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UN BRACONNIER PIETINE A MORT PAR UN ELEPHANT PUIS DEVORE PAR DES LIONS

Un éléphant a piétiné à mort un braconnier, dans une réserve naturelle sud-africaine, avant que ses restes ne soient dévorés par un troupeau de lions qui ont tout avalé sauf son crâne et son pantalon.

Un homme qui tentait de braconner un rhinocéros pour
récupérer la corne du gros mammifère, dans le parc national Kruger , en Afrique du Sud, a été écrasé par un éléphant avant d'être dévoré par une bande de lions affamés qui n'ont laissé que son crâne et son pantalon, relate The Daily Mail.

L’accident se serait déroulé le mardi 2 avril dans le parc national Kruger.

Trois amis de la victime se sont enfuis après la tragédie. Ils ont appelé sa famille qui a contacté l'administration du parc. La recherche des restes du braconnier a permis de ne retrouver que son crâne et son pantalon.

Une famille de lions aurait apparemment dévoré son corps.

«Entrer dans le parc national Kruger illégalement et à pied n'est pas sage, cela présente de nombreux dangers et cet incident en est la preuve», a conclu Glenn Phillips, directeur général de la réserve.

La police locale a arrêté trois des complices de l'homme avec deux fusils de chasse et munitions.

Les trois hommes sont accusés de possession d'armes à feu et de munitions sans permis, de braconnage et d'intrusion.

Une enquête a été ouverte concernant la mort de leur complice.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

QUELS SCENARIOS APRES LA DEMISSION DU PRESIDENT BOUTEFLIKA ?

Le président de la République algérienne a informé le Conseil constitutionnel de sa démission « à compter d’aujourd’hui », ont annoncé les médias officiels algériens mardi 2 avril.

« J’ai honneur de vous notifier formellement ma décision de mettre fin au mandat que j’accomplis en qualité de président de la République, à partir de ce jour, mardi 26 Radjab 1440, correspondant au 2 avril 2019, écrit-il dans une lettre qu’il a adressée au Conseil constitutionnel, publiée par l’agence de presse algérienne officielle APS.

Cette décision que je prends en mon âme et conscience est destinée à contribuer à l’apaisement des cœurs et des esprits de mes compatriotes, pour leur permettre de projeter ensemble l’Algérie vers l’avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement. »

Alors qu'il avait déjà renoncé, sous la pression de la rue, en mars, à briguer un cinquième mandat et avait annoncé le report sine die de l’élection présidentielle, ces annonces n’avaient pas suffi à calmer la contestation.

Pendant cette période le clan "Bouteflika" cependant essayait de  sauver la mise.

Le clan Bouteflika avait en effet accepté lundi 1er avril de céder le pouvoir, en promettant un départ du chef de l'État avant le 28 du mois, date de fin de son mandat.

Mais Saïd, le frère, a essayé de gagner du temps, procédé très utilisé par le pouvoir algérien, en proposant à l'ancien président de la République Liamine Zéroual d'assurer la transition en cas de démission.

Une démarche peu appréciée par le chef d'état-major de l'armée si bien que le général Gaïd Salah dénonçait mardi 2 avril « l'entêtement et la sournoiserie de certains individus à la tête du pays ».

Ces individus ont pour « seul souci la préservation de leurs intérêts personnels étroits », ajoutait-il, dans ce qui semble être une attaque contre l’entourage proche du président Bouteflika.

Avec la démission du président algérien, s’ouvre une période de 90 jours pendant laquelle une élection présidentielle doit être organisée.

Le président du Conseil des Nations, Abdelkader Ben Salah, un proche d'Abdelaziz Bouteflika, prendra l'intérim. L’actuel et tout nouveau Premier ministre, Noureddine Bedoui, est un ancien ministre de l’Intérieur. Les deux sauront s'entendre avec le général Gaïd Salah. En effet les militaires, qui ont fait pression sur Bouteflika pour qu’il démissionne, reste la seule institution non contestée en Algérie. Elle assure un rôle de garant pour garder un cadre serein pendant cette période de transition,

Mais la démission de Bouteflika ne signifie pas pour autant la fin de la révolte algérienne.

Si l’annonce de lundi soir est vécue comme une « bonne nouvelle », elle n'est pas suffisante pour la jeunesse algérienne dans la rue depuis un mois. Ces derniers appellent à la fin du « système », et pas seulement à la démission de Bouteflika.

Pour le moment, les candidats de l’opposition ne se bousculent pas pour officialiser leur candidature. Rachid Nekkaz, le candidat anti-Bouteflika, se fait plus discret depuis quelques jours.

L’opposant à Bouteflika Ali Benfis qui avait renoncé à se présenter au scrutin prévu à l’origine le 28 avril prochain, pourrait revenir dans le jeu. L’avocat et militant des droits de l’homme Mustapha Bouchachi a de son côté l’avantage d’être plutôt soutenu par la rue.

Cependant il faut désormais prendre en compte un nouvel arbitre: les citoyens algériens n’ont pas dit non plus leur dernier mot.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA DEMISSION DU PRESIDENT BOUTEFLIKA

PROCHE

Après l'armée c'est au tour du parti RND, principal allié du président algérien, de réclamer dans un communiqué publié mercredi 27 mars, la démission de ce dernier. Cette annonce, faite par l'ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, intervient au lendemain de la déclaration du chef d'état-major de l'armée, qui a demandé au Conseil constitutionnel de déclarer le président Bouteflika inapte pour la fonction.

En effet les militaires ne semblent plus soutenir Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Algérie. Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’armée fidèle jusqu’ici au président algérien, a demandé mardi 26 mars 2019 que soit engagée la procédure prévue par l’article 102 de la Constitution, lorsque le président de la République

« pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions ».

Affaibli depuis 2013 par les séquelles d’un AVC, à 82 ans, le président Abdelaziz Bouteflika est confronté depuis plus d’un mois à une contestation sans précédent.

Certes, il a renoncé à briguer un cinquième mandat, mais il a repoussé sine die la date de la présidentielle, initialement prévue le 18 avril, après l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Il resterait ainsi au pouvoir après le 28 avril, date de la fin de son mandat.

Or la société civile demande avant tout un changement rapide. Et de toute évidence au sein même de l’armée, soldats et officiers n’étaient pas prêts à se retourner contre le peuple ce que semble avoir compris le général jusqu’ici des plus fidèles au président Bouteflika .

« Il devient nécessaire, voire impératif, d’adopter une solution pour sortir de la crise, qui répond aux revendications légitimes du peuple algérien, et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et le maintien de la souveraineté de l’État », a déclaré le général Ahmed Gaïd Salah, également vice-ministre de la Défense, dans un discours diffusé à la télévision nationale.

Mais en tout état de cause la prise de distance de l’armée vis-à-vis du président Bouteflika signifie un consensus au sommet de l’Etat pour éviter une rupture violente.

En effet si la procédure est enclenchée, le président du Conseil de la Nation prendra alors l’intérim pendant 45 jours. Et si le président est déclaré inapte à l’issue de ce délai, la « vacance » du pouvoir est déclarée. L’intérim se poursuit alors durant 90 jours maximum, période durant laquelle une présidentielle est organisée.

« Seul le passage rapide à une élection permettra de renouveler les institutions » , selon la constitutionnaliste Fatiha Benabbou.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

MASSACRE MEURTRIER DANS UN VILLAGE PEUL

AU MALI

Village dévasté : Des corps sans tête, d’autres jetés au fond d’un puits et des amas de chaires noires, brûlées vives. Au moins 134 civils ont été massacrés à Ogossagou dans le centre du pays par des miliciens.

Selon les Nations unies, au moins 134 personnes ont été massacrées et une cinquantaine d’autres blessées, dans ce village largement habité par des civils appartenant à l’ethnie peule.

Selon l’association de défense des Peuls Tabital Pulaaku, la majorité était des femmes et des enfants.

Beaucoup avaient trouvé refuge dans ce village après avoir déjà fui d’autres affrontements intercommunautaires qui ont fait plus de 500 morts en 2018 dans le centre du Mali, selon l’ONU.

Depuis l'apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe djihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l'agriculture.

Au delà de litiges terriens qui opposent ces communautés, la spirale des violence revêt de plus en plus un caractère ethnique. De plus, la zone est un terrain d’action privilégié des groupes terroristes, au Mali.

Les Dogons ont créé, en contre partie, leurs propres « groupes d'autodéfense », dont l'association « Dan Nan Ambassagou » qui serait à l'origine du génocide.

En conséquence le président Ibrahim Boubacar Keïta a prononcé « la dissolution de l'association 'Dan Nan Ambassagou' pour dire clairement aux uns et aux autres que la protection des populations restera le monopole de l'Etat », a expliqué le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga.

Le gouvernement a également annoncé le remplacement des chefs d'état-major des armées, de l'armée de terre et de l'armée de l'air.

Avec ce limogeage d’une rare ampleur l'Etat tente de reprendre la main sur les milices armées au lendemain du massacre de plus de 130 Peuls dans le centre du pays, l'attaque la plus meurtrière qu'ait connue le Mali depuis au moins six ans.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

BOUTEFLIKA OU D'UNE CONCESSION SYMBOLIQUE A UNE REPRISE EN MAIN DU POUVOIR

C'était la revendication des manifestants depuis plusieurs semaines. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, confronté depuis deux semaines à une contestation inédite en 20 ans de pouvoir, a annoncé ce lundi 11 mars renoncer à briguer un 5e mandat et le report sine die de la présidentielle prévue le 18 avril.

Pour la première fois depuis le début du mouvement de contestation, Abdelaziz Bouteflika est apparu à la télévision algérienne.

Dans un long message à la nation, il précise que la présidentielle aura lieu « dans le prolongement   d'une conférence nationale » chargée de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution d'ici fin 2019.

La nouvelle a été accueillie dans un premier temps avec joie. Elle répond ainsi à l’une des principales revendications de la mobilisation populaire.

Mais en s'engageant « à remettre les charges et les prérogatives de président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu », Abdelaziz Bouteflika indique implicitement qu'il restera chef de l'Etat à l'expiration de son mandat le 28 avril 2019.

« Il n'y aura pas de cinquième mandat et il n'en a jamais été question pour moi, mon état de santé et mon âge ne m'assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l'assise des fondations d'une nouvelle République », déclare Abdelaziz Bouteflika dans ce texte.

Le soulagement a donc vite fait place aux doutes, comme l’ont montré les titres des principaux journaux algériens : « Bouteflika prolonge le quatrième mandat » (El Khabar), « Bouteflika partira, le système attendra ! » (El Watan), « Bouteflika propose aux Algériens une “transition” gérée par le pouvoir » (TSA). Les propositions lui offrent en effet par le report de l’élection présidentielle un allongement de l’actuel mandat présidentiel, au-delà du terme prévu par la Constitution, qui lui permet d’organiser sa sortie.

Ainsi le pouvoir joue son va-tout et emploie aujourd'hui des solutions qu'il avait envisagées avant même la crise pour rester maître du calendrier et des modalités d’évolution du système politique, .

Difficile de voir dans ces dernières annonces un exécutif lâchant du lest aux manifestants. L'attentisme apparaît au contraire comme le dernier rempart d'un régime discrédité.

En fait au travers d’une concession symboliquement importante, le pouvoir tente de reprendre la main. Les manifestations continuent donc.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld