la gravité de la situation internationale exige aujourd’hui un esprit de responsabilité et une opposition digne, les Français ne peuvent pas être privés d’un vrai débat démocratique car c’est le destin de la France qui se joue et l’avenir de nos enfants », a affirmé Valérie Pécresse depuis son QG de campagne, étrillant le bilan présidentiel. Et de tancer «(un) quinquennat (qui) fut celui des illusions perdues» et un «pouvoir (qui) ne doit plus se croire au-dessus du peuple.» Pour la porte-drapeau de la droite, «Emmanuel Macron doit rendre des comptes.». Les Républicains ont dégainé l’opération #Stop Macron sur les réseaux, dévoilant 100 visuels à télécharger sur les « échecs » du président.

La candidate RN Marine Le Pen n'a pas non plus hésité à égratigner son principal adversaire. «Il pouvait difficilement faire autrement, c'était la date limite pour annoncer sa candidature. C'est une demi-surprise. Je pense que le choix qu'il de le faire dans la PQR, c'est qu'il entend rester en retrait de cette élection présidentielle, de cette campagne en tout cas», tance celle qui se présente pour la troisième fois.

À gauche, du côté de LFI, son chef de file Jean-Luc Mélenchon n'a pas encore réagi. Son directeur de campagne de LFI , Manuel Bompard, a ironisé sur le fait «qu'on aurait pu s'attendre d'abord à une lettre d'excuses pour le bilan qui a été celui du président.»

 «La décision d'Emmanuel Macron n'est pas une surprise, j'espère qu'elle permettra de débattre projet contre projet, de confronter les différentes visions qui s'affrontent», a-t-il expliqué.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE MEETING AU ZENITH DE PARIS

 EN DEMI-TEINTE DE VALERIE PECRESSE

Abandonnée par plusieurs élus (les ex-ministres Catherine Vautrin et Éric Woerth, la maire de Calais, Natacha Bouchart) qui rejoignent Emmanuel Macron, essuyant les foudres de Rachida Dati. et talonnée dans les sondages par Éric Zemmour, la candidate LR devait impérativement relancer sa campagne à l’occasion de son premier grand meeting du dimanche 14 février 2022. Valérie Pécresse apparaît à l’heure prévue, 15 h 30. « Je veux porter un nouvel espoir. Celui d’une nouvelle France que nous devons reconstruire ensemble. » Au pied de la scène, la famille des Républicains serre les rangs. Politiques ou membres de la société civile, ses soutiens se sont exprimés auparavant depuis la salle – notamment ses « quatre mousquetaires », Michel Barnier, Xavier Bertrand, Éric Ciotti et Philippe Juvin, ses concurrents battus à la primaire – ou par des messages vidéo.

Des marqueurs de la droite

Dès le début la candidate ne désigne qu’un adversaire et appuie sur les marqueurs de la droite. « J’accuse Emmanuel Macron d’avoir cédé à la repentance, en reprochant à la France un crime contre l’Humanité qu’elle n’a pas commis. » ; « Je combats les mouvements wokistes » ; « Je promets de défendre toutes les familles, mais avec une ligne rouge : je m’opposerai toujours à la GPA. » Tout en veillant à ne pas aller trop sur sa droite : « Je suis une femme d’ordre. Je veux la France en ordre car je veux la France de la concorde. » « Protéger », « reconstruire », « réinventer », la candidate décline son mantra en trois verbes. Aux salariés, elle promet : « Avec moi, les salaires des Français augmenteront de 10 % sur le quinquennat. Dès cet été, chaque salarié gagnant 1 400 € net gagnera 500 € de salaire en plus par an. » Elle rappelle la « belle intuition de Nicolas Sarkozy : travailler plus pour gagner plus ! » La salle exulte à l’énoncé du nom de l’ancien président, qui n’a toujours pas apporté officiellement son soutien à la candidate. Une fois le projet détaillé, la candidate s’accoude au pupitre. « Vous êtes en droit de savoir qui je suis… Je suis née un 14 juillet […]. Oui, depuis l’enfance, la France coule dans mes veines. La France des bals populaires, des feux d’artifice et du Tour de France. »

Fendre l'armure

Au bout d’une heure elle entrouvrit l’armure. Valérie Pécresse s’est présentée en « femme française indomptable » hier devant 7 000 personnes réunies au Zénith pour applaudir Valérie Pécresse. A « Mes chers compatriotes, commençait-elle, comme si elle était déjà présidente, vous êtes en droit de savoir qui je suis. » Et de retracer une vie et un parcours dont elle ne chercha pas à démontrer qu’ils furent difficiles ou malheureux, mais d’où il ressortait que sa condition de femme l’avait d’abord handicapée avant de faire d’elle une guerrière : « Ma volonté était intacte, personne ne me ferait baisser les yeux. » Moment personnel Petite fille déjà, « ni Roxanne, ni Milady, ni Madame Bovary », elle était plutôt « d’Artagnan, Cyrano, ou hussard sur le toit ».

Ce quart d’heure personnel au cours duquel elle se livra (un peu), tout en gardant pour elle ses « cicatrices », fut aussi l’occasion de rendre hommage à ses deux parrains en politique, Jacques Chirac et surtout Nicolas Sarkozy, dont elle loua « l’audace, la force, la vision », sans doute dans l’espoir de recueillir un soutien qui ne vient pas. Elle saluait ensuite son mari Jérôme ainsi que ses trois enfants, apparemment présents mais dont aucune image ne fut retransmise sur les écrans géants.

« Je veux porter un nouvel espoir, celui d’une nouvelle France que nous devons reconstruire ensemble », a lancé la candidate bien décidée à se poser en alternative à Emmanuel Macron, plaidant pour une France « réconciliée » et qui « réinvente son rapport au travail ».

Si l'ancien président Nicolas Sarkozy raconte « qu’elle ne fait pas une mauvaise campagne, elle ne commet pas d’erreur, mais elle n’a pas encore trouvé sa martingale », elle l'aura bien prouvé ce dimanche au Zénith de Paris. Appliquée, Valérie Pécresse a répondu sur le fond à toutes les attentes de son camp.

Mais manque toujours ce fameux souffle... « Moi, en 2007 et en 2012, j’avais deux ou trois sujets qui imprimaient très très fort dans l’esprit des Français », poursuit-il.

Pas sûr que ce meeting en demi-teinte relance suffisamment sa campagne pour la propulser jusqu’à l’Élysée.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

 CONVOI DE LA LIBERTE

 LE RETOUR DES GILETS JAUNES EN FRANCE ?

Des opposants aux mesures sanitaires venus de tout l'Hexagone se donnent rendez-vous dans la capitale, samedi. Les premiers convois sont partis ce mercredi 9 février 2022 .Dans la foulée de la spectaculaire opération de blocage organisée depuis fin janvier par les routiers canadiens, ainsi les réseaux sociaux français bruissent-ils à leur tour d’appels à la mobilisation tous azimuts. Et chaque département désormais de proposer – mercredi ou jeudi – un départ groupé en direction de la capitale, puis pour les plus courageux jusqu’à Bruxelles dimanche. Depuis Rochefort, Nice, Strasbourg ou bien Bordeaux, autant de pages Facebook et de messageries Telegram se multipliant sans vraiment permettre de jauger encore la mobilisation. Du Nord au Sud, de l'Ouest à l'Est, la liste des villes concernées par ce mouvement s'allonge d'heure en heure. Le principe est le même à chaque fois : « Emprunter le réseau secondaire et rouler entre 50 et 80 km/h. »

Sur les réseaux sociaux, les internautes s'échangent de nombreuses cartes des trajets. Tous les points de départ, avec date, heure et adresse exacte, sont recensés sur le site convois.f,. L'arrivée est prévue dès le vendredi soir à 20 heures pour « une soirée de partage et de convivialité avec la solidarité citoyenne » Par ailleurs, « ceux qui le souhaitent » peuvent ensuite rejoindre la Belgique, dimanche, pour une « convergence européenne » prévue à Bruxelles le lendemain, lundi.

Un mouvement parti des réseaux sociaux

La mobilisation, inspirée du mouvement canadien « Freedom Convoy 2022 » prend ses racines sur les réseaux sociaux. Des citoyens de tous horizons sont appelés à « rouler sur Paris », samedi 12 février, notamment pour protester contre le passe vaccinal.Contrairement au mouvement en cours à Ottawa (Canada) ou même à Wellington (Nouvelle-Zélande), où des centaines de camions encerclent actuellement des bâtiments officiels, la version française vise la capitale, mais sans lieu précis pour le moment.

De nombreuses pages ou groupes Facebook dédiés à l'organisation de ce convoi sont apparues depuis la fin du mois de janvier. La plus importante, intitulée « Le convoi de la liberté », regroupait plus de 270 000 membres, mardi midi. D'autres pages « dissidentes », parfois régionalisées existent aussi. Chaque trajet organisé depuis Brest, Perpignan, Lille ou Strasbourg et convergeant vers Paris, dispose à présent de sa propre page Facebook. Des groupes de discussion se sont aussi mis en place sur l'application de messagerie sécurisée Telegram. Celui intitulé « Convoy France Officiel » dépassait les 24 000 abonnés, mardi midi. Pour diffuser leur appel au rassemblement, les participants multiplient également les prises de parole en direct sur Facebook, YouTube, Twitch...

Les routiers « minoritaires »

Tandis que le maire d’Ottawa, ville paralysée par 500 poids lourds, a décrété lundi l’état d’urgence, le mouvement peut-il faire tache d’huile de ce côté de l’Atlantique, comme ailleurs déjà en Australie et en Nouvelle-Zélande? Faut-il aussi s'attendre à d'interminables files de camions comme au Canada ? A priori, non : contrairement à la mobilisation outre-Atlantique, les poids-lourds devraient jouer un rôle moins important dans l'Hexagone.

A la différence des Canadiens, les routiers français ne se mobiliseront pas en effet comme un seul homme. D’abord parce qu’ils peuvent encore ici voyager et se restaurer sans passe vaccinal, mais surtout parce que la plupart – salariés – ne sont pas propriétaires de leur camion. Et qu’aucune organisation syndicale ne s’est associée au mouvement. C'est ce qu'a reconnu Florian, un routier des Rhône-Alpes, interrogé sur le média « gilet jaune » Vécu. Considéré comme l'un des porte-paroles de « Convoy France » ce dernier reconnaît que « les routiers seront minoritaires sur le convoi », que « ce n'est pas un mouvement de camions ». Raison sans doute pour laquelle l’appel à «rouler sur Paris» s’élargit peu à peu à tout possesseur de véhicules à moteur.

Des profils hétérogènes

Principal agrégat de volontaires, la page «Le convoi de la liberté» fédérait ainsi, hier, quelque 277000membres. Des profils hétérogènes, se réclamant tous ou presque apolitiques, mais dont la contestation du passe vaccinal souvent apparaît n’être un prétexte. Où l’on retrouvera pêle-mêle l’ancien Insoumis Juan Branco, l’ancien frontiste Florian Philippot, une petite armée de naturopathes, des restaurateurs et des militants souvent proches des deux extrêmes.

Des figures de meneurs se détachent déjà. Rémi Monde publie des vidéos en direct rythmant depuis quelques semaines plusieurs pages Facebook. Mobilisé activement contre le pass sanitaire depuis l'été 2021, il partage sur ses réseaux des visuels mettant en avant Didier Raoult, Louis Fouché ou le documentaire controversé Hold-Up. Par le passé, sur d'autres profils lui appartenant, Rémi Monde, auparavant entrepreneur dans le sud de la France, était investi dans des causes proches de Nuit debout en 2016, des « gilets jaunes », et était mobilisé sur les sujets de défense de l'environnement. Maria C. se présente comme porte-parole du mouvement Convoy France. Infirmière dans les Hautes-Alpes, elle s'était illustrée sur le plateau de l'antenne locale BFM DICI, sur le Covid-19.

«Convois de la liberté», héritiers des gilets jaunes?

L’appel au blocage de la capitale reste difficile à cerner. Dans son ampleur comme dans ses revendications contre le passe vaccinal. Le 4 février, deux porte-parole du mouvement « Convoy France » étaient invitées sur « Putsch Media », chaîne YouTube dont l'animateur est également chroniqueur sur RT France. L'une d'elles exposait pêle-mêle des revendications : « Récupérer les droits fondamentaux, le respect du référendum, l'accès inconditionnel aux soins, à l'éducation, à la culture et le respect des valeurs essentielles de notre constitution. »

Et leurs revendications de s’éloigner du seul aspect sanitaire. Citons le litre d’essence à 1euro, le Smic à 2000, une baisse de 50% des tarifs du gaz et de l’électricité, et globalement une mobilisation générale contre un président honni. À la tête de «La meute», l’une des branches du mouvement, un certain Rémi Monde, agitateur aux 14000abonnés sur sa page Facebook: «Ils ont eu les moutons, il faudra venir chercher les loups.». Derrière des griefs très hétéroclites portés par l’addition des « anti-tout » , semble se dessiner une cartographie, celle des Français en colère. Une colère contre l’étranglement économique et le déclassement en général.

Un sentiment que l’on ne peut balayer d’un revers de main tant il est bien réel ...et des réponses autres sont attendues que l'interception d'un premier convoi d’une trentaine de manifestants par les forces de l’ordre entre l’Essonne et la Seine-et-Marne à deux mois de la présidentielle ...




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

COVID-19 LA HAS AUTORISE LE TRAITEMENT ANTIVIRAL PAXLOVID

La Haute autorité de santé (HAS) a donné ce vendredi son feu vert à l'utilisation de l'antiviral Paxlovid comme traitement curatif contre le Covid 19, dont les premières livraisons sont attendues en France d'ici quelques jours.

Suite à l'avis de l'agence nationale du médicament, la HAS «autorise l'accès précoce au traitement Paxlovid (nirmatrelvir/ritonavir) du laboratoire Pfizer pour les adultes atteints de Covid-19 ne nécessitant pas d'oxygénothérapie et à risque élevé d'évolution vers une forme grave de la maladie».« En complément de la vaccination, levier le plus efficace pour éviter les formes sévères, des traitements médicamenteux sont désormais validés pour apporter une solution complémentaire aux personnes les plus vulnérables », ajoute la HAS.

Il s'agit d'un traitement avant tout destiné aux populations à risque (personnes très âgées, immunodéprimées, atteintes de certaines maladies rares...) Cette pilule est administrée par voie orale à raison de trois comprimés par jour pendant cinq jours. Il est recommandé de la prendre dès que possible après le diagnostic positif au Covid-19 et au maximum dans les cinq jours suivant l'apparition des symptômes.

Le risque d'hospitalisation réduit de 85%

Efficace contre Omicron, ce traitement réduit d'environ 85% le risque d'être hospitalisé ou de décéder du Covid, selon les études cliniques. La HAS relève toutefois que l'antiviral est contre-indiqué chez les personnes avec une insuffisance hépatique sévère ou une insuffisance rénale sévère. Elle pointe également le risque important d'interactions médicamenteuses lors de la prise de Paxlovid pour les patients qui prennent un autre traitement.

«On a réservé 500.000 doses en 2022 et les premières livraisons - quelques milliers de doses - sont attendues dans une semaine», a indiqué jeudi l'entourage du ministre de la Santé Olivier Véran . Son déploiement se fera notamment via une prescription par les médecins généralistes, dans toutes les pharmacies. Le Paxlovid est le premier antiviral anti-Covid à obtenir une autorisation d'accès précoce.

La HAS rappelle également que « Paxlovid n’est pas destiné à être utilisé comme substitut à la vaccination contre » le coronavirus.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

DRAPEAU EUROPEEN SOUS L'ARC DE TRIOMPHE

 OU LA DISCORDE FRANCAISE

"A défaut de feu d’artifice dans le ciel, ce sont les étoiles sur fond bleu de l’emblème européen qui ont provoqué les étincelles de ce tournant d’année. Fallait-il le faire flotter sous l’Arc de triomphe pour marquer le coup d’envoi de la présidence française de l’Union? ", se demande Guillaume Tabard dans Le Figaro.

C'est que la présence du seul drapeau européen sous l'Arc de Triomphe pour marquer symboliquement le début de la présidence française de l'UE a profondément agacé et continue d’alimenter la polémique. A minuit, elle a succédé à la Slovénie, qui présidait le Conseil de l'UE depuis le 1er juillet, et laissera la place au second semestre à la République tchèque. Le drapeau européen, qui flottait sous l’Arc de Triomphe pour le début de la présidence française de l’UE a été retiré dans la nuit de samedi à dimanche.

« Le président Macron a décidé tout seul et sans demander rien à personne », a critiqué Jean-Luc Mélenchon en ajoutant : « Il y a quand même un décret qui interdit de pavoiser sans les couleurs nationales. »

Drapeau européen sous l'Arc de Triomphe : @JLMelenchon dit avoir été "lui aussi" choqué. "Il y a un décret qui interdit de pavoiser sans les couleurs nationales. On pourrait respecter ça et pas seulement faire des caprices communicatoires." #le79inter #Elysee2022 pic.twitter.com/emwrgDmNQh

Le patriotisme en question

On ne saura sans doute jamais si le grand drapeau européen placé seul sous l’Arc de Triomphe devait encore « rester quelques jours » comme l’affirmait samedi Clément Beaune sous un feu nourri de critiques. Dimanche Marine Le Pen célébrait comme « une victoire patriotique » le retrait, dans la nuit, de l’emblème étoilé.

Les critiques : perte de souveraineté

Éric Ciotti, le candidat malheureux à la primaire LR a qualifié Emmanuel Macron de « président déraciné » qui « n’aime pas la France ». « Ne mettre que le drapeau européen sur la tombe du soldat inconnu » était « une faute », avait-il insisté sur RTL/LCI/Le Figaro.

Le candidat insoumis à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a brocardé sur France Inter le « caprice communicatoire » d’Emmanuel Macron qu’a été selon lui l’installation du drapeau. Le candidat LFI a cité le « protocole » proposé par Nicolas Sarkozy pour faire adopter en 2007 le traité de Lisbonne par le parlement, stipulant que « ni l’hymne ni le drapeau (européens) ne seraient reconnus comme tels par la France ». Au communiste Fabien Roussel d'enfoncer le clou sur Europe 1 trouvant « malvenu, regrettable que le gouvernement français, le président de la République, ait fait le choix d’effacer, retirer, le drapeau français sous l’Arc de Triomphe, symbole de la nation, de ces femmes et ces hommes qui ont combattu pour la France » pour installer « le drapeau européen à la place, qui est pour beaucoup, en tout cas pour moi - je l’ai vécu dans ma région - synonyme de délocalisations, de désindustrialisation (…), synonyme aussi de perte de souveraineté. »

L' Europe sujet de division profonde

Comme une impression de revenir 17 ans en arrière, au moment du référendum sur la construction européenne. L’Europe reste un sujet de division profonde et elle nous donne le premier débat polémique de cette année présidentielle. «  Et vu les mots employés : « Fierté », « effacement », « outrage », « attentat », pour qualifier la place de ce drapeau, cette polémique raconte autant de l’état de l’opinion que de l’état des candidats. », argue un éditorialiste.

Dans le débat actuel, un chiffre est d'ailleurs fort instructif : 6 Français sur 10 estiment qu’il faudrait redonner plus de pouvoir de décision à notre pays et limiter celui de l’Europe....

Durant les cent jours qui nous séparent du premier tour, tout, absolument tout, sera prétexte à querelle et procès.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

COVID PORT LE MASQUE OBLIGATOIRE DES 6 ANS TELETRAVAIL A PARTIR DE LUNDI 3 JANVIER 2022

Les semaines à venir vont devenir difficiles sur le front sanitaire. Alors que le variant Omicron est devenu majoritaire en France, une explosion des nouvelles contaminations liées au Covid-19 est observée, avec près de 200 000 cas quotidiens depuis quatre jours. À partir de ce lundi 3 janvier, le gouvernement met donc en place de nouvelles restrictions et mesures pour lutter contre le « raz de marée » Omicron.

Télétravail obligatoire

Adieu les open spaces et les pauses-café. Le télétravail devient obligatoire pour toutes les entreprises qui le peuvent « trois jours minimum par semaine et quatre jours quand cela est possible ».

Jusqu'à présent, le télétravail était bien préconisé par les différents protocoles sanitaires. La mesure sera désormais contraignante car intégrée à la loi sur le pass sanitaire.

Elle prendra effet dès le 3 janvier jusqu'à la fin du mois, avec, une fois la loi votée, un pouvoir coercitif qui devrait prendre la forme d'une amende de 2 000 euros par salarié pour les entreprises qui ne jouent pas le jeu.

Les entreprises doivent fournir le matériel adapté, elles ont l'interdiction de supprimer les tickets-restaurants et doivent respecter le droit à la déconnexion.

Ajustement flou du protocole dans les écoles

Dès le 3 janvier, de nombreux enfants vont reprendre le chemin de l’école avec un nouveau protocole sanitaire. Tous les cours vont se dérouler en présentiel. Les élèves de six ans et plus devront donc garder le masque, et les brassages resteront limités entre les classes et les niveaux, comme l'indique le ministère. Les mesures d'aération et de lavages renforcés des mains sont maintenues.

Côté gouvernement, c'est un peu la cacophonie. La semaine dernière, le ministre de l'Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer, avait affirmé que les élèves qui étaient considérés comme « cas contact » allaient prochainement devoir présenter plusieurs tests de dépistage négatifs pour revenir en cours. Avant de revenir sur ses déclarations.

Avant le départ en vacances, les élèves considérés comme « cas contact » devaient, pour revenir en classe, présenter un seul test positif. Ce lundi, c'est toujours ce protocole qui sera encore en vigueur.

Concrètement, ce qui change ce lundi c'est la priorité mise sur les activités physiques et sportives en extérieur et l'interdiction de répartir les élèves dans les autres classes.

Port obligatoire du masque dès l'âge de 6 ans

La mesure a été officialisée par un décret publié, ce samedi 1er janvier, au Journal officiel : dès ce lundi, les enfants devront porter le masque dès l'âge de 6 ans (contre 11 ans auparavant) dans les transports collectifs, bateaux, avions, et véhicules (dont les taxis et VTC), ainsi que dans les gares, stations de transports publics et aérogares

Le port du masque obligatoire dans les centres-villes

« L'obligation du port du masque sera étendue et mieux respectée. Notamment dans tous les centres-villes » avait déclaré Jean Castex lundi 27 décembre lors d'une nouvelle conférence de presse. Cette mesure entre en vigueur à compter de ce lundi et pour une durée de 3 semaines.

Le masque devient également obligatoire dès lundi dans certains lieux publics pour les enfants dès 6 ans. La mesure a été officialisée par un décret publié ce samedi 1er janvier au Journal Officiel.

Consommation d'aliments et de boissons interdites

La consommation debout sera interdite dans les bars et cafés. Il sera uniquement possible de consommer de manière « assise ».

La consommation d'aliments et de boissons sera interdite dans tous les théâtres, les cinémas, les établissements sportifs, sans oublier les transports collectifs (trains, bus, avions...), y compris pour les longs trajets.


Concerts debout interdits et retour des jauges

Le premier ministre Jean Castex a annoncé le retour des jauges pour limiter les grands rassemblements. Désormais, les évènements sont limités à 2 000 personnes lorsqu'ils se déroulent en intérieur et à 5 000 personnes en extérieur dès lundi pour une durée de 3 semaines. Les meetings politiques ne sont pas concernés. Il a également annoncé l'interdiction des concerts debout.

Fermeture des discothèques

Les discothèques, qui ont été fermées pour un mois le 10 décembre dernier pour faire face à la situation sanitaire, resteront fermées trois semaines supplémentaires, a déclaré mercredi 29 décembre le ministre délégué chargé du Tourisme et des PME, Jean-Baptiste Lemoyne.

Isolement et cas contact : l'assouplissement

Le gouvernement a décidé d'assouplir les règles d'isolement des patients Covid qui présentent un schéma vaccinal complet. On vous récapitule les règles à partir de ce lundi 3 janvier.

Positif et non vacciné - Isolement de dix jours à partir de la date du test positif. Fin de l'isolement si plus de symptômes au-delà des dix jours et pendant plus de 48 h.

Positif et vacciné - Isolement de sept jours, qui peut être levé en cas de test PCR négatif au bout de cinq jours.

Cas contact et non vacciné - Isolement de sept jours à partir du dernier contact avec la personne malade. Levée de l'isolement après sept jours si test négatif. En cas de Covid au sein d'un foyer, l'isolement est porté à dix-sept jours.

Cas contact et vacciné - Pas de période d'isolement, mais la réalisation de tests PCR à J+1 et J+5 est conseillée.

A l'heure où Londres appelle à apprendre à vivre avec le virus, Paris durcit les mesures liberticides.




Boby Dean pour DayNewsWorld

MALGRE LE PROCES DU 13 NOVEMBRE ON NE SAIT TOUJOURS PAS QUI EST SALAH ABDESLAM

Depuis le 25 novembre et jusqu'au 8 décembre 2021, une cour d'assises de Paris entend les témoignages des officiers de la police judiciaire fédérale belge sur le parcours de radicalisation des jihadistes jugés lors du procès du 13-Novembre. Mardi, un enquêteur belge a retracé le parcours de Salah Abdeslam suscitant davantage de questions que de réponses. Frustration et silence gêné dans les rangs de l'assistance.

Le volet de l'enquête belge laisse comme un goût d'inachevé dans le procès. Les explications apportées le 7 décembre par un enquêteur belge sur le parcours, les relations et la radicalisation de Salah Abdeslam, principal accusé des attentats du 13-Novembre, ont passablement frustré l'auditoire, quand elles ne l'ont pas fait rire ou énervé. Tant du côté partie civile que sur les bancs de la défense, presse comprise. Qu'est parti faire Salah Abdeslam lors d'un voyage en Grèce l'été 2015 ? Que se passait-il dans le bar Les Béguines de Molenbeek ? Salah Abdeslam ne présentait-il réellement aucune preuve de radicalisation ? L'assistance n'en saura pas davantage en quittant les bancs de la salle d'audience du palais de justice de Paris.

Déjà, l'audience du 7 décembre a mal commencé. Comme les jours précédents depuis le 25 novembre, la séance s'ouvre sur une suspension d'audience en raison de l'absence de quatre accusés. Une pause qui permet à l'huissier de procéder aux sommations à comparaître. Salah Abdeslam, Mohamed Abrini, Osama Krayem et Sofien Ayari refusent en effet de se présenter dans le box pour protester contre l'absence physique des policiers belges, qui ont choisi de témoigner anonymement par visioconférence.

De « Poulet » à « Abou Abderrahman »

Une heure plus tard, l'enquêteur belge de la police antiterroriste belge n°440 232 779 apparaît enfin sur le grand écran de la salle d'audience et dégaine, par écran interposé, un PowerPoint succinct. Simpliste diront les uns, soporifique lâcheront les plus perfides. Son caractère sommaire met tout le monde d'accord.

Le document couvre dans les grandes lignes la période allant de la naissance de Salah Abdeslam, le 15 septembre 1989 à Molenbeek-Saint-Jean, commune de Bruxelles, en passant par la gérance du bar Les Béguines et s'achève sur le mystérieux voyage en Grèce d'août 2015 avec Ahmed Dahmani (coaccusé détenu en Turquie et jugé par défaut). Au détour de diapositives elliptiques, on y apprend tout de même que Salah Abdeslam avait pour kunya (surnom arabe) Abou Abderrahman, qui signifie « serviteur du Miséricordieux », et pour surnom « poulet » ou « pouchos pouchos », sans autre explication. Une carte du quartier indique les domiciles des relations de l'accusé, notamment ceux d'Abdelhamid Abaaoud, Mohamed Abrini, Ahmed Dahmani.

L'inspecteur s'attarde ensuite sur la convocation de Salah Abdeslam le 28 février 2015 à la police de Molenbeek pour répondre de suspicions de voyage en Syrie. Un mois plus tôt, les policiers ont été informés que Brahim, le frère de Salah et kamikaze du Comptoir Voltaire, a fait un séjour en Syrie et qu'il projette aussi de s'y rendre. Salah Abdeslam se rend spontanément à la convocation et se défend de toute radicalisation. Face aux inspecteurs, il évoque « des voyages en Espagne et au Maroc pour vadrouiller et vivre chez l'habitant ».

Il relativise ses liens amicaux et idéologiques avec Abdelhamid Abaaoud. Le procès-verbal qui en découle résume l'audition en ces termes : l'homme « ne présente aucun signe extérieur de radicalisme, que ce soit dans sa tenue vestimentaire, son allure physique ou ses propos ». Une conclusion un peu légère que la partie civile ne se prive pas d'épingler. « Si on se contente de poser la question, est-ce qu'il va dire : 'C'est vrai, je m'interroge sur ma participation au jihad' ? .

On ne fait pas d'autres investigations ? », s'interroge Me Gérard Chemla, avocat de parties civiles. « Il faut se remettre à cette époque, se rendre en Syrie n'était pas une infraction » botte en touche l'inspecteur. « Mais on connaît ses liens avec Abaaoud, et on sait qu'Abaaoud constitue une menace particulière.

On ne regarde pas les téléphones ? Les ordinateurs ? On ne regarde rien ? », s'agace l'avocat. « La magistrate instructrice a décidé qu'il n'y avait pas assez d'éléments à ce moment-là », répond le témoin visiblement mal à l'aise.

Mystère autour du café Les Béguines

Dans son exposé, le policier évoque également très brièvement la cogérance avec son frère Brahim du café Les Béguines. Lieu-clé supposé de sa radicalisation, car l'enquête a établi que c'est dans la cave de ce bar qu'il retrouvait régulièrement Abdelhamid Abaaoud. C'est dans ce même lieu qu'il a visionné une vidéo macabre de son ami traînant des cadavres au volant d'un pick-up. Problème, à l'issue de son exposé, l'inspecteur est incapable d'affirmer clairement s'il y avait réellement une cave au sein de l'établissement. « Probablement, il y en avait une, mais je n'ai pas été vérifier », répond, gêné, l'enquêteur aux questions insistantes de Me Olivia Ronen, l'avocate de Salah Abdeslam. Le rapport de la perquisition du café, lu par l'avocate, accable une nouvelle fois le travail de la police belge tant son contenu est sommaire. Les hommes de la section financière, et non de la section antiterroriste (DR3), qui ont réalisé la perquisition ne jugent pas utile de fouiller les lieux, ne se rendent pas dans la cave. La visite ne dure pas plus de quinze minutes. « Rien dans l'établissement n'intéresse l'enquête », conclue-t-on.

L'exposé de l'inspecteur ne permet pas non plus d'en savoir davantage sur les intentions de Salah Abdeslam, qui s'est rendu en Grèce en 2015. Le témoin n°440 232 779 ne s'est pas montré plus performant pour apporter des détails sur ce que l'accusé a pu y faire et y rencontrer. Pressé par les questions précises des avocats, l'inspecteur malmené ne parvient qu'à bredouiller des formules évasives faites de « pas à ma connaissance », « c'est probable », et de « je ne sais pas » dissimulant mal les approximations de l'enquête. On comprend peut-être mieux les raisons de son anonymat.

La veille, le président Jean-Louis Periès avait demandé aux avocats de ne pas se tromper de procès supportant mal les remontrances à peine voilées adressées à l'encontre du policier belge.

« Nous ne sommes pas là pour faire le procès de telle institution ou de tel service. Qu'il y ait eu des failles, des gens qui soient passés à travers les mailles du filet, malheureusement, c'est acquis depuis un moment. »...




Alize Marion pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE ET SI VALERIE PECRESSE ECLIPSAIT EMMANUEL MACRON AU SECOND TOUR ?

Avec la désignation par les adhérents des Républicains de Valérie Pécresse, l’Élysée a de quoi trembler Emmanuel Macron va devoir affronter Valérie Pécresse, qui s’installe en effet en deuxième position du baromètre. Grâce à une très forte progression chez les sympathisants de droite (+15 à 54%) et du centre (+12, 35%). Emmanuel Macron comptait sur les réserves de voix à droite pour l’emporter en avril prochain avec son allié Edouard Philippe, l'ancien Premier ministre et fondateur du parti Horizons, qui chasse pour lui sur les terre LR centre-droit et droite modéré.

Mais la présence de Valérie Pécresse bouleverse la donne : entre Edouard Philippe, ancien LR , et Valérie Pécresse, les proximités idéologiques demeurent fort nombreuses et les réseaux d'élus sont souvent très proches ... si bien que le chef de l’État n’a plus désormais la confiance que de 32% des sympathisants LR (-8) .Une chute de 8% en quelques jours seulement! (Sondage Kantar-OnePoint effectué par Le Figaro Magazine le 5 et 6 décembre 2021.). De quoi inquiéter sérieusement la majorité présidentielle qui avec sa boussole du « en même temps » passe son temps à naviguer à vue.

Sans conteste la présidente de l'Ile-de-France mord sur l'électorat macronien du centre et de la droite modérée ,Valérie Pécresse incarnant aussi dans son programme ce libéralisme économique dont se targue Emmanuel Macron. Sur le grand marché de l’attractivité, l’Ile-de-France pèse lourd, Valérie Pécresse a fait ses preuves.

La candidate attaque d'ailleurs fort : elle qualifie le quinquennat de « presque rien » et pointe la réforme avortée des retraites. Animé du seul souci de « plaire », il « crame la caisse », continue -t-elle. « La propension d’Emmanuel Macron à utiliser, en fin de mandat, l’arme budgétaire pour éteindre les départs d’incendies sociaux accrédite la thèse de l’opportunisme plutôt que celle de l’opiniâtre transformation du pays, qui était la promesse centrale de 2017 », analyse ainsi la chroniqueuse Françoise Fressoz dans le Monde. La candidate LR, elle, lui oppose sa volonté de « faire » autour d’un projet libéral consistant, comme en 2017, à réduire la dette, reculer l’âge de départ à la retraite, tailler dans les effectifs de la fonction publique.Une femme pro-business vient donc défier le président de la République sur son terrain de prédilection : l’économie.

Mais Valérie Pécresse va désormais devoir composer avec Eric Ciotti, le finaliste du congrès, et son programme clairement ancré à droite notamment sur les thèmes sécuritaires et migratoires. Les adhérents des Républicains n' ont-ils plébiscité à près de 40% des voix le député des Alpes-Maritimes au second tour ?

Eric Ciotti promet certes de former un « collectif puissant » avec Pécresse, mais souligne cependant avec justesse « l'immense responsabilité » de Valérie Pécresse pour « amener notre famille politique vers la victoire ». Pour ce, il a appelé la candidate à mener « une campagne de clarté absolue contre le macronisme », autour des valeurs « d'autorité, d'identité, de liberté ». Il a défendu les idées « d'une droite claire, forte, sans compromission » et réclamé de « tourner le dos à la prudence » .Ainsi  Eric Ciotti est une ressource stratégique pour Valérie Pécresse, en jouant le rôle de gatekeeper, de portier, pour ceux qui seraient tentés d'aller chez Eric Zemmour. Sans la ligne Ciotti , les Républicains ne pourront pas porter Pécresse à la présidence.

Mais attention, cette ligne de la droite conservatrice pourrait en même temps éloigner à nouveau des LR ces électeurs du centre et de la droite modérée, peu portés par ces sujets de sécurité et d'immigration, et tant convoités...

Rien d'étonnant si interrogé mercredi 8 décembre 2021 sur CNews, le maire de Nice Christian Estrosi ancien LR, rallié de fraîche date à Horizons, a appelé « tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette tentative d'aller vers les extrêmes, de se tourner vers les mêmes discours que Madame Le Pen et Monsieur Zemmour » à rejoindre le parti d'Edouard Philippe faisant campagne pour le président sortant.

Mais c'est oublier que la société et le corps électoral se sont « droitisés » par rapport à 2017 sur les questions régaliennes...




Jaimie Potts et Joanne Courbet pour DayNewsWorld

COMMENT VALERIE PECRESSE  DE LA DROITE CENTRISTE VA DEVOIR COMPOSER

AVEC ERIC CIOTTI CONSERVATEUR DE DROITE

Une nouvelle campagne débute pour Les Républicains. Valérie Pécresse a été désignée candidate du parti à la présidentielle, samedi 4 décembre 2021, après le second tour du congrès disputé face à Eric Ciotti.

La présidente de la région Ile-de-France a confirmé son statut de favorite, s'imposant avec 60,95% des voix, contre 39,05% pour le député des Alpes-Maritimes, challenger arrivé en tête au premier tour.

Pécresse première femme candidate LR.

« Pour la première fois de son histoire, notre parti va se doter d'une candidate à l'élection présidentielle », s'est félicitée la vainqueur du congrès.

« La droite républicaine est de retour », a-t-elle clamé, promettant de « restaurer la fierté française et protéger les Français » avec un « projet de franche rupture ».

« Je suis la seule à pouvoir battre Emmanuel Macron », assure désormais Valérie Pécresse.

Mais pour l'instant, la candidate peine à dépasser les 10-11% dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, même si son parti mise sur la dynamique du congrès pour faire bouger les lignes et atteindre les 15%. C'est que pour une certaine droite LR Valérie Pécresse serait macron-compatible...

Composer avec Eric Ciotti au programme clairement ancré à droite

Mais Valérie Pécresse va désormais devoir composer avec Eric Ciotti, le finaliste du congrès, et son programme très à droite.

Eric Ciotti promet certes de former un « collectif puissant » avec Pécresse, mais souligne cependant avec justesse « l'immense responsabilité » de Valérie Pécresse pour « amener notre famille politique vers la victoire ».

Pour ce, il a appelé la candidate à mener « une campagne de clarté absolue contre le macronisme », autour des valeurs « d'autorité, d'identité, de liberté ». Il a défendu les idées « d'une droite claire, forte, sans compromission » et réclamé de « tourner le dos à la prudence ».

Éric Ciotti est clairement héritier de la ligne gaulliste du RPR alors que Valérie Pécresse, elle, est nettement plus centriste (UDF) au point d’avoir un temps quitté un parti qu’elle trouvait trop à droite quand il était dirigé par Laurent Wauquiez.

Or Eric Ciotti s'est lancé dans cette compétition parce que Laurent Wauquiez y avait renoncé.

C'est que l'Auvergnat et le Niçois sont liés par une convergence de vues sur certains sujets, surtout ceux liés à l'identité et à la sécurité. Aucun hasard à ce que ces deux thèmes soient au cœur du projet d'Eric Ciotti, qui martèle sa volonté de voir la France « rester la France ». « Impunité zéro » face aux délinquants, « Guantánamo à la française » pour les terroristes, « priorité nationale et européenne » en matière d'emploi et d'allocations… Autant de mesures qu' Eric Ciotti prône depuis longtemps et que les adhérents des Républicains ont plébiscité à près de 40% des voix à ce second tour.

Sans la ligne Ciotti de la droite conservatrice, les Républicains ne pourront pas porter Pécresse à la présidence.

Si Valérie Pécresse ne s'adresse pas à cet électorat conservateur des LR, ce dernier pourrait se tourner vers une Marine Le Pen ou vers un Eric Zemmour pour qui le député des Alpes-Maritimes avait appelé à voter en cas de duel face à Emmanuel Macron en avril 2022…




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

TOURNEE D'EMMANUEL MACRON DANS TROIS PAYS

DU GOLFE ET UN MEGACONTRAT DE 80 RAFALES

 AUX EMIRATS ARABES UNIS

Le président français, Emmanuel Macron, entreprend, vendredi 3 décembre, une visite de deux jours dans trois monarchies du Golfe, aux Emirats arabes unis (EAU), au Qatar et en Arabie saoudite. Objectif : renforcer les partenariats avec ces pays du Golfe.

Le président Emmanuel Macron effectue vendredi une courte visite à Dubaï, première étape d’une tournée dans le Golfe, pour renforcer les relations solides entre la France et les Emirats arabes unis.

Un mega-contrat de 80 Rafales

L’homme fort des Émirats, le prince héritier d’Abou Dhabi Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, dit MBZ, a accueilli le chef de l’État français sur le site de l’Exposition universelle qui se tient à Dubaï jusqu’à la fin mars. Après un entretien en milieu de matinée, les Emirats arabes unis ont signé un accord pour acquérir 80 avions de combat Rafale, construits par le groupe français Dassault Aviation. Cette commande est la plus importante obtenue à l’international pour l’avion de chasse depuis son entrée en service en 2004. La commande vise à remplacer les 60 Mirage 2000-9 acquis en 1998 par Abou Dhabi.

Au total, cette commande, avec l’achat de 12 hélicoptères Caracal et les éléments associés, représente un total de 17 milliards d’euros, selon le ministère des Armées. « Il s’agit d’un aboutissement majeur du partenariat stratégique entre les deux pays, consolidant leur capacité à agir ensemble pour leur autonomie et leur sécurité », s’est félicitée l’Élysée dans un communiqué.

À Dubaï, Emmanuel Macron est accompagné d’une large délégation de ministres, dont Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères), Bruno Le Maire (Économie) et Florence Parly (Armées), ainsi que de dirigeants d’entreprises, comme Airbus, Thalès, Air Liquide ou EDF. Le puissant fonds souverain émirati Mubadala devrait annoncer qu’il accroît nettement son enveloppe d’investissements, qui serait portée à quatre milliards d’euros, dans des entreprises françaises.

Lutte contre l’islamisme et le terrorisme

Durant cette tournée qui le mène au Qatar en fin de journée puis en Arabie saoudite samedi, Emmanuel Macron entend discuter de « la lutte contre le terrorisme, l’islamisme radical et leur financement » car « coopérer avec ces États, en particulier contre Daech, est essentiel pour garantir la sécurité des Français et Européens », selon l’Élysée.

Ainsi la vente record de Rafales aux EAU vient-elle couronner l’alliance totale nouée au fil des années entre la France et les Émirats arabes unis. Lié à Abou Dhabi par un accord de défense depuis 2015, Paris possède dans la capitale émirienne une base aérienne stratégique pour ses opérations au Moyen-Orient.

Elle a notamment servi pour bombarder les cibles de Daech en Irak et en Syrie ou pour évacuer vers l’Hexagone les derniers ressortissants français d’Afghanistan, ainsi que des centaines de citoyens afghans en danger. Emmanuel Macron et Mohammed ben Zayed, le prince héritier d’Abou Dhabi, se retrouvent notamment dans leur combat commun contre l’islamisme et le terrorisme, et adoptent des positions similaires dans de nombreuses crises qui traversent la région. La ministre des Armées, Florence Parly, estime que le mégacontrat Rafale « cimente un partenariat stratégique plus solide que jamais et contribue directement à la stabilité régionale ».

« Partenaire fiable »

Sur les grands sujets régionaux - Liban, Libye, nucléaire iranien, Irak - le chef de l’État veut que la France joue le rôle d’une « puissance d’équilibre » et d’un « partenaire fiable et incontournable qui dialogue avec tous les acteurs pertinents ». Il devrait plaider la cause du Liban alors que la crise économique qu’il subit est aggravée par les sanctions prises par plusieurs États du Golfe, dont l’Arabie saoudite, qui a stoppé ses importations en provenance de Beyrouth.

Quid des droits humains ?

Clients de l’industrie d’armement hexagonale, considérés à l’Elysée comme des interlocuteurs utiles dans la lutte contre le terrorisme, les régimes visités constituent trois partenaires clés de Paris au Proche-Orient, mais ils sont aussi des alliés embarrassants du fait de leur propension à malmener les droits humains. La visite est sévèrement critiquée par de nombreuses associations de défense des droits humains. La cité-Etat du Qatar, fait en effet face à de nombreuses critiques sur les conditions de travail des migrants affectés à la préparation de la Coupe du monde de football, organisée sur son sol, du 21 novembre au 18 décembre 2022 tout comme le sulfureux Mohammed Ben Salman, « MBS », avec lequel M. Macron s’entretiendra, et sur lequel flotte toujours l’ombre de Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien assassiné en 2018 au consulat de son pays à Istanbul.

Mais la Realpolitik ne s'embarrasse pas souvent  des droits humains...




Alize Marion pour DayNewsWorld

ERIC ZEMMOUR CANDIDAT

A LA PRESIDENTIELLE FRANCAISE DE 2022

L'essayiste a sauté le pas. Après de nombreux déplacements en France et à l’étranger, ces dernières semaines, Eric Zemmour a officialisé, mardi 30 novembre, sa candidature à l’élection présidentielle.

«Mes chers compatriotes, (...) comme vous, j'ai décidé de prendre notre destin en main. (...) Il n'est plus temps de réformer la France, mais de la sauver. J'ai décidé de me présenter à l'élection présidentielle. (...) Vive la République, et surtout vive la France !», a-t-il confirmé dans une vidéo publiée ce mardi 30 novembre sur les réseaux sociaux.

Grave, le sexagénaire a lu lentement un long texte, dans une scénographie copiée sur l’appel du 18 juin du général de Gaulle : un micro posé sur un bureau, devant une bibliothèque comme dans les allocutions officielles des présidents de la République.

Il justifie sa décision ainsi : « Je me suis contenté du rôle de journaliste, d’écrivain, de Cassandre, de lanceur d’alerte. Je croyais alors qu’un politicien allait s’emparer du flambeau que je lui transmettais. Je me disais “à chacun son métier, à chacun son rôle, à chacun son combat”. Je suis revenu de cette illusion. »

Ce diplômé de Sciences-po , fils d’une mère au foyer et d’un père ambulancier, se fait connaître, avant souvent d'en être évincé, lors de ses participations à des débats télévisés - « Ça se dispute » sur I-Télé, « On n’est pas couché » sur France 2- ou par ses chroniques à la radio. Il connaît également le succès en librairie avec notamment Mélancolie française (2010), Destin français (2018) et surtout Le Suicide français (2014). Mais Eric Zemmour décide aujourd’hui de ne plus rester un simple commentateur de la vie politique.

Sur le 2e mouvement de la 7e symphonie de Beethoven le candidat d'extrême-droite insiste sur le «sentiment de dépossession» qui touche selon lui «tous» les Français. «Vous avez l'impression de ne plus être dans le pays que vous connaissez. (...) Le pays de Jeanne d'Arc ou de Louis XIV, le pays de Bonaparte et du Général de Gaulle (...). Vous avez compris (...) que la France n'était plus la France et que tout le monde s'en était aperçu», lance-t-il.

Le candidat évoque ensuite l'immigration . « L’immigration n’est pas la source de tous nos problèmes même si elle les aggrave tous », a poursuivi le candidat qui explique dans la foulée son engagement « pour que nos filles ne soient pas voilées et que nos fils ne soient pas soumis », faisant allusion à l'islam.

C' est que pour Eric Zemmour, la France est un pays catholique de racines gréco-latines. Et  se voulant le candidat qui incarne la continuité historique, il défend donc l’assimilation totale des étrangers qui arrivent en France.

Outre la question identitaire il ébauche d'autres thèmes, notamment la nécessité de réindustrialiser la France, de rééquilibrer sa balance commerciale et sa dette, ou encore de «redonner du travail» aux chômeurs. «Nous devons protéger nos trésors technologiques et cesser de les brader aux étrangers, (...) permettre à nos petites entreprises de vivre, de grandir et d'être transmises de génération en génération, (...) préserver notre patrimoine architectural, culturel, et naturel», plaide-t-il également.

Fustigeant l’Union européenne,« qui ne sera jamais une nation », M. Zemmour promet également de « reconquérir » la souveraineté de la France « abandonnée aux technocrates et aux juges européens ».

Ne bénéficiant pas du soutien d’un parti, la constitution d’un réseau sur le terrain sera l’un de ses défis, ne serait-ce que pour récolter les 500 parrainages d’élus nécessaires à une candidature à la présidentielle. Son camp assure déjà s’appuyer sur 250 à 300 promesses de parrainages.

Eric Zemmour est l' invité du 20H de TF1 ce mardi soir et tiendra son premier grand meeting de campagne ce dimanche 5 décembre au Zénith de Paris en tant que candidat officiel à la présidentielle de 2022.

La France n'a pas dit son dernier mot, selon le titre du dernier livre du candidat...




Garett Skyport pour DayNewsWorld

COVID LES NOUVELLES MESURES ENVISAGEES

PAR LE GOUVERNEMENT FRANCAIS

La « cinquième vague est là », martèle le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal pour préparer les Français à de nouvelles mesures.

Depuis deux semaines, le nombre de contaminations progresse rapidement, de l'ordre de 40 à 50% par semaine. Le taux d'incidence, qui mesure le nombre de cas de coronavirus pour 100.000 habitants, est désormais supérieur à 100 sur l'ensemble du territoire, et particulièrement élevé dans le Sud-Est et l'Ouest. Avec d'ailleurs, un Premier ministre, Jean Castex, qui a été lundi soir testé positif au Covid , comme 30.000 personnes en France ces dernières 24 heures. Un chiffre qui marque une très forte hausse en l'espace d'une semaine.

De même, 6.000 classes sont désormais fermées , a annoncé mardi le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Un vrai rebond. Dans un contexte où l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est alarmée ce mardi de « l'emprise » du Covid-19 en Europe qui pourrait faire 700.000 morts supplémentaires sur le continent.

Le nombre de cas explose, mais pas les hospitalisations

Mais l'enjeu est de savoir si cette flambée des infections entraînera un afflux massif à l'hôpital.Et pour l'instant, ce n'est pas le cas. Environ 8.000 malades du Covid sont hospitalisés en France, dont 1.300 dans les services de soins critiques, contre respectivement 6.500 et 1.000 un mois auparavant. Mais pour le Conseil scientifique, le temps presse car cette cinquième vague peut avoir « un impact important » sur l'hôpital, prédit le Pr Delfraissy. « On pense monter à 1.000/1.500 admissions à l'hôpital par jour », mais ce sera « beaucoup plus limité » que lors de la troisième vague (jusqu'à 2.500 par jour), selon lui.

Un rappel pour tous les adultes, « c'est le sens de l'histoire », pour Macron

La vaccination reste très efficace pour empêcher les formes graves de la maladie. Près de 75% de la population totale a été totalement vaccinée en France. La flambée des infections reste aussi inférieure à celle observée dans d'autres pays d'Europe, dont l'Allemagne ou les Pays-Bas. Le gouvernement attribue cela au pass sanitaire, en vigueur depuis juillet.

La perspective d'un rappel de vaccin pour tous les adultes semble se rapprocher, puisque les deux instances qui conseillent le gouvernement pendant la pandémie l'envisagent désormais. « Je ne serais pas étonné qu'on aille progressivement vers des rappels vaccinaux pour tous les adultes qui ont été vaccinés, c'est le sens de l'histoire », avait même avancé Emmanuel Macron vendredi lors d'un déplacement dans le Nord . Désormais, le Conseil scientifique et le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV) l'écrivent noir sur blanc.

Reste le calendrier pour la campagne de rappel vaccinal contre le Covid et jusqu'à quel âge à définir pour donner de la visibilité aux citoyens avant les fêtes de Noël.

La troisième dose ne concerne pour l'instant que les plus de 65 ans et les personnes à risque de formes graves (ainsi que les soignants). Cette dose sera nécessaire pour prolonger leur pass sanitaire, et ce mécanisme sera engagé à partir du 15 décembre. La campagne de rappel doit déjà être élargie début décembre aux 50 ans et plus. La HAS a recommandé vendredi un rappel pour les plus de 40 ans, six mois après leur dernière dose. Le Conseil scientifique a invité à « envisager un rappel vaccinal pour l'ensemble de la population adulte » , en conservant l'intervalle de six mois après la primo-vaccination.

Masques, gestes barrières, jauges...

Déjà de retour dans les écoles françaises et dans de nombreux départements le masque pourrait refaire son apparition plus largement dans l’hexagone. Dans son dernier avis du 20 novembre, le Conseil scientifique a appelé à « renforcer les gestes barrières, individuels et collectifs, dont l’impact sur la circulation du virus est très fort, notamment le port du masque ». Il a insisté sur « la réintroduction du masque dans certains lieux ».Avec les masques, la mise en place de jauges dans certains lieux accueillant du public pourrait venir renforcer les mesures anti-Covid. En tête de liste : les boîtes de nuit, les salles de sport et de spectacle.

Autre avis du Conseil scientifique : l’élargissement du télétravail. Mais la ministre du Travail Élisabeth Borne a plutôt appelé les entreprises à « se remobiliser sur ce respect des gestes barrière, remettre le masque en réunion, quand on est dans des espaces partagés ».

L'objectif pour le gouvernement c'est de rester sur les deux outils qui ont permis de traverser la quatrième vague : la vaccination et donc le rappel ainsi que le passe sanitaire, un nouveau confinement ne pouvant plus passer auprès des Français .




Boby Dean pour DayNewsWorld

LES RAISONS D'UNE SITUATION EXPLOSIVE

 EN GUADELOUPE

La Guadeloupe, frappée de plein fouet par l'épidémie du Covid-19 cet été, est secouée depuis une semaine par un mouvement ayant pour origine la contestation de l'obligation vaccinale des soignants . Mais cette mobilisation a dégénéré en violences la semaine dernière, après l'appel à la résistance lancé lundi dernier par un collectif de syndicats et d'organisations citoyennes. Une réunion est prévue ce lundi 22 novembre 2021 à 18 heures autour du Premier ministre Jean Castex.

Des renforts arrivés dimanche.

Pour tenter de restaurer l'ordre, des renforts de police et de gendarmerie (GIGN ET Raid) ont été dépêchés ce week-end depuis la métropole et un couvre-feu a été décrété vendredi, sans permettre pour l'instant d'empêcher la poursuite des pillages et incidents nocturnes, la préfecture faisant par ailleurs état de plusieurs tirs d'armes à feu contre les forces de sécurité.

Le démantèlement des barrages bloquants a commencé dimanche 21 novembre, mais les violences se poursuivant le rectorat a suspendu lundi l'accueil des élèves dans les établissements scolaires.

Situation « très explosive »

Le chef de l'Etat a décrit ce lundi 22 novembre 2021 la situation en Guadeloupe comme « très explosive », du fait selon lui du contexte local, des tensions « historiques » mais aussi de « certains intérêts qui cherchent un peu à utiliser ce contexte et l'anxiété » liée à la campagne de vaccination contre le Covid-19.« Notre priorité c'est de continuer à convaincre que la vaccination est la meilleure protection et de ne rien céder au mensonge, au détournement d'information », a également insisté Emmanuel Macron.

« Accélérer la vaccination »

Selon le dernier bilan disponible de l'épidémie de Covid-19, publié mercredi dernier par l'Agence régionale de santé (ARS) de la Guadeloupe, le taux de protection des soignants libéraux s'établit à 85,3 %, tandis qu'il oscille entre 85 % et 100 % pour les personnels des établissements hospitaliers de l'île. Mais seulement 36,39 % des habitants ont reçu au moins une injection du vaccin, contre 89 % en métropole.

« Nous devons accélérer la vaccination afin de protéger les plus fragiles mais aussi créer une immunité collective dans notre archipel », souligne l'ARS dans ce point de situation.

Dialogue pour restaurer la confiance avec l'Etat,

Si le maire de Pointe-à-Pitre, Harry Durimel (EELV), interrogé par franceinfo, rejoint certes l'analyse de l'ARS, il souligne cependant qu'il  va « falloir qu'il y ait un dialogue » pour restaurer la confiance avec l'Etat, rappelant que les populations des Antilles restaient marquées par le scandale de la pollution à la chlordécone. « Le scandale du chlordécone donne du crédit aux arguments en faveur de la défiance vis-à-vis du vaccin » [alors qu'il était interdit aux États-Unis dès les années 1970 ; N.D.L.R], souligne également Pierre Odin, chercheur en sciences politiques et spécialiste des mouvements sociaux aux Antilles.

Ce pesticide toxique a en effet durablement contaminé les sols après son utilisation de 1972 à 1993 en Guadeloupe et en Martinique dans les bananeraies pour lutter contre le charançon, un insecte qui ravageait les plantations, et il est désormais soupçonné d'être responsable de nombreuses maladies, dont des cancers.

Vers un mouvement social plus large

A la méfiance et la contestation des mesures, comme l'obligation vaccinale pour les soignants et l'instauration du passe sanitaire, se superpose également ce qui apparaît comme un mouvement social plus large « C'est une situation aussi de détresse sociale qui s'ajoute à cette crise sanitaire, à cette peur du vaccin et qui fait qu'on en est là aujourd'hui », a également commenté le maire de Pointre-à-Pitre Harry Durimel (EELV).

Les Antilles sont quasiment privées de toute forme d’économie productive en dehors de quelques lambeaux d’agriculture ultra subventionnés et de tourisme. Ils importent 90% de leur consommation, ne survivent que grâce aux milliards d’euros de la métropole qui leur sont déversés. Le taux de chômage y est colossal, dont 50 % chez les jeunes.

D'ailleurs le préavis de grève dans l'île voisine de Martinique, déposé la semaine dernière, réclame non seulement la fin de l'obligation vaccinale et des suspensions pour les soignants, mais aussi une hausse des salaires et des minima sociaux...




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

L' INDEPENDANCE ENERGETIQUE FRANCAISE

 PASSE PAR LA CONSTRUCTION D'AU MOINS

 25 A 30 REACTEURS SELON LA COUR DES COMPTES

La Cour des comptes a alerté jeudi 18 novembre 2021 sur les incertitudes énergétiques qui pèse sur la France.

Elle estime qu'il faut tout de suite choisir la politique énergétique que nous voulons, notamment en matière de nucléaire et ce pour assurer notre indépendance énergétique et notre souveraineté nationale.

La construction de nouveaux moyens de production électrique - qu'ils soient nucléaires ou renouvelables - « appelle des décisions à présent urgentes pour garantir notre approvisionnement à l'horizon de la décennie 2040 », soulignent en effet les magistrats dans une note thématique.

C'était déjà la conclusion du récent rapport du gestionnaire du réseau RTE, alors que le parc nucléaire français vieillit - il a, pour l'essentiel, été construit dans les années 77 à 87 et sera obsolète dans les années 2050- et que les besoins en électricité doivent augmenter de 35% pour réduire l'utilisation des énergies fossiles.

A la suite de cette publication, Emmanuel Macron avait annoncé le 9 novembre le lancement d'un nouveau programme nucléaire, alors que ce thème s'est imposé avant la présidentielle de 2022. La France construit pour l'heure un unique réacteur EPR de nouvelle génération, à Flamanville (Manche).

Entre 25 et 30 réacteurs

EDF a fait à l'Etat une proposition pour construire dans un premier temps 6 nouveaux modèles d'EPR (EPR2) pour un coût de construction estimé à 46 milliards d'euros. Mais les magistrats, pour qui on ne peut décarboner la production énergétique française sans le nucléaire, notent qu'il en faudrait beaucoup plus (jusqu'à « 25 à 30 ») pour maintenir une part de 50% de nucléaire dans la production électrique au-delà de 2050. Cela nécessiterait « une mobilisation et un effort de redressement accélérés de notre industrie nucléaire » et poserait « la question du nombre de sites disponibles ». Ils remarquent aussi qu'EDF ne pourra financer seul les nouvelles constructions et qu'un « partage des risques avec l'Etat  sera nécessaire.

Comment stocker, où implanter, les énergies vertes ?

Mais le nucléaire n'est pas le seul à poser question: « les défis à relever paraissent tout aussi importants pour les nouvelles énergies renouvelables », relève la note. Même s'il n'y a pas d'incertitude technologique du côté de l'éolien ou du solaire, ces derniers se heurtent à d'autres défis, du côté de leur stockage ou de leurs difficultés d'implantation notamment.

La Cour conclut sur le souhait d'un débat « sur des bases mieux éclairées » alors qu'il existe en particulier « un risque important pour les finances publiques ». « Il n'existe ni décision simple, ni solution à faible coût, ni risque zéro », soulignent les auteurs.

Pour faire simple, la transition énergétique va coûter très cher aux Français et passe nécessairement par le nucléaire.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

COVID-19 REBOND EPIDEMIQUE EN FRANCE

La reprise épidémique qui touche l’est de l’Europe gagne de plus en plus l’hexagone. Le dernier point hebdomadaire sur le Covid-19 de Santé publique France confirme ce rebond, qui commence à se faire ressentir à l’hôpital.

Dans tout le pays, « 5 276 cas ont été diagnostiqués par jour » en moyenne la semaine dernière (celle du 18 octobre) contre 4 713 la semaine précédente.

« Au niveau national, le taux d’incidence (proportion des nouveaux cas au sein de la population) était de nouveau en augmentation (+ 14 %) » pour la semaine concernée, lors de laquelle il se montait à 55 nouveaux cas pour 100 000 habitants, c’est-à-dire plus que le seuil d’alerte de 50.

Ce seuil est par ailleurs dépassé « dans 44 départements métropolitains » et est « en augmentation ou stable dans toutes les régions ». Dans la semaine du 18 octobre, il « atteignait 73 pour 100 000 habitants en Pays de la Loire (+ 52 %) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 1 %), et 71 en Île-de-France (-0,2 %) ».

Hausse des hospitalisations

En outre, « le nombre de nouvelles hospitalisations a légèrement augmenté (1 281, + 2 %), avec une hausse plus élevée des nouvelles admissions en soins critiques (346, + 12 %) ».

Actuellement, quelque 6 500 malades du Covid sont hospitalisés, dont un peu plus de 1 000 en soins critiques, réservés aux cas les plus graves.

« En France métropolitaine, les taux de nouvelles hospitalisations et admissions en soins critiques (sont) en augmentation ou stables dans toutes les régions », selon Santé publique France. Provence-Alpes-Côte d’Azur, Île-de-France et Pays de la Loire ont les taux les plus élevés.

« Encourager à la vaccination »

Dans ce contexte d’augmentation, « il est primordial d’encourager la vaccination des personnes non vaccinées contre le Covid ainsi que l’administration du rappel aux 65 ans et plus éligibles, et de maintenir l’adhésion aux gestes barrière à un haut niveau », insiste l’agence sanitaire.

Malgré ces hausses, le gouvernement espère que la vaccination, qui protège des formes graves, permettra d’éviter un engorgement des hôpitaux alors que près des trois quarts de la population française sont complètement vaccinés.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

DES INCIDENTS A NE PAS MINIMISER LORS DE L'HOMMAGE A SAMUEL PATY DECAPITE

 PAR UN ISLAMISTE

Il y a un an, le 16 octobre 2020, Samuel Paty était assassiné à la sortie du collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où il enseignait l’histoire-géographie.

Son assassin, Abdoullakh Anzorov, un réfugié russe d’origine tchétchène de 18 ans, en voulait au professeur pour avoir montré des caricatures de Mahomet dans deux cours d’enseignement moral et civique (EMC).

En voie de radicalisation, il avait fait l’objet, en juillet 2020, de plusieurs signalements sur la plateforme Pharos du ministère de l’Intérieur.

Des commémorations ont donc eu lieu dans tous les établissements scolaires de France ce vendredi 15 octobre.

« Le plus bel hommage qu'on peut rendre à Samuel Paty, c'est l'unité, la dignité et c'est ce qu'on a eu hier (vendredi ndlr) dans le système scolaire français », a affirmé le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, invité de RTL ce samedi 16 octobre 2021.

« Cette commémoration s'est déroulée dans un grand calme », a-t-il poursuivi, concédant cependant qu' « il y a eu quelques incidents, on en a recensé 98.

C'est beaucoup moins que ce qu'il y a eu quand il y a eu des attentats précédemment », explique le ministre. Et de minimiser les faits :

Ces incidents, « parfois, ce sont de très petites choses. Parfois, ça peut aller jusqu'à la menace.

Il y en a 7 sur les 98 ». Ce sont des menaces « individuelles ou collectives. Il ne faut pas généraliser.

Parfois, ce sont des propos à l'emporte-pièce, nous les prenons au sérieux », dit le ministre.

Toujours est-il que si plus des trois quarts (77%) des 18 à 30 ans condamnent totalement l'auteur de l'assassinat du professeur d'histoire-géographie en octobre 2020, 9% par contre le condamnent mais partagent certaines de ses motivations, 5% ne le condamnent pas et 9% restent indifférents.

Si pour 62% la décision de montrer une caricature du prophète Mahomet est une initiative qui relève strictement de l'illustration du concept de liberté d'expression, pour 14% d'entre eux cette initiative, derrière cet objectif, relève en fait d'une démarche islamophobe.

Pas étonnant que près des deux tiers des jeunes (63%) estiment que la laïcité est aujourd'hui en danger en France, selon un sondage publié jeudi sur le regard des 18-30 ans sur l'assassinat il y a un an de Samuel Paty.

Des chiffres qui devraient interpeller le ministre de l'Education Nationale...




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LA FULGURANTE ASCENSION D'ERIC ZEMMOUR

AU SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE

Un sondage donne pour la première fois Éric Zemmour qualifié au second tour de la présidentielle. L'essayiste, qui ne s'est pas encore déclaré, dépasse la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, dans une enquête Harris interactive pour Challenges.

Pour la première fois depuis avril 2013, Marine Le Pen n'est pas donnée au second tour de la présidentielle dans un sondage.

Derrière le chef de l'État, toujours donné en tête du premier tour (avec 24 à 27%), c'est désormais le toujours non-candidat, Éric Zemmour, qui arrive en deuxième position et est ainsi donné au second tour avec 17 à 18% des intentions de vote. Le polémiste a plus que doublé son score en moins d’un mois, devançant chaque semaine un nouveau prétendant à l’Élysée.

« Jamais nous n’avions assisté à une ascension aussi fulgurante en si peu de temps », insiste Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de Harris Interactive. L'auteur du Suicide français (2014, Albin Michel) séduit désormais 30% des électeurs de Marine Le Pen en 2017 et 31% de ceux de François Fillon.

Donnée entre 15 et 16% des intentions de vote, la candidate soutenue par le Rassemblement national continue sa dégringolade. « On assiste à l’effondrement du cœur même de l’électorat » de Marine Le Pen . Elle aura perdu 13 points en quatre mois, selon les chiffres du même institut du mois de juin. « Alors qu’elle parvenait à conserver une bonne partie de son électorat de 2017, les transferts en direction d’Éric Zemmour se sont accélérés, dans un phénomène de vases communicants », constate Jean-Daniel Lévy. La défaite de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron est un souvenir encore frais pour un noyau qui, rapidement, se fait à l’idée de présenter un nouveau champion pour augmenter ses chances en 2022.

Éric Zemmour donne également un coup de frein au décollage de la campagne de la droite. Ainsi, Xavier Bertrand, toujours le mieux placé à droite, perd un point à 13 % d’intentions de vote contre 11% pour Valérie Pécresse (-1) et 7 % pour Michel Barnier (-1).

À gauche, la candidate socialiste, Anne Hidalgo, et l'écologiste Yannick Jadot, sont à 6% d'intention de vote. Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon à 11%.

Le polémiste pourrait continuer son ascension sondagière dans les prochaines semaines.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

 QUI DE SANDRINE ROUSSEAU OU DE YANNICK JANOT VA GAGNER LA PRIMAIRE ECOLOGISTE  ?

Ils sont les deux finalistes de la primaire écologiste. Ce dimanche, Yannick Jadot (27,7%) et Sandrine Rousseau (25,14%) sont arrivés en tête du scrutin. Les électeurs déjà inscrits pour voter les départageront entre les 25 et 28 septembre prochains. Bien que membres de la même famille politique, les deux prétendants au style différent défendent aussi leurs propres mesures. L' « écoféministe » radicale versus le pragmatique réaliste. C'est ainsi qu'est présenté le match du second tour de la primaire écologiste entre Sandrine Rousseau et Yannick Jadot. Qu'en est-il vraiment ?

L’économiste de 49 ans, peu connue du grand public, en retrait de sa famille politique après l’affaire Baupin, met en avant sa « radicalité » face au pragmatisme de son concurrent.

Une écologiste de gauche, radicale ,sociale

« Le temps des petits pas et de l’accompagnement n’est plus le moment », a lancé la candidate, revendiquant un clivage avec son concurrent. « Yannick Jadot porte une écologie que je respecte mais qui n’est pas la mienne. Moi, je suis une écologiste de gauche, radicale, sociale », a-t-elle prévenu. Tout est dit. Il faut renverser la table.

« Il y a un désir de radicalité dans la société », affirme-t-elle péremptoirement quitte à prendre des positions des plus clivantes et des plus contestables.

Lors des universités d’été des Verts, son discours très en rupture a marqué les esprits. Sandrine Rousseau a en effet multiplié les prises de position radicales et les sorties « woke », reprenant notamment à son compte, sans sourciller, les thèses racialistes venant des Etats-Unis et du mouvement « BlackLiveMatter ». «L'écologie, c'est pas des hommes blancs à vélo», a-t -elle déclaré cet été. Ou encore : « Nous prenons, nous utilisons et nous jetons les corps des femmes, des plus précaires dans la société et des racisés. Nous ne voulons plus de ce système-là, c’est la révolution que je vous propose », martèle-t--elle  fin août aux Journées d’été à Poitiers. Très engagée dans la lutte contre les discriminations, Sandrine Rousseau veut «ancrer la liberté des femmes à disposer de leurs corps», «faciliter les démarches liées à la transition de genre» et «lutter concrètement contre le racisme».

Partisane d'une «radicalité environnementale», Sandrine Rousseau défend la sortie du nucléaire le plus vite possible, la production d'une énergie d'origine 100% renouvelable d'ici à 2050, une fiscalité carbone «juste» ainsi qu'une augmentation «régulée» des prix du pétrole et du gaz. Elle souhaite ainsi instaurer une taxe carbone pour les entreprises de plus de 100 salariés ou réalisant plus de 15 millions d'euros de chiffre d’affaires, mettre en place une taxation du carbone aux frontières et orienter dans les cinq ans 500 milliards d'euros d'argent géré par la sphère publique et parapublique vers des activités 100% durables.

Il s'agit aussi d'instaurer «un droit à la nature», de renforcer le statut juridique des animaux et créer un «crime d'écocide». Un «nouveau contrat social» doit en outre garantir à chacun «l'accès aux biens de première nécessité» et instaurer «la semaine de 4 jours».

Socialement, l'un des points forts de son programme est la création d'un « revenu d’existence versé de façon individuelle à partir de 18 ans, sous conditions de ressources » qui s'élèverait à 850 euros, «majorée de 300 € en présence d’enfants, pour les personnes seules, les personnes en situation de handicap et variera selon la situation de logement ». Elle souhaite aussi garantir « la gratuité des premiers m3 d’eau et mégawatt heure d’électricité ».

Quant au volet institutionnel, la candidate ambitionne notamment de «garantir l'État de droit grâce à une nouvelle République» par le biais d'une «convention citoyenne pour la démocratie». Pour donner plus de pouvoir aux citoyens, elle souhaite notamment la création d' « une chambre composée de citoyens tirés au sort » et « la modification des règles du Référendum d’Initiative Partagé pour qu’il soit plus accessible et qu’il ait un vrai pouvoir ».

Un programme de rupture assumé par la candidate écologique.« La radicalité est la seule manière de gagner, martèle Thomas Portes, porte-parole de Sandrine Rousseau. Elle a fait revenir des gens dégoûtés de la politique, en se faisant le porte-voix des colères et des discriminations » défend Thomas Portes, ciblant en creux le positionnement de Yannick Jadot.

Le pragmatisme de Yannick Jadot ou l'écologie au pouvoir

En réponse Yannick Jadot, concurrent de l’économiste au second tour de la primaire écologiste, revendique lui aussi une certaine radicalité, refusant d'être cantonné à l'aile droite d'EELV. En effet même s’il bénéficie d’une meilleure notoriété auprès du grand public, le candidat doit d’abord séduire les militants et sympathisants écologistes les plus politisés, c.à-d les plus jeunes. Il ne peut donc se laisser enfermer dans l’aile droite d’EELV, notamment après les bons scores d’Eric Piolle et de Delphine Batho, à plus de 22 %.

Mais l'eurodéputé se veut pragmatique et préfère jouer la carte de « l'écologie au pouvoir ». « La radicalité de Yannick, c’est de mettre l’écologie au pouvoir, d’agir en actes et non en paroles. C’est tout ce que montre son parcours. Il n’a jamais rien cédé aux lobbys, de son passage à Greenpeace au combat contre la pêche électrique au Parlement européen », dit de lui Eva Sas, porte-parole d’EELV et soutien de Jadot.

Ses proches louent aussi son profil consensuel, plus à même de rassembler une majorité de Français. « Les écologistes souhaitent passer un cap, ne plus être dans le témoignage. On l’a fait dans les villes de plus de 100.000 habitants [aux municipales de 2020], on veut le faire maintenant au niveau national », poursuit Eva Sas. « Il faut rassembler autour d’un projet et – c’est peut-être la principale différence – Yannick souhaite le faire avec les forces syndicales, les ouvriers de l’industrie, les agriculteurs… ».

Pour ce faire, l'eurodéputé propose d'investir 20 milliards d’euros par an sur cinq ans pour réussir la transition écologique, en mettant l'accent sur la rénovation thermique et les énergies renouvelables, les mobilités et les infrastructures, la mutation agricole, la préservation de la biodiversité, les universités et l’innovation. Selon lui, cela permettrait de créer un million d’emplois de qualité, non délocalisables et répartis sur tout le territoire. Il souhaite également conditionner les soutiens publics accordés aux entreprises au respect de l’environnement, du progrès social et de l’égalité femmes-hommes.

Sur un plan purement énergétique, si les deux candidats souhaitent sortir du nucléaire, Yannick Jadot souhaite le faire« de manière responsable, c’est-à-dire sur quinze ou vingt ans ».

Le candidat européen veut aussi «s'engager pour une agriculture et une alimentation saines et respectueuses de l'environnement» avec comme objectif l'interdiction des néonicotinoïdes et le glyphosate dès 2022. « D’ici 2030, 30% des fonds de la PAC seront destinés à approvisionner la restauration collective publique en produits 100% bio, de qualité et de proximité », lit-on également sur son site Internet.

Pour «décarboner nos modes de vie» et construire une «France résiliente, innovante et décarbonée», il propose d'interdire la vente de voitures diesel et thermiques classiques à partir de 2030 et généraliser les Zones à Faibles Émissions en 2025.

Le volet social comprend l'ouverture de «droits nouveaux pour les salariés et les actifs» avec un droit au télétravail, ainsi que l'organisation des «transitions professionnelles» et la protection «des plus vulnérables». Aussi Yannick Jadot souhaite-il mettre en place un plan de soutien à la demande doté de 30 milliards d’euros, qui représenterait une aide immédiate de 2000 euros pour les personnes vivant sous le seuil de pauvreté, financé par une contribution exceptionnelle sur les très hauts patrimoines et les dividendes des sociétés dont les bénéfices ont crû pendant la pandémie de Covid-19. L'eurodéputé souhaite également instaurer un revenu citoyen et revaloriser le RSA de 100 euros. Ce dernier serait alloué aux jeunes fiscalement autonomes dès 18 ans, et versé à condition qu'ils aient un projet ou fassent une formation dans des métiers émergents.

Enfin sur le plan institutionnel,Yannick Jadot propose un septennat non renouvelable et l'élection des députés via un scrutin proportionnel « dans un cadre départemental avec un seuil de représentation de 5% et la parité ».

Avec ce programme qui se veut donc moins révolutionnaire que celui de Sandrine Rousseau, Yannick Jadot espère « construire un grand rassemblement» pour gagner les élections .

« Il s’agit plus d’une question de communication que de fond, car le projet d’EELV est déjà radical. En réalité, quel est le meilleur moyen pour faire basculer une partie de l’opinion sur l’urgence climatique ? », interroge Alain Coulombel, le porte-parole d’EELV qui résume le choix des prochains jours.

« Yannick Jadot mise plutôt sur l’apaisement pour ne pas effrayer l’opinion publique. Sandrine Rousseau incarne, elle, le thème de l’urgence de manière plus tranchée, en écho à la partie la plus politisée de l’opinion publique, notamment les jeunes, qui ont un désir de radicalité. », conclut-il.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FRANCE LE PROCES HORS-NORME

DES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE 2015

Le procès des attentats du 13 novembre 2015 s'ouvre ce mercredi 8 septembre 2021 devant la cour d'assises spéciale de Paris. C' est la plus grande audience criminelle jamais organisée en France. Au moins 145 journées de procès sont prévues jusqu'au 25 mai 2022, le dossier d'instruction compte un million de pages, 330 avocats y figurent, et 1.765 personnes, d'une vingtaine de nationalités différentes, se sont constituées parties civiles. Huit caméras enregistreront les débats au titre des archives audiovisuelles de la justice.

Une salle d'audience de 700 m2

Dans le bâtiment historique du palais de justice de Paris, sur l'île de la Cité, une salle d'audience de 700 m2, la « plus grande jamais construite », a été bâtie, dans le respect du style du palais. Au moins 17 salles annexes pourront retransmettre les débats et une webradio sécurisée permettra aux victimes de suivre les audiences de chez elles, en léger différé.

Salah Abdeslam entendu en janvier.

Un des moments forts du procès sera l'audition de Salah Abdeslam, le seul membre du commando encore en vie. Son interrogatoire est prévu les 13 et 14 janvier 2022. Agé de 31 ans, ce proche d'Abdelhamid Abaaoud, le chef opérationnel des commandos, a abandonné sa ceinture d'explosifs dans la soirée du 13 novembre 2015 pour des raisons qui restent encore inconnues. Depuis, il a presque systématiquement gardé le silence face aux juges ou lors de son procès à Bruxelles en 2018, où il a été condamné à vingt ans de prison pour avoir tiré sur des policiers en 2016. Il risque la perpétuité.

Vingt personnes jugées.

En plus de Salah Abdeslam,  dix-neuf autres personnes seront jugées.

Quatorze seront présentes (onze sont détenues et prendront place dans le box des accusés, trois comparaîtront libres). Parmi elles, Mohamed Abrini (jugé pour avoir accompagné en région parisienne les commandos du 13-Novembre et participé à leur financement et à la fourniture de leurs armes, également impliqué dans les attentats de Bruxelles), Mohammed Amri (qui a reconnu être allé chercher Salah Abdeslam en voiture le soir des attentats pour le ramener en Belgique), Mohamed Bakkali (considéré comme un des logisticiens du commando) ou encore Osama Krayem (un compagnon de cavale de Salah Abdeslam à Bruxelles après les attentats de Paris).

Les autres sont absentes, certains présumés mortes. Il s'agit notamment des frères Fabien et Jean-Michel Clain, tous les deux identifiés dans le message audio revendiquant les attentats du 13-Novembre (ils auraient été tués en février ou mars 2019 dans une frappe aérienne en Syrie) ou encore d'Oussama Atar, considéré comme l'un des responsables de la branche renseignement du groupe Etat islamique et un ordonnateur des attentats parisiens (il aurait été tué dans une frappe occidentale en Syrie en 2017).

Olivia Ronen est l'avocate de Salah Abdeslam.

A 31 ans seulement, Olivia Ronen aura la délicate tâche d'assurer la défense de Salah Abdeslam. Profil bien éloigné du médiatique ténor du barreau de Lille Frank Berton, un temps l'avocat du dernier survivant du commando, elle a été officiellement désignée en novembre 2020. C'est Salah Abdeslam lui-même qui a pris contact avec elle, il y a trois ans, depuis la prison de Fleury-Mérogis où il est détenu sous très haute sécurité.Abdeslam avait officiellement désigné l'avocate en novembre 2020.

Mais Olivia Ronen ne dira rien sur cette rencontre et le moment où la décision a été prise. Pas davantage sur l'état d'esprit de son client ainsi que la manière dont il aborde son procès, alors qu'il est resté principalement mutique depuis plusieurs années. Une ligne de conduite pour ne pas « l'enfermer dans quelque chose de prédéfini », étaye l'avocate.

Reçue au concours de la Conférence du stage qu'elle avait préparé en 2015, elle avait dans ce cadre assuré la défense de l'ancien militaire Erwan Guillard, parti faire le djihad en Syrie et condamné à 11 ans de réclusion criminelle en appel en 2019.

Elle était aussi intervenue dans le dossier de l'attentat perpétré le 14 juillet 2016 à Nice. Une incursion qui s'était soldée par un « sentiment d'impuissance » après le suicide en prison de son client, en 2019.Dans le cadre du procès l'avocate, qui a prêté serment en 2016, sera aussi épaulée par Me Martin Vettes, âgé de 32 ans.

Jean-Louis Périès, un président expérimenté.

A l'inverse, le magistrat qui a été choisi pour présider le procès historique est très expérimenté. A 65 ans, Jean-Louis Périès vivra même son dernier procès avant la retraite. Il s'y prépare depuis près d'un an et demi. Jean-Louis Périès sera épaulé par deux autres présidents d'assises pour le procès : la première assesseure Frédérique Aline et la magistrate honoraire Xavière Siméoni.

Trois avocats généraux représenteront l'accusation, portée par le parquet national antiterroriste : Camille Hennetier, Nicolas Le Bris et Nicolas Braconnay




Garett Skyport pour DayNewsWorld

 FRANCE LES POLICIERS POURRONT PRENDRE LE  TRAIN GRATUITEMENT 

La promesse de Gérald Darmanin, formulée fin mars lors d’un déplacement à Thionville, va devenir réalité. La gratuité des transports sur le réseau SNCF pour les policiers en service actif relevant de la Direction Générale de la Police Nationale a été actée ce vendredi et sera appliquée dès 2022.

« Gratuité des transports : conformément à la demande de l’Unsa Police avant l’ouverture du Beauvau de la sécurité, le ministre de l’Intérieur confirme la mise en place du dispositif au 1er janvier 2022 », a tweeté vendredi ce syndicat.

Le ministre de l’Intérieur en fera l’annonce officielle lundi aux syndicats de policiers.

En contrepartie de la sécurisation des trains

Mais pour bénéficier de la gratuité de leurs trajets quotidiens domicile- travail, ils devront se signaler au personnel à bord et porter leur arme pour participer à la « sécurisation des trains ».

Le ministre s’est félicité sur Twitter d’un « partenariat gagnant / gagnant permettant de mieux sécuriser les trains et faciliter la vie de nos policiers ».

Le prix du billet sera pris en charge par le ministère, a-t-on poursuivi de même source.

En contrepartie de la sécurisation, Gérald Darmanin s’est également engagé à dédommager à hauteur de 75% les trajets de loisirs des policiers sur le modèle de la convention qui existe entre la SNCF et le ministère des Armées. Le reste à charge de 25% sera progressivement pris en charge par un système de bon d’achat puis totalement au 1er janvier 2023.

Une mesure sociale aussi

«Enfin une mesure sociale digne de ce nom», salue sur Europe 1 Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance. «C’était acté depuis 2016 mais il a fallu attendre ce ministre de l’Intérieur pour qu’il le mette en application. C’est une avancée historique que nous attendions depuis des décennies», précise le policier. Le ministre de l'Intérieur fait d'une pierre deux coups...

A sept mois de l’élection présidentielle la sécurité de la population deviendrait-elle une priorité pour le gouvernement d'Emmanuel Macron ?




Alize Marion pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS

LA FRANCE SUR LE RETOUR A LA VIE NORMALE


En visite mardi 31 août 2021 dans un centre de vaccination mobile d'Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin), Jean Castex s'est voulu optimiste estimant que la France était sur « le bon chemin » d'un retour à la « vie normale ».

« Oui, on est sur le bon chemin car l'on connaît l'origine du bon chemin, c'est la vaccination », a lancé le Premier ministre. Environ 48,5 millions de Français ont reçu au moins une dose à la date de lundi, et 43,9 millions, soit 65,1% de la population, sont considérés comme complètement vaccinés.

La vaccination comme préalable

Le Premier ministre a également estimé que la quatrième vague de Covid-19 était « maîtrisée et contrôlée »Mais il a fait .« Il y a quand même un lien entre le taux d'incidence et le taux de vaccination. On voit que cette quatrième vague - on va parler avec prudence - est maîtrisée on va dire, contrôlée. Nous préparons les rentrées scolaires, universitaires, les vaccinations etc. Donc nous devons rester mobilisés ».

Si en ce qui concerne Ia vaccination, le Premier ministre a une nouvelle fois écarté la mise en place d'une obligation pour tous,. les soignants, par contre, sont concernés et devront avoir reçu au moins une injection au 15 septembre, puis justifier d'une vaccination complète au 15 octobre, pour exercer « La vaccination des soignants, je m'en réjouis beaucoup car elle a fortement progressé », a estimé Jean Castex.

« Donc, la conviction, le sens des responsabilités, restent nos armes privilégiées. »

« Mais je considère qu'il y a encore du travail, il y a encore des populations qui ne sont pas vaccinées et donc qui sont exposées et quelque part qui sont en danger », a insisté le Premier ministre.

Une question de responsabilité collective et individuelle

Ainsi le premier ministre confirme-t-il les propos tenus hier par le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale , Alain Fischer, qui avait estimé que la France n'était « pas très loin du retour à une vie proche de la normale ». Tout en soulignant qu'il ne pouvait pas « être plus précis » sur la date, « car ça dépend de l'adhésion de la population à la vaccination, du respect des gestes barrières... »

« On n'en est pas encore complètement sorti, c'est une affaire de responsabilité collective et individuelle. », a conclu le successeur d'Edouard Philippe.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

CINQ AFGHANS EXFILTRES EN LIEN

AVEC LES TALIBANS ?

Des talibans auraient profité du chaos régnant dans le pays pour s’infiltrer à bord des vols rapatriant les ressortissants afghans et, ainsi, gagner la France. A peine débarqués sur le sol français, cinq Afghans se sont en effet vu notifier leur placement sous surveillance accrue, dans le cadre de la prévention du terrorisme islamiste.

Les services de renseignement ont identifié ces derniers jours cinq afghans soupçonnés proches du mouvement taliban, parmi lesquels un certain Niangalay S.

Le jeune homme, né en 1995 dans la province de Logar, dans l’est du pays, à moins de cent kilomètres de Kaboul, a pu profiter d’une opération de rapatriement le 18 août à la faveur, souligne une source policière, « de la confusion ambiante qui régnait sur place ».

Transféré de l’ambassade de France à l’aéroport international de Kaboul puis à Abou Dhabi (Emirats arabes unis) par avion militaire gros porteur A400M, il a ensuite pu gagner la France.

Le jeune homme lui-même aurait non seulement admis appartenir au mouvement taliban, mais encore confirmé les éléments recueillis par les services de renseignement, selon lesquels il occupait notamment la fonction de responsable d’un check-point situé non loin de l’ambassade de France, avant de se mêler au flot des réfugiés accueillis dans l’enceinte du bâtiment lors de la chute de la ville.

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a précisé que cette personne avait «très largement aidé à l’évacuation de l’ambassade de France » …

«Devant les difficultés extrêmement fortes de pouvoir faire des enquêtes de sécurité sur les personnes devant être

rapatriées », les autorités françaises « ont accepté d’embarquer cette personne et sa famille », a ajouté le ministre.

A l’arrivée du vol à Abu Dhabi, la Direction générale de la surveillance intérieure (DGSI) « a fait le travail qu’elle n’avait pas pu faire à Kaboul » en menant des entretiens de sécurité, a-t-il expliqué.




Alize Marion pour DayNewsWorld

AFGHANISTAN

 PLUS D'UN MILLIER D'AFGHANS EXFILTRES

 EN FRANCE

Une sixième rotation du pont aérien mis en place par l’armée française pour exfiltrer les Français et certains Afghans de Kaboul tombée aux mains des talibans a permis l’arrivée dimanche soir à Paris de 250 personnes, a annoncé l’État-major.

Pont aérien, opération Apagan

« Ce soir un A330 s’est posé à Paris, en provenance d’Abu Dabi. À son bord, 250 Français et Afghans désormais en sécurité. Un autre A330 se posera dans la nuit, avec 150 personnes », a tweeté l’État-major Français. Le vol arrivé dimanche soir représente la sixième arrivée et celle annoncée sera la septième.

250 Français et Afghans ont été exfiltrés et mis en sécurité dimanche soir grâce au pont aérien entre Kaboul et Paris. Un autre vol avec 150 personnes à bord est attendu

Le pont aérien français, baptisée opération Apagan, transporte les exfiltrés de Kaboul à Abou Dhabi, sur une base militaire française, puis jusqu’à Paris.

Le premier vol arrivant à Paris a ramené mardi 41 personnes, principalement des Français, mercredi 209 personnes, principalement des Afghans, jeudi 206, vendredi une centaine, tout comme samedi.

Deux ministres aux Émirats arabes unis .

Depuis le 15 août, « près de 100 ressortissants français, près de 40 ressortissants de pays partenaires et plus d’un millier d’Afghans » menacés pour avoir travaillé auprès d’institutions et ONG françaises ou en raison de leur engagement dans la société civile afghane ont ainsi rejoint la France via les Émirats, a précisé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian

De nombreuses personnes disant avoir travaillé pour des structures françaises ou des membres de la société civile ont demandé à être exfiltrées, alors que la situation à Kaboul est tendue, l’ambassade s’est repliée sur l’aéroport, cerné d’une foule d’Afghans qui voudrait être exfiltrée.

Les ministres Jean-Yves Le Drian et Florence Parly aux Emirats-Unis

Les ministres français des Affaires étrangères et des Armées sont attendus lundi aux Émirats arabes unis, où ils feront le point sur le dispositif français qui a déjà permis d’évacuer plus de mille Afghans depuis le retour des talibans au pouvoir à Kaboul. Jean-Yves Le Drian et Florence Parly vont se rendre sur la base aérienne 104 d’Al-Dhafra, à 30 kilomètres d’Abou Dhabi, où l’armée de l’Air française a mis en place un pont aérien vers Kaboul, ont annoncé les deux ministères dans un communiqué commun.

Les deux ministres rencontreront « les diplomates, les militaires, les policiers et l’ensemble des personnels qui concourent, dans des conditions extrêmement difficiles, au déroulement des opérations d’évacuation depuis Kaboul ».

Les cas de tous les Afghans qui sollicitent les autorités françaises pour demander à être exfiltrés de leur pays tombé aux mains des talibans sont examinés, a assuré le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

« Plus de 9 Afghans sur 10 obtiennent l’asile et un statut de réfugié »

Depuis la conquête de l’Afghanistan par les Talibans et la déclaration controversée d' Emmanuel Macron sur la nécessité, pour la France, de se « protéger contre les flux migratoires irréguliers », la question de l’accueil des Afghans exilés domine le débat politique national.

Stanislas Guérini, délégué général de La République en marche (LREM) et Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national (RN), ont ainsi avancé des chiffres similaires.

« Chaque année, ce sont 10.000 Afghans qui demandent l’asile dans notre pays. Plus de 9 sur 10 obtiennent l’asile et un statut de réfugié », avançait le premier, quand le second affirmait :

0« Il y a déjà 10.000 réfugiés afghans par an qui demandent l’asile politique en France, les 4/5e l’obtiennent ». « Il faut donner le droit d’asile à tous ceux qui remplissent les critères, et particulièrement à ceux qui ont travaillé pour notre armée ou avec des ONG françaises, qui sont aujourd’hui en danger », confirme Sylvain Maillard, député de Paris et porte-parole du groupe LREM. « Nous n’avons pas du tout à rougir car nous sommes l’un des pays qui accueillent le plus d’Afghans et qui leur donnent le plus de protection », a souligné l’Elysée ce mardi, alors que depuis 2018, la France a accordé l’asile à environ 90 % des quelque 10.000 demandes d’asile d’Afghans.

Les Afghans exfiltrés pourront effectuer une demande d’asile en France s’ils le souhaitent.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LES ANTI-PASSE SANITAIRE, UN MOUVEMENT HETEROCLITE ET CONTRADICTOIRE

Les opposants au pass sanitaire et à la vaccination étaient au rendez-vous pour leur sixième week-end de mobilisation, samedi 21 août, avec plus de 220 manifestations recensées par le ministère de l'Intérieur. Ils se sont élancés aux quatre coins du pays en début d'après-mi. Au total, 175 503 personnes ont défilé, annonce la même source, un chiffre en baisse par rapport à la semaine précédente, qui avait mobilisé près de 215 000 manifestants. Vingt personnes ont été interpellées, et un membre des forces de l'ordre a été blessé.

Mais qui sont ces manifestants ?

« Une ultraminorité », assurait le ministre de la santé Olivier Véran vendredi 16 juillet. Une des clés de la réussite de la mobilisation des manifestations contre le passeport sanitaire, tous les samedis dans plusieurs villes, est de réunir des personnes aux motivations diverses, se recoupant ou non : anti-passe sanitaire, anti-vaccins, complotistes et anti-système.

Dans les cortèges se mêlent militants des partis extrêmes, adeptes des médecines douces, complotistes biberonnés aux réseaux sociaux, personnels soignants vent debout contre la vaccination obligatoire ou commerçants excédés. Un mouvement hétéroclite et parfois contradictoire: on peut être anti-passe sans être anti-vaccination. On trouve par exemple des restaurateurs qui manifestent leur mécontentement car le passe sanitaire nuit en partie à leurs revenus. Dans ce mouvement, tout se mélange.

Les ­non-vaccinés voient à 94 % un danger dans un « vaccin sur lequel on manque de recul ». Ils jugent à 88% que le passe sanitaire « est une atteinte aux libertés », et à 89% qu'il y a « d'autres moyens de lutter contre le Covid-19 que la vaccination ».

Les conspirationnistes peuvent dans ce contexte libérer leurs théories les plus folles. Par exemple, les vaccins du Covid-19 sont conçus pour réduire la population mondiale, ou encore pour contrôler les esprits grâce à la 5G ». Les mesures sanitaires restrictives de liberté auraient pour objectif d’imposer un nouvel ordre mondial reposant sur une surveillance généralisée des populations.

Il y a ceux aussi dont la principale motivation n’est pas la crise sanitaire mais l’opposition à la politique d’Emmanuel Macron ou, plus globalement, au « système », c’est-à-dire aux partis de gouvernement. Et les mots pour l'exprimer, violents : pour 43% des sondés, « la France devient une dictature ». Une opinion surtout défendue par les non-vaccinés (82%), les sympathisants LFI (64%) et RN (68%). Apparaissent ainsi des figures habituées de la contestation sociale, comme Jérôme Rodrigues, Eric Drouet ou Maxime Nicolle, tous trois anciens leaders du mouvement des gilets jaunes. Mais aussi les ennemis indéfectibles du système. Qu’ils soient d’extrême gauche, libertaires de la mouvance « antifa » ou militants du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Ou qu’ils soient d’extrême droite, des chrétiens intégristes de Civitas aux divers groupuscules néofascistes, souvent en ravivant un complotisme antisémite. Leur cohabitation est parfois émaillée de tensions voire de violences comme on l'a vu à Nantes, à Montpellier ou à Metz.

Face à cette minorité bruyante 72% des Français plébiscitent la vaccination et près de 46 millions ont reçu au moins une dose.

L'opinion soutient aussi majoritairement le passe sanitaire, à 57%. D'ailleurs, 60% des sondés le voient comme « une façon de responsabiliser ceux qui ne veulent pas se vacciner ».




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

COVID LE TRI DES PATIENTS ATTEINTS DU VARIANT DELTA EN GUADELOUPE

Depuis plusieurs semaines, les Antilles, dont la situation sanitaire est jugée « d'extrêmement grave » par le ministre des Outre-mer Sébastien Lecournu, subissent de plein fouet les effets de la quatrième vague de Covid-19.

Un tri des patients

La Guadeloupe et la Martinique sont aujourd'hui les départements les plus touchés dans le pays. Pour faire face à cette situation, un tri des patients à l'entrée de l'hôpital et au niveau de l'admission en service de réanimation serait effectué en Guadeloupe, selon une source du Courrier Picard.

Ce tri en service de réanimation s'opérerait à partir de 50 ans et depuis ce lundi. « Les malades au-dessus de 50 ans et ceux en dessous ayant au moins un facteur de comorbidité ne sont plus intubés, confient au quotidien deux infirmières du CH de Dunkerque, envoyées en renfort à l'hôpital de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe la semaine dernière. La perte humaine sera énorme malgré toutes les bonnes intentions. Plus les jours passent, plus on se rend compte que la situation est catastrophique ! Les gens meurent dans les couloirs faute de place ».

L'information a été confirmée par le quotidien L'Echo de la Lys, dans les colonnes duquel une infirmière a confié « qu'aujourd'hui, ne pas être admis en réanimation c’est possible si vous n’avez pas 50 ans. On recule encore une fois. Les plus de 50 ans ne reçoivent malheureusement pas les soins auxquels ils pourraient prétendre ».

De nouveaux renforts de soignants venant de la métropole

Face à la dégradation de la situation sanitaire aux Antilles, de nouveaux renforts de soignants vont être envoyés vendredi en Guadeloupe et en Martinique, d’où une dizaine de malades devraient être évacués vers la métropole dans les prochains jours, a indiqué le ministère de la Santé, ce mercredi.

Le pont aérien se poursuit pour soulager les hôpitaux antillais saturés par les cas de coronavirus. « Un peu plus de 120 » soignants sont partis mardi pour la Guadeloupe et la Martinique, et « d’autres renforts arrivent vendredi », toujours « équitablement répartis entre les deux îles », selon le ministère.

Envoi d'oxygène médical

Florence Parly, ministre des Armées, a annoncé lundi un premier voyage du navire Dumont d’Urville de la Marine nationale pour livrer de l’oxygène aux Antilles, frappées de plein fouet par la quatrième vague de l’épidémie. L’acheminement de plus de 100 tonnes d’oxygène médical en Martinique doit permettre de prévenir tout risque de pénurie dans l'île.

Parti le 15 août depuis la Guyane, il « devrait accoster à Fort-de-France le 19 août pour mettre ces stocks d’oxygène à la disposition de l’Agence régionale de santé », indique son communiqué.

Des évacuations qui vont « se renforcer »

Ces professionnels de santé – dont le nombre n’a pas été précisé – doivent assurer « la relève » des 240 médecins, infirmiers et aides-soignants arrivés la semaine dernière. Au CHU de Guadeloupe, 40 % des lits sont désormais occupés par des patients Covid-19, et la morgue est saturée, a indiqué mercredi Gérard Cotellon, le directeur général du CHU. Les 46 lits de réanimation ouverts sont occupés et les urgences enregistrent jusqu’à 80 passages par jour, pour le Covid uniquement. « Tout le monde fait du Covid, même ceux dont la spécialité est loin de ce type de pathologie », a souligné Gérard Cotellon.

De nouvelles évacuations sanitaires vers la métropole sont « en cours d’organisation pour la fin de semaine ou le tout début de semaine prochaine », afin de désengorger les services de réanimation de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France. Le ministère envisage le transfert de huit malades par gros-porteur dans le cadre de l’opération « Hippocampe », ainsi que de trois autres patients en jet Falcon, dont « les dates et îles de départ sont en cours de calage ». La directrice générale de l’Agence régionale de santé en Guadeloupe Valérie Denux a indiqué lors d’une conférence de presse que les évacuations sanitaires allaient « se renforcer » dans les semaines à venir.

La vaccination encore trop faible aux Antilles

En début de semaine prochaine, « nous ferons une autre rotation et on va ensuite accélérer les évacuations sanitaires en fonction des besoins car la vague est très forte et nous rattrape », a-t-elle ajouté, anticipant plusieurs évacuations par semaine. Ce dispositif est « plus que nécessaire pour soulager les services du CHU », a relevé Valérie Denux. « Nous avons ouvert 86 lits de réanimation sur tout le territoire et 82 sont occupés. Or, nous avons 5 à 7 entrées par jour ». Entre le 9 et le 15 août, la Guadeloupe a enregistré 7.276 nouveaux cas.

Aux Antilles, la couverture vaccinale est trois fois inférieure à celle de la métropole. Côté vaccination, 32 % des Guadeloupéens de plus de 18 ans ont reçu une première injection, quand seulement 20,9 % ont un parcours vaccinal complet.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

CINQUIEME MANIFESTATION

 CONTRE LE PASSE SANITAIRE EN FRANCE

Les opposants au passe sanitaire descendent dans la rue, samedi 14 août 2021, pour un cinquième week-end d’affilée, plus de 200 manifestations étant prévues en France.

Les autorités s’attendent à voir défiler  environ 250 000 manifestants sur l’ensemble du territoire.

Inédite en plein été, la contestation n’en finit plus de grossir. Ils étaient un peu plus de 237 000 la semaine dernière, selon le ministère de l’intérieur, soit plus du double que lors de l’ampleur des débuts du mouvement, à la mi-juillet.

Les manifestants accusent le gouvernement de sous-estimer la protestation anti-passe sanitaire.

Le collectif militant Le Nombre jaune, qui publie sur Facebook un décompte ville par ville, recensait, pour sa part, samedi dernier plus de 415 000 participants au « minimum » en France.

Dans plusieurs villes, le mouvement se présente en ordre dispersé.

Notamment à Paris, où la présence de l’extrême droite empêche jusqu’à présent la création d’un front commun. Trois rassemblements différents y sont encore prévus samedi.




Boby Dean pour DayNewsWorld

 SITUATION SANITAIRE DRAMATIQUE

 DANS LES ANTILLES

En France, la quatrième vague de Covid-19 frappe particulièrement les territoires d’outre-mer. Emmanuel Macron s’est alarmé, mercredi 11 août 2021 en ouvrant un conseil de défense sanitaire, de la « situation dramatique » de l’épidémie dans les Antilles, où « l’augmentation des contaminations se traduit par une explosion des formes graves » de Covid-19.

Outre la flambée des cas de Covid-19 dans les Antilles, le chef de l'Etat a souligné « l'état des lieux préoccupant » en régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse et Occitanie, où le taux d'incidence dépasse les 500 cas pour 100.000 et fait craindre une montée de la pression hospitalière, a-t-il ajouté.

« Un scénario d’urgence est aujourd’hui devant nous », a déclaré le chef de l’Etat lors de ce conseil de défense en visioconférence.

Cette situation « implique la solidarité inconditionnelle de la nation » et offre « la démonstration cruelle » que « la vaccination est le moyen le plus efficace » contre le virus, a-t-il ajouté. Cette flambée des contaminations a en effet une explication : la faible vaccination. En Martinique, 14,8% seulement de la population est totalement vaccinée contre 55,6% sur l'ensemble du territoire national.

« L’objectif, c’est la vaccination de tous les Français », a dit M. Macron, lançant un « appel au civisme et au sens du devoir ».

Il a expliqué "qu 'il faut tenir au moins la cible des 50 millions de vaccinés à la fin du mois d'août », et que

« nous sommes en bonne voie », puisque « 37,8 millions de Français » sont déjà complètement vaccinés.

Le président a aussi confirmé la mise en place, à la rentrée, d’une campagne de rappel vaccinal, avec une troisième dose pour les plus de 80 ans et les personnes particulièrement vulnérables.

Enfin, les collégiens, lycéens et étudiants auront la possibilité de se faire vacciner dans leurs établissements scolaires.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

 ASSASSINAT D'UN PRETRE EN VENDEE

EN FRANCE

Le Père Olivier Maire a été découvert mort ce lundi 9 août à Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée. La commune se situe à une vingtaine de kilomètres au sud de Cholet ont confirmé le diocèse et la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre.

Gérald Darmanin a annoncé qu'il se rendait sur place via un tweet. « Tout mon soutien aux catholiques de notre pays après le dramatique assassinat d’un prêtre en Vendée. Je me rends sur place. »

Le suspect remis en liberté en juin

Un homme se serait rendu à la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre. ll s'agirait du sacristain bénévole de nationalité rwandaise, mis en examen pour l'incendie à la cathédrale de Nantes le 18 juillet 2020, rapporte France 3.

Il avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin dernier après plusieurs mois d'incarcération dans l'attente de son procès.

L'auteur présumé sortait d'un séjour en hôpital psychiatrique et était hébergé par la communauté des frères missionnaires Montfortains selon nos confrères.

Les missionnaires montfortains constituent une congrégation présente dans une trentaine de pays, axée sur la charité et l’hospitalité.

La dernière attaque mortelle visant un membre de l’Eglise catholique en France remonte au 29 octobredernier

Brahim Aouissaoui, un Tunisien alors âgé de 21 ans, avait tué au couteau deux fidèles et le sacristain de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice .




Carl Delsey pour DayNewsWorld

NAISSANCE DE DEUX PANDAS JUMELLES

AU ZOO DE BEAUVAL EN FRANCE

La famille panda s'agrandit au ZooParc de Beauval après la naissance de jumelles, dans la nuit du dimanche 1er août au lundi 2 août 2021. Les deux petits plantigrades rejoignent dans la fratrie leur grand frère Yuan Meng, né le 4 août 2017.

« Les deux bébés sont roses. Les deux sont en parfaite santé. (...) Ils sont magnifiques », a réagi le président du ZooParc, Rodolphe Delord, depuis le centre de contrôle du Centre de reproduction et de sauvegarde des pandas de Beauval.

« Les dix premiers jours sont la période sensible, mais les deux bébés, deux petites filles a priori, sont solides et Huan Huan a un bien meilleur comportement. Elle a les gestes d'une bonne maman. C'est une chouette naissance », a apprécié le chef vétérinaire du zoo Baptiste Mulot, qui ne pourra déterminer avec certitude le sexe des petits pandas avant quelques jours.

Huan Huan a d'abord donné des premiers signes d'agitation dimanche vers 17 30. Alternant activité et sommeil, elle a finalement perdu les eaux à 00 h 30 avant de donner naissance à ses petits à 01 h 03. Immédiatement, les bébés se sont montrés vifs et ont poussé des cris aigus. Poids conforme pour des bébés pandas.

Mis en couveuse

Une soigneuse du Centre de recherche sur le panda géant de Chengdu, venue spécialement pour les naissances, a réussi à s'emparer de l'un des bébés pandas pour lui prodiguer les soins et le placer en couveuse. Il pesait 149 grammes, un poids « très rassurant » pour un bébé panda.

« Plus ils sont gros, moins ils sont fragiles. Ils sont dans la fourchette haute car ils doivent faire entre 100 et 150 grammes à la naissance », a expliqué le vétérinaire.

La deuxième petite femelle, qui a bénéficié d'un peu plus de temps avec sa génitrice, a été pesée à 128 grammes. Les soigneurs vont maintenant devoir gérer la santé de Huan Huan et procéder à des rotations régulières des bébés auprès de leur mère.

La reproduction du panda est très difficile et la femelle n’est fertile que deux jours par an maximum. Les deux oursons seront élevés par leur mère et les soigneurs en alternance, un ourson à la fois. Ceci pour soulager l’ourse, d’après le président du zoo de Beauval. « Dans la nature, la mère abandonne le plus faible car elle ne peut pas élever deux petits. » .« Ils vont être mis en couveuse et ils vont aller téter leur mère en alternance. Ils vont être surveillés 24 heures sur 24  », a précisé Rodolphe Delord.

Une espèce qui n'est plus « en danger » mais « vulnérable »

Fin mars, les deux pandas géants, Huan Huan et Yuan Zi, l'une des principales attractions de Beauval, avaient tenté de s'accoupler. Une insémination artificielle avait également été réalisée par précaution, la femelle n'étant féconde que 24 à 48 heures par an.

C'est grâce à cette technique que Huan Huan avait donné naissance à ses premiers jumeaux, dont un seul s'était avéré viable. Désormais âgé de 4 ans, le premier panda né en France pèse désormais plus de 100 kilos.

Depuis 2016, les pandas géants ne sont plus « en danger » d'extinction sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Mais l'espèce reste toutefois « vulnérable », alors que 500 pandas vivent en captivité et  2000 à l'état sauvage en Chine.

Statut de trésor national chinois

Longtemps braconné, l’animal est devenu un emblème de la Chine mais aussi celui de la lutte pour la protection de la nature. Il est notamment présent sur le logo du WWF (Fonds mondial pour l’environnement). Depuis de nombreuses années, Pékin offre ou prête des pandas à certains pays, dans un but de préservation ou d’amélioration des relations diplomatiques.

Les jumelles, ainsi que leur grand frère, repartiront en Chine dans quatre ans, conformément à l’accord passé avec le pays. Pour les parents, initialement prêtés pour dix ans en 2012, le zoo  » prolonger l’accord pour dix nouvelles années ». ​Les négociations sont en cours entre les deux pays et passent directement par les chefs d’État, en raison du statut de trésor national chinois du panda et du symbole diplomatique qu’il représente.

Les deux nouveaux-nées du Loir-et-Cher n'auront des noms définitifs que dans 100 jours. Selon la tradition, ils seront choisis par la Première Dame chinoise. Comme un signe que la naissance s'inscrit dans le cadre de la « diplomatie du panda ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA PROMOTION DU 14 JUILLET 2021

 DE LA LEGION D'HONNEUR

Cette promotion a distingué 467 personnes, à parité: 393 chevaliers, 53 officiers, 17 commandeurs, 2 grands officiers et 2 grand'croix.

Le philosophe Edgar Morin, le skipper Jean Le Cam, le préfet Didier Lallement ou la chorégraphe Carolyn Carlson font partie de la promotion du 14 juillet de la Légion d'honneur qui a été publiée ce mercredi au Journal officiel.

Cette promotion a distingué 467 personnes, à parité: 393 chevaliers, 53 officiers, 17 commandeurs, 2 grands officiers et 2 grand'croix, dont Edgar Morin, qui a fêté le 8 juillet ses 100 ans. Il a été élevé à la dignité de grand'croix, la plus haute distinction de la Légion d'honneur, comme Alain Mérieux, fondateur de l'institut du même nom (biologie industrielle).L'ancien directeur de l'OMC, Pascal Lamy, président d'honneur de l'institut Jacques Delors, a pour sa part été promu grand officier. Le préfet de police de Paris Didier Lallement devient commandeur, parmi les quelque 30% d'acteurs du secteur public (hors santé et enseignement) promus.

Jean-Pierre Pernaut, Harry Roselmack...

Dans le secteur de la culture, la chorégraphe franco-américaine Carolyn Carlson et l'avocat, écrivain et membre de l'Académie française, François Sureau ont reçu le même grade.

L'actrice Laetitia Casta et les journalistes Jean-Pierre Pernaut et Harry Roselmack, deux figures de TF1, ont eux été nommés chevaliers. Le vainqueur du Vendée Globe 2020/2021, Yannick Bestaven, a été nommé au même grade, ainsi que le skipper Jean Le Cam.

Parmi les professionnels de santé, Marcel Lascar, fondateur de SOS médecins, a également reçu la décoration de chevalier.

Une liste de 467 personnalités, honorées en ce mercredi de fête nationale, a été publiée au Journal officiel

La Légion d’honneur est la plus haute distinction française et l’une des plus connues au monde. La promotion du 14 juillet est l’une des deux promotions civiles annuelles de la Légion d’honneur, avec celle du 1er janvier.

Fondée par Napoléon Bonaparte en 1802, la Légion d’honneur compte aujourd’hui 92 000 membres, récompensés pour leurs mérites éminents au service de la nation.




Carl Delsey pour DayNewsWorld


LE GENERAL LECOINTRE CHEF D'ETAT-MAJOR

 DES ARMEES FRANCAISE TIRE SA REVERENCE

L'Elysée a annoncé son départ et la nomination du général Thierry Burkhard, actuel chef d'état-major de l'armée de Terre, avant que le général Lecointre ne le confirme ce dimanche 13 juin lors de l'émission du Grand Jury (RTL/LeFigaro/LCI).

« Le général François Lecointre a soumis il y a plusieurs mois au président de la République sa demande de quitter le service actif après le 14 juillet 2021.

Le président de la République tient à saluer en lui le grand soldat, le chef militaire et le serviteur de l'État », a indiqué la présidence.

Le chef d'état-major des armées commande toutes les opérations militaires de la France et veille au bon fonctionnement de l'institution. Le général Lecointre aurait pu être encore maintenu à son poste. Il ne le souhaitait même si le président lui « a demandé de rester plus longtemps ».

« Préserver les armées »

« Il n'est pas bon qu'un chef d'état-major des armées puisse être exactement aligné sur un mandat présidentiel », a estimé pour sa part François Lecointre. « Il faut à tout prix préserver les armées d'un risque de soupçon sur leur absolue neutralité politique ».

« Je ne souhaitais pas qu'un chef d'État-Major des armées soit associé à un politique (...) Le tuilage garantit une continuité », a-t-il ajouté.

« Vous ne connaissez pas le cœur des armées (...) Le président de la République, par définition, pas plus que n'importe qui de sa génération », a continué François Lecointre.

Des propos qui interviennent alors que deux tribunes de militaires ont provoqué il y a quelques semaines une petite tempête politique, n'épargnant aucun parti et poussant la ministre des Armées Florence Parly à intervenir pour rappeler, elle aussi, l'exigence de neutralité du soldat. Dans la seconde tribune, des cadres supérieurs anonymes dénonçaient ce qu'ils perçoivent comme « la guerre civile (qui) couve » dans le pays.

« Qu'un militaire aille se prévaloir de son grade et engager les armées dans une prise de position qui peut être assimilée à du militantisme politique, ce n'est pas acceptable », a réagi François Lecointre, toujours sur le plateau du Grand Jury (RTL/LeFigaro/LCI) ce dimanche 13 juin 2021.

Une haute fonction « difficile, éprouvante »

Le général Lecointre avait succédé en juillet 2017 à Pierre de Villiers, qui avait démissionné avec fracas sur fond de coupes budgétaires abruptes et de réformes au pas de charge.

Sa haute fonction, qu'il décrit comme un « poste charnière entre le politique et le militaire » est « difficile, éprouvante : elle vous force à une grande honnêteté vis-à-vis des politiques sur les conséquences des décisions, qu'il faut ensuite mettre en œuvre en y adhérant pleinement », confiait-il.

Rwanda, ex-Yougoslavie, Matignon : il affiche un parcours mêlant brillants états de service sur le terrain et solide expérience des coulisses feutrées du pouvoir. Âgé de 59 ans, ce Saint-Cyrien poivre et sel au profil athlétique a été notamment chef du cabinet militaire du Premier ministre, où il avait servi les socialistes Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, puis Édouard Philippe.

Issu de l'infanterie de marine, il a servi en Irak lors de la première guerre du Golfe (1991), à Djibouti (1991-93), en Somalie (1992) ainsi qu'au Rwanda, en plein génocide, dans le cadre de l'opération Turquoise (1994) puis durant la guerre de Yougoslavie (1995).

Héros de la bataille de Vrbanja en Bosnie en mai 1995, où le jeune capitaine s'est battu à la baïonnette pour reprendre le pont aux forces serbes et défendre l'honneur de la France, le général Lecointre aura passé 4 ans à accompagner la « remontée en puissance des armées ».

Des moyens qui ne permettent pas une montée en puissance

A la tête des armées françaises, il a connu une Loi de programmation militaire (LPM) qui a redonné du souffle à la troupe après des années de restrictions budgétaires très dures.

Pour autant, les désaccords ont persisté entre les armées et l'Élysée. Les moyens militaires demeurent limités comparés aux menaces décrites dans la Revue stratégique. Le général Lecointre ne cesse d'agiter le spectre du retour d'un conflit de « haute intensité » face à un adversaire aux moyens aussi performants que ceux de la France.

« La loi de programmation militaire actuelle aujourd'hui vise à consolider ce modèle d'armée complet », confiait-il récemment. Avec ce modèle « complet », les armées conservent, parfois a minima, toutes les compétences. « Elle ne vise pas une montée en puissance ou l'acquisition d'une masse qui permettrait à l'armée de s'engager dans un conflit étatique majeur », ajoutait-il.

ll part aussi alors que le chef de l'Etat vient d'annoncer, après plus de huit ans d'engagement massif, une réduction de la présence militaire française au Sahel, marquée par la fermeture de bases et une réarticulation de la lutte antijihadiste autour d'une « alliance internationale » associant des Européens.

Son successeur Thierry Burkhard devra aussi orchestrer un bouleversement stratégique majeur. "Ca fait plus de dix ans que l'armée s'est concentrée sur la menace du moment qu'était le terrorisme militarisé", expliquait-il en novembre. « L'armée de Terre doit changer d'échelle et se préparer à des conflits plus durs, de haute intensité ».

Un virage qui impose notamment un rajeunissement du parc de blindés et de l'artillerie, mais aussi notamment de l'aviation, des défenses sol-air, de la guerre informationnelle et des drones.

« Un départ qui n’est pas, officiellement du moins, lié à la fin de l’opération Barkhane au Sahel, ni à la récente publication de tribunes de militaires au ton factieux. ». , selon le quotidien le Parisien.




Alize Marion pour DayNewsWorld

ENFIN LA TROISIEME ETAPE DU DECONFINEMENT

EN FRANCE

Le président du Conseil scientifique a néanmoins appelé à maintenir le port du masque en extérieur "au moins jusqu'au 30 juin".

Alors que la situation sanitaire s’améliore en France, le pays doit entrer dans une nouvelle phase du déconfinement ce mercredi 9 juin. Couvre-feu décalé à 23h, réouverture des restaurants avec jauge réduite ou encore pass sanitaire.....

Cette nouvelle étape s’annonce importante, à la fois pour les Français, mais aussi pour le gouvernement.

Une bonne nouvelle enfin à la veille de cette troisième étape du déconfinement.

« La situation est contenue et va dans le bon sens, c'est vrai en France et dans l'ensemble des pays européens », s'est réjoui sur RTL Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, mardi 8 juin.

« On a des chiffres qui ont baissé plus rapidement que nous ne l'avions imaginé. »;

La raison ?

« La dynamique de la vaccination (…), on devrait être à 35-38 millions de vaccinés [avec au moins une dose] au 30 juin, donc c'est la bonne porte de sortie. »

« On devrait, avec cette dynamique de vaccination, avoir un été qui devrait se passer dans des conditions plutôt satisfaisantes », estime donc le président du Conseil scientifique.

L'immunologiste appelle néanmoins à la prudence lors de cette nouvelle phase de déconfinement :

« Jusqu'à maintenant, on était à l'extérieur et on va ouvrir maintenant à l'intérieur et c'est bien là où ça va se jouer », explique Jean-François Delfraissy.

Le 19 mai 2021 présente enfin un début de retour à la vie normale.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

UN ETE TRANQUILLE SANS COVID

SELON L'INSTITUT PASTEUR

Si les chiffres concernant la transmission et l'hospitalisation continuent de baisser et que la vaccination accélère encore, on pourra peut-être passer un été sans reprise épidémique de Covid-19. C'est, en tout cas, une hypothèse de l'institut Pasteur.

L'institut Pasteur s'est parfois montré alarmiste dans ses projections concernant la pandémie. Cette fois, bonne nouvelle, les chercheurs parisiens considèrent que « les conditions sont favorables pour l'été ». Plusieurs scénarios sont tout de même envisagés qui tiennent compte des chiffres en baisse depuis un mois et de l'accélération de la vaccination. L'inconnue reste les effets du déconfinement en cours.

Tenir le rythme jusqu'au 9 juin

« Si l'on réussit à maintenir le rythme actuel de décrue des infections et hospitalisations jusqu'au 9 juin tout en maintenant ou augmentant le rythme de vaccination, on ne s'attend pas à observer cet été de reprise importante de l'épidémie liée au variant B.1.1.7 (le variant anglais, NDLR) », explique l'institut Pasteur. Mais attention, si la baisse observée dans les hôpitaux est stoppée après la réouverture des terrasses, commerces et cinémas, un rebond n’est pas à exclure.

« La taille de ce rebond dépendrait notamment des taux de transmission sur la deuxième moitié de mai et en juin, du rythme de vaccination et des hypothèses sur l'augmentation de transmission du variant B.1.1.7.

Mais l'Institut se veut tout de même rassurant : « Dans tous les scénarios explorés, ce rebond resterait plus petit que la troisième vague. »

Maintenir l'effort de vaccination cet été

« Le passage du rythme de 500 000 doses à 700 000 doses de vaccins distribuées par jour pourrait réduire de façon importante l’intensité de la reprise », écrivent les chercheurs. Actuellement, la campagne de vaccination connaît une véritable accélération mais la barre des 700 000 injections quotidiennes n'a pas encore été atteinte. L'Institut Pasteur tient à souligner que « ces scénarios ne sont pas des prévisions ». Un nouveau variant insensible aux vaccins pourrait par exemple rebattre les cartes.

Par ailleurs, l'été est moins propice au rebond épidémique notamment grâce aux températures, mais une nouvelle vague de contaminations à l'automne n'est pas exclue, insistent les chercheurs qui recommandent de « maintenir l'effort de vaccination cet été ».




Carl Delsey pour DayNewsWorld

MANIFESTATION DE LA POLICE FRANCAISE

DEVANT L'ASSEMBLEE NATIONALE A PARIS

Les policiers, syndicats et politiques de plusieurs sensibilités se sont retrouvés en ce mercredi 19 mai 2021 devant l’Assemblée nationale Française à Paris.

Après une minute de silence observée en hommage aux membres des forces de l’ordre décédés en mission.

Gérald Darmanin a expliqué sa présence dans la manif des policiers :

« C'est une façon de leur dire que je les aime et que je les soutiens ! »

C’est un rassemblement lourd de sens, deux semaines après le meurtre du brigadier Eric Masson à Avignon et à l’approche d’importantes échéances électorales.

Tous les syndicats sont unanimes, des milliers de policiers mais aussi le ministre de l’Intérieur et des politiques de tous bords se sont rassemblés devant l’Assemblée nationale.

Selon les organisateurs, 35 000 personnes se sont réunies.

Ainsi, même Gérald Darmanin s’y est rendu, peu avant 13 heures, une première de mémoire de policiers pour un ministre de l’Intérieur.

Le ministre en a profité pour discuter avec les fonctionnaires de police sur place.

« Il faut nous aider […] le métier est très difficile, on a besoin de vous, il faut qu’on soit protégés […] On part au boulot et on ne sait pas comment on va rentrer, dans quel état… », lui a lancé l’un d’eux, visiblement très ému.

Le ministre Gérald Darmanin lui a répondu :

« Tous les matins je pense à vous […]. Il n’y a aucun doute sur le soutien que je vous porte ».

« Vous envoyez du bois ! », l’a félicité un autre policier.

« Je suis venu comme tous les Français soutenir les policiers, c’est tout », a seulement commenté à l’intention des médias Gérald Darmanin, au milieu de la foule et accompagné du préfet de police de Paris, Didier Lallemant.


« Il faut de la valorisation, de la reconnaissance et du soutien lorsqu’ils sont attaqués »

« Le problème de la police, c’est la justice », s’est par ailleurs insurgé un représentant d’Alliance, alors que le Ministre et garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti a indiqué qu’il envisageait de se rendre à la manifestation.

La mention de son nom a été sifflée par plusieurs des participants. Il a fini par répondre dans l’hémicycle, lors des questions au gouvernement.

« En tant que citoyen j’aurais pu me retrouver dans cette manifestation pour apporter mon soutien aux services de police, commence-t-il.

Ce qui me semble en revanche dangereux pour notre démocratie, c’est que l’on oppose en permanence et à des fins électorales et donc avec un certain cynisme, la justice et la police.

Les policiers, les magistrats de ce pays sont dans la même barque républicaine (...) J’affirme que sur le terrain magistrats et policiers travaillent ensemble. »

Certains manifestants sont apparus dans la manifestation le visage masqué, avec des larmes de sang, portant un cercueil.

Puis, un peu plus tard en ce début d’après-midi, une minute de silence a été respectée, là aussi en hommage à leurs collègues décédés en service, suivie d’applaudissements.

L’événement s’est terminé par une interprétation de l’hymne national par la chanteuse lyrique Chloé Chaume.

« J’apporte mon soutien aux policiers et gendarmes chaque jour depuis que je suis ministre de l’Intérieur et même avant, en tant que maire de Tourcoing, s’était justifié ce mercredi sur France Inter le ministre de l’Intérieur quant à sa présence à la manifestation. J’ai eu l’occasion de voir que ce sont des gens courageux, […] qui sont particulièrement la victime d’une société de plus en plus violente »., estime Gérald Darmanin

Pour le ministre Gérald Darmanin, qui évoque les « deux assassinats » de Stéphanie Montfermé à Rambouillet et d’Eric Masson à Avignon, les policiers

« sont marqués par le deuil, l’émotion et la colère. »

« Je vais leur dire que nous les aimons », a-t-il aussi clamé, ajoutant :

« C’est mon travail, mon métier, ma façon de les soutenir que d’être avec eux ».

Avant 11 heures ce mercredi, les premiers manifestants se sont retrouvés devant l’Assemblée nationale. Les organisations syndicales ont érigé un podium, où se sont succédés plusieurs interlocuteurs non politiques, devant une large bannière avec l’inscription « Payés pour servir, pas pour mourir ».

Vers 13 heures, la foule s’était largement densifiée, avec de nombreux drapeaux de syndicats flottant au milieu.

Les syndicats réclament « la mise en œuvre de peines minimales »

Les syndicats ont décidé d’organiser ce rassemblement deux semaines jour pour jour après le meurtre d’Eric Masson, tué sur un point de deal à Avignon.

Un drame qui a ébranlé la police, déjà marquée par l’assassinat le 23 avril de Stéphanie Monfermé, agente administrative au commissariat de Rambouillet (Yvelines), par un Tunisien qui se serait radicalisé.

Selon les responsables syndicaux, beaucoup de policiers « en colère » et « écœurés » voient dans la mort du brigadier lors de cette banale intervention un symbole des violences répétées à leur encontre, qui nécessitent une « réponse pénale » plus ferme.

Le Premier ministre Jean Castex s’est notamment engagé à étendre à trente ans la période de sûreté pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime contre un policier ou un gendarme.

Et à limiter strictement les possibilités de réduction des peines pour ceux qui s’attaquent aux forces de l’ordre.

Mais les syndicats déplorent que leur « revendication la plus importante », « la mise en œuvre de peines minimales » (aussi appelées peines planchers) pour « les agresseurs des forces de l’ordre », n’ait pas été « prise en compte ».

De toute évidence le gouvernement Français va devoir prendre tres vite des mesures pour résoudre un problème grandissant !!




Alize Marion pour DayNewsWorld

ENFIN  LA VACCINATION ANTI COVID

OUVERTE A TOUS A PARTIR DU 12 MAI 2021

En visite dans un nouveau centre de vaccination parisien, le chef d'État a par ailleurs annoncé que l'âge d'accès au vaccin sera abaissé aux plus de 50 ans à partir du 10 mai.Tous les plus de 50 ans pourront se faire vacciner dès le 10 mai, au lieu du 15, et les doses disponibles en fin de journée seront ouvertes à tous le lendemain «sans limite d'âge», a annoncé jeudi 6 mai Emmanuel Macron, afin d'accélérer la campagne vaccinale contre le Covid-19.

«Nous ne voulons pas gâcher quelque dose que ce soit», donc «à partir de mercredi 12, vous pourrez regarder la veille sur le site s'il y a des doses disponibles le lendemain à l'endroit où vous êtes et des rendez-vous qui ne sont pas pris» et ces rendez-vous disponibles seront ouverts «sans limite d'âge», a expliqué le chef de l'Etat en inaugurant le premier grand vaccinodrome parisien, Porte de Versailles à Paris.

Jusqu'ici à Paris «il n'y a pas eu de gâchis, toutes les doses ont été utilisées dans les centres, mais on veut optimiser et être sûrs que toutes les doses sont pleinement utilisées», a-t-il ajouté, précisant que «c'est un dispositif exceptionnel».Quand aux plus de 50 ans, pour lesquels la date d'ouverture de la vaccination a été avancée de 5 jours, ils pourront prendre rendez-vous dès vendredi 7 mai.

«L'objectif, évidemment, c'est de continuer à marche forcée d'avancer», a insisté Emmanuel Macron, en réaffirmant l'objectif d'atteindre 30 millions de vaccinés le 15 juin. Le gouvernement s'est fixé comme objectif d'atteindre la barre des 20 millions de premières doses injectées au 15 mai, puis des 30 millions un mois plus tard. Mardi, 16,4 millions de personnes avaient reçu au moins une dose et 7,3 millions ont reçu deux doses.

La France attend plus de flacons des quatre vaccins autorisés en mai (4,5 millions de doses par semaine) et en juin (6,9 millions hebdomadaires).




Boby Dean pour DayNewsWorld

LE BICENTENAIRE DE LA MORT DE NAPOLEON

Sur fond de bataille mémorielle, le président français, Emmanuel Macron, commémore, mercredi, aux Invalides, les 200 ans de la mort de l'Empereur Napoléon, une figure historique toujours contestée.

Le 5 mai 1821, à 17 h 49, Napoléon Bonaparte rend son dernier souffle à Sainte-Hélène, une île située en plein cœur de l’Atlantique sud. L’ex-empereur des Français s’éteint après une longue nuit d’agonie et de délire, durant laquelle une tempête balaie ce territoire du bout du monde.

Dès le lendemain, une autopsie est réalisée, à la suite des demandes du défunt. Antomarchi, le médecin personnel de Napoléon, assisté de sept confrères anglais, procèdent à l’étude des entrailles du vainqueur d’Austerlitz.

Tous s’accordent pour affirmer que la mort de Napoléon est d’origine naturelle, il serait décédé des conséquences d’un ulcère perforé à l’estomac.

Deux cents ans plus tard, Emmanuel Macron déposera mercredi après-midi une gerbe au pied de son tombeau, sous la majestueuse coupole des Invalides. Juste avant, le chef de l'État prononcera un discours à l'Institut de France pour « regarder en face » cet « être complexe » qu'était Napoléon, en n'étant « ni dans l'hagiographie, ni dans le déni, ni dans la repentance », indique l'Élysée.

Cette « figure majeure de l’Histoire » est « contestée depuis toujours », rappelle l'Institut. Et elle continue à enflammer les débats entre ses défenseurs, qui célèbrent le stratège militaire et l'initiateur de « l'État moderne », et ses critiques, qui l'accusent d'avoir provoqué des centaines de milliers de morts lors de ses campagnes militaires et d'avoir rétabli l'esclavage poussé par les pressions économiques et politiques de son époque.

Le chef de l'État devrait saluer en Napoléon l'organisateur de l'État moderne avec la création du Code civil, des lycées, de la Cour des Comptes, du Conseil d’État ou des préfets...Face à un héritage aussi controversé, les chefs de l'État se sont gardés de prendre position sur Napoléon depuis que Georges Pompidou a célébré en 1969 le bicentenaire de sa naissance à Ajaccio, sa ville natale.

« Il n'est pas de nom plus glorieux que celui de Napoléon. Parti de rien, démuni de tout, il a tout obtenu  », avait résumé le président gaulliste.




 Abby Shelcore pour DayNewsWorld

LE DECONFINEMENT ACTE TROIS

OU VIVRE AVEC LE COVID-19

Déconfinement, acte 3 : il se fera en 4 étapes, s’étalant jusqu’au 30 juin sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire dans chaque département. Après la levée des restrictions de déplacement le 3 mai 2021, les terrasses, les lieux culturels et les commerces rouvriront le 19 mai, si le taux d’incidence le permet. Et il faudra attendre la fin du mois de juin pour retrouver une vie (presque) normale. En entamant le déconfinement du pays alors que l’épidémie est encore à un niveau relativement élevé, le chef de l’Etat fait le pari d’un "agenda positif".

Alors qu'il y a un peu plus d’un an, Emmanuel Macron avait déclaré la « guerre » au Covid-19, le chef de l’Etat s’est enfin résolu à « vivre avec » son « ennemi », sans l’éradiquer tout à fait.

Le président a assumé cette stratégie visant à laisser circuler le virus à un niveau relativement élevé, tout en espérant que le respect des gestes barrières et l’avancée de la vaccination éviteront une situation hors de contrôle.

« Le choix de la raison »

Des précautions ont été prises et des « freins » peuvent être activés dans les territoires où le virus circulerait trop mais la légère baisse observée ces derniers jours, tant dans le taux d’incidence de la maladie que dans le taux d’occupation des services de réanimation, dégage l’horizon. « Tout ça est un mélange d’humilité, de pragmatisme et de détermination. Il faudra voir dans quinze jours si la baisse a perduré et dans quelle proportion. Il faut aussi que l’accélération de la vaccination se maintienne voire s’accentue », signale un proche du chef de l’Etat. Sur ce dernier point, « on tiendra nos objectifs », a assuré le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Possibles « freins d’urgence »

« C’est un calendrier qui est prudent et pragmatique, qui est fait avec du bon sens et surtout qui tient compte du fait que les Français ont envie de reprendre une vie de plus en plus normale, et ça il faut l’entendre » après « plus d’un an avec des restrictions », faisait déjà valoir Gabriel Attal vendredi, lors d’un point presse.

Evoquant les « freins d’urgence » cités par Emmanuel Macron en cas de reprise de l’épidémie localement, il a expliqué qu’atteindre l’un des trois critères (plus de 400 infections pour 100.000 habitants, augmentation « très brutale » de ce taux, « menace de saturation des services de réanimation ») déclenchera une « discussion au niveau local avec les élus, les représentants de l’Etat - préfet, ARS) ». « On regardera et si on considère qu’il y a un risque, on tirera sur le frein ».

Alors que l’opposition accuse l’exécutif d’effectuer un nouveau « pari » sanitaire, Gabriel Attal a à nouveau défendu dimanche 2 mai 2021, sur Europe 1, le déconfinement promis par Emmanuel Macron.

Pourtant, les chiffres de l’épidémie ne sont pas au beau fixe. Pour Raphaël Haddad, spécialiste de la communication politique et fondateur de l’agence Mots-Clés, avoir avancé une date précise de déconfinement est « une maladresse inédite depuis le début de la crise ».En novembre, l’exécutif avait fixé à 5 000 nouveaux cas quotidiens la condition du déconfinement. Fin avril, plus de 25 000 cas sont recensés par jour et pourtant les restrictions vont commencer à être levées.

Un déconfinement à l’aveugle ou un nouveau pari sanitaire ?

« Il n’y a pas de chiffre annoncé car on sait qu’ils ne seront pas tenus . »

Pour lever les restrictions, cette fois-ci donc, pas d’objectif en termes de circulation virale. Cette décision est contestée par l’épidémiologiste Dominique Costagliola. « Lever des mesures sans expliquer sur quels déterminants on se base n’est pas rationnel. Cela permet de décider n’importe quoi, n’importe comment », s’agace-t-elle Cette absence d’objectifs épidémiologiques témoigne d’une volonté de l’exécutif « d’optimiser simultanément les impacts du confinement sur la situation sanitaire et socio-économique », estime pour sa part Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l’université de Montpellier.

« En s’affranchissant d’objectifs de déconfinement, l’exécutif fait un compromis entre l’efficacité et la durée du confinement. C’est pourtant tout l’enjeu des objectifs : dire où on veut aller. Sans cela, le confinement ne joue plus son rôle de contrôle de l’épidémie à long terme. »

« Fixé arbitrairement », ce chiffre de 5 000 contaminations quotidiennes devait permettre « un traçage efficient » des malades explique à « l’Obs » Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches. « Aujourd’hui, il n’y a pas de chiffre annoncé car on sait qu’ils ne seront pas tenus », ajoute-t-il. Autre raison selon lui : « Nous avons tiré un trait sur le tracing, impossible si le nombre de cas est trop élevé et qu’il n’est pas automatisé. »

Alors ne pas afficher d’objectif quantifiable serait-il un moyen de s’affranchir des indicateurs épidémiologiques ?

Si aucun chiffre n’a été donné, c’est le signe que l’exécutif ne compte pas sur ce confinement pour faire disparaître le virus. Lors de sa dernière allocution, le 31 mars, Emmanuel Macron lui-même avait expliqué que « la sortie de crise se dessine enfin grâce à la vaccination ».

La saturation hospitalière, critère dominant

En effet, Benjamin Davido estime que c’est cet autre objectif qui a pris la main : « Je ne crois pas que cela laisse au gouvernement une marge de manœuvre très importante. Si la tension hospitalière ne va pas dans le bon sens, l’exécutif ne pourra pas déconfiner comme prévu. »

Lever les restrictions mi-mai, un objectif réaliste ?

Si l’objectif était de revenir à 5 000 nouvelles contaminations quotidiennes d’ici le 15 mai, « il ne serait pas atteint », explique Pascal Crépey, épidémiologiste et biostatisticien à l’École des Hautes Etudes de Santé publique. Selon lui, à cette période, nous serons encore certainement sur un plateau haut, « ce qui va diminuer la marge de manœuvre du gouvernement ». Du même avis, Mircea Sofonea estime que rouvrir le pays est possible, « si le couvre-feu est maintenu : on peut se permettre certaines réouvertures, mais pas tout ».

Le déconfinement de la France peut paraître insensé pour certains au regard des indicateurs sanitaires. Mais il n'y aurait pas que la santé dans la vie...contrairement à ce que l'on croyait il y a un an.

« A partir du 19 mai, des étapes successives vont nous conduire ensemble à définir un nouveau modèle de croissance et de prospérité », s’est avancé Emmanuel Macron, samedi 1er mai 2021, lors de la traditionnelle cérémonie du muguet à l’Elysée.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PERENNISER DES MESURES CONTENUES DANS LA LOI ANTITERRORISTE DE 2017 EN FRANCE

Un projet de loi visant à « pérenniser » des mesures contenues dans la loi antiterroriste de 2017 et la loi renseignement de 2015 va être présenté mercredi en Conseil des ministres, a-t-on appris samedi de source proche de l’exécutif. Gérald Darmanin présentera mercredi un projet de loi pour renforcer les moyens de lutte contre le terrorisme. Un texte - prévu depuis plusieurs semaines - mais qui survient dans un contexte marqué par l'attentat de Rambouillet.

« La volonté c’est de pérenniser les dispositifs actuels des deux lois au sein d’une même loi », a-t-on précisé de même source. Le texte, qui sera déposé moins d’une semaine après l’attaque mortelle au commissariat de Rambouillet (Yvelines), est en préparation depuis plusieurs semaines, a-t-on souligné. La loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Silt) de Gérard Collomb avait été adoptée en octobre 2017 pour prendre le relais de l’état d’urgence mis en place après les attentats de novembre 2015.

Trois ans d'expérimentation

Ce texte a permis d’expérimenter pendant trois ans dans le droit commun des mesures de lutte contre le terrorisme, très contestées par les défenseurs des libertés publiques, comme les « visites domiciliaires » - ex-perquisitions administratives -, les mesures individuelles de contrôle (Micas), l’instauration de périmètre de sécurité et la fermeture de lieux de culte.

Ces mesures controversées ont été prorogées en décembre 2020 par le Parlement jusqu’au 31 juillet 2021, date butoir pour l’adoption du nouveau projet de loi.

Analyse des communications

Selon le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin,interrogé par le Journal du Dimanche, ce texte doit permettre à la France « d'être plus efficace » en s'aventurant davantage sur « le terrain de la technologie qu’utilisent les terroristes ». À ce titre, le projet législatif « prévoit d’actualiser et de pérenniser le recours aux algorithmes, c’est à dire le traitement automatique des données de connexion, par la DGSI ». « Toutes les grandes entreprises utilisent des algorithmes. Et il n’y aurait que l’Etat qui ne pourrait pas les utiliser ? », s'interroge le ministre qui rejette un empiétement excessif sur les libertés individuelles. Cette technique, déjà expérimentée dans la loi renseignement de 2015 permet d'analyser des communications échangées au sein du réseau d'un opérateur pour détecter les menaces.

Le coordonnateur national du renseignement Laurent Nuñez a souligné samedi sur BFMTV « l’importance de cette technique avec des individus de plus en plus isolés dont les seules traces sont les traces numériques ». « Les signes de radicalisation qu’ils donnent à voir sont très faibles donc ça devient très compliqué pour les services de renseignement de détecter ce genre de profil », a-t-il ajouté.

Deux ans de suivi pour les terroristes sortant de prison

Autre grand axe de ce nouveau texte : le suivi des terroristes après leur sortie de prison. Ainsi, "les mesures de contrainte administrative qui visent les personnes condamnées pour des faits de terrorisme à leur sortie de prison pourront aller jusqu’à deux ans", indique Gérald Darmanin. Par ailleurs, le projet du ministre de l'Intérieur vise un renforcement de la prévention avec notamment le « suivi socio-psychiatrique des personnes potentiellement dangereuses ».

Endeuillée après une énième attaque, la France veut donc durcir la loi sécuritaire en musclant l'arsenal français antiterroriste.

C'est en tout cas le souhait du ministre de l'Intérieur qui s'est par ailleurs félicité des 36 projets d'attentats déjoués par les services de renseignements depuis 2017.




Alize Marion pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE A RAMBOUILLET

 UNE MERE DE 2 ENFANTS EGORGEE DANS UN COMMISSARIAT

Une fonctionnaire de police de 49 ans a perdu la vie ce vendredi à Rambouillet. Un homme, qui serait de nationalité tunisienne, lui a porté deux coups de couteau à la gorge. Il a également perdu la vie.

D'après les premiers éléments de l'enquête, la fonctionnaire administrative, âgée de 49 ans, a reçu deux coups de couteau à la gorge dans le sas du commissariat. Elle est décédée des suites de ses blessures. La victime se prénommait Stéphanie, elle travaillait à Rambouillet (Yvelines) depuis 28 ans et était mère de deux filles, âgées de 18 et 13 ans.

Le parquet national antiterroriste a annoncé ouvrir une enquête « de flagrance des chefs d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste ". Elle a été confiée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

L'homme de 36 ans serait de nationalité tunisienne selon les premiers éléments de l'enquête. Il est décédé des suites de ses blessures après des tirs de riposte d'un policier. Selon une source judiciaire, trois personnes de l'entourage de l'assaillant sont actuellement en garde à vue.- Selon le procureur antiterroriste, l'assaillant a repéré les lieux peu de temps avant l'attaque.

L'assaillant a crié "Allah Akbar" dans le sas du commissariat, selon les collègues de la victime. Une opération de police était en cours à son domicile à Rambouillet, en fin d'après-midi ainsi que dans le Val-de-Marne là où l'assaillant avait été hébergé avant de s’installer dans les Yvelines.

Ce dimanche 25 avril 2021 ce que l'on sait sur l 'attaque

Le procureur du parquet national anti-terroriste a donné une conférence de presse pour faire le point sur l'enquête après l'attaque au couteau à Rambouillet.

Selon le téléphone retrouvé sur les lieux du crime, l'agresseur a consulté des vidéos « glorifiant le martyre et le jihad immédiatement avant son acte ». Un coran a également été retrouvé dans ses effets personnels.

L'assaillant était, comme pressenti, « inconnu des services de renseignement »

Sa page Facebook montrait pourtant un basculement, depuis l’automne, dans une idéologie violente et radicale. « Respectez Mohamed prophète de Dieu », poste-t-il après l’assassinat de Samuel Paty. Il s’agit du sixième attentat, depuis 2019, commis par un individu passé sous les radars du renseignement.

Cinq personnes en garde à vue

Selon Jean-François Ricard, procureur anti-terroriste, cinq personnes se trouvent actuellement en garde à vue dans le cadre de l'enquête après l'attentat au couteau à Rambouillet. Ce dimanche, « une cinquième mesure de garde à vue a été ordonnée pour un autre cousin" de l'auteur des faits, a-t-il précisé.

17ème action contre les forces de l'ordre depuis 2014

Selon Jean-François Ricard, procureur anti-terroriste, l'attentat de Rambouillet constitue la 17ème action terroriste islamiste en France contre les forces de l'ordre depuis 2014.

Cela démontre que policiers et gendarmes constituent des « cibles privilégiées des terroristes ».

Un débat sur l'immigration

Ce drame alimente un débat à vif sur l’immigration, après les trois derniers attentats ​: la décapitation de Samuel Paty par un Tchétchène réfugié ​​; l’attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo par un Pakistanais sous statut de mineur étranger isolé ; le triple assassinat à la basilique de Nice par un jeune Tunisien débarqué deux jours plus tôt.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

COVID-19 LA STRATEGIE DU PRIME BOOST AVEC ASTRAZENECA ?

Quelle deuxième dose faut-il administrer aux 500.000 Français de moins de 55 ans qui ont déjà reçu une première injection du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19? Dans un avis émis ce vendredi 9 avril, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande d’utiliser un schéma vaccinal mixte (ou « prime boost ») depuis qu’AstraZeneca est déconseillé aux jeunes, en raison d’un risque supérieur de thrombose, un effet secondaire très rare mais potentiellement grave.

Cette stratégie, qui consiste à utiliser un autre vaccin en guise de rappel, va être déployée pour la première fois sur le territoire français pour permettre aux personnes qui ont reçu une première dose d’AstraZeneca de bénéficier d’une protection immunitaire forte tout en évitant tout risque de thrombose.

Changer de vaccin entre les deux doses

Recourir à une plateforme vaccinale différente, c’est à dire changer de vaccin entre les deux injections est un dispositif très peu utilisé jusqu’à présent chez l’homme, mais très intéressant et sans risque supplémentaire d’effets secondaires », a expliqué la professeure Élisabeth Bouvet, la présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS.

Si la HAS recommande de vacciner ainsi, c’est parce que la réaction immunitaire déclenchée par la première dose d’AstraZeneca diminue après trois mois, il faut donc la stimuler après ce laps de temps. La HAS considère que cette stimulation peut être faite par un autre vaccin du moment qu’il provoque lui aussi une immunité, qu’il est autorisé, sûr et disponible sur le marché. Pour le moment, seuls Pfizer et Moderna répondent à ces critères.

Deux doses, deux technologies, sans aucun risque que ce cocktail augmente les effets secondaires, assure la Haute Autorité de Santé qui estime que varier les vaccins pourrait même conduire à une meilleure efficacité. La combinaison de vaccin est une piste explorée dans de nombreux pays notamment au Royaume-Uni avec l’étude Com-Cov.

Le schéma vaccinal mixte est une stratégie prometteuse, en développement notamment pour combattre la grippe, le sida ou l’hépatite B. Dans le cadre du Covid-19, le vaccin russe Spoutnik V repose sur un principe quasiment identique, le vecteur viral n’est pas le même pour la première et la deuxième dose.

Une stratégie salutaire ?

Si les données préliminaires et les éléments théoriques laissent penser que la stratégie du « prime boost » est salutaire, des études lancées par l’Agence Nationale de Sûreté du Médicament doivent préciser la durée et le niveau de protection ainsi obtenu. Selon le médecin et journaliste Damien Mascret sur le plateau du 19/20 de France 3, vendredi, la théorie dit que « l’essentiel, c’est d’avoir restimulé la mémoire immunitaire ». Mais dans la pratique, aucune expérimentation ne prouve que l’efficacité obtenue avec deux doses d’AstraZeneca sera la même que celle obtenue avec une dose d’AstraZeneca et une dose d’un vaccin ARN. « C’est toute la différence entre la théorie et l’expérience », estime le spécialiste.

L’OMS dans l’attente de données

Faute de données, l’OMS a déclaré qu’elle ne pouvait donc pas faire de recommandations.

L’OMS a réitéré vendredi qu’elle ne pouvait, faute de « données adéquates », faire de recommandation sur un changement de vaccin anti-Covid entre deux doses, quelques heures après la décision du régulateur français.




Boby Dean pour DayNewsWorld

QUID DES ANNONCES D'EMMANUEL MACRON ?

"Des décisions ont été actées " pendant le conseil de défense sanitaire a annoncé le porte-parole du gouvernement. Emmanuel Macron les présentera aux Français ce mercredi soir.

Que va annoncer Emmanuel Macron ce mercredi soir lors de son allocution ?

Les vacances de printemps seront-elles avancées ?

Les mesures de freinage étendues à d’autres départements ?

Le chef de l’État a vraisemblablement tranché et l’annoncera aux Français à 20 heures.

5 000 patients en réanimation

Alors que plus de 5 000 patients sont en réanimation, les Français sont suspendus à ses arbitrages, après un Conseil de défense au cours duquel « des décisions ont été actées », selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Ces mesures, qui visent à « voir la lumière au bout du tunnel » selon lui, devraient être en partie « nationales » et concerner notamment « l’école, les déplacements et la vaccination », a indiqué une source gouvernementale.

« La France ne refusera pas un malade »Signe de l’importance de ces annonces, le Premier ministre Jean Castex prononcera jeudi une déclaration, qui sera suivie d’un débat et d’un vote devant les deux chambres du Parlement « sur l’évolution de la situation sanitaire ».

« Nous avons des semaines difficiles devant nous », a insisté Gabriel Attal, en précisant que les nouvelles mesures tiennent compte « de la dynamique de l’épidémie » mais aussi de leurs conséquences « sur le moral de nos compatriotes, sur l’éducation de nos enfants et sur l’activité dans notre pays ». « Mais le facteur clé de nos décisions reste la situation de nos hôpitaux », a-t-il ajouté avant d’écarter tout tri des patients : « Une chose est claire : la France ne refusera pas un malade, le tri des patients n’est pas une option et ne sera jamais une option ».

Du côté des professionnels de santé: le reconfinement

Du côté des professionnels de santé, l’appel se fait aussi de plus en plus pressant. Le conseil national de l’ordre des médecins et la Fédération hospitalière de France ont tous deux appelé à prendre des mesures strictes. Selon l’ordre des médecins, il faut un « vrai reconfinement partout où c’est nécessaire », la France ayant « perdu le contrôle de l’épidémie » de Covid-19.

Le conseil d’administration de la Fédération hospitalière de France (FHF) appelle, quant à lui, « à l’unanimité » à un « confinement strict ». « Les projections indiquent qu’une dégradation très forte de la situation hospitalière est à attendre à court terme, qui sera d’autant plus importante sans nouvelle mesure suffisante de freinage de l’épidémie », affirme la FHF. Elle s’inquiète aussi des déprogrammations en cascade rendues nécessaires par l’afflux de malades du Covid-19, qui ne pourront perdurer « sans conséquences majeures sur la santé publique ».

Enfin, la fédération des hôpitaux publics demande « l’accélération la plus forte de la vaccination », seule capable d’« endiguer définitivement l’épidémie ».

« En attendant que nous soyons massivement vaccinés, partout où la situation est grave, il faut nous confiner », écrit le président du conseil de l’ordre (CNOM), Patrick Bouet, dans une lettre ouverte publiée, mercredi, par le journal Libération et adressée à Emmanuel Macron.

« Il y a eu des erreurs probablement »

« On a toujours regardé avec lucidité et humilité la gestion de cette épidémie. Il y a des choses qui ont été réussies. Il y a des points qui l’ont moins été. Il y a eu des erreurs probablement. Je crois que l’important, c’est de le reconnaître », a déclaré le représentant du gouvernement interrogé à ce sujet à l’issue du conseil des ministres.

Gabriel Attal a fait valoir « la cohérence » de l’action du gouvernement depuis un an, « le fait d’avoir refusé depuis le début de cette crise de mettre notre hôpital en situation de trier les malades, le fait de continuer à accélérer notre campagne de vaccination, qui nous permet d’avoir une lumière au bout du tunnel ».

Une nouvelle fois, les Français sont suspendus aux arbitrages que rendra le chef de l’Etat après le nouveau conseil de défense qui s’est tenu à 9 heures à l’Elysée.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LA VACCINATION POUR QUI

 ET AVEC QUEL SERUM EN FRANCE ?

Nouveau coup d'accélérateur pour la vaccination contre le Covid-19, érigée en « priorité nationale » par Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat, en déplacement ce mardi à Valenciennes, a annoncé une série de mesures pour accélérer la campagne, dont l'ouverture de la vaccination aux 70-75 ans qui ne souffrent d'aucune comorbidité.

« Je veux qu'on organise les choses de manière très méthodique, descendre par tranches d'âge », a souligné le président.

Voici un récapitulatif des Français éligibles à la vaccination, où et avec quel sérum.·

Tous les plus de 70 ans

Qui ? Les patients des Ehpad et les plus de 75 ans ont fait partie des premiers publics éligibles à la vaccination. Au 21 mars, ils étaient respectivement 91 % et 48 % à avoir déjà reçu une première dose, selon le ministère de la Santé. Emmanuel Macron a élargi cette tranche d'âge en abaissant ce mardi l'âge minimum requis à 70 ans.

Quel vaccin et où ? Le choix est vaste pour les seniors. Soit les vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna dans un centre de vaccination, ou en Ehpad si la personne y réside. Soit le vaccin d'AstraZeneca chez le médecin traitant, en pharmacie, ou en Ehpad.

 Les moins de 70 ans « à très haut risque »

Qui ? Tout majeur considéré comme « personne vulnérable à très haut risque » de développer une forme grave du Covid-19 est éligible à la vaccination. La liste des pathologies est détaillée sur le site du ministère de la Santé . Il s'agit notamment de personnes atteintes de cancers en cours de traitement par chimiothérapie, de maladies rénales chroniques sévères, de poly-pathologies chroniques, de certaines maladies rares ou encore de trisomie 21 et de personnes transplantées.

Quel vaccin et où ? Ce sont les vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna en centre de vaccination, sur présentation d'une ordonnance du médecin traitant, ou éventuellement dans l'établissement où la personne est déjà soignée.

Les plus de 55 ans peuvent aussi recevoir le vaccin d'AstraZeneca chez leur médecin traitant ou le médecin du travail, en pharmacie, ou éventuellement dans un établissement de soins.·

Les 50-69 ans « à risque »

Qui ? Ce public n'est pas considéré « à très haut risque », mais seulement « à risque » en raison d'une des comorbidités listées par la Haute Autorité de Santé : pathologies cardiovasculaires, respiratoires chroniques ou neurologiques, obésité, diabète, cancer, maladies hépatiques, etc.

Quel vaccin et où ? Ils peuvent recevoir celui de Pfizer-BioNTech ou de Moderna en centre de vaccination. La tranche d'âge 55 -69 ans peut aussi bénéficier du vaccin d'AstraZeneca dans tous les lieux où il est administré (médecin traitant, médecin du travail, pharmacie, ou éventuellement un établissement de soins si la personne s'y trouve déjà).

·Les soignants

Qui ? Après avoir été réservée dans un premier temps aux professionnels soignants de plus de 50 ans, la vaccination est ouverte à tous les âges depuis Quel vaccin et où ? Pour les 18-54 ans, les vaccins de Pfizer-BioNTech ou de Moderna en centre de vaccination ou dans leur établissement de santé. Les plus de 55 ans peuvent aussi recevoir celui d'Astrazeneca dans tous les lieux où il est administré.

 Bientôt d'autres professions

Emmanuel Macron a annoncé que des campagnes ciblées à destination de professions spécifiques, comme les enseignants, seraient lancées en avril-mai.

Tous les autres Français - les mineurs et les moins de 55 ans ne souffrant pas de comorbidités - ne sont donc pas éligibles pour le moment à la vaccination.

Le gouvernement vise 10 millions de personnes vaccinées mi-avril, 20 millions à la mi-mai et 30 millions mi-juin, contre 6,35 millions actuellement.




Boby Dean pour le DayNewsWorld

COVID-19 AU MOINS 35 VACCINODROMES DEPLOYES PAR L'ARMEE ET LES POMPIERS EN FRANCE

La France passe la vitesse supérieure. L'armée et les pompiers vont déployer « au moins 35 grands centres de vaccination contre le Covid-19, pour pouvoir être capables d'utiliser » toutes les doses qui seront livrées à la France « à partir du mois d'avril », a indiqué lundi le ministre de la Santé.

« Le service de santé des armées va travailler à développer un certain nombre de grands centres de vaccination - on peut les appeler 'vaccinodromes' ou 'mégacentres', quel que soit le nom », a déclaré Olivier Véran lors d'un déplacement à Epinay-sous-Sénart, en Essonne, en compagnie de sa collègue déléguée chargée des Sports, Roxana Maracineanu.

Ces 35 centres, pris en charge par l'armée, s'inscrivent dans les 1 à 2 grands centres de vaccination par département gérés par le ministère et l'assurance maladie.

Il s'agit pour les autorités de « pouvoir être capables d'utiliser tous les vaccins qui nous sont livrés à partir du mois d'avril pour vacciner massivement les Français », a-t-il poursuivi.Olivier Véran a réaffirmé l'objectif de « 10 millions de primovaccinés à la mi-avril, et puis ensuite ça va augmenter, parce que les apports de vaccin vont augmenter », a-t-il assuré.

Le service de santé des armées (SSA) a également déployé un cinquantaine de ses personnels en renfort à Mayotte, afin de gérer dix lits de réanimation supplémentaires au sein du centre hospitalier.

Pendant la première vague épidémique, au printemps 2020, les militaires français avaient également contribué à l'effort collectif sous le parapluie de l'opération « Résilience »:

ouverture d'une structure médicale de réanimation sous tente à Mulhouse (Haut-Rhin),transfert de patients par voie aérienne ou encore convoyage de matériel médical et de renforts outre-mer.




Boby Dean pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LA FRANCE VEUT METTRE LE PAQUET SUR LA VACCINATION

Pour lutter contre la hausse de l’épidémie de coronavirus, un confinement est mis en place à partir de ce week-end dans le Pas-de-Calais, comme à Nice et Dunkerque. Paris et sa région y échappent certes pour le moment mais les commerces de plus 10 000 m² devront fermer et il sera interdit de boire la journée dans plusieurs zones. Trois nouveaux départements sont placés sous surveillance : les Hautes-Alpes, l’Aube et l’Aisne, ce qui porte le total à 23.

Jean Castex, rappelant que les prochaines semaines seront « très sensibles » sur le front du Covid-19, a promis ce samedi 6 mars 2021que le gouvernement allait « mettre le paquet sur la vaccination » et qu'il « ne débranchera pas tout de suite » les aides au secteur de la restauration lorsqu'il pourra rouvrir.

D'ailleurs vendredi 5 mars, ce sont 250.000 personnes ont reçu une injection en France, un record depuis le début de la campagne de vaccination. Et la campagne devrait encore s’accélérer : le décret autorisant les pharmaciens, infirmiers et sages-femmes à vacciner contre le Covid-19 a été signé vendredi.

Objectif : vacciner 10 millions de Français d’ici à la mi-avril et 20 millions d’ici à la mi-mai, promet le gouvernement.-

Est-ce réalisable ? Oui, mais à condition de passer à la vitesse supérieure ce qui implique de vacciner quasiment quatre fois plus qu'aujourd'hui, 7 jours sur 7. Jusqu'à présent, pendant le weekend il y avait un ralentissement voire un arrêt des vaccinations. Dorénavant ce ne sera plus le cas.

Sachant qu'il y a actuellement 400.000 doses d'AstraZeneca à écouler., tout est mis en œuvre : l'armée est mobilisée avec l'ouverture ce weekend de quatre hôpitaux militaires au quatre coins de la France. En Essonne, ce sont les pompiers qui ont construit des boxes supplémentaires pour pouvoir vacciner environ 1.800 personnes en deux jours. Le personnel soignant est également mobilisé.Et les doses sont censées arrivées à temps...

Le gouvernement a donc déployé les grands moyens avec les yeux rivés sur le compteur.

L'objectif est en effet atteignable que si 250.000 personnes sont vaccinées chaque jour, weekend compris.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

VERS UN « CONFINEMENT TRES SERRE » EN FRANCE FACE A L'ECHEC DU COUVRE-FEU ?

Rien n’est encore décidé mais depuis une semaine les tergiversations sur un éventuel troisième confinement sont à l'ordre du jour au sommet de l'exécutif. Le chef de l’État, qui déteste être mis sous pression, qui plus est par certains membres de son gouvernement comme par sa propre famille, veut prendre son temps face à un reconfinement à hauts risques.

D'autant qu'il a entre les mains des enquêtes d’opinion montrant que le taux d’adhésion au confinement a fondu de 85 % en mars à 40 % aujourd’hui. Et qu'existe un risque de désobéissance civile.


Pourtant les mauvaises nouvelles s'accumulent. Le couvre-feu instauré à 18H «ne freine pas suffisamment» la propagation du virus du Covid-19 pour être «pleinement efficace»,a déclaré ce mercredi 27 janvier 2021 le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Le couvre-feu a, selon lui, «une efficacité relative, qui est réelle mais qui n'est pas suffisante à ce stade». Elle «ralentit la progression du virus», mais ce dernier «continue à progresser» tandis que «les variants se développent à un rythme important», a-t-il expliqué.

Le gouvernement étudie donc plusieurs «scénarios» qui vont «du maintien du cadre actuel jusqu'à un confinement très serré», a-t-il précisé à l'issue du conseil des ministres ayant suivi un conseil de défense sanitaire à l'Elysée.

Le président Emmanuel Macron a demandé «des analyses supplémentaires» sur ces différents scénarios avant de prendre des décisions, a encore précisé Gabriel Attal.

Mais «le maintien du cadre actuel paraît peu probable», selon le porte-parole, qui a promis «une concertation avec le Parlement et les syndicats» dans les prochains jours.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

COVID POURQUOI LA FRANCE DE PASTEUR

N'A-T-ELLE PAS SON VACCIN ?

Sur le front du vaccin, l’Institut Pasteur a annoncé hier qu’il abandonnait le développement de son principal projet de vaccin. Les résultats des premiers essais cliniques ont montré que « la réponse immunitaire était inférieure à celle provoquée par une infection naturelle et à celle rapportée pour les autres vaccins », explique la société.

Certes, on savait que le candidat-vaccin de Pasteur avait pris du retard, en particulier sur les deux vaccins aujourd’hui disponibles, celui de Pfizer-BioNTech et celui de Moderna, fondés sur la technologie très innovante de l’ARN messager.

Mais le projet pastorien, conçu sur le principe des « vaccins vecteurs viraux », semblait prometteur et toujours dans la course.D'où la question suivante:
Pourquoi la France, pays de Pasteur, n'est-elle pas capable de mettre au point un vaccin contre le Covid quand les Britanniques et les Allemands y parviennent ?

Et ce, même avec le soutien d'un grand laboratoire comme Merck MSD, qui aurait pu jouer pour l'Institut Pasteur le rôle d'AstraZeneca pour l'université d'Oxford, ou de Pfizer, pour BioNTech. Sans oublier le champion tricolore Sanofi, tout numéro deux mondial des vaccins qu'il est, qui a lui aussi trébuché et dû remettre humblement l'ouvrage sur le métier en revoyant son calendrier.Comment notre industrie pharmaceutique en est-elle arrivée là ?

Le Conseil d'analyse économique (CAE) tente d'apporter une réponse dans une note, publiée ce mardi, à l'intitulé explicite : « Innovation pharmaceutique : comment combler le retard français ? ». La commission, qui réunit un panel d'économistes chargés de conseiller le Premier ministre Jean Castex, a analysé les points faibles de la recherche tricolore en matière de conception et de commercialisation de nouveaux médicaments.

Premier constat : la France n'a pas su anticiper puis s'adapter aux bouleversements que subit le secteur. « En témoigne un certain nombre d'échecs récents dans la recherche de vaccins, souligne Jean Beuve, l'un des conseillers scientifiques du CAE, en faisant allusion au retard de Sanofi, puis à l'annonce de l'Institut Pasteur de résultats insuffisants pour son candidat vaccin. « L'industrie pharmaceutique a fait face ces dernières années à des changements majeurs, enchaîne Anne Perrot, Inspectrice générale des finances, membre du CAE et co-rédactrices de l'étude. Avec notamment le passage de la chimie aux biotechnologies et à la génomique, rendant le processus d'innovation plus complexe et plus coûteux. »

Les progrès de la biologie, et notamment de la biotechnologie, ont en effet débouché sur une vague d'innovations sans précédent durant la dernière décennie. Avec des conséquences notables sur le portefeuille des laboratoires, leur business model, les coûts de développement et in fine, le prix des médicaments. A titre d'exemple, le coût moyen de développement d'un médicament commercialisé était estimé à 802 millions de dollars en 2003 ; en 2016, il était de 2558 millions de dollars, les coûts capitalisés ayant augmenté de 8,5 % par an. D'où l'importance des partenariats. Une nébuleuse de PME et de start-up sont ainsi venues compléter un environnement trusté jusque-là par quelques grands groupes historiques.

Or, deuxième constat : une collaboration insuffisante entre les start-up et les grands groupes, mais aussi les universités. D'autres pays en ont pourtant fait un pivot fondamental de leur innovation. Et le rapport de citer les exemples de l'allemand BioNTech et de l'américain Moderna, qui participent aujourd'hui à la production les deux premiers vaccins anti-Covid. BioNTech a ainsi été fondé par trois chercheurs en Allemagne en 2008, en menant des développements de pointe en immunothérapie. La start-up s'est rapidement développée en bénéficiant de la proximité de centres de recherche et d'hôpitaux universitaires en Allemagne (Mayence, Munich, etc.) et aux Etats-Unis (Cambridge, San Diego), établissant ainsi un solide pont entre recherche fondamentale et recherche appliquée.

Même schéma pour l'entreprise Moderna, créée par un biologiste de Harvard pour commercialiser ses recherches sur les cellules-souches. Les accords de licence, les partenariats ou les investissements de capital-risque des grandes entreprises pharmaceutiques sont en effet plus en capacité de fournir un financement essentiel.

L'Hexagone pâtit de ne pas pouvoir s'appuyer sur une université de pointe dans les biotechs, à l'image d'Oxford ou de Cambridge en Angleterre, du MIT ou de Harvard aux Etats-Unis. Cette absence est d'autant plus dommageable que « les liens entre universités et laboratoires pharmaceutiques sont faibles et de mauvaise qualité », souligne Philippe Martin, le président du Conseil d'analyse économique. Côté financement des recherches, « les crédits publics manquent mais aussi le maillon suivant : le financement privé », pointent les auteurs de la note.

Troisième constat : tous les fonds ne vont pas forcément dans les bonnes poches. A commencer par l'argent mis… dans les salaires. Plusieurs rapports alertent en effet sur la perte d'attractivité de la profession de chercheur dans l'Hexagone : la rémunération moyenne en début de carrière s'établit à seulement 63 % du salaire moyen des pays de l'OCDE. Résultat ? Une fuite des cerveaux, malgré une qualité de la formation tricolore toujours reconnue.Une fuite des cerveaux à cause de salaires trop bas. La française Emmanuelle Charpentier — passée par la Sorbonne et l'Institut Pasteur — vient ainsi d'obtenir le prix Nobel de chimie. « Elle fait aujourd'hui de la R&D en Allemagne et sa carrière s'est déroulée à peu près partout sauf en France », lâche l'une des autrices de la note.

Se pose enfin la question du trop faible recours aux génériques dans notre pays. Un meilleur usage de ces médicaments, dont le brevet est tombé dans le domaine public, permettrait de mieux faire jouer la concurrence et de libérer des crédits pour d'autres médicaments innovants.

Un tableau dressé par le CAE inquiétant quand d'autres pays comme les Etats-Unis, la Grande Bretagne ou l'Allemagne, mais également des nouveaux venus du côté de l'Asie, ont déjà pris une longueur d'avance.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

UN TROISIEME CONFINEMENT

DES LA SEMAINE PROCHAINE EN FRANCE ?

Un troisième confinement en France ?

Ce serait une simple question de jours. « La décision est sur le point d'être prise » selon les sources proches de l'exécutif citées dans l'édition du 24 janvier du JDD. Emmanuel Macron pourrait prendre la parole dès mercredi soir, après le conseil de défense sanitaire, pour une entrée de vigueur en fin de semaine, présagent nos confrères

La France vivrait alors une troisième période de confinement après l'avoir connu du 17 mars au 11 mai 2020 et du 30 octobre au 15 décembre 2020.

. Le calendrier précis et les modalités restent à définir. Le JDD indique que les sorties seraient de nouveau limitées, que les commerces non essentiels devraient limiter leurs horaires et que le télétravail obligatoire n'est pas envisagé. En revanche, les établissements scolaires resteraient ouverts « Maintenir la continuité de l'enseignement reste un marqueur primordial pour le Président autant pour ne pas creuser les inégalités sociales que pour ne pas empêcher les parents de travailler » assure un conseiller cité par le JDD.

Situation sanitaire préoccupante

Les dernières projections de l'Institut Pasteur et de l'Inserm ne présagent rien de bon avec des courbes exponentielles des infections. La cause : les différents variants ,beaucoup plus contagieux, déjà présents en France. Le variant anglais devrait même devenir le virus principal en France courant mars.

Ce samedi, 24 000 nouvelles contaminations ont été enregistrées par Santé publique France. 230 patients sont morts du Covid-19 en 24 heures. Dans les hôpitaux, la tension ne recule pas. 25 864 personnes sont hospitalisées dans toute la France (+ 1174 en 24 heures). Les services de réanimation accueillent 2886 patients (+ 172 en 24 heures). Pour tenter de freiner le virus et les nouvelles contaminations, le gouvernement avait élargi le couvre-feu entre 18 heures et 6 heures du matin à toute la France il y a une semaine. La France demande, par ailleurs, depuis ce dimanche, un test PCR négatif de moins de 72 heures à tout voyageur en provenance des pays de l'Union européenne.

L'Europe se reconfine

C'est la flambée de l'épidémie dans les pays voisins avec des restrictions sanitaires fortes qui met la pression sur le gouvernement français.

Plusieurs pays européens ont déjà mis en place un nouveau reconfinement depuis le début de l'année : confinement total au Royaume-Uni depuis le 6 janvier jusqu'en mars, confinement au Portugal depuis le 15 janvier pour un mois, confinement en Allemagne du 5 au 31 janvier. D'autres pays ont adopté un couvre-feu comme les Pays-Bas depuis ce samedi et même un couvre-feu municipal en Catalogne.

72 % des Français s'attendent à un troisième confinement

Le troisième confinement , redouté par une majorité de Français, devrait en contrarier plus d'un. Selon un sondage publié par Les Echos, 72 % des Français s'attendent à un reconfinement mais seulemment 41 % le souhaitent. C'est beaucoup moins que lors des deux précédents confinements.

Le hashtag #JeNeMeConfineraiPas était un des thèmes les plus populaires sur Twitter en France samedi.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VERS UN TROISIEME RECONFINEMENT

 EN FRANCE ?

Couvre-feu national à 18 h, confinement le week-end ou reconfinement total: les trois scénarios sont à l'étude. Mercredi 13 janvier, le gouvernement se réunit autour d'un nouveau conseil de défense sanitaire, à la veille d'une nouvelle prise de parole officielle.

Ce mardi 12 janvier, il y a désormais officiellement 25 départements français en couvre-feu de 18 h à 6 h. Mais qu'en sera-t-il à partir de la semaine prochaine ? C'est la question que va devoir débattre le conseil de défense sanitaire réuni mercredi 13 janvier, alors que le président du Conseil scientifique doit remettre ce mardi un rapport à l'Elysée, sur l'efficacité de cette mesure.

Troisième vague, variant britannique…

L’hypothèse d’une troisième vague ne peut pas être écartée tant que les retombées des fêtes de fin d’année sur le rythme des contaminations n’ont pu être établies.

À cela s’ajoute le variant britannique que le gouvernement souhaite surveiller au plus près. 70 % plus contagieuse, cette souche a entraîné une hausse exponentielle de cas dans le sud-est de l’Angleterre.

Des foyers d’infections ont été depuis localisés à Bagneux, Lille, dans les Hautes-Alpes et Marseille, où la première adjointe a évoqué, lundi 11 janvier, la possibilité d’un reconfinement local.

Quant à la campagne de vaccination, commencée le 27 décembre, la première phase ne concernera qu’un million de Français en janvier. Cela permettra de limiter les contaminations et la mortalité au sein de Ehpad, mais pas de contrôler massivement la circulation du virus.

Selon plusieurs sources, trois scénarios seraient donc à l'étude pour faire face au rebond épidémique d'après les fêtes de fin d'année et à l'arrivée du variant britannique du Covid-19, qui sème le chaos en Angleterre et dont plusieurs foyers épidémiques ont été repérés en France.

Quels départements sont sur la sellette ?

Le scénario du couvre-feu laisserait donc en l'état le couvre-feu anticipé dans les département où cela a été acté et permettrait aux préfets, après concertation avec les élus locaux, de placer les territoires sous tension, au régime du couvre-feu dès 18 h.

Selon le Parisien, les départements qui pourraient basculer sont la Haute-Savoie, l'Yonne mais aussi les Deux-Sèvres où le taux d'incidence apparaît particulièrement élevé.

Un reconfinement national

Parmi ces scénarios, celui du reconfinement national, qui commence à faire de plus en plus de bruit. À ce sujet, le gouvernement ne ferme pas totalement la porte, mais présente cette option comme le « dernier recours ». C'est en tout cas le message qu'a fait passer Jean Castex, le Premier ministre, lors de la réunion « comité de suivi parlementaire » qui s'est tenue lundi 11 janvier. Lundi après-midi, lors du comité de suivi parlementaire, le Premier ministre Jean Castex lâchait : « Il ne faut pas exclure un troisième confinement en dernier recours. »

De nombreuses voix se font entendre pour réclamer un reconfinement : l’association PandémIA, constituée d’experts médicaux et scientifiques, craint que « l’aggravation de l’actuelle vague impose mi-janvier, un nouveau confinement, du fait, de nouveau, des graves pressions sur le système de santé. »

Pour l’association, « un reconfinement strict est la meilleure arme pour lutter contre la pandémie de Covid-19. »

Reconfinement ou couvre-feu étendu

Pour l’heure, le gouvernement semble plutôt miser sur le couvre-feu, avancé à 18 h dans un nombre grandissant de départements. Il pourrait être étendu à tout le territoire.Le couvre-feu national dès 18 h permettrait à l'exécutif de revenir à des mesures généralisées à l'ensemble du territoire, permettant ainsi davantage de lisibilité.

Mais le couvre-feu à 18 h est-il efficace ? Ce qui est sûr, c'est qu'il ne fait pas l'unanimité, de nombreux élus s'élevant contre l'engorgement provoqué notamment dans les magasins pour que les gens qui travaillent puissent faire leurs courses avant de rentrer chez eux.

Chez les scientifiques non plus, on n'est pas tout à fait d'accord sur l'efficacité de la mesure. Au Parisien, l'épidémiologiste Catherine Hill, confie : « Un couvre-feu avancé à 18 heures ne changera grand-chose. Cela va embêter les gens et ne va pas beaucoup réduire le nombre de personnes qui se croisent, et qui se contaminent ».

Autre hypothèse, celle d’une solution hybride : un couvre-feu à 18 h en semaine et un confinement le week-end, afin de limiter totalement les déplacements, alors que certains Français profitent de ces deux jours de repos pour se déplacer ou voir de la famille.

Des options sur lesquels le conseil de défense, qui se tiendra mercredi, aura à se prononcer.

Vers une fermeture des écoles ?

Les leviers ne sont pas très nombreux. Depuis jeudi 7 janvier, un nouveau protocole sanitaire permet aux salariés qui le souhaitent de se rendre un jour par semaine sur leur lieu de travail.Une semaine plus tard, difficile d’imaginer le gouvernement faire marche arrière et inciter à nouveau massivement au télétravail. Idem pour l’ouverture des lieux des cultes.

Quant à la fermeture des écoles, c’est un tabou – « Nous sacralisons, nous sanctuarisons l’école parce que l’éducation est fondamentale pour notre pays », avait insisté dimanche 10 juin Olivier Véran, sur Europe 1- même si certains scientifiques la réclament.

À l’issue d’une réunion avec les syndicats enseignants jeudi 7 janvier, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé que le protocole sanitaire ne serait pas renforcé dans les établissements scolaires. Tout en disant se tenir en alerte et prêt à bouger le curseur s’il le fallait. Mais il se refuse à envisager pour l’heure un report des épreuves anticipées du baccalauréat.

Une marge de manœuvre étroite

La marge de manœuvre est étroite mais le gouvernement ne peut se permettre le statu quo si les chiffres de contaminations gonflent. Si l’épidémie, portée par le variant britannique, devient, à l’image de ce qui s’est passé au Royaume-Uni, à nouveau hors de contrôle, ce troisième confinement sera inévitable.

« En milieu de semaine, on saura quelle est la taille de l’ennemi et là il faudra prendre des mesures appropriées », prévient l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique.

Le verdict tombera alors jeudi, lors de la conférence de presse du Premier ministre.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

COVID-19

 LE VACCIN MODERNA ARRIVE EN FRANCE

Après Pfizer, c'est au tour du vaccin Moderna, qui vient de recevoir une autorisation européenne de mise sur le marché, d'arriver en France.

Dès ce lundi 11 janvier , 50000 doses de vaccin contre le Covid-19 de la société américaine vont être livrées.

Elles sont réservées en priorité aux régions qui en ont le plus besoin, à l'instar du Grand-Est, de la Bourgogne Franche-Comté, de l'Auvergne-Rhône-Alpes et de la Provence.

D'ici à fin juin, ce sont près de huit millions de doses qui sont attendues pour le vaccin Moderna, précise ce communiqué. Ces doses s'ajoutant aux livraisons hebdomadaires du vaccin Pfizer.

Le vaccin Moderna présente des contraintes moins lourdes que celui de Pfitzer dans la mesure où il est plus simple dans son utilisation, notamment parce qu'il peut se conserver au réfrigérateur pendant 30 jours au lieu de 3 pour Pfizer et qu'il nécessite une congélation à seulement -20 degrés contre -70 degrés pour le premier.

Comme le vaccin Pfitzer, celui de Moderna a recours à la technologie dite à ARN messager, et les deux peuvent donc être utilisés « indifféremment dans le cadre de la stratégie vaccinale », précise le ministère.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

COVID-19 EN FRANCE JEAN CASTEX

N'EXCLUT PAS DE NOUVELLES RESTRICTIONS A VENIR

Le premier ministre français Jean Castex a tenu ce jeudi une conférence de presse consacrée aux mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran a participé, comme à à l’accoutumée, à cette conférence.

Une situation sanitaire préoccupante

Le chef du gouvernement a mis en garde face à une situation sanitaire toujours préoccupante sur le territoire national.

« La situation sanitaire est devenue plus fragile », a même souligné le chef du gouvernement. Il a indiqué que « le niveau des contaminations reste à un niveau élevé, il a même tendance à progresser depuis la mi-décembre. Les nouveaux cas tournent autour de 15 000 quotidiennement ».

« La pression sur les établissements hospitaliers reste importante avec en moyenne 2 000 nouvelles hospitalisations et 200 nouvelles admissions en réanimation par jour ». Or « il est hors de question de désarmer nos systèmes hospitaliers » et « il n'est pas question que nous baissions la garde dans les semaines à venir », a donc prévenu le Premier ministre.

Deux variants du virus en France

Le ministre de la Santé a fait le point sur les deux variants du virus, la souche britannique et celle provenant d'Afrique du Sud .19 cas étaient actuellement en circulation, dont deux dans des clusters à risque.

Olivier Véran a expliqué que ceux-ci étaient plus contagieux de l'ordre de « 40% à 70% » que le virus initial, et que les autorités sanitaires prenaient « très au sérieux » cette menace.

Tous les laboratoires sont donc mobilisés pour traquer le variant, tous les tests PCR douteux seront analysés pour faire du séquençage. Jean Castex a ajouté que « la frontière avec le Royaume-Uni restera fermée jusqu'à nouvel ordre ».

Vers un nouveau durcissement des mesures ?

Concernant les restrictions, le Premier ministre a indiqué que « les lieux culturels, établissements et équipements sportifs resteront fermés jusqu'à la fin du mois » ajoutant que les bars et les restaurants rouvriront « a minima mi-février ». Sur la situation des stations de sports d'hiver, un point sera organisé le 20 janvier prochain pour voir si une réouverture des remontées mécaniques sera possible « début février ».

Couvre-feu dès 18h envisagé dans 10 nouveaux départements

Jean Castex a annoncé également que la mesure de couvre-feu à partir de 20h reste en vigueur jusqu'au 20 janvier. En outre, le Premier ministre a fait savoir que 10 départements français supplémentaires pourraient être concernés par un couvre-feu à partir de 18 heures, alors que 15 départements de l'Est de la France y sont déjà soumis. Une décision devrait être prise d'ici vendredi soir. « Les décisions seront prises vendredi soir pour rentrer en vigueur dimanche » après des concertations menées par les préfets des territoires concernés. Le Premier ministre a aussi déclaré que de nouvelles mesures pourraient être appliquées au niveau national, « si la situation se détériore ».

45 000 Français vaccinés

Sur la stratégie vaccinale, le chef du gouvernement a indiqué que « la phase deux avait été avancée ». Ainsi, les personnes de plus de 75 ans pourront se faire vacciner « à partir de lundi 18 janvier dans des centres de vaccination ». 300 vont ainsi ouvrir rapidement pour atteindre 600 centres dans les prochaines semaines. Les personnes de plus de 75 ans pourront organiser leur vaccination soit via un numéro de téléphone ou le site internet santé.fr. Ils seront orientés vers le centre le plus proche de leur domicile pour y prendre rendez-vous.

La vaccination est également ouverte aux personnes handicapées hébergées dans des établissements spécialisés et aux personnels de 50 ans et plus qui y travaillent, a annoncé ce jeudi le gouvernement.

Jean Castex a indiqué que « 45 000 personnes avaient été vaccinées au cours des cinq derniers jours ». Le gouvernement s'est engagé à publier les chiffres des vaccinations quotidiennes dans les prochains jours.

Olivier Véran a indiqué que « 78 millions de doses seront livrées avant l'été entre les cinq principaux vaccins ».

Le ministre de la Santé a ajouté concernant le Vaccin Pfizer-BioNTech, que la deuxième dose peut être différée « jusqu'à six semaines au lieu de trois ».




Andrew Preston pour DayNewsWorld

LA FRANCE EST LA RISEE DU MONDE

POUR LA VACCINATION ANTI-COVID

La France est à la traîne avec seulement 5 000 personnes vaccinées le 6 janvier 2021 alors que près de 15 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19 à ce jour . Et bien entendu la presse internationale en fait des gorges chaudes, moquant la lenteur de l' Hexagone.

La France a de nouveau « un retard à l’allumage évident » dans la campagne vaccinale contre le Covid-19 si bien que le ministre français de la Santé Olivier Véran a promis mardi 5 janvier « d’amplifier, d’accélérer et de simplifier » les injections de vaccin anti-Covid-19.

Lourdeurs administratives

Les médias étrangers pointent du doigt les lourdeurs administratives françaises en matière de vaccination. La France est en effet le seul pays à imposer une consultation préalable à l’injection, pour recueillir le consentement des personnes vaccinées.

« Les retards pris dans la campagne de vaccination contre le Covid-19 sont largement imputables aux blocages administratifs dans le secteur de la santé », déplore le journal Le Temps qui estime que « les vaccins français empêtrés dans la bureaucratie sanitaire ».

Le quotidien britannique The Guardian l’explique notamment par le fait que la France est « le seul pays insistant pour que les gens concernés par la vaccination donnent leur consentement après avoir été informés de possibles contre-indications ».

« L’État central »

En Italie, Il Foglio titre : « Comment se fait-il que la France soit si lente ? C’est l’État central, chéri ». Ce qui rappelle la boutade de Jean Rottner, président LR de la région Grand Est dénonçant le fait que «  Se faire vacciner est plus compliqué que d’acheter une voiture ».

Die Welt, l’un des trois plus grands quotidiens allemands, va même jusqu’à parler de « désastre var Et au média Bloomberg qui n'hésite pas à traiter la France de Pasteur de mauvais élève :« la mère patrie du pionnier de la vaccination Louis Pasteur, et porteuse de grandes victoire scientifiques comme la découverte du VIH dans les années 1980, se trouve aujourd’hui en bas du tableau en matière d’injections contre le coronavirus ».

« La défiance française »

Autre ralentisseur majeur : « le cercle vicieux de la défiance française », titre Le Soir. Puis développe : « alors qu’ailleurs, plus on pique, plus on recueille l’adhésion du public, dans l’hexagone, c’est la défiance qui croît ». Le quotidien espagnol El Pais décrit la France comme « l’un des pays les plus anti-vaccins d’Europe et du monde ».

En effet 58 % des Français refuseraient de se faire vacciner, soit 6 Français sur 10. Cette défiance contre les vaccins caractériserait selon le Le Japan Times le peuplke français depuis la nuit des temps. « Quand le roi Louis XVI, ses deux frères et sa belle-sœur ont été inoculés contre la variole, le public s’est inquiété des risques encourus. Bien que l’expérience fût un succès, inspirant même une nouvelle mode capillaire, les doutes n’ont jamais disparu. Si le vaccin a décollé au cours du XIXe siècle, l’ère de Pasteur, il en a été de même pour la résistance, l’apathie et la méfiance. C’est un défi similaire qu’affronte Emmanuel Macron », développe le quotidien anglophone japonais.

Et au grand quotidien allemand Die Welt de conclure tout bonnement au« désastre vaccinal français » !




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld


ACCELERATION DE LA VACCINATION EN FRANCE APRES LE FIASCO DU DEBUT

Après les difficultés liées à l'approvisionnement en masques puis le déploiement des tests, c'est au tour de la campagne de vaccination de prendre du retard en France par rapport à ses voisins européens. En effet, au 2 janvier, seules 432 personnes avaient reçu une première dose de vaccin, contre 239 000 en Allemagne et 88 000 en Italie. Ce lundi 4 janvier 2021, un octogénaire d’Oxford a été la toute première personne dans le monde à recevoir le vaccin anti-Covid développé par la société AstraZeneca et l’université d’Oxford. C’est le deuxième vaccin distribué au Royaume-Uni après l’autorisation donnée à Pfizer et BioNTech. Aujourd’hui, plus d’un million de Britanniques ont été vaccinés contre le covid-19. Et si l'on se tourne vers les Etats-Unis : ils sont à l'heure actuelle plus de 4 millions d’Américains à avoir reçu la première dose des deux vaccins (Pfizer/BioNTech et Moderna) ayant reçu le feu vert des autorités.

Face aux critiques sur les lenteurs de la vaccination contre le Covid le chef de l’Etat s'est vu dans l'obligation de piloter lundi à l'Élysée une réunion de crise consacrée à la stratégie vaccinale.Une façon de tenter de reprendre la main et de mettre un coup d’accélérateur dans les moyens engagés. L'exécutif promet en effet une montée en puissance dès mardi soir.

En charge de la gestion de la crise depuis dix mois, le ministre de la Santé Olivier Verran a précisé ce mercredi 5 janvier 2021 que l'Hexagone a « dépassé les 2.000 vaccinations hier » et promis que « d'ici jeudi on va augmenter encore de façon très importante, on va être sur une courbe exponentielle ».

Aussi Olivier Verran bouscule-t-il le calendrier vaccinal en ouvrant notamment la vaccination aux personnels soignants de plus de 50 ans, initialement prévue début février, dès le 4 janvier. Olivier Véran a indiqué que cet élargissement concernerait aussi les pompiers et les aides soignants à partir de cet âge. « Ce sont des professionnels qui sont au contact de personnes fragiles et qui peuvent être amenés à travailler auprès de malades », explique-t-il. Le ministre de la Santé a défendu le seuil fixé à 50 ans car « nous savons que le vaccin Pfizer protège des formes graves du coronavirus (...) Les gens qui sont en réanimation massivement sont âgés de 60 ans et plus (...) Nous priorisons les personnes les plus fragiles ». Les citoyens de plus de 75 ans pourront également bénéficier d'injections avant début février. « Cela fait 5 millions de personnes », a quantifié Olivier Véran. Plus généralement, l'exécutif prévoit notamment de permettre aux Français volontaires pour se faire vacciner de se signaler. « Nous allons ouvrir dans les prochains jours une inscription possible pour les Français qui le souhaitent par internet, par téléphone sans doute, et pourquoi pas par l'application TousAntiCovid, pour que les Français qui souhaitent se faire vacciner puissent le faire savoir, s'inscrire et puissent prendre des rendez-vous », a annoncé le ministre de la Santé sur RTL.

Le gouvernement compte aussi déployer davantage de centres de vaccination. « De 27 hôpitaux équipés en vaccins, nous en aurons 100 demain (mercredi, ndlr) après-midi afin de couvrir tout le territoire », a indiqué Olivier Véran qui souhaite aussi « développer les centres de vaccination destinés à la ville ». « La semaine prochaine, nous aurons 300 centres de vaccination. Et 500 à 600 centres de vaccinations seront accessibles en ville fin janvier », a-t-il ajouté.

« Nous allons désormais amplifier, accélérer et simplifier notre stratégie vaccinale » contre le Covid-19, a également promis Olivier Véran mardi 5 janvier.

Tout cela alors que le variant du virus plus contagieux qui sévit en Angleterre est aussi sur le sol français. Entre 10 et 15 cas ont été détectés, a précisé le ministre de la Santé.




Andrew Preston pour DayNewsWorld


ENCORE DEUX SOLDATS FRANCAIS TUES AU MALI

L'Elysée annonce samedi 2 janvier 2021 la mort de deux soldats français de l'opération Barkhane au Mali Le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser, du 2ème régiment de hussards de Haguenau, sont décédés dans l'explosion de leur véhicule qui a roulé sur un engin explosif, près de Ménaka, dans l'est du pays, lors d'une mission de renseignement.

« Le Président de la République rend hommage à la mémoire de ces soldats, morts pour la France dans l’accomplissement de leur devoir. Il partage la douleur de leurs familles, de leurs proches et de leurs frères d’armes et les assure de la gratitude et de la solidarité de la Nation », écrit l'Elysée dans un communiqué, tout en rappelant sa « détermination » face au terrorisme.

50 soldats français tués au Sahel

Yvonne Huynh, qui avait 33 ans, est la première femme de l'armée française tuée au Sahel depuis l'intervention Serval en 2013. Loïc Risser avait 24 ans. Tous deux étaient engagés dans un régiment spécialisé dans le renseignement.

Ces deux décès portent à 50 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations antijihadistes Serval puis Barkhane, a précisé l'état-major des armées. Il y a cinq jours, trois militaires français avaient perdu la vie dans le même pays. En novembre, la France confirmait étudier une possible réduction du contingent français sur place, pour l'instant fort de quelque 5 000 hommes.

La force Barkhane opère depuis 2014 avec pour objectif de permettre aux forces armées du Sahel de faire face à la menace djihadiste.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes, qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit toujours.

Cependant les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS FEU VERT DE

LA HAUTE AUTORITE DE SANTE POUR

LE VACCIN DE PFITZER ET BIONTECH EN FRANCE

La Haute Autorité de santé (HAS) a donné jeudi 24 décembre son aval à l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 développé par Pfizer et BioNTech.

Le vaccin « peut être utilisé chez les personnes de 16 ans et plus », « du fait de son efficacité et de son profil de tolérance satisfaisant », a estimé la HAS. Cela constitue la dernière étape réglementaire avant le lancement de la campagne de vaccination en France, dimanche 27 décembre.

Après le feu vert donné cette semaine par l’Agence européenne des médicaments (AEM) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

La « stratégie de priorisation » déjà annoncée (commencée par les populations les plus à risque de forme grave et les plus exposées au risque d’infection) reste valable pour ce vaccin, ajoute l’avis de l’autorité sanitaire.

Elle précise que « cet avis sera revu en fonction de l’évolution des connaissances, notamment au regard des résultats complets des essais de phase 3 ».

« Nous confirmons que ce premier vaccin a bien une place dans la stratégie vaccinale, au regard tant de son efficacité que de son profil de tolérance, ce qui est une excellente nouvelle », a déclaré la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec.

« Les modélisations mathématiques que nous avons réalisées nous confortent dans la stratégie de vacciner en priorité » les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées et le personnel à risque qui y travaille, c’est-à-dire ceux « qui ont le bénéfice individuel le plus important à cette vaccination ».En effet, si le vaccin de Pfizer et BioNTech a démontré une efficacité « importante » pour empêcher de développer la maladie Covid-19, « pour l’instant nous n’avons pas d’information sur l’impact de ce vaccin sur la transmission du virus », a souligné Elisabeth Bouvet, présidente de la commission des techniques de vaccination de la HAS.

Aussi, la campagne vaccinale qui débutera dimanche a essentiellement pour objectif de « réduire la mortalité et les formes sévères » de la maladie et de « préserver le système de santé en France », a-t-elle rappelé.

Le vaccin est, par ailleurs, « très bien toléré », avec « très peu d’effets secondaires graves », a encore précisé Elisabeth Bouvet. Les effets indésirables majoritairement rapportés, comme une douleur au point d’injection, sont « conformes à ce qu’on observe habituellement quand on administre un vaccin », a-t-elle ajouté, tout en soulignant qu’il serait « important d’avoir des études de post-administration sur les personnes vaccinées ».

Débuts des vaccinations dans plusieurs pays

La campagne de vaccination dans l'UE devrait commencer dimanche.

Les premières injections concerneront « quelques dizaines de résidents [d’Ehpad] d’abord dimanche ». Ensuite, cela sera étendu à d’autres établissements, lundi puis mardi.« La France a fait le choix d’une vaccination progressive, privilégiant en premier lieu les personnes les plus à risque (…), et fondée sur leur consentement. Nous ne confondons pas vitesse et précipitation », a déclaré M. Véran sur Twitter, rappelant que le consentement des personnes serait recueilli, la vaccination n’étant pas obligatoire.

Le Royaume-Uni a déjà approuvé un premier vaccin, créé par Pfizer et BioNTech, envoyé depuis le début du mois chez les personnes les plus vulnérables.

Le Koweït a lancé aujourd'hui une campagne de vaccination après avoir réceptionné des doses du vaccin américano-allemand Pfizer-BioNTech, comme ont déjà commencé à le faire plusieurs de ses voisins. Le Premier ministre cheikh Sabah al-Hamad Al-Sabah a inauguré cette campagne en se faisant administrer le vaccin, ont rapporté des médias officiels Koweïtiens.

Plus d'un million d'Américains ont reçu leur première dose contre le Covid-19 depuis que la campagne a débuté il y a 10 jours, a annoncé mercredi le directeur de la principale agence fédérale de santé publique des Etats-Unis, Robert Redfield.« Les Etats-Unis ont franchi un palier préliminaire mais crucial », s'est-il félicité.

Le Chili et le Costa-Rica qui commencent à dégainer les seringues, également remplies du vaccin de Pfizer/BioNTech.  L'Argentine a pour sa part autorisé le Spoutnik V devenant le premier pays d'Amérique latine, et un des premiers pays au monde à donner son feu vert au vaccin russe contre le Covid-19.

De leur côté, les tests cliniques du vaccin CoronaVac, du laboratoire chinois Sinovac, ont « atteint le seuil d'efficacité » exigé par l'OMS, a révélé le même jour l'Institut Butantan, chargé de sa production et distribution au Brésil, sans toutefois rendre publics les résultats officiels.


Andrew Preston pour DayNewsWorld

COVID-19

UNE GESTION DEFAILLANTE DE LA PANDEMIE

Le gouvernement a-t-il été à la hauteur face à la pandémie de Covid-19 ?

Une commission d'enquête de l'Assemblée nationale qui devait en partie répondre à cette question brûlante a adopté un rapport accablant pour l'exécutif, mercredi 2 décembre 2020.

Eric Ciotti, rapporteur LR de la mission parlementaire mise en place dès le début de la crise sanitaire, a présenté mercredi les conclusions de son rapport. Il y dénonce le manque d'anticipation des autorités sanitaires et un défaut de pilotage pendant la crise.

Une mission d'information

Créée dès le 17 mars, la mission d'information « sur l'impact, la gestion et les conséquences du Covid-19 » s'était vue attribuer, en mai dernier, les pouvoirs d'une commission d'enquête, et bénéficiait à ce titre d'un délai de six mois pour auditionner les acteurs de cette crise et parvenir à ses conclusions.

Les députés ont mené 53 auditions, pendant environ 130 heures. Ils ont entendu, entre autres, l'ex-Premier ministre Edouard Philippe, alors à Matignon au début de la crise sanitaire, l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui a quitté le gouvernement en février pour tenter de devenir maire de Paris, ou encore le directeur général de la santé Jérôme Salomon.

La commission avait également entendu, le 24 juin 2020, pendant près de trois heures, le professeur Didier Raoult, qui est à la tête de l'IHU, à Marseille .Des membres du conseil scientifique ont aussi été auditionnés, le 18 juin 2020, comme Jean-François Delfraissy, le président de l'instance, ou encore l'épidémiologiste Arnaud Fontanet.

Après six mois d’auditions tous azimuts, la commission d’enquête parlementaire sur la Covid-19 conclut donc à un « pilotage défaillant de la crise ». Les conclusions, sévères pour le gouvernement et les autorités sanitaires, ont été présentées mercredi par le vice-président de la mission Damien Abad, patron des députés LR, et par le rapporteur LR Eric Ciotti.

« Pilotage défaillant »

Les députés LR ont pointé parmi leurs conclusions, une situation où la France était « mal préparée », souffrant d'un « pilotage défaillant », de « lourdeurs administratives » alliées à un « manque de décentralisation » des prises de décisions.

Damien Abad a dénoncé « un manque d'anticipation, une sous-estimation du risque pandémique dans la hiérarchie des menaces ces dernières années ».

« Nous constatons aussi dans ce rapport une baisse des stocks stratégiques avec bien sûr les masques, des messages contradictoires sur les masques qui ont considérablement affaibli les capacités de résilience sanitaire, et des manques dans la politique de tests », a-t-il énuméré.

Le rapport critique également la mise à l'écart de la médecine de ville dans cette gestion.

La France est au « quatrième rang des pays les plus touchés en Europe », a souligné Eric Ciotti. « Des pays ont mieux fait face que d'autres », a-t-il martelé : la moyenne dans l'Union européenne a été de 532 décès pour un million d'habitants, et la moyenne en France a atteint 727 décès.

Le rapport, qui conclut à l'absence d'un pilote unique dans cette crise, propose notamment la suppression des actuelles Agences régionales de santé (ARS) au profit d'agences départementales sous l'autorité des préfets.

Mais il propose aussi - comble de l'ironie- de créer un ministère chargé de l’anticipation des crises !

Jugeant les conclusions des députés LR à charge, les députés LaREM et leurs alliés Modem, qui participaient à cette mission, ont décidé de s'abstenir lors de l'adoption du rapport.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT VALERY GISCARD D'ESTAING

EST DECEDE

L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing est décédé ce mercredi soir 2 décembre 2020 à l'âge de 94 ans, a annoncé son entourage.

Il s'est éteint «entouré de sa famille» dans sa propriété d'Authon dans le Loir-et-Cher.

Il est mort «des suites du Covid», a ensuite précisé sa famille.

L'ancien chef de l'État avait été admis dans «le service de cardiologie» de l'hôpital de Tours le 17 novembre 2020 dernier pour «une insuffisance cardiaque» avait alors indiqué son entourage.

En septembre, l'ancien chef de l'État avait déjà été hospitalisé à l'hôpital Georges Pompidou, à Paris, pour «une légère infection aux poumons».

Il avait déjà été hospitalisé à plusieurs reprises à l'hôpital Georges Pompidou il y a quelques années, en cardiologie pour la pose de stents.

Plus jeune président de la Vème République lorsqu'il est élu en 1974, Valéry Giscard d'Estaing avait fait l'une de ses dernières apparitions publiques le 30 septembre 2019 lors des obsèques à Paris d'un autre président de la République, Jacques Chirac, qui fut son premier ministre de 1974 à 1976.

Incarnation de la modernité triomphante

Il se voulait alors l'incarnation d'une modernité triomphante, issue du centre-droit libéral et démocrate-chrétien qui a bâti l'Europe d'après-guerre.

Polytechnicien et énarque, issu d'une grande famille bourgeoise, VGE était entré au gouvernement dès 1959, multipliant les postes ministériels à l'Économie et aux Finances dans les années 60 et 70.

Européen convaincu, il prend en 2001 la tête de la Convention pour l'Europe, chargée de rédiger une constitution européenne, qui sera rejetée par référendum.

Économiste brillant, auteur de plusieurs ouvrages, il a été élu en 2003 à l'Académie française

Après une ascension politique menée à un rythme soutenu, le président de la République a laissé place à l’homme marqué par l’échec de 1981, trouvant dans l’Europe un autre rôle à sa mesure.

 Fils d’Edmond Giscard, directeur des finances du Haut-Commissariat français en Rhénanie, le jeune Valéry baigne très tôt dans le monde de la haute fonction publique.

Un domaine qu’il embrasse lui aussi rapidement puisqu’après avoir participé en 1944 à la libération de Paris, il intègre en 1949 l’ENA, dont il sortira sixième de sa promotion.

C’est ensuite dans le Puy-de-Dôme, département de ses ancêtres, que Valéry Giscard d’Estaing va se distinguer, en devenant en 1956 député à l’âge de 29 ans.

Le jeune homme se fait aussi une place au sommet de l’État, auprès du général de Gaulle, qui le nomme à 32 ans secrétaire d’État aux Finances.

Il devient ministre des Finances et des Affaires économiques dès 1962.

Un rôle qu’il reprendra de 1969 à 1974, sous la présidence écourtée de Georges Pompidou.

La mort de ce dernier le 2 avril 1974 oblige à la tenue d’une élection anticipée où Valéry Giscard d’Estaing va se distinguer face à François Mitterrand, à qui il dira la célèbre phrase lors d’un débat télévisé : « Vous n’avez pas le monopole du coeur ».

Le 27 mai, il devient le troisième président de la Ve République à seulement 48 ans.

Un record de précocité qu’il détenait jusqu’à l’élection en 2017 d’Emmanuel Macron.

Sa présidence aura été marquée par un grave choc pétrolier, mais aussi par des mesures fortes, comme la dépénalisation de l’avortement, portée par la ministre de la Santé, Simone Veil.

Prônant une « société libérale avancée », le nouveau président fit notamment voter l’abaissement de la majorité de 21 ans à 18 ans, la dépénalisation de l’avortement, encadrant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), défendue avec force par sa ministre de la santé, Simone Veil, l’élargissement du droit de saisine du Conseil constitutionnel et la fin de l’ORTF.

Sa politique internationale fut marquée par le renforcement de la construction européenne.

Grâce au soutien du chancelier fédéral allemand, Helmut Schmidt, il fut aussi à l’origine de la création du Conseil européen, en décembre 1974.

Valéry Giscard d'Estaing n'a que 48 ans lorsqu'il accède à l'Élysée en 1974, battant sur le fil François Mitterrand, et devient ainsi, dans une France qui enterre les Trente-Glorieuses et digère mai-68, le premier non-gaulliste à s'emparer de l'Élysée.

Cependant, le 10 mai 1981, il échoue à se faire réélire face à François Mitterrand.

En 1981, il est encore opposé à François Mitterrand, qui lui succède à l’Elysée.

Après une courte retraite, Valéry Giscard d’Estaing se pose dans les années 80 comme la figure de l’opposition centriste à la tête de l’UDF.

 Président du conseil régional d’Auvergne entre 1986 et 2004, député européen de 1989 à 1993 mais aussi titulaire d’un fauteuil de l’Académie française depuis 2004.




Paul Emison pour DayNewsWorld

SECURITE GLOBALE

CRISE AU SOMMET AUTOUR DE L'ARTICLE 24

L'article 24 de la proposition de loi relative à la sécurité globale, portée par les députés LREM a a entraîné de grosses manifestations et a même été la source d'une crise politique entre l'exécutif et le Parlement . avant d'être de facto suspendu.

Le Président a fait la leçon à son ministre de l’Intérieur lundi matin à l’Elysée, furieux du fiasco de la proposition de loi Sécurité globale « Comment en est-on arrivé à laisser penser qu’on pourrait limiter la liberté de la presse ? » a tonné le président Macron.

Ce texte, déposé début novembre, contient en tout 32 articles.

Le 24e a pour but de mieux protéger les forces de l'ordre en cas de diffusion d'images les concernant, arguent ses promoteurs.

À l'inverse, ses opposants y voient une disposition « liberticide » et qui empêcherait de filmer les policiers et les gendarmes lors d'interventions de sécurité. Pour apaiser ces tensions, les présidents de groupes formant la majorité à l'Assemblée nationale ont annoncé ce lundi après-midi une « nouvelle écriture » à venir de l'article 24.

L'article 24 est composé de deux paragraphes. Dans sa version initiale, le premier d'entre eux prévoyait ceci : « Est puni d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support, dans le but qu'il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l'image du visage ou tout autre élément d'identification d'un agent de la police nationale ou de la gendarmerie nationale autre que son numéro d'identification individuel lorsqu'il agit dans le cadre d'une opération de police. ».

Le second paragraphe stipule que la loi sur la liberté de la presse « ne fait pas obstacle à la communication aux autorités administratives et judiciaires compétentes, dans le cadre des procédures qu'elles diligentent, d'images et éléments d'identification d'un fonctionnaire de la police nationale ou d'un militaire de la gendarmerie nationale ».

En clair, le but est de davantage protéger les forces de l'ordre lorsqu'elles exercent leurs missions, comme le martèle régulièrement le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Ainsi, une personne qui filmerait un agent et diffuserait les images sur les réseaux sociaux avec un message insultant ou d'appel à la violence, par exemple, pourrait faire l'objet de poursuites et être ensuite condamné .

Cet article cristallisait les tensions, alors qu'il prévoyait d'encadrer la diffusion de l'image des forces de l'ordre.Afin de lever tout mauvais procès d’intention, les représentants de la majorité ont donc fait part de leur intention d’inscrire la nouvelle écriture de l’article 24 dans un autre cadre que celui de la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

« Force est de constater qu'aujourd'hui le choix que nous avons fait a laissé s'installer un trouble, si ce n'est même la conviction parmi la population que le droit d'informer, que le droit à l'information, que l'exercice même du contrôle légitime des actions de police étaient menacés, l'équilibre que nous avons recherché sur cet article 24 n'a pas été unanimement perçu, dont acte. », a conclu Christophe Castaner, l'ex-ministre de l'Intérieur, désormais président du Groupe LREM à l'Assemblée nationale.

La méthode et le calendrier retenus par les parlementaires et le gouvernement prévoient que ce travail donne lieu à toutes les concertations nécessaires. Celles-ci seront ensuite conduites sous l’égide de la commission des lois, en vue de finaliser une nouvelle proposition de loi qui sera remise au Premier ministre avant les vacances de fin d’année.

Il reviendra enfin au Premier ministre de soumettre cette proposition au Conseil d’Etat pour avis.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LE PLAN DE VACCINATION

 EN FRANCE

En France, la campagne de vaccination contre le Covid-19 doit démarrer à la fin de cette année.La Haute autorité de santé a détaillé ce lundi les 5 phases progressives de cette vaste campagne qui deviendra plus massive dans un deuxième temps.

Premier objectif de la Haute autorité de santé : « protéger en priorité les plus vulnérables et ceux qui s'en occupent ». Seront donc vaccinées en premier les personnes âgées résidant en Ehpad, soit 750 000 personnes visées.

Egalement concernés par cette première phase de vaccination, les salariés des Ehpad « qui présentent un risque de forme grave : les professionnels de plus de 65 ans et/ou avec comorbidité(s)) ». Ils représentent quant à eux 90 000 à 100 000 personnes.

La deuxième phase devrait concerner l'ensemble des personnes âgées, en commençant par « les personnes ayant plus de 75 ans, puis les personnes de 65 à 74 ans ayant une comorbidité, puis les autres personnes de 65-74 ans », ainsi que les « professionnels du secteur de la santé, du médico-social et du transport sanitaire, en priorisant les professionnels âgés de plus de 50 ans » ou présentant un facteur de risque de forme grave.

Dans une troisième phase, suivraient « l'ensemble des personnes de plus de 50 ans ou de moins de 50 ans mais à risque de forme grave du fait de leurs comorbidités » ainsi que « l'ensemble des professionnels du secteur de la santé et du médico-social » et les « professionnels issus des secteurs indispensables au fonctionnement du pays (sécurité ou éducation par exemple) ».

La HAS recommande d'élargir dans un quatrième temps aux « professionnels dont l'environnement de travail favorise une infection (contacts réguliers du public, milieu clos...)»et aux « personnes vulnérables ou précaires ayant un pronostic moins favorable en cas d'infection par la Covid-19 (résident en hôpital psychiatrique, sans domicile fixe, détenus...) ».Enfin, dans une cinquième et dernière phase, « sous réserve que les allocations de doses vaccinales auront été suffisantes pour vacciner chacune des populations prioritaires, la vaccination des personnes de plus de 18 ans et sans comorbidité pourrait alors être initiée ».

La vaccination contre la Covid 19 n'est pas obligatoire en France. Elle s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie du gouvernement « tester, alerter, protéger [et] soigner ». Seuls 41 % des Français ont l’intention de se faire vacciner, selon un sondage IFOP pour Le Journal du dimanche.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

PROCES DE L'ATTAQUE DU THALYS

 PAS DE TEMOIGNAGE DE L'EX-MILITAIRE

AMERICAIN HOSPITALISE

Hospitalisé mercredi 18 novembre 2020 après un malaise à son arrivée à Paris, Spencer Stone rentre aux États-Unis, indique son avocat ce dimanche 22 novembre. Il s’était jeté sur le tireur lors de l’attaque déjouée du Thalys, en 2015.

L’ex-militaire américain q ne témoignera finalement pas au procès et rentre aux États-Unis après une brève hospitalisation à Paris, a-t-on appris ce dimanche 22 novembre auprès de son avocat.

Son témoignage, d’abord prévu jeudi soir avant d’être repoussé à lundi après-midi, n’aura donc pas lieu.

« Après une sérieuse alerte de santé, il n’est pas en état de témoigner et retourne aux Etats-Unis », a expliqué son avocat, Me Thibault de Montbrial.

Spencer Stone, ancien soldat de l’armée de l’air américaine, avait été hospitalisé à son arrivée à l’aéroport de Roissy, mercredi 18 novembre, après un malaise, avait indiqué jeudi Me Thibault de Montbrial.Le 21 août 2015, Spencer Stone et deux amis américains avec qui il voyageait avaient

maîtrisé, avec l’aide d’autres passagers, Ayoub El Khazzani, monté à bord du Thalys armé d’une kalachnikov et de près de trois cents munitions.

« On aurait dû mourir ce jour-là »

Les trois Américains avaient été célébrés en héros pour avoir évité un probable carnage à bord du train, quelques mois avant les attentats islamistes du 13-Novembre, et joué leur propre rôle dans un film de Clint Eastwood sorti en 2018, intitulé Le 15 h 17 pour Paris.

Ses amis d’enfance Anthony Sadler et Aleksander Skarlatos (lui aussi ex-militaire), ont témoigné respectivement jeudi et vendredi devant la cour qui juge Ayoub El Khazzani et ses trois coaccusés

« On aurait dû mourir ce jour-là », a résumé devant la cour Aleksander Skarlatos, 28 ans, en décrivant comment ils étaient parvenus à maîtriser l’auteur de cette attaque, qui a « changé sa vie ».




Boby Dean pour DayNewsWorld

UN VACCIN ANTI-COVID -19 OBLIGATOIRE ?

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé jeudi 19 novembre au soir que la commercialisation des vaccins produits par Moderna et Pfizer/BioNTech, pourrait être autorisée dès le mois de décembre. De son côté, BioNTech, le partenaire allemand de l’Américain Pfizer, indique que l’autorisation pour la distribution du vaccin contre le Covid-19 va être déposée ce vendredi 20 novembre à l’Agence américaine des médicaments (FDA).

La vaccination contre le Covid-19 va-t-elle pour autant devenir obligatoire ?

La question a surgi dans le débat politique depuis les résultats encourageants sur le front anti-covid.

Toute la question est de savoir si ce vaccin sera utilisé une fois qu’il sera disponible. « Ma crainte, c’est que les Français ne se fassent pas assez vacciner », a mis en garde le Premier ministre Jean Castex dans un récent entretien au Monde. Une inquiétude justifiée par un récent sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo qui révélait qu’un Français sur deux refuserait de s’y soumettre.

Selon cette même étude, 60% des Français sont contre l’obligation de se faire vacciner. Or pour atteindre une immunité collective, 60 à 70% de la population doit se faire vacciner d’après plusieurs spécialistes.

Pour un vaccin obligatoire, comme le préconisent l’écologiste Yannick Jadot Gérard Larcher, président LR du Sénat ou Daniel Cohn-Bendit ?

Mais peut-on imposer une vaccination ? Non. Ce serait tout d'abord porter atteinte aux libertés individuelles des Français. Et de plus aujourd’hui il faut légiférer pour rendre le vaccin obligatoire. Comme en 2018, lorsque onze vaccins ont par exemple été imposés aux enfants après qu’un projet de loi défendu par l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a été approuvé par l’Assemblée nationale et par le Sénat. Pas un, mais plusieurs vaccins

Une autre limite au débat sur la vaccination obligatoire tel qu’il a pu être posé ces derniers jours, c’est qu’il n’y a en réalité pas un, mais plusieurs candidats-vaccins sur la table. Trois d’entre eux ont récemment fait l’objet d’annonces très enthousiastes quant à leur efficacité potentielle :

Le candidat-vaccin de Pfizer et BioNTech, présenté comme efficace « à 90 % » selon des résultats intermédiaires mentionnés dans un communiqué du laboratoire, lundi 9 novembre ; l’institut de recherche russe Gamaleya, qui revendique pour son produit une efficacité supérieure (92 %) ;

le vaccin de Moderna, qui serait quant à lui efficace « à 94,5 % », a annoncé la biotech américaine, lundi 16 novembre.

Tous les candidats-vaccins ont leurs caractéristiques propres, d’autant qu’ils ont été élaborés selon des procédés différents. Les produits de Pfizer et Moderna sont des vaccins « à ARN messager », qui utilisent des morceaux de matériel génétique modifié tandis que celui de Gamaleya est « à vecteur viral », utilisant comme support un autre virus qui est modifié pour l’adapter à la lutte contre le coronavirus SARS-CoV-2.

Il ne s'agit donc pas d'un vaccin mais de vaccins, aux caractéristiques différentes impliquant des stratégies de vaccination différenciées.

Se profile plutôt chez les décisionnaires un système de priorisation pour le personnels de santé, les personnes à risque et les soignants , comme pour le vaccin contre la grippe. Une prudence partagée par la Haute autorité de santé qui, elle, recommande de ne pas instaurer une obligation de vaccin, mais d’au contraire de « favoriser l’adhésion » et « respecter un principe de transparence » dans une fiche sur le plan de vaccination publiée le 9 novembre 2020. Et de préconiser, comme pour l’exécutif, de « prioriser les personnes à risque » dans la campagne. Les critères restent à définir.

Une vaccination progressive pour les personnes prioritaires, « avec leur consentement » pourrait alors être envisagée.

Questions sur la stratégie de vaccination

Les chiffres spectaculaires sur l’efficacité supposée des candidats-vaccins cachent par ailleurs une réalité plus complexe. Il s’agit de résultats obtenus dans les semaines qui ont suivi la deuxième injection du vaccin, ce qui ne nous donne, à ce stade, pas de recul pour savoir quelle sera l’immunité conférée, par exemple, six mois après.

De même, on ne sait pas aujourd’hui si ces vaccins protègent uniquement la personne vaccinée contre le Covid-19 et ses symptômes, réduisant ainsi le nombre de cas graves, ou s’ils l’empêchent également de transmettre la maladie. Pas plus qu’on ne sait à quel point ils se révèlent efficaces sur différents types de publics.

Judith Mueller, épidémiologiste rattachée à l’Institut Pasteur interroge « l’efficacité d’un vaccin contre le Covid-19. « Nous ne connaissons pas l’efficacité du vaccin sur le long terme. Pour qu’on obtienne une immunité de groupe avec un vaccin obligatoire, il faudrait que l’immunité induite par le vaccin empêche la transmission et persiste quelques temps, plus de 6 mois. Cela permettrait en théorie d’éliminer le pathogène de la population ». Par ailleurs, pour l’épidémiologiste, une campagne de vaccination sur la base du volontariat pourrait suffire à protéger une partie de la population et à décharger les hôpitaux.

Question de la responsabilité de l'Etat ou des fabricants

Enfin, il faut surtout se pencher sur les vraies questions, comme l’évaluation du rapport bénéfices-risques. Nombre de questions sur l’efficacité du vaccin et ses éventuels effets secondaires doivent être posées avant d’envisager une campagne de vaccination obligatoire. Qui de l’État ou des fabricants prendra en effet en charge les indemnités en cas d'effets secondaires graves ?

L’urgence est à la réflexion autour de la responsabilité :

« Qui de l’État ou des fabricants sera tenu pour responsable en cas d’effets indésirables graves ?

Qui prendra en charge l’indemnisation ?

Et quel sera le rôle des assureurs ? », s’interroge Olivier Borraz, directeur de recherche au CNRS et co-auteur du livre Covid-19: une crise organisationnelle .

Aujourd’hui, la France a précommandé 90 millions de doses de vaccins anti-Covid.

Sachant qu’il faudrait injecter deux doses aux Français pour que le vaccin fabriqué par Pfizer et BioNtech soit efficace, les 90 millions de doses ne permettraient de vacciner que 45 millions de Français, et non l’ensemble de la population.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

VERS UN DECONFINEMENT PROGRESSIF

 A PARTIR DU 1ER DECEMBRE 2020

Emmanuel Macron doit s’exprimer la semaine prochaine, en amont du 1er décembre, date butoir du confinement, afin d’évoquer les étapes des prochains mois.

Au menu du conseil de défense mercredi 18 novembre 2020, une équation dont découlent beaucoup de questions : comment desserrer l’étau sans prendre le risque de relancer la circulation du virus et d’être contraint à un troisième confinement ?

Il s'agit de « doter d’une organisation et d’un cadre permettant aux Français de vivre le plus normalement possible, tout en gardant l’épidémie sous contrôle », a expliqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, après le conseil des ministres.

On peut donc compter raisonnablement sur « une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre 2020 ».

Un déconfinement progressif

.« Nous ne sommes pas du tout au déconfinement, on en est même loin. On parle d’une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre si la situation sanitaire nous le permet », a affirmé Gabriel Attal, soulignant la « tension extrême dans les hôpitaux » lors du compte-rendu du conseil des ministres.

Les salles de sport devraient pouvoir accueillir les mineurs dès le 1er décembre et les cultes pourraient reprendre aussi à cette date, avec des restrictions sanitaires. Mais la question de la réouverture des commerces dits « non essentiels » n’est pas encore tranchée : ils doivent pour l’instant se contenter de ventes en ligne et sur rendez-vous, et réclament une reprise dès le 27 novembre, jour de la gigantesque opération commerciale du « Black Friday ».

Dans une lettre publiée sur Twitter mercredi, l’Association des maires de France a demandé au premier ministre « la réouverture progressive » des commerces de proximité non alimentaires, comme les librairies, les fleuristes, les salons de coiffure et le secteur de l’habillement, « qui sont en mesure d’appliquer un protocole sanitaire strict renforcé et d’accueillir à nouveau du public ».

La situation est encore plus difficile pour les bars et les restaurants. Pour eux, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a seulement promis « des perspectives au début du mois de décembre », et ils craignent de rester fermés jusqu’en 2021. Une catastrophe pour ces établissements mais aussi pour les filières d’approvisionnement comme celles de la volaille et du foie gras.

« Une augmentation importante des états dépressifs »

Même si le chiffre de 2 millions de cas confirmés depuis mars a été dépassé, « l’épidémie ralentit », a confirmé mardi soir le directeur général de la santé, Jérôme Salomon. Mais la « pression hospitalière reste très forte », avec « un nombre inégalé de 33 500 patients Covid » lundi, qui a légèrement diminué, à 33 170, mardi.

Parmi ces malades, plus de 4 800 se trouvaient en réanimation mardi, pour un total de patients en réanimation, toutes pathologies confondues, supérieur à 8 000. Le rythme quotidien des morts à l’hôpital ne faiblit pas non plus, avec 437 nouveaux décès enregistrés en vingt-quatre heures.

S’il s’est félicité du ralentissement de l’épidémie, M. Salomon s’est inquiété mardi soir des conséquences de la crise pour la santé mentale dans la population française. On observe ainsi « une augmentation importante des états dépressifs », qui touchaient le double de personnes début novembre par rapport à fin septembre, de 10 % à 21 % au sein d’un échantillon représentatif de la population sondé par Santé publique France.

La hausse est « encore plus marquée chez les personnes en situation financière difficile, des personnes ayant des antécédents de troubles psychologiques, les inactifs et les jeunes », a relevé le directeur général de la santé.




Boby Dean pour DayNewsWorld

L'ARMISTICE DU 11 NOVEMBRE

MAURICE GENEVOIX AU PANTHEON

A l’initiative d’Emmanuel Macron, Maurice Genevoix rejoint ce mercredi la crypte des Grands Hommes et des Grandes Femmes du Panthéon, aux côtés des 560 écrivains combattants dont les noms sont inscrits sur les murs

Avec Maurice Genevoix, les Poilus entrent au Panthéon; J 'ai voulu témoigner, disait Maurice Genevoix.

Et déformer le moins possible. Maurice Genevoix, dont la vocation littéraire est née dans les tranchées de la Grande Guerre, a immortalisé la mémoire des Poilus dans son remarquable récit "Ceux de 14".


Prix Goncourt pour son roman Raboliot (1925) et secrétaire perpétuel de l’Académie française pendant plus de quinze ans (de 1958 à 1973), ce survivant a occupé une place de premier plan dans la vie littéraire française du XXe siècle, célébrant "l’invincible espérance des hommes".

L’écrivain de guerre

En août 1914, à la mobilisation générale, Maurice Genevoix qui connaît bien l’Allemagne, est élève à l’Ecole normale supérieure. Incorporé comme sous-lieutenant au 106e régiment d’infanterie, il participe à la bataille de la Marne et à la marche sur Verdun. Promu lieutenant, il vit le quotidien du fantassin, la boue, le sang, les orages d’acier, toute cette "farce démente".

Le 25 avril 1915, il est grièvement blessé sur la côte des Eparges, un village de la Meuse surmonté d’une colline stratégique qui va engloutir 12 000 hommes en quatre mois. 

C'est pendant son hospitalisation, qui va durer sept mois, que le jeune homme de 24 ans commence à écrire, à partir de notes et de dessins, car il dessinait aussi très bien, consignées au front. Soucieux de témoigner des horreurs que lui et ses camarades ont vécues dans les tranchées, il devient la voix de la Grande Guerre.

En 1916, il publie "Sous Verdun", un récit dont le réalisme lui vaut d’être largement censuré. Suivront "Nuits de guerre" (1917), "Au seuil des guitounes" (1918), "La boue" (1921) et "Les Eparges" (1923) réunis sous le titre "Ceux de 14" en 1949."Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes, et nous l’avons fait", écrit-il dans ce magistral témoignage, dénué de toute analyse subversive. Invalide à 70%, il est réformé. Son corps n’oubliera jamais la ligne de feu meusienne. Et ses nuits, témoignera sa seconde femme Suzanne, en resteront hantées.

« Le premier de nos écologistes »

Né le 29 novembre 1890 à Decize (Nièvre), "petite ville en Loire assise", c’est au Val de Loire que Maurice Genevoix appartient. "Je tiens plus que jamais comme un grand privilège d’avoir passé toute mon enfance dans une petite ville française d’avant 1914", expliquait-il faisant allusion à Châteauneuf-sur-Loire où il grandit. Puis c’est à Orléans qu’il suit son secondaire en brillant élève, déjà avide de s’exprimer. Il y perd sa mère à 12 ans.

Après la guerre, il retourne à Châteauneuf et y célèbre dans son premier roman, "Rémi des Rauches" (1922), la Loire, "miroir des clairs de lune et des nuits pleines d’étoiles". Il écrira des dizaines d’hymnes aux habitants de la Sologne, aux bêtes de la forêt, aux eaux du fleuve et des étangs: "Raboliot", "La boîte à pêche" (1926), "Rroû" (1931), "La forêt perdue" (1968).

Auteur d’une série de bestiaires de 1968 à 1971, le flâneur de Loire, qui s’est installé entre-temps dans le hameau de la Vernelle, est également un excellent écrivain animalier. A sa mort le 8 septembre 1980, le président Giscard d’Estaing salue "le premier de nos écologistes".L’Académicien

Elu en 1946 à l’Académie française au fauteuil de Joseph de Pesquidoux, il en devient le secrétaire perpétuel en 1958. "Tu humanisais merveilleusement la fonction", regrettera Joseph Kessel lorsque Maurice Genevoix, avide de liberté pour écrire, démissionne en 1973.

On lui doit l’élection de Paul Morand, Julien Green, Montherlant. Membre assidu de la Commission du dictionnaire de la langue française, le pétillant conteur chasse les anglicismes de la littérature scientifique, participe à de nombreuses émissions télévisées et fait revivre tout un vocabulaire vernaculaire délaissé.

"Quand on a été dès sa jeunesse en contact quotidien avec la mort, on a compris avec ses viscères que la vie est une chose merveilleuse", expliquait Maurice Genevoix.

"Aux Grands Hommes la patrie reconnaissante", lit-on sur le fronton du monument.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LE DISCOURS DE JOE BIDEN LE RASSEMBLEUR

Quelques heures après l'annonce des résultats de l'élection, devant une foule en liesse rassemblée en « drive-in », Joe Biden a promis, samedi 7 novembre, d'être le président qui unifiera l'Amérique, célébrant dans sa ville de Wilmington « une victoire convaincante » face à Donald Trump.

Un discours rassembleur

Joe Biden a remercié samedi les électeurs américains pour lui avoir offert une « victoire convaincante » et s'est engagé à être « un président qui rassemble et non pas qui divise ».

« Je promets d'être un président qui n'essaie pas de diviser, mais de rassembler. Qui ne voit pas des États républicains et démocrates, mais des États-Unis. », a-t-il déclaré samedi soir.« Je travaillerai aussi dur pour ceux qui n'ont pas voté pour moi, que pour ceux qui m'ont choisi », a-t-il encore promis. L'ancien vice-président de Barack Obama a dit comprendre la « déception » des électeurs de Donald Trump, qui refuse d'admettre sa défaite. « Moi-même, j'ai perdu des élections, mais (...) il est temps de laisser de côté les rhétoriques abrasives, de faire baisser la température », a-t-il déclaré. « Je suis fier d'être démocrate mais je gouvernerai comme un président », a-t-il ajouté.

« Un jour nouveau pour l'Amérique »

« Voyons-nous, parlons-nous », « donnons nous une chance », a insisté Joe Biden, sous le son des klaxons enthousiastes. Il est « temps de panser les plaies » du pays et d'en finir avec les « diabolisations ». Remerciant la « coalition large et diverse » qui a porté sa candidature, il a rendu hommage aux Afros-Américains, qui ont joué un rôle central dans sa victoire. « Ils me soutiennent toujours, comme je les soutiendrai. » « J'ai fait campagne pour restaurer l'âme de l'Amérique », a-t-il répété.

L'élection de Joe Biden comme président des États-Unis marque « un jour nouveau pour l'Amérique », a également salué la vice-présidente élue Kamala Harris, dans son discours de victoire. « Vous avez marché, vous avez manifesté pour l'égalité, pour la Justice, pour notre pays. Et ensuite vous êtes allés voter. Et le message est clair : vous avez choisi la décence et l'unité. Vous avez choisi Joe Biden comme prochain président des États-Unis ! »

« Alors que notre démocratie elle-même était dans la balance dans cette élection, avec l'âme de l'Amérique en jeu sous les regards du monde entier, vous avez marqué un jour nouveau pour l'Amérique », a-t-elle affirmé aux partisans démocrates.

Hommage aux femmes avec Kamala Harris

Kamala Harris, qui est la première femme de couleur à occuper le poste de vice-présidente, a par ailleurs assuré qu'elle ne serait pas « la dernière ». En février 2019, les femmes démocrates du Congrès s'étaient déjà habillées de blanc lors du discours sur l'état de l'Union de Donald Trump.

La sénatrice démocrate a rendu hommage à sa mère, Shyamala Gopalan Harris, arrivée d'Inde aux Etats-Unis à l'âge de 19 ans, et à toutes les « générations de femmes » qui lui ont « ouvert la voie » et ont lutté pour conquérir l'égalité.

Militante pour les droits civiques, Shyamala Gopalan Harris était chercheuse spécialiste du cancer du sein. Elle est décédée en 2009. « Elle n'aurait pas pu imaginer ce moment, mais elle croyait profondément en une Amérique où un moment comme cela était possible », a affirmé Kamala Harris samedi soir.

« Je pense aux femmes noires, blanches, asiatiques, latinas, je pense à toutes ces femmes qui ont pavé la route qui mène à ce moment », a déclaré la vice-présidente élue.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VERS UN CONFINEMENT DES SEULES PERSONNES VULNERABLES EN FRANCE ?

L’exécutif réfléchit au scénario d’un confinement pour les seules personnes vulnérables .

Emmanuel Macron laisse la porte ouverte à cette hypothèse, pour l’instant écartée., pourtant longtemps recommandé par certains médecins.Lors de l'allocution d le 28 octobre annonçant un reconfinement pour l'ensemble de la population sans distinction, Emmanuel Macron l'avait écartée. « Une mesure peut être pertinente mais pas suffisante. Cette voie n’est pas, au moment où je vous parle, utilisable », déclarait-il aux Français

La.possibilité semble pourtant revenir sur le devant de la scène, même si le président de la République avait suggéré que la mesure serait anticonstitutionnelle, selon des informations du Monde.

La raison : la forte diffusion de l’épidémie de Covid-19 et les dommages causés sur les seniors. Un isolement ciblé afin de préserver autant que possible la vie économique et sociale en attendant l’arrivée d’un vaccin est dorénavant une sérieuse éventualité

Le reconfinement mis en place ne serait pas assez efficace.

Selon les propos du directeur général de la santé Jérôme Salomon, dans une note confidentielle au conseil de Défense que s'est procurée Europe 1, le reconfinement ne serait pas assez efficace à cause des établissements scolaires laissés ouverts, ainsi que les services publics et le maintien des visites dans les Ehpad.

La France est « le pays d’Europe qui compte le plus grand nombre de cas » de contaminations depuis le début de la pandémie, a rappelé Jérôme Salomon. Pour la seule journée de jeudi 5 novembre, plus de 58 000 nouveaux cas ont été répertoriés dans le pays.

Mais une telle mesure devrait également « respecter le principe de dignité de la personne humaine - qui est également un principe constitutionnel », expliquait le professeur de droit public Guillaume Drago, professeur de droit public, au Figaro.

Selon le conseil scientifique Covid-19 qui conseille Emmanuel Macron, 22 millions de personnes pourraient être considérées comme vulnérables en France.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

MALGRE  L'ASSEMBLEE NATIONALE

 L'ETAT D'URGENCE SANITAIRE  JUSQU'AU

 16 FEVRIER 2021

Alors que les députés des oppositions avaient adopté un amendement rejetant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février, le texte a été de nouveau soumis au vote mercredi soir. Avec cette fois suffisamment de députés de la majorité.L'opposition avait en effet réussi à faire adopter un amendement prorogeant jusqu'au 14 décembre l'état d'urgence sanitaire, quand le gouvernement souhaitait porter cette date au 16 février. Les députés des opposition voulaient tout simplement, en limitant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire au 14 décembre , obtenir un débat parlementaire tous les deux mois sur la situation.:Ce qui se fait dans toute démocratie.

Revoter un amendement ou un projet de loi, la possibilité est certes offerte par l’article 101 du règlement de l’Assemblée national. Et Olivier Véran ne s’est pas privé de saisir l’opportunité d’une seconde délibération. avec les députés LREM, MoDem et Agir bien présent, cette fois, au rendez-vous pour faire adopter le texte du gouvernement. A l'issue de cette seconde délibération, le gouvernement a également annulé un amendement de l'opposition voté ce mardi, portant sur le confinement et prévoyant que ce dernier ne puisse être renouvelé au-delà du 30 novembre qu'après accord du Parlement.

Un nouveau vote qui n’a pas manqué de faire réagir les députés des oppositions, tous bords confondus, accusant le gouvernement d'autoritarisme.

En faisant revoter l'article 1er du projet de loi, le gouvernement a essuyé les critiques de l'opposition. « Tout ça est conforme avec ce que vous êtes. Vous êtes en train de construire le sourire aux lèvres un régime autoritaire », a estimé le chef de file des députés LFI, Jean-Luc Mélenchon. «  Nous sommes sous la direction du Conseil de défense qui décide de tout et nous sommes convoqués ici pour enregistrer vos décisions », a-t-il ajouté.« Voter et revoter jusqu’à ce que ce soit le vote que souhaite la majorité ! L’Assemblée nationale se transforme en simple chambre d’enregistrement et le gouvernement s’octroie les pleins pouvoirs jusqu’en février , a fustigé la députée LR Brigitte Kuster. Le terme d’autoritarisme est sorti, aussi, de la bouche de Jean-Christophe Lagarde (UDI), qui a dénoncé « une circonstance anormale de délibération où on ne peut pas exercer nos droits et nos prérogatives »

.« Il y a une dérive qui finit par caractériser un autoritarisme déplacé », a-t-il conclu.

Le projet de loi sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire poursuit sa navette parlementaire.Il doit être examiné ce jeudi par le Sénat, puis revenir pour adoption définitive après une dernière lecture au Palais-Bourbon samedi 7 novembre.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
 

 EN FRANCE A LYON

UN PRETRE ORTHODOXE GRIEVEMENT

 BLESSE PAR BALLE

Un prêtre orthodoxe a été blessé par balle ce samedi 31 octobre 2020 après-midi dans le septième arrondissement de Lyon.

Les faits se sont déroulés rue Saint-Lazare, dans le septième arrondissement de la ville, au niveau de l'église orthodoxe grecque.

L'archiprêtre, de nationalité grecque, a été blessé alors qu'il fermait son église.

L'archiprêtre, âgé de 52 ans et de nationalité grecque, a été blessé aux alentours de 16h alors qu'il fermait son église.

Un homme seul s'est approché de lui avant de lui tirer dessus avec un fusil à deux reprises au niveau de l'abdomen, de sources policières.

Le prêtre a été médicalisé sur place.

Le pronostic vital du prêtre est engagé, il a été médicalisé sur place

Un périmètre de sécurité a été installé autour du lieu de l'agression.

Les forces de l'ordre appellent à éviter le secteur.

Un périmètre de sécurité a été installé autour du lieu de l'agression. Les forces de l'ordre appellent à éviter le secteur.

Les investigations ont été confiées à la police judiciaire de Lyon.

Le Premier ministre Jean Castex, en déplacement à Saint-Etienne du Rouvray a annoncé qu'il rentre immédiatement à Paris où a été ouverte une cellule de crise au ministère de l'Intérieur.

Un suspect a été arrêté rue Baraban, dans le 3e arrondissement. Il pourrait correspondre au signalement du tireur.

Une cellule de crise a été ouverte au ministère de l'Intérieur.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COVID-19  EN FRANCE RECONFINEMENT ILLIMITE DANS LE TEMPS  OU

L'ECHEC D'UNE GESTION DE LA PANDEMIE ?

C'est un sentiment d’échec qui a pu étreindre le citoyen face à l'annonce présidentielle d'un nouveau confinement pour ce mois de novembre. Un aveu d'impuissance. Le déconfinement ne s'est donc pas bien passé: l'objectif du gouvernement est dorénavant de passer de 40 000 cas de contamination par jour à 5 000 d'ici quatre semaines. Un but inatteignable pour certains scientifiques. qui estiment qu'une prolongation du confinement sera d'ores et déjà nécessaire.

« Au 1er décembre 2020, nous ne serons pas à 5 000 contaminations par jour, je peux vous le dire d'emblée aujourd'hui. Il va falloir plus de temps », a rétorqué le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy.

Tous les indicateurs de l'épidémie ne cessent de se détériorer en France. Au 29 octobre, les courbes de réanimation, des hospitalisations et des décès à l'hôpital sont toutes en hausse. La situation sanitaire est plus grave que lors du premier confinement au printemps.

L'ensemble du territoire concerné

« On est dans une situation qui est moins favorable que celle que nous avions début mars. (...)

La contamination est sur l’ensemble du territoire, et pas seulement dans certaines régions » comme au printemps, a prévenu Jean-François Delfraissy. A l'exception de la Guyane, tous les départements français ont atteint un seuil d'alerte sur la base du taux d’incidence pour la population dans son ensemble, du taux d’incidence pour les plus de 65 ans, du le taux d’occupation des services de réanimation.

« En France, le virus est multiplié par deux tous les 10 à 14 jours. (...) Nous avons eu hier [mercredi 28 octobre] 36% de cas de plus que le mercredi précédent. », a précisé Olivier Véran.

Un drôle de reconfinement

Le confinement ne permet pas de stopper complètement les transmissions dans la mesure où il existe des contaminations intrafamiliales De plus, les restrictions sanitaires de ce nouveau confinement ont été assouplies par rapport au premier. Les crèches, écoles, collèges et lycées restent ouverts, tout comme les parcs et jardins. Les usines, les entreprises de travaux publics continueront leur activité, tout comme les guichets de services publics..Le confinement permet donc de ralentir la propagation du virus mais ne garantit pas son arrêt.

Au 29 octobre, il y avait 3 156 patients en réanimation, et un total de 21 183 hospitalisations, des chiffres en hausse par rapport aux semaines précédentes. Selon un rapport soumis mardi au conseil de défense, les patients atteints du Covid-19 pourraient dans ce cas occuper plus de 40 000 lits d’hospitalisation et plus de 9 000 lits de réanimation à la mi-novembre. Or, ces chiffres sont largement au-dessus des capacités normales des hôpitaux, qui étaient de 5 080 avant la pandémie, et qui s'élevaient à « 5 800 lits la semaine dernière, et 6 400  en début de semaine et devaient bientôt atteindre 7 000 », a indiqué jeudi Olivier Véran.

Or s'ajouteront aux malades du Covid-19 beaucoup de malades non-Covid à prendre en charge. L'hiver est favorable aux contaminations

Difficile de calquer les résultats à venir du confinement actuel sur ceux obtenus au printemps, car plusieurs paramètres diffèrent, notamment les températures. « En avril, il fait sec et il fait chaud. Les mois d'automne, il fait humide, lourd, froid. Ce sont des situations climatiques favorables à la transmission du virus », a expliqué Olivier Véran.

Dès fin juillet, le Conseil scientifique appelait d'ailleurs à se préparer à une ès fin juillet, le Conseil scientifique appelait d'ailleurs à se préparer à une deuxième vague à l'automne. Un rapport publié en juillet par Santé publique France sur la saisonnalité du virus, souligne que « les coronavirus humains autres que le Sars-CoV-2 ont un comportement saisonnier avec une transmission atténuée durant la saison estivale ».

Défaillance de la politique de test

Si le chef de l'Etat a dit avoir tout mis en œuvre pour faire face au coronavirus après le 1er confinement, la politique de test a été défaillante. Emmanuel Macron en a certes parlé lors de son intervention mais il n'est pas allé assez loin.Les tests antigéniques toujours attendus Selon le professeur de médecine Jérôme Marty, il faudrait aussi des tests salivaires en entreprises et dans les lieux où il y a beaucoup de circulation. On écarterait ainsi les gens qui seraient positifs. ) on pourrait aussi donner des auto-tests pour que les gens se testent eux-mêmes quand ils vont dans des lieux instables (mariage, réunion de famille, chez des amis, aller au cinéma...).

Le risque sanitaire zéro et notre liberté ?

« Faute d’avoir anticipé, réarmé nos politiques publiques, simplifié nos organisations administratives byzantines, nous courrons après un virus qui opère comme la métaphore de la perte de crédit du politique. Le plus grave c’est qu’ à l’aune de cette double obsession du risque sanitaire zéro et de la foi irraisonnée en la maîtrise technicienne de ce risque nous conditionnons des hommes et des femmes socialisées dans un contexte de libertés fondamentales à s’en priver sans qu’ils ne paraissent s’en offusquer.

Cet apprentissage de la docilité , sur fond d’impératif sanitaire, devrait interpeller toutes celles et tous ceux qui pensent qu’une société pour être libre aussi doit consentir à une part incompressible de risque, faute de quoi elle est menacée par l’entropie. », interroge Arnaud Benedetti dans Altlantico.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

FRANCE LE DRAME !!

 ACTE TERRORISTE TROIS MORTS DANS L'ATTENTAT DE NICE

Une attaque au couteau a eu lieu dans et aux alentours de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice, vers 9 heures, jeudi 29 octobre 2020.

Trois personnes sont mortes, un homme et deux femmes, selon des sources policières au Monde.

La première femme a été égorgée à l’intérieur de la basilique Notre-Dame de l’Assomption. Le deuxième, un homme, a été blessé mortellement à coups de couteau.

La troisième a été tuée dans un bar devant la basilique, où elle s’était réfugiée.

La police nationale et la police municipale sont intervenues et l’auteur présumé des faits a été interpellé.

Blessé par balle par la police municipale, il est en urgence absolue et a été conduit à l’hôpital.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête pour « assassinat » et « tentative d’assassinat ». L’auteur présumé de l’attaque a crié à de nombreuses reprises « Allahou akbar » à la sortie de l’église .

L’Elysée a annoncé qu’Emmanuel Macron se rendrait sur place en début d’après-midi. Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur, a immédiatement mis en place un renforcement de la surveillance des lieux de culte et des cimetières.

Le premier ministre, Jean Castex, a annoncé que le plan Vigipirate passait au niveau « urgence attentat » sur tout le territoire.

Le procureur insiste sur le fait que l’enquête se poursuit, notamment sur les éventuelles complicités dont il a pu bénéficier.

Jean-François Ricard appelle à la responsabilité les médias sur la diffusion de l’identité du mis en cause :

« De nombreux points restent à vérifier », insiste-t-il.

Le procureur a donné quelques éléments sur le profil du terroriste, qui est toujours entre la vie et la mort :

Le suspect est à l’hôpital, où il a été opéré. Il est très grièvement blessé.

Son pronostic vital est engagé. Il n’est pas connu des services de renseignement, ni d’ailleurs des services de police.

L’assaillant portait sur lui un document de la Croix-Rouge italienne. Il est entré en Europe par l’Italie via l’île de Lampedusa fin septembre. Il aurait aussi été à Bari, le 9 octobre 2020.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

VERS UN RECONFINEMENT

DE QUATRE SEMAINES EN FRANCE ?

Réponse d' Emmanuel Macron ce soir à 20h. Le président de la République, face à l'aggravation de l'épidémie de Covid-19, doit annoncer à 20 heures de nouvelles restrictions, a expliqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l'issue du Conseil des ministres.

« Nous avons mis en œuvre de nombreuses mesures pour ralentir cette seconde vague », a-t-il affirmé. « Mais comme partout en Europe, elle nous touche très fortement et nous devons tout faire pour qu'elle ne nous submerge pas, pour qu'elle n'emporte pas des dizaines de milliers de nos compatriotes. »

La moitié des lits de réanimation dans les hôpitaux sont désormais occupés par des malades du Covid-19. Une tendance appelée à se renforcer, puisque 33 000 nouveaux cas ont été répertoriés en vingt-quatre heures. Au total, 523 décès supplémentaires ont été enregistrés, mardi ; un record depuis le mois d’avril.

En conséquence, Emmanuel Macron réfléchit à soumettre l’ensemble du pays à un confinement en partie allégé par rapport à celui qui était imposé au printemps. la piste d'un reconfinement de quatre semaines est privilégiée tout en maintenant les écoles ouvertes et en renforcant le télétravail dans les entreprises.

Vers une reconfinement national

L’objectif étant de rompre la courbe de l’épidémie, actuellement exponentielle et vertigineuse, selon l’exécutif, même des départements encore relativement épargnés seront concernés par la mesure pour ne pas basculer à leur tour. La mesure sera donc nationale. Le gouvernement envisage de mettre fin au principe de territorialité pour protéger les capacités hospitalières des zones vertes et permettre de transférer des malades, puisqu'il n'est plus possible d'en transférer dans des pays frontaliers où l'épidémie repart.

Les écoles toujours ouvertes, le télétravail renforcé

Le reconfinement ne se fera toutefois pas dans les mêmes conditions qu’en mars, quand il n’y avait ni masques ni tests

Emmanuel Macron ne veut fermer ni les écoles, ni les collèges. Développer l’enseignement à distance est en revanche envisagé au lycée. À l'université, ce travail à distance est acté : plus de cours en amphis, des travaux dirigés en demi-groupes une semaine sur deux.

Dans les entreprises, le télétravail devrait être renforcé, le ministère préparant une évolution du protocole sanitaire d'ici la fin de la semaine.

L'UE appelle à une coordination sanitaire

L'UE va engager 100 millions d'euros pour l'achat et la distribution de test rapides, dont elle recommande l'usage aux États membres pour enrayer la nouvelle flambée de Covid-19, a annoncé mercredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qualifiant la situation pandémique de « très grave ».

À la veille d'un sommet par visioconférence des 27, la chef de l'exécutif européen a par ailleurs appelé de nouveau à harmoniser les règles pour les voyageurs à travers l'Europe.

Elle a réclamé une interopérabilité accrue entre les applications de traçage nationales et demandé aux États d'intensifier le partage des données sanitaires.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COUVRE-FEU EN FRANCE

Tout a commencé comme cela !

Le chef de l’Etat a pris cette décision afin de ralentir la propagation du virus.

Il durera au moins quatre semaines

Outre la région Ile-de-France, les villes de Grenoble, Lille, Lyon, Saint-Etienne, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen et Toulouse sont concernées.

Le couvre-feu instauré entre 21 heures et 6 heures du matin est entrée en vigueur samedi 17 octobre 2020 à 00h.

Il durera au moins quatre semaines. « Nous irons devant le Parlement pour le prolonger jusqu'au 1er décembre 2020», a ajouté le président de la République.

Aujourd'hui, jeudi 22 Octobre 2020, le premier ministre Jean Castex complète le nombre de zones face au Covid-19

« Six semaines, c'est le temps qui nous paraît utile. »

Face à la menace du Covid-19, cette mesure de couvre-feu semble bien être une nécessite !!




Boby Dean pour DayNewsWorld

DECAPITATION DU PROFESSEUR SAMUEL PATY

ET UNE NOTE DES RENSEIGNEMENTS GENERAUX

Depuis vendredi, 17h, la France est plongé dans l’effroi. Deux jours plus tard, les enquêteurs cherchent toujours comment le jeune Tchéchène, en est arrivé là, et s’il a agi seul.

Un professeur d’histoire-géographique, Samuel Paty, a été décapité par un Tchétchène de 18 ans, réfugié politique, pour après avoir montré des caricatures de Mahomet, lors d’un cours sur la liberté d’expression, début octobre avec ses élèves de 4e.

Il était devenu la cible de violentes critiques d’un père d’élève et d’un militant islamiste connu des services de police, Abdelhakim Sefrioui, qui lui reprochaient dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux d’avoir montré le 5 octobre 2020 les caricatures de Mahomet à ses élèves de 4e, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

Une note des renseignements datée du 12 octobre 2020 revient sur un « incident en lien avec les principes de laïcité » au sein du collège où enseignait Samuel Paty.

Une note des renseignements

Cette note retrace les faits jour après jour, avec le début des tensions le 5 octobre, date du cours du professeur sur la liberté de la presse, avec les caricatures de Mahomet.

Au lendemain de cette session, de premiers parents d'élèves réagissent puis, dès le 7, l'établissement est destinataire de courriels anonymes de protestation.

Mais sur place, « la communication entre la direction et les familles a permis d'apaiser les tensions », conclut la note.

Des signes de radicalisation récents

Le père d’élève et le militant islamiste maintiennent qu’ils ne connaissaient pas le jeune Tchétchène. Pourtant le terroriste les aurait contactés, via les réseaux sociaux. Pour l'heure, on ignore si les deux hommes ont répondu à ses sollicitations.

Dans le quartier de la Madeleine à Evreux, les voisins d'Abdoullakh Anzorov évoquent un jeune homme « discret », « plongé dans la religion » depuis trois ans. Selon le procureur Jean-François Ricard, le jeune homme était connu pour des dégradations de biens publics et des violences en réunion, alors qu'il était encore mineur.

Des signalements sur la plateforme policière Pharos

Toujours selon ses proches, le jeune avait récemment monté des signes de radicalisation et évoquait fréquemment les vidéos relatives au cours de l’enseignant. L'assaillant avait publié des appels à la violence. Cela lui avait valu fin juillet un signalement par un internaute à la plateforme policière Pharos, laquelle l'avait transmis à l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat).

Abdoullakh Anzorov avait aussi été épinglé pour la publication d'une première photo de décapitation, fin août. Selon Mediapart, plusieurs signalements Pharos (la Plateformed'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements) avaient ainsi été effectués ces derniers mois. Toujours selon le site d'investigation, l'examen des quelques tweets, ainsi que des abonnés et amis du compte Twitter permettait de dresser le portrait d'un homme très ancré dans la religion, « et probablement dans le jihad ».

Alors comment a-t-il pu passer sous les radars de l'antiterrorisme ?

Lorsqu’il est arrivé devant le collège du Bois-d’Aulne, vendredi, muni de deux couteaux et d’une arme de poing de type Airsoft, Abdouallakh Anzorov a eu recours à un procédé inhabituel pour un terroriste, Muni de plusieurs centaines d’euros, il a abordé des collégiens en leur proposant de l’argent en échange d’informations ....Le nom de Samuel Paty est venu s’ajouter à longue liste des victimes du terrorisme islamiste en France. « Il regagnait son domicile, à pied, en cette fin d’après-midi lorsqu’il quitta brutalement Conflans-Sainte-Honorine pour se retrouver plongé dans l’Algérie des années GIA, dans la Syrie de l’Etat Islamique, dans l’Afghanistan des Talibans, dans le Nigéria de Boko Haram, dans le Mali des Signataires par le sang. », écrit Barbara Lefebvre, enseignante et essayiste, auteur de Génération j’ai le droit (éd. Albin Michel, 2018). « Car, par éclipses régulières, voilà où tombe notre France d’aujourd’hui. En quelques instants, une vie, des vies, basculent dans un autre espace-temps: celui du jihad. L’effroi nous saisit, l’émotion nous envahit, des hommages sont organisés. Mais jusqu’à présent, aucun combat sérieux contre le cancer de l’islam politique n’a été engagé. », continue d’analyser l'essayiste dans un entretien donné au Figaro.

Des mesures urgentes prises par le Ministre de l'Intérieur

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé qu'il allait bientôt «proposer», en Conseil des ministres, la dissolution de plusieurs associations considérées comme «séparatistes». Parmi elles figure notamment le très controversé «Collectif contre l'islamophobie en France» (CCIF).Le CCIF a en effet contribué selon lui à la «fatwa» lancée par des parents d'élève contre Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie décapité en pleine rue par un terroriste vendredi. L'élu de Tourcoing (Nord) a ensuite assuré que sa charge ciblerait d'autres structures, dont «BarakaCity», ONG islamique dont le fondateur - très actif sur les réseaux sociaux - est proche du courant salafiste.

Lors du Conseil de défense qui s'est tenu à l'Elysée dimanche 18 octobre, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a également annoncé qu'il souhaitait expulser « 231 personnes en situation irrégulière et suivies pour soupçon de radicalisation ».

Des mesures bien tardives...et homéopathiques 

«La peur va changer de camp, les islamistes ne doivent pas pouvoir dormir tranquilles dans notre pays», a asséné Emmanuel Macron, alors qu’une partie de la classe politique le pressait

«d’entrer en guerre».....!!




Garett Skyport pour DayNewsWorld

UN PROFESSEUR DECAPITE POUR AVOIR MONTRE

LES CARICATURES DE MAHOMET

Trois semaines jour pour jour après l'attaque terroriste par un Pakistanais devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui a fait deux blessés graves, un enseignant a été décapité au couteau. Le parquet national antiterroriste vient de se saisir des faits.

Neuf personnes en garde à vue

Cinq nouvelles personnes ont été interpellées dans la nuit, portant à neuf le nombre total de personnes en garde à vue, selon une source judiciaire samedi matin. Parmi les cinq nouvelles personnes figurent deux parents d’élève du collège où travaillait la victime, ainsi que des personnes de l’entourage non familial de l’assaillant.

Les quatre premières personnes, dont un mineur, placées en garde à vue sont issues de l’entourage familial de l’assaillant, avait précisé une source judiciaire. Elles ont été interpellées dans les Yvelines, à Conflans-Sainte-Honorine et Chanteloup.

Le chef de l’Etat s’est exprimé sur les lieux de l’attaque :

« Un de nos concitoyens a été assassiné parce qu’il enseignait, apprenait à ses élèves la liberté d’expression, de croire ou ne pas croire. Notre compatriote a été la victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé. (…) Je veux dire ce soir à tous les enseignants de France que nous sommes avec eux, que la nation tout entière sera là, à leurs côtés aujourd’hui et demain, pour les protéger, les défendre, leur permettre de faire leur métier, qui est le plus beau qui soit : faire des citoyens libres. »


Les faits

Un individu armé a été abattu vendredi 16 octobre 2020  par la police à Éragny, dans le Val-d'Oise. Il est suspecté d'avoir décapité Samuel P., un professeur d'Histoire, dans les Yvelines.

L'individu, soupçonné d'avoir décapité un homme dans la ville voisine de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), était armé d'un couteau et avait menacé les policiers de la Bac qui venaient l'interpeller, selon Europe 1.

Le corps décapité a été retrouvé vendredi après-midi par des policiers de la BAC sur la voie publique non loin de son collège du Bois d'Aulnee, à Conflans-Sainte-Honorine, selon «Le Parisien». Le suspect, présent sur les lieux, a pris la fuite en direction d'Éragny, où il a été rattrapé par la police avant d'être abattu car il se serait montré menaçant. L'agresseur du professeur a crié «Allahu Akbar» avant d'être tué par les forces de l'ordre.

La victime serait un professeur d'Histoire qui aurait récemment donné un cours sur la liberté d'expression à ses élèves et leur montré des caricatures de Mahomet.

L’assaillant serait un homme âgé de 18 ans; Il a par ailleurs bien été identifié comme un jeune homme de 18 ans d’origine tchétchène, né à Moscou, selon la source judiciaire.

Un message revendiquant l’attaque a été publié, vendredi soir, sur un compte Twitter quelques minutes après le drame. Ce compte avait, selon une source judiciaire au Monde, une kunya (surnom musulman) de quelqu’un se revendiquant comme tchétchène. Le message publié s’adressait à « Macron, le dirigeant des infidèles », avant de poursuivre : « J’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer, qui a osé rabaisser Mohammad. »

Le lien est établi entre l'auteur de l'attaque et un message de revendication diffusé sur Twitter avec une photo de la victime, diffusé tout de suite après l'attentat, selon une source proche de l'enquête.

Ni l'auteur de l'attaque, ni sa famille, n'étaient connus pour radicalisation.

La victime était un professeur d'histoire qui avait fait l'objet d'un signalement début octobre de la part de parents d'élèves parce qu'il avait montré des caricatures du prophète Mahomet.

« Il a été assassiné parce qu'il avait fait son métier, c'est-à-dire à la construction d'un esprit critique », a affirmé sur BFMTV Sophie Venetitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU. Ce professeur d'histoire-géographie était aussi en charge « de l'enseignement moral et civique ». « Dans ce cadre là, il avait fait un cours sur la liberté d'expression avec des caricatures de Mahomet », a-t-elle confirmé.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, en déplacement au Maroc, a décidé de rentrer immédiatement à Paris. Il a fait part de son retour sur Twitter, indiquant qu'il se tenait «informé en direct de la cellule de crise». Depuis Rabat, il s'est entretenu avec le Premier ministre Jean Castex et le président Emmanuel Macron.

Les magistrats du parquet national antiterroriste, dont le procureur Jean-François Ricard, se sont déplacés sur les lieux et se sont saisis de l'enquête ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Les investigations ont été confiées à la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

La cinquième attaque terroriste islamiste depuis janvier 2020

La décapitation du professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine est la cinquième attaque terroriste depuis le début de l'année. La première avait eu lieu le 3 janvier à Villejuif. La seconde, le 4 avril à Romans-sur-Isère. La troisième, le 27 avril à Colombes. Enfin, la dernière remonte au 25 septembre devant les anciens locaux du journal satirique Charlie Hebdo. A l'occasion de cet assaut, le ministère de l'Intérieur avait rappelé que 32 attentats ont été déjoués en France depuis 2017.

«Un de nos concitoyens a été assassiné aujourd'hui parce qu'il enseignait» : a dit Emmanuel Macron ce 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine où un enseignant de collège a été décapité en pleine rue. Il avait, dans un cours sur la liberté d'expression, montré à ses élèves une caricature de Mahomet, un prophète de l'islam. 

«C'est la République qui est attaquée», a de son côté déclaré le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avec « l’assassinat ignoble de l’un de ses serviteurs ». « Notre unité et notre fermeté sont les seules réponses face à la monstruosité du terrorisme islamiste. Nous ferons face », a-t-il ajouté.

Ces jours qui ont précédé  la décapitation:

5 octobre: le professeur dispense un cours portant sur la liberté d'expression. C'est dans ce cadre qu'il entend montrer des caricatures de Mahomet à ses élèves de 4ème.

8 octobre: le père d'une élève de l'établissement décide de déposer plainte contre le professeur. Un signalement parvient également à Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, la première association de parents d'élèves, faisant état "d'un père extrêmement énervé". Une enquête est alors ouverte.

12 octobre: l'enseignant est entendu et les policiers lui révèlent le contenu de la plainte du père de famille. Le professeur découvre, stupéfait, que ce père parle d'une élève qui ne fait pas partie de sa classe.

Il raconte le cours qu'il a fait, qui portait bien sur les caricatures de Mahomet. Il dit avoir proposé à des élèves qui ne voulaient pas assister à ce cours d'en sortir. Le dessin montrait le prophète accroupi avec une étoile dessiné sur ses fesses et l'inscription "une étoile est née".

Au vu des accusations dont il fait l'objet, l'enseignant décide à son tour de déposer plainte, non pas pour violences ou menace, mais pour diffamation et dénonciation calomnieuse.

Quatre jours plus tard, il est retrouvé décapité.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

JEAN CASTEX DETAILLE DES MESURES PRISES

AVEC LE COUVRE-FEU

Le gouvernement renforce une nouvelle fois les mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19 .Au lendemain de l'annonce choc de couvre-feux nocturnes en Île-de-France et dans huit métropoles à partir de samedi, le gouvernement passe à l'explication de texte ce jeudi avec une conférence de presse de Jean Castex .

Le Premier ministre a donc précisé certains points. « Toutes les fêtes privées, comme les mariages ou les soirées étudiantes, qui se tiennent dans des salles des fêtes, dans des salles polyvalentes ou tout autre établissement recevant du public seront interdites3 sur l'ensemble du territoire, a ainsi indiqué ce jeudi Jean Castex.

En outre, « tous les restaurants de France appliqueront le protocole sanitaire qui a été récemment renforcé et prévoit notamment la limitation à six du nombre de clients par table » ainsi que « l'enregistrement du nom des clients pour faciliter le contact tracing ».Ces mesures destinées à enrayer la progression de l'épidémie de Covid-19 ne s'appliquaient jusqu'alors que dans les seules zones en niveau d'alerte maximale.

Le Premier ministre Jean Castex a néanmoins précisé que certains établissements - dont les restaurants qui font de la vente à emporter - pourraient rester ouverts après 21 heures. « Il s'agit des établissements de santé et médico-sociaux, des structures d'accueil des plus précaires, des hôtels, des restaurants en faisant la livraison à domicile et des établissements publics qui assurent un service en soirée et la nuit ».

Les transports en commun pas directement concernés par le couvre-feu

Les transports en commun ne sont pas directement concernés par le couvre-feu. « Il n'y aura pas de restrictions des transports », a déclaré Emmanuel Macron mercredi soir, car « il y a des gens qui continueront à travailler la nuit, ou en soirée, ou le matin tôt ». Par ailleurs, « nous n'avons pas décidé de réduire les déplacements entre les régions », a précisé le président de la République.

Parmi les raisons de déroger au couvre-feu, le Premier ministre a évoqué la possibilité de prendre un train ou un avion après 21 heures ou avant 6 heures, à condition de pouvoir le justifier avec un billet.

Jean Castex était accompagné d'Olivier Véran, de Gérald Darmanin, de Bruno Le Maire et d'Elisabeth Borne. Ses ministres de la Santé, de l'Intérieur, de l'Economie et du Travail ont précisé des points spécifiques à leur domaine de compétences.

Le télétravail encouragé

Le télétravail reste encouragé et non obligatoire pour les entreprises. Dans son intervention télévisée mardi soir, Emmanuel Macron a préconisé « deux à trois jours de télétravail par semaine » dans les entreprises où c'est possible, pour « réduire un peu la pression collective ». « Il faut que ce soit aussi négocié dans les branches et au plus près dans l'entreprise », a insisté le chef de l'Etat.Le télétravail reste encouragé et non obligatoire pour les entreprises. Dans son intervention télévisée mardi soir, Emmanuel Macron a préconisé « deux à trois jours de télétravail par semaine » dans les entreprises où c'est possible, pour « réduire un peu la pression collective ». « Il faut que ce soit aussi négocié dans les branches et au plus près dans l'entreprise », a insisté le chef de l'Etat.Le L'attestation de déplacement dérogatoire de retour

Attestation de déplacement dérogatoire

Gérald Darmanin a lui indiqué qu' une attestation de déplacement dérogatoire, sur le modèle de celle en vigueur pendant le confinement, sera nécessaire pour se déplacer entre 21h et 6h du matin à partir de samedi là où s'appliquera le couvre-feu.

Comme pendant le confinement, l'attestation pourra, sur le site du ministère de l'Intérieur, être téléchargée sur son téléphone et stockée dessus.

Tout contrevenant s'exposera à une amende de 135 euros puis, en cas de double récidive (trois fraudes au total), à « 6 mois d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, 12 000 policiers, gendarmes, et le cas échéant des policiers municipaux seront « chaque nuit entre 21h et 6h spécialement chargés de faire vérifier les interdictions » dans les zones concernées par le couvre-feu, à savoir l'ensemble de l'Ile-de-France et les métropoles de Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne. Ceux qui doivent rendre visite à un proche en situation de dépendance ou promener leur animal de compagnie pourront, entre autres motifs, circuler pendant le couvre-feu munies de cette attestation.

Elle « vaut pour une heure quand les déplacements n'auraient pas de lien avec le travail », a précisé le ministre de l'Intérieur..

Des fonds de solidarité étendus

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a, lui, annoncé que toutes les entreprises de moins de 50 salariés situées dans les zones de couvre-feu seront éligibles au fonds de solidarité jusqu'à 1 500 euros si leur perte de chiffre d'affaires atteint 50%, et ce tant que le couvre-feu durera.

Pour les hôtels, cafés et restaurants, le fonds de solidarité jusqu'à 10 000 euros pourra être perçu par les entreprises ayant une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50%, et non plus 70%, a ajouté le ministre.

Bruno Le Maire a également indiqué que le dispositif de prêt garanti par l'Etat (PGE) est prolongé du 31 décembre 2020 jusqu'à 30 juin 2021.

D'autre part, le ministre a demandé « à la Fédération bancaire française d'examiner un report du remboursement de ces prêts pour une année supplémentaire pour les entreprises qui en ont réellement besoin ».




Boby Dean pour DayNewsWorld

COUVRE-FEU EN FRANCE

POUR LUTTER CONTRE LE CORONAVIRUS ?

Emmanuel Macron, qui s’exprimera mercredi en début de soirée à la télévision, préside ce mardi 13 octobre 2020 un nouveau conseil de défense sanitaire pour étudier les moyens d’endiguer une deuxième vague épidémique de coronavirus.Histoire de reprendre en main la gestion de la crise du Covid-19 mal gérée depuis le début...

Comme dans les autres pays européens, la France est confrontée en cet automne à une nette dégradation des indicateurs sanitaires. Le seuil des 1 500 patients traités en réanimation pour une infection au Covid-19 a été refranchi lundi pour la première fois depuis le 27 mai dernier.

Des reconfinements localisés à l’étude, peut-être des couvre-feux ?

Évoquant une situation « très difficile » face à la « réalité d’une deuxième vague » épidémique, le Premier ministre, Jean Castex, n’a pas exclu lundi d’ordonner des reconfinements localisés dans le pays où la crise sanitaire va durer selon lui plusieurs mois encore.

« Le reconfinement général doit être par tous moyens évité », a dit le chef du gouvernement sur France Info, évoquant les conséquences « absolument dramatiques » d’une mesure aussi drastique. « Rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux », a-t-il en revanche répondu alors qu’on l’interrogeait sur de possibles reconfinements locaux.

Plusieurs médias évoquent aussi la possibilité de couvre-feux dans les territoires les plus atteints, une mesure que des spécialistes appellent de leurs vœux à l’instar du président de l’Académie nationale de médecine, l’ex-ministre de la Santé Jean-François Mattéi.

« Tout est sur la table » selon Marlène Schiappa

Interrogée sur LCI sur la possibilité d’un couvre-feu en Ile-de-France, Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, a répondu que tout était « envisageable ». « tout est sur la table et rien n’est à exclure puisque le virus évolue », a-t-elle ajouté, soulignant que dans cette crise sanitaire inédite, il n’y avait « pas de bonnes solutions » et qu’il fallait en permanence faire de « nouveaux choix difficiles ».

Neuf métropoles et la Guadeloupe en alerte maximale

Neuf métropoles (Aix-Marseille, Paris, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Lille, Toulouse et Montpellier) de même que la Guadeloupe sont désormais en zone d’alerte maximale, avec fermeture des bars et protocole strict dans les restaurants.

Les professionnels de la santé sont de plus en plus nombreux à alarmer sur la situation sanitaire en France, en particulier de la saturation de certains services de réanimation. En Ile-de-France, selon le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS), Aurélien Rousseau, le taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid est désormais de 42 % et l’incidence du virus en population générale est très élevée

Dernier en date: le directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch, qui alerte ce mardi matin dans Le Parisien sur une possible occupation de 90% des lits de réanimation d'Île-de-France par des patients Covid d'ici la .

Une mesure intermédiaire : le couvre-feu

Parmi les outils mis à disposition de l'exécutif figure, entre autres, le couvre-feu, et ce alors que le gouvernement est particulièrement préoccupé par ce qui se passe le soir dans la sphère privée, qu'il s'agisse des réunions entre amis ou des réunions dans la sphère familiale. Par ailleurs trois scénarios de couvre-feu seraient envisagés au sommet de l'Etat, notamment en région parisienne. Le premier à 20 heures, le deuxième à 22 heures et le dernier à 23 heures. En Guyane, le couvre-feu est toujours en place, de minuit à 5 heures du matin. Cette mesure permettrait d'empêcher indirectement les rassemblements privés, puisque l'exécutif ne peut pas légiférer concernant les lieux privés.

Les autorités sanitaires ont émis cette hypothèse du couvre-feu depuis plusieurs semaines.A l'international également, plusieurs couvre-feu ont été instaurés. En août, la ville de Melbourne en Australie avait décidé de confiner ses citoyens entre 20h et 5h du matin. Des mesures du même type viennent d'être mises en place à Anvers et Berlin.

Les jeunes en ligne de mire

Ainsi, si cette mesure est bel et bien appliquée, elle viserait en particulier les classes les plus jeunes, de plus en plus touchées par la maladie. Aurélien Rousseau, directeur général de l'ARS Île-de-France, a souligné que le taux d'incidence à Paris pour les 20-29 ans dépasse les 800 cas pour 100.000 individus. Le seuil d'alerte est quant à lui fixé à 50 cas pour 100.000.

Mais l'instauration d'un couvre-feu, mesure forte symboliquement, reste délicate et peut être mal perçue par des citoyens qui ne se sentent pas en période de guerre !.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

FACE AUX ATTAQUES REPETEES DE COMMISSARIATS LE LAXISME DU GOUVERNEMENT FRANCAIS

Dimanche 11 octobre 2020, des dizaines de jeunes se sont attaquées à un commissariat de police, à Champigny-sur-Marne dans le Val-d'Oise. Il l'avait déjà été en avril dernier.

Des quartiers en « reconquête républicaine » Champigny-sur-Marne : deux attaques en quelques mois

Cette fois-ci, ce sont une quarantaine de jeunes qui ont tenté de pénétrer dans le commissariat, armés de barres de fer. Les assaillants n'ont cependant pas pu passer les portes blindées qui protégeaient le poste de police.

Tout est parti d'un accident de circulation. La police est accusée d'en être responsable et c'est dans le quartier de Bois-l'Abbé (un quartier classé en «reconquête républicaine», très marqué parle trafic de drogue) que des jeunes se sont rassemblés pour s'en prendre au commissariat.

Ces derniers mois, plusieurs commissariats ont été ainsi assaillis en Île-de-France, à chaque fois au moyen de «mortiers», des feux d’artifice de gros calibres, interdits à la vente aux particuliers en France.

Des moyens pyrotechniques

L'utilisation de ces moyens pyrotechnique n'est pas nouvelle, «cela fait une vingtaine d'années qu'on voit ça», explique Thierry Clair, secrétaire général adjoint du syndicat UNSA Police. «Mais auparavant, on ne les observait qu'aux alentours du 14 juillet. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui», nuance-t-il.

Une loi de plus comme riposte de Darmanin

Dimanche, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin​, a annoncé son intention de faire interdire la vente sur Internet des mortiers d’artifice au grand public. Car lancés à l’horizontal, ces engins pyrotechniques à la composition très simple – un tube en carton ou en métal et une faible charge explosive – peuvent atteindre une vitesse de 100 km/h et se transformer véritables armes, occasionnant des dégradations comme à Champigny, mais également des blessures. En mai dernier, deux policiers ont été brûlés à Argenteuil, dans le Val d ’Oise, après avoir été la cible de mortiers d’artifice. Un succès qui s’explique, selon lui, par le vide juridique qui entoure les mortiers d’artifice.« Aujourd’hui, les jeunes savent que même s’ils se font interpeller avec des mortiers d’artifice, ils ne craignent pas grand-chose », selon un syndicaliste.

Une législation facilement contournable

Depuis 2017, la vente de ces engins est pourtant réservée aux professionnels. Une interdiction facilement contournable sur Internet où des sites européens proposent pour une quinzaine d’euros environ ces feux d’artifice. A la fin de l’année 2019, Christophe Castaner avait déjà fait part, après l’incendie d’un cirque associatif à Chanteloup-les-Vignes, de renforcer la législation en la matière, sans toutefois que cela soit suivi d’effet. Pendant le confinement, la recrudescence des guets-apens contre les forces de l’ordre après un accident de moto à Villeneuve-la-Garenne, a contraint la préfecture de police de Paris à interdire temporairement l’achat et la détention de mortiers d’artifice à Paris mais également dans la petite couronne. Un arrêté similaire a été pris dans l’Essonne et le Val-d’Oise.

Guerre de territoires

Au-delà du vide juridique, le côté « visuel » de ces engins favorise la viralité de certaines vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. «Les délinquants savent très bien que ces attaques au mortier, surtout de nuit, sont très spectaculaires et seront reprises en boucle sur les réseaux sociaux et sur les chaînes d'infos, précise Christophe Soullez, le directeur de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Dans la guerre de territoire, l'aspect communication est très important.»

Au moins neuf attaques de commissariats depuis le début de l'année

Champigny-sur-Marne de ce week-end est loin d’être un cas isolé. Depuis le début de l’année, les commissariats des Ulis, de Corbeil-Essonnes ou encore de Plaisir ont également été visés par ces mortiers d’artifice

A Argenteuil, dans la nuit du 18 au 19 mai, le commissariat d'Argenteuil est attaqué des heures durant par une cinquantaine d'individus. Le dimanche précédent, un jeune homme de la ville âgé de 18 ans s'était tué en scooter alors qu'il tentait d'échapper à la police. Rapidement, des jeunes de la ville avaient rendu la police responsable, avant de s'en prendre directement au commissariat.Les assaillants avaient tiré au mortier et lancé des cocktails molotov sur le poste de police. Plusieurs feux de poubelles et de voitures avaient aussi été déclenchés afin d'encercler les policiers. Quatre policiers ont été blessés.

Aux Mureaux, à Fontenay-le-Fleury, aPlaisir ce sont pas moins d: trois attaque en trois jours au mois de juillet ! Entre les 6 et 9 juillets, chaque nuit, des commissariats des Yvelines ont été attaqués aux Mureaux, Fontenay-le-Fleury, Plaisir. À chaque fois, plusieurs dizaines de personnes s'en sont prises aux fonctionnaires avec tirs de mortier et de jets de pierres. Dans les communes alentour, à Mantes-la-Jolie, ou à Guyencourt, plusieurs patrouilles de police avaient aussi été attaquées en même temps.

Trappes connaît un regain de violence à la sortie du confinement

16 mai, 23h15, le commissariat de Trappes dans les Yvelines est attaqué par des tirs de feu d'artifice. La dizaine de personnes à l'origine des tirs, était répartie de part et d'autre du portail, ils se sont ensuite enfuis, poursuivis par les policiers de la Brigade anticriminalité. Confrontés à la bande de jeunes à l'origine de l'attaque, les policiers ont utilisé des grenades de désencerclement pour disperser le groupe, sans qu'aucun blessé ne soit à déplorer.

Boissy-Saint-Léger c'est une attaque à l'acide qui se déclenche le lundi 3 février, aux alentours de 21h20. : trois bouteilles d'acide ont été jetées dans la cour du commissariat de Boissy-Saint-Léger dans le Val-de-Marne. L'une de ces bouteilles a explosé, intoxiquant quatre fonctionnaires de police.

Face à ces agressions inadmissibles contre des dépositaires de l'autorité publique, Gérald Darmanin se contente de bomber le torse évoquant la fabrication d'une nouvelle loi. Face à la gravité des faits le laxisme du gouvernement. Aux émeutiers de se sentir impunis !!!




Garett Skyport pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS A NOUVEAU DES MENACES DE RECONFINEMENT ET APRES ?

UNE GESTION GOUVERNEMENTALE CALAMITEUSE

L’exécutif examinera mercredi 14 octobre 2020, lors du conseil de défense hebdomadaire, les données épidémiologiques, pour voir s’il y a lieu de prendre des mesures supplémentaires après les tours de vis donnés dans plusieurs métropoles.

« Rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux. » Un aveu d'incompétence et d'impuissance

« Au niveau national, les nouvelles hospitalisations, les admissions en réanimation pour Covid-19 et les nombres de décès restent actuellement à des niveaux modérés en comparaison à la situation observée en mars-avril 2020, mais l'augmentation de la circulation du virus, en particulier chez les personnes les plus âgées, fait craindre la poursuite des hospitalisations et des décès dans les semaines à venir », relève l'agence sanitaire Santé publique France dans son bulletin hebdomadaire, qui porte sur la semaine du 28 septembre au 4 octobre 2020.

« La tendance globale des indicateurs de suivi de l'épidémie de SARS-CoV-2 reste à l'augmentation »: le nombre de nouveaux cas confirmés est en hausse de 7% à 77.980 sur toute la France, le taux de positivité des tests a également progressé, à 9,1% contre 7,7%, et le taux d'incidence (nouveaux cas sur sept jours) en France métropolitaine était également en augmentation avec 116 cas pour 100.000 habitants (108 la semaine précédente). Mais l'agence sanitaire prévient que le nombre de nouveaux cas et le taux d'incidence peuvent être sous-estimés, "du fait des tensions encore existantes sur les capacités diagnostiques (des laboratoires) et des délais de rendus de résultats et donc de la consolidation des données"

Des reconfinements possibles

Face à l'aggravation des indicateurs, le gouvernement a décidé de placer plusieurs nouvelles métropoles en zone d'alerte maximale, synonyme de restrictions comme la fermeture des bars et de conditions d'accueil plus strictes dans les restaurants.

Après Aix-Marseille et Paris, c'est le cas depuis samedi de Lyon, Lille, Grenoble et Saint-Etienne. Les villes de Toulouse et Montpellier ont aussi basculer lundi 12 octobre 2220.

Afin de tenter d’endiguer la deuxième vague épidémique due au nouveau coronavirus, le premier ministre, Jean Castex, n’a pas exclu, lundi 12 octobre, d’ordonner des reconfinements localisés en France, tout en insistant sur le fait qu’un « reconfinement général doit être par tous moyens évité ».

« Une riposte graduée et territorialisée »

« Nous sommes dans une deuxième vague forte », a constaté M. Castex, qui « appelle de façon extrêmement claire à ce que nous nous mobilisions toutes et tous pour faire face à cette deuxième vague (…) Il ne peut plus y avoir de relâchement ». Il a considéré que les Français avaient, en particulier pendant les vacances estivales, « considéré un peu trop vite que ce virus avait disparu », tandis que lui-même ne « cess[ait] tout l’été d’appeler à la vigilance ».

Il a ainsi jugé que « quelque chose ne va pas » quand ce week-end encore à Paris et en petite couronne, 95 des 500 contrôles effectués par les forces de l’ordre ont donné lieu à des « constatations d’infractions dans les bars et les restaurants ». La stratégie du gouvernement est « claire » – « une riposte graduée et territorialisée » –, tout comme le sont « les consignes depuis plusieurs mois », a-t-il insisté, en appelant à « les respecter ».

Mais les Français peuvent aussi, de leur côté juger, que la gestion de l'épidémie par le gouvernement est calamiteuse quand ce dernier menace d'un reconfinement à cause de la saturation des hôpitaux et de l'insuffisance de tests !!!




Garett Skyport pour DayNewsWorld

CHANGEMENT DE DOCTRINE DE LA HAUTE AUTORITE DE SANTE AVEC L'EXTENSION DES TESTS COVID

Il fallait se rendre à l'évidence, le temps d'accès aux tests PCR et à leurs résultats devenait ingérable pour la gestion de l'épidémie dans l'Hexagone-, la HAS veut développer le recours aux tests antigéniques. La Haute Autorité de Santé (HAS) a tenu vendredi à affiner sa doctrine en matière d 'utilisation de ces tests, quinze jours après un premier positionnement.

Ces tests, qui détectent non plus le génome mais les protéines du virus à partir d'un prélèvement nasopharyngé, étaient jusque-là réservés aux seules personnes symptomatiques - car ils sont moins sensibles que les tests PCR.

Personnes symptomatiques à risque

Mais voici que la HAS étend leur usage au dépistage dans les clusters comme par exemple, les universités ou les abattoirs, là où la densité de personnes possiblement infectée est plus importante que dans la population générale.

Face à l'engorgement des circuits de de tests PCR, la HAS tente en effet d'élargir ses critères pour les substituer aux tests PCR chaque fois que c'est possible.Elle tente aussi de réduire le recours aux tests PCR, chaque fois que ce n'est pas indispensable. Jusqu'à présent, les tests antigéniques rapides réalisés sur les personnes symptomatiques devaient nécessairement être confirmés par un test PCR en laboratoire. Désormais, seules les personnes symptomatiques de plus de 65 ans ou présentant un facteur de risque aggravé (maladies chroniques, patients immunodéprimés ou sous chimiothérapie etc.) et testées négatives, continueront à être tenues de réaliser cette confirmation. Les autres en sont désormais dispensés.

Utilisés à titre expérimental en Ile-de-France

Les tests antigéniques sont déjà utilisés depuis lundi à titre expérimental en Ile-de-France, pour une campagne de dépistage auprès du personnel de 80 Ehpad. L'avis favorable de la Haute autorité ouvre la voie au remboursement et à une large utilisation de ce nouvel outil, lorsque le gouvernement aura publié l'arrêté l'autorisant. Ce devrait être "courant octobre", selon la HAS.

Un test à grande échelle dans le Grand Est

Le Grand Est, sévèrement frappé par le virus au printemps, a été désigné pour mener aussitôt une campagne de 400.000 tests ciblant principalement les étudiants avant leur départ pour les vacances de Toussaint le 24 octobre, a annoncé la préfète de Région, Josiane Chevalier. « Il s'agit d'une expérimentation », a-t-elle précisé.

Optique de santé publique :Détecter les cas positifs en quelques minutes pour mieux contrôler l'épidémie.

« Il est vrai que les tests antigéniques rapides sont moins sensibles que les tests PCR, reconnaît Dominique Le Guludec, présidente de la HAS,mais les personnes qui échapperaient à la détection auraient une charge virale plus faible et seraient donc aussi moins contaminantes. En outre en l'absence de risque aggravé, elles ont aussi très peu de chance de développer une forme grave de la maladie ». A condition que les tests respectent les critères minimaux d'efficacité (avec une sensibilité supérieure à 80 % et spécificité supérieure à 99 %) et soient réalisés dans les délais, c'est-à-dire avant le cinquième jour après l'apparition des symptômes.

Les autorités sanitaires doivent enfin fixer la liste des tests suffisamment performants pour être utilisés.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE 2020 LE GENERAL

 PIERRE DE VILLIERS PUBLIE  REPARER LA FRANCE

A moins de deux ans de la présidentielle, le général Pierre de Villiers s'apprête à publier son troisième ouvrage, « L'équilibre est un courage », sous-titré « Réparer la France », qui pose à nouveau la question de ses intentions secrètes sur son engagement politique.

Comme en 2017 lorsqu’il a publié « Servir » en pleine tempête sociale des Gilets jaunes, comme en 2018, quand  « Qu’est-ce qu’un chef ? » s’arrachait en librairie sur fond de polémique à propos de la réforme des retraites, la sortie du troisième ouvrage du général Pierre de Villiers, le 14 octobre prochain en pleine crise sanitaire du coronavirus, pose une fois encore la question des intentions secrètes du militaire préféré des Français.

Celui qui a démissionné de ses fonctions de chef d’état-major en juillet 2017 en signe de désaccord avec le nouvel exécutif veut-il régler ses comptes avec Emmanuel Macron en présentant sa candidature à la présidentielle de 2022 ? Ou ne cherche-t-il qu’à consolider sa carrière fulgurante d’auteur à succès ?

Le « en même temps » version Pierre de Villiersvec « L’équilibre est un courage » et son sous-titre énigmatique « Réparer la France », Pierre de Villiers cultive encore l’ambiguïté et le mystère, faisant sienne, en définitive, l’arme du « en même temps » qui a conduit Emmanuel Macron au pouvoir.

Ainsi le frère cadet du souverainiste Philippe de Villiers rejette-t-il systématiquement toute tentation de reconversion politique lorsqu’on l’interroge sur son avenir, tout en distillant année après année livres-programmes et conférences que l’on dirait au service de son destin de chef d’État, et pourquoi pas « d’alternative »…

« J'ai ressenti le déchirement qui s'opère dans notre nation, l'impérieuse nécessité d'une véritable réconciliation nationale », déclare l'officier dans le communiqué de presse diffusé par l'éditeur Fayard à quelques jours de l’arrivée du nouvel ouvrage en librairie. Les deux précédents se sont vendus à plus de 350 000 exemplaires et il faut s’attendre sans doute à ce que le troisième accède de la même façon au rang de best-seller.

De ses 40 ans passés sous les drapeaux, Pierre de Villiers conserve à l’évidence un sens aigu de la stratégie, cette fois politique ou commerciale. Calée sur un calendrier millimétré, sa production littéraire surfe sur le trouble et la colère sociale qui semblent constituer son fonds de commerce. Gilets jaunes, réformes controversées, crise sanitaire.

Quand le pays va mal, alors surgit celui qui incarne l’ordre et la discipline, une certaine idée de la France .




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

A NOUVEAU L'HORREUR

ATTAQUE TERRORISTE A L'ARME BLANCHE A PARIS

Deux personnes ont été blessées à l’arme blanche au pied de l’ancien immeuble de « Charlie Hebdo », en plein procès des attentats de janvier 2015. Voici ce que l’on sait de cette attaque, qui intervient dans un contexte de menaces accrues pour l’hebdomadaire satirique.

Une attaque à l’arme blanche a fait deux blessés vendredi à Paris près des anciens locaux de l’hebdomadaire satirique , en plein procès de l’attentat meurtrier qui l’avait visé en janvier 2015. Voici ce que l’on sait du drame.

Peu avant midi, un homme muni d’une arme blanche a blessé deux personnes près des anciens locaux de l’hebdomadaire satirique, rue Nicolas Appert, dans le 11e arrondissement de Paris. « Cela s’est passé vers 11h45, un homme est arrivé et a attaqué avec un hachoir deux salariés qui fumaient devant l’immeuble, un homme et une femme », a raconté Paul Moreira, fondateur et co-dirigeant de l’agence de presse Premières Lignes. «  L’homme et la femme ont été tous les deux très gravement blessés ». Les deux victimes, blessées, travaillaient au sein des studios Bocode, une société de production et de post-production de films appartenant à Premières Lignes.

La première, une femme, s'occupe de l'accueil, tandis que le second est assistant de production au sein de cette structure, qui fournit des prestations à une multitude de sociétés . Une photo diffusée sur les réseaux sociaux montre un hachoir ensanglanté. Une source proche de l’enquête a confirmé qu’il s’agissait bien de l’arme utilisée lors de l’attaque.

Les deux victimes se trouvent dans un état d’« urgence absolue » mais leur pronostic vital n’est pas engagé. « L’auteur principal », qui a reconnu les faits au moment de son interpellation, a notamment été identifié en raison de ses baskets rouges.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a été saisi, et une enquête a été ouverte pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Le procureur du PNAT, Jean-François Ricard, a confirmé en milieu d’après-midi que l’« auteur principal » de l’attaque a été arrêté, et a ajouté qu’un « second individu » a été également interpellé et placé en garde à vue. Le suspect principal de l’attaque au couteau est né en 2002 au Pakistan et était connu pour des faits de droits commun et de port d’arme illégal. Il a été arrêté en juin en possession d'une arme blanche, selon une source proche du dossier. Le second suspect est un Algérien de 33 ans, selon une autre source proche.

Le principal suspect à l'identité floue

L'individu interpellé vendredi, principal suspect dans l'attaque au hachoir dans le 11e arrondissement, « assume son acte », indiquent des sources proches de l'enquête.

Cet homme, qui se présente comme né au Pakistan et âgé de 18 ans, invoque « le contexte de la republication des caricatures par Charlie Hebdo », ajoute l'une de ces sources.

Il est le principal suspect de l’attaque au hachoir perpétrée vendredi midi devant les anciens locaux de Charlie Hebdo mais les enquêteurs s’interrogent encore sur son identité. L’homme, qui a revendiqué son geste lors de son interpellation, s’est présenté comme Hassan Ali, un Pakistanais de 18 ans arrivé en France trois ans auparavant. Mais un document d’identité découvert dans son téléphone portable jette le flou sur ses déclarations : une autre identité y figure, Zaheer Hassan Mehmood, un Pakistanais de 25 ans, a appris 20 Minutes de sources proches de l’enquête, confirmant une information du Monde. Cette pièce d’identité n’a cependant pas encore été authentifiée par les enquêteurs.

L’assaillant avait indiqué lors de son arrivée sur le territoire – en août 2018 – être né en 2002 à Islamabad. Il avait alors été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance du Val-d'Oise. Le département, ne croyant pas à sa minorité, avait contesté sa prise en charge. La justice avait finalement confirmé sa prise en charge, jusqu’à sa majorité, le 10 août 2020.

Un acte de terrorisme islamiste

Cette attaque survient alors que la rédaction de Charlie Hebdo fait l'objet de nouvelles menaces depuis que l'hebdomadaire a republié des caricatures de Mahomet le 2 septembre, à l'occasion de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015, qui doit se tenir jusqu'au 10 novembre. Après une courte suspension au procès, l'audience a repris sans aucune mention par la cour d'assises spéciale de Paris de cette attaque.


« Il y a peu de doute c'est une nouvelle attaque sanglante contre notre pays. Manifestement c’est un acte de terrorisme islamiste. Manifestement la menace terroriste a été sous-estimée dans cette rue. J'ai demandé un rapport au Préfet. Deux personnes ont été arrêtées dont manifestement l'auteur présumé de l'attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo. L'auteur n'était pas connu pour des faits de radicalisation », a déploré Gérard Darmanin.

Le ministre de l'Intérieur a annoncé que des policiers avaient été déployés près de sites « symboliques » visés par des attentats ces dernières années et de synagogues.




Alize Marion pour DayNewsWorld

LA FRANCE EN DANGER ?

TEMPETE ECONOMIQUE, SANITAIRE

 ET SOCIALE EN FRANCE

Le voilà remonté sur le ring. Edouard Philippe est de nouveau en campagne pour les sénatoriales. Le 25, l'ex chef du gouvernement participera à la rentrée de La République des maires à Angers, un réseau d'élus de centre-droit animé par son ami Christophe Béchu. Et à lui de prédire des temps difficiles, ce dont tous les observateurs ont déjà prévu  :

«Je pense que nous allons affronter une tempête – une tempête économique, une tempête sanitaire, une tempête à tous égards – et peut-être une tempête sociale, peut-être une tempête politique. Et je pense que les temps qui viennent sont des temps difficiles», a observé l'élu normand. Très vite vraisemblablement, dès que l'Etat ne jouera plus le rôle d'assureur !

Dans ce contexte, et en filant la métaphore maritime, Edouard Philippe a vanté «les esprits calmes, ouverts, pondérés», ainsi que «la capacité de rassemblement, de dépassement». «Quand vous êtes sur un bateau et que la tempête arrive, l'important n'est pas forcément d'être d'accord sur toutes les questions avec ceux qui sont avec vous sur le bateau. L'important, c'est de savoir où on veut aller et comment est-ce qu'on va affronter la tempête», a-t-il expliqué. Pour l'ancien chef du gouvernement, «la boussole» qu'il faut «privilégier» pour «travailler ensemble» est donc celle du «dépassement», du «sens de l'État», du «sens de la France», plutôt que la «boussole partisane».

De là un appel à ses troupes ? «Nous aurons besoin de ces femmes et de ces hommes de bonne volonté qui comprennent que nous allons subir, que nous allons traverser une très forte bourrasque», a-t-il lancé lui qui a connu la crise des gilets jaunes, la contestation contre la réforme des retraites, et la première vague de l'épidémie de coronavirus.

L'ex-locataire de Matignon a aussi subtilement fait référence à son ancien statut de chef de la majorité. «L'expérience montre que lorsque les majorités sont très courtes, elles sont aussi souvent très soudées. Et lorsqu'elles sont pléthoriques, on s'oublie, on se disperse, on ventile.» « Plutôt qu’aux logiques partisanes, intéressons-nous aux femmes, aux hommes, aux projets, à la méthode, aux valeurs, à ce pour quoi vous voulez vous battre. Le dépassement, le sens de l’État, le sens de la France, devraient pouvoir plus sûrement qu’une boussole partisane nous dire comment travailler ensemble”, a encore affirmé Édouard Philippe.

Cette première expression publique confirme, pour ceux qui en doutaient encore, qu'il entend peser et faire entendre sa voix rappelant au passage son exclusion du parti Les Républicains, lui qui n'a jamais adhérer non plus au LREM. « On a préféré considérer que je serais mieux à l'extérieur. Et je dois dire que je suis assez reconnaissant, c'est vrai que je suis plutôt mieux à l'extérieur !», a ironisé Philippe.

Un candidat qui voit bien au-delà des sénatoriales...




Garett Skyport pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS POUR UN COLLECTIF DE MEDECINS

 IL FAUT « SIFFLER LA FIN DE LA RECREATION »

Plus de 10 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés en France en vingt-quatre heures, un bilan au plus haut depuis le lancement des tests à grande échelle dans le pays, selon les données publiées, samedi 12 septembre, par Santé publique France. D'où l'avertissement sans appel d'un collectif de médecins dans une tribune parue dans le Journal du dimanche : « Il reste probablement peu de temps pour agir collectivement » préviennent les six médecins dont Axel Kahn et Anne-Claude Crémieux

Des médecins et professeurs, dont le généticien Axel Kahn, appellent dimanche à « siffler la fin de la récréation » face à la dégradation de l’épidémie de Covid-19, en demandant aux Français d'« éviter les rassemblements privés ». « Nous sommes à une nouvelle étape de l’épidémie : celle de sa diffusion (…). Il reste probablement peu de temps pour agir collectivement », avertissent six médecins et professeurs dans une tribune au Journal du dimanche.

« Après la joie des retrouvailles de l’été, il est temps de faire attention dans le milieu privé. A mesure que l’épidémie progresse, la probabilité d’être contaminé dans ces lieux clos augmente. Vendredi, en Grande-Bretagne, la ville de Birmingham a interdit les rencontres entre amis et en famille », rappellent les signataires.

« Evitez, autant que possible, les rassemblements privés »

Se défendant d’être « dans l’injonction », ils estiment qu’il faut « peut-être siffler la fin de la récréation » en France : « Evitez, autant que possible, les rassemblements privés. Plus une pièce est petite, plus elle contient de monde, moins elle est aérée, et plus vous augmentez les risques. Réduisez le nombre de personnes présentes dans le cadre privé. Si possible, reportez toute réunion », détaillent-ils.

« Nous sommes à une nouvelle étape de l'épidémie : celle de sa diffusion (...). Il reste probablement peu de temps pour agir collectivement », avertissent six médecins et professeurs dans une tribune au Journal du dimanche.

« Si possible, reportez toute réunion »

« Après la joie des retrouvailles de l'été, il est temps de faire attention dans le milieu privé. A mesure que l'épidémie progresse, la probabilité d'être contaminé dans ces lieux clos augmente.

Vendredi, en Grande-Bretagne, la ville de Birmingham a interdit les rencontres entre amis et en famille », rappellent le collectif.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

HAUSSE ALARMANTE DU COVID-19 EN PACA

Près de 25 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés en France dans les trois derniers jours. Dans les Bouches-du-Rhône des médecins ont alerté sur la situation qui se dégrade de plus en plus.

« Ce qui nous fait peur », c'est l' »augmentation exponentielle des cas graves qui arrivent dans nos unités », s'est inquiété ce lundi 7 septembre 2020 le professeur Lionel Velly, membre du service d'anesthésie-réanimation du CHU La Timone à Marseille.

« Notre service est presque saturé, avec une augmentation des cas en PACA qui est importante, et en particulier dans les Bouches-du-Rhône. On a plus 12 patients en 24 heures en PACA et en particulier plus 6 dans les Bouches-du-Rhône.

Sur La Timone, nous avons 16 lits disponibles pour les patients Covid-19 et nous sommes actuellement à 13 lits et bientôt 14 avec un patient qui vient d'arriver.» , alerte-t-il .

On a eu une situation ultra-stable, surtout l'été, avec peu de patients. A partir de fin août, avec le passage des détections Covid-19 positives chez les patients âgés, on a eu une augmentation exponentielle. Pour cause: le taux d'incidence dans les Bouches-du-Rhône est de 179 cas positifs pour 100.000 habitants, c'est 3 fois plus que la moyenne nationale.

On va être en permanence dans le doute en se demandant si c'est du Covid-19 ou de la grippe. Par exemple, nous avons une épidémie de rhinovirus qui va mimer de nombreux symptômes du Covid-19 et on s'aperçoit que pas mal de patients vont être positifs en rhinovirus. On va avoir le même problème avec la grippe et une vaccination antigrippale va nous permettre de soulager déjà le système de santé pendant la période hivernale.

La prise en charge de nouveaux patients atteints par le coronavirus est à conjuguer avec celle des patients en réanimation pour d'autres pathologies.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS EN FRANCE MONTEE EN FLECHE

DE NOUVEAU CAS

C’est une augmentation sans précédent depuis le 30 mai. La France a recensé 1 695 nouvelles contaminations au coronavirus en vingt-quatre heures, a annoncé mercredi 5 août 2020 la direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué.

Neuf personnes supplémentaires sont mortes entre mardi et mercredi, portant à 30 305 le nombre total de décès du Covid-19 dans le pays – 19 799 au sein des établissements hospitaliers et 10 506 en Ehpad et autres établissements sociaux et médico-sociaux.

Le nombre de personnes hospitalisées à cause du virus, lui, s’élève à 5 148, soit 14 personnes de moins que la veille.

L’Ile-de-France, la Provence-Alpes-Côte d’Azur, les Hauts-de-France et la Guyane regroupent 70 % des malades en réanimation, rappelle la DGS.

« Même en vacances, même en été, le virus circule toujours activement. Nous sommes donc toutes et tous concernés », souligne la DGS, qui appelle une nouvelle fois au respect des gestes barrières et des mesures de protection vis-à-vis des plus âgés et des plus fragiles.

Mardi, le conseil scientifique qui guide le gouvernement dans la lutte contre le Covid-19 avait prévenu que la France n’est pas à l’abri d’une deuxième vague à l’automne et il avait exhorté les Français à respecter les mesures barrières.

A l’échelle mondiale, la pandémie a provoqué la mort de plus de 700 000 personnes depuis fin décembre .




Boby Dean pour DayNewsWorld

LA VENUE D'EMMANUEL MACRON AU LIBAN

 LE FRUIT D'UNE LONGUE AMITIE FRANCO-LIBANAISE

"Quand le Liban saigne, la France souffre avec lui ", a réagi l'ex-président socialiste François Hollande, appelant à une « solidarité internationale à la mesure des pertes humaines et des destructions ».

La France n'oublie pas son rapport singulier au pays du cèdre. En se rendant dès ce jeudi 6 aout à Beyrouth, Emmanuel Macron est le premier chef d'État étranger à se déplacer dans la capitale libanaise ravagée par des explosions qui ont fait au moins 137 morts et 5000 blessés, montrant les liens étroits entre les deux nations.

De l'aide, il en a tout de suite été question de la part de l'État français dès mardi soir, après que Beyrouth a été frappé de pleins fouets par deux explosions. Emmanuel Macron a promis mardi au Liban l'aide de la France. Dès mercredi, du matériel d'urgence et du personnel médical a été envoyé au Liban. Un premier vol a décollé de Marseille le matin, un second de Paris vers 17 heures, un troisième en fin de journée. Par ailleurs, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris, après l'identification de « 21 personnes de nationalité française blessées dans l'explosion », selon l'institution.

Une importante communauté chrétienne

Ces liens sont le fruit d'une longue histoire. Le Liban compte depuis le Ve siècle une importante communauté chrétienne, les maronites, des catholiques orientaux disciples du moine saint Maron. Le roi Louis IX, saint Louis, à l'occasion de la VIIe croisade à laquelle il a participé, leur promet en 1250 une « protection comme aux Français eux-même » des rois de France, comme l'indique un rapport d'information du Sénat. Le lien entre chrétiens d'Orient (donc maronites) et les rois de France est confirmé à plusieurs reprises dans l'Histoire. En 1536, les capitulations entre François Ier et le sultan Soliman Ier le magnifique confirme le rôle de protection de la France sur les lieux saints et les chrétiens d'Orient.

Et en 1860 la France au nom de l'Europe intervient militairement pour mettre fin aux affrontements religieux entre les Maronites et les Druzes. Des missionnaires sont envoyés et des écoles françaises sont mises en place. Ce qui explique en partie pourquoi le Liban est aujourd'hui toujours francophone avec la présence notamment d'un peu plus de 20 000 Français au pays du Cèdre.

Le Liban un « protectorat français »

Le Liban a ensuite passé 25 années sous mandat français au sortir de la Première Guerre mondiale. En vue de la dislocation de l'Empire Ottoman, l'Irak et l'actuelle Palestine sont attribués à la Grande-Bretagne par la Société des Nations (SDN) lors des accords secrets Sykes-Picot. Pour des raisons culturelles et historiques, la France revendique, elle, la Syrie et le Liban. Le pays du Cèdre passe donc sous mandat français (sorte de protectorat) en avril 1920 lors de la conférence de San Remo. La France s'engage alors à mener le pays à l'indépendance quand le niveau de développement économique et politique sera jugé suffisant.

En1936 un premier traité d'indépendance est signé par l'État français gouverné alors par le Front populaire. En réalité ce n'est qu' en 1943 que la France Libre accorde l'indépendance définitive et que l'État du Liban est créé.

Découlant de ces liens, durant la guerre civile libanaise (1975-1990), un certain nombre de Libanais se sont réfugiés en France.

Les liens étroits entre Chirac et Hariri

Les relations particulières entre les deux pays ont perduré, tout particulièrement avec l'amitié entre la famille Hariri et Jacques Chirac qui débute dès 1980 alors que Jacques Chirac est maire de Paris . Rafic Hariri est nommé Premier ministre du Liban en 1992 et Jacques Chirac devient président de la République en 1995.

Une idylle stoppée nette le 14 février 2005. Rafic Hariri est retrouvé mort dans un attentat à l'explosif contre son convoi à Beyrouth. Jacques Chirac est le seul chef d'État occidental à se rendre aux obsèques. L'amitié qui liait l'ancien Premier ministre du Liban Rafic Hariri à l'ex-président de la République française Jacques Chirac a ainsi poussé ce dernier à faire pression auprès de l'ONU pour la création d'un tribunal spécial afin de juger les responsables de l'attentat. Le verdict devait d'ailleurs être prononcé vendredi. Il a finalement été repoussé au 18 août en raison de la situation sur place. La communauté internationale y voit un acte de la Syrie, alliée du Hezbollah et essayant de faire du Liban un « protectorat ».

Dans le même sens, lors du conflit direct entre Liban et Israël à l'été 2006, Jacques Chirac demande au Conseil de sécurité des Nations unies d'instaurer un cessez-le-feu et le retrait de l'armée israélienne le 11 août 2006. Poursuivant cette logique, en 2017, Emmanuel Macron a un temps offert l'asile politique au fils Hariri, Saïd, démissionnaire de son poste de Premier ministre et dénonçant la mainmise de l'Iran sur son pays avec le mouvement chiite du Hezbollah.

En somme, du fait de ces liens singuliers entre les deux nations, Paris compte jouer un rôle de premier plan afin de mobiliser l'aide internationale nécessaire, notamment au niveau européen, dans un pays déjà traversé avant l'explosion par une grave crise économique et sociale due à une classe politique jugée corrompue et incapable d'engager des réformes.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA STATUE DE COLBERT VANDALISEE

Après la statue de Faidherbe à Lille, ou celle du général Gallieni à Paris, celle de Jean-Baptiste Colbert, devant l'Assemblée nationale, a été vandalisée, mardi 24 juin, en étant recouverte de peinture rouge au torse et aux jambes et d’une inscription « Négrophobie d’Etat ». L’auteur des dégradations, qui a été arrêté, revendique une action antiraciste. Une vidéo postée sur Twitter par la « Brigade antinégrophobie » montre l'auteur du tag être interpellé par la police et se justifier : « Ce qui est interdit, c'est le racisme. Cet homme-là (Colbert, ndlr) fait l'apologie de la négrophobie ». Ministre de Louis XIV, Colbert est considéré comme à l’initiative du Code noir, rédigé en 1685 et qui a légiféré sur l’esclavage dans les colonies françaises.

Face à la recrudescence de ces actes de vandalisme et aux appels à déboulonner les statues jugées racistes, le président de la République avait réagi, le 15 juin dernier. « La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son Histoire. La République ne déboulonnera pas de statue. Nous devons plutôt lucidement regarder ensemble toute notre Histoire, toutes nos mémoires », avait-il martelé.

Cet acte prétend s'inscrire dans le sillage des manifestations antiracistes dans le monde à la suite de la mort de l’Américain George Floyd. Mais plusieurs responsables politiques ont dénoncé avec justesse, mercredi, une tentative de « censurer » l'Histoire ou de « culpabilisation ». Côté LR, le député souverainiste Julien Aubert a estimé sur Twitter « purement consternante » le tag apposé sur la statue de Colbert, « grand serviteur de l'État et promoteur de notre industrie ».

« Arrêtons cette culpabilisation permanente qui est vraiment ridicule », a surenchéri sur Public Senat le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, pour qui « on juge avec des valeurs qui viennent d'autres pays, et nous n'avons pas la même histoire que les Etats-Unis ».




Andrew Preston pour DayNewsWorld

L'APPEL DU 18 JUIN DU GENERAL DE GAULLE OU L'ESPRIT DE RESISTANCE

A l’occasion du 80e anniversaire de l’Appel du 18 juin, s’inscrivant dans le cycle de commémorations de « l’année de Gaulle », le chef de l'Etat rend hommage ce jeudi au général de Gaulle . Le président de la République appelle, à cette occasion, à l’unité de la nation, alors que tous ses adversaires se disputent l’héritage du général de Gaulle.

« Ranimer les braises » des valeurs de la nation.

Emmanuel Macron, accompagné de nombreuses personnalités politiques , a assisté à la traditionnelle cérémonie militaire au mémorial du Mont-Valérien, à l’ouest de Paris, pour honorer la mémoire des quelque mille otages et résistants exécutés par les nazis pendant la deuxième guerre mondiale.

La patrouille de France et les Red Arrows, la patrouille de la Royal Air Force, ont survolé le mémorial et les Invalides.

Avant de se rendre au Mont-Valérien, Emmanuel Macron a passé une heure au Musée de la Libération, en compagnie d’Hubert Germain, 99 ans, l’un des premiers compagnons engagés dans la France libre en 1940 et l’un des quatre derniers Compagnons de la Libération encore vivants.

« Nous nous devons d’être inspirés par cette force d’âme. Même quand l’amour de la patrie semble s’étioler (...) l’exemple du Général doit inspirer les jeunes générations.

Ne cédez pas au désarroi et au doute. Les braises, on peut les ranimer et qu’elles flambent à nouveau », a-t-il déclaré à l’ancien résistant.

Le président de la République devait ensuite s’envoler pour Londres pour rendre hommage à la ville qui fut la capitale de la France libre.

En présence du prince Charles, M. Macron remettra la Légion d’honneur à la ville de Londres, la septième ville ainsi décorée après Alger, Belgrade, Brazzaville, Liège, Luxembourg et Volgograd.

Au lendemain de son arrivée à Londres, le général de Gaulle avait appelé les militaires, ingénieurs et ouvriers français à le rejoindre pour poursuivre la lutte contre l’Allemagne nazie, malgré l’armistice demandé par le maréchal Pétain. « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas », avait-il déclaré en concluant son intervention. Emmanuel Macron sera reçu à Clarence House, résidence du prince Charles, héritier de la couronne britannique, et de son épouse, Camilla.

Ce déplacement sera pour le chef de l’Etat le deuxième événement dans le cadre de « l’année de Gaulle » après la célébration, le 17 mai, du 80e anniversaire de la bataille de Montcornet (Aisne) et avant le 50e anniversaire de la mort du général à Colombey-les-Deux-Eglises, le 9 novembre. L'historien Serge Berstein résume, pour le journal L'Opinion, les intentions élyséennes derrière ces mises en scène.

« Ce qui est frappant pour les historiens, c’est qu’il a commémoré l’anniversaire de la bataille de Moncornet, une petite victoire locale qui n’a eu aucun effet dans une France qui s’est totalement effondrée en 1940. Emmanuel Macron a saisi l’occasion de célébrer ‘l’esprit français de résistance’. Il se pose implicitement en héritier du Général. Après tout, c’est à cela que sert l’histoire pour les politiques: se hisser à la hauteur de celui qui est considéré comme un modèle », souligne-t-il.

« L’ADN de notre famille »

Emmanuel Macron n’est pas le seul à se revendiquer du général de Gaulle, en particulier comme le défenseur de la « souveraineté » de la France, un mot qu’emploie désormais toute la classe politique.

Les partis de droite comme de gauche se revendiquent, en ce moment de crise sociale sur fond de crise sanitaire et économique, du général de Gaulle.Tandis que pour les Républicains (LR) le général est « l’ADN de notre famille »,selon le chef du parti, Christian Jacob, il est un homme qui « n’a jamais adhéré à la main invisible du marché et préférait la planification »,pour Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise (LFI). De son côté Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national (RN), s’est rendue mercredi sur l’île de Sein pour commémorer l’appel du 18 juin. Citant en exemple sa défense de l’indépendance de la France, elle estime, désormais, que le RN est le véritable héritier des valeurs de De Gaulle.

Mais qui peut, aujourd'hui, se hisser à la hauteur d'hommes providentiels comme le fut le général de Gaulle ?




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE CONSEIL D'ETAT EN FRANCE RETABLIT

 LA LIBERTE DE MANIFESTER

Saisi jeudi par des syndicats et la Ligue des droits de l'Homme, le Conseil d'Etat a tranché en faveur des manifestations.

Le Conseil d'Etat a levé samedi 13 juin 2020 l'interdiction des rassemblements de plus de dix personnes, imposée dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, mis en place en raison du coronavirus, rétablissant la liberté de manifester, dans le respect des « mesures barrières ».

Depuis la fin du confinement le 11 mai, les Français ont retrouvé en partie leur vie d'avant l'épidémie, mais ne pouvaient toujours pas se rassembler à plus de dix.Le décret du 31 mai 2020 le réaffirmait :

« Tout rassemblement, réunion ou activité sur la voie publique (...), mettant en présence de manière simultanée plus de dix personnes, est interdit sur l'ensemble du territoire de la République ».

L'interdiction « pas justifiée » par la situation sanitaire

« Le juge des référés du Conseil d’État estime que l’interdiction de manifester n’est pas justifiée par la situation sanitaire actuelle lorsque les mesures barrières peuvent être respectées », écrit le Conseil d'Etat après l'audience.

« Alors que la liberté de manifester est une liberté fondamentale, le juge des référés en déduit que, sauf circonstances particulières, l’interdiction des manifestations sur la voie publique n’est justifiée par les risques sanitaires que lorsque les mesures barrières ne peuvent être respectées ou que l’événement risque de réunir plus de 5 000 personnes. »

« En conséquence, le juge des référés suspend l’exécution de l’article 3 du décret du 31 mai 2020, pour les manifestations sur la voie publique soumises à l’obligation d’une déclaration préalable », termine le Conseil d'Etat.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

ENQUETE PRELIMINAIRE SUR LA GESTION

 DE LA CRISE DU CORONAVIRUS

Le procureur de Paris, Rémy Heitz, a annoncé l’ouverture lundi 8 juin d’une vaste enquête préliminaire sur la gestion critiquée de la crise du Covid-19 en France.

Elle vise principalement les délits de « mise en danger de la vie d’autrui », d’« homicides et blessures involontaires » et de « non-assistance à personne en péril ».

Ces plaintes contre X ciblent parfois nommément des responsables de l’administration, notamment le directeur général de la santé Jérôme Salomon, ou encore Santé publique France. Sont également visés l’administration pénitentiaire et le ministère du travail.

L’enquête ne concerne pas les Ehpad

Ces investigations, confiées à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), portent sur les principaux griefs émis depuis le début de l’épidémie : protection au travail, mise à disposition de masques et de tests, etc.

Cette enquête nationale ne concerne pas les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), qui font l’objet à ce jour d’enquêtes locales, dont deux à Paris, mais également à Nanterre ou Grasse (Alpes-Maritimes).

Cette enquête « n’est pas là pour définir des responsabilités politiques ou administratives », a expliqué Rémy Heitz, « mais pour mettre au jour d’éventuelles infractions pénales » de décideurs nationaux. A l’exception du chef de l’Etat, irresponsable pénalement, et des membres du gouvernement, dont la responsabilité relève de la Cour de la justice de la République, saisie de quatre-vingts plaintes.

« S’il y a des fautes pénales, ce seront très probablement – c’est une hypothèse – des fautes non intentionnelles. Or la loi fixe des conditions précises pour établir ces délits : elle exige la preuve d’une “faute qualifiée” qui n’est pas une simple imprudence ou négligence », a détaillé le procureur.

Regrouper ces enquêtes permettra, selon le procureur, d’établir un fonds documentaire commun sur l’état des connaissances scientifiques. Car « pour ce type d’infractions, le code pénal dit bien qu’il faut apprécier les responsabilités » des décideurs « au regard des moyens et des connaissances dont ils disposaient au moment des décisions », a-t-il souligné.

Le procureur de Paris anticipe un travail « considérable », dans une « situation historique » :

« C’est la première fois que des plaintes sont déposées alors que la crise bat son plein », a-t-il révélé, alors que jusque-là « dans les grandes affaires de santé publique (sang contaminé, amiante...), la justice est intervenue bien a posteriori ».




Andrew Preston pour DayNewsWorld

MANIFESTATION

CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES

Malgré l'interdiction préfectorale quelque 20 000 manifestants se sont rassemblés devant le tribunal mardi soir pour répondre à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, le jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation.

Un parallèle avec la mort de Georges Floyd et les violences policières américaines

Sur les pancartes on pouvait lire de nombreuses références à Eric Garner, mort en 2014 à New York lors de son interpellation, ou à Zyed et Bouna, morts en 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après une course-poursuite avec les forces de l’ordre. Trois lettres en vedette : « BLM », pour « Black Lives Matter [ « les vies des Noirs comptent »] ». Sur les masques on lisait parfois « I can’t breathe [« je n’arrive plus à respirer »] », paroles prononcées dans leur langue respective, peu avant leur mort, par George Floyd et Adama Traoré. « La mort de George Floyd vient se calquer sur la mort d'Adama Traoré » clame la sœur de celui-ci, Assa Traoré.

Certains membres des forces de l’ordre en France ont été accusés ces dernières années d’usage disproportionné de la force, notamment lors de l’opposition au projet de barrage de Sivens en 2014, des manifestations contre la loi El Khomri en 2016, ou plus récemment lors des manifestations des Gilets jaunes en 2018 et 2019. Le gouvernement actuel a toujours récusé le terme de "violences policières", dénoncées par des organisations de défense des droits de l’Homme

Des heurts violents et 18 interpellations dans une manifestation interdite

Ce rassemblement en hommage à Adama Traoré et contre les violences policières, qui s'est déroulé dans le calme jusqu'à 21H, a ensuite dégénéré en incidents parfois violents. Des feux de mobiliers urbains ont été allumés et des participants ont bloqué le périphérique, alors que les forces de l'ordre tentaient de faire évacuer les lieux.

Dix-huit personnes ont été interpellées. 13 ont été réalisées à Paris et ont donné lieu à 12 gardes à vue dont 4 à l'encontre de mineurs.Les individus placés en garde à vue sont suspectés d'avoir porté une arme sans motif légitime, participé à un attroupement après sommations, commis des dégradations, des violences aggravées ou des outrages sur personne dépositaires de l'autorité publique . « La violence n’a pas sa place en démocratie, a tweeté le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner. Rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous. »

La manifestation, qui était annoncée depuis le 29 mai sur les réseaux sociaux mais n’avait pas fait l’objet d’une déclaration préalable, avait été interdite par la Préfecture, au motif qu’elle n’était « pas autorisée par le décret du 31 mai 2020 relatif à l’urgence sanitaire, qui proscrit tout rassemblement, dans l’espace public, de plus de dix personnes.

Quatre ans après la mort d'Adama Traoré, le 19 juillet 2016, cette affaire est devenue une bataille entre experts judiciaires qui écartent la responsabilité des gendarmes et les médecins choisis par la famille qui balayent leurs conclusions.

Condamnation du gouvernement et de la droite

La porte-parole du gouvernement français Sibeth Ndiaye a appelé mercredi à la prudence face à la comparaison faite entre les violences policières aux États-Unis, où la mort d’un homme noir de 46 ans lors d’un contrôle de police continue de susciter l’indignation et des manifestations monstres aux Etats-Unis. « Je crois que la situation de nos deux pays n’est pas tout à fait comparables ni sur le plan de l’histoire ni sur le plan de l’organisation de la société, j’appelle à aborder ces sujets avec énormément de prudence », a-t-elle déclaré.

La droite, quant à elle, a condamné ce mercredi le rassemblement interdit organisé la veille à Paris à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré. « C'est inadmissible parce que je vous rappelle qu'on est toujours sous le coup de l'état d'urgence sanitaire et que normalement les rassemblements de plus dix personnes sont interdits », s'est indigné le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau sur Cnews. « Ce qui est aussi inacceptable, c'est que certains du comité de soutien à la mémoire d'Adama Traoré veulent établir un lien entre ce qui s'est passé aux États-Unis et ce qui, soi-disant, se serait passé, il y a quatre ans, ici en France », a-t-il ajouté à propos des accusations de violences policières.

« Une telle manifestation, en plein état d'urgence, c'est bafouer la loi », a aussi dénoncé le président LR du Sénat Gérard Larcher sur RTL.

« Dans un État de droit, la justice est rendue par les juges, ni par les réseaux sociaux, ni par la rue  »  , a-t-il ajouté, estimant que « ce qui se passe aux États-Unis est d'une autre nature ».




Jenny Chase pour DayNewsWorld

PHASE DEUX DU DECONFINEMENT

 EN FRANCE

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé, jeudi 28 mai 2020, les nouvelles mesures du déconfinement. Cette deuxième phase, qui court entre le 2 juin et le 22 juin, permet pour les Français de retrouver plus de libertés. La présence de la maladie recule en effet sur le territoire national .« Les résultats sont bons sur le plan sanitaire », a annoncé Édouard Philippe, même s’il a précisé qu’il ne fallait pas faire preuve de désinvolture pour éviter tout risque, le virus continuant à circuler et de nouveaux clusters se formant.

Mais pour Édouard Philippe l’urgence, désormais, est économique : le pays va devoir affronter une récession historique, annonce le Premier ministre.

La nouvelle carte des départements

Plus aucun département n’est en rouge, mais le orange des premières présentations fait son grand retour . « Aujourd’hui, tous les indicateurs sont au vert, à l’exception notable du Val d’Oise et Mayotte », a précisé Édouard Philippe. Les nouvelles sont « bonnes », mais pas suffisamment bonnes pour que « tout soit normal ». Les départements d’Île-de-France, la Guyane et Mayotte sont les trois zones où le virus circule plus qu’ailleurs si bien que le déconfinement sera plus « prudent que sur le reste du territoire ».

Réouverture des bars, cafés et restaurants

1°Les restaurants, bars et cafés pourront rouvrir à partir du 2 juin.

2°Les personnes qui ont choisi de déjeuner ensemble pourront se réunir à 10 au maximum. Chaque table devra être séparée d’un mètre.

3°Le port du masque est obligatoire pour les clients qui se déplacent et pour le personnel.

4°Dans les bars, la consommation debout sera interdite pour éviter les regroupements.

5°Dans les départements orange, seules les terrasses pourront ouvrir au 2 juin.

6° Les parcs et les jardins vont rouvrir Les plages et les musées seront également rouverts. Le port du masque y sera obligatoire, précise Édouard Philippe.

7°Dans les zones vertes, les salles de spectacle, les gymnases, les salles de sports et les parcs de loisirs rouvriront le 2 juin.

8°Dans les zones orange, les salles de spectacle, les gymnases, les salles de sports et les parcs de loisirs rouvriront le 22 juin.

9°Les cinémas rouvriront partout le 22 juin.

Mais les sports de contact, les boîtes de nuit ou les rassemblements dans les lieux couverts resteront interdits.

 
L’interdiction des déplacements est levée en France

En Europe, la France est favorable à une réouverture des frontières de l’Europe sans quatorzaine. Pour l’heure, les frontières du pays restent fermées, sauf pour les ressortissants français qui pourront rentrer au pays. Hors Europe, les frontières restent fermées.

Les mesures pour l’éducation nationale

Le ministre de l’Éducation est intervenu pour parler de la réouverture d.e l’école. Dans la phase 2 toutes les écoles seront ouvertes, a annoncé M. Blanquer. « Toutes les écoles devront proposer un accueil aux familles », dans la limite de 15 élèves par classe.

Du côté des collèges, 95,5 % des collèges ont été ouverts en zone verte. Dans la phase 2, en zone verte, toutes les classes reprendront, de la 6e à la 3e. En zone orange, les élèves de 6e et de 5e seront accueillis en priorité. Le programme sanitaire est maintenu et des cours de « sport, culture et civisme » seront proposés.

Concernant les lycées, en zone verte, tous les lycées vont ouvrir le 2 juin (généraux, technologiques et professionnels), au moins sur l’un des trois niveaux, à l’appréciation technologiques et professionnels), au moins sur l’un des trois niveaux, à l’appréciation des proviseurs. En zone orange, seuls les lycées professionnels ouvrent. Les élèves des lycées technologiques et professionnels pourront avoir recours à des entretiens individuels.

Application StopCovid

Édouard Philippe n’a pas manqué de rappeler l’intérêt supposé de StopCovid, voté la veille. L’application mobile, dit-il, n’est pas une « arme magique contre l’épidémie », mais un instrument pour lutter plus efficacement contre l’épidémie.

Elle sera disponible le 2 juin, pour la deuxième phase du déconfinement, a précisé Édouard Philippe.




Boby Dean pour DayNewsWorld

FEU VERT DU PARLEMENT POUR L'APPLICATION STOPCOVID

Le Parlement a approuvé mercredi soir l’application pour smartphone StopCovid, censée contribuer à la lutte contre l’épidémie, mais jugée « liberticide » par ses détracteurs, avec un clivage entre députés et sénateurs de droite et quelques voix dissonantes chez LREM.

Le gouvernement a l’intention de lancer dans les jours qui viennent cet outil de traçage numérique, afin d’accompagner la deuxième phase du déconfinement.

Les députés ont approuvé ce projet controversé à une confortable majorité, par 338 voix contre 215, et 21 abstentions. Au Sénat, à l'issue d'un débat, 186 sénateurs ont voté pour (majorité du groupe LR, LREM, Indépendants), 127 ont voté contre (PS, CRCE à majorité communiste, majeure partie du RDSE à majorité radicale) et 29 sénateurs (essentiellement centristes) se sont abstenus..

La cible

Dès son téléchargement, et à chaque fois que l'utilisateur rencontre une personne à moins d'un mètre, et ce durant plus d'un quart d'heure, le téléphone enregistre les références de l'autre personne de manière cryptée.

Ainsi, si l'une ou l'autre vient à contracter le Covid-19 au cours des jours qui suivent, l'utilisateur qui a été au contact reçoit une notification lui signifiant ce « risque d'exposition » avec des conseils sur la marche à suivre

Le gouvernement cible notamment les « urbains actifs », qui prennent les « transports en commun », croisent des « inconnus » dans les magasins…L’application utilise la fonction bluetooth et non la géolocalisation.

Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique et cheville ouvrière du dispositif a estimé que l’application permettrait de combler certains manques dans la stratégie actuelle de détection des cas contacts, notamment dans les transports ou dans les restaurants.

Les garanties entourant cette application

Devant l’Assemblée puis le Sénat en soirée, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a longuement insisté sur les « garanties » entourant cette application « temporaire, d’installation volontaire, non identifiante et transparente ».

« Cette application n’a pas vocation à devenir l’alpha et l’oméga de la lutte contre le Covid-19. Elle n’est pas non plus un prétexte pour que l’Etat se transforme en Etat policier contrôlant les faits et gestes de nos concitoyens », a défendu la garde des sceaux.

L'application ne fonctionne en effet que si les deux personnes ont téléchargé l'application et l’utilisent. D'autre part, StopCovid est anonyme et n'a pas accès à au répertoire du téléphone qui l'héberge.

Bruno Retailleau, chef de file de LR au Sénat, a expliqué qu’une part importante de son soutien tenait à la « souveraineté numérique » de la France, qui a choisi de ne pas utiliser les outils conçus par Apple et Google pour faire du suivi de cas contacts. En effet contrairement à d’autres pays, le gouvernement français a choisi de ne pas passer par les solutions de Google et Apple, et a sollicité des chercheurs d’Inria, l’institut français de recherche en informatique.

Le gouvernement, quant à lui, a rappelé à plusieurs reprises le feu vert de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil). Cette instance a estimé mardi que StopCovid respecte la législation relative à la vie privée, tout en réclamant une évaluation régulière et une information détaillée pour les utilisateurs.

Un outil dangereux et liberticide ?

Pourtant cette application suscite chez ses détracteurs des interrogations sur le respect de la vie privée.

Pour Paula Forteza, experte du numérique et ancienne membre du groupe majoritaire,.cette application « présente des risques techniques non négligeables », plaidant pour un « principe de précaution numérique » Elle a également dénoncé un effort destiné à « forcer l’acceptabilité sociale de cette technologie qui numérise nos interactions sociales par un déploiement massif impulsé par l’Etat ».

Philippe Gosselin, député (LR) de la Manche et membre de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a, quant à lui, dénoncé « le syndrome de la grenouille, un endormissement coupable, un avachissement dans la lutte contre les libertés collectives et individuelles ». « Ne créons pas de précédent ! », a-t-il enjoint.

Si ce double vote positif à l’Assemblée nationale puis au Sénat lève les dernières incertitudes sur le devenir de StopCovid, la décision finale revient à Emmanuel Macron et au premier ministre Edouard Philippe.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LREM CONNAIT L'HEMORRAGIE

AVEC SEPT NOUVEAUX DEPARTS

Les défections se poursuivent.

Ce mardi matin, sept nouveaux députés quittent le groupe LaREM à l'Assemblée nationale pour rejoindre un nouveau groupe, nommé « Agir ensemble ». Malgré ce départ, le groupe se présente dans son communiqué comme un « pilier de la majorité ».

A l'heure actuelle, il reste donc 281 députés au sein du groupe LaREM au Palais-Bourbon. De fait, la perte de la majorité absolue (289 sièges) se creuse. Le nouveau groupe, dénommé « Agir ensemble », et dont l'esprit se veut « constructif », comprend 17 élus en tout.

Il y a à peine une semaine des « marcheurs » et ex « marcheurs » déposaient officiellement à l'Assemblée nationale un neuvième groupe politique baptisé « Ecologie démocratie solidarité » si bien que La République en marche (LREM) perdait ainsi la majorité absolue. politique les élus.

Un nouveau coup de tonnerre dans le paysage politique : le parti d'Emmanuel Macron ne connaît non seulement plus sa majorité absolue au Palais-Bourbon, fixée à 289 députés.mais depuis 2017, perdrait en moyenne un député tous les deux mois et demi. Le mouvement n'en compte plus que 281 – contre 314 en début de législature il y a trois ans.

Mais quelles sont les raisons invoquées par les intéressés ?

Pourquoi ces élus quittent-ils le navire ?

Une confrère de Franceinfo explique la fuite des « marcheurs » . Si l'on excepte le cas du député M'jid El Guerrab parti en septembre 2017 après sa mise en cause pour violences volontaires avec arme, Jean-Michel Clément, député de la Vienne, est le premier à quitter le mouvement macroniste. Il claque la porte en avril 2018, après plusieurs déconvenues politiques.

Des lois sécuritaires qui rebutent les députés de gauche.

L'ancien socialiste n'a pas apprécié la prolongation de l'état d'urgence en juin 2017, la loi sur la transparence de la vie politique, qui omet selon lui la question des lobbys mais surtout la loi asile et immigration, en avril 2018, qui précipite son départ.

Les textes sécuritaires ont rebuté une kyrielle de députés issus du PS ou ayant une sensibilité de gauche.Ainsi d'Albane Gaillot, élue dans le Val-de-Marne, qui s'est d'abord mise en retrait du groupe en siégeant parmi les apparentés en septembre 2019, avant de quitter définitivement ses anciens camarades en mars 2020. « C'était une évolution progressive. Il y a eu la loi asile et immigration et la loi anti-casseurs. J'étais de plus en plus mal à l'aise sur ces sujets, et puis la réponse du gouvernement à la crise des 'gilets jaunes' n'était pas à la hauteur », explique-t-elle pour France-info. Le recours au 49.3, cet article de la Constitution brandi par le gouvernement pour faire passer en force la réforme des retraites a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, explique-t-elle. Sébastien Nadot a lui aussi rejoint Ecologie, démocratie, solidarité après avoir été exclu du groupe LREM, en décembre 2018, pour ne pas avoir voté le budget...

Un manque de culture politique et des aides de camp.

Outre leur désaccord politique sur certains textes, ces députés déserteurs avancent aussi un autre dysfonctionnement majeur propre au jeune mouvement macroniste et de nature à expliquer en partie leur départ. « LREM, c'est une coquille vide idéologique. Les députés n'ont pas d'autre choix que de se mettre en phase avec le texte du ministre car ils n'ont pas de base idéologique pour se mettre en travers. Il n'y a pas de ressources collectivement , explique Sébastien Nadot. Au PS et chez LR, quand un ministre venait présenter son texte, il se faisait éventuellement bien rentrer dedans. Ce n'était pas forcément visible, mais le texte évoluait ». Un constat partagé par tous ceux qui sont partis. « C'est un groupe pléthorique de gens élus de manière inattendue, sans passé ni culture politique, et qui n'étaient pas dans le sens de désobéir », appuie Jean-Michel Clément. On n'a pas de corpus idéologique, on n'a pas travaillé dessus et donc on n'a pas cette épaisseur politique, qui manque à toute cette architecture », poursuit Albane Gaillot, ex-députée LREM sur franceinfo

Les députés LREM n'auraient aucune marge de manœuvre. « C'est géré comme une entreprise avec quatre députés sur cinq qui décident en relation avec le gouvernement. Les autres sont des aides de camp », assène Sébastien Nadot.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

EN FRANCE UN ENFANT DISPARAIT

TOUTES LES DIX MINUTES

Des chiffres qui font froid dans le dos : en France, un enfant disparaît toutes les dix minutes.

Les services de police et de gendarmerie ont recensé plus de 51 000 disparitions d’enfants en 2019. Il s’agit notamment de fugues ou d’enlèvement par un parent séparé. Mais parfois, le motif de ces disparitions reste inconnu.

Chaque 25 mai, la journée internationale des enfants disparus permet de sensibiliser la population à ces drames et fait connaître le 116 000, un numéro gratuit et européen qui permet aux familles de retrouver un enfant. Ce numéro a traité près de 1 200 dossiers en 2019. Il apporte une aide sociale et psychologique aux familles, offre un accompagnement et assure la prise en charge des parents en détresse.

Heureusement, la plupart des enfants disparus sont retrouvés. « Un tiers de ces jeunes revient ou est retrouvé dans les soixante-douze heures, un deuxième tiers dans le premier trimestre suivant la disparition » explique au Parisien Laureen Burbau, directrice de la communication de Droit d’enfance. Mais un autre tiers, c’est-à-dire des milliers, disparaît définitivement chaque année, sans que l’on puisse retrouver leur trace.

Dans la majorité des cas, ces enfants introuvables sont des adolescents qui ont fugué du domicile familial. Ils tombent dans l’errance et lorsqu’ils deviennent majeurs, ils disparaissent du Fichier des personnes recherchées. Nombre d’entre eux tombent dans la drogue, la prostitution ou deviennent des marginaux.

Les services de police et de gendarmerie concentrent aussi leurs recherches sur ces départs volontaires, un mineur en errance étant toujours vulnérable.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LA LOI D'ETAT D'URGENCE SANITAIRE N'EST PAS PROMULGUEE A TEMPS

A minuit ce lundi a sonné l'heure du déconfinement en France. Après cinquante-cinq jours de confinement inédit sur l’ensemble du territoire, certains déplacements, et la réouverture de la plupart des commerces sont à nouveau autorisés avec toutefois des règles à respecter.pour éviter une seconde vague

Mais c'est avec un raté de taille pour le gouvernement que commence ce déconfinement : la loi d’état d’urgence sanitaire n’a pas été promulguée à temps par le Conseil constitutionnel saisi par Emmanuel Macron. Dans un communiqué commun, l’Elysée et Matignon expliquent que le Conseil constitutionnel ne rendra finalement son avis que lundi sur cette loi d’urgence adoptée samedi par le Parlement.

Ce qui repousse à lundi soir, sous réserve de cet aval, l’entrée en vigueur de deux dispositions phare : la limitation des déplacements à 100 km et l’attestation obligatoire dans les transports en commun.

L'exécutif se voit donc contraint ce lundi d'en appeler à la « responsabilité des Français » pour la limitation des déplacements et l’utilisation des transports en commun tout en soulignant qu'il était « en tout état de cause prévu que les nouvelles mesures devaient faire l’objet d’une période de tolérance » Le défaut de pouvoir présenter l’attestation d’employeur demandée pour emprunter les transports en commun d’Ile-de-France entre 6H30 et 9H30 et entre 16H00 et 19H00 ne sera verbalisé qu’à partir de mercredi, avait d’ailleurs annoncé dimanche la présidente de la région Valérie Pécresse.

Pour ce qui est des autres mesures du déconfinement, elles vont entrer en vigueur dès lundi matin puisque, « compte tenu de ces circonstances exceptionnelles », un décret temporaire a été publié au Journal officiel de lundi pour les faire appliquer à effet immédiat. Il s’agit de la fin des limitations des sorties du domicile, de  l'obligation du port du masque dans les transports en commun, de la réouverture des commerces à condition du respect des gestes barrières et de la distanciation et limitation à 10 personnes des rassemblements dans les lieux publics.

Un autre décret enfin sera, après avis de la CNIL « pris avant la fin de la semaine » pour autoriser, toujours sous réserve de la décision du Conseil constitutionnel, « les systèmes d’information nécessaires aux enquêtes épidémiologiques ».

Notamment un suivi des malades du coronavirus et des cas contacts, grâce à un fichier en lien avec l'Assurance maladie, dont les données ne seront conservées que trois mois.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE CHARLES DE GAULLE UN CLUSTER FLOTTANT

Le Charles de Gaulle est le second porte-avions contaminé officiellement dans le monde, après le porte-avions américain USS Theodore Roosevelt, dans le Pacifique.

Plus d'un tiers des marins contaminés

Plus d'un tiers des marins du porte-avions français Charles-de-Gaulle ont été testés positifs au Covid-19 depuis leur retour anticipé en France dimanche, après la découverte d'une cinquantaine de cas de coronavirus à bord, selon un bilan provisoire publié, mercredi 15 avril, par le ministère des Armées. Les 1 900 marins ont été placés en isolement sanitaire pendant 14 jours avant de pouvoir regagner leur foyer.

« En date du 14 avril au soir, 1 767 marins du groupe aéronaval ont été testés. La grande majorité de ces tests concerne à ce stade des marins du porte-avions. 668 se sont révélés positifs, » détaille le ministère. Parmi eux, « 31 sont aujourd'hui hospitalisés à l'hôpital d'instruction des armées Sainte-Anne de Toulon (sud), dont un en réanimation », est-il précisé.Ce bilan temporaire est amené à gonfler encore car « 30% de ces tests n'ont pas encore livré leurs résultats », et « la campagne de tests est encore en cours », selon le ministère.

En parallèle, « les opérations de désinfection des aéronefs et des bâtiments de surface ont débuté », menées par les armées en lien avec des industriels, souligne le ministère. De la vapeur d'eau à haute température et du produit antivirus vont être utilisés.

« L'armée a joué avec notre santé, notre vie »

L'origine de la contamination du porte-avions n'est pas encore connue. L'équipage n'avait pas été en contact avec un élément extérieur depuis une escale à Brest du 13 au 15 mars. Les premiers marins confinés, une dizaine, l’étaient autour du 10 mars selon certaines sources. Le navire avait été ravitaillé par la Somme, et aurait pu être contaminé avant même l’escale des 13 au 15 mars qui a précipité la contagion, quand les marins ont été en ville. L’état-major français a d’abord suivi ses officiers qui, encore début avril, annonçaient aux marins du navire que la mission continuait en dépit des cas nombreux de Covid-19 détectés à bord.

Des témoignages de marins ou de proches soulèvent, sous couvert d'anonymat, des questions sur la gestion de la crise à bord. Le site Médiapart affirme avoir identifié deux cas de marins présentant des symptômes sans être confinés. « À partir du 3 ou 4 avril, la situation a empiré très rapidement , selon le proche d'un marin. Selon les informations de Mediapart, toutes les précautions n'ont pas été prises à bord afin de limiter la propagation du virus.

France Bleu Provence a pour sa part publié le témoignage d'un membre d'équipage, père de famille, testé positif. « L'armée a joué avec notre santé, notre vie », a-t-il estimé, en assurant que le commandant du porte-avions aurait proposé d'interrompre la mission à Brest, quand plusieurs marins présentaient selon lui déjà les symptômes du coronavirus. Toujours d'après ce marin anonyme, cette proposition aurait été refusée par le ministère.

« Le Covid-19 change nos plans et nos opérations »

Poursuivre les opérations militaires au Sahel, en France ou en mer, telle est la priorité fixée par le président Macron aux armées. Mais à quel prix lorsquel’épidémie due au coronavirus gagne les rangs ?

L’heure est aux premiers comptes dans les armées.

« Est-ce que le Covid-19 change nos plans et nos opérations, oui, parfois. Mais est-ce qu’il nous dévie de nos objectifs, non », a assuré, le 10 avril, la ministre Florence Parly devant les sénateurs de la commission des affaires étrangères et des forces armées.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LA DATE DU 11 MAI N'EST PAS UNE CERTITUDE

 MAIS UN OBJECTIF

Le 13 avril au soir, Emmanuel Macron a annoncé le prolongement du confinement le plus strict jusqu ' au 11 mai. Date à laquelle le déconfinement « progressif » devrait commencer à se mettre en place, sous respect de civisme et que la progression de l'épidémie de SARS-CoV-2 soit enrayée.

Le 11 mai est un objectif

L’horizon du 11 mai pour entamer un déconfinement progressif est une date à « conquérir par le respect du confinement », a déclaré ce mardi 14 avril le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner

« Le 11 mai est une date d’objectif.

Ce qu’a annoncé le président de la République hier, ce n’est pas le déconfinement le 11 mai, c’est le confinement jusqu’au 11 mai », a souligné sur France Inter Christophe Castaner rappelant aux Français la « discipline »q ui doit prévaloir dans le respect du confinement

« Il est nécessaire de ne pas se projeter en disant le 12 mai, c’est le mois de mai et nous faisons ce qu’il nous plaît et bien non, il faudra continuer à se battre », a poursuivi le ministre.

Reprise des cours

Jean-Michel Blanquer, de son côté, a indiqué que tous les élèves ne reprendront pas le chemin de l'école, ou des cours, « au même moment ».

« Il est hors de question d’avoir des classes bondées dans cette situation », a-t-il affirmé, précisant : « On ne peut imaginer que des petits groupes. »

Sans davantage de détails, qui devront être apportés par le plan de déconfinement devant être dévoilé sous la quinzaine, le ministre de l'Éducation nationale a simplement sous-entendu que les lycées professionnels pourraient être amenés à reprendre les cours en premier.

Les vacances d'été ...

Interrogé à plusieurs reprises sur les perspectives du déconfinement dans tel ou tel domaine, par exemple les départs en vacances d’été à l’étranger, Christophe Castaner a souligné qu’il n’y avait « pas de réponse précise au moment » où il s’adressait aux journalistes et auditeurs.

« Moi je conseillerais à ma famille de ne pas se précipiter sur des réservations surtout dans des pays étrangers », a-t-il seulement commenté, avant d’ajouter elliptique : « Je pense qu’il y aura des vacances d’été ».

Confinement plus long pour les personnes les plus vulnérables

« Nous demanderons aux personnes les plus vulnérables, aux personnes âgées en situation de handicap sévère, aux personnes atteintes de maladies chroniques, de rester, même après le 11 mai, confinées au moins dans un premier temps », a déclaré la président de la République, mais sans préciser quelles personnes peuvent être qualifiées de « vulnérables ».

Des tests sur les personnes présentant des symptômes

Emmanuel Macron a promis que dès le 11 mai, « toute personne présentant des symptômes » du Covid-19 pourra être testée.

Le lendemain, Christophe Castaner a ajouté que la possibilité de tests pour toute la population avait été écartée. "Il est nécessaire de faire les tests dès lors qu'il y a un risque, a-t-il insisté. Par contre, imaginer que l'on teste tous les Français tous les jours serait peut-être quelque chose qui pourrait répondre à des attentes médiatiques, mais cela ne répond pas à des attentes médicales."

Interrogé sur l'intérêt de tests systématiques de l'ensemble de la population, de nombreux porteurs du SARS-CoV-2 étant asymptomatiques, Christophe Castaner s'est retranché derrière le fait que ces tests « n'étaient pas forcément fiables ».

Vu de l'étranger, on s'inquiète par autant d'incompétences et de mensonges.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE A ROMAN SUR ISERE

  EN FRANCE ?

La Drôme a été le théâtre samedi 4 avril 2020 d'une attaque à l'arme blanche qui a coûté la vie à deux personnes. Deux Soudanais ont été arrêtées samedi.

Un troisième Soudanais a été interpellé samedi soir dans l'enquête sur l'attaque au couteau perpétrée le à Romans-sur-Isère par un réfugié soudanais dans le sud-est de la France.

Il s'agit d'«un jeune Soudanais qui résidait dans le même foyer» que le mis en cause, a indiqué Parquet national antiterroriste . Cela porte à trois le nombre d'hommes de nationalité soudanaise en garde à vue dans cette enquête. Il y a l'auteur de l'attaque né en 1987 et réfugié en France depuis juin 2017, un deuxième homme présenté comme «une de ses connaissances»; il a été interpellé «chez ce dernier mais ne vivait pas chez lui», selon une source proche de l'enquête.

Piste terroriste ?

Armé d'un couteau, le premier a agressé samedi matin des passants dans la rue et des personnes dans un bureau de tabac, une boucherie et une boulangerie, à Romans-sur-Isère. Deux personnes sont mortes, et deux blessés sont en soins intensifs mais stable, une troisième est en salle de réveil et deux autres ont quitté l’hôpital, selon la source proche de l’enquête. .

L'auteur de l'attaque a obtenu le statut de réfugié le 29 juin 2017 et un titre de séjour de dix ans en juillet de la même année. Il est inconnu des services de police ou de renseignement français ou européens, selon le Parquet qui a ouvert une enquête notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

L’assaillant a d’abord vécu à Moras-en-Valloire, dans le nord de la Drôme, « accompagné par les services de l’Etat et le Secours catholique », et « suivait un contrat de professionnalisation et une formation en maroquinerie », selon un communiqué du maire de la commune, Aurélien Ferlay. Il se serait installé fin 2019 dans le centre de Romans-sur-Isère.

«Pays de mécréants»

Les premiers éléments de l'enquête «ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur», de même source. Selon une source proche de l'enquête, l'assaillant a dit «ne pas se souvenir de ce qui s'est passé». Son audition avait été un peu retardée parce qu'il était très agité après son interpellation. Une expertise psychiatrique est prévue dimanche.

Lors d'une perquisition à son domicile ont été retrouvés «des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants», selon le parquet, «a priori» écrits par lui.

La sous-direction antiterroriste (SDAT) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont été saisies, en plus de la police judiciaire de Lyon.

La France vit sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent amorcée en 2015, qui a fait 258 morts au total après l'attaque de samedi.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

PENURIE DE MEDICAMENTS EN FRANCE

Une visibilité de quelques heures. Après le manque de masques, de lits et de respirateurs, les soignants alertent sur la pénurie de médicaments.

En Moselle, c'est déjà une réalité. Morphine, curares, propofol…

Pour certains traitements indispensables en réanimation,   « les réserves sont comprises entre vingt-quatre heures et cinq jours », alertent 10 élus mosellans de tous bords dans un courrier adressé hier au ministre de la Santé.

Après le transfert de six patients de Metz vers Toulouse aujourd'hui, ils formulent deux demandes :

1 ° Réviser le contingentement des médicaments, pour réapprovisionner le Grand Est ;

2 ° Opérer de nouveaux transferts de patients vers les régions françaises moins touchées.

« On a besoin d'une solidarité nationale, insiste le député Les Républicains Fabien Di Filippo, signataire de cette lettre. C'est une manière de dire au reste de la France :

" N'abandonnez-pas la Moselle!' mais aussi 'Préparez-vous ! ".

Hier, tandis qu' Edouard Philippe concédait des « tensions très fortes » sur TF1, un décret autorisait l'usage de médicaments prévus pour usage vétérinaire.

A croire que le système de  santé français est à bout de souffle !




Boby Dean pour DayNewsWorld

 PLUS DE LA MOITIE DE LA POPULATION        PROBABLEMENT CONTAMINEE PAR LE CORONAVIRUS

La chancelière allemande Angela Merkel à huis clos le 10 mars 2020 lors d’une réunion de la fraction CDU/CSU du Bundestag avait déjà annoncé que « 60 à 70 % des Allemands seront infectés par le coronavirus ».

Le ministre de l’éducation français, Jean-Michel Blanquer, a estimé , pour sa part, ce dimanche 13 mars sur la chaîne d'un confrère que l’épidémie de coronavirus toucherait « probablement » plus de la moitié de la population française.

« On considère, et là, je ne fais que répéter ce que disent les scientifiques, que 50 à 70 % de la population in fine finit par être contaminée par le virus, et c’est d’ailleurs ça qui met fin au virus puisque ça crée une forme d’immunité majoritaire, et donc le virus s’éteint de lui-même. »

Avec douze décès et 839 cas confirmés supplémentaires en vingt-quatre heures, la France compte désormais 4 500 cas confirmés de contamination, dont 91 mortels. Plus de 300 patients sont dans un état grave et se trouvent en réanimation, a annoncé samedi 14 mars Jérôme Salomon tout en précisant que plus de 50 % d’entre eux sont âgés de moins de 60 ans.

« Nous avons un doublement du nombre de cas en 72 heures », a-t-il insisté lors de son point-presse quotidien, une évolution, a-t-il dit, qui donne une idée de la rapidité avec laquelle le virus se propage en France.

Face à une telle vitesse de propagation du virus sur tout le territoire et, en même temps, un premier tour d’élections municipales maintenu il était temps pour la France d' entrer en phase 3. Ce dimanche 15 mars 2020 , les Français se réveillent avec un scénario hors norme pour contrer l'épidémie. Les concitoyens auraient-ils été trop peu respectueux des mesures de sécurité préventives, comme l' a expliqué le Premier ministre ?

Toujours est-il que le gouvernement a décidé de fermer tous les lieux publics « non essentiels » depuis samedi minuit.

Les mesures d’interdiction annoncées par Edouard Philippe ont, par ailleurs, été précisées par un arrêté du 14 mars 2020 publié le 15 mars au Journal officiel.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

MESURES CONTRE LE CORONAVIRUS

 EN AUGMENTATION EN FRANCE

La France prendrait-elle le même chemin que l'Italie ?

Des chaînes de transmission du nouveau coronavirus apparaissent clairement dans au moins deux de ses départements, celui de l'Oise, dans le nord du pays, et en Haute-Savoie, dans l'est. Le nombre de cas de contamination confirmés a ainsi plus que doublé, passant de 18 à une quarantaine dont 26 sont actuellement hospitalisés.

C'est dans la région des Hauts-de-France que le coronavirus a développé sa plus forte contamination :

12 personnes y sont atteintes, qui étaient en lien avec l'enseignant du collège Jean de La Fontaine de Crépy-en-Valois , décédé à 60 ans dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, ou en lien avec un autre homme de 55 ans, qui est hospitalisé à Amiens et se trouve dans un état grave. Aucun des deux n'avait pourtant voyagé dans un pays à risque.

Consultation ou confinement

Dans le collège de 700 élèves où travaillait le professeur défunt les cours n'y reprendront que jeudi prochain. Mais lundi et mardi, les collégiens et l'ensemble du personnel de l'établissement vont pouvoir être reçus en consultation par des médecins, en coordination avec les services d'infectiologie des CHU d'Amiens et de Lille.

« Autour de 2.000 élèves » n'ont pas repris l'école et restent actuellement chez eux car ils sont rentrés d'une zone touchée par le coronavirus, un chiffre susceptible d'augmenter la semaine prochaine, a indiqué le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer .Jean-Michel Blanquer a aussi assuré qu'un dispositif d'enseignement à distance pourrait être déployé à grande échelle si nécessaire: « Nous nous y sommes préparés depuis plusieurs semaines avec le Cned ».

Enfin, certaines organisations attendent du gouvernement qu'il prenne des décisions contraignantes. La fédération de l'aide aux personnes âgées Synerpa réclame des directives limitant l'accès aux maisons de retraite et résidences seniors des personnes en provenance de « Chine, Corée du Sud, Macao, Hong Kong, Singapour et Italie (Lombardie et Vénétie) », « ou toute personne ayant été en contact avec un voyageur venant de ces pays ».

Mesures pour les entreprises

De leur côté, Bruno Le Maire, ministre le d'Economie, et Muriel Pénicaud, ministre du travail, ont annoncé des mesures d'exception pour faire face à l'épidémie de Coronavirus qui est considérée comme «  un cas de force majeure pour les entreprise, salariés et employeurs ».

Le ministre a annoncé aux entreprises travaillant pour l'État qu'elles ne seront pas pénalisées en cas de retards de livraison. Il a également annoncé des « possibilités de recours à l'activité partielle » et « l'étalement des charges sociales et fiscales pour les entreprises qui en auront besoin ». Les collectivités locales devront faire de même.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud , quant à elle, a annoncé la mise en ligne d'un questions/réponses sur les règles à suivre pour les entreprises et les salariés. Ellesouligne notamment que l'employeur peut mettre en place le télétravail sans l'accord du salarié, contrairement à la pratique habituelle, ou modifier les dates de congés déjà posés. Le ministère de la Santé rappelle également que « l'employeur est responsable de la santé et sécurité des salariés de son entreprise conformément aux dispositions de l'article L. 4121-1 du Code du travail ».

Elle a également confirmé que les parents d'enfants confinés pourront être « mis en arrêt maladie » sans jour de carence et avec une prise en charge au titre des indemnités journalières de Sécurité sociale.

De leur côté, les grandes entreprises multiplient les précautions : si certaines se contentent de restreindre les déplacements vers l'Asie, l' Oréal vient de mettre en place une interdiction de voyager pendant tout le mois de mars pour ses salariés.

Pas d' annulation a priori pour les événements

De son côté, le nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran, s'est entendu avec ses homologues des pays limitrophes de l'Italie, mardi, pour échanger des informations sur la situation dans leurs pays respectifs. Les ministres se sont engagés à harmoniser les alertes adressées aux voyageurs et à ne pas annuler a priori les événements culturels et sportifs. L'objectif est de ne pas créer la panique.

Le message a cependant déjà du mal à passer. Mercredi, l'arrivée des supporters turinois de la Juventus à Lyon a été critiquée par des dirigeants de l'opposition, alors que dans la même journée, on apprenait le report du match de rugby Irlande-Italie prévu le 7 mars à Dublin dans le cadre du Tournoi des Six nations.

La venue des supporters turinois n'est « pas raisonnable », a jugé la présidente du RN, Marine Le Pen, et « pas cohérente », a estimé la socialiste Ségolène Royal. Et à Nice, le maire LR Christian Estrosi a décidé d'écourter le carnaval qui était prévu jusqu'à samedi.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE EN MEME TEMPS MACRONNIEN POUR TRAITER

 DU COMMUNAUTARISME ISLAMIQUE A LA VEILLE

 DES MUNICIPALES

Pour lancer l’énième débat sur le « communautarisme », « reconquête républicaine » et le « séparatisme islamique », Emmanuel Macron est actuellement à Mulhouse, plus précisément dans le quartier populaire de Bourtzwiller. Un choix qui n’est pas anodin...

« Quartiers de reconquête républicaine » (QRR)

Peuplé de plus de 15.000 habitants, Bourtzwiller a été choisi pour cette visite parce que le quartier a « de vraies difficultés », a indiqué Emmanuel Macron, citant la présence d' « associations qui prônaient de sortir de la République », « la déscolarisation, des influences extérieures »...

C'est l'un des 47 « Quartiers de reconquête républicaine » (QRR) de France, un dispositif créé en 2018 pour lutter contre la délinquance et les trafics.

« La République doit tenir ses promesses »

« La République doit tenir ses promesses », affirme Emmanuel Macron évoquant le communautarisme face aux habitants d' un quartier sensible de la grande ville du Haut-Rhin. « On doit lutter contre le séparatisme parce que quand la République ne tient pas ses promesses, d'autres essaient de la remplacer », a-t-il poursuivi, soulignant  « qu'on doit lutter contre les discriminations, on doit mettre la méritocratie partout ».

Le président de la République ouvre donc avec cette « visite de terrain » une séquence dédiée à ce dossier politiquement sensible à l'approche des élections municipales.

Le chef de l'Etat a pour objectif d' « apaiser » et non « de mettre la société sous tension » , selon son entourage.

Mais le chef de l'Etat parlera-t-il de la mosquée An-Nour, la grande mosquée An-Nour, en cours de construction à Mulhouse, et qui est financée en partie par le Qatar ?

« Le président de la République ne souhaite en revanche pas aller sur le terrain du voile, qui divise sa majorité » , précise une source gouvernementale.

Le fameux « En même temps » -

« L'islam traverse une crise avec une radicalisation de certains et des mouvements très durs qui veulent aller vers l'islam politique. Je dis juste que, chez nous, l'islam politique n'a pas de place », a-t-il déclaré, accompagné de plusieurs membres du gouvernement dont Christophe Castaner (Intérieur), Julien Denormandie (Ville et Logement), Gabriel Attal (Jeunesse) et Roxana Maracineanu (Sports).

« On doit lutter contre le séparatisme parce que, quand la République ne tient pas ses promesses, d'autres essaient de la remplacer » Et parallèlement, « on doit lutter contre les discriminations, on doit mettre la méritocratie partout », a annoncé Emmanuel Macron.

Il a ainsi défendu le « en même temps » de sa stratégie, basée sur deux piliers: celui, plus coercitif, sur le financement des lieux de culte depuis l'étranger ou la scolarisation d'enfants dans des écoles hors-contrat; le second, « positif  » qui vise à la « reconquête républicaine des quartiers qui en ont besoin » s'appuyant sur des services publics plus présents et efficaces et sur le réseau associatif.

Mais «  Où sont les actes ? »

Depuis le début du quinquennat, les oppositions de droite pressent Emmanuel Macron d'affirmer sa politique sur ce sujet, le taxant non sans raison de laxisme. Le débat s'est encore durci ces derniers mois, alimenté par de vives polémiques sur la présence de listes communautaristes aux municipales ou sur le port du voile par une mère accompagnant une sortie scolaire.

« Emmanuel Macron va faire ce qu'il fait de mieux depuis trois ans: il va faire un discours, mais où sont ses actes ? », dénonce le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau. Le numéro 2 de LR Guillaume Peltier appelle à « des actes forts et clairs parce que nous sommes en train de perdre la guerre contre l'islam politique ».

Le porte-parole du RN Sébastien Chenu fustige pour sa part des « grosses ficelles complètement ringardes qui sont, juste avant les élections, d'allumer les sujets qui fâchent dans le pays et qui ne seront surtout pas traités ».




Garett Skyport pour DayNewsWorld

GREVE GENERALE EN FRANCE


Des centaines de milliers de Français ont répondu à l'appel des syndicats, ce 5 décembre, pour protester contre la réforme des retraites portée par le gouvernement. La grève, reconduite, touche de nombreux secteurs : transports, éducation, santé...

La CGT annonce plus de 1,5 million de manifestants «répartis sur plus de 250 manifestations».

No comment !! A Suivre.........
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FRANCE UNE REFORME DES RETRAITES

SANS BRUTALITE

Accusé d'entretenir le flou sur sa réforme des retraites, Édouard Philippe a tenté de reprendre le dossier en main. À huit jours d'une journée de mobilisation contre cette réforme, le Premier ministre français se dit « plus que jamais déterminé » à mettre en place un nouveau système par points et universel mais avec des aménagements.

« Nous ne transigerons pas sur l’objectif mais nous prendrons le temps qu’il faut pour y arriver, a lancé le Premier ministre. Nous allons mettre un terme aux régimes spéciaux, mais nous ne voulons pas stigmatiser ceux qui s’y trouvent aujourd’hui. Autrement dit, l’universalité oui, la brutalité, non ».

Entre « détermination » et « apaisement ». C'est la ligne qu'a voulu adopter ce mercredi Edouard Philippe à l'issue des consultations qu'il a eues avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites . Ceci, après des semaines où les paroles de l'exécutif ont alterné entre grande souplesse jusqu'à envisager « la clause du grand-père » et haro sur les régimes spéciaux « d'une autre époque ».

Trouver le bon curseur

Ce qui n'est pas négociable pour Édouard Philippe, c'est le changement de système. Ce qui est toujours négociable, en revanche, c'est la « transition », c'est-à-dire la date d'entrée en vigueur de ce nouveau système. Le Premier ministre s'est ainsi dit « ouvert » mercredi à ce que la première génération concernée par la réforme des retraites ne soit plus la génération 1963. « Je ne crois pas qu’une transition immédiate et brutale soit acceptable et légitime, et je ne crois pas qu’une transition lente au point de renvoyer à des dizaines d’années l’effet de la réforme soit opportune », a poursuivi le chef du gouvernement Il a aussi glissé que les mécanismes de transition doivent être équitables entre les régimes… tout en prenant en compte « l'histoire des entreprises publiques », où les transitions seront certainement plus longues.

Des droits concédés aux syndicats

Il a assuré avoir entendu « l'importance » pour la CFTC des droits familiaux et s'est engagé à les garantir (la question des huit trimestres de bonification de carrière pour les enfants déjà nés est notamment sur la table, de même que les 10 % de bonification de pension pour les familles de trois enfants), au lendemain d' une polémique sur l'impact de la réforme pour les mères de famille S'agissant de la CFDT, il a souligné l'enjeu du travail des seniors et celui de la pénibilité, qui devra être étendue à la fonction publique ou devra évoluer pour le travail de nuit (pour les personnels soignants à l'hôpital, notamment). Sur l'emploi des seniors, il a - forme de pression - dit attendre les solutions du Medef et de la CPME. Le rapport Bellon-Soussan-Mériaux, prévu en décembre, ne devrait en effet être rendu qu'en janvier.

A l'attention de l'Unsa, Edouard Philippe a promis d'inscrire « dans la loi les garanties pour les enseignants par exemple ». Et pour l'U2P, il a promis de continuer à discuter sur la situation des professions libérales. Enfin, le Premier ministre a redit que les partenaires sociaux comme le Parlement auront une place importante dans la future gouvernance du système

Le Premier ministre a ainsi occupé le terrain depuis le début de la semaine pour faire ce qu'il appelle de la « pédagogie » mais surtout, pour bien montrer aux Français que l'exécutif prépare déjà l'après 5 décembre.

L'après cinq décembre

En communication, c'est ce qu'on appelle une séquence, et cette séquence, c'est Emmanuel Macron qui l'a lancée à l'issue de son déplacement à Amiens en fin de semaine dernière avec un objectif : essayer de montrer qu'il n'est pas tétanisé dans l'attente de la grève du 5 décembre. A Edouard Philippe de lancer à son tour sur un ton de matamore. « Je n’ai pas le sentiment d’être quelqu’un de tétanisé, en général on dit que je suis déterminé, parfois on dit que je suis calme. Je me reconnais assez bien dans ces deux qualificatifs », a-t-il expliqué.

Le chef du gouvernement a précisé que les grandes lignes de la réforme seront présentées autour de la mi-décembre : Jean-Paul Delevoye donnerait ses conclusions des concertations le 9 ou le 10 décembre avant que lui-même ne donne les arbitrages du gouvernement avant Noël pour une présentation de projet de loi dès début 2020. Une accélération du calendrier pour tenter de lever les doutes sur la volonté de l'exécutif de mener à bien une réforme d'envergure.

Une manière aussi de se laisser la possibilité de faire des annonces susceptibles de désamorcer le mouvement tout en essayant de vendre une « refondation » de « justice sociale », un « système commun à tous les Français avec les mêmes règles pour tous. »

Garett Skyport pour DayNewsWorld

GERARD DARMANIN REEXAMEN DU NON-LIEU

A LA SUITE D'UNE PLAINTE POUR VIOL

La Cour de cassation a annoncé jeudi que le non-lieu, à la suite d'une plainte pour viol, dont a bénéficié le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, en 2018 , va être réexaminé.

En effet un juge d'instruction avait refusé le 16 août 2018 de relancer les investigations après un classement sans suite, par le parquet de Paris, de la plainte initiale de Sophie Patterson-Spatz. Cette dernière avait fait appel de cette décision, mais son recours avait été jugé hors délai par la cour d'appel de Paris.