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LIBERATION DE 76 JEUNES FILLES ENLEVEES PAR BOKO HARAM

Le 19 février dernier, 110 jeunes filles de 10 à 18 avaient été enlevées dans leur pensionnat de l’école pour filles de Dapchi, dans le nord du Nigeria, par des combattants présumés de Boko Haram, affiliés au groupe État islamique

76 jeunes filles ont été libérées ce mercredi et déposées dans leur école par leurs ravisseurs après un mois de captivité au sein de Boko Haram.

« Les filles ont été ramenées dans neuf véhicules et déposées devant l’école vers 8 h 00 [ce mercredi 21 mars, ndlr] », affirme Bashir Manzo, le dirigeant d’une association d’aide aux parents des enfants enlevés.

Elles n’étaient « accompagnées d’aucune force de sécurité », ajoute-t-il, précisant que « leurs ravisseurs les ont juste déposées et sont partis, sans parler à personne ».

Ils « nous ont relâchées, ils nous ont dit d’aller directement à la maison et pas chez les militaires, parce qu’ils diraient que ce sont eux qui nous ont sauvées », précise une jeune fille Aisha qui affirme qu'elles n'ont pas été maltraitées.

Mais plusieurs jeunes filles sont décédées le jour du kidnapping et les autorités nigérianes procèdent actuellement à un décompte précis

Cinq jeunes filles seraient mortes le jour du rapt, selon Aisha

La présidence du Nigeria a annoncé sur Twitter que « les détails à propos de la libération des filles de Dapchi seront mis à disposition en temps voulu », tout en indiquant que « les filles sont actuellement entre les mains des services de renseignement (DSS) ».

Cette libération soudaine soulève bien des questions . Elle intervient en effet au lendemain des accusations de l'organisation Amnesty International selon laquelle l’armée nigériane aurait été informée des déplacements de combattants juste avant ce kidnapping de masse, mais n'aurait pas réagi à temps.

Rappelons qu'il ne s'agit pas du premier kidnapping au Nigeria : les enlèvements de Dapchi font écho à ceux de Chibok, en avril 2014, où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées. Si une partie d’entre elles se sont depuis échappées ou ont été libérées suite à des négociations avec le gouvernement, plus d’une centaine demeurent encore introuvables.

Les experts pensent que les rançons versées et les prisonniers libérés, en échange de la libération d’une centaine de lycéennes de Chibok, ont pu motiver Boko Haram à commettre un nouveau enlèvement de masse à Dapchi malgré le démenti des autorités. « Aucune rançon n’a été payée pour libérer les écolières », a assuré cependant le gouvernement.

Certains soulèvent en effet des soupçons de rançons. « Cette libération est assez étonnante pour ne pas soulever beaucoup de questions, notamment sur le paiement de rançons », avance ainsi Yan St-Pierre, expert en contre-terrorisme du Mosecom (Modern Security Consulting Group) mettant en avant également que les filles de Dapchi ne sont pas les premières otages à avoir été libérées cette année.

« Si c’est ce qu’il s’est passé, le gouvernement nigérian a dû payer une somme importante pour accélérer le processus et éviter un autre Chibok ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MALI LA MISSION CANADIENNE L'OPPOSITION

MET EN DOUTE LA NECESSITE D'INTERVENIR

James Bezan porte-parole conservateur en matière de défense met en doute la décision du gouvernement d'envoyer des Casques bleus au Mali.

De source informée on apprend que le Canada déploiera des avions dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali

James Bezan indique que « la décision du gouvernement soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses ».

James Bezan  pose la question de savoir si « cette décision a t’elle été prise dans l'intérêt national du Canada »

La force d'intervention pourrait rester au Mali pendant une période pouvant durer jusqu'à 12 mois.

Le Canada ne comptait que 43 Casques bleus en décembre, le nombre le plus bas depuis fort longtemps !

James Bezan énonce que « les conservateurs souhaitent que le Canada soit plus impliqué dans des missions de maintien de la paix, y compris en Ukraine ».

Pourtant ces missions doivent tenir compte de l'intérêt national, et les troupes doivent être équipées pour faire face contre les actes terroristes

«Le Mali ressemble à l'Afghanistan. Comment peut-on maintenir la paix dans un pays aux prises avec des rebellions, du terrorisme, la faillite de l'État et qu'on ignore si cela relève de l'intérêt national du Canada. Les libéraux éprouvent-ils de la nostalgie pour les Casques bleus ?»

En avril 2013 L'ONU est intervenue au Mali dans le cadre de sa mission nommée MINUSMA après que la France et l'Union africaine eurent repoussé les rebelles islamistes du nord du pays.

En novembre au Sommet de Vancouver, Justin Trudeau et son gouvernement  avait confié pour les opérations de maintien de la paix de l'Organisation des Nations unies (ONU) des hélicoptères et des avions de transport, ainsi qu'une force d'intervention rapide de 200 militaires

Si l'objectif des opérations de maintien de la paix est de créer et d'étendre des zones de sécurité, elles doivent aussi permettre aux travailleurs humanitaires d’être dans une relative sécurité pour accéder aux populations.

En effet il est devenu dangereux pour un organisme humanitaire d'œuvrer à l'extérieur de grandes villes comme Bamako à cause de factions rivales armées.

L’arrivé du Canada dans ce conflit survient tardivement, «mais pas trop tard», les alliés du Canada se sont épuisés alors il parait nécessaire de mettre en place un système de rotation sur l'implantation active pour chaque pays pour prendre une partie des responsabilités.




Steve McQuillan pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE AU BURKINA-FASO ET TOUJOURS AUCUNE REVENDICATION

Des attaques ont visé, vendredi 2 mars, l’ambassade de France à Ouagadougou, au Burkina Faso, ainsi que l’état-major des forces armées burkinabées.

Plusieurs heures après le début de l’attaque, le gouvernement a communiqué sur un bilan provisoire faisant état de huit morts parmi les forces de l’ordre burkinabées et plus de 80 blessés.

Selon le gouvernement burkinabé, au moins huit assaillants et huit membres des forces de l’ordre ont été tués.

« Un peu plus de 80 blessés ont été pris en charge. Parmi ces 80 blessés, une douzaine ont des blessures assez sévères et parmi ces douze, trois sont considérés comme graves », a précisé le ministre de la communication, Rémi Dandjinou, dressant un nouveau bilan à 19 heures.

Une trentaine de morts: voici le bilan des deux attaques perpétrées ce vendredi dans le centre-ville de Ouagadougou, au Burkina Faso, visant d'une part l'ambassade de France mais aussi l'état-major des armées burkinabé. Pour l'heure, les autorités locales tentent toujours d'établir qui est à l'origine de ces attentats meurtriers, qui n'ont toujours pas été revendiqués.

A Paris, le ministère des affaires étrangères a annoncé qu’aucun ressortissant français n’avait été tué ou blessé

L’état-major a été frappé par un véhicule piégé, a déclaré, vendredi soir, le ministre de la sécurité, Clément Sawadogo. « Le véhicule était bourré d’explosifs, la charge était énorme » et a occasionné « d’énormes dégâts ». « Il y avait une réunion sur le G5 Sahel ».

Clément Sawadogo, le ministre de la Sécurité, a indiqué qu'une réunion militaire pour la création de la force multinationale antijihadiste G5-Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina, le Niger, le Tchad et la Mauritanie, était "peut-être" visée. Il a par ailleurs ajouté que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd, la salle initialement prévue pour cette réunion ayant été "littéralement détruite par l'explosion".

Les forces spéciales françaises de l’opération « Sabre », basées à Ouagadougou, sont venues en renfort « Les forces françaises au Burkina sont intervenues en soutien à l’action de l’armée burkinabé, elles n’ont pas pris part directement à l’action », a affirmé le porte-parole de l’état-major de l’armée française, le colonel Patrick Steiger. Des hélicoptères français ont survolé la capitale.

« Notre pays a été de nouveau la cible ce vendredi de forces obscurantistes », a dénoncé vendredi soir le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré alors que le pays est depuis 2015 la cible d'attaques jihadistes qui n'avaient toutefois jamais atteint un tel niveau d'organisation .

Le gouvernement a condamné des « actes lâches et barbares »,tout en invitant « les populations à garder le calme et à collaborer avec les forces de défense et de sécurité ».

En début de soirée, le président français, Emmanuel Macron a réaffirmé le « plein engagement de la France » au Sahel. « Tout laisse à penser qu’il s’agit de groupes terroristes », avait déclaré un peu plus tôt le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur LCI, rappelant la détermination de la France à « lutter de manière implacable contre ces groupes terroristes qui veulent déstabiliser le Sahel ».

« Une enquête de flagrance a été ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle », a indiqué de son côté le parquet de Paris, compétent car l’attaque a visé des ressortissants et des intérêts français. Les investigations ont été confiées à la Direction générale des services intérieurs (DGSI) et aux policiers de la Sous-direction antiterroriste (SDAT).

Pour le journaliste Antoine Glaser interwievé samedi 3 sur RTL, spécialiste de l'Afrique, cette attaque ciblait très clairement la France. "Les autres attaques, en janvier 2016 et août 2017, ciblaient des cafés, des restaurants, les expatriés. Le fait d'attaquer une ambassade de France en Afrique, le message est clair", estime l'auteur de l'ouvrage Arrogant comme un Français en Afrique, publié aux éditions Fayard en 2016.

"C'est un acte de représailles", vis-à-vis de la France, dont des troupes armées sont présentes au Mali et au Niger voisins du Burkina Faso pour lutter contre le terrorisme au Sahel.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'ARMEE RETROUVE QUELQUES JEUNES FILLES ENLEVEES PAR BOKO HARAM

« Certaines » des jeunes filles portées disparues après l'attaque, lundi, d'un internat du village de Dapchi, dans le Yobe, ont été retrouvées et mises en sécurité par les forces nigérianes, a assuré jeudi Abdullahi Bego, porte-parole du gouverneur de l'Etat.

Des combattants de Boko Haram, lourdement armés, avaient mené lundi 19 février une attaque dans l'école de jeunes filles à Dapchi dans le nord-est du Nigeria.

La plupart des élèves et les professeurs de la Girls Science Secondary School, un internat, s'étaient enfuis en brousse pour dans la crainte d'être enlevés par les combattants.

Mais mercredi ,111 lycéennes étaient toujours portées disparues sur un total de 926 élèves.

« Huit cent quinze étudiantes sont rentrées » à l’internat pour filles de Dapchi sur un total de 926 élèves, les autres étant toujours « manquantes », a déclaré Abdulmaliki Sumonu .

Le président Muahammadu Buhari a ordonné à l'armée « de prendre immédiatement les choses en main » et de « l'informer de l'évolution de la situation », a déclaré mercredi à Abuja le ministre de l'Information, Lai Mohammed, à l'issue d'un conseil des ministres.

Beaucoup craignent de revivre le scénario de Chibock où 276 lycéennes avaient été enlevées par le groupe djihadiste en 2014.

On ne connaît pas les véritables motivations des assaillants à Dapchi, les insurgés ayant également pillé sur leur passage des magasins pour des vivres et du matériel.

Les rumeurs de paiement de rançons en échange des lycéennes de Chibok libérées pourraient inciter le groupe jihadiste à commettre d'autres enlèvements, prévient Amaechi Nwokolo, analyste pour le Roman Institute for International Studies à Abuja.

Toujours est-il que le kidnapping fait partie des méthodes pour Boko Haram pour maintenir la pression sur la population.

Le groupe de Booko Haram sème la terreur depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria ayant fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LA TUNISIE

FACE AU SEPTIEME ANNIVERSAIRE

DU JASMIN FANE

La Tunisie a vécu dimanche le septième anniversaire de sa révolution dans un contexte de vive tension sociale : les troubles sociaux récents en sont une preuve. La semaine dernière, des manifestations pacifiques et des émeutes nocturnes ont secoué plusieurs villes. Des milliers de Tunisiens descendent dans la rue pour critiquer la loi de finances qui prévoit notamment la hausse de la TVA.

La coalition de partis de gauche l'UGTT a été accusée par le chef du gouvernement Youssef Chahed d'être responsable des derniers troubles, lors desquels quelque 803 personnes soupçonnées de violence, de vol et de pillage ont été arrêtées, selon le ministère de l'Intérieur.

Or la pauvreté, le chômage, et la corruption à l'origine de la chute de la dictature de Ben Ali après 23 ans de règne sans partage sont les mêmes maux dénoncés aujourd'hui...

La révolution tunisienne avait été déclenchée par l'immolation par le feu le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid -une ville dans l'arrière-pays déshérité- du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi, excédé par la pauvreté . Sous la pression populaire, Ben Ali avait pris la fuite le 14 janvier. Ce soulèvement avait fait 338 morts.

Cet anniversaire du Printemps arabe donne donc l'occasion pour le collectif Fech Nestannew ("qu'est-ce qu'on attend?") d'exiger une nouvelle fois la suppression de la loi de finances qui cristallise l'exaspération de la population sur la cherté de la vie. La convergence s'est faite entre les manifestants et l'UGTT, le principal ­syndicat du pays, ainsi qu'avec le Front populaire, une coalition de partis d'opposition de gauche qui ont eux aussi, battu le pavé.

En difficulté financière, notamment après la crise du secteur touristique liée à une série d'attentats jihadistes en 2015, la Tunisie a obtenu un prêt de 2,4 milliards d'euros sur quatre ans du Fonds monétaire international (FMI). En échange, elle s'est engagée à une réduction de son déficit public et à des réformes économiques. Pas de quoi rassurer les Tunisiens sur leur pouvoir d'achat !Sept ans après le départ de Ben Ali en exil en Arabie saoudite les Tunisiens estiment avoir gagné en liberté mais perdu en niveau de vie.

Malgré le succès relatif de sa transition démocratique, la Tunisie, surtout depuis les attentats, vit dans la morosité économique et sociale.

Samedi, soucieux d’étouffer une trop forte mobilisation dimanche, le gouvernement a promis un plan d'action social pour plus de 120.000 bénéficiaires. Il prévoit une aide à l'accès à la propriété pour les familles pauvres, des mesures visant à assurer "une couverture médicale pour tous" et une augmentation de l'allocation sociale en faveur des familles nécessiteuses. Il coûtera plus de 70 millions de dinars (23,5 millions d'euros), selon les autorités.

Presque au même moment, le plus vieux dirigeant élu de la planète en exercice a décidé de reprendre la main. Le président de la République présidait une réunion avec les chefs des partis au pouvoir. L'élargissement du gouvernement d'union nationale aux partis de gauche a été évoqué.

Dimanche le président Béji Caïd Essebsi a décidé de marquer l’événement en se rendant dans le quartier populaire d’Ettadhamen, en banlieue de Tunis, où des heurts violents nocturnes ont opposé des jeunes contestataires aux forces de sécurité ces derniers jours. "La révolution de la liberté et de la dignité (...) a essentiellement été menée par les jeunes" et "il faut que nous nous occupions (...) de ce quartier populaire et défavorisé", a déclaré le président Béji Caïd Essebsi, 91 ans, qui était resté silencieux jusqu'à aujourd’hui dans son palais de Carthage.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld