RETOUR SUR L'ANCIEN PRESIDENT DU ZIMBABWE
ROBERT MUGABE
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L’ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe est mort à Singapour vendredi 6 septembre à l’âge de 95 ans.
« C'est avec la plus grande tristesse que j'annonce le décès du père fondateur du Zimbabwe et de l'ancien président, le commandant Robert Mugabe », a déclaré Emmerson Mnangagwa, actuel président du pays.
Pourquoi pendant son règne de trente-sept ans, jusqu’à sa chute en 2017, cet homme est-il passé du statut de héros libérateur à celui de despote impitoyable ?
Robert Mugabe , chassé du pouvoir en 2017, était le dernier des géants de sa génération- après Nelson Mendela ou le président tanzanien Julius Nyerere- à être encore en vie . Mais c'est seul et isolé qu'il est mort, loin de sa terre d’Afrique, dans une chambre d’hôpital à Singapour.
De héros de l'indépendance à despote
Car celui qui a été le libérateur de son pays colonisé alors nommé la Rhodésie, blanche et ségrégationniste, incarne aussi le tyran qui a mené et façonné son pays d'une main de fer sous son règne de trente-sept ans et en a précipé la ruine économique de son pays : « le dirigeant du Zimbabwe a transformé l’ancien grenier à blé de l’Afrique australe en terre de violence et de misère ».
Ce héros de l'indépendance proclamée en 1980 avait fait le pari, au nom de l'unité du peuple, de la politique de réconciliation. « Vous étiez mes ennemis hier, vous êtes maintenant mes amis », assurait alors l'ex-chef de la guérilla allant jusqu'à donner des postes ministériels clés à des Blancs et l'autorisation même à leur chef, Ian Smith, de rester au pays.
En peu de temps le pays connaît alors un mieux être économique. Séduit par le marxisme, le plus vieux dirigeant de l'Afrique découvre la politique à l'université de Fort Hare qu'il applique avec la construction d'écoles, de centres de santé et de nouveaux logements pour la majorité noire.
Mais c'est sans compter avec sa répression politique implacable contre les opposants, la dérive autoritaire, les fraudes électorales et surtout sa violente réforme agraire qui précipite la ruine de l'économie. En 1985, les liquidités manquent , 90% des Zimbabwéens sont au chômage, les fonctionnaire ne sont plus payés. Le pays s'enfonce dans la misère, la corruption et l'instabilité.
Un paria de la scène internationale obsédé par le pouvoir
Celui qui incarnait jusque là la réussite de l' Afrique pour les Occidentaux, rejoint alors le rang des parias bannis de la scène internationale.
Le président du Zimbabwe, lâché par l'armée, par son parti, la Zanu-PF, et par la rue, est poussé à la démission le 21 novembre 2017. Il a alors 93 ans.
« Mugabe s'est maintenu au pouvoir en (...) écrasant ses opposants, violant la justice, piétinant le droit à la propriété, réprimant la presse indépendante et truquant les élections », explique son biographe Martin Meredith.
En décembre 2016, il avait été investi candidat à la présidentielle de 2018 par son parti. Il avait promis de souhaiter ses « 100 ans » au pouvoir, mais il s'est éteint avant.
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| Joanne Courbet pour DayNewsWorld |
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EXTINCTION SILENCIEUSE DES GIRAFES EN AFRIQUE
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Une « extinction silencieuse » des girafes menace-t-elle le continent africain ?
A l'échelle du continent, la population de ces mammifères a en effet diminué de quelque 40% entre 1985 et 2015, pour descendre à 98 000 individus, selon des chiffres rassemblés par l'union internationale pour la protection de la nature (IUCN).

L'ONG identifie toutefois des dynamiques régionales distinctes.
En Somalie, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo ou en Centrafrique, notamment, les conflits favorisent le braconnage et rendent quasi-impossible toute tentative d'étudier et protéger les girafes.
En Afrique de l'Est, la girafe réticulée – l'une des quatre grandes espèces de girafe – a perdu quelque 60% de ses individus. La girafe nubienne quant à elle, a connu une baisse tragique de 97% alors qu'en Afrique centrale, la population de la girafe du Kordofan a diminué de 85%.
Seule l' Afrique australe connaît une hausses du nombre de girafes.
La girafe étant un animal ne suscitant que peu d'intérêt chez les chercheurs, son extinction progressive risque de passer inaperçue !
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| Carl Delsey pour DayNewsWorld |
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ACCORD HISTORIQUE AU SOUDAN
ENTRE LES MILITAIRES ET LES CIVILS
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Les militaires au pouvoir et les meneurs de la contestation au Soudan ont scellé ce samedi un accord historique ouvrant la voie à un transfert du pouvoir aux civils. Une cérémonie s’est déroulée samedi après-midi à Khartoum sur les bords du Nil pour la signature des documents qui définissent les 39 mois de transition à venir.
Par cette signature, Mohammed Hamdan Daglo, numéro deux du Conseil militaire, et Ahmed Al-Rabie, représentant de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) et fer de lance de la contestation, ouvrent ainsi la voie à un transfert du pouvoir aux civils.
L’accord conclu début août a mis fin à près de huit mois d’un mouvement de contestation inédit qui a mené le 11 avril à la chute du président Omar el-Béchir, resté 30 ans au pouvoir, avant de se retourner contre les généraux du Conseil militaire de transition qui a pris sa succession.
« Pouvoir civil »
Conclu à la faveur d’une médiation de l’Ethiopie et de l'Union africaine, cet accord a été accueilli avec soulagement des deux côtés, les manifestants célébrant la victoire de leur « révolution ».
Les premières étapes de la transition devraient suivre la signature avec l’annonce dimanche de la composition du Conseil souverain en majorité constitué de civils qui doit mener la transition. Jeudi, l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), le fer de lance de la contestation, a désigné Abdallah Hamdok, un ex-économiste de l’ONU, pour devenir Premier ministre. Le Conseil souverain doit annoncer mardi s’il le confirme à ce poste.
Limiter le pouvoir de l'élite militaire
Des élections sont prévues pour 2022. Les militaires sont minoritaires au sein des 11 membres du Conseil souverain qui doit gouverner 40 millions de Soudanais, même si celui-ci sera d’abord dirigé par un général pendant 21 mois. Et si les ministres de l’Intérieur et de la Défense seront choisis par les militaires.
Les premières étapes de la transition devraient suivre la signature avec l’annonce dimanche de la composition du Conseil souverain en majorité constitué de civils (6 civils contre 5 militaires) qui doit mener la transition. Jeudi 15 août, l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), le fer de lance de la contestation, a désigné Abdallah Hamdok, un ex-économiste de l’Organisation des Nations unies (ONU), pour devenir premier ministre. Le Conseil souverain doit annoncer mardi s’il le confirme à ce poste. M. Hamdok aura alors la lourde tâche de relever l’économie du pays qui s’est écroulée après que la sécession du Sud en 2011, la privant des trois quarts de ses réserves de pétrole.
Des élections sont prévues pour 2022.
Si les militaires sont minoritaires au sein du Conseil souverain (11 membres) qui doit gouverner 40 millions de Soudanais, celui-ci sera d’abord dirigé par un général pendant vingt et un mois. Et les ministres de l’intérieur et de la défense seront choisis par les militaires.
« Le plus gros défi du gouvernement sera le démantèlement des [entités informelles] islamistes qui ont pris le contrôle de toutes les institutions de l’Etat et des secteurs-clés de l’économie », affirme Rosalind Marsden, du groupe de réflexion Chatham House établi à Londres.
Un accord historique dans un pays dévasté par trente ans de gestion calamiteuse et un pouvoir autoritaire et corrompu fondé sur le code légal islamique.
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| Jaimie Potts pour DayNewsWorld |
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EBOLA EN RDC UNE URGENCE SANITAIRE MONDIALE
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Plus de 1800 morts. Voici un an que le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC) est en proie à la dixième épidémie d'Ebola qu'ait connue le pays, de loin la plus grave. Or un an après le retour du virus en RDC, la situation épidémiologique semble incontrôlable.
Les épicentres se sont en effet déplacés du Nord-Kivu vers l’Ituri pour se multiplier sur plusieurs fronts. Jusque-là, Goma, la capitale du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC avait été épargnée par le virus Ebola mais quatre cas ont été récemment diagnostiqués à Goma . La fièvre hémorragique a tué 1.737 personnes en un an dans l'Est de la RDC et le cumul des cas est de 2.578, dont 2.484 confirmés et 94 probables, selon le bulletin du ministère de l'Intérieur daté de dimanche 21 juillet 2019.
Urgence sanitaire mondiale
« Il est temps que le monde entier prenne note de la situation et redouble d’efforts », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette agence des Nations unies (ONU), qui coordonne la Riposte, la structure de coordination de la lutte contre Ebola, en appui des autorités congolaises, a fini par décréter, le 17 juillet, l’état d’urgence sanitaire mondiale.
Mais les activités de la structure chargée de la lutte contre l’épidémie se heurtent à deux défis majeurs : les attaques de groupes armés et la défiance d’une partie de la population alimentée par la débauche de moyens mise en œuvre.
« Le défi le plus important est de parvenir à éviter toute interruption de la Riposte par des attaques des groupes armés », insiste David Gressly, coordinateur de l’ONU pour la réponse d’urgence à Ebola.
La défiance de la population
A cela s’ajoute la défiance d’une partie des populations qui perçoit la Riposte comme un instrument du pouvoir politique contesté de Kinshasa.
Au déclenchement de l’épidémie, les équipes dépêchées par le ministère congolais de la santé et l’OMS ont en effet préféré les élus locaux aux structures communautaires et l’élite politique aux chefferies coutumières, souvent plus influentes. Une stratégie qui s'est révélée être une grave erreur.
" La Riposte(...) a donné l’impression d’être politisée, explique Rachel Sweet, chercheuse à l’université Harvard. Ce qui a été un obstacle majeur et a favorisé des instrumentalisations de la part de politiciens locaux, la propagation de rumeurs et d’incitations à la violence."
Se sont également ajoutés des désaccords au sujet de la politique sanitaire. Un deuxième vaccin « expérimental » produit par un laboratoire belge aurait été utilisé, selon le ministre de la santé démissionnaire, Dr Oly Ilunga. Pour l’instant, seul le vaccin, lui aussi expérimental, du laboratoire américain Merck est utilisé.
De plus le manque de vaccins et une gestion opaque des réserves de doses par l’OMS ont été dénoncés.
Une nouvelle stratégie de soins adoptée par le nouveau président
Pour remédier au manque d'efficacité de la lutte contre Ebola menée par le ministère de la santé, le nouveau président, Félix Tshisekedi, a adopté une nouvelle stratégie en confiant la direction de la Riposte à un comité d’experts mené par le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, qui a codécouvert le virus Ebola en 1976. Ce scientifique de renom ambitionne de vaincre cette épidémie en « trois à quatre mois ».
La fièvre hémorragique Ebola inquiète l’Afrique des Grands Lacs. Identifiée en 1976 en RDC , elle est apparue en décembre 2013 dans le sud de la Guinée et a marqué le début d'une épidémie meurtrière, quelque 11 000 morts en mars 2015 affectant également le Liberia et la Sierra Leone.
La Banque mondiale, consciente de « l'urgence sanitaire » vient d' annoncer l’octroi de 300 millions de dollars (271 millions d’euros) pour cette nouvelle phase de lutte contre Ebola.
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| Britney Delsey pour DayNewsWorld |
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