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MACABRE MISE EN SCENE

DE SIX OTAGES DANS UNE VIDEO

D'AL-QAIDA AU MALI

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. En grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 cette mission se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères. Ces dernières sont d'ailleurs la cible régulière des attaques meurtrières malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

La vidéo de plus d'un quart d'heure, non datée, a été publiée samedi via la messagerie sur Internet Telegram par le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", une organisation jihadiste.On ignore dans quelles conditions ces images, diffusées via l’application de messagerie Telegram, ont été tournées.

Le Sud-Africain Stephen McGown, premier à apparaître dans la vidéo McGown, y déclare: "Maintenant nous faisons une nouvelle vidéo, mais je ne sais pas quoi dire. Tout a été dit par le passé. Tout a été dit dans les vidéos précédentes que j'ai faites", selon le transcript de SITE. Le SITE est le centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne de la mouvance djihadiste

.Le Sud-Africain Steven McGow a été enlevé lui fin 2011 à Tombouctou. Il avait été kidnappé en compagnie d’un Suédois, Johan Gustafsson, dont la ministre suédoise des affaires étrangères, Margot Wallström, a annoncé lundi la libération sans fournir de détail.

Pour la française Sophie Pétronin, il est précisé qu'elle espère que le président français Emmanuel Macron, arrivé au Mali dans la nuit de samedi à dimanche pour soutenir la lutte contre les groupes jihadistes, aidera à son retour en France selon SITE. Elle apparaîtrait dans la vidéo la tête recouverte d’un chèche vert kaki . Cet enregistrement survient à quelques heures de la participation d’Emmanuel Macron au sommet du G5 Sahel à Bamako.

Les quatre autres otages sont :

Le Roumain Iulian Ghergut, enlevé en avril 2015 au Burkina Faso; le Roumain a été emmené par des islamistes armés se réclamant du groupe Al-Mourabitoun en avril 2015 parti en mission dans une mine de manganèse du nord du pays.

Deux autres femmes la missionnaire suisse Béatrice Stockly, kidnappée en janvier 2016 par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et la religieuse colombienne Gloria Cecilia Narvaez Argoti, enlevée en février 2017 au Mali . la Suissesse Béatrice Stockly, une missionnaire enlevée en janvier 2016 par des hommes armés à son domicile de Tombouctou, et une religieuse catholique colombienne, sœur Gloria Cecilia Narvaez, enlevée en février dernier dans le sud du pays sont toutes deux accusées de prosélytisme religieux.

Les deux autres otages ont été enlevés au Burkina Faso, voisin du Mali. L’Australien Kenneth Elliot, octogénaire, a été enlevé en janvier 2016 avec sa femme Jocelyn, libérée trois semaines plus tard. Le couple dirigeait une clinique dans une localité proche de la frontière malienne.

Les otages sont présentés séparément dans la vidéo par un homme qui indique qu'il n'y a pas eu jusqu'à présent de négociations pour leur libération.

A la fin de la vidéo demande, cet homme assure aux familles des otages qu'"aucune véritable négociation n'a commencé" pour leur libération, tout en affirmant que des discussions sont "toujours actives".

Alyze Marion pour DayNewsWorld

ATTENTAT AU MALI

QUATRE MORTS DANS L'ATTAQUE

D'UN HOTEL PRES DE BAMAKO

 

Au Mali, l’attaque djihadiste contre un lieu de villégiature touristique, fréquenté par des Occidentaux, ce dimanche près de Bamako, a fait au moins quatre morts, dont une Française.

36 otages retenus par les assaillants ont été libérés par les forces spéciales maliennes, selon le ministre malien de la Sécurité.

« C’est une attaque djihadiste. Les forces spéciales maliennes sont intervenues. 36 otages ont été libérés. », a déclaré le ministre Salif Traoré,

Paul Emison pour DayNewsWorld

ATTENTAT SANGLANT

CARNAGE DE LA MINORITE COPTES EN EGYPTE

Au moins 26 pélerins ont été tués, vendredi 26 mai, en Egypte dans un bus transportant des coptes, qui se rendaient à un monastère. Le premier bilan, donné par le porte-parole du ministère de la Santé à la télévision d'Etat, fait également état de 25 blessés.Les assaillants ont ouvert le feu "à l'arme automatique" sur le bus. Ils ont ensuite pris la fuite.

Au moins 24 personnes ont été tuées, a annoncé le porte-parole du ministère de la santé, Khaled Megahed, à la télévision d’Etat, ajoutant qu’il y avait 27 blessés.

A nouveau la minorité copte visée.

En avril, des kamikazes déjà ans avaient frappé deux églises coptes dans le nord du pays, à Alexandrie et Tanta, en pleine célébration du dimanche des Rameaux. à Alexandrie et Tanta, en pleine célébration du dimanche des Rameaux. Les attaques, qui avaient fait 45 morts au total, avaient été revendiquées par le groupe Etat islamique. Une attaque à la bombe une église copte du Caire avait tué 29 personnes en décembre.

Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, avait alors déclaré l’état d’urgence pour une durée de trois mois.

Une branche de l'EI sévit dans le nord de la péninsule du Sinaï procédant à des attaques ciblées contre des chrétiens, poussant des dizaines de familles à fuir la région.

Les coptes forment la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient, et environ 10% des quelque 90 millions d'habitants de l'Egypte. Elle est l’une des plus anciennes, dans un pays où les musulmans sunnites sont largement majoritaires.

Une branche de l’EI sévit dans le nord de la péninsule du Sinaï, où elle attaque régulièrement les forces de sécurité. Elle y a également procédé à des attaques ciblées contre des chrétiens, poussant des dizaines de familles à fuir la région.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

CHIENLIT au MALI

ENLISEMENT DANS LE DESERT

DE L'OPERATION  BARKHANE

 

Chienlit au Mali, "la France prête trop d'attention au militaire, pas assez au terreau du djihadisme" selon Human Rights Watch .

Emmanuel Macron, en sa qualité de chef des armées, s'est rendu au Mali pour soutenir les soldats français de l'opération Barkhane un peu plus de quatre ans après le début de l'intervention française dans ce pays.

«Parmi les forces vives de la nation, j'ai voulu donner le premier rang aux armées françaises», a-t-il déclaré, indiquant également que «la sérénité de nos existences» ont «un prix»: «celui de vos sacrifices». «Vous êtes ici celles et ceux qui servent sous l'Ancre de la miséricorde. Je salue ce que vous faites ici. Ma confiance en vous est totale. (...) Les Français vous regardent avec admiration, avec respect, parce que vous demeurez pour chacun des exemples»

Barkhane est actuellement la plus importante opération extérieure des troupes françaises.

L'opération française, lancée en août 2014 après l'opération Serval de 2013, est menée dans cinq pays (Tchad, Niger, Mali, Mauritanie, Burkina Faso) de la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l'Europe.

Son but est « l'appropriation par les cinq pays partenaires de la lutte contre les groupes armés terroristes », selon le ministère de la Défense

.L'opération Barkhane a pris le relais de Serval pour stabiliser le Sahel, avec 4000 soldats déployés dans cinq pays (le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad), dont 1700 à Gao. Mais la sécurité du Sahel reste précaire.

Des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et onusiennes, régulièrement ciblées par des attentats meurtriers.

 

Selon Human Rights Watch le traitement militaire de la crise ne règle pas le problème des djihadistes

L'engagement français (l'opération Serval) dans la lutte contre les djihadistes au Sahel déclenchée en janvier 2013 pour stopper la progression des islamistes armés contrôlant d'une grande partie du Nord du Mali n'aurait fait que déplacer le problème vers le Sud du Mali, région densément peuplée et auraient même traversé la frontière du Burkina Faso et du Niger.

Si bien qu'actuellement la situation serait pire qu'avant l'intervention de la France. Petit bémol : Il semble que la présence de l'armée française a joué un rôle de modération auprès de l'armée malienne coutumière d'exactions.

 

Pourquoi ?

Tout simplement parce que les groupes djihadistes peuvent se fondre dans une population qu'ils connaissent bien . Non seulement ils font régner la terreur en imposant aux habitants leur version ultrarigoriste du Coran Mais ils exploitent les maux du pays c-à-d «la mal-gouvernance, la faiblesse de l'État face au banditisme, l'impunité » pour propager leur propagande et recruter.

Aussi le pays se gangrène-t-il de plus en plus face à la faiblesse de l'État malien qui est au bord de « l'implosion ».

 

Les piste de sortie de crise :

C'est avant tout au gouvernement malien de résoudre cette situation, mais la France pourrait faire pression sur le Mali pour qu'il s'acquitte de ses obligations à l'égard de sa population

Emmanuel Macron a appelé à une accélération du processus de paix en cours au Mali. Alors qu'un premier accord de paix a été signé à Bamako il y a deux ans entre gouvernement malien, groupes armés et l'ex-rebellion Touareg, son application prend du retard, et la région reste instable

Le chef d'Etat désire aussi consolider la coopération internationale sur la question, en particulier avec Berlin. «Ma volonté, dans le cadre de nos engagements en Afrique, sur le plan militaire, c'est de faire davantage encore avec l'Europe, c'est de faire davantage avec l'Allemagne», a-t-il lancé.

Enfin, «plus de 470 millions d'euros (d'aide au développement) ont été décidés sur la zone pour les années à venir, pour accompagner cet effort militaire», a indiqué le nouveau président. «Cela permettra d'investir dans l'éducation, les infrastructures, la santé», a-t-il précisé, «meilleur antidote au développement du terrorisme islamiste».

S' il a réaffirmé l'engagement militaire de la France au Sahel, il souhaite le renforcer par la coopération internationale et l'aide au développement. Sans développement, pas de sécurité.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CHOLERA L'ETAT D'URGENCE

DECRETEE AU YEMEN

« Nous sommes maintenant confrontés à une grave crise de choléra », a déclaré Dominik Stillhart, directeur des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), lors d’une conférence de presse dans la capitale Sanaa.

Le choléra, qui entraîne diarrhée sévère et une déshydratation parfois mortelle, est provoqué par l’absorption d’eau ou de produits mortelle, est provoqué par l’absorption d’eau ou de produits alimentaires contaminés par la bactérie vibrio, présente dans les matières fécales. L’insalubrité des villes est une cause première de l’expansion de l’épidémie.

Le choléra se répand rapidement au Yémen, faisant 115 morts en deux semaines.Un bilan du ministère yéménite de la Santé fait état 115 personnes mortes du choléra et plus de 8 500 cas suspects recensés dans 14 provinces du Yémen entre le 27 avril et le 13 mai. La maladie s’est répandue et le bilan alourdi.

Jeudi, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU avait confirmé 58 cas de choléra et fait état de 47 décès et de 2 301 cas suspects dans dix provinces.

L’OMS classe désormais le Yémen comme l’une des plus grandes urgences humanitaires de la planète avec la Syrie, le Soudan du Sud, le Nigeria et l’Irak.

Deux ans de guerre ont complètement déstructurées les infrastructures hospitalières et la qualité de l’hygiène s’est fortement dégradée.La guerre au Yémen a dévasté les infrastructures de santé du pays, le plus pauvre de la péninsule arabique, et aggravé les conditions générales d’hygiène des Yéménites. Au manque d'hygiène s'ajoute la pénurie d’eau. Le manque d’hygiène à Sanaa est criant d'autant plus que les éboueurs avaient débrayé plusieurs jours réclamant leurs salaires impayés. Des tas d’ordures nauséabondes jonchaient la capitale.

Un pays en guerre.

Il faut ajouter que la zone tenue par les rebelles houtis, avec comme capitale Sanaa, fait l’objet d’un embargo international et essuie une pluie de bombes de la coalition menée par l’Arabie saoudite.

La guerre au Yémen oppose les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenues par une coalition militaire arabe, à des rebelles Houtis alliés aux partisans de l’ex-président Ali Abdallah Saleh.

Selon l’OMS, les combats ont fait plus de 8 000 morts et plus de 44 500 blessés depuis mars 2015. Quelque 19 millions de personnes, soit 60 % de la population, vivent en situation d’insécurité alimentaire, selon l'ONU.

L’état d’urgence a été décrété.

Les malades, souffrant de diarrhée et de vomissement ne peuvent plus être accueillis tant leur afflux dépasse de loin les capacités d’accueil des centres hospitaliers.« Il y a jusqu’à quatre patients atteints du choléra dans un seul lit », a déploré le responsable du CICR. « Certains patients restent dans le jardin ou même dans des voitures avec leurs équipements de perfusion intraveineuse pendant à la fenêtre » » du véhicule a-t-il ajouté.

Appel à l’aide internationale

Les rebelles chiites qui contrôlent Sanaa, ont lancé des appels à une assistance internationale. Les cas recensés dépassent les « moyennes habituelles » et le système de santé de la capitale est « incapable de contenir cette catastrophe », a déclaré le « ministère » de la Santé de l’administration des Houtis.

De son côté, le « ministre » de la Santé des rebelles Hafid ben Salem Mohammed, a assuré que « l’ampleur de la maladie dépasse les capacités » de ses services.

Un responsable local de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Jameel Nashir, a appelé les habitants à soigner leur « hygiène personnelle » et à prendre « conscience de la dangerosité de la maladie ». En outre, a-t-il ajouté, « ils devraient utiliser de l’eau provenant de sources sûres et éloignées des zones polluées » . Quand il y en a...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld