DONALD TRUMP VA LANCER SON RESEAU SOCIAL « TRUTH SOCIAL »

Donald Trump a annoncé jeudi 21 octobre 2021 le lancement de son propre réseau social baptisé Truth Social (« La Vérité Sociale »), après avoir été banni en janvier de Twitter, Facebook et YouTube, qui l’accusent d’avoir incité ses partisans à la violence sur leurs plateformes avant l’assaut contre le Capitole.

Truth Social vient de rentrer dans sa version bêta, destinée à être testée par un nombre réduit d'utilisateurs afin d'identifier des failles et de potentielles améliorations. Cette phase doit durer jusqu'à début 2022, avant le lancement auprès du grand public. Les premières invitations seront envoyées en novembre.

« J’ai créé Truth Social et le groupe Trump Media and Technologie (TMTG) pour résister face à la tyrannie des géants des technologies », a affirmé l’ancien président dans un communiqué, précisant que sa plateforme devrait être lancée au premier trimestre 2022.« Nous vivons dans un monde où les talibans sont très présents sur Twitter, mais où votre président américain préféré a été réduit au silence », a-t-il affirmé. Les grandes entreprises de la Silicon Valley ont « utilisé leur pouvoir unilatéral pour réduire au silence les voix dissidentes en Amérique », a ajouté Donald Trump. L'ancien président a ajouté que Trump Media & Technology Group, la société mère derrière TRUTH Social, a été « fondée avec la mission de donner une voix à tous. ».

Des conditions d'utilisation

Avant d’être banni, Donald Trump comptait près de 89 millions d’abonnés sur Twitter – où il avait annoncé nombre de grandes décisions présidentielles et des limogeages tonitruants – ainsi que 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram.

Selon les conditions d'utilisation les internautes désirant utiliser la plateforme de Donald Trump auront cependant interdiction de « dénigrer » ou « ternir » le camp de l'ex-président ainsi que le réseau social lui-même.Les autres comportements interdits comprennent l'usurpation de l'identité d'un autre utilisateur, la copie du logiciel du site ou l'utilisation du site d'une manière contraire à la loi.

2024 en vue

Truth Social se rapproche visuellement et techniquement de Twitter. La plateforme dispose également d'un fil d'actualité, d'un système de recherches et également d'une création de profil pour les utilisateurs.

Le nouveau groupe médiatique du milliardaire, TMTG, comprendra aussi un service de vidéo à la demande avec des programmes de divertissement et des podcasts « non-woke ».

Alors qu’il entretient le suspense sur une possible candidature en 2024, Donald Trump aura besoin d’une présence en ligne.




Paul Emison pour DayNewsWorld


LES REFORMES DU PRESIDENT DEMOCRATE JOE BIDEN CONFRONTEES AUX DIVISIONS DANS SON PROPRE PARTI

Les revers se multiplient pour Joe Biden qui peine à faire voter son grand plan de reconstruction de l’Amérique, Build Back Better (« Reconstruire mieux », BBB) aux deux volets, un plan d’infrastructures doté de 1 200 milliards de dollars (1 030 milliards d’euros) et le paquet social de 3500 milliards, «une refondation de l’Etat-providence à l’américaine ». En cause : des oppositions au sein même du parti démocrate. Deux très importants projets de loi sont donc toujours bloqués au Congrès, faute de consensus entre l’aile gauche du parti et les centristes.

C'est pourquoi le président américain s’est même rendu au Capitole, vendredi 1er octobre, un déplacement rare dans l’enceinte du pouvoir législatif, pour tenter de ressouder son camp. « Nous y arriverons », a-t-il promis à la tribune, assurant que ses réformes économiques et sociales finiraient par être acceptées par le Congrès.

En effet si les démocrates soutiennent unanimement le premier volet, ils se déchirent cependant sur l’envergure du second et la nécessité de passer les deux textes en même temps.

Aucun problème donc pour les investissements dans les routes, les ponts, les réseaux électriques, qui sont plutôt consensuels, soutenus par plusieurs élus républicains, et par l' ensemble des démocrates. Mais pour le gigantesque programme de dépenses sociales (éducation, santé, garde des jeunes enfants) et environnementales à 3 500 milliards de dollars, les avis divergent selon que l'on soit démocrate centriste ou démocratesde l'aile gauche.

Pour certains démocrates centristes – les plus en vue étant le sénateur Joe Manchin et la sénatrice Kyrsten Sinema –, la question est celle du montant, qu’ils voudraient baisser, et du financement, qu’ils contestent, par des hausses d’impôt sur les riches et les multinationales. L’aile gauche démocrate refuse, quand à elle, de voter définitivement le plan infrastructures à la Chambre des représentants, tant que les deux sénateurs démocrates centristes Joe Manchin (Virginie-Occidentale) et Kyrsten Sinema (Arizona) n’apportent pas au Sénat leur voix indispensable au vote du plan social. Son argument : les démocrates du centre, une fois financés les ponts et les routes, seraient trop heureux de renvoyer aux calendes grecques un vote sur cet autre volet.

Mais au-delà de ces marchandages, le débat porte sur la philosophie même du projet Biden, censé faire de l’Amérique du XXIe siècle un modèle de prospérité et de stabilité face à la Chine. Pour ces démocrates centristes, et pour tout le camp républicain, l’État ne doit pas trop se mêler, même avec les meilleures intentions, de la vie privée des Américains.

Pour les élus les plus à gauche, emmenés par le sénateur Bernie Sanders, il y a au contraire urgence à corriger des inégalités béantes. Et au milieu, il y a Joe Biden qui tente la synthèse, en répétant à l’envi « je suis un capitaliste », mais aussi qu’il faut soutenir la classe moyenne laborieuse. « Elu comme l’anti-Trump, Joe Biden aspire à être la deuxième incarnation de FDR [Franklin Delano Roosevelt (1933-1945), le père du New Deal qui transforma l’Amérique après la crise de 1929] », accusait, en avril, le quotidien des affaires Wall Street Journal.

Les réformes de Joe Biden sont soumises au test éprouvant de la cohésion démocrate...Or, si les démocrates contrôlent le Congrès, leur majorité au Sénat est si courte que toute défection est impossible.

Sans compter qu’ils risquent fort de la perdre dans un peu plus d’un an, lors des élections de mi-mandat.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld


LE RETRAIT DE L'AFGHANISTAN EST

UN « ECHEC STRATEGIQUE »

 SELON L'ARMEE AMERICAINE

Moins d’un mois après le départ définitif des troupes américaines d’Afghanistan au terme de vingt ans de guerre, des hauts gradés, ainsi que le ministre de la Défense, ont répondu mardi 28 septembre aux questions d’une commission du Sénat, à Washington. C’est « un échec stratégique », ont-ils répondu aux sénateurs qui les interrogeaient. Joe Biden contredit par ses hauts gradés

Joe Biden mis en cause

Ils ont contredit Joe Biden, en affirmant qu’ils lui avaient conseillé de maintenir 2.500 soldats sur place pour éviter un effondrement. « Et plus tôt, à l’automne 2020, j’avais aussi recommandé le maintien de 4 500 hommes, a poursuivi le général Kenneth McKenzie. C’était mon point de vue, et je pensais aussi que le retrait de ces troupes conduiraient à coup sûr à l’effondrement de l’armée afghane ». Le chef d’état-major, le général Mark Milley, et le chef du commandement central américain (Centcom), le général Kenneth McKenzie, se sont justifiés devant le Sénat. Selon eux, Joe Biden a choisi de ne pas suivre leur conseil, que le locataire de la Maison Blanche affirmait ne pas avoir reçu, le 19 août sur ABC.

« Pris par surprise »

Pour autant, les militaires n’accablent pas l’administration actuelle. Ils incluent dans cet « échec stratégique » global, l’armée afghane dont le niveau de décrépitude avait été sous-évalué selon Lloyd Austin, le ministre de la Défense.

« Le fait que l’armée afghane, que nous avons formée avec nos partenaires, se soit effondrée -- souvent sans tirer une balle – nous a tous pris par surprise », a admis le ministre américain de la Défense Lloyd Austin. « Nous n’avons pas réalisé le niveau de corruption et l’incompétence de leurs officiers de haut rang, nous n’avons pas mesuré les dommages causés par les changements fréquents et inexpliqués décidés par le président Ashraf Ghani au sein du commandement, nous n’avons pas prévu l’effet boule de neige des accords passés par les talibans avec quatre commandants locaux après l’accord de Doha, ni le fait que l’accord de Doha avait démoralisé l’armée afghane », a-t-il énuméré.

« C’est un échec stratégique », a commenté le général Mark Milley. « L’ennemi est au pouvoir à Kaboul. Il n’y a pas d’autre façon de décrire les choses ».

Il a aussi prévenu que le risque d’une reconstitution en Afghanistan d’Al-Qaïda ou du groupe Etat islamique était « une possibilité très réelle ».




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

REFERENDUM DE REVOCATION EN CALIFORNIE

VICTOIRE DU GOUVERNEUR DEMOCRATE

GAVIN NEWSOM

Le maintien du gouverneur démocrate Gavin Newsom s'est joué mardi, lors d’un référendum de révocation déclenché par des militants opposés à ses mesures de lutte contre le Covid-19.

Une situation inhabituellement risquée pour les Démocrates, dans un Etat qui leur est d'ordinaire acquis.

Et la victoire revient au camp démocrate de Joe Biden. Les électeurs de Californie, l’État le plus peuplé de l’Union , ont en effet décidé de maintenir en fonction leur gouverneur, Gavin Newsom, en votant très majoritairement « non » au référendum organisé par ses détracteurs pour obtenir sa révocation, selon les premières estimations diffusées mardi 14 septembre par les médias américains.

Après dépouillement de 59 % des bulletins de vote, le non au recall affichait 67 % des suffrages (contre 33 %), selon CNN et NBC.

Avec une telle avance, les deux chaînes ont estimé que le démocrate Gavin Newsom va rester gouverneur de l'Etat le plus peuplé des Etats-Unis et terminer son mandat .

Ce vote « dit 'oui' » à ce qui nous est cher à nous, Californiens », a lancé d'une voix nouée par l'émotion Gavin Newsom à l'annonce de ces premiers résultats.

« En tant qu'Etat, nous avons dit oui à la science, oui aux vaccins, oui à la fin de la pandémie (...) oui au droit de vote sans craindre de fausses accusations de fraude », a déclaré le gouverneur.

Politicien expérimenté, le démocrate Gavin Newsom, 53 ans, ancien maire de San Francisco, aété élu haut la main en 2018. Son mandat s’achève l’an prochain.

Impôts élevés et gestion stricte de la crise sanitaire critiqués

Utilisant une disposition de la Constitution californienne, des citoyens mécontents, très vite ralliés par le Parti républicain, ont obtenu ce « scrutin de rappel » permettant de révoquer un gouverneur en dehors de tout calendrier électoral, après avoir recueilli plus de 1,5 million de signatures.

Les Californiens partisans du référendum dénonçaient des impôts excessifs, une « élite » démocrate perçue comme méprisante et des libertés individuelles bafouées par Gavin Newsom pour endiguer la pandémie.

Il y a dix-huit ans, un vote similaire avait permis à Arnold Schwarzenegger de conquérir la Californie en faisant chuter le gouverneur démocrate de l’époque.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ANNIVERSAIRE DES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE

VINGT ANS APRES

Un anniversaire douloureux : deux décennies plus tard, les Etats-Unis commémorent à nouveau les attentats du 11-septembre, ce samedi 11 septembre 2021.

Les Etats-Unis ont rendu hommage, samedi 11 septembre, aux quelque 3 000 morts des attentats d'Al-Qaïda, vingt ans après le 11 septembre 2001, dans une ambiance alourdie par le retrait chaotique de l'armée américaine d'Afghanistan, une guerre qui avait été déclenchée en 2001 en représailles à ces attaques terroristes..

• Joe Biden s'est rendu sur chacun des sites où des avions détournés se sont écrasés en 2001, pour rendre hommage aux victimes. Le président américain avait prononcé un discours à la nation avant ces commémorations, vendredi soir, où il déclarait que « l'unité est ce qui fait de nous ce que nous sommes, et nous ne pouvons pas l'oublier. »

• Six moments de silence ont été observés à 8 h 46, 9 h 03, 9 h 37, 9 h 59, 10 h 03 et 10 h 28. Ils symbolisent successivement le moment où les avions ont frappé les tours du World Trade Center, puis le Pentagone, l'effondrement de la tour Sud, le crash en Pennsylvanie et l'effondrement de la tour Nord. Des minutes de silence et des hommages musicaux se sont succédé jusqu'à 12h30 pour marquer les tragédies de ce funeste matin du mardi 11 septembre 2001.

• Les membres des familles des victimes des attentats du 11-Septembre se sont rassemblés sur l'esplanade du Mémorial, près de Ground Zero, pour lire à haute voix les noms des victimes, accompagnés par des artistes comme Bruce Springsteen ou Chris Jackson.

• A 9h45 , au mémorial national du vol 93 à Shanksville Georges W. Bush ,qui dirigeait le pays au moment des attentats, a prononcé un discours rendant hommage aux passagers et aux membres de l'équipage qui se sont révoltés contre les terroristes. « Je viens sans explications ni solutions. Je peux seulement vous dire ce que j'ai vu. En ce jour d'épreuve et de deuil de l'Amérique, j'ai vu des millions de personnes saisir instinctivement la main de leur voisin et se rallier à la cause des uns et des autres. Voilà l'Amérique que je connais », a-t-il notamment déclaré.L'ancien président était en exercice lors des attentats de 2001.

• La vice-présidente Kamala Harris a applaudi la bravoure des passagers du vol 93, qui ont tous perdu la vie lorsque l'avion détourné s'est écrasé près de Shanksville. « En quelques minutes, dans les circonstances les plus terribles, les 40 ont réagi comme un seul homme », a-t-elle déclaré.

Un souvenir de lumière

D'immenses faisceaux de lumières verticaux se dressent déjà depuis les deux immenses bassins noirs qui ont remplacé la base des tours. Il s'agit du « Tribute in lights », un hommage en lumière au World Trade Center.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS

LE JOUR DES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE 2001

Voilà 20 ans qu’a eu lieu l’un des événements les plus marquants du terrorisme islamiste :

les attentats du 11 Septembre 2001.

En quelques heures, les attaques coordonnées menées par Al-Qaïda sur le sol américain ont fait 2977 morts.

Dix-neuf terroristes ont détourné quatre avions de ligne : deux se sont écrasés dans les tours jumelles du World Trade Center, un sur le Pentagone et le dernier dans une zone boisée grâce à la résistance des passagers.

Retour sur ces événements

7h59. Le vol 11 d’American Airlines, un Boeing 767, part de Boston à destination de Los Angeles. A son bord, 76 passagers, 11 membres d’équipage et cinq pirates de l’air.

8h15. Le vol 175 de United Airlines, également un Boeing 767 reliant Boston à Los Angeles, décolle avec 65 personnes à bord, dont cinq pirates.

8h19. Les membres de l’équipage du vol 11 d’American Airlines alerte que l’avion est en train d’être détourné. L’un des pirates de l’air a poignardé un passager, rappelle ABC7, probablement parce qu’il a tenté de s’opposer au terroriste.

8h20. Le vol 77, un Boeing 757, décolle de Dulles près de Washington pour San Francisco, avec 64 personnes à bord dont cinq pirates.

8h42. Le vol 93 de United Airlines part de Newark (New Jersey) à destination de San Francisco. A son bord, 33 passagers, sept membres d’équipage et quatre terroristes.

Premiers impacts

8h46. Le vol 11 frappe la tour nord du World Trade Center. Il ouvre une gigantesque brèche dans les étages supérieurs, qui s’enflamment.

8h50. Le président américain, George W. Bush, est prévenu. L’hypothèse de l’accident est la première envisagée.

Une quinzaine de minutes après le premier impact, un avion a touché la tour sud du World Trade Center.

9h03. Le vol 175 de United Airlines se fracasse à son tour contre les étages supérieurs de la tour sud.

9h05. En déplacement en Floride, le président George W. Bush commence à lire une histoire à des enfants d’une école primaire. « Un deuxième avion a frappé la deuxième tour. L’Amérique est attaquée », lui glisse à l’oreille son chef de cabinet.

Au même moment, une passagère du vol 77 alerte son mari du détournement de l’avion dans lequel elle se trouve. Il prévient les autorités fédérales.

9h25. Les autorités de l’aviation civile, la FAA, annoncent la fermeture de l’espace aérien américain et interdisent tout décollage.

« Apparente attaque terroriste »

9h30. George W. Bush annonce aux écoliers qu’il rentre à Washington en raison d’une « apparente attaque terroriste ».

9h36. Les services secrets évacuent le vice-président, Dick Cheney, dans le Centre présidentiel des opérations d’urgence, sous la Maison Blanche.

9h37. Le vol 77 d’American Airlines, parti de l’aéroport Dulles près de Washington pour San Francisco s’écrase sur la façade ouest du Pentagone. L’impact tue tous les passagers et 125 personnes au sol.

L'avion qui s'est écrasé sur le Pentagone a tué 125 militaires et civils en plus des passagers et membres d'équipage présents dans l'appareil détourné.

L'avion qui s'est écrasé sur le Pentagone a tué 125 militaires et civils en plus des passagers et membres d'équipage présents dans l'appareil détourné.

9h42. La Federal Aviation Administration (l’agence nationale chargée des contrôles aériens) ordonne à tous les avions en vol d’atterrir au plus vite.

9h45. La Maison Blanche et le Capitole sont évacués.

9h59. Après avoir brûlé pendant près d’une heure, la tour sud s’effondre en quelques secondes dans un déluge de feu, d’acier et de poussière. La violence est telle qu’aucune trace d’ADN n’a jamais été retrouvée pour des centaines de victimes.

10h03. Le vol 93 parti de Newark (New Jersey) s’écrase à Shanksville, une zone boisée de l’ouest de la Pennsylvanie. Certains passagers, informés par téléphone portable de ce qui se passait à New York, ont résisté aux terroristes.

10h15. Une partie du Pentagone s’effondre.

Bush promet de traquer les responsables

10h28. La tour nord s’écroule, 102 minutes après avoir été touchée par l’avion. La pointe sud de Manhattan est couverte d’un nuage de cendres et de débris.

11h02. Le maire de New York, Rudy Giuliani, ordonne l’évacuation de la partie sud de Manhattan.

13h04. George W. Bush, qui a été évacué sur la base aérienne de Barksdale (Louisiane), place les forces armées en « état d’alerte maximum » et promet de « traquer et punir les lâches responsables » des attentats. Le président sera ensuite transféré sur la base aérienne d’Offutt, dans le Nebraska (centre) avant de rentrer à la Maison Blanche dans la soirée.

13h27. Le maire de Washington, Anthony Williams, décrète l’état d’urgence dans la capitale fédérale.

17h20. Après avoir brûlé pendant sept heures, le bâtiment 7 du World Trade Center s’effondre à son tour, sans faire de victimes.

20h30. George W. Bush s’adresse aux Américains, dénonce des « actes terroristes délibérés ». Il promet d’en traquer les responsables et avertit que Washington ne fera « aucune distinction » entre les terroristes et ceux qui les abritent. S’en suivent des jours de recherches, pour tenter de retrouver des survivants ou les restes des victimes. 40 % des disparus n’ont toujours pas pu être identifiés.

11h02. Le maire de New York, Rudy Giuliani, ordonne l’évacuation de la partie sud de Manhattan.

13h04. George W. Bush, qui a été évacué sur la base aérienne de Barksdale (Louisiane), place les forces armées en « état d’alerte maximum » et promet de « traquer et punir les lâches responsables » des attentats. Le président sera ensuite transféré sur la base aérienne d’Offutt, dans le Nebraska (centre) avant de rentrer à la Maison Blanche dans la soirée.

13h27. Le maire de Washington, Anthony Williams, décrète l’état d’urgence dans la capitale fédérale.

17h20. Après avoir brûlé pendant sept heures, le bâtiment 7 du World Trade Center s’effondre à son tour, sans faire de victimes.

20h30. George W. Bush s’adresse aux Américains, dénonce des « actes terroristes délibérés ». Il promet d’en traquer les responsables et avertit que Washington ne fera « aucune distinction » entre les terroristes et ceux qui les abritent.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COVID-19 JOE BIDEN REND LA VACCINATION OBLIGATOIRE

Devant la montée en puissance du variant Delta et la pandémie qui repart chez les non-vaccinés, le président américain, Joe Biden, a annoncé, jeudi 9 septembre, une accélération dans la lutte contre le Covid-19 aux Etats-Unis en prenant une mesures impérative :

La vaccination devient ainsi obligatoire pour les deux tiers des salariés des secteurs publics et privés.

Cette fois, Joe Biden veut se donner les moyens de faire monter un taux de vaccination qui plafonne aux États-Unis :

obligation vaccinale pour les soignants, pour les fonctionnaires et les contractuels de l’État fédéral, et pour la première fois, obligation pour les entreprises de plus de cent salariés de vérifier que leurs employés sont doublement vaccinés ou présentent un test négatif au moins une fois par semaine, sous peine d'une amende 14.000 dollars par violation.

À ce jour, près de la moitié des grandes entreprises ont déjà annoncé des règles de vaccinations obligatoires pour tout ou une partie de leur personnel. Parmi elles, on compte Walmart, le premier employeur privé américain, mais aussi United Airlines, Kraft Heinz, BlackRock, Citigroup, Comcast, Google et Microsoft.« Les plus grandes entreprises le demandent déjà, United Airlines, Disney et même Fox New », a plaidé jeudi 9 septembre le président américain

Le président a aussi prévu d’appeler les organisateurs de grands événements sportifs ou culturels à conditionner l’entrée du public à une preuve de vaccination ou à un test négatif. L’objectif est « de réduire le nombre d’Américains non vaccinés (…), de faire baisser les hospitalisations et les décès, de permettre à nos enfants d’aller à l’école en sécurité et de garder notre économie forte », a expliqué la porte-parole de la présidence.

La Maison Blanche veut également faciliter les tests de dépistage et prolonger le port du masque (voyages, bâtiments fédéraux) pour freiner l’épidémie. Une campagne nationale de rappel pour les vaccins contre le Covid-19 doit également débuter à partir du 20 septembre.

Une nouvelle vague de contamination

Le variant Delta inflige en effet aux Etats-Unis une nouvelle vague de contaminations, qui encombre les hôpitaux et entrave la reprise économique, alors qu’un quart de la population n’a reçu aucune injection vaccinale. Le bilan quotidien est monté à 1 500 morts, en hausse de 30 % depuis quinze jours, et 100 000 personnes sont hospitalisées à cause du Covid-19. L’inquiétude grandit pour les enfants : une vingtaine d’entre eux meurent chaque semaine du Covid-19.

En terme de vaccination , l’Amérique est coupée en deux, avec des taux allant de seulement 40 % dans le Mississippi, l’Alabama et le Wyoming à plus de 70 % à Washington DC, dans le Rhode Island ou dans le Vermont. Mais seule 53,3 % de la population est entièrement vaccinée, selon les autorités sanitaires, et encore 80 millions d'Américains ne sont pas vaccinés, soit 25% de la population, dans ce pays ayant enregistré le plus de décès liés au nouveau coronavirus au monde, avec plus de 653 000 morts.

« Votre refus a un coût pour nous tous »

Aussi Joe Biden a-t-il dénoncé la « minorité identifiée » d’Américains qui « empêche le pays de tourner la page » de l’épidémie.« Mon message aux Américains non-vaccinés est ceci: qu'est-ce que vous attendez de plus ? Vous attendez de voir quoi de plus ? Nous avons rendu la vaccination gratuite, sûre et pratique. Le vaccin a eu l’approbation complète des autorités sanitaires. Plus de 200 millions d’Américains ont eu au moins une dose. Nous avons été patients, mais notre patience est en train de s’épuiser. Votre refus a un coût pour nous tous. Alors s’il vous plaît, faites ce qui est bien », a-t-il exhorté.

Ce changement de méthode intervient alors que Joe Biden a subi cet été plusieurs revers sur les fronts sanitaire, économique et politique, ponctués par une avalanche de critiques sur sa gestion des évacuations de civils d’Afghanistan fin août, en plein chaos après le retour au pouvoir des talibans.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

    INONDATIONS MEURTRIERE A NEW-YORK

La ville de New York a subi des inondations impressionnantes. L'ouragan Ida, rétrogradé en cyclone post-tropical, a amené dans son sillage des pluies torrentielles qui ont provoqué d'importantes inondations sur la côte est des États-Unis. Au moins sept personnes ont été retrouvées mortes à New York, jeudi 2 septembre, dans les importantes inondations qui ont frappé la ville au passage des restes de l'ouragan Ida, a annoncé la police locale. Un mort est également à déplorer dans la ville de Passaic, dans le New Jersey, rapporte notre confère du New York Times.

Etat d'urgence.

Kathy Hochul, la gouverneure de l'Etat de New York, et Bill de Blasio, le maire sortant de la capitale économique et culturelle américaine, ont décrété l' « état d'urgence », suite à ces inondations massives qui concernent potentiellement quelque 20 millions d'habitants.

 « Nous subissons un événement climatique historique, avec des records de pluie, des inondations brutales et des conditions dangereuses sur la route", a annoncé le brutales et des conditions dangereuses sur la route », a annoncé le maire de New York Bill de Blasio, avant de décréter l'état d'urgence dans la ville.


Toutes les lignes du métro new-yorkais sont suspendues, inondées. Plusieurs routes sont bloqués sous plusieurs mètres d'eau notamment dans les quartiers de Brooklyn et du Queens, très touchés.
Les habitants sont appelés à ne pas sortir de chez eux.
Face aux fortes inondations, le Notify NYC, un programme de communications d'urgence de la ville de New York a demandé aux résidents de ne pas prendre la voiture jusqu'à 5 heures du matin pour faciliter l'intervention des secours.
 
« En raison des conditions météorologiques extrêmes, une interdiction de voyager est en vigueur à partir de maintenant jusqu'à 5h du matin. Tous les véhicules non urgents doivent être éloignés des rues et des autoroutes de New York." » Quelques heures plus tôt, sur Twitter, il avait été demandé aux habitants de rester chez eux en raison des débris qui volent dans les rues de la ville.


Dans le New Jersey, accablé par des pluies torrentielles, l’état d’urgence a aussi été déclaré par son gouverneur, Phil Murphy. Plusieurs villes, dont Philadelphie, ont été placées sous alerte pour risque de tornade par le NWS.

 « C’est une situation particulièrement dangereuse.  S’il vous plaît, mettez-vous à l’abri si vous êtes dans la zone d’une alerte tornade », a tweeté mercredi le NWS Mount Holly. D’impressionnantes tornades ont aussi été observées en Pennsylvanie, dans le New Jersey et dans le Maryland. A Annapolis, ville située à une cinquantaine de kilomètres de Washington, ce phénomène météorologique a déraciné des arbres et fait choir des poteaux électriques.


 Ida devrait ensuite continuer sa route vers le nord, et se diriger vers la Nouvelle-Angleterre, jeudi.



Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ETAT D'URGENCE EN  LOUISIANE

AVEC L'ARRIVEE DE L'OURAGAN IDA

Il n'était « qu'une » tempête tropicale lorsqu'il a frappé Cuba avant hier. L'ouragan Ida est en effet passé vendredi soir sur la côte sud-ouest de Cuba, n'y faisant que des dégâts mineurs alors que des milliers de personnes avaient été évacuées et l'électricité coupée de manière préventive.

Il a ensuite poursuivi sa route, se renforçant samedi en milieu de journée en ouragan de catégorie 2 sur 5, avec des rafales de vent atteignant déjà 160 km/h. Il est désormais un ouragan de catégorie 4 sur une échelle de 1 à 5 et s'apprête à frapper la Louisiane ce dimanche . « Il est prévu qu'il continue de se renforcer rapidement durant les 12 prochaines heures environ et on s'attend à ce qu'Ida devienne un ouragan majeur extrêmement dangereux lorsqu'il touchera terre le long des côtes de la Louisiane cet après-midi », précise le NHC, le centre de surveillance des ouragans, ce dimanche..

Les rafales attendues devraient atteindre 250 km/h. Les cumuls de pluie pourraient atteindre 500 mm, soit presque le cumul annuel moyen des pluies à Paris. Le président américain Joe Biden a approuvé une déclaration d'état d'urgence pour la Louisiane afin d'apporter une « assistance fédérale ». La Maison-Blanche a promis qu'elle suivrait « avec attention cette situation et sera tenu informé des développements pendant le week-end », selon son porte-parole.

« Un défi extrême pour notre Etat »

« Si vous faites l'objet d'un ordre d'évacuation ou si vous pouvez partir, PARTEZ S'IL VOUS PLAIT. Des conditions DEVASTATRICES VONT se produire » martelait le service météo américain sur Twitter. « Le temps joue contre nous », a souligné LaToya Cantrell, la maire de La Nouvelle-Orléans, ville qui pourrait être gravement affectée par l'ouragan. « Nous sommes du côté est, sur la trajectoire de la tempête, nous prévoyons des répercussions importantes », avait-elle tweeté un peu plus tôt.

Le gouverneur de la Louisiane, John Bel Edwards, a estimé que l'ouragan Ida était « un défi extrême pour notre État ». Un défi de plus pour les 4,6 millions d'habitants de cet État du sud-est des États-Unis confronté en plus à une nouvelle flambée de Covid-19 mettant ses hôpitaux en difficulté. Le gouverneur de Louisiane a demandé à chaque habitant de se trouver dans un abri sûr d'ici ce samedi soir et de se tenir prêts à faire face « à toute éventualité ».

La Nouvelle-Orléans n'a pas encore totalement pansé les plaies infligées par le traumatisme de 2005 lorsque l'ouragan Katrina avait ravagé la Louisiane, faisait plus de 1800 morts et inondant 80% de la ville après que ses digues ont cédé. « Je sais que c'est très douloureux de penser qu'une nouvelle grosse tempête comme l'ouragan Ida puisse toucher terre lors de cette date-anniversaire », a dit le gouverneur John Bel Edwards. « Mais nous ne sommes pas le même Etat qu'il y a 16 ans, nous avons un système de réduction des risques liés aux ouragans », a-t-il noté, soulignant que ce système allait être « mis à rude épreuve ».

L'ouragan et le Covid

Et l'ouragan menace une région déjà sur le qui-vive sanitaire: le variant Delta a frappé de plein fouet la Louisiane, peu vaccinée, mettant son système hospitalier à genoux avec près de 2700 patients hospitalisés et autant de morts quotidiennes qu'au pic de la pandémie.

 « Si vous devez vous rendre dans un abri, assurez-vous de porter un masque et essayez de garder vos distances », a d'ailleurs rappelé Joe Biden, qui a déclaré l'état d'urgence en Louisiane.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

TUERIE DE CHARLESTON AUX ETATS-UNIS

 PEINE DE MORT CONFIRMEE POUR LE SUPREMACISTE  DYLAAN ROOF

Une cour d’appel fédérale a confirmé, mercredi 25 août, la condamnation à mort de l’Américain Dylann Roof, qui avait froidement abattu neuf paroissiens noirs d’une église de Caroline du Sud en 2015. . Il avait été condamné en première instance début 2017 à la peine de mort.

« Aucun résumé clinique ni analyse juridique fouillée ne peut totalement rendre compte de l’atrocité de l’acte de Roof. Ses crimes le placent sous le coup de la sentence la plus sévère qu’une société juste puisse rendre », ont conclu les juges du tribunal de Richmond, dans leur arrêt rendu à l’unanimité.

Convaincu d’une suprématie des hommes blancs sur les autres races qu’il considère inférieures, Dylan Roof avait ouvert le feu 77 fois dans une église méthodiste de Charleston, le 17 juin 2015, criblant de balles neuf fidèles noirs qui venaient de l’accueillir à bras ouverts pour une séance d’étude de la Bible. Le jeune homme était alors âgé de 21 ans.

Moratoire sur les exécutions fédérales

Cette fusillade avait d’autant plus marqué l’opinion publique américaine et internationale qu’elle avait ensanglanté un lieu symbole de la lutte contre l’esclavage :

l’église épiscopale méthodiste africaine Emanuel, qui rassemble la plus ancienne communauté noire de cette ville historique de l’époque des plantations, située dans le sud-est des Etats-Unis.

Le condamné, aujourd’hui âgé de 27 ans et détenu dans un pénitencier , pourrait échapper à la peine de mort, l’administration du président Bien ayant imposé le mois dernier un moratoire sur les exécutions fédérales.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

BIDEN BIEN SEUL APRES LE RETRAIT DES TROUPES AMERICAINES D'AFGHANISTAN

Des élus de son propre camp déçus, une opinion publique refroidie et des alliés internationaux amers: le président Joe Biden semblait bien seul mardi, alors que la Maison Blanche s’évertue à défendre sa gestion du retrait d’Afghanistan.

Sa posture est simple: «Je suis le président des Etats-Unis et à la fin, c’est moi qui assume», avait déclaré Joe Biden lundi, dans une courte allocution à la Maison Blanche, avant de reprendre ses vacances interrompues à la résidence de camp David.

En attendant que le président américain s’exprime à nouveau mercredi dans un entretien télévisé, son conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan a défendu mardi son patron. «Lorsque vous mettez fin à vingt années d’intervention militaire (...) il faut prendre une série de décisions difficiles, et aucune de ces décisions n’a de résultat sans bavure», a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Jusqu’ici la décision de retirer les troupes américaines, prise au départ par Donald Trump, et confirmée par Joe Biden en fixant la date butoir du 31 août, était populaire auprès de l’opinion publique américaine. Mais les Américains ont été choqués par la vitesse à laquelle les talibans ont pris le contrôle du pays, par les images sidérantes de l’aéroport de Kaboul lundi, par l’évacuation en catastrophe de l’ambassade américaine.

Sondage

Seuls 49% des 1999 électeurs interrogés par Politico et Morning Consult du 13 au 16 août soutenaient la décision du président démocrate de quitter le pays, contre 69% en avril.

L’administration Biden, qui à défaut d’être flamboyante se veut efficace, bien organisée, soucieuse de concertations à l’échelle nationale comme internationale, est attaquée sur tous ces points, jusque dans les rangs des élus démocrates.

Le démocrate Bob Menendez, chef de la commission des Affaires étrangères du Sénat, s’est dit «déçu que l’administration Biden n’ait clairement pas pris la mesure des conséquences d’un retrait rapide». «L’appel que je lance à l’administration depuis plusieurs mois déjà, c’est qu’il faut évacuer nos alliés et s’occuper de la paperasserie après avoir mis les héros en sécurité. Et ils n’ont pas entendu cet appel», a dénoncé Seth Moulton, vétéran de l’armée américaine, et élu démocrate à la . La Maison Blanche reproche aux militaires afghans, équipés et entraînés par les Etats-Unis, d’avoir renoncé à se battre contre les talibans.

«Pagaille»

Enfin Joe Biden, qui se flatte régulièrement d’une longue expérience en matière de politique étrangère, et qui affirme régulièrement que «l’Amérique est de retour» dans le jeu international, parait pour l’heure isolé. «Il n’a pas encore échangé avec des dirigeants internationaux» depuis la chute de Kaboul, a indiqué mardi Jake Sullivan, alors que les alliés des Etats-Unis ne cachent pas leur amertume.

«Les images de désespoir à l’aéroport de Kaboul sont une honte pour l’Occident politique», a fustigé mardi le président allemand, Frank-Walter Steinmeier. Le gouvernement britannique a lui critiqué ouvertement les décisions américaines.

Si Joe Biden fait valoir que les Etats-Unis se retirent d’Afghanistan pour se consacrer à des défis plus grands, en particulier leur face-à-face avec Pékin, dans l’immédiat le régime chinois s’en donne à cœur joie.

Les Américains «ont laissé une terrible pagaille» en Afghanistan, a asséné mardi Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.




Simon Freeman pour DayNewsWorld

LA CHUTE VERTIGINEUSE D'ANDREW CUEMO GOUVERNEUR DE NEW-YORK

Quelle chute vertigineuse pour ce gouverneur de 63 ans que sa gestion de la crise sanitaire avait transformé en héros capable de faire de l'ombre à Donald Trump, alors président. Andrew Cuomo a annoncé mardi 10 août 2021, dans une allocution vidéo, sa démission de son poste de gouverneur de New-York .

Elle sera effective sous quatorze jours. En cause les accusations de harcèlement de onze femmes pour la plupart de jeunes assistantes.
« Gaspiller de l’énergie en distractions est la dernière chose que le gouvernement de l’Etat devrait faire, a déclaré M. Cuomo. Compte tenu des circonstances, la meilleure façon pour moi d’aider maintenant est de me retirer et de laisser le gouvernement se remettre à gouverner.

D'autant que les médias, le parti démocrate, y compris le Président JoeBiden, l'avait lâché. Les élus du Parlement de l’Etat de New York semblaient de plus en plus décidés à ordonner un procès en destitution, et la plainte d’une ancienne assistante, déposée la semaine dernière, avait ouvert la voie à de possibles poursuites judiciaires.

Cette ancienne collaboratrice est sortie de l’anonymat lundi en témoignant sur la chaîne CBS pour raconter comment son « poste de rêve » avait « tourné au cauchemar. Selon un rapport judiciaire publié le 3 , le gouverneur a durant ses trois mandats multiplié les accolades, baisers volés et gestes déplacés, répété blagues et provocations salaces, caressé la poitrine d’une femme sous sa chemise et proposé à une collaboratrice un strip-poker dans l’avion.

Au cours des semaines passées, le scandale, relaté par le menu dans le rapport d'enquête demandé par la procureur de New York, Letitia James, a pris une telle ampleur qu'il est devenu impossible au gouverneur démocrate de justifier sa conduite envers ses onze accusatrices.
Le gouverneur de 63 ans, n' a pas hésité cependant, comme tant d'hommes politiques avant lui accusés de harcèlement sexuel à mettre en avant des excuses générationnelles ou culturelles pour expliquer son attitude déplacée à l’égard des femmes.

 « Dans mon esprit, je n’ai jamais dépassé les bornes avec qui que ce soit », a déclaré le gouverneur, Mais je ne m’étais pas rendu compte à quel point les limites avaient été redéfinies.

 Il y a des changements générationnels et culturels que je n’ai pas pleinement compris. Le président américain Joe Biden a lui aussi été accusé de contacts trop rapprochés, que ses partisans attribuent simplement à un style tactile.

« J’ai envahi votre espace. Je suis désolé », avait-il reconnu, se défendant toutefois d’avoir fait « quelque chose de mal intentionnellement
Mais à l’ère de #MeToo,déclenchée après l'affaire Weinstein, cette défense est de plus en plus dépassée. Andrew Cuomo a violé les lois fédérales et de l'État », a en tout cas souligné Letitia James.



Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE GIGANTESQUE INCENDIE « DIXIE FIRE »

 RAVAGE LA CALIFORNIE

La Californie est toujours en proie aux flammes !!

Le gigantesque incendie, nommé « Dixie Fire »,qui ravage la région depuis trois semaines, a complètement détruit la localité de Greenville (Californie du Nord) dans la nuit de mercredi 4 à jeudi 5 août 2021. Le feu continue de se propager dangereusement.

Les autorités locales ont intimé les 800 habitants à quitter la ville avant que les flammes ne l'engloutissent.

« Si vous êtes restés, vous devriez évacuer vers l’EST, IMMÉDIATEMENT ! », a tweeté le bureau du shérif du comté de Plumas, en s’adressant aux habitants des localités de Greenville et Chester.

« Si vous êtes toujours sur le secteur de Greenville, vous êtes en danger imminent et vous DEVEZ partir maintenant ! », a-t-il ajouté dans un second message d’alerte, en précisant : « Si vous restez, les secours pourraient ne pas réussir à vous venir en aide. ».

Jeudi 5 août, le photographe Stuart Palley, constatait les dégâts, photos à l'appui. « La majorité du centre-ville de Greenville a été complètement détruite. Mon cœur est brisé pour cette belle petite ville ».

L'incendie dévaste la Californie septentrionale depuis plus de 3 semaines, attisé par de fortes chaleurs, accompagné d'une sécheresse alarmante et de vents continus. « Dixie Fire » a ravagé plus de 110.000 hectares. Fin juillet, le nombre d'hectares ayant brûlé en Californie était en hausse de 250% par rapport à 2020, qui était déjà la pire année en matière d'incendies dans l'histoire récente de l'Etat.

Le Dixie Fire rappelle douloureusement le Paradise Fire de 2018, l’incendie le plus mortel pour la Californie ces dernières années. Des lignes électriques défectueuses, qui parcouraient la ville septentrionale de Paradise, avaient entraîné ce brasier, tuant 86 personnes. Le fournisseur d’énergie Pacific Gas and Electric (PG & E), plus grande compagnie d’énergie de Californie, avait plaidé coupable.

Les équipements de PG & E sont à nouveau mis en cause pour le Dixie Fire, après qu’un arbre est tombé sur un câble d’alimentation le jour où l’incendie a débuté.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

COVID-19 AUX-ETATS-UNIS LA FETE D'ANNIVERSAIRE DE BARACK OBAMA DECHAINE LES PASSIONS

La fête de Barack Obama, né le 4 août, doit avoir lieu en fin de semaine dans sa maison familiale sur l’île huppée de Martha’s Vineyard, dans le respect des directives des centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence de santé publique des États-Unis, selon des sources anonymes citées par la presse américaine.

Tous les invités devront être vaccinés et avoir été testés négatifs, affirment ces sources.

L’événement doit se dérouler en extérieur et un  « coordinateur Covid », dont le rôle exact n’a pas été précisé, sera présent sur les lieux.

En outre, Martha’s Vineyard, dans l’État du Massachusetts, ne présentait lundi selon les données des CDC qu’un niveau modéré de transmission du virus, qui ne déclenche pas l’activation des nouvelles recommandations des autorités sanitaires, à savoir le port du masque en intérieur même pour les personnes vaccinées. Mais, dans un contexte de résurgence des cas dus au variant Delta, de nombreuses critiques ont fusé, principalement du camp républicain.

Critiques des Républicains

L’élu républicain Jim Jordan, un fidèle de Donald Trump, a ainsi ironisé sur Twitter en affirmant que les démocrates, « si c’était la fête d’anniversaire du président Trump », dénonceraient un « dangereux événement super-propagateur » et concluraient que les organisateurs d’un tel rassemblement « tuent des gens ».« Y a-t-il une exception pour les fêtes auxquelles participent les riches célébrités libérales ? » s’est interrogée la cheffe du parti républicain, Ronna McDaniel. « Les démocrates exigeront-ils qu’il (Obama) demande à tous ses invités de porter le masque ? » a renchéri Lance Gooden, un autre élu républicain.

Joe Biden ne devrait pas y participer

« L’ancien président, qui soutient la vaccination et le respect des conseils des experts de santé publique, se les applique aussi certainement à lui-même », a affirmé la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki lundi, rappelant les précautions prises. Il n’est pas prévu que l’actuel président Joe Biden y participe.

L’administration de Donald Trump avait plusieurs fois fait les gros titres après l’organisation d’événements non masqués à la Maison-Blanche ou dans les ministères, ou la tenue de meetings de campagne, parfois au plus fort de la pandémie et avant l’autorisation des vaccins contre le Covid-19.

Une cérémonie en l’honneur de la juge Amy Coney Barrett, nommée par le président républicain pour siéger à la Cour suprême, avait notamment été suspectée d’avoir conduit à la contamination d’une douzaine de personnes, dont Donald Trump lui-même.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

L'ECONOMIE AMERICAINE DEPASSE SON NIVEAU D'AVANT-CRISE

La réouverture de l'économie grâce à la vaccination et les milliards de dollars distribués aux ménages depuis le début de l'année, ont stimulé la consommation des Américains. Cette croissance «reflète la poursuite de la reprise économique, la réouverture des établissements et la réponse continue du gouvernement à la pandémie», a commenté le département du Commerce dans son communiqué. «L'Amérique est de nouveau en marche, et les nouveaux chiffres du PIB ramènent notre économie aux niveaux d'avant la pandémie», a réagi, sur Twitter, le président américain Joe Biden.

Avec une hausse de 6,5% au deuxième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis est plus élevé qu'il ne l'était au quatrième trimestre 2019, le dernier à ne pas avoir été touché par la crise du Covid.. Les prévisions tablent sur une croissance de 6,7% en 2021 et de 5% en 2022 , selon les services du budget du Congrès (CBO). Le Fonds monétaire international (FMI) a également relevé cette semaine sa prévision de croissance pour les États-Unis, et table désormais sur +7,0% en 2021, comme la Fed. Cette dernière avait, mercredi à l'issue de sa réunion, salué les progrès accomplis . À titre de comparaison, la croissance française au deuxième trimestre sera publiée vendredi, elle est attendue entre 0,7 et 1,0%; celle de la Chine, grand rival des États-Unis, a été de 1,3% au deuxième trimestre.

«Ne vous y trompez pas: cette croissance n'est pas accidentelle, elle est le résultat direct de nos efforts pour apporter une aide économique aux familles, aux petites entreprises et aux communautés à travers le pays», a également twitté Joe Biden

Pour assurer une forte croissance pour les années futures, Joe Biden compte ainsi sur son plan d'investissement gigantesque, lequel fait des avancées au Sénat.

Plan de relance gigantesque

Avec pour ambition d'assurer à l'Amérique des décennies de prospérité, Joe Biden compte en effet sur un programme de dépenses sociales et environnementales, de 3.500 milliards de dollars.Ce mercredi 28 juillet 2021, après de longues tractations politiques, un grand plan de rénovation et de développement des infrastructures cher au président américain a été mis sur les rails. Ce grand plan prévoit 550 milliards de dollars d'argent fédéral frais et atteint les 1.200 milliards de dollars - l'équivalent du Produit intérieur brut 2020 de l'Espagne - si l'on prend en compte la réorientation d'autres financements publics existants. L'administration annonce ainsi des investissements « historiques » dans les transports en commun, les routes, les ponts, l'eau potable, l'internet à haut débit...

« Cet accord montre au monde que notre démocratie fonctionne, produit des résultats et fait de grandes choses », a déclaré Joe Biden dans un communiqué, faisant l'article d'un programme qui peut « transformer l'Amérique et nous propulser dans l'avenir ». Le président voudrait également faire passer un gigantesque programme de 3.500 milliards de dollars de dépenses sociales.

Des bémols toutefois

Pour autant certains analystes pensent que la croissance va nettement ralentir  soulignant que les quatre trimestres consécutifs de croissance économique forte seraient dus à la réouverture de l'économie et aux aides massives du gouvernement .

Autre ombre au tableau, l'inflation qui a progressé de 6,4% au deuxième trimestre en raison de la forte demande et des difficultés mondiales d'approvisionnement. Sur un an, la hausse des prix s'élève à 3,8%. Selon la banque centrale américaine (Fed) et le FMI, l'inflation devrait ralentir en 2022, mais des risques existent qu'elle soit non seulement plus forte qu'annoncé mais aussi moins « temporaire » que prévu... Pour l'heure, la banque centrale américaine (Fed) maintient ses taux directeurs. Portée par les bons résultats financiers de nombreuses entreprises, la Bourse progresse.

Une autre menace de taille, le variant Delta notamment, qui a fait repartir les cas de Covid-19 dans de nombreuses régions du monde, menace désormais cette belle reprise économique.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

FACE AU VARIANT DELTA

LES ETATS-UNIS SERRE LA VIS

«Nous avons vu une augmentation de la vaccination ces derniers jours mais nous devons faire mieux. Jeudi, je présenterai de nouvelles étapes dans notre effort pour que plus d'Américains se fassent vacciner  », a fait savoir Joe Biden dans un communiqué. Le président, qui le 4 juillet dernier, jour de la fête nationale américaine, voulait encore croire à l' « indépendance » des Etats-Unis face au virus, a dû changer de ton face à la propagation rapide du variant Delta.

La vaccination obligatoire ?

Le président démocrate a en effet indiqué qu'une vaccination anti-Covid obligatoire pour les employés de l'Etat fédéral était « à l'étude », s'exprimant en marge d'un déplacement mardi.

Selon les autorités américaines, 2,1 millions de personnes seraient potentiellement concernées, si l'on s'en tient au personnel civil. La ville de New York exigera de ses fonctionnaires la vaccination ou le dépistage hebdomadaire

Ce serait aussi une étape majeure pour la Maison Blanche, qui s'est jusqu'ici montrée très réticente à introduire toute notion de contrainte dans son approche de la vaccination contre le coronavirus. »Ce dont je suis sûr, c'est que si 100 millions de personnes de plus s'étaient faites vacciner, la situation serait très différente. Faites-vous vacciner », a martelé Joe Biden.

Le port du masque pour les personnes vaccinées.

Les autorités sanitaires ont, elles, revu mardi leurs recommandations sur le port du masque.

« Dans les zones où la transmission (du Covid-19) est importante, les CDC recommandent aux personnes entièrement vaccinées de porter des masques dans les lieux publics en intérieur », a déclaré Rochelle Walensky, directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Si la vaccination reste efficace face au variant Delta, de nouvelles données « indiquent qu'en de rares occasions, des personnes vaccinées (...) pourraient être contagieuses et transmettre le virus à d'autres », a-t-elle ajouté.« Ces nouvelles découvertes sont inquiétantes et justifient malheureusement une mise à jour de notre recommandation. »

Les CDC ont estimé la semaine dernière que les personnes non vaccinées représentent environ 97 % des cas d'hospitalisation pour infection à coronavirus aux États-Unis. Les vaccins divisent par sept le risque d'une infection symptomatique par le variant Delta, a noté Rochelle Walensky. Et le risque d'hospitalisation et de décès dû au variant est divisé par vingt après la vaccination, a-t-elle ajouté.Toutefois, dans les zones de forte transmission, environ un contact sur vingt, voire un sur dix, peut entraîner une infection primaire (un cas diagnostiqué après une vaccination complète). Et ce, en supposant que les vaccins sont efficaces à 90 ou 95 %.

Selon les chiffres des CDC, le nombre de contaminations est en forte hausse dans une grande partie du Sud des Etats-Unis, mais moins dans le Nord-Est, mieux vacciné.

Une mesure prise face à la propagation du variant Delta.

Le vaccin ne doit donc plus offrir la possibilité de sortir sans masque – y compris pour les personnes vaccinées – dans les zones jugées à haut risque de contamination. C'est ce qu'ont fait savoir les autorités sanitaires américaines dans un avis rendu le 27 juillet.

Pour freiner la propagation du variant Delta, les CDC recommanderont également aux écoles de demander aux professeurs, étudiants ou visiteurs de porter le masque, qu'ils soient vaccinés ou non.

Les CDC défendaient encore la semaine dernière leur recommandation de mai, selon laquelle les personnes vaccinées n'avaient pas besoin de porter le masque en intérieur dans la plupart des circonstances, avec certaines exceptions notamment dans les transports publics et les hôpitaux. Mais le variant Delta, qui compte désormais pour environ 90% des nouveaux cas de Covid-19 aux Etats-Unis, a changé la donne.

Quantité de virus similaire

Selon Rochelle Walensky, les enquêtes des CDC ont révélé que la quantité de virus présent chez les personnes vaccinées infectées par le variant est similaire aux niveaux trouvés chez les personnes non vaccinées atteintes par la même souche. Cela indique que les personnes vaccinées peuvent facilement transmettre le virus, même si elles sont moins susceptibles de tomber malades, dans l'ensemble.

Selon une étude publiée récemment dans la revue scientifique Virological, la charge virale dans les premiers tests des patients touchés par le variant Delta était 1.000 fois plus grande que celle des patients de la première vague du virus en 2020.

Non seulement le variant Delta se reproduit plus rapidement au sein de son hôte que les souches précédentes mais les personnes infectées répandent bien plus le virus dans l'air, augmentant de manière importante la probabilité de transmission.

Près de la moitié (49%) de la population américaine est vaccinée mais les différences sont grandes entre les régions.La dernière moyenne quotidienne pondérée sur sept jours est supérieure à 56.000 cas, ce qui est proche des niveaux d'avril.

Le mois dernier, Israël a réinstitué certaines obligations de port du masque, seulement 10 jours après les avoir levées. Certaines collectivités locales américaines, comme le comté de Los Angeles, ont fait de même.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

FETE NATIONALE AMERICAINE






Toute la Rédaction de DayNewsWorld

TEMPERATURES EXTREMES ET MEURTRIERES

AU CANADA ET AUX ETATS-UNIS

Plusieurs centaines de morts subites, des hospitalisations en hausse et la multiplication de feux de forêts : l’ouest du Canada et des Etats-Unis suffoque sous l’effet de températures insoutenables.

La vague de chaleur, qui a déclenché des alertes à la canicule dans des zones où habitent des millions de personnes, a fait près de 500 morts au Canada et au moins 16 aux Etats-Unis, mettant sous pression les services d’urgence, alors que la fraîcheur n’est pas attendue avant la semaine prochaine.

Lytton rayée de la carte

Plusieurs incendies étaient en cours au Canada mercredi, dont un à proximité du village de Lytton, en Colombie britannique, à quelque 250 km au nord-est de Vancouver : c’est là qu’a été enregistré mardi un nouveau record absolu de chaleur pour tout le pays, à 49,6 degrés Celsius.

Lytton,  cette petite commune de Colombie-Britannique, au Canada, fait la une de l'actualité ce vendredi 2 juillet 2021. Son maire, Jan Polderman, l'a confié à la presse locale : il aurait aimé qu'elle fasse les grands titres pour sa qualité de vie. Mais après avoir battu le record de chaleur pour le Canada, ainsi que le record de chaleur pour une commune située au-delà du 45° de latitude nord, en flirtant avec les 50 °C, Lytton a peut-être été, jeudi 1er juillet, rayée de la carte.


Les 250 habitants ont dû évacuer car « tout le village est en feu. Il a fallu environ 15 minutes entre l’apparition de la première fumée et le moment où le feu avait pris partout », a décrit le maire de Lytton, Jan Polderman, à la télévision CBC News. Des images vidéo montraient le feu ravageant les collines entourant le village, que les habitants quittaient sous des nuages de fumée. Les habitants de 241 autres habitations de la région ont également fui les flammes.

« La canicule historique continue de pulvériser des records » et devrait durer jusqu’à la fin de la semaine, écrivaient les services météorologiques canadiens, dressant une longue liste de températures jamais vues au Canada, qui battent parfois des records établis au XIXe siècle.

 L'ouest du Canada et des États-Unis battait déjà mardi 29 juin de nouveaux records « historiques » de températures provoqués par un « dôme de chaleur » à l'intensité rarissime.

À Portland (Oregon) et Seattle (État de Washington), deux grandes villes du nord-ouest des États-Unis souvent raillées pour leur climat froid et humide, la température a atteint son plus haut niveau jamais enregistré depuis le début des archives, en 1940. Il a fait 46,1 degrés Celsius sur l'aéroport de Portland lundi après-midi (après un record à 44,4 degrés la veille) et 41,6 degrés sur celui de Seattle, selon les relevés effectués par le service météorologique américain, le National Weather Service (NWS).

Quelque 49,6 degrés au Canada

Mais c'est l'ouest du Canada qui détient encore la palme. La province canadienne de Colombie-Britannique a connu pour une quatrième journée consécutive une « canicule extrême » ce mardi, avec une température ayant atteint un pic record de 49,6°C à Lyttona après 46,6° dimanche ont indiqué les autorités, sur fond de multiplication des décès qui seraient liés à cette vague de chaleur. À Lytton, village au nord-est de Vancouver, le mercure a grimpé lundi jusqu'à 47,5 degrés. La température la plus élevée jamais enregistrée au Canada était auparavant de 45 degrés, en 1937. Plus chaud qu'à Dubaï.

Pus de cinq cent morts subites

Depuis lundi, les morts subites se multiplient dans la région de Vancouver, principale ville de la province canadienne de Colombie-Britannique. La gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) et la police de la ville ont annoncé, mardi 29 juin, qu’au moins 134 personnes étaient mortes subitement dans les localités de Burnaby et Surrey. « Nous pensons que la chaleur a contribué à la majorité des décès », précise le communiqué de la police, ajoutant que la plupart des victimes sont des personnes âgées.

Un message aussitôt repris par le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan : « Nous vivons la semaine la plus chaude que les Britanno-Colombiens aient jamais connue, a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Et il y a des conséquences à cela, des conséquences désastreuses pour les familles et les communautés, mais, encore une fois, la meilleure façon de traverser cette période extraordinaire est de se serrer les coudes, de vérifier [l’état de santé] des personnes que nous savons à risque, de nous assurer que nous avons des compresses froides dans le réfrigérateur. »

« Ce temps peut être fatal aux membres vulnérables de notre communauté, en particulier les personnes âgées et celles qui ont des problèmes de santé sous-jacents », a déclaré un porte-parole de la GRC de Burnaby, Mike Kalanj, en enjoignant à la population de « vérifier si les proches et les voisins vont bien ».

Dans la région, les climatiseurs et ventilateurs sont en rupture de stock, tandis que les villes ont ouvert des centres de rafraîchissement. Des campagnes de vaccination contre le Covid-19 ont été annulées, et des écoles fermées

.« Extrêmement dangereux »

« Une vague de chaleur prolongée, dangereuse et historique persistera tout au long de cette semaine », a mis en garde Environnement Canada, émettant des alertes pour la Colombie-Britannique, l'Alberta et certaines parties de la Saskatchewan, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon, frontalier de l'Alaska.

De l'autre côté de la frontière aussi, les Américains souffrent des températures étouffantes dans les États du Nord-Ouest. « Ce niveau de chaleur est extrêmement dangereux », mettait en garde le NWS lundi.

Lundi, le groupe Amazon a annoncé qu'il ouvrait une partie de son siège de Seattle au public pour en faire un point de rafraîchissement d'une capacité de mille places. De nombreux logements sont dépourvus de climatiseurs dans cette ville généralement très tempérée.

À Portland aussi, de nombreux habitants trouvent refuge au frais sur des matelas et des chaises pliantes dans des lieux climatisés improvisés par les autorités locales.

Non loin de là, dans la ville d'Eugene, les dernières épreuves des sélections olympiques américaines d'athlétisme ont dû être décalées dimanche en raison de la canicule.

Incendies

La chaleur extrême, combinée à une sécheresse intense dans l'ouest américain, a favorisé plusieurs incendies qui se sont déclarés durant le week-end. Le « Lava Fire », à la lisière de l'Oregon et de la Californie, avait déjà brûlé quelque 600 hectares lundi matin, contraignant les autorités à évacuer certains habitants et à fermer une route nationale.

Cette vague de chaleur s'explique par un phénomène appelé « dôme de chaleur » : de hautes pressions emprisonnent l'air chaud dans la région. Dans le cas présent, de l’air chaud est remonté progressivement du Mexique la semaine dernière. Cet air subtropical s’est ensuite retrouvé piégé au-dessus de l’ouest du continent américain par de hautes pressions atmosphériques, qui l’ont compressé, ce qui a contribué à le réchauffer encore plus. De quoi susciter de graves inquiétudes pour la santé, selon les spécialistes.

L'intensité de ce « dôme de chaleur » est « tellement rare statistiquement qu'on pourrait ne s'y attendre qu'une fois tous les quelques milliers d'années en moyenne », ont écrit les spécialistes météo du Washington Post.

Le changement climatique en question ?

Selon Nick Bond, climatologue à l'Université de Washington, le changement climatique est ici un facteur, certes, mais « secondaire ». « L'élément principal est ce modèle météorologique très inhabituel » du dôme de chaleur, explique-t-il ; ceci « étant dit, le changement climatique est réel, nos températures se sont réchauffées ici », ce qui a « rendu cet épisode de chaleur encore plus sévère ».

Une ampleur rarissime

«Le changement climatique provoqué par les humains a rendu ce type d'événements exceptionnels plus probables. »

Et cette vague de chaleur est d’autant plus dangereuse, qu’elle devrait perdurer toute la semaine.




Simon Freeman pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP EN ROUTE POUR LES ELECTIONS

DE MI-MANDAT 2022 ET ... 2024

Donald Trump a officiellement lancé samedi 26 juin la campagne des élections américaines de mi-mandat, en retrouvant dans l'Ohio l'ambiance électrique des meetings qu'il affectionne, avec un œil déjà fixé sur la prochaine présidentielle dans trois ans.

Il s'agissait du « tout premier meeting de l'élection de 2022 », a-t-il souligné en introduction, l'événement ayant été organisé en soutien d'un candidat républicain au Congrès, par ailleurs ancien conseiller du milliardaire, Max Miller

« Nous allons reprendre la Chambre [des représentants], nous allons reprendre le Sénat », a martelé l'ancien président.

« Nous avons gagné l'élection deux fois »

Donald Trump participait à son premier grand meeting depuis qu'il a quitté la Maison Blanche il y a cinq mois. Lors d'un discours énergique d'une heure et demie, il a ressorti ses thèmes habituels, notamment celui d'une Amérique courant « à sa perte » à cause de son successeur. « Joe Biden est en train de détruire notre nation, juste sous nos yeux. Qui diable sait ce qu'il va se passer en 2024, on n'aura même plus de pays ! », a-t-il affirmé.

Il a réitéré ses allégations d'élection «volée» par les démocrates en 2020. «Nous avons gagné l'élection deux fois, et il est possible que nous devions la regagner une troisième fois», a-t-il déclaré, déclenchant les acclamations des milliers de partisans réunis pour sa venue à Wellington, près de la ville industrielle de Cleveland.

« Faux républicain »

Donald Trump soutient Max Miller, qui se présente contre un républicain siégeant à la Chambre des représentants, Anthony Gonzalez. Ce dernier, qui représente l'Ohio, fut l'un des dix républicains de la chambre basse, sur 211, à voter en faveur de la mise en accusation de Donald Trump lors de son procès en destitution pour « incitation à l'insurrection » après les événements du Capitole le 6 janvier dernier. « Anthony Gonzales est un faux républicain et une honte pour votre Etat », a lancé Donald Trump, en louant au contraire les talents de Max Miller. « Max sera dur sur l'immigration (...) il protégera les emplois de l'Ohio tout comme je l'ai fait. »

«Trump 2024»

Certains supporteurs avaient campé depuis plusieurs jours sur place pour être certains de voir le milliardaire.

Et l'on pouvait apercevoir dans la foule des T-shirts «Trump 2024», destinés à motiver l'ancien président, qui laisse planer la perspective d'une nouvelle candidature présidentielle.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

ELECTIONS REGIONALES  FRANCAISES

L'ABSTENTION RECORD

UN DANGER POUR LA DEMOCRATIE ?

A quelques jours du second tour des élections régionales, l'indicateur de participation Ifop pour le JDD vient confirmer le cycle abstentionniste que connaît la France.Seulement 36% des Français disent avoir l'intention d'aller voter dimanche 27 juin pour le second tour des élections régionales . 64% des électeurs n'envisagent pas de voter dimanche prochain, soit 30,5 millions de Français inscrits sur les listes électorales. Comparée à l'abstention historique mesurée dimanche 20 juin au premier tour, on observe un léger regain d'à peine trois points, bien inférieur à la progression de la participation de l'ordre de huit points enregistrée entre les deux tours du précédent scrutin régional.

Pas « d'électrochoc » dans l'opinion

L'abstention abyssale constatée dimanche dernier, et les commentaires politiques comme médiatiques lui étant associée, ne semble pas avoir produit un « électrochoc » dans l'opinion. Dans le détail des réponses, on retrouve d'ailleurs les mêmes clivages observés au premier tour : 13% seulement des moins de 25 ans envisagent de voter contre 50% des plus de 65 ans. S'agissant des électorats présidentiels, l’électorat de François Fillon (61% de votants) semble, comme le 20 juin, nettement plus mobilisé que celui de Marine Le Pen (39%).

Parmi les sympathisants de gauche, 38% disent avoir l'intention d'aller voter (50% pour les sympathisants du PS, 40% pour ceux de EELV, 23% pour ceux de LFI). Par ailleurs 39% des proches de la majorité présidentielle ont l'intention d'aller voter, tout comme 59% des sympathisants des Républicains et 43% de ceux du Rassemblement national.

La démocratie française en danger ?

L'abstention record du premier tour des régionales (66,72%) met « la démocratie française plus que jamais en péril », selon un étude publiée vendredi par l'Institut Jean Jaurès, qui propose des pistes pour y faire face, comme le vote par correspondance ou une réforme du calendrier électoral.

Le débat sur un éventuel vote obligatoire en France revient donc dans l'actualité. La question, épineuse, divise l'opinion et la classe politique.

Si les Français sont à 80% favorables à l'idée de comptabiliser le vote blanc, 59% des personnes interrogées se disent contre le vote obligatoire avec amende à la clé. En 2017, lors de la campagne présidentielle, la proposition figurait au programme du chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui voulait l'instaurer dès l'âge de 16 ans. Plus récemment, le président de la République Emmanuel Macron s'y était opposé, en avril 2019, à l'issue du grand débat national pendant lequel il avait rencontré les Français. « Je ne crois pas qu'on réponde à la crise démocratique par la contrainte. Je ne crois pas que lorsqu'il y a de la désaffection et du désintérêt pour une élection, on y réponde en rendant la chose obligatoire », avait alors expliqué le chef de l'État.

«  Cela devrait être obligatoire »

Face à la vague d'abstention des régionales, le Rassemblement national, notamment, ébranlé par des scores décevants malgré des sondages favorables, en fait partie « Les gens se plaignent de tout et en permanence. Et souvent ils ont raison. Mais il n'y a qu'une solution pour changer les choses -à part la Révolution- c'est les urnes. Et je pense que cela devrait être obligatoire. S'il n'y a pas de vote, il n'y a pas de démocratie », a ainsi déclaré Louis Aliot, maire RN de Perpignan, tandis que Marine Le Pen appelle ses électeurs à un « sursaut » pour le second tour.Si les partisans du vote obligatoire s'appuient justement sur le recul de l'abstention comme argument principal, d'autres craignent une potentielle montée des extrêmes comme conséquence de la mesure.

Des exemples européens très contrastés dans les résultats

En Europe, cinq pays ont instauré le vote obligatoire, plus un canton suisse, avec des résultats très contrastés. L'exemple le plus cité est celui de la Belgique, qui a instauré la mesure en 1893, et où, à chaque élection le taux de participation avoisine les 90%. Les contrevenants, sans excuse valable, risquent une amende de 5 à 10 euros, voire 10 à 25 euros en cas de récidive. Si l'électeur s'abstient quatre fois sur une période de 15 ans, il est rayé des listes électorales pendant 10 ans.

À l'instar de leurs voisins belges, le taux de participation à chaque élection au Luxembourg est proche des 90%. En cas d'abstention, les Luxembourgeois risquent jusqu'à 250 euros d'amende pour la première fois, jusqu'à 1000 euros s'ils récidivent. Autre pays où le vote obligatoire fait reculer l'abstention : le Liechtenstein, avec environ 80% de votants à chaque scrutin.

Difficile d'imposer le vote obligatoire

En Grèce et en Bulgarie, où la même mesure est en vigueur, depuis 1975 et 2016 respectivement, les taux de participation sont beaucoup plus faibles. Dans la république hellénique, la part de votants ne cesse de chuter. Aux élections régionales de 2019, seuls 40% des électeurs se sont déplacés dans les urnes.

En Bulgarie, où la cour constitutionnelle a retiré les sanctions liées à l'abstention en 2017, le taux de participation n'atteint pas les 50%.

Sur le long terme, l'abstention est « une gangrène qui mine directement la légitimité des représentants » politiques, affirment les deux auteurs de l'étude, Antoine Bristielle et Tristan Guerra, directeur et membre de l'Observatoire de l'opinion de cette fondation proche du PS.Ils suggèrent des « pistes pour que les citoyens renouent avec les urnes ». « Il peut s'agir de prévoir des mécanismes de vote supplémentaires » comme le vote par correspondance.

Repenser le système

Les représentants politiques devraient « prendre conscience des limites du système politique actuel » et s'atteler à une réforme du calendrier électoral (par exemple, jumeler les législatives et la présidentielle), du mode de scrutin, ou « décentraliser encore davantage », avec « l'organisation régulière de référendums »

« Toutefois, il faut être conscient que ces mécanismes ne sont absolument pas un remède miracle à l'abstentionnisme de masse ».

« Les citoyens souhaitent exercer plus directement le pouvoir politique, et cela passe avant tout par une surveillance plus étroite des activités de leurs élus. Plus fondamentalement, ce n'est pas aux citoyens de s'adapter aux institutions politiques telles qu'elles existent », « mais c'est bien à ces institutions de s'adapter aux aspirations et à l'expression des citoyens d'aujourd'hui », affirment les auteurs.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA REDNECK RAVE VIRE AU CHAOS AU KENTUCKY

Dans le Kentucky, un rassemblement a dégénéré le week-end dernier, avec 14 personnes arrêtées et 48 inculpées.

Mais tout le monde a heureusement survécu, et l'organisateur minimise les débordements

Des milliers de personnes, certaines brandissant des drapeaux « Fuck Biden » et d'autres juste la peau brûlée par le soleil, sont descendues sur Blue Holler Offroad Park dans le comté d'Edmonson, Kentucky, la semaine dernière pour le festival qui promettait cinq jours de « MUD, MUSIC & MAYHEM ».

Ce qui s'est apparemment passé. Une publication sur Facebook des organisateurs d'événements a même reconnu que des « choses aléatoires » sont apparues de manière inattendue et qu'elles pourraient « certainement améliorer beaucoup de choses ».

« Musique, boue et chaos ».

Du chaos, il y en a eu : les autorités ont annoncé mardi que 14 personnes avaient été arrêtées et 48 inculpées. Un homme a notamment étranglé une femme, un festivalier a eu la gorge en partie tranchée et un autre s’est empalé sur un poteau. « Il n’a pas eu de mort cette année », philosophe le bureau du shérif du comté d’Edmonton alors qu’un homme était décédé l’an dernier dans un accident de quad.

Le festival, organisé par le rappeur country Justin Time, a débuté mercredi dernier. Depuis lors, 48 ​​personnes ont été inculpées et 14 personnes ont été arrêtées pour tout, allant de l'agression criminelle au trafic de drogue.

Le premier contrôle à un check-point a donné le ton « Le premier véhicule qui est passé, nous avons trouvé de la méthamphétamine, de la marijuana et un bidon d'alcool ouvert. » a déclaré Shane Doyle, le shérif du comté d'Edmonson, au Lexington Herald Leader. « Et puis l'un des occupants avait deux mandats d'arrêt actifs … Nous nous sommes dit" eh bien, cela ne présage rien de bon pour le week-end. »

Doyle a déclaré au média qu'il souhaitait une couverture de l'événement 24h/24 et 7j/7, car il savait à quel point cela allait devenir insensé et il semble qu'il avait raison.

Si la plupart des inculpations sont liées à des possessions de drogue, le festival a été marqué par de sérieux incidents. Un homme a été inculpé pour avoir « étranglé une femme jusqu’à ce qu’elle perde connaissance », apparemment pour une dispute liée à une couverture. Une altercation entre deux amis s’est terminée par une gorge en partie tranchée et un suspect toujours en fuite.

À un moment donné, un participant conduisant un véhicule tout-terrain a heurté une bûche qui est passée sous le véhicule à quatre roues et l'a empalé dans l'abdomen, selon le Lexington Herald Leader. La bûche était toujours dans l'intestin de l'homme alors qu'il était transporté par avion vers un hôpital voisin.

Dans son communiqué de presse, le bureau du shérif liste, en plus de la « strangulation et de l’empalement de l’abdomen » de multiples « doigts coupés ou disloqués ». Les organisateurs n’avaient pas eu à demander un permis, mais cela changera « sans doute » l’an prochain.

« Disneyworld pour les rednecks »

Au téléphone, l’organisateur de cette Redneck Rave, le « rappeur country » qui se fait appeler Justin Time, n’en demandait pas tant : « Il n’y a pas de mauvaise publicité, on parle du festival dans le monde entier ! », sourit-il. Selon lui, les « gros titres des journaux sont un peu exagérés ».

Il assure que les deux amis dont l’altercation s’est finie avec une « gorge entaillé » ne sont pas partis fâchés, et qu’au final, il n’y a eu qu'une arrestation dans l’enceinte-même du rassemblement. Ce que confirment les autorités : toutes les autres personnes ont été arrêtées aux multiples points de contrôle mis en place. « Mais c’était le seul événement de la région, la plupart ont indiqué qu’ils se rendaient au festival », précise le bureau du shérif.

Qu’est-ce donc que cette « Redneck rave » ?

« C’est un peu le Disneyworld des rednecks », répond l’organisateur, revendiquant avec fierté ce qualificatif péjoratif qui désigne en général les « bouseux » du sud américain, tendance conservateurs borderline racistes, immortalisés par l’émission de téléréalité Duck Dynasty. Justin Time jure que malgré les nombreux drapeaux confédérés, cette rave est apolitique :

« Il y a des républicains et des démocrates, des gays et des hétéros, c’est une grande fiesta avec de la musique, de la boue, un concours de t-shirt mouillé et un démolition derby », une course où les voitures finissent en miettes.

« C'était le plus grand événement que nous ayons jamais organisé et avec autant de personnes et de choses aléatoires qui sont apparues de manière inattendue, j'ai l'impression que nous l'avons tous très bien géré », a déclaré le message.

« Nous avons quelque chose de génial en cours et j'ai hâte de voir où ce train mène !

REDNECK RAVE SHXT ! »

Une certaine idée de l’Amérique !




Jenny Chase pour DayNewsWorld

UNE RENCONTRE ENTRE BIDEN ET POUTINE

POUR REMETTRE LES PENDULES A L'HEURE

La rencontre à Genève entre le président des Etats-Unis, Joe Biden, et son homologue russe, Vladimir Poutine a duré prés de quatre heures.

Les deux leader devaient évoquer rien de moins que l’Ukraine, la Biélorussie, la désinformation, les attaques informatiques, sans oublier l’opposant russe Alexeï Navalny.

A l’issue de leur entretien, ils ont chacun rejoint leur délégation, pour deux conférences de presse séparées, à l’inverse de la conférence de presse commune qui avait suivi la rencontre entre le président russe et l’ancien président américain Donald Trump en 2018, à Helsinki, en Finlande.

« C'était important de se rencontrer en personne », a plaidé Joe Biden.

Le dirigeant de 78 ans a souligné que la politique étrangère était pour lui « le prolongement logique des relations personnelles ».

« Il a parlé de sa famille, de ce que lui disait sa maman (...), cela en dit beaucoup sur ses valeurs morales, c'est assez séduisant », a d'ailleurs glissé le Russe au sujet de l'Américain. La rencontre, qui a duré plus de trois heures, était « informelle », a reconnu ce dernier en s'en amusant presque.

Et des deux côtés, un même satisfecit sur des entretiens à la tonalité « positive » (Biden), « constructive » et sans « aucune animosité » (Poutine).

On est loin des piques des derniers mois, lorsque le nouveau président américain avait estimé, en réponse à un journaliste, que Vladimir Poutine était « un tueur », suscitant un début de crise diplomatique entre deux puissances rivales dont les relations étaient déjà au plus bas depuis la fin de la Guerre froide., en disant que son interlocuteur est « un adversaire qui doit être reconnu à sa juste valeur, et que la Russie est une grande puissance », voulait « dire des choses dont Poutine peut ensuite se saisir pour redorer le statut de la Russie ».

Cela va-t-il se traduire par une réelle embellie ?

Mise au point de Vladimir Poutine

M. Poutine, qui a été le premier à s’exprimer, a soufflé le chaud et le froid. Le président russe a décrit l’ambiance de la réunion : « Il n’y avait aucune animosité », ajoutant que, « sur beaucoup de questions, [leurs] évaluations divergent, mais les deux parties ont démontré un désir de se comprendre l’une l’autre et de chercher les moyens de rapprocher les positions ».

Le président russe a annoncé que les deux pays s’étaient entendus pour un retour de leurs ambassadeurs respectifs, rappelés par Moscou puis Washington en mars et en avril. Ils sont convenus d’entamer des négociations sur le nucléaire afin de remplacer le traité New Start, qui limite les armes nucléaires après son expiration, en 2026. Il a aussi assuré que les Etats-Unis ne devaient pas s’inquiéter d’une militarisation russe dans l’Arctique, région stratégique où la Russie ne cache pas ses ambitions.

Il a ajouté que les deux pays s’étaient entendus sur un dialogue en matière de « cybersécurité », ajoutant toutefois que « le plus grand nombre de cyberattaques dans le monde provient de l’espace américain » et critiquant l’absence de coopération sur le sujet de la part de Washington.

Interrogé à propos d’Alexeï Navalny, M. Poutine s’est aussitôt lancé dans une longue diatribe contre les Etats-Unis sur ce thème, évoquantl’attaque du Congrès le 6 janvier, le bombardement de civils en Afghanistan ou les violences policières contre la minorité afro-américaine, avant de déclarer que l’opposant russe « savait qu’il violait la loi » en ne respectant pas les conditions d’une condamnation avec sursis alors qu’il était soigné en Allemagne.

Les mises au point de Joe Biden

De son côté, M. Biden a confirmé que la rencontre s’était déroulée dans une atmosphère « positive », reconnaissant qu’il y avait beaucoup d’attentes. « Rien ne remplace un tête-à-tête », a-t-il déclaré, pragmatique, rappelant que les deux pays ont des intérêts communs

M. Biden a mis en garde contre toute interférence dans les élections américaines. . Interrogé sur les attaques informatiques, le 46e président des Etats-Unis a rappelé à son homologue que « certaines infrastructures critiques devraient être intouchables, que cela soit par des moyens cybernétiques ou autres ». « Je lui ai donné une liste » de seize entités spécifiques, « allant du secteur de l’énergie à nos systèmes de distribution d’eau », a-t-il précisé. La Russie, en raison de sa frontière commune avec la Chine, puissance économique et militaire majeure, « ne cherche pas une guerre froide » avec les Etats-Unis, a encore assuré M. Biden. Enfin, il a prévenu que les conséquences pour la Russie seraient « dévastatrices » si M. Navalny, emprisonné, venait à mourir.

Nombreux sujets de divergence

En amont de leur rencontre, les deux dirigeants ont exprimé leur espoir de relations plus stables et plus prévisibles, cependant que leurs divergences sont nombreuses et concernent un éventail de questions. Lundi, à la fin du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à Bruxelles, M. Biden avait promis de dire à M. Poutine quelles étaient « ses lignes rouges » : « Nous ne cherchons pas un conflit avec la Russie, mais nous répondrons si la Russie continue ses activités », avait-il déclaré. A Bruxelles, M. Biden avait lancé un avertissement très clair au sujet de M. Navalny, affirmant que sa mort « serait une tragédie » qui « ne ferait que détériorer les relations avec le reste du monde. Et avec [lui] ».

De son côté, le président russe, qui a déjà côtoyé quatre autres présidents américains depuis son arrivée au pouvoir, à la fin de 1999, a obtenu ce qu’il désirait : la tenue du sommet comme illustration de l’importance de la Russie sur la scène mondiale. Dans un entretien à la chaîne américaine NBC, il a dit espérer que le président démocrate se montre moins impulsif que son prédécesseur républicain. Mais il a aussi saisi l’occasion pour souligner combien M. Trump était, selon lui, un homme « talentueux »

Malgré une poignée de mains pour les caméra et une attitude courtoise entre les deux présidents, les résultats concrets sont quasiment inexistants..

« Occasion manquée »

Joe Biden a certes évoqué « une perspective sincère d'améliorer de manière significative les relations ». Mais il a aussi assuré à plusieurs reprises qu'il n'avait nullement décidé de faire « confiance » à Vladimir Poutine, et que seul l'avenir dirait si cette amélioration se concrétiserait. Pour les Républicains il s'agit  d'"une occasion manquée".




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SOMMET BIDEN-POUTINE

UNE RENCONTRE SANS ILLUSION

Après une semaine d’entretiens avec ses alliés du G7, de l’UE et de l’Otan, Joe Biden conclura sa première grande tournée à l’étranger par une rencontre à Genève avec l’un de ses grands adversaires géopolitiques, Vladimir Poutine.

Des accusations d'attaques informatiques et de violations des droits humains aux tensions militaires entre les deux pays,

les présidents russe et américain auront beaucoup à discuter lors de leur rencontre ce mercredi 16 juin 2021, à Genève, en Suisse, pour la première fois depuis l'arrivée de l'ancien vice-président de Barack Obama à la Maison Blanche.

Preuve que les tensions sont vives, depuis le printemps, Moscou et Washington ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs.

Mais sur le fond que faut-il attendre du sommet de Genève ?  Pas grand-chose, sinon rien.

Qu’espérer en effet d’une rencontre entre deux hommes qui se sont respectivement traités de « tueur » et de « gâteux »​ ?

De fait les deux hommes se connaissent et ne s’apprécient guère. Ils se sont rencontrés pour la première fois en 2011 alors que Biden était le vice-président d’Obama et Poutine le Premier ministre de Medvedev. Aujourd’hui ils sont tous les deux officiellement des numéros un.

Tout comme Moscou, Washington n’attend rien de tangible de cette rencontre, sauf peut-être sur la question certes centrale du contrôle des armements nucléaires.

Ce sera une rencontre sans illusion, au regard de l’ampleur des tensions et de la liste des griefs américains à l’égard de Moscou (cyberattaques, ingérence électorale, emprisonnement de l’opposant Alexeï Navalny, élimination de l’opposition du jeu politique), les officiels des deux camps ont d'ailleurs minimisé les attentes à avoir.

Dans la cour des grands

Le président russe a déjà eu ce qu’il voulait avec la tenue du sommet comme illustration de l’importance de la Russie, de la reconnaissance de la puissance de son pays, leitmotiv de cet autocrate russe depuis deux décennies au pouvoir :

« L’un des moteurs absolument cruciaux de sa politique étrangère est le sentiment de devoir redonner à la Russie la place qui lui revient dans le monde et ce genre d’événements joue absolument en ce sens », assure Mark Galeotti, professeur d’études russes à l’University College de Londres.

Et c’est le président américain qui a pris l’initiative de la rencontre, alors que la Russie jouait des muscles en plaçant des dizaines de milliers de soldats aux frontières de l’Ukraine.

« Le sommet montre que la Russie joue dans la cour des grands », renchérit Alexandre Choumiline, de l’Académie russe des sciences, « Le Kremlin le voit ainsi, et l’Ouest aussi ».

Moscou ne se fait pas d’illusion, Washington veut mettre de côté le dossier russe. « Nous ne cherchons pas le conflit » avec la Russie, a en tout cas assuré, dimanche, Joe Biden à la presse à Newquay (Angleterre) à l’issue du sommet du G7.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé lui que Moscou n’avait « aucune illusion » sur la rencontre et espérait, au mieux, des avancées sur les questions de « stabilité stratégique ». Si Biden a accepté de faire à Poutine le cadeau d’une rencontre bilatérale, c’est qu’il entend lui communiquer en direct un message de fermeté.

Le renforcement militaire russe inquiète

Il s'agit vraisemblablement du sujet le plus brûlant entre les membres de l'Otan. La Russie de Vladimir Poutine ne cesse de montrer les muscles tant à l'extérieur, envers l'Ukraine (candidate à un rattachement à l'Otan) et d'autres anciens satellites de l'Union soviétique, qu'à l'intérieur, où la répression à l'égard des opposants, dont Alexeï Navalny, a défrayé la chronique, valant à Moscou plusieurs avertissements de la part de l'Europe.

« Le renforcement militaire croissant de la Russie, sa posture plus affirmée, ses nouvelles capacités militaires innovantes et ses activités provocatrices, notamment à proximité des frontières de l'Otan (...) constituent une menace grandissante pour la sécurité de la zone euro-atlantique et contribuent à l'instabilité le long des frontières de l'Otan et au-delà », ont également écrit les alliés à propos de la Russie, s'inquiétant par ailleurs de son « son programme complet de modernisation, de diversification et d'expansion de ses systèmes d'armes nucléaires ».

Terrorisme et nouvelles menaces sur le cyberespace

La question de la cybersécurité, évoquée pour la Russie, constitue enfin une sérieuse menace pour l'Otan.

« Nous sommes de plus en plus confrontés à des menaces cybernétiques, hybrides et autres menaces asymétriques, y compris des campagnes de désinformation, et à l'utilisation malveillante de technologies émergentes et perturbatrices de plus en plus sophistiquées. Les avancées rapides dans le domaine spatial affectent notre sécurité », dit l'Alliance, qui pense à répliquer plus fermement en invoquant « l'article 5 du Traité » qui leur impose de venir en aide au pays attaqué.

Mais lundi 14 juin 2021 Vladimir Poutine a jugé « grotesque »de considérer que Moscou menait une guerre informatique contre les Etats-Unis, dans une interview à la chaîne NBC (en anglais).

« Nous avons été accusés de toute sorte de choses », notamment « d'ingérence dans des élections » ou « les cyberattaques », a déclaré le président russe, à deux jours du sommet, affirmant que « pas une seule fois, ils n'ont pris la peine de produire la moindre preuve »...

Cette rencontre sera donc l'occasion pour eux d'évoquer la pile de contentieux entre leurs deux pays, le président des Etats-Unis s’apprêtant ce mercredi à Genève, à dire ses «lignes rouges» à Vladimir Poutine, « ce chef d’Etat russe résolu à repousser de toutes ses forces, pour son immense pays, la démocratie à l’occidentale ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

COVID LA THEORIE DE L'ACCIDENT DE LABORATOIRE CHINOIS RESURGIT AUX ETATS-UNIS

Alors que les recherches pour déterminer l'origine du Covid-19 se poursuivent, la théorie de l'accident de laboratoire revient en force dans le débat américain. Disant se baser sur un rapport du renseignement américain, le Wall Street Journal a affirmé que trois chercheurs de Wuhan avaient été atteints dès novembre 2019 de « symptômes compatibles avec ceux du Covid-19 ».

Longtemps balayée d'un revers de main par la plupart des experts, jugée hautement improbable si ce n'est farfelue, la théorie de l'accident de laboratoire pour expliquer l'origine du Covid-19 est revenue en force ces dernières semaines dans le débat américain.

L'animal « hôte intermédiaire » n'a pas encore été découvert

« La liste des personnes soutenant la thèse d'une origine animale n'a pas bougé. Et celle des personnes suggérant que (le virus) a pu sortir d'un laboratoire a continué de s'allonger », a résumé lundi 24 mai 2021 sur CNBC Scott Gottlieb, ancien patron respecté de l'Agence américaine des médicaments (FDA). « Il y a un an », soutenir la thèse d'une origine naturelle « faisait grand sens car c'était le scénario le plus probable », a-t-il expliqué. Mais ce qui est appelé « l'hôte intermédiaire », c'est-à-dire l'animal depuis lequel le virus a été transmis à l'homme, n'a toujours pas été découvert. « Et ce n'est pas faute d'avoir cherché. »"

Des chercheurs de Wuhan malades dès novembre 2019 ?

Dimanche, le Wall Street Journal a affirmé avoir eu accès à des informations inédites du renseignement américain, rapportant que trois chercheurs de l'Institut de virologie de Wuhan, en Chine, avaient été atteints dès novembre 2019 de « symptômes compatibles à la fois avec ceux du Covid-19 et une infection saisonnière », ayant nécessité des soins hospitaliers. Pékin a démenti les informations du Wall Street Journal, les qualifiant de « totalement fausses ».

« Nous devons aller au fond des choses, quelle que soit la réponse, et c'est une priorité pour nous », a martelé lundi Andy Slavitt, conseiller de la Maison Blanche pour la lutte contre le Covid-19. « Nous avons besoin d'un processus complètement transparent de la part de la Chine, et que l'OMS apporte son aide sur le sujet. »

Le manque de transparence de la Chine critiqué

Après un séjour de quatre semaines à Wuhan en début d'année, une étude conjointe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et chinois a jugé en mars « extrêmement improbable » un accident de laboratoire. Mais le patron de l'OMS lui-même, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait réclamé une nouvelle enquête sur l'hypothèse de la fuite de laboratoire.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, avaient exprimé leurs « préoccupations » et réclamé à la Chine de donner « pleinement accès » à ses données. Une demande renouvelée lundi à l'occasion de la 74e Assemblée mondiale de la santé.

« Besoin de davantage de recherches »

Et les appels en faveur d'une enquête plus approfondie se multiplient, y compris au sein de la communauté scientifique. Mi-mai, une quinzaine d'experts ont publié une tribune dans la prestigieuse revue Science: « Nous avons besoin de davantage de recherches pour déterminer l'origine de la pandémie », ont-ils réclamé. Les théories d'une origine animale ou accidentelle en laboratoire « restent toutes les deux viables », ont-ils écrit, mais « il ne leur a pas été donné une considération équitable ».

Les deux hypothèses « doivent être considérées sérieusement jusqu'à ce que nous ayons suffisamment de données », ont-ils estimé, en demandant que « les agences de santé publiques et les laboratoires de recherches ouvrent leurs données au public ».

Aux Etats-Unis, l'hypothèse d'une fuite du virus du laboratoire chinois avait jusqu'ici surtout été alimentée par l'administration de Donald Trump. « Maintenant, tout le monde reconnaît que j'avais raison quand j'ai très tôt déclaré Wuhan comme la source du Covid-19 », a triomphé l'ex-président américain dans un communiqué lundi. « Pour moi c'était évident depuis le début. »

Les experts restent prudents

Beaucoup d'experts restent toutefois plus prudents. « Beaucoup d'entre nous pensent qu'il est plus probable qu'il s'agisse d'un événement naturel (...) mais nous n'avons pas de réponse à 100% à cette question », a déclaré mardi Anthony Fauci, éminent immunologue et conseiller de la Maison Blanche. « Nous sommes convaincus, tous, que nous devrions continuer l'enquête », a-t-il ajouté.

Mais pour Scott Gottlieb, il est probable que la réponse n'apparaisse jamais clairement :

« Dans l'hypothèse où (le virus) est effectivement sorti d'un laboratoire chinois --et je ne dis pas que c'est le cas-- on ne le saura jamais sans un lanceur d'alerte ou un changement de régime en Chine », a-t-il jugé. Joe Biden a appelé mercredi les services de renseignement américains à « redoubler d'efforts » pour expliquer l'origine du Covid-19 et exigé un rapport d'ici à 90 jours.

Joe Biden veut remonter aux origines du Covid-19

C'est par un communiqué que le président américain a dévoilé sa requête. L'occasion de rappeler que les travaux du renseignement américain, qui se concentrent sur deux hypothèses - originale animale ou fuite d'un laboratoire - n'ont pas permis à ce jour d'aboutir à « une conclusion définitive ».

La Chine, elle, a toujours farouchement combattu la théorie selon laquelle le Covid-19 aurait pu s'échapper d'un de ses laboratoires, en particulier de l'Institut de virologie de Wuhan, pointé du doigt par l'ex-administration Trump.

 « Les États-Unis continueront à travailler avec leurs partenaires à travers le monde pour faire pression sur la Chine afin qu'elle participe à une enquête internationale complète, transparente et basée sur des preuves », a ajouté le président américain, déplorant l'attitude de Pékin sur ce dossier.

Quelques heures avant la diffusion du communiqué de Joe Biden, Pékin avait accusé Washington de diffuser des théories « complotistes » sur les origines de la pandémie.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

" NE VENEZ-PAS ! " LA VICE-PRESIDENTE

 KAMALA HARRIS EXHORTE LES MIGRANTS ILLEGAUX

A RENONCER AUX ETATS-UNIS

Kamala Harris, qui a entamé une tournée en Amérique centrale, mardi 8 juin 2021, a tenté un exercice d’équilibriste au Guatemala, en présentant une rhétorique plus humaine que celle de l’administration Trump sur l’immigration clandestine tout en portant un message de fermeté.

« Ne venez pas. Ne venez pas. Les Etats-Unis continueront à appliquer leurs lois et à sécuriser leurs frontières… »

« Si vous venez à notre frontière, vous serez renvoyés », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse au côté du président guatémaltèque Alejandro Giammattei.

La vice-présidente américaine Kamala Harris a déclaré lundi avoir eu des discussions « robustes » avec guatémaltèque Alejandro Giammattei sur la lutte contre la corruption afin de dissuader l’immigration depuis l’Amérique centrale et a prévenu sans détour les migrants de ne pas se rendre aux États-Unis.

Depuis que Joe Biden est entré en fonction à la Maison blanche en janvier, le nombre de migrants illégaux arrêtés chaque mois à la frontière entre les États-Unis et le Mexique a atteint un pic en 20 ans.

Des flux qui entraînent une multiplication des accidents tragiques.

Lutter contre la pauvreté… et la corruption

Aux yeux de l’administration Biden, la corruption est la cause sous-jacente de la pauvreté et de la violence qui poussent un grand nombre d’habitants d’Amérique centrale à faire route vers les États-Unis.

« La plupart des gens ne veulent pas quitter leur maison », mais le font parce qu'« ils ne peuvent pas satisfaire leurs besoins fondamentaux », a assuré la vice-présidente américaine appelant le Guatemala à collaborer pour s’attaquer aux causes de l’émigration clandestine vers les Etats-Unis.

« Il est dans notre intérêt collectif que nous travaillions ensemble là où nous pouvons trouver la possibilité de résoudre des problèmes de longue date », a déclaré Harris lors d’une table ronde, soulignant le besoin de donner « un sentiment d’espoir, que l’aide est en route » dans une région durement touchée par la Covid-19, la violence et la pauvreté exacerbées en 2020 par le passage de deux ouragans.

Elle a également annoncé la création d’un groupe de travail conjoint sur la contrebande et la traite des êtres humains, la mise en place d’un programme visant à augmenter les opportunités économiques pour les femmes, ainsi qu’un groupe de travail anti-corruption destiné à former les procureurs guatémaltèques à retracer l’itinéraire de l’argent de la corruption transnationale.

« Nous avons parlé de l’importance de lutter contre la corruption et d’avoir un système judiciaire indépendant », a souligné Mme Harris, annonçant par ailleurs l’envoi par les Etats-Unis de 500.000 doses de vaccins contre le Covid-19 au Guatemala.

Attendue au Mexique mercredi

Dans un pays où près de 60 % des 17 millions d’habitants vivent dans la pauvreté, Giammattei a souligné la « nécessité de construire des murs de prospérité, en particulier dans les départements proches de la frontière avec le Mexique », en créant des emplois.

Le nombre de migrants sans papiers arrêtés à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis a atteint en avril son plus haut niveau depuis 15 ans. Parmi ces plus de 178.600 migrants dont des mineurs arrivés seuls, 82 % venaient du Mexique et du « triangle nord » de l’Amérique centrale – Guatemala, Honduras et Salvador.

La vice-présidente se rend ensuite au Mexique pour rencontrer le président Andres Manuel Lopez Obrador.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

7° RAPPORT DE LA CIA SUR L'AVENIR DU MONDE

Pour la 7e fois, la CIA publie son rapport sur l'avenir du monde, rapport établi à destination de Joe Biden, le nouveau président américain.C'est le septième rapport de ce genre.

Il est publié tous les quatre ans, au moment généralement où le président américain entre en fonction à la Maison-Blanche.

L'ouvrage pointe les défis à venir dans un monde qui s'annonce « extrêmement complexe ».

On assiste vraiment à une sorte d'accélération du temps, à une compression du temps avec des progrès technologiques foudroyants, mais aussi des nuages noirs qui s'accumulent .

Les objets connectés et l'intelligence artificielle vont être absolument partout autour de nous. En 2018, il y avait 10 milliards d'objets connectés, ce qui est déjà pas mal, mais on va vers des milliers de milliards d'objets connectés. une espèce d'immense réseau qui va être constitué avec tous ces appareils.

Celui qui contrôlera cette technologie peut être celui qui contrôlera la planète.Les deux des mots clés dans ce rapport, c'est adaptation et innovation.

La CIA a aussi estimé le coût des maladies mentales sur la planète. 16 000 milliards de dollars dans les 20 ans qui viennent. Il y a d'abord, dans un premier temps, les conséquences de l'épidémie actuelle à ne pas du tout minorer.

Mais il va y avoir aussi une sorte de nouvelle révolution industrielle, avec l'automatisation d'un certain nombre d'emplois, qui va laisser beaucoup de monde sur le carreau... à relier avec la démographie.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

ENFIN LA PROPRE PLATEFORME

DE DONALD TRUMP A L'IMAGE DE TWITTER

Donald Trump est de retour, du moins en partie. L’ancien dirigeant américain vient de dévoiler un nouveau site baptisé

« Depuis le bureau de Donald J. Trump ». Le portail est hébergé sur un site baptisé "Save America", dédié à Donald Trump,

qui propose notamment des produits dérivés à son effigie. Malgré la ressemblance de la nouvelle plateforme avec un fil

Twitter, aucune interaction n’est possible entre Donald Trump et les internautes. Fin mars, les proches de Donald Trump

avaient évoqué son « retour sur les réseaux sociaux » avec sa propre plateforme. Dans les faits, le site est un simple blog où

l’ancien président s’exprime en quelques lignes, comme il le faisait sur Twitter.

Si les publications peuvent, comme sur de nombreux sites, être partagées sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook),

personne ne peut y répondre.

Un bouton affichant un logo de cœur identique au bouton « j'aime » de Twitter encadre les messages, bien qu’il ne semble lié à aucune action spécifique. Les intéressés peuvent toutefois s’inscrire pour recevoir une alerte à chaque publication de Donald Trump.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ICONE TRANSGENRE CAITLYN JENNER CANDIDATE AU POSTE DE GOUVERNEUR DE CALIFORNIE

Caitlyn Jenner, ancienne championne olympique et membre du clan Kardashian, a annoncé ce vendredi 23 avril sa candidature au poste de gouverneure de Californie, avec pour objectif de devenir la première personne transgenre à accéder à ce poste aux États-Unis.

« J’en suis », a affirmé dans un communiqué et sur un site Internet dédié l’ancienne athlète sacrée à Montréal en 1976, qui lancera officiellement sa campagne « dans les prochaines semaines.

« Je suis une authentique gagnante et la seule ‘outsider’ qui peut mettre un terme au mandat désastreux » du gouverneur démocrate Gavin Newsom, a ajouté la célébrité transgenre, militante républicaine de longue date et électrice de Donald Trump. » J’ai été une agitatrice pleine de compassion tout au long de ma vie, depuis que j’ai représenté les États-Unis et gagné une médaille d’or olympique jusqu’à aider à faire avancer le mouvement pour l’égalité », a assuré Caitlyn Jenner, âgée de 71 ans.

Les mesures contre le covid-19 pourraient coûter son poste au gouverneur actuel

La militante transgenre est installée en Californie « depuis presque 50 ans ». « Je suis venue ici parce que je savais que chacun, peu importe leur histoire ou leur situation sociale, pouvait faire de leurs rêves une réalité  », explique-t-elle.

Elle dénonce « les petits commerces dévastés » par la fermeture de l’économie pour lutter contre le coronavirus, « une génération entière d’enfants » privés d’école pendant un an, et « des impôts trop élevés, qui détruisent les emplois, font souffrir les familles et font peser un fardeau particulièrement lourd sur les plus vulnérables ».

Un referendum sur la révocation de son gouverneur

L’Etat pourrait organiser prochainement un référendum sur la révocation de son gouverneur, jadis très populaire, mais dont l’étoile a pâli avec sa décision d’imposer des restrictions sanitaires strictes pour endiguer l’épidémie. Les autorités doivent confirmer d’ici à la fin avril que le nombre de signatures requis − environ 1,5 million − pour organiser ce « scrutin de rappel » a bien été atteint.

Si tel est le cas, un référendum devra être organisé pour demander aux électeurs californiens s’ils veulent remplacer Gavin Newsom, au pouvoir depuis 2019, et si oui, par qui.

Caitlyn Jenner avait soutenu Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2016 mais avait dit regretter sa décision deux ans plus tard, estimant que la communauté transgenre était « continuellement attaquée » par le président républicain.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

UN SOMMET MONDIAL SUR LE CLIMAT

ORGANISE PAR LES ETATS-UNIS DE BIDEN

Restés plusieurs années en retrait, les États-Unis organisent, jeudi et vendredi, un sommet mondial sur le climat. Autour des États-Unis, 40 dirigeants mondiaux se rassemblent virtuellement, jeudi 22 et vendredi 23 avril, à l'occasion d'un sommet visant à prendre des engagements plus fermes pour protéger la planète. Une réunion qui marque le grand retour des États-Unis dans les négociations climatiques, alors que l'ex-président Donald Trump avait retiré le pays de l'accord de Paris sur le climat. Le sommet de Joe Biden devrait ainsi relancer le débat pour l'ensemble des pays et accélérer les objectifs climatiques à un moment critique. En effet, selon une étude de l'Organisation météorologique mondiale de l'ONU sur l'état du climat publiée lundi, l'année 2020 s'est classée comme la plus chaude jamais

Un objectif « très ambitieux, mais toujours réalisable »

Au premier jour du sommet, mettant en garde contre « le coût de l'inaction » et insistant sur l' « impératif moral et économique » de la lutte pour le climat, le président américain, Joe Biden, a annoncé qu'il s'engagerait à réduire les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis de 50 % à 52 % d'ici 2030 par rapport à 2005. Un objectif « très ambitieux, mais toujours réalisable », estiment les défenseurs du changement climatique. Cet engagement double quasiment l'ancien objectif de Washington d'une diminution comprise entre 26 % et 28 % à l'horizon 2025 .enregistrée, à égalité avec 2016 et 2019.

Union européenne en avance

La veille, les 27 États membres de l’Union européenne (UE) ont devancé les États-Unis en prenant eux-mêmes des engagements permettant au continent de devenir le premier du monde à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Les objectifs fixés dans le cadre de cet accord européen amélioreraient l'objectif de Paris de 40 % d'ici 2030 en réduisant les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 55 % d'ici la fin de la décennie par rapport aux niveaux de 1990.

Les Etat-Unis vers la neutralité carbone d'ici 2050

Le nouvel engagement de Joe Biden doit permettre à l’économie américaine d’atteindre la neutralité carbone – c’est-à-dire d’absorber autant de CO2 qu’elle en émet – d’ici à 2050.

La contribution américaine, qui se veut ambitieuse, vise à participer au maintien du réchauffement mondial sous les + 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, comme le prévoit l’accord de Paris. Un objectif hors de portée en l’état actuel des engagements nationaux. Le nouvel engagement de Joe Biden doit permettre à l’économie américaine d’atteindre la neutralité carbone – c’est-à-dire d’absorber autant de CO2 qu’elle en émet – d’ici à 2050.

Coopération de la Chine

La Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre, s’est également engagée à « coopérer » contre le réchauffement avec le deuxième, les Etats-Unis – les superpuissances adversaires mettant de côté leurs autres divergences à cette occasion.

La Russie ne donne pas de chiffres

Egalement en froid avec les Américains, Vladimir Poutine a rappelé, sans toutefois donner de chiffres, son ambition de « limiter considérablement les émissions » de la Russie d’ici à 2050. « C’est avec responsabilité que la Russie met en œuvre ses obligations internationales dans ce domaine », a-t-il dit, citant le protocole de Kyoto et l’accord de Paris. Il a aussi souligné que les émissions actuelles de son pays étaient de 1,6 milliard de tonnes de CO2, contre 3,1 milliards de tonnes de CO2 en 1990, soit moitié moins.

En vue de la COP2 à Glasgow en novembre 2021

La contribution américaine, qui se veut ambitieuse, vise à participer au maintien du réchauffement mondial sous les + 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, comme le prévoit l’accord de Paris. Un objectif hors de portée en l’état actuel des engagements nationaux.

Par ailleurs, le sommet de Joe Biden intervient avant le prochain grand sommet de l'ONU sur le climat (COP26) à Glasgow, en Écosse, en novembre, où les pays signataires de l'accord de Paris devraient mettre à jour leurs objectifs d'émissions pour la prochaine décennie. Les grandes puissances invitées, qui représentent ensemble 80 % des émissions mondiales, ont annoncé leurs mesures en vue de la grande conférence de l’ONU, la COP26.

Le monde attend certainement des plans plus concrets sur la manière d’atteindre des objectifs de ‘zéro émission nette’.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

MORT DE GEORGE FLOYD L'EX-POLICIER DERECK CHAUVIN RECONNU COUPABLE DE MEURTRE

L’ancien policier blanc de 45 ans était jugé pour la mort de l’Afro-Américain, qu’il avait interpellé avec trois autres agents pour une infraction mineure, le 25 mai 2020, à Minneapolis.

Pendant plus de neuf minutes, il avait maintenu son genou sur le cou du quadragénaire, qui était allongé sur le ventre, les mains menottées dans le dos. Accusé d’avoir asphyxié George Floyd, l’ancien policier Derek Chauvin a été déclaré coupable, mardi 20 avril, de meurtre au deuxième et troisième degré et d’homicide involontaire, par le jury, au terme de deux jours de délibération à huis clos.

Les douze jurés – sept femmes et cinq hommes – d’origines ethniques diverses, qui délibéraient depuis lundi au tribunal de Minneapolis (Minnesota), ont déclaré Derek Chauvin coupable des trois chefs d’accusation pour lesquels il comparaissait. L’ancien agent de 45 ans, menotté, a été immédiatement écroué. L’annonce du verdict a suscité une explosion de joie devant le tribunal.« Coupable ! Une justice obtenue dans la douleur a finalement été rendue à la famille de George Floyd. Ce verdict est un tournant dans l’Histoire », a réagi Ben Crump, l’avocat de la famille de l’Afro-Américain, décédé le 25 mai 2020. L'ancien président Barack Obama a réagi dans un communiqué, se réjouissant que « justice » ait été « faite ». « Mais si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous savons que la vraie justice nécessite bien plus qu'un seul verdict dans une seule affaire », a-t-il ajouté.

Les célébrités aussi ont réagi à l’annonce du verdict. Si Madonna a commenté : « La justice pour l’Amérique noire est la justice pour toute l’Amérique », Lebron James lui a simplement publié « Responsabilité « sur Twitter. Le patron de la NBA, Adam Silver a annoncé : « Justice a été rendue ».

Il faudra attendre encore huit semaines avant que le juge Peter Cahill prononce sa sentence, a précisé l'intéressé ce mardi. L’incrimination la plus grave, meurtre au deuxième degré, peut entraîner jusqu’à quarante ans de prison. Après l'énoncé du verdict, ce dernier a révoqué la caution de Derek Chauvin qui avait été remis en liberté en octobre dernier après s'être acquitté d'une caution d'un million de dollars. C'est donc en prison que celui qui incarne aujourd'hui le visage des violences policières aux États-Unis va attendre sa condamnation.

Les trois autres policiers accusés de la mort de Floyd devraient être jugés ensemble en août.

Le juge devra prononcer la peine, un ou deux mois après ce verdict.

L’agonie de George Floyd, filmée en direct par des passants, a choqué le monde et suscité des manifestations d’une ampleur historique contre le racisme et les violences policières. « Cette affaire est exactement ce à quoi vous avez pensé au départ, en regardant cette vidéo », a dit, lundi, le procureur Steve Schleicher dans son réquisitoire. « C’était un meurtre, l’accusé est coupable des trois chefs d’accusation et il n’y a aucune excuse, a-t-il assené. Il a appelé à l’aide dans son dernier souffle, mais l’agent n’a pas aidé, [Derek Chauvin] est resté sur lui. »

L’accusation, qui a fait défiler à la barre plusieurs témoins issus de la police, avait souligné que ce procès n’était pas celui de l’institution, mais d’un individu qui a « trahi » son serment de policier.

C’est donc la fin d’un procès hors normes que l’Amérique et le monde entier suivaient avec attention. L’avocat de la famille de George Floyd a lui aussi salué « un tournant de l’histoire » en sortant du tribunal de Minneapolis.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

POURQUOI ANNONCER LE RETRAIT

DES TROUPES AMERICAINES DE L'AFGHANISTAN ?

« Je pense que notre présence en Afghanistan doit être centrée sur la raison pour laquelle nous y sommes allés en premier lieu : s’assurer que l’Afghanistan ne serve pas de base pour attaquer à nouveau notre pays. C’est ce que nous avons fait. Nous avons rempli cet objectif », a affirmé le président démocrate Joe Biden.


Le président des Etats-Unis a confirmé, mercredi 14 avril, son intention de retirer sans conditions les troupes américaines déployées en Afghanistan d’ici au 11 septembre. Joe Biden est parti d’un constat pour justifier sa décision.

« Nous sommes allés en Afghanistan à cause d’une effroyable attaque qui a eu lieu il y a vingt ans », les attentats du 11-Septembre perpétrés par la nébuleuse terroriste Al-Qaida alors installée dans ce pays, a-t-il dit. Vingt ans après les attentats du 11 septembre 2001 fomentés dans les montagnes de Tora Bora, le démocrate tranche.

« Il est temps de mettre fin à la plus longue guerre des Etats-Unis. Il est temps que les troupes américaines rentrent chez elles », a-t-il jugé, rappelant qu’il avait hérité en arrivant à la Maison Blanche d’un accord négocié par son prédécesseur, Donald Trump, fixant le retrait au 1er mai 2021.

Il a justifié le report en septembre pour assurer un départ en bon ordre, tout en respectant la signature d’un président des Etats-Unis.

« L’objectif était clair et la cause était juste »

« L’objectif était clair et la cause était juste », a poursuivi le président, jugeant que cet objectif avait été atteint, notamment avec l’élimination du fondateur de la nébuleuse, Oussama Ben Laden, dix ans plus tard. « Cela ne peut expliquer pourquoi nous devrions y rester en 2021 », a estimé Joe Biden.

Affirmant avoir « rempli l’objectif » en Afghanistan, le président Joe Biden a promis que le départ des troupes américaines d’ici le 11 septembre ne serait pas « précipité », et exhorté les talibans à tenir « leur engagement » à ne pas menacer les Etats-Unis.

« Je pense que notre présence en Afghanistan doit être centrée sur la raison pour laquelle nous y sommes allés en premier lieu : s’assurer que l’Afghanistan ne serve pas de base pour attaquer à nouveau notre pays. C’est ce que nous avons fait. Nous avons rempli cet objectif », a affirmé le président démocrate.

Début du retrait le 1er mai 2021annocé par Donald Trump

« Les Etats-Unis vont entamer leur retraionDt définitif le 1er mai », mais « ne partiront pas de manière précipitée », a poursuivi Joe Biden, dont la décision avait été annoncée la veille par son équipe. « Les troupes américaines ainsi que les forces déployées par nos alliés de l’Otan » auront « quitté l’Afghanistan avant le 20e anniversaire de ces attentats odieux du 11-Septembre », a-t-il ajouté.«

L'accord historique de Doha avec les talibans

Pour mettre fin à la plus longue guerre des Etats-Unis, dans laquelle plus de 2.000 Américains et des dizaines de milliers d’Afghans ont été tués, l’administration Trump avait conclu en février 2020 à Doha, au Qatar, un accord historique avec les talibans. Il prévoyait le retrait de toutes les forces américaines et étrangères avant le 1er mai prochain, à condition que les insurgés empêchent à l’avenir à tout groupe terroriste d’opérer depuis les territoires afghans qu’ils contrôlent.

« Nous tiendrons les talibans responsables de leur engagement à ne permettre à aucun terroriste de menacer les Etats-Unis ou leurs alliés depuis le sol afghan », a dit le 46e président des Etats-Unis, en demandant au Pakistan, à la Chine, à la Russie, à l’Inde et à la Turquie de « soutenir » l’Afghanistan.

Retrait des alliés de l’Otan

Comme les Etats-Unis, les alliés de l’Otan ont annoncé leur décision de commencer le retrait de leurs forces engagées en Afghanistan d’ici au 1er mai. Les alliés de l’Otan ont Een effet annoncé mercredi leur décision de commencer le retrait de leurs forces engagées dans la mission en Afghanistan d’ici le 1er mai pour le terminer « en quelques mois », dans un communiqué de l’Alliance. « Les Alliés ont décidé que nous commencerons le retrait des forces de la mission "Resolute Support" d’ici le 1er mai. Ce retrait sera ordonné, coordonné et délibéré. Nous prévoyons que le retrait de toutes les forces américaines et de celles de la mission sera terminé en quelques mois », précise le communiqué publié après les annonces du président américain.

« Nous ne pensons pas que le maintien d’une présence militaire indéfinie en Afghanistan soit dans notre intérêt, ni dans celui des Etats-Unis, ni dans celui de l’Otan et de nos alliés », a expliqué le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken au cours d’une conférence de presse au siège de l’Alliance avec le secrétaire à la Défense Lloyd Austin et le patron de l’Otan Jens Stoltenberg.

Les alliés ont donné leur soutien à la décision américaine au cours d’une visioconférence qui a réuni les ministres des Affaires étrangères et les ministres de la Défense des pays membres de l’Otan. Leur communiqué ne mentionne pas la date du 11 septembre pour la fin du retrait annoncée par Joe Biden.

Un décision dénoncée

Le président s’est efforcé de répondre aux critiques, démocrates comme républicains, qui jugent dangereux ce retrait annoncé. « Nous ne pouvons pas poursuivre le cycle d’extension ou d’élargissement de notre présence militaire en Afghanistan dans l’espoir de créer les conditions idéales pour notre retrait, en espérant un résultat différent », a-t-il affirmé, rappelant être le premier président depuis quarante ans à avoir eu un fils déployé sur un théâtre d’opérations.

« Nous avons donné dix ans à ceux qui pensent que la diplomatie ne peut produire de résultats sans une solide présence militaire », a-t-il dit plus tard, estimant que la preuve n’avait pas été faite de l’efficacité de cette stratégie. Le démocrate fait un constat: l’accord de Doha, conclu en 2020 entre les Etats-Unis et les talibans, ne mène nulle part.

Déclenchée au lendemain du 11 septembre 2001, la guerre d’Afghanistan est la plus longue que l’Amérique ait menée. Face à l’impasse, le président américain a tranché.

Mais la décision de Joe Biden est à double tranchant

Car ce pays d’Asie centrale de 38 millions d’habitants est dans l’impasse politique et économique.

Le risque d’un départ précipité des Américains ne reste-t-il pas néanmoins présent ?

Un retrait similaire d’Irak décidé par Obama en 2011 créa un vide dont profita le groupe Etat islamique. En raison de la faiblesse extrême du gouvernement afghan et d’une montée en puissance des talibans une nouvelle plongée du pays dans la guerre civile n'est pas une hypothèse à balayer.

Vers de nouveaux rapports de force géopolitiques

La raison du départ des Américains est aussi stratégique. Dans un XXIe siècle où les rapports de force géopolitiques changent, le président démocrate ne voit plus le terrorisme comme la menace principale. Il est déterminé à recourir à toutes les ressources à sa disposition pour poursuivre des objectifs plus prioritaires: le changement climatique, la Chine, les infrastructures.

« Nous serons plus efficaces face à nos compétiteurs si nous menons les batailles des vingt ans à venir, pas celles des vingt années passées », a déclaré le président américain, en confirmant un retrait des troupes d’ici au 11 septembre.




Alize Marion pour DayNewsWorld

L'EUROPE SANITAIRE ET ECONOMIQUE

 LOIN DERRIERE LES ETATS-UNIS

"Le retour de l’Amérique est un défi pour l’Europe qui risque le décrochage ", affirme une chroniqueuse du Monde.

Des vaccins à volonté

Sur le plan de la pandémie les USA, avec Donald Trump aux commandes, surpassent de loin le Vieux Continent :

Joe Biden a annoncé que d’ici au 19 avril, 90 % des adultes américains qui le souhaitent doivent pouvoir être vaccinés.

Les Etats-Unis sont inondés de vaccins, qu’ils gardent jalousement, alors qu’eux, alors que l'Europe gèrent la pénurie.

Donald Trump n'a pas hésité à mettre

14 milliards de  financement fédéral sur l'opération Ward Speed pour les laboratoires

Et Emmanuel Macron dépité de constater :

« Les Américains ont eu le mérite dès l’été 2020, de dire, on met le paquet et on y va.

Et le “quoi qu’il en coûte” qu’on a appliqué pour les mesures d’accompagnement, eux l’ont appliqué pour les vaccins et la recherche. », a-t-il reconnu.

Des milliards de dollars

Les Etats-Unis dépensent davantage et plus rapidement que les Européens pour soutenir également leur économie. Joe Biden est en passe d’accomplir une révolution économique aux Etats-Unis.

Après avoir fait voter un plan de relance pharaonique de 1 900 milliards de dollars, il va proposer, mercredi 31 mars à Pittsburgh (Pennsylvanie), un plan de grands travaux tout aussi pharaoniques : en investissant quelque 2.000 milliards de dollars dans les infrastructures, avec l'objectif affiché de créer des millions d'emplois, de tenir tête à la Chine et de lutter contre le changement climatique.

Le plan de relance de 1 900 milliards de dollars voulu par Joe Biden et adopté par le Congrès au début du mois de mars pourrait bien faciliter la reprise du géant américain. Au programme : des aides pour les familles, l’extension des conditions plus favorables de l’assurance chômage instaurées par Donald Trump jusque l’été 2021 au moins, un soutien financier aux Etats qui sont en première ligne face à la pandémie et l’envoi de chèques aux ménages.

Alors qu’il y a un an, le taux de chômage américain grimpait à des niveaux jamais atteints et passait de 4,4 % à 14,8 % en l’espace d’un mois, l’économie américaine se redresse aujourd’hui plus rapidement que la zone euro. L’OCDE prévoit ainsi une croissance de 6,5 % outre-Atlantique pour l’année 2021, contre seulement 3,9 % en zone euro.

Surchauffe ou crise économique ?

De quoi faire surchauffer l’économie américaine ?

Pour certains économistes ce plan serait en effet tellement massif qu’il risque de provoquer une remontée de l’inflation, et donc à terme des taux d’intérêt si la Fed, la banque centrale américaine, est obligée d’agir en conséquence pour ralentir l’économie et contenir la hausse des prix. Cette analyse peut toutefois être questionnée, aux vues de la faiblesse de l’inflation observée dans les économies avancées depuis plusieurs années.

« Entre un risque limité de surchauffe de l’économie provoqué par le sur-calibrage du plan de relance et un risque assuré de crise économique en cas de manque d’ambition, Joe Biden a fait son choix. », conclut un journaliste.

Le retard de l’Europe

En Europe la campagne de vaccination s’enlise sur le front sanitaire et le soutien financier manque d’ambition et tarde à se concrétiser sur le front économique.

« Que dire du plan de relance européen, présenté comme une avancée majeure ?

interroge Olivier Passet, directeur de la recherche de Xerfi. 750 milliards d’euros sur trois ans, dont 390 milliards de subventions, le reste étant des prêts. Moins de 1 % de dépenses nouvelles par an, quand les Etats-Unis ou la Chine organisent leur relance à des échelles 5 à 10 fois plus élevées et bien plus concentrées dans le temps. »

Et même si le plan Biden va se traduire par une hausse des importations, ce n’est pas la zone euro qui en bénéficiera le plus. Mais aux vues de la structure des échanges commerciaux américains, ce seront avant tout la Chine, le Mexique et le Canada qui bénéficieront de cet effet de relance. Au sein de l’Union européenne, c’est l’Allemagne, 4e fournisseur des Etats-Unis en 2021, qui pourrait tirer son épingle du jeu.

« En clair, l’Europe ne pourra compter que sur ses propres mesures de soutien pour espérer se sortir rapidement de la crise liée à la pandémie. Et il y a urgence, à la fois sur le front sanitaire et sur le front économique. »




Garett Skyport pour DayNewsWorld

COVID 90% DES ADULTES AMERICAINS ELIGIBLES

AU VACCIN D'ICI MI-AVRIL

Malgré une campagne de vaccination spectaculaire, les Etats-Unis font face à une résurgence de l'épidémie, qui fait toujours près de 1 000 morts par jour dans le pays.

Une promesse et de la prudence. Le président américain Joe Biden a annoncé, lundi 29 mars 2021, que 90% des adultes américains seraient éligibles à la vaccination contre le Covid-19 d'ici le 19 avril.

« Les progrès que nous avons accomplis sur la vaccination sont une belle histoire américaine », s'est-il félicité, avant de mettre en garde :

« La guerre contre le Covid-19 est loin d'être gagnée. »

La pandémie de Covid-19 fait toujours près de 1 000 morts par jour aux Etats-Unis.

« L'heure n'est pas aux célébrations. N'abandonnez pas maintenant ! » a lancé Joe Biden, appelant les gouverneurs et les maires ayant levé l'obligation du port du masque à faire machine arrière.

« Portez des masques ! C'est un devoir patriotique ! », a renchéri Joe Biden, président des Etats-Unis

Après être resté stable pendant plusieurs semaines aux Etats-Unis, le taux d'infection repart désormais à la hausse, les chiffres les plus récents montrant une moyenne, sur sept jours, autour de 60 000 nouveaux cas quotidiens.

Cela représente une augmentation de 10% comparé à la semaine précédente.




Boby Dean pour DayNewsWorld
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DES RELATIONS RUSSO-AMERICAINES DEVENUES GLACIALES AVEC JOE BIDEN

Qualifié de « tueur » par Joe Bidendans une interview, mercredi 17 mars 2021, Vladimir Poutine a finalement répliqué ce jeudi, d’un laconique : « C’est celui qui le dit qui l’est ».

Mercredi 17 mars en effet, à la question « pensez-vous que Vladimir Poutine est un tueur ? » posée par un journaliste de la chaîne américaine ABC, Joe Biden avait répondu « oui, je le pense ». Le président américain avait aussi dit vouloir faire « payer » au maître du Kremlin son ingérence dans les élections américaines de 2016 et 2020. Ces déclarations intervenaient alors qu’un nouveau rapport des services du renseignement américain, publié mardi, accuse Moscou d’avoir tenté d’intervenir sur l’issue du scrutin présidentiel de 2020. Vladimir Poutine « en paiera les conséquences », avait prévenu Joe Biden,

Le Kremlin a souligné que président américain « ne veut clairement pas améliorer les relations » entre Moscou et Washington. D'ailleurs ces propos ont immédiatement été qualifié par le président de la chambre basse du Parlement russe Viatcheslav Volodine d’« insulte » aux Russes et d’« attaque » contre son pays. Un vice-président de la chambre haute, Konstantin Kossatchev, a lui demandé « des explications et des excuses ».

Moscou, qui a toujours démenti les accusations d’ingérence dans les deux dernières présidentielles américaines, a dès mercredi annoncé rappeler son ambassadeur, Anatoly Antonov, de Washington.

Si des événements tels l'annexion de la Crimée, la guerre en Ukraine, le conflit en Syrie ou encore l’empoisonnement et l’emprisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny, ont crispés les relations russo-américaines , il existe cependant des dossiers d’intérêt commun, comme les arsenaux nucléaires, le dossier iranien ou encore la crise climatique.

Mais au président russe lors d’une visioconférence retransmise par la télévision russe de lâcher.

« Nous défendrons nos propres intérêts et nous travaillerons avec [les Américains] aux conditions qui nous seront avantageuses », a déclaré sans ambages Vladimir Poutine qui propose de continuer « leur discussion en direct »




Garett Skyport pour DayNewsWorld

KIMBERLY REYNOLDS LA GOUVERNEUR

 RECOIT LE VACCIN JOHNSON & JOHNSON

La gouverneur de l'Iowa, Kimberly Reynolds, a reçu mercredi 4 mars 2021 le vaccin Johnson & Johnson nouvellement approuvé, également connu sous le nom de vaccin Janssen, lors d'une conférence de presse sur le COVID-19 et la distribution du vaccin dans l'Iowa.

«Aujourd'hui à la fin de ma présentation, je vais me faire vacciner avec le vaccin J&J.

 Et je ne demanderais pas aux Iowans de faire quoi que ce soit que je ne veux pas faire.

Je suis convaincu que ce vaccin est à la fois sûr et efficace, et j'apprécie la commodité de le faire avec une seule dose.

Donc, aujourd'hui, je choisis le vaccin J&J pour moi-même », a déclaré Reynolds et a défendu le nouveau vaccin car certains critiques suggèrent qu'il pourrait être inférieur à ceux de Pfizer et Moderna parce que son taux d'efficacité est plus faible.

 «Ces informations sont trompeuses et, franchement, il est irresponsable de positionner un vaccin comme une option moins souhaitable lorsqu'il a subi les mêmes essais cliniques rigoureux pour tester l'innocuité et l'efficacité et a reçu l'approbation de la FDA et du CDC.

Dans un moment où la vaccination est primordiale pour notre rétablissement et notre approvisionnement continu il est impensable de se voir limiter à deux vaccin ».

«Lorsque vous évaluez vos options de vaccination, il est important que vous obteniez vos informations auprès de sources crédibles.»

 Concernant les retards de deuxième dose, Kimberly Reynolds a déclaré que le département de la santé publique de l'Iowa avait déterminé que plus de 32 000 ou 77% des doses de rappel en retard provenaient de pharmacies. Elle a déclaré que l'IDPH avait contacté le pharmacien participant pour identifier ce qui pouvait causer le problème.

 «Un fichier important des secondes doses administrées par les partenaires de la pharmacie de soins de longue durée n'a pas pu être transféré, et par conséquent, les doses ne sont pas encore comptabilisées dans le système de déclaration».

 La gouverneur Kimberly Reynolds a déclaré que le problème devrait être résolu très prochainement.

 La gouverneur a déclaré que près de 23% de tous les Iowans éligibles âgés de 18 ans et plus, et 69,5% des Iowans plus âgés, âgés de 65 ans et plus, ont reçu au moins leur première dose du vaccin.

Au cours des sept derniers jours, plus de 121 000 doses ont été administrées, dont près de 85 000 sont des premières doses.

 «Alors que l'offre continue d'augmenter, nos taux d'administration de vaccins suivent le rythme et des dizaines de milliers de personnes de l'Iowa reçoivent maintenant leur première dose critique chaque semaine».

 La gouverneur Kimberly Reynolds a également noté que dimanche marquera le premier anniversaire de la première proclamation d'urgence sanitaire du COVID-19 dans l'État.

 «Il est difficile de croire que nous marquerons le premier an après qu'une pandémie mondiale est devenue une dure réalité ici même chez nous. Dans la soirée du dimanche 8 mars, je vous ai parlé du Capitole pour vous annoncer que nous avons confirmé les trois premiers cas de COVID-19, Iowa .

Mais alors que nous réfléchissons à cet anniversaire d'un an, nous ne pouvons ni ne devons oublier ceux qui ont perdu la vie à cause du COVID-19. Lundi, je vous demanderai de vous joindre à moi pour vous en souvenir et prier pour la paix et le réconfort de ceux qui les ont aimés.

En attendant, nous continuerons d'avancer comme je le ferais avec la ténacité et l'espoir de la résilience.»




Paul Emison pour DayNewsWorld

LA COUR SUPREME INFLIGE UN REVERS

 A DONALD TRUMP SUR SES DECLARTIONS D'IMPOTS

L’ancien président vient de perdre son dernier recours pour empêcher l’accès à ses déclarations d’impôts, dans le cadre d’une enquête à New York. Il essaie de bloquer l’accès à ses déclarations d’impôts depuis des années.

Recours après recours, plainte après plainte. Donald Trump n’a désormais plus d’excuse.

C’est ce qu’a décidé la Cour Suprême lundi 22 février 2021 en rejetant l’ultime recours de l’ancien président.

La société qui gère ses finances a aussitôt fait savoir que le bureau du procureur de Manhattan recevrait très bientôt tous les documents fiscaux. Cyrus Vance Jr mène depuis près de 3 ans une vaste enquête sur les finances de Donald Trump soupçonné notamment de fraudes fiscales et bancaires.

Trump dénonce une chasse aux sorcières. Il est l’un des seuls présidents à avoir refusé de rendre ses déclarations d’impôts publiques. Après la décision de la Cour suprême qui compte trois juges nommés par Donald Trump, l’ancien président américain a dénoncé une nouvelle fois une chasse aux sorcières.

« La Cour suprême n’aurait jamais dû permettre cette partie de pêche », a écrit Donald Trump dans un communiqué.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

COVID-19 DONALD TRUMP PLUS MALADE QUE LES DIRES OFFICIELS

Testé positif au Covid-19 en même temps que son épouse Melania dans la nuit du 1er octobre au 2 octobre 2020, l’ancien président américain Donald Trump avait dû être hospitalisé pendant trois jours. À l’époque, la communication officielle sur l’état de santé du milliardaire avait prêté le flanc à la critique, notamment pour son manque de transparence.Trois mois plus tard, le New York Times avance que le prédécesseur de Joe Biden à la Maison Blanche aurait été plus malade que ce qui avait été rendu public à l’époque.

Selon les informations récoltées, l'ancien président des États-Unis a contracté une forme du virus bien plus grave que ce qu'il avait déclaré à l'époqueCovid-19. A rebours des communications officielles, le milliardaire aurait présenté un taux d'oxygène extrêmement bas dans le sang, cumulé à un problème pulmonaire associé à une pneumonie due au coronavirus. Âgé de 74 ans et en surpoids, le magnat de l’immobilier était à risque de développer une forme grave de Covid-19.

Des sources bien placées rapportent ainsi au New York Times que le taux de saturation en oxygène de Donald Trump aurait chuté à 80 %. Or, « la maladie est considérée comme grave lorsque le taux d’oxygène dans le sang tombe à 90 % », écrivent les auteurs de l’article. Le pronostic du président serait devenu si préoccupant avant son transfert dans un hôpital militaire qu’il aurait été envisagé de le placer sous respirateur artificiel.

Avant l’hospitalisation du septuagénaire au soir du vendredi 2 octobre, il lui avait été administré un traitement expérimental à base d’anticorps de synthèse développé par le laboratoire Regeneron.Ce traitement a ensuite été autorisé en urgence à la fin du mois de novembre aux Etats-Unis. « Le type de traitement que [Donald Trump] avait reçu indiquait que son état était grave », note le New York Times.

À ce moment-là, l’entourage du président américain assurait pourtant que celui-ci présentait des « symptômes légers » de la maladie, proches de ceux d’un rhume, qu’il avait « beaucoup d’énergie » et « gardait le moral ». Par la suite, il avait été communiqué que Donald Trump éprouvait des difficultés à respirer et de la fièvre.


Il avait fallu attendre le dimanche 4 octobre 2020 pour que le médecin présidentiel, Sean Conley, admette que l’état initial de son patient avait été plus grave que ce qui avait été officiellement déclaré dans un premier temps.Il avait alors confirmé que Donald Trump avait bien eu besoin d’une mise sous oxyg
ène le vendredi, pendant environ une heure, à la Maison Blanche. Un épisode jugé suffisamment inquiétant pour décider de l’hospitaliser le soir même.

Pourtant, même après avoir été hospitalisé à cause de sa contamination au Covid-19, le désormais ancien président américain avait continué de vouloir rassurer sur son état de santé. Il avait été jusqu'à se déplacer devant le bâtiment, à l'intérieur d'une voiture, pour se montrer devant des militants inquiets pour lui.

Donald Donald Trump était sorti de l’hôpital le lundi 5 octobre, trois jours après son admission et avait repris tambour battant la campagne présidentielle .




Alize Marion pour DayNewsWorld

QUEL AVENIR POUR DONALD TRUMP

APRES SON ACQUITTEMENT ?

Le Congrès américain a acquitté samedi13 fevrier 2021 Donald Trump à l'issue de son deuxième procès en destitution.

Un peu de plus de trois semaines après la passation de pouvoir avec Joe Biden, une autre page se tourne. . Jugé devant le Sénat pour « incitation à l’insurrection » dans le cadre de l’attaque du Capitole, Donald Trump a, sans véritable surprise, été acquitté. Au final, 57 sénateurs, 50 démocrates et sept républicains, ont, l’un après l’autre, solennellement prononcé un verdict « guilty » («coupable ») dans l’enceinte du Sénat. Pas suffisant pour être destitué (il fallait une majorité des deux tiers, soit 67 élus).

Ce deuxième procès en destitution de Donald Trump s'achève donc par un second acquittement. Entamé mardi, il aura duré cinq jours.Donald Trump était jugé pour avoir incité ses partisans à envahir le Capitole, le 6 janvier dernier. Les mots très forts du procureur démocrate, Jamie Raskin, n'ont pas suffi. Il avait pourtant conclu son réquisitoire par : « Il est désormais évident, sans l'ombre d'un doute, que Trump a soutenu les actes de la foule hargneuse et il doit donc être condamné. C'est aussi simple que cela ». Les démocrates voulaient voir Donald Trump reconnu coupable d' »incitation à l'insurrection », puis qu'il soit ensuite rendu inéligible.

Réagissant au verdict, l'ancien président républicain a immédiatement salué la fin d'une « chasse aux sorcières » et semblé prendre date pour l'avenir. « Notre mouvement magnifique, historique et patriotique, Make America Great Again, ne fait que commencer », a-t-il affirmé marquant ainsi sa volonté de continuer à jouer un rôle politique.

Parti républicain, le grand chantier

Mais après d'être rangé derrière Donald Trump pendant quatre ans, le Grand Old Party traverse une période d'immenses secousses.

Une poignée d'élus crient certes haut et fort que la place de Donald Trump ne peut être remise en cause et qu'il est le candidat naturel pour 2024. « Ce parti est le sien. Il n'appartient à personne d'autre », lançait il y a quelques jours l'élue républicaine Marjorie Taylor Greene, qui a tant soutenu les thèses de la mouvance d'extrême droite complotiste QAnon.

Cependant depuis la sombre journée du 6 janvier et les violences perpétrées par ses partisans, nombre de responsables républicains ont pris leurs distances avec Donald Trump, ce qui constitue un handicap de taille en vue d'une éventuelle reconquête du pouvoir. Le leader républicain au Sénat Mitch McConnell a certes voté l'acquittement, s'abritant derrière des questions de droit. Mais pour immédiatement déclarer que Donald Trump est « dans les faits » et « moralement » responsable des violences du 6 janvier. « Les émeutiers croyaient agir selon le désir et les instructions de leur président » qui a multiplié « les fausses déclarations et les théories du complot (…) avec le plus gros mégaphone du monde. » , a-t-il déclaré. Lisa Murkowski, la sénatrice républicaine de l’Alaska, s’est montrée catégorique : elle ne « voit pas comment » Donald Trump pourrait se représenter après cela. L'une des prétendantes possibles à l'investiture républicaine, Nikki Haley, a déjà coupé les ponts et estimé qu'il était hors-jeu pour les échéances à venir. « Il a pris un chemin qu'il n'aurait pas dû prendre, et nous n'aurions pas dû le suivre et nous n'aurions pas dû l'écouter. Et nous ne devons jamais laisser cela recommencer ».

Une centaine d'anciens responsables américains ont même fait circuler l'idée ces derniers jours de la création d'un nouveau parti de centre-droit qui rassemblerait les républicains souhaitant couper net avec le trumpisme...

De nombreux challengers en 2024

De plus la prochaine échéance présidentielle de 2024 aiguise déjà les appétits.Mike Pence se pose en successeur naturel. Les sénateurs Ted Cruz et Josh Hawley et le gouverneur de Floride Ron DeSantis rêvent de reprendre le flambeau trumpiste, Nikki Haley a pris ses distances avec l’ex-président et les « Never Trumper » Mitt Romney et Ben Sasse chercheront sans doute à se placer.

Donald Trump reste cependant ultra-populaire au sein du parti républicain même si sa cote de popularité est passée de plus de 90 % début novembre à 80 % aujourd’hui.

Pour sortir en tête d’une primaire, Donald Trump n’aurait toutefois besoin que du soutien d’environ 40 % des électeurs républicains.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

DESTITUTION DE DONALD TRUMP

L'ACCUSATION JOUE L'EMOTION

Des policiers hurlant de douleur, des élus terrifiés, des assaillants menaçants : les procureurs démocrates ont diffusé mercredi des images parfois à la limite du soutenable pour souligner la violence inouïe de l’assaut sur le Capitole, qui vaut à Donald Trump d’être jugé au Sénat pour « incitation à l’insurrection ».

Mêlant des extraits de caméra de surveillance, parfois inédits, aux vidéos mises en ligne par les émeutiers, ils ont rappelé aux cent sénateurs, à la fois juges, jurés et témoins de ce procès historique, qu’ils avaient eux-mêmes échappé de peu « au pire ».

Les élus démocrates de la Chambre des représentants, chargés de porter l’accusation contre l’ancien président, ont aussi replacé l’assaut dans le contexte de la croisade post-électorale de Donald Trump qui a toujours refusé de concéder sa défaite face à Joe Biden.

« Le président Trump n’a pas été le témoin innocent d’un accident », comme ses avocats le suggèrent, mais il « a abandonné son rôle de commandant-en-chef pour devenir l’incitateur-en-chef d’une dangereuse insurrection », a lancé Jamie Raskin, qui supervisecette équipe.

Le coup de force sanglant de ses partisans, au moment où le Congrès certifiait la victoire de son rival, n’est pas survenu « dans le vide » : « la hargne de la foule a été attisée pendant des mois par Donald Trump », a renchéri Joaquin Castro.

Installé en Floride, l’ancien président a refusé de témoigner. Mais sa voix n’a cessé de retentir dans l’hémicycle de la chambre haute du Congrès, où ses accusateurs ont projeté de nombreux extraits de ses discours enflammés, reproduit ses tweets incendiaires, cité ses propos les plus polémiques.

Même s’ils ont peu de chances de convaincre deux tiers des sénateurs de le déclarer coupable — le seuil fixé par la Constitution —, les démocrates entendent marquer l’opinion lors de ces audiences retransmises en direct dans tous les États-Unis.

« Le grand mensonge »: c'est ainsi qu'ils ont décrit la longue campagne de désinformation sur l'élection présidentielle entretenue par le 45e président américain qui a répété pendant des semaines qu'il avait été victime de fraudes électorales massives.

Après l'échec de ses plaintes en justice et de ses multiples pressions sur les agents électoraux des Etats-clés, « le président Trump s'est retrouvé à court d'options non violentes pour se maintenir au pouvoir », a estimé l'élu Ted Lieu. Il s'est alors tourné vers "des groupes qu'il a cultivés pendant des mois", comme le groupuscule d'extrême droite Proud Boys, dont plusieurs membres se trouvaient parmi les assaillants du Capitole, a ajouté sa consoeur Stacey Plaskett, en rappelant que le président les avait appelés, en octobre, à "se tenir prêts".

Et le 6 janvier, il a appelé ses partisans à manifester à Washington. « Battez-vous comme des diables », a-t-il lancé à la foule, juste avant l'intrusion dans le temple de la démocratie américaine.

Affirmer que l'ex-président pourrait être responsable des violences d'un « petit groupe de criminels » qui l'ont « absolument mal compris » est « tout simplement absurde », avaient insisté ses avocats par écrit lundi. En soulignant qu'il les avait « exhortés à rester pacifiques ».

Donald Trump reste très populaire dans une partie de l'électorat et exerce encore une forte influence sur le parti républicain.

Si une poignée de sénateurs du « Grand Old Party » se sont dits prêts à le condamner, et que certains lui ont imputé une responsabilité dans l'attaque, il semble peu probable que 17 joignent leur voix aux démocrates pour le déclarer coupable, et in fine le rendre inéligible.

L'audience a été ajournée en début de soirée. L’audience continue ce jeudi, puis les avocats de Donald Trump auront deux jours pour le défendre.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

PROCES EN DESTITUTION DE DONALD TRUMP

A compter de ce mardi 9 février 2021 , les sénateurs américains vont juger pour la seconde fois le désormais ancien Président des Etats-Unis, Donald Trump, en destitution.

« Incitation à l'insurrection »

En cause, son implication éventuelle dans l'assaut du Capitole, qui avait entraîné la mort de cinq personnes. Le 6 janvier 2021, en effet, au moment où les élus certifiaient la victoire de Joe Biden à la présidentielle, des partisans du Président Donald Trump ont pris d'assaut le Capitole, à Washington, après un discours du milliardaire américain. Ce dernier s’était adressé à une foule de manifestants réunis à Washington pour contester sa défaite. « Vous ne reprendrez jamais notre pays en étant faibles. Vous devez montrer de la force ! », leur avait-il lancé. Après sa défaite face à Joe Biden lors de l’élection présidentielle du 3 novembre, Donald Trump n’avait cessé de dénoncer une vaste fraude électorale à son détriment.

La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a alors mis en accusation le mois dernier Donald Trump pour « incitation à l’insurrection » suite à l’assaut sur le Capitole mené par ses partisans. Mais Donald Trump nie toute implication dans leurs actions, toute responsabilité dans le déclenchement des événements du Capitole.

Les deux avocats de Donald Trump

L'ancien président des États-Unis a récemment fait appel à deux avocats controversés, Bruce Castor et David Schoen, pour tenter d'échapper à la destitution. Bruce Castor et David Schoen, récemment mis en place, sont certes peu connus du grand public, mais ont déjà fait parler d'eux dans la presse américaine. Bruce Castor, 59 ans, est un ancien procureur de Pennsylvanie, qui n'a pas souhaité poursuivre l'acteur Bill Cosby, alors accusé d'agressions sexuelles. Ce dernier avait ensuite été jugé et reconnu coupable. David Schoen, 62 ans, a conseillé Roger Stone, un proche de Donald Trump, poursuivi et condamné dans l'affaire liée aux ingérences russes et devait plaider dans l'affaire Epstein.

L'inconstitutionnalité des poursuites

Pour défendre leur client,les deux avocats misent tout d'abord sur l'inconstitutionnalité de la procédure lancée par les détracteurs de l'ancien président des États-Unis, accusé d'avoir incité à l'insurrection après l'assaut du Capitole le 6 janvier dernier. Donald Trump n'étant plus président des Etats-Unis depuis le 20 janvier., il ne peut pas être jugé.. En effet, si la Constitution prévoit que le Congrès peut destituer le président (ou le vice-président, ou des juges fédéraux...) en cas de « trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs », elle ne précise pas comment opérer une fois que l'accusé a quitté ses fonctions . La Constitution « ne prévoit pas de procès en destitution pour un simple citoyen qui n'est plus en fonction », ont dit ses avocats, qui espèrent que le procès s'arrêtera à ce débat initial sur sa constitutionnalité.

La liberté d'expression

Surtout, les avocats nient sa responsabilité dans l'attaque du Capitole, expliquant que la phrase la plus controversée qui lui est reprochée, dans laquelle il invitait ses partisans à se battre, «n'avait rien à voir avec ce qui s'est passé au Capitole» et ne visait que «le besoin de se battre pour la sécurité des élections en général». M. Trump n'aurait eu aucun désir par ses propos d'interférer avec le comptage des voix des grands électeurs remontées par chaque Etat au Congrès. La défense de l'ancien président juge également qu'«il n'existe pas suffisamment de preuves permettant à un juriste raisonnable de conclure que les déclarations (sur les fraudes) du 45e président étaient exactes ou non». Il ne peut donc être conclu «qu'elles étaient fausses». Les avocats plaideront donc pour le droit de l’ex-président « d’exprimer librement sa conviction que le résultat de l’élection était suspect »

Le verdict

Quoi qu’il arrive, même si les démocrates ont repris le contrôle du Sénat, il leur sera difficile de rallier suffisamment de républicains pour atteindre le seuil de 67 sénateurs sur 100 nécessaire pour un verdict de culpabilité.

Donald Trump devrait donc échapper à une destitution, et surtout à un possible second vote pour le rendre inéligible.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

POUR SON PROCES EN DESTITUTION

DONALD TRUMP REFUSE DE TEMOIGNER

Les démocrates mettent un coup de pression sur Donald Trump. L’élu Jamie Raskin, procureur en chef de la Chambre au procès de l’ex-président américain qui doit s’ouvrir au Sénat mardi, a demandé jeudi à l’ancien locataire de la Maison Blanche de « témoigner sous serment ».

Donald Trump est invité à s’expliquer sur « sa conduite le 6 janvier », jour de l’attaque du Capitole par ses partisans qui lui vaut d’être renvoyé en procès devant le Sénat après un impeachment (mise en accusation) voté à la Chambre pour « incitation à l’insurrection ».

« Nous proposons que votre témoignage, qui comprendra bien sûr un contre-interrogatoire, ait lieu entre le lundi 8 et le jeudi 11 février », lui a écrit le membre de la Chambre des représentants. « Nous serons ravis de l’organiser à un horaire et dans un lieu qui conviennent à tous ». Avant de le prévenir que « si vous déclinez cette invitation, nous nous réservons tous les droits, y compris celui d’arguer lors du procès que votre refus de témoigner pèse lourdement contre vous », précise Raskin dans sa lettre.

Un témoignage peu probable

Les avocats de Donald Trump ont rejeté jeudi 4 février cette demande des démocrates , décrivant cette invitation comme une « opération de communication ».

« Le président ne témoignera pas lors de cette procédure anticonstitutionnelle », a déclaré un conseiller de Donald Trump, Jason Miller, faisant écho à l’argumentaire des avocats de Trump selon lesquels le discours que leur client a tenu le 6 janvier à Washington relevait du droit à la liberté d’expression inscrit dans la Constitution.

Plusieurs sénateurs ont également estimé qu’un témoignage de Donald Trump au procès serait une mauvaise idée. Le sénateur républicain Lindsey Graham, fervent soutien de Trump, a déclaré aux journalistes : « Je ne pense pas que cela serait dans l’intérêt de quiconque

Donald Trump n’avait déjà pas témoigné lors de son premier procès sur conseil de ses avocats et avait été rapidement acquitté par un Sénat à majorité républicaine. Il avait été renvoyé en procès à la fin de 2019 pour avoir demandé à l’Ukraine d’enquêter sur le fils de Joe Biden.

Un vote des élus sur une assignation à comparaître (subpoena) pourrait certes en théorie forcer la main de l’ancien président, mais il pourrait la contester en justice. Face à ce risque, les démocrates y avaient renoncé l’an dernier. Même s’il acceptait de témoigner, Donald Trump pourrait invoquer le 5e amendement et refuser de répondre à une question pour éviter de s’incriminer.

Une condamnation peu probable

La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a mis en accusation le mois dernier Donald Trump pour « incitation à l’insurrection » suite à l’assaut sur le Capitole mené par des partisans, au moment où les élus certifiaient la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Juste avant l’attaque, il s’était adressé à une foule de manifestants réunis à Washington pour contester sa défaite. « Vous ne reprendrez jamais notre pays en étant faibles. Vous devez montrer de la force ! », leur avait-il lancé.

Après sa défaite face à Joe Biden lors de l’élection présidentielle du 3 novembre, Donald Trump n’a cessé en effet de dénoncer une vaste fraude électorale à son détriment. Ces accusations ont été rejetées par des représentants électoraux et les multiples recours en justice engagés par la campagne Trump n’ont pas abouti.

Quoi qu’il arrive, même si les démocrates ont repris le contrôle du Sénat, il leur sera difficile de rallier suffisamment de républicains pour atteindre le seuil de 67 sénateurs sur 100 nécessaire pour un verdict de culpabilité.

Donald Trump devrait donc échapper à une destitution, et surtout à un possible second vote pour le rendre inéligible.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DEPUIS SON ARRIVEE AU POUVOIR  JOE BIDEN  DETRICOTE SYSTEMATIQUEMENT

L'HERITAGE DE TRUMP

«Il n’y a pas de temps à perdre lorsqu’il s’agit de s’attaquer aux crises auxquelles nous sommes confrontés », a tweeté Joe Biden juste après son investiture. Et effectivement le 46e président des États-Unis n’a pas perdu de temps. Une semaine après son arrivée à la Maison Blanche, Joe Biden a déjà signé 34 décrets, un record, affichant clairement sa volonté de détricoter au plus vite l’héritage politique de Donald Trump.

Joe Biden a signé mardi 26 janvier 2021 quatre décrets consacrés à la lutte contre les inégalités raciales. Le premier met un terme à l’usage de prisons privées pour l’incarcération de détenus fédéraux, une mesure pour tenter de lutter contre les injustices pénales qui frappent essentiellement les minorités.

Les trois autres renforcent le combat contre les discriminations dans le domaine du logement, contre le racisme envers les Américains d'origine asiatique – qui a explosé pendant la pandémie – et enfin, vise à renouer le dialogue entre l’administration et les tribus amérindiennes.« Les 8 minutes et 46 secondes de martyre de Georges Floyd ont ouvert les yeux de millions d’Américains et de personnes à travers le monde », entame Joe Biden. « Cela a marqué un tournant dans la lutte contre les injustices raciales ».

Mais les quatre décrets signés par le président ne suffiront pas à régler le problème du racisme dans la société américaine même s'ils fourniront des outils à ceux qui luttent contre les discriminations. « On ne peut pas éliminer le racisme en une nuit », a reconnu Joe Biden.

De plus le nouveau locataire de la Maison-Blanche révise complètement la politique migratoire de son prédécesseur. Joe Biden a mis immédiatement fin à la déclaration d’urgence nationale dont l’administration Trump se servait pour la construction du mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique.

Le nouveau président réclame une pause dans la construction du mur pendant que la nouvelle administration examine les financements et les contrats. Il a également révoqué un décret de Donald Trump qui a massivement étendu le travail de contrôle des services d’immigration à l’intérieur du pays et a élargi les catégories de personnes qu’ils doivent tenter d’arrêter et expulser. Le secrétaire intérimaire du Département de la Sécurité Intérieur a publié une note mettant en pause les expulsions pendant 100 jours à partir du 22 janvier. Avec ce décret, il sera désormais impossible de priver de fonds fédéraux les villes qui n’appliquaient pas la politique migratoire mise en place par l’ancien président américain.
Par l’intermédiaire d'un autre décret, Joe Biden renforce la protection juridique des « Dreamers ».

Il rétablit, pour une période de quatre ans l’autorisation de rester sur le sol des États-Unis pour les mineurs arrivés avant l’âge de 16 ans, en attendant que le Congrès vote une loi leur permettant d’obtenir la naturalisation. De plus Biden a abrogé l’interdiction d’entrée aux États-Unis de personnes originaires de plusieurs pays à majorité musulmane, une politique que la nouvelle administration a qualifiée de « racine de l’animosité religieuse et de la xénophobie ». Le décret ordonne également au Département d’État de reprendre le traitement des visas pour les pays touchés par l’interdiction. Le président démocrate met ainsi un frein à la politique anti-immigration de Donald Trump.

Le président Joe Biden a également de nouveau autorisé les personnes transgenres à servir dans l'armée américaine, revenant sur une décision controversée de Donald Trump, jugée discriminatoire par les associations de défense des droits humains. En présence du ministre de la Défense Lloyd Austin et du chef d'état-major, le général Mark Milley, le président américain a signé un décret selon lequel « tous les Américains aptes à servir dans les forces armées des États-Unis devraient pouvoir le faire », a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Il donne également des gages aux écologiques avec le retour du pays dans l’Accord de Paris Le démocrate, qui a fait de la lutte contre le réchauffement climatique une priorité de son mandat, a signé un décret marquant la réintégration des États-Unis aux accords de Paris, dont le président Trump s’était retiré officiellement le 4 novembre 2020. Il a annulé le permis de construire de l’oléoduc Keystone XL qui aurait transporté des combustibles fossiles du Canada à travers les États-Unis Le décret abroge aussi l’autorisation de forage, décidée par l’administration Trump, dans plusieurs parcs nationaux notamment dans les terres arctiques protégées.

Sur le plan des traités Joe Biden a également annulé la décision de Donald Trump de retirer le pays de l’Organisation Mondiale de la Santé. Il a tout de suite envoyé, le lendemain de l’investiture, l’immunologue Anthony Fauci s’exprimer lors de la réunion virtuelle du conseil d’administration de l’OMS. Joe Biden continuant de détricoter les mesures prises par son prédécesseur, a, comme chaque jour depuis le début de la semaine, signé, jeudi 28 janvier, plusieurs décrets concernant la santé.

Il s’agissait cette fois de remettre en place le dispositif de couverture maladie voté sous le mandat de Barack Obama, et en partie démantelé par Donald Trump et de révoquer les règles limitant l’accès à l’avortement. Baptisée « la politique de Mexico City », elle interdit aux États-Unis de financer toute ONG dès qu'elle offre, ne serait-ce que des conseils sur l'avortement, même si elle finance cette partie de ses activités avec d'autres fonds. L'avortement est légal aux États-Unis depuis une décision historique de la Cour suprême en 1973 (l'arrêt Roe V. Wade), mais divise encore fortement la population américaine, avec une opposition toujours très vive notamment dans les milieux religieux.

Un nombre record de décrets abrogés- en une semaine à peine - qui marque une volonté affichée de prendre à tout prix le contre-pied de la politique trumpienne alors que près de la moitié des Américains ont voté pour le président sortant...




Garett Skyport pour DayNewsWorld

UN REVERS POUR JOE BIDEN

AVEC LA SUSPENSION DU GEL DES EXPULSIONS

DES IMMIGRES PAR UN TRIBUNAL

Un tribunal fédéral américain a bloqué mardi la décision de l'administration de Joe Biden de geler pendant cent jours les expulsions d'immigrés en situation irrégulière.

Saisi en urgence par les autorités républicaines du Texas, le juge Drew Tipton a décidé de suspendre temporairement cette mesure jusqu'à un examen de fond du dossier. «Le Texas a démontré qu'il avait une chance de succès», a-t-il justifié.

Conformément à une de ses promesses de campagne, le démocrate Joe Biden avait signé dès son premier jour à la Maison Blanche un moratoire sur l'expulsion des sans-papiers arrivés aux Etats-Unis avant le 1er novembre 2020.

Le ministre de la Justice du Texas Ken Paxton avait immédiatement saisi les tribunaux. Mardi, il s'est réjoui d'une décision de justice «qui place en priorité le respect de la loi et de la sécurité des citoyens».

Mais la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU l'a accusé de «vouloir empêcher l'administration Biden de tourner la page» des «politiques migratoires désastreuses» menées, selon elle, par son prédécesseur Donald Trump.

Une bataille judiciaire qui semble préfigurer les âpres combats à venir autour des questions migratoires. Joe Biden a en effet pris dès le 20 janvier le contre-pied de l'administration républicaine, annulant les mesures les plus controversées adoptées par Donald Trump, y compris son projet de mur à la frontière avec le Mexique.

Il a aussi transmis un projet de loi au Congrès qui pourrait entraîner la régularisation de millions de sans-papiers.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LES AVANTAGES D'UN EX-PRESIDENT

AUX ETATS-UNIS

En quittant la Maison Blanche, Donald Trump comme ses prédécesseurs gardera quelques avantages à vie comme le stipule le Former Presidents Act voté en 1958 et plusieurs fois amendée.

Une retraite imposable

Les anciens présidents ont droit à une pension imposable égale à la rémunération d’un ministre soit en 2020, 219 200 dollars par an.

Le conjoint d’un ancien président peut également recevoir une retraite annuelle à vie de 20 000 dollars s’il renonce à toute autre pension légale.

Mais les anciens présidents comme Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama -devenus des « machines à cash »-,au moyen de conférences,des livre ou de documentaires pour Netflix ont bien d'autres ressources …

Une protection à vie par le Secret Service

Depuis 2012 tous les anciens présidents et leurs conjoints ont en effet le droit de bénéficier de la protection à vie des services secrets.

Leurs enfants ont droit à une protection jusqu’à l’âge de 16 ans.

Cette protection représente un budget de 1 million de dollars par an pour le président et 500 000 dollars pour son épouse.Richard Nixon, mort en 1994, est le seul président à avoir renoncé à la protection du Secret Servi en 1985. Selon ses services, c’était pour faire économiser des dollars aux contribuables américains.

Un bureau et du personnel

Chaque ancien président peut recruter du personnel .Les rémunérations de ces derniers ne doivent pas dépasser un total annualisé de 150 000 dollars pour les trente premiers mois et 96 000 dollars par la suite.

Une prise en charge des frais de santé

Les anciens présidents ont droit à une prise en charge médicale par les hôpitaux militaires. Ils paient cette prise en charge au taux fixé par le Bureau de la gestion et du budget, service dont la mission est d’assister le président dans la préparation du budget. Les présidents ayant effectué deux mandats peuvent souscrire une assurance-maladie dans le cadre du programme de prestations de santé des employés fédéraux.

Un immeuble à Washington

LePresidential Townhouse, situé au 716 Jackson Place, à proximité de la Maison Blanche est réservé à l’usage exclusif des anciens présidents des Etats-Unis. Cet immeuble de cinq étages comprend deux salles à manger, plusieurs chambres et un espace pour l’escorte du Secret Service. Mais il est peu probable que Donald Trump Donald Trump ayant décidé de quitter Washington et disposant d’un Trump Hotel sur Pennsylvania Avenue, se rende un jour dans ce bâtiment.

Une bibliothèque présidentielle

Comme ses prédécesseurs, Donald Trump va devoir se pencher sur la création de sa bibliothèque présidentielle (Presidential Library). Dans ce lieu sont préservés et rendus accessibles les documents, enregistrements et objets historiques reçus pendant leur mandat.

Donald Trump aurait déjà discuté des plans d’une bibliothèque et d’un musée commémoratifs au budget pharaonique de 2 milliards de dollars, selon le Washington Post. .




Britney Delsey pour DayNewsWorld

DISCOURS D'INVESTITURE DE JOE BIDEN

UNITE ET DEMOCRATIE

Joe Biden, 46e président américain, s'est adressé aux Américains mercredi en lançant dans son discours d'investiture un message d'espoir et un appel à l'unité, tout en évoquant les immenses défis qui attendent le pays: pandémie, changement climatique, inégalités croissantes ou racisme systémique.

Unité

Plus que tout autre candidat,Joe Biden a fait de la réunification du pays son tout premier engagement de campagne.

Et plus que tous ses adversaires, il était bien placé pour faire cette promesse, puisqu’il compte des décennies de réalisations et d’amitiés avec les élus des deux partis à Washington.

C'est pourquoi le thème central du discours de Joe Biden était sans nulle doute l'unité de la nation. « Je sais que parler d'unité peut sembler comme un rêve ridicule aux yeux de certains », a-t-il dit, au terme du mandat de son prédécesseur, accusé d'avoir particulièrement divisé les Américains.

« Aujourd'hui, en ce jour de janvier, toute mon âme est investie dans cette tâche, rassembler l'Amérique, unir notre peuple, unir notre nation », a déclaré le démocrate.

« Car sans unité, il n'y a pas de paix, seulement du ressentiment et de la colère (...). Il s'agit d'un moment historique de crise et de défis, et l'unité est le chemin à suivre ».

« Je serai le président de tous les Américains. Tous les Américains », a-t-il assuré.

Démocratie

Le discours de Joe Biden était prononcé sur les marches du Capitole, là même où des partisans de Donald Trump, qui contestait sa défaite, s'étaient rassemblés avant de violemment s'introduire dans le bâtiment deux semaines plus tôt, interrompant la certification de la victoire du démocrate.

« Nous nous tenons ici, quelques jours après qu'une foule déchaînée a cru pouvoir utiliser la violence pour faire taire la volonté du peuple », a souligné Joe Biden. « Cela n'est pas arrivé. Cela n'arrivera jamais. Pas aujourd'hui. Pas demain. Jamais », a-t-il martelé.

« On voit surgir aujourd'hui l'extrémisme politique, le suprémacisme blanc et le terrorisme intérieur », a-t-il noté. « Nous devons les affronter et nous allons les vaincre. » « La démocratie est précieuse, la démocratie est fragile, et aujourd'hui mes amis, la démocratie l'a emporté », s'est-il félicité.

Coronavirus

Le 46e président s'exprimait non devant une vaste foule, comme c'est normalement le cas, mais devant quelques invités et une esplanade largement vide, avec seulement des milliers drapeaux pour représenter ceux n'ayant pas pu s'y réunir du fait de la pandémie de coronavirus.

« Nous avons besoin de toutes nos forces pour avancer durant ce sombre hiver , a prévenu Joe Biden, qui a fait de la lutte contre le Covid-19 l'une de ses priorités de début de mandat.Nous entrons dans ce qui pourrait être la phase la plus dure et la plus mortelle » de l'épidémie, a-t-il averti, au lendemain du franchissement du triste seuil de 400.000 morts du virus aux Etats-Unis.

« Nous devons mettre la politique de côté et enfin affronter la pandémie comme une nation », a-t-il estimé, alors que les différentes mesures et restrictions contre le virus sont largement prises au niveau local.

Mais les problèmes de vaccination aux États-Unis sont, jusqu’à présent, souvent moins une affaire d’offre que de demande. En effet, la grande majorité des doses distribuées n’ont pas encore été administrées. Il y a aussi la très nette question du refus de se faire vacciner.

On rapportait ainsi à la fin du mois dernier qu’à Los Angeles, épicentre actuel de l’épidémie aux États-Unis, de 20 % à 40 % des employés du domaine de la santé refusaient le vaccin. Dans d’autres États comme l’Ohio, c’est la majorité des employés des résidences pour personnes âgées qui les imitaient.

À New York, on a annoncé avoir carrément jeté des doses à la poubelle puisqu’on peinait à trouver des patients qui à la fois remplissaient les critères d’admissibilité prioritaire et voulaient s’en prévaloir. De plus de nombreux États — incluant certains des plus populeux, comme la Floride et le Texas — ont mis de côté la grande majorité de leurs restrictions sanitaires dans les derniers mois et ne démontrent aucune volonté d’y revenir. Et plus l’année avancera, plus il deviendra difficile pour bon nombre de territoires de maintenir celles déjà en place.

De nombreux défis à relever pour le nouveau locataire de la Maison-Blanche !




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE PROGRAMME

DE L'INVESTITURE DE JOE BIDEN

En raison de la pandémie de Covid-19 la cérémonie d'entrée en fonction du président élu Joe Biden et de sa numéro deux Kamala Harris va se dérouler dans une configuration totalement inédite.

Premièrement, Donald Trump a choisi de ne pas y participer et quittera Washington à l'aube en hélicoptère.

Un scénario qui ne s'était pas produit depuis 1869. Par ailleurs, quinze jours après l'irruption de militants pro-Trump au Capitole, près de 25 000 soldats de la Garde nationale vont être déployés pour quadriller Washington.

D'abord, un temps de recueillement pour les morts du Covid-19

Un hommage national aux 400 000 victimes américaines du Covid-19 est organisé dès mardi soir à 23h30 en France.

Joe Biden et Kamala Harris ont prévu de se rendre devant le Lincoln Memorial Reflecting Pool. De nombreux bâtiments publics seront mis en lumière dans tout le pays. Joe Biden invite tous les Américains à participer à ce moment de recueillement en déposant une bougie devant leurs fenêtres.

La cérémonie démarrera mercredi midi à Washington sous l’œil d'une poignée d'invités officiels. Pas de Donald ni de Melanie Trump donc, mais le vice-président Mike Pence sera lui présent

Comme le veut la tradition, le duo Biden-Harris prêtera serment sur une bible depuis la façade ouest du Capitole. Le symbole sera particulièrement fort pour la vice-présidente, qui jurera devant la juge de la cour Suprême Sonia Sotomayor, nommée à ce poste par Barack Obama en 2009 et première femme hispanique dans l'histoire de l'institution.

Le discours du nouveau président sera ensuite consacré à la lutte contre le Covid-19, à la reconstruction du pays et à sa vision pour « unifier et guérir la nation ».




Jenny Chase pour DayNewsWorld

DERNIER JOUR DE DONALD TRUMP

A LA MAISON-BLANCHE

Mercredi 20 janvier 2021, Donald Trump et sa femme quitteront définitivement la Maison Blanche. Celui qui pendant plus de deux mois a refusé le verdict des urnes en dénonçant des fraudes deviendra le premier président à ne pas assister à la prestation de serment de son successeur depuis 150 ans.

Melania Trump a, quant à elle, adressé un message d’adieu sur Twitter au peuple américain dans lequel elle fait allusion à son époux «Alors que Donald et moi terminons notre séjour à la Maison Blanche, je pense à toutes les personnes que j'ai gardées dans mon cœur et à leurs histoires incroyables d'amour, de patriotisme et de détermination», a-t-elle dit.

Restée silencieuse juste après les violences du Capitole perpétrées par des partisans de son mari, elle a appelé dans ce message les Américains à se passionner pour les causes qui leur sont chères.

« Soyez patients dans tout ce que vous faites. Mais rappelez vous toujours que la violence n’est pas une réponse et n’est jamais justifiée ».

Grâce présidentielle

Avant son départ pour la Floride, prévu mercredi matin, le milliardaire républicain pourrait gracier plusieurs dizaines de personnes après avoir, ces derniers mois, déjà utilisé ce pouvoir présidentiel en faveur de plusieurs de ses proches.100 personnalités devraient donc être graciées par Donald Trump qui, en vertu de la Constitution, a

« le pouvoir d’accorder des sursis et des grâces pour crimes contre les Etats-Unis, sauf dans les cas de destitution ». D'après la presse américaine, il s’agirait de membres de la famille Trump, de plusieurs hauts fonctionnaires, mais aussi de rappeurs.

Selon CNN, l’avocat Albert Pirro, ancien collaborateur de Trump reconnu coupable de fraude fiscale, et le Dr Salomon Melgen, ophtalmologiste de Palm Beach condamné à 17 ans de prison pour fraude médicale, devraient faire partie des graciés de dernière minute.

Des rappeurs devraient aussi en bénéficier, comme le rappeur Lil Wayne, qui a plaidé coupable en décembre pour possession d’arme, ou Kodac Black, actuellement en détention pour falsification de documents en vue d'obtenir une arme à feu. Peut-être le lanceur d'alerte Julian Assange ?

Mercredi matin, le couple présidentiel s’envolera en direction de sa résidence de Floride.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ARRESTATION DE L'OPPOSANT RUSSE NAVALNY

DES SON RETOUR A MOSCOU

Cinq mois après avoir été victime d’une tentative présumée d’empoisonnement, Alexeï Navalny, 44 ans, farouche opposant au président Vladimir Poutine, a été interpellé dimanche à Moscou, dès sa descente d’avion. Le militant anti-corruption était accompagné de sa femme Ioulia, lorsque les policiers sont intervenus. L’intéressé a ensuite été conduit vers une destination inconnue.

Arrêté par les services pénitentiaires

Alexeï Navalny est recherché depuis fin décembre par le FSIN, le service en charge des prisons en Russie, qui estime que l’opposant a violé les conditions d’une peine avec sursis dont il a écopé en 2014.Les services pénitentiaires avaient menacé dès jeudi de l’arrêter s’il rentrait en Russie. Ils lui reprochent de ne pas s’être présenté auprès d’eux deux fois par mois, comme l’exigent les conditions d’une peine de cinq ans de prison avec sursis pour détournements de fonds le visant, que l’opposant dénonce comme politiquement motivée.

Il est aussi visé depuis fin décembre par une nouvelle enquête pour fraude, soupçonné d’avoir dépensé pour son usage personnel 356 millions de roubles (3,9 millions d’euros) de dons.

L'avion dérouté

Devant à l’origine atterrir à l’aéroport Vnoukovo de Moscou, l’avion transportant l’opposant a été dérouté à la dernière minute vers celui de Cheremetievo.

En montant à bord, Alexeï Navalny s’était dit « très heureux » de rentrer et avait assuré « n’avoir rien à craindre en Russie ». « Je suis certain que tout va bien se passer. On va m’arrêter ? Ce n’est pas possible, je suis innocent », avait-il lancé.« En Allemagne, c'était bien, mais rentrer à la maison c'est toujours mieux. »

Mais alors qu’il s’apprêtait à donner son passeport pour le contrôle à la frontière, aux côtés de son épouse Ioulia, le militant a été approché par plusieurs policiers en uniforme qui l’ont emmené. « Il restera en détention jusqu’à la décision du tribunal » sur son cas, a indiqué le FSIN, sans préciser à quelle date elle pourrait avoir lieu.

« Ici, c’est chez moi. Je n’ai pas peur […] car je sais que j’ai raison et que les affaires criminelles lancées contre moi sont montées de toutes pièces. Je n’ai peur de rien et je vous appelle à n’avoir peur de rien », a déclaré M. Navalny peu avant son arrestation.

Ses partisans interpellés à l'aéroport.

A l'aéroport Vnoukovo, où l'opposant était à l'origine attendu, la police a interpellé la plupart de ses alliés venus l'accueillir, dont Lioubov Sobol, figure montante de l'opposition russe déjà arrêtée il y a quelques semaines. La police antiémeute y était présente en force et délogeait progressivement de l'aéroport la plupart des quelques 200 partisans d'Alexeï Navalny qui s'y trouvaient, selon des journalistes sur place. Ils sont accusés de « désobéissance » envers la police, a précisé sur Twitter un proche collaborateur, Ivan Jdanov.

Condamnations internationales

L’ONG Amnesty International s’est immédiatement élevée contre cette arrestation, estimant que celle-ci faisait d’Alexeï Navalny un « prisonnier de conscience » victime d’une « campagne implacable » des autorités russes visant à « le faire taire ».« Les États-Unis condamnent fermement la décision de la Russie d’arrêter Alexeï Navalny », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un communiqué, estimant « que sa détention est la dernière d’une série de tentatives pour faire taire Navalny et d’autres personnalités de l’opposition et voix indépendantes qui critiquent les autorités russes ».

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a rétorqué via Facebook, demandant aux responsables étrangers de « respecter le droit international » et de « se mêler de leurs propres problèmes ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP REDUIT AU SILENCE PAR LES GEANTS D'INTERNET OU LA FIN DE LA LIBERTE D'EXPRESSION ?

«Trop, c'est trop ! » La phrase a été lâchée par le sénateur républicain Lindsey Graham devant ses pairs, jeudi 7 janvier, au lendemain de l'envahissement du Capitole à Washington par des partisans de Donald Trump. Ces scènes d'émeutes dans le temple de la démocratie américaine ont eu raison de ce soutien indéfectible du président américain.

Les principaux réseaux sociaux que sont Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitch, ont, quant à eux, comme mesures de rétorsion, réagi en suspendant, restreignant ou plaçant sous surveillance certains comptes du président américain. Même Twitter, la plateforme de prédilection du locataire de la Maison-Blanche, a suspendu pour une durée indéterminée son compte pour un temps indéfini.

« Après examen approfondi des tweets récents de @realDonaldTrump et du contexte actuel – notamment comment ils sont interprétés (...) – nous avons suspendu le compte indéfiniment à cause du risque de nouvelles incitations à la violence » de la part du président sortant, a expliqué l'entreprise dans un communiqué. Twitter a également supprimé vendredi des tweets publiés par le président américain sur son compte gouvernemental aux 33,4 millions d'abonnés, @POTUS (pour « président des Etats-Unis »). Donald Trump avait écrit à ses « millions de patriotes » : « Nous ne serons pas RÉDUITS AU SILENCE ! » et « Twitter n'a rien à voir avec LA LIBERTÉ D'EXPRESSION ». Jusqu'à présent, Twitter signalait tout au plus d'un avertissement ou masquait les messages trompeurs ou outranciers de Donald Trump sur son compte personnel suivi par 88 millions d'abonnés.

Mise en cause de la liberté d'expression

Le principe de liberté d’expression aux États-Unis est consacré par le premier amendement de la Constitution ; ce dernier dispose que « le Congrès ne pourra faire aucune loi ayant pour objet (…) de limiter la liberté de parole ou de presse ». Est-ce que les réseaux sociaux qui ont fermé les comptes de Donald Trump tombent dans son champ d’application ? Non, car ce sont des entreprises privées – non le Congrès ou une administration – qui souhaitent réguler et trier les informations qui transitent par leur canal. C’est donc le droit privé qui s'applique.

Malgré tout le pouvoir de censure des réseaux sociaux interroge et inquiète.

Le directeur général de Parler a réagi. John Matze a certes déclaré que « la coordination d'émeutes, de violences et de rébellions n'a pas sa place sur les réseaux sociaux » mais ce libertarien a aussi défendu dans une publication la politique plus permissive de son entreprise : « Apparemment, ils pensent que Parler est responsable de TOUT le contenu généré par ses utilisateurs. ». « Si on suit la même logique, Apple doit être tenu pour responsable de TOUTES les actions générées avec leurs téléphones. Chaque bombe placée dans une voiture, chaque conversation illicite, chaque crime commis avec un iPhone, Apple doit en être tenu pour responsable. »

Des propos à méditer.

Quoiqu'il en soit, Donald Trump, privé de sa tribune favorite, a déclaré qu'il songeait à créer son propre réseau social dans un futur proche.




Larry Ricky pour DayNewsWorld

MIKE PENCE REFUSE D'UTILISER

LE 25 EME AMENDEMENT CONTRE DONALD TRUMP

Le vice-président américain Mike Pence a refusé mardi d’invoquer le 25e amendement de la Constitution pour démettre Donald Trump. Le 25e amendement de la Constitution autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président « inapte » à exercer ses fonctions.Il est plutôt destiné à des raisons de santé.

« J’estime qu’un tel acte n’est pas dans le meilleur intérêt de notre nation ni ne correspond à la Constitution », a écrit Mike Pence à la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, juste avant un vote à la chambre basse sur une résolution exigeant de lui qu’il emploie ce levier inédit dans l’histoire américaine.

Cela ouvre la voie au lancement d’une historique deuxième procédure de destitution contre le président sortant. Les démocrates soumettront en effet dès mercredi à l’examen de la Chambre l’acte accusant Donald Trump d’avoir « incité à l’insurrection » lors des violences contre le Capitole le 6 janvier, dans une procédure d'« impeachment ».

D’après notre Constitution, le 25e amendement n’est pas un moyen de punition ou d’usurpation », affirme Mike Pence. « L’appliquer ainsi créerait une terrible jurisprudence. » « Chaque américain a été choqué et attristé par l’attaque contre le Capitole la semaine dernière », souligne-t-il.

Réunis le 6 janvier 2021 à Washington par Donald Trump pour manifester contre la certification par le Congrès de la victoire de Joe Biden à la présidentielle, les partisans pro-Trump avaient ensuite fait irruption au Capitole pendant la séance parlementaire.

Des événements sans précédent à Washington et au cours desquels cinq personnes sont mortes. Mike Pence, qui présidait la séance, rappelle dans sa missive qu’il avait refusé de bloquer la certification des résultats malgré la pression directe, et publique, de Donald Trump. Dans la foule, certains avaient d’ailleurs hurlé « Pendez Mike Pence ». « La semaine dernière, je n’ai pas cédé à la pression pour exercer mon pouvoir au-delà de mon autorité constitutionnelle afin de déterminer le résultat de l’élection, et je ne céderai pas maintenant à la tentative de la Chambre des représentants de jouer à des jeux politiques à un moment si grave », écrit-il à Nancy Pelosi.« Je vous exhorte, ainsi que tous les membres du Congrès, à éviter toute action qui diviserait plus profondément », poursuit-il.

« Œuvrez avec nous pour calmer les esprits et rassembler notre pays tandis que nous nous préparons à investir » Joe Biden comme le « prochain président des Etats-Unis », le 20 janvier.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

UNE DEUXIEME PROCEDURE DE DESTITUTION

 CONTRE DONALD TRUMP

Décidément l'acharnement contre le président Donald Trump continue.

Après les réseaux sociaux, c'est au tour des démocrates de la Chambre des représentants de tenter de lui nuire :

ces derniers en appellent en effet au vice-président, Mike Pence, afin de démettre de ses fonctions celui qui est encore président des Etats-Unis jusqu'au 20 janvier 2021.

L'article 4 du 25e amendement de la Constitution américaine permet au vice-président et à ses principaux ministres de constater l'inaptitude du président à exercer sa fonction.

Cette procédure permettrait « de priver rapidement Donald Trump des pouvoirs de la présidence «, selon le média américain Vox . Le vice-président Mike Pence aurait toutefois déjà écarté ce recours, selon le New York Times .

En cas de refus, aux démocrates, de mettre en oeuvre  la deuxième procédure d'impeachment (« procédure de destitution ») du mandat de Donald Trump.

« Les démocrates de la Chambre procéderont à une procédure d'impeachment » a déjà prévenu la présidente de la chambre, Nancy Pelosi.

Elle a promis d'agir si le président républicain ne démissionnait pas immédiatement.

"Il est fou, déséquilibré et dangereux. Il doit partir", a-t-elle insisté, allant jusqu'à s'entretenir avec le chef d'état-major de l'armée américaine pour s'assurer que Donald Trump ne puisse pas utiliser les codes nucléaires.

Les démocrates estiment que le milliardaire républicain doit être écarté du pouvoir considérant notamment qu'il a encouragé ses partisans à marcher sur le Capitole.

Concrètement, l'intention des démocrates est d'empêcher Donald Trump de préparer son avenir politique.

L'objectif : empêcher Donald Trump d'occuper une fonction fédérale à l'avenir à la Maison Blanche ou ailleurs.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

DES DEMISSIONS EN CHAINE  DANS L'ENTOURAGE

 DE DONALD TRUMP APRES L'ASSAUT DU CAPITOL

Malgré la volte-face de Donald Trump condamnant « une attaque odieuse », après avoir chauffé à blanc ses partisans, les démissions se multiplient dans l'entourage de Donald et Melania Trump dans la foulée des incidents au Capitole, jeudi.

Des démissions en chaîne

Matt Pottinger, l'un des architectes de la politique de Donald Trump vis-à-vis de la Chine, a présenté sa démission mercredi à la suite des violence au Capitole. Rickie Niceta et Sarah Matthews, membres de l'équipe de communication de la Maison blanche, ont aussi démissionné, ont déclaré deux sources à CNN. Jeudi c'est au tour de la ministre des Transports Elaine Chao de rendre sa démission, mentionnant son « trouble » face à l'invasion du Capitole par des partisans du président Donald Trump la veille. « Notre pays a vécu un événement traumatisant, totalement évitable (...) qui m'a tellement troublée que je ne peux pas l'ignorer », a justifié dans un communiqué celle qui est à la ville, l'épouse du chef des sénateurs républicains Mitch McConnell. Elle a été rejointe quelques heures plus tard par Betsy Devos, la ministre de l'Education. «Il est indéniable que votre rhétorique a eu un impact sur la situation, et c'est un point de bascule pour moi», accuse la ministre dans une lettre adressée à Donald Trump, dont plusieurs médias américains ont obtenu copie. Jeudi également, l'émissaire des Etats-Unis en Irlande du Nord, Mick Mulvaney, a démissionné en citant l'intrusion violente au siège du Congrès américain. « Je ne peux pas rester, pas après hier », a déclaré sur CNBC celui qui fut le chef de cabinet de Donald Trump.

Du côté du cabinet de la « First Lady » Melania Trump aussi, on constate des démissions: Stephanie Grisham, cheffe de cabinet. Auparavant directrice de la communication de la Maison Blanche et attachée de presse, elle était l'une des fonctionnaires employés le plus longtemps dans l'administration Trump, ayant commencé à travailler pour le candidat républicain Donald Trump en 2015 durant sa campagne.

Rester pour protéger la démocratie

Face à l' hémorragie, Lindsey Graham, sénateur et proche allié de Donald Trump, a exhorté jeudi les membres du cabinet de Donald Trump et les responsables de la Maison-Blanche à rester à leurs postes jusqu'à la fin pour permettre une fin de mandat stable. «À ceux d'entre vous qui pensent que vous devez quitter votre poste pour lancer un message, je vous appelle à ne pas le faire», a déclaré le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche allié de Donald Trump, en suggérant qu'ils offraient un gage de stabilité aux côtés du président dans les derniers jours de son mandat. Le républicain doit céder le pouvoir à Joe Biden le 20 janvier. Ceux qui choisissent de rester, et j'ai parlé à certains d'entre eux, le font parce qu'ils craignent que le président nomme quelqu'un de pire. »

Plusieurs autres parlementaires ont encouragé les membres de l'administration à ne pas partir, par crainte qu'ils laissent les mains libres au tempétueux président. « J'exhorte les hommes et femmes de qualité qui servent à tous les niveaux du gouvernement fédéral à rester à leur poste pour protéger notre démocratie », a déclaré le sénateur démocrate Joe Manchin, qui avait eu, un temps, l'oreille du président. Il a cité plusieurs responsables de la Maison Blanche, dont des médias américains affirment qu'ils envisageraient de quitter leur poste : le chef de cabinet Mark Meadows, le conseiller présidentiel à la sécurité nationale, Robert O'Brien et l'avocat de la Maison Blanche, Pat Cipollone.


La démission de Donald Trump demandé.

Ces démissions ont toutefois été fraîchement accueillie par les élus démocrates, qui réclament la mise à l'écart du pouvoir de Donald Trump après les violences commises par ses partisans. Ainsi l'élue démocrate de la Chambre des représentants, Alexandria Ocasio-Cortez, estime que démissionner treize jours avant la fin du mandat de Donald Trump n'était «pas grand-chose de plus que des tentatives de se protéger». «Ces démissions ne veulent rien dire désormais. Des rats qui quittent le navire en train de couler, a tonné une autre élue de la Chambre, Jackie Speier. Ils devraient invoquer le 25e amendement.»

De plus en plus isolé Donald Trump a assuré qu'il allait «  désormais me concentrer sur une transition de pouvoir ordonnée et sans accrocs ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

QUI SONT LES MANIFESTANTS

QUI ONT ENVAHI LE CAPITOL ?

Mercredi 6 janvier 2021, à l’issue d’un meeting de Donald Trump visant à dénoncer une «élection volée», plusieurs centaines de ses partisans ont envahi le Capitole, engendrant des scènes de grande violence. Mais qui sont ces manifestants pro-Trump qui ont envahi le Capitole ?

Le FBI procède actuellement à leur identification grâce aux nombreuses images diffusées sur les réseaux sociaux. Il a créé une page dédiée pour que les internautes puissent lui transmettre les images de ces «personnes qui incitent activement à la violence à Washington DC», afin qu’elles soient poursuivies.

Tanguy Struye , professeur de relations internationales à l’UCLouvain et spécialiste des Etats-Unis, a, pour sa part, identifié trois groupes dans les personnes qui se sont introduites dans le temple de la démocratie ce 6 janvier 2021 : les groupuscules extrémistes, une population rurale en difficulté socio-économique et des élus républicains.

Il y a tout d'abord la  base dure de Trump, un groupe hétéroclite avec notamment des milices d’extrême droite qui ont forcé les barrages de policiers dont les proud boys (ndlr : milice des suprémacistes blancs) qui sont aujourd’hui les plus connus et que l'on reconnaît notamment grâce au drapeau confédéré. Dans le même groupe, on retrouve aussi les conspirationnistes de QAnon. Ils sont reconnaissables par les pancartes avec la lettre Q. Selon les adeptes de cette théorie, le monde serait dirigé par « a deep State », un Etat profond au service des démocrates. Cette théorie du complot qui se répand depuis 2017 sur les réseaux sociaux défend l'idée que Donald Trump mène une guerre secrète contre cette secte mondiale composée de pédophiles satanistes.L'homme au casque à cornes apparu à plusieurs reprises à l'intérieur du Congrès en ferait partie. Son nom serait Jake Angeli, 32 ans. Originaire de l'Arizona, l'intéressé est un complotiste de la mouvance QAnon, où il se fait d'ailleurs appeler «Q Shaman» ou «Q Guy». Ce mouvement est totalement dévoué à Donald Trump. Un autre familier des manifestations de l’extrême droite et de la campagne de Donald Trump : Richard Barnett, 60 ans, casquette de base-ball vissée sur le crâne, vu en train de prendre ses aises dans le bureau de Nancy Pelosi,a fondé l'association 2A NWA STAND, qui défend localement le droit au port d'armes.

Sur les images montrant les manifestants pro-Trump, on voit aussi des personnes plus âgées, des couples voire des familles.Parmi eux Ashli Babbitt, une Californienne, mortellement blessée par un tir de la police et originaire du sud de l'État. Son époux l'aurait décrite comme «une partisane déterminée du président Trump». Sur son compte Twitter, cette dernière se présentait comme «ancienne combattante» et «libertarienne», affichant son amour pour son pays. Mais « ce sont des gens issus du monde rural, analyse Tanguy Struye. Ils sont dans une situation sociale et économique problématique.».Là aussi, le racisme a sa place. « Ce sont des gens qui ont peur de l’étranger, de la multiculturalité, explique Tanguy Struye. Ils se sentent menacés en tant que blancs dans un milieu rural où l’ouverture est moins importante. » Mais ces derniers ne font pas partie de groupuscules d’extrême droite et n'avaient pas la volonté de rentrer dans le capitole « Ils ont davantage été emportés par le groupe. », analyse le spécialiste. Un phénomène récurrent dans l’analyse des psychologies des foules .

Enfin on trouvait les républicains élus qui n’ont pas eux-mêmes forcé les portes du Capitole mais qui n’ont rien fait pour contrer la foule. Parmi eux, un élu de la Virginie Occidentale selon une information du New York Times. Derrick Evans a prêté serment le mois dernier après avoir été élu pour la première fois à la chambre basse de Virginie-Occidentale. Il est connu dans son comté pour son opposition farouche au droit à l'avortement. Plusieurs élus démocrates de son État ont d'ailleurs demandé sa mise en examen après les faits survenus à Washington.

Donald Trump a laissé la porte-parole de la Maison Blanche condamner en son nom « des violences effroyables ».




Andrew Preston pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS: LES DEMOCRATES

POURRAIENT GAGNER EN GEORGIE

Les élections sénatoriales de Géorgie sont en passe d'être remportées par le Parti démocrate, qui aurait donc la majorité dans les deux chambres. Une aubaine pour Joe Biden, qui pourrait mettre en œuvre son programme sans trop de difficulté.

Bastion républicain, la Géorgie a surpris en votant Joe Biden lors de l’élection présidentielle du 3 novembre. Cet Etat-clé n’avait pas été remporté par un démocrate depuis près de trois décennies. Cela a renforcé les espoirs des candidats démocrates Raphael Warnock et Jon Ossoff à cette sénatoriale.

Avec plus de 99 % des bulletins comptabilisés, ABC et NBC News ont projeté à 8 heures (heure de Paris) la victoire du démocrate Raphael Warnock face à la républicaine Kelly Loeffler avec plus de 40.000 voix d’avance. Le révérend démocrate, qui prêchait dans l’ancienne paroisse de Martin Luther King, à Atlanta, a remercié les électeurs, et promis qu’il se « battrait chaque jour au Sénat » pour les Géorgiens.Dans l’autre scrutin, le jeune démocrate Jon Ossoff a viré en tête avec un peu plus de 9.000 voix, et l’écart devrait se creuser en sa faveur. Il reste plusieurs dizaines de milliers de bulletins pro-démocrates à comptabiliser (banlieues d’Atlanta, votes par correspondance du jour et de l’étranger). Un candidat peut demander un recomptage si l’écart est inférieur à 0,5 % (23.000 voix environ). Selon un responsable des élections, on devrait être fixé mercredi soir.

Majorité en vue pour les démocrates

La surperformance des candidats démocrates s’explique notamment par une participation en nette hausse de l’électorat afro-américain, une forte mobilisation dans les banlieues d’Atlanta mais en légère baisse dans de nombreux comtés ruraux conservateurs. Il faudra patienter pour savoir si les attaques de Donald Trump contre le scrutin de novembre ont pesé.

Si la tendance se confirme et que, les démocrates viennent à remporter ces deux sièges, le Sénat aurait une égalité entre démocrates et républicains. Et en cas d'égalité, le vice-président est la 101ème voix appelée pour trancher : en l'occurence, Kamala Harris, qui prêtera serment le 20 janvier prochain. Cela permettrait aux démocrates d'avoir une majorité à la Chambre des représentants et de faire voter leurs réformes et validations de nominations au Sénat.

Le Congrès , dans le même temps, devrait certifier la victoire du Démocrate Joe Biden en confirmant les résultats du 3 novembre.




Andrew Preston pour DayNewsWorld


ETATS-UNIS: DES MANIFESTANTS PRO-TRUMP ASSIEGENT LE CAPITOLE

Venus de tout le pays, des partisans de Donald Trump se sont retrouvés, mercredi 6 janvier,dans le centre de la capitale fédérale pour une démonstration de force, au moment où le Congrès a commencé à certifier les résultats de la présidentielle.

Malgré la police, des supporters de Donald Trump ont pénétré ensuite dans l'enceinte du Congrès américain où se déroulait la cérémonie de certification de la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle.

Le Congrès des Etats-Unis a suspendu en urgence la session après l’irruption de manifestants pro-Trump dans le Capitole. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des affrontements avec la police. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés et des armes dégainés pour tenter de disperser les intrus.

Le président sortant refuse de concéder sa défaite et a appelé ses partisans à défiler à Washington en marge de cette séance protocolaire. « Nous n’abandonnerons jamais. Nous ne concéderons jamais [la défaite] », avait lancé le président américain devant eux à deux semaines de la prise de fonction du démocrate Joe Biden. « Nous avons remporté cette élection, et nous l’avons remportée largement », a-t-il martelé.Après l’avoir écouté, certains manifestants se sont mis en marche vers le Congrès. Le maire de Washington a annoncé qu’un couvre-feu sera effectif dès 18 heures dans la capitale fédérale – 3 heures du matin en France.

De son côté, le vice-président, Mike Pence, a fait savoir en début de séance qu’il ne s’opposerait pas à la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle, s’abritant derrière les « contraintes » de la Constitution. Un camouflet pour le président sortant, qui n'a eu de cesse de presser son allié de rejeter les résultats de l'élection. Il a par la suite été évacué de la salle par sécurité quand les partisans de Trump ont voulu pénétrer à l’intérieur du Capitole.Au-delà de la base, des dizaines d’élus républicains de la Chambre et du Sénat restent fidèles à Donald Trump

Le Congrès doit officiellement enregistrer, mercredi, le vote des grands électeurs : 306 pour Joe Biden, 232 pour Donald Trump.




Andrew Preston pour DayNewsWorld


LE LANCEUR D'ALERTE JULIAN ASSANGE

NE SERA PAS EXTRADE AUX ETATS-UNIS

La justice britannique a considéré, lundi 4 janvier 2021, que Julian Assange ne pouvait pas être extradé vers les Etats-Unis pour s’être procuré et avoir publié en 2010 des documents gouvernementaux américains secrets, ainsi que pour piratage informatique.

La juge Vanessa Baraitser a en effet estimé que l’état psychologique du lanceur d’alerte, actuellement incarcéré à Londres, était incompatible avec une extradition

Lors d’une lecture des principaux éléments de son jugement, la juge a pourtant écarté un à un la plupart des arguments présentés par la défense du fondateur de WikiLeaks. Elle avait ainsi conclu que la liberté d’expression ne s’opposait pas à l’extradition de l’Australien.

Elle s’est cependant montrée beaucoup plus réceptive aux arguments liés à son état de santé. Lors de l’audience, plusieurs professionnels ayant examiné Julian Assange avaient décelé de grandes fragilités psychologiques et conclu qu’il souffrait notamment de dépression sévère en ayant notamment planifié son suicide en prison.

La juge a estimé qu’une extradition vers les Etats-Unis, probablement vers une prison de haute sécurité en attendant son procès, faisait courir un trop grand danger à M. Assange pour qu’elle accède à la demande américaine d’extradition.

« Les procédures décrites par les Etats-Unis ne vont pas l'empêcher de se suicider (..) pour des raisons de santé mentale », conformément aux conclusions d'un psychiatre qui l'a examiné récemment.

175 ans de prison encourus aux Etats-Unis

L'Australien de 49 ans, arrêté en avril 2019 après sept ans derrière les murs de l'ambassade d'Equateur à Londres, et devenu pour ses soutiens un symbole du combat pour la liberté d'informer, risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. L’accusation américaine reproche également à Julian Assange d’avoir mis en danger certains informateurs de l’armée américaine en révélant leur identité, ce que l’Australien et son équipe ont démenti avec véhémence.

Cette décision est une victoire pour le fondateur de WikiLeaks et ses avocats, ayant souligné qu’une extradition vers les Etats-Unis, pour des faits quasi exclusivement journalistiques, représentait une grave menace pour la liberté de la presse. La bataille judiciaire ne s'arrêtera sans doute pas là au Royaume-Uni : cette décision est susceptible d'appel.

Le Mexique, terre d’asile

Le Mexique a offert ce lundi l’asile politique au fondateur de WikiLeaks, l’Australien Julian Assange, après que la justice britannique a refusé son extradition vers les Etats-Unis qui veulent le juger pour espionnage.

« Je vais demander au ministre des Affaires étrangères de prendre les dispositions nécessaires afin de solliciter auprès du gouvernement britannique la libération de Julian Assange pour que le Mexique lui offre l’asile politique », a déclaré le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador lors de sa conférence de presse quotidienne.« Nous sommes prêts à offrir l’asile et nous félicitons la justice britannique pour sa décision », a ajouté le chef de l’Etat.

Le Mexique a une longue tradition d’asile politique. L’ex-président bolivien Evo Morales en avait ainsi temporairement bénéficié en novembre 2019 à la suite de sa démission après son élection contestée pour un quatrième mandat.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

UNE CYBERATTAQUE D'ENVERGURE DU PENTAGONE MONTRE

"UNE VULNERABILITE ALARMANTE DES ETATS-UNIS"

De nombreuses administrations américaines sont visées depuis le mois de mars par une attaque informatique d’une ampleur et d’une durée inédite. Des spécialistes et responsables politiques américains pointent du doigt la Russie.

Une cyberattaque d'envergure a frappé plusieurs ministères et entreprises américains. Une intrusion qui représente un « risque grave », a prévenu jeudi l'agence américaine en charge de la cybersécurité et de la sécurité des infrastructures (Cisa). Elle estime que les mesures pour la contrecarrer seront « extrêmement complexes et difficiles ». Les plus importants ministères figurent dans la longue liste des cibles touchées : le département du Trésor, le ministère de la Santé et même une partie du Pentagone.

L'attaque a débuté en mars, les pirates profitant d'une mise à jour d'un logiciel de surveillance développé par une entreprise du Texas, SolarWinds, utilisé par des dizaines de milliers d'entreprises et d'administrations dans le monde. Elle s'est poursuivie durant des mois avant d'être découverte par le groupe de sécurité informatique FireEye, lui-même victime de cyberattaques la semaine dernière.

« Risque grave »

Selon les médias américains, l’attaque a visé de nombreuses administrations clés des Etats-Unis, parmi lesquelles le département du Commerce, le département du Trésor, mais également le Pentagone et l'administration de sûreté nucléaire, comme l’a révélé le média américain Politico.

La Cisa a indiqué dans un communiqué avoir « déterminé que cette menace représentait un risque grave pour le gouvernement fédéral et les administrations locales (...) ainsi que pour les infrastructures essentielles et le secteur privé »

Selon FireEye, des gouvernements et des entreprises du domaine du conseil, de la technologie et de l'énergie ont été ciblés en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et au Moyen-Orient.

SolarWinds a indiqué que jusqu'à 18.000 clients, dont de grosses entreprises et des agences gouvernementales américaines, avaient téléchargé les mises à jour du logiciel, permettant aux pirates d'avoir accès aux échanges de courriels.L'attaque pourrait avoir touché des entreprises du CAC 40 qui ont installé le logiciel de surveillance Orion.

Les auteurs de l'attaque n'ont pas été identifiés.

La Cisa ne désigne pas les auteurs de cette attaque mais elle précise qu'il s'agit d'un « adversaire patient, concentré et aux ressources financières importantes qui a mené des activités pendant une longue période sur les réseaux victimes ». Les méthodes employées portent la marque d'un acteur étatique, selon Microsoft qui n'a pas désigné de pays.

Dans un tweet, Mitt Romney a noté que cette cyberattaque était le signe d'une « vulnérabilité alarmante des Etats-Unis".

« C'est comme si des bombardiers russes avaient survolé notre pays tout entier de façon répétée sans être repérés », a-t-il noté. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait rappelé lundi que le gouvernement russe avait effectué des tentatives répétées pour pénétrer dans les réseaux du gouvernement américain.« La Russie ne mène pas d'opérations offensives dans le cyberespace », a assuré son ambassade aux Etats-Unis.

Encore beaucoup d'inconnues

A un mois de sa prise de fonctions, Joe Biden a indiqué que son équipe de transition avait été informée des développements par le gouvernement. « Il y a encore beaucoup de choses que nous ne savons pas, mais ce que nous savons est très préoccupant », a indiqué le président élu démocrate dans un communiqué.

Les experts de la Cisa estiment « qu'extraire les pirates des environnements compromis sera extrêmement complexe et difficile pour les organisations » concernées, précise le communiqué, notant que « SolarWinds n'est pas le seul vecteur » utilisé par les auteurs de cette intrusion.

Dans un premier temps, la Cisa a ordonné à l'ensemble des agences fédérales américaines de se déconnecter immédiatement de la plateforme de SolarWinds.

Réponses aux attaques

Le FBI (police fédérale), le directeur du Renseignement et la Cisa, qui dépend du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), ont formé une unité de coordination et des réunions se tiennent quotidiennement à la Maison Blanche pour élaborer la riposte du gouvernement américain.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Robert O'Brien, a coupé court à un voyage au Proche-Orient et en Europe pour revenir mardi à Washington s'occuper des retombées de cette attaque d'envergure.

«  Mon administration fera de la cybersécurité une priorité à tous les niveaux du gouvernement et nous ferons de la réponse à cette cyberattaque une priorité dès notre prise de fonctions », a-t-il assuré, prévenant que les Etats-Unis imposeraient « des coûts conséquents aux responsables de ces attaques malveillantes ».




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

COVID-19 AUX ETATS-UNIS

LE SALAIRE DES INFIRMIERES S'ENVOLENT

Les États-Unis continuent de se débattre avec le coronavirus. Près de 200 000 nouveaux cas ont été recensés mercredi 2 décembre 2020, avec 2 731 décès supplémentaires dus au Covid-19, un niveau inédit depuis avril.

Au début de la pandémie, les hôpitaux américains se battaient pour des respirateurs ou des masques, ils rivalisent désormais pour le personnel infirmier, rapporte le site Quartz .

Jusqu’à 10 000 dollars hebdomadaires

La concurrence est rude pour attirer du personnel dans les services de réanimation si bien que. certains hôpitaux sont prêts à offrir des salaires mirobolants aux infirmières

Une soignante du Colorado a vu passer son salaire de 800 dollars par semaine à 5 200 dollars par semaine en acceptant un contrat de deux mois dans le New Jersey.

Certains centres hospitaliers offrent des revenus pouvait atteindre 8 000 à 10 000 dollars par semaine !

Les hôpitaux ruraux en danger

Cette explosion des salaires masque une réalité moins reluisante : les hôpitaux les plus riches, souvent situés en ville, déshabillent les cliniques de zones rurales.

« C’est une menace énorme, les hôpitaux ruraux ne peuvent pas se permettre de payer ce genre de salaire », selon Angelina Salazar, PDG de la Western Healthcare Alliance, qui regroupe 29 petits hôpitaux du Colorado et de l’Utah.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP GRACIE MICHAEL FLYNN

SON EX-CONSEILLER

 SOUPCONNE DANS L'AFFAIRE RUSSE

Donald Trump profite pleinement de ses derniers moments à la Maison Blanche.

Le président américain sortant a annoncé, mercredi 25 novembre, avoir accordé une grâce à son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, le premier de ses proches mis en cause dans le cadre de l’enquête russe.

L’ancien général de 61 ans avait plaidé coupable en 2017 d’avoir menti à la police fédérale (FBI) au sujet de ses contacts avec un diplomate russe.

Sa peine n’avait jamais été prononcée en raison de nombreux rebondissements dans cette affaire extrêmement politisée.

Le président a finalement décidé d’y mettre un terme définitif, en usant de son droit de grâce avant son départ de la Maison Blanche, prévu le 20 janvier 2020.

« C’est mon grand honneur d’annoncer que le général Michael Flynn a bénéficié d’une grâce complète », a-t-il tweeté, alors que la presse spéculait depuis quelques jours à ce sujet .

La clémence de Donald Trump

« met un terme à des poursuites politiques et sans relâche d’un homme innocent », a justifié la porte-parole de la Maison Blanche, Kayleigh McEnany, en présentant Michael Flynn comme « victime » d’une tentative « coordonnée de renverser l’élection de 2016 ».

Alors que les démocrates dénoncent un « abus de pouvoir », Donald Trump a toujours accusé les démocrates d’avoir orchestré l’enquête sur les soupçons d’entente entre Moscou et son équipe de campagne.

Cette enquête tentaculaire a empoisonné les deux premières années de son mandat avant de se conclure sur une absence de preuves de collusion.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

POUR UN TROISIEME MANDAT OBAMA

 AVEC JOE BIDEN ?

Dans sa première interview depuis son élection, Biden assure qu'il n'y aura pas de  « 3e mandat Obama ». Après avoir annoncé la première salve de nominations de sa future équipe, dont plusieurs personnalités de l'ancienne équipe Obama, le président élu des États-Unis Joe Biden a assuré que son administration représente « le paysage politique » du pays.

Depuis son fief de Wilmington ce mardi, le démocrate de 78 ans a officiellement présenté les premiers membres de son équipe. Si le cabinet que M. Biden est en train de forger sous le sceau de la diversité et de la parité est en absolu contraste avec celui qui aura sévi sous Trump, Joe Biden s'est toutefois défendu ce mardi sur la chaîne NBC News de vouloir rejouer « un troisième mandat Obama », après avoir nommé les premiers membres de son administration, dont certains étaient en poste pendant la présidence de Barack Obama.

Des « serviteurs de l’Etat »

Parmi les six personnes déjà nommées au sein du futur gouvernement Biden figure notamment Antony Blinken, ancien numéro deux de département du secrétariat d'Etat quand Hillary Clinton occupait le poste, sous le premier mandat de la présidence Obama. John Kerry, ex-secrétaire d'Etat de 2013 à 2017, fera également partie de l'équipe Biden, en tant qu'envoyé spécial du président sur le climat. Autre figure clé: Linda Thomas-Greenfield, nommée au poste d'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, et directrice générale du bureau des affaires étrangères au cours des deux mandats de Barack Obama.

La compétence tenant d’abord à l’expérience, des revenants de l’ère Obama font partie des nominations . Mais ce sont avant tout des « serviteurs de l’Etat », certes tous démocrates, mais avec suffisamment de bagages pour comprendre que les questions de sécurité nationale doivent être, dans la mesure du possible, des questions qui fassent consensus. A la fois à l’intérieur du parti démocrate mais également au Congrès vis-à-vis des Républicains, si tant est qu’ils gardent le Sénat après les élections du 5 janvier en Géorgie.

« C'est une équipe qui reflète le fait que l'Amérique est de retour, prête à guider le monde », a déclaré Joe Biden, accompagné de sa future vice-présidente Kamala Harris. Une équipe qui signale le retour du multilatéralisme et de la coopération internationale, après quatre ans d' « Amérique d'abord » de Donald Trump.

« Nos alliances ont souffert, c'est pour ça que j'ai trouvé des gens qui représentent le paysage politique des États-Unis et du parti démocrate », a-t-il ajouté sur NBC, assurant qu'il pourrait nommer au sein de son équipe un républicain ayant voté pour Donald Trump.

Ouverture du processus de transition d'administration

Deux semaines après l'élection, le président sortant Donald Trump a par ailleurs finalement donné lundi soir son feu vert vers une administration Biden. Après le Michigan lundi, la Pennsylvanie et le Nevada ont en effet à leur tour certifié mardi la victoire de Joe Biden.

La procédure permet donc à l’équipe de M. Biden de se préparer à investir l’appareil gouvernemental — ses ministères et ses agences — et de bénéficier des budgets afférents à son installation. Mardi après-midi, la Maison-Blanche a fait un pas de plus en acceptant que M. Biden puisse avoir accès au crucial President’s Daily Brief, qui contient les informations et les analyses les plus sensibles en matière de renseignements.

« L'Amérique est de retour, prête à guider le monde »

De nombreux dossiers explosifs attendent Joe Biden dans le domaine de la diplomatie et de la sécurité

En effet l’annonce de Donald Trump, dans la foulée du limogeage du secrétaire à la Défense, du retrait de troupes - un sixième des soldats en Irak, un nombre indéterminé en Somalie et, surtout, la moitié des effectifs en Afghanistan-, n'est pas sans conséquences dramatiques. Le dernier retrait. laissera notamment le gouvernement afghan et sa population aux prises avec un retour prévisible et violent des talibans.

En ce qui concerne la politique du Moyen-Orient la posture prise par l'administration Trump avec le déplacement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, la visite de Pompeo dans une colonie israélienne qui s’inscrit dans une démarche de légitimation des colonies israéliennes,pourra difficilement être invalidée.Selon Oded Eran, chercheur au sein de l’Institut d’études de sécurité nationale (IRSS): «Le retrait américain du Moyen-Orient se poursuivra sous Biden ».

À cela s’ajoute la tournée du secrétaire d’État en Arabie saoudite, avec l’inscription des insurgés houthis sur la liste des groupes terroristes condamnant les Yéménites à plus de violence. S’y joint enfin la menace réitérée par le président américain d’une attaque contre l’Iran, alors que les indicateurs régionaux montrent une activité accrue de Téhéran dans la région.

Dans un monde géopolitiquement des plus instables le retrait du Compromis de Vienne sur le nucléaire iranien en 2018, celui du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire en 2019, du traité Ciel ouvert cette année, et la fin annoncée du traité américano-russe New Start sur la limitation des armes nucléaires) mettent à mal l’architecture du contrôle des armements.Aussi la Russie a amorcé un ambitieux programme de modernisation militaire ; la Grande-Bretagne a annoncé son plus gros investissement en défense (16,5 milliards de livres) depuis la fin de la guerre froide et la Suède prévoit une augmentation de 40 % de son budget militaire pour les quatre prochaines années.

L’ère Trump a profondément fracturé les alliances et détricoté l’architecture du système international. Elle laisse ainsi dans un monde moins stable un président américain affaibli aux prises avec des tensions exacerbées…Le nouveau président démocrate Joe Biden l' a bien compris comme il l'a assuré lors de sa première interview depuis son élection. « Ce ne sera pas un troisième mandat Obama, car nous faisons face à un monde totalement différent que celui qu'a connu l'administration Obama-Biden. ».Le retour de l'Amérique sur le devant de la scène internationale ne pourra  pas revenir sur les impulsions données par l'ère Trump.

La pandémie et ses conséquences prioritaires

D'autant que le vieux routier de la politique a repris son image de rassembleur: « Je veux que ce pays soit uni » et ne veut oublier les 74 millions d'électeurs qui ont voté Trump. Si les sénatoriales de Géorgie donnent la victoire aux Républicains, le Sénat sera à majorité républicaine et aucune des réformes souhaitées ne sera validée en l’état au Congrès.

En outre Joe Biden a une toute autre priorité : il veut s’attaquer d’abord à la pandémie et ses conséquences économiques et sociales. Ce feu vert à l'ouverture du processus de transition donné lundi au soir débloque en effet des fonds pour l'équipe Biden et lui ouvre la porte de l'administration Trump afin de se coordonner sur les sujets brûlants, comme la campagne de vaccination contre le Covid-19 à venir.

A l'évidence, tant que cette crise majeure ne sera pas réglée et que l’économie ne s’en relèvera pas, il n’est pas certain que Joe Biden se lance à corps perdu d'une part dans les questions internationales et  d'autre part dans les réformes qu' attend son aile gauche.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE FUTUR GOUVERNEMENT

DE JOE BIDEN

Joe Biden doit dévoiler mardi ses premiers choix pour le futur gouvernement américain, poursuivant la mise en place de son équipe à deux mois de son investiture.

« Vous verrez les premières nominations du gouvernement du président élu mardi », a affirmé sur la chaîne ABC Ron Klain, le futur chef de cabinet de Joe Biden, sans vouloir préciser les portefeuilles concernés ni des noms.

« Il faudra attendre que le président élu le fasse lui-même mard i», avant le long week-end de la fête de Thanksgiving, a-t-il dit.

D'ici à son investiture et dans les premiers mois de son mandat, Joe Biden va devoir attribuer quelque 4000 postes.

Joe Biden a fait de Ron Klain son futur bras droit.

L'avocat de formation est appelé à devenir le futur chef de cabinet à la Maison-Blanche.

Homme clé de la présidence américaine, il est le coordonnateur de l'action de l'administration.

Ron Klain a déjà travaillé plusieurs fois avec Joe Biden :

lorsque ce dernier était président du Comité judiciaire du Sénat, comme chef de cabinet du vice-président et plus récemment comme conseiller du candidat à la Maison-Blanche.

Autre atout de taille :

en 2014, Ron Klain a coordonné la réponse de l'Administration Obama à la crise Ebola.

Le président lui a associé Jen O'Malley Dillon comme cheffe de cabinet adjoint.

La quadragénaire dirigeait depuis la mi-mars son équipe de campagne après avoir travaillé auprès du Texan Beto O'Rourke.

Si Joe Biden a déjà nommé plusieurs proches conseillers qui l’entoureront à la Maison Blanche, le suspense persiste cependant sur son gouvernement qui devrait «représenter l’Amérique», diversifié et féminisé.

La composition du gouvernement est en effet plus délicate car les noms devront être validés par le Sénat, où une majorité républicaine se dessine en attendant le résultat d'un second tour pour les deux sièges de Géorgie début janvier.

Selon plusieurs médias dont le «New York Times» et l’agence de presse «Bloomberg», Joe Biden compte nommer au poste de secrétaire d’Etat Antony Blinken, un diplomate chevronné qui a longtemps été l’un de ses collaborateurs.

Francophone, il était le numéro deux du département d'État sous le président Barack Obama.

Ce diplomate chevronné a longtemps été l'un de ses conseillers à la vice-présidence puis pendant la campagne.

C'est un fervent partisan du multilatéralisme qui prendrait la succession de Mike Pompeo.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP DISPOSERAIT-IL D'UNE

" BOTTE SECRETE DISSIMULEE " EN MATIERE

 DE CONTROLE DE LA SECURITE DES ELECTIONS ?

Emoussés, volontairement ou non, par le débat sur la COVID-19  en France et en Europe Occidentale, les rebondissements successifs du style « histoires à tiroirs » des élections américaines, ne semblent pas concerner la population et surtout la Presse occidentale « mainstream ».

Et pourtant, de notre point de vue les résultats des élections auront les mêmes conséquences et sont par voie de conséquence aussi importants que pour un simple citoyen américain, à plus forte raison si ils ont fait l’objet d’un trucage quasi institutionnel.

D’ailleurs Joe Biden, le président autoproclamé l‘avait bien annoncé par avance :

« Ces élections seront les plus truquées de l’histoire américaine ».

On avait eu peine à le croire !

On n’en doute plus aujourd’hui tant les résultats paraissent surprenants et contradictoires.

On l’a tellement cru que fébrilement, comté après comté, en commençant par les plus discutés, une armée de scrutateurs s’est mis à recompter. Un travail de fourmis qui a néanmoins permis un certains nombre de redressements mais qui n’a toujours pas autorisé le départage légitime entre les deux challengers, alors que la contestation du côté du clan républicain notamment ne cesse pas d’enfler.

Les déplacements de voix constatés aussi massifs qu’expéditifs ou encore injustifiables  avaient d’évidence d’autres sources :

selon les Etats où la fraude au travers du vote par correspondance a posé' problème suite à la déficience voire l’opacité des systèmes logiciels.

Ces critiques ne sont pas nouvelles mais cette fois- ci l’ampleur de la controverse est issue de la plongée profonde vers les principales technologies de votes et des sociétés, sous- traitantes ou non, qui les ont mises en œuvre.

C’est ainsi que l’on apprend que le Président de Smartmatic ,une filiale de Dominion Voting System,  entreprise fondée en 2003 à Denver au Canada (Colorado), est un membre de la Chambre des Lords Britanniques, Mark Malloch Brown , ancien vice-président des fonds et d’investissements de Georges Soros, ancien vice-président de la Banque mondiale et ancien vice- président du Forum Economique Mondial de Davos…

Le mari de Kamala Harris, la suppléante de Joe Biden, Douglas Emhoff aurait des « connexions » avec les deux systèmes de vote, celui de Smartmatic et celui de Dominion.

Certain du calme olympien de Donald TRUMP !

 Que prépare-t-il ?

Quel est le but exact de la tournée européenne de Mike Pompeo un ancien de la CIA et Secrétaire d’Etat de Donald Trump?

Le suspens est tombé le samedi 14 novembre 2020. Des informateurs basés en Allemagne rapportent qu’une entreprise Scylt hébergerait les données électorales américaines de manière inattendue et illégale.

En Espagne.

L’entreprise a été perquisitionnée  par l’armée américaine et les serveurs installes à Frankfort ont été saisis. Ce serait d’ailleurs ce serveur qui aurait été utilisé pour les opérations de manipulations par l’entreprise Scylt.

Mais qui est cette société Scytl ?

Scytl  a été  créée en 2001, deux ans avant Smartmatic, en Espagne. Elle est elle aussi spécialisée dans les solutions de votes et d’élections en ligne.

Malgré un carnet de commandes fourni, Scytl a été mise en faillite en juin 2020. Scytl a aussi des liens avec Georges  Soros, le Parti Démocrate américain et feu Paul  Allen, co-fondateur de Microsoft et Bill Gates.

Il investit  via son entreprise Vulcan . Pour la fabrication des machines à voter et des tableurs Scytl faisait appel à Dominion Voting System Corporation, la société citée plus haut.

La première question qui vient à l’esprit est de savoir comment une société espagnole, déclarée en faillite a pu être chargée (et par qui) de la gestion du vote numérique  pour l’élection présidentielle américaine 2020.

Naïveté ou certitude absolue qu’à nouveau « cela passerait » et que les démocrates écarteraient facilement, avec la fraude, Trump en 2020 !

Mais TRUMP avait anticipé. Et  les démocrates ne le chasseraient pas aussi facilement...

En 2020, toute l’oligarchie américaine avait oublié l’Exécutive Order, un décret pris en application de l’article 16 de la Constitution adossé sur « l’urgence nationale » pour le cas où la sécurité serait inhabituellement menacée..

Ce décret prévoit que toute personne, morale ou physique, nationale ou étrangère qui menacerait l’intégrité nationale en perturbant, fraudant, influençant le bon déroulement des élections seraient poursuivie et sévèrement condamnée. En priorité, ses biens seraient saisis………

Ces dispositions concernent également toutes les personnes compromises par la Chine (Joe et Hunter Biden par exemple)

Une descente sur le  site de Scytl de Barcelone est en cours …

Cette information est une bombe qui à elle seule justifie probablement la visite européenne de  Mike Pompeo et l’audition par le Sénat américain des responsables de Facebook et de Twitter.

On voudrait être mouche pour savoir ce qui s’est dit hier à Paris entre Emmanuel Macron et Mike Pompeo, comme on voudrait  avoir été souris pour percevoir la réaction d’Angela MERKEL qui ne pouvait ignorer l’activité d’un cartel de la CIA prêt a entraver le bon déroulement de l’élection présidentielle américaine 2020.

Cette affaire est une bombe à retardement !

A suivre.....




Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP  ENCORE PRESIDENT

 DES ETATS-UNIS

Depuis le scrutin du 3 novembre 2020, le président Donald Trump reste silencieusement à la Maison Blanche, s'autorisant une partie de golf en Virginie et répétant ses accusations de fraudes sur Twitter.

Mais le président américain a annoncé ce lundi 9 novembre 2020 le limogeage de son ministre de la Défense Mark Esper, qui sera remplacé par le directeur du centre national de contre-terrorisme, Christopher Miller.

« Chris va faire un SUPER travail ! Mark Esper est limogé. Je le remercie pour son travail », a tweeté le président américain Donald Trump, deux jours après l'annonce par les médias de sa défaite face à Joe Biden lors de la présidentielle américaine.

C'est que le président conserve toutes ses prérogatives.

Le président conserve toutes ses prérogatives

Jusqu'à l' investiture de Joe Biden le 20 janvier prochain, Donald Trump reste en effet aux commandes de la première puissance mondiale.

Durant cette période dite du « lame duck » ( canard boîteux, en français ) Donald Trump garde le contrôle de l’exécutif tandis que Joe Biden, lui, prendra connaissance des dossiers, suivra les briefings des services de renseignements, consultera et nommera son équipe : ministres, conseillers, responsables clés.

Traditionnellement, cette période post-électorale est l’occasion pour les présidents perdants, qui ne sont plus contraints par la crainte de ne pas être réélu, de prendre certaines décisions qu’ils n’auraient pas prises auparavant par peur de rompre avec leur électorat.

Décrets, grâces et limogeages…

Le président sortant pourrait profiter de cette période durant laquelle il est libéré des contraintes électorales pour signer des décrets présidentiels et mettre une dernière fois en œuvre son programme.

Avoir recours aux grâces présidentielles est aussi devenue une habitude pour les présidents en période de transition. Respectivement, les deux derniers présidents ont gracié 140 et 330 personnes avant de quitter la Maison Blanche.Trump pourrait gracier des proches empêtrés dans des affaires judiciaires.

Dans plusieurs médias américains, les noms de Michael Flynn, son ancien conseiller à la Sécurité nationale mis en cause dans l’enquête sur les soupçons d’ingérence russe, Paul Manafort, ou encore Steve Bannon sont évoqués.

La période de transition peut également être l’occasion pour un président sortant d’en quelque sorte « régler ses comptes ».Le limogeage de personnalités de premier plan peut donc intervenir lors du « lame duck ».

Après le limogeage de son ministre de la Défense Mark Esper le 9 novembre, Donald Trump pourrait limoger le docteur Anthony Fauci, l’immunologue chargé de la gestion de la pandémie de Covid-19, ou encore l’actuel directeur du FBI, Christopher A. Wray, qui a refusé d’enquêter sur la famille Biden.

Et si Donald Trump ne reconnaissait pas la défaite...

A part quelques pontes, dont l'ex-président George W. Bush, qui l'ont appelé à reconnaître sa défaite, la plupart des républicains sont restés silencieux. Au sein de la Maison-Blanche, il y aurait apparemment deux clans qui s'opposent.

L'un le poussant à admettre le résultat de l'élection, conscient qu'il y a peu de chance de le changer. L'autre, mené notamment par ses deux fils et Rudolph Giuliani, son avocat, l'encourageant à tout mettre en œuvre pour contester le scrutin. De son côté, Melania a publié un tweet qui soutient son mari.

Et ces derniers jours, Donald Trump aurait discuté de la possibilité de nouveaux meetings électoraux pour mobiliser ses troupes. Son équipe envoie dix textos et e-mails par jour à ses supporteurs pour solliciter des dons pour son « Fonds de défense des élections ». Il a aussi annoncé de nouveaux recours en justice.

Des recours en justice

Des recours en justice ont été introduits dans au moins cinq États clés, arguant de fraudes ou irrégularités dans le processus électoral. Un recomptage s’annonce en Géorgie où le scrutin est particulièrement serré et n’est pas exclu dans le Wisconsin.

Mais chaque État a une date limite à laquelle les responsables des élections doivent avoir certifié les résultats et validé le comptage des voix obtenues par chaque candidat: la Géorgie a jusqu’au 20 novembre 2020, la Pennsylvanie jusqu’au 23, l’Arizona jusqu’au 30.

Le 14 décembre 2020 est la véritable date butoir, soulignent les experts: les grands électeurs de chaque État doivent alors se réunir pour voter formellement pour l’un ou l’autre des candidats, vote en principe dicté par la majorité du vote populaire dans cet État.

Même lors de la présidentielle de 2000 opposant George W. Bush à Al Gore, où le gagnant de l’État clé de Floride fut contesté pendant plus de trente jours, cette date limite avait été tenue.

Des listes rivales de grands électeurs dans les États contestés?

C’est un scénario extrêmement improbable mais certains en parlent…Dans ce scénario le parlement à majorité républicaine d’un ou plusieurs États dans lesquels une victoire démocrate est contestée pourrait désigner des grands électeurs républicains – au lieu de valider une liste démocrate reflétant les résultats du vote populaire.

La dispute se poursuivrait alors devant le Congrès, qui se réunirait le 6 janvier 2021 pour procéder au comptage des voix des grands électeurs et désigner formellement le vainqueur de l’élection. Mais il faudrait que plusieurs États clés soumettent des listes rivales pour remettre en cause la victoire de Joe Biden, ce que les experts considèrent impossible.

Investiture de Joe Biden

Si Donald Trump ne reconnaissait pas la défaite, Joe Biden n’en serait pas moins investi le 20 janvier 2021, mais cela alimenterait le doute dans le camp républicain et pourrait « délégitimer » la victoire de Joe Biden, selon nombre d'experts.

Joe Biden comptabilise en effet désormais 290 grands électeurs, soit 20 de plus que le seuil nécessaire pour être élu à la Maison-Blanche, depuis le basculement en sa faveur de l'Arizona, Etat dans lequel il devance le républicain de 11.000 voix.

« Ces recours sont conçus pour permettre à Trump de sauver la face et pour qu'il puisse ainsi dire au final qu'il a perdu, car les élections ne se sont pas jouées à la loyale », résume un de ses conseillers, au Washington Post.

Signe que le président n'est quand même pas tout à fait sûr d'avoir gagné, il aurait, selon le site Axios, déjà dit qu'il pensait se représenter en 2024.

Et pour la petite histoire : sachez que même le matériel de la Maison Blanche est aussi victime de cette période de transition et que des objets disparaissent régulièrement entre deux mandatures.

Les équipes de Clinton n'avaient-elles pas emporté avec elles les lettres « W » des claviers des ordinateurs de la Maison Blanche ?

Bienvenue à la « White House ». !!




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ELECTIONS USA  FRAUDE MASSIVE ?

Vu d’Europe et de France plus particulièrement on a l’impression que les USA sont en train de revenir à la période du FAR WEST illustrée par tant de films hollywoodiens.

Vu d’Afrique, dont les Etats ont souvent reçu des leçons de démocratie de la part de la mère de toutes les démocraties, l’Amérique, on ne se prive pas d’utiliser des mots grinçants évoluant entre moquerie, goguenardise, dérision  voire ferme  sévérité.

L’Amérique en serait-elle venue à ressembler à l’Afrique en matière d’élections étant donné qu’il faut dorénavant autant de temps pour dépouiller tous les bulletins de votes de l’Amérique tout entière que pour dépouiller, additionnés, les bulletins de votes de Côte d'ivoire, de  Guinée, de Guinée Bisseay etc....

La CDAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest) s’est indignée tandis que  le journal nigérien satyrique « le Lynx » s’en est donné à cœur joie en caricatures.

De son coté, Saddam Hussein a dû se retourner dans sa tombe.

Ironiquement grinçants et allant même plus loin, certains se sont déjà posé la question de savoir si dorénavant il ne faudrait pas nommer des observateurs africains ou chinois pour contrôler le bon processus démocratique des élections dans cette Amérique ?

Démocratie, école de liberté, liberté d’expression……… j’écrivais autrefois ton nom !!!

Plus concrètement, les premiers fautifs et grands perdants, ce sont les sondeurs. Les mêmes s’étaient déjà trompés en 2016 ; par idéologie, ils se seraient à nouveau trompés en 2020 à moins que la mystification  ne soit qu’une volonté avérée d’influencer l’électorat, surtout celui des indécis, ceux du marais.

Plus prosaïquement, nous avons la conviction que ces sondages extravagants n’avaient pour seul objectif que de masquer la fraude électorale à venir et programmée.

Le principe en a été énoncé par Joe Biden lui-même pendant la campagne électorale :

" Comme vous l’avez fait pour l‘administration OBAMA (sic), nous avons mis en place une organisation de fraude électorale la plus étendue et la plus inclusive de l’histoire de la politique américaine ".

En face, les généraux de l’intelligence militaire indispensables dans ce contexte ont tout observé, discrètement. Ils savaient tout des arcanes de la fraude programmée par les démocrates et répondaient à qui les interrogeaient :

«  STEEDY ! STEEDY ! STEEDY ! »  LAISSEZ LES CHARGER ET FRAUDER….

Sans surprise ce sont les votes par correspondance sur lesquels porte l’angle d’attaque principal. C’est eux qui auraient permis que Joe Biden emporte l’état de Pennsylvanie :

Les bulletins de vote par correspondance qui devaient arriver avant 20 h ont été acceptés pendant 3 jours après la clôture des bureaux.

Dans le MICHIGAN, TRUMP était confortablement en avance, jusqu’à ce que 140 000 bulletins arrivent par la poste, tous pro BIDEN, sans exception...

La même chose dans le WISCONSIN où l’on aurait retrouvé  100 000 bulletins « Biden » une quantité suffisante pour qu’il gagne l’Etat.

Mais ce ne seraient pas les seuls Etats où la fraude auraient été massivement organisée :

    Au NEVADA  le nombre de votants a été 25% supérieur aux nombre des inscrits

    PENNSYLVANNIE…………………………..9%...................................des inscrits

    MINNESOTA ………………………………..7%...................................des inscrits

    CAROLINE DU NORD ……………..………6%...................................des inscrits

    MICHIGAN……………………………..…..5%...................................des inscrits

    WISCONSIN ……………………………..…5%...................................des inscrits

    ARIZONA …………………………………...1%…………………….….des inscrits

En violation de la loi, des observateurs républicains ont été expulsés des bureaux de votes

Pour qu’ils ne puissent pas regarder de l’extérieur à la jumelle (+400 m) les scrutateurs ont collé des cartons ou des feuilles de papier sombres sur les vitres des salles de dépouillement.

 On a même fait voter les morts et des migrants.

A DETROIT par exemple :

   4788 votants auraient été enregistrés en double sur la liste électorale

   32519  non inscrits mais en âge de voter auraient été autorisés à voter

   2503 personnes mortes enregistrées auraient été « autorisées » à voter

   Une personne née en 1838 aurait été autorisée à voter

Des bus pro-Biden auraient transporté des gens pour aller de sites en sites, ce qui aurait permis à certains de voter 2 voire 3 fois, sachant qu’aucune pièce d’identité n’aurait été exigée.

Certains postiers auraient témoigné qu’ils avaient été obligés par leurs supérieurs de livrer des sacs postaux contenant des bulletins de votes … tous pro-Biden.

Donald Trump et son armée d’avocats ont déjà commencé à dénoncer ces fraudes. Des arrestations ont déjà eu lieu (AuX US  la fraude électorale est punie par de la prison à vie)

Ce que les démocrates et Joe Biden ne savent encore pas mais vont bientôt savoir c’est que les bulletins de votes officiels auraient tous été cryptés (comme les billets de banque/filigrane), même doublement cryptés sur le mode de cryptage appelé QFS et enregistré sous forme de bouchain.

C’est Steve Piecznik un des meilleurs expert ultra crédible qui viendrait de faire ces révélations. Avec cet outil, les bulletins recomptés  et reconnus comme frauduleux pourraient être mis à l’écart et leurs auteurs arrêtés immédiatement.

Donald Trump  est hyper-intelligent. Utilisant les principes du TSUN TSU  (l’art de la guerre) il a laissé l’ennemi faire toutes les erreurs possibles : STEEDY !

Et va les prendre le doigt dans le pot de confiture !!!

Même si Joe Biden, s’est autoproclamé président, il semblerait que les Démocrates aillent droit dans le mur. Les lumières de la Fête devant la Maison Blanche risquent de s’éteindre rapidement.

Calmement, Donald Trump a rejoint la Floride pour faire un golf, sachant que les Républicains n’ont jamais été aussi soudés derrière lui. Il préparerait son retour à la maison Blanche.

L'administration des services généraux n’a pas lancé le processus de transition ni fixé de calendrier. C'est l'administration des services généraux (GSA) qui est en premier lieu chargée de reconnaître officiellement M. Biden en tant que président élu, afin d'entamer la transition.

Jusqu'ici ce sont les médias qui ont déclaré Joe Biden vainqueur, le résultat n'a pas encore été proclamé officiellement, et beaucoup de républicains soutiennent toujours Trump.

«Il n’appartient pas aux médias de déterminer qui est le président. Le peuple le fait. Quand tous les votes légaux auront été comptés, et les allégations de fraudes examinées, nous saurons qui est le gagnant», remarque Josh Hawley, sénateur du Missouri.




Clara Mitchell pour DayNewsWorld

JOE BIDEN VU DE FRANCE

Vu de France:

Joe Biden nouvellement élu 46 ème président des États-Unis, beaucoup de commentaires sont déjà arrivés de la part de la classe politique française ainsi que de la presse.

De façon unanime il est souhaité bonne chance aux Américains avec le nouveau président.

Pour beaucoup Joe Biden c'est François Hollande version Usa !

Pour une part des Français que les Etats-Unis s'appauvrissent ce n'est pas un problème, ils ont toujours été considérés comme beaucoup trop riches, avec beaucoup trop d'emplois, alors un peu de récession aux États-Unis ne peut pas leur faire du mal !

Pour les Français et une partie de la classe politique, Joe Biden est une opportunité pour les Européens avec une Amérique qui va s'appauvrir, et où le chômage ne va pas tarder à régner en maître !

Avec l’élection de Joe Biden, c'est l'Amérique qui est le grand perdant, mais en toute logique le peuple américain n'en a pour l'heure conscience.

L'Amérique de demain sera très sûrement bien différente de ce qu' elle est en cet instant !

Nombreux sont aussi les commentaires venant de toutes parts pour lesquels parler de la fraude n'est pas tolérable dans un grand pays démocratique.

Les Français ont noté la très grande faiblesse du système de vote par correspondance américain, rappelons que l'élection présidentielle française se fait au suffrage universel direct.

En toute vraisemblance les USA devront réfléchir sur leur mode de scrutin, qui devrait se moderniser !

Effectivement si ce dernier est issu d'une longue et vieille tradition dans une période où les États-Unis n'avaient pas de moyens de communication rapide, dans un Etat moderne il va être urgent de le reformer !

On entend également en France que les Américains ont élu un président vieux (Emmanuel Macron 42 ans), fragile, et plus ou moins malade, mais heureusement Joe Biden a choisi une vice-présidente belle, et bien jeune, prête à prendre sa place dans le cas où.... !!!

Le dernier point et non des moindres qui soulève la stupeur des Français, ce sont les images de foules massées en pleine pandémie Covid-19 qui fait des ravages et des morts sur Terre, stupeur d'autant plus incompréhensible que les électeurs de Joe Biden qui auraient massivement votés par correspondance à cause et par peur du Covid,  seraient d'un coup devenus sans crainte du Covid-19 !!!




Alize Marion pour DayNewsWorld

JOE BIDEN  46 e PRESIDENT DES ETATS-UNIS

Pour Joe Biden la vie commence à 78 ans...

Depuis 17 h 45 Joe Biden, 78 ans, est proclamé devenir le 46e président des Etats-Unis d’Amérique, le 20 janvier.

«Je suis honoré et touché par la confiance que le peuple américain a placée en moi et en la vice-présidente élue Kamala Harris.

Confrontés à des obstacles sans précédent, un nombre record d’Américains ont voté.

Prouvant, une fois encore, que la démocratie bat intensément dans le cœur de l’Amérique», a déclaré Joe Biden dans un communiqué publié quelques minutes après l’annonce de sa victoire.

L’ancien vice-président de Barack Obama devrait s’adresser à la nation samedi soir depuis son fief du Delaware.

A deux reprises,Joe Biden a envisagé des candidatures à l’élection présidentielle comme des points culminants d’une carrière d’un parfait classicisme, engagée au Sénat des Etats-Unis en 1972.

Pour sa première tentative, en 1987, il avait 45 ans .

Joseph Robinette Biden Jr., dit Joe Biden, né le 20 novembre 1942 à Scranton (Pennsylvanie), est un homme d'État américain.

Sénateur fédéral pour le Delaware de 1973 à 2009, il est considéré comme appartenant à l’aile droite du Parti démocrate et préside le comité judiciaire et criminel de la chambre haute du Congrès de 1987 à 1995. Il est également à la tête à deux reprises, entre 2001 et 2009, du comité des affaires étrangères du Sénat.

Candidat sans succès aux primaires démocrates en vue des élections présidentielles de 1988 et à nouveau en 2008, il est choisi par Barack Obama pour être son colistier comme candidat à la vice-présidence des États-Unis pour l'élection de 2008. Élu avec celui-ci, puis réélu en 2012, il est le premier vice-président catholique dans l'histoire américaine.

En 2020, à 77 ans, il remporte les primaires démocrates et devient le candidat de son parti pour affronter le président sortant, Donald Trump, lors de l'élection présidentielle. Il choisit Kamala Harris comme candidate à la vice-présidence.

« Joe Biden n’était certainement pas le président rêvé… Jugé trop vieux et trop dépassé par beaucoup. Il n’a d’ailleurs jamais vraiment réussi à créer une véritable adhésion autour de sa figure. Comme s’il lui manquait quelque chose pour véritablement séduire. »

Son seul atout était sa colistière, et future vice-présidente, Kamala Harris, véritable révélation de sa campagne.

Qui est Kamala Harris, la future vice-présidente de Joe Biden ?

« Ma mère me disait souvent : Kamala, tu seras peut-être la première à accomplir de nombreuses choses. Assure-toi de ne pas être la dernière. ». Cette anecdote, que Kamala Harris aime à répéter, sied à nouveau à ce vers quoi se destine désormais la colisitère de Joe Biden, donné gagnant ce samedi de l'élection présidentielle américaine.

Âgée de 56 ans, la sénatrice de Californie a rapidement réagi à cette victoire, acquise en Pennsylvanie, promettant de se « mettre au travail » sans tarder pour restaurer « l'âme de l'Amérique ».

« Dans cette élection, il s'agit de beaucoup plus que de Joe Biden ou moi-même. Il s'agit de l'âme de l'Amérique et de notre détermination à nous battre pour elle. Nous avons beaucoup de travail devant nous. Mettons-nous au travail », a-t-elle écrit sur Twitter, avant de relayer une vidéo d'elle au téléphone avec le futur président.

« Nous l'avons fait, Joe », s'exclame-t-elle dans cette courte séquence. Elle devient ainsi la seconde sénatrice noire de l'histoire américaine et même la première à ce poste à avoir aussi, des origines indiennes.


Paul Emison pour DayNewsWorld

UN NOUVEAU PRESIDENT AUX ETATS-UNIS ?

LES ETATS CLES DE LA PRESIDENTIELLE

CE SAMEDI 7 NOVEMBRE 2020

Samedi 7 novembre 2020 17h30

Plusieurs médias et agences américains (AP, NBC, CNN), ont déclaré que Joe Biden avait remporté la présidentielle en obtenant 270 grands électeurs.

17h18 «J’ai gagné cette élection, de beaucoup», a tweeté ce 7 novembre le président sortant des Etats-Unis Donald Trump, bien que le décompte des voix n'est pas officiellement terminé. Twitter prévient, en bas de ce message, que «les sources officielles» peuvent ne pas avoir annoncé le terme de cette élection au moment où a été publié ce tweet.

Incertitudes...

On ne connaît toujours pas le nom du prochain président des États-Unis. Joe Biden a cependant pris un net avantage sur Trump depuis le dépouillement des votes par correspondance qui ont fait basculer les résultats pour le démocrates Biden. Notamment dans certains Etats clés : la Pennsylvanie (20 grands électeurs) et la Géorgie (16 grands) .Joe Biden, 77 ans, est désormais en tête en Pennsylvanie, Etat-clé qui avec ses 20 grands électeurs pourrait lui permettre de franchir en vainqueur la ligne d'arrivée. Il y compte près de 29.000 voix d'avance.

S'il l'emporte dans cet Etat industriel, il deviendra le 46e président américain, quelle que soit l'issue du dépouillement ailleurs .Ailleurs, c'est plus précisément le Nevada (49.8% contre 48%). En Georgie, le camp Biden est aussi devant (49.4% contre 49.3%). Mais l'écart entre les deux hommes étant très serré, un recompte des voix est en cours .Biden se serait imposé en Arizona, un État historiquement républicain, mais aussi dans le Wisconsin sur le fil, un État qui avait voté Trump en 2016, tout comme le Michigan.

Donald Trump a remporté la Floride, un État-clé mais aussi le Texas, historiquement républicain mais que les démocrates avaient l’espoir de décrocher. Il a de l' avance en Caroline du Nord (15 grands électeurs).

Si Joe Biden lors d'un bref et sobre discours s'est montré confiant pour la fin de la course à la Maison Blanche, « nous sommes en bonne voie de décrocher 300 grands électeurs », a-t-il déclaré avant d'appeler les Américains à « se rassembler » pour « surmonter la colère », Donald Trump a d’ores et déjà déclaré qu’il comptait saisir la Cour suprême pour arrêter le décompte des voix.

Dans un discours prononcé à la Maison Blanche jeudi à 18h45 (locales), le président sortant a répété qu'il allait gagner l'élection présidentielle américaine, que les démocrates essaient de lui « voler ». Ce discours, certaines chaînes d'informations américaines ont décidé de l'interrompre.

En attendant, les esprits s'échauffent dans les deux camps.

A Phoenix, les pro-Trump donnent de la voix. Certains affichent même leurs armes à feu en bandoulière. A Philadelphie, en Pennsylvanie, les votes par correspondance sont toujours au cœur de la guerre des nerfs entre républicains et démocrates. En effet, près de quatre Américains sur dix ont choisi cette option. Dans un bureau de Pittsburgh, les vérifications pourraient durer plusieurs jours.

Vendredi soir devant ses supporters, le candidat démocrate a assuré qu'il allait gagner cette élection. Face à son adversaire, il joue l'apaisement. De son côté, le candidat républicain juge que « Joe Biden ne devrait pas revendiquer la présidence de façon illégitime ».

Vendredi 6 novembre

Les résultats de l'élection américaine s'affinent, et plus le dépouillement des votes par correspondance avance, plus le scénario d'une victoire de Joe Biden se précise. Le démocrate s'est finalement imposé dans le Michigan et dans le Wisconsin. L'ancien vice président de Barack Obama en est à 253 grands électeurs si on reste prudent en retirant les grands électeurs de l'Arizona sur en attendant des résultats beaucoup plus clairs. Deux Etats sont intéressants à suivre. En effet, si Joe Biden remporte le Nevada, tout proche de livrer son verdict, et surtout la Géorgie, il deviendra potentiellement le futur président des Etats-Unis.

Géorgie, Caroline du Nord, et Pennsylvanie. 

Selon les projections de ABCNews, dans l'État de Géorgie Joe Biden vient de passer devant Donald Trump. Le candidat démocrate a désormais 1096 voix d'avance sur le président. Joe Biden a 2.449.580 voix contre 2.448.484 pour le président. Le dépouillement continue.

C'est dans ces États-clés que l'élection américaine se joue actuellement. Sans compter l'Arizona et le Nevada, à l'issue toujours incertaine, ni l'Alaska, aux résultats pas encore officialisés mais acquis à Donald Trump.

En 2016, le milliardaire l'avait emporté dans six swing states et avait été investi malgré sa défaite pour le vote populaire - Hillary Clinton le surpassant de 2,8 millions de voix. Pour l'emporter, les candidats doivent en effet décrocher le vote de 270 des 538 grands électeurs, attribués aux États selon leur poids démographique. En l'Etat, les projections sont encore trop incertaines pour assurer d'une victoire l'un ou l'autre candidat.

Les deux candidats se sont partagés jusqu'à présent six swing states, ces États qui peuvent basculer dans un camp comme dans l'autre. L'Ohio, la Floride, le Texas et l'Iowa ont tous été remportés par Donald Trump. Joe Biden a, lui, gagné le Michigan et le Wisconsin.

Joe Biden demande que tous les votes soient dépouillés et dit qu'il remportera la présidence à la fin des comptages. Le démocrate a repris deux État à Donald Trump par rapport à l’élection de 2016, l’Arizona (annoncé par de nombreux médias, mais à confirmer) et le Wisconsin.

Donald Trump a de son côté annoncé saisir la Cour suprême pour faire « arrêter » les décomptes des votes par correspondance. Sa campagne demande le recompte des votes ou l'arrêt du dépouillement dans plusieurs États

Les résultats de cinq États, dont la Pennsylvanie, la Géorgie et la Caroline du Nord, ne sont pas encore connus et le décompte pourrait prendre plusieurs jours

La Géorgie: Biden devant Trump de quelques voix
Joe Biden vient de passer devant Donald Trump. Le candidat démocrate a désormais 1096 voix d'avance sur le président. Joe Biden a 2.449.580 voix contre 2.448.484 pour le président vendredi novembre.

C'est l'un des premiers États-clés où les bureaux de vote ont fermé leurs portes, à 19h, heure locale. La Géorgie offre au candidat victorieux 16 grands électeurs. En 2016, elle avait sacré Donald Trump. Selon les résultats partiels, basés sur 96% des bulletins dépouillés, et donnés par ABC News, l'avance de Donald Trump fond comme neige au soleil.


Lors de sa dernière prise de parole depuis la Maison Blanche, le président Trump a déjà revendiqué sa victoire en Géorgie. Une annonce un peu prématurée, puisque, parmi les derniers counties (« comtés ») où l’on attend encore le plus de voix, plusieurs sont connus pour être de forts bastions démocrates.. Son équipe de campagne a annoncé qu’elle engageait un procès dans le but de suspendre le décomptage des voix.

Pour l'emporter, Joe Biden compte notamment sur les votes de la communauté afro-américaine (32% de la population de l'État), électorat dont Donald Trump assurait défendre aussi les intérêts dans son programme. Des dizaines de milliers de bulletins de la ville d'Atlanta, bastion démocrate, doivent encore être décomptés.

La Caroline du Nord : plutôt Trump

Dans cet État qui compte 15 grands électeurs, les derniers sondages annonçaient une lutte serrée entre les deux candidats : 48,9% pour Joe Biden, 47,1% pour Donald Trump. Cet Etat-pivot de l’est du pays, divisé entre une population diplômée et traditionnellement démocrate dans les grandes villes et des électeurs conservateurs en zone rurale, donne l’avantage au président sortant. De plus part, la communauté évangélique et une population blanche et rurale pourraient peser dans le camp républicain. En 2016, Donald Trump avait remporté cet Etat avec une avance de plus de 170 000 voix.

Le dépouillement pourrait durer, car l’Etat accepte de dépouiller les bulletins reçus par correspondance jusqu’au 12 novembre s’ils ont été postés au plus tard le jour de l’élection.

La Pennsylvanie : l'État le plus incertain

L'État, traditionnellement démocrate, compte 20 grands électeurs à la clé. En faisant basculer d'une courte tête le territoire dans le camp républicain, Donald Trump signait là l'un des tournants de l'élection de 2016.

Le décompte actuel (89 % des bureaux ont été comptés) donne Donald Trump gagnant, mais l’écart se resserre à mesure que le dépouillement progresse. Les bulletins anticipés reçus par courrier, plus utilisés par les électeurs démocrates que par les républicains, n’ont commencé à être comptés qu’à partir de la fermeture des bureaux de vote, mardi soir (heure de la côte est américaine). Donald Trump a annoncé un recours devant la Cour suprême. « Nous voulons interrompre le vote, nous ne voulons pas qu'ils trouvent des scrutins à 4 heures du matin pour essayer de les rajouter. »

L'Arizona :plutôt pour Biden

L'Arizona représentait un défi pour le camp démocrate, qui n'est plus parvenu à l'emporter après 1996. L'enjeu : 11 grands électeurs. Selon les résultats à 86% du dépouillement, Joe Biden y arrive en tête avec 69.000 voix d'avance sur son adversaire républicain, soient trois points d'avance.Si Joe Biden disposait jeudi matin d’une avance de l’ordre de 70 000 voix, plus de 400 000 bulletins doivent encore être dépouillés.

Le Nevada : plutôt Biden

Mercredi en fin de soirée, 86% des votes avaient été comptabilisés dans cet État désertique de l'Ouest - 6 grands électeurs en jeu - qui avait choisi Hillary Clinton en 2016. Joe Biden y pointe pour l'instant en tête, avec 49,3%, contre 48,7% pour Donald Trump, avec 7000 voix d'avance. Le résultat final ne devrait cependant pas être connu avant vendredi matin. Si près de 86 % des bureaux de vote ont été pris en compte, les bulletins envoyés par correspondance sont acceptés jusqu’au 10 novembre s’ils ont été envoyés à la date de l’élection ou avant celle-ci. On attend notamment la fin des bulletins de Las Vegas, un autre bastion démocrate.

L'Ohio pour Donald Trump

Selon les résultats disponibles, l'Ohio est conservé par Donald Trump avec plus de 53% des voix (contre 45 pour Joe Biden), lui qui l'avait déjà largement emporté en 2016. Il remporte ainsi 18 grands électeurs supplémentaires. L'élection en Ohio fait généralement office de prémisse du résultat final, tant la composition démographique de cet État est diverse. En 2016, c'est l'abstention des démocrates, notamment, qui avait permis à Donald Trump de triompher avec huit points d'avance. C'est ici également que les sondages donnaient, à la veille de l'élection 2020, l'un des écarts les plus réduits entre les deux candidats : 47,5% pour Trump, 46,8% pour Biden. Un faible écart très largement démenti par les résultats.

Le Michigan pour Joe Biden

État historiquement démocrate passé républicain en 2016, le Michigan présente 16 grands électeurs. L'ancien bassin industriel, durement touché par la crise de 2008, espérait un renouveau économique. Ses habitants ont-ils été déçus par Donald Trump ? Toujours est-il qu'ils ont choisi d'accorder leur confiance à Joe Biden, qui l'emporte avec un peu plus de 60.000 voix d'avance sur son adversaire.

La Floride pour Donald Trump

Avec 29 grands électeurs, le "Sunshine State" représentait l'un des principaux enjeux de la nuit électorale. Donald Trump remporte la Floride avec 51% des voix, contre 48% pour Joe Biden.

Le scénario de 2016 se répète, lorsque le candidat républicain l'avait emporté de peu grâce au vote des seniors. Communauté dont le vote a sans doute beaucoup compté : les électeurs d'origine cubaine, traditionnellement attachés au parti républicain, et encore plus après la sévérité affichée par l'administration Trump vis-à-vis du régime castriste.

Le Texas pour Donald Trump

Il s'agissait de l'État à ne pas perdre pour Donald Trump. Le bastion républicain - à chaque présidentielle depuis 1980 - ne compte pas moins de 38 grands électeurs. Et le président sortant n'a pas failli. Donald Trump remporte le Texas, avec 52% pour des voix, contre 46% pour Joe Biden, distancé de près de 700.000 votes.

L'Iowa pour Donald Trump

Le président sortant, Donald Trump, a remporté l'Iowa avec 53% des voix (45 pour Biden). État agricole faiblement peuplé, ce territoire dispose de 6 grands électeurs. Après deux votes en faveur de Barack Obama en 2008 et 2012, l'État avait offert une large victoire à Donald Trump en 2016.

Une fois les résultats de chaque État connus - attente qui, en raison de l'importance cette année du vote anticipé, pourrait se prolonger -, il restera aux grands électeurs à voter pour désigner le futur président américain. Ce sera le 14 décembre, deux mois avant l'investiture officielle.




Paul Emison pour DayNewsWorld

ELECTIONS AMERICAINES

FRAUDES ET RECOMPTAGE DES VOIX ?

Alors que les Etats-Unis tout comme le reste du monde attendent encore le nom du nouveau président américain, les suspicions de fraude ou les proclamations hâtives de résultats se sont multipliées. Et l' équipe de Donald Trump a annoncé entamer plusieurs poursuites judiciaires. Plusieurs incidents ou simples rumeurs émaillent en effet le décompte de l'élection présidentielle, et la question du vote à distance reste éminemment délicate.

L'équipe de Donald Trump le martèle : elle ne laissera pas l'élection «volée» par ce qu'elle décrit comme une «fraude électorale massive». Donald Trump,quant à lui, s'est lancée dans la dénonciation d'une élection truquée. « Si vous comptez les votes légaux, je gagne facilement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de nous voler l'élection », a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. Et de conclure

: « Malgré l'interférence, jamais vue dans une élection, des grands médias, du monde des affaires et des géants de la tech, nous avons gagné avec des scores historiques et les sondeurs se sont délibérément trompés. »

De son côté, Joe Biden a répliqué en demandant «à tout le monde de rester calme. Le processus fonctionne, le décompte s'achève et nous saurons très bientôt», a déclaré le candidat démocrate.

Si le vote par correspondance est supprimé en France notamment depuis 1975, c'est en raison justement des risques de «fraude électorale». Il a été remplacé par le vote par procuration.

«On estime qu’environ 80% des bulletins de vote par correspondance sont ceux des Démocrates. Ces derniers font donc le maximum pour que leurs voix soient prises en compte lors des élections, même après la clôture des bureaux de vote», relève Randy Yaloz, président des Republicans Overseas France, au micro de Sputnik.

Interrogé par Sputnik, Randy Yaloz installés en France, regrette les délais accordés pour le vote par correspondance dans certains États, une donnée qui «crée un risque important de fraude», d’après lui.

Pour le président des Republicans Overseas France, les gouverneurs démocrates eux-mêmes feraient barrage pour empêcher d’annoncer le résultat définitif de leur État.Et pourquoi ?

«En Pennsylvanie et en Caroline du Nord, les gouverneurs démocrates jouent la montre et attendent de donner le vainqueur dans leur État alors qu’ils en sont à 95% de bulletins dépouillés ! C’est une stratégie de la part des Démocrates pour empêcher Donald Trump de contester le résultat des votes», dénonce Randy Yaloz.

Parce que « si dans ce laps de temps, Joe Biden l’emportait dans le Nevada et l’Arizona où il est en avance, le résultat des votes en Pennsylvanie, en Caroline du Nord ou encore en Géorgie n’aurait plus d’importance. Et Donald Trump ne pourrait plus contester le vote car son rival aurait pile les 270 grands électeurs nécessaires pour être élu », explique le journaliste de Sputnik.

Mais Trump continuera de combattre !

La chef de la commission électorale de Philadelphie, en Pennsylvanie, a déclaré que le décompte final des suffrages pourrait prendre encore plusieurs jours.

Lisa Marie Deeley, chef de la commission électorale de la ville de Philadelphie, en Pennsylvanie, a fait savoir qu’il leur restait à dépouiller quelque 40.000 bulletins.«Selon les évaluations, il reste près de 40.000 bulletins à compter. Nous pouvons dire que cela peut prendre plusieurs jours». Il s’agit principalement des bulletins des personnes qui ne figuraient pas sur les listes et ceux de militaires.

Des recomptages de voix ont déjà lieu..

La Géorgie recomptera les voix

Les votes seront recomptés en Géorgie, a déclaré le secrétaire de l'État américain. Selon lui, l’issue de la présidentielle n’y est pas encore certaine.«Actuellement, en Géorgie, [les candidats, ndlr] sont trop au coude-à-coude pour pouvoir donner des résultats. [...] L'écart étant infime, les votes seront recomptés», a déclaré Brad Raffensperger. En Géorgie, les deux candidats luttent pour les voix des 16 grands électeurs. Selon les données des chaînes de la télévision américaine, l’écart entre Trump et Biden ne dépasse pas 2.000 voix.

Mais qui manipule au mieux l'information ?

Certains médias américains notamment seraient ainsi que des membres du Parti Démocrate très engagés..... ?? !!




Garett Skyport pour DayNewsWorld

ELECTION AMERICAINE







Duel entre Joe Biden et Donald Trump est serré et tendu et pas de "vague bleue"

«Too close to call», répètent les médias américains au lendemain de l’élection présidentielle alors que les deux candidats à la Maison-Blanche sont au coude à coude.

Des dizaines de millions d’Américains se sont rendus aux urnes, mardi 3 novembre, pour choisir qui du président sortant, Donald Trump, ou du candidat démocrate, Joe Biden, passera les quatre prochaines années à la Maison Blanche. Près de 100 millions de personnes ont déjà voté par anticipation. C’est trois fois plus qu’en 2016. serré et tendu

« Nous sommes en bonne voie pour gagner l’élection », a affirmé Joe Biden, tôt mercredi matin, avant d’appeler ses électeurs à la patience : « Le résultat sera peut-être demain matin, il faudra peut-être plus longtemps. Mais on a bon espoir. »

Quelques minutes après, depuis la Maison Blanche, Donald Trump, a affirmé avoir « gagné cette élection », alors que de nombreux décomptes sont encore en cours. Il a également menacé de saisir la Cour suprême en dénonçant Des dizaines de millions d’Américains se sont rendus aux urnes, mardi 3 novembre, pour choisir qui du président sortant, Donald Trump, ou du candidat démocrate, Joe Biden, passera les quatre prochaines années à la Maison Blanche. Près de 100 millions de personnes ont déjà voté par anticipation. C’est trois fois plus qu’en 2016.

En réaction, la directrice de campagne de Joe Biden, Jen O’Malley Dillon, a répondu à M. Trump en qualifiant sa prise de parole de « scandaleuse, sans précédent et fausse » et a considéré qu’il s’agissait d’un « effort non dissimulé de priver les citoyens américains de leurs droits ».

Les bureaux de vote ont fermé dans la plupart des Etats. Mais comme chaque Etat dispose d’un calendrier spécifique concernant le dépouillement des votes par correspondance, le dépouillement complet pourrait prendre un certain temps. Il y a eu un flux continu de fermetures, toutes les heures et parfois toutes les trente minutes, à travers le pays.

Les cinq Etats où l’élection se joue désormais

Ces cinq Etats-clés sont décisifs autant pour Joe Biden que pour Donald Trump, qui gardent tous deux toutes leurs chances de l’emporter pour le moment

Pennsylvanie (20 grands électeurs) : indécis

C’est probablement l’Etat-pivot le plus important de l’élection et l’un des plus indécis. Le décompte actuel (74 % des bulletins) donne Donald Trump gagnant. Etat traditionnellement démocrate, la Pennsylvanie a été remportée de justesse par Donald Trump en 2016 avec moins de 45 000 voix d’écart.

Michigan (16 grands électeurs) : indécis

Etat industriel de la « ceinture de la rouille » (Rust Belt), le Michigan a été remporté par Donald Trump en 2016 (à moins de 11 000 voix d’écart). Les intentions de vote sondées ces derniers mois ont donné un avantage net et constant à Joe Biden (+ 8 points). Le décompte actuel des bulletins fait apparaître M. Trump en tête (après dépouillement de 76 % des bulletins de vote), mais le dépouillement des bulletins anticipés reçus par voie postale pourrait retourner cet état provisoire. Les résultats complets devraient être connus au plus tard vendredi 6 novembre.

Wisconsin (10 grands électeurs) : plutôt pour Biden

Voisin du Michigan, dernier Etat de la « ceinture de la rouille », le Wisconsin a aussi basculé côté républicain en 2016 d’une très courte tête (moins de 23 000 voix). Mercredi matin, après dépouillement de près de 90 % des bulletins, le décompte était très légèrement en faveur de Joe Biden après avoir longtemps donné une avance pour Donald Trump.

Nevada (6 grands électeurs) : plutôt pour Biden

Cet Etat démocrate, qui avait donné une victoire assez serrée à Hillary Clinton en 2016, penche pour l’instant pour Joe Biden.

Caroline du Nord (15 grands électeurs) : plutôt pour Trump

Cet Etat-pivot de l’est du pays, divisé entre une population diplômée et traditionnellement démocrate dans les grandes villes et des électeurs conservateurs en zone rurale, donne l’avantage au président sortant. Le dépouillement pourrait durer, car l’Etat accepte de dépouiller les bulletins reçus par correspondance jusqu’au 12 novembre tant qu’ils ont été postés avant ou le jour de l’élection.

Il n’y a pas de « vague bleue ».

Malgré des sondages très favorables, M. Biden n’a pas bénéficié d’un vote massif des Américains en sa faveur.

Donald Trump n’a pas perdu. Il a réussi à remporter la Floride et le Texas, deux Etats indispensables à sa victoire.

Les grandes inconnues pour la présidence sont à chercher du côté des principaux États du Midwest (Michigan, Wisconsin et Pennsylvanie) où le dépouillement des votes par correspondance se poursuivra dans les prochains jours.Le décompte des votes pourrait subir des délais et le risque de voir les élections contestées est très élevé.

Le scrutin est bien plus serré que ne le laissaient penser les sondages.




Paul Emison pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE

DIXVILLE NOTCH « FIRST IN THE NATION »

C’est une tradition qui perdure depuis 1960. Mardi à minuit heure locale, les cinq électeurs de Dixville Notch, un village du nord-est des Etats-Unis, ont lancé symboliquement les élections américaines en votant à l’unanimité pour le démocrate Joe Biden.

Le hameau se trouve au cœur des forêts du New Hampshire, près de la frontière canadienne. Avec ses douze habitants, il détient le titre de « First in the Nation », c'est à dire « Premier du pays , en perpétuant cette tradition.

Le village voisin de Millsfiled a voté également dans la nuit, mais la plupart des bureaux de vote de la côte ouvrent à 6h00 (12h00 CET) ou 7h00 (13h00 CET) ce mardi.

Cette année, un troisième village de la région aurait souhaité suivre la tradition, mais le vote nocturne a été annulé à cause de la pandémie de coronavirus.

Le suspens n'a été que de courte durée. Il n'a fallu que quelques minutes pour les électeurs de déposer leurs bulletins de vote dans l'urne, puis pour le dépouillement et l'annonce des résultats : 5 votes pour le candidat démocrate Joe Biden, aucun pour le président sortant Donal trump.

Même si le village est le premier à voter, il n'a pas la prétention d'indiquer le résultat définitif du scrutin.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE J-2

L'AMERIQUE RETIENT SON SOUFFLE

A deux jours du scrutin, les sondages semblent donner une avance au candidat démocrate Joe Biden face à Donald Trump.

Une enquête d'opinion du New York Times et du Sienna College publiée ce dimanche montre le démocrate en avance sur Donald Trump dans quatre Etats décisifs, tous remportés par le républicain en 2016 : Pennsylvanie, Arizona, Floride et Wisconsin.Selon le site Real clear politics, Joe Biden serait largement en tête des intentions de vote des électeurs américains avec 51,1 % contre 43,9 % pour son adversaire. Une tendance qui est observée sur plusieurs mois.

Mais les observateurs répètent régulièrement leurs appels à la prudence, pointant pour exemple le scrutin de 2016, où Donald Trump avait créé l'une des plus grandes surprises de l'histoire politique américaine, en battant Hillary Clinton. Le milliardaire pourrait-il réitérer son exploit et devancer Joe Biden mardi soir ?

Un sondage encourageant pour Trump à 48 heures du vote.

Par ailleurs, le très respecté sondage du «Des Moines Register» donne un très net avantage au président sortant dans les intentions de vote pour l'Iowa. Dans cet Etat rural du midwest, Donald Trump est crédité de 48% des intentions de vote contre 41% pour Joe Biden. C'était 47% contre 47% lors de la vague de septembre, signe d'une amélioration pour le républicain.Un institut qui avait anticipé en 2016 le basculement de cet Etat longtemps démocrate, finalement remporté par le candidat républicain aux dernières élections, alors que la majorité des sondages accordaient une longueur d'avance à son adversaire, Hillary Clinton.

J. Ann Selzer, qui a conduit le sondage, explique dans le quotidien que «le président conserve les faveurs des groupes démographiques qu'il avait remportés dans l'Iowa il y a quatre ans, ce qui a de quoi le rassurer». «Ce qui se passe en 2020 est cohérent avec ce qui s'est passé en 2016», affirme-t-elle. Au delà des six grands électeurs de l'Iowa, l'enjeu du sondage est aussi symbolique. En 2016, le sondage de J. Ann Selzer pour le «Des Moines Register» avait auguré la vague trumpiste, en donnant au républicain 7 points d'avance sur Clinton.

Un marathon pour Donald Trump ce dimanche

Donald Trump va connaître une journée dantesque dimanche avec cinq meetings dans autant d'Etats clefs, tandis que son adversaire Joe Biden concentre sa toute fin de campagne sur la Pennsylvanie, également cruciale, à deux jours de l'élection américaine du 3 novembre.

A 74 ans et après des centaines de réunions de campagne, le président républicain ne montre en effet aucun signe de fatigue, bien au contraire, et se prépare à plus de 3.500 km de voyage au total ce dimanche (Michigan, Iowa, Caroline du Nord, Géorgie, Floride).

Des élections sous tension

Signe de la tension qui règne dans tout le pays à l'approche du scrutin, des commerces de plusieurs villes américaines, dont New York et la capitale Washington, se barricadaient par crainte de manifestations qui dégénéreraient.

En cas de course serrée et de résultats retardés, certains craignent que des partisans des deux candidats ne sortent dans la rue pour réclamer l'abandon de l'adversaire.

La crainte des violences

« Il va y avoir de la pagaille dans notre pays », a prédit Donald Trump samedi. L'équipe de campagne de Joe Biden a en tout cas annoncé qu'il s'adresserait « à la nation » le soir de l'élection, ce qu'Hillary Clinton n'avait pas fait lors de sa défaite, il y a 4 ans.

Ainsi selon un sondage YouGov publié le mois dernier, 56% des électeurs américains redoutent que l’incertitude électorale bascule dans la violence dès le 4 novembre. Une enquête rendue publique cette semaine par des chercheurs de la Brookings Institution signale même qu’un Américain sur trois, démocrate ou républicain, justifierait des actes violents.

Le "That's what I do !" de Barack Obama

Joe Biden a bénéficié samedi du soutien de Barack Obama, venu partager avec lui les estrades de campagne . En campagne avec le candidat démocrate Joe Biden, Barack Obama a amusé la galerie samedi dans une vidéo devenue virale. L'ex-Président a rappelé qu'à 59 ans, il avait encore de beaux gestes !

« That's what I do ! » Barack Obama a fait parler de lui samedi en claquant un panier à trois points, habillé en tenue de ville, sur la route de la campagne dans le Michigan. Dans cette vidéo de quelques secondes postée par Olivia Raisner, une des membres de l'équipe de Joe Biden, on voit le 44ème président des États-Unis réclamer le ballon alors qu'il se prépare à quitter un gymnase de la ville de Flint.

Il le reçoit à l'extérieur du terrain, prend un dribble, se cale derrière la ligne à trois points et shoote. La balle traverse le filet, tandis que retentissent plusieurs cris d'enthousiasme, dont celui de Joe Biden. L'ancien président quitte le terrain, sourire aux lèvres, en criant « C'est comme ça pour moi !

C'est comme ça pour moi ! », sous les félicitations des personnes présentes, dont le candidat démocrate Joe Biden. La vidéo avait été vue ce dimanche à la mi-journée plus de quinze millions de fois. Barack Obama a reposté la vidéo sur son compte Instagram avec le message :

« Allez voter et amenez avec vous deux autres personnes. C'est comme mettre un tir à trois points pour la démocratie. »

Quid des Etats-clés ?

Le système des grands électeurs a joué puissamment en faveur de Donald Trump en 2016. Les votants désignent non pas le président mais un collège d'électeurs qui, ensuite, vote pour le président.

Dans la plupart des Etats, le candidat qui arrive en tête remporte la totalité des grands électeurs de l'Etat... même s'il n'a devancé son rival que de quelques centaines de voix. C'est ce qui s'était passé en Floride en 2000, lorsque George W. Bush, surclassant Al Gore de 537 voix, avait emporté les 25 grands électeurs de l'Etat et la présidentielle.

Les élections américaines se jouent donc avant tout dans une poignée d'Etats clés, où le nombre d'électeurs indécis est le plus important.

En 2016, Donald Trump avait réussi à faire basculer le Wisconsin, le Michigan, la Pennsylvanie et la Floride -parfois à quelques milliers de votes près- garantissant sa victoire en dépit de son déficit de voix au niveau national. Cette année, le milliardaire espère réitérer l'exploit.

Au moins 90 millions d’Américains ont déjà voté, physiquement ou par correspondance, un record dans les annales électorales.

Un taux de participation « précoce historique » qui devrait profiter au camp du démocrate Joe Biden, face au président sortant et candidat républicain Donald Trump.

Pourtant, l'issue du scrutin reste incertaine car les électeurs républicains envisagent de voter plus massivement le jour du scrutin, le 3 novembre. Ils leur restent encore deux jours pour faire basculer les Etats clefs en leur faveur.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLES AMERICAINES 2020 J-8

La juge Amy Comey Barrett a été confirmée hier au soir 26/10/2020 par le Sénat à la Cour Suprême des États Unis.

 C'est le chef de file des Républicains du Sénat, Mitch McConnel qui l'a annoncé en rappelant en premier lieu l'attachement au principe de la séparation des pouvoirs auquel les conservateurs , tout comme Amy Comey Barrett sont attachés . Les uns et les autres sont donc sur la même ligne.

 « La juge est exceptionnelle » a-t-il affirmé

Selon lui, les compétences de cette mère de 47 ans et de 7 enfants ne sont pas à démontrer: Amy Comey Barrett est une grande chance pour le service judiciaire .

 Cette décision a été sans surprise , même si les enjeux étaient considérables et susceptibles de rendre celle-ci compliquée.

 A l'issue de cette nomination, les Républicains disposeront d'une large majorité de 6 juges sur les 9 que la Cour comprend, étant précisé que les juges de la cour sont nommés définitivement.... Les Républicains disposeront pour longtemps surtout si Donald TRUMP était réélu...

Bien entendu cette nomination n'a pas été du goût des Démocrates qui continuent a prétendre que celle-ci bafoue les souhaits du peuple « afin d'usurper ce poste »...

Des arguments excessifs , car Donald Trump ne pouvait pas anticiper le décès de Ruth Bader Ginsburg (juge démocrate) . En revanche, il faut convenir que le Président sortant a mis tout son poids dans la balance pour faire nommer dans un temps record la juge Ami Comey BARRETT, bousculant ainsi les usages mais ne trahissant pas les principes fondamentaux de la Constitution américaine.

 A l'heure où nous publions , les écarts de sondage entre Donald TRUMP et Joe BIDEN se sont resserrés.

 Alors que Donald TRUMP était seul contre tous jusqu'à présent il faut convenir que la situation a commencé à s'inverser.

 A moins de 8 jours du 3 novembre 2020 les démocrates sont visiblement entrés en panique .

Malgré le soutien des grand réseaux sociaux (les GAFAM) et la censure que ces derniers se sont acharnés à pratiquer , TRUMP semble bien s'en sortir.

La censure n'a fait qu'attiser la curiosité sur les casseroles de Joe BIDEN et surtout de son fils Hunter Biden. Tweeter n'est- il pas allé jusqu'à fermer, au dam de tous, le compte de l'attachée de Presse de la Maison Blanche ? Un scandale pour la plupart des Américains épris de démocratie...

Alors que près de 60 millions d’Américains ont déjà voté, et en attendant les résultats finaux, Donald TRUMP sait désormais que la Cour Suprême pourra s’emparer de tous les sujets de fraudes qu'il a déjà anticipés.

En attendant le 3 novembre 2020 la campagne bat son plein que ce soit sur le terrain ou dans les médias qui publient des anecdotes croustillantes. C'est ainsi que NBC vient de publier une interview de Joe Biden dans laquelle ce dernier est moqué pour avoir confondu Donald TRUMP et « un certain Georges » (Georges , Euh ! Georges , Euh ! ) une bourde qui n'est pas passée inaperçu au Président car selon lui, elle apporte la preuve une fois de plus que son adversaire est sénile ….

La raison pour laquelle les démocrates « le sortent peu »...

Les plus malicieux sont même allés jusqu'à faire observer que ces derniers « incidents » se sont produits le jour ou la veille de l’anniversaire d'Hillary Clinton (26/11) …

Les coups bas ne sont pas près de s'interrompre, surtout dans cette période où  les délais se raccourcissent , car le jour des élections arrive à grand pas

Les Américains qui vivent à PARIS et qui sont pro-TRUMP misent à fond sur leur candidat, allant jusqu'à revendiquer le non port du masque pour afficher leur soutien.

Les paris peuvent donc être ouverts désormais car il semble que voter TRUMP n'est plus aussi irréaliste...

Donald TRUMP pourrait donc bien avoir prochainement sa vengeance …. celle non assouvie contre Barack OBAMA suite au dîner des correspondants de PRESSE 2011 où ce dernier avait publier son acte de naissance en humiliant le Président. A suivre …....... !!!




Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP TRIOMPHE DANS LE DERNIER ROUND DE L'ULTIME DEBAT

Enjeux énormes: à seulement 12 jours du scrutin (11 en France ce vendredi), Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés sur la scène de Nashville, jeudi soir, pour leur ultime débat.Les six sujets choisis sont le combat contre le Covid, les familles américaines, les relations raciales en Amérique, le changement climatique, la sécurité nationale et le leadership.

Le débat a été bien meilleur que le précédent, sans interruption intempestive. Côté ambiance, rien à voir avec la cacophonie du premier round, fin septembre, lorsque les deux hommes n'avaient pas arrêté de se couper la parole. Cette fois, les échanges menés par la journaliste de NBC, Kristen Welker, ont été bien plus audibles. La technique du micro coupé entre les temps de parole de chacun a porté ses fruits.

Donald Trump a terminé fort en poussant Joe Biden à dire, dans ses derniers retranchements, qu’il était favorable à une transition pour sortir du pétrole. Une déclaration risquée que le président américain compte exploiter en Pennsylvanie, un Etat industriel qui pourrait faire basculer l’élection.

« Le médicament ne doit pas être pire que la maladie »

Si Joe Biden dès le début du débat sort de sa poche un masque noir, et le brandit en s'adressant directement aux téléspectateurs. « Portez ces masques », insiste l'ancien vice-président, en rappelant que l'épidémie de coronavirus a déjà tué « 220 000 Américains », qu'elle cause « 1 000 décès par jour », et que les services de santé recensent « plus de 70 000 nouveaux cas » quotidiens, si le candidat démocrate tacle son adversaire en expliquant calmement qu'un président « responsable » de tant de morts ne peut pas rester au pouvoir, Donald Trump défend bec et ongles sa stratégie : il veut « rouvrir le pays » malgré le coronavirus.

Donald Trump entend relancer l'économie à tout prix. Alors que la pandémie demeure active aux Etats-Unis, le président élu en 2016 propose de « rouvrir le pays » et critique vivement les gouverneurs démocrates qui ont imposé un confinement dans leur Etat. « On ne peut pas laisser notre pays fermé indéfiniment, explique le candidat républicain. Il y a des personnes qui perdent leur emploi, qui se suicident. Il y a de la dépression, de l’alcoolisme »

« Le médicament ne doit pas être pire que la maladie », conclut le président américain avant de viser son adversaire : « Lui, il veut refermer le pays, il veut le confiner ».

Prépayé « des dizaines de millions de dollars » en impôts

Depuis plusieurs semaines, le président républicain n'a de cesse de dénoncer les affaires du fils de son adversaire, Hunter Biden, en Ukraine et en Chine, au moment où son père était vice-président de Barack Obama (de 2009 à 2017). Donald Trump a attendu le milieu du débat pour dégainer.

Donald Trump a évidemment évoqué le « laptop from hell », ce PC portable « des enfers » qui appartiendrait à Hunter Biden, et qui aurait été abandonné chez un réparateur, avec des emails publiés au compte-gouttes par le New York Post. « Joe, je pense que vous devez une explication aux Américains », a insisté Trump, accusant le démocrate d’être un « politicien corrompu » et de s’être « enrichi en Chine et en Ukraine avec son fils ».Sans surprise, la polémique sur les impôts payés par Donald Trump ces dernières années est également abordée.

Donald Trump a assuré qu’il les publierait une fois son audit terminé.Donald Trump affirme avoir prépayé « des dizaines de millions de dollars » en impôts Donald Trump cite également de récents échanges avec ses comptables qui lui ont assuré qu'il avait « prépayé ces dernières années des dizaines de millions de dollars » en impôts

La couverture maladie

C’est l’un des sujets brûlants de la campagne : la couverture maladie américaine. Joe Biden veut, élargir le système de l'Obamacare alors que. le président américain promet de remplacer Obamacare « par plan magnifique qui protégèra » les conditions préexistantes.Il accuse Joe Biden de vouloir « un système de santé socialiste ».

« Tu as eu 8 ans avec Barack Obama et tu n’as rien fait »

Invité à s'exprimer sur les discriminations qui minent le pays, Donald Trump répond que « personne n'a fait plus pour les communautés noires » que lui-même. A part « peut-être Abraham Lincoln », qui a aboli l'esclavage aux Etats-Unis en 1865. « La justice pénale a été réformée. Obama et Joe ne l'ont pas réformée », affirme le républicain, qui vante à plusieurs reprises les avancées en faveur de la communauté noire durant son mandat. Trump défend également ses attaques contre le mouvement Black Lives Matter expliquant que la première fois qu’il a entendu parler de BLM, c’était avec des chants comparant les policiers à des porcs et appelant à les faire « griller comme du bacon ». Donald Trump assure qu’il est « la personne la moins raciste dans toute la salle ». Et attaque Biden sur sa réforme criminelle de 1994 très critiquée depuis « Tu as eu 8 ans avec Barack Obama et tu n’as rien fait. Car tu es all talk, no action ». Selon lui, Joe Biden qui « est au gouvernement depuis 47 ans [en tant que sénateur, puis vice-président] n'a jamais rien fait ».


« Je n’allais pas sacrifier l’économie américaine ».

Le candidat démocrate Joe Biden alerte sur la « menace existentielle » du changement climatique, sûrement le sujet qui divise le plus les deux candidats : le changement climatique. Joe Biden affirme que « le changement climatique est une menace existentielle qui pèse sur l’humanité ». Trump défend sa sortie de l’accord de Paris, « je n’allais pas sacrifier l’économie américaine », assurant que les Etats-Unis ont « l’air et l’eau les plus purs » de la planète.


Joe Biden prend un gros risque sur le pétrole

Lors d’une passe d’armes sur le changement climatique, Donald Trump n’a pas lâché le morceau et a poussé Joe Biden à clarifier sa position sur les hydrocarbures. Le démocrate s’est alors dit favorable « à une transition pour (sortir) du pétrole » et privilégier les « énergies renouvelables. Le président américain n’a pas laissé passer l’occasion : « C’est une sacrée déclaration. Il détruit l’industrie pétrolière. Est-ce que vous vous en souviendrez au Texas ? Est-ce que vous en souviendrez en Pennsylvanie, en Oklahoma, en Ohio ? » Le président américain a fait admettre à Joe Biden qu’il considérait « une transition » pour sortir du pétrole et aller vers l’énergie renouvelable. Un discours qui pourrait faire mal dans les Etats industriels.

Donald Trump s'est présenté « à cause de Biden et d'Obama »

La modératrice s'apprête à conclure lorsque Donald Trump se retourne une dernière fois vers Joe Biden et lui porte un coup de grâce : « Vous n'arrêtez pas de parler de tout ce que vous allez faire. Mais vous étiez au pouvoir il n'y a pas si longtemps, et vous n'avez rien fait,  attaque-t-il. Avant de répéter à trois reprises :

« Je me suis présenté à cause de vous, à cause d'Obama. Si vous aviez fait du très bon travail, je ne me serais jamais présenté ».

Si pour Joe Biden « le caractère et l’âme de l’Amérique » sont en jeu , pour Donald Trump et la majorité des Américains, c’est surtout la « reconstruction après la peste venue de Chine ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE DERNIER DEBAT TELEVISE JEUDI 22 OCTOBRE 2020

A moins de deux semaines de la présidentielle Donald Trump et Joe Biden s’affrontent une dernière fois lors d’un débat télévisé jeudi 22 octobre 2020 alors que les deux hommes ne sont pas retrouvés face-à-face depuis le 29 septembre 2020.

Le débat devrait être beaucoup plus cadré

Une nouveauté de taille fait son apparition : la commission des débats a fait savoir lundi que les micros de Donald Trump et de Joe Biden seront coupés lorsqu'ils n'auront pas la parole. Objectif : éviter la cacophonie et le chaos du premier face-à-face. Fini donc la foire d'empoigne et les interruptions à répétition de l'ex-star de téléréalité, qui selon Axios, avait coupé la parole 71 fois à son rival démocrate, ce dernier l'ayant fait 22 fois.Les deux septuagénaires auront chacun deux minutes pour répondre aux questions de la modératrice du débat, la correspondante de NBC à la Maison Blanche Kristen Welker. Une fois ce laps de temps passé, une discussion ouverte sera alors possible, avec cette fois les deux micros ouverts.

À part cette nouveauté notable, la durée reste la même : 90 minutes. Six thèmes seront abordés, par séquences de 15 minutes : la lutte contre le Covid-19, les familles américaines, la question raciale, le changement climatique, la sécurité nationale et le leadership.

Le dernier face-à-face avant le scrutin

Cette campagne aura, de très loin, été la plus perturbée de toutes les campagnes. Covid-19 oblige, rien ne s’est passé comme prévu. Des conventions démocrate et républicaine majoritairement virtuelles, des meetings sans public pour Joe Biden, des déplacements de campagne limités mais, surtout, la mise à l’arrêt de Donald Trump pendant plus d’une semaine en raison de sa contamination.

Donald Trump enchaîne les meetings

Ce jeudi, pour la dernière ligne droite, l’ambiance devrait donc être particulièrement électrique alors que Donald Trump attaque depuis plusieurs jours la modératrice, Kristen Welker, et multiplie les critiques contre la commission indépendante chargée de son organisation. « Il n'y a rien d'équitable dans ce débat », a-t-il dénoncé lors d’une interview sur Fox News.

Depuis quatre ans, Donald Trump occupe l’espace médiatique et public comme rarement un chef de l'État l’a fait avant lui.

En difficulté dans les sondages avec un retard allant de 9 à 13 points au niveau national, il se montre en tout cas toujours plus agressif à l'égard de son adversaires, mettant en cause sa probité et l’accusant d’être à la tête d’une famille « corrompue ». Son angle d'attaque favori ? Les affaires du fils de Joe Biden, Hunter, en Ukraine et en Chine, au moment où son père était vice-président de Barack Obama. Dans ce contexte, le duel s'annonce épique.

Joe Biden, le candidat démocrate, caracole en tête des sondages, alors que Donald Trump, en difficulté, multiplie les meetings. Joe Biden est en moyenne huit points devant dans les sondages nationaux.

De grands électeurs clefs

Ce ne sont que des sondages nationaux et aux États-Unis, ce qui compte, ce n’est pas le vote populaire, c’est le vote par États pour les grands électeurs. Même dans ces États clefs, qui peuvent basculer d’un côté ou de l’autre, Joe Biden, en moyenne, est en avance. Donald Trump a eu la pandémie contre lui, mais aussi il n’a jamais voulu changer de stratégie en élargissant sa base.

En meeting en Floride, un Etat qu’il doit absolument remporter le 3 novembre pour espérer obtenir un second mandat, Donald Trump a affiché son assurance, vendredi 16 octobre. « Nous allons gagner l’Etat de Floride, nous allons gagner la Maison Blanche », a-t-il assuré avant de prédire une « vague rouge » de votes républicains « comme [les démocrates] n’en ont jamais vu auparavant ». Cet optimisme n’est pas partout partagé dans le camp républicain.

Vote anticipé scruté avec attention

Or c'est aujourd'hui mercredi 21 octobre 2020 le début du vote anticipé en Floride, État crucial dans le duel Trump-Biden En Floride, le plus grand des États clés de l'élection présidentielle, le président sortant et le candidat démocrate sont au coude-à-coude dans les sondages.

Près de 30 millions d'Américains ont déjà déposé leur bulletin de vote pour l'élection présidentielle du 3 novembre, alors que les électeurs de Floride se sont amassés lundi devant les bureaux de vote, au premier jour du vote anticipé dans cet État considéré comme crucial pour l'issue du scrutin.

À quinze jours du scrutin, le locataire de la Maison Blanche s'est rendu également dimanche en Arizona, un autre État très convoité, pour poursuivre son marathon de meetings entamé il y a une semaine après avoir assuré être « guéri » du Covid-19.

« Les gens en ont marre d'entendre parler de la pandémie », a martelé Donald Trump, préférant ne pas s'attarder sur cette crise sanitaire qui est, selon lui, sur le point de s'achever.

Le candidat démocrate n'avait lui aucun rendez-vous public à son agenda, consacrant la journée, selon des médias américains, à la préparation du dernier débat télévisé, prévu jeudi.

C'est la colistière de Joe Biden, Kamala Harris, qui a fait le déplacement en Floride, renouant avec la campagne de terrain quatre jours après l'avoir suspendue en raison de cas de coronavirus dans son entourage. Elle s'est rendue à Orlando et Jacksonville pour appeler à participer à ce vote en personne à l'avance.

Le vote anticipé est scruté avec une attention particulière cette année, tant il continue de battre des records, donnant parfois lieu à de longues files d'attente dans les États où il a démarré.

Un net avantage financier sur le président républicain

Joe Biden, le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine du 3 novembre, est entré dans l’ultime ligne droite de la campagne avec un net avantage financier sur le président républicain sortant Donald Trump, selon des documents transmis mardi à la commission électorale fédérale.

L’ancien vice-président a récolté et dépensé davantage que l’actuel locataire de la Maison blanche en septembre, et les publicités politiques de la campagne Biden sont désormais nettement plus fréquentes sur les chaînes de télévision américaines. La campagne Biden disposait fin septembre d’environ 177 millions de dollars de fonds, soit près du triple des 63 millions de dollars à disposition de la campagne Trump.

Disposer de financements plus importants n’est toutefois pas un gage de victoire: Donald Trump a battu Hillary Clinton en 2016 malgré des dépenses inférieures à celles de la candidate démocrate.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS SIX AGENTS MILITAIRES RUSSES INCULPES POUR DES CYBERATTAQUES MONDIALES

Six agents du renseignement militaire russe ont été inculpés aux Etats-Unis pour des cyberattaques mondiales. Ils « sont accusés d'avoir mené la série d'attaques informatiques la plus destructrice et perturbante jamais attribuée à un seul groupe », a révélé, lors d'une conférence de presse lundi 19 octobre, le ministre adjoint de la Justice américain, John Demers .

Ces pirates informatiques, âgés de 27 à 35 ans, sont accusés d'avoir mené leurs opérations entre 2015 et 2019 depuis un bâtiment de l'Armée surnommée «La Tour», à Moscou, «pour le bénéfice stratégique de la Russie», selon l'acte d'inculpation adopté jeudi.D'après la justice américaine, leur premier fait d'armes a été une attaque contre le réseau électrique d'Ukraine, qui avait privé la population de chauffage en plein hiver.

Campagnes d'hameçonnage visant les Jeux olympiques de 2018

Ils sont ensuite soupçonnés d'avoir mené l'attaque au logiciel malveillant NotPetya qui, en juin 2017, avait contaminé des milliers d'ordinateurs dans le monde, perturbant des infrastructures critiques, comme les contrôles sur le site de l'accident nucléaire de Tchernobyl et les ports de Bombay et d'Amsterdam.

En 2018, des campagnes d'hameçonnage ont également pris pour cible les Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud, auxquels la délégation russe, accusée de dopage, n'avait pas pu participer. Ils auraient notamment visé les élections présidentielle et législatives françaises de 2017 ou encore les Jeux olympiques de 2018 de Corée du Sud.

Ensuite, « les accusés ont soutenu une opération de piratage et de fuites dans les jours précédant les élections françaises de 2017 », a ajouté John Demers. Entre avril et mai, ils ont mené sept attaques qui ont visé plus de 100 personnes, pour la plupart membres du parti d'Emmanuel Macron, En marche !, précise l'acte d'accusation.

Pour ce faire, ils avaient notamment introduit un logiciel malveillant dans des pièces jointes intitulées « Qui peut parler aux journalistes ? », adressées à des membres de l'équipe de campagne en provenance d'une adresse ressemblant à celle de la porte-parole du candidat, selon ce document. Des milliers de documents internes de l'équipe du futur président, mélangés à des faux, avaient ensuite été diffusés sur Internet. À l'époque, la justice française avait ouvert une enquête pour « atteinte au secret des correspondances ».

« Des dommages sans précédent »

Les six Russes, qui sont recherchés par les autorités américaines, sont également soupçonnés d'avoir mené l'attaque mondiale au logiciel malveillant NotPetya. En juin 2017, ce « ransomware » avait contaminé des milliers d'ordinateurs de par le monde, perturbant des infrastructures critiques, comme les contrôles sur le site de l'accident nucléaire de Tchernobyl et les ports de Bombay et d'Amsterdam. Parmi ses victimes se trouvaient de nombreuses entités américaines – dont un réseau d'hôpitaux de Pennsylvanie – qui ont perdu près d'un milliard de dollars, selon l'acte d'accusation.

En 2018, ils sont soupçonnés d'avoir pris part à des campagnes d'hameçonnage contre les Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud, auxquels la délégation russe, accusée de dopage, n'avait pas pu participer. Se faisant passer pour des hackeurs nord-coréens, ils ont notamment perturbé la cérémonie d'ouverture des Jeux. Les ordinateurs de deux organismes qui enquêtaient sur l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni en 2018 ont également été victimes de ces pirates.

Ils ne sont pas mis en cause pour les ingérences russes dans les élections américaines de 2016, a précisé John Demers, même si l'un d'eux, Anatoli Kovalev, a déjà été inculpé par un autre tribunal américain pour des intrusions dans les ordinateurs de responsables de l'organisation du scrutin. « Aucun pays n'utilise ses armes informatiques de manière aussi nuisible et irresponsable que la Russie, causant des dommages sans précédent pour poursuivre de petites avancées tactiques et satisfaire des accès de colère », a déclaré le haut responsable. Au même moment, le gouvernement britannique a accusé les services de renseignements militaires russes de continuer ces attaques.

Selon le chef de la diplomatie Dominic Raab, ils ont mené des missions de reconnaissance sur Internet contre des cibles liées aux Jeux olympiques de Tokyo, reportés à 2021 par la pandémie.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP VAINQUEUR DU COVID-19

 ET DE LA PRESIDENTIELLE ?

Pour la première fois depuis qu’il a été testé positif au coronavirus, le président des États-Unis Donald Trump est apparu face caméra en interview ce vendredi 9 octobre. Et pour ses amis de Fox News, il s’est prêté au jeu de la consultation médicale, en répondant en visioconférence aux questions du docteur Marc Siegel.

Une téléconsultation présidentielle.

« Je me sens très bien, très fort », lui explique-t-il d’emblée, sans savoir s’il est encore positif au covid-19 et en assurant que contrairement à nombre d’autres malades il s’est remis très rapidement.

Dans sa “téléconsultation” avec Fox News, il reconnaît tout juste avoir ressenti une forme de « faiblesse généralisée », loin de l’état de santé « dans lequel devrait se trouver le président américain ». À cet égard, Donald Trump reconnaît avoir beaucoup de chance d’occuper une telle position au vu de l’attention à laquelle il a eu droit, du nombre de médecins mobilisés pour lui et de leur expertise. « Je pense que j’ai été chanceux avec certains traitements. »

Donald Trump vainqueur du Covid-19 vaincu

« Et en ce moment, je ne prends plus aucun médicament », continue-t-il, se disant ravi de ne plus être traité, lui qui « n’aime pas du tout prendre des médicaments ».

Un entretien d’environ cinq minutes au cours duquel le président des États-Unis aura également fait l’article du « Regeneron », l’un des traitements auxquels il a été soumis, et dont il a d’ores et déjà promis qu’il le rendrait accessible gratuitement à tous les Américains.En clair, une interview qui permet au chef de l’État sortant de se remettre en campagne, de continuer à affirmer que le coronavirus n’est pas si dangereux que ce que les médecins veulent bien dire et d’assurer qu’il a recouvré toutes ses facultés à trois semaines du scrutin et à deux jours d’un meeting en Floride.

Car s'il a survécu au Covid-19, à l’enquête sur la Russie, à Stormy Daniels et à l’impeachment sur l’Ukraine, dans la dernière ligne droite de la campagne, Donald Trump affronte toujours deux ennemis redoutables : la pandémie et lui-même.

Trou d’air dans les sondages

Pour Donald Trump, la cacophonie du premier débat télévisé semble avoir constitué un tournant. En dix jours, l’écart est en effet passé de 6 à 10 points d’avance pour Joe Biden, selon la moyenne de Real Clear Politics. Même des études pour Fox News ou l’institut conservateur Rasmussen donnent une marge de 10 et 12 points au démocrate.Pour le président américain, le tableau se noircit un peu partout dans les « swing states ». Joe Biden creuse l’écart en Pennsylvanie et au Midwest (Wisconsin, Michigan, Minnesota). En chute libre auprès des seniors, des femmes et dans les banlieues aisées, le président américain a, semble-t-il redirigé son budget publicitaire pour défendre la « sun belt » (Floride, Géorgie et Caroline du Nord, notamment). Joe Biden fait même la course en tête en Arizona, un Etat que les démocrates n’ont remporté qu’une fois en cinquante ans, avec Bill Clinton en 1996.

Les républicains s’inquiètent pour le Sénat

A l’heure actuelle, les démocrates sont donc favoris pour remporter la Maison Blanche, mais également conserver le contrôle de la Chambre des représentants. Et si cela va être plus serré au Sénat (avec seulement un tiers renouvelé), les républicains commencent à s’inquiéter pour leur majorité de 3 sièges. Selon le New York Times, le sénateur John Cornyn, en ballottage favorable au Texas, s’est plaint en privé que Donald Trump, qui plafonne à 42 % d’intentions de vote, tire son camp vers le bas. Dans l’Arizona, notamment, l’ex-astronaute Mark Kelly semble notamment bien parti pour déloger la républicaine Martha McSally

Donald Trump poursuit néanmoins sa campagne

Le deuxième débat entre Donald Trump et Joe Biden pour la présidentielle américaine, initialement prévu jeudi prochain, a été annulé par la commission indépendante chargée de les organiser, a-t-elle déclaré vendredi. Après l'annonce de l'infection au Covid-19 du président américain, la commission avait pour des raisons sanitaires transformé ce débat, qui devait se tenir à Miami, en rencontre virtuelle.

Donald Trump poursuit néanmoins sa campagne. Il organise ce samedi à la Maison Blanche son premier événement en public depuis son hospitalisation, a déclaré vendredi un haut responsable. Cette source a confirmé, sous couvert d'anonymat, une information de médias américains, qui rapportent que le président s'exprimera sur le thème de la sécurité lors d'un rassemblement en extérieur. Donald Trump parlera depuis le balcon de la Maison Blanche pour respecter les règles de distanciation physique.

Après cela, Donald Trump tiendra lundi en Floride son premier meeting électoral depuis son test positif. Le meeting, qui aura lieu dans la ville de Sanford, se tiendra 12 jours après l'annonce de son test positif. Puis Donald Trump s'exprimera lors de meetings à Johnstown, en Pennsylvanie, mardi, et à Des Moines, dans l'Iowa, mercredi, a indiqué son équipe de campagne dans un communiqué.

En retard dans les sondages, le président sortant se comporte comme s’il voulait faire du virus le gage de son succès. Vendredi, sur la chaîne CNBC, Ted Cruz s’est dit « inquiet » à cause du Covid : « Si les gens retournent au travail, s’ils sont optimistes, nous pourrions avoir une élection fantastique.

Mais si au jour de l’élection les gens sont en colère, nous pourrions perdre la Maison Blanche, et les deux chambres du Congrès, cela pourrait être un bain de sang à l’échelle de celui du Watergate ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS UN DEBAT PRESIDENTIEL VIRTUEL ENTRE TRUMP ET BIDEN  ?

Le coronavirus va-t-il avoir raison de la campagne électorale américaine ?

Ce jeudi, la Commission sur les débats présidentiels a annoncé que, coronavirus oblige, le prochain débat entre l'actuel président des États-Unis Donald Trump, et son concurrent démocrate Joe Biden, se fera de manière virtuelle le 15 octobre 2020 prochain.

« Les deux candidats participeront (au débat) depuis des lieux séparés et à distance », tandis que le modérateur et un panel d'Américains sélectionnés pour interroger les candidats seront à Miami en Floride, a indiqué la commission organisatrice dans un communiqué.

Les deux candidats se trouveront à deux endroits différents.

Le modérateur du rendez-vous, Steve Scully, se trouvera quant à lui à Miami, en Floride. a indiqué la commission organisatrice dans un communiqué.

Quelques minutes seulement après cette annonce, l'actuel locataire de la Maison-Blanche a assuré qu'il ne « participera pas » à ce débat virtuel.

Joe Biden a assuré que le rendez-vous devait être annulé si le président était toujours malade.

Testé positif au Covid-19 la semaine dernière et récemment sorti de l’hôpital, Donald Trump, par contre, a dit avoir hâte de se frotter à ce second débat.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP REMONTE SUR LE RING

 A SA SORTIE DE L'HOPITAL

Nous les Américains venons d'avoir deux semaines à faire tourner la tête.

En seulement deux semaines, le décès d'une juge de la Cour Suprême, un débat désastreux, le Président tombé malade, la Maison Blanche devenue un cluster, et la campagne présidentielle chamboulée.

Une communication cacophonique

En quatre jours, les Américains ont appris la maladie de leur Président testé positif au Covid-19, son hospitalisation, sa mise sous respirateur, ses nombreux traitements, sa promenade en voiture pour saluer ses fans puis sa sortie de l'hôpital.

Mais la confusion a émergé dans les médias traditionnels Samedi matin, le médecin de la Maison blanche a donné un briefing médical se félicitant de voir combien le Président allait bien. Presque au même moment, le chef de Cabinet Mark Meadows annonçait à plusieurs journalistes qu'il se trouvait dans un état « très inquiétant ». Et donc on a eu ces deux messages si opposés venant de personnes qui devraient savoir. Une communication également cacophonique sur les traitements administrés. Les médecins lui auraient administré un troisième traitement, la dexaméthasone, un corticoïde efficace contre les formes graves du Covid-19, en plus de l'antiviral remdesivir et du cocktail expérimental de la société Regeneron, qu'il a reçus dès vendredi.

Les gens ne savaient plus quoi croire.

Un retour surréaliste à la Maison-Blanche en fanfare

Et maintenant sur tous les sites d’information américains, en photo ou en vidéo, on retrouve les mêmes images de ce retour surréaliste du 45e président américain, qui sera resté trois nuits seulement à l’hôpital. «Un geste risqué, égoïste, s’énerve le Washington Post. Il est encore en convalescence d’une maladie imprévisible et mortelle, et ses médecins ont noté qu’il pouvait ne pas être complètement tiré d’affaire ».

«Un président multi-médicamenté (sous stéroïdes), sorti de sa bulle hospitalière VIP pour mettre en scène un retour bizarre et trompeur à la Maison-Blanche, qui enlève son masque dans un geste irresponsable et qui déclare qu’il n’y a rien à craindre du Covid-19, quand 210 000 Américains en sont déjà morts.», continue à s'insurger CNN à propos de la sortie hier soir de Donald Trump et de son retour à la Maison-Blanche. Il a l’image qu’il voulait, un président fort, qui ne se laisse pas dominer par le coronavirus», continue la chaîne.

Le symbole d'une Amérique forte et combative

Oui, cette mise en scène méticuleusement préparée donne à voir tout un symbole de l'Amérique forte et combative de Donald Trump.

Dans une mise en scène savamment orchestrée, le président des Etats-Unis est descendu de l'hélicoptère qui l'a amené du Centre médical militaire Walter Reed, a traversé la pelouse en saluant les caméras qui l'attendaient avant de grimper les marches vers le balcon de sa résidence.à, l'air malgré tout crispé, il a ajusté sa veste, retiré son masque et levé les pouces. Un geste de défi pour un dirigeant qui pendant des mois a affiché son dédain pour ceux qui se couvrent le visage pour se protéger du Covid-19 ?!

Ou plutôt l'image d’un homme fort, volontariste et qui ne se laisse pas abattre, prêt à repartir en campagne alors que les sondages le donnent perdant face à Joe Biden ? «N’ayez pas peur du covid, ne le laissez pas dominer votre vie!»

Encore malade du coronavirus, Donald Trump a quitté lundi l'hôpital et a dès son retour à la Maison Blanche retiré son masque et appelé les Américains à « sortir » avec prudence, après avoir promis de reprendre bientôt sa campagne électorale.

Signe de l'importance que Donald Trump a voulu donner à ce moment alors que la campagne électorale a été bouleversée par sa maladie, son compte Twitter a publié deux vidéos, dont l'une, quasi-hollywoodienne, montre son arrivée à la Maison Blanche sur fond de musique pompeuse.

Le président-candidat, de nouveau très actif sur Twitter, se montre de plus en plus impatient de donner au moins l'image d'un candidat mobilisé par sa campagne à moins d'un mois du scrutin du 3 novembre, face au démocrate Joe Biden.

« Il est de retour», a acquiescé son médecin Sean Conley, « prudemment optimiste », comme pour confirmer l'idée véhiculée par son entourage d'un « battant » prêt à vaincre le virus et remonter sur le ring.

Pour autant, l'équipe médicale a bien souligné qu'une sortie de l'hôpital n'était pas synonyme d'un retour à la normale et que Donald Trump ne pourrait pas retourner sur le terrain avant de ne plus être contagieux

Cela semble donc le priver encore pour un temps de déplacements dans les Etats-clés pour tenter de refaire son retard.




Garett Skyport pour DayNewsWorld


SORTIE DE DONALD TRUMP MALADE DU COVD-19

 UN COUP DE COM' A RISQUES

 MAIS UN SHOW-MAN EN CAMPAGNE

A la surprise générale, un convoi de véhicules noirs est apparu devant les grilles de l'hôpital militaire de Walter Reed près de Washington en début de soirée, et Donald Trump, masqué, a salué à travers la vitre ses nombreux sympathisants, qui y étaient installés tout le week-end.

Le président américain avait annoncé cette « surprise » quelques instants plus tôt dans une vidéo diffusée sur Twitter. « Je pense que nous allons faire une petite surprise aux supers patriotes qui sont là dehors dans la rue. Ils sont là depuis un moment, avec des drapeaux Trump, ils aiment notre pays donc, je suis sur le point de leur faire une petite visite surprise », avait indiqué Donald Trump.

Le président, show-man, n’est bien sûr pas descendu de son véhicule, mais il a salué la foule, sous les hourras. Il est ensuite retourné dans l’enceinte du centre médical.

Il s'agit de la première apparition publique de Donald Trump, 74 ans, depuis son hospitalisation vendredi après avoir testé positif au Covid-19. Mais l'initiative a surpris et suscité de vives critiques, en particulier liées au risque pour les agents du Secret Service l'accompagnant.

James Phillips, expert médical Zeke Emanuel, expert à la télévision et président du département d'éthique médicale et de politique de la santé de l'université de Pennsylvanie, a également tweeté sa désapprobation. « Faire conduire ses agents des services secrets avec un patient Covid-19, qui plus est avec des fenêtres fermées, les expose inutilement à un risque d'infection. Et pour quoi ? Un coup de pub. ». Surtout de la mauvaise foi de la part de cet intervenant...
Le porte-parole de la présidence a assuré que les précautions « appropriées » avaient été prises pour protéger Donald Trump et son entourage, notamment des équipements de protection. «  sortie a été validée par l'équipe médicale comme sûre », a ajouté Judd Deere. Peu après cette sortie, la Maison Blanche a fait savoir que le président était revenu à l'hôpital.

Un président qui travaille

« J'ai beaucoup appris sur le Covid-19, je l'ai appris en faisant l'expérience moi-même, c'est l'école de la vie », a déclaré le président républicain dans un message vidéo posté sur Twitter, remerciant ses médecins et les « grands patriotes » qui veillent sur lui dehors.

Après deux nuits à l'hôpital, un optimisme prudent dominait dimanche dans son entourage,  bien que le médecin de la Maison Blanche ait finalement admis que l'état initial de son patient avait été plus grave que ce qui avait été officiellement déclaré. Les médecins du président américain espèrent cependant une sortie définitive de l'hôpital dès lundi.

Donald Trump s'est ainsi appliqué dimanche à donner l'image d'un président certes hospitalisé, mais au travail. Il a recommencé à tweeter et à téléphoner, comme en ont témoigné son fils Eric, son conseiller Jason Miller, et la présentatrice de Fox News Jeanine Pirro.

Le septuagénaire a fait diffuser des photographies de lui travaillant depuis l'hôpital, et a publié deux vidéos.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
 

LES PROUD BOYS GROUPUSCULE NEO-FASCISTE

 ENFIN CONDAMNE PAR DONALD TRUMP

Il a tenu des propos ambigus sur les milices d’extrême droite lors de son débat face à Joe Biden. Donald Trump a dû se raviser son propre camp ayant immédiatement pris ses distances avec lui. Mercredi, Donald Trump a en effet tenté de désamorcer la polémique, après ses propos flous sur les suprémacistes. 


24h après un débat télévisé plus qu'abrasif entre les deux candidats à la présidentielle américaine du 3 novembre, il n'était plus question de dire au groupe paramilitaire des « Proud Boys » de « reculer, mais de se tenir prêts" », et de suggérer ensuite que « quelqu un doit faire quelque chose à propos des Antifa et de la gauche .Taxé de « honte nationale » par son adversaire Joe Biden, critiqué dans son propre camp, Donald Trump a dû, rectifier le tir :

« Je ne sais pas qui sont les Proud Boys », a affirmé le président américain. « La seule chose que je peux dire est qu'ils doivent se retirer et laisser la police faire son travail », a-t-il ajouté, faisant marche arrière par rapport à ses déclarations de la veille.

« Proud Boys » est le nom d'un groupe néo-fasciste fondé en 2016 qui est connu pour son incitation aux violences de rue, notamment lors des manifestations Black Lives Matter.Ils sont décrits notamment comme un « groupe de haine » par le Southern Poverty Law Center, une association qui observe les groupes d'extrême droite.

Mercredi 29 septembre, lors du premier débat qui l’opposait à Joe Biden, Donald Trump les a cités alors qu’il esquivait une question du journaliste Chris Wallace, qui l’appelait à condamner explicitement les suprémacistes blancs. « Ok Proud Boys, reculez et tenez-vous prêts », a simplement répondu le milliardaire.

Plusieurs républicains ont réagi. Tim Scott en particulier, seul sénateur républicain noir, a demandé au président de revenir sur ses propos.

Le sénateur du Kentucky Mitch McConnell a quant à lui jugé « inacceptable de ne pas condamner les suprémacistes blancs », quand le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham a estimé que Donald Trump devrait dire clairement que « les Proud Boys sont une organisation raciste à l’opposé des valeurs américaines ».




Garett Skyport pour DayNewsWorld

SHOW MUSCLE MAIS PEU CONSTRUCTIF

 ENTRE TRUMP ET BIDEN

A cinq semaines de la présidentielle américaine du 3 novembre, Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés mardi soir lors d'un débat télévisé qui a donné lieu à un duel plus que musclé. Le premier débat présidentiel entre Joe Biden et Donald Trump s’annonçait tendu, et il l’a été. Depuis Cleveland ce 29 septembre 2020, les deux candidats en lice n’ont pas cessé d’échanger les coups, le démocrate se montrant particulièrement virulent face à son adversaire.

Prises de becs et chaos

Mâchoires serrées, le locataire de la Maison Blanche, qui briguera le 3 novembre 2020 un second mandat de quatre ans, était tourné durant tout le débat vers Joe Biden. Ce dernier, à l’inverse, avait le plus souvent les yeux plantés dans la caméra, prenant les Américains à partie.

Cacophonie, foire d'empoigne, chaos... Les mots ne manquent pas pour qualifier le premier débat qui a opposé, mardi 29 septembre 2020, Donald Trump à Joe Biden, les deux candidats à la présidentielle américaine de novembre.

Si le président républicain, distancé dans les sondages par son rival démocrate, a passé les 90 minutes du débat à tenter de discréditer Joe Biden l' accusant d'être manipulé par la gauche radicale et de ne pas oser prononcer les mots « la loi et l'ordre »,Joe Biden ne s'est pas non plus privé de traiter de noms d'oiseaux son rival.

Joe Biden, surnommé « l’Endormi » par Donald Trump, a fait mentir son surnom, traitant successivement le président de de « menteur », de « chiot » du président russe Vladimir Poutine et lui demandant de « la fermer » à plusieurs reprises. « C'est difficile d'en placer une avec ce clown », a-t-il soufflé.

Même en évoquant des sujets graves comme la pandémie de Covid-19, les attaques se sont résumées à des sarcasmes : « Vous devriez sortir de votre bunker et de votre parcours de golf » pour vous occuper de cette crise, a ainsi conseillé le démocrate au chef de l'État. Bien sûr Donald Trump a été questionné sur ses impôts après la sortie d'un article dans le New-York

Peu de profondeur

Ces attaques personnelles et ces échanges étaient si acrimonieux que les téléspectateurs en ont presque oublié le fond des thèmes évoqués. Questionnés tour à tour sur la Cour suprême, la crise sanitaire et économique, les violences policières et le racisme systémique, ou encore l'intégrité des élections, chaque candidat a tenté de marquer des points sans vraiment réussir à parler de son programme.

Les deux candidats interrogés sur plusieurs sujets particulièrement sensibles aux États-Unis comme la nomination du nouveau juge à la Cour Suprême ont continué à s'écharper :

« Pourriez-vous la fermer? », a notamment lancé l’ancien vice-président excédé par les interruptions de Donald Trump qui justifiait sa volonté de remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg avant l’élection de novembre.

Rebelote quelques minutes plus tard, lorsque Joe Biden étrillait la stratégie de réouverture de l’économie prônée par son adversaire face au coronavirus. « Pourriez-vous la fermer? »« Va-t-il se taire une minute? », a-t-il lâché, sans même accorder un regard au républicain. .Et sans aucune surprise, chacun a campé sur ses positions.

Le présentateur Chris Wallace a eu du mal à jouer le modérateur, ces prises de becs éclipsant les propositions concrètes de chacun.

Chacun campant sur sa position

Défendant son bilan, Donald Trump a affirmé une nouvelle fois avoir fait « plus en 47 mois que Biden en 47 ans ».

De son côté, le démocrate a multiplié les attaques sur la gestion de la pandémie par Donald Trump. « Beaucoup de gens sont morts », a souligné Joe Biden, rappelant que le bilan américain a franchi le seuil des 200.000 victimes. « Et ils seront encore beaucoup à mourir à moins qu’il (Trump, NDLR) ne devienne beaucoup plus intelligent, très rapidement ».

Les deux candidats auront l'occasion de s'affronter à nouveau, jeudi 15 octobre, lors d'un deuxième débat organisé à Miami.

En espérant que les noms d'oiseaux laissent la place à des échanges plus constructifs capables de convaincre les Américains de se mobiliser pour une élection décisive. .




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LES IMPOTS DE TRUMP OU LA CHASSE AUX SORCIERES CONTINUE ?

A la veille de son premier débat face à Joe Biden, Donald Trump se voit infliger un camouflet par le New York Times : selon le quotidien, il n'a payé que 750 dollars d'impôts fédéraux en 2016, l'année de son élection à la Maison Blanche, puis autant en 2017, et n'a payé aucun impôt durant 10 des 15 années précédentes.

Optimisation fiscale

Comment cela s'explique-t-il ? Selon le quotidien new-yorkais, Donald Trump a échappé à l'impôt « en grande partie car il a déclaré plus de pertes d'argent que de gains ».Au sein de la nébuleuse de sociétés dirigées par le magnat des affaires, de nombreuses d'entre elles ont en effet déclaré des pertes importantes, dont ses clubs de golf. Le président américain a balayé ces révélations du New York Times consacrées au secret le mieux gardé de sa présidence : l’état financier de son empire immobilier. : des « informations bidon, totalement inventées », a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

Le tableau dressé par cette enquête est partiel compte tenu de la complexité du sujet. L’image qui s’en dégage est celle d’un empire fragilisé par ses pertes, où l’optimisation fiscale est pratiquée à haut degré.

Depuis sa prise du pouvoir, Donald Trump s'est toujours refusé à dévoiler ses déclarations fiscales.

Pas d'obligation

Quelques mois après l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, des milliers de personnes se rassemblent dans plusieurs villes américaines pour l'appeler à rendre publiques ses déclarations de revenus et d'impôts. Et pour cause : tous les présidents et candidats à la Maison Blanche récents ont publié une ou plusieurs années de déclarations fiscales, une tradition qui vise à identifier d'éventuels conflits d'intérêts. Mias la loi n'oblige que la publication d'une déclaration financière qui donne une approximation du patrimoine, des dettes et des revenus, mais ne permet pas par exemple de vérifier le montant des impôts réglés…

« Quand je publierai ma déclaration financière (…), elle ne prouvera qu'une chose : que je suis beaucoup plus riche que ce que les gens pensaient. » En novembre 2019, Donald Trump claironnait haut et fort qu'il était en règle vis-à-vis de l'IRS.

Et d'ajouter : « J'ai payé beaucoup, et j'ai payé beaucoup d'impôts sur le revenu au niveau de l'Etat aussi, l'Etat de New York taxe beaucoup ». Le milliardaire ne s 'en est jamais caché : en 2013 déjà, Donald Trump s'était déjà vanté d'être celui « qui va payer plus d’impôts en un an que vous pendant toute votre vie ». En 2016 alors que le magazine Forbes estimait la fortune du conservateur à 4 milliards de dollars, lui déclarait un patrimoine  pèsant «entre huit et dix milliards de dollars». Un montant qui lui permet alors de s'avancer comme le candidat le plus riche des États-Unis.

Lors du premier débat présidentiel, Donald Trump n'avait-il pas d'ailleurs déclaré que payer moins d'impôts était une preuve d'intelligence ?

Pendant la campagne de 2016, il avait cependant promis de taxer les créateurs de fonds spéculatifs accusés « de payer pratiquement rien », se présentant en justicier, porte-parole des « oubliés ».




Garett Skyport pour DayNewsWorld

AMY CONEY BARRETT UN PARI STRATEGIQUE

 POUR LA PRESIDENTIELLE TRUMPIENNE

Le président américain se prépare pour son premier débat mardi 29 septembre 2020 face à Joe Biden. Après avoir désigné la juge conservatrice Amy Coney Barrett pour siéger à la Cour suprême, Donald Trump espère que cela mobilisera ses partisans et relancera sa campagne.

Face aux journalistes à la Maison Blanche dimanche 27 septembre au soir, Donald Trump affichait d'ailleurs une confiance des grands jours. « Je suis sûr qu’on va gagner en novembre et je suis sûr qu’on regagnera aussi la majorité à la Chambre des représentants », a déclaré le président américain.

Il faut dire qu’il sort d’un week-end durant lequel il a été applaudi, salué, par ses partisans contents de la nomination de la juge conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême.

La nomination d'Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême moins d'une semaine après la mort de la doyenne de la Cour, icône progressiste et féministe aux Etats-Unis peut en effet définitivement ancrer dans le conservatisme la plus haute juridiction des Etats-Unis.

Si la nomination d'Amy Coney Barrett est confirmée, la Cour suprême comptera alors six juges conservateurs et seulement trois juges progressistes. Une institution capable de trancher des débats fondamentaux de société, comme le droit à l'avortement ou le port des armes.

Des convictions aux antipodes de celles de Ruth Bader Ginsburg

Amy Coney Barrett a grandi à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, avant de partir pour le Tennessee, où elle a étudié la littérature anglaise. Diplômée de droit à l'université Notre-Dame, à South Bend dans l'Indiana, elle l'a rejointe dès l'âge de 30 ans en tant que professeure pour une durée de quinze ans.

Avant cela, Amy Coney Barrett a travaillé pour plusieurs avocats et pour un juge conservateur de la Cour suprême, Antonin Scalia.

A 48 ans, Amy Coney Barrett est mère de sept enfants, tous âgés de moins de 20 ans .Deux d'entre eux ont été adoptés et sont originaires d'Haïti. L'enfant le plus jeune du couple Barrett souffre de handicap, il est atteint de trisomie 21. « Fidèle catholique », selon ses propres mots, Amy Coney Barrett et son mari, un ancien procureur, sont aussi membres d'un groupe chrétien nommé The People of Praise (Le Peuple de louange, en français) fondé en 1971. Amy Coney Barrett expose depuis longtemps des positions anti-avortement. Elle s'est ainsi opposée à certaines décisions visant à invalider des restrictions au droit à l'avortement si bien que le camp progressiste craint qu'elle ne vienne menacer l'arrêt historique Roe v. Wade de 1973, qui a légalisé le droit à l'avortement aux Etats-Unis. Mais lors d'un débat en 2016, l'universitaire estimait que le droit à l'avortement ne serait pas modifié dans un avenir proche.

Forte de quinze ans d'expérience universitaire, Amy Coney Barrett n'est cependant juge fédérale que depuis le mois d'octobre 2017, après avoir été nommée directement par Donald Trump. Lors de son audition de confirmation au Sénat, plusieurs élus démocrates lui avaient reproché certaines de ses déclarations, dans lesquelles elle parlait ouvertement de ses convictions catholiques. Devant le Sénat, elle avait assuré que ses croyances ne pèseraient en rien sur ses missions de juge.

Une nomination à double tranchant

Donald Trump compte notamment sur cette nomination pour mobiliser ses partisans et convaincre les éventuels électeurs conservateurs indécis. « Nous allons annoncer quelqu'un de fantastique ! Je pense que demain [samedi] va être une grande journée. », avait-il annoncé la nomination de sa protégée à la foule acquise d'un meeting à Newport News, en Virginie. C'est une décision hautement politique et un pari stratégique pour la campagne du président qui a un peu de mal dans les sondages comme en Floride.

Pourtant certains experts estiment que cette nomination pourrait être à double-tranchant. Un sondage publié aujourd’hui par le New York Times dévoile qu’une majorité d’électeurs estiment que ce devrait être au président élu en novembre de nommer un nouveau juge à la Cour suprême.

Donald Trump, lui, estime être en position de force à la veille de son premier débat face à Joe Biden.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES HOSTILITES CONTINUENT POUR REMPLACER RUTH BADER GINSBURG

VERS UNE COUR SUPREME A DROITE POUR TRUMP

Donald Trump devrait annoncer ce week-end le nom de la ou du remplaçant de Ruth Bader Ginsbug.

Une décision éminemment politique mais aussi électorale :

Donald Trump veut une Cour suprême à droite avant le scrutin présidentiel pour garantir le bon déroulement de cette élection à hauts risques, car nul doute pour le président des Etats-Unis que l’élection présidentielle représentera « une fraude massive », qu’il s’agit de « l’élection la plus truquée de l’histoire », et tout cela à cause du vote par correspondance.qui devrait être largement utilisé face à la pandémie.

« On a besoin de neuf juges, on a besoin de ça. Avec les millions de bulletins indésirables qu’ils envoient...

C’est une arnaque, c’est un hoax, tout le monde le sait. Et les démocrates le savent mieux que quiconque... Il faudra bien neuf juges là-bas, ça sera très important.

Parce que ce qu’ils font avec les bulletins, c’est un hoax (...) Le faire avant l’élection [ndlr: remplacer Ruth Bader Ginsburg] est une très bonne chose », a tonné Donald Trump.

Alors vite, il faut rapidement remplacer Ruth Bader Ginsburg, décédée à l’âge de 87 ans ce week-end, pour faire profondément basculer la Cour suprême dans une droite conservatrice.

Elle serait alors, veut croire Trump,un précieux allié, ainsi qu’il l’a expliqué ce mardi 22 septembre 2020 à des journalistes si une fraude massive venait à exister avec le vote par correspondance.

Sait-on jamais ?

À tel point que la Cour suprême pourrait en être saisie.

A tel point que les démocrates sont vent debout contre la décision de Donald Trump de remplacer si rapidement RBG ! 




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE BOUSCULEE PAR

 LA MORT DE LA JUGE RUTH BADER GINSBURG

Ce vendredi 18 septembre 2020, à 45 jours du scrutin, la juge démocrate à la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg est morte à 87 ans, vaincue par un cancer contre lequel elle s’était longuement battue.

Cela signifie qu’un siège est désormais vacant au sein de la plus haute juridiction américaine, et que les républicains -majoritaires par cinq voix contre trois aux démocrates depuis le décès de « RBG » ont l’occasion d’y conforter leur mainmise.

Une guerre de succession épique

Combat épique en vue : voilà que la succession à la juge Ruth Bader Ginsburg devient un dossier brûlant d’ici au 3 novembre, date à laquelle seront départagés Joe Biden et Donald Trump. Quelques jours avant sa mort, la juge progressiste n'avait-elle pas d'ailleurs confié à sa petite-fille : « Mon souhait le plus fervent est que je ne sois pas remplacée avant que le nouveau président ne soit investi. », prévoyant, si elle venait à partir, la guerre de succession qui promet de jeter front contre front deux Amérique irréconciliables, déjà touchée par une catastrophe sanitaire, un marasme économique et des tensions raciales .

Hostilités lancées sitôt la nouvelle connue

D’ailleurs le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell (Kentucky), maître de l’ordre du jour, a lancé les hostilités sitôt la nouvelle connue. « Nous avons promis de travailler avec le président [Donald] Trump et de soutenir son programme, notamment ses choix remarquables pour les postes de juges fédéraux. Une nouvelle fois, nous tiendrons notre promesse. Le candidat du président Trump aura droit à un vote dans l’enceinte du Sénat des Etats-Unis », a-t-il assuré dans un communiqué.

La mort de la juge Ruth Bader Ginsburg à l’âge de 87 ans était redoutée depuis des mois par le camp démocrate qui retenait son souffle à chaque hospitalisation de la doyenne progressiste de la plus haute instance juridique du pays. Nommée en 1993 à la haute cour par le président Bill Clinton, après s'être distinguée en faisant avancer les droits des femmes dans les années 1970, Ruth Bader Ginsburg était devenue extrêmement populaire malgré le sérieux de sa fonction. Grâce à son positionnement en phase avec les aspirations des plus jeunes, elle les avait conquis, au point de gagner le surnom de « Notorious RBG » en référence au rappeur Notorious BIG.

Le candidat démocrate Joe Biden, a rendu un hommage appuyé à la magistrate la plus connue des Etats-Unis. « Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous, et elle était très aimée », a-t-il souligné, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. « Les électeurs doivent choisir le président, et le président doit proposer un juge au Sénat », a-t-il déclaré à la presse, saluant « une héroïne américaine » et « une voix infatigable dans la quête de l'idéal américain suprême : l'égalité de tous devant la loi ».

Un troisième juge nommé par Trump ? Un enjeu considérable...

Mais les républicains ont la liberté de précipiter le processus pour choisir très rapidement un nouveau juge. Et puisque ceux-ci sont nommés à vie, s’assurer une majorité durable et confortable à la Cour suprême.

L'enjeu est donc considérable pour la vie politique américaine. Depuis son installation à la Maison-Blanche, Donald Trump a déjà nommé deux juges conservateurs. S'il parvient à en imposer un troisième, il y aurait six juges de droite contre trois de gauche dans l'instance judiciaire suprême.

Or, tôt ou tard, toutes les décisions importantes aux États-Unis finissent par être tranchées par la Cour. Les questions d'avortement, d'immigration, d'accès à la santé, de droit de vote, risquent d'en être influencées pour plusieurs décennies. Ainsi, même si Joe Biden gagnait, il serait coincé avec six juges conservateurs face à lui. En effet, aux États-Unis, le président sortant n’est pas remplacé avant le mois de janvier suivant l’élection, ce qui laisserait largement le temps aux troupes de Donald Trump pour valider son choix, même en cas de défaite.

Donald Trump a un deuxième intérêt à mener ce combat sans faiblir : la nomination d'un nouveau juge est un moyen de motiver sa base dans les dernières semaines de campagne et de doper ainsi ses chances de réélection le 3 novembre. Pour les électeurs évangéliques notamment, la revendication d'une suppression du droit à l'IVG est essentielle. Donald Trump peut ainsi choisir de faire de ce remplacement un enjeu du scrutin du 3 novembre. S’il assure à ses supporters qu’ils peuvent garantir à leur pays 20 ou 30 ans d’une Cour suprême à majorité républicaine et du même avis qu’eux sur certaines questions clés, il y a fort à parier qu’il saura mobiliser les foules. Et celle qui semble se détacher dans le camp républicain pour succéder à « RBG », une certaine Amy Barrett, a exactement le même profil. Extrêmement religieuse, au point qu’elle a déjà concédé que sa foi catholique biaiserait forcément ses choix si elle était nommée à la Cour suprême, elle pourrait mettre en danger certains acquis au niveau des droits des femmes. Une nomination qui pourrait réorienter les grands thèmes du débat présidentiel...

Le Sénat peut-il s’opposer à une nomination ?

Selon la Constitution, une fois que le président aura arrêté son choix, il reviendra au Sénat de l'avaliser. Son chef, le républicain Mitch McConnell, a déjà fait savoir qu'il organiserait un vote, alors qu'il avait refusé d'auditionner un juge choisi pour ce poste par Barack Obama en 2016, au prétexte qu'il s'agissait d'une année électorale. Dans le cas de Brett Kavanaugh, candidat proposé par Donald Trump et accusé d’agression sexuelle, ce processus avait été extrêmement long et pénible. Les démocrates avaient d’ailleurs failli réussir à invalider le choix présidentiel.

Et si la présidentielle était contestée?

L’un des rôles de la Cour suprême, en tant que plus haute juridiction du système américaine, est d’être le juge des élections. Or avec un scrutin du 3 novembre qui se déroulera en partie par correspondance du fait de la pandémie de coronavirus, et avec un Donald Trump qui pourrait l’emporter dans les urnes avant d’être vaincu une fois les bulletins par courrier comptabilisés, il est envisageable que l’élection présidentielle soit contestée en justice.

Y aura-t-il alors un blocage institutionnel si Ruth Bader Ginsburg n’a pas été remplacée? Huit juges au lieu de neuf auront-ils la légitimité pour trancher et donner raison à un camp ou à l’autre? Et qu’arrivera-t-il s’ils votent à 4 voix pour l’un et autant pour l’autre?

« La bataille politique va être énorme » parce que si Donald Trump obtient gain de cause, « la Cour suprême deviendra la plus conservatrice depuis un siècle », selon le professeur de droit Carl Tobias.

« Une élection historiquement incertaine est devenue encore un peu plus instable », résument nos confrères du HuffPost américain.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TRUMP PEUT ENCORE GAGNER

AVEC LES SWING STATES

C'est une étude publiée dans le New York Times qui vient inquiéter le candidat démocrate Joe Biden.

Celle-ci montre en effet que Donald Trump peut prendre l'avantage dans certains États-clés, notamment grâce aux thèmes de la sécurité et de l'économie Ce sondage du Siena College, publié lundi 14 septembre 2020 par le New York Times, a été réalisé entre les 8 et 11 septembre dans quatre États-clés :

Minnesota, Nevada, New Hampshire et Wisconsin.Certes si dans ces quatre « swing states », le candidat démocrate est encore en avance sur son adversaire républicain, il y a cependant quelques motifs d'inquiétude pour l'équipe Biden.

En effet Trump ressort grandi sur le thème de la sécurité et de l'économie . Sur l'économie, les Américains sondés font plus confiance à Donald Trump qu'à Joe Biden : 50 contre 45.De plus apparaît nettement comme le candidat des campagnes.

C'est dans ces swing states, ces États-clés, que tout va se jouer le 3 novembre.Mais Trump ne le sait-il pas déjà, lui qui joue finement politiquement dans ces Etats ?

Dans le Wisconsin, Etat du Midwest que le milliardaire républicain avait remporté d’un cheveu en 2016, qu’a de son côté choisi la candidate démocrate à la vice-présidence, Kamala Harris, pour sa première visite dans un Etat-clé et où elle a rencontré dès son arrivée, en privé, la famille de Jacob Blake, un homme noir de 29 ans grièvement blessé par balles par un policier., Donald Trump a joué une carte habile.

Trump n'a-t-il pas en effet déjà envoyé un message significatif au Wisconsin ?

On aurait pu imaginer un appel aux policiers de l'État pour qu'ils fassent preuve de plus de discernement. Et même un avertissement sévère aux mouvements d'extrême droite, dont l'un des membres, un jeune homme de 17 ans, a tué deux hommes qui manifestaient contre les violences policières.

« Mais non, ce qui compte pour Trump, ce n'est pas d'afficher de l'empathie pour des populations traumatisées par le drame de Jacob Blake, mais de câliner son électorat de fermiers qui lui avait fait gagner, avec 1 % d'avance, les grands électeurs du Wisconsin en 2016. », avait conclu amèrement un confrère dans son article.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

UN ENFER APOCALYPTIQUE

LES FEUX RAVAGENT LA COTE OUEST DES ETATS-UNIS

Une impression d' « enfer » et un ciel d'apocalypse: alimentés par la sécheresse et des vents violents, des incendies-de la frontière canadienne à la frontière mexicaine-d'une ampleur historique continuaient de ravager la côte ouest des Etats-Unis, où ils ont causé la mort de huit personnes dont un enfant d'un an.

L'enfant, retrouvé par des équipes de secours auprès de ses parents gravement brûlés, a péri dans l'Etat de Washington, a annoncé mercredi le bureau du shérif du comté de Okanogan. Tous trois tentaient d'échapper aux flammes.

Les foyers d'incendies qui frappent depuis plusieurs semaines toute la côte ouest des États-Unis, s'étendant de l'Etat de Washington au nord, frontalier du Canada, jusqu'à San Diego, dans le sud de la Californie, sont absolument sans précédent avec déjà huit morts et 10 000 kilomètres carrés partis en fumée rien qu'en Californie, un record absolu. Trois personnes ont été retrouvées mortes dans le nord de l'État.

Dans la région de Fresno (centre de la Californie), près d'un milliers de pompiers combattent le feu, le Creek Fire, qui a ravagé 65 000 hectares près de Los Angeles, le Bobcat Fire a dévasté plus de 4 500 hectares.

À San Diego, plus de 7 000 hectares ont brûlé, selon les autorités.

Le gouverneur de l'État de Washington, Jay Inslee, a indiqué mardi que neuf incendies

« importants » y avaient brûlé plus de 133 000 hectares en 24 heures, plus du double de la superficie brûlée pour toute l'année 2019.

L'Oregon a vu partir en fumée 120 000 hectares et au moins cinq localités ont été en grande partie détruites par des incendies « sans précédent dans l'histoire » de l'Etat, a indiqué sa gouverneure, Kate Brown. Deux personnes ont été retrouvées mortes.

Les habitants de San Francisco, en Californie, qui n’arrivaient déjà plus à respirer depuis trois semaines, sont plongés dans une obscurité orange inédite depuis mercredi. « La brume due aux feux de forêt assombrit le ciel dans toute la baie de San Francisco », ont ainsi indiqué les autorités de San Francisco.

Sur Twitter, les internautes hallucinent devant ce spectacle dramatique digne d'un décor de cinéma type Blade Runner......!!!




Carl Delsey pour DayNewsWorld

DUEL EXPLOSIF ENTRE DONALD TRUMP ET JOE BIDEN DANS UNE AMERIQUE A VIF

A moins de deux mois de la présidentielle américaine du 3 novembre, l’Amérique est à vif. Frappé par la pandémie qui y a fait plus de 185 000 morts et mis l’économie à genoux, le pays est aussi secoué par un mouvement historique de protestation contre le racisme et les violences policières, qui dégénère parfois en émeutes. Et par des manifestations pro-Trump, comme celle organisée lundi à Portland, dans l’Oregon, où plus de 300 véhicules étaient rassemblés pour un défilé.

Joe Biden stupide

Un cocktail potentiellement explosif, comme lors de récents rassemblements endeuillés par des tirs et des morts, à Portland et Kenosha dans le Wisconsin. Dans ce contexte, Donald Trump a fait du rétablissement de « la loi et l’ordre » le cœur de son message :« Biden veut livrer notre pays au virus, il veut livrer nos familles aux violents d’extrême gauche, et il veut livrer nos emplois à la Chine », a-t-il encore accusé lundi.

Le président sortant a déjà insisté lourdement, pour les chaînes de télévision, sur les scènes d'émeutes du Wisconsin pour réaffirmer « qu'il était le seul rempart entre le rêve américain et l'anarchie, la folie et le chaos ». Mais cette outrance destinée à sa base électorale pure et dure, ne doit pas faire oublier autre chose. La mobilisation de ceux, noirs, démocrates, ou citoyens attachés aux droits de l'homme, même lorsqu'elle célèbre pacifiquement Martin Luther King, n'amènera jamais autant d'électeurs à Joe Biden que le rejet des désordres et des pillages ne pourvoira de suffrages à Donald Trump.Les rodomontades sur le thème « moi ou le chaos démocrate » vont permettre au président de marquer des points dans les États clés pour sa réélection

En faisant miroiter l’arrivée d’un vaccin contre le nouveau coronavirus et un rebond « fantastique » de l’économie juste avant l’élection, le président des Etats-Unis a aussi mis en garde contre Joe Biden et « les démocrates radicaux », qui feraient « immédiatement s’effondrer l’économie ». « La Chine profite des gens stupides, et Biden est quelqu’un de stupide », a-t-il lancé. Il a aussi accusé son rival et sa colistière Kamala Harris de politiser la recherche d’un vaccin contre le Covid-19, après que cette dernière a affirmé qu’elle ne « croirait pas » la seule parole du républicain.


Trump trop lâche pour s'attaquer au Covid

Soignant ses liens avec les syndicats, rappelant ses origines modestes, Joe Biden, de son côté, s’est rendu lundi en Pennsylvanie pour rencontrer des dirigeants syndicaux, dont le président de la plus grande fédération américaine AFL-CIO, Richard Trumka. Donald Trump « a été trop lâche pour s’attaquer au Covid » car il craignait une chute de la Bourse, a accusé l’ancien bras droit de Barack Obama.

Le démocrate dénonce également sans détour les violences et les pillages, tout en martelant que le pays doit en finir avec le « racisme sous-jacent » qui ronge les Etats-Unis.

A moins de deux mois du scrutin, la campagne s’intensifie mais reste loin du rythme frénétique qu’elle connaît traditionnellement à cette période. Après des mois de confinement puis de déplacements très limités, l’ancien vice-président de Barack Obama, 77 ans, vient de reprendre un rythme plus soutenu, mais encore largement en deçà de celui de Donald Trump, qui, à 74 ans organise des discours en plein air devant des centaines de partisans et répond bien plus souvent, comme lundi, aux questions des journalistes.

Campagne en sourdine et habileté politique

Cette campagne en sourdine a toutefois profité à Joe Biden, qui devance le milliardaire républicain dans les sondages nationaux, entre six et huit points de pourcentage depuis un mois. Mais l’écart est plus serré, parfois dans la marge d’erreur, dans la demi-douzaine des principaux Etats-clés, qui font les élections en basculant d’un parti à l’autre tous les quatre ans.

Pour retourner à la Maison-Blanche, Trump doit gagner notamment la Floride, avec 29 voix de grands électeurs, comme en 2016. Et pour cela, il lui faut impérativement mobiliser le million d'électeurs d'origine cubaine, ces immigrés de la première génération:  rien de mieux que des discours tournant le dos aux approches faites par Obama à Cuba et de longues tirades sur les avanies subies du fait de Fidel Castro.Les Cubains de Floride, qui restent majoritairement et viscéralement opposés au régime de La Havane, c'est 6 % de l'électorat de l'État.

Donald Trump avait créé la surprise en remportant plusieurs d’entre eux d’une très courte avance en 2016. Les prochaines semaines seront cruciales si les démocrates veulent les regagner. Et le temps presse : l’un de ces Etats, la Caroline du Nord, a lancé dès vendredi les opérations de vote par correspondance.

C’est le Wisconsin, Etat du Midwest que le milliardaire républicain avait remporté d’un cheveu en 2016, qu’a de son côté choisi la candidate démocrate à la vice-présidence, Kamala Harris, pour sa première visite dans un Etat-clé depuis sa nomination. Comme Joe Biden la semaine dernière, elle a rencontré dès son arrivée à l’aéroport de Milwaukee, en privé, la famille de Jacob Blake, un homme noir de 29 ans grièvement blessé par balles par un policier.

Mais Trump n'a-t-il pas déjà envoyé un message significatif au Wisconsin ? On aurait pu imaginer un appel aux policiers de l'État pour qu'ils fassent preuve de plus de discernement. Et même un avertissement sévère aux mouvements d'extrême droite, dont l'un des membres, un jeune homme de 17 ans, a tué deux hommes qui manifestaient contre les violences policières.

« Mais non, ce qui compte pour Trump, ce n'est pas d'afficher de l'empathie pour des populations traumatisées par le drame de Jacob Blake, mais de câliner son électorat de fermiers qui lui avait fait gagner, avec 1 % d'avance, les grands électeurs du Wisconsin en 2016. », a conclu amèrement un confrère.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

TRUMP 2020 CONTRE BIDEN

DEUX AMERIQUES QUI S'AFFRONTENT

Démocrates et républicains ont été privés par l'épidémie de leur convention présidentielle où, traditionnellement à quelques semaines de l'élection, ils acclament leur candidat, voire le désignent si les primaires n'ont pas été concluantes. Voilà l'Amérique réduite à suivre sur les écrans les deux conventions sous la forme d'une longue suite de discours d'où étaient absentes la chaleur humaine et l'émotion.

Mais Trump jubile. « La loi et l’ordre » : c’était l’un des leitmotivs de la campagne de Trump en 2016. Quatre ans après, les Etats-Unis vivent des troubles civils importants et pourtant Donald Trump ressort son vieux slogan.« Je suis votre président de la loi et de l’ordre » : tel est le leitmotiv de Donald Trump. Il le scande dans ses discours, le répète sur Twitter. Depuis la mort de George Floyd le 25 mai dernier, les Etats-Unis vivent pourtant au rythme des manifestations contre le racisme et les violences policières et la tension ne faiblit pas, régulièrement ravivée par de nouveaux drames, comme la récente affaire Jacob Blake. Samedi, à Portland, une personne a été tuée par balles, dans des circonstances confuses, en marge des heurts entre manifestants antiracistes et pro-Trump.

La violence des émeutiers contre celle des policiers blancs

Donald Trump et Joe Biden s’accusent maintenant mutuellement d’être responsables de la violence qui éclate en Amérique.

"« Il pense peut-être que déblatérer les mots “loi et ordre” le rend fort, mais son échec à appeler ses propres partisans à arrêter d’agir comme une milice armée dans le pays vous montre à quel point il est faible », estime Joe Biden."

Un gigantesque feu d’artifice illumine le ciel de Washington. En lettres de feu, « Trump 2020 » éclaire la nuit. Vu depuis la Maison-Blanche, ce spectacle pyrotechnique qui met fin à la convention des Républicain est grandiose.

Mais de l’autre côté du jardin, dans les rues de la capitale, au même moment, c’est un tout autre spectacle qui se joue, donné par une autre Amérique, radicalement opposée à Donald Trump.

Durant toute la soirée, deux Amériques que tout oppose se sont données en spectacle, sans se voir, sans s’entendre. «  Trump a échoué : 180 000 morts » : les manifestants déploient une banderole lumineuse au moment du feu d’artifice des Républicains. Aux Etats-Unis, le coronavirus a tué plus de 180 000 personnes et les opposants à l’actuel président dénoncent sa gestion de la pandémie.Ils sont rejoints par des militants antiracistes dont la colère a été ravivée par les tirs d’un policier blanc dans le dos de Jacob Blake, un Noir non armé qui s'est fait tirer dans le dos par la police, ce qui a déclenché de nouvelles manifestations à Kenosha, dans le Wisconsin.


Deux Amériques irréconciliables

« Il n'y a jamais eu une telle différence entre deux partis, ou deux individus, en termes d'idéologie, de philosophie ou de vision », a déclaré Donald Trump. Une fois de plus, il a assuré qu'il avait tout fait pour limiter la contagion du covid-19 et a semblé minimiser sa gravité. « Nous relevons le défi », assure-t-il. Il a vanté un nouveau traitement et a annoncé que le vaccin allait arriver d'ici à la fin de l'année ou même avant.

Joe Biden le fossoyeur de la grandeur de l'Amérique ?

Le véritable danger, selon lui, qui menace l'Amérique, c'est Joe Biden. Il a cité plus de 40 fois le nom de son adversaire Trump le dépeint sous un jour terrifiant. « Joe Biden va être le destructeur de la grandeur de l'Amérique. » Il est « faible », va devenir le « cheval de Troie du socialisme » et n'aura pas « la force de tenir tête aux marxistes illuminés ». S'il est élu, il va « démolir les banlieues résidentielles, confisquer vos armes, nommer des juges qui vont supprimer le second amendement et d'autres libertés constitutionnelles », mais aussi augmenter les impôts, faire entrer en masse les immigrés, délocaliser… Donald Trump s'est présenté comme le dernier rempart contre ces forces extrémistes gauchistes qui vont saccager le pays.


«  Biden sera le fossoyeur de la grandeur de l'Amérique ». Ainsi le président américain Donald Trump a-t-il présenté son rival démocrate Joe Biden .

Depuis Richard Nixon en 1968, en pleine éruption populaire contre la guerre du Vietnam, « la loi et l'ordre » ont toujours prévalu aux États-Unis...




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

APRES MOI LE DELUGE SELON DONALD TRUMP

A un peu plus de deux mois de l’élection présidentielle, Donald Trump mise sur la convention d’investiture républicaine, qui s’est ouverte lundi 24 août, pour tenter de reprendre le contrôle d’une campagne dominée par la crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19. Donald Trump doit accepter, jeudi 27 août, l’investiture de son parti et lancer la dernière ligne droite d’une campagne qui a mal démarré.

En effet le jugement porté par les Américains sur sa gestion du virus est sévère. En lançant une offensive contre le vote par correspondance et la poste américaine, le président s’est par ailleurs attaqué à une institution qui jouit de l’image la plus favorable (91 %) parmi les agences fédérales, selon le baromètre du Pew Research Center, publié en avril.

Mais Donald Trump entend bien rebondir. Omniprésent depuis qu’il a repris, en juillet, ses points de presse théoriquement consacrés à l’épidémie, le président sortant ne laisse à personne d’autre que lui le soin de plaider sa cause, alors qu’il est distancé pour l’instant dans les intentions de vote par son adversaire démocrate, Joe Biden.

Un show médiatique

Contrairement à l’usage, il envisage en effet de s’exprimer tous les soirs jusqu’au discours dans lequel il acceptera officiellement l’investiture de son parti .Pour la première fois, durant la convention de Charlotte, Donald Trump va ainsi intervenir tous les jours, en direct de la Maison Blanche. D’ordinaire le candidat fait un discours très attendu. Saturer l’espace médiatique est non seulement une technique, mais c’est par ce biais que Donald Trump a défié tous les pronostics en 2016, en barrant la route à tous les candidats républicains.

En position de faiblesse dans les sondages, mais de force à la Maison Blanche, il tente donc de rejouer la même partie.

La « trumpisation » du parti républicain

Cette campagne est une affaire très personnelle. La moitié des douze intervenants vedettes sont de la famille Trump ou du clan très rapproché. De nombreux membres de sa famille sont présents à ses côtés, dont la First Lady Melania Trump, comme le veut la coutume, quatre de ses enfants, ainsi que l’épouse et la compagne de ses deux premiers fils, qui travaillent dans son équipe de campagne. S’exprimeront également des membres de son cercle rapproché à la Maison Blanche, et des fidèles qui ont lutté à la Chambre des représentants contre sa mise en accusation, en 2019.

L'objectif de ces quatre jours est de mettre en avant les succès de Donald Trump, malgré les multiples crises actuelles, et de convaincre les Américains de lui accorder un nouveau mandat. Et d'offrir un grand show télé orchestré par deux organisateurs de la téléréalité.

« Rien de très surprenant, au fond. Comme tous les populismes le trumpisme repose sur une personnalisation à outrance de la figure du chef et de sa famille. Comme si c’était un clan qui assumait le pouvoir, plus qu’un parti politique. » Tous les anciens ténors du Parti républicain seront d'ailleurs absents.

« Trump n’a pas changé le parti républicain, il l’a conquis »

Mais peut-on réduire le trumpisme à cette seule personnalisation du pouvoir ? « Le socle électoral qui a fait sa victoire et qui n’a pas vraiment été érodé durant quatre ans, n’est-il pas en fait le vrai visage du parti républicain ? En 2016, Trump n’a pas changé le parti républicain : il l’a conquis là où il se trouvait ».

C’est-à-dire, très à droite, selon l'analyse de William Kristol, un des critiques du parti républicain .Une tendance inscrite dans la durée. Et pour l’instant nul ne sait comment remettre le parti républicain sur les rails de sa tradition historique. Et les tendances démographiques de la société américaine, où les minorités diverses occupent chaque année un peu plus de poids, ne laissent guère présager d’un revirement vers le centre du socle électoral qui a porté Trump à la Maison Blanche.

Donald Trump se concentre donc sur un message très simple : après moi, le déluge. « Je suis le seul rempart entre le rêve américain et l’anarchie, la folie et le chaos complets », a-t-il encore lancé. vendredi.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE KAMALA HARRIS COLISTIERE DE JOE BIDEN

Avec la désignation de la sénatrice de Californie comme colistière du candidat démocrate Joe Biden, c’est la première fois qu’une femme noire figure sur un ticket présidentiel et est de mesure de devenir vice-présidente des Etats-Unis. On l'a qualifiée d'« Obama féminin ». Comme l'ancien président, elle est métisse, télégénique, a passé une partie de son enfance à l'étranger, au Canada, est avocate et s'est fait élire au Sénat.

Si Joe Biden, qui devance nettement Donald Trump dans les sondages, l’emporte le 3 novembre, Kamala Harris, 55 ans, fille d’un professeur d’économie jamaïcain et d’une oncologiste indienne, deviendra la première femme vice-présidente des Etats-Unis. Joe Biden ayant 77 ans, il est peu probable qu’un éventuel président Biden se représente à 81 ans: en cas de victoire en novembre, Kamala Harris serait une prétendante incontournable en 2024.

En choisissant Kamala Harris comme colistière, Joe Biden protège également son avance dans les sondages avec une partenaire consensuelle offrant peu d’opportunités d’attaques au candidat de « la loi et l’ordre » qu’entend être Donald Trump. En temps qu'ancienne procureure elle défend en effet aussi une approche musclée contre les criminels. « Ce n'est pas être progressiste que d'être indulgent vis-à-vis de la criminalité », dit-elle. Elle n'a pas soutenu un référendum pour changer le système des peines très dur en Californie. Elle s'est opposée aussi à l'abolition de la peine de mort, n'a pas milité en faveur d'une loi qui aurait créé des commissions pour examiner les bavures policières…

La sénatrice, qui a dix-sept ans de moins qu’Hillary Clinton, quinze ans de moins qu’Elizabeth Warren, offre aussi une perspective de mobilisation des jeunes électeurs, peu enthousiasmés par la candidature d’un septuagénaire.

Sur le plan de la carte électorale, Kamala Harris apporte enfin un espoir de mobilisation renforcée en Géorgie ou en Caroline du Nord, deux Etats où la participation des Afro-Américains peut faire la différence. Surtout, face aux vastes manifestations antiracistes qui ont suivi la mort de George Floyd, Joe Biden était contraint d’écouter la voix d’influents élus afro-américains comme Jim Clyburn (qui a sauvé Biden lors des primaires en Caroline du Sud), qui ont mis tout leur poids derrière Harris.

Tous les cadors du parti démocrate ont d’ailleurs applaudi à l’unisson la décision de Joe Biden.

Kamala Harris est un « choix historique » pour Hillary Clinton, une « championne des classes populaires », selon Nancy Pelosi, tandis que pour Bernie Sanders elle se « battra pour réformer la santé »  et que Barack Obama la voit « plus que prête pour le job »




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE REPORT DE LA PRESIDENTIELLE EVOQUE

 PAR DONALD TRUMP EST-IL POSSIBLE ?

Depuis le début de la pandémie, les États-Unis ont recensé plus de 4,4 millions de cas pour plus de 150.000 morts, souligne l'université Johns Hopkins dans son dernier relevé. La persistance de la Covid-19 aux États-Unis oblige les autorités à envisager le vote par correspondance à grande échelle pour les prochaines élections présidentielles du pays, prévues pour le 3 novembre 2020. Donald Trump avait à plusieurs reprises évoqué son scepticisme face au procédé de vote à distance, utilisé ponctuellement lors des élections de plusieurs États américains, sans problèmes majeurs. Les doutes du président lui avaient même occasionné un signalement inédit pour dissémination d'informations non vérifiées de la part de la plateforme Twitter.

Le chef d'État a réitéré sa critique ce jeudi 30 juillet en évoquant clairement sa volonté de reporter les élections, auxquelles il est candidat.

Vers le report des élections ?

Il estime que le vote par correspondance est trop vulnérable face à la fraude, sans montrer de preuves avérées. « Avec le vote par correspondance, 2020 sera l’élection la plus FAUSSE ET FRAUDULEUSE de l’Histoire. Ce sera une honte pour les Etats-Unis. Repousser l’élection, jusqu’à ce que les gens puissent voter convenablement, en toute sécurité ? » a-t-il écrit dans un tweet du 30 juillet.

Pour lui, la fraude serait plus facile. « Imaginez, des milliers d’enveloppes mélangées, déversées dans un endroit on ne sait où et tout d’un coup, vous perdez l’élection alors que vous auriez dû la gagner. Je ne suis pas d’accord avec ça », avait déclaré le président américain lors d’une conférence de presse

Obstacle constitutionnel

Seul problème pour Donald Trump, la décision d'un éventuel report ne lui revient  pas. Dans un premier temps, la Constitution des États-Unis donne au Congrès, et à lui seul, le pouvoir de fixer la date de l'élection présidentielle. Or après la publication du tweet, les législateurs des deux partis ont immédiatement assuré qu'un report n'était pas envisagé. De même, en vertu du 20e amendement de cette même Constitution, les élections présidentielles sont régies par un calendrier extrêmement strict, qui ne peut pas être modifié. « Les mandats du président et du vice-président prendront fin à midi le 20 janvier », peut-on lire.

En plus du texte fondateur, une loi de 1948 renforce ces contraintes de temps et rappelle que les élections doivent avoir lieu « le mardi suivant le premier lundi de novembre, tous les quatre ans suivant chaque élection d'un président et d'un vice-président. »

Le président de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Mitch McConnell, a  d'ailleurs rejeté en bloc l'éventualité évoquée par Donald Trump dans une interview donnée auprès de la chaîne de télévision WNKY. Il a déclaré : « Jamais dans l’histoire du pays, que ce soit à travers les guerres, les crises et la guerre civile, n’avons nous pas tenu à temps une élection fédérale, et nous trouverons un moyen pour le faire à nouveau le 3 novembre ». D’anciens soutiens de Donald Trump, tels que les sénateurs républicains Marco Rubio et Ted Cruz, ont églement repoussé l’idée du président.

Si le président n’a donc pas d'autorité sur le calendrier des élections, réservée au Congrès, ses propos peuvent cependant avoir un impact sur la confiance que les citoyens accordent à la procédure. Donald Trump ne prépare-t-il pas ainsi ses plus proches collaborateurs, ainsi que ses soutiens, à douter de la légitimité du vote en cas de défaite en novembre prochain ?

Une levée de boucliers chez les démocrates

Dans le camp démocrate, c'est la levée de boucliers. Le prédécesseur de Donald Trump à la Maison-Blanche, Barack Obama a, sans le nommer, dénoncé les attaques récentes constatées contre le droit de vote des Américains. « Alors que nous sommes assis ici, ceux au pouvoir font leur maximum pour décourager les gens d’aller voter en fermant les bureaux de vote et en ciblant les minorités et les étudiants avec des lois d’identification restrictives, et attaquant nos droits de vote avec une précision chirurgicale », a-t-il affirmé lors de son discours aux obsèques de l’ancien élu et militant des droits civiques John Lewis.

Pour autant, le tweet de Donald Trump ouvre la porte à la possibilité que l'actuel leader américain n'accepte pas son éventuelle défaite. Fin avril déjà, son adversaire démocrate Joe Biden avait prédit que le milliardaire ferait son possible pour reporter l'élection.« Souvenez-vous de ce que je vous dis, je pense qu'il va essayer de faire reporter les élections d'une manière ou d'une autre, trouver des raisons pour lesquelles elles ne peuvent pas avoir lieu », avait-il lancé.

Des sondages défavorables pour Donald Trump

C'est que  les pronostics actuels, à l' heure de la pandémie et de l'économie en berne, donnent Donald Trump grand perdant face à son adversaire démocrate, Joe Biden, âgé de 77 ans. Selon la moyenne des sondages nationaux établie par le site RealClearPolitics, Joe Biden a, depuis plus de six semaines, une avance sur Donald Trump de 8 à 10 points de pourcentage.

Certains Etats pèseront lourds dans cette élection.Au Texas par exemple, Etat dans lequel aucun démocrate ne s'est imposé depuis Jimmy Carter en 1976 et où Donald Trump l'a largement emporté en 2016, les deux candidats sont au coude-à-coude. Or, avec ses 38 grands électeurs, cet Etat du sud pèsera très lourd à l'heure du décompte.

Une élection présidentielle qui promet  donc d'être sous haute tension.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld


CORONAVIRUS LE REVIREMENT DE DONALD TRUMP SUR LE PORT DU MASQUE

Après des semaines de dénégations, Donald Trump s’est résigné à un revirement face à la pandémie de Covid-19. Lors de son premier briefing consacré à ce sujet depuis la fin du mois d’avril, mardi 21 juillet, le président des Etats-Unis a reconnu que la crise sanitaire « va sûrement, malheureusement, empirer avant de s’améliorer ». « Je n’aime pas dire ça mais c’est comme ça », a-t-il ajouté avec fatalisme.

« Ces dernières semaines, nous avons observé une hausse inquiétante des cas dans de nombreuses régions de notre Sud », a-t-il ajouté, évoquant de « gros incendies » et même une « situation très difficile » en Floride, un Etat gouverné par un de ses proches alliés où il a prévu de tenir dans un mois la convention censée lancer la dernière ligne droite de sa campagne.

Un nombre de décès en hausse

Après une amélioration vers la fin du printemps, l'épidémie a repris de plus belle dans le pays, déjà le plus endeuillé au monde avec 141 800 morts. Le nombre de cas explose — plus de 60 000 par jour depuis une semaine, pour un total de 3,88 millions depuis le début de la pandémie — et les décès quotidiens sont aussi repartis à la hausse — plus de 700 par jour en moyenne.

La situation est particulièrement inquiétante dans des Etats du Sud comme la Californie, la Floride ou le Texas, souvent contraints d'imposer des restrictions à rebours du déconfinement.

Jusqu'ici, Donald Trump avait tenté coûte que coûte de tourner la page du Covid-19. Pressé de relancer l'économie ainsi que sa campagne pour la présidentielle du 3 novembre, il avait été accusé d'être dans le déni face à la flambée du coronavirus. Mais après un meeting raté à Tulsa, dans l'Oklahoma, en juin, devant un auditoire clairsemé, la progression de l'épidémie ne lui a pas permis de continuer avec les grandes réunions publiques qu'il affectionne.

Changement de stratégie pour le président face au favori  Biden

Pendant ce temps-là, son adversaire démocrate Joe Biden, qui ne se déplace pourtant que précautionneusement sur le terrain, est considéré comme plus compétent pour faire face aux multiples crises que traversent les Etats-Unis. Il creuse l'écart dans les sondages : si l'élection avait lieu aujourd'hui, il l'emporterait haut la main, à en croire les intentions de vote.

Changement de stratégie donc pour le président. Si Donald Trump a vanté sa gestion du virus, maintenu qu'il allait finir par « disparaître », et salué avec enthousiasme les avancées vers un vaccin, il a aussi pour la première fois clairement recommandé le port du masque, alors qu'il etait accusé  jusqu'ici d'avoir lui-même attisé les braises de la résistance en défendant jusqu'ici la « liberté » individuelle en la matière.

« Nous demandons à tout le monde de porter un masque quand la distanciation physique n'est pas possible », a-t-il lancé, sortant de sa poche sa propre protection, qu'il n'a pourtant endossée en public qu'une fois, le 11 juillet, soit plusieurs mois après le début de la pandémie.

« Adoptez le masque, que vous l'aimiez ou non, il a un impact, il fait effet. Nous en avons besoin », a-t-il déclaré, quelques heures seulement après un message diffusé sur Twitter où ce dernier assurait que le port de cette protection était un geste « patriotique » afin de se débarrasser du « virus chinois ».




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE

DONALD TRUMP PERD DU TERRAIN

Donald Trump a perdu de nombreux soutiens qui lui reprochent sa gestion de la pandémie de Covid-19, la crise économique et sa réponse sécuritaire face aux manifestations contre le racisme et les violences policières qui secouent le pays depuis la mort de George Floyd. Dos au mur, le président américain a remplacé son directeur de campagne, mercredi, pour tenter de se relancer.

Remplacement du directeur de campagne

Le milliardaire a donc annoncé mercredi 15 juillet qu’il remplaçait Brad Parscale par Bill Stepien à moins de 4 mois de la présidentielle du 3 novembre 2020.

« Je suis ravi d’annoncer que Bill Stepien a été promu au poste de directeur de la campagne Trump », a écrit le président sur ses comptes Facebook et Twitter. Brad Parscale, lui, est rétrogradé à son ancien poste de directeur de la campagne numérique.

A la peine dans les sondages face à Joe Biden

Cette réorganisation intervient alors que Donald Trump est à la peine dans les sondages face à Joe Biden. Selon la moyenne des sondages de RealClearPolitics, Donald Trump compte actuellement 9 points de retard sur Biden. Deux tiers des Américains désapprouvent sa gestion de la crise du Covid, et sa cote de popularité est revenue sur ses plus bas, à 38 % de satisfaits, selon le baromètre Gallup.

Cette réorganisation intervient alors que le 45e président américain est critiqué de toutes parts pour ses atermoiements face à la crise sanitaire, au moment où les nouvelles contaminations au Covid-19 explosent dans le pays.

Mauvaise gestion du Covid-19

Alors qu’il a refusé d’instaurer un confinement national et a poussé les gouverneurs à rouvrir leur Etat le plus tôt possible, les cas de Covid explosent avec près de 60.000 nouveaux cas et 800 décès quotidiens. Le bilan, qui approche des 140.000 morts, devrait fatalement s’alourdir dans les prochaines semaines. Et même si l’économie américaine a montré des signes encourageants en mai, près de 25 % de la population touche actuellement des allocations-chômage, et la crise économique prive le président américain de son meilleur argument.

Joe Biden en pool position

Le candidat démocrate et ancien vice-président Joe Biden profite lui de la situation : il devance le président républicain de neuf points de pourcentage dans la moyenne des sondages nationaux effectuée par le site RealClearPolitics. L'ancien vice-président de Barack Obama mène largement les intentions de vote chez les femmes, les jeunes entre 18 et 34 ans et les minorités, notamment les Américains noirs et hispaniques.Il a profité notamment du mouvement d'ampleur mondial de Blacklivematter. Joe Biden a également rattrapé son retard face à Donald Trump chez les électeurs masculins, blancs et les seniors, qui avaient permis au candidat républicain de remporter la présidentielle en 2016.

Dans les Etats clés qui feront basculer le scrutin, le président américain est aussi mal en point : Joe Biden le devance en Floride, en Pennsylvanie, dans le Michigan et le Wisconsin notamment. La course est serrée dans certains bastions républicains, comme le Texas ou l'Arizona, ce qui va forcer le milliardaire à y faire campagne, et donc à y perdre un temps précieux et beaucoup d'argent. Selon le modèle prédictif de The Economist, Biden a aujourd'hui 93% de chances d'être élu président

Mais l’élue démocrate du Michigan Elissa Slotkin, tirant de leçons des sondages de l'élection précédente, n'a-t-elle pas lancé un avertissement à ses propres collègues cette semaine  ?

« Les électeurs de Trump sont sous-comptés. Il ne faut surtout pas croire que l’élection est jouée. Si 2020 nous a appris une chose, c’est qu’on ne peut rien prévoir. »

Le président américain, lui, tente de mobiliser sa base et assure régulièrement sur Twitter que la « majorité silencieuse » – une référence à Richard Nixon – va l’emporter.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS INQUIETANT REBOND DE L'EPIDEMIE AUX ETATS-UNIS

L'épidémie s'est propagée de manière exponentielle, jeudi 25 juin, avec un nombre de nouvelles infections au plus haut aux Etats-Unis Plus de 37.000 cas ont été diagnostiqués en 24 heures. De quoi alourdir encore le pire bilan mondial : plus de 120.000 décès et près de 2,4 millions de cas détectés.

Cette poussée est « préoccupante », a jugé mardi Anthony Fauci. L'immunologue qui dirige le groupe d'experts chargé de conseiller la Maison Blanche face à la crise du Sars-CoV-2 estime même que « les deux prochaines semaines seront critiques ».

Près de la moitié des cinquante Etats américains ont connu une augmentation du nombre d'infections au coronavirus au cours des quinze derniers jours.

En Floride, les jeunes touchés

Certains États sont plus frappés que d'autres, notamment dans le sud du pays, comme la Floride, la Californie ou le Texas, qui affichent des records quotidiens dans le nombre de cas recensés.En Floride, les images de baigneurs retournant sur les vastes plages de Miami, fermées pendant près de trois mois à cause de la pandémie, avaient fait le tour du monde à leur réouverture le 10 juin, marquant l'espoir d'un retour à la « normalité ».

Mais mercredi, cet Etat très touristique a enregistré un nouveau pic de nouvelles infections (5 508). Le gouverneur de Floride a par ailleurs déploré la « véritable explosion de nouveaux cas chez les plus jeunes »: l’âge moyen des personnes infectées est de 33 ans, contre 65 il y a deux mois.« Les gens ne comprennent pas le sens d’exponentiel, cela signifie que si on part de 7 000 cas aujourd’hui au Texas, on pourrait en avoir 14 000 dans quatre jours. On est très en retard », déplore Barry Bloom, professeur de santé publique à Harvard.

La Californie a également franchi mercredi un nouveau seuil, pour le troisième jour consécutif, avec plus de 7 100 nouveaux cas recensés sur près de 200 000 au total. Son voisin, l'Arizona, a également atteint un nouveau record mardi. Plus de huit lits sur dix en soins intensifs étaient occupés en début de semaine (84%) et le nombre de cas a été multiplié par quatre depuis la levée du confinement le 15 mai. Les Etats, majoritairement républicains, qui ont levé les mesures de confinement le plus tôt sont les plus touchés par ce rebond de l'épidémie.

Certains Etats ont réagi rapidement pour endiguer la propagation. Ainsi le gouverneur du Texas a annoncé mettre en pause le déconfinement. De leur côté, New York, le New Jersey et le Connecticut ont décrété mercredi la mise en quarantaine des personnes en provenance des États où la pandémie s'accélère.La ville de Miami, ainsi qu'une dizaine d'autres villes de Floride, ont rendu le port du masque obligatoire depuis mardi. Orlando, Tampa et les îles des Keys (au sud de Miami) avaient déjà pris cette mesure la semaine dernière. En Californie, le port du masque est désormais devenu obligatoire en public dans tout l'Etat. La réouverture de Disneyland, à Anaheim, envisagée le 17 juillet, a été repoussée.

Alors que tous les experts sonnent l’alarme, Donald Trump, lui, reste persuadé que les chiffres actuels sont dus à la hausse des dépistages...




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 GEL DES CARTES VERTES ET DES VISAS DE TRAVAIL

 AUX ETATS-UNIS JUSQU'EN 2020

Donald Trump vient de prendre une énième décision au nom de la lutte contre le chômage. En campagne pour sa réélection le 3 novembre, le président américain a décidé, lundi 22 juin, de donner un nouveau tour de vis migratoire avec le gel des cartes vertes et de certains visas de travail jusqu’en 2021.

Confronté à la destruction brutale de millions d’emplois en raison des mesures de confinement, le président républicain avait décidé il y a deux mois de suspendre pour soixante jours la délivrance des Green Cards, qui offrent un statut de résident permanent aux Etats-Unis, sans toucher aux visas de travail temporaires.

Au moins 525.000 étrangers bloqués

Un nouveau décret, qu’il a signé lundi 22 juin après-midi, prolonge cette « pause » jusqu’au 31 décembre et inclura cette fois plusieurs types de visas de travail, dont les H1B, très utilisés dans le secteur des hautes technologies, les visas H2B, réservés aux travailleurs peu qualifiés (avec une exception pour les employés de l’industrie alimentaire), les visas J, utilisés pour les étudiants-chercheurs, ou les visas de transfert inter-compagnies, qui servent pour certains contrats expatriés.

Selon un haut responsable, cette « pause » devrait empêcher au moins 525 000 étrangers d’entrer aux Etats-Unis et réserver leurs emplois à des Américains. « La priorité du président, c’est de remettre les Américains au travail », a-t-il justifié. Aux Etats-Unis, le taux de chômage a bondi en mai et concerne 13,3 % de la population active, alors qu’il n’en concernait que 3,5 % en février, en raison des mesures de confinement prises pour lutter contre la pandémie due au nouveau coronavirus.

Cette dégradation du marché de l’emploi, la crise sanitaire, ainsi que des manifestations monstres contre les violences policières compliquent la campagne de Donald Trump, à la peine dans les sondages face à son rival démocrate, Joe Biden.

Après un meeting décevant dans l’Oklahoma ce week-end, il espère rebondir en utilisant les ressorts de sa campagne victorieuse de 2016 : la lutte contre l’immigration illégale. Il se rendra mardi à Yuma, dans l’Arizona, pour marquer l’achèvement de « 200 miles » (320 kilomètres) du mur qu’il avait promis d’ériger à la frontière avec le Mexique.

La fin de la loterie ?

En parallèle, il entend réformer le système d’immigration légale, pour attirer les étrangers les plus qualifiés. Au-delà du gel des visas annoncés ce lundi, il a ordonné à son administration de réfléchir à une réforme des visas H1B pour qu’en 2021 ils soient attribués aux étrangers à qui les plus hauts salaires ont été promis, et non plus par loterie.

Une décision fustigée par l’ACLU

Ces annonces ont immédiatement suscité des réactions . Le sénateur républicain Ted Cruz, un proche du président, a salué un « acte important ». « Alors que nous travaillons pour vaincre le coronavirus et remettre notre économie sur pied, nous devons nous concentrer sur les vies et les emplois des Américains », a-t-il tweeté.

« Ce n’est ni une réponse à la pandémie, ni une réponse économique », a au contraire jugé Andrea Flores, de la puissante association de défense des droits civiques ACLU, pour qui « il s’agit d’une instrumentalisation de la pandémie (…) pour remodeler nos lois migratoires sans passer par le Congrès ».

Fait inhabituel, le sénateur républicain de Caroline du Sud, Lindsay Graham, d’ordinaire un fervent soutien de Donald Trump, a lui aussi critiqué cette décision en estimant qu’elle constituera « un frein pour notre reprise économique ».

« Ceux qui pensent que l’immigration légale, et particulièrement les visas de travail, nuit au travailleur américain ne comprennent pas l’économie américaine. »




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LE BRULOT DE JOHN BOLTON

CONTRE DONALD TRUMP

C'est ce mardi 23 juin 2020 que les mémoires de John Bolton doivent être publiées. Intitulé « The Room Where it Happened » (« La pièce où cela s’est passé »), le livre de John Bolton raconte les 17 mois qu’il a passés comme conseiller à la sécurité nationale auprès de Donald Trump à la Maison blanche en 2018-2019. John Bolton règle ses comptes.

Ce faucon républicain, partisan de l’usage de la force contre l’Iran et hostile aux organisations multilatérales, y dresse le portrait d'un président ignorant et prêt à tout tant que cela sert ses intérêts.

Et aussi d’un candidat prêt à tout pour se faire réélire en novembre prochain, quitte à demander un coup de pouce de la Chine, adversaire stratégique des Etats-Unis, et mettre donc en danger la sacro-sainte sécurité nationale. « Je ne pense pas qu'il soit apte à la fonction », a résumé l'auteur dans une interview à ABC.

C'est sans succès que la Maison Blanche a tenté de faire bloquer la sortie du livre par voie de justice, le juge Lamberth ayant rejeté la requête et souligné que le livre avait déjà largement circulé et qu’il était désormais « un secret de Polichinelle ».

Un président ignorant en géopolitique

Dans les bonnes feuilles publiées par la presse américaine, l’ex-diplomate,  brocarde un président « erratique », « impulsif » et « incroyablement mal informé » qui demande si la Finlande « est une sorte de satellite de la Russie » et ignore que le Royaume-Uni est une puissance nucléaire. Alors que les Etats-Unis négociaient pour obtenir la paix entre le gouvernement afghan et les talibans, de manière à retirer leurs troupes militaires, Donald Trump aurait eu également beaucoup de mal à ne pas confondre le président actuel des anciens dirigeants du pays. Tout au long de ce brûlot le président des Etats-Unis est ainsi décrit comme faisant preuve d’ignorance sur les questions de géopolitique qu’il devait traiter.

Utilisation du meurtre de Jamal Khashoggi pour détourner l'attention

Le 20 novembre 2018, la presse commençait à révéler des informations selon lesquelles Ivanka Trump aurait utilisé son mail personnel pour des affaires gouvernementales. Un dossier qui n'est pas sans rappeler les e-mails d'Hillary Clinton, qui avait été accusée de faits semblables en 2016, ce qui avait pesé dans sa défaite. Le même jour, le président américain a défendu le prince Mohammed Ben Salmane, qui était inquiété dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, en disant que «le monde est un endroit dangereux». Une déclaration qui avait fait les gros titres, ce qui était tout sauf un hasard selon John Bolton. Il accuse Donald Trump d'avoir agi de la sorte pour détourner l'attention sur l'affaire embarrassante autour de sa fille, ce qui a plutôt fonctionné à l'époque.

Une admiration pour les autocrates

Donald Trump est dépeint comme un homme admirant  les autocrates. Ce qui se serait directement traduit dans la réalité par certaines faveurs accordées sortant de son rôle de président des Etats-Unis, comme lorsqu'il aurait levé les sanctions contre ZTE, groupe de télécoms chinois, afin de négocier un accord commercial avec Pékin. John Bolton accuse également Donald Trump d'avoir remplacé le procureur de Manhattan, nommé par Barack Obama, afin que son successeur annule les charges contre une banque turque, Halkbank, sur demande de Recep Tayyip Erdogan.

Sa relation avec le leader nord-coréen serait également empreinte de la même admiration. Le président Trump ne tarit pas de louanges sur les lettres que Kim lui a envoyées. Pour l'ex-conseiller, « ces lettres sont écrites par un fonctionnaire du bureau d’agitation du Parti du Travail de Corée du Nord. Et pourtant, le président les a regardées comme une preuve de cette profonde amitié. Même s’il s’agissait d’une relation personnelle profonde. Cela ne change rien au fait que Kim Jong Un n’abandonnera jamais son programme d’armes nucléaires. », s'agace John Bolton.

Pas une décision sans arrière-pensée électorale

John Bolton a également déclaré que l’utilisation des négociations avec les nations étrangères pour son propre bénéfice faisait partie d’un schéma des relations de Trump avec les nations étrangères.

Selon John Bolton, le président Trump voulait que l’Ukraine enquête sur le candidat démocrate à la présidence Joe Biden en échange de la fourniture d’une aide à la sécurité qui avait été approuvée par le Congrès. « « Il voulait une enquête sur Joe Biden en échange de la fourniture de l’assistance à la sécurité qui faisait partie de la législation du Congrès adoptée plusieurs années auparavant. » . Une enquête propre à salir son rival de la présidentielle de 2020.

Donald Trump aurait également demander à son homologue chinois Xi Jinping, en marge du sommet du G20 à Osaka, de peser sur sa campagne électorale en augmentant les achats chinois de blé et de soja aux agriculteurs du Midwest, un électorat clé pour le milliardaire républicain. « Faites en sorte que je gagne » aurait-il lancé. Il faut dire que la Chine avait boycotté un temps les produits agricoles américains pendant la guerre commerciale, ce qui a nui tant à l'économie qu'à Donald Trump. Outre cette demande, le milliardaire aurait également profité de l'occasion pour féliciter le président chinois pour les camps de concentration des Ouïghours, minorité musulmane persécutée dans le pays. «Trump a dit que Xi devrait continuer à construire les camps, car il pensait que c'était exactement ce qu'il fallait faire», a écrit John Bolton.»

Drôle de contraste avec l’équipe de campagne du président qui a déjà dépensé des millions de dollars en publicité télévisée, sur le thème de la fermeté du locataire de la Maison-Blanche face à la Chine. « Tout au long de mon passage à la Maison-Blanche, Trump a voulu faire ce qu’il voulait faire, sur la base de ce qu’il considérait comme son intérêt personnel » conclut John Bolton « J’ai du mal à identifier une décision importante qui ait été motivée par autre chose que sa réélection ».

Pour M. Bolton, M. Trump n’est pas qualifié pour l’emploi de président. « J’espère que (l’histoire) se souviendra de lui comme un président d’un seul mandat qui n’a pas irrémédiablement plongé le pays dans une spirale descendante sans précédent. Nous pouvons nous remettre d’un seul mandat », a-t-il dit.

La question est de savoir si ces révélations, émanant d’un Républicain pur et dur, peuvent avoir un impact sur les électeurs. Sans doute pas, parmi le noyau dur des inconditionnels supporteurs de Donald Trump.

En revanche, le livre de Bolton pourrait bien accélérer la « fatigue de Trump », chez les électeurs indépendants et républicains modérés qui ont voté pour lui en 2016, dans des États clés comme le Michigan, le Wisconsin, la Pennsylvanie, la Caroline du Nord et l’Arizona.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DES FANS DE K-POP SABOTENT LE MEETING ELECTORAL DE DONALD TRUMP

Donald Trump a renoué samedi 20 juin 2020 au soir avec les meetings électoraux à Tulsa, bastion républicain de l’Oklahoma. Mais le locataire de la Maison Blanche a eu la désagréable surprise de découvrir un stade même pas à moitié plein. Un responsable des pompiers de la ville a indiqué magazine Forbes que seuls 6200 des 19 000 places étaient occupées. L’esplanade sur laquelle avait été installé un écran géant, à deux pas de la salle, était, elle, complètement déserte.

Une déconvenue pour Donald Trump alors que le 15 juin dernier, sur Twitter, le chef de l'Etat déclarait qu'«un million de personnes» avaient effectué une demande de ticket pour son meeting.

Donald Trump, a mis ce revers sur le compte de « personnes mauvaises » faisant « de mauvaises choses » qui s’étaient rassemblées à proximité pour protester contre les violences policières, passant sous silence l’effet dissuasif qu’a pu jouer l’épidémie de Covid-1.

Ce dimanche, les raisons de ce fiasco commencent à s'éclaircir. Des fans de K-Pop et des utilisateurs du réseau social TikTok revendiquent une attaque numérique coordonnée et couronnée de succès.Après que l'équipe de campagne de Donald Trump a mis en ligne les billets pour le meeting de Tulsa, des comptes de fans de K-pop ont commencé à encourager leurs abonnés à s'inscrire au meeting et à ne pas s'y présenter.

Il semblerait donc que le candidat républicain se soit fait en partie piéger par des milliers d'internautes.

« En réalité, des adolescents sur le réseau TikTok se sont joués de vous en inondant la campagne de Trump de fausses réservations de tickets pour vous faire croire qu'un million de gens voulait voir votre suprémaciste blanc et vous forcer à réserver un stade pendant le COVID », s'est gaussée la célèbre députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez.

Les militants antiracistes furent sans surprise particulièrement actifs dans cette campagne.

Que Trump organise un meeting pendant les commémorations de la fin de l'esclavage, et dans une ville encore marquée par un des pires massacres raciaux de l'histoire américaine, a suscité de nombreuses critiques.

« Le Twitter des fans de K-pop et Alt TikTok [une frange de TikTok se revendiquant plus artistique que le commun des utilisateurs, NDLR] ont ​​une bonne alliance et les informations circulent très rapidement entre eux. Ils connaissent tous les algorithmes et comment ils peuvent booster les vidéos pour arriver à leur fins », explique au New York Times le YouTubeur Elijah Daniels, qui a lui-même participé à la campagne anti-Trump.

Ce ne serait pas la première fois que ces communautés, très engagées aux côtés de Black Lives Matter, s'en prennent au président Donald Trump.

Durant le mois de juin, ils ont contribué à rendre invisibles des hashtags se présentant comme des alternatives à #BlackLivesMatter (la vie des Noirs compte) comme #WhiteLivesMatters (la vie des Blancs compte) ou #MAGA (Make America great again, le slogan de Trump). Pour ce faire, ils ont partagé en masse des mèmes et autres images qui n’avaient absolument rien à voir avec ces hashtags, afin de noyer les publications.

Comme le note Michelle Cho, enseignante-chercheuse à l’université de Toronto, au Canada, cette audience semble particulièrement sensible à ce type de thématique.

« Les groupes de fans de K-pop sont principalement composés de personnes non blanches, considérablement queer, et très présentes sur les réseaux sociaux », écrit-elle sur Twitter.

A la peine dans les sondages derrière Joe Biden, le candidat démocrate va devoir trouver une autre solution pour donner un nouveau souffle à sa campagne.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LES FUNERAILLES DE GEORGE FLOYD

 A HOUSTON

Les funérailles de cet Afro-Américain tué par un policier blanc à Minneapolis, ont lieu à Houston au Texas. La victime incarne désormais les victimes du racisme et des violences policières aux Etats-Unis.La ville de Houston, au Texas, enterrait mardi George Floyd. La cérémonie fait suite à une pluie d'hommages pour celui qui incarne désormais dans le monde entier les victimes du racisme et des violences policières aux Etats-Unis.

«C'est l'heure de célébrer sa vie», a lancé la pasteure Mia Wright dans l'église bondée Fountain of Praise en ouvrant la cérémonie funèbre. «Nous allons peut-être pleurer, faire notre deuil, mais nous allons trouver du réconfort et de l'espoir».

Les proches de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans tué par un policier blanc il y a quinze jours à Minneapolis (nord), se sont étreints devant son cercueil ouvert, tandis qu'un groupe de gospel entamait des chants enlevés. Le silence s'était en revanche imposé à l'arrivée du cercueil, pour lequel des policiers ont formé une haie d'honneur.«Brutalités policières»

Les forces de l'ordre sont au banc des accusés depuis sa mort, le 25 mai, dans des circonstances qui continuent de glacer l'Amérique: plaqué au sol, menotté, George Floyd a été asphyxié par un agent blanc qui est resté agenouillé sur son cou pendant près de neuf minutes.

Une vidéo de la scène, devenue virale, a poussé les Américains à descendre par milliers dans les rues pour exiger la fin des «brutalités policières» et des discriminations raciales, lors de manifestations d'une ampleur inédite depuis le mouvement des droits civiques des années 1960.

Un problème mondial

De l'Europe à l'Australie, le mouvement de colère a gagné plusieurs continents. «Le racisme n'est pas qu'un problème américain, mais mondial», a souligné l'avocat de sa famille Benjamin Crump. «C'est tous ensemble que nous le vaincrons», a-t-il lancé lundi à l'issue du dernier hommage public à George Floyd.Plus de 6000 personnes avaient défilé toute la journée devant son cercueil exposé dans l'église, pour une prière ou lui dire un dernier mot, le poing levé.

La cérémonie de mardi était réservée à 500 invités, des proches, quelques personnalités comme l'acteur Jamie Foxx ou le boxeur Floyd Mayweather, ainsi que des élus, tous priés de porter un masque en raison du nouveau coronavirus.

«Nous voulons que la famille sache qu'elle n'est pas seule», a déclaré le parlementaire démocrate Al Green à son arrivée, en espérant que le mouvement de colère ait «un impact» durable. George Floyd doit ensuite être enterré au côté de sa mère Larcenia décédée en 2018.Caution d'un million

Devenu le visage des brutalités policières, l'agent de 44 ans a comparu lundi pour la première fois devant la justice par vidéo depuis la prison de haute sécurité dans laquelle il est détenu. Lors de l'audience, la juge a fixé à un million de dollars le montant de sa caution libératoire, assortie de certaines conditions.

Il avait fallu attendre quatre jours pour qu'il soit arrêté et inculpé, dans un premier temps d'homicide involontaire. Ses trois collègues impliqués dans le drame n'avaient alors pas été inquiétés.

Cette clémence apparente de la justice avait attisé la colère et, le dernier week-end de mai, les manifestations avaient dégénéré en violences, avec des affrontements et des pillages nocturnes dans plusieurs villes du pays.

Depuis, le chef d'inculpation retenu contre le policier a été requalifié de «meurtre», un crime passible de 40 ans de prison. Ses trois collègues ont été arrêtés et inculpés pour complicité.Leurs appels ont été entendus par le conseil municipal de Minneapolis, qui a l'intention de démanteler la police municipale pour tout remettre à plat. Au Congrès, près de 200 élus, en majorité démocrate, ont présenté un texte de loi pour mettre un terme à la large immunité dont bénéficient les agents de police.

Réformes

Mais les manifestations pacifiques se poursuivent: des dizaines de milliers de personnes, noires et blanches, ont encore défilé ce week-end en brandissant des pancartes «Black Lives Matter» (Les vies noires comptent) et en réclamant des réformes de fond des forces de l'ordre.

Leurs appels ont été entendus par le conseil municipal de Minneapolis, qui a l'intention de démanteler la police municipale pour tout remettre à plat. Au Congrès, près de 200 élus, en majorité démocrate, ont présenté un texte de loi pour mettre un terme à la large immunité dont bénéficient les agents de police.

Le président Donald Trump continue lui de vouloir afficher aux yeux de sa base électorale la même fermeté que depuis le début du mouvement. «Nous n'allons pas couper les fonds de la police, nous n'allons pas démanteler la police», a-t-il déclaré.




Boby Dean pour DayNewsWorld

VERS LE DEMANTELEMENT DE LA POLICE

DE MINNEAPOLIS ?

Les autorités de la ville américaine où un homme noir a été tué par un policier entendent réorganiser de fond en comble le corps de la police.La police de Minneapolis «démantelée»: les autorités de cette ville américaine ont annoncé une mesure choc deux semaines après la mort d'un homme noir lors de son interpellation par un policier blanc, qui doit comparaître lundi pour la première fois devant la justice, inculpé de meurtre.

Des milliers de personnes ont manifesté ce week-end aux Etats-Unis ainsi qu'à travers la planète contre le racisme. Sans que ces rassemblements historiques ne dégénèrent en émeutes et en pillages comme cela a été le cas dans les jours ayant suivi le drame dans plusieurs villes américaines, qui ont dû mettre en oeuvre des couvre-feux.La police belge a néanmoins arrêté 150 personnes impliquées dans des actes de vandalisme dimanche soir à Bruxelles à la fin d'un rassemblement auquel ont participé près de 10’000 personnes.

De Bristol à Budapest en passant par Madrid et Rome, des dizaines de milliers d'Européens ont rejoint dimanche les manifestations suscitées par la mort le 25 mai de George Floyd, un homme noir de 46 ans.

Une vidéo filmée par un passant montre un policier blanc, Derek Chauvin, garder son genou pendant près de neuf minutes sur le cou de la victime plaquée au sol qui se plaint de ne pouvoir respirer.

A Rome, une manifestation imprévue a réuni sur la vaste Piazza del Popolo des milliers de jeunes qui se sont agenouillés en silence, le poing levé, pendant neuf minutes.

Les manifestants madrilènes ont eux aussi mis genou à terre en levant le poing, un geste de protestation contre les violences policières envers les Noirs initié en 2016 par le joueur de football américain Colin Kaerpernick.

Policier devant le juge

Derek Chauvin a dans un premier temps été inculpé d'homicide involontaire mais ce chef a été requalifié le 4 juin en meurtre, passible de quarante ans de prison. Il doit comparaître devant la justice pour la première fois lundi.Les trois policiers qui l'accompagnaient, qui n'avaient pas été poursuivis dans l'immédiat, ont finalement été inculpés pour complicité, et placés en détention.

Ces poursuites étaient au coeur des demandes des manifestants mais elles n'ont pas mis fin à la mobilisation qui s'est même depuis mondialisée.

Dernière conséquence en date: la police de Minneapolis, dans le Minnesota, va disparaître dans sa forme actuelle. Ainsi en a décidé dimanche son conseil municipal.

«Nous nous sommes engagés à démanteler les services de police tels que nous les connaissons dans la ville de Minneapolis et à reconstruire avec notre population un nouveau modèle de sécurité publique qui assure vraiment la sûreté de notre population», a déclaré Lisa Bender, présidente du conseil municipal, sur CNN.

Elle a précisé avoir l'intention de transférer les fonds alloués au budget de la police vers des projets s'appuyant sur la population. Le conseil municipal compte également examiner la façon de remplacer la policeactuelle, a-t-elle ajouté.

«L'idée de ne pas avoir de police n'est certainement pas un projet à court terme», a-t-elle précisé.

Selon la conseillère municipale Alondra Cano, le conseil a conclu que la police de la ville n'était «pas réformable et que nous allions mettre fin au système de maintien de l'ordre actuel».

Mais le maire de la ville Jacob Frey avait fait savoir avant le vote du conseil qu'il n'était pas favorable à ce démantèlement, disant qu'il préférait une «réforme structurelle d'ampleur pour la refonte de ce système structurellement raciste».

Par conséquent, la promesse du conseil municipal pourrait prendre du temps à se concrétiser.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

JOE BIDEN ASSURE D'ETRE LE CANDIDAT DEMOCRATE FACE A DONALD TRUMP

Ce n'est pas une surprise, mais Joe Biden a annoncé qu'il avait suffisamment de délégués pour confirmer sa nomination comme candidat des démocrates, en vue du duel avec le président républicain Donald Trump lors de l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis.

« Ce soir, nous sommes assurés des 1 991 délégués nécessaires pour remporter la nomination démocrate », a tweeté l'ancien vice-président, samedi 6 juin.

Folks, tonight we secured the 1,991 delegates needed to win the Democratic nomination. I'm going to spend every day fighting to earn your vote so that, together, we can win the battle for the soul of this nation. https://t.co/sl3wFGabpg

— Joe Biden (@JoeBiden) June 6, 2020

« Je vais consacrer chaque jour à me battre pour obtenir vos voix afin que, ensemble, nous puissions gagner la bataille pour l'âme de notre pays », écrit-il encore. Cette annonce intervient alors que la parti démocrate poursuit le décompte d'une série de primaires démocrates organisées mardi. Joe Biden était d'ores et déjà considéré comme le candidat présumé après le ralliement en avril à sa candidature du champion de la gauche du parti, Bernie Sanders.

Biden dénonce « un racisme institutionnel »

Vice-président pendant huit ans de Barack Obama, Joe Biden est très populaire chez les noirs américains, un électorat clé pour tout démocrate espérant remporter la présidentielle américaine, particulièrement dans cette période marquée par la mort de George Floyd, un Américain noir de 46 ans, après son interpellation par un policier, qui a déclenché des manifestations antiracistes dans tout le pays.

« Le pays réclame du leadership à cor et à cri. Un leadership capable de nous réunir. Un leadership qui puisse nous rassembler », a-t-il écrit sur la plateforme Medium . Joe Biden a multiplié les déclarations, dénonçant à plusieurs reprises le « racisme institutionnel » et promettant de s’y attaquer dès ses 100 premiers jours de pouvoir s’il battait le président républicain Trump sortant le 3 novembre.

Lors d’une rencontre avec des responsables religieux et politiques noirs organisée dimanche dernier, l'ancien vice-président d'Obama  avait dénoncé la présidence de Donald Trump et les problèmes de racisme et d’inégalités qui rongent les Etats-Unis. « Le pansement a été arraché par cette pandémie et ce président », avait-il dit. Plusieurs participants à la rencontre l’ont exhorté à choisir une colistière qui deviendrait la première vice-présidente noire s’il gagnait en novembre. Il leur a répété que « plusieurs candidates afro-américaines » figuraient dans sa liste.

Joe Biden n'échappe pas pour autant aux critiques de la communauté noire. Comme lorsqu'il avait déclaré, en mai, à un animateur de radio qu'il n'était « pas noir » s'il songeait à voter pour Donald Trump. Joe Biden s'était rapidement excusé.

Une large avance dans les sondages

La course à l'investiture démocrate s'était mal engagée pour Joe Biden face à Bernie Sanders mais il avait repris l'avantage fin février à la faveur d'une primaire en Caroline du Sud.

Une moyenne des sondages nationaux établie par le site RealClearPolitics (en anglais) attribue actuellement à Joe Biden une avance de 7,1 points sur Donald Trump pour l'élection.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LES MILITAIRES PRENNENT LEUR DISTANCE

 AVEC DONALD TRUMP

Donald Trump qui a suggéré, en « président de la loi et de l’ordre » , de recourir à l’armée face aux nombreuses manifestations antiracistes après le décès de George Floyd , a été publiquement désapprouvé par les militaires. Son propre ministre de la Défense Mark Esper s'est en effet publiquement déclaré mercredi opposé au déploiement de l'armée américaine sur le territoire .« Je ne suis pas favorable à décréter l'état d'insurrection » qui permettrait au président américain Donald Trump de déployer des soldats d'active face à des citoyens américains, et non plus des réservistes de la Garde nationale, a déclaré M. Esper au cours d'une conférence de presse.

« L'option d'utiliser les soldats d'active ne devrait être employée qu'en dernier ressort et dans les situations les plus urgentes et les plus dramatiques. Nous ne sommes pas dans ce genre de situations aujourd'hui », a ajouté M. Esper.Le même jour, le prédécesseur d'Esper au Pentagone, le général James Mattis, a livré dans une tribune publiée par le magazine The Atlantic, l'une des critiques les plus cinglantes du président par un ancien membre important de son administration. «Donald Trump est le premier président de mon existence qui n'essaie pas d'unir le peuple américain ; il ne prétend même pas essayer. Au lieu de cela, il essaie de nous diviser», a écrit Mattis.

«Nous assistons aux conséquences de trois ans de ces efforts délibérés. . Nous assistons aux conséquences de trois ans sans un gouvernement responsable», a-t-il continué. « Lorsque j'ai rejoint l'armée, il y a une cinquantaine d'années, j'ai fait serment de défendre la Constitution.

Je n'aurais jamais imaginé que des soldats ayant prêté le même serment aient un jour à recevoir l'ordre de violer les droits constitutionnels de leurs concitoyens » – «Nous ne devons utiliser nos forces armées sur notre territoire qu'en de très rares occasions, et à la requête des gouverneurs, a aussi dit Mattis.

La militarisation de notre réaction, comme nous l'avons vu à Washington, D.C., entraîne un conflit - un faux conflit - entre la société civile et militaire. Le maintien de l'ordre public incombe aux autorités civiles, gouverneurs et élus locaux qui comprennent le mieux leurs communautés et leur rendent des comptes»

La fronde de l'armée est un développement imprévu pour Donald Trump. Celle d'Esper indique que mêmes les membres les plus fidèles de son gouvernement ne sont pas prêts à le suivre aveuglément.




Alize Marion pour DayNewsWorld

MANIFESTATIONS AUX ETATS-UNIS

 UN TOURNANT DANS LA PRESIDENTIELLE

La colère s'étend aux États-Unis de Minneapolis à Los Angeles en passant par Washington, une semaine après la mort de George Floyd, un homme noir, nouvelle victime de violence policière. Au lendemain d'une sixième nuit de troubles marquée par des scènes de chaos devant la Maison Blanche, Donald Trump a, d'un tweet laconique, « 3 NOVEMBRE », affiché sa préoccupation centrale: l'élection présidentielle. A travers cette crise chaque camp politique sait qu' un tournant dans la présidentielle peut se jouer.

Donald Trump se revendique « président de la loi et l’ordre »

Sur les réseaux sociaux, Donald Trump appelle les démocrates à s'endurcir face aux « anarchistes » et aux « gauchistes radicaux ». Dans un échange téléphonique avec les gouverneurs, dont des extraits ont été publiés par les médias américains, il a lancé un appel à la plus grande fermeté.« Si vous ne dominez pas, vous perdez votre temps. Ils vont vous dépasser, vous allez passer pour une bande de crétins », a-t-il lancé.

Et il a attaqué son adversaire démocrate Joe Biden, assurant que ses proches étaient des membres de la « gauche radicale » qui essayent « de faire sortir les anarchistes de prison, et probablement plus ».

Lundi soir lors d'une brève intervention dans les jardins de la Maison Blanche, l'ancien magnat de l'immobilier a endossé clairement le rôle de l'homme fort en annonçant le déploiement de « milliers de soldats lourdement armés » et policiers à Washington, en jugeant que les troubles de la veille dans la capitale fédérale étaient « une honte ».

La foule pacifique rassemblée face à la Maison Blanche, lundi 1er juin, a été dispersée sans ménagement quelques minutes plus tôt par des forces de police usant de gaz lacrymogènes. L'objectif était de libérer le champ vers l'église Saint-John, bâtiment emblématique tout proche qui a été endommagé dimanche soir. Le président s'y est rendu à pied, entouré de membres de son cabinet, traversant à pied Lafayette Square, puis la rue attenante, pour s’arrêter devant l’église épiscopalienne Saint-John. « L’église des présidents » . Il s'y est fait photographier, une bible en main. Donald Trump souhaitait ainsi mettre en scène « le président de la loi et de l’ordre » (« law and order »), ainsi qu’il s’était défini quelques instants plus tôt , s’inspirant de la formule du candidat républicain, Richard Nixon, lors des troubles de 1968.

Joe Biden dans une position délicate

De son côté, le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a accusé ce lundi 1er juin le président américain Donald Trump d'utiliser l'armée «contre les Américains» et du gaz lacrymogène contre des «manifestants pacifiques» pour une opération de communication.

Joe Biden a également rencontré des représentants de la communauté noire et promis la création d'une commission de supervision de la police dans les 100 premiers jours de son mandat, s'il est élu président en novembre prochain. 

Si Joe Biden, s’est démarqué méthodiquement de Donald Trump, lundi 1er juin, le candidat démocrate se trouve cependant dans une position délicate. S'il a montré une grande empathie envers la communauté noire en dénonçant la mort de George Floyd et le « racisme institutionnel » qui ronge selon lui les États-Unis, il ne doit pas non plus être trop identifié aux émeutiers noirs par son électorat blanc. C'est pourquoi il a aussi appelé au calme et condamné les violences.

« La haine ne fait que se cacher. Elle ne disparaît pas. Et quand quelqu’un au pouvoir souffle sur la haine sous les rochers, elle en sort. Les mots d’un président sont importants », a déclaré le démocrate, visant directement Donald Trump. Par ailleurs, Joe Biden pourrait très bientôt envoyer un signal fort en désignant une colistière noire, qui deviendrait, en cas de victoire, la première vice-présidente afro-américaine des États-Unis. Le démocrate sait aussi que la question des inégalités raciales sera primordiale pour son élection. Il doit en effet s’assurer de transformer la colère actuelle en véritable mouvement civique dont il pourrait être l’une des voix.

Barack Obama, soutien de son ancien vice- président, a publié un texte dans lequel il dénonce certes les actes violents « qui mettent des innocents en danger », mais appelle aussi à éviter les raccourcis. « L'écrasante majorité des participants aux manifestations ont été pacifiques, courageux, responsables et une source d'inspiration », a-t-il écrit.

« Ils méritent notre respect et notre soutien, pas notre condamnation », a-t-il ajouté dans une allusion claire à son successeur républicain qu'il s'est cependant gardé de nommer.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES ETATS-UNIS S'EMBRASENT APRES LA MORT

 DE GEORGE FLOYD TUE PAR UN POLICIER

Quelques jours après la mort, lundi, d'un Noir américain étouffé sous le genou d'un policier blanc, les États-Unis s'embrasent de nouveau, protestant contre les violences policières à caractère raciste.

Pour la quatrième nuit consécutive des milliers d' Américains manifestent, incendiant des voitures et des magasins et affrontant la police à coups de pierres.

Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a mobilisé jeudi après-midi la garde nationale et décrété l'état d'urgence .Cinq cents soldats de la Garde nationale étaient à pied d’œuvre vendredi pour rétablir le calme. Ces hommes «offriront un soutien aux autorités civiles, aussi longtemps qu'on le leur demandera, afin d'assurer la sécurité des personnes et des biens», selon un communiqué militaire.

Jeudi soir, les manifestations se sont propagées à travers d'autres villes des États-Unis, notamment à New York, Denver, Albuquerque et Portland, dans l'Oregon, après que des rassemblements ont eu lieu la veille à Los Angeles et Memphis.

L'arrestation a été filmée

George Floyd, 46 ans, avait été arrêté lundi soir vers 20 heures dans une rue passante du centre de Minneapolis. La police, alertée par un commerçant qui rend compte d'un recel de fausse monnaie, interpelle Floyd alors qu'il se trouve dans sa voiture, garée le long du trottoir. Les caméras de surveillance le montrent se laissant menotter sans résister. Un petit attroupement se forme. Une passante filme une vidéo , où l'on voit Floyd, les mains attachées dans le dos, plaqué au sol contre la roue de son véhicule. Un des policiers maintient son genou sur son cou pesant de tout son poids. George Floyd, le visage pressé contre le bitume, gémit, et répète : «Je ne peux pas respirer, je vais mourir». Les spectateurs demandent aux policiers de le laisser respirer. Quand le policier enlève son genou, Floyd gît inanimé. Il est transporté en ambulance jusqu'à l'hôpital, où il est déclaré mort.

Les policiers, blancs, déclarent que Floyd a résisté à l'arrestation et ne mentionnent pas qu'ils l'ont maintenu au sol pendant de longues minutes.Mais de nouvelles images, captées par les caméras du restaurant devant lequel il a été arrêté, semblent écarter cette thèse. Elles montrent George Floyd les mains menottées dans le dos, n'opposant aucune résistance.

La vidéo, diffusée par les réseaux sociaux, est depuis devenue virale, et a déclenché une vague de manifestations à travers tous les États-Unis.

Les quatre agents de police impliqués dans l'arrestation violente de George Floyd ont été limogés mardi, mais laissés en liberté alors qu'une enquête a été ouverte par le FBI, la police fédérale aux Etats-Unis. Derek Chauvin, celui qui a pressé son genou contre le cou de George Floyd, avait fait l'objet de dix-huit plaintes, dont deux seulement ont abouti à des sanctions, en l'occurrence, des lettres de réprimande. Un autre policier avait aussi fait l'objet de plaintes, notamment pour usage excessif de la force.« Nous coopérerons totalement à l'enquête », a assuré Medaria Arradondo, le chef de la police de Minneapolis.

Le mouvement Black Lives Matter

Le décès de George Floyd rappellent également celles de la mort d'Eric Garner, un homme noir asphyxié lors de son arrestation par des policiers blancs à New York, en 2014. 

L'affaire avait notamment contribué à l'émergence du mouvement Black Lives Matter. D'autres morts similaires ( Michael Brown à Ferguson , Tamir Rice à Cleveland Ohio, ou encore Stephon Clarke à Sacramento) avaient provoqué des émeutes dans le pays et poussé la police de New York et de Los Angeles à interdire des méthodes d'immobilisation controversées, comme le plaquage ventral.

Sur les réseaux sociaux, des milliers d'internautes ont évoqué la mort de George Floyd en utilisant le hashtag #BlackLivesMatter. Certains ont relayé des messages marquants issus de ce mouvement, à l'image d'une vidéo, originellement publiée en 2016, où plusieurs célébrités, comme Beyoncé ou Rihanna, énumèrent « 23 façons dont vous pourriez être tué si vous êtes noir aux Etats-Unis ».

Une onde de choc mondiale

Plusieurs figures médiatiques ont également réagi à cette affaire, notamment dans le monde du sport. L'ancienne star du football américain Colin Kaepernick, qui avait mis un genou au sol pendant l'hymne américain en 2016 pour protester contre le racisme et les violences policières, a apporté son soutien aux manifestants. "Lorsque la civilité mène à la mort, la révolte est la seule réaction logique", a-t-il estimé sur son compte Twitter. "Voilà pourquoi", écrivait à son tour la star du basket LeBron James, sous un montage photo juxtaposant le policier blanc le genou posé sur le cou de George Floyd et Colin Kaepernick.

Au sein de la classe politique, l'ancien vice-président américain et candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden a fustigé « un rappel tragique (...) qui fait partie d'un cycle d'injustice systématique qui existe encore dans notre pays ». Donald Trump, qui « a été indigné quand il a vu la vidéo », selon sa porte-parole, souhaite quant à lui « que justice soit rendue ».

L'onde de choc provoquée par la mort de George Floyd s'étend désormais au sein de la communauté internationale.

« C'est le dernier d'une longue série de meurtres d'Afro-Américains non armés commis par des policiers américains et des auto-justiciers », a condamné, mercredi, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, qui appelle à stopper les « meurtres » d'Afro-américains par la police.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

"L'OBAMAGATE"  OU LA CONTRE-ATTAQUE

  DE DONALD TRUMP

Depuis plusieurs jours, l’épidémie de Covid-19 est passée à l’arrière-plan des préoccupations de Donald Trump. Le président des États-Unis se déchaîne en effet sur Twitter depuis une semaine contre son prédécesseur Barack Obama en l’accusant d'avoir tenté de mettre à bas son mandat présidentiel.

Le terme « Obamagate » est apparu pour la première fois le dimanche 10 mai 2020 sur le compte Twitter de Donald Trump.

Un gigantesque « Obamagate » qui ne serait rien de moins que « le plus grand crime politique de l'histoire des Etats-Unis ».

S'il ne cesse d'évoquer l'Obamagate dans ses tweets, Donald Trump n'a pourtant jamais jugé bon de préciser à quoi il faisait référence.

Interrogé lundi 11 mai par Philip Rucker, journaliste du Washington Post, sur la signification précise du « Obamagate », le président s'est montré énigmatique:

« Ça a commencé avant que je sois élu. C’est une honte que ça soit arrivé. Si vous regardez ce qu’il se passe, et toutes les informations qui ont été révélées, de ce que je comprends, ce n’est que le début. Des trucs horribles se sont passés, et on ne devrait pas accepter que ça se reproduise.

Vous verrez dans les prochaines semaines » .Et de poursuivre sur sa lancée. « L'Obamagate va faire passer le Watergate (scandale qui avait poussé le président de l'époque, Richard Nixon, à démissionner, NdlR.) pour quelque chose de rien du tout ».

Selon The Independent, l'Obamagate est en réalité un terme fourre-tout qui regroupe plusieurs théories du complot selon lesquelles Barack Obama et son administration, dont Joe Biden, candidat à la présidentielle de 2020, auraient tenté de déstabiliser la présidence de Donald Trump.

Michael Flynn et l'ambassadeur russe

L'Obamagate, brandi par Donald Trump ces derniers jours, est en réalité lié à Michael Flynn, l'ancien conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump. Celui-ci avait dû quitter son poste au bout de trois semaines d'exercice accusé d’avoir dissimulé des contacts avec l’ambassadeur russe Serge Kislyak, fin 2016.

Or le ministère américain de la Justice a décidé d'abandonner toutes les charges contre Michael Flynn. « Il était innocent. Il a été ciblé juste pour me faire tomber », déclarait dans la foulée Donald Trump, évoquant un « complot ». Donald Trump accuse ainsi Barack Obama et son administration, dont Joe Biden, d'avoir consacré les dernières semaines de son mandat pour enquêter sur Michael Flynn et d'avoir « utilisé illégalement les services gouvernementaux » pour lui nuire.

L' Obamagate est en somme une réponse à Barack Obama qui avait, sans citer son successeur, qualifié sa réponse à la pandémie de « désastre chaotique absolu », et averti que « l’état de droit » était en jeu dans la tentative d’annuler la condamnation de Michael Flynn.

Un thème de campagne.

Relayée initialement par des sites ultraconservateurs, l’« Obamagate » est en passe de devenir un thème central de la campagne du président à six mois de la présidentielle.

Avec plusieurs objectifs.

D’abord, faire diversion en détournant l’attention médiatique de la gestion d’une crise sanitaire qui a fait jusque-là plus de 85 000 morts, doublée d’une crise économique avec plus de 36 millions de chômeurs dans les dernières huit semaines

.Ensuite, mettre sur la défensive le candidat démocrate présumé, Joe Biden, et le très populaire Barack Obama, appelé à jouer le rôle de supporteur numéro un.

Enfin, réécrire l’histoire de l’enquête russe, en transformant en martyr Michael Flynn, l’éphémère conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Face à ces accusations Barack Obama a réagi sur Twitter d'un simple « vote ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES MANIFESTATIONS ANTI-CONFINEMENT

 AUX ETATS-UNIS UNE ARME DE CAMPAGNE

 PRO-TRUMP ?

Les protestations contre le confinement se multiplient aux Etats-Unis. Depuis la première manifestation anti- confinement, le 15 avril dans le Michigan, treize Etats américains – démocrates comme républicains – ont connu des mouvements similaires. Les anti-confinement étaient plus de 2 500 à Olympia, capitale de l’État de Washington, et des centaines à Denver, dans le Colorado, dimanche 19 avril à braver les interdictions de se rassembler au mépris de l’ordonnance de leur gouverneur de l’Etat imposant de maintenir une distance sociale d’au moins 1,80 m pour éviter la propagation du virus.

La défense des libertés individuelles ou l’avant-garde d’un nouveau Tea-party ?

Au nom de la défense de la liberté individuelle – « la liberté d’attraper le coronavirus », comme l’a résumé le chroniqueur du New York Times Charlie Warzel –, plus d’un millier de manifestants se sont rassemblés lundi 20 avril à Harrisburg, la capitale de Pennsylvanie. Plusieurs centaines d’entre eux étaient massés sur les marches du Capitole. Parmi les banderoles : « Le communisme tue plus que le Covid-19 ». Ou « Jésus est mon vaccin ».

Ces activistes manifestaient contre ce qu’ils percevaient comme des entraves gouvernementales à leurs libertés fondamentales.

« C’est fondamentalement une question constitutionnelle : ces manifestations renvoient au rapport des Américains au confinement et illustrent la réticence de certains à abandonner leur liberté d’aller et venir pour protéger les plus fragiles, ceux qui sont les plus menacés par la propagation du virus », assure Jean-Éric Branaa, spécialiste des États-Unis à l’université Paris 2. D’après lui, ces rassemblements sont une manifestation de l’individualisme forcenée d’une partie des Américains.

Aussi , un tribunal Kansas a-t-il jugé illégale la décision du gouverneur de l’État d’interdire les rassemblements de plus de dix personnes dans les lieux de culte au motif que cette restriction contrevenait à la liberté religieuse de chacun.

Les manifestations contre les mesures de confinement dans plusieurs États américains rappellent donc les débuts du mouvement libertarien et de droite radicale Tea-Party des années 2010. Les partisans du Tea Party avaient ainsi érigé l’Obamacare comme le symbole de l’État empiétant sur leurs libertés individuelles, en cherchant à leur imposer un mode d’assurance santé.

Des raisons avant tout économiques

Si ces rassemblements semblent réunir beaucoup de partisans de s libertés fondamentales , c'est aussi que leurs motivations pour certain sont avant tout économiques. Pour ces derniers « la liberté de retourner travailler » est essentielle.

A Annapolis, capitale du Maryland, les slogans des manifestants , restés dans leur voiture devant le Parlement, dénonçaient notamment « l’effondrement économique » précipité par l’arrêt de toutes les activités non « essentielles ». « La pauvreté tue aussi » pouvait-on lire sur des pancartes. De telles manifestations ont aussi eu lieu à Columbus (Ohio), à San Diego (Californie) ou encore dans l’Indiana, le Nevada et le Wisconsin, selon des médias locaux. Partout, les manifestants brandissaient de tels slogans. Le confinement a en effet fait exploser le nombre de chômeurs à travers le pays et privé beaucoup de gens de tout revenu.  En un mois à peine, 22 millions d’Américains se sont inscrits au chômage.

Que ce soit pour des raisons de libertés individuelles et/ ou de besoin économiques, ces manifestations n'étaient donc pas initialement marquées politiquement.

Aussi comme l'a noté Jean-Éric Branaa « au début, les manifestations n’étaient-elles pas pro-Trump, il se trouve simplement que la plupart des personnes qui y participent appartiennent aussi à l’électorat de base du président », a-t-il assuré.

Les anti-confinement, la nouvelle arme de campagne de Donald Trump

Si le mouvement anti-confinement n'a pas été lancé pour défendre la politique trumpienne, Donald Trump entend bien surfer sur la vague de ce mécontentement naissant. Le président américain s’est, en effet, empressé de soutenir ces manifestations par une série de tweets appelant à « libérer » notamment le Michigan, la Virginie et le Minnesota du joug supposé de leurs gouverneurs qui s’opposeraient à un retour à la vie normale.

Dans la manifestation géante du Michigan ou celle en Idaho, des alliés de Donald Trump étaient carrément à la manœuvre , des pancartes proTrump étaient omniprésentes.

Bien que les Etats-Unis soient devenus le premier foyer mondial de l'épidémie avec 42.094 décès dus au coronavirus, Donald Trump ne cache pas sa hâte de rouvrir le pays marqué par 22 millions de chômeurs en plus en moins d'un mois .

« Il se présente comme celui qui veut libérer le pays en le remettant au travail, tandis que les gouverneurs l’en empêchent », résume le politologue Jean-Éric Branaa . Avec l’élection de novembre 2020 en ligne de mire.

Pas sûr que cette stratégie paie : selon un sondage du Pew Research Center en date du 16 avril, 66 % des Américains sont plutôt inquiets de voir le confinement être levé « trop tôt », en dépit des conséquences économiques.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE

 LE SENATEUR JOE BIDEN JETTE L'EPONGE

Le sénateur indépendant du Vermont, largement distancé par Joe Biden dans la course à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle, a annoncé son retrait, mercredi 8 avril.

« Le sénateur Bernie Sanders a annoncé mercredi, lors d'un appel avec toute son équipe, qu'il suspendait sa campagne pour devenir président », a écrit son équipe de campagne dans ce communiqué.

« La campagne se termine, la lutte continue », ajoute celui-ci. Bernie Sanders a parlé d’une décision pénible et difficile, mais il a reconnu qu’avec 300 délégués de retard sur son concurrent, il n’avait aucune chance de remporter la course.

« Je ne peux pas, en toute bonne conscience, continuer à mener une campagne qui ne peut pas gagner et qui interférerait avec le travail important qui nous est demandé en cette heure difficile », a-t-il ajouté dans une allusion à la crise sanitaire provoquée par le Covid-19.

Il y a quatre ans, le sénateur du Vermont avait choisi de rester dans la course jusqu’au bout face à la favorite Hillary Clinton, pourtant rapidement assurée d’être la candidate. Cette obstination avait alimenté des frictions et contrarié le rassemblement du Parti démocrate face à Donald Trump.

En jetant l'éponge, le sénateur indépendant laisse donc la victoire à la primaire démocrate à son rival direct Joe Biden, qui devrait affronter Donald Trump lors de la présidentielle américaine de novembre prochain s'il est désigné officiellement candidat par le parti lors de la convention reportée au mois d'août à cause de la pandémie de coronavirus.

Biden seul face à Trump

Le renoncement de mercredi a certainement un goût amer pour l’indépendant du Vermont, réélu pour un nouveau mandat de six ans au Sénat en 2018. Mais Bernie Sanders a promis de « travailler avec » Joe Biden, un « homme très respectable », afin de faire avancer son programme résolument ancré à gauche dans la course à la Maison Blanche. « Aujourd'hui, je félicite Joe Biden, un homme très respectable, avec qui je vais travailler pour faire avancer nos idées progressistes ».

Le sénateur du Vermont entend cependant peser de tout son poids dans la rédaction de la plateforme démocrate, sa défaite dans la course à l’investiture s’accompagnant paradoxalement d’une victoire idéologique. Bernie Sanders a en effet influencé en profondeur un Parti démocrate qu’il est parvenu à tirer sur sa gauche sur de nombreux sujets, qu’il s’agisse du salaire minimum ou de la couverture maladie universelle, plus que jamais d’actualité avec la pandémie qui ravage les Etats-Unis. « Nous gagnons également la bataille des générations », a ajouté le sénateur, en référence à sa popularité dans les classes d’âge les plus jeunes. Le sénateur du Vermont a affirmé avoir remporté la bataille idéologique.

Une victoire idéologique avec des idées progressistes

C'est pourquoi Bernie Sanders a annoncé qu'il resterait en lice dans les primaires restantes, afin d'accumuler plus de délégués qui lui permettront « d'exercer une influence significative sur le programme du parti » , dont il n'a jamais voulu être membre, alimentant les interrogations de nombreux démocrates . « Comme vous le savez tous, nous n’avons jamais été qu’une simple campagne. Nous sommes un mouvement populaire multiracial et multigénérationnel qui a toujours cru qu’un véritable changement ne venait jamais de haut en bas, mais toujours de bas en haut. Nous nous sommes attaqués à Wall Street, aux compagnies d’assurance, aux compagnies pharmaceutiques, à l’industrie de l’énergie fossile, au complexe militaro-industriel, au complexe de l’industrie carcérale et à la cupidité de toute l’élite des entreprises. Cette lutte continue. Alors que cette campagne touche à sa fin, ce n’est pas le cas de notre mouvement », a-t-il dit. Et l'ancien vice-président d'Obama, Joe Biden , qui l'a reconnu, va devoir en tenir compte : le Parti est beaucoup plus centriste que sa jeune base militante. Il va falloir que les responsables démocrates affrontent cette réalité.

Donné favori jusqu’à la fin février, M. Sanders « n’est pas parvenu à élargir sa base : il n’a pas rallié le vote afro-américain et n’a pas non plus attiré suffisamment de jeunes », base dynamique de son électorat, selon Politico Il a en revanche imposé ses thèmes de campagne dans le débat démocrate, ainsi que l’a reconnu M. Biden mercredi : inégalités socio-économiques, assurance santé universelle, climat, gratuité des études universitaires…

Mais« il achève sa campagne comme en 2016 : battu par un candidat plus modéré, dans un parti qui n’est pas encore aussi à gauche que lui » Il peut en revanche « endosser le rôle auquel il s’est soustrait il y a quatre ans: unifier le parti », poursuit le site.




Joanne Coubet pour DayNewsWorld

LE PORTE-AVION THEODORE ROOSEVELT

ABATTU PAR LE CORONAVIRUS

Le Covid-19 a embarqué comme passager clandestin sur le porte-avions nucléaire USS Theodore Roosevelt, un des dix porte-avions qui constituent l'épine dorsale de la marine américaine.Et il sème la zizanie à bord en se faufilant facilement et rapidement.

Le 28 mars dernier, trois cas de contamination ont été détectés au sein de l'équipage, mais au dernier comptage officiel ce 2 avril, ils sont au nombre de 93 infectés sur les 1 200 militaires qui ont été testés pour le moment.

Le dilemme

Ordres, contre-ordres, le gouvernement des Etats-Unis et l'état-major de l'US Navy ont du mal à se mettre d'accord sur le sort à réserver au porte-avions nucléaire, qui se trouve « en rade » - au double sens du terme ! - près de Guam, un territoire non incorporé des États-Unis qui abrite depuis juillet 1944 deux bases majeures, l'une aérienne et l'autre navale.

Le virus s'est propagée rapidement à bord du Theodore Roosevelt . Un équipage de 4.865 personnes partage un espace limité, avec des dortoirs pour les marins et des chambrées de trois couchettes pour les officiers. Seuls les plus hauts gradés bénéficient d'une cabine individuelle et peuvent éventuellement se confiner.

Comprenant que cela commençait à dégénérer, le commandant de l'USS Roosevelt, le capitaine de vaisseau Brett Crozier , n'avait pas hésité à lancer un SOS dès mardi dernier :

« Nous ne sommes pas en guerre. Il n'y a aucune raison que des marins meurent. »

Mais l'honneur de la marine nationale étant en jeu, le ministre américain de la Défense, Mark Esper, refusant toute évacuation, avait aussitôt rétorqué :

« Nous avons une mission : notre mission est de protéger les Etats-Unis et notre peuple (...) Nous vivons dans des quartiers étroits, que ce soit à bord d'un porte-avions, d'un sous-marin, d'un char ou d'un bombardier, c'est comme ça ! »

L'évacuation finalement autorisée

Après plusieurs jours de refus, l'US Navy a enfin commencé à évacuer les trois quarts de l'équipage du navire géant (88.000 tonnes à pleine charge). Près d'un millier de membres d'équipage a déjà pu débarquer. En tout, 2 700 marins vont mettre pied à terre sur l'île de Guam. L'opération consiste à soigner les hommes ou femmes malades, et à placer en quarantaine ceux qui ont été testés positifs, dans la grande base navale du Pacifique. En revanche, les militaires non contaminés sont hébergés dans des hôtels.

Maintenir la sécurité

Thomas Modly a toutefois prévenu :« Nous ne pouvons pas retirer tous les marins du navire et nous ne le ferons pas (...) Ce navire a des armes à son bord, il a des munitions, il a des avions très chers et il a une centrale nucléaire. Il faut un certain nombre de gens pour maintenir sa sécurité ».

Et puis, les Etats-Unis doivent absolument tout faire pour que cet imposant porte-avions à propulsion nucléaire reste opérationnel sur zone, en cas de crise grave dans la région.

Il s'agit également pour les Américains de montrer leur puissance, leur force de frappe dans le Pacifique, où la Chine ne cesse d'accroître son influence.




Alize Marion pour DayNewsWorld

LES SOLUTIONS DE BILL GATES CONTRE LE CORONAVIRUS

Ce mardi 31 mars 2020, Bill Gates a rédigé un article pour le Washington Post, dans lequel il fait des recommandations basées sur les consultations d'experts qu'il a eues dans le cadre de son travail avec la Fondation Gates.

« Les choix que nous et nos dirigeants faisons maintenant auront un impact énorme sur la rapidité avec laquelle le nombre de cas commencera à baisser, sur la durée pendant laquelle l'économie restera en berne et sur le nombre d'Américains qui devront enterrer un être cher à cause du Covid-19 », a souligné Billes Gate.

Au 31 mars, le coronavirus avait infecté près de 190 000 personnes aux États-Unis, et le nombre de décès dans le pays a dépassé le nombre de 4 000.

Voici la solution à trois étapes qu'il propose pour le pays :

Une approche nationale cohérente

Selon Bill Gates, en premier lieu, il s'agit d'appeler à une « approche nationale cohérente » des mesures de confinement qui sont imposées pour contenir la propagation de la maladie dans le pays. Il a qualifié le fait que certains États ne soient pas complètement en quarantaine de « recette pour un désastre ».

« Parce que les gens peuvent voyager librement à travers les frontières des États, le virus le peut aussi », a-t-il écrit. « Les dirigeants du pays doivent être clairs : le confinement a un endroit donné signifie le confinement partout. Tant que le nombre de cas ne commencera pas à baisser dans toute l'Amérique — ce qui pourrait prendre 10 semaines ou plus — personne ne pourra continuer ses activités comme d'habitude ou assouplir le confinement ». « Toute confusion sur ce point ne fera qu'étendre la douleur et augmenter les chances que le virus revienne et causer plus de morts », a-t-il ajouté.

Une intensification des tests

Le co-fondateur de Microsoft a également demandé au gouvernement fédéral d'intensifier les tests et d'établir un ordre de priorité clair quant aux personnes qui seront testées en premier, la priorité absolue allant aux travailleurs dans le secteur de la santé et aux premiers intervenants

En second lieu, il s'agirait des « personnes très symptomatiques qui risquent le plus de tomber gravement malades et de celles qui sont susceptibles d'avoir été exposées », détaille Bill Gates.

La recherche scientifique comme moteur

La dernière étape, selon lui, serait d'adopter « une approche basée sur les données pour développer des traitements et un vaccin », en exhortant les dirigeants à apporter leur aide en « n'alimentant pas les rumeurs ou faire des achats de panique ».

« Comme nous l'avons vu cette année, nous avons encore un long chemin à parcourir », a-t-il conclu dans son article.

« Mais je continue à croire que si nous prenons les bonnes décisions maintenant, en nous appuyant sur la science, les données et l'expérience des professionnels de la médecine, nous pourrons sauver des vies et remettre le pays au travail ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

UN PLAN DE SAUVETAGE DE 2000 MILLIARDS

 DE DOLLARS POUR L'ECONOMIE AMERICAINE

« C'est un investissement digne d'une époque de guerre  » , a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell.


La Maison Blanche et le Sénat américain sont parvenus dans la nuit de mardi à mercredi 25 mars à un accord « historique » sur un plan de relance de 2 000 milliards de dollars (1 800 milliards d'euros) de la première économie mondiale, durement frappée par la pandémie de coronavirus, a annoncé le chef de la majorité républicaine. « Il enverra rapidement de nouveaux moyens sur les lignes de front de la bataille sanitaire menée par notre pays.

Et il injectera des trillions de dollars de liquidités dans l'économie aussi vite que possible, pour aider les familles des travailleurs américains, les petites entreprises et les industries à traverser les turbulences et à refaire surface de l'autre côté, prêtes à décoller », a ajouté le sénateur républicain Mitch McConnell.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a lui aussi salué l'accord obtenu entre les deux partis « sur le plus vaste plan de sauvetage de l'Histoire américaine »

Ce plan de sauvetage historique viendra au secours des entreprises en difficulté et des ménages frappés par la récession due au coronavirus

« Il enverra rapidement de nouveaux moyens sur les lignes de front de la bataille sanitaire menée par notre pays.

Et il injectera des trillions de dollars de liquidités dans l’économie aussi vite que possible, pour aider les familles des travailleurs américains, les petites entreprises et les industries à traverser les turbulences », a détaillé le sénateur républicain Mitch McConnell dans l’hémicycle, qualifiant ce plan d’un « investissement digne d’une époque de guerre ».

Le plan de sauvetage prévoit des garanties de prêt aux entreprises en difficulté, une aide directe aux ménages les plus modestes, une hausse des indemnités d’assurance chômage et une couverture étendue pour éviter des licenciements massifs. Le Trésor américain versera ainsi 1 200 dollars à chaque adulte et 500 dollars à chaque enfant. Les salariés et les travailleurs indépendants mis au chômage recevront « en moyenne leur salaire entier pendant quatre mois », a détaillé Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate au Sénat.

Le plan fournira également « une aide majeure aux hôpitaux et centres médicaux, investira dans de nouveaux traitements et vaccins pour que nous puissions vaincre ce virus plus vite et envoyer plus d'équipements et de masques aux héros sur le front, qui se mettent en danger pour prendre soin de leurs patients », a poursuivi Mitch McConnell.

Dans la foulée de cet accord, la Bourse de Tokyo a terminé mercredi sur un nouveau gain spectaculaire de plus de 8%, confirmant le regain d’optimisme des investisseurs après plusieurs semaines de baisse. L’indice Dow Jones de la Bourse de Wall Street a enregistré, mardi, sa plus forte hausse depuis quatre-vingt-dix ans.

Le Pentagone table sur «plusieurs mois» de crise, avec un retour à la normale vers juin-juillet seulement aux Etats-Unis.

« C'est un investissement digne d'une époque de guerre », avec lequel « les hommes et femmes du plus grand pays du monde vont vaincre le coronavirus », a martelé le sénateur américain.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LA CLOROQUINE UN DON DU CIEL

 POUR DONALD TRUMP

Le président des Etats-Unis détonne par son optimisme dans le climat ambiant morose crée par la pandémie mondiale du coronavirus. Même s'il a reconnu devoir mener une guerre contre cette calamité il a refusé de céder à l'appel au confinement des Etats-Unis pour ralentir la propagation du virus.

Et pas plus tard que le 24 mars 2020 , le président américain a vanté les mérites de la chloroquine. Cet antipaludéen serait un « don du ciel ». Ce médicament, dont les effets sur le Covid-19 n'ont pas encore été approuvés par la communauté scientifique internationale, pourrait selon Donald Trump « vraiment changer la donne ».

La chloroquine est un traitement recommandé dans les zones infestées par le parasite du paludisme, transmis par les moustiques. La molécule de cet antipaludéen peu onéreux - utilisé depuis plusieurs décennies et commercialisé notamment sous le nom de Nivaquine - aurait été administrée avec succès à certaines personnes atteintes de formes graves du Covid-19.

Si l'Organisation mondiale de la santé appelle à la prudence en raison du faible nombre de patients ayant eu recours à ce traitement pour l'instant, Donald Trump est déjà conquis. « Il y a de bonnes chances que cela puisse avoir un énorme impact. Ce serait un don du ciel si ça marchait. Cela changerait vraiment la donne », a-t-il déclaré lors de son point presse quotidien.

Et si derrière ce traitement contre le paludisme se cachait peut-être celui contre le coronavirus ?

Trois chercheurs chinois ont dévoilé les résultats prometteurs d'un essai : un traitement de 500 mg de chloroquine par jour pendant dix jours serait suffisant pour traiter le Covid-19. Cette étude clinique de trois scientifiques, publiée le 19 février dernier dans la revue BioScience Trends, tire ses résultats d'un essai réalisé dans plus de dix hôpitaux du pays, et notamment à Wuhan, épicentre de l'épidémie. Les conclusions sont sans appel :

« Les résultats obtenus jusqu'à présent sur plus de 100 patients ont démontré que le phosphate de chloroquine était plus efficace que le traitement reçu par le groupe comparatif pour contenir l'évolution de la pneumonie, pour améliorer l'état des poumons, pour que le patient redevienne négatif au virus et pour raccourcir la durée de la maladie », écrivent ainsi les chercheurs.

Cest le18 février dernier qu'on entend parler pour la première fois de la chloroquine. En France c'est au tour de Didier Raoult, d'avancer les mêmes résultats le 25 février. « Nous savions déjà que la chloroquine était efficace in vitro contre ce nouveau coronavirus et l'évaluation clinique faite en Chine l'a confirmé », lance ce spécialiste renommé de l'Institut Méditerranée Infection à Marseille. Réjoui, il décrit ces conclusions comme une « extraordinaire nouvelle », étant donné que « ce traitement ne coûte rien ». « Finalement, cette infection est peut-être la plus simple et la moins chère à soigner de toutes les infections virales ! »

Mais Didier Raoult d'être la cible de nombreuses critiques de scientifiques. En effet administrée sans aucun encadrement, sans idée du dosage, la chloroquine peut s 'avérée fatale.

La Food and Drug Administration (FDA), organisme fédéral, qui supervise la commercialisation des médicaments aux Etats-Unis, a également souligné que le traitement n'avait pas été approuvé contre la pandémie.

Toujours est-il qu'elle va mettre en place « un essai clinique étendu », a expliqué Stephen Hahn, son dirigeant. En Europe la chloroquine fait désormais partie d'un vaste essai clinique transfrontalier.




Boby Dean pour DayNewsWorld

LE CORONAVIRUS ENJEU DE LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE

Avec l'arrivée du coronavirus aucun des deux candidats démocrates Joe Biden et Bernie Sanders n’ont prévu d’organiser des rassemblements. En quelques jours, la course à l’investiture présidentielle démocrate a en effet été rattrapée par la pandémie. Depuis l’annulation des meetings qui devaient accompagner la proclamation des résultats des votes de mardi 10 mars, aucun des deux candidats restants n’a prévu d’organiser des rassemblements.

Le premier à annuler une réunion publique est Joe Biden : celle du jeudi 12 mars en Floride, l’un des quatre Etats qui se prononcera le 17. Une étape cruciale.

Il a remplacé vendredi un déplacement à Chicago, dans l’Illinois, par une téléconférence au cours de laquelle le public pourra lui poser des questions à distance. Coutumier de ce genre de démonstration de force, Bernie Sanders avait prévu d’organiser un grand rassemblement dans l’Illinois, avant le débat fixé initialement à Phoenix, dans l’Arizona, mais il y a également renoncé.

L'équipe de campagne de Bernie Sanders a également exhorté jeudi tous ses bénévoles « à travailler de chez eux » et a annoncé qu'elle n'organiserait plus de « grands rassemblements et de porte-à-porte » préférant les « formats numériques et à distance ». Un débat entre les deux rivaux des primaires démocrates, prévu dimanche dans l'Arizona, se tiendra par ailleurs finalement à Washington, sans public, a annoncé le parti.

Critiques de la gestion du coronavirus

Mais si la pandémie freine les meeting, les candidats démocrates à la Maison Blanche Joe Biden et Bernie Sanders en ont profité pour éreinter jeudi la gestion par Donald Trump du coronavirus, dénonçant son « incompétence » et son « recours à la xénophobie ». Les Etats-Unis ont en effet dépassé jeudi la barre des 1.300 cas d'infection au nouveau coronavirus, et 38 personnes en sont mortes, selon les statistiques de l'université américaine Johns Hopkins. S'exprimant chacun devant des drapeaux américains , les deux septuagénaires en lice ont voulu donner à leurs allocutions un air présidentiel dans leur volonté de défier Donald Trump.

« L'échec de l'administration vis-à-vis des tests est colossal. C'est un échec dans la préparation, la direction et la mise en œuvre », a réagi Joe Biden depuis sa ville de Wilmington, dans l'Etat du Delaware.

L'ancien vice-président de Barack Obama, favori des primaires démocrates, a également appelé à ne pas « avoir recours à la xénophobie », en réaction aux mots du président américain, mercredi soir.

« Appeler le Covid-19 un +virus étranger+ n'écarte pas la responsabilité des mauvaises décisions prises jusqu'ici par l'administration Trump ».

Le sénateur Bernie Sanders a aussi également critiqué la gestion de la crise de la pandémie.

« En terme de décès potentiels et d'impact sur notre économie, la crise à laquelle nous faisons face à cause du coronavirus est à l'échelle d'une grande guerre, et nous devons agir en conséquence », a-t-il déclaré dans sa ville de Burlington, dans l'Etat du Vermont. « Malheureusement, en ces temps de crise internationale, notre administration est largement incompétente, et son incompétence et son imprudence ont mis en danger la vie de beaucoup, beaucoup de gens dans ce pays. »

Des propositions démocrates

Tous deux ont proposé des mesures qui incluraient la gratuité du dépistage et la garantie de congés maladie payés, dans un pays qui ne dispose pas d'une couverture universelle et où des millions d'Américains ne sont pas, ou mal assurés.

L'équipe de campagne pour la réélection de Donald Trump a balayé leurs critiques. Bernie Sanders « tente de marquer des points politiques en alimentant la peur », a écrit son directeur de communication, Tim Murtaugh.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE VERS UN DUEL SERRE

 ENTRE BIDEN ET SANDERS

Les Américains ont voté dans 14 Etats, mardi 3 mars, pour désigner l'adversaire de Donald Trump à la présidentielle. Le « Super Tuesday » a transformé le marathon des primaires démocrates en un duel entre Joe Biden et Bernie Sanders, qui ont largement devancé les trois autres candidats lors de ce premier test d'envergure nationale.

Remontée spectaculaire de Joe Biden

L'ancien vice-président, donné politiquement mort il y a encore deux semaines , a remporté mardi les primaires de neuf États, arrachant à Bernie Sanders l'État du Texas, un important vivier de délégués. . Joe Biden a réussi ce mardi 3 mars une spectaculaire remontée dans la course à l'investiture démocrate.

Il devance son grand rival, Bernie Sanders, d’un an son aîné, dans neuf États: Texas, Virginie, Caroline du Nord, Alabama, Oklahoma, Tennessee, Arkansas, Minnesota, Massachusetts. « Nous sommes bel et bien vivants », s’est enthousiasmé Joe Biden devant des partisans en liesse réunis à Los Angeles.

Le modéré de 77 ans a notamment bénéficié d'une forte participation des Afro-Américains, qui représentent une part importante de l'électorat dans les Etats du Sud qui lui est acquise.

Il a aussi réussi à s'imposer sur les terres de la progressiste Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts, ainsi que dans le Minnesota. Le Washington Post* attribue cette dernière victoire, inattendue, au ralliement de dernière minute de la sénatrice de l'Etat, Amy Klobuchar. Porté par une dynamique, il peut ainsi se poser en rassembleur après avoir enregistré lundi les ralliements de Pete Buttigieg et d’Amy Klobuchar ainsi qu'une cascade d'élus.

Alors que « Bernie » abordait le Super Tuesday en position de favori, il risque d'être devancé au décompte des délégués malgré sa victoire en Californie, le plus gros enjeu de ce «Super Tuesday»

Vers un duel avec Bernie Sanders.

Si Bernie Sanders a remporté l'adhésion de l'électorat hispanique et des jeunes, son incapacité à mobiliser les Afro-Américains lui a coûté tous les Etats du Sud. Le progressiste souffre par ailleurs de « l'unification de l'aile modérée derrière un seul candidat », Joe Biden. Mais il en faudra beaucoup plus pour ébranler Bernie Sanders. « Je vous le dis avec une confiance absolue: nous allons emporter la primaire démocrate et nous allons battre le président le plus dangereux de l'histoire de ce pays », a lancé ce dernier depuis son fief du Vermont devant une foule enthousiaste.

Le duel entre Joe Biden et Bernie Sanders semble désormais bien installé, laissant augurer d'un âpre et long combat. À ce stade, l'ancien vice-président peut compter sur les voix de 320 délégués, alors que le sénateur du Vermont en a engrangé 252. Pour l'emporter, il en faut 1991.

Le premier se présente comme l'homme de la « garantie de résultats » face à « la promesse de révolution » de son grand rival qui se revendique « socialiste ».

Choix ente un candidat centriste et un candidat progressiste

Désormais, les démocrates devront choisir entre un candidat centriste, modéré, traditionnel incarné par Joe Biden, et un candidat progressiste, qui se décrit lui-même comme « socialiste démocratique ».

Ce sont deux visions de l'économie qui s'affrontent. Le programme de Bernie Sanders, qui se décrit lui-même comme « socialiste », propose un programme assez révolutionnaire : nationalisation de l'assurance maladie, gratuité des écoles de la petite enfance ainsi que des premières années de cycle universitaire dans le public, un plan climat ambitieux, baptisé « Green new deal », et surtout une taxation des produits financiers ainsi que des fortunes des plus riches avec notamment la mise en place d'un impôt sur les très grandes fortunes.

Face à lui, Joe Biden incarne l'aile traditionnelle du parti, beaucoup plus modérée et centriste. L'ancien vice-président de Barack Obama propose essentiellement un retour aux règles fiscales d'il y a quatre ans et de renforcer l'Obamacare, tout en veillant à préserver la liberté de choix de recourir à une assurance privée. Il s'est posé en défenseur des classes moyennes, et en rassembleur de tous les Américains « quelque soit leurs origines » pour « battre » Donald Trump et ramener de la « décence » aux Etats-Unis.

Deux visions économiques très différentes s'affronteront donc d'ici la convention démocrate du mois de juillet, qui aura lieu à Milwaukee.Deux visions que les démocrates devront réconcilier avant l'élection présidentielle du mois de novembre, face à Donald Trump, qui depuis la Maison Blanche, où il suivait la soirée électorale, n'a pas manqué de décocher quelques tweets assassins les deux grands perdants de ce Tuesday.

Michael Bloomberg avec 700 millions de dollars dilapidés «  n'a rien récolté si ce n'est un surnom, Mini Mike, et la destruction complète de sa réputation. » Elizabeth Warren ? « Elle n'était même pas proche de l'emporter dans son État du Massachusetts. Elle peut désormais se reposer tranquillement avec son mari et prendre une bonne bière fraîche »

Candidat à l'investiture démocrate, Micheal Bloomberg, a annoncé mercredi son retrait de la compétition. Il a également annoncé son soutien à Joe Biden.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE LES ENJEUX DU

 SUPER TUESDAY

Quatorze Etats américains, outre le territoire américain des Samoa et le vote des Américains résidant à l’étranger, votent ce mardi et vont attribuer près d’un tiers des délégués en jeu dans la primaire démocrate. C’est le « Super Tuesday », une étape cruciale pour les derniers favoris , d'autant que la course s'est resserrée de manière spectaculaire ce week-end après la victoire de Joe Biden en Caroline du Sud. L’ancien vice-président bénéficie en effet du retrait d’Amy Klobuchar et de Pete Buttiegieg qui lui ont apporté physiquement leur soutien, lundi au Texas.

Le duel entre Bernie Sanders et Joe Biden va donc bien avoir lieu, et sera arbitré par Mike Bloomberg, qui fait son entrée après avoir dépensé un demi-milliard de dollars.

Bernie Sanders le favori

Après deux victoires et deux secondes places, le sénateur du Vermont a en effet10 points d’avance sur ses adversaires dans les sondages (30 %) et peut compter sur l’enthousiasme d’une large coalition portée par les jeunes et les latinos. Bernie Sanders domine les sondages dans les deux Etats les plus riches en délégués :

la Californie (415 délégués) et le Texas (228). Il conforterait son avance en remportant ces Etats majeurs. S’il s’impose avec un écart conséquent, il pourrait même terminer la soirée avec plus de 600 voire 700 délégués au compteur, soit environ un tiers de la majorité absolue (1.991) nécessaire pour être couronné à la convention de Milwaukee mi-juillet.

Mais la popularité de ce militant des droits civiques qui se dit socialiste, de cet homme qui finance sa campagne sans accepter le moindre dollar des grands lobbys, inquiète dans son propre parti.C'est pourquoi Joe Biden apparaitrait comme un rassembleur des autres démocrates face à un démocrate qui fait peur.

Joe Biden en rassembleur du Parti démocrate

Le vice-président que l'on considérait comme moribond après ses mauvais résultats dans l'Iowa et le New Hampshire et sa lointaine deuxième place dans le Nevada, a en effet rebondi en Caroline du Sud grâce au soutien des Afro-américains avec 29 points d'avance sur son rival. Comme il le répète, « ce qui compte dans la vie, c’est de se relever » . Joe Biden espère surfer sur sa victoire en Caroline du Sud, samedi. Il est en tête des sondages en Caroline du Nord et en Virginie, deux places fortes du Sud.

Mais il compte surtout sur sa qualité de rassembleur. Joe Biden s'est en effet affiché lundi 2 mars au Texas, avec deux de ses concurrents venus lui apporter leur soutien après avoir mis fin à leur candidature : Pete Buttigieg et Amy Klobuchar. Lors du meeting aux côtés de l'ex-colistier de Barack Obama , Amy Klobuchar, la sénatrice du Minnesota a lancé « Il peut rassembler notre pays et construire une coalition qui comprenne la base démocrate, les indépendants et les républicains modérés. ». Joe Biden a ainsi pu mettre en scène une image de rassembleur à la veille du Super Tuesday.

C'est que l'establishment du parti et les candidats modérés très inquiets des avancées du socialiste Bernie Sanders ont décidé de tenter le tout pour le tout pour le freiner.

Mais cette union centriste va-t-elle suffire à ralentir Bernie Sanders ?

Il n'est pas sûr que toutes les voix de Buttigieg et Klobuchar se reportent sur le candidat centriste... qui risquent de ne pas goûter à cette stratégie électorale. Si l'on en juge le sondage de Morning Consult réalisé avant l'abandon des deux modérés : 21 % des partisans de Buttigieg nommaient Sanders comme second choix, 19 % Biden, 19 % Elizabeth Warren, la sénatrice du Massachusetts toujours en lice…

Le président Trump, qui adore semer la zizanie dans le camp adverse,n' a-t-il d'ailleurs pas tweeté :

« Ils sont en train de monter un coup contre Bernie ! » tandis que « L'establishment politique se met ensemble » et il fera tout pour essayer de nous stopper parce qu'il devient « nerveux », a résumé Bernie Sanders.

Candidat à la dernière minute, Michael Bloomberg se lance officiellement, après avoir fait l'impasse sur les primaires de février. L’ancien maire de New York a dépensé 500 millions de dollars – du jamais vu, et plus que tous les autres candidats réunis – pour submerger les Etats du Super Tuesday de spots publicitaires. Mais cela suffira-t-il à faire oublier sa performance catastrophique lors de son premier débat télévisé ?

On saura vite si ce pari risqué est une réussite. Pour l'heure, les sondages indiquent le contraire.

Malgré ces grandes tractations pour le Super Tuesday, destinées à stopper Bernie Sanders, le suspens reste entier.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AU CŒUR DES PRIMAIRES  LE COME-BACK DU DEMOCRATE JOE BIDEN EN CAROLINE DU SUD

Vainqueur en Caroline du sud, Joe Biden se relance dans la primaire démocrate

La course à l’investiture démocrate a connu une inflexion significative en Caroline du Sud, samedi 29 février.

Samedi soir, l'ex-vice-président de Barack Obama a en effet remporté et largement le scrutin en Caroline du sud où il était considéré comme favori. Il relance une campagne jusqu'ici dominée par Bernie Sanders, arrivé cette fois deuxième.

49% pour Biden, 20% pour Sanders

L'ancien vice-président américain Joe Biden a ainsi rebattu les cartes dans la course démocrate à la Maison Blanche et se confirme comme le premier rival du favori Bernie Sanders. Selon des résultats portant sur près de 95% des suffrages, le sénateur indépendant Bernie Sanders, 78 ans, était deuxième (20%), très loin derrière Joe Biden (49%).

N'arrivant qu'à la troisième place malgré les 20 millions de dollars qu'il a dépensés localement pour sa campagne, le milliardaire philanthrope, Tom Steyer a annoncé jeter l'éponge, contrairement aux sept autres candidats.

Joe Biden, ancien bras droit de Barack Obama, était le favori en Caroline du Sud, Etat où les Noirs, chez qui il est très populaire, représentent plus de la moitié de l'électorat démocrate. Joe Biden pouvait donc compter sur la communauté afro-américaine, majoritaire dans cet Etat du sud, pour renverser la tendance.

Non seulement il l’a emporté à trois contre un chez les Noirs, qui représentaient 60% des électeurs de la primaire, mais il domine chez les Blancs – récoltant 40% des voix dans des districts comptant peu d’électeurs noirs – et fait même pratiquement jeu égal chez les jeunes. Ce dernier a bénéficié également du soutien d’importantes personnalités du parti: l’élu noir Jim Clyburn, très influent en Caroline du Sud, et l’ancien colistier de Hillary Clinton lors de la présidentielle de 2016, Tim Kaine, des soutiens très déterminants.

« Vous m'avez propulsé sur la voie pour aller battre Donald Trump », a déclaré l'ancien vice-président, se posant en rassembleur

Après trois résultats catastrophiques dans les Etats précédents, un Joe Biden triomphant a promis qu'il serait, au final, le démocrate qui aura pour mission de défier le républicain Donald Trump à la présidentielle de novembre. Joe Biden avait bien besoin de cette victoire, après n'être arrivé que quatrième et cinquième, respectivement, dans l'Iowa et le New Hampshire. Certes il avait grimpé à la deuxième place dans le Nevada, mais il était resté très loin de Bernie Sanders, qui l'avait clairement remplacé dans le statut de grand favori des primaires démocrates.

« Une course à deux »

Désormais Biden est bien positionné pour battre Sanders en Caroline du Nord lors des primaires du « Super Tuesday », mardi 3 mars. Ce sursaut place l’ancien vice-président dans une situation favorable avant le « super-mardi » (Super Tuesday) au cours duquel quatorze Etats se prononceront. Il peut espérer profiter du vote afro-américain là où il sera significatif comme l’Alabama, le Tennessee, la Caroline du Nord. Il pourrait aussi rafler la Floride, la Géorgie, peut-être même le Texas ou la Virginie, où il est au coude-à-coude avec Sanders.

Désormais, entre Biden et Sanders, « c’est une course à deux », estime David Plouffe, l’ancien directeur de campagne de Barack Obama.

Un poids lourd nommé Bernie Sanders

Les trois autres candidats présents lors du dernier débat, le 25 février, ont été encore plus distancés. Qu’il s’agisse d’Elizabeth Warren (7,1% des voix en Caroline du Sud), Amy Klobuchar (3,1%) ou Pete Buttigieg (8,2% et seulement 3% chez les Noirs), ils pourraient ne pas rester durablement dans la course. Pour tous ces candidats, les comptes de campagne risquent d’être bientôt à sec.

Bernie Sanders, lui, a plus d’argent, est mieux organisé, compte des milliers de volontaires dévoués corps et âme, qui sillonnent les Etats depuis des mois alors que Joe Biden dispose de bien moins de fonds et d'une organisation plus clairsemée sur le terrain que Bernie Sanders et Michael Bloomberg.

Mais la vraie force de Biden est ailleurs : dans le fait que deux démocrates sur trois, grosso modo, ne veulent à aucun prix d’un candidat Sanders – soit qu’ils le trouvent trop à gauche à leur goût, soit qu’ils craignent de le voir battu par Trump en novembre. C’est cette réalité que Sanders, droit dans ses bottes idéologiques, n’est pas parvenu à faire oublier.

« La plupart des A